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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ L’ex-république soviétique du Caucase avait attaqué en 2015 l’équipe de l’émission de France 2 pour la diffusion d’un reportage la présentant comme une « dictature, l’une des plus féroces au monde ».
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L’Azerbaïdjan qualifié de « dictature » par « Cash investigation » : un Etat ne peut pas poursuivre en diffamation, dit la justice française

L’ex-république soviétique du Caucase avait attaqué en 2015 l’équipe de l’émission de France 2 pour la diffusion d’un reportage la présentant comme une « dictature, l’une des plus féroces au monde ».



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 17h07
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 17h31
   





                        



   


La justice française a confirmé, mercredi 19 septembre, que l’Azerbaïdjan, qualifié de « dictature » par la journaliste Elise Lucet dans l’émission « Cash Investigation », ne pouvait engager de poursuites en diffamation, à l’instar de tout autre Etat.
Comme en première instance, les poursuites de l’ex-république soviétique du Caucase ont été déclarées irrecevables par la cour d’appel de Versailles.

L’Azerbaïdjan perd en appel  contre #CashInvestigation la liberté d’informer a gagné #laurentrichard— EliseLucet (@Elise Lucet)


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Impossible de diffamer un Etat
« Un Etat étranger ne (peut) pas être assimilé à un particulier » et la loi relative à la liberté de la presse de 1881 « ne permet pas à un Etat étranger, pas plus qu’à l’Etat français, d’engager une poursuite en diffamation », a rappelé la cour dans un arrêt dont l’AFP a obtenu copie. Seuls les responsables et représentants d’un Etat peuvent demander réparation s’ils estiment que leur réputation ou leur honneur ont été entachés.
La cour a donc estimé que c’était « à bon droit que les premiers juges » du tribunal correctionnel de Nanterre avaient « rejeté les demandes formées par l’Etat d’Azerbaïdjan ».
Selon l’organisation Reporters sans frontières (RSF), c’était la première fois qu’un Etat étranger poursuivait un journaliste sur le sol français.
L’Azerbaïdjan avait porté plainte peu après la diffusion le 7 septembre 2015 d’un reportage sur les coulisses des voyages présidentiels de François Hollande. La présentatrice Elise Lucet avait introduit le sujet en présentant le régime de Bakou comme une « dictature, l’une des plus féroces au monde ».

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Le ministère public avait requis à l’audience, le 13 juin, un abandon de la procédure ou, à défaut, une relaxe de France Télévisions et de Mme Lucet, ainsi que de l’auteur du reportage, le journaliste Laurent Richard, qui avait qualifié le chef de l’Etat caucasien de « dictateur » et de « despote » dans une émission de radio.
Liberté d’expression
« Pour nous, cette décision aboutit à ce que toute personne puisse tenir des propos diffamatoires voire racistes ou antisémites sans qu’un Etat puisse se défendre », a réagi mercredi Laurence Dauxin, l’une des avocates de l’Etat caucasien. « C’est un déni de justice », a-t-elle estimé, précisant que son client réfléchissait à un pourvoi en cassation ou à lancer une nouvelle procédure, au civil.
A contrario, pour Juliette Félix, avocate de France Télévisions et d’Elise Lucet, l’arrêt de la cour d’appel est « une très bonne décision » qui « garantit la liberté d’expression des journalistes dénonçant les exactions commises par les dictatures et autres Etats autoritaires ». « C’est une très bonne nouvelle pour la démocratie. Les dictatures ne peuvent pas exporter leur censure en France », a renchéri Virginie Marquet, avocate de M. Richard.
L’Azerbaïdjan occupe la 163e place sur 180 dans le classement de la liberté de la presse établi en 2018 par l’ONG Reporters sans frontières.

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Comment « Le Monde » a enquêté sur la stratégie d’influence de l’Azerbaïdjan
En partenariat avec dix autres rédactions européennes, dont l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), le Berlingske danois, la Süddeutsche Zeitung et le Guardian, Le Monde a disséqué le fonctionnement de la « Lessiveuse » (« Laundromat ») azerbaïdjanaise : 16 000 transactions effectuées par quatre sociétés offshore proches du régime, entre 2012 et 2014.
Parmi les bénéficiaires des 2,5 milliards d’euros distribués, on trouve l’Allemand Eduard Lintner et l’Italien Luca Volontè, deux anciennes figures de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, une institution dont l’objet est la défense des droits humains.
L’Azerbaïdjan, où toute opposition est muselée, a ainsi érigé en priorité de sa diplomatie la lutte contre les critiques de sa politique en matière de droits humains. Le pays cherche aussi des soutiens dans le conflit du Haut-Karabakh, qui l’oppose à son voisin arménien. Autre personnalité ayant reçu des virements de la « Lessiveuse » : Kalin Mitrev, mari de l’actuelle directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova.
Retrouvez tous les articles de notre dossier :
« Diplomatie du caviar » au Conseil de l’Europe : comment l’Azerbaïdjan s’offre l’amitié de responsables politiques européens« Diplomatie du caviar » en France : les échanges de bons procédés entre l’Azerbaïdjan et les élus françaisDroits de l’homme : où en est l’Azerbaïdjan ?Tribune de Khadija Ismaïlova, journaliste d’investigation azerbaidjanaise : « L’Azerbaïdjan rappelle les dernières années du régime du chah iranien »





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Le magazine people a été condamné à 45 000 euros d’amende et 100 000 euros de dommages et intérêts pour des clichés publiés en septembre 2012.
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« Closer » condamné en appel pour avoir publié des photos de Kate Middleton dénudée

Le magazine people a été condamné à 45 000 euros d’amende et 100 000 euros de dommages et intérêts pour des clichés publiés en septembre 2012.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 15h48
   





                        


L’affaire avait fait grand bruit, en France et surtout outre-Manche, quand Closer avait publié, en septembre 2012, des photos volées du prince William et de sa femme, Kate Middleton, la poitrine dénudée. La cour d’appel de Versailles a confirmé, mercredi 19 septembre, la condamnation des deux dirigeants du magazine people à une même amende de 45 000 euros, la sanction maximale.
Dans son arrêt, la cour a confirmé en tout point le jugement rendu en première instance en septembre 2017, qui avait condamné la directrice de rédaction, Laurence Pieau, et le directeur de publication, Ernesto Mauri, pour « complicité ou divulgation d’un document obtenu par une atteinte à l’intimité de la vie privée ». La cour a aussi suivi le tribunal correctionnel de Nanterre, en validant les 100 000 euros de dommages et intérêts alloués à Kate Middleton et à son mari.
Le no 379 de l’hebdomadaire people, daté du 14 septembre 2012, contenait des clichés estivaux de la duchesse et du duc de Cambridge au bord de la piscine d’un luxueux domaine du sud de la France. Cette publication avait fait scandale au Royaume-Uni et provoqué le courroux de la famille royale britannique, qui avait saisi la justice française et obtenu l’interdiction de toute nouvelle diffusion des images, que même les tabloïds anglais s’étaient refusés à publier.
Deux photographes, soupçonnés d’être les auteurs des clichés, ont aussi vu leur condamnation confirmée mercredi à 10 000 euros dont 5 000 avec sursis. Ces deux paparazzis de l’agence parisienne Bestimage, Cyril Moreau et Dominique Jacovides, ont toujours nié avoir pris les photos incriminées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ L’intensification du conflit et l’envolée des prix risquent d’entraîner une augmentation considérable du nombre d’enfants souffrant de famine, selon l’ONG Save the Children.
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Yémen : plus de 5 millions d’enfants menacés de famine

L’intensification du conflit et l’envolée des prix risquent d’entraîner une augmentation considérable du nombre d’enfants souffrant de famine, selon l’ONG Save the Children.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 14h57
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 15h25
   





                        



   


Plus de 5 millions d’enfants sont menacés de famine au Yémen. Dans un rapport rendu public mercredi 19 septembre, l’ONG Save the Children met en garde contre « une famine d’ampleur sans précédent » dans ce pays, alors que le conflit s’aggrave et que les prix de la nourriture et du carburant s’envolent.
Le gouvernement yéménite, soutenu par l’Arabie saoudite, combat les rebelles houthistes, appuyés par l’Iran, dans une guerre qui a déjà entraîné la mort de 2 200 enfants, selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). Save the Children a estimé qu’un million d’enfants supplémentaires risquaient de souffrir de la famine, portant à 5,2 millions le nombre total d’enfants sous-alimentés dans ce pays pauvre de la péninsule arabique.
La reprise lundi d’une offensive des forces progouvernementales visant le port stratégique de Hodeïda – principal point d’entrée des importations et de l’aide internationale – met en péril l’accès à l’aide humanitaire et a déjà un impact économique sur les civils, notent des experts.
Une « arme de guerre »
« Le temps commence à manquer » pour empêcher « une famine dévastatrice » au Yémen et « nous ne pouvons permettre la moindre perturbation » dans la distribution de l’aide aux « victimes innocentes du conflit », a déclaré mercredi le Programme alimentaire mondial (PAM) dans un communiqué. Dès octobre 2017, le PAM avait averti qu’au-delà des combats et des raids aériens, la nourriture était désormais « une arme de guerre » au Yémen.
Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), le prix des denrées alimentaires a augmenté de 68 % depuis 2015, date à laquelle une coalition sous commandement saoudien est entrée en guerre aux côtés du gouvernement pour combattre les milices houthistes, qui contrôlent de vastes territoires, dont la capitale Sanaa et le port de Hodeïda. Le coût d’un panier alimentaire de produits de base a augmenté de 35 %, tandis que les prix de l’essence, du diesel et du combustible pour la cuisine ont augmenté de plus de 25 % depuis novembre 2017.

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L’interruption de l’approvisionnement de la population en denrées alimentaires par le biais du port de Hodeïda, sur la mer Rouge, « mettrait la vie de centaines de milliers d’enfants en danger immédiat, tout en poussant des millions d’autres vers la famine », a déclaré Save the Children. Cette ville, qui subit un blocus quasi total, est sous la menace d’une attaque car l’Arabie saoudite et ses alliés accusent les rebelles d’y faire transiter clandestinement des armes venues d’Iran. Les houthistes et Téhéran nient ces accusations.
Menace de choléra
Les Nations unies ont également averti que tout combat majeur dans cette ville pourrait mettre un terme aux distributions de nourriture à 8 millions de Yéménites qui en dépendent pour leur survie.
Sur vingt enfants de moins de 5 ans, au moins un souffre de malnutrition aiguë sévère à Hodeïda selon l’Unicef, qui estime aussi à plus de 11 millions, soit 80 % des enfants du pays, les petits Yéménites ayant « un besoin désespéré d’assistance humanitaire ».
Depuis mars 2015, quelque 10 000 personnes ont été tuées, en majorité des civils, et plus de 56 000 blessés dans le conflit. Selon l’ONU, trois Yéménites sur quatre ont aujourd’hui besoin d’aide, notamment alimentaire, et le pays est menacé par une troisième vague de choléra.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Les chercheurs Jonathan Wareham et Laia Pujol appellent dans une tribune au « Monde » à une meilleure utilisation du potentiel des grands équipements scientifiques européens pour développer des technologies innovantes contribuant au bien-être économique et social.
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Les « perles cachées » de l’innovation technologique européenne

Les chercheurs Jonathan Wareham et Laia Pujol appellent dans une tribune au « Monde » à une meilleure utilisation du potentiel des grands équipements scientifiques européens pour développer des technologies innovantes contribuant au bien-être économique et social.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 14h15
    |

Jonathan Wareham (Professeur en systèmes d’information à l’Esade Business School, à Barcelone) et Laia Pujol (Doctorante à l’Esade Business School)







                        



                                


                            

Tribune. Le 26 septembre 2017, lors de son discours à la Sorbonne, le président Emmanuel Macron avait suggéré la création d’une agence d’innovation paneuropéenne, semblable à la Defense Advanced Research Projects Agency (Darpa) américaine, entrée dans la légende du développement de nouvelles technologies dès sa création en 1958 au sein du département de la défense des Etats-Unis.
Le commissaire européen à la recherche et à l’innovation, Carlos Moedas, a, quant à lui, proposé, en octobre 2017, la création d’un « conseil européen de l’innovation » pour piloter le programme Horizon 2020. Pour l’un comme pour l’autre, il est urgent d’aider l’Europe à rattraper son retard sur ses concurrents internationaux en matière d’innovation.
M. Moedas suggère, peut-être à juste titre, qu’une agence européenne intergouvernementale sur le modèle de la Darpa constituerait une approche trop « descendante » pour les Etats membres. Son argumentation ignore toutefois un élément essentiel : les technologies de la Darpa, qui ont marqué de leur empreinte presque tous les produits numériques disponibles sur le marché aujourd’hui – GPS, réalité virtuelle, voitures autonomes –, ont été développées dans un environnement commercial.
En effet, la quasi-totalité des entreprises qui ont marqué les débuts de la Silicon Valley, dont IBM, Hewlett-Packard ou Oracle, doivent leur succès aux grands contrats passés avec l’armée américaine. La question n’est pas de glorifier le rôle des dépenses militaires, mais de souligner l’importance d’une forte traction par la demande dans le processus d’innovation. Comment l’Europe peut-elle stimuler la demande d’innovation ?
Une longue et fière tradition de progrès
L’Europe a une longue et fière tradition de progrès scientifique. Elle peut se vanter de disposer des infrastructures de recherche parmi les plus sophistiquées au monde, avec notamment l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN),...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Dans la nuit de mardi à mercredi, une voiture a percuté trois personnes, dans un incident qui pourrait être à caractère islamophobe selon Scotland Yard.
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Londres : trois piétons blessés par une voiture devant une mosquée

Dans la nuit de mardi à mercredi, une voiture a percuté trois personnes, dans un incident qui pourrait être à caractère islamophobe selon Scotland Yard.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 12h47
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 13h01
   





                        


Une voiture a percuté et blessé trois personnes à proximité d’une mosquée londonienne dans la nuit de mardi 18 à mercredi 19 septembre, dans un incident qui pourrait être à caractère islamophobe, a annoncé Scotland Yard, la police de Londres. Deux hommes âgés d’une vingtaine d’années souffrent de blessures « mineures », tandis qu’un quinquagénaire a été hospitalisé à cause d’« une blessure sérieuse à la jambe ».
« Nous prenons cet incident très au sérieux, a déclaré l’officier de police Kelly Schonhage dans un communiqué. Il n’est pas traité comme étant de nature terroriste, mais l’aspect haineux de cette collision est examiné comme une circonstance aggravante. »
La police londonienne a établi que, vers minuit, les occupants d’une voiture « se comportaient de manière antisociale » sur un parking privé à proximité de la mosquée Al-Majlis Al-Hussaini, dans le quartier de Cricklewood, dans la banlieue nord-ouest de la capitale britannique. « Ils buvaient et auraient consommé des drogues », selon Scotland Yard.
« Commentaires islamophobes »
Sur place, des agents de sécurité privés ont demandé aux quatre occupants du véhicule, trois hommes et une femme âgés d’une vingtaine d’années, de quitter les lieux. La voiture se serait alors rapprochée de la mosquée, déclenchant une confrontation avec « un large groupe de personnes », selon le récit de la police. Les occupants du véhicule auraient prononcé « des commentaires islamophobes », avant que la voiture prenne la fuite, percutant trois individus dans sa course.
L’association Hussaini, qui gère la mosquée, et y avait organisé un événement mardi soir, a dénoncé l’incident et suspecte une « attaque islamophobe préméditée ».
Le 19 juin 2017, un Britannique de 48 ans, Darren Osborne, avait foncé à bord d’une camionnette sur des fidèles musulmans près de la mosquée de Finsbury Park. Cette attaque islamophobe avait fait un mort et douze blessés, et avait été traitée par la police comme un attentat. Elle avait été perpétrée dans un climat d’extrême fébrilité au Royaume-Uni, après trois attentats en trois mois, à Londres et Manchester, ayant fait 35 morts et revendiqués par le groupe djihadiste Etat islamique (EI).
Le nombre de délits et crimes à caractère « haineux » a augmenté de 29 % en Angleterre et au pays de Galles en 2016-2017, selon les derniers chiffres du ministère de l’intérieur. Ils atteignent leur plus haut niveau en six ans. « Le terrorisme d’extrême droite constitue une menace grandissante », avait reconnu au début de juin le ministre de l’intérieur, Sajid Javid.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Les groupes à but non lucratif ne pourront pas garder secret le nom des donateurs qui ont versé de l’argent pour influencer une élection fédérale. Un jugement qui pourrait limiter la puissance de groupes extérieurs aux équipes de campagne.
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Midterms J – 48 : la justice s’attaque à « l’argent noir » des campagnes

Les groupes à but non lucratif ne pourront pas garder secret le nom des donateurs qui ont versé de l’argent pour influencer une élection fédérale. Un jugement qui pourrait limiter la puissance de groupes extérieurs aux équipes de campagne.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 12h41
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 15h46
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

La Maison Blanche et les républicains veulent faire des élections de mi-mandat du 6 novembre une sorte de plébiscite pour Donald Trump, tandis que les démocrates espèrent obtenir la majorité à la Chambre des représentants. A partir du 3 septembre, le correspondant du « Monde » à Washington, Gilles Paris, recense quotidiennement les principaux éléments de la campagne.
Le fait du jour
Les adversaires de « l’argent noir » (dark money) dans le financement des campagnes électorales aux Etats-Unis ont marqué un point, mardi 18 septembre. La Cour suprême a en effet décidé de ne pas intervenir dans la décision prise par une juge fédérale, le 4 août. Beryl Howell a estimé, contrairement à la jurisprudence respectée jusqu’à présent par la Commission électorale fédérale, que les groupes à but non lucratif ne pouvaient pas garder secret le nom des donateurs qui ont versé de l’argent pour influencer une élection fédérale.
A moins de cinquante jours des élections du 6 novembre, ce jugement pourrait avoir pour conséquence de limiter la puissance de certains de ces groupes extérieurs aux équipes de campagne. Il est entré en vigueur dès la décision de la Cour suprême. Cette dernière a pris de court les observateurs. La plus haute instance juridique américaine est en effet présidée par John Roberts dont le rôle a été décisif pour supprimer les plafonds de dépenses dans un arrêt historique rendu en 2010.
La présidente de la Commission électorale fédérale, Caroline Hunter, nommée par le président républicain George W. Bush, a regretté « que les citoyens et les groupes qui souhaitent défendre leurs candidats doivent maintenant faire face à beaucoup d’incertitudes moins de deux mois avant les élections ». Les défenseurs d’une réglementation plus stricte ont au contraire célébré cette décision.
« C’est un grand jour pour la transparence et la démocratie », a déclaré dans un communiqué Noah...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Après trois jours de navigation, le navire humanitaire de Méditerranée et Médecins sans frontières se rapproche des côtes libyennes.
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Sur l’« Aquarius » : « Il faut distinguer des épaules qui bougent et des petites têtes au loin »

Après trois jours de navigation, le navire humanitaire de Méditerranée et Médecins sans frontières se rapproche des côtes libyennes.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 12h11
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 15h35
    |

            Julia Pascual (envoyée spéciale)








                        



   


Il est 6 h 20 et le ciel commence à s’éclairer, dévoilant progressivement une mer que fend silencieusement l’Aquarius. Mercredi 19 septembre à l’aube, le navire humanitaire des ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF) se rapprochait lentement des côtes libyennes, après trois jours de navigation. La veille, alors que l’Aquarius longeait la Tunisie, l’équipe de SOS Méditerranée a commencé les tours de veille sur la passerelle du navire.
Antoine Clément est le premier à procéder chaque matin. Le sauveteur français de 29 ans attrape une paire de jumelles et scrute l’horizon. Ses boucles blondes s’agitent, soulevées par le vent, tandis que le ciel se pare à l’ouest de bleu et de rose pâles à mesure que le soleil se lève.

   


On peut voir jusqu’à sept ou huit milles nautiques au loin par temps clair. Il n’y avait mercredi matin que des vaguelettes à détailler et quelques bateaux lointains. Pas de rubber boat en détresse, ces embarcations de fortune dans lesquelles les migrants dérivent au péril de leur vie. La mer n’est pas propice aux départs, la faute à un vent venu de l’intérieur des terres, qui produit une mauvaise houle.
« Radeaux » et « bananes »
« Il faut que ton œil arrive à distinguer des épaules qui bougent et des petites têtes au loin, explique Jérémie Demange, sauveteur pour SOS Méditerranée depuis cinq mois, qui s’apprête à relayer Antoine Clément sur le pont. Parfois, on a repéré des carcasses de vaches ou des bouées dans les zones de pêche. » La mer est aussi truffée de plastiques flottants, que les marins surnomment les « perchoirs à mouettes », car les oiseaux aiment s’y agripper.

   


Depuis que l’Aquarius a quitté le port de Marseille, l’équipe de SOS s’est plusieurs fois exercée à des opérations de sauvetage en mer. Antoine Clément sait qu’il devra rester sur le pont, et notamment préparer les gilets de sauvetage, les « radeaux » et les « bananes », tous les flotteurs qui permettront à des gens tombés à l’eau de se maintenir à la surface. Il aidera aussi les rescapés à monter à bord de l’Aquarius.
Ce jeune Breton, qui n’a jamais fait aucun sauvetage en mer, est « partagé entre détermination et appréhension ». Officier de marine marchande, il a surtout travaillé sur des câbliers, « des gros bateaux de 270 mètres qui installent et réparent les câbles sous-marins de télécommunication ». Touché par l’agitation médiatique autour des questions migratoires ces dernières années, Antoine Clément a été marqué par l’homélie du pape sur l’île italienne de Lampedusa en 2013 et les récits de sa sœur juriste qui travaille auprès de mineurs isolés.

   


Les vieux loups de mer, rompus à la solitude des quarts et au confinement des cabines, se retrouvent à cohabiter avec des humanitaires
Début 2018, il se met en congés de son employeur et monte une association avec un ami universitaire, The Humanisea Challenge. A bord d’un voilier, ils se lancent dans un tour de la Méditerranée au cours duquel ils rencontrent des chercheurs qui travaillent sur les migrations. Une avarie suspend momentanément leur périple et Antoine Clément se retrouve alors disponible pour rejoindre l’Aquarius, dont il suivait les aventures. Un bateau « pas du tout habituel », à bord duquel les vieux loups de mer, rompus à la solitude des quarts et au confinement des cabines, se retrouvent à cohabiter avec des humanitaires.

        Lire :
         

          A bord de l’« Aquarius », des sauvetages bouleversés par la crise migratoire européenne



« Besoin d’aller voir ce qu’il se passait »
Kiri Santer n’a rien d’un marin. Mais elle a pris place aux côtés du capitaine, un grand Russe moustachu et taiseux, sur la passerelle du bateau, dont la patine de la console rappelle que l’Aquarius a été construit en 1977. « C’est un espace sensible, de concentration et de prise de décision », explique cette jeune Suisse de 27 ans. Kiri Santer est chargée de recherche et de documentation au sein de l’équipe de SOS Méditerranée.

   


Entourée d’un logiciel cartographique, de radios et autres équipements satellitaires, elle renseigne « tout ce qu’il se passe dans et autour du bateau » et alimente un registre de bord accessible en ligne, le logbook (« livre de bord »). Son poste a été créé cet été, dans un effort de transparence, au moment où le bien-fondé des opérations humanitaires en Méditerranée était remis en cause.
Comme Antoine Clément, l’engagement de Kiri Santer s’est construit en pleine crise migratoire. Doctorante en anthropologie politique, elle a notamment participé à l’association Alarm Phone, une permanence téléphonique pour les personnes en situation de détresse en Méditerranée. A cette occasion, elle a observé la façon dont la coordination des secours en mer a été transférée des autorités maritimes italiennes à la Libye.
Avant d’embarquer sur l’Aquarius, elle s’est interrogée sur sa démarche :
« Je me suis demandé pourquoi je pouvais ressentir un tel enthousiasme à participer à cette mission, pourquoi j’avais besoin d’aller voir ce qu’il se passait. Je trouve important d’être ici pour témoigner du fait que l’Europe est en train d’externaliser la gestion de ses frontières alors qu’elle a la responsabilité d’accueillir les gens qui fuient l’horreur en Libye. »

        Lire :
         

          L’« Aquarius » a quitté Marseille, les soutes pleines « pour pouvoir faire face à l’imprévu »




        Lire les témoignages :
         

          « Plus tard, cette crise sera dans les livres d’histoire et on en aura honte »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Après leur défilé commun aux JO d’hiver de Pyeongchang en février, Séoul et Pyongyang continuent leur rapprochement diplomatique par le sport.
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Candidature commune des deux Corées aux Jeux olympiques de 2032

Après leur défilé commun aux JO d’hiver de Pyeongchang en février, Séoul et Pyongyang continuent leur rapprochement diplomatique par le sport.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 12h36
   





                        



   


Les deux Corées ont annoncé mercredi 19 septembre une candidature commune aux Jeux olympiques de 2032, projet ambitieux et nouvelle illustration de la diplomatie du sport après des JO d’hiver qui avaient servi de catalyseur au spectaculaire dégel en cours.
Ce projet, qui exigerait un niveau de coopération et de confiance mutuelles sans précédent entre les deux pays, figure dans une déclaration commune publiée à l’issue du sommet intercoréen de Pyongyang entre les dirigeants nord-coréen Kim Jong-un et sud-coréen Moon Jae-in.

        Lire le portrait croisée :
         

          Le Nord-Coréen Kim et le Sud-Coréen Moon commencent à s’apprécier



« Le Sud et le Nord sont convenus de participer conjointement et activement aux compétitions internationales, y compris les Jeux olympiques d’été de 2020, et de coopérer en vue d’une candidature commune pour accueillir ensemble les Jeux olympiques d’été de 2032 », souligne le texte, sans plus de précisions. La décision du Nord de participer aux Jeux d’hiver organisés en février à Pyeongchang, en Corée du Sud, avait marqué un remarquable changement de cap dans la péninsule divisée.
L’année précédente, les tensions avaient atteint des sommets alors que la Corée du Nord multipliait les tirs de missiles et menait son sixième essai nucléaire. Kim Jong-un et le président américain, Donald Trump, échangeaient alors insultes personnelles et menaces apocalyptiques.
Niveau de coopération extraordinaire
Les JO de cet hiver en Corée furent l’occasion pour les athlètes des deux Corées de défiler ensemble pendant la cérémonie d’ouverture, derrière un drapeau de l’unification montrant une péninsule exempte de partition. Nord et Sud ont également formé leur première équipe olympique unifiée, des joueuses de hockey sur glace.
Depuis, la diplomatie du sport s’est poursuivie, avec la constitution d’équipes communes pour les championnats du monde de tennis de table ITTF et plusieurs compétitions des Jeux asiatiques en Indonésie.
Le patron du Comité international olympique, Thomas Bach, a fait savoir récemment qu’il était ouvert à des discussions entre les deux pays pour un défilé et des compétitions communes aux jeux 2020 de Tokyo.
Une éventuelle participation nord-coréenne à l’organisation des JO constituerait un événement totalement inédit. Cela exigerait de la part d’une Corée du Nord recluse et minée par la pauvreté une capacité d’ouverture et de puissance financière qui lui font pour l’heure défaut. Organiser des Jeux olympiques exigerait également un niveau de coopération extraordinaire entre deux ennemis de la guerre froide qui sont toujours techniquement en conflit, la guerre de Corée (1950-1953) s’étant achevée sur un armistice et non sur un traité de paix en bonne et due forme.

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                La Corée du Nord prête à fermer un site de tirs de missiles en présence d’inspecteurs internationaux






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Les affrontements, notamment sur la route de l’aéroport international, ont provoqué une coupure générale d’électricité sur les régions ouest et sud du pays.
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Compte rendu

En Libye, reprise des combats au sud de Tripoli

Les affrontements, notamment sur la route de l’aéroport international, ont provoqué une coupure générale d’électricité sur les régions ouest et sud du pays.


LE MONDE
              datetime="2018-09-19T11:07:10+02:00"

        Le 19.09.2018 à 11h07






    
Des passagers à l’aéroport de Mitiga, dans l’est de la capitale libyenne, après sa réouverture le 7 septembre 2018.
Crédits : MAHMUD TURKIA / AFP


Les combats entre milices rivales ont repris mardi 18 septembre au sud de la capitale libyenne Tripoli, provoquant une coupure générale d’électricité sur l’ouest et le sud du pays, selon la Compagnie nationale d’électricité. Malgré un accord de cessez-le-feu conclu le 4 septembre sous l’égide de l’ONU, les affrontements ont repris en matinée, notamment sur la route de l’aéroport international de Tripoli, détruit en 2014 par des combats, selon des témoins et un journaliste de l’AFP.

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La Compagnie nationale d’électricité a elle déploré des dégâts sur son réseau de distribution, dus aux combats, qui ont provoqué une coupure généralisée sur les régions ouest et sud du pays. Elle a précisé ultérieurement, dans un communiqué, avoir commencé à rétablir « progressivement » l’alimentation, « malgré des conditions de travail difficiles ». La Libye fait déjà face à une pénurie d’électricité et la population souffre d’un rationnement de l’approvisionnement électrique.
Déloger les milices
S’agissant des récents combats enregistrés près de la capitale, l’émissaire de l’ONU en Libye Ghassan Salamé avait fait état la semaine dernière de quatorze violations de la trêve observées par son organisation. Il avait toutefois souligné que le cessez-le-feu était « globalement respecté », après les affrontements ayant coûté la vie à au moins soixante-trois personnes fin août et début septembre.
Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, Tripoli est sous la coupe de milices en quête d’argent et de pouvoir. Elles se livrent à une lutte acharnée pour la domination de la capitale.

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                En Libye, l’organisation Etat islamique fait peser un danger inédit sur Tripoli



Le Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale, a récemment annoncé une série de mesures en vue de sécuriser Tripoli et déloger les milices des institutions de l’Etat et des banques.
Vols suspendus
Lundi 17 septembre, le ministre de l’intérieur du GNA, Abdessalam Achour, a annoncé qu’une « force régulière » allait être chargée de sécuriser le seul aéroport encore opérationnel dans la capitale libyenne, fermé depuis plusieurs jours en raison de violences.
L’aéroport de Mitiga est situé dans une ancienne base de l’armée qui comprend également une prison et des entrepôts militaires. Le tout est contrôlé par la « Force de dissuasion », un groupe salafiste qui fait office de police à Tripoli et est impliqué dans les combats au sud de la capitale.

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                En Libye, l’ONU annonce un accord de cessez-le-feu près de Tripoli



Mercredi 12 septembre, des roquettes se sont abattues dans le périmètre de l’aéroport et les vols ont été suspendus depuis. L’aéroport avait déjà été fermé du 31 août au 6 septembre en raison de combats entre groupes armés rivaux. Il avait rouvert après la signature de l’accord de cessez-le-feu, lequel reste très fragile dans la mesure où les différents groupes rivaux tiennent toujours leurs positions sur les lignes de front.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ La proximité inédite entre les dirigeants des deux Corées lors du sommet de Pyongyang apporte au Sud une nouvelle perception du Nord.
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Le Nord-Coréen Kim et le Sud-Coréen Moon commencent à s’apprécier

La proximité inédite entre les dirigeants des deux Corées lors du sommet de Pyongyang apporte au Sud une nouvelle perception du Nord.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 11h38
    |

            Philippe Mesmer (Séoul, envoyé spécial)








                        



                                


                            

A quoi tient la réussite d’une partie d’échecs diplomatique ? A des mots, des gestes, des images. L’avenir dira si le sommet intercoréen, organisé du 18 au 20 septembre, à Pyongyang, aura marqué un réel changement dans l’histoire de la péninsule avec l’annonce faite, mercredi 19, par le président Moon Jae-in et le dirigeant du Nord, Kim Jong-un, de l’arrêt du site de tirs de missiles de Tongchang-ri et la promesse de suspendre les installations nucléaires de Yongbyon sous condition de « réciprocité » américaine, ainsi que de mesures pour réduire les tensions nucléaires et développer les échanges entre le Nord et le Sud.
Ces déclarations ont été prononcées lors d’une conférence de presse commune à Baekhwawon, la luxueuse résidence des hôtes étrangers de Pyongyang en Corée du Nord, théâtre de leur deuxième journée de discussions, mais également du travail de communication entrepris pour accompagner ces négociations intercoréennes. Ainsi, toute la matinée, la caméra du gouvernement sud-coréen a vagabondé dans ses couloirs, choisissant de s’attarder sur Kim Yo-jong, sœur de Kim Jong-un, en pleine discussion avec Chung Eui-yong, responsable de la sécurité nationale à la présidence sud-coréenne, avant de se concentrer sur les deux leaders, apparaissant au détour d’un couloir, suivis de leurs épouses.
Ces images n’ont rien d’un hasard. Elles apparaissent désormais comme des éléments constitutifs des sommets. « Nous avons souhaité changer l’image de Kim Jong-un, que les administrations conservatrices n’hésitaient pas à diaboliser, et promouvoir les initiatives de paix, explique un officiel du Sud. C’est un choix fait dès le ­discours d’ouverture du Nouvel An de M. Kim », en janvier, quand il a répondu positivement aux appels au dialogue de Moon Jae-in.
Le premier sommet du 27 avril au village de la trêve de Panmunjom a été largement couvert ­médiatiquement. Pour celui de Pyongyang, Séoul a insisté auprès de la partie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ L’escalade dans la bataille commerciale qui oppose Washington à Pékin inquiète les entreprises implantées dans l’ex-empire du Milieu.
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Taxes douanières : les firmes américaines en Chine accusent le coup

L’escalade dans la bataille commerciale qui oppose Washington à Pékin inquiète les entreprises implantées dans l’ex-empire du Milieu.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 11h01
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

La Chine avait prévenu ; la riposte ne s’est pas fait attendre. En écho à la décision du président américain Donald Trump d’imposer une taxe de 10 % sur 200 milliards de dollars (171 milliards d’euros) d’importations chinoises, Pékin a annoncé qu’il taxerait 60 milliards de dollars de produits américains.
Pour Jack Ma, patron du géant chinois du commerce en ligne Alibaba, ces frictions pourraient durer encore vingt ans
Ces nouveaux droits de douane de 5 % à 10 % entreront en application lundi 24 septembre, en même temps que les taxes américaines, a précisé le ministère chinois des finances, mardi 18 septembre. La Chine a aussi déposé une nouvelle plainte devant l’Organisation mondiale du commerce. Ces montants s’ajoutent aux 50 milliards de produits taxés à 25 % de part et d’autre début juillet.
Cette guerre commerciale risque de peser rapidement sur les entreprises. Jack Ma, le président du géant chinois du commerce en ligne Alibaba, s’est inquiété de ces frictions commerciales qui pourraient, selon lui, durer encore vingt ans et compliquer sérieusement la situation des sociétés.

Les trois quarts des entreprises américaines (74,3 %) estiment qu’elles souffriront de cette deuxième salve de taxes, contre 60 % pour la première, d’après une étude de la Chambre de commerce américaine en Chine (AmCham), publiée le 13 septembre. Près de la moitié des firmes (47,2 %) prévoient un « fort impact négatif », contre 21,5 % pour les premières taxes américaines.
« Suffisance de la part du gouvernement américain »
Kenneth Jarrett, le président de l’AmCham, met en garde contre les suites du conflit. « Le montant concerné par la première phase (…) était assez modeste, en particulier pour les grands groupes qui ont des activités diversifiées. Cela a pu donner lieu à une certaine suffisance de la part du gouvernement américain. On le voit dans les déclarations de l’administration assurant que les taxes n’ont pas eu d’effets sur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Dans cette chronique, l’économiste indienne Jayati Ghosh estime que c’est en luttant contre le comportement prédateur de multinationales en situation de monopole que les bienfaits du libre-échange pourront être développés et équitablement partagés.
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Contre les méfaits de la mondialisation, « une guerre économique n’est pas la solution »

Dans cette chronique, l’économiste indienne Jayati Ghosh estime que c’est en luttant contre le comportement prédateur de multinationales en situation de monopole que les bienfaits du libre-échange pourront être développés et équitablement partagés.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 11h00
    |

Jayati Ghosh (Professeur d’économie à l’université Jawaharlal-Nehru de New Delhi)







                        



                                


                            
Vu d’ailleurs. Pour la plupart des détracteurs de la mondia­lisation, le libre-échange est responsable du creusement des inégalités et de l’aggravation de l’insécurité économique des travailleurs. Cette logique explique le soutien aux décisions de Donald Trump d’augmenter les droits de douane. Jusque dans les rangs des travailleurs de pays en voie de développement, pourtant habituellement décrits comme les principaux bénéficiaires de la mondialisation. Il est vrai que, à mesure de la libéralisation des échanges commerciaux, les inégalités se sont accentuées. Les règles mondiales actuelles permettent à un petit nombre de grandes sociétés de capter une part toujours plus importante de la valeur créée par les échanges.
la concurrence de plus en plus intense dans la phase de production pousse les prix à la baisse
Ces sociétés bénéficient souvent de monopoles de propriété intellectuelle, renforcés par des accords de libre-échange conçus pour développer leur pouvoir de marché. Ceci leur permet de percevoir des rentes économiques, en particulier aux stades antérieurs (la conception) et postérieurs (marketing et stratégie de marque) à la production, là où sont générés le plus de profits et de valeur ajoutée.
Dans le même temps, la concurrence de plus en plus intense dans la phase de ­production pousse les prix à la baisse, si bien que les employeurs comme les travailleurs perçoivent une part décroissante de la valeur. Nombre de pays en voie de développement qui auraient dû bénéficier de la mondialisation des chaînes de valeur sont ainsi restés confinés à des activités à faibles productivité et valeur ajoutée.
De graves déséquilibres
Le rapport 2018 de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced, à paraître) constate que quelques grandes entreprises ont régulièrement accru leur part dans les exportations totales, jusqu’à dominer le monde. Cette tendance s’est même intensifiée depuis la crise financière mondiale...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Le premier ministre veut cesser tout financement public pour ces enseignements universitaires.
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Dans la Hongrie de Viktor Orban, la fin académique des études de genre

Le premier ministre veut cesser tout financement public pour ces enseignements universitaires.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 10h51
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 12h20
    |

            Blaise Gauquelin (Budapest, envoyé spécial)








                        



                                


                            

C’est le nouveau combat de Viktor Orban. Alors que le Parlement européen a voté, le 12 septembre, en faveur du lancement de l’article 7 du traité de l’Union européenne (UE), pouvant à terme permettre de sanctionner le pays pour ses atteintes à l’Etat de droit, la Hongrie part en croisade contre les études de genre.
Le 14 août, l’exécutif a annoncé sa décision de retirer les « gender studies » de la liste des diplômes jouissant d’une accréditation officielle, posant ainsi la première pierre du projet de « nouvelle ère » culturelle et intellectuelle, annoncé par le premier ministre, après sa réélection, le 8 avril.
La réforme, formulée à l’occasion d’une transformation des allocations étudiantes, doit être adoptée dans le courant du mois de septembre. Elle mettrait un terme à tout financement public pour ces enseignements. « Les gens naissent hommes ou femmes et, selon nous, il n’est pas acceptable de parler d’une construction sociale des genres remplaçant les sexes biologiques », affirme le gouvernement, en réponse aux questions du Monde. Les études concernant le genre, qui forment un champ de recherche interdisciplinaire sur les rapports sociaux entre les sexes, ont d’abord été institutionnalisées dans les campus américains.

En Hongrie, elles sont enseignées depuis plus de vingt ans à l’Université d’Europe centrale (CEU), un établissement fondé par le milliardaire américain d’origine hongroise George Soros, personnalité dont le soutien financier aux thèses progressistes déplaît fortement au chantre de la « démocratie illibérale ». Des étudiants sont également formés à l’université publique Loránd Eötvös (ELTE).
Selon Eva Fodor, rectrice à la CEU, en posant la question de la légitimité académique de ces études, controversées dans les milieux conservateurs et religieux, ce pays d’Europe centrale serait à la pointe des attaques portées sur l’ensemble du continent contre le féminisme et les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Lancée fin 2017, la procédure contre la Pologne se trouve dans l’impasse.
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Etat de droit : l’UE incapable de sanctionner Varsovie et Budapest

Lancée fin 2017, la procédure contre la Pologne se trouve dans l’impasse.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 10h50
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 16h19
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Le sujet n’est pas inscrit à l’ordre du jour du sommet européen informel de Salzbourg, mercredi 19 et jeudi 20 septembre, mais il devrait être dans toutes les têtes des vingt-huit chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne (UE). Est-il possible de sanctionner la Hongrie pour ses dérives en matière d’Etat de droit, comme l’a demandé le Parlement européen lors d’un vote historique, le 12 septembre ? La question se pose, tant la procédure similaire lancée pour la Pologne est actuellement en panne.
Exceptionnelle, cette procédure, dite « article 7 », en vertu des traités de l’UE peut théoriquement mener jusqu’à une suspension des droits de vote du pays concerné au conseil – l’organe qui regroupe les Etats –, soit une mise au ban du jeu européen. Mais s’il a eu une valeur symbolique et politique forte, mener l’article 7 à son terme relève quasiment de l’impossible. En ce qui concerne la Pologne, la procédure a été lancée par la Commission, pour la première fois de l’histoire de l’UE, en décembre 2017. L’exécutif européen estimait que les réformes de la justice voulues par le gouvernement ultraconservateur du Parti droit et justice (PiS) faisaient courir « un risque clair de violation grave de l’Etat de droit » dans le pays. A l’époque, l’institution communautaire espérait encore que le PiS amenderait ses réformes controversées.
Neuf mois après le déclenchement de cette procédure, Varsovie n’a quasiment pas modifié sa copie. Et une de ses mesures les plus controversées, la mise en retraite d’office d’un tiers des juges de la Cour suprême, entre progressivement en application depuis début juillet.
« Le dialogue n’a pas permis de progrès substantiels quant à nos préoccupations sur les réformes de la justice en Pologne », Nathalie Loiseau et Michael Roth, ministres des affaires européennes
Le conseil des ministres des affaires européennes, qui se tenait mardi 18 septembre à Bruxelles, n’a pu que constater « des positions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Deux demandeurs d’asile avaient été arrêtés après la mort d’un Allemand de 35 ans, affaire qui a provoqué des manifestations d’extrême droite.
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En Allemagne, un étranger suspecté du meurtre de Chemnitz disculpé

Deux demandeurs d’asile avaient été arrêtés après la mort d’un Allemand de 35 ans, affaire qui a provoqué des manifestations d’extrême droite.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 13h56
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


L’un des deux demandeurs d’asile arrêtés à Chemnitz (Saxe) au lendemain du meurtre de Daniel Hillig, un Allemand de 35 ans poignardé en pleine rue dans la nuit du 25 au 26 août et dont la mort a provoqué d’importantes manifestations d’extrême droite, a été remis en liberté.
« Le mandat d’arrêt pour homicide volontaire en réunion contre le suspect irakien a été levé aujourd’hui par le tribunal d’instance de Chemnitz sur ordre du parquet », a annoncé la porte-parole du parquet de cette ville de 240 000 habitants, mardi 18 septembre, lors d’une conférence de presse, ajoutant que le second suspect arrêté fin août, un Syrien de 23 ans, restait sous mandat d’arrêt, et qu’un troisième homme, de nationalité irakienne, était toujours recherché par la police.

        Le reportage :
         

          Allemagne : à Chemnitz, PME cherchent réfugiés désespérément



Aucune trace ADN
Confirmant des déclarations faites un peu plus tôt dans la journée par l’avocat du jeune homme de 22 ans libéré mardi, qui a regretté que son client ait « passé plus de trois semaines en détention sans motif concret », la porte-parole du parquet a confirmé qu’aucune trace de l’ADN de celui-ci n’avait été trouvée sur le couteau récupéré sur les lieux du crime avec le sang de la victime. « Aucun témoin ne l’a vu donner des coups de couteau », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’un deuxième couteau avait été utilisé mais qu’il « n’avait pas été retrouvé jusqu’ici malgré des recherches intensives ».
L’annonce de cette libération a provoqué de vives réactions à l’extrême droite. « Quoi ? Pardon ? Une protection plutôt qu’une expulsion pour un demandeur d’asile débouté, DÉJÀ PLUSIEURS FOIS CONDAMNÉ. L’Allemagne est vraiment devenue folle », a immédiatement commenté Jörg Meuthen, le coprésident du parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), sur Twitter.
A l’origine des premières manifestations, organisées quelques heures après le meurtre de Daniel Hillig, l’association Pro Chemnitz, un « mouvement citoyen » d’extrême droite fondé en 2009 et qui avait recueilli 5,66 % des voix aux élections municipales de 2014, a, quant à elle, appelé à un nouveau rassemblement, le sixième depuis le début de l’affaire, vendredi 21 septembre, en fin d’après-midi.

        Les réponses à vos questions :
         

          Allemagne : « Indiscutablement, des tabous sur l’extrême droite sont brisés »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le patriarcat de Constantinople devrait reconnaître l’indépendance de l’Eglise orthodoxe ukrainienne sous tutelle jusqu’ici du patriarcat de Moscou.
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édition abonné


Les orthodoxes russes et ukrainiens au bord du schisme

Le patriarcat de Constantinople devrait reconnaître l’indépendance de l’Eglise orthodoxe ukrainienne sous tutelle jusqu’ici du patriarcat de Moscou.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 10h38
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 12h32
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Territorial et politique, le conflit entre la Russie et l’Ukraine se déplace désormais sur le terrain religieux. Dans la foulée d’une assemblée extraordinaire, le Saint-Synode, l’institution collégiale au sommet de sa hiérarchie, qui s’est réunie à Moscou le 14 septembre, l’Eglise orthodoxe russe a pris la décision sans précédent de rompre pour partie ses relations avec le patriarcat de Constantinople. Car ce dernier s’apprête à reconnaître l’autocéphalie, l’indépendance de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, aujourd’hui encore divisée en deux principales branches concurrentes, dont la plus importante dépend de Moscou depuis la fin du XVIe siècle.
« Constantinople est pressé d’achever [ce] processus tant que l’actuel président ukrainien, Petro Porochenko, est au pouvoir, car il le soutient activement », le métropolite Hilarion
La décision finale de Bartholomée Ier, le patriarche de Constantinople, considéré comme le chef symbolique des 300 millions de chrétiens orthodoxes dans le monde, devrait intervenir lors de la réunion de son propre synode, prévue du 9 au 11 octobre. Mais l’envoi préalable de deux de ses représentants à Kiev « dans le cadre des préparatifs de l’octroi de l’autocéphalie à l’Eglise orthodoxe d’Ukraine », selon les termes de son communiqué, ne laisse guère de doutes sur ses intentions. « Nous sommes arrivés avec une mission extraordinaire (…) afin de continuer le travail sur une chose déjà décidée », a confirmé, lundi 17 septembre, l’un des deux émissaires, l’archevêque américain Daniel, en marge d’une rencontre avec le président ukrainien, Petro Porochenko.
« Constantinople est pressé d’achever [ce] processus tant que l’actuel président ukrainien, Petro Porochenko, est au pouvoir, car il le soutient activement », avait déjà fustigé depuis Moscou le métropolite Hilarion, responsable des relations extérieures de la patriarchie de Moscou. Ce n’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ L’entreprise estime que les preuves présentées par ce jardinier américain atteint d’un cancer ne sont pas suffisantes pour démontrer la nocivité du glyphosate.
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Monsanto fait appel de sa condamnation à payer 289 millions de dollars à Dewayne Johnson

L’entreprise estime que les preuves présentées par ce jardinier américain atteint d’un cancer ne sont pas suffisantes pour démontrer la nocivité du glyphosate.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 10h22
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 10h55
   





                        



   


Monsanto a fait appel, mardi 18 septembre, devant la cour supérieure de San Francisco, en Californie, de sa condamnation à verser 289,2 millions de dollars (248 millions d’euros) à Dewayne Johnson, jardinier atteint d’un cancer après avoir utilisé un herbicide au glyphosate.
Dans les documents déposés devant le tribunal, la filiale de Bayer estime que la décision du jury l’ayant condamnée est insuffisamment étayée par les preuves présentées par Dewayne Johnson. « La décision du jury est totalement en contradiction avec plus de quarante ans d’utilisation réelle, un ensemble important de données et d’analyses scientifiques (…) qui étayent la conclusion que les herbicides à base de glyphosate sont sûrs et ne provoquent pas de cancer chez l’homme », a déclaré Bayer dans un communiqué mardi.
Bayer considère que Dewayne Johnson n’a pas prouvé que le glyphosate avait provoqué son cancer et que les éléments scientifiques qu’il a présentés au procès « étaient bien inférieurs à la norme de causalité requise par la loi californienne ».

        Opération intoxication :
         

          les réseaux de Monsanto en infographie



Nouvelle audience le 10 octobre
La plainte de Dewayne Johnson, déposée en 2016, a fait l’objet d’un procès rapide en raison de la gravité de son lymphome non hodgkinien, un cancer du système lymphatique causé selon lui par des années d’exposition au Roundup et au Ranger Pro, un autre herbicide de Monsanto.
L’entreprise a demandé à la juge Suzanne Bolanos, qui a présidé le procès, d’annuler le verdict, de réduire la condamnation ou d’ordonner un nouveau procès. Une audience sur ces requêtes est prévue le 10 octobre. Monsanto avait déjà annoncé dans un communiqué qu’elle ferait appel du verdict si nécessaire.
L’action Bayer, qui a racheté Monsanto cette année pour 63 milliards de dollars, a chuté après la condamnation de sa nouvelle filiale le 10 août. Elle a clôturé à 73,30 euros mardi, soit 20 % en deçà de son cours précédant cette condamnation.

        Sur Les Décodeurs :
         

          le débat sur le glyphosate résumé en discussion pour/contre







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Les électeurs togolais seront appelés à voter en décembre pour des législatives, des élections locales et un référendum dont le contenu n’est pas encore connu.
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Compte rendu

Au Togo, la Commission électorale annonce la tenue de trois scrutins en décembre

Les électeurs togolais seront appelés à voter en décembre pour des législatives, des élections locales et un référendum dont le contenu n’est pas encore connu.


LE MONDE
              datetime="2018-09-19T10:19:18+02:00"

        Le 19.09.2018 à 10h19






    
Manifestation contre le président togolais Faure Gnassingbé, à Lomé, le 5 octobre 2017.
Crédits : MATTEO FRASCHINI KOFFI / AFP


Les Togolais seront appelés aux urnes en décembre pour des élections législatives et locales, ainsi que pour un référendum pour des réformes constitutionnelles, a annoncé mardi 18 septembre le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). « Nous aurons les élections locales et le référendum le 16 décembre 2018. Et le 20 décembre, nous organiserons les élections législatives », a déclaré Kodjona Kadanga dans une conférence de presse à Lomé.

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« Techniquement, nous sommes prêts pour faire face à ces scrutins. Je peux vous assurer que nous avons le matériel électoral suffisant, ainsi que les ressources humaines. A notre niveau, aucun problème ne se pose », a-t-il souligné.
Boycott de l’opposition
M. Kadanga n’a pas voulu révéler la question exacte qui sera soumise au référendum, mais il est fort probable que les électeurs togolais devront voter pour ou contre la révision constitutionnelle prévoyant la limitation non rétroactive à deux du nombre de mandats présidentiels.
Cette réforme avait été boycottée par l’opposition qui réclame la mise en place immédiate de cette limitation. N’ayant pas obtenu la majorité nécessaire au Parlement, elle avait été renvoyée de facto au référendum, ce que rejette l’opposition.

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La coalition de quatorze partis d’opposition, qui avait organisé des marches historiques de protestation dans les grandes villes du pays pour demander la démission du président Faure Gnassingbé, avait refusé la tenue des législatives avant la fin de l’année, craignant des « fraudes » dans le contexte de crise actuelle.
Dernières élections locales en 1985
Elle a finalement accepté d’y participer mais à condition qu’un « chronogramme sérieux » soit élaboré (nouvelle date des élections, date du recensement électoral, travail sur le fichier électoral, date du démarrage de la campagne électorale…) et que la CENI soit complètement recomposée.
L’opposition parlementaire a même refusé d’envoyer ses quatre représentants au sein de la CENI, chargée d’organiser et de superviser les élections, réclamant un meilleur équilibre des forces politiques en présence. La CENI a toutefois commencé ses travaux, sans que l’opposition n’y soit représentée. « Le quorum est atteint, car nous sommes treize membres sur dix-sept à travailler. L’opposition parlementaire peut nous rejoindre à tout moment », a souligné le président de la CENI.

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L’annonce de la tenue de ses trois scrutins a été une surprise : le projet de référendum n’avait pas été abordé depuis plusieurs mois, et les dernières élections locales remontent à 1985. Les villes sont actuellement administrées par des présidents de délégation spéciale, nommés par le président de la République.
Faure Gnassingbé est au pouvoir depuis 2005, après la mort de son père, qui avait dirigé ce petit pays d’Afrique de l’Ouest pendant trente-huit ans. La non-rétroactivité de la limitation des mandats lui permettrait de se représenter pour l’élection présidentielle de 2020 et 2025.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Le religieux a été kidnappé à son domicile dans la région de Tillabéri, zone frontalière où les incursions djihadistes sont fréquentes.
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Compte rendu

Un prêtre italien enlevé dans le sud-ouest du Niger

Le religieux a été kidnappé à son domicile dans la région de Tillabéri, zone frontalière où les incursions djihadistes sont fréquentes.


LE MONDE
              datetime="2018-09-19T09:49:12+02:00"

        Le 19.09.2018 à 09h49

     •
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          datetime="2018-09-19T09:57:58+02:00"

        Mis à jour le 19.09.2018 à 09h57






    
La région de Tillabéri, dans le sud-ouest du Niger, où un prêtre italien, Pier Luigi Maccalli, a été enlevé le 17 septembre 2018, non loin de la frontière zone frontalière avec le Burkina Faso.
Crédits : Capture d'écran Google Maps


Un prêtre italien, Pier Luigi Maccalli, âgé de 57 ans, a été enlevé par des hommes armés, lundi 17 septembre au soir, à son domicile à Bamoanga, un village de la région de Tillabéri, dans le sud-ouest du Niger, en proie à de fréquentes incursions djihadistes.
« L’enlèvement a eu lieu vers 21 heures [heure locale, soit 20 heures TUC]. Les assaillants étaient environ huit et sont venus en moto. Ils ont enlevé le prêtre à son domicile, situé en face de son église », a précisé à l’AFP Thomas Codjovi, chargé de la communication de la mission catholique dans ce pays, citant des sources locales.
« Ils ont d’abord cassé [la porte de] sa maison avant de l’extraire et de partir avec lui sur une de leurs motos et ont piqué droit vers la frontière du Burkina Faso. Il y avait également des sœurs, mais ils n’ont enlevé que lui », a ajouté M. Codjovi. « Dix minutes après, ils sont revenus pour tirer en l’air, manifestement pour intimider les populations. »
Pas de revendication
« Les ravisseurs sont venus du Burkina Faso », a affirmé le ministre porte-parole du gouvernement, Zakaria Abdourahamane, précisant que les forces de sécurité nigériennes « ratissaient le secteur pour essayer de trouver » le missionnaire.
La Société des missions africaines, dont dépend le prêtre, a confirmé l’enlèvement sur sa page Facebook. Elle souligne être « en contact constant avec la cellule de crise du ministère italien des affaires étrangères » et précise : « Il n’y a pas de revendication pour l’instant. »
Le Niger, pays très pauvre, est en proie à des attaques djihadistes récurrentes, notamment dans le sud-ouest, zone proche du Mali. En avril, un humanitaire allemand avait été enlevé dans la même région de Tillabéri. En octobre 2016, c’est plus au nord qu’un humanitaire américain avait été kidnappé. Ces otages, dont on est toujours sans nouvelles, ont été emmenés au Nord-Mali, selon des sources sécuritaires.

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« Toute la bande [située à l’]ouest et [au] nord de Niamey est à risques. Ce serait un vrai suicide pour des Occidentaux de s’y aventurer, personne ne peut garantir leur sécurité », a déclaré à l’AFP Mohamed Ouagaya, ex-militaire nigérien et actuel conseiller en sécurité du président du Parlement. « Pour se déplacer, il faut donc nécessairement avoir une escorte sécuritaire, et pour s’y établir il faut impérativement solliciter une protection des autorités. […] Raison pour laquelle, les expatriés, autrefois fortement présents sur ce terrain, se sont plutôt concentrés ces dernières années dans la seule capitale, Niamey, mieux sécurisée », a-t-il ajouté.
Le ministre porte-parole a estimé que ces propos « ne correspondaient pas à la réalité », jugeant que le Niger faisait « beaucoup d’efforts pour assurer la sécurité ». Les chancelleries occidentales déconseillent en tout cas fortement d’effectuer de longs séjours dans les zones frontalières. Toute la frontière nigéro-malienne est classée zone rouge par le ministère français des affaires étrangères et le reste du pays est classé orange.
« Fortes pressions sur les communautés locales »
Hasard du calendrier, la Banque mondiale a approuvé mardi 18 septembre un financement de 80 millions de dollars (près de 69 millions d’euros) pour des projets en faveur des réfugiés fuyant « les attaques des groupes armés non étatiques et les conflits intercommunautaires » ainsi que de leurs communautés d’accueil dans plusieurs régions du Niger, dont celle de Tillabéri. « Le Niger est un havre de sécurité pour de nombreux réfugiés. Cette situation exerce de fortes pressions sur les communautés locales qui les accueillent », explique l’institution. Tillabéri et Tahoua abritent depuis 2012 quelque 60 000 réfugiés maliens. Et depuis janvier 2018, Tillabéri a enregistré 17 000 déplacés internes
Le village de Bamoanga, où le prêtre italien a été enlevé, se trouve à proximité du Parc du W, situé de part et d’autre des frontières entre Niger, Burkina et Bénin, désormais considérées comme une zone à hauts risques. La situation au Burkina Faso s’est considérablement dégradée ces derniers mois. Une double attaque a notamment fait au moins neuf morts le week-end dernier dans le sud-est du Burkina.

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Pays majoritairement musulman, le Niger compte 1 à 2 % de chrétiens sur une population de 20 millions d’habitants. Le département de Torodi, où se trouve Bamoanga, est l’un des secteurs où on trouve la plus grande concentration de chrétiens. Leur cohabitation avec les musulmans se passe habituellement sans problème. L’archevêque de Niamey, Laurent Lompo, premier archevêque nigérien, est originaire de Torodi.
Après la publication de caricatures du prophète Mahomet par Charlie Hebdo en France en 2015, des émeutes antichrétiennes à Niamey avaient fait dix morts et détruit la plupart des églises.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Souvent pointé du doigt pour ses méfaits sur la santé humaine, l’huile de palme est aussi responsable d’une déforestation sans précédent dans l’archipel indonésien et cela malgré les engagements pris en 2010 au sommet de Cancun. Retour en chiffres sur ce fléau.
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Quand l’huile de palme abat les arbres

Souvent pointé du doigt pour ses méfaits sur la santé humaine, l’huile de palme est aussi responsable d’une déforestation sans précédent dans l’archipel indonésien et cela malgré les engagements pris en 2010 au sommet de Cancun. Retour en chiffres sur ce fléau.



LE MONDE
 |    19.09.2018 à 09h07
 • Mis à jour le
19.09.2018 à 10h36
    |

            Eugénie Dumas et 
Marianne Boyer








                        



   





                            


                        

                        

