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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Les difficultés de fabrication de l’EPR français ont rappelé cruellement les écueils qui menacent la filière nucléaire tricolore : une vision de départ extrêmement ambitieuse et des difficultés d’exécution aux conséquences lourdes.
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Nucléaire : A Flamanville, les soudures de la discorde

Les difficultés de fabrication de l’EPR français ont rappelé cruellement les écueils qui menacent la filière nucléaire tricolore : une vision de départ extrêmement ambitieuse et des difficultés d’exécution aux conséquences lourdes.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 17h45
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Ce n’est pas le coup de bambou, mais de chalumeau, pour un chantier qui n’en avait vraiment pas besoin. Au début de l’année, des problèmes sur des soudures essentielles du réacteur de Flamanville vont conduire EDF à réévaluer les coûts et les délais du chantier. Alors que la direction du groupe espérait démarrer en tout début d’année 2019, il faudra attendre 2020 pour voir l’EPR être raccordé au réseau.
L’affaire des soudures illustre amèrement les difficultés de la filière nucléaire française, confrontée à sa perte de compétences et de savoir-faire.
EDF avait défini pour la construction de l’EPR cette nouvelle norme de qualité et n’a pas été en mesure de la faire respecter à ses propres sous-traitants
En février, EDF découvre des problèmes sur trente-huit soudures, sur les soixante-six du circuit secondaire. Ce circuit d’eau est celui qui sert à évacuer la vapeur vers la turbine. Il est formé de quatre boucles, associées à quatre générateurs de vapeur. Dans un premier temps, le groupe explique que ces tuyauteries sont conformes à la réglementation mais qu’elles auraient dû correspondre au standard « haute qualité », plus exigeant que la réglementation en vigueur.
Concrètement, EDF avait défini pour la construction de l’EPR cette nouvelle norme de qualité et n’a pas été en mesure de la faire respecter à ses propres sous-traitants. « Pourquoi avait-on besoin de se créer cette nouvelle norme ? », pestait peu de temps après un dirigeant d’EDF.

Mais les choses se sont compliquées quelques semaines plus tard. L’examen approfondi des soudures révèle qu’une grande partie d’entre elles ne respectent ni la norme voulue par EDF, ni même la réglementation exigée pour les équipements nucléaires sous pression. Résultat : le groupe doit reprendre cinquante-huit soudures, sachant qu’une seule soudure représente huit semaines de travail supplémentaire.
« Procédures pas suffisamment précises »
Dans la foulée, le réseau Sortir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Accident de Fukushima, concurrence du gaz et des énergies renouvelables, parc mondial vieillissant, le moteur de cette industrie, qui voit sa part de production électrique dans le monde baisser, se trouve désormais à Pékin.
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Nucléaire : L’atome recule partout sauf en Chine

Accident de Fukushima, concurrence du gaz et des énergies renouvelables, parc mondial vieillissant, le moteur de cette industrie, qui voit sa part de production électrique dans le monde baisser, se trouve désormais à Pékin.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 17h45
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            
L’industrie nucléaire mondiale se relèvera-t-elle un jour de l’accident de Fukushima ? Depuis 2011, le secteur connaît une très faible croissance en Europe occidentale et aux Etats-Unis. Il reste relativement dynamique en Asie, particulièrement en Chine, et en Russie. Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), « l’énergie nucléaire pourrait avoir du mal à conserver sa place actuelle dans le mix énergétique mondial » dans les prochaines années.
Un faible nombre de réacteurs en construction. En 2018, 50 réacteurs sont en construction dans le monde, dans 15 pays. Ce chiffre est le plus bas depuis dix ans, selon le World Nuclear Industry Status Report, qui note que 33 de ces réacteurs connaissent des retards importants. Quatre-vingts pour cent des nouveaux réacteurs sont construits en Asie ou en Europe centrale ou orientale. Depuis 2013, cinq projets ont été abandonnés en cours de construction.
Une production électrique d’origine nucléaire en déclin. En 2017, les réacteurs nucléaires ont fourni 10 % de la production d’électricité dans le monde. Cette part était de 17,5 % en 1996, ce alors même que la consommation électrique mondiale a considérablement augmenté. La production est légèrement repartie à la hausse ces deux dernières années grâce à la Chine, mais le parc mondial reste entravé par la mise à l’arrêt d’une grande part du parc nucléaire japonais. Depuis la catastrophe de Fukushima, seuls 9 réacteurs sur les 54 que compte l’archipel ont redémarré. En France, la part de production de l’électricité produite par le nucléaire s’élevait à 71 % en 2017, une année particulièrement basse à cause des arrêts obligatoires de plusieurs centrales.
Un marché tourné vers la Chine. Le moteur de l’industrie nucléaire se trouve désormais à Pékin. Sur les 50 réacteurs en construction dans le monde, 16 le sont en Chine. Et parmi les 4 nouveaux réacteurs dont la construction a débuté en 2017,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Plus d’une cinquantaine de personnes ont été tuées aux Philippines par le supertyphon et au moins 200 blessés ont été signalés à Hongkong.
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Le typhon Mangkhut sème le chaos à Hongkong et arrive en Chine continentale

Plus d’une cinquantaine de personnes ont été tuées aux Philippines par le supertyphon et au moins 200 blessés ont été signalés à Hongkong.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 17h44
 • Mis à jour le
16.09.2018 à 18h32
   





                        



   


Le supertyphon Mangkhut s’est engouffré, dimanche 16 septembre, en Chine continentale après avoir semé le chaos à Hongkong, où il a fait plus de 200 blessés, et frappé le nord des Philippines où au moins 59 personnes ont péri.
Mangkhut a atteint la ville de Jiangmen, dans la province chinoise de Guangdong (sud-est) dont les autorités ont annoncé avoir évacué 2,37 millions de personnes et ordonné à des dizaines de milliers de bateaux de pêche de regagner les ports avant son arrivée. Cette tempête, considérée comme la plus forte survenue dans le monde depuis le début de l’année, a ravagé des zones agricoles du nord de l’île de Luçon, la plus grande de l’archipel philippin, y provoquant inondations et glissements de terrain.

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Une vingtaine de mineurs ensevelis
Dans le nord des Philippines, les moyens de communication et l’électricité ont été coupés dans la majeure partie de la zone située sur sa trajectoire, où vivent environ cinq millions d’habitants : autant de difficultés pour évaluer le bilan humain et matériel.
La police a annoncé dimanche soir que le nombre des morts était passé à 59, avec la découverte de nouvelles victimes de glissements de terrain. Les autorités ont assuré qu’elles poursuivraient leurs efforts lundi matin pour tenter d’extraire, bien qu’ils soient probablement morts, une vingtaine de mineurs dont le dortoir a été enseveli par un glissement de terrain près de Baguio, une ville du nord des Philippines.
A Baggao, dans le nord de Luçon, la tempête a emporté des maisons, arraché des toits et des lignes électriques. Certaines routes sont totalement inondées. Les fermes de l’île, qui fournissent une part importante de la production philippine de riz et de maïs, ont été recouvertes par les eaux, à un mois des récoltes. Plus de 105 000 personnes ont fui leur domicile. A Taïwan, une femme a été emportée par la mer.

   


Plus de 200 blessés à Hongkong
Le typhon a quelque peu perdu en intensité en traversant les Philippines. Après avoir survolé la mer de Chine méridionale, l’œil du cyclone a touché terre vers 17 heures (heure locale) à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Macao, selon l’Observatoire de Hongkong.
Les autorités de Macao, qui avaient été fortement critiquées pour leur manque de préparation au moment de l’arrivée du typhon Hato en août 2017, ont décidé la fermeture des 42 casinos, pour la première fois de leur histoire.
A Hongkong, où l’Observatoire météorologique avait émis le niveau d’alerte maximal, le typhon, avec des rafales de vent de plus de 230 km/h, a fait au moins 213 blessés, d’après le gouvernement local. Mangkhut a semé le chaos dans cette ville, pulvérisant des vitres, déracinant des arbres et faisant osciller les tours d’habitation. D’ordinaire bondées, les rues de Hongkong étaient totalement désertes et d’impressionnantes vagues ont déferlé dans la baie, pourtant protégée, de Victoria Harbour.
A Tai O, un village de pêcheurs de l’ouest de Hongkong, dont beaucoup d’habitants vivent dans des maisons sur pilotis, certains luttaient désespérément contre la montée des eaux. Plusieurs quartiers bordant le littoral, comme celui de Tseung Kwan O (est), ont été inondés par un phénomène de submersion marine. Des centaines de personnes ont été évacuées vers des refuges. D’autres ont passé leur dimanche terrées dans leurs appartements à attendre que cela passe.
Les Philippines sont chaque année frappées par une vingtaine de typhons qui font généralement des centaines de morts et contribuent à ce que des millions de leurs habitants restent dans une situation de grande précarité.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Le réacteur pressurisé européen devait être le fleuron de l’industrie nucléaire française. Pour l’électricien, c’est désormais sa survie et celle de toute une filière qui est en jeu, ce alors que le groupe est fortement endetté et que ses revenus s’amenuisent.
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L’EPR, le cauchemar d’EDF

Le réacteur pressurisé européen devait être le fleuron de l’industrie nucléaire française. Pour l’électricien, c’est désormais sa survie et celle de toute une filière qui est en jeu, ce alors que le groupe est fortement endetté et que ses revenus s’amenuisent.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 17h30
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

« 74 milliards de dette… et avec le nucléaire, ce n’est pas fini ! » Sur le siège d’EDF, avenue de Wagram, à Paris, la gigantesque banderole de Greenpeace affiche la couleur : on y voir le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, faisant deux doigts d’honneur aux passants, sous la mention « Merci Jean-Bernard ». Cette action coup de poing de décembre 2016 marque une nouvelle étape dans l’argumentaire des opposants au nucléaire : il ne s’agit plus seulement de dénoncer les risques d’accident, mais aussi le risque financier qui pèserait sur EDF.
Les ONG ne sont plus seules sur ce terrain. En juin, celui qui était alors le ministre de tutelle d’EDF, Nicolas Hulot, a repris l’argument. « Une des raisons pour lesquelles EDF se retrouve en difficulté, c’est que notamment la filière nucléaire, pardon de le dire, nous amène dans une dérive. » Dans une allusion claire au coûteux chantier de Flamanville (Manche), il précise : « On voit bien qu’économiquement, il y a une espèce de règle d’or qui est en train de s’imposer dans cette filière, c’est qu’en réalité, on ne tient jamais nos promesses. » Le ministre reprend là une critique de plus en plus courante : non seulement le nucléaire est devenu trop coûteux, mais il serait en plus une erreur stratégique majeure pour EDF.
Un seul EPR raccordé au réseau dans le monde
Pourtant, le réacteur EPR est au cœur de la stratégie du groupe. Il est présenté comme la solution au problème du changement climatique et comme la promesse d’un leadership mondial dans une technologie à laquelle croit plus que jamais le premier opérateur nucléaire au monde, qui emploie plus de 150 000 personnes. L’EPR est-il en train de couler EDF ou est-il sa planche de salut ?
Pour l’instant, le chemin de croix continue. En juillet, le chantier de Flamanville a connu de nouvelles difficultés : après l’annonce de problèmes de soudures, la direction d’EDF a dû se résoudre à annoncer un énième retard du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Le supertyphon, considéré comme la plus puissante tempête de l’année, a tué une cinquantaine de personnes aux Philippines avant de frapper Hongkong.
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Typhon Mangkhut : à Hongkong, des gratte-ciel oscillent et des toits s’envolent

Le supertyphon, considéré comme la plus puissante tempête de l’année, a tué une cinquantaine de personnes aux Philippines avant de frapper Hongkong.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 13h24
 • Mis à jour le
16.09.2018 à 14h32
    |

            Florence de Changy (Hongkong, correspondance)








                        



   


Après avoir causé la mort d’une cinquantaine de personnes dans le nord des Philippines, le supertyphon Mangkhut, considéré comme la plus puissante tempête de l’année, s’est abattu sur Hongkong où le plus haut niveau d’alerte (le signal T10) a été déclaré dimanche matin 16 septembre. Cet énorme ouragan, dont la superficie – environ 900 kilomètres de diamètre – est comparable à celle de la France, s’était affaibli en passant au-dessus des Philippines et a repris de la vigueur en mer de Chine du Sud.
A midi (heure locale), l’Observatoire météorologique de l’ancienne colonie britannique, devenue « région administrative spéciale de Chine » depuis 1997, indiquait avoir déjà enregistré des rafales de 256 km/h et des vents soutenus de 190 km/h, des vitesses dépassant les précédents records. L’ensemble du territoire était pris dans un ciel blanchâtre, avec des rugissements de vent régulièrement interrompus par des bruits de casse et d’effondrements de panneaux d’affichage, des poubelles décelées et du mobilier volant non identifié…

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Une immense grue tourne comme une girouette
Les quartiers normalement animés le dimanche étaient déserts. Par précaution et par habitude, les fenêtres des milliers de gratte-ciel de Hongkong avaient été croisées de grandes barres de ruban adhésif. Cela n’a pas empêché un immeuble de bureaux récent de perdre la plupart de ses fenêtres dans le quartier de Hung Hom, le vent se chargeant ensuite de le dépouiller. Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent, outre certaines façades éventrées, de lourdes branches d’arbres volant comme des brins de paille, une immense grue tournant comme une girouette, un haut mur s’effondrant et quelques toits qui s’envolent. A l’œil nu, certains immeubles ont l’air d’osciller.
Dans quelques villages des nouveaux territoires – partie continentale du territoire de Hongkong –, plusieurs zones ont été entièrement inondées, les voitures flottant comme des bouteilles à la mer se heurtant aux murs des maisons. Plusieurs échafaudages se sont décomposés et partiellement effondrés dans les quartiers très populaires de Causeway Bay et de Kowloon.
Dans les différents ports de Hongkong, la situation était également chaotique. Dans le port d’Aberdeen, au sud de l’île, plusieurs jonques – de gros bateaux de plaisance – se sont décrochées de leurs anneaux, certaines ont coulé. « Il y a tellement de bateaux amarrés que très rapidement les plus mal préparés ont lâché et ont emporté leurs voisins avec eux. Certains sont allés s’écraser de l’autre côté de la baie », indique le courtier maritime Anthony Rendall, qui est resté à bord de son bateau à voile dont une partie du pont a été arrachée.
Dans le port chinois voisin de Shenzhen, des dizaines de conteneurs sont tombés à l’eau. La marée basse prévue en fin de journée devrait atténuer la montée des eaux dans le port et sur toutes les parties inondables du territoire.

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« Se préparer au pire »
Le trafic, quasiment inexistant, a été interrompu à plusieurs endroits névralgiques, certains ponts et tunnels ayant été bloqués par des débris. A l’aéroport de Hongkong, la plupart des vols ont été annulés et la compagnie aérienne Cathay Pacific a prévu l’annulation de plus de 400 vols sur les trois prochains jours.
L’œil du typhon est passé au plus près de Hongkong en début d’après-midi mais, selon les prévisions météo, la tempête devrait continuer à se faire sentir tout au long de la journée et une partie de la nuit de dimanche à lundi.
Hongkong est familier des typhons même si les supertyphons ou les alertes de niveau 10 restent exceptionnels. Depuis vendredi, les Hongkongais et les résidents de la côte du sud de la Chine ont été priés de « se préparer au pire » par les autorités. Tous les départements du gouvernement hongkongais ont activé leur plus haut niveau de plans d’urgence pour parer aux conséquences éventuelles. Les habitants de deux îles basses avaient été évacués samedi à titre préventif et plus de six cents personnes mal logées ont été accueillies dans des abris.
A Macao, à une heure de ferry sur l’autre rive du delta de la rivière des perles, où le supertyphon Hato avait fait douze morts en août 2017, le gouvernement a fait fermer tous les casinos samedi soir. En milieu de journée dimanche, les hôpitaux de Hongkong précisaient avoir traité 34 blessés. Même si certains experts parlent déjà de dizaines de milliards de dollars de dégâts, il est toutefois bien trop tôt pour évaluer l’ampleur des destructions.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Des dizaines de militants écologistes s’y étaient installés, parfois depuis des années, pour y bloquer l’agrandissement d’une mine de charbon.
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Forêt de Hambach en Allemagne : expulsion de militants écologistes

Des dizaines de militants écologistes s’y étaient installés, parfois depuis des années, pour y bloquer l’agrandissement d’une mine de charbon.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
16.09.2018 à 14h28
   





                        



   


Neuf militants écologistes ont été légèrement blessés et 34 ont été interpellés lors de l’évacuation de la forêt de Hambach, en Allemagne, a annoncé la police, dimanche 16 septembre. L’opération de police durait depuis plusieurs jours déjà dans cette forêt proche d’Aix-La-Chapelle dans l’ouest du pays, près de la frontière avec la Belgique et les Pays-Bas.
Des dizaines de militants écologistes s’y étaient installés, parfois dans des constructions situées à la cime d’arbres, certaines à 25 mètres du sol. Leur objectif : empêcher des coupes d’arbres prévues par le groupe de production d’électricité RWE, et autorisées par l’administration, pour permettre l’expansion d’une mine de lignite, un charbon brun très polluant extrait à ciel ouvert sur de très vastes surfaces.
La présence des militants écologistes était tolérée depuis des années, mais RWE a décidé récemment de faire valoir ses droits sur cette zone. La forêt de Hambach est devenue en Allemagne le symbole des adversaires du charbon, qui reste une source importante de la production d’électricité du fait notamment de la sortie du nucléaire décidée par le pays en 2011 pour 2022.
Même si le charbon paraît condamné à terme, le gouvernement n’a pas fixé à ce jour de date de sortie et l’exploitation de ce combustible continue notamment dans l’ouest et l’est du pays. Elle représente aussi dans ces régions un enjeu important sur le plan de l’emploi.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Comment mener une vie plus durable ? Cette question génère beaucoup de débats sur ce que les individus peuvent faire pour combattre le changement climatique.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ La plus puissante tempête de l’année devrait toucher les côtes chinoises non loin de Hongkong. Elle pourrait se renforcer en traversant la mer de Chine.
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Typhon Mangkhut : une cinquantaine de morts aux Philippines, Hongkong en alerte maximum

La plus puissante tempête de l’année devrait toucher les côtes chinoises non loin de Hongkong. Elle pourrait se renforcer en traversant la mer de Chine.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 03h34
 • Mis à jour le
16.09.2018 à 15h30
   





                        



   


Le supertyphon Mangkhut a semé, dimanche 16 septembre, le chaos à Hongkong en faisant trembler ses gratte-ciel, après avoir frappé le nord des Philippines, où il a fait une cinquantaine de morts. La tempête tropicale, considérée comme la plus puissante depuis le début de l’année, a ravagé des zones agricoles du nord de l’île de Luçon, la plus grande de l’archipel philippin, provoquant inondations et glissements de terrain.
A Hongkong, l’Observatoire météorologique a émis l’alerte maximum en raison de vents enregistrés à 180 km/h sur une île au large. Si son œil est passé à une centaine de kilomètres au sud de l’ex-colonie britannique, le typhon, qui progressait en direction des régions densément peuplées du sud de la Chine, a fait de nombreux dégâts, pulvérisant des vitres, terrassant des arbres et faisant osciller les tours d’habitation.

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Dans le nord des Philippines, les moyens de communication et l’électricité ont été coupés dans la majeure partie de la zone sur la trajectoire de la tempête, où vivent environ cinq millions d’habitants : autant de difficultés pour évaluer le bilan humain et matériel.
Fermeture des casinos
L’archipel d’Asie du Sud-Est est frappé chaque année par une vingtaine de typhons qui font généralement des centaines de morts, et contribuent à ce que des millions d’habitants restent dans une situation de grande pauvreté.
Le typhon a perdu en intensité en traversant les Philippines et se dirigeait vers le sud de la Chine. Son œil devrait toucher le littoral chinois dans la journée, à l’ouest des villes de Macao et Hongkong. La ville de Yangjiang, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Macao, se prépare à essuyer en fin de journée de plein fouet le typhon.
Les autorités de Macao, qui avaient été fortement critiquées pour leur manque de préparation lors du typhon Hato en août 2017, ont décidé la fermeture des 42 casinos de la ville, pour la première fois de leur histoire.

D’ordinaire bondées, les rues de Hongkong sont totalement désertes et d’impressionnantes vagues déferlaient dans la baie pourtant protégée de Victoria Harbour. Rares sont les voitures s’aventurant dans les grandes artères de la mégapole jonchées d’arbres arrachés et de débris en tout genre chutant dangereusement des immeubles.
Razzia sur les rubans adhésifs
L’Observatoire météorologique a exhorté depuis plusieurs jours la population à la plus grande prudence, parlant de « menace considérable » pour les côtes méridionales de la Chine.
Nombreux sont les habitants qui ont scotché leurs vitres dans l’espoir de les consolider, au point que certaines échoppes ont fait monter samedi les prix des rubans adhésifs, victimes d’une razzia. Ces derniers jours, les supermarchés ont été vidés par les habitants stockant des provisions. Un phénomène identique a été observé à Macao.
La compagnie aérienne hongkongaise Cathay Pacific a prévu l’annulation de plus de 400 vols sur les trois prochains jours.
Haiyan, en novembre 2013, est le typhon le plus meurtrier à avoir touché les Philippines. Des vagues géantes, semblables à celles provoquées par un tsunami, avaient tout dévasté sur leur passage. La catastrophe avait fait plus de 7 350 morts ou disparus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Les données recueillies par l’ICESat-2 permettront de comprendre l’ampleur de la contribution de la fonte des glaces à la montée des océans.
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La NASA lance un laser en orbite pour mesurer la fonte des glaces

Les données recueillies par l’ICESat-2 permettront de comprendre l’ampleur de la contribution de la fonte des glaces à la montée des océans.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 21h56
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 22h14
   





                        



   


La NASA a lancé samedi 15 septembre son laser le plus avancé jamais placé en orbite, l’ICESat-2, une mission « extraordinairement importante pour la science », d’un milliard de dollars, destinée à révéler l’ampleur de la fonte des glaces sur une Terre qui se réchauffe.
Le satellite d’une demie-tonne a été propulsé par une fusée Delta II depuis la base Vandenberg de l’US Air Force en Californie.
« La mission va récolter suffisamment de données pour quantifier les changements annuels d’épaisseur de la couche de glace au Groenland et dans l’Antarctique, même si ce n’est que de quatre millimètres à peine », a fait savoir l’agence spatiale américaine.
Depuis près de dix ans, l’agence ne disposait plus d’un instrument en orbite pour mesurer l’épaisseur des superficies recouvertes de glace à travers la planète.
L’ICESat-2 est équipé de deux lasers— dont un de rechange — beaucoup plus perfectionnés que le modèle à bord de la mission précédente. Malgré sa puissance, le rayon ne sera pas chaud au point de faire fondre la glace depuis le poste d’observation orbital déployé à quelque 500 kilomètres au-dessus de la Terre, a précisé la NASA.
Il tirera 10 000 fois par seconde, contre quarante fois pour son prédécesseur, ce qui fournira des données beaucoup plus détaillées. Des mesures seront prises tous les 70 centimètres sur la trajectoire du satellite.

Etudier la contribution de la fonte des glaces à la montée des océans
La mission précédente, ICESat, a été lancée en 2003 et s’est achevée en 2009. Grâce à elle, les scientifiques ont appris que la banquise s’affinait et que les surfaces recouvertes de glace disparaissaient des régions côtières du Groenland et de l’Antarctique.
Depuis, des relevés ont été effectués grâce à un avion dans le cadre d’une mission baptisée Operation IceBridge qui a survolé l’Arctique et l’Antarctique. Des « mesures de hauteur et des données sur l’évolution de la glace » ont été récoltées, a expliqué la NASA.
Mais une mise à jour était nécessaire de toute urgence.
L’utilisation croissante des sources d’énergie fossile par l’humanité entraîne une hausse constante des émissions de gaz à effet de serre, considérées comme les principaux responsables du changement climatique.
La température mondiale moyenne augmente année après année, les quatre années les plus chaudes des temps modernes ayant été enregistrées entre 2014 et 2017.
La couche de glace s’amenuise dans l’Arctique et le Groenland, accentuant le phénomène de hausse du niveau des océans qui menace des centaines de millions d’habitants des régions côtières du monde entier.

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Le tout nouveau ICESat-2 devrait aider les scientifiques à comprendre l’ampleur de la contribution de la fonte des glaces à la montée des océans.
« Nous allons être capables de regarder spécifiquement la façon dont la glace évolue sur une seule année », a relevé Tom Wagner, un chercheur du programme cryosphère (glace terrestre) de la NASA. Combiner ces relevés précis avec ceux rassemblés au fil des ans devrait donner un coup de fouet à la compréhension du changement climatique et améliorer les prévisions sur la hausse du niveau des mers, a-t-il ajouté.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Les opérations de sauvetage se poursuivent dans le sud-est des Etats-Unis après le passage de Florence, ouragan rétrogradé en tempête tropicale vendredi.
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Article sélectionné dans La Matinale du 15/09/2018
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Tempête Florence : treize morts, des « quantités monumentales » de pluie

Les opérations de sauvetage se poursuivent dans le sud-est des Etats-Unis après le passage de Florence, ouragan rétrogradé en tempête tropicale vendredi.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 18h23
 • Mis à jour le
16.09.2018 à 06h38
   





                        



   


Des « quantités monumentales » de pluie se sont déversées, samedi 15 septembre, sur la côte est des Etats-Unis au passage de la tempête Florence. Les autorités ont confirmé la mort de treize personnes, dix en Caroline du Nord et trois en Caroline du Sud. Le président Donald Trump a présenté sur Twitter ses condoléances aux familles des victimes, qui étaient alors au nombre de cinq.

Five deaths have been recorded thus far with regard to hurricane Florence! Deepest sympathies and warmth go out to… https://t.co/arKELmrrSb— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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« Sachez que l’eau monte vite partout, même dans des lieux qui ne subissent pas d’habitude d’inondations », a mis en garde le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper. La Caroline du Nord est l’Etat du sud-est des Etats-Unis le plus touché. « Ne rentrez pas chez vous jusqu’à ce que la tempête passe et que vous receviez le feu vert », a-t-il dit aux habitants évacués ces derniers jours.
Les opérations de sauvetage se poursuivent, compliquées par la submersion de nombreuses routes, a expliqué M. Cooper. L’Agence fédérale de gestion des urgences (FEMA) a mobilisé 1 200 personnes. L’armée américaine ainsi que des volontaires de tout le pays, comme la « Cajun Navy » venue de Louisiane avec ses bateaux à fond plat, apportent aussi leur aide. Les principales universités ont annoncé qu’elle n’accueilleraient pas d’étudiants avant mardi, voire mercredi.
Florence rétrogradée en tempête tropicale
Les rafales de vent ont fait d’importants dégâts, déracinant les arbres et les poteaux électriques. Environ 750 000 foyers étaient privés de courant samedi en Caroline du Nord, selon les services de gestion des urgences.

   


Florence avançait samedi à 6 km/h avec des vents de 75 km/h dans l’intérieur des terres à la frontière des deux Carolines, sur la côte Est américaine, selon le dernier bulletin diffusé par le Centre national des ouragans (NHC). Après avoir faibli en intensité vendredi après-midi, l’ouragan a été rétrogradé en tempête tropicale.
En Caroline du Nord, les météorologistes s’attendaient à des cumuls de pluie de 25 cm dans les terres et jusqu’à un mètre sur certaines régions côtières. « Les précipitations vont continuer à provoquer des inondations catastrophiques ainsi que des crues de rivières importantes et prolongées », a mis en garde le NHC.
Le président américain Donald Trump doit se rendre « en début ou en milieu de semaine prochaine » dans les régions affectées, selon la Maison Blanche.
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            data-slide-description="La tempête Florence, qui a déjà fait au moins 13 morts sur la côte atlantique américaine, menace toujours de faire des ravages au cours du week-end en raison des « quantités monumentales » de pluie qu’elle charie et des inondations qu’elle provoque, selon les autorités qui ont averti les habitants évacués de ne pas tenter de rentrer chez eux."
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            data-slide-description="Outre dix décès en Caroline du Nord, trois autres ont été recensés en Caroline du Sud, dont une femme de 61 ans tuée vendredi lorsque sa voiture a heurté un arbre couché sur la route."
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            data-slide-description="Les rafales de vent et la pluie diluvienne ont fait d’importants dégâts. De nombreuses routes restent coupées par des arbres et des poteaux électriques arrachés, ou encore par des crues soudaines."
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            data-slide-description="La dépression « déverse des quantités monumentales de pluie », a mis en garde Roy Cooper, le gouverneur de Caroline du Nord, l’Etat le plus durement frappé. « Toutes les routes de l’Etat peuvent être inondées ». "
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            data-slide-description="Environ 1,7 million d’habitants avaient été sommés de se mettre à l’abri, loin du littoral. Mais beaucoup n’ont pas suivi cette consigne."
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            data-slide-description="L’armée est venue prêter main forte aux services de secours, ici à New Bern, en Caroline du Nord."
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            data-slide-description="La tempête « va provoquer des inondations catastrophiques sur des zones de Caroline du Nord et de Caroline du Sud pendant encore quelque temps », a averti un responsable de l’Agence nationale océanique et atmosphérique (NOAA), Steve Goldstein, en raison notamment du caractère « lent, presque à l’arrêt » de la tempête."
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            data-slide-description="Florence a avancé samedi à 9 km/h avec des vents de 65 km/h qui devraient continuer à s’affaiblir à mesure que la tempête progresse dans les terres. Les autorités s’attèlent désormais à évacuer l’eau et porter secours aux habitants piégés par les eaux."
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La tempête Florence, qui a déjà fait au moins 13 morts sur la côte atlantique américaine, menace toujours de faire des ravages au cours du week-end en raison des « quantités monumentales » de pluie qu’elle charie et des inondations qu’elle provoque, selon les autorités qui ont averti les habitants évacués de ne pas tenter de rentrer chez eux.

CARLO ALLEGRI / REUTERS
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« Sous les déchets, la plage » : des Français au secours des rivages de Hongkong

Environ 150 personnes ont pris part, samedi, à une opération de nettoyage organisée dans le cadre du World CleanUp Day.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 17h23
 • Mis à jour le
16.09.2018 à 12h08
    |

            Frédéric Lemaître (Hongkong, envoyé spécial)








                        



   


A Hongkong, la présence de soixante-huitards ne saute pas vraiment aux yeux. Pourtant, l’association qui a réussi à mobiliser, samedi 15 septembre, environ 150 personnes malgré des températures supérieures à 30 degrés porte un nom qui évoque davantage la Sorbonne que les marchés financiers qui font la fortune de la ville : « Sous les déchets, la plage ».
Créée par quatre Français à la fin de 2016, cette association a tenu à participer au World CleanUp Day – une opération mondiale et citoyenne de nettoyage de la planète – même si, en raison des menaces que fait peser le supertyphon Mangkhut, les organisateurs ont réduit leurs ambitions.
Un petit coin de paradis
« Nous devions nettoyer deux plages, mais la seconde nécessitait de marcher quarante minutes. Or, en cas d’alerte, nous n’avons qu’une heure pour nous mettre à l’abri. Nous n’avons pas voulu prendre le moindre risque », explique une des fondatrices de l’association, Julie Metta, ingénieure en économies d’énergie devenue, à 26 ans, l’une des spécialistes reconnues de l’économie circulaire en Asie.
En deux heures, les 150 volontaires, souvent venus en familles ou entre amis, ont rempli 70 sacs de déchets, soit environ 800 kg, et rendu sa dignité à l’une des plages de Shek-O, un petit coin de paradis, notamment pour les surfeurs, situé au sud-est de l’île, à une vingtaine de kilomètres des gratte-ciel et de la célèbre baie. Autant de déchets que le typhon aurait sans doute rejetés dans la mer quelques heures plus tard.
« C’est notre quatrième action. Le succès de la première, en mars, avait été spectaculaire. Nous étions 800 et avions ramassé huit tonnes de déchets sur vingt-quatre plages différentes. Mais, maintenant, nous insistons davantage sur l’aspect pédagogique, en triant les déchets, en les recyclant et en en relevant les marques pour en connaître l’origine. Nous cherchons également à mobiliser les Hongkongais », explique Yves Bernard, un autre bénévole.
Les sept millions de Hongkongais se sentent, en effet, peu concernés par le sujet. Moins de 5 % des déchets ménagers sont d’ailleurs recyclés. La saleté des plages ? « C’est ce que nous envoient les Chinois », répondent-ils souvent.
Ce n’est que partiellement vrai. Trahies par leurs étiquettes, les centaines de bouteilles plastique ramassées samedi le prouvent : une bonne partie vient de Hongkong.
Difficile de sensibiliser les Hongkongais
Si le consulat de France et le lycée français ont soutenu l’association dès le départ, des entreprises comme HSBC, BNP Paribas ou Carrefour sont désormais parties prenantes et en profitent pour mobiliser leurs équipes. Sur les 150 salariés de Carrefour Hongkong, trente se sont inscrits ; essentiellement des Français. « On a du mal à sensibiliser les Hongkongais, surtout un samedi matin », reconnaît Elodie Lebon, responsable du packaging, un poste évidemment stratégique pour le développement durable.
« Nous avons décidé de ne plus vendre de pailles en plastique. Un produit qui figure pourtant au top des ventes. Surtout, nous venons de réunir cent de nos fournisseurs chinois de jouets pour limiter au maximum l’usage du plastique dans les emballages. Nous les avons sensibilisés en leur projetant le film Plastic Océan », détaille cette jeune femme en enfilant ses gants de protection. « Hongkong nous donne beaucoup. Nous voulons aussi montrer que nous lui en sommes reconnaissants et que nous essayons de lui rendre ce que l’on peut », explique Guillaume Loeuille, un des responsables de la salle des marchés de HSBC, venu en famille et avec près de la moitié de son équipe.
Même si les Hongkongais étaient moins d’une trentaine, Julie Metta se veut optimiste : « Politiquement, il n’y a pas de mouvement écologique à Hongkong. Mais la société commence à bouger. Les déchets de certains marchés alimentaires sont récupérés et transformés en savon. Un designer ne travaille qu’à partir de produits recyclés. Il transforme par exemple des bouts de moquette en sacs à dos. Et si, à Hongkong, manger bio coûte très cher, on commence à voir des agriculteurs élever des poulets et mêmes des porcs bio. »
Comme en 2017, l’association lancera une nouvelle opération « Plage propre » avant les fêtes de fin d’année, avec cette fois comme slogan : « Le père Noël n’est pas une ordure. »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ La ville de Paris organise dimanche sa quatrième journée sans voiture. Nos réponses aux questions que vous vous posez sur l’organisation de cette journée.
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Journée sans voiture : comment ça marche

La ville de Paris organise dimanche sa quatrième journée sans voiture. Nos réponses aux questions que vous vous posez sur l’organisation de cette journée.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 13h44
 • Mis à jour le
16.09.2018 à 12h26
   





                        



   


Dimanche 16 septembre, à l’occasion de la quatrième édition de la Journée sans voiture à Paris, il faudra laisser Titine au garage : de 11 heures à 18 heures, la capitale sera réservée aux piétons, aux cyclistes et aux adeptes du roller et de la trottinette.

[#Circulation] A l’occasion de la #JournéeSansVoiture, des restrictions de circulation sont mises en place à Paris,… https://t.co/ekCYpXzlfc— prefpolice (@Préfecture de police)


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Quelle zone est concernée ?
Comme l’année dernière, toute la ville sera interdite aux voitures. Seul le boulevard périphérique restera accessible aux véhicules motorisés.
Qui peut rouler ?
Tous les véhicules d’urgence et de secours (pompiers, police, SAMU, etc.) pourront circuler. Les bus rouleront comme un dimanche normal, mais leur vitesse sera limitée à 30 km/h, au même titre que les autres véhicules bénéficiant d’une autorisation de circuler, à savoir les taxis et les VTC. Dans les 1er, 2e, 3e et 4e arrondissements, seuls les transports en commun et taxis seront autorisés, à une vitesse maximale de 20 km/h. Les voitures électriques seront elles aussi interdites.

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Y a-t-il des exceptions ?
Si vous habitez Paris, vous pourrez accéder à votre domicile sur présentation d’un document justifiant votre adresse. Les véhicules de déménagement présentant une autorisation de stationnement obtenue de la mairie pourront circuler. Tout comme les titulaires de la carte de stationnement pour personne handicapée. Pour le reste, la Ville précise qu’« aucune dérogation ne sera délivrée à la demande ».
Que risquent les contrevenants ?
Si vous choisissez de prendre le volant sans autorisation, vous risquez une contravention de deuxième classe, soit 35 euros (amende forfaitaire minorée à 22 euros et majorée à 75 euros). La préfecture de police précise qu’« un important dispositif est déployé (…) afin de contrôler les accès aux différents périmètres et secteurs concernés ».

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Quel bilan ?
En 2017, selon la mairie de Paris, la troisième édition de la Journée sans voiture avait permis de réduire le trafic automobile intramuros, entre 11 heures et 12 heures, de 52 % par rapport au dimanche précédent à la même heure. « Cette baisse [s’était] poursuivie tout au long de l’après-midi », précise la Ville. Et d’après l’association Airparif, à 13 heures, le niveau de dioxyde d’azote était en baisse de 25 % à la jonction entre l’A6 et le boulevard périphérique. L’observatoire Bruitparif avait de son côté mesuré une énergie sonore en baisse de 20 % par rapport à un dimanche normal (− 1 dB).

Une journée européenne sans voiture ?
Anne Hidalgo et Philippe Close, les maires de Paris et Bruxelles, ont proposé samedi 15 septembre que soit instaurée annuellement une journée européenne sans voiture, idée soumise à la veille de la tenue de la Journée sans voiture 2018 dans ces deux capitales. « Face à l’urgence climatique et l’impact sanitaire de la pollution », les deux édiles appellent à ce que « mille journées sans voiture s’épanouissent à travers l’Europe ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Depuis plusieurs mois, les cours du sucre sont au plancher, affaiblis par la forte production. Ils sont même descendus sous la barre des 11 cents la livre, au plus bas depuis trois ans.
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Matières premières : betterave et canne laissent le sucre amorphe

Depuis plusieurs mois, les cours du sucre sont au plancher, affaiblis par la forte production. Ils sont même descendus sous la barre des 11 cents la livre, au plus bas depuis trois ans.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 11h24
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Chronique. Pour adoucir la cachaça, les Brésiliens ont un secret. Ils ajoutent une dose de sucre amorphe dans leur alcool national. Plus fin que son alter ego cristallisé, plus gros que le sucre glace, il a été importé sous les tropiques par les Portugais. Mais aujourd’hui, les planteurs de canne du Brésil trouvent l’état amorphe un peu amer. En tout cas, lorsqu’il s’applique au cours de leur précieuse matière première.
En effet, depuis plusieurs mois, sur la Bourse de Londres comme sur celle de New York, le prix du sucre, roux comme blanc, est reste collé au plancher, passant même sous la barre des 11 cents la livre, au plus bas depuis trois ans. Une véritable déconfiture pour les planteurs comme pour les industriels, plombés par les montagnes de poudre blanche.
La fin des quotas sucriers européens, il y a quasiment un an, en octobre 2017, a ouvert les vannes. Les champs de betteraves ont pris de l’embonpoint et dame nature a fait le reste. Résultat, l’Europe a engrangé une production record. Au même moment, la canne au Brésil comme en Inde et en Thaïlande a poussé dru. Ajoutant son flux de suc sucré aux stocks européens plantureux. Un trop-plein qui a fait plonger le cours du sucre et l’a laissé depuis sur le flanc.
Alors que les premières betteraves de la nouvelle récolte sont arrachées dans le nord de la France, chacun sort sa balance pour évaluer sa taille. Elle devrait être allégée cette année. La canicule a laissé des traces. La racine est plus chétive même si, paradoxalement, elle est plus gorgée de saccharose.
Hautement spéculative
Mais les regards se tournent surtout vers le Brésil, qui pèse, à lui seul, près de la moitié des 60 millions de tonnes qui s’échangent dans le monde. Or, dans les champs de la région de Sao Paulo, le toupet vert de la canne porte des traces de brûlure. La sécheresse sévit et la canne est en panne. « La récolte devrait baisser de 6 % à 7 % cette année pour atteindre 560 millions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Le premier ministre, Edouard Philippe, a présenté vendredi, à Angers, les mesures visant à multiplier par trois le nombre de trajets à vélo d’ici 2024.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Cette interdiction s’ajoute à celle des pailles et des bâtonnets mélangeurs pour boisson en plastique, adoptée par le Sénat en juin.
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L’Assemblée vote l’interdiction des couverts et de contenants jetables en plastique

Cette interdiction s’ajoute à celle des pailles et des bâtonnets mélangeurs pour boisson en plastique, adoptée par le Sénat en juin.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 10h59
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 11h09
   





                        


L’Assemblée nationale a approuvé vendredi 14 septembre l’interdiction des couverts et des contenants jetables en plastique, au 1er janvier 2020, en plus des pailles et des touillettes, en dépit de l’avis défavorable du gouvernement. Adopté en nouvelle lecture, un amendement au projet de loi agriculture et alimentation, porté par 14 députés de la majorité, François-Michel Lambert (ex-député écologiste, aujourd’hui La République en marche) en tête, vise à interdire aussi les « couverts, piques à steak, couvercles à verre jetables, plateaux-repas, pots à glace, saladiers, boîtes ».
Cette interdiction s’ajoute à celle des pailles et des bâtonnets mélangeurs pour boisson en plastique, adoptée par le Sénat en juin, avant que le projet de loi n’effectue son retour à l’Assemblée faute d’accord en commission mixte paritaire. « La France a les moyens d’agir, d’être fer de lance sur ce sujet, comme nous avons pu l’être sur les sacs en plastique, comme nous avons pu déjà le voter sur les assiettes jetables. Allons plus loin ! Faisons en sorte d’attaquer la prochaine décennie en nous éloignant de cette dépendance au plastique », a lancé M. Lambert.

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« Mieux évaluer l’impact économique et écologique »
Le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, s’y est opposé : « Il y a une nécessité de changement de comportement pour diminuer le nombre de déchets, notamment ceux issus des produits plastiques. Mais il faut être cohérent. » « Je souhaite que l’on puisse disposer d’informations pour mieux évaluer l’impact économique et écologique » de cet amendement, a-t-il plaidé, en vain.
Cent-vingt-deux députés de la majorité, dont M. Lambert, ont aussi obtenu l’interdiction des « contenants alimentaires de cuisson, de réchauffe et de service en matière plastique » dans les cantines, de la crèche à l’université, « au plus tard au 1er janvier 2025 ». Cette échéance concerne les collectivités de 2 000 habitants et plus. Pour les collectivités de moins de 2 000 habitants, l’interdiction doit prendre effet d’ici à 2028.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Comme au printemps, le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, s’est opposé aux amendements en ce sens.
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Glyphosate : l’Assemblée rejette à nouveau l’inscription dans la loi de l’interdiction de l’herbicide

Comme au printemps, le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, s’est opposé aux amendements en ce sens.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 11h15
   





                        



   


Nouveau débat enflammé. Et résultat inchangé : l’interdiction du glyphosate d’ici trois ans ne sera pas inscrite dans la loi. Lors de l’examen du texte agriculture et alimentation, les députés ont une nouvelle fois rejeté, samedi 15 septembre au petit matin, l’ensemble des amendements visant à graver dans la loi l’engagement présidentiel d’interdire l’herbicide controversé, « au plus tard dans trois ans ».
Le scrutin le plus serré a porté sur un amendement de François-Michel Lambert, député La République en marche (LRM) des Bouches-du-Rhône, rejeté par 42 voix contre 35, les autres amendements, défendus notamment par l’ex-ministre de l’écologie Delphine Batho ou La France insoumise, étant rejetés plus largement. Tous ces amendements avaient le soutien de l’ensemble de la gauche, qui plaidait pour un « signal fort » sur ce sujet.

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Une inscription qui « ne sert à rien »
En mai, lors de la première lecture du texte, des députés, y compris certains « marcheurs », avaient déjà plaidé en vain pour sanctuariser dans la loi l’engagement présidentiel. Ils avaient eu le soutien de Nicolas Hulot, alors ministre de l’écologie.
Comme au printemps, le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, s’est opposé aux amendements en mettant en avant la « méthode » du gouvernement : « task force », mobilisation de la recherche pour développer des solutions agronomiques, mission parlementaire… « La position de la France est désormais connue », et « nous souhaitons être au rendez-vous dans les trois ans » pour « répondre à l’objectif présidentiel, mais surtout à la demande de la population », a-t-il affirmé.
Il a obtenu l’appui du rapporteur Jean-Baptiste Moreau (LRM), pour qui inscrire l’engagement dans la loi sur cette substance jugée cancérigène probable par l’Organisation mondiale de la santé « ne sert à rien ». Le texte reviendra en nouvelle lecture au Sénat le 25 septembre, marquant le début de la session extraordinaire à la chambre haute.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Voté par l’Assemblée samedi, le texte sera examiné par le Sénat le 25. L’élaboration d’indicateurs de prix reste au cœur des débats.
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Loi Alimentation : à Rennes, des éleveurs mi-résignés, mi-dépités

Voté par l’Assemblée samedi, le texte sera examiné par le Sénat le 25. L’élaboration d’indicateurs de prix reste au cœur des débats.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 12h40
    |

                            Nicolas Legendre (Rennes, correspondance)








                        



                                


                            

Lorsque mercredi 12 septembre, les députés commençaient l’examen, en deuxième lecture, du projet de loi dit « alimentation », la placide Marylou, vache laitière de race prim’Holstein, bénéficiait, à 360 kilomètres de l’Assemblée nationale, d’une séance de toilettage dans l’enceinte du Salon international des productions animales (Space), au Parc des expositions de Rennes. Ce salon est l’un des plus importants rendez-vous mondiaux destinés aux professionnels de l’élevage.
Le propriétaire de Marylou, tuyau d’arrosage en main, ne semblait pas placer beaucoup d’espoirs dans la loi, qui a été adoptée samedi 15 septembre au matin par les députés et doit maintenant revenir en nouvelle lecture au Sénat le 25 septembre. « J’y crois pas trop, à cette loi, confiait Emmanuel Baillivet, éleveur en Seine-Maritime. Si elle est appliquée, ce sera une bonne chose, mais je vois mal comment… » Et d’ajouter, mi-résigné, mi-dépité : « La seule loi qui gouverne, c’est la loi économique. La loi du plus fort… » M. Baillivet résumait ainsi l’état d’esprit de nombreux éleveurs présents au Space, vitrine des innovations agricoles et traditionnelle caisse de résonance des colères paysannes.
Le projet de loi en question doit concrétiser certaines promesses formulées par Emmanuel Macron lors de sa campagne présidentielle. Il s’agit, entre autres, de « permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail » et d’« accompagner la transformation des modèles de production ». Outre les évolutions liées aux problématiques environnementales, l’un des aspects majeurs du futur texte concerne la rémunération des producteurs. L’urgence, en la matière, est réelle.

« Un coup d’épée dans l’eau »
Selon les chiffres de la Mutualité sociale agricole, 30 % des agriculteurs disposaient, en 2016, d’un revenu inférieur à 350 euros mensuels. En 2017, d’après l’Institut de l’élevage, 38 % des exploitations bovines...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Dans sa chronique, Stéphane Foucart, journaliste au « Monde », s’interroge sur les raisons qui ont poussé la région Auvergne-Rhône-Alpes et l’Inserm à couper leur financement au Remera.
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« Pourquoi une telle désertion des financeurs du Registre des malformations congénitales en Rhône-Alpes ? »

Dans sa chronique, Stéphane Foucart, journaliste au « Monde », s’interroge sur les raisons qui ont poussé la région Auvergne-Rhône-Alpes et l’Inserm à couper leur financement au Remera.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 10h09
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 10h50
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
Certaines histoires méritent toute notre attention et celle d’Emmanuelle Amar, directrice générale du Registre des malformations congénitales en Rhône-Alpes (Remera), en fait incontestablement partie. Elle est exemplaire à plusieurs titres. D’abord parce qu’elle montre que la politique de droite extrême conduite par Laurent Wauquiez à la tête de la région Auvergne-Rhône-Alpes est plus soucieuse des intérêts particuliers que du bien public. Ensuite parce qu’elle suggère que, pour punir un lanceur d’alerte un peu trop bruyant, les autorités sanitaires peuvent ne pas hésiter à faire le sacrifice d’un instrument majeur au service de la santé publique.
Un registre est une sorte d’inventaire accumulant, au fil du temps, des données sur la fréquence d’une maladie ou d’une catégorie de maladies, sur un territoire donné. Le Remera est spécialisé dans les malformations : il recueille toutes sortes d’informations sur ces troubles dans quatre départements (Rhône, Loire, Isère et Ain). Lorsqu’une anomalie est constatée, les salariés du registre inventorient les traitements médicamenteux reçus par la mère au cours de sa grossesse, son lieu de vie et son environnement – la présence d’un incinérateur, d’une usine, d’une exploitation agricole utilisant tels ou tels intrants. De ces données surgissent des informations parfois capitales.
Au seuil de la cessation d’activité
Le Remera est sur le point de s’éteindre. Aussi surprenant que cela semble, il n’existe que grâce à une fragile association de loi 1901 vivant des subventions de la région Auvergne-Rhône-Alpes, de l’agence Santé publique France (SpF), de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Or ces sources de financement se tarissent ; cela n’émeut personne.
En 2017, la région Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé qu’elle mettait fin à sa contribution annuelle de 100 000 euros, soit environ la moitié du budget de l’association. Sans doute fallait-il trouver quelque part les centaines de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Les autorités ont averti les habitants évacués de ne pas tenter de rentrer chez eux, en raison des pluies torrentielles et des inondations provoquées par le passage de la tempête.
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