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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ La ministre de la culture souhaite que le paiement de la contribution à l’audiovisuel public ne soit plus conditionné par la possession d’un téléviseur.
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Françoise Nyssen veut réformer la redevance télévisuelle

La ministre de la culture souhaite que le paiement de la contribution à l’audiovisuel public ne soit plus conditionné par la possession d’un téléviseur.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 12h09
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 06h40
   





                        



   


La ministre de la culture, Françoise Nyssen, a annoncé vendredi 14 septembre vouloir réformer la contribution à l’audiovisuel public, la redevance qui finance France Télévisions et Radio France, pour qu’elle soit « déconnectée de la détention d’un téléviseur ».
« Je souhaite qu’un débat soit ouvert sur la contribution à l’audiovisuel public », pour la moderniser et l’adapter aux nouveaux usages numériques, a déclaré la ministre, lors du Festival de la fiction audiovisuelle de La Rochelle. C’est une question « de rendement et d’équité », et elle doit être abordée « sans tabou », a-t-elle souligné.
Selon la ministre, l’objectif est d’adopter cette réforme dans « le projet de loi de finances pour 2020 », qui sera présenté dans un an.
Les acteurs de l’audiovisuel public demandeurs
Elle vise à s’adapter aux changements d’usages des téléspectateurs, dont beaucoup se passent désormais de téléviseur mais consomment des programmes audiovisuels sur d’autres types d’écrans, ordinateurs, tablettes ou téléphones. Une nouvelle forme de consommation des programmes à laquelle s’adapte déjà le service public en développant des programmes à diffusion 100 % numérique.

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                « Radio France ne peut pas être absente de la vidéo »



La réforme de la redevance avait été lancée pendant le mandat de François Hollande puis abandonnée. « Les usages ont changé, donc c’est un sujet qui va être rouvert et que nous allons étudier attentivement », avait déjà déclaré la ministre en octobre 2017.
Les acteurs de l’audiovisuel public sont eux-mêmes demandeurs d’une modernisation. L’ex-patron de Radio France, Mathieu Gallet, avait ainsi proposé qu’elle soit élargie à tous les foyers fiscaux, mais en réduisant légèrement son montant (139 euros actuellement).
Baisse des budgets
Les médias publics ont dû faire face à une baisse de leur budget. En 2018, les entreprises concernées (France Télévisions, Radio France, Arte, France Médias Monde, l’Institut national de l’audiovisuel – INA – et TV5 Monde) ont perçu 3,9 milliards d’euros, soit 36 millions de moins qu’en 2017 (– 0,9 %).
Si la baisse a été mesurée pour l’INA (– 0,5 million) et TV5 Monde (– 1 million), Radio France a vu sa dotation réduite de 16,3 millions d’euros, un montant conjuguant en fait une hausse des crédits de fonctionnement et une baisse de 25 millions d’euros de la subvention d’investissement.

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                Audiovisuel : le CSA veut obtenir davantage de pouvoir de régulation sur Internet



Quant à France Télévisions, son budget a été réduit de 29,8 millions d’euros, soit environ 1 %. C’est, aux yeux du gouvernement, l’entreprise qui, compte tenu de sa taille, dispose de la plus grande marge de manœuvre en matière de synergies et d’amélioration de la gestion.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ Sibyle Veil, PDG du groupe, œuvre à un projet commun à toutes les radios françaises sur le numérique.
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édition abonné


« Radio France ne peut pas être absente de la vidéo »

Sibyle Veil, PDG du groupe, œuvre à un projet commun à toutes les radios françaises sur le numérique.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 12h27
    |

            Alexandre Piquard et 
François Bougon








                        



                                


                            

Sibyle Veil a succédé à Mathieu Gallet à la présidence de Radio France, en avril. Elle prône la continuité mais aussi certains changements, dont une nouvelle organisation annoncée jeudi 13 septembre. Pour adapter Radio France au numérique, elle défend à la fois le son et l’acquisition d’un savoir-faire dans la vidéo. Pour la distribution, elle justifie la présence sur les réseaux sociaux mais recherche également une « indépendance » vis-à-vis des grandes plates-formes américaines : elle annonce un projet d’application bâti en collaboration avec toutes les radios françaises.
Votre première rentrée n’est-elle placée que sous le signe de la continuité ?
Notre groupe est leader grâce à nos audiences excellentes et au dynamisme de nos formations musicales. Cela nous permet d’envisager favorablement le nouveau cap de modernisation de l’entreprise. J’ai été nommée sur un programme de transformation de la radio et de ses métiers. J’ai ainsi annoncé jeudi aux représentants des salariés une nouvelle organisation qui, notamment, regroupe tous les services de production de Radio France au sein d’une seule direction du numérique et de la production du média global. Je lance ce chantier parce que j’ai la conviction que la radio est un média d’avenir : agile, en interaction avec le public et accessible en mobilité. Dans un monde où la commande vocale se généralise sur les appareils numériques, nous sommes les mieux placés.
Commentcette direction va-t-elle travailler ?
La modernisation engagée vise à permettre à toutes les chaînes de produire en tant que média global, à la fois du son, de la vidéo et du texte. L’objectif est de pouvoir décliner un seul programme sous différents formats, en l’adaptant à toutes les plates-formes et à tous les publics. C’est notre mission de service public. Les usages se transforment. Les podcasts, qui permettent de choisir le moment où l’on écoute son programme, ont constitué...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ Un plan, présenté jeudi, vise à développer le numérique et l’international, tout en mutualisant les rédactions locales. Il se traduira à terme par 56 suppressions d’emploi « sans licenciement sec », selon la direction.
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Appel à la grève à « Ouest-France » à l’annonce d’un projet de réorganisation

Un plan, présenté jeudi, vise à développer le numérique et l’international, tout en mutualisant les rédactions locales. Il se traduira à terme par 56 suppressions d’emploi « sans licenciement sec », selon la direction.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 21h42
   





                        


L’intersyndicale du groupe SIPa Ouest-France a appelé à la grève, jeudi 13 septembre, après la présentation aux salariés d’un projet de réorganisation qui se traduira à terme par 56 suppressions d’emploi, selon la direction. Ce projet vise à développer le numérique et l’international, tout en mutualisant les rédactions locales.
Présenté en comité d’entreprise et en comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), ce projet se traduira par une « mutualisation » de l’information produite localement par Les Journaux de Loire (Courrier de l’Ouest, Maine libre, Presse-Océan) et par les salariés du quotidien Ouest-France, leur actuel concurrent, dans les départements de Maine-et-Loire, de la Sarthe et de la Loire-Atlantique.
« Une partie des articles élaborés par Le Courrier de l’Ouest en Maine-et-Loire ou Le Maine libre en Sarthe serait reprise par Ouest-France », tandis que dans la Loire-Atlantique, « les contenus locaux et départementaux élaborés par Ouest-France deviendraient disponibles pour Presse Océan », précise le groupe dans un communiqué. Dans le Finistère, où Le Télégramme est historiquement implanté, le groupe prévoit de réduire « ses moyens rédactionnels en adaptant la pagination de ses éditions, tout en dynamisant son projet numérique ».
Priorité à l’international, à l’enquête et au numérique
Misant sur l’international, l’enquête et le numérique, le groupe prévoit notamment de créer un bureau à Bruxelles et de renforcer son bureau parisien. Il envisage aussi de « développer l’investigation » et de « généraliser à tous les titres la politique d’information en temps réel », dite « Web first » (« Internet en premier »). Le rédacteur en chef de Ouest-France, François-Xavier Lefranc, a précisé que ces réorganisations se traduiraient à terme par « 56 suppressions d’emploi, sans licenciement sec ».
L’intersyndicale du groupe (CGT, CFDT, SNJ, CFE-CGC) a aussitôt appelé les salariés à se mettre en grève, dénonçant un projet d’entreprise « dangereux » et appelant la direction à le « revoir ». « Ce plan, qui piétine les engagements historiques d’Ouest-France de maintenir le pluralisme et la qualité de l’information, ne s’accompagne d’aucun projet éditorial et commercial sérieux, susceptible de redresser la diffusion qui s’effondre », dénonce-t-elle dans un communiqué, s’inquiétant d’une accélération de la « fuite des lecteurs ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Le site américain a été racheté en décembre par le groupe de presse Ziff Davis, qui veut davantage l’orienter vers le divertissement.
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La version française de Mashable s’arrête à la suite d’un changement d’actionnaire

Le site américain a été racheté en décembre par le groupe de presse Ziff Davis, qui veut davantage l’orienter vers le divertissement.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 19h58
 • Mis à jour le
13.09.2018 à 06h25
   





                        


La version française de Mashable, site Internet consacré à l’actualité des technologies et des réseaux sociaux, s’est arrêtée mercredi 12 septembre à la suite de la fin du partenariat entre France 24 et le nouvel actionnaire américain du média en ligne, Ziff Davis.
« La chaîne française d’information internationale France 24 et le site américain Mashable, qui avaient lancé conjointement en mars 2016 Mashable avec France 24, une déclinaison originale du site en langue française, annoncent mettre fin à leur partenariat d’un commun accord », ont annoncé les deux groupes dans un communiqué.
Reclassements en interne
Cela fait suite au rachat en décembre du site américain Mashable par le groupe de presse Ziff Davis, qui veut davantage l’orienter vers le divertissement. « A compter de ce mercredi 12 septembre, la page d’accueil du site réorientera les internautes vers les sites de France 24 FR et de Mashable US », disent les deux entreprises.
Un porte-parole de France 24 a précisé que la chaîne proposerait des reclassements en interne aux quatre employés en CDI du site. Cette fermeture fait suite à celle de Buzzfeed France, arrêté cet été après quatre ans d’activité.

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                Avec la fermeture de BuzzFeed France, quel avenir pour les médias en ligne ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Ce texte, censé encadrer le copyright dans l’Union européenne, a été approuvé par les eurodéputés, qui en ont modifié certains contours.
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Article sélectionné dans La Matinale du 12/09/2018
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La directive de l’UE sur le droit d’auteur à l’heure du numérique est adoptée

Ce texte, censé encadrer le copyright dans l’Union européenne, a été approuvé par les eurodéputés, qui en ont modifié certains contours.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 13h15
 • Mis à jour le
13.09.2018 à 06h31
    |

            Damien Leloup et 
Martin Untersinger








                        



   


Après avoir initialement rejeté le texte, le Parlement européen a finalement adopté, mercredi 12 septembre, la directive qui doit adapter le droit d’auteur à l’heure du numérique.
Le texte — approuvé par 438 voix contre 226 — constitue une revanche pour les industries culturelles et des médias après le camouflet infligé au début de l’été. En adoptant l’essentiel des amendements présentés par le rapporteur du texte, l’eurodéputé allemand Axel Voss du Parti populaire européen (PPE), la copie rendue par le Parlement reste, en effet, très proche du texte qui avait été retoqué en juillet.

        Tout comprendre à cette directive :
         

          Que peut changer la directive européenne sur le droit d’auteur pour les internautes ?



L’article 13 modifié
Les parlementaires ont cependant légèrement atténué un des articles les plus discutés de la directive : l’article 13, consacré aux contenus culturels hébergés sur Internet. Il prévoyait notamment que faute d’un accord entre ayants droit et grandes plates-formes (Facebook, YouTube, Twitter…), ces dernières devraient mettre en place des mécanismes de filtrage automatique des contenus postés par les internautes, afin qu’ils ne contreviennent pas au droit d’auteur (ce que certaines des plus grandes plates-formes, dont YouTube, font déjà).
Le texte précise désormais que le « blocage automatique [de contenus] doit être évité » au maximum et introduit davantage de garanties pour éviter les risques de suppressions injustifiées de contenus. Les blocages automatiques figuraient parmi les principales objections des adversaires de la directive, qui soulignaient les risques de censure inhérents à ce type de mécanismes.
L’adoption de la directive a tout de même été fraîchement accueillie par l’EDiMA, le principal lobby des entreprises de la Silicon Valley. « Les députés ont décidé de soutenir le filtrage de l’Internet au profit des éditeurs de presse et du secteur de la musique malgré les protestations des citoyens. Nous espérons que les gouvernements de l’UE entendront les préoccupations de leurs citoyens lors de la prochaine étape des négociations », a déclaré, après le vote, Siada El Ramly, sa directrice générale.
Les amendements qui prévoyaient de renforcer largement la responsabilité des hébergeurs par rapport au droit actuel, notamment ceux déposés par l’eurodéputé français Jean-Marie Cavada, ont, quant à eux, tous été rejetés. Finalement, le texte de compromis adopté par le Parlement préconise davantage les « négociations de bonne foi » entre industries culturelles et plates-formes, plutôt que les contraintes.
Un article 11 pratiquement inchangé
L’article 11 de la directive, consacré au « droit voisin » des éditeurs de presse et l’un des points les plus contestés, n’a, lui, quasiment pas été modifié par les parlementaires. Il prévoit la création d’une forme spécifique de droit d’auteur, qui donnera le droit aux médias de réclamer le paiement de royalties, lorsque des plates-formes numériques diffusent ou agrègent des extraits d’articles accompagnés d’un lien.
Les adversaires de cet article soulignaient notamment que cette mesure, qui vise spécifiquement des services comme Google Actualités, avait déjà fait l’objet de tests très proches en Espagne et en Allemagne, sans résultats — en Espagne, Google s’est contenté de fermer son service actualité et n’a jamais versé d’argent aux éditeurs. Les députés ont, cependant, prévu une exception — floue — à ce nouveau droit voisin, lorsque les hyperliens sont accompagnés de « mots individuels ».
Des campagnes de lobbying intenses
Cette adoption est une victoire politique pour le rapporteur du texte, Axel Voss, après le rejet de la première mouture cet été. M. Voss, qui avait appelé avant l’examen du texte ses collègues à adopter cette version « acceptable pour tous », a salué dans ce nouveau vote un « excellent message envoyé aux industries créatives européennes », sous les applaudissements du Parlement. Avant d’être interpellé par un député qui a dénoncé, sous les sifflets, « un coup porté à la liberté d’expression sur Internet ».

   


La directive avait fait l’objet, ces derniers mois, d’une intense campagne de lobbying, de la part des industries culturelles et de presse (majoritairement pour le texte) comme des grandes entreprises du Web et des défenseurs des libertés numériques (en grande partie défavorables à la directive).

        Lire aussi :
         

                A Bruxelles, l’intense guerre des lobbys autour de la directive « copyright »



Dans les heures qui ont précédé le vote, les deux camps ont jeté leurs dernières forces dans la bataille. Le matin même, le président français Emmanuel Macron a enjoint l’Europe à être « à la hauteur de sa culture ». « Aujourd’hui se joue un combat fondamental pour le droit d’auteur : protéger la création et l’information, c’est assurer notre liberté et défendre notre modèle », avait-il tweeté. Le collectif Europe For Creators, favorable à la directive, est allé jusqu’à organiser un concert devant le Parlement européen, où ils ont joué l’hymne européen. Wyclef Jean — ex-Fugees — s’est, de son côté, rendu tout spécialement à Strasbourg pour faire valoir son opposition au texte.
Désormais, le Parlement européen devra négocier avec le Conseil (les Etats membres) et la Commission pour aboutir à une version finale. Des deux articles les plus polémiques, l’article 11 ne devrait pas poser de difficulté. En revanche, les Etats membres et le Parlement pourraient se trouver en désaccord sur l’éventuel filtrage imposé par l’article 13 sur les plates-formes numériques.

Notre sélection d’articles et points de vue sur la directive sur les droits d’auteurs
Retrouvez nos principaux contenus sur le sujet :
Qu’est-ce que la directive sur le droit d’auteur ?Que peut changer la directive européenne sur le droit d’auteur pour les internautes ?Il s’agissait d’un vote important pour l’avenir de la presse et celui de la création artistique, estimait l’éditorial du « Monde » : Google, Facebook : menaces sur l’informationDes personnalités ont appellé les députés européens à voter en faveur de la directive : plusieurs ministres européens, dont Monika Grütters (Allemagne) et Françoise Nyssen (France), le PDG de l’agence de presse AFP Fabrice Fries, le directeur général de la Sacem, Jean-Noël Tronc, une quarantaine de députés LRM, LR, Modem et Constructifs...D’autres s’y sont opposés comme le producteur de musique Pascal Nègre, et le chercheur Félix Tréguer, qui dénonce une « censure ». 





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Pour les plates-formes numériques, le régulateur de l’audiovisuel propose de nouvelles règles plus souples que pour les acteurs traditionnels.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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Audiovisuel : le CSA veut obtenir davantage de pouvoir de régulation sur Internet

Pour les plates-formes numériques, le régulateur de l’audiovisuel propose de nouvelles règles plus souples que pour les acteurs traditionnels.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 11h55
    |

            Alexandre Piquard








                        



                                


                            
« Refonder la régulation audiovisuelle est une nécessité », selon le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui a présenté mardi 11 septembre 20 propositions pour changer le cadre général fixé par la loi de 1986. Leur philosophie ? Le combat contre « l’asymétrie de régulation » qui « se creuse entre, d’une part, les acteurs traditionnels de l’audiovisuel, quels que soient leurs efforts d’adaptation à l’environnement d’Internet, et d’autre part, les nouveaux acteurs, qui demeurent affranchis d’obligations pourtant incontestablement justifiées », a expliqué le président Olivier Schrameck.

C’est une « démarche particulière » pour une autorité administrative indépendante de suggérer des pistes de réformes aussi précises, a admis M. Schrameck. Mais le CSA cherche à saisir une « opportunité » politique. En effet, Emmanuel Macron, par la voix de sa ministre de la culture, Françoise Nyssen, a annoncé une grande loi audiovisuelle pour 2019. Ce texte devra notamment transposer en droit français la nouvelle directive européenne sur les services de médias audiovisuels (SMA), en cours de finalisation.
La première ambition du CSA est d’intégrer les grandes plates-formes numériques : non seulement les plates-formes de vidéo à la demande par abonnement comme Netflix ou Amazon Prime, déjà visées par la directive SMA, mais aussi les grands réseaux de partage comme YouTube ou Facebook. Et également « les plates-formes de streaming audio », comme Spotify ou Deezer.
Une extension de pouvoirs très sensible politiquement
Conscient du caractère politiquement très sensible de toute volonté d’extension des pouvoirs du CSA sur le Web, M. Schrameck a précisé qu’il fallait bien sûr « se garder de la tentation déraisonnable et liberticide d’une régulation globale d’Internet ».
Plutôt qu’une autorégulation, le CSA souhaite la « corégulation », dans laquelle il surveille l’application par un service...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Le militant et entrepreneur américain, théoricien du concept de « bulles de filtres », travaille pour Reporters sans frontières sur l’information et la démocratie. Il explique au « Monde » les enjeux qu’il souhaite y aborder.
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Eli Pariser : « Il est vital de résoudre les problèmes de l’information en ligne »

Le militant et entrepreneur américain, théoricien du concept de « bulles de filtres », travaille pour Reporters sans frontières sur l’information et la démocratie. Il explique au « Monde » les enjeux qu’il souhaite y aborder.





LE MONDE
 |    12.09.2018 à 09h53
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 10h07
    |

            Damien Leloup (Propos recueillis par)





Eli Pariser est le directeur général du média en ligne Upworthy, et président du conseil de l’association progressiste MoveOn. Ce militant et entrepreneur américain est aussi le théoricien du concept de « bulles de filtres », détaillé dans un livre publié en 2011, selon lequel les réseaux sociaux nous enferment dans des « bulles » de pensée en nous présentant en permanence des idées avec lesquelles nous sommes déjà d’accord.
A l’occasion de son passage à Paris, dans le cadre du lancement par Reporters sans frontières (RSF) d’une commission – dont il est membre – pour définir un pacte international pour l’information et la démocratie, Eli Pariser explique au Monde les enjeux qu’il souhaite y aborder : le rôle des réseaux sociaux dans la diffusion de l’information.
Pourquoi avez-vous rejoint ce projet lancé par RSF ?
Eli Pariser : Parce que c’est important. Cela fait un moment que je réfléchis à la question fondamentale : comment pouvons-nous réparer les grands principes qui sous-tendent l’information ? Ce pacte est une excellente opportunité de le faire. Il y a beaucoup de concepts et de mots que l’on utilise couramment, et qui ont des sens très différents en fonction de qui les utilise.
Vous faites allusion à l’expression « fake news », souvent galvaudée ?
Oui, il y a cette expression. Mais aussi des questions beaucoup plus fondamentales, comme ce que veut dire « être bien informé ». Il y a des formats, des manières de s’exprimer, qui aident ou, au contraire, gênent la construction d’une sphère de débat public. Par exemple, je pense qu’il faut porter une grande attention à ce que fait Facebook. Que ça soit bien ou mal, ils sont confrontés à beaucoup de questions importantes : comment définit-on le fait d’être informé ? Comment définit-on la confiance ? La pertinence ? Les réponses de Facebook définissent la manière dont s’informent des milliards de personnes.
Aux Etats-Unis, Facebook cherche à savoir ce que vous savez déjà, et quels types de contenus amélioreront vos connaissances. Cela part d’une bonne intention. Mais je ne pense pas que la connaissance des faits suffise pour être bien informé. La recherche l’a démontré. Cela ne veut pas dire que les faits ne sont pas importants, mais qu’il y a d’autres facteurs tout aussi importants pour la bonne information de citoyens actifs et réfléchis.
Vous écriviez en 2011 que nous étions « sur le point de développer l’équivalent psychologique de l’obésité » dans notre rapport à l’information en ligne. Sommes-nous devenus « infobèses » ?
Ce qui est fascinant, pour filer la métaphore, c’est que, pendant très longtemps, les restaurants de fast-food se sont développés à une vitesse incroyable. Mais à un moment, les consommateurs ont compris que manger des hamburgers tous les jours créait des problèmes de santé, et ils ont cherché d’autres options. Nous voyons aujourd’hui toute une gamme de fast-foods qui proposent de la nourriture plus saine, ou issue de l’agriculture raisonnée.
En termes d’information, nous avons atteint ce point de bascule. Il y a aujourd’hui suffisamment de personnes qui s’interrogent sur leur propre utilisation des réseaux sociaux pour inciter à l’invention d’alternatives.
L’élection présidentielle américaine de 2016 a-t-elle eu un rôle dans ce processus ?
Ce n’est pas l’unique raison. Un exemple personnel : j’ai deux enfants, nés en 2014 et 2017. Entre les deux naissances, ma relation avec mon smartphone a changé. Cette technologie trouve des manières très subtiles de nous attirer, et je pense que je ne suis pas le seul à m’être demandé récemment pourquoi je regardais Twitter alors que j’avais un bébé avec moi ! Ces deux phénomènes se sont combinés : l’élection de Trump a été un électrochoc pour beaucoup, mais il y a aussi eu le sentiment grandissant que nous n’utilisions pas notre temps de la meilleure manière.
C’est aussi une tendance dans les rédactions, avec une part grandissante de journalistes qui abandonnent ou limitent leur usage des réseaux sociaux, principalement Twitter. Est-ce un indicateur d’une tendance générale ?
Je ne pense pas que cela soit vrai. Le comportement des journalistes et des personnes qui sont plongées dans le bain de l’actualité est extrêmement différent de celui des personnes qui en sont les plus éloignées. Twitter est par bien des aspects un phénomène des élites surdiplômées.
Mais les réseaux sociaux restent encore un outil important pour s’informer. Si Facebook cessait subitement de diffuser des informations, cela ne serait pas une bonne chose. Cela couperait complètement une partie de la population de l’information, des personnes qui ne sont pas habituellement en recherche d’actualités.
Les patrons de presse eux aussi sont de plus en plus méfiants vis-à-vis des réseaux sociaux…
Il y a eu une forme de surcorrection. Au début, les patrons de presse n’y prêtaient aucune attention, puis soudainement ils s’y sont beaucoup intéressés. Mais je suis aussi très méfiant vis-à-vis des idées « à la mode » dans les rédactions. Par exemple, en ce moment, il y a tout cet enthousiasme pour les modèles sur abonnement. Il est parfaitement compréhensible : par bien des aspects, il vaut mieux dépendre de vos lecteurs que d’annonceurs ou de réseaux sociaux. Mais ce n’est pas une solution parfaite, du point de vue du rôle démocratique des médias. Les lecteurs qui sont prêts à payer ne sont qu’une toute petite partie de la population. Tous les modèles économiques ont leurs biais.
Facebook, qui a longtemps affirmé que les « bulles de filtres » n’étaient pas une réalité tangible, réfléchit désormais à la manière de présenter plusieurs points de vue sur un même sujet.
Aujourd’hui, depuis Mark Zuckerberg jusqu’aux employés du bas de l’échelle, tout Facebook se pose sérieusement la question de savoir quelles sont les dynamiques sociales à l’œuvre sur sa plate-forme, et quelle y est la sociologie de l’information.

   


Dans le détail, le simple fait de présenter une variété de points de vue peut avoir des conséquences négatives. Nous en avons tous fait l’expérience : si vous lisez un média qui est à l’opposé complet de vos convictions, tout ce que vous en retirez est une déduction que le camp d’en face est composé d’abrutis. Les médias très partisans, comme Fox News aux Etats-Unis, prennent depuis longtemps une apparence d’équité tout en présentant des opinions qui renforcent vos idées préconçues : ils présentent une version caricaturale de la position adverse, avant de la démonter. C’est très divertissant, mais cela n’incite aucunement à la réflexion.
Nous n’en sommes qu’au début de notre compréhension de ces phénomènes. Je pense qu’on peut mettre les gens dans un environnement qui favorise une réelle conversation. Savoir comment on crée ces espaces est l’une des grandes questions pour l’avenir. Restera à savoir si un modèle économique qui repose sur la publicité, et donc une forme de manipulation, est compatible avec ces aspirations.
Que pensez-vous de la solution évoquée par Jack Dorsey, le PDG de Twitter, qui a parlé d’un projet pour afficher des messages de personnes que vous ne suivez pas, et avec qui vous n’êtes pas d’accord ?
Cela peut être bon ou mauvais, tout dépend de la manière dont c’est mis en place. Si vous m’affichez une liste d’articles provenant de sources que vous ne lisez jamais, mais partagées par des personnes à qui vous faites confiance, c’est un service extrêmement utile. Si vous vous contentez de m’agresser avec des messages que je trouve révoltants, j’ai plus de doutes sur la démarche.
L’autre discours que l’on entend beaucoup dans la bouche des créateurs de réseaux sociaux, c’est « faites-nous confiance »…
Peut-on leur faire confiance ? La réponse courte est non. Pas parce qu’ils ne sont pas sincères ou volontaristes, mais parce que c’est presque impossible de construire une structure sociale qui marche pour des milliards d’utilisateurs dans tous les pays du monde. Ce n’est pas une tâche qu’une poignée de personnes est capable d’accomplir. Il n’y a pas « un algorithme pour les diriger tous » qui fonctionne pour 192 pays, sans écraser tout ce qui fait la richesse et l’individualité des pays.
La polarisation de la société n’est, cependant, pas uniquement causée par les réseaux sociaux.
Non. Il y a un réseau d’interactions très complexes entre les citoyens, les médias et les plates-formes, qui n’est pas le même aux Etats-Unis qu’en Europe, où il y a beaucoup de bons médias publics et des dynamiques politiques différentes. Aux Etats-Unis, la polarisation est aussi géographique, et c’est le cas depuis cinquante ans.
Par ailleurs, les médias sont tout à fait capables de polariser le débat sans l’aide des réseaux sociaux. Lorsque vous passez beaucoup de temps sur Internet, il est facile de croire que tout l’écosystème politique et médiatique est dominé par ce qui se passe en ligne. Mais nous n’en sommes pas là. La plupart des gens s’informent à la télévision. C’est un média en déclin, mais qui est toujours extrêmement puissant. Il faudra encore dix ans environ avant que ce qui se passe en ligne soit vraiment le moteur de la politique et des médias.
Il y a beaucoup de gens qui pensent que Trump a utilisé les réseaux sociaux pour influencer le vote des citoyens, et que c’est comme ça qu’il a gagné. Je n’y crois pas du tout. Trump et l’extrême droite se sont servis des réseaux sociaux pour peser, de manière très forte, sur les sujets abordés par les grands médias, ce qui a eu une influence sur le vote. Ce qui devrait concentrer notre attention, c’est ce double jeu qui permet à des théories conspirationnistes de passer dans l’espace public médiatique.
Vous semblez, malgré tout, optimiste sur l’avenir de l’information en ligne ?
Comme le disait Gramsci, j’ai le pessimisme de la raison et l’optimisme de la volonté. Je ne sais pas comment nous allons résoudre tous ces problèmes, mais je sais qu’il est vital d’essayer. Nous parlons de phénomènes qui sont encore très jeunes – tant de choses ont changé en dix ans. Je ne pense pas que les plates-formes peuvent tout résoudre seules. Mais on voit de plus en plus de chercheurs, d’ingénieurs et de journalistes qui y travaillent ensemble.




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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ Editorial. Mercredi, les députés européens doivent se prononcer sur une directive visant à moderniser le copyright. Véritable enjeu pour les éditeurs de presse, l’industrie musicale et la production audiovisuelle.
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Google, Facebook : menaces sur l’information

Editorial. Mercredi, les députés européens doivent se prononcer sur une directive visant à moderniser le copyright. Véritable enjeu pour les éditeurs de presse, l’industrie musicale et la production audiovisuelle.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 13h16
   





                        


Editorial du « Monde ». Le Parlement européen va procéder, mercredi 12 septembre, à un vote important pour l’avenir de la presse et celui de la création artistique. Les élus sont invités à se prononcer sur une directive visant à moderniser le copyright, les règles européennes existantes ayant été établies avant que l’Internet ne devienne un vecteur majeur de diffusion des contenus protégés par des droits d’auteur.
La Commission européenne, à l’origine de ce texte, part d’une intention louable : rendre plus aisé l’accès en ligne des contenus, notamment aux chercheurs, en dépoussiérant un système du copyright excessivement complexe. En parallèle, il s’agit de redonner du pouvoir de négociation aux ayants droit (éditeurs de presse ou de musique, production audiovisuelle) vis-à-vis de la domination des géants du Web, qui utilisent ces contenus à vil prix.
Deux articles concentrent les débats autour de ce nécessaire rééquilibrage. L’article 11 propose de conférer aux éditeurs de presse un « droit voisin », c’est-à-dire proche de celui des droits d’auteur, qui leur permettrait de réclamer une rétribution aux plates-formes diffusant des liens hypertextes vers leurs contenus.
L’article 13 recommande que les plates-formes diffusant des contenus téléchargés par les internautes « prennent des mesures (…) appropriées et proportionnées » pour faire respecter leurs accords avec les titulaires de droits, dès lors que les contenus téléchargés reproduisent des œuvres protégées par le copyright.
Un défi démocratique majeur
Depuis, le débat s’intensifie entre les géants du Web et les tenants d’un Internet « libre » d’un côté, les éditeurs et les ayants droit de l’autre. Les premiers, criant à la censure et dénonçant une future « taxe » sur les liens hypertextes, ont fait basculer le vote des eurodéputés contre le texte début juillet. Faux, protestent les seconds : les éditeurs n’ont pas l’intention de faire payer systématiquement les liens vers leurs contenus. Quant au filtrage des contenus, il existe déjà, et personne ne crie à la censure.
Certes, le texte est loin d’être parfait. Dans la version une première fois amendée par le Parlement européen, l’article 13, trop vague, risquait d’imposer une charge administrative trop lourde sur les petits sites de téléchargement, voire de faire porter la responsabilité du non-respect du copyright sur les internautes. La version renégociée ces derniers jours à Strasbourg devrait tenir compte de ces inquiétudes.

        Lire aussi :
         

                Ce que propose concrètement la directive européenne « copyright »



L’article 11 ne résoudra pas non plus à lui seul toutes les difficultés de la presse. Des mesures assez semblables, mises en place en Espagne et en Allemagne, se sont soldées par des échecs. Le changement d’échelle du dispositif, à la taille de l’UE, garantirait-il son succès ? C’est loin d’être gagné, face à des mastodontes peu concernés par la défense de la qualité de l’information.
L’adoption de cette directive, après le long débat qu’elle a suscité, n’en constituerait pas moins un signal supplémentaire dans une prise de conscience qui ne cesse de grandir. Ce qui menace l’information, ce n’est pas tant l’exploitation des liens par les moteurs de recherche et les réseaux sociaux, c’est le fait que Google et Facebook absorbent chaque année plus de 100 % de la croissance de la publicité. Leur duopole a asséché ces ressources en cassant les prix et en collectant des données personnelles à une échelle jamais imaginée. Ce déséquilibre flagrant soulève un défi démocratique majeur. C’est cette situation de domination sans partage qu’il faut désormais remettre en cause.

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                A Bruxelles, l’intense guerre des lobbys autour de la directive « copyright »




Notre sélection d’articles et points de vue sur la directive sur les droits d’auteurs
Retrouvez nos principaux contenus sur le sujet :
Qu’est-ce que la directive sur le droit d’auteur ?Que peut changer la directive européenne sur le droit d’auteur pour les internautes ?Il s’agissait d’un vote important pour l’avenir de la presse et celui de la création artistique, estimait l’éditorial du « Monde » : Google, Facebook : menaces sur l’informationDes personnalités ont appellé les députés européens à voter en faveur de la directive : plusieurs ministres européens, dont Monika Grütters (Allemagne) et Françoise Nyssen (France), le PDG de l’agence de presse AFP Fabrice Fries, le directeur général de la Sacem, Jean-Noël Tronc, une quarantaine de députés LRM, LR, Modem et Constructifs...D’autres s’y sont opposés comme le producteur de musique Pascal Nègre, et le chercheur Félix Tréguer, qui dénonce une « censure ». 





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ Fabrice Fries assume son lobbying en faveur du texte européen sur le droit d’auteur.
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Directive sur le droit d’auteur : « Les GAFA doivent accepter un partage de la valeur », selon le patron de l’AFP

Fabrice Fries assume son lobbying en faveur du texte européen sur le droit d’auteur.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 18h29
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

L’Agence-France-Presse s’est fortement engagée pour l’adoption de la directive européenne sur le droit d’auteur, qui instaure un filtrage des contenus en ligne et un « droit voisin » susceptible de permettre aux éditeurs de presse de négocier des revenus avec les plateformes numériques des « GAFA » (Google, Amazon, Facebook ou Apple). Fabrice Fries, nouveau PDG depuis avril et ancien président de Publicis Consultants, peut se féliciter de l’adoption du texte par le Parlement européen, mercredi 12 septembre.

Les députés européens qui ont rejeté en juillet la directive sur le droit d’auteur sont-ils dans l’erreur ?
Oui. Je ne comprends pas qu’on doive lutter pour ce qui devrait tomber sous le sens : la fin de la reprise de nos contenus sans compensation par des plateformes numériques qui récupèrent au passage la quasi-intégralité des revenus publicitaires associés à une production dont elles ne sont en rien à l’origine. Que cette question suscite de telles crispations me laisse pantois. Refuser de nouveau le texte serait un mauvais coup pour l’image du Parlement européen.
Quels revenus espérez-vous tirer d’un tel droit voisin ?
Je n’en ai aucune idée. Nous n’en sommes pas à nous partager un éventuel gâteau. D’ailleurs, il ne représentera peut-être que des miettes, si certains amendements soumis au vote en restreignent le champ d’application. C’est d’abord une question de principe. L’enjeu est de redonner de la valeur à l’information dans l’environnement numérique. L’information honnête et vérifiée devient un produit de luxe. Comme l’industrie du luxe, nous devons lutter contre la contrefaçon, en l’espèce incarnée par les GAFA.
De quels contenus parlez-vous : de dépêches AFP copiées-collées intégralement sur Facebook ? De simples reprises de lien vers un article, avec titre et chapeau ?
Il s’agit des contenus d’éditeurs et d’agences indexés sur les moteurs de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ L’ONG souhaite convaincre les démocraties de s’engager fermement dans ce projet, à l’heure où la liberté d’informer est confrontée à de multiples menaces.
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Reporters sans frontières lance le projet d’un « pacte international pour l’information et la démocratie »

L’ONG souhaite convaincre les démocraties de s’engager fermement dans ce projet, à l’heure où la liberté d’informer est confrontée à de multiples menaces.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 09h00
    |

            Damien Leloup








                        


Des Prix Nobel (Joseph Stiglitz, Mario Vargas Llosa) ; des journalistes de renom (la Prix Pulitzer Ann Marie Lipinski) : l’organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF) réunit mardi 11 septembre à Paris une commission de vingt-cinq personnalités de renom qu’elle a chargées de travailler à la rédaction d’une future « déclaration sur l’information et la démocratie ».
Soixante-dix ans après la Déclaration universelle des droits de l’homme, RSF a confié à ce comité hors norme la mission d’élaborer un texte « qui aura pour objet d’énoncer des principes, de définir des objectifs et de proposer des modalités de gouvernance » afin de « mobiliser tous ceux qui sont attachés à préserver un espace public libre et pluraliste, condition de la démocratie ».
La future déclaration vise à fédérer l’engagement non seulement d’Etats mais aussi d’entreprises privées. « Il y a urgence » pour Christophe Deloire, secrétaire général de RSF et coprésident, avec la Prix Nobel de la paix Shirin Ebadi, de la commission qui rédigera le texte.
« Les garanties démocratiques sur l’information sont en péril ; les frontières ont été balayées, qu’il s’agisse des garanties posées par les lois nationales, des séparations entre les contenus publicitaires et éditoriaux ou par la concurrence déloyale, comme celle des régimes despotiques qui exportent des informations fausses tout en contrôlant l’information qui parvient à leurs citoyens. La crise est systémique. »
Les plates-formes numériques sont concernées
RSF espère pouvoir reposer les principes fondamentaux du droit à l’information, et obtenir des engagements fermes de gouvernements d’Etats démocratiques pour faire également pression sur des régimes moins libéraux. Si l’initiative est lancée par RSF, la commission sera indépendante de l’organisation.
Le texte final devrait être prêt d’ici à novembre, avant la réunion à Paris de près d’une centaine de chefs d’Etat pour les cérémonies du centième anniversaire de l’armistice qui mit fin à la première guerre mondiale. RSF a déjà noué des contacts avec sept chefs d’Etat, « sur tous les continents », pour leur demander de soutenir la démarche et de signer le futur « pacte international pour l’information et la démocratie ».
Le document final cherchera aussi à obtenir l’adhésion au « pacte » de grandes entreprises du numérique, qui comptent aujourd’hui parmi les plus importants diffuseurs d’informations. Les Etats ont un rôle à jouer, mais les géants de l’Internet aussi, estime Christophe Deloire.
« Les plates-formes numériques sont des éléments structurants de l’espace public ; ce sont elles qui créent les espaces de discussion et de choix. Ce qui ne veut pas dire qu’elles sont néfastes ; simplement, en tant que consommateurs, nous avons accepté beaucoup de choses auxquelles nous n’avons pas suffisamment réfléchi en tant que citoyens. »
La commission, qui commence ses travaux mardi 11 septembre, comptera plusieurs spécialistes du numérique, dont le président du CNRS, Antoine Petit, la militante des droits des internautes Nighat Dad ou encore le théoricien du concept de « bulle de filtre » sur les réseaux sociaux, Eli Pariser.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ Une centaine de personnalités – scientifiques, artistes, militants, même l’Eglise catholique – réclament l’interdiction immédiate de tous les pesticides de synthèse.
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« Nous voulons des coquelicots » : l’appel contre les pesticides lancé dans « Charlie Hebdo »

Une centaine de personnalités – scientifiques, artistes, militants, même l’Eglise catholique – réclament l’interdiction immédiate de tous les pesticides de synthèse.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 03h16
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 14h28
    |

            Stéphane Foucart








                        



   


C’est peut-être la première fois qu’un prélat de l’Eglise catholique s’associe à un texte publié par Charlie Hebdo. L’hebdomadaire satirique devait rendre public, mercredi 12 septembre, un appel demandant l’interdiction immédiate de tous les pesticides de synthèse, soutenu par diverses personnalités, dont Marc Stenger… l’évêque de Troyes. Intitulé « Nous voulons des coquelicots » et lancé par le chroniqueur Fabrice Nicolino, rescapé de l’attentat du 7 janvier 2015, l’appel se veut non partisan et entend initier « un grand mouvement en faveur de la vie », selon M. Nicolino. « Ce n’est ni l’appel de Charlie ni le mien, dit-il. C’est un appel lancé par des humains à d’autres humains. »
A l’heure actuelle, poursuit le chroniqueur, « le texte est signé par cent personnes qui ne sont pas particulièrement connues ou médiatiques, mais qui sont le reflet de la société française ». Le texte est néanmoins, d’ores et déjà, endossé par des associations, des personnalités scientifiques ou du monde médical, ou encore issues de l’univers du spectacle. M. Nicolino cite notamment Greenpeace, la Fondation GoodPlanet de Yann Arthus-Bertrand, la fédération d’associations France Nature Environnement, l’animateur Laurent Baffie, la chanteuse Emily Loizeau, le docteur Pierre-Michel Périnaud, président de l’association Alerte des médecins sur les pesticides (ALMP), forte de 1 200 membres, Didier Robiliard, le président de l’association France-Parkinson, ou encore le sénateur Joël Labbé (EELV).
« Nous ne reconnaissons plus notre pays »
« Il y a des gens de gauche, mais aussi des personnalités proches de la droite catholique, résume M. Nicolino. Ce n’est pas un nouvel appel à destination de la galaxie écolo. Il doit pouvoir être signé par toute personne qui ne veut pas vivre dans un monde où les gens sont de plus en plus malades, dans un monde sans oiseaux, sans insectes, sans coquelicots… » Le texte en lui-même est très bref. « Nous ne reconnaissons plus notre pays ; la nature y est défigurée, y lit-on. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans, la moitié des papillons en vingt ans ; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards. Les grenouilles et les sauterelles sont comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde ! »

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                Les deux tiers des résidus de pesticides dans l’alimentation sont des perturbateurs endocriniens potentiels



Le caractère radical de l’exigence portée par l’appel – l’interdiction des centaines de produits phytosanitaires issus de la chimie de synthèse – n’a pas dissuadé le docteur Pierre-Michel Périnaud d’y apposer sa signature. « Il y a quelques années, je n’aurais pas adhéré à une telle demande, et j’aurais opposé une méthode plus pragmatique consistant à examiner les produits un par un, confie-t-il. Mais ce que l’on constate à mesure que les connaissances avancent, c’est que ce système d’évaluation, promu et imposé par l’industrie, et qui raisonne substance active par substance active, ne permet pas d’évaluer les risques réels. Il faudrait un demi-siècle pour réformer ce système, qui ne contrôle plus rien. Poser d’emblée la sortie des pesticides de synthèse permet de se placer dans un autre cadre d’action. »
Une action au long cours
Les premiers signataires entendent faire vivre l’appel pendant plusieurs mois et se fixent comme objectif de rassembler cinq millions de signatures en deux ans, par le truchement d’un site Internet en préparation. Une petite cocarde en tissu, en forme de coquelicot, est aussi en cours de fabrication. Fabrice Nicolino espère qu’elle deviendra rapidement à la défense de l’environnement ce que la petite main jaune arborant le « Touche pas à mon pote » de SOS-Racisme a été à l’antiracisme. D’autres initiatives sont en cours. Emily Loizeau confie travailler à l’écriture d’une chanson qui, « si le résultat est à la hauteur de la cause », dit-elle, accompagnera le mouvement. Un bref ouvrage en forme de plaidoyer, coécrit par Fabrice Nicolino et le militant anti-pesticides François Veillerette, paraît également ces jours-ci (Nous voulons des coquelicots, LLL, 126 p., 8 €).
Outre la publication de l’appel, Charlie Hebdo consacrera l’ensemble de son édition du 12 septembre aux pesticides et publiera les résultats de l’analyse de mèches de cheveux prélevées dans la rédaction, dans lesquelles des traces de « phytos » ont été recherchées. « Tout le monde en est farci », prévient Fabrice Nicolino.

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                Mort de Fabian Tomasi, militant anti-pesticides dont le corps était devenu une arme






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ Le fonds activiste américain a répondu, lundi 10 septembre, aux critiques du groupe de Vincent Bolloré qui dénonçait une « gestion désastreuse » de l’opérateur italien
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
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Telecom Italia : les deux actionnaires Vivendi et Elliott s’écharpent

Le fonds activiste américain a répondu, lundi 10 septembre, aux critiques du groupe de Vincent Bolloré qui dénonçait une « gestion désastreuse » de l’opérateur italien



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 18h11
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 11h43
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            
Quatre mois après leur union forcée, les noms d’oiseau continuent de fuser entre le fonds américain Elliott et Vivendi, qui siègent au conseil d’administration de Telecom Italia. Le groupe de Vincent Bolloré a publié, le 5 septembre, un communiqué au vitriol dénonçant la « gestion désastreuse de Telecom Italia » par le fonds américain.
Lundi 10 septembre, Elliott est sorti du bois. « Comment Vivendi peut-il se dédouaner de ses responsabilités alors qu’il a été aussi longtemps aux affaires ? », s’interroge l’américain, qui rappelle à Vivendi que c’est le groupe français lui-même qui a nommé l’actuel directeur général, l’Israëlo-Brésilien, Amos Genish.
Enfin, le fonds rappelle qu’il n’a jamais promis un doublement du cours de Bourse, comme l’affirme Vivendi, mais une augmentation du titre, à condition que ses recommandations soient adoptées. Ce qui n’a pour le moment pas été fait par le conseil. « Nous sommes en train d’exécuter un plan conçu et approuvé par Vivendi », a affirmé, vendredi 7 septembre, le président de Telecom Italia, choisi par Elliott, Fulvio Conti.
Perte de 38 % en Bourse
Le 4 mai, Vivendi, premier actionnaire de Telecom Italia avec 24 % du capital, a perdu la majorité au conseil d’administration au profit d’Elliott. Le groupe français n’exclurait pas de convoquer une nouvelle assemblée générale afin de bouter hors du groupe cet encombrant actionnaire. A ce stade, aucune décision ne semble prise.
Depuis l’arrivée d’Elliott, le titre Telecom Italia a perdu 38 % en Bourse. Plus qu’une mauvaise gestion, cette dégringolade est d’abord à mettre sur le compte de l’arrivée d’Iliad (dont Xavier Niel, le fondateur, est actionnaire du Monde) sur le marché italien, le 29 mai. En quelques mois, la marque française a conquis 2 millions de clients grâce à des prix cassés sur le mobile. « Jusque-là, Telecom Italia s’est montré assez résilient par rapport à Vodafone et Wind Tre. Mais Iliad a détérioré...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ L’Américain, personnalité de l’extrême droite américaine, avait déjà été banni de plusieurs grandes plates-formes comme YouTube, Twitter et Facebook.
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Apple bannit Infowars Original, l’application du complotiste Alex Jones

L’Américain, personnalité de l’extrême droite américaine, avait déjà été banni de plusieurs grandes plates-formes comme YouTube, Twitter et Facebook.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 12h06
   





                        



   


Au lendemain de la suspension de ses comptes Twitter et Periscope, l’animateur américain d’extrême droite Alex Jones a vu Apple bannir de manière permanente son application Infowars Original de l’App store, vendredi 7 septembre. Si Infowars Original reste disponible aux personnes l’ayant déjà téléchargée, elle n’est aujourd’hui plus trouvable dans le portail d’applications officiellement accessibles sur iPhone et iPad.
Interrogée par le New York Times, une porte-parole d’Apple a fait savoir que cette suspension avait été décidée en raison des règles générales concernant les applications Apple, qui ne doivent pas proposer de contenu « offensant, insensible, dérangeant, destiné à dégoûter ou d’un goût exceptionnellement mauvais ». La porte-parole n’a pas précisé quels contenus étaient précisément concernés sur l’application Infowars Original.
Le 9 août, cette dernière s’était hissée à la troisième place du classement iTunes des applications d’actualité, notait le Washington Post. Un intérêt qui avait pu s’expliquer par la fermeture de divers comptes populaires d’Alex Jones sur YouTube et Facebook, ainsi que par la suppression de ses podcasts iTunes par Apple.
Le bannissement d’Infowars Original de l’App Store est le dernier coup porté par les grandes plates-formes du Web contre Alex Jones, qui s’est fait connaître par ses diatribes complotistes et son soutien sans réserve à Donald Trump, qu’il poste régulièrement dans son média alternatif. L’application Infowars Original reste, cependant, accessible sur Google Play, le portail d’applications disponibles pour les appareils Android.

        Lire aussi :
         

                Alex Jones, figure de proue du conspirationnisme américain






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ En partenariat avec la région, la chaîne lance un canal 100 % régional sur les box et le Net.
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En Nouvelle Aquitaine, le pari de France 3

En partenariat avec la région, la chaîne lance un canal 100 % régional sur les box et le Net.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 11h45
    |

            François Bougon (Bordeaux, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Comment inventer une télévision de service public 100 % régionale, au moment où le gouvernement exige de France 3 trois fois plus de programmes locaux et « en même temps » des réductions budgétaires ? L’une des premières réponses s’appelle NoA : comme Nouvelle-Aquitaine, où cette télé, soutenue par le conseil régional, est lancée, mardi 11 septembre, à destination des six millions d’habitants de cette collectivité née en 2016 de la fusion de l’Aquitaine, du Limousin et du Poitou-Charentes.
C’est un serpent de mer de l’audiovisuel français : doter les régions de chaînes dites « de plein exercice ». La dernière tentative avait eu lieu au début des années 2000 avec le projet de transformer France 3 en un réseau de huit chaînes régionales sur la TNT. Seul a émergé un canal en Corse. NoA, c’est donc une première sur le territoire métropolitain. Mais, faute de disposer d’un budget mirobolant, elle sera proposée sur les box des opérateurs et sur le site de France 3 Nouvelle-Aquitaine.
Tout commence au printemps 2017 avec le lancement d’un appel d’offres de la région pour un service public audiovisuel destiné à bâtir l’identité de cette jeune collectivité, que France 3 Nouvelle-Aquitaine a remporté. Un contrat d’objectifs et de moyens (COM), pour la période 2018-2020, est signé en avril, accordant plus d’un million d’euros pour des coproductions avec des sociétés régionales. Pas question cependant, affirme-t-on, d’être une chaîne de promotion du conseil régional. « Ce n’est pas la chaîne Rousset », se défend son président, le socialiste Alain Rousset. Ainsi, l’information, qui sera, bien sûr, présente sur NoA, n’est pas concernée par le COM.
Accord d’expérimentation
Pour France 3, c’est aussi l’opportunité d’essayer de nouveaux modes d’organisation et de production. « Si on veut faire NoA, il faut qu’on change les pratiques professionnelles, les outils », explique Laurence Mayerfeld, directrice de France 3 Nouvelle-Aquitaine....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ L’entreprise a annoncé dimanche soir le départ de Leslie Moonves, accusé par six nouvelles femmes d’agressions sexuelles dans les colonnes du « New Yorker ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 09/09/2018
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Accusé d’abus sexuels, le PDG de CBS, la première chaîne américaine, quitte son poste

L’entreprise a annoncé dimanche soir le départ de Leslie Moonves, accusé par six nouvelles femmes d’agressions sexuelles dans les colonnes du « New Yorker ».



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 03h15
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 09h38
   





                        



   


La chaîne CBS, première chaîne de télévision américaine, a annoncé dimanche 9 septembre au soir le départ de son PDG, Leslie Moonves, « avec effet immédiat », après de nouvelles accusations d’abus sexuels publiées dans le New Yorker.
Le PDG de 68 ans, aux commandes de CBS depuis quinze ans, avait déjà été accusé à la fin de juillet de harcèlement par six femmes. Dans l’article publié dimanche par le New Yorker, six autres femmes accusent désormais le patron de fellations forcées et de violences. Certaines femmes ont aussi accusé M. Moonves d’avoir entravé leur carrière après qu’elles eurent repoussé ses avances.
Accusations « épouvantables »
L’une de ces femmes, Phyllis Golden-Gottlieb, a porté plainte en 2017 auprès de la police de Los Angeles, qui a jugé ses accusations crédibles mais a décidé de ne pas inculper M. Moonves car l’agression supposée était vieille et tombait sous le coup de la prescription, selon Ronan Farrow, auteur de l’article du New Yorker et à la pointe des révélations du mouvement #metoo. M. Moonves avait néanmoins démenti auprès du New Yorker ces accusations « épouvantables ».
Il avait assuré avoir eu des relations consenties avec trois des femmes citées par le magazine, avant son arrivée chez CBS, et dénoncé un « effort concerté » pour « détruire mon nom, ma réputation, ma carrière ».
M. Moonves est remplacé à la tête du premier network américain par son adjoint, Joseph Ianniello, a précisé CBS, en annonçant également le remplacement de cinq des membres de son conseil d’administration.
Indemnités ?
Le départ de M. Moonves, longtemps célébré par Wall Street pour avoir fait de CBS le plus populaire des médias, est venu clore plusieurs jours d’intenses spéculations sur son sort.
CBS a fait savoir dimanche qu’elle ne paierait « aucune indemnité à ce stade », et que l’indemnité éventuelle ne serait déterminée qu’une fois terminée l’enquête indépendante que la chaîne a demandé à des avocats extérieurs sur les accusations à l’encontre de M. Moonves.
Plusieurs médias américains, citant des sources proches du dossier, avaient évoqué avant dimanche un montant d’environ 100 millions de dollars. Une somme qui avait choqué les partisans du mouvement #metoo et certaines de ses accusatrices. « C’est complètement dégoûtant, a ainsi déclaré une des accusatrices, Jessica Pallingston, au New Yorker. Il devrait prendre cet argent et le donner à des associations de victimes d’abus sexuels. »
CBS règle ses litiges
Outre le départ de M. Moonves, la chaîne américaine a annoncé simultanément la fin de son litige avec la famille Redstone, qui contrôle 80 % du capital de CBS, né de leur désaccord sur la volonté de la famille de fusionner CBS avec Viacom, un autre groupe de médias qu’elle possède
La famille Redstone avait assigné CBS en justice, en l’accusant de vouloir diluer ses droits de vote à quelque 20 % seulement, ce qui devait déboucher sur un procès au début d’octobre.
Cette fusion Viacom-CBS semble désormais écartée. Les Redstone ont « confirmé n’avoir aucun plan de proposer une fusion de CBS et Viacom et convenu qu’ils ne feraient aucune proposition de ce genre pendant au moins deux ans à compter de la date de l’accord » à l’amiable annoncé dimanche soir, a précisé le communiqué de CBS dimanche.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ Evoquant un « hasard », la BBC explique avoir recherché « les personnes les plus pertinentes » pour sa nouvelle émission politique.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/09/2018
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En Angleterre, un plateau télé composé uniquement de femmes offusque des internautes

Evoquant un « hasard », la BBC explique avoir recherché « les personnes les plus pertinentes » pour sa nouvelle émission politique.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 19h11
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 17h03
   





                        



   


Six femmes sur un plateau de télévision. L’événement est si rare qu’il n’est pas passé inaperçu, non pas pour saluer la présence d’expertes habituellement boudées dans les médias, mais au contraire pour dénoncer l’absence de présence masculine.
En effet, en constatant que le plateau du premier numéro de la nouvelle émission politique de la BBC, « Politics Live », diffusé le 3 septembre, était composé uniquement de femmes, de nombreux internautes ont réagi avec véhémence sur les réseaux sociaux cette semaine, dénonçant une forme de sexisme.
« Un hasard ! », a assuré sur Twitter Rob Burley, responsable du nouveau programme de débat politique, dès le soir de la diffusion.

And - genuinely - it didn't even happen by design! https://t.co/0n4t1MQurD— RobBurl (@Rob Burley)


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Et d’ajouter auprès de Franceinfo :
« Ça s’est produit parce qu’on a cherché les personnes les plus pertinentes et qui étaient disponibles pour venir dans l’émission. Nous avons beaucoup de travail en tant que société, si on ne veut plus avoir cette attitude sexiste de dire aux femmes ce qu’elles ont le droit de faire ou ne pas faire. »

        Sur la diversité dans les médias :
         

          « Il faut s’interroger sur la division genrée et raciale du travail journalistique »



Sexisme
Les messages postés sur les réseaux sociaux sont en effet à rebours des changements réclamés, à l’aune du mouvement Metoo, pour plus d’expertes sur les plateaux de télévision. « Un plateau de six femmes est sûrement sexiste contre les hommes. Bien entendu, les femmes sont sous-représentées dans certaines parties des médias, mais pourquoi les hommes et leurs idées devraient-ils être exclus de la conversation ? », a ainsi commenté un internaute sur Twitter.
« C’est une blague ? Que des femmes… », a réagi un autre, tandis que certains considéraient que les femmes n’avaient pas le droit de cité sur des sujets politiques, devant être reléguées à des thèmes plus frivoles.
Plusieurs internautes ont toutefois souligné l’absurdité de telles remarques, rappelant qu’il arrive régulièrement que les émissions de télévision soient composées uniquement d’hommes, sans que cela offusque la gent masculine. A l’instar du journaliste britannique Adam Bienkov.

Very much enjoying the sheer fury of men suddenly discovering they care about equal gender representation on televi… https://t.co/4EXkJO9NHR— AdamBienkov (@Adam Bienkov)


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« Du calme, demain ça sera un plateau mixte », avait tweeté, non sans ironie, Rob Burley pour annoncer le deuxième numéro de son émission.

#politicslive tomorrow. Relax, it’s ok, it’s a mixed panel including @trussliz @jessphillips Tim Martin and @AndrewMarr9 1215 BBC2— RobBurl (@Rob Burley)


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ En réponse à la tribune de Sammy Ketz, directeur du bureau de l’AFP à Bagdad, publiée dans « Le Monde » du 28 août, Giuseppe de Martino, responsable d’un média en ligne, s’oppose à la création de cette rémunération des éditeurs de presse.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
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Directive sur les droits d’auteur : « Le “droit voisin” est une hydre à multiples têtes »

En réponse à la tribune de Sammy Ketz, directeur du bureau de l’AFP à Bagdad, publiée dans « Le Monde » du 28 août, Giuseppe de Martino, responsable d’un média en ligne, s’oppose à la création de cette rémunération des éditeurs de presse.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 14h00
    |

Giuseppe de Martino (Président de l’Association des services Internet communautaires (ASIC) et du média en ligne Loopsider)







                        



                                


                            
Tribune. Avec le vote au Parlement européen le 12 septembre du projet de directive sur les droits d’auteur, l’intense lobbying des industries culturelles revoit le jour. S’inquiétant pour la démocratie, plusieurs médias et journalistes appellent à créer un droit voisin au profit des éditeurs de presse. Et si cela provoquait l’effet inverse ?
Selon ces industries, la démocratie serait en danger. Ainsi, à l’appel de l’AFP, plusieurs journalistes ont demandé aux parlementaires européens d’adopter une proposition de directive relative aux droits d’auteur qui prévoit, entre autres choses, de créer un droit voisin au profit des éditeurs de presse. Ce droit voisin viendrait taxer les divers agrégateurs, moteurs de recherche ou réseaux sociaux, du fait de la seule indexation des contenus publiés par les sites de presse en ligne – et cela malgré l’impact positif que ces intermédiaires ont sur le trafic drainé vers lesdits sites.

A y regarder de plus près, plusieurs questions peuvent légitimement se poser. Tout d’abord au niveau de la méthode. Avant d’être relayée par tous les grands quotidiens nationaux, la tribune signée par plusieurs journalistes fait suite à des discussions entre ces journalistes et la direction de l’AFP, comme l’indiquait la députée européenne Julia Reda [unique députée du Parti pirate, hostile à la proposition de la directive].
Lobbying
Comme toute entreprise, l’AFP demeure libre de faire un lobbying en faveur d’une disposition qui pourrait lui être favorable, de la même manière que certains quotidiens nationaux. A l’heure de la lutte contre la désinformation, cela interroge néanmoins sur la transparence de ces actions. Afin de garantir une démocratie, ces médias ne devraient-ils pas rappeler, lors du traitement journalistique de la question, qu’ils font activement un lobbying en faveur de telle ou telle disposition ?
le droit voisin n’a pas vocation à bénéficier aux journalistes qui sont titulaires...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Le 13 septembre, aux Etats-Unis, sortira en salles « Museo ». Ce film à grand spectacle est produit par YouTube, qui, à la suite de Netflix et Amazon, bouscule l’économie du septième art, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
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Les géants du Net en passe de réussir le casse du siècle sur le cinéma mondial

Le 13 septembre, aux Etats-Unis, sortira en salles « Museo ». Ce film à grand spectacle est produit par YouTube, qui, à la suite de Netflix et Amazon, bouscule l’économie du septième art, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 11h32
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Réveillon de Noël 1985. Dans tout le Mexique, on chante, on mange, on danse et on laisse la porte ouverte pour les amis ou les passants. Celle du Musée d’anthropologie de Mexico devait également être mal fermée ce soir-là, puisque deux jeunes gars sans histoire s’y sont introduits et ont volé près de 140 objets mayas et aztèques en or et jade d’une valeur inestimable. On ne les retrouvera que quatre ans plus tard.
C’est ce casse spectaculaire que raconte le film Museo du réalisateur mexicain Alonso Ruizpalacios. Il sortira en salle le 13 septembre à New York, puis dans d’autres villes aux Etats-Unis. Ce film raconte, en arrière-plan, une deuxième histoire, celle d’un autre casse du siècle, celui opéré par les géants de l’Internet sur le cinéma mondial. Car Museo a la particularité d’être l’une des premières productions à grand spectacle de YouTube, la filiale de Google.
A Cannes, on a décidé de bannir Netflix
Et nous n’en sommes qu’à la bande-annonce. Le Festival international du film de Toronto, qui se tient jusqu’au 16 septembre, accueillera une nouvelle production de YouTube, Viper Club, un film avec Susan Sarandon. Autre signe des temps, c’est un film très attendu, Outlaw King, le roi hors la loi de David Mackenzie produit par Netflix, qui devait ouvrir la session, ce vendredi 7 septembre.
Netflix inonde désormais tous les festivals mondiaux de ses productions, devançant à peine une autre star du Net, Amazon. Tous, sauf un. Dans un petit coin de la Côte d’Azur, un village résiste encore à l’invasion des geeks américains. A Cannes, on a décidé de bannir Netflix.
On comprend aisément le souci du festival de ne pas faire la promotion d’une œuvre réservée aux seuls abonnés de la plateforme américaine et d’imposer le passage en salle en France comme préalable à sa sélection. Le seul problème est que Netflix et Amazon sont devenus aujourd’hui les plus gros producteurs mondiaux de films et que leur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ Une quarantaine de députés LRM, LR, Modem et Constructifs plaident dans une tribune au « Monde » pour l’adoption par le Parlement européen de la directive sur le droit d’auteur, afin de préserver la liberté de création dans le monde numérique.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
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Pour « un juste partage des revenus » entre créateurs et géants du Net

Une quarantaine de députés LRM, LR, Modem et Constructifs plaident dans une tribune au « Monde » pour l’adoption par le Parlement européen de la directive sur le droit d’auteur, afin de préserver la liberté de création dans le monde numérique.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 12h53
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Cela fait bien longtemps que l’on ne peut plus considérer le « monde numérique » comme un espace accessoire au « monde physique », tant son emprise sur nos sociétés ne cesse de croître. Chacun le ressent dans tous les aspects de sa vie. L’installation des géants mondiaux du numérique, essentiellement américains et chinois, aux premières places du classement mondial des capitalisations boursières en témoigne.
En tant que citoyens, nous sommes attachés aux opportunités sans égales que cette révolution porte et dont la diffusion des œuvres culturelles, à l’instar d’autres secteurs, a déjà formidablement bénéficié.
Mais nous faisons tous aussi le constat que les fruits de cette économie sont malheureusement injustement répartis. Certaines plates-formes en ligne profitent de leur pouvoir pour s’approprier une part disproportionnée des revenus liés à la diffusion des œuvres, sans juste rétribution de leurs créateurs. Alors que les biens culturels n’ont jamais été aussi présents dans nos vies, le risque plane d’une paupérisation de la création et d’une fragilisation de son écosystème, déjà précaire.

Le projet de directive sur le droit d’auteur dans le monde numérique, qui sera voté le 12 septembre au Parlement européen à Strasbourg, entend associer large diffusion et pérennité financière, opérant de la sorte un net changement de cap. En proposant un mécanisme de juste partage des revenus, plus favorable aux créateurs, il entend stimuler le renouvellement de la production culturelle, qui à défaut ne fera que s’appauvrir et s’uniformiser au fil des années. C’est un tournant déterminant.
Inquiétude légitime
Malheureusement, cette mesure, essentielle, est contestée. La principale critique, véhiculée à travers des campagnes de désinformation abondamment financées par ces plates-formes, porte sur les risques supposés de son application pour la liberté d’expression. Nombre de nos concitoyens sont sensibles à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ Confirmée, la ministre de la culture a désormais une deuxième chance, dit dans sa chronique Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde ».
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« Tout le monde ou presque veut que Françoise Nyssen s’en aille, et elle est toujours là »

Confirmée, la ministre de la culture a désormais une deuxième chance, dit dans sa chronique Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde ».



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 10h33
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 19h55
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            Michel Guerrin








                        



                                


                            

Chronique. Un nombre impressionnant de personnalités de la culture ont posé leur nom sous un manifeste publié dans Le Monde du 4 septembre. Pour parler de création ? De politique culturelle ? De Françoise Nyssen, si décriée et dont on annonçait le départ ? Non. Pour tirer la sonnette d’alarme sur l’avenir de la planète. C’était juste après la démission de Nicolas Hulot. Comme si ces personnalités, si impliquées dans le théâtre, le cinéma ou l’art, voulaient aller à l’essentiel. Comme si elles avaient tiré un trait de désillusion sur la capacité de la ministre à faire bouger les choses.
Tout le monde ou presque veut que M. Hulot reste et il s’en va parce qu’il se dit impuissant. Tout le monde ou presque veut que Françoise Nyssen s’en aille parce qu’elle semble n’avoir prise sur rien, et elle est toujours là, après le mini-remaniement du gouvernement.
C’est le signe d’une pugnacité, à mettre au crédit de la ministre. Elle a désormais une deuxième chance, et peut-être va-t-elle redresser la barre. L’avenir le dira. Mais elle part de loin. Aucun autre ministre issu de la société civile n’a à ce point écorné son image en un peu plus d’un an. C’est ce qui arrive quand on accepte de devenir ministre sans moyens supplémentaires et sans appui présidentiel – comme Nicolas Hulot en somme. En prime, quand on est dans la lumière, on prend des coups. C’est ainsi que la patronne respectée d’une maison d’édition exemplaire (Actes Sud) est désormais moquée, et l’entreprise qu’elle a quittée éclaboussée.
Une obsession légitime
Avant l’été, elle n’était pas au mieux. Son problème est que les coups les plus rudes sont venus après. Ils sont partis en juin quand Le Canard enchaîné a révélé qu’elle avait agrandi les locaux arlésiens d’Actes Sud sans respecter les codes de l’urbanisme. Le journal en a remis une couche en affirmant qu’elle avait agrandi de 150 m² les locaux parisiens de la maison d’édition, provoquant le 23 août,...




                        

                        

