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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Plus d’une cinquantaine de personnes ont été tuées aux Philippines par le supertyphon et au moins 200 blessés ont été signalés à Hongkong.
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Le typhon Mangkhut sème le chaos à Hongkong et arrive en Chine continentale

Plus d’une cinquantaine de personnes ont été tuées aux Philippines par le supertyphon et au moins 200 blessés ont été signalés à Hongkong.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 17h44
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16.09.2018 à 18h32
   





                        



   


Le supertyphon Mangkhut s’est engouffré, dimanche 16 septembre, en Chine continentale après avoir semé le chaos à Hongkong, où il a fait plus de 200 blessés, et frappé le nord des Philippines où au moins 59 personnes ont péri.
Mangkhut a atteint la ville de Jiangmen, dans la province chinoise de Guangdong (sud-est) dont les autorités ont annoncé avoir évacué 2,37 millions de personnes et ordonné à des dizaines de milliers de bateaux de pêche de regagner les ports avant son arrivée. Cette tempête, considérée comme la plus forte survenue dans le monde depuis le début de l’année, a ravagé des zones agricoles du nord de l’île de Luçon, la plus grande de l’archipel philippin, y provoquant inondations et glissements de terrain.

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Une vingtaine de mineurs ensevelis
Dans le nord des Philippines, les moyens de communication et l’électricité ont été coupés dans la majeure partie de la zone située sur sa trajectoire, où vivent environ cinq millions d’habitants : autant de difficultés pour évaluer le bilan humain et matériel.
La police a annoncé dimanche soir que le nombre des morts était passé à 59, avec la découverte de nouvelles victimes de glissements de terrain. Les autorités ont assuré qu’elles poursuivraient leurs efforts lundi matin pour tenter d’extraire, bien qu’ils soient probablement morts, une vingtaine de mineurs dont le dortoir a été enseveli par un glissement de terrain près de Baguio, une ville du nord des Philippines.
A Baggao, dans le nord de Luçon, la tempête a emporté des maisons, arraché des toits et des lignes électriques. Certaines routes sont totalement inondées. Les fermes de l’île, qui fournissent une part importante de la production philippine de riz et de maïs, ont été recouvertes par les eaux, à un mois des récoltes. Plus de 105 000 personnes ont fui leur domicile. A Taïwan, une femme a été emportée par la mer.

   


Plus de 200 blessés à Hongkong
Le typhon a quelque peu perdu en intensité en traversant les Philippines. Après avoir survolé la mer de Chine méridionale, l’œil du cyclone a touché terre vers 17 heures (heure locale) à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Macao, selon l’Observatoire de Hongkong.
Les autorités de Macao, qui avaient été fortement critiquées pour leur manque de préparation au moment de l’arrivée du typhon Hato en août 2017, ont décidé la fermeture des 42 casinos, pour la première fois de leur histoire.
A Hongkong, où l’Observatoire météorologique avait émis le niveau d’alerte maximal, le typhon, avec des rafales de vent de plus de 230 km/h, a fait au moins 213 blessés, d’après le gouvernement local. Mangkhut a semé le chaos dans cette ville, pulvérisant des vitres, déracinant des arbres et faisant osciller les tours d’habitation. D’ordinaire bondées, les rues de Hongkong étaient totalement désertes et d’impressionnantes vagues ont déferlé dans la baie, pourtant protégée, de Victoria Harbour.
A Tai O, un village de pêcheurs de l’ouest de Hongkong, dont beaucoup d’habitants vivent dans des maisons sur pilotis, certains luttaient désespérément contre la montée des eaux. Plusieurs quartiers bordant le littoral, comme celui de Tseung Kwan O (est), ont été inondés par un phénomène de submersion marine. Des centaines de personnes ont été évacuées vers des refuges. D’autres ont passé leur dimanche terrées dans leurs appartements à attendre que cela passe.
Les Philippines sont chaque année frappées par une vingtaine de typhons qui font généralement des centaines de morts et contribuent à ce que des millions de leurs habitants restent dans une situation de grande précarité.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ De la présentation du plan vélo par le gouvernement à la Journée sans voiture à Paris, la marche est de plus en plus plébiscitée dans les grandes villes.
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Le regain discret de la marche comme mode de déplacement

De la présentation du plan vélo par le gouvernement à la Journée sans voiture à Paris, la marche est de plus en plus plébiscitée dans les grandes villes.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 10h58
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16.09.2018 à 14h34
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                            Éric Béziat








                        



   


De la présentation du plan vélo par le gouvernement, vendredi 14 septembre, à la Journée sans voiture à Paris, dimanche 16 septembre, en passant par la journée du transport public, samedi 15 septembre – qui mettait cette année l’accent sur les risques de la sédentarité –, l’heure est à la promotion des mobilités douces et actives. Si la bicyclette est la star du moment, il est un moyen de se déplacer qui, sans faire de bruit, connaît une belle embellie, y compris pour se rendre de son domicile à son travail : la marche.
« C’est le mode de déplacement universel, rappelle Frédéric Héran, économiste de la mobilité à l’université de Lille. Il connaît un regain dans les zones denses de toutes les grandes villes du monde occidental. » En France, les recherches du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) confirment cette affirmation.

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Tendance de fond dans les grandes villes
Dans les dix premières métropoles de France, les déplacements en marchant ont augmenté de 9 % entre les années 1990 et les années 2010, alors qu’elles avaient reculé de presque 30 % entre la fin des années 1970 et les années 1990. Ce constat vaut pour les très grandes villes françaises, mais la tendance est aussi observée par le Cerema dans des agglomérations plus modestes, par exemple à Metz, Clermont-Ferrand, Reims, Toulon, Valence ou Voiron.
Certes, le sursaut de la marche au cours de la dernière décennie ne lui a pas permis de rattraper son retard de quarante ans lié à l’essor de la mobilité motorisée, qu’elle soit individuelle ou collective. Prenons, par exemple, l’agglomération de Marseille. Selon une étude de 1976, la marche y représentait alors 52 % des déplacements. Vingt ans plus tard, en 1997, ce taux était tombé à 32 %, la dernière étude en date (2009) montrant une modeste remontée à 34 %.
L’automobile reste donc encore dominante, et certaines villes ont vu la part de la marche s’amenuiser encore ces derniers temps. C’est le cas à Valenciennes, Aix-en-Provence ou Dijon. Mais la tendance de fond est là et en région parisienne la marche est, avec 39 % des déplacements, le premier moyen utilisé pour se rendre d’un point à un autre. A Lyon, Lille ou Strasbourg, le mode piéton est, désormais, au coude-à-coude avec l’automobile.
Aussi vieille que les hominidés, la marche bénéficie depuis peu du soutien de la technologie numérique. L’engouement pour les applications podomètre en est le signe. Ces outils permettent de mesurer avec son smartphone ou sa montre connectée son activité de piéton – avec souvent l’objectif d’atteindre 10 000 pas par jour.

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Nocivité de la position assise prolongée
« Pour les seules applications podomètre, le marché est en forte croissance de 44 % entre le second semestre 2017 et la fin du premier semestre 2018, constate Christophe Bize, vice-président d’Ogury, une des sociétés de référence en matière d’analyse des données issues des applications numériques. Et l’intensité de l’usage augmente rapidement : 50 % des possesseurs de ces applications s’en servaient une fois par semaine l’an dernier. Six mois plus tard, au premier semestre 2018, ils étaient 63 %. »
Les préoccupations de santé sont, désormais, un critère important pour les choix de déplacement. Cible des médecins : la position assise prolongée, les trajets en automobile s’ajoutant aux heures de bureau devant l’ordinateur. « Le risque est élevé si vous restez assis plus de sept heures dans une journée et si vous ne vous êtes pas du tout levé au bout de deux heures, explique François Carré, cardiologue du sport au CHU de Rennes. Nous recommandons au moins trente minutes de marche par jour d’un très bon pas, sachant que dès quinze minutes, ce sera bénéfique et que ces trente minutes peuvent se faire en plusieurs fois. »
« Notre génome n’est pas adapté au fait d’être assis longtemps, poursuit le professeur Carré. La position assise génère un stress occidatif toxique qui favorise maladies cardio-vasculaires et cancers. Nous sommes en train de prendre conscience de sa dangerosité, un peu comme pour le tabac dans les années 1970. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Lors du Décastar, à Talence (Gironde), en totalisant 9 126 points, le Français a battu le record du monde détenu depuis 2015 par l’Américain Ashton Eaton.
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Athlétisme : Kevin Mayer bat le record du monde du décathlon

Lors du Décastar, à Talence (Gironde), en totalisant 9 126 points, le Français a battu le record du monde détenu depuis 2015 par l’Américain Ashton Eaton.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 18h28
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16.09.2018 à 18h39
   





                        



   


Un mal pour un bien. Le décathlonien français Kevin Mayer n’avait pas caché sa très grande frustration après son abandon aux championnats d’Europe à Berlin, début août, consécutif à une épreuve de saut en longueur totalement ratée. Le champion du monde en titre du décathlon (quatre courses, trois épreuves de saut et trois de lancer) avait toutefois très vite décidé de passer à autre chose, se fixant un rendez-vous  : le Décastar de Talence (Gironde), l’une des Mecque du décathlon. Avec un objectif  : ne pas achever sa saison sur cet échec.
Pari réussi. Et ô combien ! Dimanche 16 septembre, au terme des deux jours de ce Décastar, Kevin Mayer a non seulement fini la compétition en battant son record de France, mais, surtout, il a battu le record du monde, détenu par l’Américain Ashton Eaton depuis 2015, avec 9 045 points  : le décathlonien français a totalisé 9 126 points.

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Le précédent O’Brien
Hasard de l’histoire ? C’est sur cette même piste de Talence que, le 5 septembre 1992, l’Américain Dan O’Brien avait lui aussi fait tomber un record du monde : celui qui était alors triple champion du monde du décathlon avait effacé des tablettes la performance du Britannique Daley Thompson avec un total de 8 891 points.
Or, Dan O’Brien sortait lui aussi d’une grosse déconvenue : il avait manqué les JO de Barcelone cette année-là, pour lesquels il apparaissait pourtant comme le grand favori.
Sacré champion du monde du décathlon en 1991 à Tokyo, l’Américain n’avait pas réussi à franchir, en juin 1992, l’étape des sélections américaines. Lui aussi avait connu une épreuve de saut totalement ratée : celle du saut à la perche en l’occurrence - pourtant l’une de ses spécialités - à laquelle il avait affiché un zéro pointé, synonyme de non-qualification olympique.
« Un cycle d’entraînement à fond »
Pour ce Décastar, épreuve à laquelle il n’avait plus participé depuis 2012, Kevin Mayer avait « refait un cycle d’entraînement à fond ». Après Berlin, le décathlonien avait modifié son programme, réduisant ses vacances, refaisant de l’entraînement physique (musculation, séances d’aérobie à vélo) et insistant notamment sur le saut en longueur.
« Il a bien géré cette période en assumant l’échec. Je le retrouve en excellente forme physique et il a envie. Tous les indicateurs sont bons pour qu’il fasse un beau décathlon à Talence », avait prévenu son coach Bertrand Valcin, avant le rendez-vous de ce week-end.

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« Berlin était bien une erreur de parcours »
Il y avait toutefois une chose dont Kevin Mayer ne voulait pas vraiment entendre parler, mais dont tout le monde lui parlait pourtant : c’était la possibilité qu’il puisse battre le record du monde à Talence.
Il s’était déclaré « fatigué » qu’on lui rabâche sans cesse ce sujet. Tout en admettant que ce record était à sa portée : « Le record du monde est toujours dans un coin de la tête. Je sais que j’en ai le potentiel ». « Mais un décathlon, c’est spécial », prévenait-il aussitôt.
« Il possède tous les ingrédients pour arriver à battre le record du monde, assurait de son côté son entraîneur, avant Talence. Quand je compare le Kevin de 2016 qui fait plus de 8 800 points et celui d’aujourd’hui, il y a un monde d’écart qui le rapproche évidemment d’un potentiel record. »
Ce week-end, Kevin Mayer a montré que c’était bien le cas. Pour faire tomber le record de France et le record du monde, il a notamment battu ses records personnels sur le 100 m, au saut à la perche, au javelot et au… saut en longueur. Comme quoi « Berlin était bien une erreur de parcours », comme Kevin Mayer a eu l’occasion de le dire, dès samedi.
Quelques précédents français
Avant Kevin Mayer, quelques athlètes français ont également eu la joie de battre un record du monde. En 2014, lors de sa victoire aux championnats d’Europe, Yohann Diniz avait établi un nouveau record du 50 km marche. La même année, au saut à la perche, Renaud Lavillenie avait fait tomber, début 2014, le record que détenait l’Ukrainien Sergueï Bubka depuis 21 ans.
Avant lui, en 1983, Pierre Quinon et Thierry Vigneron avaient eux aussi successivement battu coup le record du monde de l’époque.
Autre discipline : le relais 4 x 100 m. Lors des championnats d’Europe en 1990, Max Morinière, Daniel Sangouma, Jean-Charles Trouabal et Bruno Marie-Rose avaient réalisé le meilleur temps mondial. Trois ans plus tôt, sur le 200 m en salle, Bruno Marie-Rose était lui devenu le plus rapide du monde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ 2018 est l’année des « minorités », sexuelles ou ethniques, notamment côté démocrate.
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Aux Etats-Unis, l’avènement des minorités aux élections de mi-mandat attise les tensions

2018 est l’année des « minorités », sexuelles ou ethniques, notamment côté démocrate.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 10h00
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16.09.2018 à 18h37
    |

            Stéphanie Le Bars (Washington, correspondance)








                        



   


Dans la vie politique américaine, la dernière « année des femmes » remonte à 1992, lorsqu’un nombre inédit de candidates avait accédé au Congrès. 2018 restera celle des « minorités », sexuelles ou ethniques, et des nouveaux venus. Pas moins de 14 femmes sont en lice pour des postes de gouverneur. Et parmi elles, plusieurs personnalités font figure de pionnières, relève Vox.
Ainsi, Stacey Abrams, en Géorgie, est sur les rangs pour devenir la première Afro-Américaine à occuper ce poste ; même opportunité pour Paulette Jordan, une Amérindienne de l’Idaho ; quant à Christine Hallquist, candidate dans le Vermont, elle caresse aussi l’espoir, ténu, de devenir la première personne transgenre élue à un tel poste. Seules six femmes, sur les 50 Etats, occupent aujourd’hui cette fonction. Toutes ces candidates ne seront pas élues, précise Vox, mais « le fait est que ces femmes offrent une vision de ce à quoi pourrait ressembler l’Amérique si un électorat diversifié était représenté par un personnel politique tout aussi divers ». 

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Qu’il s’agisse des femmes, des Afro-Américains, des Hispaniques ou des débutants en politique, tous ces profils atypiques en matière électorale se concentrent côté démocrate. A tel point que « les hommes blancs sont devenus minoritaires dans le vivier des candidats démocrates à la Chambre des représentants, explique Politico. Au cours des primaires, les démocrates ont désigné un nombre remarquable de 180 femmes, explosant le record précédent qui était de 120 ». Le magazine ajoute que « 133 personnes de couleur et 158 primo-candidats sont aussi sur les rangs ».
Outre que les lieux de pouvoir pourraient être transformés par l’arrivée de ces nouveaux venus, « ces profils diversifiés pourraient marquer le début d’une nouvelle ère pour la reconstruction du parti démocrate, souligne Politico. Quand un élu local se présente pour le Congrès, on connaît la formule. Mais quand une infirmière, une mère de famille ou un(e) ancien(ne) combattant(e) s’engage, la campagne est différente », y analyse aussi Martha McKenna, une consultante démocrate.
Rap, « monkey » et dangereuses « féministes »
Mais ce renouvellement ne va pas sans générer quelques tensions. Plusieurs candidats noirs en ont fait les frais. Antonio Delgado, candidat démocrate dans un district de l’Etat de New York, a été la cible du Comité électoral législatif du Parti républicain. Reprenant les paroles explicites d’un rap que le jeune avocat avait écrit en 2007, une publicité s’interroge sur la légitimité du candidat à solliciter un mandat d’élu. Son adversaire républicain, légèrement devancé dans les sondages, assure qu’il n’est pour rien dans cette publicité négative, mais lui demande toutefois d’expliciter « ses positions controversées », rapporte The Hill.

   


De même, en dépit d’une expression comprenant le terme « monkey » ( « singe ») dans un commentaire sur son adversaire noir, le candidat républicain au poste de gouverneur en Floride, Ron DeSantis, s’est défendu d’avoir employé un terme racialement connoté à l’encontre du démocrate Andrew Gillum. D’autres candidats républicains dépeignent leurs adversaires féminines comme de dangereuses « féministes », explique aussi le Washington Post, qui souligne que, côté républicain, la diversité stagne voire baisse parmi les candidats.
« Ces tensions sur la race, le genre et l’identité caractérisent la compétition électorale »
« Ces tensions sur la race, le genre et l’identité caractérisent la compétition électorale, reflet du schisme profond qui traverse le pays à l’ère Trump et des divergences démographiques croissantes entre les deux partis, analyse le quotidien. Les républicains s’efforcent de manière agressive de présenter les candidats démocrates comme des figures effrayantes et menaçantes, porteuses de valeurs qui leur sont étrangères. »
Mais cette ruée de candidat(e)s non conformes aux modèles traditionnels a aussi apporté son lot de profils improbables. Ainsi, cette cycliste devenue célèbre pour avoir fait un doigt d’honneur au passage du cortège de Donald Trump, en octobre, ce qui lui avait valu la perte de son emploi de sous-traitante pour le gouvernement. Elle s’est portée candidate à un mandat électif local dans le nord de la Virginie prévu en 2019, raconte le Huffington Post.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Depuis trois ans, la municipalité, qui a fait de l’égalité femmes-hommes l’une de ses priorités, cherche à inciter les enfants à interagir.
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A Trappes, une cour de récréation réaménagée pour favoriser la mixité filles-garçons

Depuis trois ans, la municipalité, qui a fait de l’égalité femmes-hommes l’une de ses priorités, cherche à inciter les enfants à interagir.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 14h24
 • Mis à jour le
16.09.2018 à 17h00
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            Cécile Bouanchaud








                        



                                


                            

Dans la cour de récréation de l’école maternelle Michel-de-Montaigne, à Trappes (Yvelines), un enfant de 4 ans se rue vers sa maîtresse pour lui offrir « un gâteau ». « Délicieux », réagit l’institutrice tandis que le garçonnet lui tend une pierre surmontée d’un tas de feuilles. « Vous voyez, les garçons me préparent des gâteaux, et les filles se poursuivent dans la cour », commente l’enseignante, Gaëlle Bourré, qui remarque que « chez les plus jeunes, les rapports ne sont pas si genrés ».
Pour étayer ce constat, la ville de 30 000 habitants, sise au sud-ouest de Paris, mène depuis plusieurs années une réflexion sur l’égalité entre les sexes dès le plus jeune âge. « Nous estimons qu’il faut prendre le pli de la mixité dès l’enfance », fait savoir Thomas Urdy, adjoint au maire de Trappes chargé de l’urbanisme et de l’environnement. Dans cette ville où la moyenne d’âge est de 27 ans, « l’école constitue le cœur battant de la ville », insiste l’élu socialiste.

En trois ans, une douzaine d’établissements scolaires de la ville ont été partiellement réaménagés afin de favoriser la mixité filles-garcons. Mais l’école Michel-de-Montaigne est la première à avoir été entièrement repensée. « Sans modèle type, juste avec une volonté de sortir des stéréotypes », explique M. Urdy. La cour flambant neuve, qui a bénéficié d’un budget de 430 000 euros de la mairie, a été inaugurée à la rentrée.
Sortir du « rose princesse »
Lorsque sonne l’heure de la récréation, garçons et filles se ruent sur l’aire de jeu, composée d’un toboggan fuchsia, de jeux sur ressort et d’un tourniquet. Le tout installé sur un terrain synthétique mauve fluo, parsemé d’étoiles et de planètes jaunes. « Nous avons travaillé autour du thème de la science, qui n’est pas cloisonné à un âge particulier, et qui s’adresse aux garçons comme aux filles », explique M. Urdy, précisant avoir voulu...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Il a remporté le marathon de Berlin en deux heures, une minute et 39 secondes, améliorant l’ancien record de plus d’une minute.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Marathon de Berlin : le Kényan Eliud Kipchoge pulvérise le record du monde

Il a remporté le marathon de Berlin en deux heures, une minute et 39 secondes, améliorant l’ancien record de plus d’une minute.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 11h47
 • Mis à jour le
16.09.2018 à 17h25
   





                        



   


Le Kényan Eliud Kipchoge, le maître du marathon mondial, a pulvérisé, dimanche 16 septembre, le record du monde en remportant le marathon de Berlin en deux heures, une minute et 39 secondes. Le précédent record avait été établi sur le même parcours berlinois en 2014, par un autre Kényan, Dennis Kimetto, qui avait bouclé les 42,195 km en deux heures, deux minutes et 57 secondes.
« Mon seul mot est merci ! », a lancé Eliud Kipchoge peu après l’arrivée, remerciant tout son entourage et les organisateurs berlinois, après avoir célébré son exploit presque à la manière d’un footballeur, montrant qu’il lui restait encore de l’énergie.
« Je croyais fermement que j’allais battre le record du monde, mais je ne savais pas que j’allais courir en 2 heures une minute et quelque, a-t-il également déclaré. Quand j’ai vu sur les temps intermédiaires que j’avais une possibilité de faire deux heures une minute, ça a décuplé mon énergie ».
Des conditions parfaites
Seul au monde, Eliud Kipchoge est parti en tête dès le coup de pistolet du starter, seulement précédé de ses lièvres chargés de lui donner le tempo durant la première heure. De sa foulée légère, il a avalé l’asphalte et creusé peu à peu l’écart sur les temps de passage de Dennis Kimetto, profitant des conditions parfaites en ce dimanche automnal : une température autour des 20 °C, un temps sec et ensoleillé et surtout pas un souffle de vent.
Totalement seul durant les 17 derniers kilomètres, après avoir épuisé son dernier lièvre, celui qui dit souvent « la force mentale est la clé » n’a rien lâché : « Cela ne s’est pas passé selon mon plan, parce que j’avais prévu que mon dernier lièvre reste avec moi jusqu’au 30e kilomètre. Oui, c’était dur d’être seul, mais j’avais confiance, j’avais dit que je courrais ma propre course, en suivant mon planning, et j’avais confiance. »
Chez les dames, la Kényane Gladys Cherono, vainqueure l’an dernier, s’est de nouveau imposée en deux heures, dix-huit minutes et 11 secondes.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Chaque semaine, « L’Epoque » paie son coup. Un lundi soir, dans un bar du 11e, à Paris, le comédien est venu parler de sa passion dévorante, le cinéma.
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Un apéro avec Vincent Lacoste : « C’est une vie bizarre d’être acteur »


                      Chaque semaine, « L’Epoque » paie son coup. Un lundi soir, dans un bar du 11e, à Paris, le comédien est venu parler de sa passion dévorante, le cinéma.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 06h41
    |

            Laurent Carpentier








                              

                        

« Mauvais jour ça, le lundi. C’est bon pour la déprime, pas pour boire un coup. » Il renvoie sa casquette sur ses oreilles et ponctue sa phrase de ce petit hin hin hin nasal qui caractérise son rire enfantin : Vincent Lacoste est à un âge qui hésite encore entre l’adolescent et l’adulte. Son repaire, Aux Deux Amis, rue Oberkampf, dans le 11e arrondissement de Paris, est fermé ; le Black Mad Crawler, un peu plus loin sur le boulevard Richard-Lenoir, aussi. « Pas grave, on va aller au Banco, un rade de la rue des Trois-Bornes », annonce-t-il. On échoue en fond de salle. « Tchin tchin ! »
C’est désormais son quartier. Depuis ses 18 ans, quand il a quitté Guy-Môquet et le 17e arrondissement de Paris où il a grandi, il a fait d’Oberkampf sa tanière. Il en connaît les nuits, qu’il arpente avec ses amis, Antoine de Bary, Félix Moati, Félix de ­Givry… tous gens du cinéma, tendance jeune garde. « De toute façon, dans le 11e il n’y a que ça, des acteurs. » Le jeune homme en convient : il ne tient pas en place, et lorsqu’il est chez lui, c’est pour avaler des films dans une cinéphilie gloutonne et polymorphe. « Quand je ne mate pas de films, je déprime, constate-t-il, placide. Cette année, j’ai tellement enchaîné les tournages et les promos que je n’ai même pas pu voir le Spike Lee ou le dernier David Robert Mitchell ! »
« Je me vois comme un mec normal. Je ne peux pas dire que je me trouve terrible. Mais bon, je m’aime bien »
Après Plaire, aimer et courir vite, de Christophe Honoré, sorti au printemps, Vincent Lacoste est à l’affiche de Première année, de Thomas Lilti (le 12 septembre), puis on le verra dans Amanda, de Mikhaël Hers, en octobre, et Deux fils, de Félix Moati, prévu pour le début de l’an prochain. A seulement 25 ans, il alignera ainsi vingt-trois films. Et déjà trois nominations aux Césars, pour Les Beaux Gosses...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ La commission d’enquête tentera, mercredi, de comprendre, à travers l’audition d’Alexandre Benalla, quelles étaient précisément les fonctions de l’ancien collaborateur de l’Elysée.
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Les sénateurs LRM ne participeront pas à l’audition d’Alexandre Benalla

La commission d’enquête tentera, mercredi, de comprendre, à travers l’audition d’Alexandre Benalla, quelles étaient précisément les fonctions de l’ancien collaborateur de l’Elysée.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 16h28
 • Mis à jour le
16.09.2018 à 18h27
   





                        



   


Les trois sénateurs La République en marche (LRM), membres de la commission d’enquête du Sénat sur l’affaire Benalla, ne participeront pas à l’audition de l’ancien collaborateur de l’Elysée mercredi, a annoncé, dimanche 16 septembre, François Patriat, le chef de file des sénateurs LRM. « Les sénateurs de La République en marche n’assisteront pas à l’audition de Benalla », a déclaré l’élu de Côte-d’Or à l’AFP, confirmant une information de BFM-TV.

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La commission tentera, mercredi, de comprendre, à travers l’audition d’Alexandre Benalla, quelles étaient précisément les fonctions à la présidence de la République du jeune homme, mis en examen pour violences sur un manifestant le 1er-Mai. Cette audition cristallise les tensions entre la Haute Assemblée et l’exécutif, qui accuse les sénateurs d’empiéter sur le domaine de l’enquête judiciaire.
Les trois sénateurs LRM concernés par ce boycott sont Alain de Belenet (Seine-et-Marne), vice-président de la commission, l’ancien ministre socialiste Alain Richard (Val-d’Oise) et le vice-président du Sénat Thani Mohamed Soilihi (Mayotte).

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Dans cette province, première à avoir embrassé la lutte armée, puissances extérieures et acteurs locaux se préparent à la confrontation.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Un documentaire revient sur la nuit de décembre 1976 pendant laquelle l’actrice s’est confiée à la journaliste allemande Alice Schwarzer.
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La nuit révélatrice de Romy Schneider

Un documentaire revient sur la nuit de décembre 1976 pendant laquelle l’actrice s’est confiée à la journaliste allemande Alice Schwarzer.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 06h34
    |

            Renaud Machart








                        


Arte, dimanche 16 - 22 h 40, documentaire

   


A Cologne, le 12 décembre 1976, la nuit est froide et neigeuse. Mais il fait chaud dans la « cabane » sous les toits, au-dessus de l’appartement d’Alice Schwarzer, journaliste féministe allemande bien connue. Il y a des coussins, des cigarettes et du vin. Et Romy Schneider qui, alors qu’elle a refusé tout entretien depuis des années à la presse allemande, se confie.
L’actrice est au faîte de sa carrière. Elle tourne avec Claude Sautet (entre autres films César et Rosalie, 1972, que diffuse Arte en première partie de soirée), avec Francis Girod, Pierre Granier-Deferre, Claude Chabrol, Michel Deville, etc.
Mais aussi Luchino Visconti qui, dans Ludwig, le crépuscule des dieux (1972), lui confie ce rôle de Sissi qu’elle haïssait depuis les films d’Ernst Marischka qui l’avaient rendue, encore adolescente, riche et célèbre. Mais c’est une autre Sissi que lui inspire le cinéaste, qui décèle chez la comédienne un « spleen germanique ».
Confession intime
Au cours de cette nuit, Romy Schneider veut laisser s’exprimer ce spleen, cette douleur. Elle connaît Alice Schwarzer, elle lui répète qu’elle lui fait confiance, qu’elle veut tout dire ; mais elle la supplie aussi de ne pas la trahir. Alice va enregistrer ; mais elle arrête le magnétophone quand Romy le lui demande.
Quarante-deux ans plus tard, Alice Schwarzer a décidé de rendre publiques ces bandes, qu’elle avait laissées dans un tiroir. Une partie de la matière de ces conversations a été confiée à Patrick Jeudy qui, avec Charly Buffet, en a fait la sève d’un exceptionnel documentaire. Alice Schwarzer témoigne avec beaucoup de tact ; elle remplit même les « blancs » de ces enregistrements, quand le magnétophone est stoppé tandis que la confession devient trop intime. Romy Schneider parle essentiellement le français, qu’elle considère comme « la langue des confidences ».
Alice Schwarzer lui répond le plus souvent en français qu’elle connaît pour l’avoir étudié puis avoir été correspondante politique à Paris. Cette langue tierce affirme encore plus le caractère d’étrangeté de cette rencontre où Romy Schneider va évoquer notamment les deux épines qu’elle garda chevillées en sa chair.
« Un chaud-froid permanent »
D’une part, sa mère, l’actrice Magda Schneider, très hitlérienne, et son père qui ne le fut pas moins ; d’autre part, le deuxième époux de sa mère, qui poursuit l’adolescente de ses assiduités sexuelles. Romy Schneider raconte mais ne veut pas « blesser sa mère », qui lui survivra pendant quatorze années.
Des images d’archives montrent Romy Schneider aussi intense que fragile : « Elle pouvait être dominante et soumise, faible et forte, un chaud-froid permanent », dit Alice Schwarzer. On la croit en train de tourner une scène, et c’est en fait un entretien « à cœur ouvert » avec la presse française – la presse allemande était « trop dégueulasse », dit Romy à son amie.
On la voit aussi dans cette fameuse scène du viol dans Le Vieux Fusil (1975), de Robert Enrico, où les témoins ont dit « qu’elle ne s’appartenait plus ». Face à Alice, elle supplie encore une fois de la regarder, elle, et non « son cliché, sa projection ».
Alice est fatiguée mais Romy veut encore et encore continuer. Elles se couchent. Au petit matin, l’actrice a quitté sa chambre. Et le documentaire, pudique et bouleversant, se termine par une vue de la Cologne d’aujourd’hui, froide comme l’absence de cette sublime comédienne qui devait mourir, usée et meurtrie, cinq ans plus tard, à 43 ans seulement.
« Conversation avec Romy Schneider », documentaire de Patrick Jeudy (France, 2018, 53 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Les opérations de sauvetage se poursuivent dans le sud-est des Etats-Unis après le passage de Florence, ouragan rétrogradé en tempête tropicale vendredi.
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Article sélectionné dans La Matinale du 15/09/2018
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Tempête Florence : treize morts, des « quantités monumentales » de pluie

Les opérations de sauvetage se poursuivent dans le sud-est des Etats-Unis après le passage de Florence, ouragan rétrogradé en tempête tropicale vendredi.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 18h23
 • Mis à jour le
16.09.2018 à 06h38
   





                        



   


Des « quantités monumentales » de pluie se sont déversées, samedi 15 septembre, sur la côte est des Etats-Unis au passage de la tempête Florence. Les autorités ont confirmé la mort de treize personnes, dix en Caroline du Nord et trois en Caroline du Sud. Le président Donald Trump a présenté sur Twitter ses condoléances aux familles des victimes, qui étaient alors au nombre de cinq.

Five deaths have been recorded thus far with regard to hurricane Florence! Deepest sympathies and warmth go out to… https://t.co/arKELmrrSb— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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« Sachez que l’eau monte vite partout, même dans des lieux qui ne subissent pas d’habitude d’inondations », a mis en garde le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper. La Caroline du Nord est l’Etat du sud-est des Etats-Unis le plus touché. « Ne rentrez pas chez vous jusqu’à ce que la tempête passe et que vous receviez le feu vert », a-t-il dit aux habitants évacués ces derniers jours.
Les opérations de sauvetage se poursuivent, compliquées par la submersion de nombreuses routes, a expliqué M. Cooper. L’Agence fédérale de gestion des urgences (FEMA) a mobilisé 1 200 personnes. L’armée américaine ainsi que des volontaires de tout le pays, comme la « Cajun Navy » venue de Louisiane avec ses bateaux à fond plat, apportent aussi leur aide. Les principales universités ont annoncé qu’elle n’accueilleraient pas d’étudiants avant mardi, voire mercredi.
Florence rétrogradée en tempête tropicale
Les rafales de vent ont fait d’importants dégâts, déracinant les arbres et les poteaux électriques. Environ 750 000 foyers étaient privés de courant samedi en Caroline du Nord, selon les services de gestion des urgences.

   


Florence avançait samedi à 6 km/h avec des vents de 75 km/h dans l’intérieur des terres à la frontière des deux Carolines, sur la côte Est américaine, selon le dernier bulletin diffusé par le Centre national des ouragans (NHC). Après avoir faibli en intensité vendredi après-midi, l’ouragan a été rétrogradé en tempête tropicale.
En Caroline du Nord, les météorologistes s’attendaient à des cumuls de pluie de 25 cm dans les terres et jusqu’à un mètre sur certaines régions côtières. « Les précipitations vont continuer à provoquer des inondations catastrophiques ainsi que des crues de rivières importantes et prolongées », a mis en garde le NHC.
Le président américain Donald Trump doit se rendre « en début ou en milieu de semaine prochaine » dans les régions affectées, selon la Maison Blanche.
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            data-slide-description="La tempête Florence, qui a déjà fait au moins 13 morts sur la côte atlantique américaine, menace toujours de faire des ravages au cours du week-end en raison des « quantités monumentales » de pluie qu’elle charie et des inondations qu’elle provoque, selon les autorités qui ont averti les habitants évacués de ne pas tenter de rentrer chez eux."
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            data-slide-description="Outre dix décès en Caroline du Nord, trois autres ont été recensés en Caroline du Sud, dont une femme de 61 ans tuée vendredi lorsque sa voiture a heurté un arbre couché sur la route."
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            data-slide-description="Les rafales de vent et la pluie diluvienne ont fait d’importants dégâts. De nombreuses routes restent coupées par des arbres et des poteaux électriques arrachés, ou encore par des crues soudaines."
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            data-slide-description="La dépression « déverse des quantités monumentales de pluie », a mis en garde Roy Cooper, le gouverneur de Caroline du Nord, l’Etat le plus durement frappé. « Toutes les routes de l’Etat peuvent être inondées ». "
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            data-slide-description="Environ 1,7 million d’habitants avaient été sommés de se mettre à l’abri, loin du littoral. Mais beaucoup n’ont pas suivi cette consigne."
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            data-slide-description="L’armée est venue prêter main forte aux services de secours, ici à New Bern, en Caroline du Nord."
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            data-slide-description="La tempête « va provoquer des inondations catastrophiques sur des zones de Caroline du Nord et de Caroline du Sud pendant encore quelque temps », a averti un responsable de l’Agence nationale océanique et atmosphérique (NOAA), Steve Goldstein, en raison notamment du caractère « lent, presque à l’arrêt » de la tempête."
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            data-slide-description="Florence a avancé samedi à 9 km/h avec des vents de 65 km/h qui devraient continuer à s’affaiblir à mesure que la tempête progresse dans les terres. Les autorités s’attèlent désormais à évacuer l’eau et porter secours aux habitants piégés par les eaux."
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La tempête Florence, qui a déjà fait au moins 13 morts sur la côte atlantique américaine, menace toujours de faire des ravages au cours du week-end en raison des « quantités monumentales » de pluie qu’elle charie et des inondations qu’elle provoque, selon les autorités qui ont averti les habitants évacués de ne pas tenter de rentrer chez eux.

CARLO ALLEGRI / REUTERS
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Selon la presse américaine, Donald Trump annoncera dans les prochains jours une nouvelle salve de taxes douanières sur 200 milliards de dollars d’importations chinoises.
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La Chine prépare sa riposte à de nouvelles sanctions américaines

Selon la presse américaine, Donald Trump annoncera dans les prochains jours une nouvelle salve de taxes douanières sur 200 milliards de dollars d’importations chinoises.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 15h48
    |

            Frédéric Lemaître (Hongkong, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Guerre commerciale, troisième acte. Après avoir taxé les importations d’acier et d’aluminium en mars, puis imposé cet été des taxes de 25 % sur 50 milliards de dollars de produits chinois importés, Donald Trump s’apprête à imposer à hauteur de 10 % « dans un premier temps » pas moins de 200 milliards de dollars d’importations chinoises, affirment ce week-end le Washington Post et le Wall Street Journal. Après avoir soufflé le chaud, en proposant mercredi 12 septembre à la Chine de discuter de nouveau, Washington souffle donc à nouveau le froid.
Anticipant le nouveau train de mesures, Geng Shuang, porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, a déclaré, vendredi, que « les mesures tarifaires américaines seront seulement contre-productives ». Il s’est notamment appuyé sur plusieurs appels émanant de groupements d’entreprises américaines ainsi que sur de nouvelles mises en garde de Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). La Chine, qui jusqu’ici a toujours répondu en adoptant en représailles des mesures similaires à celles prises par les Américains, tente cette fois une approche plus subtile.
Les Américains lui reprochent-ils de ne pas ouvrir son marché, notamment aux établissements financiers ? Pékin invite en catastrophe dimanche le gratin de Wall Street à lui faire des propositions concrètes. Pour des raisons de calendrier, et sans doute aussi pour ne pas être récupérés par les autorités chinoises, la plupart des dirigeants des grandes banques américaines se sont fait représenter par un adjoint.

Double provocation à l’égard de Washington
D’un autre côté, la Chine veut montrer qu’elle n’entend pas céder aux injonctions américaines. Selon le South China Morning Post, le quotidien de Hongkong, la Chine va réunir à la fin septembre à Pékin les dirigeants des entreprises publiques chinoises, ces conglomérats aux finances opaques accusés par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Non, le sexe qui fait mal n’est pas meilleur : il fait juste mal. Réhabilitons une sexualité sereine et pas barbante, nous encourage Maïa Mazaurette, chroniqueuse de La Matinale du « Monde ».
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Jouer à faire la guerre, jouir à faire la guerre ?


                      Non, le sexe qui fait mal n’est pas meilleur : il fait juste mal. Réhabilitons une sexualité sereine et pas barbante, nous encourage Maïa Mazaurette, chroniqueuse de La Matinale du « Monde ».



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
16.09.2018 à 15h15
    |

                            Maïa Mazaurette








   


C’est un cliché mille fois répété, mille fois entendu : le sexe sauvage est plus excitant, plus agréable. Il faudrait pimenter les rapports. Franchement, c’est tellement meilleur quand ça fait un peu mal.
Cette association entre sexe et violence traverse notre société : des mythes fondateurs (le rapt des femmes) aux pages des magazines (« 39 898 manières de fouetter sa libido »), des élans de certains psychanalystes (« toute sexualité sert inconsciemment à anéantir son partenaire ») à la science (« les hommes sont des animaux, il faut les laisser exprimer leur gorille intérieur »), en passant par le vocabulaire de la pornographie ou celui des sex-toys (l’archi-célèbre marque FleshLight propose en ce moment une vaginette appelée « cible d’entraînement », ça ne s’invente pas).
Cette violence a contaminé notre langage : déflagration des orgasmes, matraque, braquemart, tirer un coup, fourrer, décharger, défoncer… Ce qui pose évidemment la question de l’influence de ces expressions sur notre comportement.
Quand nous vantons les délices du « sexe sauvage », sommes-nous réellement enchantés par la douleur, le rapport expéditif, et/ou le manque d’attention ? Ne serait-ce pas plutôt une manière de poétiser l’interaction avec un partenaire qui fait mal – parce qu’il paraît trop indélicat de refréner ses ardeurs ? Cette érotisation de la médiocrité (au mieux) et de la souffrance (au pire) ne relève-t-elle pas d’une forme de lâcheté, d’impensé, voire de violence symbolique ?
Complaisance
Aimer la douleur, pourquoi pas. Mais attention au langage qui prédispose, aux clichés inlassablement répétés, au point de nous priver d’une prise en compte objective de nos sensations (il existe redoutablement peu d’autres domaines où nous prétendons a-do-rer être irrités ou blessés : personne ne vante les délices de la nourriture avariée ou des bousculades du métro en heure de pointe).
Cette complaisance envers la violence s’implante d’autant plus vigoureusement que les défenseurs d’une sexualité « violente, forcément violente » sont nombreux (sadiens de salon, réactionnaires, adeptes de la répression sexuelle, admirateurs de la loi de la jungle, touristes du désastre, grands ennuyés décidés à se faire peur, etc.).
Les oppositions binaires sont ressorties du placard : réalisme contre angélisme, rapports fiévreux contre routine du missionnaire, élitisme contre bonhomie populaire, hommes contre femmes. Tout cela en tentant de camoufler un minuscule souci technique : si le désir est par essence dangereux, les prédateurs et abuseurs ne sauraient être tenus pour responsables de leurs actes (du coup, on se demande bien comment s’opère la compatibilité avec ces détails embêtants que constituent les droits humains).
Mais le raisonnement va encore plus loin ! L’existence-même d’une sexualité non-violente est remise en cause. Cette contestation s’opère sur deux fronts. Le premier vous est familier (« toute sexualité est violente par principe, ceux qui ne sont pas d’accord sont des andouilles »). Le second renverse cette équation pour mieux la renforcer : « toute violence est par essence sexuelle ».
La violence sur les femmes, un entraînement ?
Ainsi, dans un livre publié cette année aux Etats-Unis, le sociologue Michael Kimmel avance l’idée que le suprémacisme blanc est bien plus fondé sur un déficit perçu de masculinité que sur un réel racisme (Healing from hate, University of California Press). Ce que les hommes ne pourraient exprimer par le sexe (celui qu’ils ont, celui qu’ils font), ils l’exprimeraient par la violence. (Les personnes racisées seront ravies d’apprendre que tout va bien, car elles ne sont qu’un dommage collatéral du vrai problème… contre lequel elles ne peuvent par conséquent pas lutter.)
Certaines recherches donnent du poids à cette théorie. Nous savons que de nombreux auteurs d’attaques terroristes ont un passé d’abuseurs domestiques : la violence sur les femmes serait-elle la première violence avant toutes les autres, peut-être un entraînement ?
Nikita Malik, directrice du Centre on Radicalisation and Terrorism, ne dit pas autre chose cette semaine dans le magazine Forbes, quand elle explique que « la normalisation et l’institutionnalisation de la violence sexuelle sont un pilier du terrorisme ». Même son de cloche du côté du journaliste féru de sociologie Malcolm Gladwell, qui suggère que les fusillades à grande échelle dans les écoles ne s’arrêteront pas en bannissant les armes, mais en donnant aux jeunes hommes des moyens d’exprimer leur masculinité.
Le problème, c’est que les formes de masculinité classique s’atteignent par le mépris des femmes, des homosexuels et des faibles. S’il faut encourager un problème pour en résoudre un autre, on n’en sortira pas !
Réhabiliter une sexualité sereine
Résumons donc nos options. Si la sexualité et la violence sont inextricablement liées, nous allons devoir accepter l’idée que notre jouissance soit suspecte, que nos amours soient pourries à la racine, que les femmes doivent écarter les jambes pour apaiser les garçons, et que les hommes soient tous des prédateurs. (Personnellement, je passe mon tour.)
Si en revanche la sexualité et la violence peuvent être décorrélées, alors il est temps de nous mettre sérieusement à l’ouvrage. Car en propageant des visions statiques du sexe et des genres, nous faisons partie du problème. Il est temps de réparer notre culture, sous peine d’encourager des prophéties auto-réalisatrices. Et ce, évidemment, sans rejeter le passé (bon courage pour réparer ce dont on aurait fait table rase).
Cette réhabilitation d’une sexualité sereine et pas barbante commence par des actions toutes simples. La première consiste à ne pas confondre réalisme et pessimisme : statistiquement, les Français sont contents de leur vie sexuelle, qui leur apporte non seulement des formes diverses de jouissance physique, mais du divertissement, du réconfort, de la connexion humaine, et parfois, le petit-déjeuner au lit. A mille lieux donc du septième cercle de l’enfer (sauf si le petit-déjeuner est une pizza hawaïenne).
Nous pourrions aussi nous abstenir de propager de fausses évidences (le sexe qui fait mal n’est pas meilleur : il fait juste mal), nous pourrions choisir d’utiliser un langage plus adapté à la réalité de nos rapports (les hommes n’ont pas des fusils d’assaut entre les jambes, les femmes ne sont pas des petites créatures pleurnichardes), nous pourrions décider de propager une vision de la masculinité qui ne s’achèterait pas sur le corps des femmes. Faire la guerre au lit est une option, pas un destin. Encore heureux.



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Incapable de trouver la faille contre le promu Reims, le FC Nantes a concédé le match nul (0-0) et reste 18e au classement.
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Ligue 1 : Nantes tenu en échec par Reims

Incapable de trouver la faille contre le promu Reims, le FC Nantes a concédé le match nul (0-0) et reste 18e au classement.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 16h56
 • Mis à jour le
16.09.2018 à 17h00
   





                        



   


Le FC Nantes n’y arrive toujours pas. Tenus en échec sur leur pelouse par Reims, dimanche 16 septembre, les joueurs de Miguel Cardoso n’ont gagné qu’un seul de leurs cinq premiers matchs cette saison.
Si les Nantais ont, par moments, montré de belles séquences offensives, fidèles à l’exigence de leur nouvel entraîneur, ils n’ont pas trouvé la faille. Pire, leur recherche de construction et de passe au sol les a parfois mis en danger, notamment sur des relances peu maîtrisées de leur gardien Ciprian Tatarusanu.
Appliqués mais déçus, les Nantais n’ont pas encore réussi à mettre en application les principes de jeu de leur entraîneur, visibles seulement par bribes sur ce match.
Un but refusé
En fonctionnant en contre-attaque, les Rémois ont parfois mis en difficulté leurs adversaires, sans pourtant réussir à marquer. Un problème récurrent dans le début de saison du promu, qui n’a inscrit que trois buts cette saison. En fin de match, Mathieu Cafaro a bien cru libérer Reims, mais son but a été refusé pour un hors-jeu passif d’un partenaire.
Au classement, les Nantais restent englués à une décevante dix-huitième place, en attendant les matchs de Bordeaux et Guingamp.
Très vite remis en cause par son président Waldemar Kita, le nouvel entraîneur de Nantes avait rassuré avant la trêve en battant Strasbourg. Mais avec une seule victoire dans ce début de saison, Miguel Cardoso va devoir compter sur un peu plus de patience de la part de ses dirigeants.
Promu cette saison en Ligue 1, le Stade de Reims est désormais dixième du classement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Des dizaines de militants écologistes s’y étaient installés, parfois depuis des années, pour y bloquer l’agrandissement d’une mine de charbon.
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Forêt de Hambach en Allemagne : expulsion de militants écologistes

Des dizaines de militants écologistes s’y étaient installés, parfois depuis des années, pour y bloquer l’agrandissement d’une mine de charbon.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
16.09.2018 à 14h28
   





                        



   


Neuf militants écologistes ont été légèrement blessés et 34 ont été interpellés lors de l’évacuation de la forêt de Hambach, en Allemagne, a annoncé la police, dimanche 16 septembre. L’opération de police durait depuis plusieurs jours déjà dans cette forêt proche d’Aix-La-Chapelle dans l’ouest du pays, près de la frontière avec la Belgique et les Pays-Bas.
Des dizaines de militants écologistes s’y étaient installés, parfois dans des constructions situées à la cime d’arbres, certaines à 25 mètres du sol. Leur objectif : empêcher des coupes d’arbres prévues par le groupe de production d’électricité RWE, et autorisées par l’administration, pour permettre l’expansion d’une mine de lignite, un charbon brun très polluant extrait à ciel ouvert sur de très vastes surfaces.
La présence des militants écologistes était tolérée depuis des années, mais RWE a décidé récemment de faire valoir ses droits sur cette zone. La forêt de Hambach est devenue en Allemagne le symbole des adversaires du charbon, qui reste une source importante de la production d’électricité du fait notamment de la sortie du nucléaire décidée par le pays en 2011 pour 2022.
Même si le charbon paraît condamné à terme, le gouvernement n’a pas fixé à ce jour de date de sortie et l’exploitation de ce combustible continue notamment dans l’ouest et l’est du pays. Elle représente aussi dans ces régions un enjeu important sur le plan de l’emploi.

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                En Allemagne, la laborieuse sortie du charbon






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ L’amour sur place (ou à emporter) 4|6. Ils nous ont raconté leur histoire d’amour sur le lieu qui l’incarne le mieux. Pour Lysiane et Philippe, ce fut le laboratoire photo d’un hebdomadaire du sud-est de la France.
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                « Dans le labo photo, il y a d’abord eu une attirance physique, un désir sexuel »


L’amour sur place (ou à emporter) 4|6. Ils nous ont raconté leur histoire d’amour sur le lieu qui l’incarne le mieux. Pour Lysiane et Philippe, ce fut le laboratoire photo d’un hebdomadaire du sud-est de la France.

LE MONDE
                 |                 15.09.2018 à 09h30
                 |

            Léa Iribarnegaray

















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Sans faire preuve d’étroitesse d’esprit, l’histoire tient dans huit mètres carrés, dix à tout casser. Un cagibi au sous-sol, hermétiquement fermé, parce que « ça puait à l’intérieur ». Bravons l’interdit et ouvrons la porte, du moins dans notre imaginaire puisque le lieu n’existe plus : une forte odeur d’acide pique le nez, du fait des produits chimiques — révélateur, bain d’arrêt, fixateur. De ce labo photo peu accueillant, Lysiane, maquettiste, et Philippe, journaliste, ont fait leur « joli nid d’amour ». A l’époque, ils travaillaient quelques étages plus haut. Nous sommes en 1982, dans un hebdomadaire du sud-est de la France.
« Il y a d’abord eu une attirance physique, un désir sexuel. L’interdit est très excitant. On a passé des mois à se rencontrer comme ça, en secret. »
« Ce refuge, on l’a trouvé par hasard, raconte aujourd’hui Philippe. Mais c’était assez naturel : dans cette ambiance curieuse de sous-marin, il faisait souvent chaud, les corps étaient forcément proches. » Le tout baigné d’une lumière inactinique, d’un rouge propice à la passion charnelle des deux amants. « Il y a d’abord eu une attirance physique, un désir sexuel, raconte Lysiane. L’interdit est très excitant. On a passé des mois à se rencontrer comme ça, en secret. » 
Elle a alors 26 ans, et vient de divorcer après un mariage éclair. « J’étais complètement libre et j’en ai bien profité ! » Philippe, à l’inverse, est marié depuis peu : « Ma femme était avocate, moi, journaliste. On se croisait à peine. Et puis je n’avais que 27 ans : rapidement, le regard, le cœur et l’esprit se tournent vers une autre… » 
Ni fantasme, ni exhibitionnisme
A cela, s’ajoute la fièvre générale des soirées de bouclage — « avec un bon coup de rouge et de saucisson » et « des fiestas foldingues ». Avant de se retrouver entre les pinces et le papier sensible, Lysiane et Philippe vérifient toujours qu’il n’y ait personne à bord. Ni fantasme, ni exhibitionnisme, c’est l’aspect pratique qui prime. « Le labo photo ne nous permettait pas une plus grande liberté sexuelle. Il réglait surtout nos problèmes de lieux et d’horaires. Et désolé si cela paraît moins romantique ! » s’amuse celui qui, très vite, a quitté le domicile conjugal — « avec une valise, littéralement » — pour s’installer chez sa douce.
« Je lui ai demandé sa main, elle a refusé plusieurs fois, et vice-versa. Le jour J, on était pétés de trouille, les genoux qui flageolent et la mine pâle ! »
Les amants poursuivent ainsi leurs dénommées « fantaisies », mais délaissent peu à peu l’inconfort du banc de reproduction, cette « grosse bécane en forme d’araignée, avec des tiges sur les côtés ». Moins de deux ans après, en 1984, naît un petit garçon, Matthieu — « une vraie fierté, parce qu’il est parfait ». Pour le mariage, le couple attendra le 1er avril 2000 : « Elle et moi avions connu suffisamment d’aventures pour savoir qu’en quelques heures un amour de plusieurs années peut être détruit, dit Philippe. Je lui ai demandé sa main, elle a refusé plusieurs fois, et vice-versa. Le jour J, on était pétés de trouille, les genoux qui flageolent et la mine pâle ! » Dans l’argumentaire en faveur de cette union ? Payer moins d’impôt, entre autres, et faire la fête avec les derniers copains du journal.
A la fin de 1990, lassé par le rythme de l’hebdomadaire, Philippe obtient un poste dans un quotidien, dans l’Est cette fois-ci. Quelques mois plus tard, Lysiane démissionne à son tour, pour « mieux prendre le temps » d’élever leur fils. Un an avant, le journal a déménagé : le petit labo est devenu grand, installé au même étage que les autres services, « donc plus aucun moyen d’y avoir son intimité ». Son équivalent disparaîtra ensuite définitivement dans les archives du souvenir, avec le passage au numérique et l’abolition des maquettistes « à l’ancienne ».
Une forme de « plénitude du couple »
Désormais jeunes retraités, Lysiane et Philippe ont atteint une forme de « plénitude du couple ». Ils sont partis, disent-ils, de « l’hyperphysique » pour se retrouver « au cerveau ». « A l’époque, se souvient Lysiane, il m’a attirée parce qu’il avait une petite voiture décapotable ancienne, ça me paraissait incroyable ! Je le trouvais drôle, pas comme les autres. Il avait de belles lèvres, de belles mains, très douces, comme aujourd’hui. Et puis il portait les velours côtelés de cette mode-là, des pulls en V près du corps, et des chemises Façonnable que sa mère devait lui acheter ! Moi, je crois aussi que je n’étais pas mal du tout… » Philippe confirme : « Tout m’a plu chez elle ! Elle avait les plus beaux yeux du monde, extraordinaires, dont notre fils a hérité. A l’égyptienne, très bruns, presque maquillés. Un visage triangulaire et des pommettes marquées. Le reste, à l’avenant, très bien foutue, et un caractère entier. » 
Aujourd’hui, l’œil de l’autre compte encore beaucoup. Le couple sait jouer des bémols, ne cherche pas toujours la note pleine, « sinon ça pète ». De la création d’une émission de jazz dans l’une des premières radios libres, à l’ébauche d’un engagement politique en faveur de Macron juste avant son élection, en passant par le partage au quotidien d’une cuisine de haut vol, ils exploitent leur marque de fabrique, « cette façon de faire des trucs ensemble, une sorte de communion intellectuelle ».
Quant à l’avenir, ils ne l’imaginent pas l’un sans l’autre. Lysiane n’a pas franchement envie de devenir grand-mère, cela voudrait dire « être vieille ». Son mari, plus loquace, en parle à sa place : « Elle n’a pas vraiment la fibre familiale. Elle a déjà donné tout son amour à notre fils, on l’a rendu meilleur que nous, on l’a cultivé, sans OGM ! » Sans se concerter, entre deux vannes, ils glissent chacun leur tour qu’ils aimeraient pouvoir « partir en même temps ».
Retrouvez les autres volets de la série :
L’amour sur place : « Je l’ai trouvé beau gosse au cours de salsa »
L’amour sur place : « Dans ce cinéma, j’ai décidé que je n’aurais plus honte d’être gay »
L’amour sur place : « Nous nous sommes connus en disséquant un cadavre ! »
L’amour sur place : « La femme que j’aime a deux mecs, je ne suis pas possessif »

Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival qui s’ouvre le 5 octobre à Paris avec le cinéaste japonais Hirokazu Kore-eda et son dernier film, Une affaire de famille, Palme d’or 2018 à Cannes. Deux autres films seront projetés en avant-première : Un amour impossible, de Catherine Corsini et, pour clôturer le festival, En liberté !, le nouvel opus de Pierre Salvadori.
Les 6 et 7 octobre, place aux débats : sur les nouvelles relations amoureuses (Le big data va-t-il tuer le hasard des rencontres ? Aux origines de #metoo ), les technologies (Intelligence artificielle et émotions : un amour de robot ? ) l’école (Donner l’envie d’apprendre, un jeu d’enfant ?) l’environnement (Pour l’amour de ma Terre, S’aimer comme des bêtes ), l’économie, les médias (Comment informer sous la présidence d’Emmanuel Macron ?), la politique (Y a-t-il une vie après la politique ? )...
Des rencontres exceptionnelles avec Barbara Hannigan, Juliette Armanet, la tribu Guédiguian, Chimamanda Ngozi Adichie, Mario Vargas Llosa, Charline Vanhoenacker, Pierre de Villiers, Océan, Pierre Hermé, Roberto Saviano, Kamel Daoud et bien d’autres...
Et samedi soir, rendez-vous à La Nuit de l’amour  aux théâtre des Bouffes du Nord, avec André Comte-Sponville, Barbara Cassin, Carolin Emcke...
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




Léa Iribarnegaray
    













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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Aux Etats-Unis, le « caffe latte » est devenu un véritable marqueur sociologique et idéologique des classes supérieures de quartiers urbains.
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édition abonné


Les « latte liberals », ces progressistes américains qui boivent du café crème

Aux Etats-Unis, le « caffe latte » est devenu un véritable marqueur sociologique et idéologique des classes supérieures de quartiers urbains.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 06h44
    |

                            Anne Dujin








                        



                                


                            

S’il avait pu observer ce phénomène, nul doute que le sémiologue ­Roland Barthes lui aurait consacré quelques pages de ses Mythologies (Seuil, 1957). La consommation de caffe latte par les Américains serait devenue, plus qu’une habitude, un véritable marqueur sociologique et idéologique.
C’est du moins ce que présuppose l’expression de « latte ­liberal », désignant littéralement les « progressistes buveurs de cafés crème », qui connaît depuis plus de vingt ans une fortune certaine dans le débat public américain. Intérêt relancé cet été par la publication d’un article par deux chercheurs de l’université de Pennsylvanie intitulé « La vraie raison pour laquelle les progressistes boivent des cafés crème ».
Péjorative, comme l’est généralement l’emploi du terme de « bobo » en France, la qualification de latte liberal vise les classes supérieures de quartiers urbains, qui, selon les conservateurs qui usent volontiers de l’expression, concilient l’idéologie progressiste avec un mode de vie distinctif, incluant la fréquentation assidue des coffee shops.
Dans l’imaginaire collectif américain, le latte liberal gagne très bien sa vie, se déplace à vélo, fait ses courses dans les épiceries bio. Le plus souvent blanc, il n’en est pas moins très sensible au sort des minorités, qu’elles soient ethniques ou de genre. Il s’inquiète du sort des plus pauvres, tout en ignorant tout de leurs conditions d’existence. Et sa boisson favorite, un expresso complété de mousse de lait à 5 dollars (4,28 euros), suffit à l’inscrire dans un autre monde que celui de l’« Américain moyen », qui boit son café filtre dans un mug, la fameuse « cup of Joe ».
Ségrégation territoriale
L’association du café crème aux classes supé­rieures votant à gauche date des années 1990. Loin d’être anecdotique, elle a suscité un intérêt médiatique et académique réel. Empruntant l’expression au journaliste américain Alan...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Les pilotes Josh Hook, Freddy Foray et Mike Di Meglio ont remporté la 82e édition de l’épreuve d’Endurance, disputée sur le circuit du Castelet (Var).
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Moto : Honda s’impose au Bol d’or, vingt-deux ans après son dernier succès

Les pilotes Josh Hook, Freddy Foray et Mike Di Meglio ont remporté la 82e édition de l’épreuve d’Endurance, disputée sur le circuit du Castelet (Var).



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 16h02
 • Mis à jour le
16.09.2018 à 16h23
   





                        


Cela faisait vingt-deux ans qu’une moto Honda ne s’était pas imposée dans l’épreuve du Bol d’or, course mythique courue sur vingt-quatre heures. Dimanche 16 septembre, les pilotes Josh Hook, Freddy Foray et Mike Di Meglio ont mis fin à cette disette. L’équipe Honda TSR a ainsi remporté la 82e édition de cette compétition, disputée sur le circuit du Castelet (Var).
Toujours dans le trio de tête, le team Honda a bataillé jusqu’aux derniers instants avec la moto nº 7 de Yamaha (à 54 secondes), pilotée par Broc Parkes, Niccolo Canepa et Marvin Fritz. La Yamaha nº 13 de Danny Webb, Mathieu Lagrive et Sheridan Morai complète le podium.
« Cela s’est joué à rien, à un tour près, on aurait pu retourner dans les stands. C’est un truc de fou », a déclaré Mike Di Meglio, au micro de la chaîne L’Équipe.
Le Français Randy de Puniet en tête à trois heures de l’arrivée
Cinquante-neuf équipages de trois pilotes, écuries officielles des grands constructeurs (Honda, Suzuki, Kawasaki, BMW et Yamaha), privées et semi-privées, s’étaient inscrites pour participer à la compétition qui ouvre la saison 2018-2019 du championnat du monde d’Endurance motocycliste.
Suzuki, qui avait remporté l’édition 2017 du Bol d’or, a longtemps pensé pouvoir faire le doublé. La moto nº 2 Suzuki, pilotée par Gregg Black, Vincent Philippe et Etienne Masson, a fait course en tête pendant un bon moment. Mais, finalement, elle se classe à la 5e place de la course.
Les rêves se sont aussi envolés pour le pilote français Randy de Puniet : au guidon de la Kawasaki nº 11, il était pourtant en tête de la course à trois heures de l’arrivée. Mais un problème mécanique l’a ramené dans le rang. Il s’est finalement classé à la 7e place. L’ex-pilote de Grand Prix avait fait ses débuts en Endurance en 2016, année où il avait terminé à la deuxième place du Bol d’or.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Grand classique des comices agricoles, les courses d’engins ont un petit côté vintage dans l’Ille-et-Vilaine : seuls des outils réformés ont droit à la piste.
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A Javené, les vieilles moissonneuses vrombissent


                      Grand classique des comices agricoles, les courses d’engins ont un petit côté vintage dans l’Ille-et-Vilaine : seuls des outils réformés ont droit à la piste.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 12h15
    |

            Frédéric Potet








   


Aux Terres de Jim, énorme fête agricole ayant eu lieu début septembre à Javené (Ille-et-Vilaine), près de Fougères, les 100 000 visiteurs présents en ont eu pour leur argent (3 euros l’entrée). Ils ont pu assister à un concours national de labour, à des épreuves de coupe de bois sportive, à un championnat de lancer de bottes de paille, à des démonstrations de déchiqueteuse… Deux jours durant, ils ont aussi pu voir des moissonneuses-batteuses des années 1960 et 1970 tourner rageusement sur une piste en terre de 550 mètres de long, baptisée ­ « circuit Lidl ». Le « Moiss Batt Cross » a été l’attraction principale de la manifestation, avec ses 23 automotrices customisées et ses sept manches – dont une en nocturne et une autre réservée aux pilotes féminines.

   


Les courses de machines – de tracteurs principalement – sont un grand classique des comices agricoles. En Ille-et-Vilaine, l’activité a été relancée il y a une dizaine d’années avec des moissonneuses, ces géants de tôle vociférants consacrés à la coupe et au battage. « Notre fête de l’agriculture départementale dépérissait. Pour la rebooster, nous avons voulu donner une nouvelle jeunesse aux machines de nos grands-parents qui pourrissaient dans des hangars », raconte le promoteur de la discipline, Ronan Justal, 37 ans, un vendeur de pièces de tracteur marié à une agricultrice de Janzé.
Des contrôles d’alcoolémie inopinés, car les courses se poursuivent l’après-midi...
Le concept a très vite essaimé au sein des sections locales du syndicat des Jeunes Agriculteurs (JA). Près de trente cantons possèdent aujourd’hui une team composée de pilotes et de mécaniciens. Si l’organe de battage a été retiré des engins, l’aspect général de la « bête » est resté dans son jus : « La carrosserie et la couleur d’origine, le moteur, les arceaux de sécurité sont les mêmes. L’idée est que le papy de 77 ans puisse dire à son petit-fils de 7 ans : “Tu vois, j’ai roulé là-dedans” », explique Ronan Justal.

   


Livrées à la paille et à la rouille, des Clayson de 1968, des New Holland de 1976, des John Deere de 1978, des Massey Ferguson de 1986 ont repris du service à des fins sportivo-festives, auréolées de noms de guerre témoignant de soirées arrosées : la Secouette, la Sexabreizh, l’Haricotière, la Kanterbraud (Braud est une marque de machines agricoles)… D’alcool, il n’est en revanche point question pendant le épreuves. Les organisateurs font souffler ­les pilotes dans un alcootest avant de prendre le volant. « On fait même des contrôles inopinés car je connais les gars : ils peuvent être sobres le matin avant la première course et un peu moins l’après-midi », indique Ronan Justal. Un radar mesurant la vitesse en direct a également été installé au bord de la piste afin de rappeler aux équipes qui aimeraient gonfler leurs moteurs qu’une moissonneuse-batteuse ne peut pas légalement dépasser les 25 km/h.
L’occasion de parler récoltes
La compétition n’en est pas vraiment une, cela dit, même si quelques tonneaux et divers bobos témoignent d’une certaine rivalité entre les concurrents. Le but est d’abord de faire du lien social, souligne le patron du Moiss Batt Cross : « Les JA de Redon ne rencontrent pas tous les jours ceux de Cancale car 130 km les séparent. Là, c’est l’occasion de demander aux autres comment s’est passée la récolte de maïs cette année. » De discuter du prix du lait ou du cochon également, et de la crise agricole en général. « Le but, poursuit Ronan Justal, est aussi de porter un autre regard sur le matériel en s’amusant avec des machines qui nous usent toute l’année. »
Mais jusqu’à quand ? Exhumer des granges les « vieilles ferrailles » d’autrefois ne sera bientôt plus possible. Les coopératives des pays de l’Est ont racheté en masse ces machines réformées, devenues obsolètes dans nos campagnes où elles ont été progressivement remplacées par des moissonneuses-batteuses dernier cri, équipées de GPS, d’ordinateurs de bord, de climatisation et autoradios MP3. Ce n’est pas demain la veille qu’on verra celles-ci s’époumoner sur une piste ovale damée au tractopelle.

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Natural Cycles, l’application « contraceptive » qui fait débat

En dépit de dizaines de grossesses non désirées, cette application mobile, reposant sur la méthode des températures, attire des milliers de femmes.





LE MONDE
 |    16.09.2018 à 10h10
 • Mis à jour le
16.09.2018 à 12h27
    |

                            Perrine Signoret





En Suède, elles sont cent quatre-vingt-neuf. Cent quatre-vingt-neuf femmes à s’être signalées ces neuf derniers mois auprès de l’agence de contrôle des médicaments du pays, après s’être retrouvées enceintes involontairement. Toutes utilisaient pour méthode de « contraception » une application mobile baptisée « Natural Cycles ». Celle que l’Agence des normes de la publicité britannique a épinglée à la fin du mois d’août pour publicité trompeuse, Natural Cycles se qualifiant de « très précise ». L’application avait aussi suscité l’inquiétude d’un hôpital suédois, en janvier, qui avait interpellé l’agence de contrôle du médicament. Laquelle a publié jeudi 13 septembre les conclusions, plutôt favorables, de son enquête sur Natural Cycles.
Cette application suédoise est la plus populaire en son genre. Créée en 2014, elle revendique aujourd’hui 900 000 abonnées à travers le monde. Proposée à 65 euros par an ou à 9 euros par mois (contre 400 euros pour un moniteur de contraception classique), elle repose sur la méthode des températures. L’utilisatrice doit ainsi prendre chaque matin sa température avant de se lever du lit, grâce à un thermomètre fourni avec l’abonnement à l’année. Elle entre ensuite le chiffre obtenu dans l’application, puis un algorithme, qui prend également en compte d’autres critères, en déduit si elle se situe ou non dans une période d’ovulation. Il suffirait alors d’éviter les rapports sexuels ou d’utiliser une protection, comme un préservatif, durant les jours « à risque », signalés sur l’écran par un cercle rouge, pour ne pas tomber enceinte.

   


Boson de Higgs
Aux origines de Natural Cycles se trouve un couple. Elle, Elina Berglund, est une physicienne ayant travaillé au laboratoire européen pour la physique des particules (CERN), où elle a fait partie de la vaste équipe qui a découvert le Boson de Higgs. Lui, Raoul Scherwitzl, est chercheur en sciences.
Il y a quelques années, tous deux songent à fonder une famille, mais ils veulent se laisser un peu de temps. « J’avais arrêté ma contraception hormonale pour que mon corps revienne à son rythme normal dans un premier temps », explique au Monde Elina Berglund. En quête d’une autre méthode de contraception temporaire et surtout « naturelle », elle découvre la méthode des températures. Elle commence alors à analyser les siennes et y applique ses connaissances en statistiques.
Elle décide ensuite de créer un algorithme, qui prenne non seulement en compte la température de son corps au réveil, mais aussi d’autres facteurs comme la durée de vie d’un spermatozoïde, les variations et les différentes phases de son cycle. Son mari lui suggère d’en faire une application — ce sera chose faite après, dit-elle, un an à perfectionner l’algorithme et à apprendre à coder une application.
Elle vante une « nouvelle option » pour les femmes, « non hormonale » et « non invasive »
Aujourd’hui, la physicienne vante Natural Cycles comme une « nouvelle option » pour les femmes, « non hormonale » et « non invasive », surfant au passage sur les inquiétudes à propos de la pilule nées au début des années 2010. Surtout, elle et son équipe de communication martèlent son statut de « première application de contraception certifiée en Europe [et] aux Etats-Unis ».
Natural Cycles, en effet, a été considérée comme « dispositif médical contraceptif » en février 2017 par un organisme allemand, la Tüv Süd. Cette entreprise a la qualité de « notified body », c’est-à-dire qu’elle a été désignée par un pays européen pour décider de la conformité de médicaments ou de produits médicaux avant qu’ils ne soient mis sur le marché. Avec les règles européennes, ce statut est valable automatiquement dans tous les pays de l’Union.
Même destin aux Etats-Unis, où Natural Cycles a été reconnue en août comme dispositif médical par la FDA, l’administration américaine qui encadre les denrées alimentaires et les médicaments.
Un usage « parfait » difficile
Natural Cycles brandit aussi une étude menée par des chercheuses et chercheurs qu’elle présente comme « indépendants » — mais dont elle a en grande partie financé le travail —, de concert avec un institut américain spécialisé dans la santé infantile. Publiée en décembre 2017 dans la revue spécialisée Contraception, elle porte sur un peu plus de 22 000 femmes utilisant Natural Cycles. Elle évalue le taux d’efficacité de l’application à environ 93 %, et jusqu’à 99 % avec un « usage parfait », en théorie très complexe à atteindre (il ne faut pas être malade ou avoir de la fièvre, il faut respecter des horaires très fixes, etc.).
A titre de comparaison, la pilule affiche un taux de 91 % en utilisation courante, 99,7 % en cas d’utilisation « parfaite », et le stérilet 99 % quoi qu’il arrive, selon le site gouvernemental Choisir sa contraception.
La liste des six auteurs de l’étude pose toutefois question. Les deux fondateurs de l’application en font partie. L’une des chercheuses citées avait également déjà participé à une autre analyse financée par Natural Cycles en 2016. Elle comme une autre chercheuse ont auparavant fait partie du comité médical consultatif de Natural Cycles. Un autre s’avère être un employé de l’entreprise. Finalement, un seul des auteurs n’aurait aucun conflit d’intérêts possible avec Natural Cycles, reconnaît l’entreprise. L’étude a toutefois été approuvée par un comité d’éthique local, cette fois bien indépendant.
« Ils n’ont rien inventé »
Au terme de son enquête, l’agence des médicaments suédoise a conclu que les taux réels de grossesses non désirées (calculés à partir des données fournies par Natural Cycles) étaient équivalents à ceux énoncés dans l’étude. Elle a cependant regretté que les risques liés à l’utilisation de Natural Cycles ne soient pas suffisamment explicités. Elle a exigé de l’entreprise qu’elle les mentionne dans ses conditions d’utilisation, ce que cette dernière a consenti à faire. Dans un communiqué transmis au Monde, Raoul Scherwitzl s’est dit « heureux » de cette issue, dont il espère qu’elle « rassurera » les femmes.
Du côté du Planning familial, on estime le taux d’échecs des méthodes naturelles à entre 30 et 40 % (chiffres tirés de l’OMS), selon la méthode naturelle utilisée. Véronique Séhier, coprésidente de l’organisme, dit avoir déjà entendu parler de l’application :
« La position du Planning, c’est de dire de façon générale que toutes les femmes doivent avoir accès à tous les types de contraceptions, à condition qu’elles puissent être informées sur les risques. »
Selon elle, Natural Cycles ne se différencierait guère des méthodes naturelles plus anciennes. « Ils n’ont rien inventé, sinon que ce n’est numérique », dit-elle.
Danielle Gaudry, gynécologue-obstétricienne et militante ayant participé au mouvement pour le Planning familial, insiste sur la méfiance nécessaire à l’égard des méthodes naturelles, pour lesquelles elle observe une recrudescence d’intérêt depuis un an environ  :
« Les chiffres viennent souvent des fabricants, et il est délicat d’estimer l’efficacité de l’application tant qu’un organisme comme la Haute Autorité de santé ne s’est pas penchée sur l’algorithme décidant des jours fertiles ou non. Le problème, c’est que les données que l’application prend en compte sont extrêmement variables (la durée de vie d’un spermatozoïde par exemple) et que le procédé est si astreignant que je doute qu’il soit toujours bien respecté. »
Le vernis rassurant de la technologie
La cofondatrice de Natural Cycles, elle, assure que les nouvelles technologies ont tout de même permis d’améliorer la fiabilité des méthodes naturelles. Un avis que partage plus prudemment Cécile Thomé, sociologue spécialisée dans l’étude des méthodes de contraception.
« Les résultats dépendent beaucoup de la classe sociale ou de la configuration familiale »
Selon la sociologue, il faudrait rester méfiant face à ces méthodes en dépit du vernis rassurant de la technologie et des progrès « importants » et « certains » que celle-ci a apportés à des techniques comme les températures. « Les résultats dépendent par exemple beaucoup de la classe sociale ou de la configuration familiale. Difficile de ne pas se lever avant d’avoir pris sa température quand un enfant pleure ou vient vous réveiller, ou quand on travaille de nuit par exemple. » Ce qui tend à fausser les données.
Pour autant, elle se refuse à les diaboliser, estimant que le succès de Natural Cycles a le mérite de témoigner, « même si ce n’est pas dans d’énormes proportions, de l’envie de nouveaux modes de contraception, dans des pays qui restent pilulo-centrés ».

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                Que deviennent les données des applications pour le suivi des règles ?







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Coupe Davis : la France, au nom de l’équipe

Cette saison, sept joueurs ont pris part à la campagne des Bleus en Coupe Davis, dont les joueurs de Noah ont atteint samedi, une nouvelle fois, la finale.



LE MONDE
 |    16.09.2018 à 12h48
 • Mis à jour le
16.09.2018 à 14h34
    |

            Clément Martel (Villeneuve-d'Ascq, envoyé spécial)








                        



   


Le tennis est un sport individuel. Depuis que le major anglais Walter Clapton Wingfield a, un jour de février 1874, déposé les règles du sphairistike, qui allait rapidement devenir le sport que l’on connaît, c’est une antienne entendue. A voir la joie collective de l’équipe de France tout au long du week-end l’ayant vu battre (3-0) l’Espagne et se hisser en finale de Coupe Davis, la question se pose : les Bleus ne s’épanouiraient-ils pas plus dans un cadre collectif ?
Depuis que Yannick Noah est sorti – à nouveau – de sa retraite de capitaine pour reprendre l’équipe de France voici trois ans, un refrain revient, dans sa bouche ou celle de ses joueurs : « le groupe vit bien. » Le genre d’expression consacrée pour laquelle nombre de sportifs ont été cloués au pilori.
Mais à les voir danser, samedi 15 septembre, sur le court du stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq (Nord) après leur qualification pour la finale de Coupe Davis aux dépens de l’Espagne, force est de constater : les Français du tennis sont meilleurs ensemble.

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A des années-lumière de la République tchèque, qui s’est imposée en 2012 en voyant tous ses points apportés par le duo Berdych-Stepanek, la France joue et gagne en groupe. Pour le millésime 2018 de la Coupe Davis, Yannick Noah a fait appel à sept joueurs différents depuis l’entame de la compétition : Adrian Mannarino, Richard Gasquet, Pierre-Hugues Herbert, Nicolas Mahut, Lucas Pouille, Jérémy Chardy, Benoît Paire et Julien Benneteau. Une liste dont sont absents les habitués Jo-Wilfried Tsonga et Gaël Monfils.
A chaque fois, l’équipe de France a poursuivi sa route – mettant aussi à profit les absences de certains des meilleurs joueurs adverses. « Certains auraient aimé être à notre place et jouer l’Espagne sans Nadal, a tancé Noah vendredi. Sauf que c’est nous. Sauf qu’on a gagné des matchs avant. » Et gagné ensemble.
« Transcendés » par le groupe
A côté de son tennis depuis plusieurs mois, Lucas Pouille s’est adossé au groupe pour prendre le dessus sur Roberto Bautista-Agut en cinq sets disputés. « Il n’y a pas de hasard, a insisté le Nordiste, le fait d’être dans un groupe, ça me transcende. » Même tonalité chez Benoît Paire, chien fou assagi par la vie en collectivité. Hors de question de « [s]’énerver, ou de péter les plombs sur un match de Coupe Davis », quand ses coéquipiers, qui l’ont accueilli après un long passage au purgatoire, comptent sur lui.

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Car pour les joueurs de tennis, collectif est un mot étrange. Pour parvenir au sommet – et y rester –, il ne faut penser qu’à soi. Ce qu’Henri Leconte synthétisait – égratignant au passage la culture française – en mai, dans un entretien au Monde : « pour gagner, il faut être un leader né, vouloir être le numéro un. Quand tu vois un adversaire, tu veux lui casser la gueule. »
Julien Benneteau l’a rappelé samedi après son double victorieux : une carrière dans le tennis pro n’a rien à voir avec ce que vivent les Bleus. « Pendant une semaine, on est aux petits soins pour vous. On vit en groupe, avec ses potes, avec les kinés, le docteur, le capitaine. Les entraîneurs sont aux petits oignons pour vous, et vous jouez un match ou deux matchs le week-end. » Et le Bressan d’embrayer, pour justifier sa retraite : « une carrière de joueur de tennis, ce n’est pas ça. C’est d’être loin de la maison du 1er janvier au 15 novembre. »
L’inspiration des Bleus du foot
En bleu, les Français retrouvent – ou découvrent, comme Paire cette semaine – un rythme évoquant le quotidien des équipes de sport collectif. Et s’y épanouissent. Les hommes de Noah ne font pas mystère de l’inspiration qu’ils puisent dans l’aventure des Bleus au Mondial.
« Ils ont montré une joie de vivre, une amitié entre eux, des sourires sur les réseaux. Et ils sont champions du monde de foot ! On a envie de faire comme eux », sourit Noah. Dans les vestiaires après la victoire, les pas de danse des Français rappelaient ceux de leurs homologues du football – avec Pouille au lieu de Kimpembe comme homme enceinte.
Si les Français ont la Coupe Davis dans le sang – d’autant plus amplifié par la disparition prochaine de la compétition –, ils insistent sur « l’aventure collective ». « Quelle que soit l’équipe alignée, on a un groupe, relate Noah, rappelant que des joueurs absents – Tsonga et Herbert en demi-finales – viennent soutenir leurs potes. » 

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L’an passé, la finale victorieuse a permis aux Bleus de défaire leurs épaules du pesant surnom de « nouveaux Mousquetaires ». « On n’a jamais demandé à être appelés [ainsi], avait martelé Richard Gasquet après la victoire. Je trouve ça grotesque, ça fait dix ans qu’on entend ça. »
Il n’empêche, armés de raquettes en guise de rapières, les Français ont fait leur la maxime des héros de Dumas. « Un pour tous, et tous pour un ». Et l’espace d’une finale, encore, le tennis ne sera plus, pour eux, un sport individuel.



                            


                        

                        

