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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Les attaques fongiques réduisent les rendements agricoles de plus de 20 %. Les pesticides épandus en masse pour protéger les récoltes ont engendré des résistances, y compris chez des souches qui infectent l’homme et font 1,6 million de morts par an.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Pour lutter contre un champignon qui infecte les graines, libérant ainsi une substance cancérigène, un nouveau fongicide a été créé pour détoxifier les tourteaux d’arachides.
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Au Sénégal, la stratégie pour sauver l’arachide

Pour lutter contre un champignon qui infecte les graines, libérant ainsi une substance cancérigène, un nouveau fongicide a été créé pour détoxifier les tourteaux d’arachides.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 18h06
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 18h12
    |

                            Matteo Maillard (Dakar, correspondance)








                        



                                


                            
C’est une petite graine bleu cobalt qui pourrait bien révolutionner la consommation d’arachide en Afrique. Nommé Aflasafe, ce fongicide créé par l’International Institute of Tropical Agriculture (IITA), une organisation internationale à but non lucratif, membre du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale, est un biopesticide de nouvelle génération particulièrement efficace. « Il suffit d’épandre 10 kg par hectare de champ pour que son action fongicide réduise les toxines cancérigènes », explique Amadou Lamine Senghor, docteur en phytopathologie sénégalais chargé du transfert de la technologie.
Depuis une vingtaine d’années, les Etats d’Afrique de l’Ouest et plus particulièrement le Sénégal font face à un dilemme économique et sanitaire dont le coupable désigné est l’aflatoxine. Cette mycotoxine, produite par un champignon qui se développe dans de nombreux aliments tels les noix, le maïs, le riz, les fèves de cacao, les huiles végétales et les figues, possède des propriétés génotoxiques et carcinogènes inquiétantes. « Aspergillus flavus infecte la graine dès sa formation dans le sol, puis la contamination s’aggrave et se propage pendant le stockage lorsque les graines ne sont pas bien séchées et que la chaleur et l’humidité favorisent son développement », affirme M. Senghor.
Après des études confirmant sa dangerosité sanitaire, l’Union européenne a mis en place, le 16 juillet 1998, une législation limitant l’importation d’oléagineux et de fruits secs comportant des taux d’aflatoxine B1 supérieurs à 4 microgrammes par kilo (µg/kg). En comparaison, les Etats-Unis et la Chine les limitent à 20 µg/kg. Au Sénégal, où il n’existe aucune norme concernant les aflatoxines, la production arachidière contient en moyenne entre 60 et 80 µg/kg. Ce qui condamne les exportations des oléagineux infectés.
Augmentation des cancers du foie
A la consommation, aucune différence de goût. Mais l’aflatoxine peut diminuer le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ A l’heure des menus « sans » gluten, « sans » lactose, « sans » viande, le chimiste Raphaël Haumont fait appel à la science pour réhabiliter l’émotion en cuisine.
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                « Manger végan n’est pas une punition, on peut inventer de nouvelles émotions »


A l’heure des menus « sans » gluten, « sans » lactose, « sans » viande, le chimiste Raphaël Haumont fait appel à la science pour réhabiliter l’émotion en cuisine.

LE MONDE
                 |                 17.09.2018 à 16h27
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 18h52
                 |

            Léa Iribarnegaray

















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Enseignant-chercheur en physique-chimie des matériaux, Raphaël Haumont a créé avec le chef Thierry Marx en 2013 le CFIC (Centre français d’innovation culinaire). Au sein de la faculté des sciences d’Orsay (université Paris-Saclay), le CFIC se nourrit des liens entre artisanat et recherche. A la tête de la chaire universitaire Cuisine du futur, Raphaël Haumont insiste sur la notion essentielle de plaisir dans nos assiettes, tout en imaginant une cuisine plus durable et responsable.
Peut-on parler « d’émotions » en cuisine ?
Raphaël Haumont  : Je le pense, oui ! On y vient pour manger des émotions avant tout, plus que pour avaler des nutriments. Il n’y a pas que les papilles qui sont en éveil : la vue, le toucher, l’ouïe, l’odorat, nous procurent également des sensations. Avec un substitut de repas — une barre de céréales par exemple — la promesse énergétique est tenue, certes, mais on néglige complètement l’émotion.
Alors comment éveiller nos cinq sens ?
Par des stimuli, des excitations sensorielles, tactiles, olfactives, etc. Une forme d’acidité, de sel, ou d’amertume en bouche agite des récepteurs par des voies chimiques que le cerveau traduit ensuite en émotions. Mais la cuisine touche aussi à la culture et à l’histoire de chacun : si cette tarte tatin me rappelle celle de ma grand-mère, je vais l’apprécier davantage.
Un meilleur ouvrier de France peut être capable d’exécuter une technique de manière remarquable, cela n’empêche pas de risquer de s’ennuyer à sa table. Un aliment parfaitement cuit ne suffit pas à émouvoir. Un chef, tel un artiste, se doit de partager, de faire voyager, de raconter une histoire. A Londres, par exemple, un chef joue sur l’ambiance sonore de son restaurant : un bruit de verre cassé accompagne la dégustation de son millefeuille, on a alors une impression d’ultracroustillant ! Il s’agit de jouer avec des associations d’images pour mettre la technique au service d’une émotion.
On parle de plus en plus « d’expérience » ?
Oui, encore plus que des émotions, nous cherchons à « vivre un truc ». Aujourd’hui, avec les nouvelles technologies, on peut aller plus loin et imaginer des univers très décalés. Pourquoi ne pas porter un casque de réalité virtuelle en mangeant des huîtres pour avoir l’impression d’être au bord de la mer ? Mais attention, ce n’est pas non plus Disney ou le parc Astérix, on doit rester cohérent.
Le chef Thierry Marx, avec qui je travaille, dit souvent qu’il veut proposer « un voyage différent vers une destination familière ». On peut travailler sur une nouvelle texture tout en gardant le traceur de la recette. On fait une tarte au citron, d’accord, mais pourquoi ne pas la respirer tel un nuage, plutôt que de l’avaler ?
En quoi la science peut-elle nourrir la cuisine ?
Elle lui apporte une boîte à outils merveilleuse ! Le chef peut se l’approprier autant qu’il le souhaite pour innover et jouer sur l’effet de surprise. On peut mettre par exemple sous vide une pomme tranchée et imbibée de jus de pomme, le fruit devient transparent et dur. Et lorsqu’on croque  : surprise, le liquide s’y est introduit en cachette. La science peut offrir des astuces très simples, des illusions gustatives, sans ajout de produit chimique. Ici, imprégnée sous vide, la pomme a 110 % un goût de pomme, elle est belle, translucide, végétale.
Comment prendre du plaisir quand la tendance est au « sans » gluten, « sans » lactose, « sans » calorie, « sans » sel, « sans » protéines animales… ?
La science peut permettre de transformer ces contraintes en occasions d’innovation. Si l’on regarde les confitures, elles sont toujours faites avec 50 % de sucre. Pourtant, on est capable de fabriquer une confiture d’orange sans sucre, en utilisant la pectine naturellement présente dans la peau. On obtient ainsi une confiture zéro déchet et sans calorie. Via la recherche, il est de plus en plus facile de trouver des substituts complètement sains.
« Avec une imprimante 3D, on peut imaginer des spaghettis de légumes ou une ratatouille en Rubik’s cube »
Autre exemple : si je suis végan, pourquoi me propose-t-on un steak de soja ? Pourquoi copier un aliment qui ne me plaît pas ? C’est triste de compacter des légumes pour faire un steak alors que des champs entièrement nouveaux restent à inventer ! Pour l’instant, on a souvent l’impression de suivre des régimes de frustration. Le menu ne doit être ni une ordonnance ni une punition. Il s’agit de retrouver la notion de plaisir en inventant de nouvelles textures ou associations de fruits et de légumes, en créant de nouvelles formes. Avec une imprimante 3D, on peut imaginer des spaghettis de légumes ou une ratatouille en Rubik’s cube.
Vous proposez un retour au végétal ?
Oui, il s’agit d’inverser la tendance et de passer à une consommation de 80 % de végétal pour 20 % d’animal. On sait qu’il n’est plus possible de manger autant de viande. 15 000 litres d’eau sont nécessaires pour faire un kilo de rumsteck, c’est délirant.
Le végétal est une source encore méconnue. J’aime l’idée de biomimétisme : si la nature a donné à l’orange une peau, ce n’est pas pour la beauté du geste. C’est parce qu’elle contient de la pectine, des huiles essentielles, de la vitamine C…, alors, pourquoi la jeter ? On peut consommer moins et mieux en recyclant tout ce qui est élémentaire. Je travaille aussi sur la question du suremballage : des algues alimentaires peuvent facilement remplacer le plastique du film étirable.
A quoi ressemblera la « cuisine du futur » ?
On travaille beaucoup sur cette idée de concilier plaisir, bien être et santé — tout en répondant aux enjeux futurs d’une population vieillissante, du problème de transport de l’eau… Ce n’est pas normal que dans les maisons de retraite, les personnes âgées ne mangent plus parce qu’elles en ont perdu l’envie. Là aussi, il faut repenser pour cette population de nouvelles formes et couleurs et lui apporter les nutriments dont elle a besoin.
A l’avenir, on se doit de revenir à du bon sens, on n’a plus le choix ! On met du sucre partout parce que ça masque les saveurs des mauvais produits, mais c’est un horrible poison qui rend les gens accros. On est forcé de tirer le signal d’alarme : rééduquons maintenant les palais pour retrouver le goût du produit original.
Mais comment appliquer toutes ces bonnes pratiques chez soi, sans être dans un laboratoire de chimiste ?
Enlever le trop plein de sel ou de sucre, c’est très simple, tout le monde peut le faire ! Il y a urgence à transmettre les informations, il faut simplement que les gens sachent. En associant de la pomme avec du radis, je remplace le piquant d’une moutarde trop salée. C’est génial d’inventer, d’innover en cuisine.
Si l’avenir de nos repas prend la forme d’une injection ou d’un patch, cela ne marchera jamais. La cuisine du futur se doit d’être gourmande, avec le plaisir magique du repas à la française. Il existe une jouissance presque physique à passer des heures à table. Un chef cherche toujours à procurer le plaisir ultime, l’extase, le frisson.
Comment invente-t-on de nouveaux goûts ? « Le Monde » organise, dans le cadre du Monde Festival, un débat intitulé « Goût du chef, goût du public » avec la cheffe Adeline Grattard, le chef pâtissier-chocolatier Pierre Hermé et le vigneron et consultant en vin Stéphane Derenoncourt. Il se tiendra dimanche 7 octobre, de 10 heures à 11 h 30, au Théâtre des Bouffes du Nord, à Paris.

Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival qui s’ouvre le 5 octobre à Paris avec le cinéaste japonais Hirokazu Kore-eda et son dernier film, Une affaire de famille, Palme d’or 2018 à Cannes. Deux autres films seront projetés en avant-première : Un amour impossible, de Catherine Corsini et, pour clôturer le festival, En liberté !, le nouvel opus de Pierre Salvadori.
Les 6 et 7 octobre, place aux débats : sur les nouvelles relations amoureuses (Le big data va-t-il tuer le hasard des rencontres ? Aux origines de #metoo ), les technologies (Intelligence artificielle et émotions : un amour de robot ? ) l’école (Donner l’envie d’apprendre, un jeu d’enfant ?) l’environnement (Pour l’amour de ma Terre, S’aimer comme des bêtes ), l’économie, les médias (Comment informer sous la présidence d’Emmanuel Macron ?), la politique (Y a-t-il une vie après la politique ? )...
Des rencontres exceptionnelles avec Barbara Hannigan, Juliette Armanet, la tribu Guédiguian, Chimamanda Ngozi Adichie, Mario Vargas Llosa, Charline Vanhoenacker, Pierre de Villiers, Océan, Pierre Hermé, Roberto Saviano, Kamel Daoud et bien d’autres...
Et samedi soir, rendez-vous à La Nuit de l’amour  aux théâtre des Bouffes du Nord, avec André Comte-Sponville, Barbara Cassin, Carolin Emcke...
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




Léa Iribarnegaray
    













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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Après avoir devasté le nord de l’archipel des Philippines, la tempête a traversé la mer de Chine méridionale, son centre passant à une centaine de kilomètres au sud de Hongkong, et plus près encore de Macao.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ En France, l’enquête visant les constructeurs patine, déplorent les associations de défense de l’environnement. Le président du TGI de Paris plaide pour « d’autres formes de réponses ».
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Dieselgate : « D’un côté les gens meurent, et de l’autre, la justice pénale est silencieuse »

En France, l’enquête visant les constructeurs patine, déplorent les associations de défense de l’environnement. Le président du TGI de Paris plaide pour « d’autres formes de réponses ».



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 12h29
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

Serait-ce le souvenir encore frais du feuilleton estival du Tour de France ? Le scandale du « dieselgate » rappelle une autre affaire à Gilles Lacan : le cas Lance Armstrong. « Dès sa première victoire, de forts soupçons de dopage ont entouré ses performances. Cela ne l’a pas empêché de revenir chaque année narguer tout le monde et d’en remporter six autres. Une enquête avait été ouverte mais elle n’a jamais abouti. Il a fallu que la justice américaine s’en mêle pour qu’il tombe. Pas très glorieux pour la justice française… » Gilles Lacan n’est pas seulement un amateur de cyclisme. Ancien avocat général à la Cour de cassation, il préside l’association Ecologie sans frontière (ESF), partie civile dans le volet français de l’affaire du « dieselgate ».
Le scandale éclate il y a trois ans, jour pour jour. Le 18 septembre 2015, l’Agence américaine de l’environnement accuse Volkswagen d’avoir équipé ses moteurs diesel de logiciels capables de déjouer les contrôles antipollution.
En France, outre le N°1 mondial de l’automobile, Renault, PSA et Fiat-Chrysler sont visés par une information judiciaire pour « tromperie aggravée ». L’enquête est confiée aux juges du pôle santé publique du tribunal de grande instance (TGI) de Paris. Les constructeurs sont soupçonnés d’avoir truqué les moteurs afin de minorer les rejets d’oxyde d’azote lors des tests d’homologation. « Aux Etats-Unis, Volkswagen a dû payer plus de 20 milliards de dollars [17 milliards d’euros] d’amendes. En Allemagne, le patron d’Audi est en prison et le premier grand procès contre Volkswagen vient de s’ouvrir [le 10 septembre, devant le tribunal de Brunswick]. En France, rien », s’offusque l’ex-magistrat.

Les juges parisiens attendent toujours le retour d’un rapport d’expertise dans les cas de Renault, PSA et Fiat-Chrysler et viennent, selon nos informations, d’ordonner une « expertise complémentaire » concernant Volkswagen...




                        

                        


<article-nb="2018/09/17/19-6">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ La quantité de pluies générées par les cyclones tropicaux pourrait augmenter de 20 % en moyenne d’ici à la fin du siècle.
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Ouragans : des phénomènes aggravés par le réchauffement climatique

La quantité de pluies générées par les cyclones tropicaux pourrait augmenter de 20 % en moyenne d’ici à la fin du siècle.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 11h06
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            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Il était trop tôt, lundi 17 septembre, pour savoir si l’impact des inondations catastrophiques causées par la tempête Florence, en Caroline du Nord et du Sud, excédera en ampleur ou en coût les dégâts causés l’an dernier, au Texas, par l’ouragan Harvey. En raison de la lenteur avec laquelle la perturbation se déplace dans l’intérieur des terres du Sud-Est américain, les précipitations devraient se poursuivre sans relâche pendant encore plusieurs jours – au moins mercredi, selon les autorités fédérales américaines.
Qu’on les nomme « ouragans » dans l’Atlantique, la Caraïbe et le nord-est du Pacifique, ou « typhons » dans le nord-ouest du Pacifique, les cyclones tropicaux sont des phénomènes météorologiques de grande taille (plusieurs centaines de kilomètres de diamètre) associant des vents violents et des précipitations intenses. Ils se forment au-dessus de l’océan, lorsque les eaux de surface atteignent environ 27 °C et que la distribution des vents est favorable à l’émergence d’un phénomène tourbillonnant.
Au cours des quinze dernières années, plusieurs phénomènes d’une ampleur exceptionnelle ont été relevés. Katrina, en 2005, qui a détruit La Nouvelle-Orléans ; Sandy, en 2012, qui a submergé Manhattan ; Harvey, en 2017, qui a plongé le Texas, son industrie pétrolière et pétrochimique, sous des inondations historiques ; Maria et Irma, la même année, qui ont ravagé Porto Rico et les Petites Antilles… Au total, dans le bassin Atlantique, les cinq ouragans les plus coûteux de l’histoire sont tous postérieurs à 2005, et trois d’entre eux ont frappé au cours de la seule saison cyclonique 2017.
Augmentation de 20 %
Dans le Pacifique aussi, les records tombent. Le plus puissant typhon jamais enregistré, Haiyan, a frappé les Philippines en 2013, avec des rafales soufflant à quelque 315 kilomètres/heure, causant la mort de plus de 6 000 personnes. La puissance inédite d’Haiyan avait mené à un débat parmi les météorologues, certains plaidant pour...




                        

                        


<article-nb="2018/09/17/19-7">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Deux ans et demi après la diffusion d’images-chocs filmées par l’association L214, des employés et le directeur de l’abattoir de Mauléon se retrouvent devant la justice.
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Après trois renvois, le procès pour maltraitance animale aux abattoirs de Mauléon s’ouvre à Pau

Deux ans et demi après la diffusion d’images-chocs filmées par l’association L214, des employés et le directeur de l’abattoir de Mauléon se retrouvent devant la justice.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 09h02
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 10h18
   





                        


Deux ans et demi après la diffusion d’images-chocs d’animaux maltraités filmées en caméra cachée par l’association L214, le tribunal correctionnel de Pau juge, lundi 17 et mardi 18 septembre, des employés et le directeur de l’abattoir de Mauléon, dans les Pyrénées-Atlantiques.
« On attend de ce procès que soient reconnues les souffrances accrues faites sur les animaux dues à des infractions à la réglementation, qu’elles proviennent des ouvriers ou du matériel défaillant », a souligné avant l’ouverture des débats Brigitte Gothière, porte-parole de L214. « Il manque sur le banc des prévenus les services vétérinaires et chacun d’entre nous avec notre responsabilité collective sur un système qui est profondément violent à l’égard des animaux et des personnes qui y travaillent », a-t-elle ajouté.
Après la diffusion des vidéos, l’abattoir avait été temporairement privé de son agrément sanitaire. Et trois salariés, ainsi que son ex-directeur, Gérard Clémente, sont depuis poursuivis pour « mauvais traitements infligés sans nécessité à un animal domestique », une infraction équivalente à un excès de vitesse simple et pour laquelle la peine encourue est une contravention de 4e classe (750 euros au plus).
L’abattoir de Mauléon et son ancien directeur, Gérard Clemente, retraité aujourd’hui, devront également répondre de « tromperie sur la nature, la qualité, l’origine ou la quantité d’une marchandise », un délit passible de deux ans de prison et 300 000 euros d’amende. Tous les prévenus, ainsi qu’un quatrième employé, sont également poursuivis pour divers manquements aux règles de l’abattage (absence de précaution ou d’étourdissement préalable, saignée tardive, etc.).
« Se dégager de l’émotionnel »
Après trois renvois, ce procès s’ouvre alors même que le Parlement examine en seconde lecture le projet de loi agriculture et alimentation. Il prévoit notamment des sanctions en cas de maltraitance animale dans les abattoirs et dans les transports d’animaux, ainsi que la création d’un poste responsable de la protection animale dans chaque abattoir.
« J’espère que durant ce procès nous allons nous dégager de l’émotionnel pour aborder les choses de manière technique et objective sans oublier que derrière il y a de l’humain », a indiqué Me Denise Pombieilh, défenseure de l’ex-directeur et de l’établissement. « L214 et l’avocat des salariés unissent leurs voix pour dire que les employés sont aussi des victimes. La stratégie est claire : faire peser sur les seules institution et direction toute la responsabilité de ce qui procède d’agissements de violence individuelle », dénonce Me Pombieilh.

        Lire notre enquête
         

          sur les conditions de travail dans les abattoirs



Dix associations de défense des animaux se sont portées parties civiles, dont L214, la SPA et la Fondation Brigitte Bardot.
Images diffusées
Durant l’audience, des passages de la vidéo de L214 d’une durée totale de deux heures et demie seront diffusés. Ces images ont été tournées par L214 en mars 2016 à Mauléon, environ deux semaines avant Pâques, période d’activité intense dans les abattoirs. « Elles ont été captées et diffusées pour rendre visible un système violent qui met à mort trois millions d’animaux par jour en France », affirme Brigitte Gothière, porte-parole de L214.
Animaux mal étourdis, moutons saignés encore conscients, voire des agneaux écartelés vivants, les images sont difficilement soutenables. « Elles montrent que la réglementation dans les abattoirs ne sert qu’à rassurer les consommateurs. Elle n’y est même pas appliquée (…) Ce procès sera l’occasion de faire reconnaître la responsabilité de l’Etat et des services vétérinaires », estime Mme Gothière.
L’association L214, qui milite pour la protection des animaux mais aussi pour l’abolition de la consommation de viande et de tout usage de substance d’origine animale, s’est déjà illustrée en révélant des faits similaires dans les abattoirs d’Alès et du Vigan (Gard). Un ex-employé de l’abattoir du Vigan a d’ailleurs été condamné en avril 2017 à huit mois de prison avec sursis pour actes de cruauté et mauvais traitement sur des animaux.

        Sur l’association :
         

          L214, les croisés de la cause animale






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ La France compte le plus de voitures polluantes, devant l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie, selon l’ONG Transport & Environment.
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Trois ans après le « dieselgate », 43 millions de véhicules empoisonnent toujours l’Europe

La France compte le plus de voitures polluantes, devant l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie, selon l’ONG Transport & Environment.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 06h28
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 18h56
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

Trois ans après le scandale du « dieselgate », le diesel n’est plus en odeur de sainteté. Les ventes de voitures proposant cette motorisation ont plongé en France et en Europe (sous la barre des 40 %), le prix à la pompe du gazole rattrape progressivement celui de l’essence, et plusieurs villes – dont Paris, à l’horizon 2024 – ont programmé d’interdire leurs rues à ce type d’automobiles à plus ou moins brève échéance.
Pour autant, les véhicules polluants ne se sont pas évaporés le 18 septembre 2015 avec les révélations de l’Agence américaine de l’environnement (EPA). Celle-ci avait alors accusé Volkswagen d’avoir équipé ses moteurs diesel de logiciels truqueurs capables de déjouer les contrôles antipollution.
Bien au contraire. L’organisation non gouvernementale Transport & Environment a fait le calcul. Dans un rapport à paraître mardi 18 septembre et dont Le Monde révèle les résultats, elle estime que « 43 millions de diesels sales » sont toujours en circulation dans l’Union européenne (UE). Et avec 8 741 000 véhicules, c’est le parc automobile français qui compte le plus de voitures polluantes, devant ceux de l’Allemagne (8 208 000), du Royaume-Uni (7 267 000) et de l’Italie (5 255 000).
Il s’agit de véhicules, voitures et camionnettes, émettant des niveaux excessifs – au moins trois fois supérieurs aux normes – d’oxydes d’azote (NOx), gaz très toxique, à l’origine, avec les particules fines et l’ozone, de 400 000 morts prématurées chaque année dans l’UE.
Poison
Ce chiffre impressionnant ne concerne par ailleurs que les véhicules « récents », c’est-à-dire la génération dieselgate (norme Euro 5, en circulation depuis 2009) et la suivante (Euro 6, immatriculés depuis 2014) ; il ne prend pas en compte les millions de « vieux » diesels (Euro 4 et 3) qui sillonnent encore les routes d’Europe.
Pourtant, il continue à grossir : le nombre de « diesels sales » a augmenté de 5 millions en 2017 et de 14 millions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Même si elle perd en intensité, la tempête Florence continue de déverser des trombes d’eau sur le sud-est des Etats-Unis et reste un danger pour la population.
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Tempête Florence : au moins 17 morts, la menace d’inondations perdure

Même si elle perd en intensité, la tempête Florence continue de déverser des trombes d’eau sur le sud-est des Etats-Unis et reste un danger pour la population.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 01h56
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 07h34
   





                        



   


Champs inondés, rivières en crue, routes coupées… une partie du sud-est des Etats-Unis était toujours sous les eaux dimanche 16 septembre, après le passage de l’ouragan Florence qui a fait au moins dix-sept morts depuis vendredi. Onze décès dus aux intempéries ont été confirmés par les autorités de Caroline du Nord et six par celles de Caroline du Sud.
Florence a été rétrogradée en dépression tropicale mais les rafales de vent et les pluies torrentielles tombées depuis vendredi sur les deux Etats du sud-est restent un danger pour la population. Les autorités ont demandé aux habitants des zones à risque d’évacuer vers les centres d’accueil mis en place.
Dimanche après-midi, la rivière Trent débordait au niveau de Pollocksville, en Caroline du Nord, l’Etat le plus touché, coupant la ville en deux. Une trentaine de personnes ont été évacuées par la garde nationale.

   


Alors que la pluie venait de s’arrêter après être tombée sans discontinuer ou presque depuis que l’ouragan Florence a touché terre vendredi, Logan Sosebee a sorti son kayak pour transporter des vivres de l’autre côté de la rivière en crue :
« On n’a toujours pas d’eau et d’électricité, donc je suis content d’aider quand je le peux, il n’y a que ça à faire. Mais il y a beaucoup de courant, l’eau est montée à 3 ou 4 mètres et ça doit continuer pendant quelques jours. »
Pourtant habitué aux ouragans, il se dit inquiet pour sa maison : « On n’a jamais été inondés comme ça, à part pour Floyd en 1999. »
« Nous en avons encore pour plusieurs jours »
Le patron de l’Agence fédérale des services d’urgence (FEMA), Brock Long, a averti que le centre et l’ouest de la Caroline du Nord ainsi que la Virginie n’en avaient pas fini avec les intempéries. « Nous en avons encore pour plusieurs jours », a-t-il dit sur CNN. « Nous nous attendons à de gros dégâts », a-t-il prévenu, précisant que des barrages risquaient d’être menacés à cause de la montée des eaux.
Le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper, a souligné que des zones habituellement hors de danger pouvaient être inondées. « Soyez prêts à vous rendre dans des lieux sécurisés si on vous dit d’évacuer », a-t-il déclaré en conférence de presse à l’adresse de la population. Selon lui, 15 000 personnes se sont réfugiées dans les 150 centres d’accueil mis en place dans tout l’Etat. Les sauveteurs ont secouru plus de 900 habitants des inondations alors qu’environ 700 000 foyers restaient sans électricité, a-t-il expliqué.

   


« Nous voulons éviter les tragédies », a déclaré pour sa part le gouverneur de Caroline du Sud, Henry McMaster. « Si vous vivez dans une zone à risque, il faut partir », a-t-il lancé lors d’une conférence de presse.
L’agriculture durement touchée
Le président Donald Trump, a salué sur Twitter « les sauveteurs et les forces de l’ordre [qui] travaillent vraiment dur » pour aider la population. « Quand l’eau aura reflué, ils accéléreront encore le rythme », a-t-il ajouté.

FEMA, First Responders and Law Enforcement are working really hard on hurricane Florence. As the storm begins to fi… https://t.co/9uSAfdRUhp— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Dans les villes frappées par la tempête, plusieurs cas de pillages ont été signalés et la police de Wilmington, en Caroline du Nord, a annoncé avoir arrêté cinq personnes qui s’en étaient prises à un supermarché.
La tempête a fait « des dégâts importants » dans l’est de l’Etat, a précisé le gouverneur Cooper. « Il y a beaucoup de terres agricoles sous l’eau dans le sud-est de l’Etat. Je suis inquiet des conséquences pour les cultures et les fermes », a-t-il dit après avoir survolé la zone. L’industrie agricole, le plus gros secteur économique de l’Etat, a été « durement frappée » par Florence, a renchéri le sénateur de Caroline du Nord, Thom Tillis. « En termes d’impact économique pour la reconstruction, nous parlons en milliards de dollars », a-t-il estimé sur Fox News.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Les difficultés de fabrication de l’EPR français ont rappelé cruellement les écueils qui menacent la filière nucléaire tricolore : une vision de départ extrêmement ambitieuse et des difficultés d’exécution aux conséquences lourdes.
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Nucléaire : A Flamanville, les soudures de la discorde

Les difficultés de fabrication de l’EPR français ont rappelé cruellement les écueils qui menacent la filière nucléaire tricolore : une vision de départ extrêmement ambitieuse et des difficultés d’exécution aux conséquences lourdes.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 17h45
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Ce n’est pas le coup de bambou, mais de chalumeau, pour un chantier qui n’en avait vraiment pas besoin. Au début de l’année, des problèmes sur des soudures essentielles du réacteur de Flamanville vont conduire EDF à réévaluer les coûts et les délais du chantier. Alors que la direction du groupe espérait démarrer en tout début d’année 2019, il faudra attendre 2020 pour voir l’EPR être raccordé au réseau.
L’affaire des soudures illustre amèrement les difficultés de la filière nucléaire française, confrontée à sa perte de compétences et de savoir-faire.
EDF avait défini pour la construction de l’EPR cette nouvelle norme de qualité et n’a pas été en mesure de la faire respecter à ses propres sous-traitants
En février, EDF découvre des problèmes sur trente-huit soudures, sur les soixante-six du circuit secondaire. Ce circuit d’eau est celui qui sert à évacuer la vapeur vers la turbine. Il est formé de quatre boucles, associées à quatre générateurs de vapeur. Dans un premier temps, le groupe explique que ces tuyauteries sont conformes à la réglementation mais qu’elles auraient dû correspondre au standard « haute qualité », plus exigeant que la réglementation en vigueur.
Concrètement, EDF avait défini pour la construction de l’EPR cette nouvelle norme de qualité et n’a pas été en mesure de la faire respecter à ses propres sous-traitants. « Pourquoi avait-on besoin de se créer cette nouvelle norme ? », pestait peu de temps après un dirigeant d’EDF.

Mais les choses se sont compliquées quelques semaines plus tard. L’examen approfondi des soudures révèle qu’une grande partie d’entre elles ne respectent ni la norme voulue par EDF, ni même la réglementation exigée pour les équipements nucléaires sous pression. Résultat : le groupe doit reprendre cinquante-huit soudures, sachant qu’une seule soudure représente huit semaines de travail supplémentaire.
« Procédures pas suffisamment précises »
Dans la foulée, le réseau Sortir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Accident de Fukushima, concurrence du gaz et des énergies renouvelables, parc mondial vieillissant, le moteur de cette industrie, qui voit sa part de production électrique dans le monde baisser, se trouve désormais à Pékin.
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Nucléaire : L’atome recule partout sauf en Chine

Accident de Fukushima, concurrence du gaz et des énergies renouvelables, parc mondial vieillissant, le moteur de cette industrie, qui voit sa part de production électrique dans le monde baisser, se trouve désormais à Pékin.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 17h45
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            
L’industrie nucléaire mondiale se relèvera-t-elle un jour de l’accident de Fukushima ? Depuis 2011, le secteur connaît une très faible croissance en Europe occidentale et aux Etats-Unis. Il reste relativement dynamique en Asie, particulièrement en Chine, et en Russie. Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), « l’énergie nucléaire pourrait avoir du mal à conserver sa place actuelle dans le mix énergétique mondial » dans les prochaines années.
Un faible nombre de réacteurs en construction. En 2018, 50 réacteurs sont en construction dans le monde, dans 15 pays. Ce chiffre est le plus bas depuis dix ans, selon le World Nuclear Industry Status Report, qui note que 33 de ces réacteurs connaissent des retards importants. Quatre-vingts pour cent des nouveaux réacteurs sont construits en Asie ou en Europe centrale ou orientale. Depuis 2013, cinq projets ont été abandonnés en cours de construction.
Une production électrique d’origine nucléaire en déclin. En 2017, les réacteurs nucléaires ont fourni 10 % de la production d’électricité dans le monde. Cette part était de 17,5 % en 1996, ce alors même que la consommation électrique mondiale a considérablement augmenté. La production est légèrement repartie à la hausse ces deux dernières années grâce à la Chine, mais le parc mondial reste entravé par la mise à l’arrêt d’une grande part du parc nucléaire japonais. Depuis la catastrophe de Fukushima, seuls 9 réacteurs sur les 54 que compte l’archipel ont redémarré. En France, la part de production de l’électricité produite par le nucléaire s’élevait à 71 % en 2017, une année particulièrement basse à cause des arrêts obligatoires de plusieurs centrales.
Un marché tourné vers la Chine. Le moteur de l’industrie nucléaire se trouve désormais à Pékin. Sur les 50 réacteurs en construction dans le monde, 16 le sont en Chine. Et parmi les 4 nouveaux réacteurs dont la construction a débuté en 2017,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Plus d’une soixantaine de personnes ont été tuées aux Philippines par la tempête tropicale et au moins 200 blessés ont été signalés à Hongkong.
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Le supertyphon Mangkhut balaie l’Asie du Sud-Est

Plus d’une soixantaine de personnes ont été tuées aux Philippines par la tempête tropicale et au moins 200 blessés ont été signalés à Hongkong.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 17h44
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 17h33
    |

            Florence de Changy (Hongkong, correspondance) et 
Bruno Philip (Bangkok, correspondant en Asie du Sud-Est)








                        



Après avoir semé le chaos aux Philippines puis à Hongkong, le supertyphon Mangkhut poursuivait, lundi 17 septembre, sa route meurtrière en Chine continentale. Deux morts avaient déjà été recensées, la veille, dans le Guangdong, province du sud-est du pays, où près de trois millions de personnes ont été évacuées.
Lundi matin, Hongkong, porte d’entrée chinoise de cette tempête tropicale considérée comme la plus violente de l’année, dressait un premier bilan du passage de Mangkhut – baptisé du nom thaï désignant le fruit tropical mangoustan. Les écoles et les universités de la métropole devaient rester fermées le 17 septembre pour permettre aux services de la voirie et aux transports publics de se remettre en route. Quelque 600 tronçons de routes étaient encore bloqués par des éboulements, des arbres ou autres débris.
Les médias locaux titraient sur le mécontentement des citoyens lié aux délais dans les transports publics, plutôt que sur la prouesse d’un bilan remarquablement léger : aucun mort, aucune infrastructure majeure (ponts, tunnels) sérieusement endommagée, aucune coupure de courant ni d’Internet.
Résilience de Hongkong
« Hongkong est conçu pour résister. Les normes de construction locales prennent en compte des vents d’une telle puissance », indique Pierre-Eric Saint-André, directeur général de la division Building Asie-Pacifique de Bouygues. Il observe aussi que la plupart des réseaux (électricité, communication, eau) sont enterrés et donc à l’abri dans ce genre de crise.

   


La chef de l’exécutif hongkongais, Carrie Lam, qui fut pendant cinq ans ministre du développement, a autorisé les fonctionnaires bloqués par des problèmes de transport à s’absenter lundi 17 septembre, et a incité les employeurs du secteur privé à faire preuve de flexibilité. L’aéroport, le plus grand hub au monde de fret aérien, avait déjà rouvert, après l’annulation de 900 vols.
La résilience exceptionnelle de cette ville de gratte-ciel, à l’intensité démographique parmi les plus hautes de la planète, contraste avec les dégâts et victimes recensés dans la province philippine de Cagayan, où Mangkhut s’est abattu samedi 15 septembre, provoquant des pluies diluviennes et des glissements de terrain. Cette région septentrionale des Philippines a enregistré plus de 65 morts et plusieurs dizaines de disparus, selon un bilan provisoire. Des vents de plus de 250 km/heure ont dévasté cette partie nord de l’île de Luçon, grenier à riz et à maïs de l’archipel, laissant des zones entières dévastées et sous l’eau.

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                Y a-t-il des différences entre un typhon, un cyclone ou un ouragan ?



Le président, Rodrigo Duterte, qui s’est rendu dans les zones dévastées dimanche, a cependant prévenu que le typhon pourrait occasionner l’équivalent de millions d’euros de dégâts alors que le riz allait être récolté dans un mois. La semaine du 10 septembre, il avait conseillé aux fermiers de récolter les grains les plus mûrs, les laissant dans un douloureux dilemme alors qu’ils étaient priés par les autorités d’évacuer les campagnes.
A peine ralenti lors de ce passage dévastateur au nord des Philippines, Mangkhut a repris de la vigueur en mer de Chine du Sud et s’est dirigé plein ouest vers la côte chinoise dans la nuit de samedi à dimanche. A Hongkong, le plus haut niveau d’alerte a été déclaré dimanche matin avant 10 heures. Il est resté en vigueur pendant dix heures. L’œil de cet énorme ouragan, dont la superficie (environ 900 kilomètres de diamètre) était comparable à celle de la France, s’est approché à 100 km de l’ancienne colonie britannique en milieu de journée.
Plusieurs zones inondées

   


L’observatoire de l’ancienne colonie britannique a indiqué avoir enregistré des rafales de 256 km/heure et des vents soutenus de 190 km/heure, des vitesses dépassant les précédents records. L’ensemble du territoire était alors pris dans un ciel blanchâtre, avec des rugissements de vent régulièrement interrompus par des bruits de casse, causés par les effondrements de panneaux d’affichage, d’échafaudages, bris d’arbres, poubelles descellées et autres objets volants non identifiés.
Par précaution et par habitude, les fenêtres des milliers de gratte-ciel de Hongkong avaient été croisées de grandes barres de ruban adhésif. Dans le quartier de Hung Hom, un immeuble récent, One Harbourfront, a toutefois perdu des dizaines de fenêtres. A l’œil nu, certains immeubles donnaient l’impression d’osciller.

        Lire aussi :
         

                Typhon Mangkhut : à Hongkong, des gratte-ciel oscillent et des toits s’envolent



Dans plusieurs villages des Nouveaux Territoires – la partie continentale de Hongkong – comme dans les quartiers situés au bord de la mer, plusieurs zones ont été fortement inondées. La situation était également assez chaotique dans les marinas hongkongaises. Plusieurs bateaux, y compris des superyachts, ont cassé leurs amarres et se sont échoués ou ont coulé. Des embarcadères de ferry ont été détruits par la violence des vagues. Certaines plages sont jonchées de débris.
La ville était en état d’alerte depuis vendredi. Les Hongkongais et les résidents de la côte du sud de la Chine avaient alors été priés de « se préparer au pire » par les autorités. Tous les départements du gouvernement hongkongais avaient activé leur plus haut niveau de plans d’urgence pour parer aux conséquences éventuelles.
A titre préventif, les habitants de deux îles basses avaient été évacués samedi. Finalement, 1 539 personnes mal logées ont été accueillies dans des abris, et les hôpitaux publics de Hongkong ont traité 391 personnes à la suite du typhon. Il reste quelques jours de grand ménage pour effacer les dernières traces de Mangkhut.
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le 15 septembre, dans un champ de maïs devasté près de la ville de Tuguegarao, dans le nord-est des Philippines. Le pays tentait déjà, avant le passage du typhon Mangkhut, de faire face à une pénurie de riz. Selon les premières estimations du ministère de l’agriculture, 250 730 tonnes de riz paddy (brut) ont été perdues ainsi que 1 204 tonnes de maïs."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Un camp de mineurs a été partiellement emporté par ce glissement de terrain, causé par le passage du typhon, à Itogon, aux Philippines, le 16 septembre. Le maire de la ville a déclaré que plus de 40 mineurs et membres de leurs familles ont été emportés par l’éboulement."
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            data-slide-description="Des enfants utilisent bassine et bouée pour traverser une rue inondée à Calumpit, aux Philippines, le 16 septembre. Après avoir ravagé le nord de l’archipel, la tempête a traversé la mer de Chine méridionale, son centre passant à une centaine de kilomètres au sud de Hongkong, et plus près encore de Macao."
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            data-slide-description="Des sauveteurs, à Macao, le 16 septembre. Pour la première fois de leur histoire, les 42 casinos de Macao ont été fermés avant le passage de la tempête sur décision des autorités, qui avaient été vertement critiquées en 2017 pour leur manque de préparation lors d’un précédent typhon."
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            data-slide-description="Durant l’approche du typhon à Hongkong le 16 septembre. Mangkhut a touché terre dimanche en fin d’après-midi dans le sud de la Chine. Quatre morts ont été signalées dans la province du Guangdong."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Un journaliste brave la tempête à Heng Fa Chuen, un quartier résidentiel de Hongkong situé près du front de mer, le 16 septembre. Dans la ville, plus de 300 personnes ont été blessées au passage du typhon, qui a conduit au déclenchement de l’alerte la plus élevée."
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            data-slide-description="Un photojournaliste parmi les débris plastiques soufflés par la tempête à Hongkong, le 16 septembre. Les autorités chinoises ont indiqué avoir évacué plus de 3 millions de personnes dans le sud du pays."
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            data-slide-description="Les fenêtres endommagées de la tour de bureaux One Harbourfront à Hongkong, le 16 septembre. Dès que les vents se sont calmés dimanche soir, la protection civile a multiplié les sorties pour commencer à déblayer les rues."
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            data-slide-description="Sur la plage de Repulse Bay à Hongkong, le 17 septembre. Partout dans l’ex-colonie britannique retentissait le bruit des tronçonneuses coupant les arbres."
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            data-slide-description="Dans un centre commercial inondé à Hongkong, le 16 septembre. La population a passé son dimanche terrée dans les appartements en attendant que cela passe, assistant au spectacle des gerbes d’écume dans l’emblématique baie, pourtant en théorie protégée, de Victoria Harbour."
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            data-slide-description="Une femme se repose dans un refuge pour les habitants du village de Lei Yu Mun à Hongkong, le 16 septembre. L’Observatoire de Hongkong – agence de prévisions météorologiques du gouvernement de la ville – a indiqué que Mangkhut était le cyclone le plus puissant à avoir frappé la ville depuis 1979 et a enregistré des rafales soutenues à 195 km/h."
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            data-slide-description="A Hongkong, le 17 septembre. Le grand nettoyage s’est intensifié lundi dès les premières heures alors que les employés peinaient à rejoindre leur travail dans des rues couvertes de débris."
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Le 15 septembre, dans un champ de maïs devasté près de la ville de Tuguegarao, dans le nord-est des Philippines. Le pays tentait déjà, avant le passage du typhon Mangkhut, de faire face à une pénurie de riz. Selon les premières estimations du ministère de l’agriculture, 250 730 tonnes de riz paddy (brut) ont été perdues ainsi que 1 204 tonnes de maïs.

Aaron Favila / AP
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Nucléaire : EDF face au risque de l’EPR

Le réacteur pressurisé européen devait être le fleuron de l’industrie nucléaire française. Pour l’électricien, c’est désormais sa survie et celle de toute une filière qui est en jeu.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 17h30
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 15h20
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

« 74 milliards de dette… et avec le nucléaire, ce n’est pas fini ! » Sur le siège d’EDF, avenue de Wagram, à Paris, la gigantesque banderole de Greenpeace affiche la couleur : on y voir le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, faisant deux doigts d’honneur aux passants, sous la mention « Merci Jean-Bernard ». Cette action coup de poing de décembre 2016 marque une nouvelle étape dans l’argumentaire des opposants au nucléaire : il ne s’agit plus seulement de dénoncer les risques d’accident, mais aussi le risque financier qui pèserait sur EDF.
Les ONG ne sont plus seules sur ce terrain. En juin, celui qui était alors le ministre de tutelle d’EDF, Nicolas Hulot, a repris l’argument. « Une des raisons pour lesquelles EDF se retrouve en difficulté, c’est que notamment la filière nucléaire, pardon de le dire, nous amène dans une dérive. » Dans une allusion claire au coûteux chantier de Flamanville (Manche), il précise : « On voit bien qu’économiquement, il y a une espèce de règle d’or qui est en train de s’imposer dans cette filière, c’est qu’en réalité, on ne tient jamais nos promesses. » Le ministre reprend là une critique de plus en plus courante : non seulement le nucléaire est devenu trop coûteux, mais il serait en plus une erreur stratégique majeure pour EDF.
Un seul EPR raccordé au réseau dans le monde
Pourtant, le réacteur EPR est au cœur de la stratégie du groupe. Il est présenté comme la solution au problème du changement climatique et comme la promesse d’un leadership mondial dans une technologie à laquelle croit plus que jamais le premier opérateur nucléaire au monde, qui emploie plus de 150 000 personnes. L’EPR est-il en train de couler EDF ou est-il sa planche de salut ?
Pour l’instant, le chemin de croix continue. En juillet, le chantier de Flamanville a connu de nouvelles difficultés : après l’annonce de problèmes de soudures, la direction d’EDF a dû se résoudre à annoncer un énième retard du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Le supertyphon, considéré comme la plus puissante tempête de l’année, a tué une cinquantaine de personnes aux Philippines avant de frapper Hongkong.
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Typhon Mangkhut : à Hongkong, des gratte-ciel oscillent et des toits s’envolent

Le supertyphon, considéré comme la plus puissante tempête de l’année, a tué une cinquantaine de personnes aux Philippines avant de frapper Hongkong.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 13h24
 • Mis à jour le
16.09.2018 à 14h32
    |

            Florence de Changy (Hongkong, correspondance)








                        



   


Après avoir causé la mort d’une cinquantaine de personnes dans le nord des Philippines, le supertyphon Mangkhut, considéré comme la plus puissante tempête de l’année, s’est abattu sur Hongkong où le plus haut niveau d’alerte (le signal T10) a été déclaré dimanche matin 16 septembre. Cet énorme ouragan, dont la superficie – environ 900 kilomètres de diamètre – est comparable à celle de la France, s’était affaibli en passant au-dessus des Philippines et a repris de la vigueur en mer de Chine du Sud.
A midi (heure locale), l’Observatoire météorologique de l’ancienne colonie britannique, devenue « région administrative spéciale de Chine » depuis 1997, indiquait avoir déjà enregistré des rafales de 256 km/h et des vents soutenus de 190 km/h, des vitesses dépassant les précédents records. L’ensemble du territoire était pris dans un ciel blanchâtre, avec des rugissements de vent régulièrement interrompus par des bruits de casse et d’effondrements de panneaux d’affichage, des poubelles décelées et du mobilier volant non identifié…

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                Typhon Mangkhut : une cinquantaine de morts aux Philippines, Hongkong en alerte maximum




   


Une immense grue tourne comme une girouette
Les quartiers normalement animés le dimanche étaient déserts. Par précaution et par habitude, les fenêtres des milliers de gratte-ciel de Hongkong avaient été croisées de grandes barres de ruban adhésif. Cela n’a pas empêché un immeuble de bureaux récent de perdre la plupart de ses fenêtres dans le quartier de Hung Hom, le vent se chargeant ensuite de le dépouiller. Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent, outre certaines façades éventrées, de lourdes branches d’arbres volant comme des brins de paille, une immense grue tournant comme une girouette, un haut mur s’effondrant et quelques toits qui s’envolent. A l’œil nu, certains immeubles ont l’air d’osciller.
Dans quelques villages des nouveaux territoires – partie continentale du territoire de Hongkong –, plusieurs zones ont été entièrement inondées, les voitures flottant comme des bouteilles à la mer se heurtant aux murs des maisons. Plusieurs échafaudages se sont décomposés et partiellement effondrés dans les quartiers très populaires de Causeway Bay et de Kowloon.
Dans les différents ports de Hongkong, la situation était également chaotique. Dans le port d’Aberdeen, au sud de l’île, plusieurs jonques – de gros bateaux de plaisance – se sont décrochées de leurs anneaux, certaines ont coulé. « Il y a tellement de bateaux amarrés que très rapidement les plus mal préparés ont lâché et ont emporté leurs voisins avec eux. Certains sont allés s’écraser de l’autre côté de la baie », indique le courtier maritime Anthony Rendall, qui est resté à bord de son bateau à voile dont une partie du pont a été arrachée.
Dans le port chinois voisin de Shenzhen, des dizaines de conteneurs sont tombés à l’eau. La marée basse prévue en fin de journée devrait atténuer la montée des eaux dans le port et sur toutes les parties inondables du territoire.

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« Se préparer au pire »
Le trafic, quasiment inexistant, a été interrompu à plusieurs endroits névralgiques, certains ponts et tunnels ayant été bloqués par des débris. A l’aéroport de Hongkong, la plupart des vols ont été annulés et la compagnie aérienne Cathay Pacific a prévu l’annulation de plus de 400 vols sur les trois prochains jours.
L’œil du typhon est passé au plus près de Hongkong en début d’après-midi mais, selon les prévisions météo, la tempête devrait continuer à se faire sentir tout au long de la journée et une partie de la nuit de dimanche à lundi.
Hongkong est familier des typhons même si les supertyphons ou les alertes de niveau 10 restent exceptionnels. Depuis vendredi, les Hongkongais et les résidents de la côte du sud de la Chine ont été priés de « se préparer au pire » par les autorités. Tous les départements du gouvernement hongkongais ont activé leur plus haut niveau de plans d’urgence pour parer aux conséquences éventuelles. Les habitants de deux îles basses avaient été évacués samedi à titre préventif et plus de six cents personnes mal logées ont été accueillies dans des abris.
A Macao, à une heure de ferry sur l’autre rive du delta de la rivière des perles, où le supertyphon Hato avait fait douze morts en août 2017, le gouvernement a fait fermer tous les casinos samedi soir. En milieu de journée dimanche, les hôpitaux de Hongkong précisaient avoir traité 34 blessés. Même si certains experts parlent déjà de dizaines de milliards de dollars de dégâts, il est toutefois bien trop tôt pour évaluer l’ampleur des destructions.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Des dizaines de militants écologistes s’y étaient installés, parfois depuis des années, pour y bloquer l’agrandissement d’une mine de charbon.
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Forêt de Hambach en Allemagne : expulsion de militants écologistes

Des dizaines de militants écologistes s’y étaient installés, parfois depuis des années, pour y bloquer l’agrandissement d’une mine de charbon.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
16.09.2018 à 14h28
   





                        



   


Neuf militants écologistes ont été légèrement blessés et 34 ont été interpellés lors de l’évacuation de la forêt de Hambach, en Allemagne, a annoncé la police, dimanche 16 septembre. L’opération de police durait depuis plusieurs jours déjà dans cette forêt proche d’Aix-La-Chapelle dans l’ouest du pays, près de la frontière avec la Belgique et les Pays-Bas.
Des dizaines de militants écologistes s’y étaient installés, parfois dans des constructions situées à la cime d’arbres, certaines à 25 mètres du sol. Leur objectif : empêcher des coupes d’arbres prévues par le groupe de production d’électricité RWE, et autorisées par l’administration, pour permettre l’expansion d’une mine de lignite, un charbon brun très polluant extrait à ciel ouvert sur de très vastes surfaces.
La présence des militants écologistes était tolérée depuis des années, mais RWE a décidé récemment de faire valoir ses droits sur cette zone. La forêt de Hambach est devenue en Allemagne le symbole des adversaires du charbon, qui reste une source importante de la production d’électricité du fait notamment de la sortie du nucléaire décidée par le pays en 2011 pour 2022.
Même si le charbon paraît condamné à terme, le gouvernement n’a pas fixé à ce jour de date de sortie et l’exploitation de ce combustible continue notamment dans l’ouest et l’est du pays. Elle représente aussi dans ces régions un enjeu important sur le plan de l’emploi.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Comment mener une vie plus durable ? Cette question génère beaucoup de débats sur ce que les individus peuvent faire pour combattre le changement climatique.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ La plus puissante tempête de l’année devrait toucher les côtes chinoises non loin de Hongkong. Elle pourrait se renforcer en traversant la mer de Chine.
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Typhon Mangkhut : une cinquantaine de morts aux Philippines, Hongkong en alerte maximum

La plus puissante tempête de l’année devrait toucher les côtes chinoises non loin de Hongkong. Elle pourrait se renforcer en traversant la mer de Chine.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 03h34
 • Mis à jour le
16.09.2018 à 15h30
   





                        



   


Le supertyphon Mangkhut a semé, dimanche 16 septembre, le chaos à Hongkong en faisant trembler ses gratte-ciel, après avoir frappé le nord des Philippines, où il a fait une cinquantaine de morts. La tempête tropicale, considérée comme la plus puissante depuis le début de l’année, a ravagé des zones agricoles du nord de l’île de Luçon, la plus grande de l’archipel philippin, provoquant inondations et glissements de terrain.
A Hongkong, l’Observatoire météorologique a émis l’alerte maximum en raison de vents enregistrés à 180 km/h sur une île au large. Si son œil est passé à une centaine de kilomètres au sud de l’ex-colonie britannique, le typhon, qui progressait en direction des régions densément peuplées du sud de la Chine, a fait de nombreux dégâts, pulvérisant des vitres, terrassant des arbres et faisant osciller les tours d’habitation.

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Dans le nord des Philippines, les moyens de communication et l’électricité ont été coupés dans la majeure partie de la zone sur la trajectoire de la tempête, où vivent environ cinq millions d’habitants : autant de difficultés pour évaluer le bilan humain et matériel.
Fermeture des casinos
L’archipel d’Asie du Sud-Est est frappé chaque année par une vingtaine de typhons qui font généralement des centaines de morts, et contribuent à ce que des millions d’habitants restent dans une situation de grande pauvreté.
Le typhon a perdu en intensité en traversant les Philippines et se dirigeait vers le sud de la Chine. Son œil devrait toucher le littoral chinois dans la journée, à l’ouest des villes de Macao et Hongkong. La ville de Yangjiang, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Macao, se prépare à essuyer en fin de journée de plein fouet le typhon.
Les autorités de Macao, qui avaient été fortement critiquées pour leur manque de préparation lors du typhon Hato en août 2017, ont décidé la fermeture des 42 casinos de la ville, pour la première fois de leur histoire.

D’ordinaire bondées, les rues de Hongkong sont totalement désertes et d’impressionnantes vagues déferlaient dans la baie pourtant protégée de Victoria Harbour. Rares sont les voitures s’aventurant dans les grandes artères de la mégapole jonchées d’arbres arrachés et de débris en tout genre chutant dangereusement des immeubles.
Razzia sur les rubans adhésifs
L’Observatoire météorologique a exhorté depuis plusieurs jours la population à la plus grande prudence, parlant de « menace considérable » pour les côtes méridionales de la Chine.
Nombreux sont les habitants qui ont scotché leurs vitres dans l’espoir de les consolider, au point que certaines échoppes ont fait monter samedi les prix des rubans adhésifs, victimes d’une razzia. Ces derniers jours, les supermarchés ont été vidés par les habitants stockant des provisions. Un phénomène identique a été observé à Macao.
La compagnie aérienne hongkongaise Cathay Pacific a prévu l’annulation de plus de 400 vols sur les trois prochains jours.
Haiyan, en novembre 2013, est le typhon le plus meurtrier à avoir touché les Philippines. Des vagues géantes, semblables à celles provoquées par un tsunami, avaient tout dévasté sur leur passage. La catastrophe avait fait plus de 7 350 morts ou disparus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Les données recueillies par l’ICESat-2 permettront de comprendre l’ampleur de la contribution de la fonte des glaces à la montée des océans.
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La NASA lance un laser en orbite pour mesurer la fonte des glaces

Les données recueillies par l’ICESat-2 permettront de comprendre l’ampleur de la contribution de la fonte des glaces à la montée des océans.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 21h56
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 22h14
   





                        



   


La NASA a lancé samedi 15 septembre son laser le plus avancé jamais placé en orbite, l’ICESat-2, une mission « extraordinairement importante pour la science », d’un milliard de dollars, destinée à révéler l’ampleur de la fonte des glaces sur une Terre qui se réchauffe.
Le satellite d’une demie-tonne a été propulsé par une fusée Delta II depuis la base Vandenberg de l’US Air Force en Californie.
« La mission va récolter suffisamment de données pour quantifier les changements annuels d’épaisseur de la couche de glace au Groenland et dans l’Antarctique, même si ce n’est que de quatre millimètres à peine », a fait savoir l’agence spatiale américaine.
Depuis près de dix ans, l’agence ne disposait plus d’un instrument en orbite pour mesurer l’épaisseur des superficies recouvertes de glace à travers la planète.
L’ICESat-2 est équipé de deux lasers— dont un de rechange — beaucoup plus perfectionnés que le modèle à bord de la mission précédente. Malgré sa puissance, le rayon ne sera pas chaud au point de faire fondre la glace depuis le poste d’observation orbital déployé à quelque 500 kilomètres au-dessus de la Terre, a précisé la NASA.
Il tirera 10 000 fois par seconde, contre quarante fois pour son prédécesseur, ce qui fournira des données beaucoup plus détaillées. Des mesures seront prises tous les 70 centimètres sur la trajectoire du satellite.

Etudier la contribution de la fonte des glaces à la montée des océans
La mission précédente, ICESat, a été lancée en 2003 et s’est achevée en 2009. Grâce à elle, les scientifiques ont appris que la banquise s’affinait et que les surfaces recouvertes de glace disparaissaient des régions côtières du Groenland et de l’Antarctique.
Depuis, des relevés ont été effectués grâce à un avion dans le cadre d’une mission baptisée Operation IceBridge qui a survolé l’Arctique et l’Antarctique. Des « mesures de hauteur et des données sur l’évolution de la glace » ont été récoltées, a expliqué la NASA.
Mais une mise à jour était nécessaire de toute urgence.
L’utilisation croissante des sources d’énergie fossile par l’humanité entraîne une hausse constante des émissions de gaz à effet de serre, considérées comme les principaux responsables du changement climatique.
La température mondiale moyenne augmente année après année, les quatre années les plus chaudes des temps modernes ayant été enregistrées entre 2014 et 2017.
La couche de glace s’amenuise dans l’Arctique et le Groenland, accentuant le phénomène de hausse du niveau des océans qui menace des centaines de millions d’habitants des régions côtières du monde entier.

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Le tout nouveau ICESat-2 devrait aider les scientifiques à comprendre l’ampleur de la contribution de la fonte des glaces à la montée des océans.
« Nous allons être capables de regarder spécifiquement la façon dont la glace évolue sur une seule année », a relevé Tom Wagner, un chercheur du programme cryosphère (glace terrestre) de la NASA. Combiner ces relevés précis avec ceux rassemblés au fil des ans devrait donner un coup de fouet à la compréhension du changement climatique et améliorer les prévisions sur la hausse du niveau des mers, a-t-il ajouté.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Les opérations de sauvetage se poursuivent dans le sud-est des Etats-Unis après le passage de Florence, ouragan rétrogradé en tempête tropicale vendredi.
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Article sélectionné dans La Matinale du 15/09/2018
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Tempête Florence : treize morts, des « quantités monumentales » de pluie

Les opérations de sauvetage se poursuivent dans le sud-est des Etats-Unis après le passage de Florence, ouragan rétrogradé en tempête tropicale vendredi.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 18h23
 • Mis à jour le
16.09.2018 à 06h38
   





                        



   


Des « quantités monumentales » de pluie se sont déversées, samedi 15 septembre, sur la côte est des Etats-Unis au passage de la tempête Florence. Les autorités ont confirmé la mort de treize personnes, dix en Caroline du Nord et trois en Caroline du Sud. Le président Donald Trump a présenté sur Twitter ses condoléances aux familles des victimes, qui étaient alors au nombre de cinq.

Five deaths have been recorded thus far with regard to hurricane Florence! Deepest sympathies and warmth go out to… https://t.co/arKELmrrSb— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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« Sachez que l’eau monte vite partout, même dans des lieux qui ne subissent pas d’habitude d’inondations », a mis en garde le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper. La Caroline du Nord est l’Etat du sud-est des Etats-Unis le plus touché. « Ne rentrez pas chez vous jusqu’à ce que la tempête passe et que vous receviez le feu vert », a-t-il dit aux habitants évacués ces derniers jours.
Les opérations de sauvetage se poursuivent, compliquées par la submersion de nombreuses routes, a expliqué M. Cooper. L’Agence fédérale de gestion des urgences (FEMA) a mobilisé 1 200 personnes. L’armée américaine ainsi que des volontaires de tout le pays, comme la « Cajun Navy » venue de Louisiane avec ses bateaux à fond plat, apportent aussi leur aide. Les principales universités ont annoncé qu’elle n’accueilleraient pas d’étudiants avant mardi, voire mercredi.
Florence rétrogradée en tempête tropicale
Les rafales de vent ont fait d’importants dégâts, déracinant les arbres et les poteaux électriques. Environ 750 000 foyers étaient privés de courant samedi en Caroline du Nord, selon les services de gestion des urgences.

   


Florence avançait samedi à 6 km/h avec des vents de 75 km/h dans l’intérieur des terres à la frontière des deux Carolines, sur la côte Est américaine, selon le dernier bulletin diffusé par le Centre national des ouragans (NHC). Après avoir faibli en intensité vendredi après-midi, l’ouragan a été rétrogradé en tempête tropicale.
En Caroline du Nord, les météorologistes s’attendaient à des cumuls de pluie de 25 cm dans les terres et jusqu’à un mètre sur certaines régions côtières. « Les précipitations vont continuer à provoquer des inondations catastrophiques ainsi que des crues de rivières importantes et prolongées », a mis en garde le NHC.
Le président américain Donald Trump doit se rendre « en début ou en milieu de semaine prochaine » dans les régions affectées, selon la Maison Blanche.
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="La tempête Florence, qui a déjà fait au moins 13 morts sur la côte atlantique américaine, menace toujours de faire des ravages au cours du week-end en raison des « quantités monumentales » de pluie qu’elle charie et des inondations qu’elle provoque, selon les autorités qui ont averti les habitants évacués de ne pas tenter de rentrer chez eux."
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            data-slide-description="Outre dix décès en Caroline du Nord, trois autres ont été recensés en Caroline du Sud, dont une femme de 61 ans tuée vendredi lorsque sa voiture a heurté un arbre couché sur la route."
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            data-slide-description="Les rafales de vent et la pluie diluvienne ont fait d’importants dégâts. De nombreuses routes restent coupées par des arbres et des poteaux électriques arrachés, ou encore par des crues soudaines."
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            data-slide-description="La dépression « déverse des quantités monumentales de pluie », a mis en garde Roy Cooper, le gouverneur de Caroline du Nord, l’Etat le plus durement frappé. « Toutes les routes de l’Etat peuvent être inondées ». "
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            data-slide-description="Environ 1,7 million d’habitants avaient été sommés de se mettre à l’abri, loin du littoral. Mais beaucoup n’ont pas suivi cette consigne."
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            data-slide-description="L’armée est venue prêter main forte aux services de secours, ici à New Bern, en Caroline du Nord."
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            data-slide-description="La tempête « va provoquer des inondations catastrophiques sur des zones de Caroline du Nord et de Caroline du Sud pendant encore quelque temps », a averti un responsable de l’Agence nationale océanique et atmosphérique (NOAA), Steve Goldstein, en raison notamment du caractère « lent, presque à l’arrêt » de la tempête."
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            data-slide-description="Florence a avancé samedi à 9 km/h avec des vents de 65 km/h qui devraient continuer à s’affaiblir à mesure que la tempête progresse dans les terres. Les autorités s’attèlent désormais à évacuer l’eau et porter secours aux habitants piégés par les eaux."
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            data-slide-description="Le président américain Donald Trump doit se rendre en début ou milieu de semaine prochaine dans les régions affectées."
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            data-slide-description="Des chiens apeurés laissés en cage par leur propriétaire sont libérés par le sauveteur bénévole Ryan Nichols, à Leland, en Caroline du Nord, le 16 septembre."
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            data-slide-description="Après le passage de l’ouragan à New Bern, en Caroline du Nord, le 16 septembre. Dimanche après-midi, la rivière Trent débordait au niveau de Pollocksville, en Caroline du Nord, l’Etat le plus touché, coupant le village en deux. Une trentaine de personnes ont été évacuées par la Garde nationale."
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            data-slide-description="A New Bern, en Caroline du Nord, le 16 septembre. Dans les villes frappées par la tempête, plusieurs cas de pillages ont été signalés et la police de Wilmington, en Caroline du Nord, a annoncé avoir arrêté cinq personnes qui s’en étaient pris à un supermarché."
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La tempête Florence, qui a déjà fait au moins 13 morts sur la côte atlantique américaine, menace toujours de faire des ravages au cours du week-end en raison des « quantités monumentales » de pluie qu’elle charie et des inondations qu’elle provoque, selon les autorités qui ont averti les habitants évacués de ne pas tenter de rentrer chez eux.

CARLO ALLEGRI / REUTERS
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Article sélectionné dans La Matinale du 15/09/2018
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« Sous les déchets, la plage » : des Français au secours des rivages de Hongkong

Environ 150 personnes ont pris part, samedi, à une opération de nettoyage organisée dans le cadre du World CleanUp Day.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 17h23
 • Mis à jour le
16.09.2018 à 12h08
    |

            Frédéric Lemaître (Hongkong, envoyé spécial)








                        



   


A Hongkong, la présence de soixante-huitards ne saute pas vraiment aux yeux. Pourtant, l’association qui a réussi à mobiliser, samedi 15 septembre, environ 150 personnes malgré des températures supérieures à 30 degrés porte un nom qui évoque davantage la Sorbonne que les marchés financiers qui font la fortune de la ville : « Sous les déchets, la plage ».
Créée par quatre Français à la fin de 2016, cette association a tenu à participer au World CleanUp Day – une opération mondiale et citoyenne de nettoyage de la planète – même si, en raison des menaces que fait peser le supertyphon Mangkhut, les organisateurs ont réduit leurs ambitions.
Un petit coin de paradis
« Nous devions nettoyer deux plages, mais la seconde nécessitait de marcher quarante minutes. Or, en cas d’alerte, nous n’avons qu’une heure pour nous mettre à l’abri. Nous n’avons pas voulu prendre le moindre risque », explique une des fondatrices de l’association, Julie Metta, ingénieure en économies d’énergie devenue, à 26 ans, l’une des spécialistes reconnues de l’économie circulaire en Asie.
En deux heures, les 150 volontaires, souvent venus en familles ou entre amis, ont rempli 70 sacs de déchets, soit environ 800 kg, et rendu sa dignité à l’une des plages de Shek-O, un petit coin de paradis, notamment pour les surfeurs, situé au sud-est de l’île, à une vingtaine de kilomètres des gratte-ciel et de la célèbre baie. Autant de déchets que le typhon aurait sans doute rejetés dans la mer quelques heures plus tard.
« C’est notre quatrième action. Le succès de la première, en mars, avait été spectaculaire. Nous étions 800 et avions ramassé huit tonnes de déchets sur vingt-quatre plages différentes. Mais, maintenant, nous insistons davantage sur l’aspect pédagogique, en triant les déchets, en les recyclant et en en relevant les marques pour en connaître l’origine. Nous cherchons également à mobiliser les Hongkongais », explique Yves Bernard, un autre bénévole.
Les sept millions de Hongkongais se sentent, en effet, peu concernés par le sujet. Moins de 5 % des déchets ménagers sont d’ailleurs recyclés. La saleté des plages ? « C’est ce que nous envoient les Chinois », répondent-ils souvent.
Ce n’est que partiellement vrai. Trahies par leurs étiquettes, les centaines de bouteilles plastique ramassées samedi le prouvent : une bonne partie vient de Hongkong.
Difficile de sensibiliser les Hongkongais
Si le consulat de France et le lycée français ont soutenu l’association dès le départ, des entreprises comme HSBC, BNP Paribas ou Carrefour sont désormais parties prenantes et en profitent pour mobiliser leurs équipes. Sur les 150 salariés de Carrefour Hongkong, trente se sont inscrits ; essentiellement des Français. « On a du mal à sensibiliser les Hongkongais, surtout un samedi matin », reconnaît Elodie Lebon, responsable du packaging, un poste évidemment stratégique pour le développement durable.
« Nous avons décidé de ne plus vendre de pailles en plastique. Un produit qui figure pourtant au top des ventes. Surtout, nous venons de réunir cent de nos fournisseurs chinois de jouets pour limiter au maximum l’usage du plastique dans les emballages. Nous les avons sensibilisés en leur projetant le film Plastic Océan », détaille cette jeune femme en enfilant ses gants de protection. « Hongkong nous donne beaucoup. Nous voulons aussi montrer que nous lui en sommes reconnaissants et que nous essayons de lui rendre ce que l’on peut », explique Guillaume Loeuille, un des responsables de la salle des marchés de HSBC, venu en famille et avec près de la moitié de son équipe.
Même si les Hongkongais étaient moins d’une trentaine, Julie Metta se veut optimiste : « Politiquement, il n’y a pas de mouvement écologique à Hongkong. Mais la société commence à bouger. Les déchets de certains marchés alimentaires sont récupérés et transformés en savon. Un designer ne travaille qu’à partir de produits recyclés. Il transforme par exemple des bouts de moquette en sacs à dos. Et si, à Hongkong, manger bio coûte très cher, on commence à voir des agriculteurs élever des poulets et mêmes des porcs bio. »
Comme en 2017, l’association lancera une nouvelle opération « Plage propre » avant les fêtes de fin d’année, avec cette fois comme slogan : « Le père Noël n’est pas une ordure. »




                            


                        

                        

