<FILE-date="2018/09/18/19">

<article-nb="2018/09/18/19-1">
<filnamedate="20180918"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180918"><AAMMJJHH="2018091819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ La mission d’enquête internationale sur la Birmanie demande le limogeage d’officiers de l’armée, dont la brutalité fut « difficilement concevable ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Rohingyas : l’ONU condamne le « mépris total pour la vie humaine » de l’armée birmane

La mission d’enquête internationale sur la Birmanie demande le limogeage d’officiers de l’armée, dont la brutalité fut « difficilement concevable ».



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 17h15
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 18h20
   





                        



   


Des enquêteurs de l’ONU ont demandé que l’armée birmane soit exclue de la vie politique, exhortant au limogeage des officiers de haut rang impliqués dans le « génocide » des Rohingyas, envers lesquels ils ont fait preuve d’une brutalité « difficilement concevable ».
La mission d’enquête internationale indépendante des Nations unies sur la Birmanie, qui n’a pas été autorisée à se rendre dans le pays, a interrogé plus de 850 victimes et témoins et s’est appuyée sur des images satellites pour rédiger un rapport de 444 pages, présenté mardi 18 septembre devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. « C’est un mépris total pour la vie humaine », a déclaré au Conseil le président de la mission d’enquête, Marzuki Darusman, qualifiant le « niveau de brutalité » de l’armée de « difficilement concevable ».
Le recours au viol, une tactique de guerre
L’ambassadeur birman auprès de l’ONU à Genève, Kyaw Moe Tun, a accusé la mission onusienne, soumise à « une pression énorme », d’être arrivée à une « conclusion dangereuse qui pourrait faire dérailler le processus de démocratisation ».
M. Darusman a décrit devant les diplomates des massacres dans des villages rohingyas et le recours au viol en tant que « tactique de guerre » : « Les hommes étaient systématiquement tués », « les enfants se faisaient tirer dessus, étaient jetés dans la rivière ou dans un feu », les femmes et les filles étaient couramment violées et pour beaucoup en outre « physiquement et mentalement torturées ».
Plus de 700 000 Rohingyas, des membres d’une minorité ethnique musulmane, ont fui en 2017 les violences de l’armée et de milices bouddhistes pour se réfugier au Bangladesh voisin, où ils vivent depuis dans d’immenses campements de fortune. L’armée birmane rejette ces accusations et assure que sa campagne visait des rebelles rohingyas après des attaques meurtrières contre des postes de police en août 2017.

        Lire aussi :
         

                Salima, femme rohingya violée par les Birmans, ostracisée par les siens



L’armée toujours au cœur du régime
Malgré l’arrivée au pouvoir en 2016 du gouvernement civil d’Aung San Suu Kyi, l’armée conserve une place centrale dans le régime politique birman. Elle détient trois ministères régaliens — défense, intérieur, frontières – et supervise l’attribution d’un quart des sièges au Parlement, ce qui lui permet de bloquer tout amendement constitutionnel qui limiterait ses pouvoirs.
Le gouvernement civil doit « poursuivre le processus visant au retrait des militaires de la vie politique » et procéder à une révision de la Constitution en ce sens, selon le rapport final de la mission établie par le Conseil des droits de l’homme en mars 2017. Celle-ci réclame également le limogeage des chefs militaires, réitérant la demande déjà faite à la fin d’août dans un rapport d’étape de poursuites contre le chef de l’armée, Min Aung Hlaing, et contre cinq autres officiers de haut rang pour « génocide », « crimes contre l’humanité » et « crimes de guerre ».
Les enquêteurs recommandent que le Conseil de sécurité de l’ONU fasse appel à la Cour pénale internationale ou que soit établi un tribunal international ad hoc. Ils appellent aussi à des sanctions ciblées contre les auteurs de crimes et à un embargo sur les armes. Ils souhaitent, comme la haute-commissaire de l’ONU aux droits humains, Michelle Bachelet, la création d’un organe chargé de préparer des poursuites. « Assassinats », « disparitions », « tortures », « violences sexuelles », « travail forcé » : le rapport dresse une longue liste d’exactions à l’encontre des Rohingyas constituant « les crimes les plus graves au regard du droit international ».

   



        Lire aussi notre enquête :
         

          Aung San Suu Kyi, icône déchue



Au moins 10 000 morts
La mission onusienne demande aussi au gouvernement birman, en coordination avec la Croix-Rouge et le Bangladesh, de recenser le nombre des personnes tuées ou portées disparues. Les informations recueillies par ses enquêteurs laissent entrevoir que l’estimation de 10 000 morts faite par l’ONG Médecins sans frontières (MSF) est « prudente ».
La mission réclame en outre la libération des deux reporters de Reuters, Wa Lone et Kyaw Soe Oo, condamnés à sept ans de prison pour « atteinte au secret d’Etat » alors qu’ils enquêtaient sur des exactions de l’armée, et met en exergue l’éventuelle responsabilité de Facebook et d’autres réseaux sociaux qui ont pu relayer la propagande des militaires birmans.
Elle avait déploré à la fin d’août qu’Aung San Suu Kyi n’ait « pas utilisé sa position de facto de chef du gouvernement, ni son autorité morale, pour contrer ou empêcher » les violences. Très critiquée pour son silence dans cette affaire, la lauréate du prix Nobel de la paix s’est contentée de dire que l’armée aurait pu « mieux gérer » la crise.
Enfin, la mission veut une « enquête complète et indépendante » sur le rôle de l’ONU en Birmanie depuis 2011 (année de l’autodissolution de la junte militaire), jugeant que la « diplomatie discrète » semblait avoir mis à l’écart ceux qui poussaient à dénoncer haut et fort les violations des droits dans ce pays.

        Document :
         

          Birmanie : l’article qui a conduit deux journalistes de Reuters en prison







                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/18/19-2">
<filnamedate="20180918"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180918"><AAMMJJHH="2018091819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ D’une sculpture de fantôme japonais à un emballement médiatique, comment une farce en ligne sur l’application de messagerie instantanée est devenue un phénomène mondial.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                

« Momo Challenge » sur WhatsApp : itinéraire d’une psychose collective

D’une sculpture de fantôme japonais à un emballement médiatique, comment une farce en ligne sur l’application de messagerie instantanée est devenue un phénomène mondial.





LE MONDE
 |    18.09.2018 à 16h50
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 18h50
    |

            William Audureau





« Sordide », « macabre », « dangereux »… Depuis son apparition au cœur de l’été et la mort d’une jeune Argentine de 12 ans, le « Momo Challenge », supposément en vogue parmi les adolescents inquiète, les parents en premier lieu. En France, le député LRM Gabriel Attal a demandé au ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, des mesures pour endiguer le phénomène.
Le principe du « Momo Challenge » ? Contacter, via la messagerie instantanée privée WhatsApp, le numéro d’un individu surnommé « Momo » affichant un visage effrayant de femme-poule, qui propose de relever des défis jusqu’au plus extrême, le suicide.
Des messages – et des articles de presse – alarmistes se sont multipliés ces dernières semaines pour alerter sur les dangers du « Momo Challenge ». Au Canada, le ministère de la santé et des services sociaux a mis en garde les écoles. En Inde, où la psychose est forte, les médias évoquent même des internautes menacés de mort s’ils n’acceptaient pas de jouer au « Momo Challenge ». Le Pakistan est allé jusqu’à annoncer l’interdiction de ce dernier, sans préciser comment il comptait s’y prendre.

   


Problème : aucun témoignage fiable ne prouve qu’un tel challenge a été réellement « joué » par des adolescents. Qu’en est-il réellement ?
Aux origines de la légende urbaine

   


Tout part, deux mois plus tôt, d’une photo postée sur le forum r/creepy de Reddit, le 10 juillet, par l’internaute AlmightySosa00. Montrant une femme nue à la grimace inhumaine, elle récolte 5 000 « like », 1 000 réponses, et fascine.
Un utilisateur de Reddit identifie l’image : il s’agit d’une photographie de sculpture prise en 2016 dans une galerie d’art de Tokyo. Les yokai, les spectres du folklore japonais, sont le thème de l’exposition, et l’œuvre est signée Link Factory, une entreprise d’effets spéciaux pour films d’horreur.
La sculpture est baptisée Ubume, du nom d’une figure traditionnelle nippone correspondant au fantôme d’une mère morte en couches. Elle doit son allure à un jeu sur les trois idéogrammes de son nom, 姑獲鳥 – littéralement « mère », « capture » et « oiseau ».
Le « numéro maudit » de WhatsApp
Les premières mentions publiques d’un numéro WhatsApp datent aussi du 10 juillet. Sur YouTube, un utilisateur argentin appelé El Deadpool met en ligne une tentative de conversation, datée de la veille, dans une vidéo intitulée en espagnol « J’envoie des messages à Momo “le numéro maudit de WhatsApp” ».

Le numéro de téléphone utilisé est alors mexicain. Il ne répond pas, mais il s’agit de la toute première association entre la figure de la femme-poule et l’application de messagerie. Joint par Le Monde, El Deadpool raconte avoir été mis au parfum via un clan WhatsApp. « J’ai trouvé ce numéro mexicain par un groupe de “SDLG”, où il apparaissait déjà, personne ne lui avait prêté attention ». Il refusera d’en dire plus.

   


La SDLG ? Cette abréviation de siguedores de la grasa (littéralement « fans de la graisse ») désigne une communauté sud-américaine réunissant plusieurs dizaines de milliers d’internautes sur des groupes Facebook et WhatsApp privés. Son créateur est un Paraguayen connu sous les pseudonymes d’El Gordi, ou MrGraso.
Les membres de la Grasa, comme se surnomme cette communauté, sont reconnaissables à leur usage d’un smiley spécifique (:v) et d’un lexique propre. Pour définir les contenus et blagues virales, ils ne parlent pas de « mème », mais de « momo ». Edgar Rodriguez, auteur du blog hispanophone Vision linguistica, définit un momo comme « un type de mème » fait « d’humour noir, en général faits d’extraits de scènes de film, de caricatures, de youtubeurs ou de tout succès controversé ».

   


Proche dans l’esprit de forums comme 4chan ou le 18-25 de Jeuxvideo.com, la « Grasa » voue un culte au vandalisme de pages Facebook et aux montages absurdes. Le quotidien mexicain Milenio évoque des « sectes » spécialisées dans le « terrorisme social ». Facebook leur fait quotidiennement la chasse.
En juillet, commence à circuler dans cette sphère grasiosa, une image mettant au défi le lecteur d’appeler un numéro mexicain – celui utilisé par El Deadpool dans sa vidéo. « Quand tu écris à ce numéro, ta vie n’est plus jamais la même. Prends garde à toi, Spartacus », y lit-on. 
La nouvelle Momo de Dross, youtubeur horreur
Le 11 juillet, le youtubeur vénézuélien DrossRotzank, de son vrai nom Ángel David Revilla, consacre à ce « Momo » encore confidentiel une vidéo de huit minutes, qui le transforme en star du Web. Cet ancien journaliste, reconverti en auteur de science-fiction et vidéaste du surnaturel, jouit d’une communauté de 14 millions d’abonnés en Amérique du Sud.

Les initiés le savent : DrossRotzank vient de la Grasa, à qui il adresse plusieurs clins d’œil dans cette interprétation du « Momo », comme le smiley « :v ». Mais DrossRotzank attribue alors à « Momo » un nouveau numéro, japonais cette fois, qu’il prétend avoir trouvé sur Facebook.
Dans sa vidéo, la sculpture devient une interlocutrice effrayante et dangereuse. Captures d’écran floutées à l’appui, il évoque un personnage omniscient, qui envoie par WhatsApp des photos de meurtre introuvables sur Google, et dont il pourrait être l’auteur.
Certains internautes s’interrogent. Rien n’est plus simple que de filmer une fausse conversation, avec l’aide d’un complice. On sait par ailleurs DrossRoztank capable d’écrire en japonais. Et passé cette vidéo, le numéro japonais affiché n’a plus jamais été actif. Ce « Momo » nippon et sanguinaire est-il une invention de son cru ?
Le phénomène YouTube de l’été
Plus de 11 millions de vues plus tard, l’Ubume tueuse est toutefois devenue célèbre. Sa notoriété atteint un nouveau seuil quand Brian Sobrevilla, superstar mexicaine de YouTube, publie sa propre vidéo, humoristique cette fois, sur « le numéro maudit de WhatsApp ». Elle atteint les 16 millions de vues.
La figure de Momo commence alors à s’inscrire dans un registre classique d’Internet, celui du creepypasta : une légende urbaine teintée de mystère et d’effroi. YouTube est déjà rempli de soi-disant chasseurs de fantômes, qui, à l’aide de trucages, jouent sur l’appétence pour le surnaturel.
Les vidéos sur la femme-poule deviennent alors une nouvelle figure du genre. La recette est quasi immuable : le vidéaste annonce qu’il va contacter l’inquiétant personnage. Après des échanges quelconques, des phénomènes étranges se produisent : l’Ubume se montre agressive, profère des insultes, révèle des données personnelles. Parfois, la lumière s’éteint, les fenêtres claquent, des bruits se font entendre…
A la manière d’un Projet Blair Witch de 2018, ces mini-films d’effroi ne coûtent rien à produire, surfent sur un phénomène viral, et génèrent des millions de vues. La mode touche les Etats-Unis dans la foulée, puis la France en août.

Epidémie de Momos
C’est ainsi qu’apparaissent des numéros d’autres prétendues Ubume, américaine, biélorusse, ou encore française. « Je pense qu’il y avait bien un trentaine de numéros au moment du pic de buzz », explique Mysterator, fondateur du site Hellystar.com, qui suit les phénomènes creepypasta en France. « Cependant, c’étaient souvent des fakes, les numéros étaient vite surchargés par les appels et les messages WhatsApp. » Lui-même est entré en contact avec une dizaine de numéros. Sur les dix, moins de cinq lui ont répondu en jouant le jeu de la « Momo menaçante », celle popularisée par Dross.
Une figure fictive que chacun se réapproprie
Contrairement à ce que laisse aujourd’hui penser son surnom de « Momo Challenge », il ne s’agissait pourtant pas d’un jeu codifié. Juste une figure fictive que chacun se réapproprie pour tenter d’effrayer son audience. Pourtant, c’est bien un « défi » qu’évoque l’unité d’enquête sur les délits informatiques (UIDI) de l’Etat de Tabasco au Mexique dans son appel à la vigilance à l’égard des jeunes, le 13 juillet. Le service de cybersécurité évoque des risques d’extorsion de fonds, de vol de données personnelles, de harcèlement, mais aussi d’incitation à la violence, à l’automutilation, voire au suicide. En toile de fond, le spectre du Blue Whale Challenge, une série de défis lancée en Russie et associée en 2017 à une vague d’une centaine de suicides.

#UIDI #FGETabasco #Cibernetica #Tabasco #Villahermosa #PolicíaCibernéticaTabasco #SegurosAlNavegar… https://t.co/rYhVxaLGR4— UIDIFGETabasco (@UIDI FGE Tabasco)


require(["twitter/widgets"]);

L’UIDI n’a pourtant connaissance d’aucun cas lié à « Momo » et communique par pure précaution, reconnaît-elle sur Twitter. Mais son intervention produit l’effet inverse : pour les médias, le « Momo Challenge » – et ses risques – sont nés. Le malentendu s’enracine à la suite d’un fait divers tragique. Le 25 juillet, El Diario Popular, un journal argentin, relate qu’une préadolescente de 12 ans s’est suicidée après s’être filmée en direct, alors qu’elle jouait au « jeu Momo ». L’autopsie révélera quelques jours plus tard que la jeune fille avait été victime d’une agression sexuelle, amenant les enquêteurs à changer de piste.
Numéros inactifs et passés de mode
La psychose autour du « Momo challenge » est d’autant plus ironique que… « Momo » est passé de mode. L’évolution des mentions du « Momo Challenge » sur Jeuxvideo.com, Reddit, Twitter ou Google, dessine un phénomène qui a connu son pic au début du mois d’août et n’a fait que décroître depuis.

  trends.embed.renderExploreWidget("TIMESERIES", {"comparisonItem":[{"keyword":"\"momo challenge\"","geo":"FR","time":"today 12-m"}],"category":0,"property":""}, {"exploreQuery":"q=%22momo%20challenge%22&geo=FR&date=today 12-m","guestPath":"https://trends.google.fr:443/trends/embed/"}); 

Et si quelques badauds manifestent toujours de la curiosité, celle-ci est vaine : les Momos ne répondent plus. A la mi-septembre, Le Monde a contacté une dizaine de numéros de prétendus « Momo » : la moitié sont invalides, l’autre n’est plus active depuis mi-août. Le site 20 Minutes, qui s’y était essayé quelques semaines plus tôt, n’a pas eu plus de chance.
Depuis, plusieurs médias tentent de démythifier le « Momo challenge ». En Inde, le site anglophone de hoaxbusting Boomlive rapporte que des cinq décès attribués au pseudo-défi, aucun n’était lié à un jeu WhatsApp. De son côté, le Washington Post souligne que de manière générale, aucun lien avec des suicides n’est avéré, et en Suisse, la RTS conclut que l’existence même du « Momo Challenge » ne repose sur aucun témoignage fiable. Pourtant, celui-ci continue de faire peur. Sur ce point au moins, la Grasa a réussi son effet.




                     require(["lmd/core/ux/longform"], function (advertLongform) {
                        advertLongform.moveAdvert('.js-parallaxe_slot', '#articleBody');
                     });


                      






<article-nb="2018/09/18/19-3">
<filnamedate="20180918"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180918"><AAMMJJHH="2018091819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Ce dérivé de la cocaïne est réapparu dans le nord-est de Paris. « Le Monde » a suivi l’errance des consommateurs de « caillou », entre terrains vagues et stations de métro.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ 
<article-nb="2018/09/18/19-4">
<filnamedate="20180918"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180918"><AAMMJJHH="2018091819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Eliminé en huitièmes de finale de la compétition phare du football ces deux dernières saisons, le club parisien se rend, mardi, à Liverpool pour son premier match de Coupe d’Europe.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Ligue des champions : au PSG, le discours change, les ambitions restent

Eliminé en huitièmes de finale de la compétition phare du football ces deux dernières saisons, le club parisien se rend, mardi, à Liverpool pour son premier match de Coupe d’Europe.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 18h47
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Qu’il paraît loin le temps où le journal L’Equipe faisait sa « une » avec un montage photographique représentant les joueurs du Paris-Saint-Germain en train de soulever la « Coupe aux grandes oreilles ». « Pourquoi le rêve est permis », titrait, en septembre 2014, le quotidien sportif, avant l’entrée en lice de Zlatan Ibrahimovic et consorts en Ligue des champions. Quatre ans ont passé et l’heure n’est plus au triomphalisme. Les déconvenues de la formation de la capitale, éliminée en huitièmes de finale de l’épreuve ces deux dernières saisons, ont poussé ses dirigeants à se montrer plus prudents dans leur communication.
Avant le début de la campagne européenne du PSG, mardi 18 septembre, sur la mythique pelouse d’Anfield Road, à Liverpool, l’état-major du club fait profil bas. « C’est le groupe le plus difficile de notre histoire en Ligue des champions », a confié le Qatari Nasser Al-Khelaïfi, président du club, à la fin d’août, après le tirage au sort. Dans la poule du PSG figurent les « Reds », finalistes malheureux (3-1) en 2017 contre le Real Madrid, les Italiens de Naples, entraînés par son ancien coach (2012-2013), Carlo Ancelotti, et, à un degré moindre, l’Etoile rouge de Belgrade.

        Lire aussi :
         

                Ligue des champions : tirage difficile pour le PSG et Monaco, un peu moins pour Lyon



Affecté par la folle « remontada » du FC Barcelone (victoire 6-1, après une défaite 4-0 au match aller), en mars 2017, et l’échec (1-3, 1-2) de la saison passée face au Real de Zidane, Nasser Al-Khelaïfi se garde bien de fixer un objectif précis. « On apprend de nos erreurs. La Ligue des champions est une compétition difficile où beaucoup de facteurs entrent en jeu, assurait-il, en mai, à L’Equipe. Notre objectif ? Faire notre maximum, mais ça dépendra de beaucoup de facteurs. On espère aller le plus loin possible mais je ne veux pas dire quarts, demi-finales ou finale. »

        Lire aussi :
         

                Les ambitions foudroyées du PSG version qatarie



Ambitions mises en sourdine
Conscient des difficultés qu’éprouvent ses joueurs à briser le plafond de verre qui circonscrit leurs visées continentales, le patron du PSG a mis en sourdine ses hautes ambitions. En 2013, ne criait-il pas sur tous les toits que les actionnaires du fonds Qatar Sports Investments (QSI), propriétaire du club depuis 2011, s’étaient donnés cinq années « pour faire partie du top niveau européen et pour gagner la Ligue des champions » ?
« L’objectif a été obsessionnellement affiché : la victoire en Ligue des champions met beaucoup plus de temps à arriver. L’idée était de bâtir et d’installer un club durablement parmi le cénacle des grands clubs européens, décrypte un familier du PSG. Le discours change quand on se fait éliminer en huitièmes de finale. Il y a une forme d’apprentissage. Le PSG a un peu trop affirmé vouloir gagner le tournoi. QSI a trop communiqué. En répétant cet objectif, il a marqué un but contre son camp. Il y a une prudence sémantique. Aujourd’hui, il n’y a plus besoin de rappeler l’objectif, comme au Bayern Munich : c’est normal d’ambitionner de gagner le tournoi. »
Le recrutement au printemps de l’entraîneur allemand Thomas Tuchel, réputé pour sa philosophie de jeu spectaculaire et sa capacité à s’adapter au schéma tactique de l’adversaire, représente un virage. Le technicien de 45 ans est censé apporter une forme de maturité au PSG sur l’échiquier continental. Et peu importe si l’intéressé, passé sur le banc du Borussia Dortmund (2015-2017), n’a jamais emmené ses joueurs au-delà d’un quart de finale de Coupe d’Europe.
« Avoir une culture qui rend les joueurs plus grands »
Le nouveau coach parisien prône la patience et entend changer l’état d’esprit de son effectif. Il prend notamment comme modèle le Real Madrid. « Pour gagner la Ligue des champions, c’est important d’avoir une culture qui rend les joueurs plus grands, a-t-il déclaré à L’Equipe, lundi. Le Real Madrid [treize fois vainqueur du tournoi et triple tenant du titre] a une génération qui sait comment gagner les grands matchs, comment résister à la pression. »
Ce discours se rapproche de celui tenu par son lointain prédécesseur Laurent Blanc. « C’est vous, les médias, qui vous emballez, martelait le Cévenol au Monde, en mars 2014. Les dirigeants ont été très clairs et sont venus à Paris avec un projet ambitieux. Ils veulent remporter un jour cette Ligue des champions. Quand ? Vous ne pouvez pas fixer une date ou une saison précise. On met parfois beaucoup de temps pour la gagner. Je pense notamment à Chelsea [titré en 2012]. »
« Le Chelsea du Russe Roman Abramovitch a mis neuf ans pour la gagner, rappelle un connaisseur du PSG. Avec l’argent, on s’achète du temps. Mais ce n’est pas aussi simple. QSI est un actionnaire pressé. Le foot n’est pas un objectif mais un moyen pour renforcer la crédibilité de l’Etat du Qatar, pour attirer les plus grands sponsors internationaux, figurer parmi les dix plus grandes marques mondiales. QSI est constant. Il y a de la ténacité même si on peut déplorer une forme de lenteur en termes de réussite. Mais l’élimination en huitièmes n’est pas considérée comme l’échec du projet. Il y a des critères durables, comme la hausse du chiffre d’affaires, l’audience. Le club est très viable. »
Logique d’expansion à l’international
Le discours change mais les ambitions restent. Cet été, le PSG a été contraint de « dégraisser » ses effectifs pour respecter le fair-play financier, ce mécanisme introduit en 2011 par l’Union des associations européennes de football (UEFA) en vertu duquel les clubs ne doivent pas dépenser davantage qu’ils ne gagnent. Sanctionnés en 2014, les dirigeants parisiens connaîtront dans quelques jours le verdict de la chambre de jugement de l’instance de contrôle financier, qui a réexaminé leur cas.
Après avoir déboursé plus de 400 millions d’euros à l’été 2017 pour s’offrir le Brésilien Neymar et le prodige français Kylian Mbappé, le PSG a été nettement moins dépensier lors du dernier marché des transferts. Il a vendu à tour de bras (l’Espagnol Yuri Berchiche, le Portugais Gonçalo Guedes et l’Argentin Javier Pastore) et encaissé autour de 100 millions d’euros.

        Lire aussi :
         

                A l’image du PSG, la Ligue 1 a été sage lors du mercato



Surtout, il s’apprête à gonfler ses recettes et poursuit son expansion à l’international sur le plan marketing. En attestent le recrutement cet été du légendaire gardien italien Gianluigi Buffon, 40 ans, la signature d’un contrat pour trois saisons avec la marque Jordan Brand, filiale de Nike, et l’ouverture d’une boutique PSG à Tokyo, la première d’un club de football européen au Japon.

        Lire aussi :
         

                Le PSG officialise l’arrivée de Gianluigi Buffon



« Le projet prime sur le sportif, analyse un proche du club parisien. Mais rien n’a changé en ce qui concerne les objectifs, même s’il manque encore une case à cocher : la Ligue des champions, avec tous les aléas sportifs. Mais quand l’équipe gagnera le tournoi, le club sera prêt à rajouter un autre étage à la fusée. » Au PSG, on prépare l’avenir, tout en s’armant de patience.

Lyon chez Manchester City, le Real face à la Roma
L’Olympique lyonnais lance sa saison en Ligue des champions mercredi 19 septembre sur le terrain du redoutable Manchester City, champion d’Angleterre. Le choc de la soirée, mercredi, se joue au stade Santiago-Bernabeu : le Real Madrid, chez lui, accueille l’AS Rome avec l’ambition de conserver, pour la quatrième année consécutive, la « Coupe aux grandes oreilles ». Même s’ils peuvent toujours s’appuyer sur leur rempart Raphaël Varane et leur maître à jouer Luka Modric, les Espagnols ont vu partir cet été leur entraîneur, Zinédine Zidane, et, surtout, le meilleur buteur de l’histoire de la compétition, Cristiano Ronaldo (désormais à la Juventus). Dans les autres matchs, le Bayern Munich se se rend à Lisbonne pour affronter Benfica, tandis que Paul Pogba et Manchester United se déplacent en Suisse pour défier les Young Boys Berne.





                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/18/19-5">
<filnamedate="20180918"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180918"><AAMMJJHH="2018091819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Les mesures présentées mardi pour transformer le système de santé prévoient entre autres de renforcer les réseaux de médecins en ville.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Plan santé : des communautés de médecins pour limiter le recours systématique à l’hôpital

Les mesures présentées mardi pour transformer le système de santé prévoient entre autres de renforcer les réseaux de médecins en ville.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 18h40
    |

            François Béguin








                        


C’est une révolution culturelle pour les médecins libéraux habitués à se préoccuper de leur seule patientèle. Les médecins de ville – ainsi que les infirmiers, les masseurs-kinésithérapeutes, les sages-femmes, etc. – vont être incités financièrement par l’Etat à se fédérer au sein de communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) afin d’adapter collectivement l’offre de soins de ville aux besoins de la population.
Le chef de l’Etat a annoncé, mardi 18 septembre, lors de la présentation du plan de transformation du système de santé, son souhait de voir ces communautés mailler le pays d’ici au 1er janvier 2021, chacune d’entre elles devant desservir entre 20 000 et 100 000 patients. « C’est le modèle idéal », avait jugé la ministre de la santé, Agnès Buzyn, le 26 juin à l’Assemblée nationale. « C’est vingt ans devant nous pour organiser tout ça », prévient Claude Leicher, le président de la fédération des CPTS.

        Lire aussi :
         

                Fin du numerus clausus, médecins salariés… les mesures du plan santé



Le modèle existe déjà. Mises en place par la loi santé de Marisol Touraine en 2016, quelque 200 CPTS ont vu le jour tant bien que mal, faute de réelle volonté politique et de moyens dédiés. L’engagement de l’Etat de financer sur dix cans celles qui seront créées dans les dix-huit prochains mois devrait accélérer leur formation.
Carences de la médecine de ville
Les objectifs d’un tel dispositif sont d’améliorer le maintien ou le retour à domicile des patients, les besoins de soins urgents non programmés et le suivi des maladies chroniques… En somme, permettre que l’hôpital cesse d’être le recours systématique aux carences de la médecine de ville.
Pour cela, les professionnels volontaires devront par exemple se doter d’une messagerie sécurisée commune et accepter de partager les dossiers médicaux de leurs patients. Mais ils devront surtout être convaincus « d’avoir à faire collectivement sur un territoire », explique le docteur Hector Falcoff, président du Pôle santé Paris-13, une CPTS pionnière de la capitale. Près d’un quart des généralistes du 13e arrondissement (35 sur 130) et une vingtaine d’infirmiers libéraux ont pour l’instant choisi d’y adhérer.
Lors de son lancement en 2011, le docteur Falcoff raconte avoir été « assailli de demandes de visites à domicile pour des personnes âgées qui n’avaient plus de médecin traitant ». Pour tenter d’y répondre, un généraliste adhérent au Pôle santé Paris-13, s’est mis à consacrer deux demi-journées par mois à évaluer la gravité des demandes au téléphone et à solliciter des collègues. Grâce à ce mécanisme, près de 200 patients dépendants ont retrouvé un médecin traitant pratiquant des visites à domicile.
Offrir un interlocuteur à l’hôpital
A terme, Hector Falcoff aimerait que des médecins volontaires se répartissent des journées d’astreinte pour prendre en charge les urgences. « Je viens de dire à une patiente âgée au téléphone que s’il y avait un souci elle devrait appeler le 15, raconte-t-il. J’aurais préféré pouvoir lui envoyer mon collègue d’astreinte. » Autre avantage d’un tel regroupement, selon lui : offrir un interlocuteur à l’hôpital. « Nous, médecins, sommes une myriade de petites unités. Si l’hôpital veut organiser quelque chose avec la ville, il ne peut pas s’adresser aux 120 médecins généralistes de l’arrondissement. Mais il peut s’adresser à la CPTS. »
Sous réserve de bénéficier de nouveaux financements, l’association aimerait mettre en place un système de téléconsultation pour que les infirmiers et médecins adhérents puissent facilement entrer en contact avec les gériatres de l’hôpital. « Cela permettrait des hospitalisations plus rapides et plus intelligentes », estime le docteur Falcoff. Le médecin souhaiterait aussi qu’une infirmière libérale de l’association puisse à terme gérer les entrées et les sorties d’hospitalisation de patients, en lien avec les médecins de ville. Des projets qui pourraient rapidement se concrétiser après les annonces du chef de l’Etat.

        Lire aussi :
         

                Le numerus clausus remplacé par de nouvelles procédures sélectives






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/18/19-6">
<filnamedate="20180918"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180918"><AAMMJJHH="2018091819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Un avion de surveillance russe avec 14 militaires à bord a disparu pendant des raids israéliens. L’Etat hébreu met en cause la défense antiaérienne syrienne.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Confusion, démentis et accusations après la destruction d’un avion russe en Syrie

Un avion de surveillance russe avec 14 militaires à bord a disparu pendant des raids israéliens. L’Etat hébreu met en cause la défense antiaérienne syrienne.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 10h49
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 17h35
    |

            Madjid Zerrouky et 
Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



   


Israël est entré en gestion de crise. Soucieux de limiter les conséquences diplomatiques et militaires après la destruction d’un avion de reconnaissance russe au large des côtes syriennes, attribuée à l’armée régulière de Damas, l’Etat hébreu a publié mardi 18 septembre un communiqué inhabituel, dans le ton et la précision. L’état-major israélien y exprime sa « tristesse », provoquée par la disparition de l’appareil et des 14 personnes à son bord. « Israël tient le régime d’Assad, dont les forces armées ont descendu l’avion russe, pour pleinement responsable de l’incident », souligne toutefois le communiqué, qui met également en cause l’Iran et « l’organisation terroriste du Hezbollah », la milice chiite libanaise.
De son côté, le président russe, Vladimir Poutine, a adopté un ton moins accusateur que celui employé dans les premières réactions officielles à Moscou. Il a évoqué « un enchaînement de hasards tragiques ». Cette communication de guerre complexe, où chacun cherche à sauver la face, montre que les intérêts engagés dépassent largement le sort de l’avion abattu. Tandis que la vice-ambassadrice d’Israël à Moscou était convoquée au ministère des affaires étrangères, en attendant un entretien téléphonique entre Vladimir Poutine et Benjamin Nétanyahou, les deux pays exprimaient, chacun à leur façon, une forme d’embarras.
Jusqu’alors, le mécanisme de désescalade mis en place entre les deux états-majors, pour éviter justement un dérapage de cette nature lors des raids israéliens en Syrie, avait bien fonctionné. Selon des propos rapportés par l’agence Ria Novosti, le ministre de la défense, Sergueï Choïgou, a expliqué que Moscou n’avait été alerté qu’une minute avant l’opération de lundi. Les avions de chasse israéliens se seraient délibérément placés, selon lui, sous couvert de l’appareil russe, en misant sur le fait que l’armée syrienne ne tirerait pas dans cette direction. Une hypothèse curieuse, en connaissant les moyens de détection modernes. « Se cacher derrière un avion, ça n’existe pas », a raillé sur Twitter Amos Yadlin ancien chef du renseignement militaire, directeur de l’Institut pour les études de sécurité nationale (INSS).
La région de Lattaquié, un lieu sensible
Les forces israéliennes, se disant prêtes à transmettre les détails de leur opération à leurs homologues russes, expliquent qu’elles ont visé dans la nuit une infrastructure de l’armée syrienne, d’où « des armes létales de précision étaient sur le point d’être transférées au nom de l’Iran au Hezbollah au Liban ». La télévision syrienne a précisé que la cible était l’Etablissement des industries techniques, situé dans la zone industrielle de la ville de Lattaquié. Le transfert d’armements est l’une des lignes rouges que s’est fixée Israël en Syrie ces dernières années, qui l’a conduit à multiplier les raids aériens. Les autres lignes rouges sont tout tir intentionné ou non sur le plateau frontalier du Golan et enfin l’implantation iranienne en Syrie, avec des moyens de frappe contre l’Etat hébreu.
Depuis le début de l’année, Israël ne cache plus son implication militaire en Syrie. Début septembre, la presse rapportait, sur la foi de sources militaires, que l’armée avait visé 202 cibles depuis janvier 2017. Selon l’Observatoire syrien pour les droits de l’homme, l’aviation israélienne aurait tué 113 Iraniens déployés au côté du régime Assad au cours de raids effectués en un mois.
La région de Lattaquié est un lieu particulièrement sensible, car elle accueille la base des forces aériennes russes de Hmeimim à 15 km de la ville portuaire. Moscou y a notamment déployé ses batteries de défense aérienne S-400. Selon les médias syriens, l’armée régulière a utilisé ses propres batteries pour répondre aux frappes, interceptant plusieurs missiles. Des images prises par les habitants de la région le confirment, en montrant des départs de missiles sol-air et des tirs de DCA. Un feu « nourri et imprécis », selon l’armée israélienne, dans lequel l’appareil russe a été touché alors qu’il ne se serait pas trouvé dans la zone d’opération, à un moment où les avions de chasse auraient déjà regagné l’espace aérien israélien.
Paris dément toute implication
Vers 23 heures, l’avion de surveillance électronique de type Il-20 a disparu à 35 kilomètres des côtes syriennes, alors qu’il revenait à la base aérienne de Hmeimim, a précisé le ministère de la défense à Moscou.
Dans un premier temps, la direction de l’armée russe a sous-entendu une implication française dans l’enchaînement des événements qui ont conduit à la disparition de son appareil. Alors que quatre F-16 israéliens effectuaient leur raid sur Lattaquié, les radars russes auraient ainsi enregistré des frappes déclenchées par la frégate française Auvergne contre des installations militaires syriennes, a prétendu Moscou. Paris a démenti catégoriquement sa participation à une telle opération.
La France s’est dite prête récemment à utiliser de nouveau la force militaire en Syrie, mais uniquement en cas d’usage d’armes chimiques dans une offensive de l’armée syrienne et de ses alliés contre Idlib. Paris avait participé à des frappes aériennes en avril, aux côtés du Royaume-Uni et des Etats-Unis, pour un tel motif. Dans un communiqué commun publié le 21 août, à l’occasion du cinquième anniversaire de l’attaque sanglante à l’arme chimique à la Ghouta, les trois pays s’étaient dits « résolus à agir si le régime de Bachar Al-Assad a de nouveau recours aux armes chimiques ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/18/19-7">
<filnamedate="20180918"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180918"><AAMMJJHH="2018091819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Longtemps envisagée de manière « romantique », cette question suscite aujourd’hui des réactions plus pragmatiques chez les jeunes Coréens du Sud.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 17/09/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


La réunification, sujet à fleur de peau en Corée du Sud

Longtemps envisagée de manière « romantique », cette question suscite aujourd’hui des réactions plus pragmatiques chez les jeunes Coréens du Sud.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 17h54
    |

            Philippe Mesmer (Séoul, envoyé spécial)








                        



                                


                            
« Le jour où la blessure sur le corps du tigre s’effacera, le monde ne pourra plus nous mépriser. Le Sud sera comme le Nord, le Nord sera comme le Sud. » Signé RM, 24 ans et leader de BTS, boys band sud-coréen le plus populaire du moment, ce texte sur la Corée que « la Chine, le Japon et les Etats-Unis regardent de haut, disant qu’il n’est pas tigre mais petit lapin », montre que la question de l’unification ne laisse pas indifférente la jeunesse sud-coréenne.

Dans un sondage réalisé dans la foulée du premier sommet intercoréen en avril, 70 % des Sud-Coréens disaient avoir confiance dans le dirigeant du Nord, Kim Jong-un, contre à peine 10 % un mois auparavant. Les avis sont aujourd’hui plus nuancés car le personnage reste imprévisible. Mais pour le commentateur politique Kim Ou-joon, la bonne entente actuelle représente une opportunité – « une dans toute une vie » – pour la réunification.
De fait se posent de nouvelles questions qui inquiètent les Sud-Coréens. Ces dernières années, l’enjeu d’une Corée retrouvant son unité perdue par la volonté des puissants au lendemain de la seconde guerre mondiale suscitait une adhésion devenue un peu automatique et désincarnée, reflet d’un espoir entretenu, sincèrement ou par convention, par les manuels d’histoire, les discours officiels et les souvenirs des grands-parents. Or, les tensions répétées et le temps qui passait la rendaient irréaliste.
« Construire un pays puissant »
« Quand j’étais enfant, mes parents disaient : “dans quinze ou vingt ans, tout sera arrangé, tu n’auras même pas à faire ton service militaire” », s’amuse aujourd’hui un haut fonctionnaire quadragénaire qui a fini par accomplir ses 21 mois sous les drapeaux, rien ne s’étant « arrangé ».
Devenue plus prégnante en 2018, la perspective d’une réunification arrache les Coréens du Sud à ce que Cheong Seong-chang, de l’institut Sejong, appelle une « pensée romantique »...




                        

                        


<article-nb="2018/09/18/19-8">
<filnamedate="20180918"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180918"><AAMMJJHH="2018091819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Les trois constructeurs automobiles sont soupçonnés de s’être entendus pour éviter de se concurrencer sur les technologies réduisant les émissions polluantes.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Pratiques anticoncurrentielles : l’Union européenne ouvre une enquête contre BMW, Daimler et Volkswagen

Les trois constructeurs automobiles sont soupçonnés de s’être entendus pour éviter de se concurrencer sur les technologies réduisant les émissions polluantes.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 15h33
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 17h01
   





                        


L’Union européenne (UE) a ouvert mardi 18 septembre une enquête contre BMW, Daimler et Volkswagen qui se seraient entendus pour éviter de se faire concurrence sur les technologies réduisant les émissions polluantes, trois ans après l’éclatement du scandale du Dieselgate. Déjà mise à mal par le vaste trucage de onze millions de véhicules diesel par Volkswagen, révélé en septembre 2015, l’industrie allemande doit répondre à de nouvelles accusations, qui pourraient de nouveau être extrêmement coûteuses pour ses finances et son image.
Cette affaire avait déjà fait les gros titres à l’été 2017, révélée par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, et la Commission européenne avait annoncé en octobre de la même année avoir effectué des inspections concernant ce cartel impliquant cinq constructeurs (BMW, Daimler, Volkswagen, ainsi que Audi et Porsche, filiales de Volkswagen).
Concrètement, la Commission cherche à savoir si le « cercle des cinq » aurait participé à des réunions où les groupes se seraient entendus en secret pour éviter toute concurrence sur le développement et le déploiement de technologies permettant de limiter les émissions nocives des gaz d’échappement des voitures.

        Lire aussi :
         

                En Allemagne, l’automobile devient un enjeu politique



Daimler, témoin principal
« Si elle est avérée, cette collusion a peut-être privé les consommateurs de la possibilité d’acheter des voitures moins polluantes, alors que la technologie était à la disposition des constructeurs », a déclaré la commissaire européenne chargée de la concurrence, Margrethe Vestager. Les trois constructeurs, Volkswagen, BMW et Daimler, ont assuré auprès de l’Agence France-Presse coopérer avec les autorités.
Daimler, fabricant des voitures Mercedes Benz, qui a le premier avoué l’existence de cette vaste entente entre les constructeurs allemands afin de bénéficier de la clémence des autorités de la concurrence, a demandé à être entendu en tant que « témoin principal », a déclaré un porte-parole du groupe.
BMW a de son côté « affirmé son entier attachement aux principes du libre marché et de la concurrence loyale », ajoutant que « le groupe étudiait les accusations ». Volkswagen a estimé de son côté que l’ouverture de l’enquête ne représentait qu’une « étape procédurale » entièrement « attendue » par le groupe, ajoutant, à l’unisson avec BMW et Daimler, qu’il ne s’agissait pas d’un avis final.

        Lire aussi :
         

                Cartel de l’automobile : Volkswagen dans le déni



BMW a noté aussi que l’enquête n’était pas liée à l’utilisation de logiciels capables de fausser le niveau d’émissions. Daimler a relevé qu’il n’y avait pas d’accusation d’entente sur les prix, tandis que Volkswagen a pointé le fait que l’enquête concernait « uniquement le domaine des émissions ».
Dans son communiqué, la Commission européenne, gardienne de la concurrence dans l’UE, note que lors de ces réunions du « cercle des cinq », de nombreux autres sujets techniques ont été évoqués, comme les exigences de qualité communes pour les pièces détachées, ou la vitesse maximale à laquelle le toit des voitures décapotables peut s’ouvrir ou se fermer. A ce stade toutefois, l’exécutif européen dit « ne pas disposer d’éléments suffisants indiquant que ces discussions [sur ces autres sujets] constituaient un comportement anticoncurrentiel ».
Lourdes amendes
La Commission peut infliger de lourdes amendes aux entreprises qui s’entendent entre elles au détriment de la concurrence et des consommateurs, le record ayant été atteint le 19 juillet 2016. L’UE avait alors infligé une amende de 2,93 milliards d’euros à quatre fabricants européens de camions, accusés de s’être entendus pendant quatorze ans sur les prix de vente de leurs poids lourds.
Aucune disposition légale ne prévoit de date limite à une enquête pour cartel. La durée de l’investigation dépend de divers éléments, dont la complexité de l’affaire, le degré de coopération des entreprises en cause avec la Commission et l’exercice des droits de défense.
« A l’occasion du troisième anniversaire du “dieselgate”, cette nouvelle enquête sur la collusion entre constructeurs automobiles allemands pour retarder l’installation de systèmes de contrôle des émissions nous rappelle à point nommé que l’industrie automobile allemande fait passer les profits avant les gens et la loi », a asséné Greg Archer, de l’ONG T & E.
L’ouverture de cette enquête laissait de marbre la Bourse de Francfort à 11 heures, Volkswagen s’appréciant de 3,38 % à 150,05 euros, Daimler de 1,10 % à 56,02 euros et BMW de 0,80 % 83,20 euros dans un DAX en progression de 0,34 %.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/18/19-9">
<filnamedate="20180918"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180918"><AAMMJJHH="2018091819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Sept candidats s’étaient présentés à la succession de Richard Ferrand. En choisissant celui qui était vice-président du groupe LRM, les députés macronistes ont fait le choix de la continuité.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Assemblée nationale : Gilles Le Gendre élu à la tête du groupe LRM

Sept candidats s’étaient présentés à la succession de Richard Ferrand. En choisissant celui qui était vice-président du groupe LRM, les députés macronistes ont fait le choix de la continuité.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 12h39
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 15h48
    |

            Alexandre Lemarié








                        


Les députés macronistes ont donc fait le choix de la continuité. Gilles Le Gendre, 60 ans, a été élu, mardi 18 septembre, à la tête du groupe La République en marche (LRM) à l’Assemblée nationale, avec 157 voix contre 107 face à Roland Lescure au second tour. « Nous sommes tous unis pour aller de l’avant », a-t-il déclaré après le vote.
Depuis quelques mois, le vice-président du groupe LRM apparaissait de plus en plus comme le second de Richard Ferrand et son successeur naturel. Il a déjà présidé plusieurs réunions de groupe depuis le début de la législature, lorsque M. Ferrand était absent. Même si l’exécutif ne s’est jamais positionné officiellement pour un candidat, l’ancien journaliste faisait figure de favori du gouvernement. M. Le Gendre a surtout su gagner la confiance de ses collègues en menant intensément campagne en coulisse.

        Lire aussi :
         

                Président du groupe majoritaire à l’Assemblée, un des pires jobs de la République



« Chacun se dit qu’il sera considéré »
« Il a gagné car il connaît tous les députés du groupe et parce qu’avec lui, chacun se dit qu’il sera considéré. Chacun connaît ses talents d’animateur », analysait à chaud un pilier de la majorité. Un autre cadre LRM d’ajouter : « Quand il y a deux candidats avec la même ligne politique et le même profil, les gens votent avant tout pour quelqu’un dont ils ont le sentiment qu’il les connaît. Gilles Le Gendre a tissé plus de liens avec les députés que Roland Lescure, très occupé par la gestion de sa commission. »
« C’est le vote pour un député engagé, disponible, bosseur et sincère », a affirmé de son côté Aurore Bergé, porte-parole du groupe.
Ancien journaliste, notamment au Nouvel Economiste, à L’Expansion et à Challenge, dont il a été directeur de la rédaction, il a aussi été l’ancien directeur de la communication de la Fnac et avait triomphé face à Nathalie Kosciusko-Morizet et Henri Guaino lors des législatives de 2017.
Au premier tour mardi matin, les trois femmes dans la course, Amélie de Montchalin (cheffe de file LRM de la commission des finances), Laetitia Avia (porte-parole du mouvement LRM) et Brigitte Bourguignon (figure de l’aile gauche) avaient récolté respectivement 45, 32 et 19 suffrages. Deux autres candidats, Jean-Charles Colas-Roy et Rémy Rebeyrotte, avaient obtenu 17 et 8 voix. Valérie Rabault (PS), seule femme à présider un groupe politique à l’Assemblée, a regretté que cette élection tende « à accréditer l’idée » qu’il existe un « plafond de verre » pour les femmes dès lors que « l’on aborde des sujets très politiques ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/18/19-10">
<filnamedate="20180918"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180918"><AAMMJJHH="2018091819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Le ministre de l’intérieur a annoncé, mardi, un énième plan pour lutter contre la délinquance dans les zones sensibles.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Collomb veut donner un deuxième souffle à la police de sécurité du quotidien

Le ministre de l’intérieur a annoncé, mardi, un énième plan pour lutter contre la délinquance dans les zones sensibles.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 11h13
    |

            Nicolas Chapuis








                        



                                


                            
Aux Tarterêts, recevoir le ministre de l’intérieur est presque devenu une habitude. Et se voir attribuer une nouvelle appellation administrative légèrement inquiétante, une routine. C’est depuis cette cité sensible de Corbeil-Essonnes (Essonne) que Gérard Collomb, qui a annoncé son départ du ministère après les européennes dans un entretien à L’Express, devait tout de même présenter, mardi 18 septembre, son plan pour les « Quartiers de reconquête républicaine » (QRR), ces quinze zones censées recevoir des moyens policiers supplémentaires pour lutter contre la délinquance dès 2018.
Cette cité a déjà hérité des noms de « zone de sécurité prioritaire » sous Manuel Valls en 2012, de « quartier exposé aux violences urbaines » sous Nicolas Sarkozy en 2004 et a vu défiler Bernard Cazeneuve, Claude Guéant, Brice Hortefeux, avec à chaque fois des promesses de moyens supplémentaires…
Qu’importe si le symbole est un peu gros, Gérard Collomb avait besoin de visibilité pour donner un deuxième souffle à sa police de sécurité du quotidien (PSQ), ce dispositif qui doit rapprocher les forces de l’ordre de la population et impliquer davantage tous les acteurs territoriaux dans la sécurité. Mais l’annonce de sa candidature à la mairie de Lyon en 2020, le matin même, trouble la communication. Si en maintenant son déplacement aux Tarterêts, le ministre veut montrer qu’il reste bel et bien aux manettes jusqu’aux européennes, le doute existe désormais sur la pérennité dans le temps de ses décisions. Son successeur reprendra-t-il à son compte cette PSQ, alors que le dispositif est prévu pour se déployer sur tout le quinquennat ?
Malgré un lancement en grande pompe en février, les acteurs de terrain peinent pour le moment à en discerner l’impact. « Il y a eu une annonce à grand renfort de déclarations, on a changé des mots pour appeler les choses autrement, mais on n’en voit pas trop les effets », résume Jean-Claude Delage, secrétaire national d’Alliance...




                        

                        


<article-nb="2018/09/18/19-11">
<filnamedate="20180918"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180918"><AAMMJJHH="2018091819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Editorial. Le 13 septembre 1993, Rabin et Arafat signaient les accords d’Oslo, qui dessinaient l’émergence d’un Etat palestinien. Un quart de siècle plus tard, la crise dans la région est toujours vive.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Proche-Orient : vingt-cinq ans de rendez-vous manqués

Editorial. Le 13 septembre 1993, Rabin et Arafat signaient les accords d’Oslo, qui dessinaient l’émergence d’un Etat palestinien. Un quart de siècle plus tard, la crise dans la région est toujours vive.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 10h38
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 16h56
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Il y a vingt-cinq ans, un vent d’optimisme soufflait sur la Maison Blanche. En ce 13 septembre 1993, Bill Clinton, bras écartés, saluait la poignée de main entre le premier ministre israélien, Yitzhak Rabin, et le chef de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Yasser Arafat. ­Négociés en secret auparavant dans la capitale norvégienne, les accords d’Oslo reposaient sur une reconnaissance mutuelle entre l’OLP et l’Etat hébreu. Ils commençaient à tracer un chemin par étape vers l’émergence d’un Etat palestinien.
Deux ans plus tard, en novembre 1995, le premier ministre israélien était assassiné par un extrémiste juif. Les questions non résolues, brûlantes, demeuraient sur la table, comme le statut final de Jérusalem ou la question des réfugiés palestiniens et de leurs descendants. Malgré de nouveaux cycles de négociation, la paix n’a cessé de se dérober. Tandis que le vocabulaire d’Oslo, autour du concept de « solution à deux Etats », se vidait peu à peu de sa substance, un profond pessimisme s’est installé au sein des deux sociétés.
Division et pessimisme
Côté palestinien, la division entre factions a provoqué la séparation de destin entre la Cisjordanie et la bande de Gaza. Côté israélien, ce pessimisme s’explique par l’expérience des attentats sanglants de la seconde Intifada, au début des années 2000, et la prise de contrôle de Gaza par le Hamas après le retrait unilatéral des colons qui y vivaient. L’idée qu’il n’y avait pas de partenaire crédible pour faire la paix a fini par s’imposer. La colonisation s’est accélérée, au mépris du droit international. De 113 000 environ au moment des accords d’Oslo, selon l’organisation La Paix maintenant, le nombre de colons est passé à 413 000 fin 2017.

        Lire aussi :
         

                Affaibli et isolé, Mahmoud Abbas bloque tout accord sur Gaza qui le contournerait



La Cisjordanie est mangée, colline après colline, par les colonies. Dans le débat public israélien, des idées, encore marginales ces dernières années, comme l’annexion pure et simple de la zone C (60 % de la Cisjordanie) ou la légalisation de tous les avant-postes, se sont banalisées à droite. La bande de Gaza est devenue, après un blocus de onze ans imposé par Israël et l’Egypte, l’un des territoires les plus denses et les plus insalubres du monde.
Le « deal du siècle » de Trump
A cette atmosphère déjà lourde s’est ajoutée la présidence Trump. Dès son arrivée à la Maison Blanche, celui-ci a prétendu parvenir au « deal du siècle » au Proche-Orient, en brisant, un par un, les fragiles consensus du passé. Sa stratégie consiste à favoriser un rapprochement sans précédent entre Israël et les pays arabes, à commencer par l’Arabie saoudite, en forçant la direction palestinienne à accepter une paix aux conditions les plus favorables possibles pour l’Etat hébreu.

        Lire aussi :
         

                Les Etats-Unis vont fermer la mission palestinienne à Washington



Le médiateur américain n’a jamais été impartial. Mais, cette fois, il est plus pro-israélien qu’Israël, au risque de mettre en péril la sécurité à long terme de l’Etat hébreu. La reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d’Israël, puis les punitions financières contre les Palestiniens et l’arrêt du financement de l’UNRWA, la mission de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, portent en eux les germes de violences futures.
Israël s’est habitué à vivre avec l’idée qu’il payait un prix relativement faible pour l’occupation, notamment sur le plan international – grâce à la protection américaine. Mais croire que les Palestiniens nés après Oslo, soumis au régime discriminatoire de l’occupation, renonceront un jour à être des citoyens relève de la cécité politique.

        Lire aussi :
         

                Le Palestinien qui voulait être maire de Jérusalem






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/18/19-12">
<filnamedate="20180918"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180918"><AAMMJJHH="2018091819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Le journaliste Eric Zemmour a été coupé au montage des « Terriens du dimanche », une émission de Thierry Ardisson sur C8.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

« Votre prénom est une insulte à la France » : la chroniqueuse Hapsatou Sy diffuse les propos d’Eric Zemmour

Le journaliste Eric Zemmour a été coupé au montage des « Terriens du dimanche », une émission de Thierry Ardisson sur C8.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 13h39
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 16h55
    |

                            Le Monde.fr








                        


« C’est votre prénom qui est une insulte à la France. » La chroniqueuse Hapsatou Sy a diffusé, mardi 18 septembre sur son compte Instagram, des extraits de « Salut les Terriens » coupés au montage par C8 dimanche. La chaîne avait expliqué avoir pris cette décision en raison des propos insultants tenus par l’essayiste Eric Zemmour à l’encontre de Mme Sy.
« Ce n’était pas possible de laisser un échange aussi violent devant des centaines de milliers de personnes, a ainsi argué Stéphane Simon, le producteur de l’émission au Parisien. Eric Zemmour flirtait avec la ligne jaune (sic), il y avait un fort risque de condamnation juridique, c’est pour cela que nous avons fait notre travail en responsabilité, en coupant la séquence au montage. » Toujours selon le quotidien, Mme Sy aurait souhaité que la séquence soit diffusée dans son intégralité.

        Voir cette publication sur Instagram            Une publication partagée par Hapsatousy (@hapsatousy) le 18 Sept. 2018 à 2 :17 PDT 

Sur le réseau social, dans des premiers posts face caméra, Hapsatou Sy dit ne pas avoir « d’autre choix » que de diffuser ces extraits aujourd’hui, précisant qu’elle n’est « pas en train d’affronter C8 ». « En faisant que je fais, je prends le risque de perdre mon boulot. (…) [Mais] je ne peux pas accepter qu’Eric Zemmour continue à diffuser sa haine sur les réseaux sociaux et à la télévision. »
Les propos d’Eric Zemmour coupés au montage font suite à de premiers échanges sur le choix des prénoms en France :
« Normalement, chez moi, en tout cas depuis une loi de Bonaparte qui a malheureusement été abolie en 1993 par les socialistes, on doit donner des prénoms dans ce qu’on appelle le calendrier, c’est-à-dire les saints chrétiens. »

        Lire aussi :
         

          Non, Eric Zemmour, on pouvait déjà s’appeler Hapsatou, William ou Natacha avant 1993



« Je suis dans l’histoire de la France »
La chroniqueuse Hapsatou Sy l’interpelle : « Je m’appelle Hapsatou, hein… » « Eh ben, elle a eu tort », lui rétorque Eric Zemmour (faisant référence à la mère de Mme Sy), estimant qu’elle aurait par exemple pu s’appeler « Corinne ».
Dans les extraits diffusés sur son compte Instagram, Hapsatou Sy lui répond alors que ce qu’il dit est « une insulte à la France » autant qu’une insulte personnelle. « C’est votre prénom qui est une insulte à la France, rétorque-t-il alors. La France n’est pas une terre vierge, c’est une terre avec une histoire, avec un passé. Et les prénoms incarnent l’histoire de la France. » 
En réponse, Mme Sy rappelle au journaliste son parcours d’entrepreneuse  :
« Je vais vous expliquer pourquoi je suis dans l’histoire de la France. […] Chaque matin, je me lève, je créé des emplois en France, je travaille en France, je suis une enfant de la République qui a été à l’école avec des professeurs qui aimaient la France probablement plus que vous. »
Et de poursuivre  :
« Parce qu’aimer la France, ça n’est pas tenir le discours que vous tenez. En m’insultant comme vous le faites, vous insultez l’intégralité des enfants de la République qui s’identifient [à moi]. »
Mme Sy conclut qu’elle ira « jusqu’au bout ». Elle avait fait part, lundi, de son souhait de porter plainte contre M. Zemmour.

Je vs informe réfléchir à déposer plainte contre Mr Zemmour. Sur le plateau, j’ai subi des insultes graves ainsi qu… https://t.co/YUxKn5lwbm— HapsatouSy (@Hapsatou SY)


require(["twitter/widgets"]);


        Lire aussi :
         

          Non, Eric Zemmour, on pouvait déjà s’appeler Hapsatou, William ou Natacha avant 1993






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/18/19-13">
<filnamedate="20180918"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180918"><AAMMJJHH="2018091819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Paul Virilio, mort à l’âge de 86 ans, s’est distingué tout au long de sa vie et de ses œuvres par une pensée libre et visionnaire.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Mort de l’urbaniste, philosophe et essayiste Paul Virilio

Paul Virilio, mort à l’âge de 86 ans, s’est distingué tout au long de sa vie et de ses œuvres par une pensée libre et visionnaire.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 15h12
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 15h39
   





                        



   


L’urbaniste et philosophe Paul Virilio, ancien directeur de l’Ecole spéciale d’architecture, est mort à l’âge de 86 ans, a-t-on appris mardi 18 septembre auprès de sa famille et de la Fondation Cartier. « Paul Virilio a été victime d’un arrêt cardiaque le 10 septembre 2018. Selon ses vœux, les obsèques ont eu lieu dans la plus stricte intimité le 17 septembre 2018 », a fait savoir sa fille dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse par la Fondation Cartier.
Urbaniste, philosophe, essayiste et homme d’action, Paul Virilio s’est distingué tout au long de sa vie et de ses œuvres par une pensée libre et visionnaire. « Quelques jours avant son décès, il travaillait encore avec Jacques Arnould en vue de la parution d’un ouvrage et songeait, avec son ancienne élève, l’architecte Hala Wardé, à une nouvelle exposition » à la Fondation Cartier, a précisé sa fille Sophie Virilio.
Le philosophe, qui avait entrepris dans les années 1970 une réflexion centrée sur la vitesse, qu’il considérait comme un facteur essentiel d’organisation sociale et de contrôle politique, avait fondé au début des années 1960 le groupe Architecture Principe avec Claude Parent, mort en 2016, et publié le manifeste sur la Fonction oblique, qui marquera un tournant dans l’histoire de l’architecture française contemporaine.
Un philosophe de la désintégration des territoires
Marqué par l’expérience de la guerre – il est né en 1932 à Paris – et notamment le bombardement de Nantes, en 1943, où il dit avoir pour la première fois éprouvé ce qu’un jour il appellera l’« esthétique de la disparition », il fut aussi un philosophe de la désintégration des territoires.
Dans un entretien accordé à Libération en 2010, le philosophe estimait que « nous vivons une synchronisation de l’émotion, une mondialisation des affects ». « Au même moment, n’importe où sur la planète, chacun peut ressentir la même terreur, la même inquiétude pour l’avenir ou éprouver la même panique. C’est quand même incroyable ! Nous sommes passés de la standardisation des opinions – rendue possible grâce à la liberté de la presse – à la synchronisation des émotions (…) Nos sociétés vivaient sur une communauté d’intérêts, elles vivent désormais un communisme des affects », analysait-il.
Il a publié plus d’une trentaine d’essais et collaboré aux revues Esprit, Cause commune, Critique, Traverses, Architecture d’aujourd’hui, Urbanisme…
Dans les années 1980, aux côtés du père Patrick Giros (mort en 2002), il s’était engagé en faveur des sans-logis et des exclus. En 1992, il fait ainsi partie du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées.

        Lire aussi :
         

                « Exit », la folie humaine en courbes et en chiffres






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/18/19-14">
<filnamedate="20180918"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180918"><AAMMJJHH="2018091819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Les deux pays, liés par un accord de réadmission, ont réaffirmé leur « entente » sur le dossier migratoire lors de la visite d’Angela Merkel à Alger.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤         

Compte rendu

L’Algérie se dit prête à accueillir tous ses ressortissants présents illégalement en Allemagne

Les deux pays, liés par un accord de réadmission, ont réaffirmé leur « entente » sur le dossier migratoire lors de la visite d’Angela Merkel à Alger.


LE MONDE
              datetime="2018-09-18T10:12:25+02:00"

        Le 18.09.2018 à 10h12






    
Le premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, au côté de la chancelière allemande, Angela Merkel, en visite officielle à Alger le 17 septembre 2018.
Crédits : RYAD KRAMDI/AFP


L’Algérie accueillera tous ses ressortissants en situation irrégulière en Allemagne, quel que soit leur nombre, a assuré le premier ministre Ahmed Ouyahia, lundi 17 septembre, à l’occasion de la visite officielle de la chancelière Angela Merkel.
« Je vous confirme que l’Algérie récupérera ses enfants, qu’il s’agisse de 3 000 ou de 5 000 » Algériens, sous réserve de pouvoir procéder à une « identification » de leur nationalité, a affirmé M. Ouyahia lors d’une conférence de presse conjointe à Alger avec Mme Merkel.

        Lire aussi :
         

                En Tunisie, Angela Merkel obtient un accord pour faciliter le renvoi des migrants illégaux



Cette dernière a rappelé la « volonté en Allemagne d’accueillir ceux qui ont de bonnes raisons de fuir leur pays », comme les Irakiens ou les Syriens, de leur fournir « un droit au séjour » et « la possibilité de travailler ». D’un autre côté, a souligné la chancelière, pour les migrants qui ne sont pas éligibles à un titre de séjour, « on s’attend à ce que […] l’Etat puisse agir ». « A cette fin, on a besoin de partenaires qui sont d’accord avec nous et l’Algérie en est un », s’est-elle félicitée.
Demandes d’extradition
D’après le premier ministre algérien, son pays « mène lui-même une action contre les migrants illégaux [et] ne pouvait que s’entendre avec le gouvernement allemand sur ce sujet ». Ahmed Ouyahia a par ailleurs rappelé qu’Alger et Berlin sont liés par un accord de réadmission depuis 1997.
« L’Algérie livre bataille pour le reste de la communauté internationale » en empêchant « annuellement 20 000 à 30 000 personnes d’entrer illégalement [sur son territoire] et souvent d’Algérie de continuer leur chemin » vers l’Europe, a-t-il affirmé. Il a cependant fermement nié que son pays abandonnait « des Africains dans le désert », comme l’en accusent certaines ONG.

        Lire aussi :
         

                Près de 600 migrants refoulés d’Algérie secourus au Niger



L’Algérie, classée « pays sûr » dans un projet de loi élaboré en juillet par le gouvernement allemand, a par ailleurs demandé à Berlin de « mettre en œuvre » les demandes d’extradition présentées par son système judiciaire.
Interrogé sur les délais de retour des Algériens séjournant illégalement en Allemagne, M. Ouyahia a rappelé que son pays s’opposait à l’utilisation de charters. Il a appelé Berlin à convaincre la compagnie allemande Lufthansa de participer à leur rapatriement, jusqu’ici essentiellement assuré par Air Algérie, pour « accélérer » le rythme de ces retours.

        Lire aussi :
         

                En Algérie, le bâtiment attire de nombreux travailleurs marocains souvent clandestins



Outre les questions migratoires, le « terrorisme transfrontalier » et les situations en Libye, au Mali et au Sahel figuraient au programme de la visite de Mme Merkel.


<article-nb="2018/09/18/19-15">
<filnamedate="20180918"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180918"><AAMMJJHH="2018091819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Livraison de repas, réservation de voyage ou de vélo, cette application à tout faire, qui compte 320 millions d’utilisateurs, s’introduit en Bourse.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Meituan, la « super-app » chinoise qui vaut 45 milliards d’euros

Livraison de repas, réservation de voyage ou de vélo, cette application à tout faire, qui compte 320 millions d’utilisateurs, s’introduit en Bourse.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 11h50
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

Elle compte parmi les start-up les plus chères du monde : Meituan-Dianping est peu connue hors de ses frontières, mais l’application a les caractéristiques d’un nouveau géant du Web. Le leader chinois des services en ligne, spécialisé dans la livraison de repas et les achats groupés, s’apprête à faire ses premiers pas à la Bourse de Hongkong, jeudi 20 septembre.
L’entreprise a levé 4,2 milliards de dollars (3,6 milliards d’euros) dans le cadre de cette opération, selon Reuters, ce qui la valorise à environ 52,8 milliards de dollars (soit 45,4 milliards d’euros). Il s’agit de la plus importante introduction en Bourse au monde pour un groupe Internet depuis quatre ans.

En Chine, Meituan entre dans la catégorie des« super-apps » : des applications à tout faire sur lesquelles les Chinois passent beaucoup de temps et dépensent beaucoup d’argent. Les modèles du genre s’appellent WeChat, le réseau social ultra-dominant dans l’empire du Milieu, qui comprend aussi un portefeuille électronique, et Alipay, une application de paiement et d’investissement d’Alibaba.
Tencent, le propriétaire de WeChat, détient environ un cinquième des parts de Meituan, d’après Bloomberg. Alibaba, grand rival de Tencent, possède le principal compétiteur de Meituan sur le marché de la livraison : Ele.me.
Diversification dans le paiement en ligne et la finance
Meituan-Dianping est né du rapprochement, en 2015, de deux plates-formes rivales dans la restauration : Meituan, spécialiste des achats groupés (mei tuan signifie littéralement : « beau groupe ») et de la livraison, et Dianping, également présent dans les achats groupés, et les commentaires à propos de restaurants. Le groupe est devenu le leader chinois des services en ligne, avec 320 millions d’usagers en 2017.
Le prospectus d’entrée en Bourse décrit une entreprise en pleine expansion, mais loin de la rentabilité
Sur Meituan, on peut se faire livrer des repas, on peut trouver des coupons...




                        

                        


<article-nb="2018/09/18/19-16">
<filnamedate="20180918"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180918"><AAMMJJHH="2018091819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le gouvernement veut réduire de 6 % le budget du ministère des sports et supprimer l’équivalent de 1 600 emplois à temps plein.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Le mouvement sportif français lance une pétition « pour que le sport compte »

Le gouvernement veut réduire de 6 % le budget du ministère des sports et supprimer l’équivalent de 1 600 emplois à temps plein.



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 18h29
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Chose rare, le mouvement sportif a décidé de se mobiliser pour une cause commune. Réuni en congrès extraordinaire, dans son siège du 13e arrondissement de Paris, mardi 18 septembre, le Comité national olympique sportif français (CNOSF) a annoncé la tenue d’une action inédite : il lancera vendredi une pétition en ligne, sous le titre « Sport pour tous, tous pour le sport ». Un temps envisagé dès la fin du mois d’août, ce lancement coïncidera avec la première fête du Sport, initiative gouvernementale prévue de vendredi à dimanche.
Bientôt accessible sur le site Internet du CNOSF et adressée au gouvernement, la pétition s’inscrit surtout dans l’urgence du moment : « Nous, sportifs, dirigeants de club, bénévoles, passionnés, citoyens, demandons que le sport bénéficie de moyens à hauteur de nos apports humains, économiques et sociétaux. » Et le court texte de se conclure ainsi : « Pour que le sport compte, je signe. »
Un an seulement après l’attribution des Jeux olympiques de 2024 à Paris, le gouvernement projette de réduire de 6 % le budget du ministère des sports. Cette somme pourrait descendre de 480 à 450 millions d’euros, dans le cadre de la loi de finances pour 2019, présentée à la fin du mois de septembre.
« Envie d’aider la ministre »
Autre point de discorde, essentiel : toujours selon la lettre de cadrage, envoyée le 26 juillet par le premier ministre, et révélée le 4 septembre par l’Agence France-Presse (AFP), le gouvernement demande au ministère des sports de supprimer l’équivalent de 1 600 emplois à temps plein. Ce qui reviendrait à réduire de moitié les effectifs d’agents, selon les estimations de l’AFP.
Le président du CNOSF, Denis Masseglia, affirme aller dans le même sens que Roxana Maracineanu. L’ex-nageuse et nouvelle ministre des sports a remplacé Laura Flessel, qui a quitté le gouvernement, le 4 septembre, sur fond d’ennuis fiscaux. « On a envie d’aider la ministre qui se bat, déclare à présent celui-ci, pour obtenir les moyens adaptés à l’ambition qu’on peut avoir sur le plan sportif et sur celui du développement des pratiques. (…) On doit aussi se battre pour que, dans les collectivités territoriales, qui restent le financeur public numéro un, il puisse y avoir des arbitrages favorables à la cause sportive. »
La pétition n’a pas de date limite ni d’objectifs précis de signatures. Elle pourra cependant s’appuyer sur un milieu sportif associatif bien ancré dans le pays, fort de 17 millions de licenciés en club, toutes disciplines confondues. Denis Masseglia espère rallier leurs voix pour faire entendre l’idée que « miser sur le sport » s’apparente bien davantage à « un investissement » qu’à « une charge ».
Pas de sport à La Réunion pendant un week-end
Mais quel sera l’impact sur les arbitrages budgétaires à venir ? « On a vu que la pétition contre la loi travail de Myriam El Khomri a été la plus grosse pétition en ligne qu’il y ait eu en France [plus de 1,3 million de signatures], et pourtant, la loi est passée », rappelle Emmanuelle Bonnet-Oulaldj, présidente de la Fédération sportive et gymnique du travail. « Solidaire » de la pétition, la dirigeante de cette organisation omnisports souhaite aussi et surtout la tenue de « réunions publiques » pour sensibiliser la population.
A l’échelle locale, certains ont déjà prévu un autre type de mobilisation, plus radical. Les samedi 22 et dimanche 23 septembre, les dirigeants réunionnais du Comité régional olympique et sportif français entendent fermer toutes leurs installations sportives, manière de bien signifier à la population la place du sport dans la société.
En coulisse, d’autres dirigeants attendent surtout que disparaisse « ce flou insupportable » autour des moyens du ministère des sports, selon l’expression de Florent Chayet. Le président de la Fédération française de badminton revient de Tallinn, en Estonie, où les Bleuets ont remporté quatre médailles d’or aux championnats d’Europe junior. « Cette génération arrivera à maturité aux Jeux olympiques 2024 de Paris. Supprimer les 25 CTS de la fédération [conseillers techniques sportifs] correspondrait pour nous à une catastrophe. »
Son homologue du judo, Jean-Luc Rougé, émet une autre idée, encore très hypothétique : « Nous pourrions aussi présenter une liste pour le sport aux européennes de 2019, mais il faut d’abord en regarder la faisabilité. » En 1993, le dirigeant avait été candidat aux élections législatives sous les couleurs du Rassemblement par le sport. Une liste sans étiquette partisane, mais, déjà, avec l’envie de faire entendre le sport dans le débat public.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/18/19-17">
<filnamedate="20180918"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180918"><AAMMJJHH="2018091819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Le nouveau directeur général de la compagnie aérienne franco-néerlandaise a réservé sa première entrevue à Philippe Evain, le patron du SNPL, qui a évoqué une atmosphère « extrêmement cordiale ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Air France-KLM : Benjamin Smith renoue le dialogue avec les pilotes

Le nouveau directeur général de la compagnie aérienne franco-néerlandaise a réservé sa première entrevue à Philippe Evain, le patron du SNPL, qui a évoqué une atmosphère « extrêmement cordiale ».



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 11h38
 • Mis à jour le
18.09.2018 à 17h29
    |

            Guy Dutheil








                        



   


A peine installé, lundi 17 septembre, dans son fauteuil de directeur général d’Air France-KLM, le Canadien Benjamin Smith a mis la compagnie franco-néerlandaise à l’heure anglo-saxonne. Le nouveau patron n’a pas hésité à parler d’argent. Le sien. Un salaire de 900 000 euros complété par de plantureux bonus, soit un total de 4,5 millions d’euros par an qui avait choqué les salariés, auxquels la direction refuse toujours une augmentation de 5,1 %.
Dans une vidéo adressée à tous les personnels, il a promis de dépenser chaque année la moitié de son salaire pour racheter des actions de la compagnie. « J’ai déjà fait un investissement personnel en m’installant avec ma famille en France. Aujourd’hui, j’ai décidé d’en faire un autre en investissant la moitié de ma rémunération fixe dans le capital d’Air France-KLM », a déclaré M. Smith. Au total, il devrait consacrer tous les ans 450 000 euros à l’achat de titres Air France. « C’est une manière d’afficher ma confiance dans notre futur succès », a ajouté le directeur général.

        Lire aussi :
         

                Les défis de Benjamin Smith, nouveau pilote d’Air France-KLM



« Pour l’instant, le courant semble passer »
Plus encore qu’avec cette opération de communication, M. Smith a apporté la preuve qu’Air France-KLM était entrée dans une nouvelle ère, en choisissant de réserver sa première entrevue à Philippe Evain, le patron du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL). Un geste auquel Jean-Marc Janaillac, ex-PDG du groupe, s’était toujours refusé depuis le début du conflit. L’entretien en petit comité a été « extrêmement cordial », s’est félicité M. Evain.
L’opération de séduction semble avoir porté ses fruits. « Pour l’instant, le courant semble passer » avec M. Smith, « c’est plutôt un bon signe », a-t-il poursuivi. Si les revendications des syndicats n’ont pas été évoquées « dans le détail », cette rencontre a démontré, selon M. Evain, que pilotes et direction « partagent ensemble l’envie de faire grandir Air France et de poursuivre son développement aussi loin que possible ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/18/19-18">
<filnamedate="20180918"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180918"><AAMMJJHH="2018091819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Si le président Macron veut vraiment lutter contre le « déterminisme social » pour « éradiquer la pauvreté », il faut augmenter les minima sociaux, estime l’économiste Didier Gelot, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Un plan pauvreté qui interroge »

Si le président Macron veut vraiment lutter contre le « déterminisme social » pour « éradiquer la pauvreté », il faut augmenter les minima sociaux, estime l’économiste Didier Gelot, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    18.09.2018 à 14h46
    |

                            Didier Gelot (Economiste)








                        



                                


                            

Tribune. Dans le discours qu’Emmanuel Macron a prononcé le 13 septembre au Musée de l’homme pour présenter son plan pauvreté, le président a indiqué vouloir combattre le « déterminisme social », en finir avec les actions palliatives et privilégier la prévention de l’exclusion en s’attaquant en priorité à la pauvreté infantile.
Si l’on ne peut que partager le constat selon lequel la pauvreté des enfants constitue un point particulièrement préoccupant (elle touchait un jeune de moins de 18 ans sur cinq en 2015, rappelle l’article « Enfants pauvres, enfants démunis : quels indicateurs ? » dans le n°1 des Cahiers de l’Onpes, octobre 2017), centrer le plan sur cette question interroge. En effet, un enfant n’est pas « pauvre » lui-même. Ce sont ses parents qui sont pauvres.

Adapter les places d’hébergement d’urgence aux familles (monoparentales) avec enfant(s), augmenter le nombre de places en crèche ou instaurer des petits-déjeuners dans les écoles des quartiers prioritaires va dans le bon sens. Mais cela ne ferait que répondre aux demandes anciennes des associations. De même, la poursuite de l’accompagnement des bénéficiaires de l’aide sociale à l’enfance après leurs 18 ans, l’importance donnée au suivi des jeunes ni en emploi ni en formation, ou le développement de la garantie jeunes sont des mesures déjà mises en œuvre (quoique insuffisamment) par les précédents plans de lutte contre la pauvreté.
Inefficacité
Ces mesures ne constituent donc pas une « révolution copernicienne dans l’approche des questions de pauvreté », comme l’a déclaré le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. Mais surtout, on peut pronostiquer qu’elles risquent d’autant moins d’être suivies d’effets positifs qu’elles ont déjà été menées au Royaume-Uni par le gouvernement de Tony Blair, puis abandonnées, au vu de l’inefficacité pointée par les travaux d’évaluation menés par la suite (« La Pauvreté infantile...




                        

                        


<article-nb="2018/09/18/19-19">
<filnamedate="20180918"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180918"><AAMMJJHH="2018091819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Une intelligence artificielle peut effacer n’importe qui, ou quoi, de vos photos en un clic. L’outil a été mis en ligne au printemps 2018 par des chercheurs du MIT, qui espèrent alerter sur les risques de la manipulation des images.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ 
<article-nb="2018/09/18/19-20">
<filnamedate="20180918"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180918"><AAMMJJHH="2018091819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ La star a été placée en détention sur décision de la cour d’appel d’Aix-en-Provence après que le parquet de Draguignan a fait appel de son placement sous contrôle judiciaire.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤         

Compte rendu

Mis en examen pour viol, le chanteur marocain Saad Lamjarred écroué

La star a été placée en détention sur décision de la cour d’appel d’Aix-en-Provence après que le parquet de Draguignan a fait appel de son placement sous contrôle judiciaire.


LE MONDE
              datetime="2018-09-18T16:54:51+02:00"

        Le 18.09.2018 à 16h54

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-09-18T17:39:39+02:00"

        Mis à jour le 18.09.2018 à 17h39






    
Le chanteur marocain Saad Lamjarred lors d’un concert à Tunis en juillet 2016.
Crédits : FETHI BELAID / AFP


Mis en examen à la fin du mois d’août pour viol, le chanteur marocain Saad Lamjarred a été placé en détention mardi 18 septembre, sur décision de la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Saad Lamjarred avait été interpellé le 26 août à Saint-Tropez à la suite d’une plainte pour viol déposée par une jeune femme.
Il avait été mis en examen pour viol le 28 août, avant que le juge des libertés et de la détention ne le place sous contrôle judiciaire, avec interdiction de quitter le territoire et moyennant une caution de 150 000 euros. Le parquet de Draguignan (Var), qui avait requis son placement en détention provisoire, avait fait appel de la décision du juge des libertés et de la détention.
Costume bleu marine et chemise blanche, Saad Lamajarred, assisté d’une interprète en langue arabe, a quitté mardi la salle de la chambre de l’instruction de la cour d’appel par le box des détenus, à l’issue d’une audience à huis clos. « C’est une décision très décevante. M. Lamjarred conteste les faits et l’intégralité des accusations portées à son encontre. Il a démontré par le passé qu’il honore toujours les rendez-vous judiciaires, a réagi son avocat Me Jean-Marc Fedida. Nous allons reprendre notre bâton de berger pour que dans un premier temps il retrouve la liberté puis pour démontrer qu’il est innocent. »

        Lire aussi :
         

                Saad Lamjarred, star de la pop marocaine, accusé d’agression sexuelle pour la quatrième fois



Déjà écroué en 2016
Saad Lamajarred, dont les clips ont été visionnés des millions de fois sur Internet, est visé par plusieurs enquêtes pour des faits similaires. Il avait déjà été mis en examen et écroué en octobre 2016 à Paris pour « viol aggravé » et « violences volontaires aggravées ». A la veille d’un concert qu’il devait donner, une jeune femme de 20 ans avait porté plainte, affirmant avoir été agressée par le chanteur dans la chambre d’hôtel de ce dernier. Saad Lamjarred avait été remis en liberté en avril 2017, sous bracelet électronique, à la suite d’une décision de la cour d’appel de Paris. Le roi du Maroc, Mohammed VI, avait annoncé qu’il prenait en charge les frais d’avocat du chanteur.
Saad Lamajarred fut également mis en cause aux Etats-Unis dans une affaire de viol supposé datant de 2010, mais les poursuites avaient été abandonnées.
Malgré ses démêlés judiciaires, Saad Lamajarred est resté très populaire au Maroc, où les médias suivent de près ses succès. Son dernier tube, Casablanca, a fait 77 millions de vues sur YouTube en six semaines, et Ghazali, 120 millions. Il a été invité à participer au clip Happy birthday, Sidna (« Sa Majesté ») produit par RedOne, un producteur marocain, avec une palette d’artistes locaux, et diffusé le 21 août pour l’anniversaire de Mohamed VI.

        Lire aussi :
         

                La superstar marocaine Saad Lamjarred passible de 25 ans de prison aux Etats-Unis pour viol





<article-nb="2018/09/18/19-21">
<filnamedate="20180918"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180918"><AAMMJJHH="2018091819">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ « Le Monde » organise dans le cadre du Monde Festival un débat sur la notion de vérité scientifique. L’événement se tiendra samedi 6 octobre de 12 heures à 13 h 30 à l’Opéra Bastille (studio)
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤     


                Monde Festival : Vaccination, homéopathie, etc. : existe-t-il une vérité scientifique ?


« Le Monde » organise dans le cadre du Monde Festival un débat sur la notion de vérité scientifique. L’événement se tiendra samedi 6 octobre de 12 heures à 13 h 30 à l’Opéra Bastille (studio)

LE MONDE
                 |                 18.09.2018 à 16h53
                














Derniers articles publiés


            A la découverte du futur siège du groupe Le Monde


            « Manger végan n’est pas une punition, on peut inventer de nouvelles émotions »


            Quiz : saurez-vous reconnaître ces subtilités de la langue française ?



Tous les articles






les articles les plus partagés


            « Tomber amoureux, cela n’arrive pas par hasard »


            « De plus en plus d’histoires d’amour démarrent à l’âge de la retraite »


            La chanson d’amour de Vincent Dedienne : « L’Amitié », de Françoise Hardy






les plus partagés











   


Réservation en ligne 
Le retour fracassant du débat sur les vertus et le remboursement de l’homéopathie, ces dernières semaines, vient de le rappeler à point nommé : la notion de vérité scientifique est à manier avec prudence, en particulier en matière de santé. Quand des médecins persuadés de détenir cette vérité s’en prennent à d’autres médecins qui estiment leurs pratiques bénéfiques à leurs patients, que doit penser le citoyen, qui peut-il croire ?
Autre exemple : le quasi-consensus médical sur les bienfaits de la vaccination n’empêche pas celle-ci d’être remise en question par une partie de la population, voire par certains professionnels de santé.
Mais le débat sur la fausse science et la vraie science – des termes à manier avec des pincettes, tant la vérité d’un jour n’est pas toujours celle du lendemain – ne se limite pas au champ médical. Face à la crise de l’expertise scientifique, aux stratégies de communication de certains acteurs privés et la multiplication des conflits d’intérêts, il devient urgent de remettre un peu de raison dans le débat.
Rencontre samedi 6 octobre de 12 heures à 13 h 30 au studio de l’Opéra Bastille. Les noms des intervenants seront dévoilés dans les jours à venir.
Réservation en ligne 

Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival qui s’ouvre le 5 octobre à Paris avec le cinéaste japonais Hirokazu Kore-eda et son dernier film, Une affaire de famille, Palme d’or 2018 à Cannes. Deux autres films seront projetés en avant-première : Un amour impossible, de Catherine Corsini et, pour clôturer le festival, En liberté !, le nouvel opus de Pierre Salvadori.
Les 6 et 7 octobre, place aux débats : sur les nouvelles relations amoureuses (Le big data va-t-il tuer le hasard des rencontres ? Aux origines de #metoo ), les technologies (Intelligence artificielle et émotions : un amour de robot ? ) l’école (Donner l’envie d’apprendre, un jeu d’enfant ?) l’environnement (Pour l’amour de ma Terre, S’aimer comme des bêtes ), l’économie, les médias (Comment informer sous la présidence d’Emmanuel Macron ?), la politique (Y a-t-il une vie après la politique ? )...
Des rencontres exceptionnelles avec Barbara Hannigan, Juliette Armanet, la tribu Guédiguian, Chimamanda Ngozi Adichie, Mario Vargas Llosa, Charline Vanhoenacker, Pierre de Villiers, Océan, Pierre Hermé, Roberto Saviano, Kamel Daoud et bien d’autres...
Et samedi soir, rendez-vous à La Nuit de l’amour  aux théâtre des Bouffes du Nord, avec André Comte-Sponville, Barbara Cassin, Carolin Emcke...
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.














