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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Dans un tribune adressée au « Monde », un collectif s’inquiète que le diabète ou les maladies cardiovasculaires frappent désormais tous les pays, qu’ils soient à revenus élevés ou faibles. Ces pathologies sont aujourd’hui la principale cause de décès sur la planète.
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La « lutte contre les maladies non transmissibles », une urgence sanitaire mondiale

Dans un tribune adressée au « Monde », un collectif s’inquiète que le diabète ou les maladies cardiovasculaires frappent désormais tous les pays, qu’ils soient à revenus élevés ou faibles. Ces pathologies sont aujourd’hui la principale cause de décès sur la planète.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 13h13
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 16h27
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. L’évolution de la consommation alimentaire et les modes de vie de plus en plus sédentaires ont un fort impact sur la santé ­humaine et sur l’environnement et renforcent les risques de développer des maladies non transmissibles (MNT), dont le diabète ou les maladies cardiovasculaires font partie.
Depuis plus de dix ans, elles sont devenues les principales causes de décès dans le monde, entraînant 15 millions de morts prématurées chaque année. Ces changements de modes de vie frappent aujourd’hui de plein fouet les pays à revenus faibles et intermédiaires. Contrairement aux idées reçues, surpoids et obésité sont le lot d’un grand nombre d’habitants en Afrique de l’Ouest. Qui pourrait imaginer que 38 % des femmes en âge de procréer y sont déjà en surpoids et que 15 % sont obèses.
L’augmentation de la consommation de matières grasses d’origine animale et d’aliments industriels, conjuguée à une urbanisation massive, source de changements de modes de vie plus propices aux MNT, sont les causes de ces transitions au niveau épidémiologique.

L’industrie agroalimentaire, moteur de ces changements, impacte la santé humaine mais aussi l’environnement. L’intensification des modes de production, la surconsommation de viande, l’utilisation massive de produits chimiques dans l’agriculture (glyphosate), l’utilisation de substances chimiques et d’emballages (phtalates) pour conserver les aliments ont un impact majeur sur l’environnement et participent aux fortes émissions de CO2.
En parallèle, trop de gras, de sucré, d’aliments trop ­riches en calories ainsi qu’une consommation importante de boissons sucrées et d’alcools ou d’aliments contaminés par des pesticides, associés à une baisse de l’activité physique, sont des facteurs de risques importants de MNT. Le diabète illustre parfaitement ce lien fort entre santé des populations et santé de notre planète et les défis liés.
90 % des cas de diabète seraient évitables avec...



                        

                        


<article-nb="2018/09/18/19-2">
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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Ce modèle, le seul dont le code est public, commence à s’imposer entre les géants Casio et Texas Instruments.
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Un ingénieur français dépoussière le marché de la calculatrice

Ce modèle, le seul dont le code est public, commence à s’imposer entre les géants Casio et Texas Instruments.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 12h08
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            
La France est divisée en deux. Il y a les lycées Casio et les ­lycées Texas Instruments, selon que les professeurs de ­mathématiques recommandent l’une ou l’autre des calculatrices graphiques de ces deux marques qui se partagent le marché – un peu plus de la moitié est en fait ­dominé par Casio. Mais, depuis la rentrée, une entreprise française, Numworks, essaie de briser ce duopole avec une machine disponible en fait depuis déjà un an.
Son fondateur, Romain Goyet, rappelle qu’il a eu l’idée de se ­lancer en voyant, en 2015, à son ­retour des Etats-Unis, que dans les supermarchés, il y avait les mêmes calculatrices que celle qu’il utilisait dix ans plus tôt. « Et en plus, leur conception remonte à près de vingt ans. Les élèves font les frais de ce marché sclérosé, ajoute cet ingénieur, un ancien d’Apple. Il y avait un pari un peu fou au départ de penser qu’avec une dizaine d’ingénieurs on pourrait concurrencer ces grandes entreprises ».
Nouveaux convertis
Le pari n’est pas encore réussi, mais le produit est sorti et fonctionne, grâce il est vrai à plus d’une dizaine de mises à jour en une année. « Le produit n’était pas abouti il y a un an, et des gens ont pu rester sur cette idée. Mais ce n’est plus le cas », rappelle Claire Savinas, professeure dans un ­lycée à Villeneuve-lès-Avignon (Gard), qui a opté pour Numworks. Un des derniers communiqués de presse de l’entreprise, sans donner de chiffres de vente, liste néanmoins le nom de nouveaux convertis, comme Henri-IV à ­Paris, le Parc à Lyon ou le lycée français de San Francisco.
A partir de la seconde, ces calculettes servent, outre à calculer, à tracer les courbes associées à des fonctions, à lire les valeurs de ces fonctions, mais aussi à calculer des suites et à faire des statistiques ou des probabilités. Depuis la ­rentrée, la programmation en ­python (même si ce langage n’est pas officiellement nommé) doit être enseignée. Seules deux ­machines le permettent, Numworks...




                        

                        


<article-nb="2018/09/18/19-3">
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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Le Japonais Yusaku Maezawa sera le premier touriste à faire le tour de la Lune à bord d’une fusée SpaceX. Une nouvelle étape dans la privatisation de l’espace, selon Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
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« Un milliardaire sur orbite pour médiatiser l’aventure spatiale de SpaceX »

Le Japonais Yusaku Maezawa sera le premier touriste à faire le tour de la Lune à bord d’une fusée SpaceX. Une nouvelle étape dans la privatisation de l’espace, selon Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 10h54
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 11h36
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Seuls les milliardaires et les poètes peuvent espérer décrocher la lune. Yusaku Maezawa appartient à la première catégorie et il vient de s’offrir le billet de transport le plus cher du monde. Il sera le premier passager payant à s’envoler à bord d’une fusée américaine pour aller faire le tour de la lune et revenir. Et comme il est partageur et peu regardant à la dépense, il a annoncé qu’il inviterait à bord « six à huit artistes ». M. Maezawa n’est pas à 100 millions d’euros près. Cet entrepreneur de 42 ans, qui a fait fortune en lançant « Zozo », une marque de prêt-à-porter en ligne très populaire au Japon, est sorti de l’anonymat en 2017 quand il a payé la somme record de 110 millions de dollars (94 millions d’euros) pour une toile du peintre américain Basquiat.
Le compte à rebours est donc lancé, mais il est difficile de connaître son terme. Officiellement, la fusée qui l’emportera avec ses amis artistes, devrait décoller aux alentours de 2023. Mais quand on connaît l’enthousiasme du fondateur de SpaceX, Elon Musk, et sa notion très flexible des délais, on est en droit de douter de la ponctualité du décollage. Le véhicule n’existe pas encore, et le design a déjà été modifié deux fois. Tout juste sait-on qu’il ne s’agira pas du modèle Falcon Heavy, testé cette année, mais d’une fusée très différente, une sorte de navette new-look dont la destination finale devrait être mars. Face à un tel défi, et compte tenu du fait qu’Elon Musk, que ce soit pour SpaceX ou pour son autre société, Tesla, n’a jamais vraiment tenu les délais promis, le jeune Yusaku aura le temps de vieillir un peu.
Un marché stratégique
Mais il était important pour SpaceX d’envoyer un signal fort. La société a bouleversé le monde feutré du lancement de satellites commerciaux. Avec le soutien actif et financier de la Nasa, la firme a cassé les prix sur ce secteur dominé jusque-là par l’européenne Ariane et le russe Soyouz. Un marché à la fois stratégique,...




                        

                        


<article-nb="2018/09/18/19-4">
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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Le gouvernement veut mettre fin à la première année « couperet » en faculté de médecine.
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Le numerus clausus remplacé par de nouvelles procédures sélectives

Le gouvernement veut mettre fin à la première année « couperet » en faculté de médecine.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 10h35
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 10h42
    |

            Camille Stromboni








                        



                                


                            
En finir avec un système « périmé », « injuste », « inefficace ». C’était une promesse forte d’Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle : remettre à plat le numerus clausus. A l’arrivée, la transformation annoncée par le président de la République, mardi 18 septembre, lors de la présentation de sa réforme du système de santé, est de grande ampleur pour les premières années des études de santé.
Instauré depuis 1971, ce dispositif qui limite le nombre de places ouvertes en fin de première année commune aux études de santé (Paces), pour rejoindre ensuite les études de médecine, de maïeutique, d’odontologie et de pharmacie, sera supprimé à la rentrée 2020. Le même sort sera réservé à la Paces et à son concours, unanimement pointés comme un immense gâchis, dans la mesure où plus des trois quarts des quelque 60 000 inscrits échouent à l’issue de cette première année.
Reconnaissant que ceci « ne réglera pas le problème de la démographie médicale », la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a expliqué cette mesure par le besoin d’« arrêter le gâchis humain » : « Ça suffit de désespérer des générations entières de jeunes qui obtiennent le bac parfois avec une mention bien ou très bien, mais se voient refuser l’entrée dans des études de médecine et vivent cela comme un échec fondamental », a-t-elle déclaré, lundi 17 septembre, dans un entretien au Parisien.

Mais cette sélection « couperet » sera remplacée par de nouvelles procédures sélectives en fin de première, deuxième et troisième années d’études. « Le système restera sélectif, il n’est pas question de rogner sur l’excellence de la formation de nos étudiants en santé, précise-t-on à l’Elysée. Mais avec un appareil de formation globalement plus intelligent, moins académique et qui conduit moins au bachotage. » Le passage à un système alternatif nécessitera une loi qui doit être adoptée en 2019.
Les principales...




                        

                        


<article-nb="2018/09/18/19-5">
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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Une étude montre qu’un médicament hormonal, l’Androcur, multiplie par 7 le risque de développer des tumeurs cérébrales, le plus souvent bénignes. Mais le phénomène pourrait en fait être dopé par toute une classe de molécules hormonales.
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Un traitement hormonal augmente le risque de méningiome

Une étude montre qu’un médicament hormonal, l’Androcur, multiplie par 7 le risque de développer des tumeurs cérébrales, le plus souvent bénignes. Mais le phénomène pourrait en fait être dopé par toute une classe de molécules hormonales.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 06h00
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Le risque était connu, mais pas son ­ampleur. Une vaste étude réalisée par la Caisse nationale de l’Assurance-maladie (CNAM) montre que le risque de méningiome, une tumeur au cerveau le plus souvent bénigne, augmente fortement avec la prise d’un dérivé de la progestérone.
Il est « multiplié par 7 pour les femmes traitées par de fortes doses d’acétate de cyprotérone, commercialisé sous le nom d’“Androcur” (Bayer) et des génériques, sur une longue période (plus de six mois) et par 20 après cinq années de traitement à une dose d’un comprimé de 50 mg par jour ».
Androcur est prescrit, selon l’indication officielle, pour combattre une pilosité excessive (hirsutisme) chez la femme et certaines formes du cancer de la prostate chez l’homme. Mais il est largement utilisé hors de son autorisation de mise sur le marché (AMM), dans le traitement de l’endométriose, de certaines formes d’acné, etc. Il peut aussi être prescrit à des personnes transgenres pour ses propriétés antiandrogéniques. En France en 2017, 90 000 femmes prenaient de l’acétate de cyprotérone (25 % de l’Androcur), ce qui représente 60 % du marché européen.
Rendue publique le 27 août par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) – elle sera publiée dans les mois à venir –, « cette étude, menée avec le service de neurochirurgie de ­l’hôpital Lariboisière, à Paris, a été réalisée sur 400 000 femmes qui ont consommé de l’acétate de cyprotérone (comprimés dosés à 50 mg) entre 2006 et 2015, une population très importante », précise le docteur Alain Weill, directeur adjoint du département des études en santé publique de la CNAM, qui a piloté ces travaux.
« Un risque relativement faible »
Au total, plus de 500 cas de méningiomes opérés ont été recensés. Le plus souvent, ces tumeurs bénignes ont été opérées car la patiente présentait des symptômes (aphasie, troubles de l’élocution…). Tumeur la plus fréquente du système nerveux central après 35 ans (environ 30 %),...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Ce passionné d’art contemporain a annoncé qu’il inviterait « six ou huit artistes » à le rejoindre dans le vaisseau de la compagnie SpaceX en 2023.
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/09/2018
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Le milliardaire Yusaku Maezawa sera le premier touriste à faire le tour de la Lune

Ce passionné d’art contemporain a annoncé qu’il inviterait « six ou huit artistes » à le rejoindre dans le vaisseau de la compagnie SpaceX en 2023.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 04h22
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 09h37
   





                        


La compagnie spatiale américaine SpaceX a annoncé, lundi 17 septembre, que le milliardaire japonais Yusaku Maezawa, 42 ans, fondateur d’un grand site de mode et collectionneur d’art contemporain, serait le premier passager privé à faire le tour de la Lune en 2023.
« J’inviterai six ou huit artistes du monde entier à me rejoindre dans cette mission », a, de son côté, annoncé l’intéressé, après avoir été présenté par le patron de SpaceX, Elon Musk, au siège de l’entreprise en Californie. « Ils devront créer quelque chose à leur retour sur Terre. Leurs chefs-d’œuvre inspireront tous les rêveurs qui sommeillent en nous », a-t-il lancé, répétant qu’aller sur la Lune était son « rêve d’enfant ».
Passionné d’art contemporain
M. Maezawa a en outre affirmé avoir payé toutes les places à bord de la fusée BFR, que SpaceX est en train de construire, mais sans en dévoiler le prix. Sa fortune est estimée à 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros), selon Forbes.
Il s’était montré admiratif de SpaceX dans le passé, notamment en février, après le lancement réussi de la grande fusée Falcon Heavy. « Je suis ému d’avoir pu participer à cet événement sur place », avait-il tweeté.
L’homme d’affaires se voyait rockeur dans sa jeunesse. Mais il a fini par créer, en 1998, la société Start Today, qui détient notamment le site de vente de vêtements Zozotown.
Passionné d’art, il a acheté une toile de Jean-Michel Basquiat, en 2017, pour 110,5 millions de dollars. Il avait déjà acquis des œuvres de Pablo Picasso, Roy Lichtenstein, Andy Warhol, Alexander Calder ou Jeff Koons. Il a par ailleurs créé une fondation destinée à soutenir la production artistique et à sensibiliser le public, et ambitionne à présent de lancer un musée d’art contemporain dans sa ville de Chiba, située à l’est de Tokyo.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/18/19-7">
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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Emmanuel Macron et Agnès Buzyn doivent présenter, mardi, le contenu du plan de transformation du système de santé.
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/09/2018
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Fin du numerus clausus, médecins salariés… les mesures du plan santé

Emmanuel Macron et Agnès Buzyn doivent présenter, mardi, le contenu du plan de transformation du système de santé.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 22h59
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 11h14
    |

            François Béguin








                        



   


Une batterie de 54 mesures touchant aussi bien l’organisation de la médecine libérale que de l’hôpital, 400 millions d’euros supplémentaires en 2019 (3,4 milliards au total d’ici à la fin du quinquennat), une nouvelle loi santé dans quelques mois… Les grandes lignes de la réforme du système de santé, baptisée « Ma santé 2022, un engagement collectif », ont été dévoilées, lundi 17 septembre par l’Elysée, avant leur présentation officielle mardi par le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, et la ministre de la santé, Agnès Buzyn. Un plan copieux qui, sans être révolutionnaire, multiplie les angles de rénovation du système de santé.
Cette réorganisation « systémique » du système de soins, annoncée depuis des mois, reportée à deux reprises, ne figurait pas au programme du candidat Macron lors de l’élection présidentielle de 2017. Elle s’est imposée à lui à force de crises dans les services d’urgences ou de grèves dans les hôpitaux psychiatriques. Aussi en raison des constats alarmistes régulièrement dressés par la ministre de la santé, ancien médecin hospitalier. « On est arrivés au bout d’un système qui nuit à la qualité du service rendu », diagnostiquait ainsi Agnès Buzyn au début de l’année.
Les objectifs de la réforme sont nombreux : renforcer l’offre de soins pour permettre à tous les Français d’être pris en charge dans la journée en cas de nécessité par la médecine de ville, désengorger des urgences hospitalières saturées, améliorer la qualité de la prise en charge et enfin répondre au malaise de soignants face à la course à l’activité à laquelle ils sont poussés.
Face à l’ampleur de la crise, le chef de l’Etat devait donc lancer mardi « un message de mobilisation générale » et appeler à un « changement d’approche » d’une ampleur équivalente à celui réalisé en 1958, année de la création des centres hospitalo-universitaires (CHU).
Le plan, dont les principales mesures ont été décidées sans l’aval des principaux acteurs du système de santé, qui les ont en partie découvertes lundi soir, se révèle a priori assez consensuel. Il ne comporte par exemple aucune contrainte nouvelle de garde ni d’obligation d’installation dans les « déserts médicaux » pour les médecins libéraux, uniquement de fortes incitations financières. « Nous allons inciter tellement que les professionnels n’auront plus le choix », prévient l’Elysée.

        Lire aussi :
         

                Numerus clausus : « La transformation du système n’est pas si simple »



Si la coercition réclamée par certains élus et rejetée avec force par les syndicats de médecins libéraux est qualifiée de « fausse bonne idée qui découragerait des vocations », l’Elysée laisse planer la menace d’y recourir si les médecins libéraux ne prenaient pas d’ici à la fin du quinquennat une « responsabilité collective » sur ce sujet. Conséquence prévisible : la loi Buzyn, dont l’examen devrait avoir lieu début 2019, ne devrait pas faire redescendre les professionnels libéraux dans la rue, comme l’avait fait la loi Touraine, qui prévoyait notamment l’obligation du tiers payant généralisé.
Un desserrement de l’Ondam 
Le chef de l’Etat devait également annoncer un relèvement de l’objectif national de dépenses d’assurance-maladie (Ondam) de 0,2 point, en le portant à 2,5 % en 2019, soit 400 millions d’euros supplémentaires. D’ici à la fin du quinquennat, ce sont au total plus de 3,4 milliards d’euros qui seront consacrés au financement de ce plan, annonce le ministère de la santé.
Ce montant supplémentaire sera-t-il suffisant pour répondre à toutes les impatiences et à toutes les colères qui agitent le monde de la santé ? « Ne perdons pas de vue que les 400 millions d’euros supplémentaires annoncés pour 2019 représentent à peine la moitié de l’effort d’économie demandé en 2018 aux hôpitaux », souligne Fréderic Valletoux, le président de la Fédération hospitalière de France (FHF), la structure qui représente les hôpitaux publics.
400 médecins salariés dans les « déserts médicaux »
C’est l’une des mesures les plus immédiates du plan : 400 médecins généralistes vont être salariés par des centres hospitaliers de proximité ou des centres de santé situés dans les « déserts médicaux ». Une opération similaire à celle récemment menée en Saône-et-Loire, où le conseil départemental a recruté et réparti dans tout le département une trentaine de médecins salariés aux trente-cinq heures. En 2017, deux tiers (63 %) des 8 600 nouveaux inscrits au Conseil national de l’ordre des médecins avaient choisi le salariat.

        L’infographie  :
         

          La France des déserts médicaux



Création de 4 000 postes d’assistants médicaux
Sur le modèle des assistants dentaires, des assistants médicaux, présentés comme des « aides-soignants de ville », viendront demain épauler les médecins généralistes ou spécialistes. Ces postes seront financés en priorité dans les « déserts médicaux ». Leur rôle sera notamment d’aider à préparer les patients pour la consultation (notamment les personnes âgées), de décharger le médecin d’actes simples comme une prise de tension ou de température, ou d’assurer le suivi des rendez-vous.
Ce dispositif devrait permettre aux médecins de gagner 25 % à 30 % de temps médical. Le gouvernement prévoit de financer 4 000 postes de ce type d’ici à 2022, soit un gain de temps médical équivalant à près de 2 000 médecins supplémentaires. Pour bénéficier de ces assistants, les médecins devront toutefois se réunir au sein de cabinets de groupes et s’engager à augmenter le nombre de patients suivis.
La systématisation de la prise de rendez-vous en ligne, en ville comme à l’hôpital, destinée là aussi à gagner du temps médical en limitant le nombre de rendez-vous non honorés, devait aussi être annoncée mardi. Selon le ministère de la santé, il y aurait 100 millions de rendez-vous médicaux non honorés chaque année en France, soit l’équivalent de 37 000 emplois temps plein de médecins.
Mise en place de communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS)
Le chef de l’Etat, qui souhaite pousser les médecins libéraux à s’organiser entre eux, devrait annoncer que l’exercice isolé – qui concerne aujourd’hui encore plus de la moitié des médecins – ne sera bientôt « plus possible ». D’ici au 1er janvier 2021, des communautés professionnelles territoriales de santé, c’est-à-dire des réseaux de professionnels de santé libéraux, devront mailler tout le territoire afin que les médecins puissent s’organiser entre eux, en lien avec leur hôpital de proximité, pour répondre aux « urgences de ville » non vitales tous les jours jusqu’à 20 heures et ainsi alléger des urgences hospitalières. Objectif annoncé : parvenir au déploiement d’au moins 1 000 CPTS d’ici à 2022.
Une réorganisation de certaines activités hospitalières
Une gradation plus nette des activités va être mise en place, répartissant les établissements en trois catégories (soins de proximité, soins spécialisés et soins ultra-spécialisés) au sein des groupements hospitaliers de territoire créés par la loi Touraine. Ceux-ci devront s’ouvrir au secteur privé.
Si aucun hôpital de proximité ne devrait fermer, des activités devront, elles, cesser dans certains établissements, par exemple quand des plateaux techniques sous-utilisés « deviennent dangereux » ou que « l’absence d’un médecin qualifié ne permet pas de sécuriser » le fonctionnement d’un service. A partir de 2020, de nouvelles « normes », qui passeront par des seuils d’activité, seront définies pour les services d’urgences, les maternités, les services de réanimation, l’imagerie et la chirurgie. Les plus petits établissements seront « réorientés sur des priorités » comme la gériatrie, la rééducation, l’imagerie, la biologie ou la télémédecine. Un nouveau statut d’hôpital de proximité sera créé.
Une évolution du financement des hôpitaux
L’enveloppe récompensant la qualité des soins sera portée de 60 à 300 millions d’euros dès 2019. Des financements au forfait vont par ailleurs être mis en place dès 2019 pour deux pathologies chroniques : le diabète et l’insuffisance rénale chronique. « Il n’y aura plus de paiement [de l’hôpital par l’Assurance-maladie] à chaque consultation, mais un forfait pour solde de tout compte, charge à l’hôpital de faire en sorte que ses patients n’aient pas besoin de revenir vingt fois », fait-on valoir à l’Elysée, où l’on explique avoir « mobilisé toutes les sociétés savantes pour calibrer le plus possible le parcours de soin idéal ». Ces financements seront élargis à partir de 2020 à d’autres pathologies. D’ici à 2022, ce nouveau système de tarification au parcours et à la qualité des soins devra peser davantage que la tarification à l’activité dans le financement des hôpitaux.

        Les explications  :
         

          Qu’est-ce que la T2A, qui cristallise les tensions à l’hôpital ?



Le numerus clausus supprimé dès la rentrée 2020
Le numerus clausus, qui limite le nombre d’étudiants admis en deuxième année d’études de médecine, de maïeutique, d’odontologie ou de pharmacie, sera supprimé à la rentrée 2020. Reconnaissant que ceci « ne réglera pas le problème de la démographie médicale », la ministre Agnès Buzyn justifie cette mesure par le besoin d’« arrêter le gâchis humain ».

        L’analyse  :
         

          Vers la fin du numerus clausus en médecine






                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Les pesticides épandus pour protéger les récoltes des attaques fongiques ont engendré des résistances, y compris chez des souches qui infectent l’homme.
<filname="PROF-env_sciences-8"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Pour lutter contre un champignon qui infecte les graines, libérant ainsi une substance cancérigène, un nouveau fongicide a été créé pour détoxifier les tourteaux d’arachides.
<filname="PROF-env_sciences-9"> ¤                     
                                                   
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Au Sénégal, la stratégie pour sauver l’arachide

Pour lutter contre un champignon qui infecte les graines, libérant ainsi une substance cancérigène, un nouveau fongicide a été créé pour détoxifier les tourteaux d’arachides.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 18h06
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 18h15
    |

                            Matteo Maillard (Dakar, correspondance)








                        



                                


                            
C’est une petite graine bleu cobalt qui pourrait bien révolutionner la consommation d’arachide en Afrique. Nommé Aflasafe, ce fongicide créé par l’International Institute of Tropical Agriculture (IITA), une organisation internationale à but non lucratif, membre du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale, est un biopesticide de nouvelle génération particulièrement efficace. « Il suffit d’épandre 10 kg par hectare de champ pour que son action fongicide réduise les toxines cancérigènes », explique Amadou Lamine Senghor, docteur en phytopathologie sénégalais chargé du transfert de la technologie.
Depuis une vingtaine d’années, les Etats d’Afrique de l’Ouest et plus particulièrement le Sénégal font face à un dilemme économique et sanitaire dont le coupable désigné est l’aflatoxine. Cette mycotoxine, produite par un champignon qui se développe dans de nombreux aliments tels les noix, le maïs, le riz, les fèves de cacao, les huiles végétales et les figues, possède des propriétés génotoxiques et carcinogènes inquiétantes. « Aspergillus flavus infecte la graine dès sa formation dans le sol, puis la contamination s’aggrave et se propage pendant le stockage lorsque les graines ne sont pas bien séchées et que la chaleur et l’humidité favorisent son développement », affirme M. Senghor.
Après des études confirmant sa dangerosité sanitaire, l’Union européenne a mis en place, le 16 juillet 1998, une législation limitant l’importation d’oléagineux et de fruits secs comportant des taux d’aflatoxine B1 supérieurs à 4 microgrammes par kilo (µg/kg). En comparaison, les Etats-Unis et la Chine les limitent à 20 µg/kg. Au Sénégal, où il n’existe aucune norme concernant les aflatoxines, la production arachidière contient en moyenne entre 60 et 80 µg/kg. Ce qui condamne les exportations des oléagineux infectés.
Augmentation des cancers du foie
A la consommation, aucune différence de goût. Mais l’aflatoxine peut diminuer le...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Le champignon « Aspergillus » est responsable, chez les personnes immunodéprimées, d’une pathologie difficile à diagnostiquer. L’étude d’un traitement innovant va débuter fin 2018 en France.
<filname="PROF-env_sciences-10"> ¤                     
                                                   
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L’aspergillose, une maladie respiratoire méconnue

Le champignon « Aspergillus » est responsable, chez les personnes immunodéprimées, d’une pathologie difficile à diagnostiquer. L’étude d’un traitement innovant va débuter fin 2018 en France.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 18h06
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 18h15
    |

            Paul Benkimoun








                        



                                


                            
Nous en respirons tous quotidiennement car ses spores sont très répandues dans notre environnement domestique : greniers, plafonds, climatiseurs… Généralement sans que nous en souffrions. Mais pour les personnes immunodéprimées – par une maladie ou un traitement aux corticoïdes, par exemple – ou tout simplement celles dont les poumons ont été altérés par une maladie respiratoire, comme la tuberculose, inhaler un champignon du genre Aspergillus entraîne le développement d’une pathologie aux lourdes conséquences : l’aspergillose, qui toucherait 240 000 personnes en ­Europe et contre laquelle une ­stratégie thérapeutique innovante va être évaluée.
« Cette moisissure aime les cavités où il fait chaud et humide. Une caverne creusée dans le poumon par la tuberculose est un environnement parfait pour l’Aspergillus », explique le professeur ­Jacques Cadranel, chef de service de pneumologie à l’hôpital Tenon (AP-HP, Paris). « Outre un terrain immunodéprimé, l’aspergillose prospère sur du tissu pulmonaire remanié », confirme le docteur Cendrine Godet, pneumologue au CHU de Poitiers.
Un délicat diagnostic
Le genre Aspergillus regroupe près de 300 espèces, dont Aspergillus fumigatus, la plus fréquemment impliquée dans les infections ­humaines sous nos climats. La ­petite taille des spores lui permet d’aller en profondeur jusqu’aux alvéoles pulmonaires. La température du corps humain n’est pas un problème pour A. fumigatus, qui supporte jusqu’à 55 °C.
L’infection par l’Aspergillus va ainsi se développer de manière insidieuse, sans signe clinique pendant des mois, voire des ­années. Quand elle commence à se manifester, c’est de manière banale. « La personne éprouve de la fatigue, un essoufflement, mais, souvent, elle s’adapte à ces signes en pensant que cela est dû au vieillissement ou à la pathologie respiratoire déjà connue », ­décrit Jacques Cadranel. La toux s’accompagne de...




                        

                        


<article-nb="2018/09/18/19-11">
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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Les agences de financement européennes ont annoncé un plan S qui vise à contraindre les chercheurs de publier dans des journaux en « open access ».
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Le plan qui fait trembler les revues scientifiques

Les agences de financement européennes ont annoncé un plan S qui vise à contraindre les chercheurs de publier dans des journaux en « open access ».



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 19h00
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            
Vie des labos. Onze agences de financement européennes, baptisées cOAlition S, ont annoncé le 4 septembre un « Plan S », dont l’objectif est de changer radicalement les règles de publication des travaux scientifiques qu’elles financent. Après le 1er janvier 2020, les résultats d’équipes soutenues notamment par l’Agence nationale de la recherche en France (ANR) et le Conseil européen de la recherche (ERC) devront ainsi être publiés dans des journaux en open access, c’est-à-dire en lecture gratuite.
Les journaux qui publient en open access sont financés soit par des frais de publication payés par les organismes de rattachement des chercheurs, soit par des sociétés savantes ou des institutions, soit par des services connexes payants (accès aux statistiques de l’article…).
Ce modèle s’oppose à celui des revues par abonnement, pour lesquelles la lecture est payante (et la publication gratuite). Il existe aussi un système « hybride », dans lequel le journal est payant mais certains articles sont gratuits (si l’institution d’origine des auteurs a payé pour cela).
Exclusion de 85% des journaux
La cOAlition S, qui pourrait s’élargir, refuse clairement ces deux derniers modèles. Elle s’oppose aussi à ce que la « gratuité » ne soit accordée qu’après un délai de six à douze mois après la publication, comme certains journaux l’autorisent. Au total, selon l’Association internationale des éditeurs scientifiques, techniques et médicaux (STM), 85 % des journaux se trouveraient en fait exclus.
Marc Schiltz, président de Science Europe, l’association qui fédère la plupart des agences de financement européennes, à l’origine du Plan S, explique : « L’accès libre à la connaissance pour tous est fondamental. Nous voulons que la transition vers l’open access, dont on parle depuis quinze ans, devienne une réalité. »
Sans surprise, les grands éditeurs des revues scientifiques ont déjà protesté....




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Cette pédopsychiatre montre comment les sciences sociales éclairent l’étude de l’autisme ou de la psychose. Elle lance une enquête participative sans précédent sur la phobie scolaire.
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Laelia Benoit, aux côtés des enfants face à la peur de l’école

Cette pédopsychiatre montre comment les sciences sociales éclairent l’étude de l’autisme ou de la psychose. Elle lance une enquête participative sans précédent sur la phobie scolaire.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
16.09.2018 à 17h10
    |

                            Florence Rosier








                        



                                


                            

« Nous sommes la seule société qui ne donne pas de rites à nos adolescents. (…) Une civilisation qui ne se rend pas compte de ce besoin de croire de ses adolescents est en crise », déclarait la femme de lettres Julia Kristeva dans la série télévisée canadienne « Contact, l’encyclopédie de la création ».
Ce mot de philosophe, Laelia Benoit pourrait le reprendre à son compte… de pédopsychiatre et de sociologue. Une double casquette précieuse, dans un univers qui tend à favoriser les parcours ultraspécialisés. Une journée par ­semaine, la docteur Benoit consulte à la Maison des adolescents-Maison de Solenn (hôpital Cochin, AP-HP, Paris). Les quatre autres jours, elle les consacre à ses recherches dans une unité Inserm, au Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations.
« Tout en étant clinicienne, Laelia Benoit a une vraie pensée de sociologue ; c’est assez ­unique, salue le professeur Bruno Falissard, ­pédopsychiatre et directeur de ce centre de ­recherche. En même temps, elle est typique de cette nouvelle génération de pédopsychiatres français qui n’hésitent pas à croiser les regards sur un même sujet. Ils se demandent d’ailleurs comment leurs aînés ont pu en arriver là : à cette guerre permanente entre différents courants de pensée : psychanalyse, neurosciences, thérapies cognitives… »
Souriante et déterminée, Laelia Benoit, 30 ans tout juste, n’a pas perdu de temps. En parallèle de sa formation médicale, elle suit un master 1 de biologie moléculaire, puis un master 2 de psychologie… et un autre de sociologie en santé des populations et politiques sociales, à l’EHESS. Ces chemins de traverse – un exploit en soi –, la jeune pédopsychiatre les fait ­converger, ouvrant des perspectives inédites sur l’autisme, la psychose, la déscolarisation…
Laelia Benoit a ainsi lancé une enquête sur la phobie scolaire. Car, à l’heure où la plupart de nos jeunes ont retrouvé le chemin de l’école,...




                        

                        


<article-nb="2018/09/18/19-13">
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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Un article, publié dans la revue « Translational Research in Anatomy », décrit les circonstances exceptionnelles au cours desquelles des chirurgiens ont été leur propre patient.
<filname="PROF-env_sciences-13"> ¤ 
<article-nb="2018/09/18/19-14">
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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Les données recueillies par l’ICESat-2 permettront de comprendre l’ampleur de la contribution de la fonte des glaces à la montée des océans.
<filname="PROF-env_sciences-14"> ¤                     
                                                

La NASA lance un laser en orbite pour mesurer la fonte des glaces

Les données recueillies par l’ICESat-2 permettront de comprendre l’ampleur de la contribution de la fonte des glaces à la montée des océans.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 21h56
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 22h14
   





                        



   


La NASA a lancé samedi 15 septembre son laser le plus avancé jamais placé en orbite, l’ICESat-2, une mission « extraordinairement importante pour la science », d’un milliard de dollars, destinée à révéler l’ampleur de la fonte des glaces sur une Terre qui se réchauffe.
Le satellite d’une demie-tonne a été propulsé par une fusée Delta II depuis la base Vandenberg de l’US Air Force en Californie.
« La mission va récolter suffisamment de données pour quantifier les changements annuels d’épaisseur de la couche de glace au Groenland et dans l’Antarctique, même si ce n’est que de quatre millimètres à peine », a fait savoir l’agence spatiale américaine.
Depuis près de dix ans, l’agence ne disposait plus d’un instrument en orbite pour mesurer l’épaisseur des superficies recouvertes de glace à travers la planète.
L’ICESat-2 est équipé de deux lasers— dont un de rechange — beaucoup plus perfectionnés que le modèle à bord de la mission précédente. Malgré sa puissance, le rayon ne sera pas chaud au point de faire fondre la glace depuis le poste d’observation orbital déployé à quelque 500 kilomètres au-dessus de la Terre, a précisé la NASA.
Il tirera 10 000 fois par seconde, contre quarante fois pour son prédécesseur, ce qui fournira des données beaucoup plus détaillées. Des mesures seront prises tous les 70 centimètres sur la trajectoire du satellite.

Etudier la contribution de la fonte des glaces à la montée des océans
La mission précédente, ICESat, a été lancée en 2003 et s’est achevée en 2009. Grâce à elle, les scientifiques ont appris que la banquise s’affinait et que les surfaces recouvertes de glace disparaissaient des régions côtières du Groenland et de l’Antarctique.
Depuis, des relevés ont été effectués grâce à un avion dans le cadre d’une mission baptisée Operation IceBridge qui a survolé l’Arctique et l’Antarctique. Des « mesures de hauteur et des données sur l’évolution de la glace » ont été récoltées, a expliqué la NASA.
Mais une mise à jour était nécessaire de toute urgence.
L’utilisation croissante des sources d’énergie fossile par l’humanité entraîne une hausse constante des émissions de gaz à effet de serre, considérées comme les principaux responsables du changement climatique.
La température mondiale moyenne augmente année après année, les quatre années les plus chaudes des temps modernes ayant été enregistrées entre 2014 et 2017.
La couche de glace s’amenuise dans l’Arctique et le Groenland, accentuant le phénomène de hausse du niveau des océans qui menace des centaines de millions d’habitants des régions côtières du monde entier.

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                Dans les Alpes, le réchauffement climatique fait dévisser les montagnes



Le tout nouveau ICESat-2 devrait aider les scientifiques à comprendre l’ampleur de la contribution de la fonte des glaces à la montée des océans.
« Nous allons être capables de regarder spécifiquement la façon dont la glace évolue sur une seule année », a relevé Tom Wagner, un chercheur du programme cryosphère (glace terrestre) de la NASA. Combiner ces relevés précis avec ceux rassemblés au fil des ans devrait donner un coup de fouet à la compréhension du changement climatique et améliorer les prévisions sur la hausse du niveau des mers, a-t-il ajouté.

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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ L’Agence fédérale des médicaments s’inquiète d’une « épidémie » de vapotage chez les jeunes Américains.
<filname="PROF-env_sciences-15"> ¤                     
                                                   
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Aux Etats-Unis, les fabricants de cigarettes électroniques dans le collimateur des autorités

L’Agence fédérale des médicaments s’inquiète d’une « épidémie » de vapotage chez les jeunes Américains.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 10h58
 • Mis à jour le
16.09.2018 à 06h33
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

Les autorités sanitaires américaines parlent désormais d’une « épidémie ». Mercredi 12 septembre, la Food and Drug Administration (FDA) a tiré la sonnette d’alarme sur l’utilisation de la cigarette électronique par les adolescents. L’Agence fédérale américaine des médicaments a fixé un ultimatum aux principaux fabricants, leur donnant soixante jours pour détailler des mesures convaincantes visant à endiguer l’utilisation par les mineurs. Faute de quoi, leurs produits pourraient être interdits à la vente.

« Les cigarettes électroniques peuvent aider les fumeurs adultes, mais cela ne doit pas se faire au détriment des enfants. Nous ne pouvons pas accepter qu’une génération entière devienne dépendante à la nicotine », souligne Scott Gottlieb, le directeur de la FDA. En 2017, 2,1 millions de lycéens et collégiens étaient des consommateurs réguliers, selon les statistiques officielles. Depuis, le phénomène s’est « accéléré », explique M. Gottlieb. D’après le Washington Post, le nombre d’adolescents accros a grimpé de 75 % cette année.
La situation actuelle s’explique en grande partie par le succès de Juul Labs. En trois ans, cette jeune société établie à San Francisco (Californie) est même entrée dans le langage courant. Dans les collèges et lycées américains, on n’utilise pas une cigarette électronique, on « juule ». Et on l’affiche fièrement sur Instagram et sur Snapchat. Tout l’inverse des cigarettes, dont la consommation ne cesse de reculer – moins de 8 % des lycéens fument.
Un marketing décrié
Selon les estimations de l’institut Nielsen, la start-up capte 72 % du marché aux Etats-Unis, devançant nettement les marques lancées par les géants du tabac. Son chiffre d’affaires, évalué à 1,3 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros) au cours des douze derniers mois, a bondi de 730 % sur un an. En juillet, la société a levé 650 millions de dollars, sur la base d’une valorisation de 15 milliards. Après...




                        

                        


<article-nb="2018/09/18/19-16">
<filnamedate="20180918"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180918"><AAMMJJHH="2018091819">
<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Le festival Novaq, organisé par la région Nouvelle-Aquitaine du 13 au 15 septembre à Bordeaux, questionnait les notions de progrès et d’innovation autour de trois thèmes : cerveau, espace, océans.
<filname="PROF-env_sciences-16"> ¤                     
                                                

A Bordeaux, plongée dans les paradoxes de l’innovation

Le festival Novaq, organisé par la région Nouvelle-Aquitaine du 13 au 15 septembre à Bordeaux, questionnait les notions de progrès et d’innovation autour de trois thèmes : cerveau, espace, océans.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 20h19
    |

            Adrien Naselli








                        



   


Depuis la splendide terrasse du Hangar 14, à Bordeaux, les festivaliers les plus matinaux ont droit, ce jeudi 13 septembre, à un lever de soleil sur la Garonne. Les portes de Novaq, le festival de l’innovation voulu par Alain Rousset, président de la région Nouvelle-Aquitaine, viennent de s’ouvrir. A l’intérieur, un salon d’exposants saturé de curiosités et une salle noire aux allures futuristes dédiée aux conférences programmées par Le Monde, avec une cinquantaine d’invités  : fondateurs de start-up, chercheuses, philosophes, inventeurs en tout genre ou encore le directeur du laboratoire d’intelligence artificielle de Facebook France.
Ce matin-là, 1 200 personnes étaient venues écouter des débats autour des questions éthiques que posent l’intelligence artificielle et la recherche sur le cerveau. Mais c’est le thème de la mémoire qui attire le plus de spectateurs. Dans le hall, dix élèves de terminale au lycée technique de Ribérac, une commune située à cent kilomètres de Bordeaux, s’indignent en choeur : « Il y a Fabien Olicard à Novaq ? Et il est déjà passé ? Mais non ! » La star de la matinée, c’était lui. Le mentaliste de 36 ans, qui diffuse ses astuces sur YouTube à quelque 800 000 abonnés, est adulé par les adolescents qui apprécient son côté grand frère je-sais-tout et cool à la fois. Son métier ? Rétablir des vérités. Non, nous n’utilisons pas seulement dix pour cent des capacités de notre cerveau ; oui, nous retenons mieux en nous amusant, et « nous sommes les seuls mammifères à avoir estimé qu’il convenait pour apprendre de s’asseoir à un bureau sans bruit ».

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La génération née au tournant du millénaire ne s’émeut pas des casques de réalité virtuelle qui peuplent les stands du rez-de-chaussée. Ils font partie de leur univers. Mais ce groupe d’étudiantes en BTS s’est en revanche passionné pour les mises en garde du philosophe Jean-Michel Besnier sur le transhumanisme : « Notre thème en culture générale est “Corps naturel, corps artificiel”. Du coup, la prof nous a envoyées ici. Et on ne regrette pas ! »
Intelligence artificielle
Clément Romac, 22 ans, vient d’être embauché par la start-up bordelaise Weenove qui utilise l’intelligence artificielle pour trier nos données. Au sortir d’une table-ronde, il est surpris que les questions du public se soient focalisées sur les potentiels mésusages de l’intelligence artificielle  : « Les robots sont loin de pouvoir prendre le contrôle sur nous ! » Même vision des choses pour Nicolas Sekkaki, le PDG d’IBM France, qui introduit la matinée : « L’intelligence augmentée va nous permettre de faire ce qu’on ne sait pas faire aujourd’hui. L’homme a des biais et les transmet à la machine. Mais la machine pourra bientôt nous aider à corriger nos biais. » Doit-on commencer à s’inquiéter quand il ajoute qu’« aujourd’hui, une machine peut détecter les affinités d’une personne et la mettre en face du bon interlocuteur dans un cadre commercial » ? Un frisson parcourt la salle.

   



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Au rez-de-chaussée, tandis que l’on serpente dans le décor pop de Novaq, une certaine Leenby nous tend la main en s’exclamant : « Je suis ravie de vous rencontrer. » Leenby est un robot de service conçu par l’entreprise Cybedroid, qui pourra, à terme, aider des opticiens ou remplacer le personnel d’accueil. Son fondateur, Fabien Raimbault, lui a donné les formes du « standard féminin » car il a constaté « d’après une expérience » que les humains font plus confiance à un semi-humanoïde qui a l’apparence d’une femme. Un exemple parmi d’autres pour montrer que « innovation » ne rime pas forcément avec « révolution ».
Faut-il encadrer, contrôler l’innovation ? Se met-elle réellement « au service de l’humain » ? Le débat court dans tout Novaq. Le philosophe et physicien Etienne Klein pose cette question  : « Que se passe-t-il dans la tête d’un caissier de supermarché qui cohabite avec les objets qui vont le mettre au chômage ? » Pour lui, « toute innovation est politique. »
« Toute innovation est politique »
La militante écologiste Claire Nouvian, fondatrice de l’ONG Bloom et lauréate du prestigieux prix Goldman 2018, le prouve devant un public ému et conquis vendredi, à l’ouverture de la matinée consacrée aux océans. Elle retrace l’histoire de l’industrialisation de la pêche et de « l’hécatombe » en cours (75 % des requins ont disparu depuis le XIXe siècle) : « On a tellement réduit la population de poissons qu’on ne peut plus se passer de notre technologie pour pêcher. Alors on va aujourd’hui jusqu’à les électrocuter. On a déclaré la guerre aux poissons, et on l’a gagnée. Les lobbys sont dans la place et obtiennent des décisions publiques iniques. L’innovation au service de la destruction de l’océan, ce n’est pas qu’une figure de style. » La salle retient son souffle et lui demande comment agir. « Pour régler le problème, c’est simple, s’élance la fondatrice de l’ONG Bloom. Le gouvernement doit arrêter de subventionner les pêches destructrices ! » Applaudissements à tout rompre. « N’y a-t-il aucun espoir ? », se risque quelqu’un. « Aucun, répond-elle. Mais je crois évidemment à l’activisme et à certaines innovations qui peuvent améliorer le sort des océans. » Elle cite le satellite Eyes on the Seas, qui permet aujourd’hui de repérer les bateaux de pêche illégale.

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L’espoir pour le futur de notre planète surgit dans les moments d’émotion  : les images apaisantes de la Terre de Jean-Pierre Goux, la musique hypnotique du fond des mers de Pascal Joguet, qui a créé un instrument de musique électronique écolo. Très en verve, l’économiste Nicolas Bouzou, qui milite pour une Europe compétitive dans l’exploration spatiale, s’écrie : « Regardez comme les gens adorent l’aventure de Thomas Pesquet ! On peut faire rêver tout le monde avec l’espace. C’est notre destin d’aller l’explorer, d’aller bientôt sur Mars. » L’espace et ses satellites essentiels au fonctionnement des applications qui irriguent nos quotidiens et qui devraient aider à limiter l’impact du réchauffement climatique.
La sentence du scientifique américain Edwin Herbert Land, écrite sur les murs du hangar H14, semble mettre tout le monde d’accord  : « Innover, ce n’est pas avoir une nouvelle idée, mais arrêter d’avoir une vieille idée. »

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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Lionel Naccache, neurologue, chercheur en neurosciences cognitives à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) et parrain de la collection « Les Défis de la science » nous dévoile les secrets de la conscience.
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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Au menu : quels liens affectifs nous aurons avec les robots ; le cas troublant des chercheurs hyperprolifiques ; la peste porcine aux portes de la France ; etc.
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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ La 28e cérémonie des Ig Nobels a récompensé son lot annuel de recherches qui font sourire d’abord, et éventuellement réfléchir ensuite. Petit aperçu d’un cru savoureux.
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Les Nobels de la science improbable, des montagnes russes aux timbres-poste

La 28e cérémonie des Ig Nobels a récompensé son lot annuel de recherches qui font sourire d’abord, et éventuellement réfléchir ensuite. Petit aperçu d’un cru savoureux.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 16h33
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 13h11
    |

            Pierre Barthélémy








                        


Tous les ans, avant que le rideau ne se lève sur la solennelle séquence des prix Nobel, le monde scientifique s’offre, dans le Théâtre Sanders de l’université Harvard, un prélude nettement moins sérieux avec la cérémonie des Ig Nobels – lire « ignoble » – qui récompensent des études à la loufoquerie plus ou moins assumée. Jeudi 13 septembre, la science improbable, celle qui fait sourire d’abord et réfléchir ensuite – ou pas –, était ainsi célébrée pour la 28e fois dans une ambiance bon enfant, les organisateurs ayant par exemple demandé au public de faire tomber sur scène un déluge d’avions en papier.
Pour la première fois, de l’argent accompagnait chaque prix, sous la forme d’un billet de 10 000 milliards de dollars zimbabwéens, coupure qui n’a, malheureusement pour les récipiendaires, plus aucune valeur en raison de l’hyperinflation qu’a connue cette monnaie…
Les récompenses sont décernées dans dix catégories, lesquelles peuvent changer d’une année sur l’autre pour que l’on soit sûr de ne pas oublier un travail particulièrement savoureux. Le cru 2018 a ainsi vu apparaître un Ig Nobel d’anthropologie qui a honoré une équipe internationale ayant découvert que, dans les zoos, les chimpanzés imitaient les humains à peu près autant que les humains les singeaient.
Le prix sur la nutrition est, quant à lui, allé à un article très anthropologique montrant que l’apport calorique d’un régime cannibale était significativement moins important que n’importe quel autre type d’alimentation. Les végans s’en réjouiront.
Cracher sur les bibelots
Dans les catégories plus classiques, l’Ig Nobel de la paix a couronné des Espagnols ayant étudié les conséquences des cris et des jurons au volant, celui d’économie a récompensé un article tentant de déterminer s’il était intéressant de se venger de son supérieur hiérarchique sur une poupée vaudoue le représentant. En littérature, on a appris que, pour nombre d’utilisateurs d’objets technologiques, la vie était trop courte pour prendre la peine de lire les notices.
En chimie, on a eu confirmation que vous pouviez cracher sur vos bibelots pour les nettoyer, la salive étant parfaitement appropriée à cet usage. En biologie, une équipe internationale comportant le Français Sébastien Lebreton a été distinguée pour avoir montré qu’une seule drosophile femelle tombée dans un verre de vin pouvait en gâcher le goût à cause d’une de ses phéromones.

   


La cérémonie 2018 était placée sous le signe du cœur, mais force est de constater que les organisateurs ont plutôt visé des organes situés un peu plus bas dans l’anatomie humaine. En effet, l’Ig Nobel de médecine est allé à des chercheurs qui se sont demandé s’il était utile d’aller sur des montagnes russes pour faire transiter un calcul rénal. Le prix d’éducation médicale a récompensé un Japonais ayant testé l’autocoloscopie (on ne fera pas de dessin).
Enfin, dans la catégorie « médecine de la reproduction », a triomphé une méthode destinée à déterminer à bas coût si un homme est vraiment impuissant : avant de se coucher, le patient colle autour de son pénis une guirlande de timbres-poste. Si, au réveil, ceux-ci sont déchirés, c’est que le monsieur a connu des phases d’érection pendant son sommeil – et que tout espoir n’est pas perdu pour lui. De quoi réactualiser un vieux slogan des PTT : bandez avec la Poste.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Ces poissons ont un corps si gélatineux qu’ils fondent lorsqu’ils remontent à la surface.
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