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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ L’Etat californien pourrait rétablir le principe de neutralité du Net abrogé en juin par l’administration Trump.
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Neutralité du Net : la fronde de la Californie contre le régulateur américain des télécoms

L’Etat californien pourrait rétablir le principe de neutralité du Net abrogé en juin par l’administration Trump.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 17h59
    |

                            Alexandre Berteau








                        



   


La Californie n’entend pas se plier à la fin de la neutralité du Net, et tient à le faire savoir. Le 31 août, l’Assemblée californienne a approuvé un projet de loi visant à rétablir, et même renforcer, ce principe aboli en juin à l’initiative de la Maison Blanche. Instaurée en 2015 par l’administration Obama, la neutralité du Net interdisait jusque-là aux opérateurs de télécommunications de brider le trafic de certaines plateformes très consommatrices de bande passante – comme YouTube et Netflix – ou de faire payer davantage leurs utilisateurs.
Vendredi 14 septembre, la tension est montée d’un cran entre l’Etat californien et la Commission fédérale des communications (FCC), le régulateur des télécoms ayant voté l’abrogation de la neutralité du Net. Dans un discours prononcé devant les membres d’un think tank, le président de la FCC, Ajit Pai, a qualifié « d’illégale » la loi californienne prévoyant de restaurer ce principe. « Internet est un service qui dépasse les frontières d’un Etat américain. Il s’en suit que le gouvernement fédéral est le seul à pouvoir légiférer dans ce domaine », a martelé ce républicain nommé par Donald Trump.
Menace de poursuites judiciaires
Avant d’entrer en vigueur, « SB 822 », comme on désigne ce projet de loi, doit encore être signé par le gouverneur de Californie, Jerry Brown. Une étape qu’Ajit Pai n’a pas attendue pour laisser planer la menace de poursuites judiciaires.
Cette passe d’armes s’est ensuite poursuivie sur Twitter, où le sénateur démocrate à l’origine du projet de loi, Scott Wiener, n’a pas tardé à réagir aux propos du président de la FCC. « Le SB 822 est nécessaire et légal car Ajit Pai a renoncé à sa responsabilité de garantir un Internet ouvert. Contrairement à la FCC de Pai, la Californie n’est pas gérée par les grandes firmes des télécommunications », a-t-il fustigé.

Today Trump’s FCC Chairman, Ajit Pai, attacked our #NetNeutrality bill, #SB822. He’s upset that after he repealed net neutrality, someone noticed & did something about it. Sorry, Mr. Chairman, but if you won’t do your job & protect the internet, we‘ll do it for you. My statement: pic.twitter.com/mS2EpqR29b— Scott Wiener (@Scott_Wiener) 14 septembre 2018


Scott Wiener n’a pas manqué de rappeler un épisode douloureux pour les pourfendeurs de la neutralité du Net. Fin août, les sapeurs-pompiers du nord de la Californie ont vu leur connexion ralentie par l’opérateur Verizon, alors même qu’ils tentaient de vaincre le plus vaste incendie jamais connu dans leur Etat. « Ajit Pai n’a rien dit et n’a rien fait. Ce silence en dit bien plus que ses paroles aujourd’hui », a déploré le sénateur, bien que le lien entre cet incident et la fin de la neutralité du Net soit difficile à établir.
Une vingtaine d’Etats mobilisés contre la FCC
Les fournisseurs d’accès américains (AT&T, Verizon, T-Mobile, Sprint) réclament de longue date l’abrogation de la neutralité du Net. En les autorisant à faire payer davantage les consommateurs gourmands en données, cette mesure leur permettrait selon eux d’investir dans leurs infrastructures et d’améliorer la qualité du réseau. De leur côté, les défenseurs de ce principe fondateur d’Internet plaident qu’il garantit un accès égalitaire au trafic, tant pour les internautes que les entreprises.
La Californie n’est pas isolée dans cette fronde contre la FCC. Avant elle, l’Etat de Washington, le Vermont et l’Oregon ont eux aussi légiféré pour protéger la neutralité du Net. Le 20 août, les procureurs généraux de 23 Etats américains ont déposé plainte contre le régulateur devant les cours d’appel du pays. Mais la Californie dispose d’un soutien de taille : elle abrite la Silicon Valley, où nombre de géants du Web comme Facebook, Google, Twitter, Netflix ou Amazon sont montés au créneau contre la mise à mal de l’Internet ouvert dont ils ont profité.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ La holding de la famille Pinault, Artemis, premier actionnaire du groupe de luxe Kering, a acquis la totalité du capital de la marque française de mode née en 1961.
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La famille Pinault monte à 100 % du capital de Courrèges

La holding de la famille Pinault, Artemis, premier actionnaire du groupe de luxe Kering, a acquis la totalité du capital de la marque française de mode née en 1961.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 17h03
    |

                            Juliette Garnier








                        


Courrèges change à nouveau de mains. Jacques Bungert et Frédéric Torloting, les deux entrepreneurs qui, depuis 2011, contrôlaient la marque de mode créée par André Courrèges en 1961 ont cédé leur participation à Artémis, holding de la famille Pinault. Cette dernière en était actionnaire minoritaire, à hauteur de 30 % depuis 2015.
Début 2018, Jacques Bungert et Frédéric Torloting, ancien de l’agence Young & Rubicam, avaient désigné Christina Ahlers, une ancienne cadre de la marque suédoise Acné, au poste de directrice générale pour relancer la marque. Et une nouvelle directrice artistique, Yolanda Zobel, ancienne de chez Jil Sander, avait été nommée dans la foulée. Cette dernière doit présenter son premier défilé le 28 septembre, à Paris, lors de la Fashion Week.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Mme Juliana est propriétaire d’une voiture dont elle ne se sert pas, et qu’elle laisse garée dans sa cour. Le 18 novembre 2006, sans qu’elle le sache, et sans qu’elle en ait donné l’autorisation, son fils en prend le volant et provoque un accident.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Vins aromatisés, peu caloriques et… sans alcool ! Les 18-21 ans n’ont pas les tabous de leurs aînés pour consommer sans subir les effets négatifs, explique la chercheuse en marketing Charlotte Massa dans une tribune au « Monde ».
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Les jeunes et le vin : « Le début d’un mouvement de grande ampleur »

Vins aromatisés, peu caloriques et… sans alcool ! Les 18-21 ans n’ont pas les tabous de leurs aînés pour consommer sans subir les effets négatifs, explique la chercheuse en marketing Charlotte Massa dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 16h03
    |

Charlotte Massa (Chercheuse en marketing à l’EM Strasbourg Business School, laboratoire Humanis)







                        



                                


                            

Tribune. Acheter de jeunes crus prometteurs ou des millésimes prestigieux à prix cassés, découvrir de nouvelles cuvées… Chaque année, de septembre à la mi-octobre, les amateurs sillonnent les foires aux vins pour alimenter leurs caves. Ce rendez-vous traditionnel est aussi le moment où apparaît au grand jour la profonde mutation à l’œuvre sur un marché aux codes ancestraux.
On achetait la réputation d’un château, on s’intéressait au terroir, à la qualité du sol, à l’ensoleillement des parcelles. Désormais, à côté des bouteilles classiques, fleurissent des flacons design, indiquant souvent juste le cépage. Le règne de l’image, comme dans d’autres secteurs, un marché qui s’internationalise, une offre simplifiée. Mais ne nous y trompons pas, ces changements ne sont que le début d’un mouvement de grande ampleur.
La recherche que nous avons menée avec Didier Bédé et Nathalie Maumon (Laboratoire gouvernance et contrôle organisationnel (LGCO) de l’université de Toulouse) auprès des jeunes Français de 18 à 21 ans (« Wine intergenerational transmission : an exploratory study of generation Z wine consumer behavior », présenté, en juin 2018, au congrès de l’Organisation internationale de la vigne et du vin) montre à quel point leur perception du vin est différente de celle de leurs aînés.
Technologie inventée par la NASA
L’authenticité du vin est beaucoup moins une valeur pour cette génération, baptisée génération Z, que pour les précédentes. Ils se disent largement ouverts aux nouveautés – vins aromatisés, vins étrangers, packaging différent. Leur faible attachement aux habituels bouchons en liège est symbolique : l’usage de bouchons à vis ne leur pose pas de problème. Ils apprécient aussi beaucoup les Bag-in-Box, ces fontaines à vin dont la technologie a été inventée par la NASA !
Certes, leur vision des choses est très influencée par les modèles parentaux. Alors qu’aujourd’hui, ils consomment surtout de la bière...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ L’économiste Jean-Marie Cardebat, dans une tribune au « Monde », invite à analyser tout autant les externalités positives que négatives de la filière viticole, afin que le politique puisse trancher en connaissance de cause
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Entre « risques liés à l’alcool » et « dynamisme économique », le dilemme du vin

L’économiste Jean-Marie Cardebat, dans une tribune au « Monde », invite à analyser tout autant les externalités positives que négatives de la filière viticole, afin que le politique puisse trancher en connaissance de cause



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 16h03
    |

Jean-Marie Cardebat (Professeur à l’université de Bordeaux)







                        



                                


                            

Tribune. La France connaît un déficit commercial qui se situe autour des 60 milliards d’euros par an depuis une quinzaine d’années. Très peu de secteurs affichent des excédents significatifs. Nos deux champions sont l’aéronautique et le vin (avec les spiritueux si l’on intègre le cognac), la pharmacie et le cosmétique arrivant en troisième position.
Le vin représente un excédent commercial net d’environ 10 milliards d’euros par an. En valeur, malgré une érosion de ses parts de marché, notre pays reste de loin le premier exportateur de vin au monde. Sa spécialisation dans le haut de gamme génère une forte valeur ajoutée, à l’instar de l’industrie automobile allemande. Il n’y a pas beaucoup d’autres secteurs d’excellence où la France puisse se targuer d’avoir le leadership mondial.
Bière, vin et spiritueux sur un même plan ?
En cette période de foires aux vins un peu partout en France, le pragmatisme économique voudrait que le secteur du vin soit soutenu et que son essor international soit favorisé.
Or l’actualité du vin se focalise plutôt sur la possibilité d’une nouvelle réglementation pour lutter contre les risques liés à l’alcool – violence, accidents, maladies, etc. –, après la publication de dix propositions de « mesures efficaces » proposées par l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie, et d’un article de l’hebdomadaire britannique The Lancet sur le lien entre consommation d’alcool et maladies (« Alcohol use and burden for 195 countries and territories, 1990-2016 : a systematic analysis for the Global Burden of Disease Study 2016 », 23 août).
Le débat n’est pas de nier ces externalités, bien au contraire – il faudrait d’ailleurs y ajouter les problèmes sanitaires liés à l’utilisation des pesticides – mais sans doute faudrait-il les évaluer plus finement.

Deux problèmes peuvent en effet conduire à des erreurs d’appréciation.
D’abord, peut-on...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Les trois constructeurs automobiles sont soupçonnés de s’être entendus pour éviter de se concurrencer sur les technologies réduisant les émissions polluantes.
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Pratiques anticoncurrentielles : l’Union européenne ouvre une enquête contre BMW, Daimler et Volkswagen

Les trois constructeurs automobiles sont soupçonnés de s’être entendus pour éviter de se concurrencer sur les technologies réduisant les émissions polluantes.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 15h33
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 17h01
   





                        


L’Union européenne (UE) a ouvert mardi 18 septembre une enquête contre BMW, Daimler et Volkswagen qui se seraient entendus pour éviter de se faire concurrence sur les technologies réduisant les émissions polluantes, trois ans après l’éclatement du scandale du Dieselgate. Déjà mise à mal par le vaste trucage de onze millions de véhicules diesel par Volkswagen, révélé en septembre 2015, l’industrie allemande doit répondre à de nouvelles accusations, qui pourraient de nouveau être extrêmement coûteuses pour ses finances et son image.
Cette affaire avait déjà fait les gros titres à l’été 2017, révélée par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, et la Commission européenne avait annoncé en octobre de la même année avoir effectué des inspections concernant ce cartel impliquant cinq constructeurs (BMW, Daimler, Volkswagen, ainsi que Audi et Porsche, filiales de Volkswagen).
Concrètement, la Commission cherche à savoir si le « cercle des cinq » aurait participé à des réunions où les groupes se seraient entendus en secret pour éviter toute concurrence sur le développement et le déploiement de technologies permettant de limiter les émissions nocives des gaz d’échappement des voitures.

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Daimler, témoin principal
« Si elle est avérée, cette collusion a peut-être privé les consommateurs de la possibilité d’acheter des voitures moins polluantes, alors que la technologie était à la disposition des constructeurs », a déclaré la commissaire européenne chargée de la concurrence, Margrethe Vestager. Les trois constructeurs, Volkswagen, BMW et Daimler, ont assuré auprès de l’Agence France-Presse coopérer avec les autorités.
Daimler, fabricant des voitures Mercedes Benz, qui a le premier avoué l’existence de cette vaste entente entre les constructeurs allemands afin de bénéficier de la clémence des autorités de la concurrence, a demandé à être entendu en tant que « témoin principal », a déclaré un porte-parole du groupe.
BMW a de son côté « affirmé son entier attachement aux principes du libre marché et de la concurrence loyale », ajoutant que « le groupe étudiait les accusations ». Volkswagen a estimé de son côté que l’ouverture de l’enquête ne représentait qu’une « étape procédurale » entièrement « attendue » par le groupe, ajoutant, à l’unisson avec BMW et Daimler, qu’il ne s’agissait pas d’un avis final.

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BMW a noté aussi que l’enquête n’était pas liée à l’utilisation de logiciels capables de fausser le niveau d’émissions. Daimler a relevé qu’il n’y avait pas d’accusation d’entente sur les prix, tandis que Volkswagen a pointé le fait que l’enquête concernait « uniquement le domaine des émissions ».
Dans son communiqué, la Commission européenne, gardienne de la concurrence dans l’UE, note que lors de ces réunions du « cercle des cinq », de nombreux autres sujets techniques ont été évoqués, comme les exigences de qualité communes pour les pièces détachées, ou la vitesse maximale à laquelle le toit des voitures décapotables peut s’ouvrir ou se fermer. A ce stade toutefois, l’exécutif européen dit « ne pas disposer d’éléments suffisants indiquant que ces discussions [sur ces autres sujets] constituaient un comportement anticoncurrentiel ».
Lourdes amendes
La Commission peut infliger de lourdes amendes aux entreprises qui s’entendent entre elles au détriment de la concurrence et des consommateurs, le record ayant été atteint le 19 juillet 2016. L’UE avait alors infligé une amende de 2,93 milliards d’euros à quatre fabricants européens de camions, accusés de s’être entendus pendant quatorze ans sur les prix de vente de leurs poids lourds.
Aucune disposition légale ne prévoit de date limite à une enquête pour cartel. La durée de l’investigation dépend de divers éléments, dont la complexité de l’affaire, le degré de coopération des entreprises en cause avec la Commission et l’exercice des droits de défense.
« A l’occasion du troisième anniversaire du “dieselgate”, cette nouvelle enquête sur la collusion entre constructeurs automobiles allemands pour retarder l’installation de systèmes de contrôle des émissions nous rappelle à point nommé que l’industrie automobile allemande fait passer les profits avant les gens et la loi », a asséné Greg Archer, de l’ONG T & E.
L’ouverture de cette enquête laissait de marbre la Bourse de Francfort à 11 heures, Volkswagen s’appréciant de 3,38 % à 150,05 euros, Daimler de 1,10 % à 56,02 euros et BMW de 0,80 % 83,20 euros dans un DAX en progression de 0,34 %.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ L’économiste Jean-Marie Cardebat, dans une tribune au « Monde », invite à analyser tout autant les externalités positives que négatives de la filière viticole, afin que le politique puisse trancher en connaissance de cause
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L’économiste Jean-Marie Cardebat, dans une tribune au « Monde », invite à analyser tout autant les externalités positives que négatives de la filière viticole, afin que le politique puisse trancher en connaissance de cause



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 15h11
   





                        


                                                                                                                



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Si le président Macron veut vraiment lutter contre le « déterminisme social » pour « éradiquer la pauvreté », il faut augmenter les minima sociaux, estime l’économiste Didier Gelot, dans une tribune au « Monde ».
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« Un plan pauvreté qui interroge »

Si le président Macron veut vraiment lutter contre le « déterminisme social » pour « éradiquer la pauvreté », il faut augmenter les minima sociaux, estime l’économiste Didier Gelot, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 14h46
    |

                            Didier Gelot (Economiste)








                        



                                


                            

Tribune. Dans le discours qu’Emmanuel Macron a prononcé le 13 septembre au Musée de l’homme pour présenter son plan pauvreté, le président a indiqué vouloir combattre le « déterminisme social », en finir avec les actions palliatives et privilégier la prévention de l’exclusion en s’attaquant en priorité à la pauvreté infantile.
Si l’on ne peut que partager le constat selon lequel la pauvreté des enfants constitue un point particulièrement préoccupant (elle touchait un jeune de moins de 18 ans sur cinq en 2015, rappelle l’article « Enfants pauvres, enfants démunis : quels indicateurs ? » dans le n°1 des Cahiers de l’Onpes, octobre 2017), centrer le plan sur cette question interroge. En effet, un enfant n’est pas « pauvre » lui-même. Ce sont ses parents qui sont pauvres.

Adapter les places d’hébergement d’urgence aux familles (monoparentales) avec enfant(s), augmenter le nombre de places en crèche ou instaurer des petits-déjeuners dans les écoles des quartiers prioritaires va dans le bon sens. Mais cela ne ferait que répondre aux demandes anciennes des associations. De même, la poursuite de l’accompagnement des bénéficiaires de l’aide sociale à l’enfance après leurs 18 ans, l’importance donnée au suivi des jeunes ni en emploi ni en formation, ou le développement de la garantie jeunes sont des mesures déjà mises en œuvre (quoique insuffisamment) par les précédents plans de lutte contre la pauvreté.
Inefficacité
Ces mesures ne constituent donc pas une « révolution copernicienne dans l’approche des questions de pauvreté », comme l’a déclaré le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. Mais surtout, on peut pronostiquer qu’elles risquent d’autant moins d’être suivies d’effets positifs qu’elles ont déjà été menées au Royaume-Uni par le gouvernement de Tony Blair, puis abandonnées, au vu de l’inefficacité pointée par les travaux d’évaluation menés par la suite (« La Pauvreté infantile...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ L’Audience nationale explique que l’« espionnage économique aggravé » ne figure pas dans le droit espagnol.
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L’Espagne refuse de nouveau d’extrader le lanceur d’alerte Hervé Falciani

L’Audience nationale explique que l’« espionnage économique aggravé » ne figure pas dans le droit espagnol.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 13h51
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 14h57
   





                        



   


Pour la deuxième fois, la justice espagnole a refusé d’extrader vers la Suisse le lanceur d’alerte franco-italien Hervé Falciani, à l’origine des « SwissLeaks ». L’Audience nationale espagnole a rejeté mardi 18 septembre, comme elle l’avait déjà fait en 2013, une demande d’extradition déposée par la Suisse, arguant que l’« espionnage économique aggravé » ne figure pas dans le droit espagnol.
Hervé Falciani avait été interpellé le 4 avril à Madrid où il devait donner une conférence dans une université. Le ministère espagnol de l’intérieur agissait en application d’un mandat international lancé le 19 mars précédent par la Suisse. Le lendemain, l’informaticien était remis en liberté sous contrôle judiciaire.
Ancien informaticien de HSBC, Hervé Falciani, aujourd’hui âgé de 46 ans, a quitté la banque en 2008 en emportant avec lui des fichiers confidentiels qu’il a divulgués. Il a été condamné par contumace en 2015 en Suisse à cinq ans de prison pour soustraction de données, espionnage économique aggravé, violation du secret commercial et violation du secret bancaire.

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79 000 personnes de 180 nationalités
La « liste Falciani » avait ainsi permis d’identifier dès 2009 au moins 127 000 comptes appartenant à 79 000 personnes de 180 nationalités dont le puissant banquier espagnol Emilio Botin.
En France, HSBC Private Bank Suisse SA a accepté de verser 300 millions d’euros à l’Etat français pour clore des poursuites engagées par Paris, qui lui reprochait d’avoir aidé des contribuables français à soustraire au fisc plus de 1,6 milliard d’euros d’avoirs.
HSBC Private Bank Suisse SA avait été mise en examen en France le 18 novembre 2014 pour démarchage bancaire et financier illicite et blanchiment aggravé de fraude fiscale en 2006 et 2007. Il lui était reproché d’avoir approché des contribuables français en France et de les avoir aidés en toute connaissance de cause à dissimuler leurs avoirs à l’administration fiscale.
Des enquêtes ont également été ouvertes sur la base de ces fichiers en Espagne, en Autriche, en Belgique et en Argentine.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Equipement moderne, diversité des films... le dernier rapport du Centre national du cinéma (CNC) rappelle que le 7e art est dynamique en France.
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« Les Français sont les plus grands cinéphiles d’Europe »

Equipement moderne, diversité des films... le dernier rapport du Centre national du cinéma (CNC) rappelle que le 7e art est dynamique en France.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 12h01
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 12h08
    |

            Nicole Vulser








                        



   


Hommage appuyé aux frères Lumière, les pionniers du septième art. Cent vingt-trois ans après la projection publique de La Sortie de l’usine Lumière à Lyon, Frédérique Bredin, la présidente du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), s’est réjouie, lundi 17 septembre, que « les Français soient les plus grands cinéphiles d’Europe ». Ils devancent les Anglais, les Allemands, les Espagnols et les Italiens. Il faut dire que l’Hexagone bénéficie encore aujourd’hui du plus important parc cinématographique du Vieux Continent, avec 2 046 salles obscures et plus de 5 909 écrans.
Dans le rapport annuel du CNC sur la géographie du septième art en France, rendu public mardi, les auteurs soulignent la création nette de « 67 nouveaux écrans l’an dernier ». Avec l’arrivée des multiplexes, la capacité d’accueil des cinémas français s’est accrue de 8 % en dix ans et le nombre de séances a lui aussi augmenté (de 24 %) au cours de cette période.

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Près de 1 700 communes sont dotées d’au moins une salle de cinéma, qui reste souvent « le dernier lieu culturel de proximité et joue un lieu de rencontre nécessaire pour animer le centre-ville », explique la présidente du CNC. Grâce à cet ancrage territorial, « plus d’un Français sur deux ­dispose d’une salle de cinéma près de chez lui », poursuit-elle.
De surcroît, les banlieues sont particulièrement bien équipées en salles obscures avec un fauteuil pour 32 habitants, contre un fauteuil pour 58 en moyenne en France. A l’inverse des producteurs et des distributeurs indépendants, Mme Bredin affiche son optimisme et assure que l’exploitation cinématographique se porte bien : la fréquentation se maintient à un niveau élevé (209 millions d’entrées en salles en 2017), soit un bond de plus de 22 % en vingt ans.
Plus des deux tiers de la population (environ 42 millions de spectateurs) se sont « fait une toile » l’an dernier. Autre record européen : les Français culminent en tête des spectateurs les plus assidus, avec une moyenne annuelle de 3,3 entrées par salle par habitant, contre 2,6 au Royaume-Uni ou 2,2 en Espagne.
Maillage territorial d’une densité exceptionnelle
L’étendue du parc ainsi que la ­diversité des films proposés ­expliquent cette performance. Les 1 204 salles d’art et essai jouent un rôle prépondérant et représentent un tiers de la fréquentation totale. Le maillage territorial de ces salles reste d’une densité exceptionnelle, y compris dans les petites villes de moins de 10 000 habitants.
Au sein de cet écosystème, tous les acteurs ne sont pas logés à la même enseigne, les multiplexes tirant largement leur épingle du jeu. La recette moyenne par entrée y atteint 7,23 euros, contre 5,05 euros pour les petites salles. Sans compter que le taux d’occupation y est plus élevé (15,5 %) que la moyenne des salles (13,9 %).

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La France reste aussi le premier marché européen en termes de recettes en salle, avec 1,38 milliard d’euros en 2017, là encore devant le Royaume-Uni (1,27 milliard) et l’Allemagne (1 milliard). Le prix moyen de la place (6,59 euros en 2017) varie aussi selon les villes, Paris restant la plus onéreuse en la matière.
Si l’âge moyen du spectateur s’élève à 38 ans, les 15-49 ans sont surreprésentés dans les multiplexes, tandis que les salles d’art et essai drainent un public plus âgé. Les habitudes ont la vie dure, puisque 80 % des spectateurs fréquentent toujours le même cinéma.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Livraison de repas, réservation de voyage ou de vélo, cette application à tout faire, qui compte 320 millions d’utilisateurs, s’introduit en Bourse.
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Meituan, la « super-app » chinoise qui vaut 45 milliards d’euros

Livraison de repas, réservation de voyage ou de vélo, cette application à tout faire, qui compte 320 millions d’utilisateurs, s’introduit en Bourse.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 11h50
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

Elle compte parmi les start-up les plus chères du monde : Meituan-Dianping est peu connue hors de ses frontières, mais l’application a les caractéristiques d’un nouveau géant du Web. Le leader chinois des services en ligne, spécialisé dans la livraison de repas et les achats groupés, s’apprête à faire ses premiers pas à la Bourse de Hongkong, jeudi 20 septembre.
L’entreprise a levé 4,2 milliards de dollars (3,6 milliards d’euros) dans le cadre de cette opération, selon Reuters, ce qui la valorise à environ 52,8 milliards de dollars (soit 45,4 milliards d’euros). Il s’agit de la plus importante introduction en Bourse au monde pour un groupe Internet depuis quatre ans.

En Chine, Meituan entre dans la catégorie des« super-apps » : des applications à tout faire sur lesquelles les Chinois passent beaucoup de temps et dépensent beaucoup d’argent. Les modèles du genre s’appellent WeChat, le réseau social ultra-dominant dans l’empire du Milieu, qui comprend aussi un portefeuille électronique, et Alipay, une application de paiement et d’investissement d’Alibaba.
Tencent, le propriétaire de WeChat, détient environ un cinquième des parts de Meituan, d’après Bloomberg. Alibaba, grand rival de Tencent, possède le principal compétiteur de Meituan sur le marché de la livraison : Ele.me.
Diversification dans le paiement en ligne et la finance
Meituan-Dianping est né du rapprochement, en 2015, de deux plates-formes rivales dans la restauration : Meituan, spécialiste des achats groupés (mei tuan signifie littéralement : « beau groupe ») et de la livraison, et Dianping, également présent dans les achats groupés, et les commentaires à propos de restaurants. Le groupe est devenu le leader chinois des services en ligne, avec 320 millions d’usagers en 2017.
Le prospectus d’entrée en Bourse décrit une entreprise en pleine expansion, mais loin de la rentabilité
Sur Meituan, on peut se faire livrer des repas, on peut trouver des coupons...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Le nouveau directeur général de la compagnie aérienne franco-néerlandaise a réservé sa première entrevue à Philippe Evain, le patron du SNPL, qui a évoqué une atmosphère « extrêmement cordiale ».
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Air France-KLM : Benjamin Smith renoue le dialogue avec les pilotes

Le nouveau directeur général de la compagnie aérienne franco-néerlandaise a réservé sa première entrevue à Philippe Evain, le patron du SNPL, qui a évoqué une atmosphère « extrêmement cordiale ».



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 11h38
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 17h29
    |

            Guy Dutheil








                        



   


A peine installé, lundi 17 septembre, dans son fauteuil de directeur général d’Air France-KLM, le Canadien Benjamin Smith a mis la compagnie franco-néerlandaise à l’heure anglo-saxonne. Le nouveau patron n’a pas hésité à parler d’argent. Le sien. Un salaire de 900 000 euros complété par de plantureux bonus, soit un total de 4,5 millions d’euros par an qui avait choqué les salariés, auxquels la direction refuse toujours une augmentation de 5,1 %.
Dans une vidéo adressée à tous les personnels, il a promis de dépenser chaque année la moitié de son salaire pour racheter des actions de la compagnie. « J’ai déjà fait un investissement personnel en m’installant avec ma famille en France. Aujourd’hui, j’ai décidé d’en faire un autre en investissant la moitié de ma rémunération fixe dans le capital d’Air France-KLM », a déclaré M. Smith. Au total, il devrait consacrer tous les ans 450 000 euros à l’achat de titres Air France. « C’est une manière d’afficher ma confiance dans notre futur succès », a ajouté le directeur général.

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                Les défis de Benjamin Smith, nouveau pilote d’Air France-KLM



« Pour l’instant, le courant semble passer »
Plus encore qu’avec cette opération de communication, M. Smith a apporté la preuve qu’Air France-KLM était entrée dans une nouvelle ère, en choisissant de réserver sa première entrevue à Philippe Evain, le patron du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL). Un geste auquel Jean-Marc Janaillac, ex-PDG du groupe, s’était toujours refusé depuis le début du conflit. L’entretien en petit comité a été « extrêmement cordial », s’est félicité M. Evain.
L’opération de séduction semble avoir porté ses fruits. « Pour l’instant, le courant semble passer » avec M. Smith, « c’est plutôt un bon signe », a-t-il poursuivi. Si les revendications des syndicats n’ont pas été évoquées « dans le détail », cette rencontre a démontré, selon M. Evain, que pilotes et direction « partagent ensemble l’envie de faire grandir Air France et de poursuivre son développement aussi loin que possible ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ L’économiste Nicolas Colin constate dans sa chronique la divergence radicale entre l’enrichissement constant des Etats-Unis et le déclassement spectaculaire d’une proportion croissante d’Américains.
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Trump ou « les illusions de la prospérité »

L’économiste Nicolas Colin constate dans sa chronique la divergence radicale entre l’enrichissement constant des Etats-Unis et le déclassement spectaculaire d’une proportion croissante d’Américains.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 11h31
    |

Nicolas Colin (Enseignant à la chaire Technology, Governance and Institutional Innovation à l’Ecole d’affaires publiques de Sciences Po)







                        



                                


                            

Transformations. L’élection de Donald Trump à la Maison Blanche a fait émerger une voix forte et inédite dans le débat public aux Etats-Unis : celle de Sarah Kendzior, auteure de The View From Flyover Country. Dispatches From The Forgotten America (Flatiron Books, 2018, non traduit).
Deux particularités ont préparé cette habitante de Saint-Louis (Missouri) à devenir l’une des expertes de la nouvelle Amérique. La première, c’est que, docteure en science politique, elle a pour spécialité l’étude des régimes autoritaires d’Asie centrale. Or la présidence de Trump, avec sa corruption, son népotisme et ses dérives antidémocratiques, rappelle ces régimes à bien des égards.
La seconde particularité, c’est que Mme Kendzior vit donc dans le « flyover country », ces contrées méconnues et défavorisées que beaucoup d’Américains survolent sans jamais s’y arrêter. Avant de devenir célèbre en 2016, elle gagnait d’ailleurs sa vie comme pigiste en consacrant des articles, dans Quartz ou Al Jazeera, à la situation des Américains de l’intérieur : chômage endémique, salaires de misère, problèmes de santé publique comme l’obésité et l’addiction aux opiacés, et ce profond sentiment de décrochage et d’abandon qui, d’une certaine manière, explique la victoire de Trump.
De plus en plus renoncent à chercher du travail
Un thème, en particulier, revient en permanence dans son livre : la divergence radicale entre l’enrichissement constant des Etats-Unis et le déclassement spectaculaire d’une proportion croissante d’Américains.

Le faible taux de chômage, par exemple, est, pour Mme Kendzior, une illusion. La qualité des emplois se dégrade, avec la montée de la sous-traitance et la multiplication des contrats à temps partiel ou de courte durée. La majorité des emplois sont aujourd’hui créés dans des secteurs, à l’instar de celui de la restauration, dans lesquels les salaires sont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ La Saxe, dans l’est de l’Allemagne, est proche du plein-emploi, et ses entreprises peinent à recruter. A Chemnitz, certaines se tournent vers les demandeurs d’asile. Même si leur obtenir des papiers est parfois une gageure.
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Allemagne : à Chemnitz, PME cherchent réfugiés désespérément

La Saxe, dans l’est de l’Allemagne, est proche du plein-emploi, et ses entreprises peinent à recruter. A Chemnitz, certaines se tournent vers les demandeurs d’asile. Même si leur obtenir des papiers est parfois une gageure.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 11h23
    |

                            Cécile Boutelet (Chemnitz, Allemagne, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Dans la grande salle de la chambre de commerce et d’industrie de Chemnitz (Saxe), Hans-Ullrich Werner a levé la main avec énergie. Ce patron d’une entreprise de machines-outils invective le chef de la chancellerie de Saxe, Oliver Schenk, présent ce soir-là. « Vous découragez les entreprises de recruter des réfugiés ! lance-t-il. On prend un jeune demandeur d’asile, il parle allemand, il est intégré, on le forme, et au bout de six mois, sa demande d’asile est rejetée, il perd son autorisation de travail ! Tout ce que vous récoltez, c’est de la frustration de tous les côtés ! » Applaudissements. La situation est apparemment bien connue. L’homme politique, gêné, explique qu’il va s’attaquer au problème, sans convaincre. Dans la salle, le malaise est palpable.
Une cinquantaine de personnes sont là. L’événement, intitulé « Trouver de nouveaux collaborateurs et les garder », est une soirée d’informations organisée par le réseau « les entreprises intègrent les réfugiés » et l’association « L’économie pour une Saxe ouverte », émanations du monde économique. Il y a là de nombreux dirigeants ou cadres de PME, venus s’informer sur les possibilités d’entrer en contact avec des demandeurs d’asile prêts à travailler en Saxe.

Mais la réunion a pris un tour politique. Les violentes manifestations de groupements d’extrême droite, fin août à Chemnitz, à la suite de la mort d’un jeune Allemand poignardé en pleine rue lors d’une rixe avec deux demandeurs d’asile, sont dans toutes les têtes. Les dégâts sur l’image du site industriel à l’international sont considérables. Cette fièvre anti-migrants tombe particulièrement mal, alors que l’ancienne cité industrielle, sinistrée après la réunification, relève la tête depuis quelques années.
Son taux de chômage n’est que de 7 %, et les entreprises font face à un manque criant de travailleurs qualifiés, en particulier dans l’industrie. Les PME les moins connues n’ont d’autre choix que de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le groupe RATP consolide sa présence en Arabie saoudite, alors que Keolis y rate son entrée.
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La RATP, Ferrovie dello Stato et Alstom géreront le métro de Riyad

Le groupe RATP consolide sa présence en Arabie saoudite, alors que Keolis y rate son entrée.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 11h17
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 11h18
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

C’est une victoire pour les sociétés européennes du transport collectif. Mardi 18 septembre, l’Autorité de développement de Riyad a officialisé les lauréats de son appel d’offres pour l’exploitation et la maintenance des six lignes du nouveau réseau de la capitale saoudienne. Et c’est le groupe RATP qui gagne les deux lignes les plus importantes.
Capital Metro Company, la coentreprise formée par RATP Dev – filiale de RATP – et son partenaire local Saptco (compagnie de transport public saoudien), est désignée pour exploiter pendant douze ans les lignes 1 et 2 du nouveau métro de la capitale du royaume saoudien. Ces deux lignes représentent quelque 65 kilomètres de voies et une quarantaine de stations, soit un tiers du futur réseau de Riyad et la moitié des stations. Le tout pour une somme de 2 milliards d’euros.
Un nouveau revers pour Keolis
Les lignes 3, 4,5 et 6 seront pour leur part gérées sur la même période par un consortium franco-italien regroupant les italiens Ansaldo STS, Ferrovie dello Stato et le français Alstom. Cet accord rapportera 2,5 milliards d’euros au groupement sur les douze ans à venir. Alstom touchera pour la seule maintenance des trains et des installations 730 millions d’euros.
L’un des dindons de la farce de cet appel d’offres est Keolis, dont l’offre n’a été retenue pour aucune des lignes… Un nouveau revers pour la filiale de la SNCF. Pour le groupe RATP, c’est en revanche un succès commercial éclatant. « C’est un contrat prestigieux et très important pour nous, se félicite Catherine Guillouard, la PDG du groupe RATP. Il vient compléter celui que nous avions gagné en 2014 pour créer et gérer le nouveau réseau de bus de Riyad, qui sera opérationnel en 2019. »
En 2014, le précédent contrat atteignait 1,675 milliard d’euros également pour douze ans. Pour l’entreprise française, le nouveau gain est plus rémunérateur. En effet, alors que Saptco détient 80 % de la coentreprise chargée de développer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Le désaveu de Christophe Castaner sur les droits de succession montre que l’exécutif ne veut plus heurter les contribuables.
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L’Elysée et les ministres très attentifs au « ras-le-bol fiscal »

Le désaveu de Christophe Castaner sur les droits de succession montre que l’exécutif ne veut plus heurter les contribuables.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 11h12
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 16h15
    |

            Virginie Malingre








                        



                                


                            
Pour une fois que le parti de la majorité se faisait force de proposition. Souvent accusé de ne pas assez faire vivre le mouvement La République en marche (LRM) qu’il dirige, Christophe Castaner avait pourtant choisi une thématique très macronienne. Vendredi 14 septembre, lors de sa conférence de presse de rentrée, l’ancien porte-parole de la campagne présidentielle avait souhaité mener « une réflexion sans tabou » sur la fiscalité des successions afin de lutter contre « la progression des inégalités de naissance ». Lundi 17 septembre, Emmanuel Macron l’a recadré sans ménagement.
Le président « a formellement exclu toute modification des droits de succession durant le quinquennat », a fait savoir l’Elysée. « Arrêtez d’emmerder les retraités », a intimé Emmanuel Macron à ses équipes, dès dimanche, rappelant qu’une partie d’entre eux (60 %) avaient déjà subi – et peu apprécié – la hausse de la CSG. La décision de limiter la revalorisation des retraites à 0,3 % en 2019 et 2020 n’a pas non plus été de leur goût. Pas question donc de toucher à la fiscalité qui pèse sur la transmission de l’héritage ou aux pensions de réversion, a poursuivi le chef de l’Etat.
Chute sans précédent de sa cote de popularité
Il fut un temps où Emmanuel Macron voyait les choses autrement. « Si on a une préférence pour le risque face à la rente, ce qui est mon cas, il faut préférer la taxation sur la succession aux impôts de type ISF », avait déclaré, en avril 2016, celui qui était encore ministre de l’économie de François Hollande. Un thème en droite ligne avec « l’émancipation » de la société française que le président veut aujourd’hui porter. En 2017, France Stratégie, alors dirigé par Jean Pisani-Ferry, l’économiste qui a inspiré le programme du candidat d’En Marche !, avait appelé à « revoir en profondeur » cette fiscalité pour lutter contre « l’apparition d’une société à deux vitesses ».
De fait,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Dans un rapport détaillé, la Chambre de commerce européenne en Chine attribue à ce pays l’origine de la crise avec les Etats-Unis.
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Les entreprises européennes déplorent le manque de réformes en Chine

Dans un rapport détaillé, la Chambre de commerce européenne en Chine attribue à ce pays l’origine de la crise avec les Etats-Unis.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 11h12
    |

            Frédéric Lemaître (Hongkong, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Quelques heures à peine après l’annonce de nouvelles sanctions commerciales américaines contre les exportations chinoises, la Chambre de commerce européenne en Chine publiait à son tour, mardi 18 septembre, un rapport très critique sur l’état des réformes économiques en Chine. Si, à la différence du locataire de la Maison Blanche, ce lobby, qui regroupe 1 600 entreprises européennes, ne rédige pas de Tweet assassins, son rapport de 394 pages contient le même message : Pékin ne joue pas le jeu. Certes, depuis l’ouverture économique du pays, il y a tout juste quarante ans, des progrès énormes ont été accomplis, mais « il y a des lacunes qu’on ne peut ignorer ».
Alors que la Chine tente de faire de l’Union européenne un allié contre les Etats-Unis, la Chambre de commerce penche au contraire clairement du côté américain. « Bien qu’indésirable, la forte réaction américaine avec la hausse des tarifs douaniers est une réponse directe à ces déficiences. » Pour les grandes entreprises européennes, l’origine de la crise actuelle réside donc à Pékin, et non à Washington.

Le rapport enfonce le clou et note que, récemment, au sein de l’Organisation mondiale du commerce, « plus de 1 900 questions ont été posées [à la Chine] par les autres membres », ce qui « reflète les sentiments mitigés de la communauté internationale face à la situation et indique que les inquiétudes concernant le rôle de la Chine dans l’économie globale sont répandues ». Sous-entendu : les Occidentaux sont loin d’être les seuls à critiquer Pékin. Même les pays du Sud, dont la Chine aimerait être la porte-parole, nourrissent des griefs à son égard.
Insistant à plusieurs reprises sur les espoirs qu’ils avaient placés dans la Chine, notamment après le discours plein de promesses du président XI Jinping au Forum économique de Davos (Suisse) en 2017, les auteurs du rapport déplorent le décalage entre cette vision et la réalité. Trois sujets...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Alstom a lancé, lundi 17 septembre en Allemagne, le premier train à hydrogène en service commercial.
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En Allemagne, la piste de l’hydrogène pour remplacer les trains diesel

Alstom a lancé, lundi 17 septembre en Allemagne, le premier train à hydrogène en service commercial.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 11h39
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Bremerwörde (Basse-Saxe, Allemagne)
Quand Ian et Diana Henry ont pris le train ce lundi 17 septembre, ils ignoraient qu’ils accomplissaient un geste historique. Ce couple de jeunes retraités de Basse-Saxe était tout surpris d’apprendre que, en montant dans cette nouvelle rame bleue de leur ligne habituelle, ils embarquaient dans l’un des deux premiers trains à hydrogène au monde à effectuer un service passagers. En effet, deux Coradia iLint – c’est leur nom commercial – roulent désormais sur la ligne régionale Cuxhaven-Buxtehude qui sillonne cette paisible campagne, via la petite ville de Bremerwörde.
« Je suis ravi de savoir qu’en faisant ce voyage je contribue à réduire les ouragans sur la planète », a plaisanté M. Henry en regardant une trentaine de journalistes conviés par le fabricant du train, le géant français du ferroviaire, Alstom, prendre d’assaut la voiture flambant neuve.
Si Alstom a fait venir la presse de toute l’Europe dans ce petit coin d’Allemagne, c’est que l’enjeu est d’importance pour le groupe français. Il s’agit de faire savoir que l’industriel de Saint-Ouen a une technologie d’avance pour remplacer les très polluantes motrices diesel qui équipent aujourd’hui nombre de petites lignes non électrifiées.
Réussite industrielle
Inauguré, la veille, à Bremerwörde, par le ministre des transports du land de Basse-Saxe et par Henri Poupart-Lafarge, PDG d’Alstom, le train à hydrogène est le premier des quatorze appareils vendus à l’autorité régionale de transport. Les engins remplaceront peu à peu les trains diesel d’ici à 2021.
Le carnet de commandes n’est pour le moment pas beaucoup plus épais que ces quatorze trains, si l’on excepte une lettre d’intention pour 50 unités signée par la Basse-Saxe et trois autres Länder (Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Bade-Wurtemberg et Hesse). D’où l’enjeu lié à ce premier contrat, qui permettra de confirmer que le pari d’Alstom est gagnant.
En...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Le Japonais Yusaku Maezawa sera le premier touriste à faire le tour de la Lune à bord d’une fusée SpaceX. Une nouvelle étape dans la privatisation de l’espace, selon Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
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« Un milliardaire sur orbite pour médiatiser l’aventure spatiale de SpaceX »

Le Japonais Yusaku Maezawa sera le premier touriste à faire le tour de la Lune à bord d’une fusée SpaceX. Une nouvelle étape dans la privatisation de l’espace, selon Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 10h54
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 11h36
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Seuls les milliardaires et les poètes peuvent espérer décrocher la lune. Yusaku Maezawa appartient à la première catégorie et il vient de s’offrir le billet de transport le plus cher du monde. Il sera le premier passager payant à s’envoler à bord d’une fusée américaine pour aller faire le tour de la lune et revenir. Et comme il est partageur et peu regardant à la dépense, il a annoncé qu’il inviterait à bord « six à huit artistes ». M. Maezawa n’est pas à 100 millions d’euros près. Cet entrepreneur de 42 ans, qui a fait fortune en lançant « Zozo », une marque de prêt-à-porter en ligne très populaire au Japon, est sorti de l’anonymat en 2017 quand il a payé la somme record de 110 millions de dollars (94 millions d’euros) pour une toile du peintre américain Basquiat.
Le compte à rebours est donc lancé, mais il est difficile de connaître son terme. Officiellement, la fusée qui l’emportera avec ses amis artistes, devrait décoller aux alentours de 2023. Mais quand on connaît l’enthousiasme du fondateur de SpaceX, Elon Musk, et sa notion très flexible des délais, on est en droit de douter de la ponctualité du décollage. Le véhicule n’existe pas encore, et le design a déjà été modifié deux fois. Tout juste sait-on qu’il ne s’agira pas du modèle Falcon Heavy, testé cette année, mais d’une fusée très différente, une sorte de navette new-look dont la destination finale devrait être mars. Face à un tel défi, et compte tenu du fait qu’Elon Musk, que ce soit pour SpaceX ou pour son autre société, Tesla, n’a jamais vraiment tenu les délais promis, le jeune Yusaku aura le temps de vieillir un peu.
Un marché stratégique
Mais il était important pour SpaceX d’envoyer un signal fort. La société a bouleversé le monde feutré du lancement de satellites commerciaux. Avec le soutien actif et financier de la Nasa, la firme a cassé les prix sur ce secteur dominé jusque-là par l’européenne Ariane et le russe Soyouz. Un marché à la fois stratégique,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Les Etats-Unis ont décidé d’imposer une taxe de 10 % sur 200 milliards de dollars de produits chinois à partir du 24 septembre.
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Commerce : Trump frappe, menace... puis négocie

Les Etats-Unis ont décidé d’imposer une taxe de 10 % sur 200 milliards de dollars de produits chinois à partir du 24 septembre.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 09h15
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 12h22
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            
Frapper pour mieux négocier : c’est la recette que prétend utiliser Donald Trump dans le cadre de sa négociation commerciale avec la Chine. A l’occasion d’un communiqué publié lundi 17 septembre en début de soirée, presque discrètement alors que tous les médias américains se passionnaient pour la nomination du candidat à la cour suprême Brett Kavanaugh, accusé d’agression sexuelle, Donald Trump a annoncé l’imposition de droits de douane sur 200 milliards de dollars (171 milliards d’euros) d’importations en provenance de Chine.
Le ton est menaçant. Le président accuse Pékin de « nombreuses pratiques et politiques inéquitables pour la technologie et la propriété intellectuelle – comme le transfert forcé de technologie imposé aux compagnies américaines au profit de leurs homologues chinoises ». Mais le locataire de la Maison Blanche conclut par une note d’espoir, estimant que « la Chine a eu de nombreuses occasions de répondre à nos inquiétudes… Heureusement, cette situation commerciale sera résolue à la fin, par moi-même et le président Xi, pour lequel j’ai un profond respect et une grande affection ». 
Contexte d’apaisement
Comment analyser l’attitude américaine ? D’abord, elle a lieu dans un contexte global d’apaisement après la crise du premier semestre, en tout cas avec les alliés traditionnels des Américains. L’armistice avec les Européens, décidé fin juillet, tient pour l’instant, même si les Américains, dans leurs négociations avec Bruxelles, insistent pour rouvrir les négociations agricoles. Ensuite, l’accord avec le Mexique est vu positivement s’il est appliqué tel que négocié : une taxe de 2,5 % sur les véhicules automobiles, ainsi qu’un salaire minimal dans l’industrie automobile, bien difficile à vérifier, ne chagrinent pas les producteurs. Enfin, le silence sur les tractations avec le Canada laisse entendre que les fils ne sont pas rompus.
Le dossier commercial se concentre de fait sur la Chine. Donald Trump va donc...




                        

                        

