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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ L’ex-vice-président congolais avait été condamné en 2017 pour « atteintes à l’administration de la justice » lors de son procès pour crimes contre l’humanité.
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Compte rendu

La CPI confirme la peine infligée à Jean-Pierre Bemba pour « subornation de témoins »

L’ex-vice-président congolais avait été condamné en 2017 pour « atteintes à l’administration de la justice » lors de son procès pour crimes contre l’humanité.


LE MONDE
              datetime="2018-09-17T17:34:02+02:00"

        Le 17.09.2018 à 17h34






    
L’ancien vice-président congolais et ex-chef de guerre Jean-Pierre Bemba, le 12 septembre 2018 à Bruxelles.
Crédits : JOHN THYS / AFP


La Cour pénale internationale (CPI) a confirmé, lundi 17 septembre, la peine infligée en première instance à l’ex-chef de guerre congolais Jean-Pierre Bemba pour « subornation de témoins ». « La Chambre condamne Jean-Pierre Bemba à une peine de douze mois d’emprisonnement. Après déduction du temps qu’il a déjà passé en détention, la Chambre considère que la peine d’emprisonnement a été purgée », a déclaré le juge Bertram Schmitt, qui a réimposé une amende de 300 000 euros.

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L’ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) avait en juin, à la surprise générale, été acquitté en appel devant la CPI de « crimes de guerre » et de « crimes contre l’humanité ». En première instance, il avait été condamné à dix-huit ans de prison en juin 2016 pour la vague de meurtres et de viols commis en Centrafrique par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), entre octobre 2002 et mars 2003.
Faux témoignages
Dans une affaire inédite pour la juridiction, Jean-Pierre Bemba avait été reconnu coupable par la CPI d’avoir corrompu quatorze témoins, présenté de fausses preuves et sollicité de faux témoignages dans le cadre de ce procès. Ces faits lui avaient valu une condamnation en 2017 à un an de prison et 300 000 euros d’amende pour « atteintes à l’administration de la justice ».

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En mars 2018, la Chambre d’appel l’avait une nouvelle fois reconnu coupable, l’acquittant toutefois pour le chef d’accusation de « production d’éléments de preuve faux ou falsifiés en connaissance de cause ». Les magistrats n’avaient pas prononcé la peine, qui a donc été fixée ce 17 septembre.
En liberté provisoire après avoir passé plus d’une décennie au centre de détention de la CPI, à La Haye (Pays-Bas), l’ancien homme d’affaires de 55 ans traîne avec lui cette condamnation connexe qui lui a valu l’invalidation par la Cour constitutionnelle de la RDC de sa candidature à la présidentielle du 23 décembre.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ La femme qui accuse Brett Kavanaugh est également disposée à témoigner devant la commission sénatoriale chargée d’examiner la nomination du magistrat.
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Accusé de tentative de viol, le candidat de Trump à la Cour suprême se dit prêt à se défendre devant le Sénat

La femme qui accuse Brett Kavanaugh est également disposée à témoigner devant la commission sénatoriale chargée d’examiner la nomination du magistrat.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 17h14
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 17h40
   





                        



   


Le candidat de Donald Trump à la Cour suprême, Brett Kavanaugh, a une nouvelle fois contesté lundi 17 septembre les accusations d’agression sexuelle le visant. « Je suis prêt à m’exprimer devant la commission judiciaire du Sénat (…) pour réfuter ces accusations sur des faits qui remontent à trente-six ans et défendre mon intégrité », déclare-t-il dans un bref communiqué transmis par la Maison Blanche. Dénonçant des accusations « complètement fausses », il assure n’avoir « jamais rien fait de tel » que ce soit à son accusatrice ou à qui que ce soit d’autre.
Christine Blasey Ford, la femme qui accuse M. Kavanaugh de tentative de viol, s’était plus tôt dite également prête à témoigner publiquement devant la commission sénatoriale chargée d’examiner la nomination du magistrat. « Elle est prête à faire ce qu’il faut », a dit lundi son avocate, Debra Katz, dans l’émission « This Morning » sur CBS.
Kellyanne Conway, conseillère de la Maison Blanche, a promis que « cette femme serait entendue ». Elle ne doit pas être « insultée ni ignorée », a-t-elle ajouté dans une interview à la chaîne Fox News.

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Des faits remontant au début des années 1980
Le témoignage de Christine Blasey Ford, publié dans les colonnes du Washington Post dimanche, intervient à quelques jours des votes fatidiques prévus au Sénat sur la nomination du juge à la Cour suprême des Etats-Unis. Cette chercheuse en psychologie âgée de 51 ans accuse Brett Kavanaugh de l’avoir plaquée sur un lit et d’avoir essayé de la dévêtir quand elle était lycéenne, lors d’une soirée au début des années 1980.
Le juge nie pour sa part « catégoriquement et sans équivoque » ces allégations, alors que la commission judiciaire du Sénat, qui a achevé ses auditions, a prévu de se prononcer jeudi sur la nomination de Brett Kavanaugh à la Cour suprême. Le vote de cette commission est la première étape en vue de sa confirmation, avant le vote final en séance plénière, qui pourrait intervenir dès fin septembre.
Mais après l’entretien accordé par Christine Blasey Ford au Washington Post, de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer un report du vote, dont l’issue semble désormais incertaine. Les républicains disposent d’une très courte majorité (51-49) au Sénat, qui a le dernier mot sur les candidats désignés par le président américain.
Les démocrates s’inquiètent de voir ce magistrat catholique conservateur âgé de 53 ans devenir l’un des neuf juges à vie de la Cour suprême. Ils redoutent que son arrivée à la plus haute instance judiciaire des Etats-Unis, dont quatre des huit juges actuels sont déjà de sensibilité conservatrice, fasse pencher l’institution encore plus vers la droite, avec de possibles conséquences sur le droit à l’avortement, notamment.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Après avoir devasté le nord de l’archipel des Philippines, la tempête a traversé la mer de Chine méridionale, son centre passant à une centaine de kilomètres au sud de Hongkong, et plus près encore de Macao.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ L’Ethiopie et l’Erythrée ont officiellement mis fin le 9 juillet à un conflit frontalier qui a fait 80 000 morts entre 1998 et 2000.
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Compte rendu

Addis-Abeba et Asmara signent en Arabie saoudite un accord consolidant leur réconciliation

L’Ethiopie et l’Erythrée ont officiellement mis fin le 9 juillet à un conflit frontalier qui a fait 80 000 morts entre 1998 et 2000.


LE MONDE
              datetime="2018-09-17T15:44:01+02:00"

        Le 17.09.2018 à 15h44






    
Le roi Salman d’Arabie saoudite (au centre), entouré du premier ministre éthiopien Abiy Ahmed (à droite) et du président érythréen Isaias Afwerki, à Jeddah, le 16 septembre 2018.
Crédits : Handout / Reuters


L’Ethiopie et l’Erythrée ont signé dimanche 16 septembre en Arabie saoudite un accord consolidant leur réconciliation et renforçant « la sécurité et la stabilité dans la région » de la Corne de l’Afrique, ont indiqué des responsables. Les détails de ce nouvel accord signé dans la ville de Jeddah n’ont pas été divulgués, mais des sources proches du gouvernement saoudien affirment qu’il contribuera à consolider les relations entre les deux pays.

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Présidée par le roi Salman d’Arabie saoudite, la cérémonie de signature s’est déroulée en présence de son fils, le prince héritier Mohamed Ben Salman, et du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. « L’accord de paix signé ce jour entre l’Ethiopie et l’Erythrée à Jeddah est un événement historique qui va contribuer au renforcement de la sécurité et de la stabilité dans la région », a affirmé sur Twitter le ministre saoudien des affaires étrangères, Adel Al-Jubeir.
Spectaculaire rapprochement
Le président érythréen Isaias Afwerki et le premier ministre éthiopien, le réformateur Abiy Ahmed, avaient officiellement mis fin le 9 juillet à un conflit frontalier qui a fait 80 000 morts entre 1998 et 2000, scellant un spectaculaire rapprochement opéré sous l’impulsion de M. Abiy, nommé en avril.
Le rapprochement s’est traduit notamment par la réouverture des ambassades à Asmara et Addis-Abeba, le rétablissement des liaisons aériennes, des relations commerciales et des lignes téléphoniques. Mardi 11 septembre, ils ont rouvert deux postes-frontières.
L’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, qui disposent d’une base militaire dans le port stratégique d’Assab en Erythrée utilisée pour leurs opérations militaires au Yémen, ont contribué au rapprochement historique entre l’Ethiopie et l’Erythrée.

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Ces deux pays du Golfe, qui entretiennent également des relations étroites avec l’Ethiopie, tentent de pacifier la région, signe de l’importance croissante que prêtent les pays du Golfe à l’Afrique orientale, alors qu’ils combattent au Yémen les rebelles houthis soutenus par l’Iran.
Des dizaines de navires transitent chaque jour par Bab-Al-Mandeb, détroit stratégique qui sépare la péninsule Arabique de la Corne de l’Afrique. Les rebelles yéménites ont lancé plusieurs attaques sur des navires dans la région.
« Vent d’espoir »
L’Arabie saoudite va aussi accueillir lundi et mardi des pourparlers entre les présidents de Djibouti et d’Erythrée, deux pays de la Corne de l’Afrique opposés de longue date par un différend frontalier, a déclaré à Jeddah le secrétaire général de l’ONU.
Les relations entre Djibouti et l’Erythrée s’étaient tendues après une incursion en avril 2008 de troupes érythréennes vers Ras Doumeira, un promontoire stratégique surplombant l’entrée de la mer Rouge au nord de Djibouti-Ville. Les deux pays s’étaient opposés à deux reprises en 1996 et 1999 pour cette zone.

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Le ministre érythréen des affaires étrangères, Osman Saleh, a effectué le 6 septembre une visite surprise à son homologue djiboutien Mahamoud Ali Youssouf à Djibouti-Ville, en vue de normaliser les relations entre les deux pays. « Un vent d’espoir souffle sur la Corne de l’Afrique », a déclaré M. Guterres. « Cela fait partie d’une coopération plus étendue entre l’Arabie saoudite et les Emirats d’attirer la Corne de l’Afrique dans leur orbite, compte tenu de la guerre au Yémen notamment », souligne à l’AFP Theodore Karasik, analyste chez Gulf States Analytics.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Le slovaque Maros Sefcovic est le premier à présenter sa candidature à l’investiture du Parti socialiste européen pour briguer le poste de président de la Commission.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Présidence de la Commission : les sociaux-démocrates ont peu d’illusion pour succéder à Juncker

Le slovaque Maros Sefcovic est le premier à présenter sa candidature à l’investiture du Parti socialiste européen pour briguer le poste de président de la Commission.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 15h14
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 18h23
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen) et 
Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Les candidats à l’investiture du parti socialiste européen pour briguer le poste de président de la Commission ont jusqu’au 18 octobre pour déposer leur candidature. La désignation du « spitzencandidate » (tête de liste) devrait avoir lieu lors d’un congrès du Parti socialiste européen (PSE), à Lisbonne les 7 et 8 décembre prochains, un mois après la nomination de la tête de liste du Parti populaire européen (PPE), le rassemblement des droites de l’Union. L’Allemand Manfred Weber, pour l’instant seul candidat, semble bien placé pour gagner cette investiture.

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Le PSE est en petite forme, à l’image des partis socialistes nationaux, tous en recul, voire en voie de disparition dans la plupart des pays d’Europe (à l’exception de l’Espagne, du Portugal ou de la Suède, où les socialistes ont résisté lors des dernières législatives). En outre, le parti paneuropéen va perdre ses 20 élus du Labour britannique au Parlement de Strasbourg à la suite du Brexit qui doit être effectif dès le 29 mars 2019. C’est un autre coup dur en prévision des élections européennes, alors que le PSE n’est plus tout à fait assuré de rester la deuxième force politique à Bruxelles.
Est-ce la raison pour laquelle les candidats pour en assurer sa « tête de liste » ne se bousculent pas ? Durant l’été, une conversation entre quelques dirigeants européens – entre autres, Sergueï Stanichev, le président du Parti socialiste européen, Udo Bullmann, président du groupe socialiste au Parlement de Strasbourg ou encore le Français Olivier Faure – n’a pu qu’acter la difficulté à identifier une tête de liste.
Parmi les candidats évoqués  :
Le slovaque Maros Sefcovic a confirmé officiellement, lundi 17 septembre, qu’il briguait la présidence de la Commission européenne en remplacement de Jean-Claude Juncker, dont le mandat s’achève en novembre 2019, quelques mois après les élections européennes. Actuellement vice-président de la commission en charge de l’Union de l’énergie, ce diplomate de 52 ans est le premier de la famille sociale-démocrate, toujours deuxième force politique du Parlement européen, à se lancer dans la course à l’investiture pour être « tête de liste » de sa famille politique. Il a déclaré lundi matin vouloir « combattre la mentalité des fils barbelés », faisant référence à sa jeunesse derrière le rideau de fer.
D’autres candidats potentiels, mais pour l’instant écartés :
Le Belge Paul Magnette aurait pu obtenir un consensus. Ancien ministre-président de la Wallonie et figure de la résistance d’une certaine gauche à l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, le CETA, il est aussi le maire de Charleroi et entend bien se faire réélire à ce poste le 14 octobre. Il n’entend toutefois pas réorienter sa carrière vers l’Europe en ce moment. Il ne peut cumuler les mandats et vise plutôt la succession d’Elio Di Rupo à la tête du PS francophone belge. Il a d’ailleurs décliné l’offre surprenante du PS français, qui proposait de lui confier la tête de sa liste.

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Federica Mogherini, l’actuelle haute représentante pour la diplomatie européenne, a annoncé qu’elle ne briguerait pas un deuxième mandat. La nouvelle configuration politique dans son pays, l’Italie, est, en effet, plus que défavorable à cette sociale-démocrate, par ailleurs en délicatesse, aujourd’hui, avec Matteo Renzi, le leader du Parti démocrate. Elle viserait une carrière dans une institution internationale.  Le premier vice-président de la Commission Juncker, Frans Timmermans, hésite à se profiler. Le Néerlandais aurait obtenu l’accord de Mark Rutte, le premier ministre libéral néerlandais, pour rester à Bruxelles. C’était, toutefois, avant que M. Rutte songe lui-même à une carrière européenne : beaucoup le décrivent désormais comme un candidat sérieux à la succession du polonais Donald Tusk, à la tête du Conseil européen. Et, dans cette hypothèse, il n’y aurait pas de place pour deux Néerlandais à une très haute fonction. Autre handicap pour M. Timmermans : sa formation, le Parti du travail (PVDA) subit le même sort que son homologue français et est, désormais, quasiment rayée de la carte. Enfin, son profil de gestionnaire, issu d’un pays partagé entre l’euroscepticisme et le rejet de tout projet fédéral, ne le favorise pas aux yeux des socialistes du Sud.
L’actuel commissaire à l’économie, le Français Pierre Moscovici, qui n’aurait pas écarté l’idée de se présenter lui aussi pour remplacer M. Juncker, peut revendiquer un bilan plutôt bon à son poste, où il s’est distingué dans la gestion de la crise grecque et a beaucoup travaillé pour limiter l’évasion fiscale dans l’Union (proposition d’une liste noire européenne des paradis fiscaux et d’une standardisation de l’impôt sur le revenu). Mais le manque de soutien, jusqu’à présent, des socialistes français, constitue son principal handicap.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Près de 900 personnes ont fui les heurts survenus dans la périphérie d’Addis-Abeba, sur fond de tensions liées à l’extension de la capitale.
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Compte rendu

En Ethiopie, 23 morts dans des violences intercommunautaires

Près de 900 personnes ont fui les heurts survenus dans la périphérie d’Addis-Abeba, sur fond de tensions liées à l’extension de la capitale.


LE MONDE
              datetime="2018-09-17T15:09:44+02:00"

        Le 17.09.2018 à 15h09






    
Manifestation dans les rues d’Addis-Abeba, le 17 septembre 2018, après les violences intercommunautaires qui ont fait 23 morts à l’ouest de la capitale.
Crédits : Mulugeta Ayene / AP


Des violences entre communautés ont fait 23 morts pendant le week-end dans la périphérie de la capitale éthiopienne, en région Oromia, a rapporté l’agence de presse officielle ENA, lundi 17 septembre.
Le chef de la police de la région Oromia, Alemayehu Ejigu, cité par ENA, a indiqué qu’un groupe organisé a perpétré une série de meurtres et de pillages à Burayu, à l’ouest d’Addis-Abeba, faisant 23 morts et 886 déplacés. Les forces de l’ordre ont été déployées pour empêcher que la situation ne dégénère davantage, et 70 suspects ont déjà été interpellés, a-t-il ajouté.

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« Le premier ministre, Abiy Ahmed, a fermement condamné ces meurtres et actes de violence contre d’innocents citoyens, a déclaré Fitsum Arega, le chef de cabinet du premier ministre, sur Twitter. Ces lâches attaques représentent une préoccupation pour l’unité et la solidarité de notre peuple, et nous y répondrons de manière appropriée. »
Croissance démographique
Des manifestants protestaient, lundi 17 septembre, à Addis-Abeba contre les violences du week-end. Ils accusent des groupes de jeunes Oromo de viser des membres d’autres communautés provenant du sud de l’Ethiopie qui se sont installés ces dernières années autour de la capitale. Cette ville de 4 millions d’habitants est multiethnique, mais située au milieu de la région Oromia. Or, elle connaît une croissance démographique galopante et s’étend progressivement au-delà de ses limites géographiques.

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Des manifestations antigouvernementales sans précédent débutées fin 2015 et menées par les Oromo avaient conduit, début 2018, à la démission du prédécesseur de M. Abiy, Hailemariam Desalegn. Elles avaient notamment été provoquées par un projet d’extension du territoire de la capitale au détriment de la région Oromia.
Samedi 15 septembre, des dizaines de milliers de personnes ont accueilli à Addis-Abeba des dirigeants du Front de libération oromo (OLF) de retour d’exil. Ce groupe rebelle a bénéficié de la politique réformatrice du gouvernement d’Abiy Ahmed, qui est lui-même oromo.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Les largesses de la Chine, qui promet 60 milliards de dollars au continent, sont mal acceptées par les citoyens chinois, analyse notre chroniqueur.
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Chronique

« L’opinion publique chinoise n’a que faire des visées géostratégiques de Pékin en Afrique »

Les largesses de la Chine, qui promet 60 milliards de dollars au continent, sont mal acceptées par les citoyens chinois, analyse notre chroniqueur.

Par                                            Sébastien Le Belzic (chroniqueur Le Monde Afrique, Pékin)




LE MONDE
              datetime="2018-09-17T12:31:37+02:00"

        Le 17.09.2018 à 12h31

     •
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          datetime="2018-09-17T12:56:54+02:00"

        Mis à jour le 17.09.2018 à 12h56






    
Préparatifs à Pékin en août 2018, avant le Forum Chine-Afrique des 3 et 4 septembre.
Crédits : China Stringer Network / REUTERS


Chronique. « Et nous ? » semble dire une grande partie de l’opinion publique chinoise qui critique de plus en plus ouvertement les largesses de Pékin. Lors du dernier sommet Chine-Afrique, 60 milliards de dollars (environ 52 milliards d’euros) ont été mis sur la table, soit autant qu’il y a trois ans. « Que ferions-nous avec 20 milliards de dollars de plus chaque année ? » réagissent de nombreux internautes qui ne comprennent pas pourquoi leur Etat est si généreux avec l’Afrique et si pingre avec ses propres citoyens.
Car l’empire du Milieu est loin d’être aussi riche que ses sommets peuvent le faire croire. La deuxième économie mondiale est l’une des plus inégalitaires au monde : le 1 % le plus fortuné de la population possède un peu moins de la moitié (43,8 %) de la richesse totale du pays.

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Un demi-milliard de Chinois résident dans les campagnes avec un accès encore difficile à l’eau courante, à l’électricité et aux services publics, et 30 millions d’habitants vivent sous le seuil de pauvreté selon les statistiques officielles de 2017. Chaque rentrée scolaire apporte ainsi son lot de misère sociale, avec des écoliers parcourant des dizaines de kilomètres pour se rendre dans des établissements bondés. Une rentrée bousculée par la pompe de ce sommet Chine-Afrique, début septembre.
Voix africaines à l’ONU
Soixante milliards de dollars, quelle qu’en soit la répartition, représentent une somme considérable, presque équivalente au montant cumulé des PIB du Tibet et du Qinghai, les deux provinces les plus pauvres du pays, ou à une fois et demie le budget de l’enseignement secondaire. Ce genre de critiques est largement véhiculé par certains économistes.
La Chine aime rappeler qu’elle est toujours un pays en développement alors à quoi bon consacrer autant d’argent au continent africain ? La réponse est évidente pour qui s’intéresse à la politique d’influence de Pékin sur la scène internationale ou suit les flux commerciaux entre l’usine du monde et le reste de la planète. La Chine a besoin de l’Afrique pour y puiser ses matières premières et écouler sa production. Elle a besoin des voix africaines à l’ONU et espère ainsi contrecarrer les Etats-Unis ou l’Europe sur certains dossiers politiquement sensibles.

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Mais cela, son opinion publique n’en a cure, et les critiques sont si virulentes sur les réseaux sociaux que les autorités ont fini par censurer la plupart de ces discussions, allant jusqu’à punir les universitaires et les chercheurs qui viendraient remettre en cause la doctrine officielle.
Ces critiques, pourtant, le gouvernement pourrait facilement y répondre. Car elles omettent souvent un certain nombre de chiffres et d’évidences : une partie des 60 milliards de dollars sont des prêts, lesquels devront donc être remboursés, et un quart du chèque seulement peut être assimilé à de l’aide au développement. Pékin est conscient de ses responsabilités, et prend sa place sur l’échiquier mondial… Mais qu’importe. L’opinion publique dans sa grande majorité n’a que faire des visées géostratégiques de la Chinafrique ou des « nouvelles routes de la soie ».

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La préoccupation de la plupart des Chinois, classe moyenne comprise, est le niveau de vie et l’accès à de bonnes écoles ou au logement, de plus en plus l’apanage de l’élite. Pékin devrait en tenir compte. Impossible de construire une Chinafrique solide sans le soutien de sa population ni, surtout, sans expliquer à ses citoyens, aux critiques occidentaux et aux Africains eux-mêmes les visées de cette politique.
« Brillants casques bleus chinois »
Les Chinois ne sont pas habitués à voir ainsi leur pays s’engager hors de ses frontières. Les premiers décès de casques bleus chinois au Soudan et au Mali avaient déjà en 2016 provoqué une vague d’indignation au sein d’une population plutôt tournée vers ses intérêts immédiats. Les autorités n’ont jamais véritablement expliqué à la population les raisons de leur implication.

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Les médias officiels ont beau vanter le travail des « brillants casques bleus chinois », l’opinion publique ne retiendra que les millions de dollars distribués aux opérations de maintien de la paix et à l’Union africaine et, surtout, les victimes chinoises dans ces lointains combats.
L’approfondissement de la Chinafrique pourrait être – devrait être, même – l’occasion d’une explication à livre ouvert. Au lieu de cela, les autorités semblent se refermer dans une volonté farouche d’étouffer la moindre critique.
Sébastien Le Belzic est installé en Chine depuis 2007. Il dirige le site Chinafrica. info, un magazine sur la « Chinafrique » et les économies émergentes.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Dans « Good Morning, Mr President ! », Rebecca Dorey-Stein, entrée à la Maison Blanche en 2012, raconte son expérience auprès de Barack Obama, puis de l’actuel président. La comparaison est sans appel.
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Le livre d’une ex-sténo de la Maison Blanche souligne les errements de Trump


                      Dans « Good Morning, Mr President ! », Rebecca Dorey-Stein, entrée à la Maison Blanche en 2012, raconte son expérience auprès de Barack Obama, puis de l’actuel président. La comparaison est sans appel.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 11h42
    |

                            Clémentine Goldszal








   


Un flux continu déferle depuis quelques mois dans les librairies américaines. Sur des centaines de pages, quantité d’anciens collaborateurs de Barack Obama se retournent sur une présidence aux airs de paradis perdu. Pete Souza, photographe officiel de la Maison Blanche, David Litt, l’une des plumes qui écrivait les blagues du président, Ben Rhodes, membre de l’équipe de communication, le conseiller David Plouffe ou encore Alyssa Mastromonaco, directrice de cabinet adjointe…

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Leurs livres côtoient dans la liste des meilleures ventes les brûlots anti-Trump que publient à un bon rythme journalistes et renégats du pouvoir en place, de l’ancien directeur du FBI James Comey (Mensonges et vérités. Une loyauté à toute épreuve, éd. Flammarion) au journaliste Michael Wolff (Le Feu et la Fureur. Trump à la Maison Blanche, éd. Robert Laffont), en passant par le très récent livre de Bob Woodward, Fear (à paraître aux éditions du Seuil).
Le rôle de mémoire du président
Accueilli par des critiques élogieuses aux États-Unis en juillet, Good Morning, Mr. President ! (NilL Éditions), dont les droits ont immédiatement été achetés par Universal Studios, sort le 20 septembre en France. Son auteur, Rebecca Dorey-Stein, est entrée à la Maison Blanche en 2012, recrutée par le biais d’une petite annonce postée sur le site Craigslist. Cinq années durant, cette jeune femme blonde, qui a aujourd’hui 32 ans, a été l’une des sténos de la présidence. Une travailleuse de l’ombre, chargée d’enregistrer et de retranscrire toutes les interventions publiques et les rencontres avec les journalistes de « Potus » (l’acronyme de « President of The United States »).

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Instaurée sous la présidence de Ronald Reagan, cette fonction permet de nourrir les archives présidentielles. Elle fait surtout office de « tampon neutre » quand, par exemple, un journaliste se méprend sur une citation du président. « Du temps d’Obama, se souvient Rebecca Dorey-Stein, il était très fréquent que l’attaché de presse renvoie un journaliste aux transcriptions, disponibles sur le site de la Maison Blanche. » Ces enregistrements permettent aussi de garantir l’impartialité du pouvoir au cas où viendrait l’idée au locataire de la Maison Blanche de revenir sur une déclaration. Leurs transcriptions servent de preuve.
La preuve audio, destinée à protéger le chef de l’exécutif des approximations de la presse, devient un élément à charge contre un président imprévisible.
Pendant le mois que Rebecca Dorey-Stein a passé à la Maison Blanche de Donald Trump avant de démissionner, elle constate chaque jour le désintérêt du nouveau chef de l’État pour son travail : il oublie de prévenir les sténos quand il s’adresse à la presse à bord d’Air Force One, s’isole une heure durant avec le présentateur star de Fox News, Bill O’Reilly, pour une conversation privée, en amont de la rencontre officielle filmée… Résultat, en juillet, après une interview parue dans le tabloïd anglais The Sun, Donald Trump nie avoir critiqué la politique de Theresa May et accuse le quotidien de publier des « fake news ». Le Sun met immédiatement en ligne l’enregistrement de la conversation pour attester de sa bonne foi. La preuve audio, destinée à protéger le chef de l’exécutif des approximations de la presse, devient un élément à charge contre un président imprévisible. « L’audio apparaît aujourd’hui plus comme une menace que comme une protection », confirme Rebecca Dorey-Stein.

   


Outre ce qu’il révèle de ce rouage indispensable d’une démocratie en bonne santé, le livre de Rebecca Dorey-Stein, sous-titré « Ma (folle) vie de sténo à la Maison-Blanche d’Obama », est également le compte rendu personnel du quotidien d’une jeune femme propulsée au plus près du pouvoir. On croirait parfois lire les confessions de l’assistante personnelle de Beyoncé ou de Madonna, mais avec l’actualité, souvent tragique, en toile de fond. Bien sûr, on connaît la fin de l’histoire. La défaite spectaculaire d’Hillary Clinton en novembre 2016 donne au récit de Rebecca Dorey-Stein un arrière-goût crépusculaire, et à l’atmosphère dans laquelle elle a travaillé durant cinq ans l’allure d’une bulle progressiste, jeune, dynamique, à mille lieues des divisions qui sourdaient dans le pays. Et de l’ambiance actuelle à la Maison Blanche.



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Pour 315 millions d’euros, le constructeur de trains français Alstom vient de remporter le marché du métro de Bombay, devançant le chinois CRRC.
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Le marché indien du ferroviaire, théâtre d’une féroce bataille entre industriels

Pour 315 millions d’euros, le constructeur de trains français Alstom vient de remporter le marché du métro de Bombay, devançant le chinois CRRC.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 11h41
    |

                            Guillaume Delacroix (Bombay, correspondance)








                        



                                


                            

Nouveau succès pour Alstom en Inde. Après avoir remporté, en 2015, le contrat de fourniture de 800 locomotives aux Indian Railways pour l’équivalent de 3,5 milliards d’euros, le constructeur de trains français a signé, lundi 10 septembre, le marché des rames du premier métro souterrain de Bombay, la capitale financière du pays (21 millions d’habitants). Alstom va fabriquer 31 rames automatiques composées de 248 wagons, pour 315 millions d’euros.
« Ce marché concerne une agglomération gigantesque, et il aura la caractéristique inédite d’être au maximum de sa capacité dès sa mise en service en 2021, avec un million de passagers par an, ce qui est énorme », explique au Monde Alain Spohr, directeur d’Alstom pour l’Asie du Sud. La Mumbai Metro Rail Corporation (MMRC), maître d’ouvrage du projet, estime que l’infrastructure aura pour effet de réduire de 35 % la circulation automobile en surface.
En mars, Alstom avait déjà été adjudicataire du lot alimentation électrique de la ligne, et l’entreprise vient d’apprendre qu’elle était moins-disante sur le lot signalisation. « Au total, nous pourrions arriver à une opération à plus de 400 millions d’euros », indique Alain Spohr, « soit bien davantage que les trois métros sur lesquels nous intervenons actuellement », à Madras (265 millions d’euros), Cochin et Lucknow (150 millions d’euros chacun).
Le matériel roulant de Bombay sera assemblé sur la plate-forme Metropolis qu’Alstom a déjà mise en œuvre à Barcelone, Amsterdam, Riyad, Dubaï et Singapour. « A la demande de MMRC, les trois quarts des roues du métro seront motorisés alors qu’en général la moitié seulement l’est. Cela permettra des accélérations et des freinages plus rapides, c’est une première en Inde », souligne M. Spohr, qui se félicite de « la liberté » qui a été donnée aux différents concurrents en lice.

L’entreprise chinoise a été « très surprise » du prix proposé par...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Le vice-président équato-guinéen et sa délégation transportaient des montres de luxe d’une valeur de 15 millions de dollars.
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Compte rendu

Teodorin Obiang pris la main dans le sac au Brésil

Le vice-président équato-guinéen et sa délégation transportaient des montres de luxe d’une valeur de 15 millions de dollars.

Joan Tilouine
    



LE MONDE
              datetime="2018-09-17T11:17:55+02:00"

        Le 17.09.2018 à 11h17






    
Teodorin Nguema Obiang, en 2013, lors de sa fête d’anniversaire, près de Malabo.
Crédits : JEROME LEROY / AFP


Le temps est un bien précieux et Teodorin Obiang Nguema l’a compris. Le fils du président de Guinée équatoriale en a donc fait une passion et dépense sans compter pour habiller son poignet de montres de luxe, souvent uniques au monde. C’est ainsi qu’entre 2005 et 2011, il a dilapidé plus de 10 millions d’euros dans les boutiques de la place Vendôme, à Paris. Il a en plus craqué pour quatre modèles d’exception de montres Cartier, Vacheron, Constantin et Piaget, à 710 000 euros, selon les enquêteurs qui s’intéressaient à son train de vie extravagant dans le cadre de l’affaire dite des « biens mal acquis ». Une coquetterie comparée aux près de 150 millions d’euros blanchis en France entre 1997 et 2011, ce qui lui a valu d’être condamné en octobre 2017 à trois ans de prison et 30 millions d’euros d’amende avec sursis, une décision dont il a fait appel. Pas de quoi affecter le « prince de Malabo », la capitale de son Etat pétrolier d’Afrique centrale, dont il est le puissant et capricieux vice-président.
Exception anachronique et ringarde
Après avoir organisé une fête démesurée pour ses 49 ans, en juin, à Malabo, après avoir posé avec Nicolas Sarkozy et croisé Vladimir Poutine le mois suivant dans les tribunes VIP de la Coupe du monde de football, à Moscou, Teodorin Obiang Nguema a trouvé le temps de se rendre au Brésil. Son avion privé se pose vendredi 14 septembre sur le tarmac d’un aéroport près de Sao Paulo. Là, les douaniers sont stupéfaits lorsqu’ils examinent deux des dix-neuf bagages de la délégation équato-guinéenne, composée de onze membres.

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A l’intérieur d’une première valise Louis Vuitton : 1,5 million de dollars (1,3 million d’euros) en espèces – le maximum autorisé est fixé à 2 400 dollars. Dans la seconde, des montres de luxe, pour certaines gravées de ses initiales, dont la valeur s’élèverait à 15 millions de dollars. Un nouveau scandale pour celui qui a déjà été accusé d’utiliser de l’argent de la corruption et de détournements de fonds publics pour acquérir des biens aux Etats-Unis, et qui est toujours visé par une enquête en Suisse pour l’acquisition suspecte de deux yachts.

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Les frasques de Teodorin Obiang Nguema s’accumulent. Au sein de l’élite du continent, où l’Union africaine a fait de la lutte contre la corruption sa priorité, « Teodorin » est en passe de devenir une exception anachronique et ringarde, voire honteuse. Lui n’en a cure. Il met en scène sa vie fastueuse sur les réseaux sociaux comme s’il était intouchable. Et comme s’il était acquis que le « prince » succédera un jour à son père, qui dirige la Guinée équatoriale d’une main de fer depuis trente-neuf ans. Après tout, il a le temps et les montres, le pouvoir et l’impunité – dans son pays seulement.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ La parti conservateur bavarois, en perte de vitesse, cible désormais l’AfD, à trois semaines des élections régionales.
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En Bavière, la CSU prend ses distances avec l’extrême droite

La parti conservateur bavarois, en perte de vitesse, cible désormais l’AfD, à trois semaines des élections régionales.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 15h19
    |

            Thomas Wieder (Garmisch-Partenkirchen, Gröbenzell, Landsberg, Moosburg, Munich, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Depuis qu’il s’est fracturé l’épaule en skiant dans le Tyrol autrichien, l’hiver dernier, Gerhard Huber ne sort sa voiture que pour faire les courses, deux fois par semaine. Jeudi 13 septembre, il a pourtant pris la route jusqu’à Moosburg, une petite ville située au nord-est de Munich, à cent kilomètres de chez lui. La raison de cet écart ? Le meeting qu’y tenait Markus Söder, le ministre-président de Bavière, tête de liste de l’Union chrétienne-sociale (CSU) aux élections régionales du 14 octobre.
Ingénieur à la retraite, Gerhard Huber s’est toujours intéressé « d’assez loin » à la politique. Pendant quarante ans, il ne s’est d’ailleurs jamais posé la question : à chaque élection, il votait pour la CSU, le parti conservateur bavarois, « comme pratiquement tout le monde ». Cette année, pour la première fois, il hésite. D’où sa présence au meeting de Markus Söder. « Parce que j’ai besoin d’avoir les idées claires, dit-il. Et que je n’ai jamais été aussi préoccupé par la situation politique de ce pays. »
« Les masques sont tombés »
A la sortie, il se dira « plutôt satisfait ». Face aux quelque 800 personnes venues l’écouter dans la « tente à bière » dressée le long de la petite tête foraine de Moosburg, Markus Söder a plutôt fait dans la sobriété – ce qui est plutôt inhabituel chez ce colosse de 1,94 mètre, que ses adversaires ont depuis longtemps rangé dans la catégorie des « populistes ». Puis le ton s’est fait plus solennel, le débit plus lent, quand il a évoqué le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) en rapport avec les événements de Chemnitz. Dans cette ville de Saxe, l’extrême droite a organisé plusieurs manifestations depuis la mort d’un homme de 35 ans poignardé en pleine rue, le 26 août, lors d’une altercation avec des demandeurs d’asile. « Avec Chemnitz, les masques sont tombés et l’AfD a montré son vrai visage. Il est maintenant clair que l’AfD est main dans la main avec le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Cheikh Tidiane Gadio était soupçonné d’avoir mis sur pied un projet de corruption de plusieurs millions de dollars en Afrique.
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Compte rendu

Un ancien ministre sénégalais mis hors de cause par la justice américaine

Cheikh Tidiane Gadio était soupçonné d’avoir mis sur pied un projet de corruption de plusieurs millions de dollars en Afrique.


LE MONDE
              datetime="2018-09-17T11:01:46+02:00"

        Le 17.09.2018 à 11h01






    
L’ex-ministre sénégalais des affaires étrangères Cheikh Tidiane Gadio, à Dakar, en février 2012.
Crédits : SEYLLOU/AFP


Les Etats-Unis ont rejeté une plainte pour corruption contre un ancien ministre sénégalais des affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, a déclaré le ministère américain de la justice. Un porte-parole du ministère a confirmé « le rejet de la plainte contre Gadio » dans un courriel adressé samedi 15 septembre à l’AFP.
Les autorités américaines avaient arrêté en novembre 2017 M. Gadio et l’ancien ministre de l’intérieur de Hongkong, Patrick Ho Chi Ping, soupçonnés d’avoir mis sur pied un projet de corruption de plusieurs millions de dollars en Afrique au nom d’une grande entreprise énergétique chinoise.
Pots-de-vin
L’entreprise n’a pas été identifiée, mais le nom du conglomérat CEFC China Energy, l’étoile montante de l’industrie énergétique chinoise basée à Shanghai, apparaissait dans la plainte déposée devant le tribunal fédéral de district de New York.

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Selon la plainte du ministère américain de la justice, les deux hommes auraient offert un pot-de-vin de 2 millions de dollars (1,7 million d’euros) au président du Tchad Idriss Déby Itno « pour obtenir de précieux droits pétroliers » et un autre pot-de-vin de 500 000 dollars sur un compte désigné par un ministre des affaires étrangères de l’Ouganda, Sam Kutesa, qui avait récemment terminé son mandat à la présidence de l’Assemblée générale des Nations unies.
Le président Déby et la CEFC avaient démenti à l’époque les accusations. Celles-ci étaient fondées sur l’utilisation par MM. Gadio et Ho Chi Ping du système bancaire américain pour traiter près d’un million de dollars de gains, envoyés sous couvert de dons.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Le correspondant du « Monde » à Londres Eric Albert explique dans cette chronique que le scénario dominant chez les acteurs économiques pour le Brexit est celui d’un long délitement et pas un effondrement.
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« L’économie britannique ne dit pas que le Brexit est formidable, bien au contraire »

Le correspondant du « Monde » à Londres Eric Albert explique dans cette chronique que le scénario dominant chez les acteurs économiques pour le Brexit est celui d’un long délitement et pas un effondrement.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 11h55
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            
Marchés. Et si on regardait la réalité économique en face ? Derrière les cris d’alerte sur les risques catastrophiques du Brexit, ni les marchés financiers ni les entreprises ne paniquent. La livre sterling, meilleur indicateur des risques de la sortie de l’Union européenne, reste relativement stable depuis deux ans : autour de 1,30 pour un dollar et de 1,12 pour un euro, avec des hauts et des bas en fonction des dernières petites phrases des négociateurs britanniques et européens.
Du côté de l’économie, après un sérieux creux au début de l’année, la croissance a rebondi ces derniers mois. Entre mai et juillet, elle a été de 0,6 %, à son plus haut niveau depuis fin 2016. En juin, les salaires, longtemps à la traîne, ont commencé à progresser, en hausse de 2,9 % sur un an. Le chômage est à 4 % et a reculé d’un point depuis le référendum de juin 2016.
La croissance britannique, qui était la plus forte des pays du G7, est aujourd’hui l’une des plus faibles
En clair, les acteurs économiques et financiers ne croient pas au scénario catastrophe. Ils parient sur un accord entre Londres et Bruxelles dans les mois qui viennent. Un avocat d’affaires français basé à Londres de longue date le résume bien : les entreprises qui viennent le voir le questionnent en permanence sur le Brexit, sont ennuyées par cette incertitude majeure, mais continuent pour l’essentiel comme si de rien n’était.
Qu’on ne s’y trompe pas. L’économie ne dit pas que le Brexit est formidable, bien au contraire. La livre sterling a chuté de 15 % après le référendum et n’a jamais rebondi. Une telle dévaluation permanente dans un grand pays occidental est le signe d’un sérieux coup sur la tête. La croissance britannique, qui était la plus forte des pays du G7, est aujourd’hui l’une des plus faibles. Selon les calculs d’UBS, le Royaume-Uni a perdu 2,1 points de PIB par rapport à ce qui se serait passé si le référendum avait rejeté le Brexit.
Une dynamique économique...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ La fin des liaisons d’Air France vers Téhéran ajoute la compagnie aérienne française à la liste des groupes qui ont préféré éviter les foudres de Washington.
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En Iran, l’économie accuse le coup des sanctions américaines

La fin des liaisons d’Air France vers Téhéran ajoute la compagnie aérienne française à la liste des groupes qui ont préféré éviter les foudres de Washington.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 10h51
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 13h39
    |

            Ghazal Golshiri (Téhéran, correspondance)








                        



   


« La situation est pire qu’entre 2011 et 2013, lorsque les sanctions internationales avaient fini par étrangler l’économie du pays », déplore Mahdi, propriétaire d’une usine de détergent pour voitures dans la banlieue de Téhéran, qui préfère rester anonyme. « Depuis que le rial chute, nous avons été obligés de diminuer notre production des deux tiers », explique-t-il. Cet Iranien de 40 ans a déjà dû remercier 28 de ses 40 employés.
Déjà en mars dernier, il avait vu ses employés afghans – nombreux en Iran – repartir vers leur pays natal ou vers la Turquie, car, pour eux, « cela n’avait plus de sens d’être payés en rials ». L’incertitude est telle que Mahdi se demande s’il ne devra pas mettre la clé sous la porte d’ici à la fin de l’année iranienne, en mars 2019.

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Depuis l’annonce, le 8 mai dernier, du retrait des Etats-Unis de l’accord nucléaire, signé en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances internationales, et le rétablissement unilatéral de sévères sanctions contre Téhéran, les entreprises européennes quittent le pays et l’économie iranienne accuse le coup.
Le rial déprécié de 72 % par rapport au dollar
La fin des liaisons d’Air France vers Téhéran, ce 18 septembre, ajoute la compagnie aérienne française à la liste des groupes occidentaux (Total, Daimler, British Airways, Peugeot, Renault…) qui, trop exposés aux Etats-Unis, ont préféré éviter les foudres de Washington.

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Le 4 novembre entrera en vigueur le second volet des sanctions américaines visant la vente du pétrole iranien. Le premier volet comprend, depuis le 6 août, des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des mesures pénalisantes sur les achats dans le secteur automobile et l’aviation commerciale.
Les entreprises occidentales quittent le pays, à l’image d’Air France, qui interrompt ce 18 septembre ses liaisons vers Téhéran.
Malgré les déclarations du président iranien, Hassan Rohani, assurant que la crise sur le marché de devises est résolue, la monnaie iranienne, le rial, ne cesse de dégringoler face au dollar. Ce 16 septembre, le billet vert s’achetait à 143 000 rials contre 40 000 en février, soit une dépréciation de 72 %.
Bien que les bureaux de change aient reçu, début août et après quatre mois d’arrêt, la permission de reprendre leurs activités, ils refusent encore aujourd’hui de vendre dollars et euros, obligeant les Iraniens à aller se fournir auprès des marchands de rue illégaux qui demandent beaucoup plus que le taux pratiqué sur le marché officiel.
Pour enrayer la chute du rial, le président Rohani a d’abord imposé un taux fixe de 1 dollar pour 42 000 rials iraniens, alors que le billet vert s’achetait et se vendait beaucoup plus cher sur le marché noir. Ainsi, pendant quatre mois, seuls certains importateurs de produits de première nécessité pouvaient bénéficier de ces dollars « gouvernementaux ». Or cette mesure, annulée début août, a donné lieu à des cas d’abus et de corruption, attisant la colère de la population.
L’instabilité sur le marché des devises, conjuguée aux sanctions américaines, pénalise des pans entiers de l’économie. D’après les sources officielles, la production d’automobiles a diminué de 38 % entre le 23 juillet et le 22 août. Le secteur de la restauration connaît une baisse de 40 %. Et le pouvoir d’achat des ouvriers aurait baissé de 70 %, affirment certains économistes.
Une inflation de 18 %
Selon les chiffres de la Banque centrale iranienne, l’inflation a atteint 18 % en août en rythme annuel, contre 8 % il y a un an. Tous les prix ont augmenté, notamment ceux des produits alimentaires.
« A cause de l’envolée du prix des produits que nous utilisons, nous avons été obligés d’augmenter de 44 % nos tarifs depuis le mois de mars, explique Pedram qui produit des salades en barquette, à Téhéran. Dans ce contexte, les gens mangent beaucoup moins dehors. Disons que nous ne faisons plus de bénéfices. » Et si auparavant cet Iranien de 37 ans envisageait de chercher des financeurs européens afin de développer son business, il a désormais laissé tomber « cette illusion ». « Aujourd’hui, je sais que je mettrai les clés sous la porte si le dollar atteint les 200 000 rials », glisse-t-il.
Face à cette situation, Téhéran a, fin août, dénoncé « l’étranglement » de son économie par Washington devant la Cour internationale de justice (CIJ), où ce pays de 80 millions d’habitants a engagé une procédure visant à enjoindre aux Etats-Unis de suspendre leur embargo.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Un rapport montrerait que, malgré la bonne santé de l’économie américaine, la campagne américaine se focalise davantage sur la personnalité de Donald Trump, ce qui bénéficierait aux démocrates.
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Midterms, J – 50 : les républicains s’inquiètent d’un manque de mobilisation de leur électorat

Un rapport montrerait que, malgré la bonne santé de l’économie américaine, la campagne américaine se focalise davantage sur la personnalité de Donald Trump, ce qui bénéficierait aux démocrates.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 14h00
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

La Maison Blanche et les républicains veulent faire des élections de mi-mandat du 6 novembre une sorte de plébiscite pour Donald Trump, tandis que les démocrates espèrent obtenir la majorité à la Chambre des représentants. A partir du 3 septembre, le correspondant du « Monde » à Washington, Gilles Paris, recense quotidiennement les principaux éléments de la campagne.
Le fait du jour
Tour à tour, le New York Times et l’agence Associated Press (AP) ont fait état, dimanche 16 septembre, d’un début d’inquiétude dans le camp républicain à un peu plus de sept semaines des élections de mi-mandat. Cet état d’esprit aurait été alimenté par la présentation récente d’un rapport confidentiel rédigé par un stratège républicain, Neil Newhouse, cofondateur de Public Opinion Strategies, une société de sondages, cheville ouvrière des campagnes présidentielles de John McCain et de Mitt Romney, en 2008 et en 2012.
Selon ce rapport, l’excellente santé de l’économie américaine, dont le Parti républicain a fait son principal argument de campagne, est éclipsée pour l’instant par la polarisation entretenue par le président Donald Trump. Transformée en campagne référendaire sur le caractère et le style du président des Etats-Unis, la bataille des midterms est donc pour l’instant plus favorable aux démocrates qu’aux républicains.

« Pour que les candidats républicains gagnent dans les Etats disputés [swing states], ils ont besoin de tous les électeurs qui soutiennent le président Trump, plus une partie de ceux qui ne le font pas », précise Whit Ayres, un autre sondeur du Grand Old Party, cité par AP. La popularité du locataire de la Maison Blanche reste étonnamment basse dans un contexte marqué par une croissance soutenue et un chômage au plus bas.
Le New York Times, citant le rapport de Neil Newhouse, fait état d’une autre source de préoccupation pour les conservateurs :...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le milliardaire de la high-tech Marc Benioff va acquérir le mythique « Time Magazine ». Une nouvelle illustration de la situation dramatique que traverse la presse d’information générale outre-Atlantique.
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« Aux Etats-Unis, la presse d’information entre dans les eaux profondes du mécénat »

Le milliardaire de la high-tech Marc Benioff va acquérir le mythique « Time Magazine ». Une nouvelle illustration de la situation dramatique que traverse la presse d’information générale outre-Atlantique.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 10h47
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique « Pertes & profits ». Les milliardaires du high-tech américain rêvent de connecter le monde entier, d’attacher leurs clients aux écrans de toutes sortes, mais, une fois fortune faite, ils se passionnent pour le papier – celui, ordinaire, des journaux ou le glacé des magazines. Le plus riche de ces nababs, Jeff Bezos, le PDG d’Amazon, s’est offert en 2013 le célèbre Washington Post. En 2017, Laurene Powell Jobs, la veuve de Steve Jobs, le fondateur d’Apple, a mis la main sur le magazine The Atlantic, puis en 2018, c’est au tour du Los Angeles Times de tomber dans le giron de Patrick ­Soon-Shiong, un chirurgien fondateur de sociétés d’informatique et de biotechnologie, déjà propriétaire du San Diego Union-Tribune.
Et l’on a appris, dimanche 16 septembre, que Marc Benioff, le fondateur de la ­société d’informatique Salesforce, venait d’acheter le plus mythique des grands « mags » américains, le Time Magazine. Fondé en 1923, il est devenu une telle puissance dans les années 1960 qu’il disposait de l’un des plus beaux buildings de New York. Il a donné naissance au plus grand groupe de médias de l’après-guerre, Time Warner. Après une vie agitée et vingt ans de déclin de la presse papier, le groupe, qui s’était déployé dans la télévision, la musique et le cinéma, a été progressivement démantelé, puis absorbé en juin 2018 par l’opérateur téléphonique AT&T.
Six mois auparavant, la division presse avait été vendue au groupe Meredith, qui s’est empressé de revendre Time dans la foulée pour la modique somme de 190 millions de dollars (163 millions d’euros). Un montant qui reflète la situation dramatique de la presse d’information générale aux Etats-Unis. La diffusion des journaux quotidiens a été réduite de moitié par rapport à son plus haut niveau du début des années 1990 et a perdu 40 % sur les dix dernières années, ravagée par le développement fulgurant de l’information gratuite...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Les sept religieux avaient été enlevés en mars 1996 dans leur monastère et leur mort annoncée le 23 mai suivant par le Groupe islamique armé.
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Compte rendu

En Algérie, les moines de Tibéhirine seront béatifiés le 8 décembre, sans le pape

Les sept religieux avaient été enlevés en mars 1996 dans leur monastère et leur mort annoncée le 23 mai suivant par le Groupe islamique armé.


LE MONDE
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        Le 17.09.2018 à 10h13

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        Mis à jour le 17.09.2018 à 10h15






    
Les tombes des moines au monastère de Notre-Dame de l’Atlas, à Tibéhirine.
Crédits : STR / AFP


Les moines français de Tibéhirine et douze autres religieux catholiques tués durant la guerre civile des années 1990 en Algérie seront béatifiés le 8 décembre à Oran (nord-ouest algérien), mais le pape François ne fera pas le déplacement, a annoncé dimanche 16 septembre l’archevêque d’Alger.

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« La cérémonie de béatification aura lieu le 8 décembre au sanctuaire de Santa Cruz à Oran », à 400 km à l’ouest d’Alger, a déclaré Mgr Paul Defarges à l’AFP. « La cérémonie sera présidée par le cardinal [Angelo] Becciu, envoyé spécial du Saint-Père », a-t-il précisé, confirmant implicitement que le pape François, dont le déplacement en Algérie à l’occasion de cette béatification avait été un temps évoqué, ne serait pas présent. Proche du pape, le cardinal Becciu est depuis août préfet de la Congrégation pour la cause des saints, qui administre au Vatican l’ensemble des processus de béatification et canonisation.
Assassinats non élucidés
Le ministre algérien des affaires religieuses, Mohamed Aissa, avait indiqué plus tôt à la radio nationale algérienne que le « calendrier » du pape François ne lui permettait pas de venir en Algérie pour cette béatification.
Les sept moines de Tibéhirine (80 km au sud d’Alger) avaient été enlevés en mars 1996 dans leur monastère de Notre-Dame de l’Atlas et leur mort annoncée le 23 mai suivant par le Groupe islamique armé (GIA). Les conditions exactes de leur assassinat n’ont toujours pas été élucidées et leur destin tragique avait inspiré le film du Français Xavier Beauvois, Des hommes et des dieux (2010), Grand Prix du Festival de Cannes.

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Seront béatifiés en même temps qu’eux Mgr Pierre Claverie, évêque d’Oran et fervent défenseur du rapprochement entre les religions, tué par une bombe le 1er août 1996, ainsi que cinq religieux et six religieuses tués en 1994 et 1995 à Alger et à Tizi-Ouzou (une centaine de km à l’est d’Alger) en pleine guerre civile algérienne.
Quelque 200 000 personnes, dont de très nombreux civils, ont été tuées durant la guerre civile (1992-2002) ayant opposé l’armée algérienne à des groupes islamistes armés à qui ont été attribués de très nombreux attentats et massacres à grande échelle.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Pékin pourrait tolérer un troisième bébé par famille, l’assouplissement de la politique de l’enfant unique en 2016 n’ayant pas porté ses fruits.
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Les Chinois rechignent à faire plus d’enfants, malgré la levée progressive des restrictions

Pékin pourrait tolérer un troisième bébé par famille, l’assouplissement de la politique de l’enfant unique en 2016 n’ayant pas porté ses fruits.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 10h01
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 18h38
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

Avec des salaires trois fois supérieurs au revenu moyen urbain en Chine, Tian Lin et Hua Ming forment un foyer aisé. Tous deux travaillent dur. Dans la journée, les parents de Tian Lin gardent leur petite fille, Hua Yutong, née il y a dix mois. Pourtant, ils ne s’estiment pas assez riches et se considèrent trop occupés pour avoir un deuxième enfant. « C’est trop d’énergie », dit Tian Lin. « Quand je gagnerai un billiard de yuans, peut-être », renchérit son mari, sarcastique. Pour ce jeune couple de Shanghaïens, comme pour la plupart des Chinois, un enfant suffit, alors que leur pays songe à abandonner le contrôle des naissances.
La politique de l’enfant unique a déjà été élargie à deux enfants par couple début 2016. Et les indices suggérant que cette dernière limite pourrait être supprimée se multiplient. La Commission nationale pour la santé a annoncé, lundi 10 septembre, que les trois bureaux responsables de l’application du planning familial disparaîtront. A la place, un nouveau bureau pour « l’étude de la population, la prévision démographique et le développement de la famille » sera responsable, entre autres, « d’améliorer les politiques de natalité ». 

Déjà, fin août, une publication juridique officielle annonçait que le code civil chinois ne ferait plus référence à la limitation des naissances après sa révision, programmée en 2020. Un changement radical de modèle, après quarante ans d’une politique de contrôle des naissances particulièrement stricte, même si environ 60 % des couples, seulement, étaient astreints à un seul enfant.
Le pays le plus peuplé du monde (1,379 milliards d’habitants) est aujourd’hui confronté aux conséquences démographiques de son malthusianisme forcené : sa population vieillit à une vitesse record. Les plus de 60 ans représentent 17,3 % de la population chinoise, contre 25 % en France. Mais, en 2050, la Chine sera plus âgée que la France, avec...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Le chef de l’Etat a libéré l’opposante Victoire Ingabire, qui l’avait défié en 2010.
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Décryptage

Au Rwanda, le président Paul Kagame fait un geste envers son opposition

Le chef de l’Etat a libéré l’opposante Victoire Ingabire, qui l’avait défié en 2010.

Christophe Châtelot
    



LE MONDE
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        Le 17.09.2018 à 09h49

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        Mis à jour le 17.09.2018 à 10h13






                        

Crédits : JEAN BIZIMANA/REUTERS


                    

La mansuétude n’est pas la première qualité attribuée d’emblée à Paul Kagame, inflexible président du Rwanda depuis près d’un quart de siècle. Quel sens donner alors à la grâce inattendue, accordée vendredi 14 septembre, à une opposante renommée, Victoire Ingabire, par un chef de l’Etat guère disposé à tolérer la moindre contestation dans son pays, ni à courber l’échine sous les pressions internationales ?
La première personne étonnée par ce geste de clémence fut Victoire Ingabire en personne. « Cela m’a beaucoup surprise », a-t-elle déclaré sur les ondes de RFI, samedi 15, quelques instants après sa sortie de la prison de Mageragere dans la capitale rwandaise, Kigali.
Le communiqué d’une froideur clinique publié par le ministère de la justice ne l’éclairera pas : « Le conseil des ministres présidé par le président Paul Kagame a approuvé aujourd’hui la libération anticipée de 2 140 condamnés. Parmi eux figurent M. Kizito Mihigo [un chanteur populaire au Rwanda condamné à dix ans de prison pour « conspiration en vue d’assassiner le président »] et Mme Victoire Ingabire Umuhoza, dont le reste de la peine a été commué par prérogative présidentielle, à la suite de leurs dernières demandes de clémence déposées en juin de cette année. »

Exilée pendant dix-sept ans aux Pays-Bas, cette économiste hutu avait été arrêtée quelque temps après son retour au Rwanda, en janvier 2010, où elle entendait se présenter contre Paul Kagame à la présidentielle d’août. Trois ans plus tard, elle était condamnée à une peine de quinze ans de prison pour « conspiration contre les autorités par le terrorisme et la guerre ». Il lui était aussi reproché d’avoir « minimisé » le génocide des Tutsi de 1994 (800 000 morts entre avril et juillet 1994) en demandant que les auteurs de crimes contre les Hutu soient eux aussi jugés.
Pays à l’économie fragile
Victoire Ingabire se référait alors aux violences...



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ A l’approche de la présidentielle du 7 octobre, la population fuit les combats qui s’intensifient entre l’armée et les séparatistes.
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Compte rendu

Les autorités tentent de contenir l’« exode massif » depuis les régions anglophones du Cameroun

A l’approche de la présidentielle du 7 octobre, la population fuit les combats qui s’intensifient entre l’armée et les séparatistes.


LE MONDE
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        Le 17.09.2018 à 09h48

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        Mis à jour le 17.09.2018 à 09h50






    
Des habitants de la région camerounaise anglophone du Sud-Ouest dans une gare routière de Buea, en juillet 2018.
Crédits : STRINGER / AFP


Les autorités camerounaises ont interdit, samedi 15 septembre, « l’exode massif » des populations du Sud-Ouest, l’une des deux régions anglophones en crise, après que des « centaines de familles » de ces zones ont décidé de les fuir, à trois semaines de l’élection présidentielle.

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« Les prescriptions du gouverneur [du Sud-Ouest, Bernard Okalia Bilaï] ont été claires : les voyages sont autorisés, mais les déménagements et exode massif des populations sont interdits », a rapporté samedi la Cameroon Radio Television (CRTV, radio d’Etat).
« Atmosphère de peur »
Des « centaines de familles sont en train de fuir le Sud-Ouest pour des régions “plus sûres”, il y a une atmosphère de peur », a indiqué à l’AFP le même jour un travailleur humanitaire à Buea, la capitale régionale.
Depuis quelques jours, des départs massifs sont enregistrés dans les deux régions anglophones. A l’approche de l’élection présidentielle, prévue le 7 octobre, les habitants redoutent une intensification des combats, déjà devenus quasi quotidiens, entre l’armée et les séparatistes.

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Ces derniers, qui ne reconnaissent plus l’autorité étatique de Yaoundé et plaident pour la constitution d’un Etat anglophone camerounais indépendant, ont affirmé que le scrutin ne se tiendrait pas en zone anglophone.
Samedi, le gouverneur Okalia Bilaï s’est rendu dans l’une des gares routière de Buea d’où les populations fuient, parfois avec matelas et lits, vers Douala (Sud) ou les régions de l’Ouest ou du Centre.

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Des « rumeurs […] circulent [selon lesquelles] les forces de défense et de sécurité vont lancer l’assaut. Elles ne lancent pas l’assaut », a-t-il expliqué à la CRTV, déclarant que « c’est plutôt les terroristes [combattants séparatistes anglophones] qui veulent [le faire] et les forces de sécurité sont là pour casser cet assaut ».
Etablissements pris pour cible
M. Okalia Bilaï a appelé les populations à « rester chez elles » et à collaborer « avec les forces de sécurité ». « Les parents et les enfants sont en train de partir alors que beaucoup sont déjà inscrits dans les écoles », a-t-il regretté sur la chaîne d’Etat. Depuis la rentrée, le 3 septembre, plusieurs établissements ont été pris pour cible, le gouvernement en imputant la responsabilité aux combattants séparatistes.

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A mesure que le scrutin approche, la situation sécuritaire dégénère chaque jour un peu plus dans les régions anglophones : mardi 11 septembre, Buea a été le théâtre d’affrontements entre séparatistes et forces de sécurité.
Depuis le début du conflit armé, fin 2017, 109 membres des forces de l’ordre et de sécurité ont été tués au Cameroun anglophone, selon le gouvernement. D’après des ONG, plusieurs centaines de civils auraient perdu la vie dans ce conflit.

