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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ La sous-location, même partielle, est interdite par les bailleurs des organismes d’habitations à loyer modéré. La RIVP, qui prouve que Mme X, mère célibataire avec un enfant, a manqué à ses obligations, obtient de la justice la résiliation de son bail et son expulsion.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ A l’occasion de la cérémonie annuelle d’hommage aux victimes du terrorisme, le chef de l’Etat a également présenté quelques améliorations de la prise en charge des victimes.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Emmanuel Macron annonce la création d’un musée mémoriel pour les victimes du terrorisme

A l’occasion de la cérémonie annuelle d’hommage aux victimes du terrorisme, le chef de l’Etat a également présenté quelques améliorations de la prise en charge des victimes.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 17h34
   





                        



   


L’annonce était attendue à l’occasion de la cérémonie annuelle d’hommage aux victimes du terrorisme, mercredi 19 septembre. Emmanuel Macron a officialisé la mise en chantier d’un musée mémoriel en hommage à ces victimes.
Lors de l’événement organisé aux Invalides par l’Association française des victimes du terrorisme et la Fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs, le chef de l’Etat a également annoncé la création d’ici la fin de l’année d’un « Centre national de ressources et de résilience (CNRR) », chargé d’améliorer la prise en charge des victimes, quelle que soit l’origine du traumatisme.

LIVE | Discours à la cérémonie d’hommage national aux victimes du terrorisme.
— EmmanuelMacron (@Emmanuel Macron)


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Ce CNRR sera localisé dans un centre hospitalo-universitaire, au sein de l’une des dix unités spécialisées dans la prise en charge des psychotraumatismes et dont la création a été décidée dans le cadre du plan de lutte contre les violences sexuelles et sexistes.

        Lire aussi :
         

                Aide aux victimes : création d’un centre de résilience à l’automne 2018



Création d’une journée d’hommage aux victimes
Le président de la République a aussi annoncé le renforcement de la prise en charge des victimes françaises à l’étranger, notamment pour leurs frais de déplacement lorsqu’elles souhaitent assister au procès à l’étranger. Enfin, M. Macron a officialisé la création d’une « commémoration, hommage de la nation aux victimes du terrorisme », dont la date fera l’objet d’une concertation avec les associations.
Plusieurs de ces propositions avaient été préconisées par le comité chargé par le gouvernement de réfléchir à la commémoration des attentats, qui a remis son rapport le 7 septembre à la garde des Sceaux, Nicole Belloubet. Ce comité a aussi suggéré de retenir pour cette journée d’hommage la date du 11 mars, choisie par l’Union européenne pour commémorer les attaques terroristes sur le sol européen.
La France vit depuis début 2015 sous une constante menace terroriste depuis la vague d’attentats djihadistes sans précédent qui a fait 246 morts.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Le ministère de l’éducation a précisé mercredi l’annonce faite deux jours plus tôt par Jean-Michel Blanquer concernant les suppressions d’emploi pour l’année scolaire 2019-2020.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

En 2019, 2 600 postes seront supprimés au collège et au lycée, et 1 900 créés dans le primaire

Le ministère de l’éducation a précisé mercredi l’annonce faite deux jours plus tôt par Jean-Michel Blanquer concernant les suppressions d’emploi pour l’année scolaire 2019-2020.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 17h19
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 17h49
   





                        



   


Pour l’année scolaire 2019-2020, 2 600 postes seront supprimés au collège et au lycée, 1 900 créés dans le primaire. Le ministère de l’éducation a précisé, mercredi 19 septembre, l’annonce faite deux jours plus tôt par Jean-Michel Blanquer de la suppression de près de 1 800 emplois.
Avec un budget 2019 en hausse de 850 millions d’euros, le ministère a aussi dit vouloir « poursuivre le rééquilibrage en faveur de l’école primaire ». Dans le détail, ce sont en fait 2 600 postes qui seront supprimés dans le secondaire (collèges et lycées), 400 dans les services administratifs et 600 dans l’enseignement privé, a précisé mercredi l’entourage du ministre.

        Lire aussi :
         

                Blanquer annonce la suppression de 1 800 postes dans l’éducation nationale en 2019



Des effectifs d’élèves pourtant en augmentation
Parallèlement, les 1 900 créations de poste dans le primaire doivent notamment permettre de financer le dédoublement des effectifs dans les classes de CP et de CE1 des quartiers défavorisés, qui concernera 300 000 élèves par an à la rentrée prochaine.


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Créations et suppressions de postes dans l'éducation prévues pour 2019


Source : Ministère de l'éducation nationale



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Plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, ont justifié la suppression de postes dans le secondaire par le besoin de s’adapter à la « démographie scolaire ».
Mais selon une récente étude de la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance, le service d’évaluation des politiques du ministère de l’éducation nationale, les effectifs du second degré augmenteront à chaque rentrée scolaire jusqu’en 2022. Entre 2019 et 2021, l’augmentation des effectifs sera la plus marquée, « avec environ 40 000 élèves supplémentaires attendus chaque rentrée ».

        Lire aussi :
         

                Non, il n’y a pas de « réductions d’effectifs d’élèves » justifiant 1 800 suppressions de poste



Le SNES-FSU, premier syndicat du secondaire, a exprimé mercredi sa « colère », estimant que ces coupes « vont contribuer à une nouvelle dégradation des conditions d’études des élèves et de travail des enseignants ». Frédérique Rolet, secrétaire générale du SNES-FSU, a exprimé son intention de rencontrer d’autres organisations pour « envisager très rapidement des grèves dans l’éducation », « avant les vacances de la Toussaint ». Lundi, d’autres syndicats avaient vu comme un « mauvais signal » les suppressions de postes dans le secondaire avant la mise en œuvre de la réforme du bac.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le professeur de philosophie Thomas Schauder, s’appuyant sur des écrits de sa consœur Angélique del Rey, revient sur les annonces du ministre de l’éducation et sur leur compatibilité avec son projet d’« école de la bienveillance ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

« Mettre en place toujours plus d’évaluation à l’école n’est pas une solution »

Le professeur de philosophie Thomas Schauder, s’appuyant sur des écrits de sa consœur Angélique del Rey, revient sur les annonces du ministre de l’éducation et sur leur compatibilité avec son projet d’« école de la bienveillance ».



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 17h03
   





                        



   


Chronique Phil’ d’actu. Avant d’annoncer la suppression de 1 800 postes dans l’éducation nationale, le ministre Jean-Michel Blanquer avait fait sa rentrée sur le thème de l’évaluation : deux nouvelles évaluations en CP, une en CE1, une en sixième, une en seconde, sans compter une nouvelle forme d’évaluation des établissements pour l’année prochaine.
L’objectif affiché par M. Blanquer est d’établir un meilleur diagnostic afin de cibler les besoins réels et d’agir plus efficacement. Les résultats de ces évaluations seront ensuite centralisés par un logiciel, regroupés par l’agence de statistiques du ministère (la DEPP, direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) et portés à la connaissance des parents d’élèves.
Le paradoxe de cette « évaluationnite » est qu’elle apparaît dans le contexte de « l’école de la bienveillance » chère à M. Blanquer. C’est pourquoi il insiste tant dans son discours sur le caractère non sanctionnant de l’évaluation, qu’il faudrait « dépassionner » (BFM TV, 10 septembre) puisque sa seule finalité serait « de mieux connaître pour mieux aider » (RTL, 30 août).

        Lire aussi :
         

                Réforme du bac : un cadeau empoisonné à la philo ?



« L’heure n’est pas à la rupture »
A l’école de la bienveillance, l’évaluation ne sera plus stigmatisante ni angoissante : « Cela deviendra une habitude de recevoir le bilan de son enfant, comme c’en est une de faire la photo de classe » (Le Parisien, 2 septembre). Mais derrière cette nouvelle culture se cachent des intentions moins pédagogiques qu’économiques selon la professeure de philosophie Angélique del Rey, sollicitée pour cette chronique :
« Le ministère manque de données standardisées permettant de comparer la performance (au sens économique) de son système scolaire avec d’autres, la performance de tel ou tel établissement scolaire avec d’autres, voire la performance de tel enseignant par rapport aux autres… L’heure n’est pas à la rupture mais à la continuité dans l’effort pour faire plier un système d’un autre âge à la logique de la performance économique. »
Pour l’auteure de La Tyrannie de l’évaluation (La Découverte, 2013), le ministère de l’éducation nationale ne fait rien d’autre que s’aligner sur le néomanagement public, dont la grande obsession est celle de l’efficacité : faire mieux avec moins. Pour le « moins », les déclarations récentes sont claires : suppression de postes dans le secondaire et incitation à faire des heures supplémentaires. Pour le reste, tout dépend de ce qu’on entend par le terme « mieux » : 
« Interrogez les enseignants sur le terrain : ils vous diront que ce qui marche, ce sont des évaluations adaptées au profil de la classe, à l’évolution pédagogique de l’enseignant, bref, pensées et construites par l’enseignant ou par l’équipe pédagogique. Si c’est vraiment dans l’intérêt de l’élève, pourquoi vouloir imposer des évaluations standardisées ? Et pourquoi, aussi, ne pas faire confiance dans la capacité des enseignants à diagnostiquer les problèmes des élèves ? »
Tout au contraire, le projet du ministre, détaillé dans L’Express (4 septembre), met l’accent sur le « profilage » des élèves, entièrement informatisé. L’objectif est d’obtenir des « indications objectives » sur ce que chaque élève est capable de faire (ses compétences) et ce qu’il doit améliorer.
Faire disparaître la décision politique
Cette véritable obsession de l’objectivité s’est traduite de plusieurs manières ces dernières années dans le système scolaire français : création d’un « conseil scientifique de l’éducation nationale », mise en place d’ENT (environnements numériques de travail) de plus en plus perfectionnés, recours aux classements internationaux (PISA, Pirls)… Que recouvre cette technicisation de l’éducation ? Selon Angélique del Rey :
« L’usage du logiciel est censé permettre une objectivité maximale, car, ainsi, personne n’interprète les réponses des élèves (l’interprétation étant réputée subjective). Le maître peut ainsi classer objectivement ses élèves, le chef d’établissement peut prendre des décisions adaptées au profil de son établissement : chacun est enfin à sa vraie place grâce au pouvoir de la machine et de l’objectivité. »

        Lire la chronique :
         

          Les neurosciences vont-elles faire de l’homme une machine ?



Cette vision de l’éducation rejoint une vision plus globale de la société, dans laquelle il n’y aurait aucune place pour la décision politique, mais seulement pour une application mécanique des mesures qu’impose la nécessité. C’est le fameux « TINA » de Margaret Tatcher : There is no alternative (« il n’y a pas d’autre solution »). Au-delà de l’évaluation, donc, l’enjeu n’est rien de moins que l’avancée du néolibéralisme dans l’école française…
Un rapport ambigu à l’évaluation
Enfin, si l’on observe de près en quoi consistent ces exercices standardisés, conçus par des spécialistes et des experts, voici ce qu’on trouve par exemple (Le Parisien, 30 août 2017) : on demande à des élèves de CP d’entourer la première lettre de chaque mot dans la phrase « Le chat attrape la souris » alors que ces élèves n’ont même pas encore appris à lire… Ce type d’évaluation a été dénoncé par Angélique del Rey dans son livre A l’école des compétences (La Découverte, 2010) :
« Peu importe que l’élève comprenne ou non la phrase, peu importe la situation d’apprentissage, ce qui importe, c’est uniquement la “compétence” dont fait montre l’élève, en dehors de tout contexte, comme on demanderait au fond à une machine de réaliser une de ses fonctions. On s’intéresse ici au “fonctionnement” de l’élève, pas à son existence… »
Tous les enseignants savent que les élèves ont un rapport ambigu à l’évaluation, qu’ils craignent et réclament en même temps. Depuis leur plus jeune âge, on les habitue par là à être en compétition permanente. Mais les parents d’élèves ne sont pas en reste, que ce soit pour avoir des raisons « objectives » d’en vouloir au professeur ou pour comparer leur enfant aux autres (ou leurs enfants entre eux). Enfin, les enseignants eux-mêmes ont du mal à ne pas évaluer, car l’évaluation leur sert à la fois de carotte et de bâton pour « tenir » leurs classes.
Il me semble qu’ajouter toujours plus d’évaluation, comme le souhaite Jean-Michel Blanquer, n’est pas la solution aux problèmes qui se posent aujourd’hui à l’école. S’il veut un diagnostic, il suffit de se pencher vers « le terrain » pour l’obtenir. Le problème, une fois de plus, n’est pas où nous en sommes, mais vers où nous voulons aller : veut-on une école automatisée et productiviste qui vise à classer et à segmenter les élèves et les établissements, même sous couvert de « bienveillance » ? Ou plutôt une école émancipatrice et humaine qui encourage la curiosité et l’intelligence ? Soyez-en sûrs : nous ne pourrons pas avoir les deux « en même temps ».
Thomas Schauder

A propos de l’auteur
Thomas Schauder est professeur de philosophie en classe de terminale à Troyes (Aube). Vous pouvez retrouver l’intégralité de ses chroniques Phil’ d’actu, publiées un mercredi sur deux sur Le Monde.fr/campus, ainsi que ses autres travaux, sur son site Internet.
En voici quelques-unes :





Les ouvrages d’Angélique del Rey :
- La Tyrannie de l’évaluation, La Découverte, 2013
- A l’école des compétences, La Découverte, 2010
- La Chasse aux enfants (avec M. Benasayag et des membres de RESF), La Découverte, 2008



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/19/19-5">
<filnamedate="20180919"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180919"><AAMMJJHH="2018091919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Même si ses décisions ne sont pas contraignantes, le Comité des droits de l’homme de l’ONU n’a pas tenu compte de la laïcité en France dans ses conclusions sur l’affaire du licenciement, en 2008, de la directrice adjointe de la crèche qui avait refusé de retirer son voile, estime dans une tribune au « Monde », l’essayiste Louis-Albert Serrut.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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Affaire de la crèche Baby-Loup : « La laïcité a été ignorée »

Même si ses décisions ne sont pas contraignantes, le Comité des droits de l’homme de l’ONU n’a pas tenu compte de la laïcité en France dans ses conclusions sur l’affaire du licenciement, en 2008, de la directrice adjointe de la crèche qui avait refusé de retirer son voile, estime dans une tribune au « Monde », l’essayiste Louis-Albert Serrut.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 17h00
    |

Louis-Albert Serrut (Auteur, essayiste)







                        



                                


                            
Tribune. Il se confirme qu’une décision de justice ne saurait clore un débat de société. L’affaire de la crèche Baby-Loup, le licenciement en 2008 de la directrice adjointe qui avait refusé d’enlever son voile islamique, est l’objet d’une nouvelle prise de position : le Comité des droits de l’homme de l’ONU vient de rendre des « constatations » à l’opposé des décisions de justice déjà rendues.
Le Comité n’est pas une instance juridictionnelle et ses décisions ne s’imposent pas en droit mais la Cour de cassation estime, par la voix de son premier président dans un discours le 3 septembre, qu’elle devra en tenir compte à l’égal de la jurisprudence des cours françaises et européennes.
La constatation du Comité semble négliger, outre les décisions des juridictions qui se sont prononcées, plusieurs éléments d’appréciation
Le Comité estime que « la restriction établie par le règlement intérieur de la crèche porte atteinte à la liberté de religion en violation de l’article 18 du pacte », pacte international pour les droits civils et politiques (PIDCP) en vigueur depuis 1976 et dont la France est signataire. Selon le Comité, composé de dix-huit experts indépendants, « le port d’un foulard ne saurait en soi être considéré comme constitutif d’un acte de prosélytisme », la restriction imposée par Baby-Loup n’est pas « proportionnée à l’objectif recherché » et la justice française n’a pas démontré en quoi « le port d’un foulard par une éducatrice porterait une atteinte aux libertés et droits fondamentaux des enfants la fréquentant ».

Cet avis résulte de l’habileté des avocats de la plaignante qui ont esquivé les juridictions françaises – la Cour de cassation a validé définitivement en 2014 le licenciement qui résultait de l’application du règlement intérieur sans discrimination religieuse – ainsi que les juridictions européennes. La constatation du Comité semble négliger, outre les décisions des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Jean-Hervé Carpentier est accusé d’avoir acquis, à un prix d’ami, une maison appartenant à une entité du groupe qu’il dirigeait.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Une ex-figure du monde HLM sera jugée pour prise illégale d’intérêts

Jean-Hervé Carpentier est accusé d’avoir acquis, à un prix d’ami, une maison appartenant à une entité du groupe qu’il dirigeait.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 16h54
    |

            Bertrand Bissuel








                        


Une ancienne figure du monde HLM et du 1 % logement (désormais appelé Action logement) est citée à comparaître devant une juridiction pénale pour prise illégale d’intérêts. Il s’agit de Jean-Hervé Carpentier, qui fut, au cours des années 2000, le patron de la fédération des SA d’HLM et qui présida, par ailleurs, l’Agence n ationale pour la participation des employeurs à l’effort de construction (Anpeec), l’organe chargé (à l’époque) de contrôler l’emploi des fonds du 1 % logement.
Restée confidentielle jusqu’à présent, cette décision du ministère public remonte à la première quinzaine d’août. Elle s’inscrit dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte en avril 2013. Détail plutôt pittoresque : la procédure avait été engagée à la suite d’un signalement au procureur de la République effectué par l’Anpeec, l’instance que M. Carpentier avait présidée plusieurs années auparavant.
Une transaction à 500 000 euros
Les faits reprochés à l’intéressé datent de 2009. Cette année-là, M. Carpentier quitte son poste de directeur général de Cilova, un organisme collecteur du « 1 % », pour prendre sa retraite. Presque concomitamment, il acquiert son logement de fonction, une grande maison à Compiègne (Oise), qui appartenait à une société civile particulière ( SCP) incluse dans le périmètre du groupe Cilova.
La transaction s’élève à 500 000 euros alors que des expertises, postérieures à l’achat, estimeront que le bien vaut 200 000 euros de plus. Ce qu’ont contesté les avocats de la SCP et de M. Carpentier. L’un d’eux a notamment fait valoir que le bien immobilier n’était pas en très bon état et que l’opération avait été approuvée par les associés de la société civile, en présence d’un commissaire aux comptes. L’audience permettra peut-être d’y voir plus clair : selon nos informations, elle aura lieu début janvier 2019.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Le magazine people a été condamné à 45 000 euros d’amende et 100 000 euros de dommages et intérêts pour des clichés publiés en septembre 2012.
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« Closer » condamné en appel pour avoir publié des photos de Kate Middleton dénudée

Le magazine people a été condamné à 45 000 euros d’amende et 100 000 euros de dommages et intérêts pour des clichés publiés en septembre 2012.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 15h48
   





                        


L’affaire avait fait grand bruit, en France et surtout outre-Manche, quand Closer avait publié, en septembre 2012, des photos volées du prince William et de sa femme, Kate Middleton, la poitrine dénudée. La cour d’appel de Versailles a confirmé, mercredi 19 septembre, la condamnation des deux dirigeants du magazine people à une même amende de 45 000 euros, la sanction maximale.
Dans son arrêt, la cour a confirmé en tout point le jugement rendu en première instance en septembre 2017, qui avait condamné la directrice de rédaction, Laurence Pieau, et le directeur de publication, Ernesto Mauri, pour « complicité ou divulgation d’un document obtenu par une atteinte à l’intimité de la vie privée ». La cour a aussi suivi le tribunal correctionnel de Nanterre, en validant les 100 000 euros de dommages et intérêts alloués à Kate Middleton et à son mari.
Le no 379 de l’hebdomadaire people, daté du 14 septembre 2012, contenait des clichés estivaux de la duchesse et du duc de Cambridge au bord de la piscine d’un luxueux domaine du sud de la France. Cette publication avait fait scandale au Royaume-Uni et provoqué le courroux de la famille royale britannique, qui avait saisi la justice française et obtenu l’interdiction de toute nouvelle diffusion des images, que même les tabloïds anglais s’étaient refusés à publier.
Deux photographes, soupçonnés d’être les auteurs des clichés, ont aussi vu leur condamnation confirmée mercredi à 10 000 euros dont 5 000 avec sursis. Ces deux paparazzis de l’agence parisienne Bestimage, Cyril Moreau et Dominique Jacovides, ont toujours nié avoir pris les photos incriminées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Ces mesures font partie d’un plan annoncé par le premier ministre lors d’un conseil interministériel de sécurité routière en janvier.
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Protection des piétons, éthylotest antidémarrage… la sécurité routière renforce son arsenal

Ces mesures font partie d’un plan annoncé par le premier ministre lors d’un conseil interministériel de sécurité routière en janvier.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 15h06
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 15h34
   





                        



   


Un décret instaurant notamment un durcissement des sanctions pour les « refus de priorité » aux piétons et élargissant le recours aux éthylotests antidémarrage (EAD) a été publié, a annoncé mercredi 19 septembre la Sécurité routière.
Ces mesures font partie d’un plan annoncé par le premier ministre lors d’un conseil interministériel de sécurité routière en janvier, comportant également le très controversé abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires à double sens sans séparateur central, effectif depuis le 1er juillet.

        Lire aussi :
         

                Limitation à 80 km/h : quelles routes concernées sont les plus meurtrières dans votre département ?



Protéger les piétons
6 points pour ne pas céder le passage à un piéton
Un automobiliste se verra désormais retirer six points, au lieu de quatre actuellement, s’il ne cède pas le passage à un piéton « s’engageant régulièrement dans la traversée d’une chaussée ou manifestant clairement l’intention de le faire ». La constatation de cette infraction peut par ailleurs se faire par simple vidéo-verbalisation, via des caméras de surveillance.
Cette mesure vise à réduire la mortalité des piétons. En 2017, 519 ont été tués dans un accident et plus 11 070 ont été blessés.
Des éthylotests contre l’alcoolémie
Une autre mesure vise à étendre le recours aux éthylotests antidémarrage, pour lutter contre l’alcoolémie au volant. Au 1er janvier 2019, toute personne interceptée avec une alcoolémie supérieure à 0,8 g/l et inférieure à 1,8 g/l sera « éligible » à ce dispositif, branché sur le circuit d’alimentation du véhicule et dans lequel il doit souffler pour pouvoir démarrer.
Au lieu de voir son permis suspendu, le contrevenant pourra être autorisé, par décision préfectorale dans les trois jours, à continuer à conduire des véhicules équipés d’EAD, que ce soit le sien ou un autre véhicule (d’entreprise par exemple). L’installation du dispositif (1 300 euros environ ou location de 100 euros par mois) sera à sa charge.
100 euros/mois à la charge de l’automobiliste
Aujourd’hui, les EAD ne sont proposés qu’au tribunal ou, dans quatre départements expérimentaux (Nord, Marne, Drôme, Finistère), par les commissions médicales administratives des préfectures, « mais cela intervient bien trop tard et les contrevenants y renoncent », explique le délégué interministériel à la sécurité routière, Emmanuel Barbe.
« L’objectif est d’éviter, par la rapidité de la décision, le déclassement causé par la perte du permis, notamment pour aller travailler. L’EAD est un outil reconnu contre la récidive d’alcool au volant. On espère qu’en développant l’usage, son prix baisse et amorce ainsi un cercle vertueux. »
D’ici sa généralisation l’an prochain, cette mesure sera expérimentée dans six départements (dont le Finistère et la Réunion) « afin d’affiner le dispositif et les procédures », a précisé M. Barbe.

        Lire aussi :
         

                Sécurité routière : le nombre de morts en fort recul au mois d’août






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ L’IA nous fait entrer dans l’ère de la « personnalisation de masse », mais les systèmes de ciblage restent très subjectifs, met en garde l’expert financier Matthieu Sénéchal dans une tribune au « Monde ».
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Pour une « éthique » pluraliste « de l’intelligence artificielle »

L’IA nous fait entrer dans l’ère de la « personnalisation de masse », mais les systèmes de ciblage restent très subjectifs, met en garde l’expert financier Matthieu Sénéchal dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 14h45
    |

Matthieu Sénéchal (Cofondateur de mieuxplacer.com, site de placement financier)







                        



                                


                            

Tribune. Orientation universitaire, prêts bancaires : l’intelligence artificielle (IA) est au cœur de plus en plus de décisions individuelles. En témoignent les bacheliers qui ont passé l’été suspendus aux caprices de Parcoursup, sans y comprendre grand-chose. En effet, le système technique qui sous-tend l’IA a tout d’une boîte noire, dont émergeraient des oracles débarrassés de tous les aléas humains. Or, il n’en est rien.
En 2015, des chercheurs de Carnegie Mellon ont découvert que dans les offres d’emplois sponsorisées par Google Ad, la grille de salaire proposée pouvait différer selon que vous êtes un homme ou une femme. En fonction de la couleur de votre peau, les logiciels de reconnaissance faciale auront plus ou moins de facilité à vous identifier.

Les algorithmes sont empreints des stéréotypes de ceux qui les conçoivent. Les développeurs définissent pour un système donné les réactions attendues dans différentes configurations, en fonction de leurs valeurs et de ce qu’eux-mêmes s’attendent à observer.
Le technicien aux commandes
Le processus est biaisé depuis ses prémices. Dans le cas où la conception ne se fait pas ex nihilo, l’arbitraire n’est jamais loin non plus. On recourt alors à l’apprentissage de comportements fondés sur des données historiques… mais pas forcément représentatives ! Dans le cas de la reconnaissance faciale, si la base de données qui fait référence contient plus de visages d’hommes blancs que d’autres types de visage, l’algorithme sera tout aussi empreint de ce biais.

En 2000, le juriste américain Lawrence Lessig écrivait dans son article « Code is law » que c’est le code qui façonne le cyberespace, définit son architecture, et au-delà, nos fondamentaux de liberté. Deux choses ont changé depuis. D’une part, depuis l’essor d’Internet et l’avènement des smartphones, le cyberespace n’est plus une entité séparée du monde réel.
Le danger d’un nouveau positivisme...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Pour la reprise du procès de l’ex-commandant de l’Armée de résistance du Seigneur en Ouganda, ses avocats rappellent son passé d’enfant-soldat.
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Compte rendu

Jugé devant la CPI, Dominic Ongwen est-il victime ou bourreau ?

Pour la reprise du procès de l’ex-commandant de l’Armée de résistance du Seigneur en Ouganda, ses avocats rappellent son passé d’enfant-soldat.

Stéphanie Maupas (La Haye, correspondance)
    



LE MONDE
              datetime="2018-09-19T14:32:23+02:00"

        Le 19.09.2018 à 14h32






                        

Crédits : Peter Dejong / AP


                    

A en croire ses avocats, Dominic Ongwen ne serait qu’un de ces milliers « d’enfants façonnés dans la brousse » pour devenir soldats malgré eux. L’homme d’aujourd’hui 41 ans doit sa place sur le banc des accusés de la Cour pénale internationale (CPI) à ses galons de chef de brigade dans l’Armée de résistance du Seigneur (ARS), une milice du nord de l’Ouganda créée dans les années 1980.
Depuis l’ouverture de son procès, en décembre 2016, le procureur a appelé à la barre quelque 70 témoins, afin de prouver les « crimes contre l’humanité » et les « crimes de guerre » pour lesquels l’Ougandais plaide non coupable. La liste des horreurs dont il est accusé est terrifiante, à l’image de la milice du sanguinaire Joseph Kony, qui signait ses crimes en coupant lèvres et oreilles de ses victimes.

La parole est désormais à la défense. Et ses avocats ont dressé le portrait d’une victime. Car, lorsqu’il avait 10 ans, « à cet âge tendre, et alors qu’il était censé être protégé par son gouvernement, il a été enlevé tandis qu’il allait à pied à l’école ». Un temps, ses défenseurs ont pensé plaider « la folie ». Mais les experts ont au contraire salué son intelligence. Visage tendu, yeux froncés, large carrure qu’accentue un costume trois pièces bleu marine, l’ancien commandant suit mot à mot ses avocats. Rien chez lui ne suggère une quelconque défaillance mentale. Celui qui, lors de sa première audition, en janvier 2015, ne s’exprimait qu’en acholi, sa langue maternelle, parlerait désormais plutôt bien l’anglais et aurait décidé d’apprendre le piano en prison, entre deux audiences.
Plus de 100 000 morts
L’enfant-soldat « a perdu son identité dans le bourbier de la guerre en brousse », a donc plaidé Me Krispus Ayena Odongo. Mais après « avoir passé vingt-sept ans dans les griffes vicieuses de l’ARS, est-il pour autant devenu un adulte » ? Selon ses avocats, il reste une victime....



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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Devant la commission d’enquête du Sénat, réunie le 19 septembre, Alexandre Benalla s’est défini comme un « coordinateur » et non un garde du corps. Voici le résumé de ses principales déclarations.
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<filnamedate="20180919"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180919"><AAMMJJHH="2018091919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ « Non, Madame Belloubet, le Sénat n’a pas convoqué M. Benalla pour qu’il s’explique sur les faits reprochés mais sur son rôle au sein du dispositif de la sécurité du chef de l’Etat », insiste, dans une tribune au « Monde », le juriste Pierre Brunet.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
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Affaire Benalla : « Empiéter, dites-vous, Madame la Garde des sceaux ? »

« Non, Madame Belloubet, le Sénat n’a pas convoqué M. Benalla pour qu’il s’explique sur les faits reprochés mais sur son rôle au sein du dispositif de la sécurité du chef de l’Etat », insiste, dans une tribune au « Monde », le juriste Pierre Brunet.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 16h13
    |

Pierre Brunet (Ecole de droit de la Sorbonne, université Paris-I-Panthéon-Sorbonne)







                        



                                


                            
Tribune. Tout en s’interdisant de s’immiscer dans une enquête judiciaire en cours, Madame Nicole Belloubet, en sa qualité de garde des sceaux, a récemment tenu à rappeler le fonctionnement de notre Etat de droit et le sens d’un principe – celui de la séparation des pouvoirs et la garantie des droits – au nom duquel « il revient aux instances parlementaires d’apprécier si leurs travaux risquent d’empiéter ou non sur le champ de l’enquête judiciaire ».
L’explication, qui s’appuie sur plusieurs textes issus de la Constitution et de l’ordonnance du 17 novembre 1958, se veut claire et rigoureuse ; il en ressort qu’en convoquant M. Benalla pour une audition, le Sénat court un double risque : ou bien celui d’empiéter sur le pouvoir judiciaire car les faits qui justifient cette convocation donnent lieu à des poursuites judiciaires toujours en cours (et que tels faits ne peuvent donner lieu à une commission d’enquête), ou bien celui d’empiéter sur le domaine présidentiel en cherchant à contrôler l’action de ce dernier quand la Constitution prévoit que le Parlement contrôle seulement l’action du gouvernement.

A l’examen, le propos semble toutefois pour le moins paradoxal qui prétend rappeler l’Etat de droit quand en réalité il revient à prescrire purement et simplement un certain état du droit.
Obtenir une information complète
En effet, si, comme le dit Madame la garde des sceaux, « les mots ont un sens » – et donc un seul – il est pour le moins étonnant de supposer que les sénateurs ne puissent y accéder. Ainsi, une interprétation charitable de l’action du Sénat pourrait être que ce dernier ne convoque précisément pas M. Benalla pour lui demander de s’expliquer sur des faits faisant l’objet de poursuites mais bien plutôt sur son rôle au sein du dispositif de la sécurité du président de la République. Cela revient-il à contrôler l’action du président ?

L’affirmer serait supposé...




                        

                        


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<filnamedate="20180919"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180919"><AAMMJJHH="2018091919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ L’ancien chargé de mission au cabinet du président de la République a répondu pendant plus de deux heures, mercredi, aux questions de la commission d’enquête parlementaire au Sénat.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Ce qu’il faut retenir de l’audition d’Alexandre Benalla

L’ancien chargé de mission au cabinet du président de la République a répondu pendant plus de deux heures, mercredi, aux questions de la commission d’enquête parlementaire au Sénat.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 14h23
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 16h18
   





                        



Alexandre Benalla, l’ancien chargé de mission de la présidence de la République, s’est exprimé mercredi 19 septembre devant la commission d’enquête parlementaire au Sénat. Il a été interrogé sur ses fonctions à l’Elysée pendant plus de deux heures. Que faut-il en retenir ?
Sur son utilisation des armes
Alexandre Benalla explique avoir fait une demande de port d’armes pour sa « sécurité personnelle ». « Quand vous êtes en campagne, vous êtes exposé vous-même. Quand vous habitez dans le même endroit depuis huit ans, vous passez dans les médias, on peut vous reconnaître », estime-t-il.
Il cite l’exemple de Michel Charasse, conseiller de François Mitterrand à l’Elysée, désormais membre du Conseil constitutionnel, qui « disposait d’une autorisation de port d’armes quand il était auprès de François Mitterrand, mais je ne crois pas qu’il était son garde du corps ».
Sur ses fonctions à l’Elysée
Alexandre Benalla explique avoir eu « quatre missions » à l’Elysée : l’organisation des déplacements nationaux, l’organisation des événements au palais, l’organisation des déplacements privés du président de la République, la coordination des services de sécurité.
Il insiste sur le fait qu’il n’a « jamais été le garde du corps d’Emmanuel Macron » : « Sur les meetings, je peux être proche de lui physiquement, pour lui passer un certain nombre de messages, mais je n’étais pas et je n’ai jamais été le garde du corps d’Emmanuel Macron. » Il précise, revenant sur une interview qu’il a accordée au Journal du dimanche : « Je n’ai jamais été le siège d’Emmanuel Macron [la personne assise à côté du chauffeur], ni son épaule, d’ailleurs. »
Questionné sur son activité professionnelle actuelle, Alexandre Benalla, répond : « Le Pôle emploi. »
Sur son badge de l’Assemblée nationale et son logement de fonction
Comme il l’avait déjà déclaré dans une interview au Monde, Alexandre Benalla assure que le badge d’accès à l’Assemblée nationale, qu’il possède depuis qu’il a « travaillé au Parti socialiste », lui servait à accéder à la salle de sport. « Je reconnais que c’est un caprice personnel pour avoir accès à la bibliothèque et à la salle de sport. » 
Il précise néanmoins que des associations sportives sont présentes au sein de l’Assemblée nationale, « ouvertes à n’importe quel citoyen ».
Concernant son logement au 11, quai Branly, qui accueille depuis longtemps des dépendances de la présidence, il explique qu’il n’y « avait pas de logement libre au moment où [il est] arrivé ». « Vous commencez à 6 h 30 pour finir à 23 heures, minuit, 1 heure… Puis on se rend compte qu’on vous demande beaucoup de réactivité. J’ai fait cette demande sur le tard auprès du directeur de cabinet, qui a immédiatement fait la demande par nécessité de fonction. Je ne l’ai jamais occupé. »
Sur sa rétrogradation suite au défilé du 1er mai
Suite aux violences qu’il a commises lors de la manifestation du 1er mai, Alexandre Benalla explique avoir été convoqué par Patrick Strzoda, directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, qui l’a informé de sa suspension de deux semaines.
Il précise que sa rétrogradation à des postes administratifs, et non opérationnels, a été décidée dans un second temps, quand il est revenu des quinze jours de suspension. « On m’a expliqué que je n’allais plus participer aux déplacements officiels du président de la République, que je n’allais pas participer aux mêmes activités. J’ai pris ça très mal, j’ai vécu ça comme une humiliation. La rétrogradation a été communiquée de manière verbale. On m’a enlevé des missions, pour m’en ajouter d’autres. »
Sur la réorganisation du service de sécurité du président
Jean-Pierre Sueur, le vice-président de la commission d’enquête, est revenu sur les déclarations d’Alexandre Benalla dans le JDD, affirmant qu’il existait « une opposition nette du ministère de l’intérieur » concernant un projet de lancer une structure, autonome de la Place Beauvau, pour assurer la sécurité du président. L’ancien chargé de mission affirme qu’« il n’y a pas eu une opposition officielle. Il y a eu un problème de communication avec deux personnes, hauts fonctionnaires, qui étaient opposés pour des questions corporatistes à ce projet de réforme. »
Concernant ses mauvais rapports avec les membres de la police, et notamment avec les membres du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), qui se sont dits « terrorisés » par lui, il estime que « si les policiers du GSPR me craignaient, je suis assez inquiet pour la sécurité du président de la République ».


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/* FICHES */

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/* BOTTOM */


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/* Partage */

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    font-family: Helvetica,arial,sans-serif;
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/* mobile */

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 top_position) { /* On a scrollé en dessous du header */
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          } else { /* On est au-dessus du header */
            $("#entourages_footer").hide();
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    }
    $(window).on("scroll", function(e) {
          checkScroll($(this))
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    gallerie = d3.select("#gallerie_portraits_affaire_benalla")

 g[id]")
   
    personnes.on("mouseover",function(){
        personnes.classed("opak",true)
        d3.select(this).classed("opak",false)
    })
    .on("mouseleave",function(){
        personnes.classed("opak",false)
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    personnes.each(function(){
        personne = d3.select(this);
        idelem = personne.attr("id");
        rect = personne.select("rect")[0];
        personne
             .insert("a","rect")
             .attr("href", "#fiche_"+idelem)
             .append(function() { return rect[0]; });    
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    $(".entourages a, #entourages_footer a, #gallerie_portraits_affaire_benalla a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation();
    });

})




Pour mieux comprendre les rouages de cette affaire, Les Décodeurs retracent les profils des différents acteurs du dossier. Parmi eux, cinq personnes, dont Alexandre Benalla, ont été mises en examen dimanche 22 juillet.



















































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































        


Au ministère de l'intérieur









Gérard Collomb
Ministre de l'intérieur




Numéro deux du gouvernement d'Edouard Philippe, il est responsable de la sécurité du territoire, et donc de la police.
Il a expliqué, au cours de son audition à l'Assemblée nationale, avoir été informé des violences d'Alexandre Benalla par l'Elysée, le 2 mai. Il a également affirmé qu'il ne connaissait pas personnellement M. Benalla et qu'il pensait que ce dernier « faisait partie des services de police ».
Il a saisi l'IGPN, la « police des polices », le 19 juillet, au lendemain des révélations du Monde. Selon lui, « de nouveaux éléments et de nouvelles images où M. Benalla est doté d'une radio et porte un brassard siglé police justifia[ie]nt la saisine de l'IGPN ».            











Stéphane Fratacci
Directeur de cabinet de Gérard Collomb




Il est le bras droit de Gérard Collomb au ministère de l'intérieur. Selon l'audition de M. Collomb, il a été mis au courant de l'existence de la vidéo d'Alexandre Benalla le 2 mai par le chef du cabinet, Jean-Marie Girier, avant d'en informer le ministre de l'intérieur. Ce dernier a également affirmé que c'est M. Fratacci qui lui avait indiqué que l'Elysée allait sanctionner le chargé de mission. « J'ai considéré que les faits signalés étaient pris en compte au niveau adapté », a expliqué M. Collomb, renvoyant les critiques vers son directeur de cabinet et, surtout, l'Elysée.
C'est également à son directeur de cabinet que Gérard Collomb a demandé de saisir l'inspection générale de la police nationale (IGPN) le 19 juillet.
Stéphane Fratacci, qui ne s'est pas exprimé publiquement sur ce dossier pour l'heure, doit être auditionné jeudi 24 juillet à 21 heures par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale.      












Jean-Marie Girier
Chef de cabinet de Gérard Collomb




Ce proche collaborateur de Gérard Collomb au ministère de l'intérieur connaissait bien Alexandre Benalla. Il a même validé son embauche dans l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron, en 2017.
Selon l'audition de M. Collomb, il est le premier membre du cabinet à être mis au courant de l'existence de la vidéo d'Alexandre Benalla, le 2 mai. Prévenu par Vincent Caure, chargé des réseaux sociaux à l'Elysée, il aurait ensuite transmis l'information au directeur de cabinet, Stéphane Fratacci.         








        


A la préfecture de police de Paris











Michel Delpuech
Préfet de police de Paris




C'est sous son autorité que la préfecture de police de Paris assure le maintien de l'ordre lors des manifestations comme celles du 1er-Mai.
Auditionné à l'Assemblée nationale le 23 juillet, le haut fonctionnaire a assuré ne pas avoir été mis au courant de la venue d'Alexandre Benalla et de Vincent Crase sur le terrain le 1er mai. Selon lui, c'est son subordonné Laurent Simonin qui a accordé l'autorisation, sans le prévenir — bien qu'il concède par ailleurs qu'il n'y aurait eu aucune raison de la refuser à ses yeux.
Par ailleurs, M. Delpuech n'a pas pu expliquer comment M. Benalla avait pu être équipé d'un brassard de police et d'une radio le 1er Mai. Il a en revanche assumé « personnellement » la décision de délivrer un port d'armes à l'intéressé le 13 octobre 2017.           










Alain Gibelin
Directeur de l’ordre public et de la circulation (DOPC) à la préfecture de police de Paris




Ce haut fonctionnaire est notamment chargé des opérations de maintien de l'ordre lors de grandes manifestations.
Auditionné par les députés lundi 23 juillet, il a affirmé que M. Benalla « ne bénéficiait d'aucune autorisation de la préfecture de police » pour se rendre à la manifestation place de la Contrescarpe. Selon lui, c'est Laurent Simonin, contrôleur général à la direction de l'ordre public et de la circulation, qui a accepté qu'Alexandre Benalla soit présent en tant qu'observateur, en dehors de la procédure habituelle.         











Laurent Simonin
Contrôleur général à la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) à la préfecture de police de Paris
Mis en examen



Ce chef d'Etat major adjoint est l'un des trois membres de la préfecture de police de Paris suspendus puis mis en examen dans l'affaire pour « détournement d'images issues d'une vidéoprotection » et « violation du secret professionnel ». Il a été mis en cause par sa hiérarchie à la préfecture de police lors des auditions à l'Assemblée nationale.
Il lui est d'abord reproché d'avoir autorisé la présence de M. Benalla comme observateur le 1er mai, sans en référer à sa hiérarchie et hors du cadre réglementaire. Soupçonné de lui avoir fourni son propre casque pour la manifestation, il est également poursuivi pour « complicité de port illégal d'insigne ». Enfin, c'est lui qui aurait contacté M. Benalla pour lui proposer de lui communiquer les images de vidéosurveillance extraites par le commissaire Maxence Creusat, le soir du 18 juillet, après la publication des premières révélations du Monde. Laurent Simonin ne s'est pas exprimé publiquement sur le sujet pour l'heure.         










Maxence Creusat
Commissaire à la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC)
Présent sur la place de la Contrescarpe Mis en examen



Ce jeune commissaire était chargé du maintien de l'ordre place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris, où Alexandre Benalla a violenté les deux manifestants le 1er mai. Au moment des violences commises, Maxence Creusat se tenait à quelques mètres du collaborateur de l'Elysée, mais il n'aurait rien vu, occupé avec les CRS qu'il commandait.
Selon l'audition d'Alain Gibelin, c'est lui qui s'est rendu auprès des services de vidéosurveillance de la préfecture, le soir du 18 juillet, pour vérifier la présence d'une vidéo des événements du 1er mai, qui a par la suite été transmise illégalement à Alexandre Benalla.
Il est venu se dénoncer le lendemain auprès d'Alain Gibelin, « le visage défait », en lui expliquant qu'il avait fait « une grosse connerie ».
Il a été suspendu dans la foulée, et mis en examen avec deux autres policiers pour « détournement d'images issues d'une vidéoprotection » et « violation du secret professionnel ».
Selon un message publié par son avocat, Thibault de Montbrial, sur Twitter, M. Creusat « n'entend esquiver aucune question, et notamment celle, essentielle pour comprendre ce dossier, de la proximité manifeste aux yeux du jeune commissaire qu'il est, entre la plus haute hiérarchie policière et M. Benalla ». 











Jean-Yves Hunault
Commandant chargé de la liaison entre la préfecture de police et l’Elysée
Mis en examen



Il fait partie des trois fonctionnaires de la préfecture de police de Paris suspendus dès le jeudi 19 juillet, suspectés d'avoir transmis des extraits de vidéosurveillance à M. Benalla après la publication de l'enquête du Monde le 18 juillet. Tous trois ont été mis en examen dimanche 22 juillet pour « détournement d'images issues d'une vidéoprotection » et « violation du secret professionnel ».
M. Hunault ne s'est pas exprimé publiquement sur l'affaire pour l'heure.          











Philippe Mizerski
Major à la direction de l’ordre public et de la circulation (DPOC)
Présent sur la place de la Contrescarpe



C'est lui qui devait encadrer Alexandre Benalla tout au long de son « observation » le 1er mai. Les vidéos montrent qu'il ne s'est jamais interposé quand MM. Benalla et Crase s'en sont pris physiquement à deux manifestants, place de la Contrescarpe.
Interpellé à plusieurs reprises sur ce point lors de son audition par les députés lundi 23 juillet, le ministre de l'intérieur, Gérard Collomb, a refusé de commenter le rôle de ce fonctionnaire le 1er mai : « Je n'avais jamais entendu parler de M. Mizerski », a assuré le ministre.
M. Mizerski ne s'est pas exprimé publiquement sur le sujet pour l'heure.           













A l'Elysée










Emmanuel Macron
Président de la République




Le président était en déplacement en Australie au moment des faits. Son directeur de cabinet Patrick Strzoda a néanmoins expliqué au Monde l'en avoir informé, le 2 mai. Le chef de l'Etat lui aurait alors répondu : « Si les faits sont avérés, il faut prendre des sanctions » contre Alexandre Benalla, qui figure alors parmi son premier cercle de fidèles.
Mais il est aujourd'hui mis en cause par tous ceux qui estiment que les sanctions à l'encontre du conseiller n'ont pas été à la mesure des faits.
Emmanuel Macron est sorti de son silence le mardi 24 juillet, en affirmant être « le seul responsable » de l’affaire. Il a qualifié le comportement de M. Benalla de « déception » et de « trahison », tout en critiquant le travail de la presse, qui ne « cherche plus la vérité ».        










Alexis Kohler
Secrétaire général de l'Elysée




Il s'agit du collaborateur le plus proche d'Emmanuel Macron à l'Elysée. C'est lui qui aurait informé le premier le président, alors en déplacement en Australie, de l'existence de la vidéo d'Alexandre Benalla. Lui aussi qui a validé sa mise à pied pour quinze jours. Lui encore qui a été chargé par Emmanuel Macron, le 22 juillet, de proposer une réorganisation du cabinet « pour éviter qu'un tel dysfonctionnement se reproduise ».
Il doit s'exprimer publiquement pour la première fois le jeudi 26 juillet, lors de son audition devant le Sénat.            










Patrick Strzoda
Directeur de cabinet d'Emmanuel Macron




Ses fonctions lui donnent autorité sur Alexandre Benalla. C'est ainsi lui qui lui accorde, le 29 avril, l'autorisation de participer « en tant qu'observateur » à une intervention le 1er mai auprès de la préfecture de police.
Interrogé par Le Monde au début de l'affaire, il a déclaré avoir été informé dès le 2 mai de l'existence des images des violences impliquant son subordonné place de la Contrescarpe à Paris. Il affirme avoir rapidement prévenu Emmanuel Macron et convoqué M. Benalla.
Il est également l'auteur du courrier daté du 3 mai annonçant au conseiller sa sanction : une mise à pied du 4 au 19 mai, avec suspension de salaire et un changement d'affectation.
M. Strzoda a été auditionné par les députés mardi 24 juillet pour détailler sa version des faits. Il a expliqué ne pas avoir saisi la justice parce qu’il n’avait « pas assez d’éléments » pour le faire. Il a ajouté avoir pris la décision de mettre à pied M. Benalla pendant deux semaines « seul, en [s]on âme et conscience ».           











François-Xavier Lauch
Chef de cabinet d'Emmanuel Macron




Il était le supérieur hiérarchique direct d'Alexandre Benalla à l'Elysée.
Il ne s'est pas exprimé sur l'affaire pour l'heure.     










Laurent Hottiaux
Conseiller « intérieur et justice » d'Emmanuel Macron




Il est le conseiller intérieur et sécurité du président de la République à l'Elysée. Son nom n'avait pas été évoqué dans cette affaire avant l'audition de Michel Delpuech, le préfet de Paris, à l'Assemblée nationale, lundi 23 juillet. Devant les députés, le préfet a affirmé que c'est par un appel de M. Hottiaux le 2 mai, vers 10 h 15, qu'il a pris connaissance de « l'existence de l'affaire Benalla ».
Laurent Hottiaux ne s'est pas exprimé publiquement sur la question pour l'heure.            










Vincent Caure
Conseiller « réseaux sociaux » d'Emmanuel Macron




Ce collaborateur d'Emmanuel Macron aurait été le premier à repérer la vidéo d'Alexandre Benalla sur les réseaux sociaux, le 2 mai. C'est lui qui en a informé Gérard Collomb, par le biais de son directeur de cabinet, Jean-Marie Girier.
Il ne s'est pas exprimé publiquement sur l'affaire.           











Alexandre Benalla
Adjoint au chef de cabinet du président de la République, chargé de la sécurité
Présent sur la place de la Contrescarpe Mis en examen



Ce collaborateur d'Emmanuel Macron était responsable de la sécurité du président au moment des faits. Invité à observer à l'intervention des forces de l'ordre lors des manifestations du 1er mai à Paris, il a été filmé place de la Contrescarpe, en train de violenter une jeune femme et de molester un homme, déjà à terre, entouré par des CRS. Il est soupçonné d'avoir largement outrepassé son rôle d'observateur en portant un casque et un brassard de police, ainsi qu'une radio.
Ces actions ont d'abord valu à Alexandre Benalla une mise à pied de quinze jours et une rétrogradation. Mais à la suite de la révélation de son identité par Le Monde, le 18 juillet, il a été placé en garde à vue et mis en examen pour « violences en réunion » et « immixtion dans l'exercice d'une fonction publique ». L'Elysée a également annoncé son licenciement.
M. Benalla a fait savoir par ses avocats qu'il avait voulu « prêter main-forte » aux policiers pour maîtriser « deux individus particulièrement virulents » et pallier « l'apparent dépassement des capacités opérationnelles des policiers sur place ». Il assure que son « action vigoureuse mais menée sans violence n'a causé aucune blessure ».          











A la République en marche (LRM)










Christophe Castaner
Délégué général de la République en marche




En tant que patron du parti présidentiel, il est le supérieur hiérarchique de Vincent Crase. Après la révélation de l'affaire, il a déclaré : « Je me suis entretenu avec lui, il ne comprend pas son geste. Il a présenté ses excuses mais ça ne suffit pas. » M. Castaner a expliqué ne pas avoir les éléments pour le licencier : « Ma condamnation morale ne suffit pas », a-t-il admis, ajoutant qu'en cas de condamnation judiciaire, la donne pourrait changer.     










Vincent Crase
Salarié de la République en marche
Présent sur la place de la Contrescarpe Mis en examen



Ce gendarme réserviste s'occupe de la sécurité au sein du parti présidentiel La République en marche (LRM). Son patron Christophe Castaner le décrit comme un « agent d'accueil ». Il a également été mobilisé « très ponctuellement » par le commandement militaire de l'Elysée pour des missions de sécurité.
Il est un proche d'Alexandre Benalla : il a d'abord été son supérieur lors d'une formation, avant de devenir son collaborateur durant la campagne présidentielle. Ils ont même créé ensemble une éphémère Fédération française de la sécurité privée.
Le 1er mai, sur la place de la Contrescarpe, il était au côté de M. Benalla, en tant qu'observateur. Il a toutefois participé lui aussi à l'intervention musclée contre les manifestants, et portait une arme à sa ceinture, alors que la préfecture de police ne lui en avait pas donné l'autorisation.
L'Elysée a annoncé avoir mis fin à toute collaboration avec lui, mais il reste salarié de LRM. Il a été mis en examen pour « violences en réunion par personne chargée d'une mission de service public », « immixtion dans l'exercice d'une fonction publique » et « port prohibé » d'une arme à feu. Il ne s'est pas exprimé publiquement sur l'affaire. 



        
Images : Jean-Claude Coutasse/French Politics et Laurence Geai pour Le Monde · AP · AFP · Reuters · BFMTV · Twitter · M6 · Bestimage · Taranis · Claude Truong-Ngoc.







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Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit de l’ascension mystérieuse de cet homme.Benalla, Mizerski, Crase..., qui sont les personnages-clés de l’affaire ?Que s’est-il passé précisément place de la Contrescarpe ? Retour sur le déroulement des événements.A l’Assemblée, une commission d’enquête présidée par la députée LRM Yaël Braun-Pivet a mené des auditions. Une semaine plus tard, l’opposition claque la porte accusant l’Elysée de vouloir « torpiller » les travaux.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée et le gouvernement a dû faire face à deux motions de censure de l’opposition, toutes deux rejetées.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés, dans un discours que nous avons décrypté point par point.Affaire d’Etat ou non ? Oui, car il y a eu dissimulation estiment certains ; non, car l’Etat n’as pas commis d’acte délictueux, avancent d’autres.Les auditions des gardes à vue de M. Benalla et des quatre autres personnes mises en examen ont permis d’éclairer les faits qui leur sont reprochés.Plus d’une semaine après les révélations du Monde, l’ex-chargé de mission de l’Elysée Alexandre Benalla a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Les associations dénoncent notamment le nombre insuffisant d’auxiliaires de vie scolaire, qui permettent aux enfants handicapés d’aller à l’école.
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Trois mères occupent des grues pour alerter sur la situation des enfants handicapés

Les associations dénoncent notamment le nombre insuffisant d’auxiliaires de vie scolaire, qui permettent aux enfants handicapés d’aller à l’école.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 13h54
   





                        



   


Trois mères d’enfants handicapés occupent des grues depuis la nuit de mardi 18 septembre à mercredi, deux à Lille et une à Strasbourg, pour réclamer au gouvernement davantage de moyens pour les personnes en situation de handicap.
A Lille, « deux dames sont actuellement à soixante mètres de haut, sur une grue. Elles ont déplié une banderole “Une école pour mon enfant” », a indiqué une source policière, précisant que les autorités tentent de les convaincre de descendre. Ces deux personnes veulent ainsi interpeller Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée du handicap, « sur la situation de plusieurs familles » d’enfants handicapés.
Elles dénoncent notamment « le manque d’auxiliaires de vie scolaire » (AVS) et « la grande précarité des aidants familiaux », avec « des parents obligés de renoncer à leurs emplois pour s’occuper de leur enfant », a expliqué à l’Agence France-Presse Meryem Duval, vice-présidente du Collectif Citoyen Handicap et mère de jumeaux autistes, présente au sommet de cette grue. « On ne descendra pas tant que le secrétaire d’Etat ne réagit pas et qu’elle ne donne pas de réponses claires », a-t-elle ajouté. Elle s’était déjà hissée en haut d’une grue pour les mêmes raisons en février 2017.

        Lire :
         

          L’école peine à s’adapter aux enfants handicapés



Obligation de scolarité
A Strasbourg, Estelle Hoffer est montée en haut d’une grue de chantier au niveau du campus universitaire de la ville. Elle y a accroché une banderole « Laissez-nous être des citoyens » et « AVS Ecole Accessibilité Loisir Emploi », affichant des prénoms d’enfants en manque d’auxiliaire de vie scolaire comme Max, Manon, Robin ou Clara.
« Nous voulons un papier officiel du rectorat du Bas-Rhin garantissant que tous les enfants en ayant besoin aient une AVS », a expliqué, au pied de la grue surveillée par des policiers et des pompiers, Marie Lettler, également militante du Collectif Citoyen Handicap et mère d’un enfant autiste de 10 ans. Installée juste en dessous de la cabine de la grue, Estelle Hoffer, qui avait aussi fait une action similaire en juin 2017, a prévu d’y rester toute la journée.
En France, la loi du 11 février 2005 crée l’obligation de scolarité pour les enfants en situation de handicap. Pourtant, les associations alertent à chaque rentrée sur les enfants qui ne peuvent rejoindre l’école, faute d’accompagnants. Il reste cependant impossible de connaître leur nombre exact.
Pour alerter sur ce sujet, le Collectif Citoyen Handicap a prévu une journée d’action mercredi 19 septembre, avec des rassemblements devant toutes les maisons départementales des personnes handicapées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Après trois jours de navigation, le navire humanitaire de Méditerranée et Médecins sans frontières se rapproche des côtes libyennes.
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Sur l’« Aquarius » : « Il faut distinguer des épaules qui bougent et des petites têtes au loin »

Après trois jours de navigation, le navire humanitaire de Méditerranée et Médecins sans frontières se rapproche des côtes libyennes.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 12h11
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 15h35
    |

            Julia Pascual (envoyée spéciale)








                        



   


Il est 6 h 20 et le ciel commence à s’éclairer, dévoilant progressivement une mer que fend silencieusement l’Aquarius. Mercredi 19 septembre à l’aube, le navire humanitaire des ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF) se rapprochait lentement des côtes libyennes, après trois jours de navigation. La veille, alors que l’Aquarius longeait la Tunisie, l’équipe de SOS Méditerranée a commencé les tours de veille sur la passerelle du navire.
Antoine Clément est le premier à procéder chaque matin. Le sauveteur français de 29 ans attrape une paire de jumelles et scrute l’horizon. Ses boucles blondes s’agitent, soulevées par le vent, tandis que le ciel se pare à l’ouest de bleu et de rose pâles à mesure que le soleil se lève.

   


On peut voir jusqu’à sept ou huit milles nautiques au loin par temps clair. Il n’y avait mercredi matin que des vaguelettes à détailler et quelques bateaux lointains. Pas de rubber boat en détresse, ces embarcations de fortune dans lesquelles les migrants dérivent au péril de leur vie. La mer n’est pas propice aux départs, la faute à un vent venu de l’intérieur des terres, qui produit une mauvaise houle.
« Radeaux » et « bananes »
« Il faut que ton œil arrive à distinguer des épaules qui bougent et des petites têtes au loin, explique Jérémie Demange, sauveteur pour SOS Méditerranée depuis cinq mois, qui s’apprête à relayer Antoine Clément sur le pont. Parfois, on a repéré des carcasses de vaches ou des bouées dans les zones de pêche. » La mer est aussi truffée de plastiques flottants, que les marins surnomment les « perchoirs à mouettes », car les oiseaux aiment s’y agripper.

   


Depuis que l’Aquarius a quitté le port de Marseille, l’équipe de SOS s’est plusieurs fois exercée à des opérations de sauvetage en mer. Antoine Clément sait qu’il devra rester sur le pont, et notamment préparer les gilets de sauvetage, les « radeaux » et les « bananes », tous les flotteurs qui permettront à des gens tombés à l’eau de se maintenir à la surface. Il aidera aussi les rescapés à monter à bord de l’Aquarius.
Ce jeune Breton, qui n’a jamais fait aucun sauvetage en mer, est « partagé entre détermination et appréhension ». Officier de marine marchande, il a surtout travaillé sur des câbliers, « des gros bateaux de 270 mètres qui installent et réparent les câbles sous-marins de télécommunication ». Touché par l’agitation médiatique autour des questions migratoires ces dernières années, Antoine Clément a été marqué par l’homélie du pape sur l’île italienne de Lampedusa en 2013 et les récits de sa sœur juriste qui travaille auprès de mineurs isolés.

   


Les vieux loups de mer, rompus à la solitude des quarts et au confinement des cabines, se retrouvent à cohabiter avec des humanitaires
Début 2018, il se met en congés de son employeur et monte une association avec un ami universitaire, The Humanisea Challenge. A bord d’un voilier, ils se lancent dans un tour de la Méditerranée au cours duquel ils rencontrent des chercheurs qui travaillent sur les migrations. Une avarie suspend momentanément leur périple et Antoine Clément se retrouve alors disponible pour rejoindre l’Aquarius, dont il suivait les aventures. Un bateau « pas du tout habituel », à bord duquel les vieux loups de mer, rompus à la solitude des quarts et au confinement des cabines, se retrouvent à cohabiter avec des humanitaires.

        Lire :
         

          A bord de l’« Aquarius », des sauvetages bouleversés par la crise migratoire européenne



« Besoin d’aller voir ce qu’il se passait »
Kiri Santer n’a rien d’un marin. Mais elle a pris place aux côtés du capitaine, un grand Russe moustachu et taiseux, sur la passerelle du bateau, dont la patine de la console rappelle que l’Aquarius a été construit en 1977. « C’est un espace sensible, de concentration et de prise de décision », explique cette jeune Suisse de 27 ans. Kiri Santer est chargée de recherche et de documentation au sein de l’équipe de SOS Méditerranée.

   


Entourée d’un logiciel cartographique, de radios et autres équipements satellitaires, elle renseigne « tout ce qu’il se passe dans et autour du bateau » et alimente un registre de bord accessible en ligne, le logbook (« livre de bord »). Son poste a été créé cet été, dans un effort de transparence, au moment où le bien-fondé des opérations humanitaires en Méditerranée était remis en cause.
Comme Antoine Clément, l’engagement de Kiri Santer s’est construit en pleine crise migratoire. Doctorante en anthropologie politique, elle a notamment participé à l’association Alarm Phone, une permanence téléphonique pour les personnes en situation de détresse en Méditerranée. A cette occasion, elle a observé la façon dont la coordination des secours en mer a été transférée des autorités maritimes italiennes à la Libye.
Avant d’embarquer sur l’Aquarius, elle s’est interrogée sur sa démarche :
« Je me suis demandé pourquoi je pouvais ressentir un tel enthousiasme à participer à cette mission, pourquoi j’avais besoin d’aller voir ce qu’il se passait. Je trouve important d’être ici pour témoigner du fait que l’Europe est en train d’externaliser la gestion de ses frontières alors qu’elle a la responsabilité d’accueillir les gens qui fuient l’horreur en Libye. »

        Lire :
         

          L’« Aquarius » a quitté Marseille, les soutes pleines « pour pouvoir faire face à l’imprévu »




        Lire les témoignages :
         

          « Plus tard, cette crise sera dans les livres d’histoire et on en aura honte »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Selon une note rendue publique mercredi, près d’un tiers des seniors n’ayant ni emploi ni retraite vivaient en dessous du seuil de pauvreté en 2015.
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Le sort difficile des seniors sans emploi ni pension de retraite

Selon une note rendue publique mercredi, près d’un tiers des seniors n’ayant ni emploi ni retraite vivaient en dessous du seuil de pauvreté en 2015.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 11h54
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières et 
Bertrand Bissuel








                        


C’est une photographie qui en dit long sur les difficultés rencontrées en fin de carrière par des centaines de milliers de personnes. En 2015, près d’un tiers des seniors n’ayant ni emploi ni retraite (« NER ») vivaient en dessous du seuil de pauvreté, selon une note rendue publique, mercredi 19 septembre, par la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), un service rattaché à trois ministères (solidarités, travail, comptes publics). Ainsi, quelque 1,4 million d’individus, âgés de 53 à 69 ans, soit 11 % de cette tranche d’âge, ne percevaient ni revenus d’activité ni pensions. Leurs ressources étaient, dès lors, issues, en très grande partie, « des minima sociaux, des allocations-chômage ou des pensions d’invalidité », rapporte la Drees.
Le recul progressif de l’âge de départ en retraite à 62 ans a eu « pour effet de modifier le nombre de ces personnes », indique l’étude, mais celle-ci ne précise pas dans quel sens, aucune donnée n’étant fournie pour les années antérieures. Une chose est sûre : « Les femmes sont surreprésentées » parmi les seniors sans activité professionnelle ni pension de retraite, puisqu’elles constituent les deux tiers des effectifs (alors qu’elles ne « pèsent » qu’un peu plus de la moitié de la catégorie des 53-69 ans).
Ouvriers ou employés
Près de trois seniors NER sur dix se déclarent « en mauvais ou très mauvais état de santé », alors qu’ils sont 11 % à faire état de ce type de problèmes, parmi l’ensemble des 53-69 ans. Les seniors sans emploi ni retraite sont aussi moins diplômés que les autres et ce sont souvent des ouvriers ou des employés. « Je ne suis pas surprise par les chiffres contenus dans cette étude, commente Annie Jolivet, économiste au Centre d’études de l’emploi et du travail. Ils vont dans le même sens que d’autres recherches montrant qu’un nombre croissant de personnes, à l’approche de la soixantaine, voire plus tôt, basculent dans les minima sociaux. » Pour elle, les réformes des retraites y ont contribué, ainsi que « la diminution de la durée de versement des allocations-chômage et la précarité des emplois ». « Beaucoup de chômeurs ne peuvent plus espérer bénéficier d’une indemnisation jusqu’à la liquidation de leur retraite », complète Annie Jolivet.
Autre facteur qui a joué : la suppression, il y a quelques années, de la dispense de recherche d’emploi, pour les personnes d’au moins 57 ans inscrites à Pôle emploi. Celles-ci sont, du coup, « conduites à se remettre en quête d’un poste, souvent sans succès, ce qui a nourri la montée du nombre de chômeurs âgés, notamment ceux de plus 60 ans ».

        Lire aussi :
         

                Emmanuel Macron face à la fronde des retraités






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Les parcours à la carte voulus par « l’école inclusive » promise par Emmanuel Macron restent difficiles à mettre en œuvre.
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édition abonné


L’école peine à s’adapter aux enfants handicapés

Les parcours à la carte voulus par « l’école inclusive » promise par Emmanuel Macron restent difficiles à mettre en œuvre.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 11h52
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 12h17
    |

            Violaine Morin








                        



                                


                            

Depuis la rentrée, Sabrina est inquiète. Son fils de 13 ans, Enzo, se rend seul au collège, faute d’une personne nommée pour l’aider au cours de la journée. « Multidys », il souffre de troubles variés dont la dyspraxie, la dyslexie et la dysorthographie. Normalement, Enzo devrait être accompagné douze heures par semaine au collège par un accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH). Mais, pour pouvoir suivre une filière professionnelle, Enzo a fait sa rentrée en 3e dans un nouvel établissement où son ancienne AESH n’a pas pu le suivre, faute de contrat disponible pour elle.
Le fils de Sabrina fait partie des 340 000 enfants handicapés scolarisés cette année dans « l’école inclusive » portée par le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, et la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel. Au total, 80 000 enfants sont pris en charge dans des instituts spécialisés, où les heures d’enseignement sont variables selon les cas. Le nombre d’enfants handicapés pris en charge par l’école elle-même a augmenté de 6 % par rapport à la rentrée précédente. Ils n’étaient que 100 000 en 2006.
« Il n’y a plus de solutions à l’extérieur de l’école et les familles doivent savoir que, même si c’est difficile, dans l’intérêt de leur enfant et pour son bien-être futur elles doivent s’accrocher », insiste Sophie Cluzel, pour qui le système scolaire a trop longtemps proposé des filières fléchées, par opposition au « parcours personnalisé avec des périodes en classe ordinaire » qui devait devenir la norme à partir de la loi sur le handicap de 2005. En pratique, ces parcours « à la carte » ressemblent souvent à un parcours du combattant pour les parents.

Un métier peu attractif
La clé de voûte du parcours « personnalisé », c’est bien souvent la présence d’un accompagnant, qui permet à l’enfant de rester en classe dite « ordinaire », comme c’est le cas pour Enzo. Ils sont 110 000 en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ La réalisatrice, survivante de la Shoah, avait signé son premier film de fiction – sur Auschwitz – à l’âge de 75 ans.
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Au cinéma, la longue quête de vérité de Marceline Loridan-Ivens

La réalisatrice, survivante de la Shoah, avait signé son premier film de fiction – sur Auschwitz – à l’âge de 75 ans.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 11h21
    |

            Jacques Mandelbaum








                        



                                


                            

La vie ou, pour mieux dire, la survie de Marceline Loridan à l’enfer d’Auschwitz croise le cinéma à partir de l’après-guerre. En trois temps. Le premier est celui de la rencontre, alors qu’elle fréquente le terreau fertile de la Cinémathèque française d’Henri Langlois, avec Edgar Morin. Le sociologue l’entraîne dans l’aventure de Chronique d’un été, qu’il coréalise en 1961 avec l’ethnologue et cinéaste Jean Rouch, parrain de la Nouvelle Vague. Ce film historique, qui capture un état des lieux de la France d’alors, est une sorte de prélèvement sur le vif de quelques « échantillons » représentatifs de la société de l’époque, expérience menée à partir d’une question délibérément minimaliste : « Comment te débrouilles-tu avec la vie ? »
C’est une des premières traces cinématographiques d’un témoignage portant sur la Shoah, concept à cette époque inexistant
C’est une quête, pour reprendre le mot des auteurs, de « cinéma vérité », rendue possible par l’allégement technique du matériel cinématographique (caméra 16 millimètres, son synchrone) et qui, de fait, passe à la postérité comme les débuts en France du cinéma direct, qui émerge à la même époque aux Etats-Unis et au Canada. L’autre intensité du film, qui passera plus inaperçue et qui n’en constitue pas moins sa brûlure, c’est justement le témoignage bouleversant, le monologue entêtant, la douleur irradiante, vibrante dans ce corps menu et dans la sombre litanie qui s’en échappe, de Marceline Loridan, filmée à la volée dans la beauté pacifiée de la place de la Concorde. C’est une des premières traces cinématographiques d’un témoignage portant sur la Shoah, concept à cette époque inexistant, alors que la mémoire concentrationnaire est dominée par les déportés résistants.
Rage de vivre
Le deuxième chapitre s’ouvre par son mariage avec le réalisateur néerlandais Joris Ivens, coup de foudre réciproque entre la survivante échaudée, provocatrice tous azimuts, et l’une des très...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Rescapée d’Auschwitz, la cinéaste et écrivaine est décédée à Paris mardi 18 septembre à l’âge de 90 ans.
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Marceline Loridan-Ivens, « sœur de camp » de Simone Veil, est morte

Rescapée d’Auschwitz, la cinéaste et écrivaine est décédée à Paris mardi 18 septembre à l’âge de 90 ans.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 12h39
    |

                            Judith Perrignon








                        



                                


                            

Marceline Loridan Ivens, née Rozenberg, s’est éteinte mardi 18 septembre au soir, à Paris. Elle avait 90 ans. Au moment d’écrire sa nécrologie, aucun mot usuel ne semble lui correspondre, aucune case. Dire qu’elle était une réalisatrice, une auteure, une documentariste est à la fois juste et trop pâle. C’était une fille de Birkenau. Matricule 78750 sur son bras. Son corps menu et sec. C’était un rire toisant la mort depuis longtemps. Des flèches acérées aussi. Les films, les livres qu’elle nous laisse sont l’œuvre et la revanche d’une petite juive arrachée à l’enfance, à sa famille, à l’école, un jour de février 1944.
Il y a dans sa chambre, rue des Saints-Pères, à Paris, le portrait et le fantôme de son père, Shloïme Rozenberg, dont elle regrettait si souvent d’avoir relégué le patronyme pour celui de ses maris. C’est la photo d’un homme des années 1930 en costume sombre, la photo d’un juif polonais ayant fui les pogroms avec sa femme et croyant fermement être en sécurité en France, dans une République qui avait réhabilité le capitaine Dreyfus.
Il monta une petite usine de tricot à Nancy, tandis que son épouse ouvrait un magasin à Epinal. Ils avaient cinq enfants. Marceline était la troisième. Un jour, il l’emmena dans une carriole à cheval, en lui promettant une surprise et en lui demandant ! « Qu’est-ce que tu souhaites le plus au monde, Marceline ? » Il lui montra alors le petit château qu’il venait d’acheter pour la famille dans le Sud, à Bollène (Vaucluse). La plus jolie demeure. Sur une colline. A l’aube de la guerre. C’est là que père et fille seront arrêtés. Là, à Bollène, qu’elle se battra des années plus tard contre le maire de la ville, qui voulait inscrire le nom de son père au monument des morts pour la France. Non, lui interdit-elle, il est mort à Auschwitz.
« Il faut continuer… »
Ce n’est d’ailleurs qu’il y a quelques mois qu’elle découvrit, grâce aux recherches d’une documentariste, la lettre qui les avait dénoncés....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Editorial. En annonçant un panel de 54 mesures de réforme du système de soins mardi, Emmanuel Macron semble avoir pris conscience du « mal-être » existant à l’hôpital.
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Plan santé : des intentions salutaires

Editorial. En annonçant un panel de 54 mesures de réforme du système de soins mardi, Emmanuel Macron semble avoir pris conscience du « mal-être » existant à l’hôpital.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 11h24
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Après le plan pauvreté, Emmanuel Macron a posé une nouvelle pierre à la construction de « l’Etat-providence du XXIe siècle », en présentant, mardi 18 septembre, sa stratégie de transformation du système de santé. De l’organisation de la médecine de ville à celle de l’hôpital, cette réforme, la plus ambitieuse depuis 1958, déclinée en 54 mesures, n’est pas, selon la formule du président, un « énième petit pas ». Elle entend restructurer le système de santé « pour les cinquante années à venir ». M. Macron a pris conscience du « mal-être » qui s’est manifesté ces derniers mois par l’accumulation des crises dans les services d’urgence et des grèves dans les hôpitaux psychiatriques. « L’hôpital, a reconnu le chef de l’Etat, est au bout de ce qu’il peut faire pour pallier notre désorganisation collective » et il « risque l’implosion ». 

        Lire aussi :
         

                Fin du numerus clausus, médecins salariés… les mesures du plan santé



En faisant de l’accès aux soins « la priorité des priorités », en luttant contre les déserts médicaux, en plaçant le patient au centre du système, en supprimant le numerus clausus pour former plus de médecins, en privilégiant la prévention et la qualité des soins de proximité, le plan affiche des intentions salutaires. Dès 2019, 400 postes supplémentaires de médecin généraliste seront salariés par des centres hospitaliers de proximité ou des centres de santé situés dans des déserts médicaux. M. Macron a choisi une méthode incitative, récusant la contrainte qualifiée de « réponse fallacieuse ». D’ici au 1er juillet 2021, des communautés territoriales de santé, c’est-à-dire des réseaux de professionnels libéraux, devront couvrir tous les territoires pour répondre aux urgences non vitales afin de désengorger l’hôpital. Entre 20 000 et 100 000 patients devraient être concernés d’ici à 2022.
Une autre innovation majeure est la création d’assistants médicaux, des « aides-soignants de ville » qui épauleront les médecins généralistes ou spécialistes en les déchargeant d’actes simples concourant à la prise en charge du patient. Cela devrait permettre, en mettant en place ce dispositif dès 2019, de gagner entre 15 % et 20 % de temps médical. « L’objectif du quinquennat, a indiqué M. Macron, doit être d’en déployer 4 000. Ce qui représenterait un gain de temps médical équivalant à près de 2 000 médecins supplémentaires. » Quant aux activités hospitalières, elles seront réorganisées avec une répartition des établissements en trois catégories : soins de proximité, soins spécialisés, soins ultra-spécialisés. Le chef de l’Etat a aussi affiché sa volonté de « réinvestir le dialogue social sur les organisations du travail et le développement des compétences ».
Le « changement de paradigme » se veut plutôt consensuel. Il sera suivi d’une loi santé que la ministre, Agnès Buzyn, doit présenter dans quelques mois. Pour montrer sa volonté de passer des intentions aux actes, M. Macron l’a accompagné d’un geste positif. Il a décidé de relever l’objectif national des dépenses d’assurance-maladie (Ondam) de 0,2 point, à 2,5 % en 2019, soit 400 millions d’euros supplémentaires. D’ici à la fin du quinquennat, plus de 3,4 milliards seront consacrés au financement du plan. Pour la Fédération hospitalière de France, ce bonus représentera « à peine la moitié de l’effort d’économies demandé en 2018 aux hôpitaux ». Si la perspective d’une Sécurité sociale excédentaire se confirme, il sera sans doute opportun de desserrer davantage l’étau budgétaire.



                            


                        

                        

