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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Vins aromatisés, peu caloriques et… sans alcool ! Les 18-21 ans n’ont pas les tabous de leurs aînés pour consommer sans subir les effets négatifs, explique la chercheuse en marketing Charlotte Massa dans une tribune au « Monde ».
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Les jeunes et le vin : « Le début d’un mouvement de grande ampleur »

Vins aromatisés, peu caloriques et… sans alcool ! Les 18-21 ans n’ont pas les tabous de leurs aînés pour consommer sans subir les effets négatifs, explique la chercheuse en marketing Charlotte Massa dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 16h03
    |

Charlotte Massa (Chercheuse en marketing à l’EM Strasbourg Business School, laboratoire Humanis)







                        



                                


                            

Tribune. Acheter de jeunes crus prometteurs ou des millésimes prestigieux à prix cassés, découvrir de nouvelles cuvées… Chaque année, de septembre à la mi-octobre, les amateurs sillonnent les foires aux vins pour alimenter leurs caves. Ce rendez-vous traditionnel est aussi le moment où apparaît au grand jour la profonde mutation à l’œuvre sur un marché aux codes ancestraux.
On achetait la réputation d’un château, on s’intéressait au terroir, à la qualité du sol, à l’ensoleillement des parcelles. Désormais, à côté des bouteilles classiques, fleurissent des flacons design, indiquant souvent juste le cépage. Le règne de l’image, comme dans d’autres secteurs, un marché qui s’internationalise, une offre simplifiée. Mais ne nous y trompons pas, ces changements ne sont que le début d’un mouvement de grande ampleur.
La recherche que nous avons menée avec Didier Bédé et Nathalie Maumon (Laboratoire gouvernance et contrôle organisationnel (LGCO) de l’université de Toulouse) auprès des jeunes Français de 18 à 21 ans (« Wine intergenerational transmission : an exploratory study of generation Z wine consumer behavior », présenté, en juin 2018, au congrès de l’Organisation internationale de la vigne et du vin) montre à quel point leur perception du vin est différente de celle de leurs aînés.
Technologie inventée par la NASA
L’authenticité du vin est beaucoup moins une valeur pour cette génération, baptisée génération Z, que pour les précédentes. Ils se disent largement ouverts aux nouveautés – vins aromatisés, vins étrangers, packaging différent. Leur faible attachement aux habituels bouchons en liège est symbolique : l’usage de bouchons à vis ne leur pose pas de problème. Ils apprécient aussi beaucoup les Bag-in-Box, ces fontaines à vin dont la technologie a été inventée par la NASA !
Certes, leur vision des choses est très influencée par les modèles parentaux. Alors qu’aujourd’hui, ils consomment surtout de la bière...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Dans un tribune adressée au « Monde », un collectif s’inquiète que le diabète ou les maladies cardiovasculaires frappent désormais tous les pays, qu’ils soient à revenus élevés ou faibles. Ces pathologies sont aujourd’hui la principale cause de décès sur la planète.
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La « lutte contre les maladies non transmissibles », une urgence sanitaire mondiale

Dans un tribune adressée au « Monde », un collectif s’inquiète que le diabète ou les maladies cardiovasculaires frappent désormais tous les pays, qu’ils soient à revenus élevés ou faibles. Ces pathologies sont aujourd’hui la principale cause de décès sur la planète.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 13h13
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 16h27
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. L’évolution de la consommation alimentaire et les modes de vie de plus en plus sédentaires ont un fort impact sur la santé ­humaine et sur l’environnement et renforcent les risques de développer des maladies non transmissibles (MNT), dont le diabète ou les maladies cardiovasculaires font partie.
Depuis plus de dix ans, elles sont devenues les principales causes de décès dans le monde, entraînant 15 millions de morts prématurées chaque année. Ces changements de modes de vie frappent aujourd’hui de plein fouet les pays à revenus faibles et intermédiaires. Contrairement aux idées reçues, surpoids et obésité sont le lot d’un grand nombre d’habitants en Afrique de l’Ouest. Qui pourrait imaginer que 38 % des femmes en âge de procréer y sont déjà en surpoids et que 15 % sont obèses.
L’augmentation de la consommation de matières grasses d’origine animale et d’aliments industriels, conjuguée à une urbanisation massive, source de changements de modes de vie plus propices aux MNT, sont les causes de ces transitions au niveau épidémiologique.

L’industrie agroalimentaire, moteur de ces changements, impacte la santé humaine mais aussi l’environnement. L’intensification des modes de production, la surconsommation de viande, l’utilisation massive de produits chimiques dans l’agriculture (glyphosate), l’utilisation de substances chimiques et d’emballages (phtalates) pour conserver les aliments ont un impact majeur sur l’environnement et participent aux fortes émissions de CO2.
En parallèle, trop de gras, de sucré, d’aliments trop ­riches en calories ainsi qu’une consommation importante de boissons sucrées et d’alcools ou d’aliments contaminés par des pesticides, associés à une baisse de l’activité physique, sont des facteurs de risques importants de MNT. Le diabète illustre parfaitement ce lien fort entre santé des populations et santé de notre planète et les défis liés.
90 % des cas de diabète seraient évitables avec...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Un rapport parlementaire sur ce centre en Alsace stockant des déchets toxiques et non recyclables parle d’un « cas d’école de toutes les erreurs à ne pas commettre ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 17/09/2018
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Stocamine, « une bombe à retardement » en Alsace

Un rapport parlementaire sur ce centre en Alsace stockant des déchets toxiques et non recyclables parle d’un « cas d’école de toutes les erreurs à ne pas commettre ».



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 06h29
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 17h37
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

En plein débat sur le stockage souterrain des déchets radioactifs, prévu à Bure (Meuse), la présentation, mardi 18 septembre, du rapport de la mission d’information parlementaire sur Stocamine, le centre d’enfouissement des déchets ultimes de Wittelsheim, dans le Haut-Rhin, promet de faire des vagues. D’autant que les rapporteurs y critiquent avec une singulière sévérité le projet et sa mise en œuvre.
Celui-ci, présenté comme parfaitement sûr à la fin des années 1990, fait aujourd’hui peser « un risque considérable pour l’environnement », selon Bruno Fuchs, député (apparenté Modem) du Haut-Rhin et corapporteur du texte, avec Vincent Thiébault, député (La République en marche) du Bas-Rhin, et Raphaël Schellenberger, député (Les Républicains) du Haut-Rhin. « Les déchets doivent être extraits si cela est techniquement possible, afin de ne pas faire peser un risque grave sur l’environnement, mais également sur la population (…), sous réserve qu’un site de stockage présentant de meilleures conditions puisse accueillir ces déchets », lit-on dans le projet de rapport, que Le Monde a pu consulter.
« C’est un cas d’école de toutes les erreurs à ne pas commettre dans la mise en œuvre de ce genre de projet, ajoute M. Fuchs. A peu près tous les experts qui ont été consultés à l’époque ont donné, de bonne foi ou non, des informations erronées, ou qui se sont avérées erronées. » Pour les rapporteurs, les conditions dans lesquelles le projet a été présenté aux populations et aux élus locaux sont de nature à rompre le lien de confiance avec l’Etat.
Mercure, arsenic, cyanure, amiante
Stocamine est le premier et à ce jour le seul exemple de site d’enfouissement de déchets industriels ultimes – c’est-à-dire non recyclables et hautement toxiques. A plus de 500 mètres sous le territoire de la commune de Wittelsheim, dans les galeries d’une ancienne mine de potasse, dorment ainsi 44 000 tonnes de mercure,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ L’Agence de sécurité sanitaire estime toutefois que des « incertitudes » demeurent quant aux risques sanitaires liés aux granulats de pneus.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Terrains synthétiques : un risque « peu préoccupant » pour la santé

L’Agence de sécurité sanitaire estime toutefois que des « incertitudes » demeurent quant aux risques sanitaires liés aux granulats de pneus.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 09h12
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Les amateurs de football peuvent souffler. Dribbler, tacler, plonger sur un terrain synthétique représente « un risque peu préoccupant pour la santé ». C’est l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) qui l’écrit dans une note publiée mardi 18 septembre.
L’Anses avait été saisie le 21 février par plusieurs ministères (sports, santé ou encore transition écologique) afin d’évaluer les risques liés à l’utilisation croissante de granulats de pneus usagés dans les terrains de sport synthétiques. Ces petites billes noires de caoutchouc qui s’immiscent dans les chaussures et les chaussettes contiennent en effet plusieurs substances chimiques potentiellement dangereuses, tels les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), classés cancérogènes probables pour l’homme.
Selon un inventaire dressé par le ministère des sports, le nombre de terrains synthétiques de « grande dimension » était estimé à environ 3 000 en France, au début de l’année. Et les terrains de foot à 5 poussent comme des champignons dans les grandes agglomérations. Plusieurs municipalités (Paris, Nantes, Poitiers…) avaient fait part de leur inquiétude après la publication d’une enquête du magazine spécialisé So Foot en décembre 2017.
Leucémies et lymphomes
L’alerte a été lancée il y a quelques années aux États-Unis par l’ancienne championne du monde de football, Amy Griffin. L’actuelle coach de l’équipe féminine de l’université de Seattle a découvert que plusieurs de ses anciennes joueuses, notamment évoluant au poste de gardienne de but, souffraient de leucémies et de lymphomes. La liste comporte aujourd’hui quelque 200 joueurs et joueuses de football malades à travers le pays et pratiquant tous leur discipline sur des pelouses synthétiques.
Toutefois, les analyses épidémiologiques existantes ne mettent pas en évidence une augmentation du risque cancérogène, en particulier des lymphomes et leucémies, associée à la fréquentation d’un terrain synthétique, estime l’Anses. Le rapport précise que si des substances cancérogènes sont bien émises ou relarguées par les granulats de pneus, elles le sont à de « faibles concentrations ». Cela n’empêche pas l’agence française de préconiser la réduction de la teneur en HAP, jugés comme des « composés préoccupants », dans les billes de caoutchouc. Une proposition en cours d’instruction dans le cadre du règlement européen Reach sur les substances chimiques.
Pour parvenir à ces conclusions rassurantes, l’Anses s’est seulement fondée sur une revue des études et expertises (une cinquantaine) publiées au niveau international. Aussi, l’agence reconnaît des « incertitudes » liées à la fois à des « limites méthodologiques » et à un « manque de données ». Lesdites études ne prennent pas en compte la variabilité de la composition des terrains. « Des incertitudes demeurent quant aux risques sanitaires potentiels associés à ces matériaux, en particulier en lien avec les émissions de composés organiques volatils [COV] », notent les experts. L’agence recommande donc de procéder à des analyses plus larges des polluants contenus et émis par les granulats de pneus, à commencer par les poussières. Outre les HAP et les COV, de nombreuses familles de substances potentiellement dangereuses ont été mises en évidence dans les petites billes noires : phtalates, métaux (plomb, zinc, cuivre, cadmium, nickel…), polychlorobiphényles (PCB) ou encore dioxines…
« Des risques potentiels pour l’environnement »
L’Anses appelle donc à mener de nouvelles recherches, principalement dans deux directions où les données font particulièrement défaut : l’air intérieur des bâtiments, toujours plus nombreux, qui abritent des complexes sportifs, et les aires de jeu pour enfants, où sont aussi utilisés les granulats de pneumatiques recyclés pour le revêtement des sols. Cette note, insiste l’Anses, « ne constitue pas une évaluation des risques et ne porte donc pas de conclusions de l’agence sur l’existence ou l’absence de risques ». Elle appelle donc d’autres rapports.
L’Anses conclut donc que « les études disponibles ne mettent pas en évidence de risque pour la santé ». L’autorité sanitaire précise, en revanche, que les mêmes études « évoquent des risques potentiels pour l’environnement ». Plusieurs publications scientifiques, notamment de l’Agence européenne des produits chimiques, mentionnent des risques liés au transfert de substances chimiques (zinc ou certains phtalates et phénols ayant des propriétés de perturbation endocrinienne) dans les milieux via les sols et les systèmes de drainage des eaux de pluie. L’utilisation de granulats peut également conduire à la génération de microplastiques, donner lieu à des phénomènes de bio accumulation et potentiellement affecter les organismes aquatiques ou terrestres.
Au final, l’Anses recommande l’élaboration d’une méthodologie afin de pouvoir évaluer les risques environnementaux localement avant toute mise en place de terrains synthétiques.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Rétrogradée en dépression tropicale, Florence devait dévier vers le nord-est, charriant des fortes pluies dans les terres déjà gorgées d’eau.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Etats-Unis : l’ouragan Florence a fait trente-et-un morts en Caroline du Nord et du Sud

Rétrogradée en dépression tropicale, Florence devait dévier vers le nord-est, charriant des fortes pluies dans les terres déjà gorgées d’eau.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 21h00
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 03h55
   





                        


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            data-slide-description="La tempête Florence, qui a déjà fait au moins 13 morts sur la côte atlantique américaine, menace toujours de faire des ravages au cours du week-end en raison des « quantités monumentales » de pluie qu’elle charie et des inondations qu’elle provoque, selon les autorités qui ont averti les habitants évacués de ne pas tenter de rentrer chez eux."
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            data-slide-description="Outre dix décès en Caroline du Nord, trois autres ont été recensés en Caroline du Sud, dont une femme de 61 ans tuée vendredi lorsque sa voiture a heurté un arbre couché sur la route."
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            data-slide-description="Les rafales de vent et la pluie diluvienne ont fait d’importants dégâts. De nombreuses routes restent coupées par des arbres et des poteaux électriques arrachés, ou encore par des crues soudaines."
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            data-slide-description="La dépression « déverse des quantités monumentales de pluie », a mis en garde Roy Cooper, le gouverneur de Caroline du Nord, l’Etat le plus durement frappé. « Toutes les routes de l’Etat peuvent être inondées ». "
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            data-slide-description="Environ 1,7 million d’habitants avaient été sommés de se mettre à l’abri, loin du littoral. Mais beaucoup n’ont pas suivi cette consigne."
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            data-slide-description="L’armée est venue prêter main forte aux services de secours, ici à New Bern, en Caroline du Nord."
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            data-slide-description="La tempête « va provoquer des inondations catastrophiques sur des zones de Caroline du Nord et de Caroline du Sud pendant encore quelque temps », a averti un responsable de l’Agence nationale océanique et atmosphérique (NOAA), Steve Goldstein, en raison notamment du caractère « lent, presque à l’arrêt » de la tempête."
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            data-slide-description="Florence a avancé samedi à 9 km/h avec des vents de 65 km/h qui devraient continuer à s’affaiblir à mesure que la tempête progresse dans les terres. Les autorités s’attèlent désormais à évacuer l’eau et porter secours aux habitants piégés par les eaux."
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            data-slide-description="Le président américain Donald Trump doit se rendre en début ou milieu de semaine prochaine dans les régions affectées."
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            data-slide-description="Des chiens apeurés laissés en cage par leur propriétaire sont libérés par le sauveteur bénévole Ryan Nichols, à Leland, en Caroline du Nord, le 16 septembre."
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            data-slide-description="Après le passage de l’ouragan à New Bern, en Caroline du Nord, le 16 septembre. Dimanche après-midi, la rivière Trent débordait au niveau de Pollocksville, en Caroline du Nord, l’Etat le plus touché, coupant le village en deux. Une trentaine de personnes ont été évacuées par la Garde nationale."
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            data-slide-description="A New Bern, en Caroline du Nord, le 16 septembre. Dans les villes frappées par la tempête, plusieurs cas de pillages ont été signalés et la police de Wilmington, en Caroline du Nord, a annoncé avoir arrêté cinq personnes qui s’en étaient pris à un supermarché."
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La tempête Florence, qui a déjà fait au moins 13 morts sur la côte atlantique américaine, menace toujours de faire des ravages au cours du week-end en raison des « quantités monumentales » de pluie qu’elle charie et des inondations qu’elle provoque, selon les autorités qui ont averti les habitants évacués de ne pas tenter de rentrer chez eux.

CARLO ALLEGRI / REUTERS
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De nombreuses régions restaient inondées lundi 17 septembre dans le sud-est des Etats-Unis après le passage de l’ouragan Florence, qui a fait au moins 31 morts et causé des dommages qui pourraient atteindre des milliards de dollars.
Florence, désormais rétrogradée en dépression tropicale, devait dévier vers le nord-est, charriant des fortes pluies dans les terres déjà gorgées d’eau en Caroline du Nord, Caroline du Sud et dans l’ouest de la Virginie, selon les services météorologiques. Les autorités redoutaient des glissements de terrain, des ruptures de barrages ou des nouvelles crues de rivières.
« C’est une tempête historique qui se poursuit, certaines zones n’ont pas encore subi le pire des inondations », a averti le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper, évoquant un « désastre monumental pour notre Etat » lors d’une conférence de presse lundi.
Les autorités de gestion des urgences de cet Etat ont fait savoir lundi soir que le bilan s’était alourdi à 25 morts, contre 17 auparavant. Six autres décès ont été confirmés par celles de Caroline du Sud.

        Lire aussi :
         

                Rafales de canulars et vidéos détournées sur la tempête Florence et le typhon Mangkhut



480 000 foyers toujours sans électricité
La pluie s’était arrêtée lundi mais les précipitations ont fait déborder de nombreux cours d’eau, comme les rivières Neuse et Cape Fear. Plus de 480 000 foyers étaient toujours sans électricité lundi matin, selon le département de la sécurité publique de Caroline du Nord, l’Etat le plus touché par les intempéries, où des ordres d’évacuation restaient en vigueur dans plusieurs comtés.
Sur la côte, la ville de Wilmington, qui avait été frappée de plein fouet par l’ouragan vendredi, restait isolée du reste du pays, toutes les routes menant à la cité de 117 000 habitants étant coupées. Les services d’urgence de l’Etat ont envoyé 23 camions chargés de rations de survie et de bouteilles d’eau pour ravitailler la population.
Même si les conditions s’améliorent, les autorités ont appelé la population à éviter les déplacements en raison des risques de crues soudaines qui pourraient piéger les automobilistes.
Le président américain Donald Trump a signé dimanche une déclaration de catastrophe naturelle pour la Caroline du Sud, permettant le déblocage d’une aide fédérale supplémentaire pour les zones affectées par Florence. M. Trump a assuré la semaine dernière qu’il se rendrait « bientôt » dans les zones touchées. « Nous allons avoir besoin de fonds importants pour nous remettre d’aplomb », a prévenu lundi le gouverneur Roy Cooper, alors que l’industrie agricole a été durement frappée par l’ouragan.

        Lire aussi :
         

                Florence, Mangkhut : comment les noms des tempêtes sont-ils choisis ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ La fascination pour les phénomènes météorologiques extrêmes incite parfois à partager des photos et vidéos sans les vérifier.
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Rafales de canulars et vidéos détournées sur la tempête Florence et le typhon Mangkhut

La fascination pour les phénomènes météorologiques extrêmes incite parfois à partager des photos et vidéos sans les vérifier.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 19h10
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 20h36
    |

            Anne-Aël Durand








                        


La tempête Florence a touché, lundi 17 septembre, les Etats américains de Caroline du Nord et du Sud, sur la côte est des Etats-Unis, provoquant la mort d’au moins vingt-trois personnes et de nombreux dégâts matériels, avant de causer des inondations catastrophiques. En Asie du Sud-Est, le typhon Mangkhut a fait au moins 29 morts aux Philippines, plus de 200 blessés et des dégâts considérables à Hongkong, avant de s’engouffrer en Chine continentale.
Ces deux événements météorologiques extrêmes s’accompagnent d’images d’arbres déracinés, vitres brisées et inondations spectaculaires, abondamment relayées dans les médias. Mais c’est aussi l’occasion de diffuser des informations fausses, détournées ou sorties de leur contexte. Nous en avons sélectionné quatre, n’hésitez pas à en signaler d’autres à l’adresse contact-decodeurs@lemonde.fr.

        Lire aussi :
         

                Comment vérifier une image ou une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux ?



1. L’atterrissage en looping à l’aéroport de Shenzen ? Des images de synthèse
FAUX
Une vidéo d’atterrissage acrobatique en plein typhon à l’aéroport de Shenzen a été vue plus de 10 millions de fois sur Facebook et abondamment partagée au premier degré, notamment par la star de téléréalité James Jordan sur Twitter. On y voit un avion de ligne réaliser un looping, se stabiliser et passer au-dessus d’un grillage, puis, dans le plan suivant, des passagers sortir, choqués et accompagnés par des secouristes. Elle est diffusée par « Time News International », qui n’est pas un média mais une simple page Facebook, désormais suivie par 200 000 personnes.

Hoping all my friends in Hong Kong are safe.... And all who have been effected by the terrifying typhoon 

— The_JamesJordan (@James Jordan)


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Impressionnant mais peu réaliste, selon plusieurs spécialistes de l’aviation. Comme l’explique le site Aviation24.be, il s’agit d’un montage réalisé à partir de deux sources différentes :
la première séquence de looping à basse altitude n’est pas réelle : c’est une vidéo en images de synthèse censée représenter un Boeing 737 et réalisée par le studio Menithings, qui a publié plusieurs séquences d’effets spéciaux sur YouTube. On y découvre par exemple un faux accident de grand huit qui fait froid dans le dos ;la deuxième séquence, avec les passagers choqués, est réelle mais date du 28 août. Un avion de ligne A320 à destination de Macau a atterri en urgence à l’aéroport de Shenzen, et cinq personnes ont été blessées lors de l’évacuation.
2. Les immeubles qui s’envolent en Caroline du Nord ? Une vidéo prise au Japon
DÉTOURNÉ
Une autre vidéo publiée sur Facebook a été vue plus de 62 millions de fois. Elle montre des façades d’immeubles s’écrouler, des toitures en tôle onduler et des camions se renverser sur l’autoroute… Le montage publié le 12 septembre par Abel Rossman, un habitant de Los Angeles (Californie), est accompagné d’un simple commentaire : « Il y a deux heures en Caroline du Nord », laissant penser qu’il s’agit des effets de l’ouragan Florence.
En fait, ces images sont bien réelles, mais elles ont été tournées de l’autre côté du globe, au Japon, lors du passage du typhon Jebi, le 4 septembre. Le site Hoax-Net, qui a démonté cette fausse rumeur, a retrouvé la vidéo initiale, publiée sur YouTube par la chaîne Miscelanea Noticias.
Le même internaute a republié la même vidéo dimanche, accompagnée cette fois d’un message plus apocalyptique rédigé en espagnol, où il explique que « les temps sont proches où les êtres humains ressembleront à des hirondelles volant à cause des méga-ouragans », en appelant à « se repentir de ses péchés » et à trouver le salut en Jésus.
3. Des requins dans les rues inondées ? Une blague récurrente
HUMORISTIQUE
Autre vision digne de l’Apocalypse : des requins qui profiteraient des inondations pour envahir les villes. « Croyez-le ou non, ceci est un requin sur une autoroute de New Bern, en Caroline du Nord », explique ainsi Jason Michael, journaliste écossais, sur Twitter, avec une photo choc, qui lui a valu plus de 1 500 partages.

Believe it or not, this is a shark on the freeway in New Bern, North Carolina. #HurricaneFlorence https://t.co/ANkEiEQ3Y6— Jeggit (@Jason Michael)


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Il s’agit bien évidemment d’un montage, qui est devenu un « classique », régulièrement publié et partagé lors d’inondations majeures. Jason Michael avait d’ailleurs publié exactement la même photo et la même légende lors du passage de l’ouragan Harvey à Houston. Il s’est réjoui dimanche d’avoir une nouvelle fois réussi à « troller l’Amérique ».
4. Le présentateur du bulletin météo luttant contre la tempête ? Un excès de zèle médiatique
MISE EN SCÈNE
Si les images ne sont pas suffisamment impressionnantes pour montrer la force du vent et les trombes d’eau qui tombent du ciel, les journalistes sont parfois tentés d’en rajouter en se mettant en scène en pleine tempête. Ainsi, le journaliste Mike Seidel, de la chaîne météo américaine The Weather Channel, a été filmé vendredi, alors qu’il luttait contre le vent, peinait à tenir debout et se cramponnait à sa capuche. Mais à l’arrière-plan, la tempête semblait moins forte puisque deux passants déambulaient tranquillement en short.

So dramatic! Dude from the weather channel bracing for his life, as 2 dudes just stroll past. #HurricaneFlorence https://t.co/8FRyM4NLbL— gourdnibler (@Tony scar.)


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La vidéo a été vue 27 millions de fois, et le reporter a été l’objet de telles moqueries que la chaîne a publié un communiqué pour expliquer que « les deux individus marchaient sur du bitume » alors que le journaliste se tenait sur de l’herbe mouillée et qu’il était « sans aucun doute exténué » après des heures de direct.

Décodex : nos outils contre les fausses informations
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Plusieurs personnes ont été blessées par des aiguilles placées dans des fraises. Ces actes de malveillance ont entraîné l’effondrement du prix des fraises du Queensland.
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Psychose en Australie : des fraises sabotées avec des aiguilles à coudre

Plusieurs personnes ont été blessées par des aiguilles placées dans des fraises. Ces actes de malveillance ont entraîné l’effondrement du prix des fraises du Queensland.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 19h04
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 06h28
   





                        



   


Difficile, depuis plusieurs jours, de trouver des fraises dans les rayons des supermarchés australiens. La psychose qui touche les consommateurs atteint désormais les six Etats du pays, a annoncé la police, lundi 17 septembre. L’Australie est en effet confrontée à « un crime odieux », selon le ministre fédéral de la santé : la « contamination » de fraises par des aiguilles à coudre.
L’affaire est apparue au grand jour la semaine dernière avec l’hospitalisation d’un homme souffrant de douleurs d’estomac après avoir mangé des fraises achetées dans un supermarché du Queensland. Depuis, les habitants du pays publient sur les réseaux sociaux des photos de fraises contenant de petites aiguilles en métal.
Plusieurs personnes ont été blessées, dont une petite fille de 7 ans, entraînant le retrait des supermarchés de plusieurs types de fraises cultivées dans le Queensland. La police locale a officiellement conseillé aux consommateurs, sur son compte Facebook, de couper en deux les fraises avant de les manger.
100 000 dollars de récompense
« Quiconque se trouve derrière cela met en danger non seulement les familles du Queensland et du reste de l’Australie, mais aussi toute une industrie, a déclaré samedi la première ministre du Queensland, Annastacia Palaszczuk. Je demande à toute personne disposant d’une information qui pourrait être liée à cette affaire de quelque manière que ce soit de contacter la police aussitôt que possible. »
Son gouvernement a offert une récompense de 100 000 dollars australiens (61 500 euros) pour toute information susceptible d’aider à l’arrestation et au jugement des responsables, et le ministre de la santé, Greg Hunt, a demandé l’ouverture d’une enquête fédérale. Les mobiles de l’attaque demeurent inconnus, mais l’association des producteurs de fraises du Queensland a évoqué la piste possible d’un ancien employé du secteur mécontent.

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                En Australie, la pire sécheresse depuis un demi-siècle désespère les fermiers



Selon Neil Handasyde, président de l’association des cultivateurs de fraises de l’Australie-Occidentale, des détaillants et des compagnies d’assurance demandent désormais aux producteurs de scanner leurs fruits.
« Nous cherchons les moyens de résoudre ce problème. Nous nous sommes procuré des détecteurs de métaux et envisageons d’utiliser des emballages inviolables. »
L’industrie de la fraise dans le Queensland représente quelque 160 millions de dollars australiens (98 millions d’euros). Selon le média ABC, l’affaire a fait chuter de moitié les prix de gros, à 0,50 dollar australien la barquette, en dessous des coûts de production.
Après la fraise, le « crime » va-t-il s’étendre à d’autres fruits ? Lundi, une femme de 62 ans a été surprise en train de placer une aiguille dans une banane. Selon la police du Queensland, elle semble avoir agi par volonté de copier le mode opératoire du ou des saboteurs de fraises, sans avoir aucun lien avec eux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Les pesticides épandus pour protéger les récoltes des attaques fongiques ont engendré des résistances, y compris chez des souches qui infectent l’homme.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Pour lutter contre un champignon qui infecte les graines, libérant ainsi une substance cancérigène, un nouveau fongicide a été créé pour détoxifier les tourteaux d’arachides.
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Au Sénégal, la stratégie pour sauver l’arachide

Pour lutter contre un champignon qui infecte les graines, libérant ainsi une substance cancérigène, un nouveau fongicide a été créé pour détoxifier les tourteaux d’arachides.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 18h06
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 18h15
    |

                            Matteo Maillard (Dakar, correspondance)








                        



                                


                            
C’est une petite graine bleu cobalt qui pourrait bien révolutionner la consommation d’arachide en Afrique. Nommé Aflasafe, ce fongicide créé par l’International Institute of Tropical Agriculture (IITA), une organisation internationale à but non lucratif, membre du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale, est un biopesticide de nouvelle génération particulièrement efficace. « Il suffit d’épandre 10 kg par hectare de champ pour que son action fongicide réduise les toxines cancérigènes », explique Amadou Lamine Senghor, docteur en phytopathologie sénégalais chargé du transfert de la technologie.
Depuis une vingtaine d’années, les Etats d’Afrique de l’Ouest et plus particulièrement le Sénégal font face à un dilemme économique et sanitaire dont le coupable désigné est l’aflatoxine. Cette mycotoxine, produite par un champignon qui se développe dans de nombreux aliments tels les noix, le maïs, le riz, les fèves de cacao, les huiles végétales et les figues, possède des propriétés génotoxiques et carcinogènes inquiétantes. « Aspergillus flavus infecte la graine dès sa formation dans le sol, puis la contamination s’aggrave et se propage pendant le stockage lorsque les graines ne sont pas bien séchées et que la chaleur et l’humidité favorisent son développement », affirme M. Senghor.
Après des études confirmant sa dangerosité sanitaire, l’Union européenne a mis en place, le 16 juillet 1998, une législation limitant l’importation d’oléagineux et de fruits secs comportant des taux d’aflatoxine B1 supérieurs à 4 microgrammes par kilo (µg/kg). En comparaison, les Etats-Unis et la Chine les limitent à 20 µg/kg. Au Sénégal, où il n’existe aucune norme concernant les aflatoxines, la production arachidière contient en moyenne entre 60 et 80 µg/kg. Ce qui condamne les exportations des oléagineux infectés.
Augmentation des cancers du foie
A la consommation, aucune différence de goût. Mais l’aflatoxine peut diminuer le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ A l’heure des menus « sans » gluten, « sans » lactose, « sans » viande, le chimiste Raphaël Haumont fait appel à la science pour réhabiliter l’émotion en cuisine.
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                « Manger végan n’est pas une punition, on peut inventer de nouvelles émotions »


A l’heure des menus « sans » gluten, « sans » lactose, « sans » viande, le chimiste Raphaël Haumont fait appel à la science pour réhabiliter l’émotion en cuisine.

LE MONDE
                 |                 17.09.2018 à 16h27
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 10h18
                 |

            Léa Iribarnegaray

















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Enseignant-chercheur en physique-chimie des matériaux, Raphaël Haumont a créé avec le chef Thierry Marx en 2013 le CFIC (Centre français d’innovation culinaire). Au sein de la faculté des sciences d’Orsay (université Paris-Saclay), le CFIC se nourrit des liens entre artisanat et recherche. A la tête de la chaire universitaire Cuisine du futur, Raphaël Haumont insiste sur la notion essentielle de plaisir dans nos assiettes, tout en imaginant une cuisine plus durable et responsable.
Peut-on parler « d’émotions » en cuisine ?
Raphaël Haumont  : Je le pense, oui ! On y vient pour manger des émotions avant tout, plus que pour avaler des nutriments. Il n’y a pas que les papilles qui sont en éveil : la vue, le toucher, l’ouïe, l’odorat, nous procurent également des sensations. Avec un substitut de repas — une barre de céréales par exemple — la promesse énergétique est tenue, certes, mais on néglige complètement l’émotion.
Alors comment éveiller nos cinq sens ?
Par des stimuli, des excitations sensorielles, tactiles, olfactives, etc. Une forme d’acidité, de sel, ou d’amertume en bouche agite des récepteurs par des voies chimiques que le cerveau traduit ensuite en émotions. Mais la cuisine touche aussi à la culture et à l’histoire de chacun : si cette tarte tatin me rappelle celle de ma grand-mère, je vais l’apprécier davantage.
Un meilleur ouvrier de France peut être capable d’exécuter une technique de manière remarquable, cela n’empêche pas de risquer de s’ennuyer à sa table. Un aliment parfaitement cuit ne suffit pas à émouvoir. Un chef, tel un artiste, se doit de partager, de faire voyager, de raconter une histoire. A Londres, par exemple, un chef joue sur l’ambiance sonore de son restaurant : un bruit de verre cassé accompagne la dégustation de son millefeuille, on a alors une impression d’ultracroustillant ! Il s’agit de jouer avec des associations d’images pour mettre la technique au service d’une émotion.
On parle de plus en plus « d’expérience » ?
Oui, encore plus que des émotions, nous cherchons à « vivre un truc ». Aujourd’hui, avec les nouvelles technologies, on peut aller plus loin et imaginer des univers très décalés. Pourquoi ne pas porter un casque de réalité virtuelle en mangeant des huîtres pour avoir l’impression d’être au bord de la mer ? Mais attention, ce n’est pas non plus Disney ou le parc Astérix, on doit rester cohérent.
Le chef Thierry Marx, avec qui je travaille, dit souvent qu’il veut proposer « un voyage différent vers une destination familière ». On peut travailler sur une nouvelle texture tout en gardant le traceur de la recette. On fait une tarte au citron, d’accord, mais pourquoi ne pas la respirer tel un nuage, plutôt que de l’avaler ?
En quoi la science peut-elle nourrir la cuisine ?
Elle lui apporte une boîte à outils merveilleuse ! Le chef peut se l’approprier autant qu’il le souhaite pour innover et jouer sur l’effet de surprise. On peut mettre par exemple sous vide une pomme tranchée et imbibée de jus de pomme, le fruit devient transparent et dur. Et lorsqu’on croque  : surprise, le liquide s’y est introduit en cachette. La science peut offrir des astuces très simples, des illusions gustatives, sans ajout de produit chimique. Ici, imprégnée sous vide, la pomme a 110 % un goût de pomme, elle est belle, translucide, végétale.
Comment prendre du plaisir quand la tendance est au « sans » gluten, « sans » lactose, « sans » calorie, « sans » sel, « sans » protéines animales… ?
La science peut permettre de transformer ces contraintes en occasions d’innovation. Si l’on regarde les confitures, elles sont toujours faites avec 50 % de sucre. Pourtant, on est capable de fabriquer une confiture d’orange sans sucre, en utilisant la pectine naturellement présente dans la peau. On obtient ainsi une confiture zéro déchet et sans calorie. Via la recherche, il est de plus en plus facile de trouver des substituts complètement sains.
« Avec une imprimante 3D, on peut imaginer des spaghettis de légumes ou une ratatouille en Rubik’s cube »
Autre exemple : si je suis végan, pourquoi me propose-t-on un steak de soja ? Pourquoi copier un aliment qui ne me plaît pas ? C’est triste de compacter des légumes pour faire un steak alors que des champs entièrement nouveaux restent à inventer ! Pour l’instant, on a souvent l’impression de suivre des régimes de frustration. Le menu ne doit être ni une ordonnance ni une punition. Il s’agit de retrouver la notion de plaisir en inventant de nouvelles textures ou associations de fruits et de légumes, en créant de nouvelles formes. Avec une imprimante 3D, on peut imaginer des spaghettis de légumes ou une ratatouille en Rubik’s cube.
Vous proposez un retour au végétal ?
Oui, il s’agit d’inverser la tendance et de passer à une consommation de 80 % de végétal pour 20 % d’animal. On sait qu’il n’est plus possible de manger autant de viande. 15 000 litres d’eau sont nécessaires pour faire un kilo de rumsteck, c’est délirant.
Le végétal est une source encore méconnue. J’aime l’idée de biomimétisme : si la nature a donné à l’orange une peau, ce n’est pas pour la beauté du geste. C’est parce qu’elle contient de la pectine, des huiles essentielles, de la vitamine C…, alors, pourquoi la jeter ? On peut consommer moins et mieux en recyclant tout ce qui est élémentaire. Je travaille aussi sur la question du suremballage : des algues alimentaires peuvent facilement remplacer le plastique du film étirable.
A quoi ressemblera la « cuisine du futur » ?
On travaille beaucoup sur cette idée de concilier plaisir, bien être et santé — tout en répondant aux enjeux futurs d’une population vieillissante, du problème de transport de l’eau… Ce n’est pas normal que dans les maisons de retraite, les personnes âgées ne mangent plus parce qu’elles en ont perdu l’envie. Là aussi, il faut repenser pour cette population de nouvelles formes et couleurs et lui apporter les nutriments dont elle a besoin.
A l’avenir, on se doit de revenir à du bon sens, on n’a plus le choix ! On met du sucre partout parce que ça masque les saveurs des mauvais produits, mais c’est un horrible poison qui rend les gens accros. On est forcé de tirer le signal d’alarme : rééduquons maintenant les palais pour retrouver le goût du produit original.
Mais comment appliquer toutes ces bonnes pratiques chez soi, sans être dans un laboratoire de chimiste ?
Enlever le trop plein de sel ou de sucre, c’est très simple, tout le monde peut le faire ! Il y a urgence à transmettre les informations, il faut simplement que les gens sachent. En associant de la pomme avec du radis, je remplace le piquant d’une moutarde trop salée. C’est génial d’inventer, d’innover en cuisine.
Si l’avenir de nos repas prend la forme d’une injection ou d’un patch, cela ne marchera jamais. La cuisine du futur se doit d’être gourmande, avec le plaisir magique du repas à la française. Il existe une jouissance presque physique à passer des heures à table. Un chef cherche toujours à procurer le plaisir ultime, l’extase, le frisson.
Comment invente-t-on de nouveaux goûts ? « Le Monde » organise, dans le cadre du Monde Festival, un débat intitulé « Goût du chef, goût du public » avec la cheffe Adeline Grattard, le chef pâtissier-chocolatier Pierre Hermé et le vigneron et consultant en vin Stéphane Derenoncourt. Il se tiendra dimanche 7 octobre, de 10 heures à 11 h 30, au Théâtre des Bouffes du Nord, à Paris.

Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival qui s’ouvre le 5 octobre à Paris avec le cinéaste japonais Hirokazu Kore-eda et son dernier film, Une affaire de famille, Palme d’or 2018 à Cannes. Deux autres films seront projetés en avant-première : Un amour impossible, de Catherine Corsini et, pour clôturer le festival, En liberté !, le nouvel opus de Pierre Salvadori.
Les 6 et 7 octobre, place aux débats : sur les nouvelles relations amoureuses (Le big data va-t-il tuer le hasard des rencontres ? Aux origines de #metoo ), les technologies (Intelligence artificielle et émotions : un amour de robot ? ) l’école (Donner l’envie d’apprendre, un jeu d’enfant ?) l’environnement (Pour l’amour de ma Terre, S’aimer comme des bêtes ), l’économie, les médias (Comment informer sous la présidence d’Emmanuel Macron ?), la politique (Y a-t-il une vie après la politique ? )...
Des rencontres exceptionnelles avec Barbara Hannigan, Juliette Armanet, la tribu Guédiguian, Chimamanda Ngozi Adichie, Mario Vargas Llosa, Charline Vanhoenacker, Pierre de Villiers, Océan, Pierre Hermé, Roberto Saviano, Kamel Daoud et bien d’autres...
Et samedi soir, rendez-vous à La Nuit de l’amour  aux théâtre des Bouffes du Nord, avec André Comte-Sponville, Barbara Cassin, Carolin Emcke...
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




Léa Iribarnegaray
    













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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Après avoir devasté le nord de l’archipel des Philippines, la tempête a traversé la mer de Chine méridionale, son centre passant à une centaine de kilomètres au sud de Hongkong, et plus près encore de Macao.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ En France, l’enquête visant les constructeurs patine, déplorent les associations de défense de l’environnement. Le président du TGI de Paris plaide pour « d’autres formes de réponses ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Dieselgate : « D’un côté les gens meurent, et de l’autre, la justice pénale est silencieuse »

En France, l’enquête visant les constructeurs patine, déplorent les associations de défense de l’environnement. Le président du TGI de Paris plaide pour « d’autres formes de réponses ».



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 17h40
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

Serait-ce le souvenir encore frais du feuilleton estival du Tour de France ? Le scandale du « dieselgate » rappelle une autre affaire à Gilles Lacan : le cas Lance Armstrong. « Dès sa première victoire, de forts soupçons de dopage ont entouré ses performances. Cela ne l’a pas empêché de revenir chaque année narguer tout le monde et d’en remporter six autres. Une enquête avait été ouverte mais elle n’a jamais abouti. Il a fallu que la justice américaine s’en mêle pour qu’il tombe. Pas très glorieux pour la justice française… » Gilles Lacan n’est pas seulement un amateur de cyclisme. Ancien avocat général à la Cour de cassation, il préside l’association Ecologie sans frontière (ESF), partie civile dans le volet français de l’affaire du « dieselgate ».
Le scandale éclate il y a trois ans, jour pour jour. Le 18 septembre 2015, l’Agence américaine de l’environnement accuse Volkswagen d’avoir équipé ses moteurs diesel de logiciels capables de déjouer les contrôles antipollution.
En France, outre le N°1 mondial de l’automobile, Renault, PSA et Fiat-Chrysler sont visés par une information judiciaire pour « tromperie aggravée ». L’enquête est confiée aux juges du pôle santé publique du tribunal de grande instance (TGI) de Paris. Les constructeurs sont soupçonnés d’avoir truqué les moteurs afin de minorer les rejets d’oxyde d’azote lors des tests d’homologation. « Aux Etats-Unis, Volkswagen a dû payer plus de 20 milliards de dollars [17 milliards d’euros] d’amendes. En Allemagne, le patron d’Audi est en prison et le premier grand procès contre Volkswagen vient de s’ouvrir [le 10 septembre, devant le tribunal de Brunswick]. En France, rien », s’offusque l’ex-magistrat.

Les juges parisiens attendent toujours le retour d’un rapport d’expertise dans les cas de Renault, PSA et Fiat-Chrysler et viennent, selon nos informations, d’ordonner une « expertise complémentaire » concernant Volkswagen...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ La quantité de pluies générées par les cyclones tropicaux pourrait augmenter de 20 % en moyenne d’ici à la fin du siècle.
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Ouragans : des phénomènes aggravés par le réchauffement climatique

La quantité de pluies générées par les cyclones tropicaux pourrait augmenter de 20 % en moyenne d’ici à la fin du siècle.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 11h06
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 17h46
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Il était trop tôt, lundi 17 septembre, pour savoir si l’impact des inondations catastrophiques causées par la tempête Florence, en Caroline du Nord et du Sud, excédera en ampleur ou en coût les dégâts causés l’an dernier, au Texas, par l’ouragan Harvey. En raison de la lenteur avec laquelle la perturbation se déplace dans l’intérieur des terres du Sud-Est américain, les précipitations devraient se poursuivre sans relâche pendant encore plusieurs jours – au moins mercredi, selon les autorités fédérales américaines.
Qu’on les nomme « ouragans » dans l’Atlantique, la Caraïbe et le nord-est du Pacifique, ou « typhons » dans le nord-ouest du Pacifique, les cyclones tropicaux sont des phénomènes météorologiques de grande taille (plusieurs centaines de kilomètres de diamètre) associant des vents violents et des précipitations intenses. Ils se forment au-dessus de l’océan, lorsque les eaux de surface atteignent environ 27 °C et que la distribution des vents est favorable à l’émergence d’un phénomène tourbillonnant.
Au cours des quinze dernières années, plusieurs phénomènes d’une ampleur exceptionnelle ont été relevés. Katrina, en 2005, qui a détruit La Nouvelle-Orléans ; Sandy, en 2012, qui a submergé Manhattan ; Harvey, en 2017, qui a plongé le Texas, son industrie pétrolière et pétrochimique, sous des inondations historiques ; Maria et Irma, la même année, qui ont ravagé Porto Rico et les Petites Antilles… Au total, dans le bassin Atlantique, les cinq ouragans les plus coûteux de l’histoire sont tous postérieurs à 2005, et trois d’entre eux ont frappé au cours de la seule saison cyclonique 2017.
Augmentation de 20 %
Dans le Pacifique aussi, les records tombent. Le plus puissant typhon jamais enregistré, Haiyan, a frappé les Philippines en 2013, avec des rafales soufflant à quelque 315 kilomètres/heure, causant la mort de plus de 6 000 personnes. La puissance inédite d’Haiyan avait mené à un débat parmi les météorologues, certains plaidant pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Deux ans et demi après la diffusion d’images-chocs filmées par l’association L214, des employés et le directeur de l’abattoir de Mauléon se retrouvent devant la justice.
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Après trois renvois, le procès pour maltraitance animale aux abattoirs de Mauléon s’ouvre à Pau

Deux ans et demi après la diffusion d’images-chocs filmées par l’association L214, des employés et le directeur de l’abattoir de Mauléon se retrouvent devant la justice.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 09h02
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 10h18
   





                        


Deux ans et demi après la diffusion d’images-chocs d’animaux maltraités filmées en caméra cachée par l’association L214, le tribunal correctionnel de Pau juge, lundi 17 et mardi 18 septembre, des employés et le directeur de l’abattoir de Mauléon, dans les Pyrénées-Atlantiques.
« On attend de ce procès que soient reconnues les souffrances accrues faites sur les animaux dues à des infractions à la réglementation, qu’elles proviennent des ouvriers ou du matériel défaillant », a souligné avant l’ouverture des débats Brigitte Gothière, porte-parole de L214. « Il manque sur le banc des prévenus les services vétérinaires et chacun d’entre nous avec notre responsabilité collective sur un système qui est profondément violent à l’égard des animaux et des personnes qui y travaillent », a-t-elle ajouté.
Après la diffusion des vidéos, l’abattoir avait été temporairement privé de son agrément sanitaire. Et trois salariés, ainsi que son ex-directeur, Gérard Clémente, sont depuis poursuivis pour « mauvais traitements infligés sans nécessité à un animal domestique », une infraction équivalente à un excès de vitesse simple et pour laquelle la peine encourue est une contravention de 4e classe (750 euros au plus).
L’abattoir de Mauléon et son ancien directeur, Gérard Clemente, retraité aujourd’hui, devront également répondre de « tromperie sur la nature, la qualité, l’origine ou la quantité d’une marchandise », un délit passible de deux ans de prison et 300 000 euros d’amende. Tous les prévenus, ainsi qu’un quatrième employé, sont également poursuivis pour divers manquements aux règles de l’abattage (absence de précaution ou d’étourdissement préalable, saignée tardive, etc.).
« Se dégager de l’émotionnel »
Après trois renvois, ce procès s’ouvre alors même que le Parlement examine en seconde lecture le projet de loi agriculture et alimentation. Il prévoit notamment des sanctions en cas de maltraitance animale dans les abattoirs et dans les transports d’animaux, ainsi que la création d’un poste responsable de la protection animale dans chaque abattoir.
« J’espère que durant ce procès nous allons nous dégager de l’émotionnel pour aborder les choses de manière technique et objective sans oublier que derrière il y a de l’humain », a indiqué Me Denise Pombieilh, défenseure de l’ex-directeur et de l’établissement. « L214 et l’avocat des salariés unissent leurs voix pour dire que les employés sont aussi des victimes. La stratégie est claire : faire peser sur les seules institution et direction toute la responsabilité de ce qui procède d’agissements de violence individuelle », dénonce Me Pombieilh.

        Lire notre enquête
         

          sur les conditions de travail dans les abattoirs



Dix associations de défense des animaux se sont portées parties civiles, dont L214, la SPA et la Fondation Brigitte Bardot.
Images diffusées
Durant l’audience, des passages de la vidéo de L214 d’une durée totale de deux heures et demie seront diffusés. Ces images ont été tournées par L214 en mars 2016 à Mauléon, environ deux semaines avant Pâques, période d’activité intense dans les abattoirs. « Elles ont été captées et diffusées pour rendre visible un système violent qui met à mort trois millions d’animaux par jour en France », affirme Brigitte Gothière, porte-parole de L214.
Animaux mal étourdis, moutons saignés encore conscients, voire des agneaux écartelés vivants, les images sont difficilement soutenables. « Elles montrent que la réglementation dans les abattoirs ne sert qu’à rassurer les consommateurs. Elle n’y est même pas appliquée (…) Ce procès sera l’occasion de faire reconnaître la responsabilité de l’Etat et des services vétérinaires », estime Mme Gothière.
L’association L214, qui milite pour la protection des animaux mais aussi pour l’abolition de la consommation de viande et de tout usage de substance d’origine animale, s’est déjà illustrée en révélant des faits similaires dans les abattoirs d’Alès et du Vigan (Gard). Un ex-employé de l’abattoir du Vigan a d’ailleurs été condamné en avril 2017 à huit mois de prison avec sursis pour actes de cruauté et mauvais traitement sur des animaux.

        Sur l’association :
         

          L214, les croisés de la cause animale






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ La France compte le plus de voitures polluantes, devant l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie, selon l’ONG Transport & Environment.
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Trois ans après le « dieselgate », 43 millions de véhicules empoisonnent toujours l’Europe

La France compte le plus de voitures polluantes, devant l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie, selon l’ONG Transport & Environment.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 06h28
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 09h43
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

Trois ans après le scandale du « dieselgate », le diesel n’est plus en odeur de sainteté. Les ventes de voitures proposant cette motorisation ont plongé en France et en Europe (sous la barre des 40 %), le prix à la pompe du gazole rattrape progressivement celui de l’essence, et plusieurs villes – dont Paris, à l’horizon 2024 – ont programmé d’interdire leurs rues à ce type d’automobiles à plus ou moins brève échéance.
Pour autant, les véhicules polluants ne se sont pas évaporés le 18 septembre 2015 avec les révélations de l’Agence américaine de l’environnement (EPA). Celle-ci avait alors accusé Volkswagen d’avoir équipé ses moteurs diesel de logiciels truqueurs capables de déjouer les contrôles antipollution.
Bien au contraire. L’organisation non gouvernementale Transport & Environment a fait le calcul. Dans un rapport à paraître mardi 18 septembre et dont Le Monde révèle les résultats, elle estime que « 43 millions de diesels sales » sont toujours en circulation dans l’Union européenne (UE). Et avec 8 741 000 véhicules, c’est le parc automobile français qui compte le plus de voitures polluantes, devant ceux de l’Allemagne (8 208 000), du Royaume-Uni (7 267 000) et de l’Italie (5 255 000).
Il s’agit de véhicules, voitures et camionnettes, émettant des niveaux excessifs – au moins trois fois supérieurs aux normes – d’oxydes d’azote (NOx), gaz très toxique, à l’origine, avec les particules fines et l’ozone, de 400 000 morts prématurées chaque année dans l’UE.
Poison
Ce chiffre impressionnant ne concerne par ailleurs que les véhicules « récents », c’est-à-dire la génération dieselgate (norme Euro 5, en circulation depuis 2009) et la suivante (Euro 6, immatriculés depuis 2014) ; il ne prend pas en compte les millions de « vieux » diesels (Euro 4 et 3) qui sillonnent encore les routes d’Europe.
Pourtant, il continue à grossir : le nombre de « diesels sales » a augmenté de 5 millions en 2017 et de 14 millions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Même si elle perd en intensité, la tempête Florence continue de déverser des trombes d’eau sur le sud-est des Etats-Unis et reste un danger pour la population.
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Tempête Florence : au moins 17 morts, la menace d’inondations perdure

Même si elle perd en intensité, la tempête Florence continue de déverser des trombes d’eau sur le sud-est des Etats-Unis et reste un danger pour la population.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 01h56
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 07h34
   





                        



   


Champs inondés, rivières en crue, routes coupées… une partie du sud-est des Etats-Unis était toujours sous les eaux dimanche 16 septembre, après le passage de l’ouragan Florence qui a fait au moins dix-sept morts depuis vendredi. Onze décès dus aux intempéries ont été confirmés par les autorités de Caroline du Nord et six par celles de Caroline du Sud.
Florence a été rétrogradée en dépression tropicale mais les rafales de vent et les pluies torrentielles tombées depuis vendredi sur les deux Etats du sud-est restent un danger pour la population. Les autorités ont demandé aux habitants des zones à risque d’évacuer vers les centres d’accueil mis en place.
Dimanche après-midi, la rivière Trent débordait au niveau de Pollocksville, en Caroline du Nord, l’Etat le plus touché, coupant la ville en deux. Une trentaine de personnes ont été évacuées par la garde nationale.

   


Alors que la pluie venait de s’arrêter après être tombée sans discontinuer ou presque depuis que l’ouragan Florence a touché terre vendredi, Logan Sosebee a sorti son kayak pour transporter des vivres de l’autre côté de la rivière en crue :
« On n’a toujours pas d’eau et d’électricité, donc je suis content d’aider quand je le peux, il n’y a que ça à faire. Mais il y a beaucoup de courant, l’eau est montée à 3 ou 4 mètres et ça doit continuer pendant quelques jours. »
Pourtant habitué aux ouragans, il se dit inquiet pour sa maison : « On n’a jamais été inondés comme ça, à part pour Floyd en 1999. »
« Nous en avons encore pour plusieurs jours »
Le patron de l’Agence fédérale des services d’urgence (FEMA), Brock Long, a averti que le centre et l’ouest de la Caroline du Nord ainsi que la Virginie n’en avaient pas fini avec les intempéries. « Nous en avons encore pour plusieurs jours », a-t-il dit sur CNN. « Nous nous attendons à de gros dégâts », a-t-il prévenu, précisant que des barrages risquaient d’être menacés à cause de la montée des eaux.
Le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper, a souligné que des zones habituellement hors de danger pouvaient être inondées. « Soyez prêts à vous rendre dans des lieux sécurisés si on vous dit d’évacuer », a-t-il déclaré en conférence de presse à l’adresse de la population. Selon lui, 15 000 personnes se sont réfugiées dans les 150 centres d’accueil mis en place dans tout l’Etat. Les sauveteurs ont secouru plus de 900 habitants des inondations alors qu’environ 700 000 foyers restaient sans électricité, a-t-il expliqué.

   


« Nous voulons éviter les tragédies », a déclaré pour sa part le gouverneur de Caroline du Sud, Henry McMaster. « Si vous vivez dans une zone à risque, il faut partir », a-t-il lancé lors d’une conférence de presse.
L’agriculture durement touchée
Le président Donald Trump, a salué sur Twitter « les sauveteurs et les forces de l’ordre [qui] travaillent vraiment dur » pour aider la population. « Quand l’eau aura reflué, ils accéléreront encore le rythme », a-t-il ajouté.

FEMA, First Responders and Law Enforcement are working really hard on hurricane Florence. As the storm begins to fi… https://t.co/9uSAfdRUhp— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Dans les villes frappées par la tempête, plusieurs cas de pillages ont été signalés et la police de Wilmington, en Caroline du Nord, a annoncé avoir arrêté cinq personnes qui s’en étaient prises à un supermarché.
La tempête a fait « des dégâts importants » dans l’est de l’Etat, a précisé le gouverneur Cooper. « Il y a beaucoup de terres agricoles sous l’eau dans le sud-est de l’Etat. Je suis inquiet des conséquences pour les cultures et les fermes », a-t-il dit après avoir survolé la zone. L’industrie agricole, le plus gros secteur économique de l’Etat, a été « durement frappée » par Florence, a renchéri le sénateur de Caroline du Nord, Thom Tillis. « En termes d’impact économique pour la reconstruction, nous parlons en milliards de dollars », a-t-il estimé sur Fox News.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Les difficultés de fabrication de l’EPR français ont rappelé cruellement les écueils qui menacent la filière nucléaire tricolore : une vision de départ extrêmement ambitieuse et des difficultés d’exécution aux conséquences lourdes.
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Nucléaire : A Flamanville, les soudures de la discorde

Les difficultés de fabrication de l’EPR français ont rappelé cruellement les écueils qui menacent la filière nucléaire tricolore : une vision de départ extrêmement ambitieuse et des difficultés d’exécution aux conséquences lourdes.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 17h45
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Ce n’est pas le coup de bambou, mais de chalumeau, pour un chantier qui n’en avait vraiment pas besoin. Au début de l’année, des problèmes sur des soudures essentielles du réacteur de Flamanville vont conduire EDF à réévaluer les coûts et les délais du chantier. Alors que la direction du groupe espérait démarrer en tout début d’année 2019, il faudra attendre 2020 pour voir l’EPR être raccordé au réseau.
L’affaire des soudures illustre amèrement les difficultés de la filière nucléaire française, confrontée à sa perte de compétences et de savoir-faire.
EDF avait défini pour la construction de l’EPR cette nouvelle norme de qualité et n’a pas été en mesure de la faire respecter à ses propres sous-traitants
En février, EDF découvre des problèmes sur trente-huit soudures, sur les soixante-six du circuit secondaire. Ce circuit d’eau est celui qui sert à évacuer la vapeur vers la turbine. Il est formé de quatre boucles, associées à quatre générateurs de vapeur. Dans un premier temps, le groupe explique que ces tuyauteries sont conformes à la réglementation mais qu’elles auraient dû correspondre au standard « haute qualité », plus exigeant que la réglementation en vigueur.
Concrètement, EDF avait défini pour la construction de l’EPR cette nouvelle norme de qualité et n’a pas été en mesure de la faire respecter à ses propres sous-traitants. « Pourquoi avait-on besoin de se créer cette nouvelle norme ? », pestait peu de temps après un dirigeant d’EDF.

Mais les choses se sont compliquées quelques semaines plus tard. L’examen approfondi des soudures révèle qu’une grande partie d’entre elles ne respectent ni la norme voulue par EDF, ni même la réglementation exigée pour les équipements nucléaires sous pression. Résultat : le groupe doit reprendre cinquante-huit soudures, sachant qu’une seule soudure représente huit semaines de travail supplémentaire.
« Procédures pas suffisamment précises »
Dans la foulée, le réseau Sortir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Accident de Fukushima, concurrence du gaz et des énergies renouvelables, parc mondial vieillissant, le moteur de cette industrie, qui voit sa part de production électrique dans le monde baisser, se trouve désormais à Pékin.
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Nucléaire : L’atome recule partout sauf en Chine

Accident de Fukushima, concurrence du gaz et des énergies renouvelables, parc mondial vieillissant, le moteur de cette industrie, qui voit sa part de production électrique dans le monde baisser, se trouve désormais à Pékin.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 17h45
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            
L’industrie nucléaire mondiale se relèvera-t-elle un jour de l’accident de Fukushima ? Depuis 2011, le secteur connaît une très faible croissance en Europe occidentale et aux Etats-Unis. Il reste relativement dynamique en Asie, particulièrement en Chine, et en Russie. Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), « l’énergie nucléaire pourrait avoir du mal à conserver sa place actuelle dans le mix énergétique mondial » dans les prochaines années.
Un faible nombre de réacteurs en construction. En 2018, 50 réacteurs sont en construction dans le monde, dans 15 pays. Ce chiffre est le plus bas depuis dix ans, selon le World Nuclear Industry Status Report, qui note que 33 de ces réacteurs connaissent des retards importants. Quatre-vingts pour cent des nouveaux réacteurs sont construits en Asie ou en Europe centrale ou orientale. Depuis 2013, cinq projets ont été abandonnés en cours de construction.
Une production électrique d’origine nucléaire en déclin. En 2017, les réacteurs nucléaires ont fourni 10 % de la production d’électricité dans le monde. Cette part était de 17,5 % en 1996, ce alors même que la consommation électrique mondiale a considérablement augmenté. La production est légèrement repartie à la hausse ces deux dernières années grâce à la Chine, mais le parc mondial reste entravé par la mise à l’arrêt d’une grande part du parc nucléaire japonais. Depuis la catastrophe de Fukushima, seuls 9 réacteurs sur les 54 que compte l’archipel ont redémarré. En France, la part de production de l’électricité produite par le nucléaire s’élevait à 71 % en 2017, une année particulièrement basse à cause des arrêts obligatoires de plusieurs centrales.
Un marché tourné vers la Chine. Le moteur de l’industrie nucléaire se trouve désormais à Pékin. Sur les 50 réacteurs en construction dans le monde, 16 le sont en Chine. Et parmi les 4 nouveaux réacteurs dont la construction a débuté en 2017,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Plus d’une soixantaine de personnes ont été tuées aux Philippines par la tempête tropicale et au moins 200 blessés ont été signalés à Hongkong.
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Article sélectionné dans La Matinale du 16/09/2018
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Le supertyphon Mangkhut balaie l’Asie du Sud-Est

Plus d’une soixantaine de personnes ont été tuées aux Philippines par la tempête tropicale et au moins 200 blessés ont été signalés à Hongkong.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 17h44
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 17h33
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            Florence de Changy (Hongkong, correspondance) et 
Bruno Philip (Bangkok, correspondant en Asie du Sud-Est)








                        



Après avoir semé le chaos aux Philippines puis à Hongkong, le supertyphon Mangkhut poursuivait, lundi 17 septembre, sa route meurtrière en Chine continentale. Deux morts avaient déjà été recensées, la veille, dans le Guangdong, province du sud-est du pays, où près de trois millions de personnes ont été évacuées.
Lundi matin, Hongkong, porte d’entrée chinoise de cette tempête tropicale considérée comme la plus violente de l’année, dressait un premier bilan du passage de Mangkhut – baptisé du nom thaï désignant le fruit tropical mangoustan. Les écoles et les universités de la métropole devaient rester fermées le 17 septembre pour permettre aux services de la voirie et aux transports publics de se remettre en route. Quelque 600 tronçons de routes étaient encore bloqués par des éboulements, des arbres ou autres débris.
Les médias locaux titraient sur le mécontentement des citoyens lié aux délais dans les transports publics, plutôt que sur la prouesse d’un bilan remarquablement léger : aucun mort, aucune infrastructure majeure (ponts, tunnels) sérieusement endommagée, aucune coupure de courant ni d’Internet.
Résilience de Hongkong
« Hongkong est conçu pour résister. Les normes de construction locales prennent en compte des vents d’une telle puissance », indique Pierre-Eric Saint-André, directeur général de la division Building Asie-Pacifique de Bouygues. Il observe aussi que la plupart des réseaux (électricité, communication, eau) sont enterrés et donc à l’abri dans ce genre de crise.

   


La chef de l’exécutif hongkongais, Carrie Lam, qui fut pendant cinq ans ministre du développement, a autorisé les fonctionnaires bloqués par des problèmes de transport à s’absenter lundi 17 septembre, et a incité les employeurs du secteur privé à faire preuve de flexibilité. L’aéroport, le plus grand hub au monde de fret aérien, avait déjà rouvert, après l’annulation de 900 vols.
La résilience exceptionnelle de cette ville de gratte-ciel, à l’intensité démographique parmi les plus hautes de la planète, contraste avec les dégâts et victimes recensés dans la province philippine de Cagayan, où Mangkhut s’est abattu samedi 15 septembre, provoquant des pluies diluviennes et des glissements de terrain. Cette région septentrionale des Philippines a enregistré plus de 65 morts et plusieurs dizaines de disparus, selon un bilan provisoire. Des vents de plus de 250 km/heure ont dévasté cette partie nord de l’île de Luçon, grenier à riz et à maïs de l’archipel, laissant des zones entières dévastées et sous l’eau.

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Le président, Rodrigo Duterte, qui s’est rendu dans les zones dévastées dimanche, a cependant prévenu que le typhon pourrait occasionner l’équivalent de millions d’euros de dégâts alors que le riz allait être récolté dans un mois. La semaine du 10 septembre, il avait conseillé aux fermiers de récolter les grains les plus mûrs, les laissant dans un douloureux dilemme alors qu’ils étaient priés par les autorités d’évacuer les campagnes.
A peine ralenti lors de ce passage dévastateur au nord des Philippines, Mangkhut a repris de la vigueur en mer de Chine du Sud et s’est dirigé plein ouest vers la côte chinoise dans la nuit de samedi à dimanche. A Hongkong, le plus haut niveau d’alerte a été déclaré dimanche matin avant 10 heures. Il est resté en vigueur pendant dix heures. L’œil de cet énorme ouragan, dont la superficie (environ 900 kilomètres de diamètre) était comparable à celle de la France, s’est approché à 100 km de l’ancienne colonie britannique en milieu de journée.
Plusieurs zones inondées

   


L’observatoire de l’ancienne colonie britannique a indiqué avoir enregistré des rafales de 256 km/heure et des vents soutenus de 190 km/heure, des vitesses dépassant les précédents records. L’ensemble du territoire était alors pris dans un ciel blanchâtre, avec des rugissements de vent régulièrement interrompus par des bruits de casse, causés par les effondrements de panneaux d’affichage, d’échafaudages, bris d’arbres, poubelles descellées et autres objets volants non identifiés.
Par précaution et par habitude, les fenêtres des milliers de gratte-ciel de Hongkong avaient été croisées de grandes barres de ruban adhésif. Dans le quartier de Hung Hom, un immeuble récent, One Harbourfront, a toutefois perdu des dizaines de fenêtres. A l’œil nu, certains immeubles donnaient l’impression d’osciller.

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Dans plusieurs villages des Nouveaux Territoires – la partie continentale de Hongkong – comme dans les quartiers situés au bord de la mer, plusieurs zones ont été fortement inondées. La situation était également assez chaotique dans les marinas hongkongaises. Plusieurs bateaux, y compris des superyachts, ont cassé leurs amarres et se sont échoués ou ont coulé. Des embarcadères de ferry ont été détruits par la violence des vagues. Certaines plages sont jonchées de débris.
La ville était en état d’alerte depuis vendredi. Les Hongkongais et les résidents de la côte du sud de la Chine avaient alors été priés de « se préparer au pire » par les autorités. Tous les départements du gouvernement hongkongais avaient activé leur plus haut niveau de plans d’urgence pour parer aux conséquences éventuelles.
A titre préventif, les habitants de deux îles basses avaient été évacués samedi. Finalement, 1 539 personnes mal logées ont été accueillies dans des abris, et les hôpitaux publics de Hongkong ont traité 391 personnes à la suite du typhon. Il reste quelques jours de grand ménage pour effacer les dernières traces de Mangkhut.
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            data-slide-description="Le 15 septembre, dans un champ de maïs devasté près de la ville de Tuguegarao, dans le nord-est des Philippines. Le pays tentait déjà, avant le passage du typhon Mangkhut, de faire face à une pénurie de riz. Selon les premières estimations du ministère de l’agriculture, 250 730 tonnes de riz paddy (brut) ont été perdues ainsi que 1 204 tonnes de maïs."
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            data-slide-description="Un camp de mineurs a été partiellement emporté par ce glissement de terrain, causé par le passage du typhon, à Itogon, aux Philippines, le 16 septembre. Le maire de la ville a déclaré que plus de 40 mineurs et membres de leurs familles ont été emportés par l’éboulement."
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            data-slide-description="Des enfants utilisent bassine et bouée pour traverser une rue inondée à Calumpit, aux Philippines, le 16 septembre. Après avoir ravagé le nord de l’archipel, la tempête a traversé la mer de Chine méridionale, son centre passant à une centaine de kilomètres au sud de Hongkong, et plus près encore de Macao."
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            data-slide-description="Des sauveteurs, à Macao, le 16 septembre. Pour la première fois de leur histoire, les 42 casinos de Macao ont été fermés avant le passage de la tempête sur décision des autorités, qui avaient été vertement critiquées en 2017 pour leur manque de préparation lors d’un précédent typhon."
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            data-slide-description="Durant l’approche du typhon à Hongkong le 16 septembre. Mangkhut a touché terre dimanche en fin d’après-midi dans le sud de la Chine. Quatre morts ont été signalées dans la province du Guangdong."
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            data-slide-description="Un journaliste brave la tempête à Heng Fa Chuen, un quartier résidentiel de Hongkong situé près du front de mer, le 16 septembre. Dans la ville, plus de 300 personnes ont été blessées au passage du typhon, qui a conduit au déclenchement de l’alerte la plus élevée."
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            data-slide-description="Un photojournaliste parmi les débris plastiques soufflés par la tempête à Hongkong, le 16 septembre. Les autorités chinoises ont indiqué avoir évacué plus de 3 millions de personnes dans le sud du pays."
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            data-slide-description="Les fenêtres endommagées de la tour de bureaux One Harbourfront à Hongkong, le 16 septembre. Dès que les vents se sont calmés dimanche soir, la protection civile a multiplié les sorties pour commencer à déblayer les rues."
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            data-slide-description="Sur la plage de Repulse Bay à Hongkong, le 17 septembre. Partout dans l’ex-colonie britannique retentissait le bruit des tronçonneuses coupant les arbres."
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            data-slide-description="Dans un centre commercial inondé à Hongkong, le 16 septembre. La population a passé son dimanche terrée dans les appartements en attendant que cela passe, assistant au spectacle des gerbes d’écume dans l’emblématique baie, pourtant en théorie protégée, de Victoria Harbour."
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            data-slide-description="Une femme se repose dans un refuge pour les habitants du village de Lei Yu Mun à Hongkong, le 16 septembre. L’Observatoire de Hongkong – agence de prévisions météorologiques du gouvernement de la ville – a indiqué que Mangkhut était le cyclone le plus puissant à avoir frappé la ville depuis 1979 et a enregistré des rafales soutenues à 195 km/h."
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            data-slide-description="A Hongkong, le 17 septembre. Le grand nettoyage s’est intensifié lundi dès les premières heures alors que les employés peinaient à rejoindre leur travail dans des rues couvertes de débris."
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Le 15 septembre, dans un champ de maïs devasté près de la ville de Tuguegarao, dans le nord-est des Philippines. Le pays tentait déjà, avant le passage du typhon Mangkhut, de faire face à une pénurie de riz. Selon les premières estimations du ministère de l’agriculture, 250 730 tonnes de riz paddy (brut) ont été perdues ainsi que 1 204 tonnes de maïs.

Aaron Favila / AP
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Nucléaire : EDF face au risque de l’EPR

Le réacteur pressurisé européen devait être le fleuron de l’industrie nucléaire française. Pour l’électricien, c’est désormais sa survie et celle de toute une filière qui est en jeu.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 17h30
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 08h57
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                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

« 74 milliards de dette… et avec le nucléaire, ce n’est pas fini ! » Sur le siège d’EDF, avenue de Wagram, à Paris, la gigantesque banderole de Greenpeace affiche la couleur : on y voir le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, faisant deux doigts d’honneur aux passants, sous la mention « Merci Jean-Bernard ». Cette action coup de poing de décembre 2016 marque une nouvelle étape dans l’argumentaire des opposants au nucléaire : il ne s’agit plus seulement de dénoncer les risques d’accident, mais aussi le risque financier qui pèserait sur EDF.
Les ONG ne sont plus seules sur ce terrain. En juin, celui qui était alors le ministre de tutelle d’EDF, Nicolas Hulot, a repris l’argument. « Une des raisons pour lesquelles EDF se retrouve en difficulté, c’est que notamment la filière nucléaire, pardon de le dire, nous amène dans une dérive. » Dans une allusion claire au coûteux chantier de Flamanville (Manche), il précise : « On voit bien qu’économiquement, il y a une espèce de règle d’or qui est en train de s’imposer dans cette filière, c’est qu’en réalité, on ne tient jamais nos promesses. » Le ministre reprend là une critique de plus en plus courante : non seulement le nucléaire est devenu trop coûteux, mais il serait en plus une erreur stratégique majeure pour EDF.
Un seul EPR raccordé au réseau dans le monde
Pourtant, le réacteur EPR est au cœur de la stratégie du groupe. Il est présenté comme la solution au problème du changement climatique et comme la promesse d’un leadership mondial dans une technologie à laquelle croit plus que jamais le premier opérateur nucléaire au monde, qui emploie plus de 150 000 personnes. L’EPR est-il en train de couler EDF ou est-il sa planche de salut ?
Pour l’instant, le chemin de croix continue. En juillet, le chantier de Flamanville a connu de nouvelles difficultés : après l’annonce de problèmes de soudures, la direction d’EDF a dû se résoudre à annoncer un énième retard du...




                        

                        

