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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ La société Iron SLS est visée par une information judiciaire pour un préjudice estimé à 100 millions d’euros.
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Démarches administratives en ligne : une entreprise soupçonnée de pratique commerciale trompeuse

La société Iron SLS est visée par une information judiciaire pour un préjudice estimé à 100 millions d’euros.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 14h15
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 17h19
    |

            Laura Motet








                        


« En un an, cette demande de vignette nous a coûté 450 euros » : en juillet 2017, cette jeune femme, qui souhaite garder l’anonymat, a cliqué sur le premier lien que Google lui proposait, anti-pollution.assistances-formalites.com, pensant acquérir une vignette Crit’Air pour 1 euro sur un site officiel. Elle venait en fait d’autoriser un prélèvement de 49,90 euros, puis de 69,90 euros tous les deux mois au profit d’une entreprise privée, Iron SLS.
Comme elle, des centaines de milliers de Français ont été victimes de cette société londonienne créée par Julien Foussard en 2014. Le principe est toujours le même : ces sites demandent une somme modique pour un document administratif. Sauf qu’en validant la commande, les clients souscrivent aussi à un abonnement de plusieurs dizaines d’euros, indiqué en petits caractères.

        Portrait (en édition abonnés) :
         

          Julien Foussard, le sulfureux golden boy de la French Tech



Le gouvernement a décidé de s’attaquer à ces sites, à l’origine d’au moins 150 millions d’euros de préjudice pour les Français par an, selon le ministère de l’économie et des finances. Lundi 17 septembre, en partenariat avec la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), une campagne de sensibilisation a été lancée. Le ministère publie une liste de conseils pour éviter de se faire piéger.
Après plus d’un an d’enquête de la répression des fraudes, une information judiciaire a été ouverte le 27 juillet pour pratique commerciale trompeuse et blanchiment
Dans le viseur de la DGCCRF : la société Iron Group. Après plus d’un an d’enquête de la répression des fraudes, une information judiciaire a été ouverte le 27 juillet par le parquet de Paris pour pratique commerciale trompeuse et blanchiment. Le préjudice total s’élève à plus de 100 millions d’euros, selon une source proche de l’enquête. Car cette société a créé des milliers de sites, sur un modèle de tarification analogue à celui des vignettes Crit’Air, ont raconté au Monde plusieurs de ses anciens employés.
Tous ces sites étaient affichés dans les premières positions des résultats de recherche, en raison des investissements publicitaires d’Iron. « On cramait entre 20 000 et 50 000 euros par semaine de pub par site », se souvient un ex-collaborateur. Résultat : les internautes affluent. Mais ne s’aperçoivent de l’abonnement qu’au bout de deux mois et demi en moyenne, soit après environ 125 euros de préjudice, explique une source proche du dossier. Certains se plaignent aux pouvoirs publics, pensant s’être rendus sur un site officiel.
Une situation intenable pour Bénédicte Roullier, responsable du département qualité des services en ligne à la direction interministérielle du numérique , qui gère les sites de l’administration. Entre janvier 2016 et septembre 2017, elle traque ces sites et les signale à Google. « Mais ils réapparaissaient aussi vite qu’ils disparaissaient », déplore-t-elle. C’est qu’en coulisses, les équipes d’Iron s’activent, racontent les anciens salariés : on commande aux développeurs un générateur de sites Web, et à d’autres la création de listes d’URL qui pourront remplacer celles bannies par Google.
Création de « sites vitrines »
« En l’espace de quatre, cinq mois, on a listé plus de 3 000 noms de domaines », se souvient un ex-salarié. Et quand Google décide de faire le ménage dans toutes les publicités d’Iron, les conséquences se font vite sentir. En mars 2017, un plan de départs est proposé « en raison d’un volume de ventes réduit les trois derniers mois », indique la société à ses salariés.
Pour tromper la vigilance du moteur de recherche, des « sites vitrines » sont créés. Ils proposent un service clairement privé, en lien avec les mots-clés achetés sur le moteur de recherche. « Notre site vitrine proposait de créer des arbres généalogiques, se souvient un ancien employé. Cela justifiait nos achats des mots-clés sur les actes de naissance. » Seules les personnes cliquant sur les publicités depuis la France accèdent au site vendant des actes de naissance pour 1 euro (plus l’abonnement). « Les autres, ceux qui tapent directement le nom du site ou ceux qui sont situés en Irlande [où Google a ses bureaux de vérification des publicités], ne voyaient que le site vitrine », poursuit-il.
Autre moyen d’éviter les sanctions : créer des sociétés dont le nom prendra la place de celui d’Iron dans les mentions légales. Officiellement, ces sociétés sont des partenaires à qui Iron fournit des services allant du développement des sites à la gestion du service après-vente. Mais en interne, aucun doute ne subsiste quant à leur nature réelle. « Tous les lundis, nous avions une réunion pour présenter les chiffres de la semaine. Il était clair, même pour nous les stagiaires, qu’on parlait des sites d’Iron et de personne d’autre », raconte un ancien salarié. Un autre souligne que les fondateurs d’Iron eux-mêmes ont géré la constitution de ces sociétés : « A l’automne 2015, ils ont créé au moins 20 sociétés, principalement en Hollande. »
Mais la principale force de ces sites, c’est leur design, revu par un avocat spécialiste du droit du numérique à l’été 2015. « Exit les cases précochées indiquant “j’ai lu les conditions générales d’utilisation” (CGV), exit aussi les CGV illégales ou inaccessibles et les symboles trop officiels », dit un ancien.
Reste que de nombreuses personnes continuent de se faire piéger. Selon une source proche de l’enquête, c’est parce que le design des sites a été conçu pour jouer sur des biais cognitifs, pour pousser les utilisateurs à choisir la réponse qu’on attend d’eux : « Ces dark patterns incitent l’internaute à ne se concentrer que sur les boutons de couleur vive pour procéder à l’achat. Ils ne voient pas les petits caractères en gris sur gris, qui parlent de l’abonnement. »
D’autant qu’Iron est allé plus loin, selon cette même source : « La page d’accueil est codée de telle manière à ce que l’internaute ne peut voir ni le bandeau en haut, qui indique que le site est payant et privé, ni la partie basse de la page, qui détaille l’abonnement. A moins de scroller [faire défiler la page], il ne verra que le bouton d’achat et la Marianne surdimensionnée sur le modèle de document administratif reproduit sur la page d’accueil. »
L’enquête de la répression des fraudes semble cependant avoir effrayé les cofondateurs d’Iron, qui ont annoncé sa fermeture, sur son site, le 16 août. Contactés par Le Monde, aucun d’entre eux n’a souhaité répondre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ DERRIÈRE LE CHIFFRE - Christophe Castaner a justifié les propos du chef de l’Etat en évoquant 300 000 emplois ouverts et non pourvus. Un argument discutable.
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Conseil de Macron à un chômeur : derrière les chiffres des emplois non pourvus

DERRIÈRE LE CHIFFRE - Christophe Castaner a justifié les propos du chef de l’Etat en évoquant 300 000 emplois ouverts et non pourvus. Un argument discutable.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 15h38
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 18h46
    |

            Adrien Sénécat








                        



   


La rubrique « Derrière le chiffre » des Décodeurs étudie des statistiques et des méthodologies apparaissant dans l’actualité.
Existe-t-il en France un gisement d’emplois non pourvus, trop délaissés par les chômeurs ? C’est ce qu’a laissé entendre Emmanuel Macron, samedi 15 septembre, lors d’un échange avec un jeune demandeur d’emploi. « Si vous êtes prêt et motivé, dans l’hôtellerie-restauration [ou] dans le bâtiment, il n’y a pas un endroit où je vais où ils ne me disent pas qu’ils cherchent des gens », a ainsi rétorqué le chef de l’Etat à cet horticulteur de formation qui ne trouve pas d’emploi.
Le délégué général de La République en marche (LRM), Christophe Castaner, a justifié ces propos dimanche 16 septembre sur RTL, évoquant le chiffre de « trois cent mille » emplois vacants en France. Une assertion qui appelle plusieurs précisions.
Ce qu’il a dit

   


Interrogé sur l’échange entre Emmanuel Macron et le jeune horticulteur sans emploi, Christophe Castaner a défendu le chef de l’Etat, en évoquant l’existence de postes vacants :
« Est-ce que ce que dit le président de la République est faux ? Est-ce que si vous allez dans le quartier de Montparnasse vous n’allez pas trouver des besoins d’emplois ? On parle de trois cent mille, ce chiffre est contesté, il est peut-être contestable, mais trois cent mille emplois aujourd’hui ouverts et non pourvus. »
POURQUOI C’EST PLUS COMPLIQUÉ
1. Un chiffre tiré d’un rapport de Pôle emploi
Le chiffre de « trois cent mille » emplois évoqué par Christophe Castaner existe bel et bien. Il est issu d’une enquête de Pôle emploi publiée en décembre 2017. Selon cette dernière, 2,9 millions des 3,2 millions d’offres d’emploi « déposées à Pôle emploi sur une année » ont été pourvues.
Restent donc environ 300 000 offres qui n’ont pas été pourvues. Il ne s’agit toutefois pas forcément de recrutements qui ont échoué faute de candidatures. Dans cet ensemble, on trouve 97 000 recrutements annulés parce que le besoin d’embauche avait disparu (par exemple lorsque l’employeur n’a plus le budget) et 53 000 pour lesquels le recrutement se poursuivait au moment de l’étude. Restent alors 150 000 offres, environ, qui ont réellement « conduit à un abandon de recrutement faute de candidats », soit 4,7 % du total.

   


2. Moins d’1 % de ces offres n’attirent réellement aucun candidat
Attention cependant : dans l’écrasante majorité (87 %) de ces 150 000 cas, l’employeur a bien reçu des candidatures avant de renoncer à recruter. Il les aura simplement écartées, ne les jugeant pas satisfaisantes. Les postulants existent donc bel et bien, mais ne sont pas très nombreux — dans « la moitié des cas, l’offre a recueilli entre une et cinq candidatures », précise Pôle emploi.
Suivant ces statistiques, les offres d’emploi qui n’ont fait l’objet d’aucune candidature sont donc rarissimes : 19 500 cas, soit 0,6 % du total.
Comme Christophe Castaner l’a lui-même reconnu, cette enquête de Pôle emploi ne suffit pas à plier le débat. Bien qu’il s’agisse, en France, de l’étude la plus large sur le sujet, il n’est pas acquis qu’elle donne une image exacte du marché du travail français : elle est loin de compiler la totalité des offres d’emploi en France (3, 2 millions d’offres Pôle emploi pour un total de 42,3 millions d’embauches au total en 2016).
D’ailleurs, l’organisme européen de statistiques publiques Eurostat n’intègre pas de chiffres français aux comparatifs européens sur la question, estimant qu’il n’existe pas de données suffisamment complètes sur la question.
3. Ces chiffres montrent aussi qu’il n’est pas si facile de trouver un emploi
Derrière le flou des chiffres, ces données montrent aussi que les recruteurs ont des attentes spécifiques, quand bien même les candidats se font rares — puisque les postulants existent dans 87 % des cas.
Pour expliquer l’absence de recrutement, ceux qui embauchent avancent le plus souvent un manque d’expérience (70 %), de motivation (69 %) ou de compétence (67 %) des candidats qui se sont manifestés, selon l’enquête de Pôle emploi. Il ne suffit donc pas forcément de « traverser la rue » et de postuler pour être embauché, comme l’a affirmé Emmanuel Macron.
Les secteurs sous tension ne sont pas toujours des plus attractifs. Une enquête du journal spécialisé L’Hôtellerie Restauration et du cabinet CHD Expert auprès de 4 998 professionnels montrait ainsi en 2016 que les faibles salaires (64 %) et les heures supplémentaires non rémunérées (51 %) étaient cités en tête des raisons expliquant les difficultés de recrutement du secteur.
Un exemple parmi d’autres que s’il existe dans certains secteurs un fossé entre demandeurs d’emploi et recruteurs, il n’est pas forcément exclusivement le fait des premiers.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ A l’heure des menus « sans » gluten, « sans » lactose, « sans » viande, le chimiste Raphaël Haumont fait appel à la science pour réhabiliter l’émotion en cuisine.
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                « Manger végan n’est pas une punition, on peut inventer de nouvelles émotions »


A l’heure des menus « sans » gluten, « sans » lactose, « sans » viande, le chimiste Raphaël Haumont fait appel à la science pour réhabiliter l’émotion en cuisine.

LE MONDE
                 |                 17.09.2018 à 16h27
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 18h52
                 |

            Léa Iribarnegaray

















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Enseignant-chercheur en physique-chimie des matériaux, Raphaël Haumont a créé avec le chef Thierry Marx en 2013 le CFIC (Centre français d’innovation culinaire). Au sein de la faculté des sciences d’Orsay (université Paris-Saclay), le CFIC se nourrit des liens entre artisanat et recherche. A la tête de la chaire universitaire Cuisine du futur, Raphaël Haumont insiste sur la notion essentielle de plaisir dans nos assiettes, tout en imaginant une cuisine plus durable et responsable.
Peut-on parler « d’émotions » en cuisine ?
Raphaël Haumont  : Je le pense, oui ! On y vient pour manger des émotions avant tout, plus que pour avaler des nutriments. Il n’y a pas que les papilles qui sont en éveil : la vue, le toucher, l’ouïe, l’odorat, nous procurent également des sensations. Avec un substitut de repas — une barre de céréales par exemple — la promesse énergétique est tenue, certes, mais on néglige complètement l’émotion.
Alors comment éveiller nos cinq sens ?
Par des stimuli, des excitations sensorielles, tactiles, olfactives, etc. Une forme d’acidité, de sel, ou d’amertume en bouche agite des récepteurs par des voies chimiques que le cerveau traduit ensuite en émotions. Mais la cuisine touche aussi à la culture et à l’histoire de chacun : si cette tarte tatin me rappelle celle de ma grand-mère, je vais l’apprécier davantage.
Un meilleur ouvrier de France peut être capable d’exécuter une technique de manière remarquable, cela n’empêche pas de risquer de s’ennuyer à sa table. Un aliment parfaitement cuit ne suffit pas à émouvoir. Un chef, tel un artiste, se doit de partager, de faire voyager, de raconter une histoire. A Londres, par exemple, un chef joue sur l’ambiance sonore de son restaurant : un bruit de verre cassé accompagne la dégustation de son millefeuille, on a alors une impression d’ultracroustillant ! Il s’agit de jouer avec des associations d’images pour mettre la technique au service d’une émotion.
On parle de plus en plus « d’expérience » ?
Oui, encore plus que des émotions, nous cherchons à « vivre un truc ». Aujourd’hui, avec les nouvelles technologies, on peut aller plus loin et imaginer des univers très décalés. Pourquoi ne pas porter un casque de réalité virtuelle en mangeant des huîtres pour avoir l’impression d’être au bord de la mer ? Mais attention, ce n’est pas non plus Disney ou le parc Astérix, on doit rester cohérent.
Le chef Thierry Marx, avec qui je travaille, dit souvent qu’il veut proposer « un voyage différent vers une destination familière ». On peut travailler sur une nouvelle texture tout en gardant le traceur de la recette. On fait une tarte au citron, d’accord, mais pourquoi ne pas la respirer tel un nuage, plutôt que de l’avaler ?
En quoi la science peut-elle nourrir la cuisine ?
Elle lui apporte une boîte à outils merveilleuse ! Le chef peut se l’approprier autant qu’il le souhaite pour innover et jouer sur l’effet de surprise. On peut mettre par exemple sous vide une pomme tranchée et imbibée de jus de pomme, le fruit devient transparent et dur. Et lorsqu’on croque  : surprise, le liquide s’y est introduit en cachette. La science peut offrir des astuces très simples, des illusions gustatives, sans ajout de produit chimique. Ici, imprégnée sous vide, la pomme a 110 % un goût de pomme, elle est belle, translucide, végétale.
Comment prendre du plaisir quand la tendance est au « sans » gluten, « sans » lactose, « sans » calorie, « sans » sel, « sans » protéines animales… ?
La science peut permettre de transformer ces contraintes en occasions d’innovation. Si l’on regarde les confitures, elles sont toujours faites avec 50 % de sucre. Pourtant, on est capable de fabriquer une confiture d’orange sans sucre, en utilisant la pectine naturellement présente dans la peau. On obtient ainsi une confiture zéro déchet et sans calorie. Via la recherche, il est de plus en plus facile de trouver des substituts complètement sains.
« Avec une imprimante 3D, on peut imaginer des spaghettis de légumes ou une ratatouille en Rubik’s cube »
Autre exemple : si je suis végan, pourquoi me propose-t-on un steak de soja ? Pourquoi copier un aliment qui ne me plaît pas ? C’est triste de compacter des légumes pour faire un steak alors que des champs entièrement nouveaux restent à inventer ! Pour l’instant, on a souvent l’impression de suivre des régimes de frustration. Le menu ne doit être ni une ordonnance ni une punition. Il s’agit de retrouver la notion de plaisir en inventant de nouvelles textures ou associations de fruits et de légumes, en créant de nouvelles formes. Avec une imprimante 3D, on peut imaginer des spaghettis de légumes ou une ratatouille en Rubik’s cube.
Vous proposez un retour au végétal ?
Oui, il s’agit d’inverser la tendance et de passer à une consommation de 80 % de végétal pour 20 % d’animal. On sait qu’il n’est plus possible de manger autant de viande. 15 000 litres d’eau sont nécessaires pour faire un kilo de rumsteck, c’est délirant.
Le végétal est une source encore méconnue. J’aime l’idée de biomimétisme : si la nature a donné à l’orange une peau, ce n’est pas pour la beauté du geste. C’est parce qu’elle contient de la pectine, des huiles essentielles, de la vitamine C…, alors, pourquoi la jeter ? On peut consommer moins et mieux en recyclant tout ce qui est élémentaire. Je travaille aussi sur la question du suremballage : des algues alimentaires peuvent facilement remplacer le plastique du film étirable.
A quoi ressemblera la « cuisine du futur » ?
On travaille beaucoup sur cette idée de concilier plaisir, bien être et santé — tout en répondant aux enjeux futurs d’une population vieillissante, du problème de transport de l’eau… Ce n’est pas normal que dans les maisons de retraite, les personnes âgées ne mangent plus parce qu’elles en ont perdu l’envie. Là aussi, il faut repenser pour cette population de nouvelles formes et couleurs et lui apporter les nutriments dont elle a besoin.
A l’avenir, on se doit de revenir à du bon sens, on n’a plus le choix ! On met du sucre partout parce que ça masque les saveurs des mauvais produits, mais c’est un horrible poison qui rend les gens accros. On est forcé de tirer le signal d’alarme : rééduquons maintenant les palais pour retrouver le goût du produit original.
Mais comment appliquer toutes ces bonnes pratiques chez soi, sans être dans un laboratoire de chimiste ?
Enlever le trop plein de sel ou de sucre, c’est très simple, tout le monde peut le faire ! Il y a urgence à transmettre les informations, il faut simplement que les gens sachent. En associant de la pomme avec du radis, je remplace le piquant d’une moutarde trop salée. C’est génial d’inventer, d’innover en cuisine.
Si l’avenir de nos repas prend la forme d’une injection ou d’un patch, cela ne marchera jamais. La cuisine du futur se doit d’être gourmande, avec le plaisir magique du repas à la française. Il existe une jouissance presque physique à passer des heures à table. Un chef cherche toujours à procurer le plaisir ultime, l’extase, le frisson.
Comment invente-t-on de nouveaux goûts ? « Le Monde » organise, dans le cadre du Monde Festival, un débat intitulé « Goût du chef, goût du public » avec la cheffe Adeline Grattard, le chef pâtissier-chocolatier Pierre Hermé et le vigneron et consultant en vin Stéphane Derenoncourt. Il se tiendra dimanche 7 octobre, de 10 heures à 11 h 30, au Théâtre des Bouffes du Nord, à Paris.

Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival qui s’ouvre le 5 octobre à Paris avec le cinéaste japonais Hirokazu Kore-eda et son dernier film, Une affaire de famille, Palme d’or 2018 à Cannes. Deux autres films seront projetés en avant-première : Un amour impossible, de Catherine Corsini et, pour clôturer le festival, En liberté !, le nouvel opus de Pierre Salvadori.
Les 6 et 7 octobre, place aux débats : sur les nouvelles relations amoureuses (Le big data va-t-il tuer le hasard des rencontres ? Aux origines de #metoo ), les technologies (Intelligence artificielle et émotions : un amour de robot ? ) l’école (Donner l’envie d’apprendre, un jeu d’enfant ?) l’environnement (Pour l’amour de ma Terre, S’aimer comme des bêtes ), l’économie, les médias (Comment informer sous la présidence d’Emmanuel Macron ?), la politique (Y a-t-il une vie après la politique ? )...
Des rencontres exceptionnelles avec Barbara Hannigan, Juliette Armanet, la tribu Guédiguian, Chimamanda Ngozi Adichie, Mario Vargas Llosa, Charline Vanhoenacker, Pierre de Villiers, Océan, Pierre Hermé, Roberto Saviano, Kamel Daoud et bien d’autres...
Et samedi soir, rendez-vous à La Nuit de l’amour  aux théâtre des Bouffes du Nord, avec André Comte-Sponville, Barbara Cassin, Carolin Emcke...
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Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




Léa Iribarnegaray
    













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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Le sauteur à la perche fait le bilan de sa saison. Et revient sur la rude concurrence du Suédois Duplantis (18 ans) et du Russe Morgunov (21 ans), qui l’ont battu, en août, aux championnats d’Europe.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Renaud Lavillenie assure avoir « encore les moyens de grappiller des titres et des médailles »

Le sauteur à la perche fait le bilan de sa saison. Et revient sur la rude concurrence du Suédois Duplantis (18 ans) et du Russe Morgunov (21 ans), qui l’ont battu, en août, aux championnats d’Europe.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 13h56
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 17h48
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


L’implacable domination a laissé place à une nouvelle concurrence acharnée, mais la régularité au plus haut niveau n’a, elle, pas disparu. A 32 ans, le sauteur à la perche Renaud Lavillenie a décroché cette saison un titre de champion du monde en salle (en mars) et une médaille de bronze lors des championnats d’Europe, en août à Berlin. Lors de cette dernière compétition, il a été battu par une jeunesse triomphante, le Suédois Armand Duplantis (18 ans) et le Russe Timur Morgunov (21 ans). Le champion français assure toutefois qu’il n’a pas dit son dernier mot, avant les Mondiaux qui se tiendront en octobre 2019 à Doha.

        Lire aussi :
         

                Athlétisme : Renaud Lavillenie s’incline devant la jeunesse triomphante



Vous n’avez pas remporté un nouveau titre européen, mais une 17e et une 18e médaille en dix-neuf grands championnats. Quel bilan faites-vous de la saison ?
Il est encore très positif, surtout qu’elle a été difficile au niveau de la préparation. Une saison s’articule autour des championnats. Et avant de vouloir absolument l’or, c’est important de décrocher au moins une médaille. Le titre mondial en salle a d’abord été très important, puis, à Berlin, la compétition a été très intense. Vu le niveau [le vainqueur a sauté 6,05 m], être sur le podium n’était vraiment pas facile.
Malgré la défaite à Berlin, vous avez franchi plusieurs fois 5,90 m cette année. Est-ce encourageant ?
J’ai été capable de sauter 5,90 m sur plusieurs mois. Lors de ma plus belle saison en 2015, j’avais franchi 19 fois 5,80 m et 13 fois 5,90 sur 25 compétitions. Là, je termine à 19 fois et 8 fois sur 26 rendez-vous. Par rapport à mon manque de préparation intensive, c’est déjà très bien. Il y a une constance au fil de l’année qui permet ensuite d’être le meilleur possible le jour J.
Après le titre mondial en salle, vous avez paru revanchard : « On m’avait enterré et ça me faisait rire parce que je savais ce que je valais. » Est-ce la concurrence en hausse qui a pu faire croire à un éventuel déclin ?
Lors de mes cinq premières années, j’ai gagné beaucoup avec un très haut niveau, mais en étant souvent très esseulé. Mes adversaires n’étaient pas réguliers. Depuis deux ans, tout a changé. Nous sommes entre cinq et sept à pouvoir gagner chaque compétition. On se confronte tout le temps. Cela enlève la monotonie des saisons. Mais une chose n’a pas changé : au moment des championnats, je suis toujours sur le podium quoi qu’il arrive.
Cette nouvelle adversité peut-elle vous pousser plus longtemps ?
L’envie n’a jamais été le problème. C’est surtout la complexité de jongler avec son état physique. J’ai bien senti le cap des trente ans. Jusqu’à 28 ans, je me sentais dans la fleur de l’âge, peu importe ce que je faisais, ça réussissait et je récupérais beaucoup plus aisément. Désormais, il faut que je sois plus intelligent dans mes choix. La concurrence rend chaque compétition comme un défi. Que je finisse la saison avec vingt ou trois victoires, le plus important est d’avoir les trois victoires qui comptent.
La technique du perchiste doit-elle évoluer avec l’âge ?
Il faut changer au feeling, car il n’y a aucune certitude que l’on soit obligé de changer son entraînement à partir de tel âge. Tout cela est très personnel. Par contre, je sens que l’expérience permet d’être plus efficace. Cette saison, si j’ai été aussi régulier, ce n’est plus grâce à mes qualités physiques, mais grâce à ma gestion des compétitions, aux choix de la bonne perche au bon moment. A l’avenir, ce n’est pas parce que je vais repasser à des perches plus souples que je vais sauter moins haut.
Sergueï Bubka avait gagné son 6e titre mondial à 33 ans avant de galérer les trois dernières années. Avez-vous parlé avec lui de la fin de carrière ?
J’en ai plus parlé avec un autre ancien, Jean Galfione, qui m’a toujours donné de très bons conseils. Il m’avait parlé de ce moment où tu sens cette bascule de maîtrise dans l’utilisation de ton potentiel. Ce n’est pas parce que tu vas moins vite, que tu es moins explosif, que tu vas tout perdre. La récupération devient un enjeu crucial. A 25 ans, tu peux la négliger un peu. Après, tu n’as plus le droit à l’erreur. Pour revenir à Sergueï, il a démontré que l’on pouvait gagner tard. Mais il n’y a pas que la première place, d’autres perchistes sont montés sur des podiums à 35 ou 36 ans et je pense que c’est largement de mon ressort.
Vous n’avez jamais été champion du monde en plein air malgré votre statut de favori. Ne plus l’être est-il un bon présage avant Doha 2019 ?
Je dirais presque que j’attends ce moment depuis dix ans, le fait d’être considéré comme un pseudo-outsider. Depuis 2009, à chaque saison, il n’y avait pas d’autres questions que la victoire ou rien. L’an prochain, vu le niveau et la densité, on peut être premier comme cinquième avec un écart très maigre. Peut-être qu’il aura fallu attendre que la concurrence soit acharnée pour que ça me réussisse lors d’un championnat du monde. En tout cas, je sais que j’ai encore les moyens de grappiller des titres et des médailles.
L’objectif va maintenant être d’arriver à 100 % de vos moyens physiques ?
Oui, ce que je n’ai pas pu faire lors des trois derniers championnats. Ce n’est pas une science exacte. Le but va être d’éviter que mes douleurs au genou n’apparaissent. Lorsque l’inflammation s’installe, la seule solution est le repos et c’est impossible quand une compétition se profile. Il ne me reste plus alors qu’à serrer les dents. Il faut donc tenter de trouver les protocoles d’entraînement adéquats.

« Si on va à l’encontre de la performance, on va à l’encontre du spectacle »
Après la retraite du sprinter jamaïcain Usain Bolt et avec les scandales de dopage, l’athlétisme semble être en perte de vitesse. Ce qui conduit la Fédération internationale (IAAF) à réfléchir à de nouveaux formats de compétition. Tout en soulignant que l’« on s’est parfois trop reposé sur Bolt », ce qui « était efficace à court terme », mais a fait que l’« on a perdu beaucoup plus le jour où il n’[était] plus là », Renaud Lavillenie s’avoue un peu sceptique sur ces nouveaux projets. « Pour rendre un sport attractif, il faut des performances. On se rend compte que tu peux avoir le meilleur spectacle autour de la compétition, ce qui fait vibrer les gens, c’est la performance et le dépassement de soi », assure-t-il. « Or, si on va à l’encontre de la performance, on va à l’encontre du spectacle ». Pour sa part, il estime qu’à la perche par exemple, on « peut envisager de réduire le nombre de finalistes ». « A Prague, lors de championnats d’Europe en salle en 2015, nous étions huit en finale et le concours avait duré 1 h 30, 1 h 45 maximum ». Autre piste  : « mieux former les jurys », car, dit-il, « quand tu attends deux minutes de trop à chaque changement de barres, cela peut plomber une compétition ». « En tout cas, conclut-il, si tu modifies les règles, que tu rends plus difficile la performance, tu mets en danger l’économie de l’athlétisme qui repose beaucoup sur l’argent que donnent les sponsors selon le niveau de performance. »


A 18 ans, votre record était de 4,70 m quand Duplantis a franchi 6,05 m. Etes-vous ébahi par la précocité de la concurrence ?
Forcément, on va dire que ça nous a alertés. Comment est-ce possible ? En fait, mon coach m’a dit quelque chose de très intelligent. Jusqu’à il y a dix ans, on commençait très tard la perche. « Mondo » [le surnom d’Armand Duplantis] et d’autres ont débuté très jeunes et surtout ils pratiquent de manière beaucoup plus pro et rigoureuse. C’est normal qu’ils arrivent prêts plus tôt. Ils bénéficient aussi de perches en quantité depuis très jeunes, alors que, moi, j’avais quatre perches dans mon étui lorsque j’étais junior. Et elles sont plus précises et en gamme plus étoffée.
Le record du monde junior a longtemps été à 5,80 m. En 2008, l’Allemand Raphael Holzdeppe avait égalé la performance du Russe Maksim Tarasov établi en 1989. Des juniors à plus de 5,70 m, ça ne courrait pas les rues. En ce moment, on en a trois ou quatre. Cela montre l’évolution globale et pas juste l’avènement d’un seul extraterrestre.
Jusqu’où pensez-vous qu’Armand Duplantis ou Timur Morgunov puissent aller ? On évoque la barre des 6,20 m…
Dur de prédire l’avenir. L’évolution physique d’un gamin de 18 ans à un senior de 23 ans est assez notable. Si à 18 ans, tu as déjà le gabarit d’un senior, peut-être que tu n’évolueras plus. Après, il n’y a aucune raison de ne pas croire en leur capacité à aller plus haut. La question va être de savoir s’ils vont s’améliorer de 3 ou 4 centimètres ou bien de 15 centimètres. Plus on monte en hauteur, plus les centimètres sont chers. C’est comme si on demandait à un mec à 5,90 m de faire six mètres du jour au lendemain.
Avant Berlin, je n’avais jamais vu « Mondo » faire de bonnes tentatives à 6 mètres. Il ne parvenait pas à utiliser sa perche à cette hauteur. Cette fois-ci, il y a eu un déclic. 2019 va être déterminante. Soit il est à nouveau facile à 5,90-6 mètres et on pourra dire qu’il sera très fort, soit il éprouve plus de difficulté et il aura besoin de digérer. Quoi qu’il en soit, c’est mieux de débuter comme il l’a fait. Il est dans le cercle fermé et on ne pourra jamais lui enlever.

Vous n’avez plus franchi 6 mètres depuis 2016. Vous sentez-vous capable de retrouver cette hauteur mythique ?
Je suis persuadé que si tout revient dans l’ordre la saison prochaine, il y a toutes les chances que je puisse les repasser. Cette année, j’ai raté six mètres deux fois pour pas grand-chose, à Birmingham lors des Mondiaux et lors d’un meeting au Texas où j’ai à peine touché la barre qui n’est tombée que lorsque j’étais déjà sur le tapis.
Vous traînez une réputation de caractère fort, de personnalité qui peut aller au conflit. Or, avec Duplantis, vous êtes très amis. On s’adoucit avec l’âge ou cette relation est-elle spéciale ?
(Sourire.) Il y a un peu des deux. Je pense que j’ai évolué sur le point du caractère, mais je ne suis pas comme ça avec tout le monde. On ne peut pas être ami avec tout le monde. Avec certains, le feeling passe. Il y a quelque chose de personnel avec « Mondo ». Il n’y a pas de jeu de rôles, c’est naturel.

Suppression des postes de conseillers techniques sportifs : « On ne pourra pas laisser passer ça »
Interrogé sur les économies prônées par le gouvernement dans les structures étatiques qui encadrent et accompagnent le sport français (les 1 600 conseillers techniques sportifs), Renaud Lavillenie considère qu’« il y a un message contradictoire au moment où tout le monde est content d’avoir les Jeux en 2024 ». « L’an passé, avec l’attribution, on pensait que le sport aurait dix belles années devant lui, avec plus de moyens. Finalement, c’est tout le contraire qui se passe », déplore-t-il, soulignant que « le sport a une utilité sociale, il est rassembleur ».
Les sportifs pourraient-ils faire entendre leurs voix ? « Il faut attendre de voir si ça se concrétise, réfléchir. Mais on ne pourra pas laisser passer ça, avance-t-il. Il y aura forcément une réaction qui pourrait passer par exemple par le CNOSF [Comité olympique et sportif français], qui est notre référent. Ça ne sera pas la première fois que l’on doit se battre contre un gouvernement. »





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Pékin pourrait tolérer un troisième bébé par famille, l’assouplissement de la politique de l’enfant unique en 2016 n’ayant pas porté ses fruits.
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Les Chinois rechignent à faire plus d’enfants, malgré la levée progressive des restrictions

Pékin pourrait tolérer un troisième bébé par famille, l’assouplissement de la politique de l’enfant unique en 2016 n’ayant pas porté ses fruits.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 10h01
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 18h38
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

Avec des salaires trois fois supérieurs au revenu moyen urbain en Chine, Tian Lin et Hua Ming forment un foyer aisé. Tous deux travaillent dur. Dans la journée, les parents de Tian Lin gardent leur petite fille, Hua Yutong, née il y a dix mois. Pourtant, ils ne s’estiment pas assez riches et se considèrent trop occupés pour avoir un deuxième enfant. « C’est trop d’énergie », dit Tian Lin. « Quand je gagnerai un billiard de yuans, peut-être », renchérit son mari, sarcastique. Pour ce jeune couple de Shanghaïens, comme pour la plupart des Chinois, un enfant suffit, alors que leur pays songe à abandonner le contrôle des naissances.
La politique de l’enfant unique a déjà été élargie à deux enfants par couple début 2016. Et les indices suggérant que cette dernière limite pourrait être supprimée se multiplient. La Commission nationale pour la santé a annoncé, lundi 10 septembre, que les trois bureaux responsables de l’application du planning familial disparaîtront. A la place, un nouveau bureau pour « l’étude de la population, la prévision démographique et le développement de la famille » sera responsable, entre autres, « d’améliorer les politiques de natalité ». 

Déjà, fin août, une publication juridique officielle annonçait que le code civil chinois ne ferait plus référence à la limitation des naissances après sa révision, programmée en 2020. Un changement radical de modèle, après quarante ans d’une politique de contrôle des naissances particulièrement stricte, même si environ 60 % des couples, seulement, étaient astreints à un seul enfant.
Le pays le plus peuplé du monde (1,379 milliards d’habitants) est aujourd’hui confronté aux conséquences démographiques de son malthusianisme forcené : sa population vieillit à une vitesse record. Les plus de 60 ans représentent 17,3 % de la population chinoise, contre 25 % en France. Mais, en 2050, la Chine sera plus âgée que la France, avec...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ L’Elysée espère mettre fin aux interrogations soulevées par Christophe Castaner, le chef de file de La République en marche, qui avait déclaré vouloir « une réflexion sans tabou » sur la fiscalité des successions.
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Emmanuel Macron « exclut formellement de modifier » les droits de succession

L’Elysée espère mettre fin aux interrogations soulevées par Christophe Castaner, le chef de file de La République en marche, qui avait déclaré vouloir « une réflexion sans tabou » sur la fiscalité des successions.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 17h58
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 18h51
   





                        


Mettre fin aux interrogations sur les droits de succession. Tel est l’objectif d’Emmanuel Macron, qui « a formellement exclu toute modification des droits de succession sous sa présidence », a fait savoir l’Elysée lundi 17 septembre. Cette déclaration intervient après que Christophe Castaner, délégué général de La République en marche (LRM), a déclaré vendredi vouloir « une réflexion sans tabou » sur la fiscalité des successions afin de lutter contre la « progression des inégalités de naissance ». Il avait alors précisé qu’il ne s’agissait pas « d’annonces » mais d’une piste de réflexion du parti majoritaire.

        Lire aussi :
         

                Plan pauvreté, droits de succession : le spectaculaire retour du « en même temps »



L’impôt sur la succession « est complexe, il est mal accepté, il n’a pas vraiment suivi l’évolution de la société et les nouvelles formes familiales », avait souligné M. Castaner, par ailleurs secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement.
Début 2017, un rapport de l’organisme public France Stratégie, alors dirigé par l’économiste proche d’Emmanuel Macron, Jean Pisani-Ferry, avait appelé à « revoir en profondeur » cette fiscalité pour lutter contre « l’apparition d’une société à deux vitesses ». Cet impôt comprend des barèmes progressifs selon la somme héritée, avec des tranches allant jusqu’à 60 % en cas de lien de parenté éloigné. Mais de nombreux abattements ont été mis en place, permettant aux transmissions d’être plus faiblement taxées.

        Lire le portrait :
         

          Christophe Castaner, le joker de Jupiter






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ C’est la France qui compte le plus de voitures polluantes, devant l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie, selon l’ONG Transport & Environment.
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Article sélectionné dans La Matinale du 16/09/2018
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Trois ans après le « dieselgate », 43 millions de véhicules empoisonnent toujours l’Europe

C’est la France qui compte le plus de voitures polluantes, devant l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie, selon l’ONG Transport & Environment.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 06h28
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 16h43
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

Trois ans après le scandale du « dieselgate », le diesel n’est plus en odeur de sainteté. Les ventes de voitures proposant cette motorisation ont plongé en France et en Europe (sous la barre des 40 %), le prix à la pompe du gazole rattrape progressivement celui de l’essence, et plusieurs villes – dont Paris, à l’horizon 2024 – ont programmé d’interdire leurs rues à ce type d’automobiles à plus ou moins brève échéance.
Pour autant, les véhicules polluants ne se sont pas évaporés le 18 septembre 2015 avec les révélations de l’Agence américaine de l’environnement (EPA). Celle-ci avait alors accusé Volkswagen d’avoir équipé ses moteurs diesel de logiciels truqueurs capables de déjouer les contrôles antipollution.
Bien au contraire. L’organisation non gouvernementale Transport & Environment a fait le calcul. Dans un rapport à paraître mardi 18 septembre et dont Le Monde révèle les résultats, elle estime que « 43 millions de diesels sales » sont toujours en circulation dans l’Union européenne (UE). Et avec 8 741 000 véhicules, c’est le parc automobile français qui compte le plus de voitures polluantes, devant ceux de l’Allemagne (8 208 000), du Royaume-Uni (7 267 000) et de l’Italie (5 255 000).
Il s’agit de véhicules, voitures et camionnettes, émettant des niveaux excessifs – au moins trois fois supérieurs aux normes – d’oxydes d’azote (NOx), gaz très toxique, à l’origine, avec les particules fines et l’ozone, de 400 000 morts prématurées chaque année dans l’UE.
Poison
Ce chiffre impressionnant ne concerne par ailleurs que les véhicules « récents », c’est-à-dire la génération dieselgate (norme Euro 5, en circulation depuis 2009) et la suivante (Euro 6, immatriculés depuis 2014) ; il ne prend pas en compte les millions de « vieux » diesels (Euro 4 et 3) qui sillonnent encore les routes d’Europe.
Pourtant, il continue à grossir : le nombre de « diesels sales » a augmenté de 5 millions en 2017 et de 14 millions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ L’ancien ministre de l’intérieur, déjà mis en examen dans cette affaire depuis 2015, est notamment soupçonné de « corruption passive ».
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Financement libyen : Claude Guéant de nouveau mis en examen

L’ancien ministre de l’intérieur, déjà mis en examen dans cette affaire depuis 2015, est notamment soupçonné de « corruption passive ».



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 15h47
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 16h54
   





                        



   


Les juges d’instruction qui enquêtent sur des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 ont ordonné de nouvelles mises en examen de son directeur de campagne d’alors, Claude Guéant.

        Lire aussi :
         

                Financement libyen  : le spectre d’une affaire d’Etat



Déjà poursuivi dans ce dossier depuis 2015 pour « blanchiment de fraude fiscale en bande organisée », Claude Guéant a fait l’objet, mardi 11 septembre, de nouvelles mises en examen notamment pour « corruption passive », « recel de détournements de fonds publics » et pour « complicité de financement illégal de campagne électorale », selon des sources judiciaire et proches du dossier, confirmant partiellement une information de RTL.
Le 11 septembre, lors d’un entretien mené par les juges et ponctué d’une cinquantaine de questions, Claude Guéant, qui conteste ces accusations, a fait « valoir son droit au silence », a indiqué son avocat, Philippe Bouchez El Ghozi, joint par l’AFP. Il a annoncé qu’il allait demander l’annulation de ces mises en examen.
« Usage immodéré des espèces »
Jusqu’ici, celui qui fut secrétaire général de l’Elysée et ministre de l’intérieur sous la présidence Sarkozy était uniquement mis en cause pour un virement suspect de 500 000 euros sur son compte, qu’il avait justifié par la vente en 2008 de deux tableaux flamands, sans convaincre les enquêteurs.
L’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy a été mis en examen dans cette affaire le 21 mars pour « corruption passive », « financement illicite de campagne électorale » et « recel de détournements de fonds publics libyens ». L’ancien ministre du budget Eric Woerth a quant à lui été mis en examen à la fin de mai pour « complicité de financement illégal de la campagne ».
Concrètement, les magistrats soupçonnent un lien entre un possible financement libyen de la campagne électorale et la circulation d’espèces au sein du camp Sarkozy, relevée par les policiers dans un rapport de septembre 2017. La police anticorruption de l’OCLCIFF avait notamment souligné « l’usage immodéré des espèces » par Claude Guéant, soulignant qu’il n’avait retiré que 800 euros de ses comptes en près de dix ans, entre 2003 et 2012.

        Lire aussi :
         

                Comprendre l’affaire de Sarkozy et la Libye en 2007






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Avec 9 126 points, le Français Kevin Mayer a battu le record du monde de la discipline de 81 points. Et dans certains des dix sports de la discipline, il est loin de faire pâle figure face aux spécialistes.
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Kevin Mayer, recordman du monde du décathlon… et très bon dans les dix sports qui le composent

Avec 9 126 points, le Français Kevin Mayer a battu le record du monde de la discipline de 81 points. Et dans certains des dix sports de la discipline, il est loin de faire pâle figure face aux spécialistes.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 16h10
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 17h35
    |

            Pierre Breteau








                        



   


Dimanche 16 septembre, le Français Kevin Mayer, qui avait manqué le titre européen en août, s’est vengé de la plus belle des manières en battant le record du monde du décathlon. A l’issue des deux jours du Décastar de Talence (Gironde), le champion du monde en titre émargeait à 9 126 points, soit 81 de mieux que le record de l’Américain Ashton Eaton (9 045 points en 2015). Kevin Mayer a également amélioré du même coup le record de France.
Dans ce sport qui rassemble dix épreuves aussi diverses que le 100 m, le saut à la perche, le lancer de disque ou de poids, le barème est établi par l’Association internationale des fédérations d’athlétisme pour pouvoir offrir une cotation des performances, qu’elles soient en mètres (pour les lancers) et en secondes (pour les courses).
Ces barèmes s’étalent de 1 à 1 200 points environ, 1 correspondant à une performance plus faible qu’un niveau régional, 1 200 approchant ou dépassant le record du monde de la discipline (au 100 m, il faut faire 9 s 59 pour obtenir 1 200 points). Depuis la première table de 1920, ce barème est revu régulièrement : 1936, 1952, 1962 et 1985 – actuellement en vigueur. Kevin Mayer est le troisième athlète à dépasser 9 000 points après le tchèque Roman Sebrle (9 026 points) et l’Américain Ashton Eaton (9 045 points).

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        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█       
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                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
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                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓µ     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
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   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               


Une stagnation depuis le début du XXIe siècle
Ce graphique représente l'évolution du record du monde du décathlon masculin et sa longévité depuis 1922 et l'établissement du premier record par l'Estonien Aleksander Klumberg à Helsinki.
Passez votre souris sur la ligne pour afficher le détail de chaque record. Les points ont été convertis à la table de performance actuelle.

Source : Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF)


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    var largeur = document.getElementById("decathlonrecords").offsetWidth,
        hauteur = largeur / 1.5,
        urld = "//s1.lemde.fr/assets-redaction/inter/img/drapeaux/250/"
    if (largeur         hauteur = largeur
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    La localisation de Moment.js
    */

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        months: "janvier_février_mars_avril_mai_juin_juillet_août_septembre_octobre_novembre_décembre".split("_"),
        monthsShort: "janv._févr._mars_avr._mai_juin_juil._août_sept._oct._nov._déc.".split("_"),
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        longDateFormat: {
            LT: "HH:mm",
            LTS: "HH:mm:ss",
            L: "DD/MM/YYYY",
            LL: "D MMMM YYYY",
            LLL: "D MMMM YYYY LT",
            LLLL: "dddd D MMMM YYYY LT"
        },
        calendar: {
            sameDay: "[Aujourd'hui à] LT",
            nextDay: '[Demain à] LT',
            nextWeek: 'dddd [à] LT',
            lastDay: '[Hier à] LT',
            lastWeek: 'dddd [dernier à] LT',
            sameElse: 'L'
        },
        ordinalParse: /\d{1}(er)/,
        ordinal: function(number) {
er' : '');
        },
    })

    var data = [{ "point": 7485.61, "marque": 6087, "qui": "Aleksander Klumberg", "pays": "ee", "start_date": "22/09/1922", "end_date": "12/07/1924", "lieu": "Helsinki" }, { "point": 7710.775, "marque": 6476, "qui": "Harold Osborn", "pays": "us", "start_date": "12/07/1924", "end_date": "17/07/1927", "lieu": "Paris" }, { "point": 7995.19, "marque": 6566, "qui": "Paavo Yrjölä", "pays": "fi", "start_date": "17/07/1927", "end_date": "04/08/1928", "lieu": "Helsinki" }, { "point": 8053.29, "marque": 6587, "qui": "Paavo Yrjölä", "pays": "fi", "start_date": "04/08/1928", "end_date": "20/07/1930", "lieu": "Amsterdam" }, { "point": 8255.475, "marque": 6687, "qui": "Akilles Järvinen", "pays": "fi", "start_date": "20/07/1930", "end_date": "06/08/1932", "lieu": "Viipuri" }, { "point": 8462.235, "marque": 6736, "qui": "James Bausch", "pays": "us", "start_date": "06/08/1932", "end_date": "08/07/1934", "lieu": "Los Angeles" }, { "point": 8790.46, "marque": 7147, "qui": "Hans-Heinrich Sievert", "pays": "de", "start_date": "08/07/1934", "end_date": "08/08/1936", "lieu": "Hambourg" }, { "point": 7900, "marque": 7254, "qui": "Glenn Morris", "pays": "us", "start_date": "08/08/1936", "end_date": "30/06/1950", "lieu": "Berlin" }, { "point": 8042, "marque": 7287, "qui": "Bob Mathias", "pays": "us", "start_date": "30/06/1950", "end_date": "26/07/1952", "lieu": "Tulare" }, { "point": 7887, "marque": 7592, "qui": "Bob Mathias", "pays": "us", "start_date": "26/07/1952", "end_date": "11/06/1955", "lieu": "Helsinki" }, { "point": 7985, "marque": 7608, "qui": "Rafer Johnson", "pays": "us", "start_date": "11/06/1955", "end_date": "18/05/1958", "lieu": "Kingsburg" }, { "point": 8014, "marque": 7653, "qui": "Vasily Kuznetsov", "pays": "su", "start_date": "18/05/1958", "end_date": "28/07/1958", "lieu": "Krasnodar" }, { "point": 8302, "marque": 7989, "qui": "Rafer Johnson", "pays": "us", "start_date": "28/07/1958", "end_date": "28/04/1963", "lieu": "Moscou" }, { "point": 8089, "marque": 8010, "qui": "Yang Chuan-kwang", "pays": "tw", "start_date": "28/04/1963", "end_date": "24/07/1966", "lieu": "Walnut" }, { "point": 8230, "marque": 8120, "qui": "Russ Hodge", "pays": "us", "start_date": "24/07/1966", "end_date": "14/05/1967", "lieu": "Los Angeles" }, { "point": 8319, "marque": 8235, "qui": "Kurt Bendlin", "pays": "de", "start_date": "14/05/1967", "end_date": "11/12/1969", "lieu": "Heidelberg" }, { "point": 8417, "marque": 8310, "qui": "Bill Toomey", "pays": "us", "start_date": "11/12/1969", "end_date": "08/09/1972", "lieu": "Los Angeles" }, { "point": 8454, "marque": 8466, "qui": "Nikolay Avilov", "pays": "su", "start_date": "08/09/1972", "end_date": "30/07/1976", "lieu": "Munich" }, { "point": 8618, "marque": 8634, "qui": "Bruce Jenner", "pays": "us", "start_date": "30/07/1976", "end_date": "18/05/1980", "lieu": "Montréal" }, { "point": 8622, "marque": 8648, "qui": "Daley Thompson", "pays": "gb", "start_date": "18/05/1980", "end_date": "14/06/1980", "lieu": "Götzis" }, { "point": 8649, "marque": 8667, "qui": "Guido Kratschmer", "pays": "de", "start_date": "14/06/1980", "end_date": "23/05/1982", "lieu": "Filderstadt" }, { "point": 8704, "marque": 8730, "qui": "Daley Thompson", "pays": "gb", "start_date": "23/05/1982", "end_date": "15/08/1982", "lieu": "Götzis" }, { "point": 8723, "marque": 8741, "qui": "Jürgen Hingsen", "pays": "de", "start_date": "15/08/1982", "end_date": "08/09/1982", "lieu": "Ulm" }, { "point": 8743, "marque": 8774, "qui": "Daley Thompson", "pays": "gb", "start_date": "08/09/1982", "end_date": "05/06/1983", "lieu": "Athènes" }, { "point": 8779, "marque": 8825, "qui": "Jürgen Hingsen", "pays": "de", "start_date": "05/06/1983", "end_date": "09/05/1984", "lieu": "Filderstadt" }, { "point": 8798, "marque": 8832, "qui": "Jürgen Hingsen", "pays": "de", "start_date": "09/05/1984", "end_date": "09/08/1984", "lieu": "Mannheim" }, { "point": 8798, "marque": 8847, "qui": "Daley Thompson", "pays": "gb", "start_date": "09/08/1984", "end_date": "05/09/1992", "lieu": "Los Angeles" }, { "point": 8891, "marque": 8891, "qui": "Dan O'Brien", "pays": "us", "start_date": "05/09/1992", "end_date": "04/07/1999", "lieu": "Talence" }, { "point": 8994, "marque": 8994, "qui": "Tomáš Dvořák", "pays": "cz", "start_date": "04/07/1999", "end_date": "27/05/2001", "lieu": "Prague" }, { "point": 9026, "marque": 9026, "qui": "Roman Šebrle", "pays": "cz", "start_date": "27/05/2001", "end_date": "23/06/2012", "lieu": "Götzis" }, { "point": 9039, "marque": 9039, "qui": "Ashton Eaton", "pays": "us", "start_date": "23/06/2012", "end_date": "29/08/2015", "lieu": "Eugene" }, { "point": 9045, "marque": 9045, "qui": "Ashton Eaton", "pays": "us", "start_date": "29/08/2015", "end_date": "16/09/2018", "lieu": "Pékin" }, { "point": 9126, "marque": 9126, "qui": "Kevin Mayer", "pays": "fr", "start_date": "16/09/2018", "end_date": "31/03/2019", "lieu": "Talence" }];

    var margin = {
            top: 20,
            right: 20,
            bottom: 30,
            left: largeur / 10
        },
        width = largeur - margin.left - margin.right,
        height = hauteur - margin.top - margin.bottom;

    if (largeur         margin = {
            top: 20,
            right: 20,
            bottom: 30,
            left: largeur / 5
        }
    }

    let parseDate = d3.time.format("%d\/%m\/%Y").parse,
 d.start_date).left,
        formatDate = d3.time.format("%Y"),
        x = d3.time.scale().range([0, width]),
        y = d3.scale.linear().range([height, 0]),
        xAxis = d3.svg.axis().scale(x)
        .orient("bottom")
        .ticks(8)
        .tickSize(-height, 0, 0)
 formatDate(d)),
        yAxis = d3.svg.axis().scale(y)
        .orient("left")
        .ticks(6)
        .tickSize(-width, 0, 0)
        .tickFormat(function(d) {
            return d.toLocaleString() + " pts"
            /*else return ""*/
        });

 {
        d.start_date = parseDate(d.start_date);
        d.end_date = parseDate(d.end_date);
    });

    x.domain([
        /*parseDate("01/01/1922"),*/
 d.start_date),
 d.end_date)
    ]);
    y.domain([
 Math.floor(d.marque - 100)),
 Math.ceil(d.marque + 50))
    ]);



    let line = "M",
        fill = `M0,${height}`;

    let svg = d3.select("#decathlonrecordsm").append("svg")
        .attr("width", "100%")
        .attr("viewBox", "0 0 " + largeur + " " + hauteur)
        .append("g")
        .attr("transform", `translate(${margin.left},${margin.top})`);

 {
        let y0 = y(d.marque),
            x0 = x(d.end_date);
        if (i === 0) {
            line += `${x(d.start_date)},${y0}H${x0}`;
        } else {
            line += `H${x0}`;
        }

        fill += `V${y0}H${x0}`;

        if (data[i + 1]) {
            line += `V${y(data[i + 1].marque)}`;
        }
    });

    fill += `V${height}Z`;

    let avg = 8.5


    svg.append("g")
        .attr("class", "x axis")
        .attr("transform", `translate(0,${height})`)
        .call(xAxis);

    svg.append("g")
        .attr("class", "y axis")
        .call(yAxis)
        .append("text")
        .attr("transform", "rotate(90)")
        .attr("y", "-2rem")
        .attr("dy", "1rem")
        .style("text-anchor", "start");
    /* .text("mètres")*/

    svg.append("path")
        .attr("class", "line")
        .attr("d", line);

    svg.append("path")
        .attr("class", "path-fill")
        .attr("d", fill);


    svg.append("line")
        .attr("class", "avg-line")
        .attr("x1", 0)
        .attr("x2", width)
        .attr("y1", y(avg))
        .attr("y2", y(avg));

    let focus = svg.append("g")
        .attr("class", "tooltip")
        .style("display", "none");

    focus.append("circle")
        .attr("class", "tooltip-point")
        .attr("r", 8);

    focus.append("line")
        .attr("class", "tooltip-line tooltip-start-date")
        .attr("y1", height)
        .attr("y2", height);

    focus.append("line")
        .attr("class", "tooltip-line tooltip-end-date")
        .attr("y1", height)
        .attr("y2", height);

    svg.append("rect")
        .attr("width", width)
        .attr("height", height)
        .attr("class", "selecteur")
        .style("fill", "none")
        .style("pointer-events", "all")
        .style("cursor", "pointer")
 focus.style("display", null))
 focus.style("display", "none"))
        .on("mousemove", mousemove)
        .call(monToolTip);



    function mousemove() {
        let x0 = x.invert(d3.mouse(this)[0]),
            i = bisectDate(data, x0, 1),
            d0 = data[i - 1],
            d1 = data[i];

 d1.start_date - x0 ? d1 : d0;

        focus.select("circle.tooltip-point")
            .attr("transform", `translate(${d3.mouse(this)[0]},${y(d.marque)})`);

        focus.select("line.tooltip-start-date")
            .attr("y2", y(d.marque))
            .attr("x1", x(d.start_date))
            .attr("x2", x(d.start_date));

        focus.select("line.tooltip-end-date")
            .attr("y2", y(d.marque))
            .attr("x1", x(d.end_date))
            .attr("x2", x(d.end_date));

        monToolTip(d)
    };


    function monToolTip(d) {
        $("#decathlonrecordsm").tooltip({
            show: {
                effect: "fade",
                duration: 0
            },
            hide: {
                effect: "fade",
                duration: 0
            },
            position: {
                my: 'left-30 top+50',
                at: 'right+10 center'
            },
            items: ".selecteur",
            track: true,
            tooltipClass: "multimedia-embed tooltipdecodeurs",
            content: function() {
" + Number(d.marque).toLocaleString() + " points – " + d.qui + " "
Établi le " + moment(d.start_date).format("Do MMMM YYYY") + " à " + d.lieu + ""

                jours = ((moment(d.end_date) - moment(d.start_date)) / 86400000).toFixed(0);
                if (d.marque == 9126) {
                    jours = ((moment() - moment(d.start_date)) / 86400000).toFixed(0)
Tient depuis " + humanise(jours) + ""
                } else {
A tenu " + humanise(jours) + " jusqu'au " + moment(d.end_date).format("Do MMMM YYYY") + ""
                }

                return html //$(this).attr("title")
            },
            open: function(event, ui) {
                /* permet de fermer le tooltip en tapant sur lui-même en mobile*/
                var elem = $(event.target);
                ui.tooltip.click(function() {
                    elem.tooltip('close');
                });
            }

        });
    };


    function humanise(diff) {
        var str = '';
        var values = [
            [' an', 365],
            [' mois', 30],
            [' jour', 1]
        ];

        /* on se balade dans les valeurs */
        for (var i = 0; i             var amount = Math.floor(diff / values[i][1]);
= 1) {
 1 && values[i][0] != " mois") ? 's' : '');

                diff -= amount * values[i][1];
 30) { str += ", " } else if (diff > 0 && diff             }
        }
        return str;
    };

    $("#decathlonrecords a").click(function(event) {
        event.stopImmediatePropagation()
    });

});


Mayer s’approche des meilleurs
Rapporter les performances d’un décathlonien à celles des spécialistes de chacune des épreuves n’a de sens que pour se rendre compte de son efficacité dans certaines d’entre elles.
Ainsi, si le Français réalise un temps plus long de 32 % que le meilleur performeur du 1 500 m en 2018 (le plaçant au-delà de la 3 000e meilleure performance mondiale de l’année), on se rend compte qu’il excelle dans au moins trois des dix disciplines du décathlon :
en saut à la perche, sa performance de 5,45 m n’est inférieure que de 9,92 % à celle du Suédois Armand Duplantis (6,05 m), ce qui place sa barre à la 104e place mondiale de l’année, s’il était un pur perchiste ;en 110 m haies, son temps de 13 min 75 s n’est que 6,42 % plus long que celui de l’Ukrainien Sergueï Choubenkov, meilleur performeur de l’année, ce qui le place en 119e position ;en saut en longueur enfin, il fait tout de même 90 % de la longueur réalisée par Juan Miguel Echevarría, le Cubain ayant atteint 8,68 m : Kevin Mayer égale ainsi la 160e performance mondiale.

 #decathlon { border-top: 4px solid #16212c; border-bottom: 1px solid #eef1f5; padding: 10px 0; width: 100%; color: #16212c; } #decathlon .grasdecodeurs { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-size: 1.7rem; font-weight: bold; } #decathlon .titre { padding: 6px 16px; display: block; } #decathlon .texte { margin: 1rem .5rem; font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; padding: 0 10px; } #decathlon .explications { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; margin: 20px 0px; padding: 10px; background-color: #f5f6f8; color: #383f4e; text-align: center; } #decathlon .source { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; padding: 0 10px; text-align: right; color: #8b9299; font-size: 1.2rem; } #decathlon .epreuve { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; margin: .5rem 16px; border-bottom: 1px solid #eef1f5; padding: 1.5rem 0; } #decathlon .epreuve:last-of-type { border-bottom:none; } #decathlon .epreuve .titreepreuve { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-weight: bold; margin-bottom: 1.5rem; font-size: 1.6rem; } #decathlon .epreuve .contenanttotal { display: flex; font-size: 1.4rem; align-items: flex-start; } #decathlon .epreuve .contenantbarre { width: 60%; padding: 0 6px 0 0; } #decathlon .epreuve .contenantbarre .barre { height: 1.4rem; display: inline-block; } #decathlon .epreuve .contenantbarre.recfra .barre, #decathlon .epreuve .contenantbarre.rec2018 .barre { background-color: #FFc832; } #decathlon .epreuve .contenantbarre.mayer .barre { background-color: #F19300; } #decathlon .epreuve img { padding: 1px; border: 1px solid rgba(0, 0, 0, .2); height: 1.5rem; margin-bottom: .3rem; margin-right: .7rem; } #decathlon .epreuve .contexte { align-self: flex-end; padding-bottom: 2px; } /* le tooltip fixé en bas sur mobile */ @media screen and (max-width: 500px) { #decathlon .titre { padding: 6px 0px; } #decathlon .epreuve img { margin-bottom: -.2rem; } #decathlon .texte { margin: 0; padding: 0; } #decathlon .epreuve { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; margin: 1.5rem 0; border-bottom: 1px solid #eef1f5; padding: .5rem 0; } #decathlon .epreuve .contenanttotal { font-size: 1.2rem; } #decathlon .epreuve .titreepreuve { font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial; font-weight: bold; margin-bottom: 1.5rem; font-size: 1.4rem; } span.desktop { display: none; } #decathlon .epreuve .contenantbarre .barre { height: 1.6rem; } #decathlon .epreuve .contexte { padding-bottom: 6px; } #decathlon .epreuve .contenantbarre { padding: 6px 6px 0 0; } }
                                                                                
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            ▄▓▓█       ▄▄▄▓▓▓▓▄╦          ▄▓▄               ▄▓▄▄                
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        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█       
                     ▐▓ ▐▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌    ╙▓Q ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ▀█▌  ▓▓▓▓▓▓Γ        
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌          ▄▓▓▓▓▓▓▓         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ⌐ ▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌      ▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▐▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓      ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ]▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓█       ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                     ▐▀ ▓▓▓▓▓█▀         ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                      ╓▓▓▓█Γ            ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
                      █▀                ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌         
               ▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦          ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓         
          ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▌   ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄,,▄▓╕   
       ╓▄▓▓▓▓▓▓██████▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▀     ▓▓ █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀    
     ▄▓▓██▀Γ     ≈4▄▄, ▀▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▀█▓▓▓▓▓▓█▀Γ       
   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀           
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               



Kevin Mayer ne serait pas premier dans chaque sport mais toujours placé
Ce graphique présente le record du monde du décathlon divisé entre les dix épreuves pour les comparer aux meilleures performances mondiales et françaises de l'année 2018 (au 16 septembre).

Source : Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF)


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    const data = [{ "epreuve": "perche", "type": "plus", "kevinmayer": "5.45", "unités": "m", "rec2018_class": "104", "rec2018": "6.05", "rec2018_diff": -9.92, "rec2018_qui": "Armand Duplantis", "rec2018_pays": "se", "recfra": "5.95", "recfra_diff": -1.65, "recfra_qui": "Renaud Lavillenie" }, { "epreuve": "110mhaies", "type": "moins", "kevinmayer": "13.75", "unités": "s", "rec2018_class": "119", "rec2018": "12.92", "rec2018_diff": 6.42, "rec2018_qui": "Sergueï Choubenkov", "rec2018_pays": "ua", "recfra": "13.17", "recfra_diff": 4.40, "recfra_qui": "Pascal Martinot-Lagarde" }, { "epreuve": "longueur", "type": "plus", "kevinmayer": "7.8", "unités": "m", "rec2018_class": "160", "rec2018": "8.68", "rec2018_diff": -10.14, "rec2018_qui": "Juan-Miguel Echevarría", "rec2018_pays": "cu", "recfra": "8.13", "recfra_diff": -6.34, "recfra_qui": "Kafétien Gomis" }, { "epreuve": "javelot", "type": "plus", "kevinmayer": "71.9", "unités": "m", "rec2018_class": "283", "rec2018": "92.7", "rec2018_diff": -22.44, "rec2018_qui": "Johannes Vetter", "rec2018_pays": "de", "recfra": "73.86", "recfra_diff": -20.32, "recfra_qui": "Jérémy Nicollin" }, { "epreuve": "disque", "type": "plus", "kevinmayer": "50.54", "unités": "m", "rec2018_class": "714", "rec2018": "69.72", "rec2018_diff": -27.51, "rec2018_qui": "Daniel Ståhl", "rec2018_pays": "se", "recfra": "64.05", "recfra_diff": -8.13, "recfra_qui": "Lolassonn Djouhan" }, { "epreuve": "poids", "type": "plus", "kevinmayer": "16", "unités": "m", "rec2018_class": "809", "rec2018": "22.67", "rec2018_diff": -29.42, "rec2018_qui": "Tomas Walsh", "rec2018_pays": "nz", "recfra": "20.04", "recfra_diff": -11.60, "recfra_qui": "Frédéric Dagée" }, { "epreuve": "hauteur", "type": "plus", "kevinmayer": "2.05", "unités": "m", "rec2018_class": "839", "rec2018": "2.4", "rec2018_diff": -14.58, "rec2018_qui": "Mutaz Essa Barshim", "rec2018_pays": "qa", "recfra": "2.19", "recfra_diff": -8.75, "recfra_qui": "Michaël Hanany" }, { "epreuve": "100m", "type": "moins", "kevinmayer": "10.55", "unités": "s", "rec2018_class": "958", "rec2018": "9.79", "rec2018_diff": 7.76, "rec2018_qui": "Christian Coleman", "rec2018_pays": "us", "recfra": "9.91", "recfra_diff": 6.46, "recfra_qui": "Jimmy Vicaut" }, { "epreuve": "400m", "type": "moins", "kevinmayer": "48.42", "unités": "s", "rec2018_class": "2047", "rec2018": "43.61", "rec2018_diff": 11.03, "rec2018_qui": "Michael Norman", "rec2018_pays": "us", "recfra": "45.25", "recfra_diff": 7.01, "recfra_qui": "Ludvy Vaillant" }, { "epreuve": "1500m", "type": "moins", "kevinmayer": "4'36''11", "unités": "min", "rec2018_class": "", "rec2018": "3'28''41", "rec2018_diff": 32.48, "rec2018_qui": "Timothy Cheruiyot", "rec2018_pays": "ke", "recfra": "3'36''88", "recfra_diff": 27.31, "recfra_qui": "Simon Denissel" }],
        dico = {
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            "400m": "400 m",
            "110mhaies": "110 m haies",
            "1500m": "1 500 m",
            "longueur": "Saut en longueur",
            "poids": "Lancer du poids",
            "hauteur": "Saut en hauteur",
            "disque": "Lancer du disque",
            "perche": "Saut à la perche",
            "javelot": "Lancer du javelot"
        };

    var largeur = document.getElementById("graphe").offsetWidth,
        urldrp = "//s1.lemde.fr/assets-redaction/img/drapeaux/250/",
        html = "";

    $(data).each(function(i, d) {
        /* mon petit univers de variables */
        remplacement = ""
        if (d.type == "plus") { remplacement = "," }
        nommond_entier = d.rec2018_qui
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        nomfra_entier = d.recfra_qui
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Bruno Julliard et Anne Hidalgo, divorce à la parisienne

Depuis deux ans, le lien de confiance entre la maire et son adjoint s’est distendu. Leurs désaccords étaient devenus difficiles à surmonter.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 16h31
    |

            Béatrice Jérôme








                        



                                


                            
C’est un coup de théâtre mais surtout un coup de tonnerre pour Anne Hidalgo. Non seulement son premier adjoint chargé de la culture, Bruno Julliard, 37 ans, quitte l’exécutif parisien, mais il part avec perte et fracas. Mûrement réfléchie depuis plusieurs mois, sa décision n’est en rien un coup de tête. En revanche, l’élu parisien a tenu secret son départ programmé, jusqu’au dernier moment. Il devait l’annoncer, lundi 17 septembre, à la maire de Paris, en tête à tête dans son bureau.

Tourmenté à l’idée d’apparaître comme celui qui quitte le navire, Bruno Julliard a consacré son été à la rédaction d’un texte qu’il avait prévu d’adresser aux élus de la majorité pour les convaincre que son dessein n’est pas d’affaiblir son camp. « Sa décision est un cheminement intime. Ce n’est ni une vengeance masquée ni la prémisse d’un plan de carrière à rebond », confie le communicant Philippe Grangeon, président de l’agence de développement économique et d’innovation Paris & Co. Membre du bureau exécutif de La République en marche et très proche de l’Elysée, également ami de longue date de Bertrand Delanoë, M. Grangeon est un des rares que M. Julliard a mis dans la confidence, avec l’ancien maire de Paris. Mais s’ils connaissent les motifs de sa décision, aucun des deux hommes n’y a pris part.
Avec le départ de Bruno Julliard, Anne Hidalgo perd celui que les élus parisiens considéraient comme son « premier ministre ». Numéro deux de l’exécutif, courroie de transmission entre la maire et ses adjoints et cheville ouvrière de la majorité, M. Julliard était impliqué dans tous les dossiers. La proximité du premier adjoint, élu au Conseil de Paris depuis 2008, et de la maire est ancienne.
A l’époque, il est considéré par Bertrand Delanoë comme une prise de guerre. Le maire de Paris l’a repéré au printemps 2006 pendant le mouvement étudiant contre le contrat première embauche (CPE). Président de l’UNEF, M. Julliard, étudiant en droit public...




                        

                        


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L’ENA ouvre un nouveau concours, pour les diplômés de doctorat

Trois à quatre places devraient être créées chaque année pour ce quatrième concours, esquissé à l’automne dernier pour diversifier le recrutement de l’école.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 18h48
    |

            Claire Ané








                        



   


L’Ecole nationale d’administration (ENA) va ouvrir un nouveau concours externe, réservé aux titulaires d’une thèse de doctorat, dès sa session d’août 2019. Il s’agira d’une expérimentation, pour une durée de cinq ans, précise un décret publié dimanche 16 septembre au Journal officiel.
Le directeur de l’ENA, Patrick Gérard, qui avait émis l’idée de ce nouveau concours dès octobre 2017, deux mois après son entrée en fonctions, souhaite que cette voie d’accès « diversifie le profil intellectuel de ses élèves et accueille en particulier des personnes ayant fait déjà reconnaître leur excellence dans les disciplines scientifiques par un travail de recherche de très haut niveau », précise-t-il dans un communiqué.
Jusqu’à maintenant, trois voies permettaient d’intégrer l’ENA : le concours externe, qui s’adresse aux étudiants (40 places au concours 2018), le concours interne, réservé aux fonctionnaires (32 places), et le troisième concours, réservé aux personnes issues du secteur privé et de la société civile (8 places cette année). Celui qui vient d’être annoncé devrait permettre de recruter trois à quatre élèves supplémentaires par promotion, précise l’école au Monde, et en alternant les trois spécialités suivantes : sciences de la matière et de l’ingénieur, sciences de la vie, sciences humaines et sociales. Un décret fixera chaque année la spécialité retenue et le nombre de places ouvertes.
Entretien sur dossier
Quant aux modalités de recrutement, elles consisteront en un écrit d’admissibilité et deux oraux d’admission, alors que les autres concours comptent chacun cinq épreuves écrites, et, pour les admissibles, autant d’épreuves orales. A l’écrit, il s’agira d’« une épreuve de culture scientifique ou de sciences humaines et sociales consistant en la rédaction d’une note d’analyse et de propositions à partir d’un dossier de 25 pages maximum » sur le programme fixé cette année-là, d’une durée de cinq heures et dotée d’un coefficient 6, selon le projet de décret, en cours de rédaction, qui devrait paraître entre la mi-octobre et la mi-novembre.
Cette épreuve écrite sera suivie, pour les candidats déclarés admissibles, d’« un entretien permettant, à partir d’un dossier renseigné par le candidat et présentant son expérience professionnelle et ses travaux de recherche, d’apprécier ses aptitudes, ses motivations, son parcours et ses réalisations ainsi que son aptitude à mobiliser, dans un environnement professionnel, les connaissances et compétences acquises pour l’accomplissement des fonctions confiées aux corps recrutant par la voie de l’Ecole nationale d’administration », d’une durée d’une heure (dont un exposé liminaire d’au plus dix minutes), et de coefficient 4, selon le projet de texte. Elle permettra également de tester les candidats sur leurs aptitudes à rejoindre l’un des corps auxquels l’ENA permet d’accéder, sur des questions d’actualité et sur leur connaissance des institutions politiques et administratives françaises et européennes. S’y ajoutera « une épreuve orale en langue anglaise comportant la lecture d’un extrait et le commentaire d’un texte de 600 mots environ portant sur l’actualité européenne et internationale, suivis d’une conversation avec le jury », d’une durée de trente minutes, et dotée d’un coefficient 2.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Le projet d’une version du moteur de recherche pour mobile adaptée à la Chine, surnommé « Dragonfly », continue de créer des remous, entre démissions d’employés et demandes de comptes par des élus.
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Nouvelles fuites d’informations, démissions…, Google toujours embarrassé par son projet chinois

Le projet d’une version du moteur de recherche pour mobile adaptée à la Chine, surnommé « Dragonfly », continue de créer des remous, entre démissions d’employés et demandes de comptes par des élus.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 16h51
   





                        



   


Les dirigeants de Google pensaient peut-être qu’en se murant dans le silence la polémique se tarirait à la faveur d’une autre actualité. Las, un mois et demi après la révélation, par le site d’investigation The Intercept, d’un projet de lancer une version du moteur de recherche adaptée à la Chine, les ennuis s’accumulent pour le géant américain.
A commencer par plusieurs démissions de protestation. The Intercept en recense cinq, le site d’information BuzzFeed, sept. « En raison de ma conviction selon laquelle les différences d’opinion sont fondamentales pour le fonctionnement des démocraties, je me dois de démissionner afin d’éviter de contribuer à, ou de profiter de, l’érosion de notre protection des dissidents », a par exemple expliqué Jack Poulson, un chercheur en intelligence artificielle, dans des mots retranscrits par BuzzFeed.
Officiellement, Google avait retiré son moteur de recherche de Chine en 2010. Mais des documents internes obtenus par The Intercept, publiés en août, ont fait état de travaux sur une version modifiée du moteur de recherche qui serait conforme aux exigences de censure voulue par Pékin, avec sites et mots-clés interdits filtrés. Cette version de Google conforme à la censure d’Internet par la Chine, dont le nom de code est « Dragonfly », serait destinée aux smartphones et tablettes Android, le système d’exploitation mobile de Google.
Vendredi 14 septembre, The Intercept a publié davantage de détails sur le prototype qu’ont testé les employés de Google. Celui-ci bannirait des mots-clés comme « droits humains », « protestations étudiantes » ou encore « Prix Nobel » en mandarin. Mais surtout, selon The Intercept, il permettrait d’établir un lien entre les recherches d’un utilisateur et son numéro de téléphone — ce qui pourrait potentiellement mettre en danger les personnes faisant des recherches sur des sujets jugés problématiques par le régime chinois.
Pression d’élus américains
Google n’a pas souhaité réagir à ces dernières informations. D’une manière générale, l’entreprise se montre très discrète depuis la révélation du projet « Dragonfly » — dont elle n’a pas nié l’existence. « Cela fait plusieurs années que nous cherchons comment aider les utilisateurs chinois, en développant Android, avec des applications mobiles comme Google Traduction et Files Go, et nos outils de développement », avait déclaré Google peu après les premières révélations. « Mais notre travail sur la recherche est resté exploratoire, et nous ne sommes pas sur le point de lancer un produit de recherche en Chine. » Google n’a pas fait d’autres commentaires depuis.
Mais la presse n’est pas la seule à demander des comptes à Google. Un groupe de seize députés, démocrates et républicains, a adressé jeudi 13 septembre une lettre au PDG du groupe,Sundar Pichai, évoquant leur « sérieuse inquiétude ». « Nous avons pour responsabilité de nous assurer que les entreprises américaines ne perpétuent pas de violations des droits humains à l’étranger », ont-ils écrit, avant de demander plus de détails à l’entreprise sur le projet « Dragonfly ».

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Au début d’août, six sénateurs avaient posé le même type de questions à Sundar Pichai dans une précédente missive. Sa réponse, très évasive, avait été jugée « décevante » par le sénateur de Virginie Mark Warner. Par ailleurs, la chaise laissée vide par Google lors d’une audition au Sénat, à laquelle le fondateur de Twitter, Jack Dorsey, et la numéro deux de Facebook, Sheryl Sandberg, ont répondu présent au début de septembre, n’a toujours pas été digérée par les élus, très remontés contre Google.
Fuites à répétition
L’entreprise doit aussi composer avec des fuites à répétition, ce à quoi elle n’avait pas été habituée, dans ces proportions, durant ses vingt années d’existence. La révélation du projet « Dragonfly » en est un exemple, tout comme celle de son partenariat — depuis abandonné — avec le Pentagone pour un projet d’analyse d’images de drone.
Autre événement sidérant pour la direction de Google : une de ses séances hebdomadaires de questions-réponses avec les employés, rendez-vous très suivi en interne, a été tweetée minute par minute le 17 août par une journaliste du New York Times… qui n’y avait normalement pas accès. La séance du jour devait être en partie consacrée à « Dragonfly » : les questions à ce sujet ont finalement été abrégées en raison de cette fuite, même si Sundar Pichai a pu y répéter que Google était encore « loin de lancer un moteur de recherche en Chine ».
Plus récemment, et sur un tout autre sujet, une vidéo interne montrant le choc des dirigeants de Google après l’élection de Donald Trump a aussi fait surface — alors que le président américain lui-même accuse l’entreprise de censurer les opinions conservatrices.
Cette série inédite de fuites, sur des sujets éminemment politiques, place Google dans une situation délicate. Alors que l’entreprise affiche, depuis son lancement, une volonté de « ne pas faire le mal », les critiques à ce sujet fusent en interne, qu’il s’agisse de défendre des valeurs plutôt libérales ou conservatrices. Et là où ces débats restaient jusqu’ici relativement circonscrits en interne, ils tendent à fuiter davantage depuis quelques mois, signe d’un malaise grandissant dans les rangs d’une entreprise où régnait, jusqu’ici, la culture du secret.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ La femme qui accuse Brett Kavanaugh est également disposée à témoigner devant la commission sénatoriale chargée d’examiner la nomination du magistrat.
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Accusé de tentative de viol, le candidat de Trump à la Cour suprême se dit prêt à se défendre devant le Sénat

La femme qui accuse Brett Kavanaugh est également disposée à témoigner devant la commission sénatoriale chargée d’examiner la nomination du magistrat.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 17h14
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 17h40
   





                        



   


Le candidat de Donald Trump à la Cour suprême, Brett Kavanaugh, a une nouvelle fois contesté lundi 17 septembre les accusations d’agression sexuelle le visant. « Je suis prêt à m’exprimer devant la commission judiciaire du Sénat (…) pour réfuter ces accusations sur des faits qui remontent à trente-six ans et défendre mon intégrité », déclare-t-il dans un bref communiqué transmis par la Maison Blanche. Dénonçant des accusations « complètement fausses », il assure n’avoir « jamais rien fait de tel » que ce soit à son accusatrice ou à qui que ce soit d’autre.
Christine Blasey Ford, la femme qui accuse M. Kavanaugh de tentative de viol, s’était plus tôt dite également prête à témoigner publiquement devant la commission sénatoriale chargée d’examiner la nomination du magistrat. « Elle est prête à faire ce qu’il faut », a dit lundi son avocate, Debra Katz, dans l’émission « This Morning » sur CBS.
Kellyanne Conway, conseillère de la Maison Blanche, a promis que « cette femme serait entendue ». Elle ne doit pas être « insultée ni ignorée », a-t-elle ajouté dans une interview à la chaîne Fox News.

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Des faits remontant au début des années 1980
Le témoignage de Christine Blasey Ford, publié dans les colonnes du Washington Post dimanche, intervient à quelques jours des votes fatidiques prévus au Sénat sur la nomination du juge à la Cour suprême des Etats-Unis. Cette chercheuse en psychologie âgée de 51 ans accuse Brett Kavanaugh de l’avoir plaquée sur un lit et d’avoir essayé de la dévêtir quand elle était lycéenne, lors d’une soirée au début des années 1980.
Le juge nie pour sa part « catégoriquement et sans équivoque » ces allégations, alors que la commission judiciaire du Sénat, qui a achevé ses auditions, a prévu de se prononcer jeudi sur la nomination de Brett Kavanaugh à la Cour suprême. Le vote de cette commission est la première étape en vue de sa confirmation, avant le vote final en séance plénière, qui pourrait intervenir dès fin septembre.
Mais après l’entretien accordé par Christine Blasey Ford au Washington Post, de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer un report du vote, dont l’issue semble désormais incertaine. Les républicains disposent d’une très courte majorité (51-49) au Sénat, qui a le dernier mot sur les candidats désignés par le président américain.
Les démocrates s’inquiètent de voir ce magistrat catholique conservateur âgé de 53 ans devenir l’un des neuf juges à vie de la Cour suprême. Ils redoutent que son arrivée à la plus haute instance judiciaire des Etats-Unis, dont quatre des huit juges actuels sont déjà de sensibilité conservatrice, fasse pencher l’institution encore plus vers la droite, avec de possibles conséquences sur le droit à l’avortement, notamment.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Le site a rouvert ses portes, lundi, pour une rentrée dont ses responsables veulent faire un nouveau départ, après l’occupation du printemps. Une volonté d’apaisement que ne partage pas le collectif de mobilisation.
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L’université de Tolbiac fait sa rentrée après quatre mois et 1,7 million d’euros de travaux

Le site a rouvert ses portes, lundi, pour une rentrée dont ses responsables veulent faire un nouveau départ, après l’occupation du printemps. Une volonté d’apaisement que ne partage pas le collectif de mobilisation.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 17h33
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 18h01
   





                        


Le hall brille comme rarement, les amphis ont été repeints et équipés en matériel audiovisuel et des distributeurs neufs ont été installés. Le changement est saisissant, comme si les trois semaines d’occupation du campus de Tolbiac au printemps n’avaient jamais eu lieu. De nouveaux locaux pour un nouveau départ. C’est du moins le message qu’a voulu envoyer Georges Haddad, le président de l’université Paris-1, lors de sa conférence de presse de rentrée, vendredi 14 septembre. Déterminé à faire évoluer la réputation du site, baptisé « Tolbiac ou Pierre-Mendès-France, selon l’image que l’on veut lui donner », il a tenu à organiser une visite guidée pour présenter les nouveaux locaux.
« C’est là qu’a commencé la contestation », explique Jean-Luc Chappey, vice-président de l’université, en ouvrant la porte de l’amphi N. Là aussi que les étudiants dormaient pendant le blocus. Il n’en reste plus trace. Des travaux, estimés à 1,7 million d’euros, entièrement pris en charge par le ministère de l’enseignement supérieur. Cette somme inclut les réparations, les frais liés aux délocalisations des examens en juin, les primes accordées au personnel, mais aussi les rénovations nécessaires compte tenu de l’ancienneté du site, ainsi que les nouveaux dispositifs de sécurité.

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« Ils ont instauré un rapport de force »
A l’avenir, il sera moins facile d’occuper cet amphithéâtre puisque des portes blindées ont été installées à l’entrée. Pour Jean-Luc Chappey, l’enjeu des travaux était de trouver un équilibre entre la sécurisation de l’établissement et la volonté de maintenir ce lieu agréable. « Notre objectif n’est pas de transformer Tolbiac en centre pénitentiaire. » 
Un avis que ne partagent pas tous les étudiants. Surtout pas ceux qui faisaient partie de l’occupation. « Il y a des portes blindées à l’entrée des amphis, des pics sur les grilles extérieures pour nous empêcher d’escalader. Ils ont instauré un rapport de force », dénonce une membre du collectif de mobilisation de Tolbiac qui réunit les étudiants militant contre Parcoursup et la sélection à l’université.
Depuis le 3 septembre, les militants du collectif s’impliquent pour aider les « sans-fac », des lycéens ou étudiants qui n’ont pas obtenu l’affectation de leur choix avec la plate-forme Parcoursup. Ils ont installé leur table à l’entrée du campus. « Qu’il vente ou qu’il pleuve, on est là de 9 heures à 17 heures », affirme l’un d’entre eux.
Présent « par hasard » au moment de la visite guidée, le collectif en a profité pour faire témoigner des « sans-fac ». Comme Estelle, qui, malgré son bac obtenu avec mention très bien, était en tête de la liste d’attente pour une double licence politique-histoire, dont la procédure s’est close le 5 septembre. « L’université me dit qu’elle ne peut rien faire pour moi, Parcoursup non plus, à part les étudiants, personne ne nous aide », déplore la jeune femme.

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« L’université la plus demandée »
Au total, le collectif a récolté quatre-vingts dossiers d’étudiants qui attendent encore une place. Ils devaient rencontrer lundi la direction, avec pour objectif de faire accepter « l’intégralité des dossiers, pas les vingt meilleurs ». Le petit noyau d’irréductibles n’a pas l’intention de mettre fin à ses revendications.
Malgré les heurts du printemps, Tolbiac reste « l’université la plus demandée », selon Georges Haddad. « Nous avons dû faire face à cent mille demandes pour six mille places en première année. Cela a été un travail colossal, mais nous avons réussi à créer six cent quatre-vingts places supplémentaires. »
Face à l’éventualité de nouvelles mobilisations, Georges Haddad affiche une certaine sérénité. « J’accepte toutes les contestations, j’ai moi-même été gréviste dans ma jeunesse. Mais plus jamais tel que cela s’est produit », a-t-il plaidé vendredi, rappelant qu’il avait alors dû demander l’intervention des forces de l’ordre.
Lundi, la rentrée s’est déroulée dans le calme.
Laure Giuily

Bataille juridique contre Parcoursup
En plus des actions locales des collectifs étudiants, les syndicats ont décidé de porter la bataille contre Parcoursup sur le terrain légal. Un mois après avoir saisi le Défenseur des droits, l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), l’Union nationale lycéenne, le Syndicat des avocats de France et la FCPE (fédération des parents d’élèves) proposent, depuis vendredi 7 septembre, une aide juridique aux candidats de toutes les universités refusés sur Parcoursup par l’intermédiaire du site sos-inscription.fr.
Ce dispositif doit aider les candidats à effectuer un recours juridique et à comprendre pourquoi ils ont été refusés dans la filière de leur choix. Lors de la présentation de la plate-forme, Lilâ le Bas, la présidente de l’UNEF, n’avait pas caché sa volonté de « créer un contentieux de masse ». Ces organisations exigent une totale transparence des critères sur lesquels ont été sélectionnés les candidats. Ils ont également saisi la Commission d’accès aux documents administratifs afin d’obtenir la communication des algorithmes utilisés par chaque établissement pour évaluer les dossiers des candidats. « Si nous n’avons pas de réponse d’ici un mois, nous ferons appel au tribunal administratif », a-t-elle précisé.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Le correspondant du « Monde » à Londres Eric Albert explique dans cette chronique que le scénario dominant chez les acteurs économiques pour le Brexit est celui d’un long délitement et pas un effondrement.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
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« L’économie britannique ne dit pas que le Brexit est formidable, bien au contraire »

Le correspondant du « Monde » à Londres Eric Albert explique dans cette chronique que le scénario dominant chez les acteurs économiques pour le Brexit est celui d’un long délitement et pas un effondrement.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 11h55
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            
Marchés. Et si on regardait la réalité économique en face ? Derrière les cris d’alerte sur les risques catastrophiques du Brexit, ni les marchés financiers ni les entreprises ne paniquent. La livre sterling, meilleur indicateur des risques de la sortie de l’Union européenne, reste relativement stable depuis deux ans : autour de 1,30 pour un dollar et de 1,12 pour un euro, avec des hauts et des bas en fonction des dernières petites phrases des négociateurs britanniques et européens.
Du côté de l’économie, après un sérieux creux au début de l’année, la croissance a rebondi ces derniers mois. Entre mai et juillet, elle a été de 0,6 %, à son plus haut niveau depuis fin 2016. En juin, les salaires, longtemps à la traîne, ont commencé à progresser, en hausse de 2,9 % sur un an. Le chômage est à 4 % et a reculé d’un point depuis le référendum de juin 2016.
La croissance britannique, qui était la plus forte des pays du G7, est aujourd’hui l’une des plus faibles
En clair, les acteurs économiques et financiers ne croient pas au scénario catastrophe. Ils parient sur un accord entre Londres et Bruxelles dans les mois qui viennent. Un avocat d’affaires français basé à Londres de longue date le résume bien : les entreprises qui viennent le voir le questionnent en permanence sur le Brexit, sont ennuyées par cette incertitude majeure, mais continuent pour l’essentiel comme si de rien n’était.
Qu’on ne s’y trompe pas. L’économie ne dit pas que le Brexit est formidable, bien au contraire. La livre sterling a chuté de 15 % après le référendum et n’a jamais rebondi. Une telle dévaluation permanente dans un grand pays occidental est le signe d’un sérieux coup sur la tête. La croissance britannique, qui était la plus forte des pays du G7, est aujourd’hui l’une des plus faibles. Selon les calculs d’UBS, le Royaume-Uni a perdu 2,1 points de PIB par rapport à ce qui se serait passé si le référendum avait rejeté le Brexit.
Une dynamique économique...



                        

                        


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Non Eric Zemmour, on pouvait déjà s’appeler Hapsatou, William ou Natacha avant 1993

L’essayiste a affirmé dimanche que ce sont les socialistes qui ont autorisé des prénoms autres que ceux des saints chrétiens à partir de 1993. C’est faux.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 16h34
    |

                            Les Décodeurs








                        


L’essayiste Eric Zemmour a été coupé au montage des Terriens du dimanche, l’émission de Thierry Ardisson sur C8. En cause : une sortie jugée insultante à l’encontre de la chroniqueuse Hapsatou Sy, a expliqué le producteur de l’émission, Stéphane Simon, au Parisien. A l’origine de cette altercation, on trouve de premiers échanges entre M. Zemmour et Mme Sy, autour du choix des prénoms en France. Une séquence qui, elle, a bien été diffusée sur C8 et au cours de laquelle l’essayiste a développé une argumentation fallacieuse.
Ce qu’il a dit :
Interrogé par Thierry Ardisson, Eric Zemmour a confirmé estimer que, selon lui, Rachida Dati n’aurait pas dû choisir le prénom Zohra pour sa fille (comme il l’avait déjà affirmé à plusieurs reprises), se justifiant de la sorte :
« Normalement, chez moi, en tout cas depuis une loi de Bonaparte qui a malheureusement été abolie en 1993 par les socialistes, on doit donner des prénoms dans ce qu’on appelle le calendrier, c’est-à-dire les saints chrétiens. »
La chroniqueuse Hapsatou Sy l’interpelle alors : « Je m’appelle Hapsatou, hein… », sourire aux lèvres. « Eh ben elle a eu tort », rétorque Eric Zemmour (faisant référence à la mère de Mme Sy), estimant qu’elle aurait par exemple pu s’appeler « Corinne ». L’essayiste a également critiqué les prénoms de deux autres chroniqueurs : Gilles-William Goldnadel, parce que William, « c’est limite », et Natacha Polony, parce que « Nathalie, c’est mieux ».

#EricZemmour aurait voulu qu'@HapsatouSy s'appelle "Corinne".

— C8TV (@C8)


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POURQUOI C’EST FAUX
Cette question des prénoms est une vieille lune de l’essayiste. Mais contrairement à ce qu’affirme Eric Zemmour, l’article 1er de la loi du 11 germinal de l’an XI (1er avril 1803) relative aux prénoms et changements de noms ne parle pas du « calendrier des saints », mais dit que les prénoms acceptés à l’état civil seront « les noms en usage dans les différents calendriers, et ceux des personnages connus de l’histoire ancienne (…). Il est interdit aux officiels publics d’en admettre aucun autre dans leurs actes. »
Cette règle vise en fait les nouveaux prénoms, comme Marat, Lepelletier ou Brutus, apparus dans la foulée de la Révolution, explique le spécialiste Baptiste Coulmont dans son livre Sociologie des prénoms.
L’évolution date de Charles de Gaulle, pas de François Mitterrand
Ce cadre a, il est vrai, été assoupli, mais surtout sous Charles de Gaulle, en 1966, avec une circulaire du ministère de la justice qui a donné un cadre d’« application pratique » au choix des prénoms. On y lit, certes, que « les enfants français doivent, normalement, recevoir des prénoms français », mais les prénoms étrangers, tels que « Ivan, Nadine, Manfred, James, etc. », y sont mentionnés comme largement tolérés.
Le texte préconise par ailleurs « l’admission des prénoms coraniques pour les enfants de Français musulmans ». Tout en conseillant d’adjoindre un prénom français pour « permettre ultérieurement une meilleure assimilation ». En revanche, il demande aux officiers d’état civil de rejeter « les prénoms de pure fantaisie ».
La modification du code civil en 1993 citée par Eric Zemmour existe bel et bien. Mais loin de supprimer une prétendue obligation de donner des prénoms issus du calendrier chrétien aux enfants, elle donne une plus large liberté dans le choix des prénoms, fixant simplement « l’intérêt de l’enfant » comme limite.
Ce n’est pas la première fois qu’Eric Zemmour se lance dans une argumentation fallacieuse sur l’origine des prénoms. L’équipe des Décodeurs en avait déjà relevé une similaire en 2016, dans son livre Un quinquennat pour rien, parmi d’autres erreurs « chroniques ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ La fin des liaisons d’Air France vers Téhéran ajoute la compagnie aérienne française à la liste des groupes qui ont préféré éviter les foudres de Washington.
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En Iran, l’économie accuse le coup des sanctions américaines

La fin des liaisons d’Air France vers Téhéran ajoute la compagnie aérienne française à la liste des groupes qui ont préféré éviter les foudres de Washington.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 10h51
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 13h39
    |

            Ghazal Golshiri (Téhéran, correspondance)








                        



   


« La situation est pire qu’entre 2011 et 2013, lorsque les sanctions internationales avaient fini par étrangler l’économie du pays », déplore Mahdi, propriétaire d’une usine de détergent pour voitures dans la banlieue de Téhéran, qui préfère rester anonyme. « Depuis que le rial chute, nous avons été obligés de diminuer notre production des deux tiers », explique-t-il. Cet Iranien de 40 ans a déjà dû remercier 28 de ses 40 employés.
Déjà en mars dernier, il avait vu ses employés afghans – nombreux en Iran – repartir vers leur pays natal ou vers la Turquie, car, pour eux, « cela n’avait plus de sens d’être payés en rials ». L’incertitude est telle que Mahdi se demande s’il ne devra pas mettre la clé sous la porte d’ici à la fin de l’année iranienne, en mars 2019.

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                Entre Donald Trump et l’Iran, l’arme du pétrole



Depuis l’annonce, le 8 mai dernier, du retrait des Etats-Unis de l’accord nucléaire, signé en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances internationales, et le rétablissement unilatéral de sévères sanctions contre Téhéran, les entreprises européennes quittent le pays et l’économie iranienne accuse le coup.
Le rial déprécié de 72 % par rapport au dollar
La fin des liaisons d’Air France vers Téhéran, ce 18 septembre, ajoute la compagnie aérienne française à la liste des groupes occidentaux (Total, Daimler, British Airways, Peugeot, Renault…) qui, trop exposés aux Etats-Unis, ont préféré éviter les foudres de Washington.

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                Pétrole : la production mondiale atteint des records, les prix en hausse



Le 4 novembre entrera en vigueur le second volet des sanctions américaines visant la vente du pétrole iranien. Le premier volet comprend, depuis le 6 août, des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des mesures pénalisantes sur les achats dans le secteur automobile et l’aviation commerciale.
Les entreprises occidentales quittent le pays, à l’image d’Air France, qui interrompt ce 18 septembre ses liaisons vers Téhéran.
Malgré les déclarations du président iranien, Hassan Rohani, assurant que la crise sur le marché de devises est résolue, la monnaie iranienne, le rial, ne cesse de dégringoler face au dollar. Ce 16 septembre, le billet vert s’achetait à 143 000 rials contre 40 000 en février, soit une dépréciation de 72 %.
Bien que les bureaux de change aient reçu, début août et après quatre mois d’arrêt, la permission de reprendre leurs activités, ils refusent encore aujourd’hui de vendre dollars et euros, obligeant les Iraniens à aller se fournir auprès des marchands de rue illégaux qui demandent beaucoup plus que le taux pratiqué sur le marché officiel.
Pour enrayer la chute du rial, le président Rohani a d’abord imposé un taux fixe de 1 dollar pour 42 000 rials iraniens, alors que le billet vert s’achetait et se vendait beaucoup plus cher sur le marché noir. Ainsi, pendant quatre mois, seuls certains importateurs de produits de première nécessité pouvaient bénéficier de ces dollars « gouvernementaux ». Or cette mesure, annulée début août, a donné lieu à des cas d’abus et de corruption, attisant la colère de la population.
L’instabilité sur le marché des devises, conjuguée aux sanctions américaines, pénalise des pans entiers de l’économie. D’après les sources officielles, la production d’automobiles a diminué de 38 % entre le 23 juillet et le 22 août. Le secteur de la restauration connaît une baisse de 40 %. Et le pouvoir d’achat des ouvriers aurait baissé de 70 %, affirment certains économistes.
Une inflation de 18 %
Selon les chiffres de la Banque centrale iranienne, l’inflation a atteint 18 % en août en rythme annuel, contre 8 % il y a un an. Tous les prix ont augmenté, notamment ceux des produits alimentaires.
« A cause de l’envolée du prix des produits que nous utilisons, nous avons été obligés d’augmenter de 44 % nos tarifs depuis le mois de mars, explique Pedram qui produit des salades en barquette, à Téhéran. Dans ce contexte, les gens mangent beaucoup moins dehors. Disons que nous ne faisons plus de bénéfices. » Et si auparavant cet Iranien de 37 ans envisageait de chercher des financeurs européens afin de développer son business, il a désormais laissé tomber « cette illusion ». « Aujourd’hui, je sais que je mettrai les clés sous la porte si le dollar atteint les 200 000 rials », glisse-t-il.
Face à cette situation, Téhéran a, fin août, dénoncé « l’étranglement » de son économie par Washington devant la Cour internationale de justice (CIJ), où ce pays de 80 millions d’habitants a engagé une procédure visant à enjoindre aux Etats-Unis de suspendre leur embargo.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Palestinien, Aziz Abou Sarah n’a légalement pas le droit de se présenter aux élections municipales. Un combat qu’il entend mener jusqu’à la Haute Cour de justice israélienne.
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Article sélectionné dans La Matinale du 16/09/2018
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Le Palestinien qui voulait être maire de Jérusalem

Palestinien, Aziz Abou Sarah n’a légalement pas le droit de se présenter aux élections municipales. Un combat qu’il entend mener jusqu’à la Haute Cour de justice israélienne.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 04h15
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 13h13
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



                                


                            LETTRE DE JÉRUSALEM

Aziz Abou Sarah est engagé dans un combat perdu d’avance, mais cela ne le rend pas moins intéressant. Ce Palestinien âgé de 38 ans prétend au siège de Nir Barkat, le maire sortant de Jérusalem, qui s’efface après deux mandats pour embrasser une carrière nationale.
Les élections sont prévues le 30 octobre et elles n’échapperont pas à un Israélien. Mais Aziz Abou Sarah lutte pour faire admettre sa candidature, en saisissant la Haute Cour de justice. N’ayant pas la nationalité israélienne, il ne peut prétendre à la fonction de maire.
Jérusalem compte 528 000 juifs et 323 000 Arabes (dont 95 % sont musulmans). Ces derniers, dans leur majorité, bénéficient d’une carte bleue de résident, qui peut être révoquée. Elle leur donne le droit de circuler librement en Israël, de voter aux élections locales, de bénéficier du système de santé publique. Mais pas de devenir le premier édile de la cité.
Malgré cela, Aziz Abou Sarah a formé la liste Al Quds Lana, soit « Jérusalem est à nous ». Une façon pour lui et ses proches de revendiquer leur place dans la gestion de la ville, de dénoncer les discriminations systémiques dont sont victimes les habitants palestiniens.
Dans les quartiers arabes, les déchets s’empilent
Ceux-ci ont beau payer pour la plupart les impôts locaux, ils bénéficient d’infrastructures et de services dérisoires par rapport à Jérusalem-Ouest. « Ça finira peut-être comme une candidature symbolique mais je ne la traite pas ainsi. Mon but est que les Palestiniens restent à Jérusalem et puissent avoir une vie normale, dit-il. Les gens sont frustrés par la réalité, par l’incapacité à sortir de la pauvreté ou trouver un logement adéquat, à inscrire leurs enfants à l’école alors que des milliers de classes manquent. »
Aziz Abou Sarah fait défiler, sur son téléphone portable, les photos que des habitants diffusent sur les réseaux sociaux : cette semaine, aucun ramassage de poubelles...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Le slovaque Maros Sefcovic est le premier à présenter sa candidature à l’investiture du Parti socialiste européen pour briguer le poste de président de la Commission.
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Présidence de la Commission : les sociaux-démocrates ont peu d’illusion pour succéder à Juncker

Le slovaque Maros Sefcovic est le premier à présenter sa candidature à l’investiture du Parti socialiste européen pour briguer le poste de président de la Commission.



LE MONDE
 |    17.09.2018 à 15h14
 • Mis à jour le
17.09.2018 à 18h23
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen) et 
Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Les candidats à l’investiture du parti socialiste européen pour briguer le poste de président de la Commission ont jusqu’au 18 octobre pour déposer leur candidature. La désignation du « spitzencandidate » (tête de liste) devrait avoir lieu lors d’un congrès du Parti socialiste européen (PSE), à Lisbonne les 7 et 8 décembre prochains, un mois après la nomination de la tête de liste du Parti populaire européen (PPE), le rassemblement des droites de l’Union. L’Allemand Manfred Weber, pour l’instant seul candidat, semble bien placé pour gagner cette investiture.

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                Manfred Weber veut succéder à Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission



Le PSE est en petite forme, à l’image des partis socialistes nationaux, tous en recul, voire en voie de disparition dans la plupart des pays d’Europe (à l’exception de l’Espagne, du Portugal ou de la Suède, où les socialistes ont résisté lors des dernières législatives). En outre, le parti paneuropéen va perdre ses 20 élus du Labour britannique au Parlement de Strasbourg à la suite du Brexit qui doit être effectif dès le 29 mars 2019. C’est un autre coup dur en prévision des élections européennes, alors que le PSE n’est plus tout à fait assuré de rester la deuxième force politique à Bruxelles.
Est-ce la raison pour laquelle les candidats pour en assurer sa « tête de liste » ne se bousculent pas ? Durant l’été, une conversation entre quelques dirigeants européens – entre autres, Sergueï Stanichev, le président du Parti socialiste européen, Udo Bullmann, président du groupe socialiste au Parlement de Strasbourg ou encore le Français Olivier Faure – n’a pu qu’acter la difficulté à identifier une tête de liste.
Parmi les candidats évoqués  :
Le slovaque Maros Sefcovic a confirmé officiellement, lundi 17 septembre, qu’il briguait la présidence de la Commission européenne en remplacement de Jean-Claude Juncker, dont le mandat s’achève en novembre 2019, quelques mois après les élections européennes. Actuellement vice-président de la commission en charge de l’Union de l’énergie, ce diplomate de 52 ans est le premier de la famille sociale-démocrate, toujours deuxième force politique du Parlement européen, à se lancer dans la course à l’investiture pour être « tête de liste » de sa famille politique. Il a déclaré lundi matin vouloir « combattre la mentalité des fils barbelés », faisant référence à sa jeunesse derrière le rideau de fer.
D’autres candidats potentiels, mais pour l’instant écartés :
Le Belge Paul Magnette aurait pu obtenir un consensus. Ancien ministre-président de la Wallonie et figure de la résistance d’une certaine gauche à l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, le CETA, il est aussi le maire de Charleroi et entend bien se faire réélire à ce poste le 14 octobre. Il n’entend toutefois pas réorienter sa carrière vers l’Europe en ce moment. Il ne peut cumuler les mandats et vise plutôt la succession d’Elio Di Rupo à la tête du PS francophone belge. Il a d’ailleurs décliné l’offre surprenante du PS français, qui proposait de lui confier la tête de sa liste.

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                Paul Magnette : « Pourquoi je ne serai pas le candidat du PS français aux européennes »



Federica Mogherini, l’actuelle haute représentante pour la diplomatie européenne, a annoncé qu’elle ne briguerait pas un deuxième mandat. La nouvelle configuration politique dans son pays, l’Italie, est, en effet, plus que défavorable à cette sociale-démocrate, par ailleurs en délicatesse, aujourd’hui, avec Matteo Renzi, le leader du Parti démocrate. Elle viserait une carrière dans une institution internationale.  Le premier vice-président de la Commission Juncker, Frans Timmermans, hésite à se profiler. Le Néerlandais aurait obtenu l’accord de Mark Rutte, le premier ministre libéral néerlandais, pour rester à Bruxelles. C’était, toutefois, avant que M. Rutte songe lui-même à une carrière européenne : beaucoup le décrivent désormais comme un candidat sérieux à la succession du polonais Donald Tusk, à la tête du Conseil européen. Et, dans cette hypothèse, il n’y aurait pas de place pour deux Néerlandais à une très haute fonction. Autre handicap pour M. Timmermans : sa formation, le Parti du travail (PVDA) subit le même sort que son homologue français et est, désormais, quasiment rayée de la carte. Enfin, son profil de gestionnaire, issu d’un pays partagé entre l’euroscepticisme et le rejet de tout projet fédéral, ne le favorise pas aux yeux des socialistes du Sud.
L’actuel commissaire à l’économie, le Français Pierre Moscovici, qui n’aurait pas écarté l’idée de se présenter lui aussi pour remplacer M. Juncker, peut revendiquer un bilan plutôt bon à son poste, où il s’est distingué dans la gestion de la crise grecque et a beaucoup travaillé pour limiter l’évasion fiscale dans l’Union (proposition d’une liste noire européenne des paradis fiscaux et d’une standardisation de l’impôt sur le revenu). Mais le manque de soutien, jusqu’à présent, des socialistes français, constitue son principal handicap.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ L’ex-vice-président congolais avait été condamné en 2017 pour « atteintes à l’administration de la justice » lors de son procès pour crimes contre l’humanité.
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Compte rendu

La CPI confirme la peine infligée à Jean-Pierre Bemba pour « subornation de témoins »

L’ex-vice-président congolais avait été condamné en 2017 pour « atteintes à l’administration de la justice » lors de son procès pour crimes contre l’humanité.


LE MONDE
              datetime="2018-09-17T17:34:02+02:00"

        Le 17.09.2018 à 17h34






    
L’ancien vice-président congolais et ex-chef de guerre Jean-Pierre Bemba, le 12 septembre 2018 à Bruxelles.
Crédits : JOHN THYS / AFP


La Cour pénale internationale (CPI) a confirmé, lundi 17 septembre, la peine infligée en première instance à l’ex-chef de guerre congolais Jean-Pierre Bemba pour « subornation de témoins ». « La Chambre condamne Jean-Pierre Bemba à une peine de douze mois d’emprisonnement. Après déduction du temps qu’il a déjà passé en détention, la Chambre considère que la peine d’emprisonnement a été purgée », a déclaré le juge Bertram Schmitt, qui a réimposé une amende de 300 000 euros.

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                RDC : la candidature de Jean-Pierre Bemba définitivement invalidée



L’ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) avait en juin, à la surprise générale, été acquitté en appel devant la CPI de « crimes de guerre » et de « crimes contre l’humanité ». En première instance, il avait été condamné à dix-huit ans de prison en juin 2016 pour la vague de meurtres et de viols commis en Centrafrique par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), entre octobre 2002 et mars 2003.
Faux témoignages
Dans une affaire inédite pour la juridiction, Jean-Pierre Bemba avait été reconnu coupable par la CPI d’avoir corrompu quatorze témoins, présenté de fausses preuves et sollicité de faux témoignages dans le cadre de ce procès. Ces faits lui avaient valu une condamnation en 2017 à un an de prison et 300 000 euros d’amende pour « atteintes à l’administration de la justice ».

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En mars 2018, la Chambre d’appel l’avait une nouvelle fois reconnu coupable, l’acquittant toutefois pour le chef d’accusation de « production d’éléments de preuve faux ou falsifiés en connaissance de cause ». Les magistrats n’avaient pas prononcé la peine, qui a donc été fixée ce 17 septembre.
En liberté provisoire après avoir passé plus d’une décennie au centre de détention de la CPI, à La Haye (Pays-Bas), l’ancien homme d’affaires de 55 ans traîne avec lui cette condamnation connexe qui lui a valu l’invalidation par la Cour constitutionnelle de la RDC de sa candidature à la présidentielle du 23 décembre.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Après avoir devasté le nord de l’archipel des Philippines, la tempête a traversé la mer de Chine méridionale, son centre passant à une centaine de kilomètres au sud de Hongkong, et plus près encore de Macao.
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