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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ L’Elysée espère mettre fin aux interrogations soulevées par Christophe Castaner, le chef de file de La République en marche, qui avait déclaré vouloir « une réflexion sans tabou » sur la fiscalité des successions.
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Emmanuel Macron « exclut formellement de modifier » les droits de succession

L’Elysée espère mettre fin aux interrogations soulevées par Christophe Castaner, le chef de file de La République en marche, qui avait déclaré vouloir « une réflexion sans tabou » sur la fiscalité des successions.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 17h58
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 18h51
   





                        


Mettre fin aux interrogations sur les droits de succession. Tel est l’objectif d’Emmanuel Macron, qui « a formellement exclu toute modification des droits de succession sous sa présidence », a fait savoir l’Elysée lundi 17 septembre. Cette déclaration intervient après que Christophe Castaner, délégué général de La République en marche (LRM), a déclaré vendredi vouloir « une réflexion sans tabou » sur la fiscalité des successions afin de lutter contre la « progression des inégalités de naissance ». Il avait alors précisé qu’il ne s’agissait pas « d’annonces » mais d’une piste de réflexion du parti majoritaire.

        Lire aussi :
         

                Plan pauvreté, droits de succession : le spectaculaire retour du « en même temps »



L’impôt sur la succession « est complexe, il est mal accepté, il n’a pas vraiment suivi l’évolution de la société et les nouvelles formes familiales », avait souligné M. Castaner, par ailleurs secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement.
Début 2017, un rapport de l’organisme public France Stratégie, alors dirigé par l’économiste proche d’Emmanuel Macron, Jean Pisani-Ferry, avait appelé à « revoir en profondeur » cette fiscalité pour lutter contre « l’apparition d’une société à deux vitesses ». Cet impôt comprend des barèmes progressifs selon la somme héritée, avec des tranches allant jusqu’à 60 % en cas de lien de parenté éloigné. Mais de nombreux abattements ont été mis en place, permettant aux transmissions d’être plus faiblement taxées.

        Lire le portrait :
         

          Christophe Castaner, le joker de Jupiter






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ L’ancien ministre de l’intérieur, déjà mis en examen dans cette affaire depuis 2015, est notamment soupçonné de « corruption passive ».
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Financement libyen : Claude Guéant de nouveau mis en examen

L’ancien ministre de l’intérieur, déjà mis en examen dans cette affaire depuis 2015, est notamment soupçonné de « corruption passive ».



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 15h47
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 16h54
   





                        



   


Les juges d’instruction qui enquêtent sur des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 ont ordonné de nouvelles mises en examen de son directeur de campagne d’alors, Claude Guéant.

        Lire aussi :
         

                Financement libyen  : le spectre d’une affaire d’Etat



Déjà poursuivi dans ce dossier depuis 2015 pour « blanchiment de fraude fiscale en bande organisée », Claude Guéant a fait l’objet, mardi 11 septembre, de nouvelles mises en examen notamment pour « corruption passive », « recel de détournements de fonds publics » et pour « complicité de financement illégal de campagne électorale », selon des sources judiciaire et proches du dossier, confirmant partiellement une information de RTL.
Le 11 septembre, lors d’un entretien mené par les juges et ponctué d’une cinquantaine de questions, Claude Guéant, qui conteste ces accusations, a fait « valoir son droit au silence », a indiqué son avocat, Philippe Bouchez El Ghozi, joint par l’AFP. Il a annoncé qu’il allait demander l’annulation de ces mises en examen.
« Usage immodéré des espèces »
Jusqu’ici, celui qui fut secrétaire général de l’Elysée et ministre de l’intérieur sous la présidence Sarkozy était uniquement mis en cause pour un virement suspect de 500 000 euros sur son compte, qu’il avait justifié par la vente en 2008 de deux tableaux flamands, sans convaincre les enquêteurs.
L’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy a été mis en examen dans cette affaire le 21 mars pour « corruption passive », « financement illicite de campagne électorale » et « recel de détournements de fonds publics libyens ». L’ancien ministre du budget Eric Woerth a quant à lui été mis en examen à la fin de mai pour « complicité de financement illégal de la campagne ».
Concrètement, les magistrats soupçonnent un lien entre un possible financement libyen de la campagne électorale et la circulation d’espèces au sein du camp Sarkozy, relevée par les policiers dans un rapport de septembre 2017. La police anticorruption de l’OCLCIFF avait notamment souligné « l’usage immodéré des espèces » par Claude Guéant, soulignant qu’il n’avait retiré que 800 euros de ses comptes en près de dix ans, entre 2003 et 2012.

        Lire aussi :
         

                Comprendre l’affaire de Sarkozy et la Libye en 2007






                            


                        

                        


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Discussion lancée le 17 septembre 2018
17 septembre 2018

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Un projet de loi débattu à partir de lundi à l’Assemblée nationale renforcera le rôle de la justice dans l’examen des dossiers de fraude fiscale.
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Fraude fiscale : qu’est-ce que le « verrou de Bercy » ?

Un projet de loi débattu à partir de lundi à l’Assemblée nationale renforcera le rôle de la justice dans l’examen des dossiers de fraude fiscale.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 14h07
    |

                            Clément Le Foll








                        


Régulièrement critiqué, le « verrou de Bercy » pourrait connaître un premier crochetage. L’Assemblée nationale examine à partir de lundi un projet de loi relatif à la lutte contre la fraude fiscale qui fera évoluer le dispositif actuel. Explications.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Verrou de Bercy, publicité des noms : les mesures du projet de loi sur la fraude fiscale



Un monopole du ministère du budget
L’expression « verrou de Bercy » définit le monopole du ministère du budget en matière de poursuites pénales pour fraude fiscale. Seul le ministère de l’économie et des finances dispose du droit de déposer plainte contre un individu soupçonné de malversations fiscales, un procureur ou une partie civile ne le pouvant pas. Selon la décision du ministre des finances, les fraudeurs peuvent donc éviter des poursuites judiciaires. Ce dispositif a été mis en place dans les années 1920, à la suite de la création de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, en 1917.
La loi du 29 décembre 1977 a permis l’apparition d’un nouvel acteur au verrou de Bercy. Le ministre du budget doit dorénavant saisir la commission des infractions fiscales (CIF), s’il désire engager des poursuites pénales. Sans un avis favorable, il est impossible pour le ministre de le faire. La décision revient donc également à la CIF, même si elle abonde toujours dans le sens du gouvernement.
D’après les documents consultables sur le site du gouvernement, cette commission est « composée de douze membres titulaires et douze membres suppléants choisis parmi les conseillers d’Etat et les conseillers maîtres à la Cour des comptes en activité ou à la retraite, étant précisé qu’au moins six membres titulaires doivent être en activité ». Le rôle de la CIF est défini par l’article 228 du Livre des procédures fiscales.
Une modification substantielle
Selon le projet de loi, les dossiers de fraude seront automatiquement transmis au parquet dès qu’ils dépassent 100 000 euros ou remplissent certains critères : des pénalités élevées, un état de récidive ou une fraude relevant de la compétence de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.
Pour les autres dossiers, le fisc restera décisionnaire, mais comme l’explique la députée Emilie Cariou (La République en marche), rapporteuse du projet de loi, « le parquet pourra demander la levée du secret fiscal et discuter avec l’administration du sort d’un dossier ». Le nombre de dossiers traités par le parquet pourrait doubler, passant d’environ un millier à deux mille.
Le spectre de l’affaire Cahuzac
En 2013, l’affaire Cahuzac a mis en lumière certaines failles du verrou de Bercy. Après les révélations de Mediapart sur ses comptes à l’étranger, s’il n’avait pas démissionné, Jérôme Cahuzac, alors ministre du budget, aurait dû décider s’il était nécessaire d’engager des poursuites contre lui-même.
Auteur d’un rapport intitulé « Evasion des capitaux et finance : mieux connaître pour mieux combattre », le sénateur communiste Eric Bocquet précise que c’est « sur le fondement du blanchiment de fraude fiscale, et non du délit de fraude fiscale lui-même, que, faute d’une plainte préalable de l’administration, le parquet de Paris a ouvert une enquête puis une instruction à l’encontre du précédent ministre chargé du budget Jérôme Cahuzac ».
L’avis du Conseil constitutionnel
Dans son rapport, le sénateur évoque également la contestation qu’engendre ce monopole de Bercy. Ce verrou serait un obstacle à la transparence, qui « prive certaines affaires de fraude complexe d’une double lecture qui pourrait pourtant s’avérer utile à la détection et à la répression d’une grande délinquance économique et financière par nature occulte ou dissimulée ». Eric Bocquet invite également à s’interroger sur la compatibilité de ce système avec le principe de la séparation des pouvoirs.
C’est ce qu’a fait l’avocat Eric Planchat, en mai 2016, lorsqu’il a posé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) devant le Conseil constitutionnel, après la condamnation d’un de ses clients. Il estimait que le verrou de Bercy est « contraire au principe d’indépendance de l’autorité judiciaire et au principe de séparation des pouvoirs ». Deux mois plus tard, le Conseil constitutionnel avait déclaré ce verrou de Bercy conforme à la Constitution, estimant que la loi « ne porte pas une atteinte disproportionnée au principe selon lequel le procureur de la République exerce librement (…) l’action publique ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Bruno Julliard a démissionné lundi matin de ses fonctions en raison de « vifs désaccords » avec la maire de Paris.
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Mairie de Paris : Anne Hidalgo nomme Emmanuel Grégoire en remplacement de Bruno Julliard

Bruno Julliard a démissionné lundi matin de ses fonctions en raison de « vifs désaccords » avec la maire de Paris.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 12h03
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 13h53
   





                        



   


Le communiqué est lacunaire. « Je prends acte de la démission de Bruno Julliard de ses mandats d’élu à mes côtés », a réagi la maire de Paris, Anne Hidalgo, dans la foulée de l’annonce de la démission de son premier adjoint, révélée par Le Monde, lundi 17 septembre.

        Lire l’interview :
         

          Bruno Julliard, premier adjoint à la maire de Paris, démissionne



Aucun commentaire ne suit, si ce n’est l’annonce de son remplaçant :
« J’ai pris la décision de nommer premier adjoint Emmanuel Grégoire, mon actuel adjoint en charge du budget, du financement et de la transformation des politiques publiques. Cette décision sera soumise au Conseil de Paris le 24 septembre prochain. »
Sur Twitter, la maire de Paris développe : « Je respecte son choix. Je le remercie pour le travail accompli pendant ces quatre années à nos côtés. » Quant à Emmanuel Grégoire, elle souligne qu’il « a toutes les qualités pour assumer cette importante responsabilité en faveur des Parisiennes et des Parisiens ».

Je prends acte de la décision personnelle de @BrunoJulliard de mettre fin à ses mandats d'élu. Je respecte son choi… https://t.co/UF6hhxH6xh— Anne_Hidalgo (@Anne Hidalgo)


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« Vifs désaccords »
L’ex-premier adjoint à la maire de Paris a démissionné lundi matin de ses fonctions en raison de « vifs désaccords » avec Anne Hidalgo, explique-t-il dans une interview au Monde.
« Au lieu de s’ouvrir et d’engager le dialogue avec les Parisiens pour surmonter les difficultés actuelles, c’est le repli sur l’hôtel de ville et le déni de sa part qui l’ont trop souvent emporté », regrette-t-il notamment, précisant avoir refusé de diriger la campagne d’Anne Hidalgo en vue des municipales de 2020.

        Lire notre récit :
         

          Bruno Julliard et Anne Hidalgo, divorce à la parisienne






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Editorial. Si le plan de lutte contre la pauvreté présenté par Macron peut être salué, les associations jugent insuffisant le budget alloué sur quatre ans.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                

Face à la pauvreté, passer de la parole aux actes

Editorial. Si le plan de lutte contre la pauvreté présenté par Macron peut être salué, les associations jugent insuffisant le budget alloué sur quatre ans.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 11h56
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 12h17
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Le président de la République a le chic pour effacer d’un mot ou d’une réplique à l’emporte-pièce les discours les mieux préparés et les plus charpentés. Etrange dédoublement verbal dont c’est peu de dire qu’il est contre-productif. Le dernier exemple en date n’est pas passé inaperçu. Samedi 15 septembre, un jeune homme venu visiter l’Elysée dans le cadre des Journées du patrimoine croise le chef de l’Etat et lui expose sa situation : il a fait une formation d’horticulteur, mais ne trouve pas d’emploi et est au chômage. La réponse présidentielle est instantanée : il y a des dizaines de milliers d’emplois non pourvus dans l’hôtellerie, la restauration, le bâtiment…, « il suffit de traverser la rue » pour le constater et pour sortir du chômage, si l’on est « motivé ».

        Lire aussi :
         

                Les quatre axes du « plan pauvreté » de Macron : petite enfance, emploi, aides sociales et logement



La formule se veut frappée au coin du bon sens. Elle vient malheureusement parasiter la présentation par Emmanuel Macron, deux jours plus tôt, d’un ambitieux plan de lutte contre la pauvreté, dont le chômage, on le sait, est bien souvent l’antichambre. Le défi n’est pas mince, dans un pays où quelque 9 millions de personnes, adultes ou enfants, vivent sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 1 015 euros mensuels pour une personne seule (60 % du revenu médian).
La philosophie d’action et les propositions énoncées par le président de la République sont à la hauteur de l’enjeu. Elles entendent s’attaquer à la pauvreté à la racine, c’est-à-dire à ces « inégalités de destin qui se perpétuent de génération en génération », et permettre à ceux qui sont « assignés » à la pauvreté de « s’émanciper » des déterminants sociaux qui les cantonnent dans la précarité.
Un plan encourageant
Quant aux mesures annoncées, elles apparaissent indéniablement bénéfiques. C’est le cas, notamment, de celles qui concernent la petite enfance : développement des crèches, des modes de garde et de leur prise en charge pour les familles défavorisées qui y ont très peu accès ; plan de formation des professionnels de la petite enfance pour favoriser l’apprentissage de la langue française avant l’entrée à l’école maternelle ; distribution gratuite de petits déjeuners dans les écoles des zones défavorisées.

        Lire aussi :
         

                Plan pauvreté : des associations saluent des avancées, mais s’inquiètent des crédits et de la mise en œuvre



De même, les mesures en faveur de l’emploi des jeunes (obligation de se former jusqu’à 18 ans, développement de la Garantie jeunes) ou d’aide au retour à l’emploi pour les allocataires de minima sociaux sont salutaires. Enfin, la simplification du maquis des aides sociales que le gouvernement envisage de fusionner dans le cadre d’un « revenu universel d’activité » devrait favoriser le recours à ces dispositifs de protection, trop souvent ignorés par les intéressés.
Le chef de l’Etat n’a pas caché que la construction de « l’Etat-providence du XXIe siècle » serait un effort de longue haleine
Reste à passer de la parole aux actes, et d’un plan encourageant – même s’il reste très lacunaire sur les questions du logement et des grands exclus qui sont à la rue – à sa mise en œuvre effective. Le chef de l’Etat n’a pas caché que la construction de « l’Etat-providence du XXIe siècle » serait un effort de longue haleine, « à hauteur d’une génération ». Dans l’immédiat, les 8 milliards d’euros mobilisés sur quatre ans (dont la moitié de mesures nouvelles) apparaissent encore bien timides aux associations et acteurs de la lutte contre la grande pauvreté. De même, la loi instituant le revenu universel d’activité nécessitera de longues concertations et ne pourra guère être mise en œuvre avant 2020. C’est donc une mobilisation et une vigilance constantes qui s’imposent pour que le discours présidentiel produise ses effets.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Depuis deux ans, le lien de confiance entre la maire et son adjoint s’est distendu. Leurs désaccords étaient devenus difficiles à surmonter.
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Bruno Julliard et Anne Hidalgo, divorce à la parisienne

Depuis deux ans, le lien de confiance entre la maire et son adjoint s’est distendu. Leurs désaccords étaient devenus difficiles à surmonter.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 16h31
    |

            Béatrice Jérôme








                        



                                


                            
C’est un coup de théâtre mais surtout un coup de tonnerre pour Anne Hidalgo. Non seulement son premier adjoint chargé de la culture, Bruno Julliard, 37 ans, quitte l’exécutif parisien, mais il part avec perte et fracas. Mûrement réfléchie depuis plusieurs mois, sa décision n’est en rien un coup de tête. En revanche, l’élu parisien a tenu secret son départ programmé, jusqu’au dernier moment. Il devait l’annoncer, lundi 17 septembre, à la maire de Paris, en tête à tête dans son bureau.

Tourmenté à l’idée d’apparaître comme celui qui quitte le navire, Bruno Julliard a consacré son été à la rédaction d’un texte qu’il avait prévu d’adresser aux élus de la majorité pour les convaincre que son dessein n’est pas d’affaiblir son camp. « Sa décision est un cheminement intime. Ce n’est ni une vengeance masquée ni la prémisse d’un plan de carrière à rebond », confie le communicant Philippe Grangeon, président de l’agence de développement économique et d’innovation Paris & Co. Membre du bureau exécutif de La République en marche et très proche de l’Elysée, également ami de longue date de Bertrand Delanoë, M. Grangeon est un des rares que M. Julliard a mis dans la confidence, avec l’ancien maire de Paris. Mais s’ils connaissent les motifs de sa décision, aucun des deux hommes n’y a pris part.
Avec le départ de Bruno Julliard, Anne Hidalgo perd celui que les élus parisiens considéraient comme son « premier ministre ». Numéro deux de l’exécutif, courroie de transmission entre la maire et ses adjoints et cheville ouvrière de la majorité, M. Julliard était impliqué dans tous les dossiers. La proximité du premier adjoint, élu au Conseil de Paris depuis 2008, et de la maire est ancienne.
A l’époque, il est considéré par Bertrand Delanoë comme une prise de guerre. Le maire de Paris l’a repéré au printemps 2006 pendant le mouvement étudiant contre le contrat première embauche (CPE). Président de l’UNEF, M. Julliard, étudiant en droit public...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Bruno Julliard, premier adjoint à la maire de Paris, a annoncé lundi sa démission. Retour sur le parcours de la maire de Paris qui croule désormais sous les critiques.
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Mairie de Paris : comment Anne Hidalgo a vu la machine s’enrayer

Bruno Julliard, premier adjoint à la maire de Paris, a annoncé lundi sa démission. Retour sur le parcours de la maire de Paris qui croule désormais sous les critiques.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 18h50
    |

                            Raphaëlle Rérolle








                        



                                


                            

Les images datent du 30 mars 2014, autant dire il y a un siècle. Ce soir-là, dans une atmosphère de liesse, Anne Hidalgo apparaît sur un podium installé devant l’Hôtel de Ville. Chauffée par Bruno Julliard, le porte-parole de la candidate pendant la campagne, la foule acclame la femme souriante et visiblement émue qui vient d’être élue maire de Paris. Dans un geste d’affection spontanée, Bertrand Delanoë, debout derrière elle, se penche brusquement pour embrasser celle qui fut son adjointe pendant treize ans. Tout autour, l’équipe de campagne est aux anges. Au-dessus de leurs têtes, de beaux ballons blancs portant les mots « Merci Paris » flottent dans le ciel de printemps.

Quatre ans plus tard, la fête est finie, la photo déchirée, les ballons dégonflés. La maire et son prédécesseur sont fâchés, Bruno Julliard tire sa révérence, le peuple de Paris ne brandit plus de drapeaux roses mais des brassées de reproches et les ennuis s’accumulent pour Anne Hidalgo : désastre du renouvellement des Vélib’, faillite d’Autolib', polémiques sur la propreté de la ville ou bataille des berges de Seine, rien ne semble fonctionner comme prévu. Surtout, la critique fait feu de tout bois, des sujets importants jusqu’aux plus insignifiants. L’histoire semble s’être détraquée. Que s’est-il passé ? Par quelle alchimie la maire a-t-elle été précipitée dans une spirale dont elle semble avoir tant de mal à sortir ?
Tensions au sein de la majorité
Les débuts, pourtant, avaient été prometteurs. Ambitieuse et pleine de projets, Anne Hidalgo incarnait un possible renouveau à gauche. Elle portait haut l’environnement et vantait les mérites de la démocratie participative, jurait aux Parisiens de tout faire pour que leur ville « soit au rendez-vous du XXIe siècle ». Pendant les deux premières années, tout a semblé lui sourire. Jusqu’au jour où, par un soudain renversement de générations, Emmanuel Macron a fait irruption sur le devant de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Dès lundi, plus de 1,6 million d’écoliers de CP et CE1 vont passer une série d’évaluations en français et mathématiques, les mêmes dans chaque école.
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Quatre questions sur les évaluations nationales pour les élèves de CP et CE1

Dès lundi, plus de 1,6 million d’écoliers de CP et CE1 vont passer une série d’évaluations en français et mathématiques, les mêmes dans chaque école.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 13h19
   





                        



   


C’est l’une des nouveautés de la rentrée : l’évaluation de tous les élèves de plusieurs niveaux, une, voire deux fois par an. Cette semaine, ce sont les élèves de cours préparatoire (CP) et de cours élémentaire 1re année (CE1) qui commencent. Leurs aînés de sixième et de seconde leur emboîteront le pas à l’automne.
Quels niveaux sont concernés ?
Les élèves de CP – près de 840 000 – passent cette semaine une première série de tests de français (deux séances de vingt minutes) et de mathématiques (une séance de vingt minutes) puis une deuxième en février. Même dispositif pour tous les élèves de CE1 – environ 840 000 aussi –, mais avec des tests seulement en septembre. Dans la plupart des établissements, les élèves répondront sur un cahier. Ces tests, conçus par des agences du ministère, sont les mêmes dans toutes les écoles. Ils ont été pensés « dans un esprit de bienveillance » et « sont pleinement adaptés aux élèves qui entrent en CP et CE1 », selon le ministère de l’éducation.
Par ailleurs, tous les élèves de classe de sixième passeront des évaluations en ligne, en octobre. Quant aux lycéens de seconde – générale, technologique ou professionnelle –, ils passeront, eux, « un test de positionnement », avec deux séances de cinquante minutes, à la fin de septembre. Les tests (l’un de français, l’autre de mathématiques) se dérouleront sur tablettes. Le ministère de l’éducation précise que les parents de ces écoliers et collégiens bénéficieront d’« un retour individualisé » de la part des professeurs.

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                Le ministère de l’éducation veut déployer une « culture de l’évaluation »



Est-ce nouveau ?
Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, avait déjà instauré dès la rentrée 2017 des évaluations en début de CP et de sixième – « moments-clés » du parcours scolaire. Ces tests sont étendus cette année aux élèves de CE1 et de seconde.
L’idée d’évaluer les élèves de certains niveaux n’est pas nouvelle : Xavier Darcos, ministre de l’éducation sous Nicolas Sarkozy, avait introduit des évaluations nationales pour les élèves de CE1 et CM2 à partir de 2009. Un dispositif abandonné en 2013 par Vincent Peillon, sous François Hollande, qui critiquait leur fiabilité.
Quels sont les objectifs ?
Ces évaluations sont conçues « pour aider les élèves », a déclaré Jean-Michel Blanquer lors de sa conférence de rentrée. L’objectif « n’est pas de classer les enfants » ou « d’établir des moyennes de classe », mais « de connaître les compétences de chaque élève », a-t-il insisté.
Elles permettront, selon lui, à l’enseignant d’identifier les acquis et les faiblesses de chacun de ses élèves et d’adapter son enseignement, voire, pour les plus grands, de planifier les deux heures d’accompagnement personnalisé hebdomadaires en fonction des besoins du collégien.
Toutes les données, anonymisées, seront collectées par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), l’agence de statistiques du ministère de l’éducation, pour fournir « des indications objectives » permettant d’« éclairer la politique éducative du ministère », a ajouté M. Blanquer.
Ces évaluations « ne se transformeront pas en évaluation des professeurs et des établissements », a par ailleurs assuré le ministre. En revanche, il a annoncé la création d’une instance d’évaluation des établissements en 2019. M. Blanquer ne sait pas encore si les résultats de cette instance seront communiqués au public.

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                Jean-Michel Blanquer : « L’ensemble des mesures prises sont des mesures sociales »



Quelles sont les craintes et critiques des syndicats ?
Cette initiative, au mieux, agace les syndicats enseignants ; au pire, suscite de vertes critiques. Le SNUipp-FSU, première organisation chez les instituteurs, qui a consulté les évaluations, les qualifie de « très inquiétantes » car « inadaptées ». Ces exercices – que le syndicat a mis en ligne sur son site – « ne respectent pas les apprentissages réels des élèves issus des programmes de maternelle » et « placeront artificiellement la majorité d’entre eux en situation d’échec et de stress important ».
Le SNUipp-FSU propose ainsi aux professeurs de « reprendre la main sur ces évaluations, de ne pas les faire passer dans l’immédiat, d’en sélectionner les items qu’elles jugent utiles à leurs élèves et de ne pas en saisir les réponses ». Les professeurs des écoles doivent en effet saisir les réponses sur un portail en ligne. L’interprétation ne sera pas menée localement, mais de manière automatisée et centralisée par un logiciel.
Autre critique : elles sont « inutiles ». Car les enseignants font de toute façon « passer des évaluations diagnostiques en début d’année », note le SGEN-CFDT, qui évoque une « évaluationnite » Rue de Grenelle et se demande à quoi servent, finalement, les bulletins scolaires trimestriels.
Le SE-UNSA rappelle pour sa part que les professeurs identifient forces et faiblesses de leurs élèves tout au long de la journée de classe. Valérie Sipahimalani, du SNES-FSU, craint une dérive vers un enseignement qui n’a pour but que de répondre aux examens (« teaching to the test » dénoncé par plusieurs experts dans les pays anglo-saxons) et non d’améliorer les connaissances des élèves et de leur apprendre à réfléchir.
Mais, surtout, les syndicats s’interrogent sur la finalité de ces évaluations. Ils dénoncent l’absence d’outils fournis aux professeurs pour remédier aux difficultés et rappellent que la formation continue reste inadaptée aux besoins. Ils y voient plutôt une évaluation du système éducatif, des professeurs et des établissements.

        Sur le livre du ministre de l’éducation :
         

          Dans la tête de Jean-Michel Blanquer, ce méthodique ministre de l’éducation nationale






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ « J’espère que mon départ permettra un sursaut. » Dans un entretien au « Monde », Bruno Julliard critique les choix et la méthode d’Anne Hidalgo.
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Bruno Julliard, premier adjoint à la maire de Paris, démissionne

« J’espère que mon départ permettra un sursaut. » Dans un entretien au « Monde », Bruno Julliard critique les choix et la méthode d’Anne Hidalgo.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 10h55
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 12h06
    |

            Béatrice Jérôme








                        



                                


                            

Le premier adjoint et adjoint à la culture à la maire de Paris, Bruno Julliard, a décidé de quitter ses fonctions, après avoir mûri sa décision pendant tout l’été. Il a annoncé son choix à Anne Hidalgo, lundi 17 septembre, dans la matinée. Celui qui fut son porte-parole aux municipales de 2014 a également décliné la proposition de la maire de devenir son directeur de campagne pour les prochaines échéances électorales de 2020. Il critique « l’inconstance » de l’édile, ainsi qu’une gestion inefficace et solitaire.
Quelles sont les raisons qui vous conduisent à quitter vos fonctions ?
Bruno Julliard : C’est un choix douloureux, pris en conscience. Depuis plusieurs mois, de vifs désaccords d’orientation et de méthodes de gouvernance nous ont éloignés. Anne Hidalgo m’a proposé de prendre la direction de sa campagne dans la perspective des élections municipales de 2020. J’ai pris, cet été, le temps de la réflexion avant de lui annoncer ce matin que je déclinais sa proposition. Ma démission est la suite logique de cette décision. Au lieu de s’ouvrir et d’engager le dialogue avec les Parisiens pour surmonter les difficultés actuelles, c’est le repli sur l’Hôtel de ville et le déni de sa part qui l’ont trop souvent emporté. Le redressement nécessiterait des inflexions que je ne peux parvenir à entraîner, pas même à suggérer. Notre complémentarité initiale est devenue une incompatibilité. Je n’y crois plus. Je ne veux pas faire semblant.
Votre départ n’est-il pas une trahison ?
Je crois avoir fait preuve, pendant quatre ans, d’une loyauté totale à l’égard de la maire de Paris. J’ai toujours fait en sorte d’émettre mes réserves en tête à tête ou lors de réunions de travail, jamais publiquement. Je suis arrivé au bout de l’exercice. Par mon départ, et cet acte de sincérité, j’espère provoquer un électrochoc nécessaire, utile à la gauche et au camp progressiste et écologiste.





                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Un an après, les ordonnances refondant le droit du travail semblent avoir peu d’impact sur les créations d’emplois.
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Code du travail : une réforme aux effets limités

Un an après, les ordonnances refondant le droit du travail semblent avoir peu d’impact sur les créations d’emplois.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 10h26
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            

Emmanuel Macron voulait que ce soit l’un des premiers chantiers d’envergure de son quinquennat. Sitôt installées aux commandes, ses équipes ont dû mettre les bouchées doubles pour que les ordonnances refondant le droit du travail soient rédigées en cent jours. Pari – presque – tenu puisque les textes ont été paraphés le 22 septembre 2017 par le président de la République, sous l’œil des caméras : assis à son bureau, entouré de Christophe Castaner, à l’époque porte-parole du gouvernement, et de Muriel Pénicaud, la ministre du travail, M. Macron profita de cette mise en scène pour magnifier une réforme « inédite (…), indispensable » : combinée avec d’autres mesures en préparation (sur l’apprentissage, la formation, etc.), elle redonnera « de la capacité à créer de l’emploi », assura-t-il.
Douze mois plus tard, les premières données recueillies par les services de l’Etat montrent que les entreprises ont commencé à se saisir des outils fournis par les ordonnances. Quelque 364 accords ont été signés dans les entreprises de moins de vingt personnes par consultation directe du personnel, alors qu’« il ne se passait rien » auparavant dans les sociétés de cette taille, souligne l’entourage de Mme Pénicaud. Dans une cinquantaine d’entreprises, employeurs et syndicats ont conclu des ruptures conventionnelles collectives, une nouvelle procédure pour faire partir des salariés sur la base du volontariat. Le barème obligatoire en matière d’indemnités prud’homales inciterait de plus en plus les patrons et les salariés à régler leur différend sans passer par la justice, d’après le ministère du travail. « Les mentalités sont en train d’évoluer », martèle-t-on, rue de Grenelle. Autrement dit, le marché du travail serait moins « rigide », plus fluide.

« L’attentisme prévaut »
« Les ordonnances ont probablement entraîné une diminution des indicateurs de protection de l’emploi, mis au point...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le ministère de l’économie et des finances publie lundi une liste de conseils pour éviter de se faire piéger par des sites frauduleux.
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Une campagne gouvernementale alerte sur les faux sites administratifs

Le ministère de l’économie et des finances publie lundi une liste de conseils pour éviter de se faire piéger par des sites frauduleux.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 08h13
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 11h29
   





                        


Chaque année, un million de personnes environ sont piégées par de faux sites administratifs, pour un préjudice évalué à « au moins 150 millions d’euros », a révélé dimanche le ministère de l’économie et des finances. Le gouvernement lance lundi 17 septembre une campagne pour sensibiliser les usagers à ces sites qui facturent des services généralement gratuits – comme les demandes d’extrait d’acte de naissance – en partenariat avec la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
« En 2016, plus de 2 300 réclamations concernant des demandes d’extrait de casier judiciaire non reçus ont été signalées par le Casier judiciaire national dont 300 réclamations sont issues d’usagers ayant payé leur extrait de casier judiciaire sur des sites non officiels », déclare la DGCCRF.
Liste de conseils
Le ministère publie une liste de conseils pour éviter de se faire piéger par des sites frauduleux :
toujours consulter en priorité le site officiel de l’administration française, qui recense les sites officiels en fonction des démarches. Des sites dont l’adresse finit toujours par « gouv.fr » ou « .fr », mais qui n’apparaissent pas nécessairement en tête lors d’une recherche en ligne ;un site qui finit en « .fr » et arrive en tête n’est pas forcément légal, car certains escrocs donnent des apparences officielles à leurs pages Web. Ils peuvent utiliser des imageries associées à la République française, comme Marianne ou des couleurs bleu-blanc-rouge. Certains sites marchands achètent aussi des mots-clés pour être bien référencés parmi les résultats de recherche ;vérifier si une prestation est vraiment payante, et lire les mentions légales du site, ainsi que les conditions générales de vente.
La DGCCRF se dit particulièrement mobilisée sur les pratiques frauduleuses comme celle des abonnements souscrits à l’insu des consommateurs par un site sur lequel ils se seraient rendus une seule fois. « Plusieurs dizaines d’euros peuvent ainsi être prélevées chaque semaine ou chaque mois sur le compte de la victime, ce qui induit un préjudice financier important », note l’organisation. Le fait que seules de petites sommes soient prélévées peut d’ailleurs permettre aux arnaques de perdurer, celles-ci n’étant pas systématiquement signalées par les victimes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ En France, comme partout ailleurs, ce sont les plus riches qui contribuent le plus au financement de la vie politique, relève l’économiste Julia Cagé dans un livre solidement argumenté
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L’argent, clé du bonheur en politique

En France, comme partout ailleurs, ce sont les plus riches qui contribuent le plus au financement de la vie politique, relève l’économiste Julia Cagé dans un livre solidement argumenté



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 10h56
    |

                            Julie Clarini








                        



                                


                            

C’est à qui paie gagne. La puissance de scandale du livre de Julia Cagé, Le Prix de la démocratie, tient tout entière dans ce constat : dans une élection, plus on donne de l’argent, plus on a de chances de voir son candidat remporter la victoire. La clé du bonheur en politique tient aux sommes qu’on veut bien y engager. Subventionner un parti politique, une campagne électorale, un think tank, et pourquoi pas aussi s’acheter un journal, autant de façons de connaître la félicité – d’ailleurs ceux qui l’ont compris les choisissent souvent toutes.

« L’argent se tient au centre du jeu politique », assure dès l’introduction l’économiste, professeure à Sciences Po, qui conseilla Benoît Hamon lors de l’élection présidentielle de 2017. Certains diront qu’on le savait depuis longtemps. Mais c’est une chose de se prévaloir d’une certaine lucidité et une autre de tenir entre les mains un ouvrage soigné, appuyé sur des études chiffrées et solidement argumenté.
Prenons la France : comme partout ailleurs, ce sont les plus riches qui contribuent le plus au financement de la vie politique. A titre d’exemple, 10 % des Français les plus riches donnent 53 % des dons et cotisations versés aux partis politiques (aux Etats-Unis, le phénomène est poussé à l’extrême, 0,01 % des Américains ayant contribué pour 40 % au financement de la campagne de 2016). Par ailleurs, et sans surprise, ce sont les partis les plus à droite de l’échiquier politique qui reçoivent le plus de dons. Et même si, à gauche, on tente de compenser par les adhésions et le reversement d’une partie des indemnités d’élus au parti, un camp est, en moyenne, plus riche que l’autre.
Une injustice criante
Plus surprenant encore, la France, comme bon nombre de ses voisins, a mis en place un système de réduction d’impôt à l’intention des donateurs – l’Etat vous rembourse une partie de vos contributions ou adhésions. Mais plus de la moitié des foyers étant non imposables, cette...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ La principale avancée concerne le renforcement du rôle du parquet dans l’examen des dossiers.
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Verrou de Bercy, publicité des noms : les mesures du projet de loi sur la fraude fiscale

La principale avancée concerne le renforcement du rôle du parquet dans l’examen des dossiers.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 06h27
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 10h27
    |

            Audrey Tonnelier








                        



                                


                            

Ce n’était pas une promesse de campagne d’Emmanuel Macron : le candidat d’En marche ! voulait tout au plus « alourdir les sanctions » contre les fraudeurs. Mais le projet de loi relatif à la lutte contre la fraude fiscale – il devait être débattu à partir de lundi 17 septembre à l’Assemblée nationale pour être voté d’ici à la fin de l’année – instaure tout de même « de nouvelles pratiques administratives, afin que les différents acteurs du système collaborent davantage, explique la députée (La République en marche) de la Meuse Emilie Cariou, rapporteuse du projet de loi. Nous espérons voir émerger davantage de dossiers, mais aussi que ces nouveaux dispositifs aient un impact dissuasif. »
Au cœur du texte, l’évolution substantielle du « verrou de Bercy », ce dispositif qui confère à l’administration fiscale le monopole d’engager des poursuites en matière de fraude fiscale. Sa levée était une revendication de longue date des parlementaires, des ONG et de nombreux magistrats. Début juillet, la version adoptée par le Sénat laissait craindre une solution a minima. La commission des finances de l’Assemblée a finalement opté pour une évolution plus proche de celle approuvée, fin mai, par les députés de tous bords, au terme d’une mission d’information menée par Emilie Cariou.
« Le parquet pourra demander la levée du secret fiscal »
Il s’agit en substance de renforcer le rôle de la justice dans l’examen et la transmission des dossiers. Ces derniers seront automatiquement aiguillés vers le parquet s’ils dépassent 100 000 euros et répondent à des critères qui seront désormais inscrits dans la loi (pénalités élevées, récidive, statut du fraudeur…). De quoi doubler le nombre de dossiers transmis à la justice, de 1 000 à 2 000 par an environ, estiment les parlementaires. « Surtout, le parquet pourra demander la levée du secret fiscal et discuter avec l’administration du sort d’un dossier », fait valoir Emilie Cariou, pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Sept organisations non gouvernementales et syndicales demandent aux députés, dans une tribune au « Monde », de ne pas voter, lundi 17 septembre, l’introduction de la « convention judiciaire d’intérêt public », qui permettrait aux fraudeurs d’échapper, moyennant finance, aux poursuites judiciaires.
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Non à une justice négociée qui « permettrait aux fraudeurs d’acheter leur innocence »

Sept organisations non gouvernementales et syndicales demandent aux députés, dans une tribune au « Monde », de ne pas voter, lundi 17 septembre, l’introduction de la « convention judiciaire d’intérêt public », qui permettrait aux fraudeurs d’échapper, moyennant finance, aux poursuites judiciaires.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 10h55
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Le projet de loi sur la fraude fiscale est débattu à l’Assemblée nationale en deuxième lecture lundi 17 septembre. Dans un contexte où la fraude et l’évasion fiscales paraissent de plus en plus insupportables aux citoyens et où des baisses importantes d’impôts sont accordées aux entreprises, le gouvernement veut afficher sa fermeté contre les fraudeurs.
Les discussions autour du « verrou de Bercy » – le monopole de l’administration fiscale sur la transmission des dossiers de fraude à la justice – ont largement occupé les débats publics ; le projet de loi devrait proposer un aménagement plutôt satisfaisant de ce dispositif en inscrivant des critères qui visent à ce que les fraudes les plus graves soient systématiquement transmises à l’autorité judiciaire.
Mais quelle logique y a-t-il à assouplir le « verrou de Bercy » pour rendre plus efficace la lutte contre la fraude si est créée, dans le même temps, une procédure qui permet aux « grands » fraudeurs de transiger avec la justice et de négocier leur sanction qui leur évitera d’être reconnus coupables ?
Un nouveau système de justice à deux vitesses
Introduite dans le droit pénal français par la loi dite Sapin II pour des faits de corruption, la convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) est susceptible de prévoir le versement d’une amende à une personne morale mise en cause, en échange de la fin des poursuites judiciaires, sans qu’il soit établi de reconnaissance de culpabilité pour l’entreprise concernée.

Lors de l’adoption de la loi Sapin II, de nombreuses ONG avaient émis un avis négatif à l’instauration de ce mécanisme, estimant que les faits de corruption recouvrent des réalités complexes et une gravité trop importante pour échapper au procès pénal.
Il en va de même pour les délits de fraude fiscale.
La CJIP introduit de fait un nouveau système de justice à deux vitesses, où les fraudeurs fiscaux seraient traités différemment...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Pour Frédérique Dumas, qui rejoint l’Union des démocrates et indépendants (UDI), « les fondamentaux du macronisme ont été oubliés ».
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Frédérique Dumas, députée des Hauts-de-Seine, quitte avec fracas LRM

Pour Frédérique Dumas, qui rejoint l’Union des démocrates et indépendants (UDI), « les fondamentaux du macronisme ont été oubliés ».



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 22h46
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 11h05
   





                        



   


La députée des Hauts-de-Seine et vice-présidente de la commission des affaires culturelles Frédérique Dumas a annoncé dimanche 16 septembre au Parisien et à l’Agence France-Presse qu’elle quittait La République en marche (LRM) pour rejoindre l’Union des démocrates et indépendants (UDI), ainsi que le club de Xavier Bertrand, La Manufacture. « Il s’agit, bien sûr, de l’expression de déceptions profondes et les raisons de ce choix de quitter la majorité, que je fais avec tristesse, sont toutes mûrement réfléchies », a annoncé la députée dans un courrier à ses administrés.
« Bravo d’avoir le courage de continuer à défendre vos propres idées dans notre parti, où on est toujours libre de débattre collectivement », s’est réjoui dans un tweet le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde.
Dans sa lettre, Mme Dumas précise qu’elle « quitte La République en marche, pas Emmanuel Macron ». « J’ai fait part depuis des mois, et cela à tous les niveaux, de mes inquiétudes, puis de mes incompréhensions. Je n’ai pas été entendue. J’ai exprimé par ailleurs certains de mes désaccords publiquement. On me l’a reproché », fait-elle valoir. « J’ai perdu ma mission sur l’éveil musical, car, m’a-t-on dit, “on ne récompense pas une frondeuse” », précise-t-elle au Parisien.

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« Je n’avais qu’un seul choix : partir »
La députée, productrice de cinéma de profession et qui était coordinatrice d’un groupe de travail parlementaire sur l’audiovisuel public, avait déjà critiqué publiquement en juin la décision de la ministre de la culture de supprimer de la TNT la chaîne France 4. « Le travail de fond que nous avons mené a donné lieu, à l’issue d’une grande concertation avec les acteurs du secteur, à un rapport cosigné par six autres députés. Or, ce travail (…) a tout simplement été balayé du revers de la main par le premier ministre », déplore-t-elle, en constatant qu’« il n’y a eu aucun débat, aucune discussion, aucun échange ».
La parlementaire regrette en outre qu’un autre de ses chevaux de bataille, l’éducation artistique et culturelle, ne fasse pas l’objet d’« avancées significatives ».
Elle revient également dans son entretien au Parisien sur l’affaire Benalla, qualifié d’« accroc important dans notre exigence », et sur le cas de la ministre de la culture, Françoise Nyssen :
« Que la question de son maintien au ministère de la culture ne se pose pas, alors qu’elle est en charge de la réglementation du patrimoine qu’elle reconnaît elle-même ne pas avoir respectée, qu’on lui enlève le livre pour cause de conflit d’intérêts, que la politique culturelle est d’un vide abyssal, c’est totalement anormal ! »
« Ne souhaitant pas me laisser condamnée à l’impuissance, ne pouvant accepter une mission, même si elle me tient profondément à cœur, en échange de mon silence, comme il m’était implicitement demandé, je n’avais qu’un seul choix : partir », se défend Mme Dumas.

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« C’est précisément maintenant qu’il faut tenir la barre »
Une décision qui divise dans les propres rangs du parti. Le député LRM Stanislas Guérini a critiqué lundi le départ de Frédérique Dumas, estimant que la majorité présidentielle n’est pas « un navire de croisière » que l’on quitterait « quand la houle monte ». La majorité présidentielle n’est « ni le Titanic ni le Costa Concordia », a déclaré M. Guérini au micro de Sud Radio alors que la députée avait dit avoir « le sentiment d’être sur le Titanic ». « Ce n’est pas un navire de croisière qu’on emprunte quand il fait beau et dont on part quand la houle monte. C’est précisément maintenant qu’il faut tenir la barre », a-t-il ajouté, exhortant  :
« Evidemment c’est difficile ce qu’on a engagé pour le pays (…) On a décidé d’essayer de transformer ce pays en profondeur, donc on se heurte à beaucoup de difficultés, donc c’est maintenant qu’il faut être solide. »
La députée Barbara Pompili, qui avait été candidate au perchoir face à Richard Ferrand, a de son côté regretté sur CNews le départ de Mme Dumas, jugeant que le fait que LRM « n’arrive pas à retenir des gens de cette qualité, c’est un problème qu’il faut prendre à bras-le-corps et qu’on regarde en face ». Elle a évoqué « des problèmes de fonctionnement dans le groupe » LRM, de « relations avec l’exécutif ». « Il manque de la coordination, de la préparation en amont des dossiers », a-t-elle ajouté.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Le ministre de l’éducation précise que « seuls le second degré et les services administratifs » seront concernés.
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Blanquer annonce la suppression de 1 800 postes dans l’éducation nationale en 2019

Le ministre de l’éducation précise que « seuls le second degré et les services administratifs » seront concernés.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 21h11
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 11h14
    |

                            Mattea Battaglia








                        



   


Il se dit dans la communauté éducative que Jean-Michel Blanquer a mis un coup de volant à gauche avec les mesures sociales de la rentrée – montée en puissance des classes dédoublées, mise en chantier d’une réforme de l’éducation prioritaire… Mais en matière d’emploi, c’est plutôt à droite que le ministre de l’éducation se classe, affirmaient lundi 17 septembre, d’une même voix, les syndicats d’enseignants, réagissant à l’annonce de 1 800 suppressions d’emploi pour l’année scolaire 2019-2020 faite, la veille. Un virage, après les 60 000 postes créés sous la gauche – dont 54 000 dans l’éducation nationale.
Ces suppressions de postes ne concerneront que « le second degré [les collèges et lycées] et les services administratifs », a expliqué le ministre dans une interview au Figaro mise en ligne dimanche 16 septembre au soir. « Le volume d’enseignement sera évidemment maintenu à travers le recours aux heures supplémentaires », a ajouté M. Blanquer ; des heures supplémentaires « exonérées de cotisations salariales, donc plus rémunératrices pour les professeurs » – comme l’avait promis le candidat Macron durant la campagne présidentielle.
Le budget 2019, qui doit être détaillé dans les jours à venir, n’en sera pas moins augmenté de 850 millions d’euros, a défendu le ministre dans cet entretien. C’est aussi sur ce point qu’il est longuement revenu sur France Inter, lundi 17 septembre : « Il va y avoir l’une des plus fortes augmentations [de budget] de l’Etat, avec plus de 800 millions d’euros en plus ; le sujet n’est pas d’avoir 1 800 postes de plus ou de moins, mais [de savoir] ce que nous faisons avec », a martelé le ministre. 
« Leurre politique »
Façon de voir exclusivement « le verre à moitié plein ? », lui a demandé la journaliste Léa Salamé. « Nous faisons de vrais choix politiques, a-t-il plaidé. Nous poursuivons le grand rééquilibrage [des investissements] entre le primaire et le secondaire en continuant de créer des postes à l’école. » Et d’assurer que les taux d’encadrement continueront d’augmenter au primaire, sans baisser dans les collèges et lycées.
Le premier ministre Edouard Philippe avait déclaré, au mois d’août, que 4 500 postes seraient supprimés dans la fonction publique d’Etat en 2019 (et plus de 10 000 en 2020). « L’éducation nationale représente près de la moitié [des effectifs] de la fonction publique d’Etat, a souligné le ministre de l’éducation à la radio. Il est normal de négocier avec Bercy ; c’est un bon résultat que j’assume. » 

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Sauf que sur le terrain, la compensation des 1 800 suppressions d’emplois à venir par le recours, facilité, aux heures supplémentaires (les chefs d’établissement pourraient en augmenter le volume, affirme le ministre), est une rhétorique qui passe mal. « Cela nous renvoie au “travailler plus pour gagner plus” des années Sarkozy », a immédiatement réagi Frédérique Rolet, du SNES-FSU, syndicat majoritaire dans le second degré. Sous la présidence de Sarkozy, Jean-Michel Blanquer, directeur général de l’enseignement scolaire de 2010 à 2012, avait notamment été chargé de faire appliquer le principe du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite.
« Prétendre qu’on peut augmenter le pouvoir d’achat des enseignants en ayant recours aux heures supplémentaires, et pas en augmentant les salaires pour tous, est un leurre politique, reprend Mme Rolet. Beaucoup de collègues font déjà deux heures supplémentaires (même si dans les textes une heure seulement peut leur être imposée) ; on ne peut pas compter ajuster le fonctionnement des établissements en misant uniquement sur cette carte-là. »
Pari risqué
Même inquiétude du SE-UNSA, syndicat dit réformiste. « On nous ressort de vieilles recettes, réagit Stéphane Crochet, l’un de ses porte-parole. Contraindre les enseignants à faire plus – et mieux – durant leurs heures de cours, alors que des chantiers importants sont ouverts tels la réforme du baccalauréat général et technologique ou la transformation de la voie professionnelle, c’est faire peser sur eux et sur leur professionnalisme toute la réussite du système. »

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Le « ministre des professeurs », comme Jean-Michel Blanquer se surnomme lui-même, pourrait traverser sa première zone de turbulences. « Rien de tout à fait inattendu », disent les observateurs du microcosme éducatif : la rentrée 2017 a été préparée par la gauche ; celle de septembre 2018 bénéficie de la popularité de la mesure des CP et des CE1 dédoublés en éducation prioritaire et d’un solde de postes encore conséquent. L’année 2019-2020, avec la mise en musique du nouveau lycée (avant le nouveau baccalauréat à l’horizon 2021) aura réellement valeur de test.
Demander aux établissements du second degré de se serrer la ceinture, alors que leurs enseignants doivent accueillir de nouveaux programmes scolaires, et leurs élèves amadouer une nouvelle plate-forme d’admission dans le supérieur (Parcoursup), est un pari risqué. Et le dialogue social sur lequel mise Jean-Michel Blanquer doit encore faire ses preuves.

400 emplois administratifs supprimés en 2019
Sur les 1 800 suppressions prévues dans l’éducation, au moins 400 porteront sur des emplois administratifs, a précisé Jean-Michel Blanquer sur France Inter, lundi 17 septembre. « Il y a aussi les suppressions que nous ferons dans l’enseignement privé, a affirmé le ministre de l’éducation. Cela doit s’affiner avec le temps et la discussion budgétaire. » L’objectif fixé par Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle est de supprimer 120 000 postes dans l’ensemble des trois versants de la fonction publique au cours du quinquennat.


 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ La dirigeante d’extrême droite a insisté, dimanche, sur les succès électoraux des « partis frères » européens comme la Ligue italienne et le FPÖ autrichien.
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A Fréjus, Marine Le Pen mise sur la fibre identitaire et fait applaudir Matteo Salvini

La dirigeante d’extrême droite a insisté, dimanche, sur les succès électoraux des « partis frères » européens comme la Ligue italienne et le FPÖ autrichien.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 20h31
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 11h02
    |

            Lucie Soullier (envoyée spéciale à Fréjus (Var)








                        



   


« Le moment est venu. » Marine Le Pen n’a pas déclaré sa candidature aux élections européennes, dimanche 16 septembre à Fréjus (Var), elle qui ne veut surtout pas endosser la tête de liste. Elle n’a pas non plus livré le nom du moindre candidat, ni même annoncé un quelconque ralliement. Pourtant, son discours de rentrée a sans conteste dévoilé la tonalité que la présidente du Rassemblement national (RN) compte donner à la campagne qu’elle va mener durant les huit prochains mois.
Entre références aux « racines chrétiennes » et charges contre la « déferlante » migratoire, « la soumission à Bruxelles et à sa folle politique immigrationniste », Marine Le Pen a d’abord et avant tout retrouvé le timbre identitaire et anti-migratoire cher à l’ex-Front national. « La submersion de l’Europe et la submersion silencieuse de la France. (…) Aucun village français, même le plus reculé, n’est plus à l’abri », a-t-elle tempêté devant une salle bleu-blanc-rouge qui entonne les « On est chez nous ! ».
Malgré la fermeture d’un tiers des permanences locales du parti d’extrême droite, des finances plombées – notamment par la saisie à titre conservatoire de 2 millions d’euros d’aides publiques par la justice française dans le cadre de l’enquête sur l’utilisation de l’argent de Bruxelles – et une nouvelle convocation devant les juges pour Marine Le Pen, celle-ci assure avec confiance que « le moment est venu » pour le parti. Que « les événements [lui] donnent rendez-vous ». Que « la grande bataille des Européennes peut tout changer ».

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La « lame de fond » populiste européenne
A l’appui, elle ne se prive pas de citer le dernier sondage Odoxa pour Le Figaro et Franceinfo, qui place au coude-à-coude La République en marche (LRM, 21,5 %) et le RN (21 %). Mais c’est surtout ce qu’elle nomme la « lame de fond » du « grand basculement politique » qui vient servir sa démonstration, à savoir la poussée populiste et souverainiste qui s’empare de l’Europe.
Brexit, Orban, Salvini… Elle égrène les exemples voisins de cette « vague nationale qui monte » et qui la pousse, elle, à afficher un double objectif électoral pour les Européennes de mai : ravir la première place à Emmanuel Macron, et constituer une majorité eurosceptique avec ses « alliés » au Parlement européen. « Nous avons le sentiment de vivre un moment exceptionnel. Dans notre histoire de militants, dans l’histoire du mouvement, pour la première fois, tout peut basculer », acquiesce son conseiller spécial Philippe Olivier.

   


« Aujourd’hui, ce ne sont plus nous qui sommes isolés, poursuit la patronne du RN. Mais Mme Merkel qui perd du pouvoir chaque jour davantage, le titubant [Jean-Claude] Juncker [président de la Commission européenne] et le funambule Macron (…). Nous assistons partout au triomphe des peuples. »
Qu’importe que le président du mouvement souverainiste Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, semble décidé à partir en solo ou que l’ancien ministre sarkozyste Thierry Mariani tarde à annoncer son ralliement. Ses appuis et « partis frères », clame Marine Le Pen, sont désormais européens.

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L’Italien Matteo Salvini cité en exemple
Son atout star trône d’ailleurs dès l’entrée du théâtre de Fréjus, sur le tract (finalement imprimé grâce à un nouvel appel aux dons) où figure Matteo Salvini, le ministre italien de l’intérieur et chef de file de la Ligue (extrême droite). Le même Matteo Salvini, visé dans son pays par une enquête pour séquestration de migrants, se voit cité en « exemple » de la politique migratoire à mener par tous les responsables du RN. « Il montre que nos solutions ne sont pas fantaisistes et que c’est possible », résume le porte-parole du RN, Julien Sanchez.
Et voilà encore M. Salvini ovationné par la salle varoise. Ce n’est pourtant que son émissaire, le député de la Ligue Flavio Di Muro, qui vient de faire son entrée en apportant les « salutations » de son patron, et son ton : « Hier ils nous appelaient racistes et xénophobes (…). Organisons-nous et l’année prochaine tous ensemble, nous gagnerons. »

   


Succès moindre mais même accent mis « contre l’islamisation de notre continent européen » pour Maximilian Krauss du FPÖ autrichien, deuxième invité européen. Deux « seconds couteaux », reconnaît un cadre du RN, mais qui suffisent à pointer que le parti d’extrême droite n’est plus si seul, insiste l’ancien responsable identitaire Philippe Vardon, aujourd’hui conseiller régional : « Aujourd’hui, c’est le camp Macron-Merkel qui est isolé et nous qui nous inscrivons dans ce grand mouvement européen. »

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Quel profil pour la tête de liste ?
On en aurait presque oublié Hervé Juvin, pourtant cité deux fois dans le discours de Marine Le Pen et dont le nom circulait pour emporter la tête de liste aux élections européennes. S’engagera-t-il ? « La question se pose », répond, allusif, l’essayiste, apôtre de l’écologie civilisationnelle, venu de la droite libérale, qui a déjà rédigé au moins un discours pour Marine Le Pen.
Reste que ce « nom » demeure inconnu du grand public. « On le préfère à BHL. Maintenant, si on a Finkielkraut ou Bruckner, on prend aussi », s’amuse Philippe Olivier, tendant par là une main à des philosophes qui, selon lui, « valident nos idées et devraient donc en tirer les conséquences ». Traduction : les rejoindre.
En interne, on préférerait désormais un profil plus « politique » qu’Hervé Juvin pour mener les troupes aux Européennes. Marine Le Pen, elle, ne cache pas sa préférence pour une liste de rassemblement élargie, mais dont la tête serait étiquetée RN. Le député des Pyrénées-Orientales Louis Aliot serait ainsi revenu au centre des discussions. « Son compagnon… Ça ne fait pas très rassemblement », murmure un cadre.
Peu importe, balaye le directeur de l’Observatoire des radicalités politiques Jean-Yves Camus, qui observe davantage « les transferts de voix que les transferts de personnalités ». Pour ce spécialiste de l’extrême droite, « incarner les attentes de l’opinion » permet de faucher davantage de voix à l’adversaire qu’un trophée de chasse.
Or, si la présidente du parti d’extrême droite est affaiblie depuis le second tour de la présidentielle, elle n’a pas de réel rival ; ni en interne, ni même du côté de celui qui a pourtant bien tenté de la concurrencer, le président du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Le réacteur pressurisé européen devait être le fleuron de l’industrie nucléaire française. Pour l’électricien, c’est désormais sa survie et celle de toute une filière qui est en jeu.
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Nucléaire : EDF face au risque de l’EPR

Le réacteur pressurisé européen devait être le fleuron de l’industrie nucléaire française. Pour l’électricien, c’est désormais sa survie et celle de toute une filière qui est en jeu.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 17h30
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 15h20
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

« 74 milliards de dette… et avec le nucléaire, ce n’est pas fini ! » Sur le siège d’EDF, avenue de Wagram, à Paris, la gigantesque banderole de Greenpeace affiche la couleur : on y voir le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, faisant deux doigts d’honneur aux passants, sous la mention « Merci Jean-Bernard ». Cette action coup de poing de décembre 2016 marque une nouvelle étape dans l’argumentaire des opposants au nucléaire : il ne s’agit plus seulement de dénoncer les risques d’accident, mais aussi le risque financier qui pèserait sur EDF.
Les ONG ne sont plus seules sur ce terrain. En juin, celui qui était alors le ministre de tutelle d’EDF, Nicolas Hulot, a repris l’argument. « Une des raisons pour lesquelles EDF se retrouve en difficulté, c’est que notamment la filière nucléaire, pardon de le dire, nous amène dans une dérive. » Dans une allusion claire au coûteux chantier de Flamanville (Manche), il précise : « On voit bien qu’économiquement, il y a une espèce de règle d’or qui est en train de s’imposer dans cette filière, c’est qu’en réalité, on ne tient jamais nos promesses. » Le ministre reprend là une critique de plus en plus courante : non seulement le nucléaire est devenu trop coûteux, mais il serait en plus une erreur stratégique majeure pour EDF.
Un seul EPR raccordé au réseau dans le monde
Pourtant, le réacteur EPR est au cœur de la stratégie du groupe. Il est présenté comme la solution au problème du changement climatique et comme la promesse d’un leadership mondial dans une technologie à laquelle croit plus que jamais le premier opérateur nucléaire au monde, qui emploie plus de 150 000 personnes. L’EPR est-il en train de couler EDF ou est-il sa planche de salut ?
Pour l’instant, le chemin de croix continue. En juillet, le chantier de Flamanville a connu de nouvelles difficultés : après l’annonce de problèmes de soudures, la direction d’EDF a dû se résoudre à annoncer un énième retard du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ La commission d’enquête tentera, mercredi, de comprendre, à travers l’audition d’Alexandre Benalla, quelles étaient précisément les fonctions de l’ancien collaborateur de l’Elysée.
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Les sénateurs LRM ne participeront pas à l’audition d’Alexandre Benalla

La commission d’enquête tentera, mercredi, de comprendre, à travers l’audition d’Alexandre Benalla, quelles étaient précisément les fonctions de l’ancien collaborateur de l’Elysée.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 16h28
 • Mis à jour le
16.09.2018 à 18h27
   





                        



   


Les trois sénateurs La République en marche (LRM), membres de la commission d’enquête du Sénat sur l’affaire Benalla, ne participeront pas à l’audition de l’ancien collaborateur de l’Elysée mercredi, a annoncé, dimanche 16 septembre, François Patriat, le chef de file des sénateurs LRM. « Les sénateurs de La République en marche n’assisteront pas à l’audition de Benalla », a déclaré l’élu de Côte-d’Or à l’AFP, confirmant une information de BFM-TV.

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La commission tentera, mercredi, de comprendre, à travers l’audition d’Alexandre Benalla, quelles étaient précisément les fonctions à la présidence de la République du jeune homme, mis en examen pour violences sur un manifestant le 1er-Mai. Cette audition cristallise les tensions entre la Haute Assemblée et l’exécutif, qui accuse les sénateurs d’empiéter sur le domaine de l’enquête judiciaire.
Les trois sénateurs LRM concernés par ce boycott sont Alain de Belenet (Seine-et-Marne), vice-président de la commission, l’ancien ministre socialiste Alain Richard (Val-d’Oise) et le vice-président du Sénat Thani Mohamed Soilihi (Mayotte).

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