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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Né en Algérie en 1947, il avait mené une importante partie de sa carrière en France. Il est mort à Paris, à l’âge de 71 ans.
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Mort de Djamel Allam, l’un des rénovateurs de la chanson kabyle

Né en Algérie en 1947, il avait mené une importante partie de sa carrière en France. Il est mort à Paris, à l’âge de 71 ans.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 18h22
    |

                            Patrick Labesse








                        



                                


                            

Considéré comme l’un des rénovateurs de la chanson kabyle, Djamel Allam est mort, le 15 septembre, dans un hôpital parisien. L’annonce a été faite par le ministre de la culture algérien, Azzedine Mihoubi, sur son compte Twitter. Le chanteur avait 71 ans.

Né le 26 juillet 1947 dans le village d’Ilmaten, proche de Béjaïa (Vgayet, en berbère), à 220 km à l’est d’Alger, en petite Kabylie, il quitte sa région natale, en 1967, pour Marseille après des études de musique au Conservatoire municipal de Béjaïa. Dans la cité phocéenne, où il se fait embaucher comme machiniste au Théâtre du Gymnase, il croise Brassens, Moustaki, Patrice Chéreau, Léo Ferré, dont il deviendra un ami proche, et Bernard Lavilliers, avec qui il tournera dans les cabarets du port. Celui-ci lui suggère de « monter» à Paris.
Djamel Allam suit ce conseil fraternel et rejoint la capitale où il commence bientôt à se faire un nom dans les cabarets de la rive gauche. En 1971, il retourne en Algérie. Il y devient animateur et producteur à la radio nationale francophone Chaîne 3. Il prend par ailleurs la direction artistique du cabaret La Voûte, à Moretti, dans la banlieue d’Alger. Il y invite Marc Ogeret, Léo Ferré, Areski Belkacem et Brigitte Fontaine, dont il adaptera en kabyle le titre L’Accident. Il fait sa première apparition sur scène en 1972, en première partie du duo Areski et Fontaine, à la salle El Mouggar, à Alger.
Affinités avec le cinéma
De retour à Paris, deux années plus tard, il participe à l’émission « Pas de Panique », de Claude Villers sur France Inter et sort son premier album Arjouth (« Laissez-moi raconter »), sur le label discographique français L’Escargot (François Béranger, Angel Parra, Pascal Auberson, Beausoleil Broussard…), créé par Gilles Bleiveis. Suivront ensuite Argu (« Les rêves du vent », 1978), Si Slimane (1981), puis Salimo et Mara d-yughal (« Quand il reviendra »), en 1985. L’année...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ Cinq ans après la renaissance de la série de jeux vidéo « Tomb Raider », son héroïne, Lara Croft, ne montre pas de signe d’essoufflement mais peine à proposer quoi que ce soit de neuf.
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« Shadow of the Tomb Raider » : la série ressuscitée entame sa traversée du désert

Cinq ans après la renaissance de la série de jeux vidéo « Tomb Raider », son héroïne, Lara Croft, ne montre pas de signe d’essoufflement mais peine à proposer quoi que ce soit de neuf.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 14h59
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 18h24
    |

            Corentin Lamy








                        



   


Shadow of the Tomb Raider, disponible depuis vendredi 14 septembre sur PC, PlayStation 4 et Xbox One, est le douzième jeu de la série. Mais il marque surtout la fin d’un cycle entamé en 2013, quand la célèbre aventurière Lara Croft a pris un virage plus réaliste, plus sombre, plus adulte. L’héroïne telle qu’on l’avait connue jusqu’ici mourait alors pour mieux renaître, abandonnant au passage les vieilles recettes qui l’avaient rendue célèbre en 1996 – et ringarde quelque part autour de 1999.
Terminé le jeu de plate-forme un peu abscons et totalement injuste : la Lara Croft nouvelle se réinventait en « héroïne d’action » survivaliste. De petite Britannique perdue sur une île hostile, elle se muait progressivement en machine à tuer, Predator à l’accent aristocratique capable, pêle-mêle, de dépecer les fauves les plus féroces de la région comme d’abattre, d’une flèche ou d’un coup de piolet bien placé, un soldat surentraîné. Une relecture sombre, dans l’air du temps – on pense au traitement que Christopher Nolan a imposé à Batman au cinéma.
Surtout, le Tomb Raider cuvée 2013 était un jeu qui avait presque quelque chose à dire – et c’est rare, dans une industrie où les budgets sont aussi énormes que les prises de risque sont rares. Une métaphore à filer, en tout cas : celle d’un personnage, et donc d’une série, figure biblique crucifiée – pour mieux ressusciter.
Peu avare en gros plans sur les plaies, les membres brisés et les chairs tranchées des vilains, Tomb Raider n’avait pas peur d’infliger à son personnage le même traitement. Au moindre faux pas, celle-ci se voyait frappée de blessures toutes plus terribles les unes que les autres, comme autant de stigmates, comme s’il lui fallait expier, dans la douleur, les péchés de la Lara d’avant, aussi lisse que les films avec Angelina Jolie.
Un chemin de croix qui culminait dans une scène culte à plus d’un titre, où l’on retrouvait l’exploratrice plongée dans un bain de sang, baptême païen mais rédempteur, dont elle sortait absoute de ses pubs pour la Seat Ibiza.

   


En mode Rambo
Dans Shadow of the Tomb Raider comme dans Rise of the Tomb Raider, sorti entre-temps, on retrouve Lara Croft lancée sur les traces d’une organisation criminelle aux allures de secte (ou l’inverse), les Trinitaires. Eux-mêmes semblent cette fois bien décidés à mettre la main sur des artefacts un peu incas, un peu mayas, définitivement précolombiens en tout cas, qui auraient le pouvoir, ce n’est pas rien, de provoquer la destruction du monde. L’occasion de creuser le sillon gore tracé par les épisodes précédents, à grand renfort de rituels sanglants et autres sacrifices salissants.
Les accents religieux, prophétiques, n’ont d’ailleurs jamais été plus littéraux que dans ce Shadow of the Tomb Raider. La reine du petit village de Paititi, sorte d’El Dorado où tout le monde serait mystérieusement anglophone, nous met d’ailleurs rapidement au jus : cette fois, ce n’est plus à la mort et à la résurrection d’une icône qu’on va assister, mais au sacrifice d’un dieu.
A cette nuance près, il y a peu de changement à attendre de cette ultime mission de l’exploratrice britannique. On y retrouve ce qui fait l’ADN de la série, séquences de varappe comprises, que ce soit le long de falaises escarpées ou dans des temples souterrains. Celles-ci sont toujours ponctuées de bastons musclées, et de moments de planque en mode Rambo, le visage barbouillé de boue, le couteau profondément planté, par-derrière, dans la carotide honnie.

   


S’écarter du chemin
Par ailleurs, comme les épisodes précédents, Shadow of the Tomb Raider invite à s’écarter de la route toute tracée pour tenter de dénicher de petits temples charmants et atypiques, prétextes à autant de défis optionnels. On y trouvera des tenues alternatives, des pièces d’équipement bonus, ou juste de bonnes vieilles acrobaties à l’ancienne.
Il faut saluer au passage comment ces temples sont intégrés au monde. On passe sans s’en rendre compte de l’aventure principale à des quêtes optionnelles sans que celles-ci n’aient l’air de petits niveaux indépendants. L’inextricable jungle péruvienne, ainsi que ses sommets escarpés, semblent avoir été inventés pour ça : bourrés de coins et de recoins, de trucs planqués et de secrets à découvrir, ils restent du début à la fin de l’aventure « organiques », sans que le découpage ne fasse jamais trop artificiel, trop « jeu vidéo ».
Mais aujourd’hui comme il y a cinq ans, cette profusion de temples à visiter, d’objets à collectionner, ainsi que de compétences à débloquer, pose une question. Est-ce vraiment pertinent de tenter de raconter une histoire de fuite en avant, de course contre le temps, contre les méchants, contre cette éclipse qui s’amorce et la fin du monde qui s’annonce, tout en encourageant le joueur à flâner, à collectionner et à revenir en arrière ?
Pourquoi s’encombrer de systèmes de points d’expérience et de compétences systématiquement inutiles, alors que les dernières aventures de Lara Croft sont censées être celles d’une femme revenue à l’état quasi sauvage, un animal, une prédatrice débarrassée du superflu – et de ses états d’âme ?
Ça a toujours été le souci de cette nouvelle trilogie, qui a du mal à faire se rencontrer ce qu’il raconte et la façon dont il le fait. Et si le premier épisode avait au moins l’audace de réinventer Lara en figure christique, ce troisième épisode, lui, ne va même plus au bout de cette idée.

   


Pas les épaules ?
Dommage, il y avait là largement matière. Car, sans trop en dire, on devine assez vite : le dieu qui va devoir se sacrifier est en réalité une déesse.
Mais plutôt que d’explorer la dimension divine de son héroïne, les développeurs n’en font rien, comme encombrés par cette trop bonne idée. Comme conscients que Lara Croft, la Lara Croft ressuscitée en 2013, a échoué à achever sa mue, ou plutôt sa transcendance, et n’a pas les épaules pour assumer ce rôle.
A défaut d’avoir quelque chose à comprendre, ne reste alors plus qu’à jouer. A refaire, pour la troisième fois, ce que les développeurs de la série Tomb Raider nous proposent en boucle depuis 2013.
Est-ce que c’est mauvais ? Certainement pas. C’est même de la très belle ouvrage. Cinq ans après, il reste toujours aussi plaisant de se planquer dans les fourrés, de s’accrocher au rebord de précipices sans fond, de se rêver redoutable chasseuse prédatrice.
Mais reste que, dans un panthéon du jeu vidéo désormais peuplé par des dieux nommés Uncharted 4, Witcher III ou God of War, Lara Croft ressemble désormais à un esprit des temps anciens, pour ne pas dire à une antiquité.
En bref
On a aimé :
La chasse, la planque, l’escalade, toujours aussi réussisUne expérience resserrée qui se boucle, à moins de se disperser, en moins de dix heuresLes grottes, temples et autres intérieurs très beaux, très organiques
On n’a pas aimé :
Les extérieurs qui commencent, graphiquement, à vieillir un peuToujours cette curieuse dichotomie entre un scénario haletant et un univers qui invite à flânerLe jeu vidéo a beaucoup évolué en cinq ans. Pas Tomb Raider.
C’est plutôt pour vous si…
Vous avez envie de refaire la même chose que dans les épisodes précédents… mais dans la jungleVous aimez collectionner les costumes alternatifs (celui qui remplace le modèle 3D de Lara Croft par celui des épisodes des années 1990 vaut le coup à lui seul)
Ce n’est pas pour vous si…
Vous avez vu l’ouverture de Witcher III, la démesure de God of War et la mise en scène d’Uncharted 4 et vous ne pouvez plus revenir en arrière
La note de Pixels
Tomb Raider 6/12



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ L’enregistrement des données lors d’un voyage de New York à La Nouvelle-Orléans a permis d’écrire en temps réel « 1 the Road ». Bien loin du chef-d’œuvre de Jack Kerouac.
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Une intelligence artificielle « écrit » un livre sur les traces de Kerouac

L’enregistrement des données lors d’un voyage de New York à La Nouvelle-Orléans a permis d’écrire en temps réel « 1 the Road ». Bien loin du chef-d’œuvre de Jack Kerouac.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 11h14
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

Encore une bénédiction ou juste un bref sursis pour les amoureux de la littérature ? Le premier ouvrage né d’une expérimentation de création littéraire réalisée par un réseau de neurones artificiels, 1 the Road, signé par Ross Goodwin et publié cette semaine par Jean Boîte Editions (144 p., 24 €, non traduit en français), n’arrive pas à la cheville des bons romans de la rentrée.
Sur les traces de Jack Kerouac, en empruntant un des trois itinéraires de On the Road (« Sur la route »), entre Brooklyn (New York) et La Nouvelle-Orléans (Louisiane), « l’auteur » a placé une caméra de surveillance sur le coffre d’une Cadillac de location, un système de GPS sur le toit, une horloge et un micro pour capter les conversations dans la voiture.
« Chacune des données a fourni aux réseaux de neurones artificiels des points de départ narratifs : une image à transcrire en texte, un lieu à décrire, une ligne de dialogue à développer ou simplement l’heure de la journée », explique Ross Goodwin.
Au cours de ce voyage de quatre jours, l’enchaînement des données a produit un texte écrit en temps réel. Soit un manuscrit de 200 000 mots, qui n’a comme seul point commun avec le poète de la Beat generation que le fait d’être livré en un gigantesque rouleau de papier débordant sur les sièges arrière de la voiture. On the Road – qui fut publié dans l’Amérique puritaine en 1957 expurgé des passages les plus crus sur la drogue et le sexe – avait en effet été écrit sur un rouleau long de 36 mètres, sans aucun paragraphe ni retour à la ligne.
Apprentissage profond
Ross Goodwin, qui fut la plume de Barack Obama et de l’ex-secrétaire d’Etat des Etats-Unis John Kerry, a changé de métier pour devenir entraîneur de réseaux d’intelligence artificielle. Utilisant une méthode d’apprentissage profond, il assure avoir injecté uniquement les meilleurs classiques de l’édition américaine à sa machine. Il était accompagné dans cette aventure...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ Le milliardaire de la high-tech Marc Benioff va acquérir le mythique « Time Magazine ». Une nouvelle illustration de la situation dramatique que traverse la presse d’information générale outre-Atlantique.
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« Aux Etats-Unis, la presse d’information entre dans les eaux profondes du mécénat »

Le milliardaire de la high-tech Marc Benioff va acquérir le mythique « Time Magazine ». Une nouvelle illustration de la situation dramatique que traverse la presse d’information générale outre-Atlantique.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 10h47
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique « Pertes & profits ». Les milliardaires du high-tech américain rêvent de connecter le monde entier, d’attacher leurs clients aux écrans de toutes sortes, mais, une fois fortune faite, ils se passionnent pour le papier – celui, ordinaire, des journaux ou le glacé des magazines. Le plus riche de ces nababs, Jeff Bezos, le PDG d’Amazon, s’est offert en 2013 le célèbre Washington Post. En 2017, Laurene Powell Jobs, la veuve de Steve Jobs, le fondateur d’Apple, a mis la main sur le magazine The Atlantic, puis en 2018, c’est au tour du Los Angeles Times de tomber dans le giron de Patrick ­Soon-Shiong, un chirurgien fondateur de sociétés d’informatique et de biotechnologie, déjà propriétaire du San Diego Union-Tribune.
Et l’on a appris, dimanche 16 septembre, que Marc Benioff, le fondateur de la ­société d’informatique Salesforce, venait d’acheter le plus mythique des grands « mags » américains, le Time Magazine. Fondé en 1923, il est devenu une telle puissance dans les années 1960 qu’il disposait de l’un des plus beaux buildings de New York. Il a donné naissance au plus grand groupe de médias de l’après-guerre, Time Warner. Après une vie agitée et vingt ans de déclin de la presse papier, le groupe, qui s’était déployé dans la télévision, la musique et le cinéma, a été progressivement démantelé, puis absorbé en juin 2018 par l’opérateur téléphonique AT&T.
Six mois auparavant, la division presse avait été vendue au groupe Meredith, qui s’est empressé de revendre Time dans la foulée pour la modique somme de 190 millions de dollars (163 millions d’euros). Un montant qui reflète la situation dramatique de la presse d’information générale aux Etats-Unis. La diffusion des journaux quotidiens a été réduite de moitié par rapport à son plus haut niveau du début des années 1990 et a perdu 40 % sur les dix dernières années, ravagée par le développement fulgurant de l’information gratuite...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ Pachi Santiago et Olivier Blanckart, exposés au Festival Images – Biennale des arts visuels, se travestissent en icônes.
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Photographie : à Vevey, les autoportraits d’une époque

Pachi Santiago et Olivier Blanckart, exposés au Festival Images – Biennale des arts visuels, se travestissent en icônes.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 10h15
    |

            Michel Guerrin (Vevey (Suisse), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Exposé dans un parc au centre de Vevey, en Suisse, l’Espagnol Pachi Santiago se prend pour Claudia Schiffer. Un peu plus loin, au bord du lac Léman, le Français Olivier Blanckart se transforme, photo après photo, en Sartre, ­Laurel, Hardy, Balzac, Cohn­-Bendit, Depardieu, David Lynch, Renaud, Mélenchon, Courbet – liste non exhaustive. Autant dire qu’on a envie de rencontrer ces deux artistes pour voir à quoi ils ressemblent en vrai. L’Espagnol a le trait fin, le cheveu blond mais un regard noir qui n’appartient qu’à lui. Olivier Blanckart ne ressemble qu’à Olivier Blanckart – petit, rondelet, blond dégarni. Son visage est de la pâte à modeler. Un visiteur le croise et lui lance, stupéfait : « C’est vous, l’artiste ? » C’est lui.

Blanckart épate par sa façon de se transformer, sans assistant, sans recourir à des images de ­synthèse, juste avec des postiches à 3 euros, un maquillage grossier, du scotch, un coup de crayon. L’appareil est souvent un Instamatic ou un téléphone. Ce qui compte, c’est qu’il a beaucoup regardé les images d’illustres avec les attributs de leurs apparences : une coiffure, un vêtement, un regard, un sourire, une mimique, un objet.
Peu importe de savoir si Cohn-Bendit est crédible. La chemise bleue ouverte sur un tee-shirt blanc avec veste grise, le sourire désarmant, c’est lui. Les cheveux sculptés d’un rockeur, le regard de chien battu, la chemise blanche fermée sans cravate, c’est le ­cinéaste David Lynch. Le regard ­vitreux, les joues qui tombent, les lèvres pincées, la coiffe blonde, la robe bleu Klein, c’est Angela ­Merkel. Le cou dans le col roulé et les lunettes trop grandes, c’est Marguerite Duras.
Parfois, Blanckart fait évoluer son corps pour s’approcher du modèle – il est monté à 83 kg pour Balzac
Blanckart fait de la pantomime. Il accentue les stéréotypes, il les caricature. Parfois, il fait évoluer son corps pour s’approcher du modèle – il est monté à 83 kg pour Balzac. Quand les personnages...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ Le directeur du Festival Images, qui ne croit pas à l’exception culturelle, détaille la manière dont il a implanté l’art dans la ville de Vevey.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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Stefano Stoll : « La culture ne doit pas être dans un monde parallèle »

Le directeur du Festival Images, qui ne croit pas à l’exception culturelle, détaille la manière dont il a implanté l’art dans la ville de Vevey.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 10h14
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 11h41
    |

            Michel Guerrin (Vevey (Suisse), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Stefano Stoll est le directeur du Festival Images, la biennale d’arts visuels de Vevey (Suisse), qui a la particularité d’installer une grande partie des œuvres et projets dans la rue, les parcs, sur des façades d’immeubles, dans la gare, les vitrines des magasins et même sur l’eau du lac Léman. Il explique sa démarche.

Etre dans la rue, est-ce pour aller à la rencontre du public ?
Au début, il y a douze ans, j’ai cherché à planter profondément les racines du festival dans la ville. Je voulais le public local. Je déteste l’entre-soi, j’aurais pu faire le malin et faire venir d’emblée une star de l’art conceptuel pour viser les convaincus. C’était l’échec assuré. Ici, le public vient pour vivre une expérience sensible, pas pour qu’on lui donne un cours d’art contemporain. Nous devons lui ­raconter des histoires. Je n’expose pas dans un cube blanc, mais dans la ville, et c’est plus compliqué.
Par exemple ?
Ce festival est tellement lié aux aléas de la ville… La moitié des projets sont abandonnés. Une décision politique, un accident de la route, un trou dans un mur, un changement de législation, une boutique qui ferme pour travaux, un ravalement de façade inopiné, un propriétaire de maison où j’ai prévu une exposition et dont l’épouse meurt dix jours avant le festival, une canalisation qui pète, une tempête sur le lac, tout cela bouleverse le festival. Ce n’est pas chaque semaine, c’est chaque heure qu’un imprévu surgit. Par exemple, on a eu un problème avec Nestlé, la première entreprise de la ville…
Quel problème ?
Nestlé nous avait promis un ­bâtiment en friche de 800 m2, ­situé derrière la gare, qui serait devenu le siège de l’équipe du festival et un lieu d’exposition pour jeunes artistes. Et puis Nestlé s’est retrouvé en conflit avec la ville de Vevey autour d’une parcelle qui lui appartient. Mécontent, Nestlé a décidé de ne plus nous donner ce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ La Fondation Beyeler présente des grands formats où reviennent motifs sexuels et étrangetés délibérées.
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Exposition : à Bâle, les obsessions calculées de Balthus

La Fondation Beyeler présente des grands formats où reviennent motifs sexuels et étrangetés délibérées.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 09h43
    |

                            Philippe Dagen (Bâle (Suisse)








                        



                                


                            

La célébrité de Balthus (1908-2001) est depuis longtemps établie. Après la rétrospective au Metropolitan Museum of Art de New York et au Centre Pompidou, en 1983, il y en a eu à Lausanne, Madrid, ­Venise, Martigny et, plus récemment, à Tokyo, Rome et Vienne. Toute une littérature apologétique s’est déposée devant ses tableaux. Ceux-ci coûtent encore plus cher depuis que le galeriste Larry Gagosian les vend. S’ajoutent les éléments people, Balthus, comte de Rola, et son épouse Setsuko, Balthus et David Bowie, Balthus et Bono – qui chanta à ses ­obsèques.

S’ajoute aussi la polémique, depuis que le Metropolitan a été sommé par une pétition de ne plus exposer Thérèse rêvant, parce qu’on y voit une très jeune fille à la jupe retroussée, sa culotte très visible au centre de l’œuvre. Le Met a refusé d’accéder à la demande. Mais le Musée Folkwang d’Essen, lui, a renoncé, en 2014, à présenter les Polaroid que le peintre prenait dans les dernières ­années de sa vie avec pour unique modèle la jeune Anna, quand elle avait de 8 à 16 ans, par crainte de protestations – protestations qui ne s’étaient pas élevées quand la galerie Gagosian avait montré ces petites photographies à New York quelques mois auparavant.

Thérèse rêvant est visible dans la rétrospective qui se tient à la Fondation Beyeler, à Bâle, puis au ­Musée Thyssen-Bornemisza, à Madrid, à partir du début 2019. ­Exposition assez courte : une quarantaine de toiles, de sorte que certains moments de l’œuvre sont mentionnés par allusion plutôt que véritablement montrés, particulièrement les dernières ­décennies, à Rome à la Villa Médicis de 1961 à 1977, puis à Rossinière, dans les Alpes vaudoises, dans le « Grand Chalet ».

Mais exposition construite autour de tableaux de grand format – bien qu’y manque La Montagne, de 1937 : il y a La Rue, de 1933, La Jupe blanche, de 1937, et Le Passage du Commerce-Saint-André,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ La Fondation Beyeler célèbre l’un des plus grands et mystérieux peintres figuratifs du XXe siècle, jusqu’au 1er janvier 2019.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ Le plus grand théâtre privé de la rive gauche a subi les contrecoups de l’affaire Gilbert Rozon.
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Le 13ème Art sans directeur, un an après son ouverture

Le plus grand théâtre privé de la rive gauche a subi les contrecoups de l’affaire Gilbert Rozon.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 09h21
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            Sandrine Blanchard








                        



                                


                            

Un an après son ouverture, le flambant neuf théâtre Le 13ème Art n’a plus de directeur. « J’ai démissionné de mes fonctions fin juillet », confirme au Monde Olivier Peyronnaud. Installé au cœur du centre commercial Italie 2, dans le 13e arrondissement de Paris, à l’emplacement de l’ancien cinéma Grand Ecran, le plus grand théâtre privé de la rive gauche, avec ses deux salles de spectacle de 900 et 130 places, a subi les contrecoups de l’affaire Gilbert Rozon.

Accusé, en octobre 2017, de plusieurs agressions sexuelles au Canada, ce businessman québécois – dont la société de production et de distribution, Juste pour rire, avait investi 5 millions d’euros dans ce nouveau lieu parisien et en assurait la gestion – a vendu son groupe, au printemps, à l’agence artistique américaine ICM Partners et au producteur canadien Howie Mandel. En juin, ces derniers ont à leur tour cédé 51 % de leurs parts aux entreprises canadiennes Bell Média et Evenko. « L’affaire Rozon n’a pas eu d’impact sur la fréquentation du 13ème Art, car Juste pour rire est peu connu en France, mais cela a tout arrêté au niveau de la trésorerie », explique Olivier Peyronnaud.
« Je ne suis plus la bonne personne »
Dans l’Hexagone, Gilbert Rozon était surtout connu comme juré de l’émission « La France a un incroyable talent », sur M6. Le public sait moins que Juste pour rire est une sorte de multinationale de l’humour,avec des divisions dans plusieurs pays – dont une en France, à Paris, devenue une coquille vide. « Je n’ai quasiment pas eu de contact avec les Américains ; désormais, ils ne veulent faire que de la location de salle, cela ne m’intéresse pas, je ne suis plus la bonne personne », justifie Olivier Peyronnaud, qui, avant d’être à la tête de Juste pour rire France et du 13ème Art, dirigeait la maison de la culture de Nevers.

Pour sa première saison, le théâtre avait fait le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ Dans le cadre du Festival d’automne, à la MC93 de Bobigny, « Le Père » conte la dégringolade d’un agriculteur ruiné.
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Théâtre : la scène hurlante de Julien Gosselin

Dans le cadre du Festival d’automne, à la MC93 de Bobigny, « Le Père » conte la dégringolade d’un agriculteur ruiné.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 08h54
   





                        



                                


                            
Par Joëlle Gayot

Dans le noir absolu, la voix du comédien Laurent Sauvage s’élève. On ne voit rien. Ni l’acteur, ni la scène, ni même son voisin spectateur. Ce spectacle, mis en scène par Julien Gosselin, commence par une épure que ne renierait pas Claude Régy, maître inégalé des obscurités au théâtre. Les paroles, que rien ne parasite, nous parviennent limpides, explicites et concrètes.
L’homme qui s’exprime est un agriculteur tombé de toute sa hauteur, vaincu par l’ingratitude d’une terre pas assez performante pour résister aux injonctions européennes décidées par la Politique agricole commune (PAC). Ses récoltes sont minables, il est ruiné, les huissiers ont frappé à sa porte, il a dû vendre sa ferme. La descente aux enfers commence et avec elle la chute de l’homme dans le précipice du doute, de la colère et de l’humiliation. Un beau sujet pour le théâtre que cette figure de paysan broyé par le productivisme. Un sujet trop rarement traité qui plonge pourtant au cœur d’une dépersonnalisation exécutée à marche forcée.
Julien Gosselin, apparu au public en 2013 avec sa mise en scène éclatante des Particules élémentaires, d’après le roman de Michel Houellebecq, était jusqu’ici un habitué des très longs formats. Des heures de représentation, de la vidéo et des plongées en apnée dans de vastes romans (celui de Don DeLillo étant, au Festival d’Avignon 2018, le dernier en date). Mais voici qu’il adapte en une heure le premier roman de Stéphanie Chaillou, L’Homme incertain (Alma éd., 2015), et accède, par son entremise, à une seconde identité. Il devient Le Père, ce qui, au passage, en dit beaucoup sur la nature de ce que l’on entend.

Dégringolade vertigineuse
L’homme qui parle n’a plus rien en lui de vivant. Sa dégringolade est vertigineuse. Il la décrit, la commente, met dessus des mots simples. Neutralité du vocabulaire, grammaire réduite à l’essentiel, un constat plat et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Les aficionados affluent du monde entier pour découvrir tous les vocabulaires du flamenco.
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La chanteuse Ines Bacan électrise la Biennale de Séville

Les aficionados affluent du monde entier pour découvrir tous les vocabulaires du flamenco.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 08h33
    |

                            Patrick Labesse (Séville (Espagne)








                        



                                


                            

Intense et bouleversante au côté du guitariste Antonio Moya, Ines Bacan vient de chanter sa vérité sous l’œil innocent des angelots de l’église Saint-Louis-des-Français, joyau de l’art baroque sévillan. Nous sommes au cœur du quartier de la Macarena, dans le cadre de la 20e édition de la Biennale du flamenco organisée par la cité andalouse. Un rendez-vous de notoriété mondiale, immanquable pour les aficionados qui y affluent du monde entier (en 2016, 40 % du public venait de l’étranger, dont 8,4 % des Etats-Unis et 7,6 % du ­Japon), avec plus de 60 concerts et spectacles en différents lieux, ­jusqu’au 30 septembre.
Née en 1952 à Lebrija (province de Séville), comme toute sa famille gitane, Ines Bacan est l’une des grandes figures actuelles du cante jondo, ce chant de l’âme. Arrière-petite-fille du cantaor Fernando Peña Soto, dit « El Pinini », elle est la sœur du guitariste Pedro Bacan (1951-1997), qui l’a poussée à vaincre sa timidité. Ines Bacan s’est produite à plusieurs reprises avec son frère à la Biennale de Séville.
Les professionnels participant à la diffusion du flamenco à travers le monde viennent y faire leur marché
Ici défilent tous les vocabulaires du flamenco, des plus traditionnels aux plus novateurs. Beaucoup de créations y sont données et les professionnels participant à la diffusion du flamenco à travers le monde viennent y faire leur marché, à l’instar de Didier Deschamps, directeur du Théâtre national de Chaillot, à Paris, coproducteur du spectacle de la danseuse et chorégraphe Rocio Molina, qui sera présenté en France en octobre, ou d’Ernestina van de Noort, créatrice d’une biennale du flamenco aux Pays-Bas.

Après une pause cigarette, Ines Bacan échange quelques mots avec Niño de Gines, qui l’a précédée, impressionnant de maturité à 26 ans. Il repartira avec un précieux conseil de son aînée : « Tu as quelque chose de prodigieux dans la gorge, mais tu dois le ­doser. Ne donne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ L’humoriste joue dans le spectacle « Le CV de Dieu » au Théâtre de La Pépinière, à Paris, jusqu’à fin décembre.
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Article sélectionné dans La Matinale du 16/09/2018
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Didier Bénureau met Dieu sur le gril

L’humoriste joue dans le spectacle « Le CV de Dieu » au Théâtre de La Pépinière, à Paris, jusqu’à fin décembre.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 06h21
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 07h58
    |

            Sandrine Blanchard








                        



                                


                            

L’enfant de chœur qu’a été Didier Bénureau prend un malin plaisir à faire passer un entretien d’embauche à Dieu. Créée avec succès cet été dans le Festival « off » d’Avignon, la pièce Le CV de Dieu, adaptation théâtrale éponyme du livre de Jean-Louis Fournier, arrive à Paris au Théâtre de La Pépinière. Ce comédien intranquille, humoriste à la plume mordante sur scène et éternel troisième rôle au cinéma, s’interroge : le public de la capitale, que l’on dit souvent difficile, sera-t-il aussi enthousiaste que celui de la cité des Papes ?
Jean-Louis Fournier ne voyait « que lui » pour interpréter ce DRH teigneux et un peu beauf, pas du tout impressionné d’interroger Dieu (joué par Jean-François Balmer), qui déprime au ciel et a décidé de redescendre sur terre pour trouver du travail.
Didier Bénureau : « La prof de la MJC m’a pris un jour à part pour me dire que j’étais doué »
Enfant, Didier Bénureau allait chaque dimanche à la messe, sans y croire mais sans déplaisir. A bien y réfléchir, c’est sans doute dans cette église Saint-Pierre-Saint-Paul de Courbevoie (Hauts-de-Seine) qu’il a découvert le théâtre. « Pendant sept ans, j’étais comme sur une scène, avec son décorum et ses accessoires, j’y ai fait mes premières lectures en public », se souvient-il. La vraie scène, le jeune Bénureau l’a connue par hasard à la MJC de Villeneuve-la-Garenne, où il a lâché sa guitare (sa première passion) pour interpréter un sketch et, quelques mois plus tard, suivre des cours de théâtre. « La prof de la MJC m’a pris un jour à part pour me dire que j’étais doué », confie-t-il en déclamant par cœur une tirade d’Alceste dans Le Misanthrope avec laquelle il avait conquis l’enseignante : « Rougissez bien plutôt, vous en avez raison/Et j’ai de sûrs témoins de votre trahison./ Voilà ce que marquaient les troubles de mon âme/Ce n’était pas en vain que s’alarmait ma flamme… »
Les mots doux de sa prof trottent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ Chaque lundi, le service Culture du « Monde » propose aux lecteurs de « La Matinale » un choix de concerts, de festivals, de clips…
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Haendel, du jazz, Prince et le Paris Popfest : une semaine en musique

Chaque lundi, le service Culture du « Monde » propose aux lecteurs de « La Matinale » un choix de concerts, de festivals, de clips…



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 06h21
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 07h24
   





                        


LES CHOIX DE LA MATINALE
Il y en aura pour toutes les oreilles cette semaine, avec des airs d’opéra de Haendel, du jazz à Anglet, de l’indie pop à Paris et le festival Ouest Park au Havre. Quant aux nostalgiques du Kid de Minneapolis, ils réserveront sans tarder leur place pour le spectacle 4U A Symphonic Celebration of Prince, le 26 novembre dans la capitale.
DEUX CONCERTS : Haendel avec Philippe Jaroussky à Versailles et à Paris

   


Georg Friedrich Haendel a donné à l’opéra baroque des pages parmi les plus émouvantes ou virtuoses du répertoire (Ariodante, Lotario, Almira, Giulio Cesare, Rodelinda, Serse, Scipione), confiant aux chanteurs stars de son époque des rôles taillés sur mesure, qui réclament aujourd’hui des interprètes hors du commun. Ce qui est sans conteste le cas de la soprano hongroise Emöke Barath et du contre-ténor Philippe Jaroussky, lesquels se produiront à l’Opéra Royal de Versailles puis à la Philharmonie de Paris avec les musiciens de l’Ensemble Artaserse. Marie-Aude Roux
Haendel, airs et duos d’opéra, avec Philippe Jaroussky (contre-ténor), Emöke Barath (soprano), Ensemble Artaserse. A l’Opéra royal de Versailles, château de Versailles, mercredi 19 septembre, à 20 heures. Tél. : 01 30 83 78 89. De 58 € à 265 €. A la Philharmonie de Paris, 221, avenue Jean-Jaurès, Paris 19e, vendredi 21 septembre, à 20 h 30. Tél. : 01 44 84 44 84. De 10 € à 90 €.
UN VIDÉOCLIP : « I Feel a Change », par Charles Bradley

Le 23 septembre 2017, Charles Bradley, « l’aigle hurlant de la soul », décédait des suites d’un cancer. Comme feu son amie Sharon Jones et compagne de label, disparue quelques mois avant lui, le chanteur new-yorkais a traversé une vie de galères avant de connaître le succès grâce à ses trois uniques albums, No Time of Dreaming (2011), Victim of Love (2013) et Changes (2016).
Alors qu’il aurait fêté ses 70 ans le 5 novembre, le label brooklynois Daptone annonce la parution d’un album posthume le 9 novembre, intitulé Black Velvet (son ancien nom de scène), qui rassemblera ses derniers enregistrements et quelques inédits.
Le premier extrait, I Feel Change, une splendide ballade magnifiée par la voix écorchée de Bradley, a été enregistrée initialement lors des sessions de Victim of Love (2013). La vidéo emprunte des images au film Living On Soul, réalisée par Jeff Broadway et Cory Bailey, attendu lui aussi prochainement. Ce documentaire a été tourné en 2014 durant les trois jours de résidence des artistes du label Daptone à l’Apollo Theater de Harlem. Franck Colombani
UNE REVUE : « Jazz magazine » de septembre, spécial soul et jazz-funk

   


Avec une photographie de James Brown (1933-2006), prise par Jeff Goode, en couverture, Jazz magazine annonce, pour son numéro de septembre, deux sujets consacrés au « parrain » de la soul et du funk. D’une part, un portfolio de photographies de Jean-Marie Périer, avec ses commentaires, documents à propos d’une tournée aux Etats-Unis, en 1967. D’autre part, un retour sur un concert légendaire, le 8 mars 1971, à l’Olympia, à Paris.
Avec cet ensemble le mensuel musical propose un dossier intitulé « La Galaxie jazz-funk », avec en particulier des articles sur le claviériste George Duke, le vibraphoniste Roy Ayers, les producteurs Larry et Fonce Mizell, la claviériste Patrice Rushen et le tromboniste Wayne Henderson. Enfin quatre pages sont consacrées à la parution, annoncée le 21 septembre, d’un disque inédit de Prince (1958-2016), une séance de répétition du musicien, en 1983, seul au piano et au chant. Sylvain Siclier
« Jazz magazine », no 709, septembre 2018, 98 p., 6,90 €. En kiosques et sur le site Internet du mensuel.
TROIS FESTIVALS :
Anglet Jazz Festival, du 20 au 23 septembre

   


Festival atlantique à Anglet (Pyrénées-Atlantiques), du jeudi 20 au dimanche 23 septembre, avec en international de l’étape, le guitariste tout terrain, Sylvain Luc. Sylvain Luc, de la fratrie Luc semblable aux familles de musiciens (les Darizcuren, etc.) qui illustrent un pays qui sait encore danser et chanter sans folklorisme, invite des pointures (Sly Johnson, Stéphane Belmondo, Minino Garay…), le 21 septembre.
Gérard Luc et Serge, ses frères, font danser le pays basque. Sylvain Luc rencontre toutes les stars qui aiment son allant et sa modestie. Le 22, la chanteuse en vue, Camille Bertault se présente en quartette. Entre cent créations époustouflantes, ne pas rater sa reprise magnifique de Brassens. La suite donne à entendre Jacky Berecochea, Grégory Privat, et le formidable Jean-Pierre Como (dans les jardins, le 23). A suivre. Il n’est pas de « petits » festivals, surtout en fin de saison. Francis Marmande
Anglet Jazz Festival, au Théâtre de Quintaou et Parc de Baroja, Anglet (Pyrénées-Atlantiques). Du jeudi 20 au dimanche 23 septembre. De 8 € à 29 € ; forfaits de 32 € à 45 €.
Paris Popfest, au Hasard ludique, à Paris, les 21 et 22 septembre

   


La deuxième édition du festival Paris Popfest, dédié à la scène indie pop internationale, prévu vendredi 21 et samedi 22 septembre, a de quoi émoustiller les fétichistes d’une certaine pop indépendante lorsque ce terme avait encore un sens.
Une mouvance qui a fait les beaux jours de la pop anglaise au début des années 1980, défendue par des petits labels britanniques adeptes du « do-it-yourself » tels que Sarah Records, Postcard, ou encore Creation (avant de décrocher la timbale avec Oasis). Si le groupe de Morrissey, The Smiths, en incarnait la quintessence du style, il cachait une bien belle forêt : Orange Juice, Felt, The Monochrome Set…
Pour cette deuxième édition, huit groupes se produiront sur la scène du Hasard ludique, l’ancienne gare de la petite ceinture à la porte de Saint-Ouen (18e) dotée désormais d’une salle flambant neuve (capacité d’accueil de trois cents personnes). Avec deux têtes d’affiche aussi emblématiques que rares dans nos contrées : Go-Kart Mozart (la soirée du 22, déjà complet), emmené par l’énigmatique Lawrence Felt et les vétérans pop écossais de The Orchids (le 21). Mais aussi l’orfèvre Xavier Boyer, meneur du groupe Tahiti 80 ici en solitaire, la jeune garde hexagonale de Beach Youth, le duo britannique Birdie ou encore les Suédois néoromantiques de Cocoanut Groove. F. C. 
Paris Popfest, Le Hasard ludique, 128 avenue de Saint-Ouen, Paris 18e. Mo Porte-de-Saint-Ouen, Guy-Moquet. Vendredi 21 septembre, The Orchids, Cocoanut Groove, Peaness, 12 € ; samedi 22 septembre, Go-Kart Mozart, Xavier Boyer, Soft Science, Beach Youth, Birdie (complet)
Ouest Park, au Havre, du 21 au 23 septembre

   


Organisé au Fort de Tourneville, près du centre-ville du Havre (Seine-Maritime), le festival Ouest Park, occupera plusieurs lieux du vendredi 21 au dimanche 23 septembre, avec un chapiteau, une « caravane spectacle », le club Le Tetris, la Scène du Fort…
Sont annoncées des vedettes de la chanson, dont Charlie Winston, Jane Birkin avec une formation symphonique pour un répertoire consacré à Serge Gainsbourg, Calypso Rose, du rap dont Medine, né au Havre, Caballero & Jeanjass, Roméo Elvis, du rock dont les groupes Brian Jonestown Massacre, Soft Moon, les Rouennais MNNQNS (les trois formations joueront le 22 septembre), côté électro le duo Synapson et Arnaud Rebotini, et dans le genre inclassable les Britanniques The Go ! Team, qui mélangent un peu toutes les musiques, et Emir Kusturica avec son groupe No Smoking Orchestra.
Dimanche 23, le site sera en accès libre de 13 heures à 22 heures avec notamment Mezzanine, Kaddy and The Keys et Thérapie Taxi. S. Si.
Ouest Park, au Fort de Tourneville, 55 rue du 329e, Le Havre (Seine-Maritime). Du vendredi 21 au dimanche 23 septembre. 30 € en prévente, 35 € le jour même ; entrée libre dimanche 23.
A RÉSERVER : « 4U A Symphonic Celebration of Prince », le 26 novembre, à Paris 

   


« Le premier et le seul hommage symphonique approuvé par les ayants droit » de Prince, le spectacle 4U A Symphonic Celebration of Prince, a commencé à être présenté début septembre aux Etats-Unis. Avec une trentaine de musiciens, ceux de l’Atlanta Symphony Orchestra et un groupe, ainsi que des projections vidéos. Le tout a pour directeur artistique Questlove (batteur de The Roots) et des orchestrations conçues pour ce projet par Brent Fisher, le fils de Douglas Clare Fisher (1928-2012), qui avait régulièrement collaboré avec Prince à partir du milieu des années 1980 – l’un et l’autre ne s’étaient jamais rencontrés.
L’Europe pourra découvrir cette évocation symphonique des compositions de Prince, ses succès et des titres plus rares, après la fin de la tournée américaine prévue jusqu’au 21 octobre. En France c’est le lundi 26 novembre, au Dôme de Paris-Palais des sports, que sera organisé le concert. S. Si.
Dôme de Paris-Palais des sports, 34 boulevard Victor, Paris 15e. Lundi 26 novembre. De 45,50 € à 95 €.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ Le romancier algérien est la bête noire du pouvoir autant que des religieux. Il s’en amuse plus qu’il ne s’en inquiète, et écrit de plus belle. En témoigne « Le Train d’Erlingen ».
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
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Boualem Sansal, le sourire dissident

Le romancier algérien est la bête noire du pouvoir autant que des religieux. Il s’en amuse plus qu’il ne s’en inquiète, et écrit de plus belle. En témoigne « Le Train d’Erlingen ».



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 11h11
    |

            Nicolas Weill








                        



                                


                            

Quand on converse avec l’écrivain algérien Boualem Sansal, à la fois lauréat du prestigieux Prix de la paix des libraires ­allemands (2011) et, selon son expression, « tête de Turc » de la presse officielle dans son pays, on comprend un peu mieux ce que signifie l’esprit de dissidence. Son art ­certain de la provocation tranquille crée un tollé à chacune de ses interventions.
Sa récente dénonciation, dans une émission d’Arte (« 28 minutes », le 3 septembre), des conditions imposées par le ­gouvernement algérien aux migrants, traqués et expédiés sans ménagement en direction des dangereuses frontières du Mali ou du Niger, lui a valu un : « Boualem Sansal compare l’expulsion des migrants à la rafle du Vel’ d’Hiv » de certains journaux algériens scandalisés. « Les petits camarades qui [le] guettent jour et nuit » ne le manquent jamais ; « Ma réputation d’antialgérien, antiarabe, antiislam en sort grandie », conclut-il, amusé de l’incident.
Il se refuse à l’exil
Modeste sans affectation, il paraît toujours s’étonner des réactions, positives ou négatives, qu’il suscite. « Les intellectuels, universitaires, prof de lettres, journalistes qui restent encore en Algériene m’aiment pas beaucoup ; car dans cette couche-là, produite par le système, le nationalisme demeure dans la ligne. Je suis un peu leur souffre-douleur. » Et cette hostilité n’a pas l’air de l’émouvoir. Il se refuse, lui, à l’exil, se satisfaisant de son ­petit îlot préservé de Boumerdès, à une cinquantaine de kilomètres d’Alger, ville-campus vouée aux universitaires et aux étudiants, une société qu’il qualifie de « plutôt bobo ». Hors de ce lieu d’origine, son écriture n’aurait plus aucun sens, juge-t-il.
Lorsqu’il s’aventure hors de ce territoire, les choses risquent souvent de mal tourner. Ainsi, en 2012, de sa visite au Festival international des écrivains, à Jérusalem, à l’issue de laquelle il s’est payé le luxe de déclarer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ Spécialisé dans les reportages graphiques de concerts, le collectif Croque & Roll Live ! assiste pour « Le Monde » à la Fête de « L’Humanité » à La Courneuve.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ Cette semaine, dans la série « Je ne serais pas arrivé là si… », l’auteur de « La Délicatesse » évoque la grave opération du cœur qu’il a subie à l’âge de 16 ans.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ Un documentaire revient sur la nuit de décembre 1976 pendant laquelle l’actrice s’est confiée à la journaliste allemande Alice Schwarzer.
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La nuit révélatrice de Romy Schneider

Un documentaire revient sur la nuit de décembre 1976 pendant laquelle l’actrice s’est confiée à la journaliste allemande Alice Schwarzer.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 06h34
    |

            Renaud Machart








                        


Arte, dimanche 16 - 22 h 40, documentaire

   


A Cologne, le 12 décembre 1976, la nuit est froide et neigeuse. Mais il fait chaud dans la « cabane » sous les toits, au-dessus de l’appartement d’Alice Schwarzer, journaliste féministe allemande bien connue. Il y a des coussins, des cigarettes et du vin. Et Romy Schneider qui, alors qu’elle a refusé tout entretien depuis des années à la presse allemande, se confie.
L’actrice est au faîte de sa carrière. Elle tourne avec Claude Sautet (entre autres films César et Rosalie, 1972, que diffuse Arte en première partie de soirée), avec Francis Girod, Pierre Granier-Deferre, Claude Chabrol, Michel Deville, etc.
Mais aussi Luchino Visconti qui, dans Ludwig, le crépuscule des dieux (1972), lui confie ce rôle de Sissi qu’elle haïssait depuis les films d’Ernst Marischka qui l’avaient rendue, encore adolescente, riche et célèbre. Mais c’est une autre Sissi que lui inspire le cinéaste, qui décèle chez la comédienne un « spleen germanique ».
Confession intime
Au cours de cette nuit, Romy Schneider veut laisser s’exprimer ce spleen, cette douleur. Elle connaît Alice Schwarzer, elle lui répète qu’elle lui fait confiance, qu’elle veut tout dire ; mais elle la supplie aussi de ne pas la trahir. Alice va enregistrer ; mais elle arrête le magnétophone quand Romy le lui demande.
Quarante-deux ans plus tard, Alice Schwarzer a décidé de rendre publiques ces bandes, qu’elle avait laissées dans un tiroir. Une partie de la matière de ces conversations a été confiée à Patrick Jeudy qui, avec Charly Buffet, en a fait la sève d’un exceptionnel documentaire. Alice Schwarzer témoigne avec beaucoup de tact ; elle remplit même les « blancs » de ces enregistrements, quand le magnétophone est stoppé tandis que la confession devient trop intime. Romy Schneider parle essentiellement le français, qu’elle considère comme « la langue des confidences ».
Alice Schwarzer lui répond le plus souvent en français qu’elle connaît pour l’avoir étudié puis avoir été correspondante politique à Paris. Cette langue tierce affirme encore plus le caractère d’étrangeté de cette rencontre où Romy Schneider va évoquer notamment les deux épines qu’elle garda chevillées en sa chair.
« Un chaud-froid permanent »
D’une part, sa mère, l’actrice Magda Schneider, très hitlérienne, et son père qui ne le fut pas moins ; d’autre part, le deuxième époux de sa mère, qui poursuit l’adolescente de ses assiduités sexuelles. Romy Schneider raconte mais ne veut pas « blesser sa mère », qui lui survivra pendant quatorze années.
Des images d’archives montrent Romy Schneider aussi intense que fragile : « Elle pouvait être dominante et soumise, faible et forte, un chaud-froid permanent », dit Alice Schwarzer. On la croit en train de tourner une scène, et c’est en fait un entretien « à cœur ouvert » avec la presse française – la presse allemande était « trop dégueulasse », dit Romy à son amie.
On la voit aussi dans cette fameuse scène du viol dans Le Vieux Fusil (1975), de Robert Enrico, où les témoins ont dit « qu’elle ne s’appartenait plus ». Face à Alice, elle supplie encore une fois de la regarder, elle, et non « son cliché, sa projection ».
Alice est fatiguée mais Romy veut encore et encore continuer. Elles se couchent. Au petit matin, l’actrice a quitté sa chambre. Et le documentaire, pudique et bouleversant, se termine par une vue de la Cologne d’aujourd’hui, froide comme l’absence de cette sublime comédienne qui devait mourir, usée et meurtrie, cinq ans plus tard, à 43 ans seulement.
« Conversation avec Romy Schneider », documentaire de Patrick Jeudy (France, 2018, 53 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤ Porte-voix de la chanson algérienne à l’étranger depuis les années 1970, le chanteur est mort à 71 ans des suites d’une longue maladie.
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Le chanteur algérien Djamel Allam est mort à Paris

Porte-voix de la chanson algérienne à l’étranger depuis les années 1970, le chanteur est mort à 71 ans des suites d’une longue maladie.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 01h58
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 18h22
   





                        


Djamel Allam, un des principaux chanteurs kabyles, avec Idir et Lounis Ait Menguellet, est mort samedi 15 septembre à Paris, à l’âge de 71 ans, des suites d’une longue maladie, a annoncé le ministre algérien de la culture. 
« Je viens de recevoir une triste nouvelle (…) le grand artiste algérien, l’un des maîtres de la chanson kabyle Djamel Allam est décédé après une longue maladie dans un hôpital parisien », a écrit M. Azzedine Mihoubi sur son compte Twitter. Le chanteur était hospitalisé depuis des mois en France pour soigner une grave maladie, selon les médias algériens.

Un grand artiste s'en va. https://t.co/hXQHXDREA6— azzedinemihoub3 (@azzedine mihoubi)


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Porte-voix de la chanson algérienne à l’étranger, Djamel Allam a suivi ses premiers cours de musique au Conservatoire de Bejaia (à 250 km à l’est d’Alger) au lendemain de l’indépendance du pays en 1962, avant d’entamer sa carrière en Algérie et à l’étranger. En 1967, alors qu’il était machiniste au Théâtre du Gymnase à Paris, l’artiste a rencontré de grands noms de la chanson française comme Brassens, Georges Moustaki, Léo Ferré et Bernard Lavilliers.
En 1973, il sort son premier album Mara-d youghal (quand il reviendra), un de ses célèbres tubes avec lequel il a obtenu un grand succès, puis Les Rêves du vent en 1978, Si Slimane en 1981 et Salimo quatre ans plus tard.
En 2001, il sort Gouraya, du nom d’une montagne près de Béjaïa, sa ville natale en petite Kabylie, à l’est d’Alger, produit par Safy Boutella qui fut en 1989 le coproducteur avec Martin Meissonnier du disque Katche, qui révéla Khaled. Il s’est produit sur de nombreuses scènes en Europe et en Amérique, et reste, pour les mélomanes, celui qui a donné, avec d’autres artistes, une large audience à la chanson kabyle moderne à l’étranger.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ Le président de la République, Emmanuel Macron, s’est rendu samedi dans l’ancienne demeure de la cantatrice, dans les Yvelines.
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Article sélectionné dans La Matinale du 15/09/2018
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La villa Viardot reçoit le premier chèque du Loto du patrimoine

Le président de la République, Emmanuel Macron, s’est rendu samedi dans l’ancienne demeure de la cantatrice, dans les Yvelines.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 17h44
 • Mis à jour le
16.09.2018 à 13h43
    |

            Olivier Zilbertin








                        



   


Ne plus croire les panneaux. Depuis le bord de Seine, à Bougival (Yvelines), c’est encore la direction de la datcha et du musée Tourgueniev qu’ils indiquent. Mais pour combien de temps ? En cette Journée du patrimoine, c’est en tout cas la villa Viardot – en léger contrebas du chalet de bois du romancier – qui tient la vedette. Car, samedi 15 septembre, c’est l’heure des premières remises de chèque pour la mission Bern et le Loto du patrimoine.
La villa, habitée autrefois par la grande cantatrice Pauline Viardot et son mari Louis, critique et amateur d’art, a tiré le bon numéro : sa rénovation est l’un des dix-huit projets prioritaires sur les deux cent soixante-dix retenus par la mission.
Fermée depuis longtemps à double tour, la demeure menaçait de tomber en ruine. Plus personne n’y vivait, ni ne la visitait. Du temps de la famille Viardot et de Tourgueniev, les salons ont pourtant vu passer tout ce que l’Europe comptait alors d’artistes et d’intellectuels. Flaubert, Zola, Daudet, Mérimée ou Sand…
Un centre européen de musique
Samedi, pour la venue du président de la République, Emmanuel Macron, et les cérémonies liées à la remise de chèque, la maison de maître s’est refait une petite beauté. Les clôtures qui en interdisaient l’accès ont ainsi été levées. Les ronces et les branches qui en avaient pris possession ont été coupées. Les volets et les fenêtres ont été ouverts. La lumière et la musique ont pu de nouveau y pénétrer. Mais il en faudra bien plus pour redonner entièrement vie à la folie.

   


Coût estimé de la rénovation : plus de trois millions d’euros. Samedi, la Française des jeux a fait un chèque de 500 000 euros. Du coup, la Fondation du patrimoine qui a piloté la mission Bern et la ville de Bougival ont lancé un appel national aux dons. Objectif de la collecte : 500 000 euros supplémentaires. De quoi commencer les travaux, programmés pour le premier semestre 2019.
La villa devrait ainsi pouvoir rouvrir ses portes au début de 2020. Avec la maison de Bizet voisine, rachetée en début d’année par le département des Yvelines, et le futur espace Carmen, la villa Viardot formera l’ossature du centre européen de musique. Ses salons rénovés pourront accueillir comme autrefois rencontres musicales et littéraires.

        Lire aussi :
         

                « Le patrimoine renvoie les Français à une certaine image de grandeur et de prestige »



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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="La maison d’Aimé Césaire à Redoute (Fort-de-France), ici le 5 avril. Cette habitation est classée aux monuments historiques depuis décembre 2014."
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            data-slide-description="La « mosquée » située dans la maison de Pierre Loti, à Rochefort (Charente-Maritime). Ce musée municipal est la maison d’enfance de l’écrivain Julien Viaud, plus connu sous son nom de Pierre Loti. Celui-ci a passé une grande partie de sa vie à transformer sa maison natale en un lieu théâtral, où il se mettait en scène lors de fêtes mémorables."
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            data-slide-description="Le domaine de Maison rouge, à La Réunion, abrite depuis quelques années le Musée des arts décoratifs de l’océan Indien."
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            data-slide-description="Le couvent Saint-François à Pino (Haute-Corse). Sa chapelle renferme une fresque, un chemin de croix, une chaire et des stalles du XVIIe siècle."
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            data-slide-description="L’hôtel de Polignac à Condom, dans le Gers. Edifié entre 1773 et 1777, il est classé monument historique depuis 1990."
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            data-slide-description="L’île Cigogne et son fort sur l’archipel des Glénan, dans le Finistère. Ce dernier est utilisé par les stagiaires du centre nautique de la région."
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            data-slide-description="Le château de Bussy-Rabutin à Bussy-le-Grand, en Côte-d’Or. Le plus célèbre propriétaire des lieux fut le comte Roger de Bussy-Rabutin (1618-1693), général des armées royales du roi Louis XIV, courtisan de la cour de France, philosophe et écrivain épistolaire, pamphlétaire, satirique et libertin, par ailleurs membre de l’Académie française."
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            data-slide-description="L’aqueduc romain du Gier est l’un des aqueducs antiques de Lyon, qui desservait la ville antique de Lugdunum. Il se situe à Chaponost, près de Lyon."
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            data-slide-description="L’habitation Bisdary à Gourbeyre, en Guadeloupe. Bâtie au XVIIIe siècle par les jésuites, elle devient une usine sucrière au début du XIXe siècle."
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            data-slide-description="Le château de Carneville dans la Manche, coté jardin. Précédé d’une vaste cour d’honneur de 26 mètres de long, il couvre 900 m2, auxquels il faut ajouter 2 000 m2 de dépendances et un parc de 7 ha."
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            data-slide-description="La rotonde ferroviaire de Montabon, dans la Sarthe. Le dépôt est fermé depuis 1954 et l’association Rotonde ferroviaire de la vallée du Loir (RFVL2) se charge de le préserver."
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            data-slide-description="L'hôtel-Dieu de Château-Thierry, dans l’Aisne. Aujourd’hui visitable, ce musée retrace au travers de ses dix-huit salles toute l’histoire hospitalière du site depuis sa fondation par la reine de France Jeanne de Navarre, épouse de Philippe IV le Bel."
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            data-slide-description="Les murs d’un bâtiment de l’ancienne sucrerie de Soulou, près de M’Tsangamouji, sur le territoire français de Mayotte. Le cyclone de 1898 a détruit en partie l’exploitation et l’usine."
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            data-slide-description="A l’intérieur du Théâtre des Bleus de Bar, à Bar-le-Duc dans la Meuse. Inauguré en 1902 sous le nom de « Nouveau Théâtre », il a accueilli plusieurs troupes importantes, notamment les célèbres tournées Frédéric Achard et Chataignié, qui faisaient les beaux jours des théâtres parisiens."
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            data-slide-description="La villa Viardot, ancienne demeure de l’écrivain russe Ivan Tourgueniev à Bougival, près de Paris."
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            data-slide-description="L’église catholique romaine du XIIe siècle de Notre-Dame de La Celle-Guenand, en Indre-et-Loire."
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            data-slide-description="Le pont d’Ondres à Thorame-Haute, dans le sud-est de la France. Bâti dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, il est constitué de deux arches très inégales de 17 et 9 mètres, pour une longueur totale de 41 mètres."
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            data-slide-description="La Maison du receveur des douanes à Saint-Laurent-du-Maroni, en Guyane. L’ensemble de la maison est dans un état de dégradation avancée, l’étage de la maison ayant été partiellement incendié."
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La maison d’Aimé Césaire à Redoute (Fort-de-France), ici le 5 avril. Cette habitation est classée aux monuments historiques depuis décembre 2014.

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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤ Dans « Brexit romance », l’auteure pour ados tisse des quiproquos autour d’une start-up spécialisée dans les mariages blancs, après le divorce entre la Grande-Bretagne et l’UE.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Clémentine Beauvais, l’écrivaine qui fait du Brexit une comédie romantique

Dans « Brexit romance », l’auteure pour ados tisse des quiproquos autour d’une start-up spécialisée dans les mariages blancs, après le divorce entre la Grande-Bretagne et l’UE.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 16h26
    |

            Pauline Croquet








                        



   


Alors que les amis de Clémentine Beauvais ont plutôt accueilli le Brexit comme une tragédie, la romancière, elle, a eu l’idée d’en faire le sujet d’une comédie romantique pour adolescents. Brexit romance, publié le 22 août chez Sarbacane, raconte comment Justine Dodgson, une étudiante anglaise francophile et un peu soupe au lait, décide de monter une entreprise facilitant les mariages blancs entre Français et Britanniques, pour s’opposer au divorce entre son pays et l’Union européenne. Cette start-up clandestine va embarquer dans son aventure d’amour pragmatique les héros du roman : Marguerite Fiorel, soliste française de 17 ans et Pierre Kamenev, son jeune professeur de chant, communiste et un peu vieille France.
« L’idée m’est venue de blagues faites avec mes amis, souvent des couples binationaux. On se disait que le nombre de mariages allait bizarrement augmenter avec le vote, plaisante l’écrivaine française de 29 ans. J’ai pris cette plaisanterie et je l’ai poussée à son comble. J’aime les idées de romans qui viennent d’un réel outré, qui proposent un petit peu plus que le vrai, le plausible. Comme dans l’opéra, que j’adore, et où tout est fait pour que ce soit plus grand que nature. » En résultent 456 pages de roman choral bien orchestré et empreint de théâtre, de comédie populaire britannique mais aussi de réflexions politiques et sociales. « Le Brexit est un sujet touchy en Grande-Bretagne. Mes amis britanniques ne lisent pas le français ; ceux à qui j’ai parlé du livre ont eu une réaction qui oscille entre le petit rire poli et l’air intrigué », explique-t-elle dans un sourire.
Faire sérieusement de l’humour
Clémentine Beauvais a déjà livré plusieurs romans adolescents salués tels que Les Petites Reines (Sarbacane, 2015), une histoire aujourd’hui adaptée au théâtre de harcèlement scolaire qui finit en road-trip cycliste revanchard. Ou encore Songe à la douceur (Sarbacane, 2016), une relecture moderne et en vers libres d’Eugène Onéguine. Ses précédentes œuvres sont souvent bercées d’une certaine violence sociale, tranchant avec le caractère solaire et malicieux de leur auteure. Mais la romancière a fini par s’atteler à des histoires plus optimistes et amusantes :
« Avec “La Pouilleuse” et “Comme des images”, je pensais qu’il fallait écrire des romans sérieux pour être prise au sérieux. “Les Petites Reines” était mon premier roman humoristique. Jamais je ne m’étais vue comme auteure de romans “feel good”. Désormais, je le revendique totalement. »
Pourtant, sous ses atours farfelus, Brexit romance est sans doute l’un de ses ouvrages les plus personnels et délicats. D’abord parce que cette Parisienne de naissance se considère « franglaise ». La romancière vit depuis douze ans en Angleterre, où elle est enseignante chercheuse en sciences de l’éducation à l’université d’York, et s’apprête à demander la nationalité britannique. « Une décision qui n’a pas été précipitée par le Brexit, précise la jeune femme. Au contraire, je me suis vraiment demandé si, après ce vote, je voulais vraiment devenir citoyenne d’un pays qui avait pris cette décision. Mais je veux cette nationalité notamment pour pouvoir voter. »
Pour ce qui est de la délicatesse, le lecteur la retrouvera dans la façon de faire dialoguer la vision libérale britannique avec le républicanisme français, comme dans le travail des rebondissements de l’intrigue. « Mes précédents livres étaient plus à fleur de peau, ils étaient très proches de mon ressenti vis-à-vis de la haute société parisienne », explique Clémentine Beauvais, évoquant son année d’hypokhâgne et sa « colère face au broyage psychologique et à l’esprit de compétition délirant cultivé entre les étudiants ». A l’instar de La Pouilleuse (Sarbacane, 2012), inspiré de l’affaire du gang des barbares, mais dans un lycée de l’élite parisienne.
Partie de croquet avec europhobes
Dans Brexit romance, l’écrivaine française exprime à voix haute ses remarques personnelles depuis son installation outre-Manche. Par exemple, son premier choc culturel, « la bienveillance des Britanniques, leur suspension du jugement ». Ou à l’inverse, « le manque de spontanéité britannique qui semble le pendant du côté impulsif français ».
Des traits de caractère qui infusent des dialogues savoureux et des situations cocasses ou enflammées autour du féminisme, de la laïcité, du racisme, des privilèges. « Je trouvais rafraîchissant de montrer une autre culture, en révélant les points aveugles de la tienne », défend-elle.
Un peu comme si, au fil des actes du roman, le docteur Clémentine se disputait avec Mrs Beauvais. Il y a, par exemple, cette scène où Marguerite, naïve héroïne fascinée par l’aristocratie anglaise, se retrouve coincée dans une partie de croquet lors d’un pique-nique organisé par des membres du UKIP – le parti europhobe. Ou celle confrontant Pierre, lors d’une soirée vin-tricot-club de lecture, aux lacunes de ses connaissances en féminisme et antiracisme. « C’est une scène un peu osée parce que le débat est important, mais la situation comique ; j’y suis un peu moqueuse », confesse Clémentine Beauvais.
« Vous savez, il y a ces personnes qui sont des raisonneurs, souvent de gauche, hyperconnectés et qui sont toujours en avance sur le dernier combat, la polémique en date. Elles ont fondamentalement raison, mais arrivent à vous faire sentir bête ou à court d’arguments parce que vous n’aviez pas entendu parler de ce combat. »
Moqueur, oui. Tendre, certainement. Avec une écriture maîtrisée, allant et venant entre la rhétorique des réseaux sociaux et un langage châtié. La romancière a aussi pris le risque d’écrire un livre éphémère, périssable pour mieux parler de son temps. Et, à une époque où tout va vite, à l’heure des start-up, de Tinder et de WhatsApp, elle réussit à livrer une déclaration aigre-douce sur la jeunesse européenne, l’engagement politique… et même l’amour.
Brexit romance, de Clémentine Beauvais, éd. Sarbacane, 456 pages, 17 euros.



                            


                        

                        

