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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Deux chercheuses en marketing, Sihem Dekhili et Aline Pereira Pündrich, analysent dans une tribune au « Monde » les comportements des consommateurs de textile, peu compatibles avec la mode « responsable » qu’essaient de mettre en avant certains pionniers du secteur.
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« Vouloir protéger la planète, bien sûr, mais de là à s’habiller autrement » !

Deux chercheuses en marketing, Sihem Dekhili et Aline Pereira Pündrich, analysent dans une tribune au « Monde » les comportements des consommateurs de textile, peu compatibles avec la mode « responsable » qu’essaient de mettre en avant certains pionniers du secteur.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 15h15
    |

Sihem Dekhili et Aline Pereira Pündrich (Chercheuses en marketing à EM Strasbourg Business School, laboratoire Humanis)







                        



                                


                            

Tribune. Pourquoi achète-t-on si volontiers du chocolat équitable ou des cahiers en papier recyclé, mais remise-t-on si vite notre conscience écologique et sociale dès lors qu’il s’agit de renouveler nos garde-robes ?
La mode « responsable » peine à s’imposer en France. Faute de rencontrer son public, l’Ethical Fashion Show, fondé à Paris en 2004, a migré en Allemagne en 2012. Les marques qui affichent leur engagement se développent difficilement. Plusieurs ont même été contraintes de fermer.
30 kilos de vêtements et accessoires par an
Les dégâts produits par le « business » mondial de la mode sont pourtant considérables. Le 24 avril 2013, plus d’un millier d’ouvrières mouraient sous les décombres d’une usine du Bangladesh. Plusieurs reportages suivirent, montrant les conditions de travail indignes régnant le plus souvent dans ce secteur de la « fast fashion », qui fabrique à vitesse accélérée des habits aussi vite achetés que mis au rebut.

D’après Greenpeace, à l’échelle mondiale, plus de 100 milliards de pièces sont désormais produites chaque année. On sait que les Françaises achètent en moyenne 30 kilos de vêtements et accessoires par an. Le nombre de fois où chacune de ces pièces est utilisée a diminué d’un tiers en quinze ans.
L’usage de fibres recyclées est considéré comme synonyme de qualité inférieure. Le client attiré par le luxe rejette a priori une démarche altruiste, lorsqu’il fait du shopping
Les conséquences environnementales de cette consommation frénétique commencent à être connues. L’industrie textile est la deuxième industrie la plus polluante au monde. Chaque kilo de linge produit pollue 200 litres d’eau. Un quart des pesticides utilisés sur la planète est épandu sur les champs de coton ; on connaît leur impact sur la santé humaine et la biodiversité. A l’échelle mondiale, seulement 1 % des matières premières utilisées sont recyclées.
Vendre moins, mais mieux des produits plus qualitatifs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Auchan a installé des cuisines ouvertes au milieu de magasins et recruté des professionnels de la restauration. Cette tendance, qui intéresse toutes les enseignes, veut séduire les clients grâce à des repas de meilleure qualité.
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L’hypermarché passe derrière les fourneaux

Auchan a installé des cuisines ouvertes au milieu de magasins et recruté des professionnels de la restauration. Cette tendance, qui intéresse toutes les enseignes, veut séduire les clients grâce à des repas de meilleure qualité.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 18h42
    |

            Cécile Prudhomme








                        



                                


                            

Titulaire d’un CAP cuisine et traiteur, Christian Marchi s’affaire aux fourneaux. A la carte ce midi, colombo de poulet, lasagnes aux épinards et chèvre ou encore risotto de poulet et champignons. Il doit préparer, avec ses deux collègues, trente recettes pour 250 à 300 portions pour la journée. Christian ne travaille pas dans une cantine, ni dans les cuisines d’un restaurant. Il est en CDI depuis l’été 2017 dans l’hypermarché Auchan de Noyon, une commune de 13 800 habitants, à vingt minutes de Compiègne, dans l’Oise. Et plus exactement dans la cuisine implantée au cœur du magasin, de 6 200 m², que fréquentent chaque jour entre 3 000 et 5 000 clients. « Je n’aurais jamais imaginé travailler un jour dans une grande surface. Le travail est identique à celui d’un restaurant, mais les conditions sont plus agréables pour la vie privée », explique celui qui officiait auparavant dans le restaurant Garret Meals de Roye, dans la Somme.
Depuis 2016, Auchan a commencé à installer des cuisines ouvertes au beau milieu de certains hypermarchés afin d’y préparer des plats cuisinés. Une façon de réallouer les mètres carrés dont l’activité économique (textile, musique…) a été dévorée par Internet. Et un objectif : faire revenir les clients grâce à une offre de repas de meilleure qualité et entièrement transformée sur place.
C’est une tendance naissante, qui prend de plus en plus d’ampleur. Victimes des évolutions des modes de consommation et d’une désaffection pour les très grandes surfaces, les distributeurs alimentaires cherchent à élargir leur activité au concept du repas préparé. Les consultants appellent ce phénomène la « distriration », contraction des termes « distribution » et « restauration ». Il séduit principalement les consommateurs des milieux urbains.

« Volonté de théâtralisation »
Un repas sur cinq est consommé hors domicile, estimait le cabinet IRI dans une étude parue en mars. Il chiffrait le marché du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ L’entreprise estime que les preuves présentées par ce jardinier américain atteint d’un cancer ne sont pas suffisantes pour démontrer la nocivité du glyphosate.
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Monsanto fait appel de sa condamnation à payer 289 millions de dollars à Dewayne Johnson

L’entreprise estime que les preuves présentées par ce jardinier américain atteint d’un cancer ne sont pas suffisantes pour démontrer la nocivité du glyphosate.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 10h22
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 10h55
   





                        



   


Monsanto a fait appel, mardi 18 septembre, devant la cour supérieure de San Francisco, en Californie, de sa condamnation à verser 289,2 millions de dollars (248 millions d’euros) à Dewayne Johnson, jardinier atteint d’un cancer après avoir utilisé un herbicide au glyphosate.
Dans les documents déposés devant le tribunal, la filiale de Bayer estime que la décision du jury l’ayant condamnée est insuffisamment étayée par les preuves présentées par Dewayne Johnson. « La décision du jury est totalement en contradiction avec plus de quarante ans d’utilisation réelle, un ensemble important de données et d’analyses scientifiques (…) qui étayent la conclusion que les herbicides à base de glyphosate sont sûrs et ne provoquent pas de cancer chez l’homme », a déclaré Bayer dans un communiqué mardi.
Bayer considère que Dewayne Johnson n’a pas prouvé que le glyphosate avait provoqué son cancer et que les éléments scientifiques qu’il a présentés au procès « étaient bien inférieurs à la norme de causalité requise par la loi californienne ».

        Opération intoxication :
         

          les réseaux de Monsanto en infographie



Nouvelle audience le 10 octobre
La plainte de Dewayne Johnson, déposée en 2016, a fait l’objet d’un procès rapide en raison de la gravité de son lymphome non hodgkinien, un cancer du système lymphatique causé selon lui par des années d’exposition au Roundup et au Ranger Pro, un autre herbicide de Monsanto.
L’entreprise a demandé à la juge Suzanne Bolanos, qui a présidé le procès, d’annuler le verdict, de réduire la condamnation ou d’ordonner un nouveau procès. Une audience sur ces requêtes est prévue le 10 octobre. Monsanto avait déjà annoncé dans un communiqué qu’elle ferait appel du verdict si nécessaire.
L’action Bayer, qui a racheté Monsanto cette année pour 63 milliards de dollars, a chuté après la condamnation de sa nouvelle filiale le 10 août. Elle a clôturé à 73,30 euros mardi, soit 20 % en deçà de son cours précédant cette condamnation.

        Sur Les Décodeurs :
         

          le débat sur le glyphosate résumé en discussion pour/contre







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Souvent pointé du doigt pour ses méfaits sur la santé humaine, l’huile de palme est aussi responsable d’une déforestation sans précédent dans l’archipel indonésien et cela malgré les engagements pris en 2010 au sommet de Cancun. Retour en chiffres sur ce fléau.
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Quand l’huile de palme abat les arbres

Souvent pointé du doigt pour ses méfaits sur la santé humaine, l’huile de palme est aussi responsable d’une déforestation sans précédent dans l’archipel indonésien et cela malgré les engagements pris en 2010 au sommet de Cancun. Retour en chiffres sur ce fléau.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 09h07
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 10h36
    |

            Eugénie Dumas et 
Marianne Boyer








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Le bilan du puissant typhon de samedi est encore provisoire, ont annoncé mercredi les autorités. De nombreuses personnes seraient ensevelies sous une coulée de boue à Itogon.
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Typhon Mangkhut : le bilan s’alourdit à 81 morts aux Philippines

Le bilan du puissant typhon de samedi est encore provisoire, ont annoncé mercredi les autorités. De nombreuses personnes seraient ensevelies sous une coulée de boue à Itogon.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 08h42
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 09h29
   





                        



   


Le bilan provisoire du puissant typhon qui a déferlé samedi sur le sud-est de l’Asie s’est aggravé. Il s’élève désormais à 81 morts aux Philippines, ont annoncé les autorités mercredi 19 septembre alors que les secouristes recherchaient toujours des dizaines de personnes ensevelies sous la boue.
Le typhon Mangkhut a traversé le nord des Philippines samedi, détruisant des habitations et inondant des terres agricoles. Depuis, le bilan des victimes ne cesse d’augmenter à mesure que les secours retrouvent les dépouilles de personnes ensevelies par un immense glissement de terrain survenu dans la localité minière d’Itogon.

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                Y a-t-il des différences entre un typhon, un cyclone ou un ouragan ?



Des dizaines de personnes, qui sont présumées mortes, seraient toujours sous les débris. « D’après la liste, j’ai vu que 59 personnes étaient toujours disparues » à Itogon, a déclaré à l’Agence France-Presse Ricardo Jalad, responsable de la protection civile.
Cette coulée de boue s’est produite quand Mangkhut a déversé en quelques heures l’équivalent d’un mois de pluie. Elle a emporté une construction abandonnée par l’opérateur d’une mine d’or utilisée par des mineurs et leurs familles comme abri d’urgence. Les recherches se poursuivaient mercredi, avec des secouristes qui fouillaient dans la boue avec des pelles ainsi qu’à mains nues.
Chaos
La tempête, la plus puissante depuis le début de l’année dans le monde, a également fait quatre morts dans le sud de la Chine, où des millions de personnes avaient été évacuées. Le typhon a semé le chaos à Hongkong, où les gratte-ciel ont vacillé pendant des heures sous la violence du vent, des arbres ont été arrachés et des routes endommagées.
Chaque année, une vingtaine de typhons frappent les Philippines, faisant des centaines de morts et aggravant encore la pauvreté qui affecte des millions de personnes. En novembre 2013, Haiyan avait dévasté le centre de l’archipel, faisant plus de 7 350 morts ou disparus et privant de logement plus de quatre millions d’habitants.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ La Commission européenne soupçonne les constructeurs de s’être entendus pour éviter toute concurrence en termes d’avancées technologiques réduisant les émissions polluantes.
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/09/2018
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Pollution : Bruxelles ouvre une enquête contre BMW, Daimler et Volkswagen pour collusion

La Commission européenne soupçonne les constructeurs de s’être entendus pour éviter toute concurrence en termes d’avancées technologiques réduisant les émissions polluantes.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 07h51
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance) et 
Stéphane Mandard








                        



                                


                            
Les grands constructeurs allemands ont-ils formé un cartel pour se protéger de la concurrence dans les technologies antipollution diesel et essence ? Les soupçons se renforcent. Trois ans jour pour jour après le « dieselgate », la Commission européenne a annoncé, mardi 18 septembre, l’ouverture d’une enquête approfondie sur une « éventuelle collusion ». Bruxelles cherche à vérifier si BMW, Daimler et trois marques du groupe Volkswagen – Volkswagen, Audi et Porsche –, appelés le « cercle des cinq », se sont entendus sur « le développement et le déploiement de systèmes importants permettant de réduire les émissions nocives des voitures particulières à moteur essence et diesel. »
En d’autres termes, les constructeurs sont suspectés d’avoir tout fait pour qu’aucun d’entre eux ne présente une avancée technologique majeure par rapport aux autres en matière de réduction des émissions nocives de gaz d’échappement. « Si elle est avérée, cette collusion a peut-être privé les consommateurs de la possibilité d’acheter des voitures moins polluantes, alors que la technologie était à la disposition des constructeurs », a averti mardi la commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager.

Bruxelles a lancé ses investigations il y a un an, après que Volkswagen et Daimler avaient eux-mêmes dénoncé une entente, espérant ainsi une minoration de leur amende. A l’été 2017, le magazine Der Spiegel avait révélé l’existence du « cercle des cinq » : un cartel de plus de vingt ans, où les constructeurs s’accordaient, au sein de différents groupes de travail, sur certaines pièces des véhicules, sur leurs sous-traitants, mais aussi, plus gênant, sur les dispositifs antipollution.
Le Spiegel citait alors l’exemple des réservoirs d’AdBlue, un liquide à base d’urée censé neutraliser les émissions d’oxydes d’azote (NOx), ce gaz très toxique émis par les moteurs diesel, dont la taille maximale aurait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Selon une enquête de Greenpeace International, une douzaine de multinationales continuent malgré leurs promesses à contribuer à la déforestation en Asie.
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/09/2018
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Encore beaucoup d’huile de palme « sale » dans nos assiettes et nos produits de beauté

Selon une enquête de Greenpeace International, une douzaine de multinationales continuent malgré leurs promesses à contribuer à la déforestation en Asie.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 02h05
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 10h50
    |

            Martine Valo








                        



   


La production d’huile de palme à destination de l’industrie agrolimentaire et cosmétique continue de nourrir la déforestation en Asie. Le bilan est très sombre, selon Greenpeace International, qui rend publique, mercredi 19 septembre, une enquête intitulée « Le Compte à rebours final ». L’ONG ne s’attarde pas sur les symptômes de la fièvre de l’huile de palme. Mais elle analyse les pratiques des producteurs locaux qui se prétendent « responsables » afin de pouvoir fournir de grands groupes internationaux. Jusqu’à quel point des marques de réputation mondiale cherchent-elles à connaître les agissements de ceux qui approvisionnent leurs chaînes de production ?

        En graphiques :
         

          Quand l’huile de palme abat les arbres



Autorités locales soudoyées
Colgate-Palmolive, General Mills, Hershey, Kellogg’s, Kraft Heinz, L’Oréal, Mars, Mondelez, Nestlé, PepsiCo, Reckitt Benckiser et Unilever : ces douze grands noms, parmi les vingt groupes passés au crible, se fournissent auprès de vingt sociétés qui contribuent à la dévastation des paysages indonésiens. Celles-ci sont, selon Greenpeace, à l’origine de la destruction de plus 130 000 hectares (ha) de forêts depuis fin 2015. Pis, 40 % des zones rasées (51 600 ha) se trouvent en Papouasie indonésienne, une des régions du monde les plus riches en biodiversité et qui était jusqu’à récemment préservée de la mainmise de l’industrie. La déforestation y sévit à un rythme alarmant. Et encore, le secteur des agrocarburants, en pleine expansion, n’est pas intégré dans ce décompte.
Derrière ce constat pointe l’agonie de la forêt tropicale en Indonésie, pays qui fournit 55 % de la production mondiale, 85 % si l’on rajoute la Malaisie. Les images émouvantes d’un orang-outang frappant d’un geste désespéré le godet d’une pelleteuse mécanique au milieu d’un tapis d’arbres arrachés ont fait le tour du Web cet été. Prises par International Animal Rescue Indonesia, elles ne reflètent pas, à elles seules, l’étendue des dégâts qu’entretient une demande mondiale grandissante pour cet oléagineux peu cher et fort commode à travailler.
Non seulement cette malédiction économique dévaste la faune sauvage et la flore luxuriante, mais elle affecte aussi des communautés autochtones et suscite de sérieuses entorses aux droits des travailleurs. Tandis que les immenses feux destinés à dégager le terrain pour l’extension de nouvelles plantations, toujours plus loin dans l’ex-forêt, rendent l’air irrespirable jusque dans les pays voisins.

   


Sur la sellette, le secteur s’est doté d’une certification « huile de palme durable ». Le 26 juin, les membres de cette Roundtable on Sustainable Palm Oil (RSPO) se sont réunis à Paris. Ce jour-là, une poignée de membres de communautés locales affectées par cette industrie, en Colombie, en République démocratique du Congo ou en Indonésie ont eu droit à quelques minutes pour présenter leurs doléances. Franky Samperante, 48 ans, était venu de l’île de Sulawesi témoigner au nom de l’organisation des peuples indigènes Pusaka.
« Des compagnies ouvrent la forêt et nous repoussent hors des terres sur lesquelles nous vivions depuis des générations, confiait-il. Nous avons écrit au gouvernement et aux parlementaires… mais chez nous, des gens sont arrêtés tous les jours. »

        Lire aussi :
         

                Les ONG attaquent Total pour ses importations d’huile de palme



Le rapport de Greenpeace décrit en détail une quarantaine de plantations dans plusieurs districts de la province de Papouasie, de Bornéo, de l’île Bawal… L’ONG a fait travailler durant plusieurs mois ses équipes de cartographes à partir d’images satellites, a analysé les banques de données disponibles (notamment celles du ministère de l’environnement et de la forêt indonésien) et envoyé ses militants sur le terrain effectuer des repérages.
La politique « Zéro déforestation » n’est pas respectée dans les faits
Elle présente, par exemple, les plantations du groupe familial Hardaya Plantation Group. Sa présidente-fondatrice, Siti Hartati Murdaya, a été condamnée en 2013 à trente-deux mois de prison et à une amende de 15 000 dollars américains (13 000 euros) pour avoir soudoyé les autorités de Sulawesi, afin d’obtenir des concessions dans le centre de l’île. Une ONG locale, Aidenvironment, a identifié environ 145 000 hectares de concessions au total, malgré l’absence de données publiques.
Au vu d’images satellite américaines et des cartes du gouvernement, il semble qu’Hardaya ait défriché pour ses plantations 434 ha entre le 26 décembre 2014 et le 8 mars 2018, dont des parcelles taillées dans des forêts primaires. Le groupe n’a pas répondu aux questions de Greenpeace. L’agro-industriel Mars, en revanche, lui a fait savoir qu’il entendait exclure Hardaya de sa chaîne d’approvisionnement.
Pression des ONG
« On aimerait bien que les entreprises cessent d’attendre qu’on vienne les voir pour leur mettre sur la table les agissements de leurs fournisseurs, déplore Cécile Leuba, chargée de campagne forêts chez Greenpeace France. Il faut qu’elles mettent d’elles-mêmes en place des plans pour mieux connaître leurs approvisionnements. »
Pour l’heure, la politique Zéro déforestation, à laquelle les multinationales et l’ensemble de la filière se sont progressivement engagés depuis 2010 sous la pression des ONG, n’est pas respectée dans les faits. Or plusieurs grandes marques n’ont pas hésité à assurer que, d’ici à 2020, les achats des consommateurs ne se feraient plus au détriment de nouvelles parcelles défrichées. On en est loin.

   


Greenpeace a particulièrement en ligne de mire Wilmar International – le plus gros négociant d’huile de palme au monde. Ce tradeur basé à Singapour, qui représente 43 % du marché, est certifié RSPO depuis 2005. Il avait suscité beaucoup d’espoir en 2013 en s’engageant à cesser « toute déforestation, toute destruction de tourbière, toute exploitation humaine », et en respectant notamment le droit des communautés locales. Las, Wilmar est le principal client de dix-huit des producteurs mis en cause dans ce rapport.

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                Biocarburants : l’huile de palme, un concurrent bon marché venu d’ailleurs



Parmi les ONG, The Forest Trust (TFT) a une position particulière. Peu connue du grand public, elle travaille avec des entreprises affichant leur volonté de modifier leurs pratiques vis-à-vis de la forêt, mais aussi en matière sociale. C’est ainsi qu’elle est partenaire de Wilmar depuis cinq ans. Mardi 18 septembre, à la veille de la sortie de l’enquête de Greenpeace, elle a fait part de sa déception à l’égard du négociant, dont les efforts se sont nettement ralentis après la première année de leur collaboration.
Ce dernier avait par exemple décidé de rendre publique la liste complète de ses usines à huile en Malaisie. Dans un communiqué, TFT annonce que Wilmar devrait en fait présenter, d’ici au 30 septembre, un « nouveau plan d’action pour combler les lacunes dans la mise en œuvre de la politique » vertueuse qu’il avait annoncée, assorti d’un échéancier précis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Plus de 470 000 adultes, vivant dans dix pays européens, ont répondu à un questionnaire sur leur alimentation.
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Article sélectionné dans La Matinale du 18/09/2018
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La consommation d’aliments mal notés par le Nutri-Score augmente le risque de cancer

Plus de 470 000 adultes, vivant dans dix pays européens, ont répondu à un questionnaire sur leur alimentation.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 01h39
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 10h40
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            

Haro sur la malbouffe ! Une étude publiée mardi 18 septembre dans la revue PLoS Medicine confirme le lien entre la consommation d’aliments gras, salés, sucrés et transformés et le risque de cancer. En effet, ceux qui mangent régulièrement des aliments mal notés par le Nutri-Score, l’étiquetage mis en place en octobre 2017 pour permettre au consommateur de connaître la qualité nutritionnelle des aliments, ont un risque augmenté de 7 % d’avoir un cancer. Cette probabilité accrue est plus particulièrement observée pour le cancer colorectal, des voies aérodigestives supérieures et de l’estomac, du poumon chez les hommes, du foie et du sein (postménopause) chez les femmes.
Au total, près de 50 000 cas ont été recensés dans l’étude, qui a sondé une large cohorte (appelée « European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition », EPIC, suivie de 1992 à 2014) de plus de 470 000 adultes vivant dans dix pays européens. Les chercheurs ont analysé les aliments consommés, notés selon un score nutritionnel, une version modifiée mise au point par l’Agence britannique des normes alimentaires, qui a servi de base au système d’étiquetage français, le logo Nutri-Score.

Le Nutri-Score, choisi par la France en 2017 et la Belgique en 2018, permet d’évaluer, à l’aide d’une échelle de couleurs (allant du vert à l’orange foncé) et de lettres allant de A (certaines pâtes, coulis, purées…) à E (certains biscuits, corn-flakes…), les qualités nutritionnelles des produits manufacturés, de les comparer et d’identifier le plus équilibré.
50 000 cas de cancer recensés
« Nous avons analysé la consommation et pondéré chaque aliment en fonction de sa quantité, en attribuant un indice aux personnes selon leur régime alimentaire en constituant cinq groupes, selon leur consommation d’aliments, des plus aux moins sains », explique la docteure Mathilde Touvier, qui a coordonné cette étude avec Mélanie Deschasaux, toutes deux membres de l’équipe...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ En mars 2016, l’association de défense des animaux L214 diffusait une vidéo montrant les conditions d’abattage dans l’établissement des Pyrénées-Atlantiques.
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Mauvais traitements à l’abattoir de Mauléon : six mois avec sursis requis contre l’ex-directeur

En mars 2016, l’association de défense des animaux L214 diffusait une vidéo montrant les conditions d’abattage dans l’établissement des Pyrénées-Atlantiques.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 18h54
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 19h05
   





                        



   


Six mois de prison avec sursis ont été requis mardi 18 septembre au tribunal correctionnel de Pau contre l’ex-directeur de l’abattoir de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), deux ans et demi après la diffusion d’images chocs de mauvais traitements envers des animaux.
La peine requise correspond aux accusations de « tromperie sur la nature, la qualité, l’origine ou la quantité » de la viande, un délit passible de deux ans de prison et de 300 000 euros d’amende. La maltraitance animale, dont répondaient l’ex-directeur et trois employés, n’est punie que d’amendes, que le parquet a réclamées à des degrés divers pour « mauvais traitements » contre les quatre hommes.

        Lire aussi :
         

                Abattoirs : les établissements incriminés fragilisés par les scandales



Délit de tromperie
« Ce n’est pas le procès d’Alès, il ne s’agit pas d’actes de cruauté », a déclaré Orlane Yaouanq pour le ministère public, en référence au procès concernant les abattoirs d’Alès et du Vigan (Gard) ayant entraîné une condamnation à huit mois de prison avec sursis pour actes de cruauté. « Il n’y aurait pas le délit de tromperie, nous serions devant le tribunal de police. Il n’y a pas eu de volonté délibérée de causer des souffrances des animaux. Cela ne veut pas dire qu’ils n’ont pas souffert », a-t-elle encore dit.
Trois employés, l’ex-directeur et l’établissement en tant que personne morale, étaient jugés pour « mauvais traitements infligés sans nécessité à un animal domestique », une accusation qu’ils ont âprement contestée lors des deux jours d’audience.
L’affaire avait éclaté en mars 2016 avec la diffusion de vidéos prises en secret à l’abattoir de Mauléon, des images difficilement soutenables montrant des animaux mal étourdis, des moutons saignés encore conscients, voire un agneau écartelé vivant. Devant une salle comble, remplie d’amis, de famille et d’éleveurs, les employés ont plaidé un manque de personnel, du matériel défaillant et des consignes parfois peu strictes de leur direction. « La cadence, on la subissait », a déclaré lundi 17 septembre l’un d’eux, en évoquant les lourds horaires d’une période — avant Pâques — particulièrement chargée.
La direction avait contesté ces accusations, évoquant une situation de « petit » abattoir et la difficulté à trouver du personnel qualifié dans un pays où il n’existe pas de formation spécifique. Dix parties civiles, dont L214, la SPA ou la Fondation Brigitte-Bardot, ont demandé une condamnation et des amendes allant de 1 euro symbolique à 5 000 euros solidaires pour les quatre salariés prévenus.

        Lire aussi :
         

                L214, les croisés de la cause animale



Deux cents infractions constatées
L’abattoir de Mauléon traite 30 000 tonnes de viande par an et emploie trente-cinq salariés. Son agrément sanitaire avait été suspendu pendant deux mois après les révélations, le 29 mars 2016. Avec les vidéos de L214, « on a pu avoir un œil sur ce qui se passait dans les abattoirs », a plaidé Christophe Arcaute, pour l’association Animal Cross.
Une partie des vidéos de L214, d’une durée totale de deux heures et demie, a été projetée à l’audience. Durant le procès, les services vétérinaires, qui ne sont pas en cause dans l’affaire, ont été poussés dans leurs retranchements pour expliquer les quelque deux cents infractions constatées sans fermeture de l’abattoir.
« Oui, potentiellement on avait les moyens d’intervenir, mais je n’avais pas de documents officiels pour m’y appuyer », a justifié Philippe Barret, chef de service abattoirs et sous-produits de la direction vétérinaire départementale. « On aurait dû avoir plus de fermeté », a-t-il répété, sans donner plus d’explications précises. Le jugement devait être mis en délibéré.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Vins aromatisés, peu caloriques et… sans alcool ! Les 18-21 ans n’ont pas les tabous de leurs aînés pour consommer sans subir les effets négatifs, explique la chercheuse en marketing Charlotte Massa dans une tribune au « Monde ».
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Les jeunes et le vin : « Le début d’un mouvement de grande ampleur »

Vins aromatisés, peu caloriques et… sans alcool ! Les 18-21 ans n’ont pas les tabous de leurs aînés pour consommer sans subir les effets négatifs, explique la chercheuse en marketing Charlotte Massa dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 16h03
    |

Charlotte Massa (Chercheuse en marketing à l’EM Strasbourg Business School, laboratoire Humanis)







                        



                                


                            

Tribune. Acheter de jeunes crus prometteurs ou des millésimes prestigieux à prix cassés, découvrir de nouvelles cuvées… Chaque année, de septembre à la mi-octobre, les amateurs sillonnent les foires aux vins pour alimenter leurs caves. Ce rendez-vous traditionnel est aussi le moment où apparaît au grand jour la profonde mutation à l’œuvre sur un marché aux codes ancestraux.
On achetait la réputation d’un château, on s’intéressait au terroir, à la qualité du sol, à l’ensoleillement des parcelles. Désormais, à côté des bouteilles classiques, fleurissent des flacons design, indiquant souvent juste le cépage. Le règne de l’image, comme dans d’autres secteurs, un marché qui s’internationalise, une offre simplifiée. Mais ne nous y trompons pas, ces changements ne sont que le début d’un mouvement de grande ampleur.
La recherche que nous avons menée avec Didier Bédé et Nathalie Maumon (Laboratoire gouvernance et contrôle organisationnel (LGCO) de l’université de Toulouse) auprès des jeunes Français de 18 à 21 ans (« Wine intergenerational transmission : an exploratory study of generation Z wine consumer behavior », présenté, en juin 2018, au congrès de l’Organisation internationale de la vigne et du vin) montre à quel point leur perception du vin est différente de celle de leurs aînés.
Technologie inventée par la NASA
L’authenticité du vin est beaucoup moins une valeur pour cette génération, baptisée génération Z, que pour les précédentes. Ils se disent largement ouverts aux nouveautés – vins aromatisés, vins étrangers, packaging différent. Leur faible attachement aux habituels bouchons en liège est symbolique : l’usage de bouchons à vis ne leur pose pas de problème. Ils apprécient aussi beaucoup les Bag-in-Box, ces fontaines à vin dont la technologie a été inventée par la NASA !
Certes, leur vision des choses est très influencée par les modèles parentaux. Alors qu’aujourd’hui, ils consomment surtout de la bière...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Dans un tribune adressée au « Monde », un collectif s’inquiète que le diabète ou les maladies cardiovasculaires frappent désormais tous les pays, qu’ils soient à revenus élevés ou faibles. Ces pathologies sont aujourd’hui la principale cause de décès sur la planète.
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La « lutte contre les maladies non transmissibles », une urgence sanitaire mondiale

Dans un tribune adressée au « Monde », un collectif s’inquiète que le diabète ou les maladies cardiovasculaires frappent désormais tous les pays, qu’ils soient à revenus élevés ou faibles. Ces pathologies sont aujourd’hui la principale cause de décès sur la planète.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 13h13
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 16h27
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. L’évolution de la consommation alimentaire et les modes de vie de plus en plus sédentaires ont un fort impact sur la santé ­humaine et sur l’environnement et renforcent les risques de développer des maladies non transmissibles (MNT), dont le diabète ou les maladies cardiovasculaires font partie.
Depuis plus de dix ans, elles sont devenues les principales causes de décès dans le monde, entraînant 15 millions de morts prématurées chaque année. Ces changements de modes de vie frappent aujourd’hui de plein fouet les pays à revenus faibles et intermédiaires. Contrairement aux idées reçues, surpoids et obésité sont le lot d’un grand nombre d’habitants en Afrique de l’Ouest. Qui pourrait imaginer que 38 % des femmes en âge de procréer y sont déjà en surpoids et que 15 % sont obèses.
L’augmentation de la consommation de matières grasses d’origine animale et d’aliments industriels, conjuguée à une urbanisation massive, source de changements de modes de vie plus propices aux MNT, sont les causes de ces transitions au niveau épidémiologique.

L’industrie agroalimentaire, moteur de ces changements, impacte la santé humaine mais aussi l’environnement. L’intensification des modes de production, la surconsommation de viande, l’utilisation massive de produits chimiques dans l’agriculture (glyphosate), l’utilisation de substances chimiques et d’emballages (phtalates) pour conserver les aliments ont un impact majeur sur l’environnement et participent aux fortes émissions de CO2.
En parallèle, trop de gras, de sucré, d’aliments trop ­riches en calories ainsi qu’une consommation importante de boissons sucrées et d’alcools ou d’aliments contaminés par des pesticides, associés à une baisse de l’activité physique, sont des facteurs de risques importants de MNT. Le diabète illustre parfaitement ce lien fort entre santé des populations et santé de notre planète et les défis liés.
90 % des cas de diabète seraient évitables avec...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Un rapport parlementaire sur ce centre en Alsace stockant des déchets toxiques et non recyclables parle d’un « cas d’école de toutes les erreurs à ne pas commettre ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/09/2018
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Stocamine, « une bombe à retardement » en Alsace

Un rapport parlementaire sur ce centre en Alsace stockant des déchets toxiques et non recyclables parle d’un « cas d’école de toutes les erreurs à ne pas commettre ».



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 06h29
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 17h37
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

En plein débat sur le stockage souterrain des déchets radioactifs, prévu à Bure (Meuse), la présentation, mardi 18 septembre, du rapport de la mission d’information parlementaire sur Stocamine, le centre d’enfouissement des déchets ultimes de Wittelsheim, dans le Haut-Rhin, promet de faire des vagues. D’autant que les rapporteurs y critiquent avec une singulière sévérité le projet et sa mise en œuvre.
Celui-ci, présenté comme parfaitement sûr à la fin des années 1990, fait aujourd’hui peser « un risque considérable pour l’environnement », selon Bruno Fuchs, député (apparenté Modem) du Haut-Rhin et corapporteur du texte, avec Vincent Thiébault, député (La République en marche) du Bas-Rhin, et Raphaël Schellenberger, député (Les Républicains) du Haut-Rhin. « Les déchets doivent être extraits si cela est techniquement possible, afin de ne pas faire peser un risque grave sur l’environnement, mais également sur la population (…), sous réserve qu’un site de stockage présentant de meilleures conditions puisse accueillir ces déchets », lit-on dans le projet de rapport, que Le Monde a pu consulter.
« C’est un cas d’école de toutes les erreurs à ne pas commettre dans la mise en œuvre de ce genre de projet, ajoute M. Fuchs. A peu près tous les experts qui ont été consultés à l’époque ont donné, de bonne foi ou non, des informations erronées, ou qui se sont avérées erronées. » Pour les rapporteurs, les conditions dans lesquelles le projet a été présenté aux populations et aux élus locaux sont de nature à rompre le lien de confiance avec l’Etat.
Mercure, arsenic, cyanure, amiante
Stocamine est le premier et à ce jour le seul exemple de site d’enfouissement de déchets industriels ultimes – c’est-à-dire non recyclables et hautement toxiques. A plus de 500 mètres sous le territoire de la commune de Wittelsheim, dans les galeries d’une ancienne mine de potasse, dorment ainsi 44 000 tonnes de mercure,...




                        

                        


<article-nb="2018/09/19/19-13">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ L’Agence de sécurité sanitaire estime toutefois que des « incertitudes » demeurent quant aux risques sanitaires liés aux granulats de pneus.
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Terrains synthétiques : un risque « peu préoccupant » pour la santé

L’Agence de sécurité sanitaire estime toutefois que des « incertitudes » demeurent quant aux risques sanitaires liés aux granulats de pneus.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 09h12
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Les amateurs de football peuvent souffler. Dribbler, tacler, plonger sur un terrain synthétique représente « un risque peu préoccupant pour la santé ». C’est l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) qui l’écrit dans une note publiée mardi 18 septembre.
L’Anses avait été saisie le 21 février par plusieurs ministères (sports, santé ou encore transition écologique) afin d’évaluer les risques liés à l’utilisation croissante de granulats de pneus usagés dans les terrains de sport synthétiques. Ces petites billes noires de caoutchouc qui s’immiscent dans les chaussures et les chaussettes contiennent en effet plusieurs substances chimiques potentiellement dangereuses, tels les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), classés cancérogènes probables pour l’homme.
Selon un inventaire dressé par le ministère des sports, le nombre de terrains synthétiques de « grande dimension » était estimé à environ 3 000 en France, au début de l’année. Et les terrains de foot à 5 poussent comme des champignons dans les grandes agglomérations. Plusieurs municipalités (Paris, Nantes, Poitiers…) avaient fait part de leur inquiétude après la publication d’une enquête du magazine spécialisé So Foot en décembre 2017.
Leucémies et lymphomes
L’alerte a été lancée il y a quelques années aux États-Unis par l’ancienne championne du monde de football, Amy Griffin. L’actuelle coach de l’équipe féminine de l’université de Seattle a découvert que plusieurs de ses anciennes joueuses, notamment évoluant au poste de gardienne de but, souffraient de leucémies et de lymphomes. La liste comporte aujourd’hui quelque 200 joueurs et joueuses de football malades à travers le pays et pratiquant tous leur discipline sur des pelouses synthétiques.
Toutefois, les analyses épidémiologiques existantes ne mettent pas en évidence une augmentation du risque cancérogène, en particulier des lymphomes et leucémies, associée à la fréquentation d’un terrain synthétique, estime l’Anses. Le rapport précise que si des substances cancérogènes sont bien émises ou relarguées par les granulats de pneus, elles le sont à de « faibles concentrations ». Cela n’empêche pas l’agence française de préconiser la réduction de la teneur en HAP, jugés comme des « composés préoccupants », dans les billes de caoutchouc. Une proposition en cours d’instruction dans le cadre du règlement européen Reach sur les substances chimiques.
Pour parvenir à ces conclusions rassurantes, l’Anses s’est seulement fondée sur une revue des études et expertises (une cinquantaine) publiées au niveau international. Aussi, l’agence reconnaît des « incertitudes » liées à la fois à des « limites méthodologiques » et à un « manque de données ». Lesdites études ne prennent pas en compte la variabilité de la composition des terrains. « Des incertitudes demeurent quant aux risques sanitaires potentiels associés à ces matériaux, en particulier en lien avec les émissions de composés organiques volatils [COV] », notent les experts. L’agence recommande donc de procéder à des analyses plus larges des polluants contenus et émis par les granulats de pneus, à commencer par les poussières. Outre les HAP et les COV, de nombreuses familles de substances potentiellement dangereuses ont été mises en évidence dans les petites billes noires : phtalates, métaux (plomb, zinc, cuivre, cadmium, nickel…), polychlorobiphényles (PCB) ou encore dioxines…
« Des risques potentiels pour l’environnement »
L’Anses appelle donc à mener de nouvelles recherches, principalement dans deux directions où les données font particulièrement défaut : l’air intérieur des bâtiments, toujours plus nombreux, qui abritent des complexes sportifs, et les aires de jeu pour enfants, où sont aussi utilisés les granulats de pneumatiques recyclés pour le revêtement des sols. Cette note, insiste l’Anses, « ne constitue pas une évaluation des risques et ne porte donc pas de conclusions de l’agence sur l’existence ou l’absence de risques ». Elle appelle donc d’autres rapports.
L’Anses conclut donc que « les études disponibles ne mettent pas en évidence de risque pour la santé ». L’autorité sanitaire précise, en revanche, que les mêmes études « évoquent des risques potentiels pour l’environnement ». Plusieurs publications scientifiques, notamment de l’Agence européenne des produits chimiques, mentionnent des risques liés au transfert de substances chimiques (zinc ou certains phtalates et phénols ayant des propriétés de perturbation endocrinienne) dans les milieux via les sols et les systèmes de drainage des eaux de pluie. L’utilisation de granulats peut également conduire à la génération de microplastiques, donner lieu à des phénomènes de bio accumulation et potentiellement affecter les organismes aquatiques ou terrestres.
Au final, l’Anses recommande l’élaboration d’une méthodologie afin de pouvoir évaluer les risques environnementaux localement avant toute mise en place de terrains synthétiques.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/19/19-14">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Rétrogradée en dépression tropicale, Florence devait dévier vers le nord-est, charriant des fortes pluies dans les terres déjà gorgées d’eau.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Etats-Unis : l’ouragan Florence a fait trente-et-un morts en Caroline du Nord et du Sud

Rétrogradée en dépression tropicale, Florence devait dévier vers le nord-est, charriant des fortes pluies dans les terres déjà gorgées d’eau.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 21h00
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 03h55
   





                        


                                                                                                                         data-ui="carousel"
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="La tempête Florence, qui a déjà fait au moins 13 morts sur la côte atlantique américaine, menace toujours de faire des ravages au cours du week-end en raison des « quantités monumentales » de pluie qu’elle charie et des inondations qu’elle provoque, selon les autorités qui ont averti les habitants évacués de ne pas tenter de rentrer chez eux."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Outre dix décès en Caroline du Nord, trois autres ont été recensés en Caroline du Sud, dont une femme de 61 ans tuée vendredi lorsque sa voiture a heurté un arbre couché sur la route."
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            data-slide-description="Les rafales de vent et la pluie diluvienne ont fait d’importants dégâts. De nombreuses routes restent coupées par des arbres et des poteaux électriques arrachés, ou encore par des crues soudaines."
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            data-slide-description="La dépression « déverse des quantités monumentales de pluie », a mis en garde Roy Cooper, le gouverneur de Caroline du Nord, l’Etat le plus durement frappé. « Toutes les routes de l’Etat peuvent être inondées ». "
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            data-slide-description="Environ 1,7 million d’habitants avaient été sommés de se mettre à l’abri, loin du littoral. Mais beaucoup n’ont pas suivi cette consigne."
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            data-slide-description="L’armée est venue prêter main forte aux services de secours, ici à New Bern, en Caroline du Nord."
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            data-slide-description="La tempête « va provoquer des inondations catastrophiques sur des zones de Caroline du Nord et de Caroline du Sud pendant encore quelque temps », a averti un responsable de l’Agence nationale océanique et atmosphérique (NOAA), Steve Goldstein, en raison notamment du caractère « lent, presque à l’arrêt » de la tempête."
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            data-slide-description="Florence a avancé samedi à 9 km/h avec des vents de 65 km/h qui devraient continuer à s’affaiblir à mesure que la tempête progresse dans les terres. Les autorités s’attèlent désormais à évacuer l’eau et porter secours aux habitants piégés par les eaux."
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            data-slide-description="Le président américain Donald Trump doit se rendre en début ou milieu de semaine prochaine dans les régions affectées."
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            data-slide-description="Des chiens apeurés laissés en cage par leur propriétaire sont libérés par le sauveteur bénévole Ryan Nichols, à Leland, en Caroline du Nord, le 16 septembre."
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            data-slide-description="Après le passage de l’ouragan à New Bern, en Caroline du Nord, le 16 septembre. Dimanche après-midi, la rivière Trent débordait au niveau de Pollocksville, en Caroline du Nord, l’Etat le plus touché, coupant le village en deux. Une trentaine de personnes ont été évacuées par la Garde nationale."
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            data-slide-description="A New Bern, en Caroline du Nord, le 16 septembre. Dans les villes frappées par la tempête, plusieurs cas de pillages ont été signalés et la police de Wilmington, en Caroline du Nord, a annoncé avoir arrêté cinq personnes qui s’en étaient pris à un supermarché."
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La tempête Florence, qui a déjà fait au moins 13 morts sur la côte atlantique américaine, menace toujours de faire des ravages au cours du week-end en raison des « quantités monumentales » de pluie qu’elle charie et des inondations qu’elle provoque, selon les autorités qui ont averti les habitants évacués de ne pas tenter de rentrer chez eux.

CARLO ALLEGRI / REUTERS
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De nombreuses régions restaient inondées lundi 17 septembre dans le sud-est des Etats-Unis après le passage de l’ouragan Florence, qui a fait au moins 31 morts et causé des dommages qui pourraient atteindre des milliards de dollars.
Florence, désormais rétrogradée en dépression tropicale, devait dévier vers le nord-est, charriant des fortes pluies dans les terres déjà gorgées d’eau en Caroline du Nord, Caroline du Sud et dans l’ouest de la Virginie, selon les services météorologiques. Les autorités redoutaient des glissements de terrain, des ruptures de barrages ou des nouvelles crues de rivières.
« C’est une tempête historique qui se poursuit, certaines zones n’ont pas encore subi le pire des inondations », a averti le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper, évoquant un « désastre monumental pour notre Etat » lors d’une conférence de presse lundi.
Les autorités de gestion des urgences de cet Etat ont fait savoir lundi soir que le bilan s’était alourdi à 25 morts, contre 17 auparavant. Six autres décès ont été confirmés par celles de Caroline du Sud.

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480 000 foyers toujours sans électricité
La pluie s’était arrêtée lundi mais les précipitations ont fait déborder de nombreux cours d’eau, comme les rivières Neuse et Cape Fear. Plus de 480 000 foyers étaient toujours sans électricité lundi matin, selon le département de la sécurité publique de Caroline du Nord, l’Etat le plus touché par les intempéries, où des ordres d’évacuation restaient en vigueur dans plusieurs comtés.
Sur la côte, la ville de Wilmington, qui avait été frappée de plein fouet par l’ouragan vendredi, restait isolée du reste du pays, toutes les routes menant à la cité de 117 000 habitants étant coupées. Les services d’urgence de l’Etat ont envoyé 23 camions chargés de rations de survie et de bouteilles d’eau pour ravitailler la population.
Même si les conditions s’améliorent, les autorités ont appelé la population à éviter les déplacements en raison des risques de crues soudaines qui pourraient piéger les automobilistes.
Le président américain Donald Trump a signé dimanche une déclaration de catastrophe naturelle pour la Caroline du Sud, permettant le déblocage d’une aide fédérale supplémentaire pour les zones affectées par Florence. M. Trump a assuré la semaine dernière qu’il se rendrait « bientôt » dans les zones touchées. « Nous allons avoir besoin de fonds importants pour nous remettre d’aplomb », a prévenu lundi le gouverneur Roy Cooper, alors que l’industrie agricole a été durement frappée par l’ouragan.

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                Florence, Mangkhut : comment les noms des tempêtes sont-ils choisis ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ La fascination pour les phénomènes météorologiques extrêmes incite parfois à partager des photos et vidéos sans les vérifier.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Rafales de canulars et vidéos détournées sur la tempête Florence et le typhon Mangkhut

La fascination pour les phénomènes météorologiques extrêmes incite parfois à partager des photos et vidéos sans les vérifier.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 19h10
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 07h46
    |

            Anne-Aël Durand








                        


La tempête Florence a touché, lundi 17 septembre, les Etats américains de Caroline du Nord et du Sud, sur la côte est des Etats-Unis, provoquant la mort d’au moins 23 personnes et de nombreux dégâts matériels, avant de causer des inondations catastrophiques. En Asie du Sud-Est, le typhon Mangkhut a fait une soixantaine de morts aux Philippines, plus de 200 blessés et des dégâts considérables à Hongkong, avant de s’engouffrer en Chine continentale.
Ces deux événements météorologiques extrêmes s’accompagnent d’images d’arbres déracinés, vitres brisées et inondations spectaculaires, abondamment relayées dans les médias. Mais c’est aussi l’occasion de diffuser des informations fausses, détournées ou sorties de leur contexte. Nous en avons sélectionné quatre, n’hésitez pas à en signaler d’autres à l’adresse contact-decodeurs@lemonde.fr.

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                Comment vérifier une image ou une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux ?



1. L’atterrissage en looping à l’aéroport de Shenzen ? Des images de synthèse
FAUX
Une vidéo d’atterrissage acrobatique en plein typhon à l’aéroport de Shenzen a été vue plus de 10 millions de fois sur Facebook et abondamment partagée au premier degré, notamment par la star de téléréalité James Jordan sur Twitter. On y voit un avion de ligne réaliser un looping, se stabiliser et passer au-dessus d’un grillage, puis, dans le plan suivant, des passagers sortir, choqués et accompagnés par des secouristes. Elle est diffusée par « Time News International », qui n’est pas un média mais une simple page Facebook, désormais suivie par 200 000 personnes.

Hoping all my friends in Hong Kong are safe.... And all who have been effected by the terrifying typhoon 

— The_JamesJordan (@James Jordan)


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Impressionnant mais peu réaliste, selon plusieurs spécialistes de l’aviation. Comme l’explique le site Aviation24.be, il s’agit d’un montage réalisé à partir de deux sources différentes :
la première séquence de looping à basse altitude n’est pas réelle : c’est une vidéo en images de synthèse censée représenter un Boeing 737 et réalisée par le studio Menithings, qui a publié plusieurs séquences d’effets spéciaux sur YouTube. On y découvre par exemple un faux accident de grand huit qui fait froid dans le dos ;la deuxième séquence, avec les passagers choqués, est réelle mais date du 28 août. Un avion de ligne A320 à destination de Macau a atterri en urgence à l’aéroport de Shenzen, et cinq personnes ont été blessées lors de l’évacuation.
2. Les immeubles qui s’envolent en Caroline du Nord ? Une vidéo prise au Japon
DÉTOURNÉ
Une autre vidéo publiée sur Facebook a été vue plus de 62 millions de fois. Elle montre des façades d’immeubles s’écrouler, des toitures en tôle onduler et des camions se renverser sur l’autoroute… Le montage publié le 12 septembre par Abel Rossman, un habitant de Los Angeles (Californie), est accompagné d’un simple commentaire : « Il y a deux heures en Caroline du Nord », laissant penser qu’il s’agit des effets de l’ouragan Florence.
En fait, ces images sont bien réelles, mais elles ont été tournées de l’autre côté du globe, au Japon, lors du passage du typhon Jebi, le 4 septembre. Le site Hoax-Net, qui a démonté cette fausse rumeur, a retrouvé la vidéo initiale, publiée sur YouTube par la chaîne Miscelanea Noticias.
Le même internaute a republié la même vidéo dimanche, accompagnée cette fois d’un message plus apocalyptique rédigé en espagnol, où il explique que « les temps sont proches où les êtres humains ressembleront à des hirondelles volant à cause des méga-ouragans », en appelant à « se repentir de ses péchés » et à trouver le salut en Jésus.
3. Des requins dans les rues inondées ? Une blague récurrente
HUMORISTIQUE
Autre vision digne de l’Apocalypse : des requins qui profiteraient des inondations pour envahir les villes. « Croyez-le ou non, ceci est un requin sur une autoroute de New Bern, en Caroline du Nord », explique ainsi Jason Michael, journaliste écossais, sur Twitter, avec une photo choc, qui lui a valu plus de 1 500 partages.

Believe it or not, this is a shark on the freeway in New Bern, North Carolina. #HurricaneFlorence https://t.co/ANkEiEQ3Y6— Jeggit (@Jason Michael)


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Il s’agit bien évidemment d’un montage, qui est devenu un « classique », régulièrement publié et partagé lors d’inondations majeures. Jason Michael avait d’ailleurs publié exactement la même photo et la même légende lors du passage de l’ouragan Harvey à Houston. Il s’est réjoui dimanche d’avoir une nouvelle fois réussi à « troller l’Amérique ».
4. Le présentateur du bulletin météo luttant contre la tempête ? Un excès de zèle médiatique
MISE EN SCÈNE
Si les images ne sont pas suffisamment impressionnantes pour montrer la force du vent et les trombes d’eau qui tombent du ciel, les journalistes sont parfois tentés d’en rajouter en se mettant en scène en pleine tempête. Ainsi, le journaliste Mike Seidel, de la chaîne météo américaine The Weather Channel, a été filmé vendredi, alors qu’il luttait contre le vent, peinait à tenir debout et se cramponnait à sa capuche. Mais à l’arrière-plan, la tempête semblait moins forte puisque deux passants déambulaient tranquillement en short.

So dramatic! Dude from the weather channel bracing for his life, as 2 dudes just stroll past. #HurricaneFlorence https://t.co/8FRyM4NLbL— gourdnibler (@Tony scar.)


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La vidéo a été vue 27 millions de fois, et le reporter a été l’objet de telles moqueries que la chaîne a publié un communiqué pour expliquer que « les deux individus marchaient sur du bitume » alors que le journaliste se tenait sur de l’herbe mouillée et qu’il était « sans aucun doute exténué » après des heures de direct.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Plusieurs personnes ont été blessées par des aiguilles placées dans des fraises. Ces actes de malveillance ont entraîné l’effondrement du prix des fraises du Queensland.
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Psychose en Australie : des fraises sabotées avec des aiguilles à coudre

Plusieurs personnes ont été blessées par des aiguilles placées dans des fraises. Ces actes de malveillance ont entraîné l’effondrement du prix des fraises du Queensland.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 19h04
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 06h28
   





                        



   


Difficile, depuis plusieurs jours, de trouver des fraises dans les rayons des supermarchés australiens. La psychose qui touche les consommateurs atteint désormais les six Etats du pays, a annoncé la police, lundi 17 septembre. L’Australie est en effet confrontée à « un crime odieux », selon le ministre fédéral de la santé : la « contamination » de fraises par des aiguilles à coudre.
L’affaire est apparue au grand jour la semaine dernière avec l’hospitalisation d’un homme souffrant de douleurs d’estomac après avoir mangé des fraises achetées dans un supermarché du Queensland. Depuis, les habitants du pays publient sur les réseaux sociaux des photos de fraises contenant de petites aiguilles en métal.
Plusieurs personnes ont été blessées, dont une petite fille de 7 ans, entraînant le retrait des supermarchés de plusieurs types de fraises cultivées dans le Queensland. La police locale a officiellement conseillé aux consommateurs, sur son compte Facebook, de couper en deux les fraises avant de les manger.
100 000 dollars de récompense
« Quiconque se trouve derrière cela met en danger non seulement les familles du Queensland et du reste de l’Australie, mais aussi toute une industrie, a déclaré samedi la première ministre du Queensland, Annastacia Palaszczuk. Je demande à toute personne disposant d’une information qui pourrait être liée à cette affaire de quelque manière que ce soit de contacter la police aussitôt que possible. »
Son gouvernement a offert une récompense de 100 000 dollars australiens (61 500 euros) pour toute information susceptible d’aider à l’arrestation et au jugement des responsables, et le ministre de la santé, Greg Hunt, a demandé l’ouverture d’une enquête fédérale. Les mobiles de l’attaque demeurent inconnus, mais l’association des producteurs de fraises du Queensland a évoqué la piste possible d’un ancien employé du secteur mécontent.

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Selon Neil Handasyde, président de l’association des cultivateurs de fraises de l’Australie-Occidentale, des détaillants et des compagnies d’assurance demandent désormais aux producteurs de scanner leurs fruits.
« Nous cherchons les moyens de résoudre ce problème. Nous nous sommes procuré des détecteurs de métaux et envisageons d’utiliser des emballages inviolables. »
L’industrie de la fraise dans le Queensland représente quelque 160 millions de dollars australiens (98 millions d’euros). Selon le média ABC, l’affaire a fait chuter de moitié les prix de gros, à 0,50 dollar australien la barquette, en dessous des coûts de production.
Après la fraise, le « crime » va-t-il s’étendre à d’autres fruits ? Lundi, une femme de 62 ans a été surprise en train de placer une aiguille dans une banane. Selon la police du Queensland, elle semble avoir agi par volonté de copier le mode opératoire du ou des saboteurs de fraises, sans avoir aucun lien avec eux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Les pesticides épandus pour protéger les récoltes des attaques fongiques ont engendré des résistances, y compris chez des souches qui infectent l’homme.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Pour lutter contre un champignon qui infecte les graines, libérant ainsi une substance cancérigène, un nouveau fongicide a été créé pour détoxifier les tourteaux d’arachides.
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édition abonné


Au Sénégal, la stratégie pour sauver l’arachide

Pour lutter contre un champignon qui infecte les graines, libérant ainsi une substance cancérigène, un nouveau fongicide a été créé pour détoxifier les tourteaux d’arachides.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 18h06
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 18h15
    |

                            Matteo Maillard (Dakar, correspondance)








                        



                                


                            
C’est une petite graine bleu cobalt qui pourrait bien révolutionner la consommation d’arachide en Afrique. Nommé Aflasafe, ce fongicide créé par l’International Institute of Tropical Agriculture (IITA), une organisation internationale à but non lucratif, membre du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale, est un biopesticide de nouvelle génération particulièrement efficace. « Il suffit d’épandre 10 kg par hectare de champ pour que son action fongicide réduise les toxines cancérigènes », explique Amadou Lamine Senghor, docteur en phytopathologie sénégalais chargé du transfert de la technologie.
Depuis une vingtaine d’années, les Etats d’Afrique de l’Ouest et plus particulièrement le Sénégal font face à un dilemme économique et sanitaire dont le coupable désigné est l’aflatoxine. Cette mycotoxine, produite par un champignon qui se développe dans de nombreux aliments tels les noix, le maïs, le riz, les fèves de cacao, les huiles végétales et les figues, possède des propriétés génotoxiques et carcinogènes inquiétantes. « Aspergillus flavus infecte la graine dès sa formation dans le sol, puis la contamination s’aggrave et se propage pendant le stockage lorsque les graines ne sont pas bien séchées et que la chaleur et l’humidité favorisent son développement », affirme M. Senghor.
Après des études confirmant sa dangerosité sanitaire, l’Union européenne a mis en place, le 16 juillet 1998, une législation limitant l’importation d’oléagineux et de fruits secs comportant des taux d’aflatoxine B1 supérieurs à 4 microgrammes par kilo (µg/kg). En comparaison, les Etats-Unis et la Chine les limitent à 20 µg/kg. Au Sénégal, où il n’existe aucune norme concernant les aflatoxines, la production arachidière contient en moyenne entre 60 et 80 µg/kg. Ce qui condamne les exportations des oléagineux infectés.
Augmentation des cancers du foie
A la consommation, aucune différence de goût. Mais l’aflatoxine peut diminuer le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ A l’heure des menus « sans » gluten, « sans » lactose, « sans » viande, le chimiste Raphaël Haumont fait appel à la science pour réhabiliter l’émotion en cuisine.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤     


                « Manger végan n’est pas une punition, on peut inventer de nouvelles émotions »


A l’heure des menus « sans » gluten, « sans » lactose, « sans » viande, le chimiste Raphaël Haumont fait appel à la science pour réhabiliter l’émotion en cuisine.

LE MONDE
                 |                 17.09.2018 à 16h27
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 10h18
                 |

            Léa Iribarnegaray

















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Enseignant-chercheur en physique-chimie des matériaux, Raphaël Haumont a créé avec le chef Thierry Marx en 2013 le CFIC (Centre français d’innovation culinaire). Au sein de la faculté des sciences d’Orsay (université Paris-Saclay), le CFIC se nourrit des liens entre artisanat et recherche. A la tête de la chaire universitaire Cuisine du futur, Raphaël Haumont insiste sur la notion essentielle de plaisir dans nos assiettes, tout en imaginant une cuisine plus durable et responsable.
Peut-on parler « d’émotions » en cuisine ?
Raphaël Haumont  : Je le pense, oui ! On y vient pour manger des émotions avant tout, plus que pour avaler des nutriments. Il n’y a pas que les papilles qui sont en éveil : la vue, le toucher, l’ouïe, l’odorat, nous procurent également des sensations. Avec un substitut de repas — une barre de céréales par exemple — la promesse énergétique est tenue, certes, mais on néglige complètement l’émotion.
Alors comment éveiller nos cinq sens ?
Par des stimuli, des excitations sensorielles, tactiles, olfactives, etc. Une forme d’acidité, de sel, ou d’amertume en bouche agite des récepteurs par des voies chimiques que le cerveau traduit ensuite en émotions. Mais la cuisine touche aussi à la culture et à l’histoire de chacun : si cette tarte tatin me rappelle celle de ma grand-mère, je vais l’apprécier davantage.
Un meilleur ouvrier de France peut être capable d’exécuter une technique de manière remarquable, cela n’empêche pas de risquer de s’ennuyer à sa table. Un aliment parfaitement cuit ne suffit pas à émouvoir. Un chef, tel un artiste, se doit de partager, de faire voyager, de raconter une histoire. A Londres, par exemple, un chef joue sur l’ambiance sonore de son restaurant : un bruit de verre cassé accompagne la dégustation de son millefeuille, on a alors une impression d’ultracroustillant ! Il s’agit de jouer avec des associations d’images pour mettre la technique au service d’une émotion.
On parle de plus en plus « d’expérience » ?
Oui, encore plus que des émotions, nous cherchons à « vivre un truc ». Aujourd’hui, avec les nouvelles technologies, on peut aller plus loin et imaginer des univers très décalés. Pourquoi ne pas porter un casque de réalité virtuelle en mangeant des huîtres pour avoir l’impression d’être au bord de la mer ? Mais attention, ce n’est pas non plus Disney ou le parc Astérix, on doit rester cohérent.
Le chef Thierry Marx, avec qui je travaille, dit souvent qu’il veut proposer « un voyage différent vers une destination familière ». On peut travailler sur une nouvelle texture tout en gardant le traceur de la recette. On fait une tarte au citron, d’accord, mais pourquoi ne pas la respirer tel un nuage, plutôt que de l’avaler ?
En quoi la science peut-elle nourrir la cuisine ?
Elle lui apporte une boîte à outils merveilleuse ! Le chef peut se l’approprier autant qu’il le souhaite pour innover et jouer sur l’effet de surprise. On peut mettre par exemple sous vide une pomme tranchée et imbibée de jus de pomme, le fruit devient transparent et dur. Et lorsqu’on croque  : surprise, le liquide s’y est introduit en cachette. La science peut offrir des astuces très simples, des illusions gustatives, sans ajout de produit chimique. Ici, imprégnée sous vide, la pomme a 110 % un goût de pomme, elle est belle, translucide, végétale.
Comment prendre du plaisir quand la tendance est au « sans » gluten, « sans » lactose, « sans » calorie, « sans » sel, « sans » protéines animales… ?
La science peut permettre de transformer ces contraintes en occasions d’innovation. Si l’on regarde les confitures, elles sont toujours faites avec 50 % de sucre. Pourtant, on est capable de fabriquer une confiture d’orange sans sucre, en utilisant la pectine naturellement présente dans la peau. On obtient ainsi une confiture zéro déchet et sans calorie. Via la recherche, il est de plus en plus facile de trouver des substituts complètement sains.
« Avec une imprimante 3D, on peut imaginer des spaghettis de légumes ou une ratatouille en Rubik’s cube »
Autre exemple : si je suis végan, pourquoi me propose-t-on un steak de soja ? Pourquoi copier un aliment qui ne me plaît pas ? C’est triste de compacter des légumes pour faire un steak alors que des champs entièrement nouveaux restent à inventer ! Pour l’instant, on a souvent l’impression de suivre des régimes de frustration. Le menu ne doit être ni une ordonnance ni une punition. Il s’agit de retrouver la notion de plaisir en inventant de nouvelles textures ou associations de fruits et de légumes, en créant de nouvelles formes. Avec une imprimante 3D, on peut imaginer des spaghettis de légumes ou une ratatouille en Rubik’s cube.
Vous proposez un retour au végétal ?
Oui, il s’agit d’inverser la tendance et de passer à une consommation de 80 % de végétal pour 20 % d’animal. On sait qu’il n’est plus possible de manger autant de viande. 15 000 litres d’eau sont nécessaires pour faire un kilo de rumsteck, c’est délirant.
Le végétal est une source encore méconnue. J’aime l’idée de biomimétisme : si la nature a donné à l’orange une peau, ce n’est pas pour la beauté du geste. C’est parce qu’elle contient de la pectine, des huiles essentielles, de la vitamine C…, alors, pourquoi la jeter ? On peut consommer moins et mieux en recyclant tout ce qui est élémentaire. Je travaille aussi sur la question du suremballage : des algues alimentaires peuvent facilement remplacer le plastique du film étirable.
A quoi ressemblera la « cuisine du futur » ?
On travaille beaucoup sur cette idée de concilier plaisir, bien être et santé — tout en répondant aux enjeux futurs d’une population vieillissante, du problème de transport de l’eau… Ce n’est pas normal que dans les maisons de retraite, les personnes âgées ne mangent plus parce qu’elles en ont perdu l’envie. Là aussi, il faut repenser pour cette population de nouvelles formes et couleurs et lui apporter les nutriments dont elle a besoin.
A l’avenir, on se doit de revenir à du bon sens, on n’a plus le choix ! On met du sucre partout parce que ça masque les saveurs des mauvais produits, mais c’est un horrible poison qui rend les gens accros. On est forcé de tirer le signal d’alarme : rééduquons maintenant les palais pour retrouver le goût du produit original.
Mais comment appliquer toutes ces bonnes pratiques chez soi, sans être dans un laboratoire de chimiste ?
Enlever le trop plein de sel ou de sucre, c’est très simple, tout le monde peut le faire ! Il y a urgence à transmettre les informations, il faut simplement que les gens sachent. En associant de la pomme avec du radis, je remplace le piquant d’une moutarde trop salée. C’est génial d’inventer, d’innover en cuisine.
Si l’avenir de nos repas prend la forme d’une injection ou d’un patch, cela ne marchera jamais. La cuisine du futur se doit d’être gourmande, avec le plaisir magique du repas à la française. Il existe une jouissance presque physique à passer des heures à table. Un chef cherche toujours à procurer le plaisir ultime, l’extase, le frisson.
Comment invente-t-on de nouveaux goûts ? « Le Monde » organise, dans le cadre du Monde Festival, un débat intitulé « Goût du chef, goût du public » avec la cheffe Adeline Grattard, le chef pâtissier-chocolatier Pierre Hermé et le vigneron et consultant en vin Stéphane Derenoncourt. Il se tiendra dimanche 7 octobre, de 10 heures à 11 h 30, au Théâtre des Bouffes du Nord, à Paris.

Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival qui s’ouvre le 5 octobre à Paris avec le cinéaste japonais Hirokazu Kore-eda et son dernier film, Une affaire de famille, Palme d’or 2018 à Cannes. Deux autres films seront projetés en avant-première : Un amour impossible, de Catherine Corsini et, pour clôturer le festival, En liberté !, le nouvel opus de Pierre Salvadori.
Les 6 et 7 octobre, place aux débats : sur les nouvelles relations amoureuses (Le big data va-t-il tuer le hasard des rencontres ? Aux origines de #metoo ), les technologies (Intelligence artificielle et émotions : un amour de robot ? ) l’école (Donner l’envie d’apprendre, un jeu d’enfant ?) l’environnement (Pour l’amour de ma Terre, S’aimer comme des bêtes ), l’économie, les médias (Comment informer sous la présidence d’Emmanuel Macron ?), la politique (Y a-t-il une vie après la politique ? )...
Des rencontres exceptionnelles avec Barbara Hannigan, Juliette Armanet, la tribu Guédiguian, Chimamanda Ngozi Adichie, Mario Vargas Llosa, Charline Vanhoenacker, Pierre de Villiers, Océan, Pierre Hermé, Roberto Saviano, Kamel Daoud et bien d’autres...
Et samedi soir, rendez-vous à La Nuit de l’amour  aux théâtre des Bouffes du Nord, avec André Comte-Sponville, Barbara Cassin, Carolin Emcke...
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Léa Iribarnegaray
    













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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Après avoir devasté le nord de l’archipel des Philippines, la tempête a traversé la mer de Chine méridionale, son centre passant à une centaine de kilomètres au sud de Hongkong, et plus près encore de Macao.
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