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Le mouvement sportif français lance une pétition « pour que le sport compte »

Le gouvernement veut réduire de 6 % le budget du ministère des sports et supprimer l’équivalent de 1 600 emplois à temps plein.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 18h29
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Chose rare, le mouvement sportif a décidé de se mobiliser pour une cause commune. Réuni en congrès extraordinaire, dans son siège du 13e arrondissement de Paris, mardi 18 septembre, le Comité national olympique sportif français (CNOSF) a annoncé la tenue d’une action inédite : il lancera vendredi une pétition en ligne, sous le titre « Sport pour tous, tous pour le sport ». Un temps envisagé dès la fin du mois d’août, ce lancement coïncidera avec la première fête du Sport, initiative gouvernementale prévue de vendredi à dimanche.
Bientôt accessible sur le site Internet du CNOSF et adressée au gouvernement, la pétition s’inscrit surtout dans l’urgence du moment : « Nous, sportifs, dirigeants de club, bénévoles, passionnés, citoyens, demandons que le sport bénéficie de moyens à hauteur de nos apports humains, économiques et sociétaux. » Et le court texte de se conclure ainsi : « Pour que le sport compte, je signe. »
Un an seulement après l’attribution des Jeux olympiques de 2024 à Paris, le gouvernement projette de réduire de 6 % le budget du ministère des sports. Cette somme pourrait descendre de 480 à 450 millions d’euros, dans le cadre de la loi de finances pour 2019, présentée à la fin du mois de septembre.
« Envie d’aider la ministre »
Autre point de discorde, essentiel : toujours selon la lettre de cadrage, envoyée le 26 juillet par le premier ministre, et révélée le 4 septembre par l’Agence France-Presse (AFP), le gouvernement demande au ministère des sports de supprimer l’équivalent de 1 600 emplois à temps plein. Ce qui reviendrait à réduire de moitié les effectifs d’agents, selon les estimations de l’AFP.
Le président du CNOSF, Denis Masseglia, affirme aller dans le même sens que Roxana Maracineanu. L’ex-nageuse et nouvelle ministre des sports a remplacé Laura Flessel, qui a quitté le gouvernement, le 4 septembre, sur fond d’ennuis fiscaux. « On a envie d’aider la ministre qui se bat, déclare à présent celui-ci, pour obtenir les moyens adaptés à l’ambition qu’on peut avoir sur le plan sportif et sur celui du développement des pratiques. (…) On doit aussi se battre pour que, dans les collectivités territoriales, qui restent le financeur public numéro un, il puisse y avoir des arbitrages favorables à la cause sportive. »
La pétition n’a pas de date limite ni d’objectifs précis de signatures. Elle pourra cependant s’appuyer sur un milieu sportif associatif bien ancré dans le pays, fort de 17 millions de licenciés en club, toutes disciplines confondues. Denis Masseglia espère rallier leurs voix pour faire entendre l’idée que « miser sur le sport » s’apparente bien davantage à « un investissement » qu’à « une charge ».
Pas de sport à La Réunion pendant un week-end
Mais quel sera l’impact sur les arbitrages budgétaires à venir ? « On a vu que la pétition contre la loi travail de Myriam El Khomri a été la plus grosse pétition en ligne qu’il y ait eu en France [plus de 1,3 million de signatures], et pourtant, la loi est passée », rappelle Emmanuelle Bonnet-Oulaldj, présidente de la Fédération sportive et gymnique du travail. « Solidaire » de la pétition, la dirigeante de cette organisation omnisports souhaite aussi et surtout la tenue de « réunions publiques » pour sensibiliser la population.
A l’échelle locale, certains ont déjà prévu un autre type de mobilisation, plus radical. Les samedi 22 et dimanche 23 septembre, les dirigeants réunionnais du Comité régional olympique et sportif français entendent fermer toutes leurs installations sportives, manière de bien signifier à la population la place du sport dans la société.
En coulisse, d’autres dirigeants attendent surtout que disparaisse « ce flou insupportable » autour des moyens du ministère des sports, selon l’expression de Florent Chayet. Le président de la Fédération française de badminton revient de Tallinn, en Estonie, où les Bleuets ont remporté quatre médailles d’or aux championnats d’Europe junior. « Cette génération arrivera à maturité aux Jeux olympiques 2024 de Paris. Supprimer les 25 CTS de la fédération [conseillers techniques sportifs] correspondrait pour nous à une catastrophe. »
Son homologue du judo, Jean-Luc Rougé, émet une autre idée, encore très hypothétique : « Nous pourrions aussi présenter une liste pour le sport aux européennes de 2019, mais il faut d’abord en regarder la faisabilité. » En 1993, le dirigeant avait été candidat aux élections législatives sous les couleurs du Rassemblement par le sport. Une liste sans étiquette partisane, mais, déjà, avec l’envie de faire entendre le sport dans le débat public.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’action et des comptes publics, a expliqué ces coupes par la « démographie scolaire ». Mais les chiffres lui donnent tort.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤                     
                                                

Non, il n’y a pas de « réductions d’effectifs d’élèves » justifiant 1 800 suppressions de poste

Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’action et des comptes publics, a expliqué ces coupes par la « démographie scolaire ». Mais les chiffres lui donnent tort.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 14h47
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 14h53
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Jean-Michel Blanquer a annoncé, lundi 17 septembre, la suppression de 1 800 postes dans l’éducation nationale « uniquement dans le second degré et sur les postes administratifs », pour investir dans l’école primaire et augmenter le pouvoir d’achat des professeurs.
Pour justifier ces réductions d’effectifs, en rupture avec les 54 000 créations de postes réalisées sous le quinquennat de François Hollande, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’action et des comptes publics, Olivier Dussopt, a expliqué lundi soir sur Franceinfo qu’il s’agissait de s’adapter à la « démographie scolaire ».
Ce qu’il a dit : 
« Il y a un choix qui est fait de mettre des moyens sur l’éducation nationale et de tenir à la fois compte de la démographie scolaire, qui se traduit par une diminution des effectifs notamment dans le secondaire et de réorganiser l’administration. »
POURQUOI C’EST FAUX
Les effectifs d’élèves ne sont pas en baisse dans le secondaire, ni cette année, ni jusqu’à la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron. Au contraire, ils ne feront qu’augmenter à chaque rentrée scolaire, selon une étude publiée en mars 2018 par le ministère de l’éducation nationale. Et cette évolution est justement liée à « la démographie scolaire », comme le précise la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP)  :
« Les générations nées entre 2007 et 2011 qui arriveront dans les établissements du second degré entre les rentrées 2018 et 2022 sont plus importantes que celles qui les quitteront. »
Les effectifs du second degré sont en hausse constante depuis 2007, hormis dans les lycées professionnels. Le second degré devrait accueillir près de 170 000 élèves de plus à la rentrée 2022 qu’à la rentrée 2017.


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Après une légère baisse en 2008 et 2009, les effectifs du secondaire sont en hausse constante
Evolution des effectifs des élèves des différents cycles du second degré

Source : MEN-DEPP



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Les effectifs attendus suivent la vague de naissance de la fin des années 2000. L’augmentation sera d’abord notable au collège, jusqu’en 2020, puis dans les lycées (y compris professionnels) dans les années suivantes.


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Entre 2018 et 2022, entre 20 000 et 40 000 élèves de plus chaque année, d'abord au collège puis au lycée
Variation des effectifs dans le second degré, selon les prévisions du ministère de l'éducation nationale.

Source : MEN-DEPP



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Contacté, le secrétaire d’Etat n’a pas commenté ces données dans l’immédiat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Si le président Macron veut vraiment lutter contre le « déterminisme social » pour « éradiquer la pauvreté », il faut augmenter les minima sociaux, estime l’économiste Didier Gelot, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                   
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« Un plan pauvreté qui interroge »

Si le président Macron veut vraiment lutter contre le « déterminisme social » pour « éradiquer la pauvreté », il faut augmenter les minima sociaux, estime l’économiste Didier Gelot, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 14h46
    |

                            Didier Gelot (Economiste)








                        



                                


                            

Tribune. Dans le discours qu’Emmanuel Macron a prononcé le 13 septembre au Musée de l’homme pour présenter son plan pauvreté, le président a indiqué vouloir combattre le « déterminisme social », en finir avec les actions palliatives et privilégier la prévention de l’exclusion en s’attaquant en priorité à la pauvreté infantile.
Si l’on ne peut que partager le constat selon lequel la pauvreté des enfants constitue un point particulièrement préoccupant (elle touchait un jeune de moins de 18 ans sur cinq en 2015, rappelle l’article « Enfants pauvres, enfants démunis : quels indicateurs ? » dans le n°1 des Cahiers de l’Onpes, octobre 2017), centrer le plan sur cette question interroge. En effet, un enfant n’est pas « pauvre » lui-même. Ce sont ses parents qui sont pauvres.

Adapter les places d’hébergement d’urgence aux familles (monoparentales) avec enfant(s), augmenter le nombre de places en crèche ou instaurer des petits-déjeuners dans les écoles des quartiers prioritaires va dans le bon sens. Mais cela ne ferait que répondre aux demandes anciennes des associations. De même, la poursuite de l’accompagnement des bénéficiaires de l’aide sociale à l’enfance après leurs 18 ans, l’importance donnée au suivi des jeunes ni en emploi ni en formation, ou le développement de la garantie jeunes sont des mesures déjà mises en œuvre (quoique insuffisamment) par les précédents plans de lutte contre la pauvreté.
Inefficacité
Ces mesures ne constituent donc pas une « révolution copernicienne dans l’approche des questions de pauvreté », comme l’a déclaré le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. Mais surtout, on peut pronostiquer qu’elles risquent d’autant moins d’être suivies d’effets positifs qu’elles ont déjà été menées au Royaume-Uni par le gouvernement de Tony Blair, puis abandonnées, au vu de l’inefficacité pointée par les travaux d’évaluation menés par la suite (« La Pauvreté infantile...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Sept candidats s’étaient présentés à la succession de Richard Ferrand. En choisissant celui qui était vice-président du groupe LRM, les députés macronistes ont fait le choix de la continuité.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                

Assemblée nationale : Gilles Le Gendre élu à la tête du groupe LRM

Sept candidats s’étaient présentés à la succession de Richard Ferrand. En choisissant celui qui était vice-président du groupe LRM, les députés macronistes ont fait le choix de la continuité.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 12h39
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 15h48
    |

            Alexandre Lemarié








                        


Les députés macronistes ont donc fait le choix de la continuité. Gilles Le Gendre, 60 ans, a été élu, mardi 18 septembre, à la tête du groupe La République en marche (LRM) à l’Assemblée nationale, avec 157 voix contre 107 face à Roland Lescure au second tour. « Nous sommes tous unis pour aller de l’avant », a-t-il déclaré après le vote.
Depuis quelques mois, le vice-président du groupe LRM apparaissait de plus en plus comme le second de Richard Ferrand et son successeur naturel. Il a déjà présidé plusieurs réunions de groupe depuis le début de la législature, lorsque M. Ferrand était absent. Même si l’exécutif ne s’est jamais positionné officiellement pour un candidat, l’ancien journaliste faisait figure de favori du gouvernement. M. Le Gendre a surtout su gagner la confiance de ses collègues en menant intensément campagne en coulisse.

        Lire aussi :
         

                Président du groupe majoritaire à l’Assemblée, un des pires jobs de la République



« Chacun se dit qu’il sera considéré »
« Il a gagné car il connaît tous les députés du groupe et parce qu’avec lui, chacun se dit qu’il sera considéré. Chacun connaît ses talents d’animateur », analysait à chaud un pilier de la majorité. Un autre cadre LRM d’ajouter : « Quand il y a deux candidats avec la même ligne politique et le même profil, les gens votent avant tout pour quelqu’un dont ils ont le sentiment qu’il les connaît. Gilles Le Gendre a tissé plus de liens avec les députés que Roland Lescure, très occupé par la gestion de sa commission. »
« C’est le vote pour un député engagé, disponible, bosseur et sincère », a affirmé de son côté Aurore Bergé, porte-parole du groupe.
Ancien journaliste, notamment au Nouvel Economiste, à L’Expansion et à Challenge, dont il a été directeur de la rédaction, il a aussi été l’ancien directeur de la communication de la Fnac et avait triomphé face à Nathalie Kosciusko-Morizet et Henri Guaino lors des législatives de 2017.
Au premier tour mardi matin, les trois femmes dans la course, Amélie de Montchalin (cheffe de file LRM de la commission des finances), Laetitia Avia (porte-parole du mouvement LRM) et Brigitte Bourguignon (figure de l’aile gauche) avaient récolté respectivement 45, 32 et 19 suffrages. Deux autres candidats, Jean-Charles Colas-Roy et Rémy Rebeyrotte, avaient obtenu 17 et 8 voix. Valérie Rabault (PS), seule femme à présider un groupe politique à l’Assemblée, a regretté que cette élection tende « à accréditer l’idée » qu’il existe un « plafond de verre » pour les femmes dès lors que « l’on aborde des sujets très politiques ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Les dirigeants des conseils départementaux du Nord, de la Gironde, de la Haute-Garonne, de la Loire-Atlantique et des Alpes-Maritimes ont écrit à l’Elysée pour rencontrer Emmanuel Macron.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le transfert de compétences aux métropoles ne passe pas chez les présidents de département

Les dirigeants des conseils départementaux du Nord, de la Gironde, de la Haute-Garonne, de la Loire-Atlantique et des Alpes-Maritimes ont écrit à l’Elysée pour rencontrer Emmanuel Macron.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 12h19
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 14h31
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            
Les départements se rebiffent. Début août, Emmanuel Macron recevait discrètement cinq présidents de métropoles de plus de 500 000 habitants : Damien Castelain (Lille), Alain Juppé (Bordeaux), Jean-Luc Moudenc (Toulouse), Johanna Rolland (Nantes) et Christian Estrosi (Nice-Côte d’Azur). Objectif : accélérer le processus de transfert des compétences des départements aux métropoles dans le périmètre de ces dernières, selon le « modèle lyonnais » mis en œuvre le 1er janvier 2015.
Vent de fronde dans les départements concernés. Dans un courrier dont Le Monde a pris connaissance, les cinq présidents de département – Jean-René Lecerf (LR, Nord), Jean-Luc Gleyze (PS, Gironde), Georges Méric (PS, Haute-Garonne), Philippe Grosvalet (PS, Loire-Atlantique) et Charles Ange Ginesy (LR, Alpes-Maritimes) – sollicitent auprès de M. Macron « une rencontre afin d’échanger sur ces évolutions à fort impact sur la vie de nos territoires ».
Pour les signataires, cette réforme, si elle aboutissait, « paraît contenir le risque irrévocable d’accentuer davantage les fractures territoriales ». Ils plaident pour « un modèle alternatif fondé sur la complémentarité et la coopération entre services départementaux et métropolitains ».

Malgré le ton policé de la missive, la colère des chefs d’exécutifs départementaux est vive. « Ça ne se passera pas comme ça. C’est clair », assure M. Méric. Le président de la Haute-Garonne a écrit à tous les maires de son département pour les alerter et les mobiliser. Il s’indigne d’abord que le chef de l’Etat ait reçu en catimini les présidents de région et ait négligé les interlocuteurs départementaux.
« A Marseille, l’an dernier, au congrès de l’Assemblée des départements de France [ADF], le premier ministre avait assuré que rien ne se passerait sans concertation et sans accord des collectivités concernées, fulmine-t-il. Fin juin, nous avons signé un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Les députés LRM devaient élire leur nouveau patron, mardi. Une fonction où il faut jongler entre les impératifs de l’exécutif et de la majorité.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                   
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Président du groupe majoritaire à l’Assemblée, un des pires jobs de la République

Les députés LRM devaient élire leur nouveau patron, mardi. Une fonction où il faut jongler entre les impératifs de l’exécutif et de la majorité.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 11h55
    |

            Manon Rescan et 
Alexandre Lemarié








                        



                                


                            
Sept candidats mais aucune évidence. Les prétendants se bousculent pour l’élection du président du groupe La République en marche (LRM) de l’Assemblée nationale qui devait se dérouler mardi 18 septembre. Des députés de Paris, Gilles Le Gendre et Laetitia Avia, en passant par leurs collègues du Pas-de-Calais, Brigitte Bourguignon, des Français d’Amérique du Nord, Roland Lescure, ou encore de l’Essonne, Amélie de Montchalin, tous briguent la succession de Richard Ferrand, après son départ pour le perchoir du Palais-Bourbon.
Mais aucun ne fait vraiment consensus. « Il faut trouver le mouton à cinq pattes », ironise un élu macroniste pour illustrer la difficulté du choix qui repose sur les épaules des 311 députés macronistes.

Mais c’est surtout la complexité de la tâche, considérée par certains comme un véritable sacerdoce, qui est mise en avant. Les vice-présidents de l’actuel groupe majoritaire évoquent « une fonction sensible », aussi essentielle pour l’exécutif que casse-tête pour celui qui l’occupe, où il est compliqué de ne pas faire des mécontents. « C’est le poste le plus ingrat de la République », tranche la députée de l’Hérault, Coralie Dubost. Son collègue de Paris Pacôme Rupin abonde en évoquant « le travail le plus dur avec celui de premier ministre, où il y a peu de reconnaissance et beaucoup de médisance ».
Un engagement quasi sacrificiel, où il s’agit de gérer les ego des uns, les aigreurs des autres, tout en essayant d’apaiser les conflits internes, inhérents à un collectif. De surcroît quand il est si nombreux, avec une majorité de novices en politique, comme c’est le cas au sein de LRM. « Quand vous êtes président de groupe, vous êtes une machine à créer des ingrats et des aigris », avait coutume de répéter Richard Ferrand.
« Il faut payer de votre personne »
Un constat globalement partagé par les anciens présidents de groupe majoritaire. « Il faut gérer les ambitions,...




                        

                        


<article-nb="2018/09/18/19-7">
<filnamedate="20180918"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180918"><AAMMJJHH="2018091819">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Le locataire de la Place Beauvau annonce dans « L’Express » qu’il quittera le gouvernement en 2019 pour se présenter aux municipales à Lyon.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Gérard Collomb, un ministre de l’intérieur déjà à l’extérieur

Le locataire de la Place Beauvau annonce dans « L’Express » qu’il quittera le gouvernement en 2019 pour se présenter aux municipales à Lyon.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 18h27
    |

            Cédric Pietralunga et 
Nicolas Chapuis








                        



                                


                            

L’annonce était attendue. Elle n’en constitue pas moins un coup dur pour l’exécutif. Fidèle d’entre les fidèles d’Emmanuel Macron, Gérard Collomb a décidé de quitter le gouvernement en 2019 pour se lancer dans la bataille des municipales à Lyon, ville dont le ministre de l’intérieur fut maire de 2001 à 2017. « Je serai candidat à Lyon [en 2020] », révèle l’ancien socialiste, 71 ans, dans un entretien à L’Express, publié mardi 18 septembre. Connu pour son franc-parler, il donne même le calendrier de son départ : ce sera après les élections européennes, prévues le 26 mai 2019. « Je pense que les ministres qui veulent être candidats aux municipales de 2020 devraient pouvoir quitter le gouvernement après la bataille des européennes », plaide-t-il.
Pour l’exécutif, cette annonce n’est pas une surprise. Dès son arrivée Place Beauvau, en mai 2017, M. Collomb avait fait savoir qu’il reviendrait un jour à Lyon, sa ville de cœur, où sa famille est installée et où ses filles sont restées scolarisées. « Nous ne découvrons pas cette annonce, assure-t-on à Matignon, où l’on dit ne pas s’offusquer de cette entorse institutionnelle. Gérard Collomb se donne une échéance pour reconquérir la mairie de Lyon, ce n’est pas une surprise. »

N’empêche, le départ prochain du numéro deux du gouvernement fait mal. Surtout qu’il s’accompagne d’une critique de la méthode de l’exécutif. Déjà, le 6 septembre sur BFM-TV et RMC, le ministre de l’intérieur avait souligné le « manque d’humilité » pour expliquer les mauvais sondages de la rentrée. Plus violent, il avait mis en cause Emmanuel Macron. « En grec, il y a un mot qui s’appelle “hubris” c’est la malédiction des dieux quand, à un moment donné, vous devenez trop sûr de vous, vous pensez que vous allez tout emporter », avait-il dit.
Absence de vision
Dans son entretien à L’Express, Gérard Collomb enfonce le clou. « Collectivement,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ La garde des sceaux prépare plusieurs amendements pour apaiser la bronca que son projet de loi de programmation avait soulevée.
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Nicole Belloubet accepte d’assouplir sa réforme de la justice

La garde des sceaux prépare plusieurs amendements pour apaiser la bronca que son projet de loi de programmation avait soulevée.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 11h24
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            
A l’approche du débat parlementaire sur le projet de loi de programmation de la justice, Nicole Belloubet, la garde des sceaux, a décidé d’amender son texte pour tenter de vaincre les oppositions qui s’étaient mobilisées au printemps. Présentée le 20 avril en conseil des ministres, la vaste réforme de la justice n’a pas pu être examinée à l’Assemblée nationale avant l’été et débutera son parcours législatif par le Sénat le 9 octobre. Les députés devraient s’emparer dès fin novembre du texte sur lequel le gouvernement a demandé la procédure d’urgence.
Ce délai a permis de retravailler les points qui avaient cristallisé les mécontentements des avocats et des magistrats. Selon nos informations, Mme Belloubet compte en particulier revenir sur la réforme des tribunaux d’instance.

Les juges d’instance, chargés de cette justice civile du quotidien (tutelles, surendettement, loyers impayés, etc.), s’inquiétaient du sort que la réforme réservait à ce contentieux. Dans le projet de Mme Belloubet, en effet, les tribunaux d’instance et les tribunaux de grande instance (les TGI, compétents pour les litiges supérieurs à 10 000 euros) devaient fusionner, et les juges d’instance disparaître en tant que magistrats spécialisés.
L’objectif était d’apporter un peu de souplesse aux chefs de juridiction dans la gestion de leurs effectifs, tout en conservant chaque lieu de justice et en maintenant au sein des TGI ce contentieux qui touche les justiciables les plus démunis.
La ministre ne reviendra pas sur la fusion des tribunaux d’instance avec les TGI. En revanche, ces magistrats de la « vulnérabilité économique » devraient conserver un statut. Autrement dit, lorsqu’ils sont nommés dans une juridiction, ils seront affectés à cette famille de contentieux, quitte à participer par ailleurs au service général du tribunal, comme assesseurs d’une audience correctionnelle par exemple.
Risques de dévitalisation
Autre terrain à déminer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ La maire de Paris a remplacé immédiatement son ancien numéro 2 par le patron du PS parisien, Emmanuel Grégoire.
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Démission de Bruno Julliard : les adjoints d’Anne Hidalgo dénoncent une « volonté de nuire »

La maire de Paris a remplacé immédiatement son ancien numéro 2 par le patron du PS parisien, Emmanuel Grégoire.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 11h15
    |

            Béatrice Jérôme








                        



                                


                            
Après la tempête de ces derniers mois provoquée notamment par le fiasco de Vélib’ et l’arrêt brutal d’Autolib’, Anne Hidalgo espérait voir les orages s’éloigner du ciel de l’Hôtel de Ville. La maire de Paris préparait la sortie de son livre Respirer, plaidoyer pour son action en faveur de l’environnement, prévue le 26 septembre aux Editions de L’Observatoire. Mais alors qu’elle reprenait son souffle, une déflagration politique s’est de nouveau abattue sur elle.

Premier adjoint chargé de la culture, Bruno Julliard lui a donc annoncé, lundi 17 septembre, démissionner de ses fonctions. Le numéro 2 de la capitale lui a fait part de sa décision lors d’un tête-à-tête qui a duré vingt minutes. L’échange a été « dépassionné et franc », assure M. Julliard. Mais dans un entretien publié dans Le Monde, le matin même, M. Julliard a également dressé un réquisitoire contre le « gouvernement à l’instinct » de Mme Hidalgo, le « manque d’efficacité » de sa gestion, « l’opportunisme » de certains de ses choix, l’accusant de « déni » et de « repli » face aux critiques.
La charge, « d’une brutalité inouïe » selon un adjoint de Mme Hidalgo, a déclenché une contre-offensive à la hauteur de l’attaque. Par un communiqué de presse laconique, la maire de Paris a d’abord pris « acte de la démission de Bruno Julliard ». Dans ce document, elle indique qu’elle nomme premier adjoint le patron du PS parisien, Emmanuel Grégoire. Puis dans la foulée, Christophe Girard s’est vu chargé du portefeuille de la culture qu’il avait détenu de 2001 à 2012. Une façon de tourner la page sans attendre.
« Un des dégâts du macronisme »
De façon plus informelle, le cabinet de Mme Hidalgo, ses principaux adjoints et les élus de sa majorité ont immédiatement fait corps autour de la maire. Tous ont considéré la diatribe de M. Julliard comme un acte « irresponsable »....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le ministre de l’intérieur a annoncé, mardi, un énième plan pour lutter contre la délinquance dans les zones sensibles.
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Collomb veut donner un deuxième souffle à la police de sécurité du quotidien

Le ministre de l’intérieur a annoncé, mardi, un énième plan pour lutter contre la délinquance dans les zones sensibles.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 11h13
    |

            Nicolas Chapuis








                        



                                


                            
Aux Tarterêts, recevoir le ministre de l’intérieur est presque devenu une habitude. Et se voir attribuer une nouvelle appellation administrative légèrement inquiétante, une routine. C’est depuis cette cité sensible de Corbeil-Essonnes (Essonne) que Gérard Collomb, qui a annoncé son départ du ministère après les européennes dans un entretien à L’Express, devait tout de même présenter, mardi 18 septembre, son plan pour les « Quartiers de reconquête républicaine » (QRR), ces quinze zones censées recevoir des moyens policiers supplémentaires pour lutter contre la délinquance dès 2018.
Cette cité a déjà hérité des noms de « zone de sécurité prioritaire » sous Manuel Valls en 2012, de « quartier exposé aux violences urbaines » sous Nicolas Sarkozy en 2004 et a vu défiler Bernard Cazeneuve, Claude Guéant, Brice Hortefeux, avec à chaque fois des promesses de moyens supplémentaires…
Qu’importe si le symbole est un peu gros, Gérard Collomb avait besoin de visibilité pour donner un deuxième souffle à sa police de sécurité du quotidien (PSQ), ce dispositif qui doit rapprocher les forces de l’ordre de la population et impliquer davantage tous les acteurs territoriaux dans la sécurité. Mais l’annonce de sa candidature à la mairie de Lyon en 2020, le matin même, trouble la communication. Si en maintenant son déplacement aux Tarterêts, le ministre veut montrer qu’il reste bel et bien aux manettes jusqu’aux européennes, le doute existe désormais sur la pérennité dans le temps de ses décisions. Son successeur reprendra-t-il à son compte cette PSQ, alors que le dispositif est prévu pour se déployer sur tout le quinquennat ?
Malgré un lancement en grande pompe en février, les acteurs de terrain peinent pour le moment à en discerner l’impact. « Il y a eu une annonce à grand renfort de déclarations, on a changé des mots pour appeler les choses autrement, mais on n’en voit pas trop les effets », résume Jean-Claude Delage, secrétaire national d’Alliance...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Le désaveu de Christophe Castaner sur les droits de succession montre que l’exécutif ne veut plus heurter les contribuables.
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L’Elysée et les ministres très attentifs au « ras-le-bol fiscal »

Le désaveu de Christophe Castaner sur les droits de succession montre que l’exécutif ne veut plus heurter les contribuables.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 11h12
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 16h15
    |

            Virginie Malingre








                        



                                


                            
Pour une fois que le parti de la majorité se faisait force de proposition. Souvent accusé de ne pas assez faire vivre le mouvement La République en marche (LRM) qu’il dirige, Christophe Castaner avait pourtant choisi une thématique très macronienne. Vendredi 14 septembre, lors de sa conférence de presse de rentrée, l’ancien porte-parole de la campagne présidentielle avait souhaité mener « une réflexion sans tabou » sur la fiscalité des successions afin de lutter contre « la progression des inégalités de naissance ». Lundi 17 septembre, Emmanuel Macron l’a recadré sans ménagement.
Le président « a formellement exclu toute modification des droits de succession durant le quinquennat », a fait savoir l’Elysée. « Arrêtez d’emmerder les retraités », a intimé Emmanuel Macron à ses équipes, dès dimanche, rappelant qu’une partie d’entre eux (60 %) avaient déjà subi – et peu apprécié – la hausse de la CSG. La décision de limiter la revalorisation des retraites à 0,3 % en 2019 et 2020 n’a pas non plus été de leur goût. Pas question donc de toucher à la fiscalité qui pèse sur la transmission de l’héritage ou aux pensions de réversion, a poursuivi le chef de l’Etat.
Chute sans précédent de sa cote de popularité
Il fut un temps où Emmanuel Macron voyait les choses autrement. « Si on a une préférence pour le risque face à la rente, ce qui est mon cas, il faut préférer la taxation sur la succession aux impôts de type ISF », avait déclaré, en avril 2016, celui qui était encore ministre de l’économie de François Hollande. Un thème en droite ligne avec « l’émancipation » de la société française que le président veut aujourd’hui porter. En 2017, France Stratégie, alors dirigé par Jean Pisani-Ferry, l’économiste qui a inspiré le programme du candidat d’En Marche !, avait appelé à « revoir en profondeur » cette fiscalité pour lutter contre « l’apparition d’une société à deux vitesses ».
De fait,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Fin du numerus clausus, 4 000 assistants médicaux… Nos journalistes ont décrypté les 54 mesures touchant aussi bien à l’organisation de la médecine libérale que de l’hôpital.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ En revenant aux fondamentaux de l’extrême droite, la présidente du Rassemblement national prépare la revanche de la présidentielle, analyse Gérard Courtois, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique.
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« Négliger Marine Le Pen serait une lourde erreur de jugement »

En revenant aux fondamentaux de l’extrême droite, la présidente du Rassemblement national prépare la revanche de la présidentielle, analyse Gérard Courtois, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 08h13
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 12h39
    |

            Gérard Courtois








                        



                                


                            

Depuis seize mois, Marine Le Pen a paru incapable de surmonter son échec au second tour de l’élection présidentielle, traînant comme un boulet le souvenir humiliant de son débat télévisé face à Emmanuel Macron. En dépit de son score présidentiel et de son élection à l’Assemblée nationale, elle n’est pas parvenue à s’imposer dans le rôle qu’elle revendiquait de première opposante au président de la République. Son image dans l’opinion s’est brutalement dégradée : entre 2013 et juin 2017, plus de 25 % des Français et jusqu’à 30 % par moments souhaitaient lui voir jouer un rôle important à l’avenir, selon le baromètre de la Sofres ; depuis quinze mois, elle stagne autour de 18 %. Quant au nombre d’adhérents « frontistes », il aurait chuté de plus de 80 000 au printemps 2017, à peine plus de 30 000 aujourd’hui.
Enfin, le changement de nom du parti, décidé lors du congrès de mars, n’y a rien changé : troquer le trop belliqueux Front national pour un Rassemblement national supposé plus œcuménique n’a pas, comme par magie, transformé le mouvement d’extrême droite en parti de gouvernement, ni attiré à lui d’hypothétiques alliés.
Préjudice estimé à 7 millions d’euros
Pour ne rien arranger, ledit Rassemblement est sévèrement handicapé par les poursuites judiciaires dont sa présidente et plusieurs de ses responsables sont l’objet. Sans même parler de l’enquête en cours sur le financement par le FN de ses campagnes électorales entre 2012 et 2015, Marine Le Pen et son parti sont soupçonnés d’avoir mis en place, entre 2009 et 2017, à Strasbourg et à Bruxelles, un système généralisé d’emplois fictifs permettant de faire rémunérer par le Parlement européen une quarantaine d’assistants d’eurodéputés frontistes dont l’essentiel de l’activité était en réalité consacrée au parti. Le préjudice est estimé par le Parlement européen à 7 millions d’euros. Quinze personnes, dont Mme Le Pen, sont déjà mises en examen dans cette affaire.

En prime...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Dans un entretien à « L’Express », le ministre de l’intérieur annonce qu’il sera candidat à la mairie de Lyon en 2020 et qu’il quittera son poste avant cela pour préparer sa campagne.
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Gérard Collomb prévoit de quitter le gouvernement dès 2019 pour être candidat à Lyon

Dans un entretien à « L’Express », le ministre de l’intérieur annonce qu’il sera candidat à la mairie de Lyon en 2020 et qu’il quittera son poste avant cela pour préparer sa campagne.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 07h05
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 16h53
   





                        



   


C’est un autre poids lourd du gouvernement qui prépare sa sortie. Le ministre de l’intérieur Gérard Collomb sera candidat aux municipales à Lyon en 2020, ainsi qu’à la métropole, annonce-t-il dans un entretien à L’Express paru mardi 18 septembre. M. Collomb y précise qu’il envisage de quitter le gouvernement après les européennes de juin 2019 pour mener sa campagne.
« C’est loin, les municipales. Si d’ici là on ne m’a pas diagnostiqué de maladie grave [rires], je serai candidat à Lyon », dit le ministre de l’intérieur, âgé de 71 ans, qui a déjà dirigé la ville pendant seize ans. Ce fidèle parmi les fidèles du chef de l’Etat fut maire (PS) de Lyon de 2001 à 2017 avant d’être nommé au poste stratégique de ministre de l’intérieur par Emmanuel Macron.

        L’analyse  :
         

          Gérard Collomb, un ministre de l’intérieur déjà à l’extérieur



« On se dit les choses en face »
Après la récente démission inopinée de Nicolas Hulot, le gouvernement aura cette fois plusieurs mois pour s’y préparer et pour trouver un successeur à M. Collomb. Cette annonce est faite au moment où le ministre, habituel relais discipliné de la parole élyséenne, avait surpris en pointant au début de septembre le « manque d’humilité » de l’exécutif, sur fond de popularité en baisse d’Emmanuel Macron. « On se dit les choses en face », a assuré le ministre à L’Express à propos du chef de l’Etat.
Cet été, le ministre de l’intérieur avait également été pris dans la tourmente de l’affaire Benalla. Jurant ne pas connaître l’ex-chargé de mission de l’Elysée et semblant renvoyer les responsabilités aux seuls préfet de police et directeur de cabinet de M. Macron, M. Collomb était sorti de cette affaire politiquement affaibli.
En déclarant à L’Express vouloir être candidat « à la ville et à la métropole », Gérard Collomb n’a cependant pas levé toutes les incertitudes concernant son retour dans l’arène politique lyonnaise. Fin connaisseur des collectivités locales, il sait que la loi n’autorisera plus en 2020 le cumul des fonctions de maire et de président de la métropole de Lyon.
De son côté, David Kimelfeld, dont M. Collomb avait fait son dauphin pour la mairie de Lyon et à la métropole avant d’entrer au gouvernement, a déclaré mardi 18 septembre que le retour annoncé du ministre à Lyon n’était « pas une surprise » ni « l’urgence ». « L’important, ce n’est pas de savoir si c’est Pierre, Paul, Jacques ou Joséphine qui sera à la tête de la métropole, c’est de répondre aux grands enjeux », a-t-il dit, à savoir battre l’opposition de droite lors des municipales de 2020.

        Lire aussi la chronique :
         

          « Gérard Collomb est tout désigné pour devenir le fusible de cette extravagante affaire Benalla »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Le chef de l’Etat déclenche régulièrement des polémiques, brouillant parfois son message et alimentant les accusations de « mépris de classe ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/09/2018
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Macron au risque de l’arrogance

Le chef de l’Etat déclenche régulièrement des polémiques, brouillant parfois son message et alimentant les accusations de « mépris de classe ».



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 06h27
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 11h21
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

C’était une force, c’est devenu une faiblesse. Adepte du « parler vrai », comme il nomme ces petites phrases qui défraient régulièrement la chronique, Emmanuel Macron s’est une nouvelle fois distingué, samedi 15 septembre, lors des Journées du patrimoine. Interpellé dans les jardins de l’Elysée par un jeune horticulteur au chômage, qui se plaignait de ne pas avoir de travail, le chef de l’Etat lui a conseillé de « traverse[r] la rue » pour en trouver.
« Si vous êtes prêt et motivé, dans l’hôtellerie, le café, la restauration, dans le bâtiment, il n’y a pas un endroit où je vais, où ils ne me disent pas qu’ils cherchent des gens. Pas un ! », a plaidé M. Macron. « Je traverse la rue, je vous en trouve » du travail, a-t-il ajouté, conseillant à son interlocuteur de ne pas lui parler mais plutôt de se rendre à Montparnasse pour prospecter cafés et restaurants.

Filmé par une caméra, l’échange a immédiatement enflammé les réseaux sociaux ainsi que l’opposition, qui a dénoncé un « mépris de classe ». « Macron invite six millions de personnes à traverser la rue pour avoir du boulot. Pour lui, les chômeurs sont coupables de leur chômage. Où vit cet homme ? Qui a jamais insulté plus odieusement les Français en difficulté ? », a asséné, le lendemain sur Twitter, le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon. « Il faut que [Macron] arrête de se comporter comme un jeune militant libéral exalté », a ajouté l’ancien candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon, lundi, sur France Inter.
Même à droite, où la question de la motivation des chômeurs à trouver du travail prête pourtant régulièrement à débat, le tollé était unanime, ou presque. « Emmanuel Macron est faible vis-à-vis des puissants, des riches, et toujours arrogant vis-à-vis des plus modestes », a critiqué le souverainiste et député de l’Essonne Nicolas Dupont-Aignan, lundi, sur Franceinfo. «...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Le scrutin pour désigner le successeur de Richard Ferrand ce matin sera serré, aucune candidature ne s’imposant d’elle-même.
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Assemblée nationale : qui sont les sept candidats à la tête du groupe La République en marche ?

Le scrutin pour désigner le successeur de Richard Ferrand ce matin sera serré, aucune candidature ne s’imposant d’elle-même.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 05h30
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 08h07
    |

            Manon Rescan








                        



   


Ils ne sont plus que sept candidats sur la ligne de départ. Mardi 18 septembre, les députés La République en marche (LRM) élisent le successeur de Richard Ferrand à la présidence de leur groupe. Un scrutin qui s’annonce serré tant aucune candidature ne s’impose d’elle-même. Profil des différents concurrents.

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Laetitia Avia
« Une jeune femme que rien ne prédestinait à entrer dans ce lieu. » Ainsi le premier ministre Edouard Philippe présenta-t-il la députée de Paris, 32 ans, en ouverture de son discours de politique générale le 4 juillet 2017. Première à se lancer dès lundi dernier dans la course à la succession de Richard Ferrand, Laetitia Avia avait incarné, pendant la campagne, le renouveau voulu par Emmanuel Macron. Jamais encartée, cette fille d’immigrés togolais avait été admise à Sciences Po par le biais des filières favorisant l’admission d’élèves venus des quartiers d’éducation prioritaire. Elle est devenue avocate spécialisée dans le contentieux des affaires. En un an elle a été une députée mobilisée pour défendre les rangs de La République en marche au sein de la commission des lois, sans coup d’éclat. Elle est également membre du bureau exécutif de LRM après avoir fait activement campagne pour la candidature de Christophe Castaner.
Brigitte Bourguignon
C’est la plus expérimentée des candidats. La députée du Pas-de-Calais en est à son deuxième mandat au Palais Bourbon après cinq premières années dans les rangs du Parti socialiste. Après avoir rallié Macron, cette quasi sexagénaire a décroché la présidence de la commission des affaires sociales. Elle s’y est distinguée en s’alarmant à de nombreuses reprises de l’absence de « jambe sociale » de la politique gouvernementale. Depuis un an elle réunit régulièrement une petite troupe de députés partageant cette sensibilité. Mais tout en incarnant l’aile gauche de la majorité, la native de Boulogne-sur-Mer a veillé à se tenir à l’écart de toute forme de fronde. « Sa voix n’a jamais manqué à aucun texte contrairement à d’autres » souligne un membre du gouvernement. Mais pour d’autres elle incarne trop une sensibilité de gauche pour garantir le « en même temps » macroniste.
Jean-Charles Colas-Roy
Dans la campagne pour la présidence de l’Assemblée nationale, le député de l’Isère avait soutenu Barbara Pompili contre Richard Ferrand. Sa candidature à la tête du groupe s’inscrit dans la continuité de cette démarche. Début juillet, dans les colonnes du Monde il appelait le gouvernement à mener des réformes « plus ambitieuses » dans le domaine social et environnemental. Ancien membre du Parti socialiste, 40 ans, il est investi sur les dossiers énergétiques. Il avait été rapporteur du projet de loi Hulot sur les hydrocarbures à l’automne 2017.

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Gilles Le Gendre
Depuis quelques mois, le vice-président du groupe LRM apparaissait de plus en plus comme le second de Richard Ferrand, et son successeur naturel. Jugé « consensuel », « il est le mieux préparé pour le job » estime l’un de ses partisans. Mais cet ancien journaliste notamment au Nouvel économiste, à L’Expansion et à Challenge, dont il a été directeur de la rédaction, pourrait pâtir d’incarner la « filiation » de Richard Ferrand alors que les députés appellent à des changements dans la gestion du groupe. A 60 ans, celui qui a aussi été l’ancien directeur de la communication de la Fnac avait triomphé face à Nathalie Kosciusko-Morizet et Henri Guaino lors des législatives de 2017.
Roland Lescure
En un an, ce néodéputé de 51 ans s’est imposé comme une figure respectée à la tête de la commission des affaires économiques, tant dans la majorité que l’opposition. Vanté comme un véritable « manager » par ses soutiens, il a pour lui d’avoir été numéro 2 d’un fond de pension québécois. Elu député des Français d’Amérique du Nord, il retourne dans la Belle province une fois par mois. Celui qui est aussi le petit frère de Pierre Lescure lorgnait depuis de longs mois sur le projet de loi Pacte, dont il est le rapporteur général. Sa faiblesse ? « Personne ne le connaît en dehors de sa commission, il prend peu la parole en réunion de groupe » disent ceux qui ne voteront pas pour lui.
Amélie de Montchalin
Elle fait parte de ces trentenaires qui ont émergé comme des talents de la Macronie, mobilisée à l’Assemblée comme dans les médias. Sur le papier c’est une figure de la société civile, ancienne cadre supérieur chez Axa. En réalité elle a toujours travaillé sur les politiques publiques. Elle avait envoyé des contributions au programme économique d’Alain Juppé en vue de la primaire de la droite de 2016. Neuf ans avant, elle était stagiaire auprès de Valérie Pécresse, à l’Assemblée puis au ministère de l’Enseignement supérieur. Dans la majorité elle s’est imposée comme cheffe de file des marcheurs à la commission des finances, respectée pour son expertise en matière budgétaire. Mais elle est parfois jugée trop « techno », autoritaire et trop proche de Bercy. « Clivante » disent ses opposants.
Rémy Rebeyrotte
La candidature du député de Saône-et-Loire à la présidence du groupe en a surpris plus d’un. A 52 ans, Rémy Rebeyrotte a un parcours aux antipodes de celui de ses collègues marcheurs. Conseiller général, maire, président de communauté de commune puis député. Son parcours est celui d’un élu local PS, parti qu’il a quitté en 2012, année de sa première candidature aux législatives. Bourguignon, il est arrivé à En marche dans le sillage du sénateur François Patriat, rallié à Emmanuel Macron.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ L’historien Christian Delporte analyse les propos polémiques tenus dimanche par le chef de l’Etat à un jeune homme sans emploi.
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« Je traverse la rue, je vous en trouve » : en une petite phrase, Macron expose sa vision du travail

L’historien Christian Delporte analyse les propos polémiques tenus dimanche par le chef de l’Etat à un jeune homme sans emploi.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 19h33
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 20h40
    |

                            Simon Auffret








                        



   


« Pognon de dingue », « Tu m’appelles “Monsieur le président” », « La meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler »… Le quinquennat d’Emmanuel Macron est ponctué de ces « petites phrases » prononcées par le président de la République lors de discussions informelles. Et dans une nouvelle approche de la communication politique, elles sont parfois même diffusées par son équipe ou relayées dans les médias.
Dernier exemple en date, dimanche 16 septembre, lors d’un échange avec un jeune horticulteur en recherche d’emploi venu visiter l’Elysée à l’occasion des Journées européennes du patrimoine : « Je traverse la rue, je vous en trouve [du travail] », lui a lancé Emmanuel Macron, évoquant les multiples restaurants et cafés disposés à embaucher « des gens qui sont prêts à travailler ».

VIDÉO - Macron à un jeune chômeur qui peine à obtenir un travail : "Je traverse la rue je vous en trouve" #JEP2018 https://t.co/clfFlBuL52— arthurberdah (@Arthur Berdah)


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Vue près de deux millions de fois sur Twitter, la séquence a été commentée et détournée de nombreuses fois par des internautes, qui soulignent la difficulté à trouver du travail après une période de chômage.
Le lancement d’une boutique de l’Elysée proposant des t-shirts flanqués des expressions les plus emblématiques du président (« croquignolesque », « poudre de perlimpinpin », etc.) et autres produits dérivés témoigne par ailleurs d’un marketing politique inédit pour un président de la République qui fait la part belle au « storytelling » de son quinquennat. Là aussi, de nombreux internautes en ont profité pour railler la démarche.
Des critiques pourtant peu pénalisantes pour l’image de M. Macron, selon Christian Delporte, professeur des universités en histoire contemporaine et notamment auteur de La Communication politique (Le Lombard, 2017), pour qui les propos du chef de l’Etat font partie d’une stratégie assumée pour faire comprendre sa vision du marché du travail.

        Lire aussi, suite aux propos d’Emmanuel Macron :
         

          Derrière les chiffres des emplois non pourvus



La phrase prononcée par Emmanuel Macron résulte-t-elle, selon vous, d’une stratégie politique ?
Christian Delporte : Lorsque Emmanuel Macron s’exprime et qu’il y a une caméra, il contrôle tout ce qu’il dit. C’est une stratégie d’occupation du terrain médiatique pour que le débat tourne autour de lui. Et les petites phrases précédentes relèvent de la même stratégie : celle de se montrer en président qui n’a pas peur d’aller au contact, qui dit ce qu’il pense, qui ne pratique pas de langue de bois.
Dans les sondages, son image s’est beaucoup dégradée sur les aspects jugés très positifs par l’électorat d’Emmanuel Macron, mais aussi par l’électorat de droite : son côté dynamique, volontariste, prêt à changer des choses, direct… Des voix s’élèvent aujourd’hui pour retrouver le « Macron des origines ».
La petite phrase d’hier, à la veille d’une grande réforme sociale, au contact de la jeunesse, allait sans doute dans ce sens. Mais ce qui aurait pu être jugé positif il y a quelques mois, lorsque l’image n’était pas abîmée, ne l’est pas nécessairement aujourd’hui, à l’heure où l’opinion n’attend plus des intentions mais des résultats.
Dans ce cadre, le président jupitérien, c’est du passé. Cette posture était là pour casser le passé hollandiste et retrouver le prestige de sa fonction, mais elle n’a donné qu’une image de distance et d’arrogance. « L’autorité ne va pas sans prestige, ni le prestige sans l’éloignement », disait le général de Gaulle. Cette stratégie n’a pas eu le même effet avec Emmanuel Macron, et sa cote de popularité en souffre.
Les critiques soulevées par son intervention remettent-elles en question l’efficacité de cette stratégie de retour au terrain ?
Ceux qui s’indignent de cette petite phrase ne sont pas forcément les électeurs de M. Macron. Elle peut même porter dans une partie de la population, dont de nombreux retraités, qui pensent que si on est au chômage, c’est que l’on ne fait pas suffisamment d’efforts pour trouver du travail.
Quand vous regardez les réseaux sociaux, il y a effectivement toutes les réactions indignées, mais certains témoignent aussi avoir débuté par un travail complètement différent de celui qu’ils ont maintenant. Cela montre que ces propos rencontrent quand même un certain écho.
Pour le chef de l’Etat, ces petites phrases seraient donc un moyen comme un autre d’exposer sa ligne politique, ici sur le marché du travail.
Emmanuel Macron met en avant l’idée que le chômage n’est pas seulement un problème national, un problème collectif ou le problème de l’Etat mais aussi un problème personnel, ce qu’il pense sincèrement. Il porte l’idée que les choses peuvent être simples, qu’on peut commencer avec un premier boulot, puis un second, avant peut-être de faire ce que l’on veut.
Par ailleurs, il a quand même un modèle en tête. C’est sa vision du marché du travail, proche de celle des Anglais : au Royaume-Uni, quand vous avez refusé deux propositions d’emploi par exemple, vous ne touchez plus d’allocations. Ces petites phrases sont à la fois stratégiques et sincères, elles accompagnent et préparent l’opinion sur le contenu des grandes réformes à venir.
Le président de la République a ignoré les critiques soulevées par le lancement d’une « Boutique de l’Elysée ». Comment ce projet s’inscrit-il dans sa communication ?
On ne peut évoquer l’Elysée sans le personnaliser, et donc lier son image à Emmanuel Macron. Les gens qui ont acheté des souvenirs ont acheté un petit bout de M. Macron. Mais cette personnalisation de la fonction présidentielle n’est pas une tradition en France, et l’initiative passe moins bien qu’aux Etats-unis, par exemple. Donald Trump avait commercialisé une boîte, envoyée tous les mois et remplie de goodies à son effigie pour financer sa campagne. C’est une vieille tradition américaine et là-bas cela ne choque pas.
Cependant, ceux qui ont acheté des objets dérivés de l’Elysée ne sont pas des partisans de La France insoumise, du Rassemblement national ou des Républicains, ils sont macronistes ou n’ont peut-être même pas d’avis tranché sur la politique, ce qui rend la polémique peu dommageable pour Emmanuel Macron. Sincèrement, dans une semaine, plus personne ne parlera de la boutique de l’Elysée. En revanche, on continuera de parler de l’attitude de M. Macron, on parlera de la réforme du chômage avec en tête ce qu’il a dit, dimanche, à cet horticulteur.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ L’Elysée espère mettre fin aux interrogations soulevées par Christophe Castaner, délégué général de La République en marche, qui avait déclaré vouloir « une réflexion sans tabou » sur la fiscalité des successions.
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Emmanuel Macron « exclut formellement de modifier » les droits de succession

L’Elysée espère mettre fin aux interrogations soulevées par Christophe Castaner, délégué général de La République en marche, qui avait déclaré vouloir « une réflexion sans tabou » sur la fiscalité des successions.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 17h58
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 21h07
   





                        


Mettre fin aux interrogations sur les droits de succession. Tel est l’objectif d’Emmanuel Macron, qui « a formellement exclu toute modification des droits de succession sous sa présidence », a fait savoir l’Elysée lundi 17 septembre. Cette déclaration fait suite aux propos de Christophe Castaner, délégué général de La République en marche (LRM), qui a déclaré vendredi vouloir « une réflexion sans tabou » sur la fiscalité des successions afin de lutter contre la « progression des inégalités de naissance ». Il avait alors précisé qu’il ne s’agissait pas « d’annonces » mais d’une piste de réflexion du parti majoritaire.

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L’impôt sur la succession « est complexe, il est mal accepté, il n’a pas vraiment suivi l’évolution de la société et les nouvelles formes familiales », avait souligné M. Castaner, par ailleurs secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement. Il a expliqué dans un communiqué diffusé lundi soir « prendre acte » de la décision de M. Macron  :
« A la tête de La République en marche, je continuerai à faire vivre le débat et à porter les idées qui pourront se traduire ou non dans la réalisation de l’exécutif. C’est l’essence même de ce mouvement que de proposer. »
Au début de 2017, un rapport de l’organisme public France Stratégie, alors dirigé par l’économiste proche d’Emmanuel Macron Jean Pisani-Ferry, avait appelé à « revoir en profondeur » cette fiscalité pour lutter contre « l’apparition d’une société à deux vitesses ». Cet impôt comprend des barèmes progressifs selon la somme héritée, avec des tranches allant jusqu’à 60 % en cas de lien de parenté éloigné. Mais de nombreux abattements ont été mis en place, permettant aux transmissions d’être plus faiblement taxées.

        Lire le portrait :
         

          Christophe Castaner, le joker de Jupiter






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ L’ancien ministre de l’intérieur, déjà mis en examen dans cette affaire depuis 2015, est notamment soupçonné de « corruption passive ».
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Financement libyen : Claude Guéant de nouveau mis en examen

L’ancien ministre de l’intérieur, déjà mis en examen dans cette affaire depuis 2015, est notamment soupçonné de « corruption passive ».



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 15h47
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 16h54
   





                        



   


Les juges d’instruction qui enquêtent sur des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 ont ordonné de nouvelles mises en examen de son directeur de campagne d’alors, Claude Guéant.

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                Financement libyen  : le spectre d’une affaire d’Etat



Déjà poursuivi dans ce dossier depuis 2015 pour « blanchiment de fraude fiscale en bande organisée », Claude Guéant a fait l’objet, mardi 11 septembre, de nouvelles mises en examen notamment pour « corruption passive », « recel de détournements de fonds publics » et pour « complicité de financement illégal de campagne électorale », selon des sources judiciaire et proches du dossier, confirmant partiellement une information de RTL.
Le 11 septembre, lors d’un entretien mené par les juges et ponctué d’une cinquantaine de questions, Claude Guéant, qui conteste ces accusations, a fait « valoir son droit au silence », a indiqué son avocat, Philippe Bouchez El Ghozi, joint par l’AFP. Il a annoncé qu’il allait demander l’annulation de ces mises en examen.
« Usage immodéré des espèces »
Jusqu’ici, celui qui fut secrétaire général de l’Elysée et ministre de l’intérieur sous la présidence Sarkozy était uniquement mis en cause pour un virement suspect de 500 000 euros sur son compte, qu’il avait justifié par la vente en 2008 de deux tableaux flamands, sans convaincre les enquêteurs.
L’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy a été mis en examen dans cette affaire le 21 mars pour « corruption passive », « financement illicite de campagne électorale » et « recel de détournements de fonds publics libyens ». L’ancien ministre du budget Eric Woerth a quant à lui été mis en examen à la fin de mai pour « complicité de financement illégal de la campagne ».
Concrètement, les magistrats soupçonnent un lien entre un possible financement libyen de la campagne électorale et la circulation d’espèces au sein du camp Sarkozy, relevée par les policiers dans un rapport de septembre 2017. La police anticorruption de l’OCLCIFF avait notamment souligné « l’usage immodéré des espèces » par Claude Guéant, soulignant qu’il n’avait retiré que 800 euros de ses comptes en près de dix ans, entre 2003 et 2012.

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                Comprendre l’affaire de Sarkozy et la Libye en 2007






                            


                        

                        


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Discussion lancée le 17 septembre 2018
17 septembre 2018

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