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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ En mai, Emmanuel Macron avait fait part de sa volonté de supprimer cet impôt, envoyant selon lui un signal « négatif » pour l’attractivité de la France.
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L’« exit tax » sera remplacée par un « dispositif plus ciblé », annonce Bercy

En mai, Emmanuel Macron avait fait part de sa volonté de supprimer cet impôt, envoyant selon lui un signal « négatif » pour l’attractivité de la France.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 16h07
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 16h21
   





                        



   


L’« exit tax », cet impôt destiné à freiner l’exil fiscal dont Emmanuel Macron avait annoncé en mai la suppression, sera remplacée par un « dispositif plus ciblé », recentré sur les cas d’optimisation fiscale, a annoncé Bercy, samedi 15 septembre. « L’exit tax telle qu’elle est aujourd’hui sera supprimée », a déclaré le ministère de l’économie et des finances, défendant ainsi la promesse faite par le président. Les Echos, qui ont révélé l’affaire samedi, écrivent que « l’exécutif renonce à supprimer l’exit tax ».
Le nouveau « dispositif anti-abus » ciblera les cessions de patrimoine intervenant jusqu’à deux ans après un départ de France, contre jusqu’à quinze ans à l’heure actuelle, a détaillé à l’AFP un porte-parole du ministère.
L’« exit tax » avait été instaurée en 2011 par Nicolas Sarkozy avec pour objectif de freiner l’exil fiscal, notamment d’entrepreneurs. Cet impôt porte sur les plus-values latentes de contribuables qui décident de transférer leur domicile à l’étranger, en cas de cession effective de leur patrimoine en France, dans un délai de quinze ans après leur départ.

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« Casse-tête administratif »
Seules les personnes ayant passé au moins six ans en France, et détenant un patrimoine en actions et obligations supérieur à 800 000 euros ou au moins 50 % du capital d’une entreprise, sont concernées par ce dispositif.
C’était cependant un « casse-tête administratif pour les contribuables », obligés de constituer des garanties auprès d’un comptable public et de faire des déclarations annuelles au fisc français pendant cette longue période après leur départ, a fait valoir le porte-parole de Bercy. Avec le nouveau dispositif, cette constitution de garanties « n’existera que pour les personnes qui partent dans un pays sans convention d’assistance fiscale de recouvrement avec la France », a-t-il ajouté.
Dans un entretien en mai au magazine américain Forbes, Emmanuel Macron avait fait part de sa volonté de supprimer cet impôt, qui envoyait selon lui un signal « négatif » pour l’attractivité de la France. Le rendement de cet impôt n’est « pas particulièrement intéressant pour les finances publiques », avait-il justifié.

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                Nouveau rebondissement dans la querelle de chiffres autour de l’exit tax






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ « Peut-on espérer que maintenant la lumière soit faite sur tous les mensonges et les crimes d’Etat ? » s’interroge dans une tribune au « Monde » la romancière algérienne.
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Mort de Maurice Audin : pour Maïssa Bey, c’est « un premier pas accompli »

« Peut-on espérer que maintenant la lumière soit faite sur tous les mensonges et les crimes d’Etat ? » s’interroge dans une tribune au « Monde » la romancière algérienne.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 12h18
    |

Maïssa Bey (Ecrivaine)







                        


Tribune. Qui peut dire : nous ne savions pas ? De 1957 à 2018, tout ou presque a été dit sur la pratique de la torture pendant la guerre d’Algérie : des dizaines de livres ; des recherches menées par des historiens ; des films ; des centaines d’articles, de tribunes et de lettres ouvertes ; des pétitions ; des témoignages de victimes ayant survécu, de leurs proches et de quelques témoins, mais aussi des aveux des tortionnaires et de leurs supérieurs confortés dans leur action par la loi sur les pouvoirs spéciaux votée en 1956 ; des poursuites engagées auprès de divers tribunaux, soldées le plus souvent par des non-lieux ; des marches ; des commémorations ; des places et des rues baptisées ; et… toujours, toujours, le même silence de l’Etat.

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                Henri Alleg : « Pour moi, aucun doute possible, Audin a été assassiné »



Dès 1958, l’historien Pierre Vidal-Naquet publie aux éditions de Minuit les conclusions de ses recherches sur l’affaire Audin. La même année, chez le même éditeur, dans La Question, Henri Alleg, journaliste militant engagé aux côtés du FLN, décrit les sévices qu’il a subis au centre de tri d’El Biar. Le livre, vendu à cent cinquante mille exemplaires est saisi quelques semaines plus tard. Je n’ai jamais pu me résoudre à lire le livre d’Henri Alleg. Je n’ai jamais pu me confronter à la réalité écrite ou filmée de la torture. Il est des images qui ne s’effacent pas. Même si elles ne sont qu’imaginées. Surtout si elles sont imaginées.
Des corps jetés aux chiens
Le 7 février 1957 aux environs de minuit, des éléments de l’armée française font irruption dans l’appartement que nous occupons au premier étage de l’école de garçons de Boghari (aujourd’hui Ksar el Boukhari). Après avoir mis la maison à sac sous nos yeux effarés, à la recherche de documents subversifs et d’armes, ils partent en emmenant mon père, Benameur Yagoub, 37 ans, instituteur, père de cinq enfants, fervent nationaliste et membre actif du réseau de soutien à la lutte armée du FLN.
Au seuil de la porte, encadré de deux parachutistes, mon père s’arrête et se retourne pour nous regarder. C’est la dernière image que j’ai de lui
Dans la même nuit, même scénario chez son frère, son cousin et cinq autres citoyens militants dont un de ses collègues. Au seuil de la porte, encadré de deux parachutistes, il s’arrête et se retourne pour nous regarder. C’est la dernière image que j’ai de lui. Je n’ai jamais pu oublier ce regard. Nous ne le reverrons plus. Les prisonniers sont conduits au siège de la gendarmerie de Berrouaghia, à quarante kilomètres de là. Après avoir été torturés pendant quarante-huit heures, ils auraient tenté de s’enfuir lors d’une corvée de bois. L’on dit même que leurs corps furent jetés aux chiens. Leurs restes seront enterrés dans une fosse commune.
L’affaire n’aura qu’un retentissement limité. Dans les journaux, ils furent présentés comme des terroristes. Expulsés de notre logement de fonction, nous devons quitter l’école – qui porte aujourd’hui le nom de mon père. Nous trouverons refuge chez mon grand-père paternel. Ma mère, aujourd’hui décédée, élèvera seule ses enfants.
Troublante similitude
Quatre mois plus tard, le 11 juin, Maurice Audin, un mathématicien de 25 ans, assistant à l’université des sciences d’Alger, père de famille, militant du PCA, est emmené dans les mêmes conditions et pour la même raison : soutien actif à la cause des indépendantistes algériens. Des parachutistes viennent le chercher chez lui. Il est 23 heures. Il est emmené sous les yeux de sa femme, Josette, et de leurs trois enfants. Ils ne le reverront plus.

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Selon la thèse officielle, Maurice Audin se serait évadé lors de son transfert dans un camp de détention dix jours plus tard. L’on sait, grâce au témoignage d’Henri Alleg emprisonné le lendemain, et depuis les aveux d’un général de l’armée française qu’il fut exécuté après avoir été torturé pendant plusieurs jours. Son corps ne sera jamais retrouvé. Troublante similitude. Qui explique sans doute l’émotion que je ressens aujourd’hui.
Combien de suppliciés ? Des milliers. De ces dépassements, l’histoire ne retiendra que les plus marquants
Entre-temps, d’autres arrestations suivies d’exécutions sommaires ont eu lieu. Même mode opératoire. Mêmes méthodes. Des interrogatoires serrés. Mêmes conclusions, à quelques détails près. Qu’est-ce qui pourrait bien freiner l’ardeur d’hommes disposant de pouvoirs spéciaux ? Evasions, suicides, disparitions. Combien de suppliciés ? Des milliers. De ces dépassements, l’histoire ne retiendra que les plus marquants : le décès de Larbi Ben M’hidi, chef d’état-major du FLN et celui de Ali Boumendjel, avocat et militant. Tous deux ont été « suicidés » : l’un par pendaison et l’autre par défenestration.
La plupart du temps, les auteurs des exactions ne prennent pas la peine de donner des explications aux proches des victimes, pour la plupart désarmés, démunis et dans l’impossibilité de faire leur deuil. Tout juste reconnaît-on quelques bavures. Près de cinquante ans plus tard, sans l’ombre d’un remords, le général Aussaresses explique : « nous n’avions pas le choix. »
Reconnaissance sans équivoque
Josette Audin ne renonce pas. Elle poursuit inlassablement sa quête de la vérité sur la disparition de son mari. Et… cela arrive enfin. Soixante et un ans et trois mois après cette disparition, le président de la République française décide de reconnaître en termes qui ne souffrent d’aucune équivoque la responsabilité de l’Etat français dans la pratique de la torture. Une reconnaissance qualifiée d’historique.
Il faudra bien qu’un jour l’on essaie, ensemble, de comprendre quels ressorts entrent en jeu lorsqu’un homme décide ou accepte de profaner l’humanité d’un autre homme
En se rendant chez la veuve de Maurice Audin pour lui demander pardon, en reconnaissant que l’usage de la torture avait été cautionné par le système politique en place, en voulant rétablir cette vérité historique, Emmanuel Macron a-t-il implicitement inclus les victimes, toutes les victimes de cette guerre ? C’est la question que beaucoup se posent de ce côté de la Méditerranée. Les débats font rage sur les réseaux sociaux. Des plus modérés aux plus extrémistes. Alger, par la voix de son ministre des Anciens Moudjahidines – celui-là même qui vient de refuser un visa d’exploitation pour un film sur la vie de Larbi Ben M’hidi – concède qu’il s’agit là d’une « avancée ».
Peut-on espérer qu’une fois ce premier pas accompli la lumière soit faite sur tous les mensonges et les crimes d’Etat ? L’ouverture des archives, ces boîtes noires de l’histoire, nous en dira plus. Mais cela ne suffit pas. Il faudra bien qu’un jour l’on essaie, ensemble, de comprendre quels ressorts entrent en jeu lorsqu’un homme décide ou accepte de profaner l’humanité d’un autre homme. Sans quoi l’affaire Audin ne sera jamais finie.

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Romancière algérienne, Maïssa Bey est l’auteur d’une dizaine de livres parmi lesquels Nulle autre voix qui vient de paraître aux éditions de l’Aube (2018, 248 pages, 19,90 €).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Selon l’écrivaine Brigitte Giraud, dans une tribune au « Monde », la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans l’assassinat de Maurice Audin, va peut-être permettre aux victimes et aux tortionnaires d’exister ensemble dans une même nation.
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Mort de Maurice Audin : Pour Brigitte Giraud, « il faut rompre le cercle vicieux silence - ignorance - défiance »

Selon l’écrivaine Brigitte Giraud, dans une tribune au « Monde », la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans l’assassinat de Maurice Audin, va peut-être permettre aux victimes et aux tortionnaires d’exister ensemble dans une même nation.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 11h46
    |

Brigitte Giraud (écrivaine)







                        



                                


                            
Tribune. Pourquoi la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans l’assassinat de Maurice Audin arrive-t-elle en septembre 2018, plus de cinquante-six ans après les accords d’Evian ?
Il a fallu franchir tant d’obstacles sous différents gouvernements pour que la France ose enfin l’épreuve de la vérité. Il a fallu l’obstination d’une famille et d’une veuve, à qui la nation entière doit beaucoup.

Ce que je vois et qui me fait mal est que cette reconnaissance arrive au moment où les protagonistes de la guerre d’Algérie sont en train de disparaître. La mémoire vive est sur le point de s’évanouir, ces hommes qui ont combattu, appelés du contingent, militaires français, militants du FLN algérien, harkis, qui ont partagé un sort commun entre 1954 et 1962, désormais vieillis, ne pourront bientôt plus témoigner, attester, apporter un ultime regard, un repentir ou un point qui nous aura échappé. Le silence étourdissant qui a suivi cette sombre période deviendra un silence sans appel, et seuls demeureront les témoignages écrits, enregistrés ou filmés alors qu’il en était encore temps.

C’est sans doute la raison qui m’a conduite à écrire et publier en 2017 Un loup pour l’homme, un roman qui met en scène ce qu’a vécu mon père en tant que jeune appelé qui ne voulait pas tenir une arme.
« Passages des hommes à la question »
A l’occasion de sa parution, j’ai rencontré des lecteurs, dont certains m’ont confié des souvenirs pénibles, comme cet homme vivant à Nantes, qui officiait au DOP (Dispositif opérationnel de protection) d’Oran à la fin des années 1950, un sigle euphémisé signifiant le « passage des hommes à la question » pour obtenir des renseignements, autrement dit la torture. Il ne savait que faire du temps qu’il lui restait à vivre, il avait plus de 80 ans et n’avait pu dire à sa femme aujourd’hui défunte ce qu’il avait accompli, il n’osait pas davantage en parler à son fils. Comme il a tenté...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Cette interdiction s’ajoute à celle des pailles et des bâtonnets mélangeurs pour boisson en plastique, adoptée par le Sénat en juin.
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L’Assemblée vote l’interdiction des couverts et de contenants jetables en plastique

Cette interdiction s’ajoute à celle des pailles et des bâtonnets mélangeurs pour boisson en plastique, adoptée par le Sénat en juin.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 10h59
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 11h09
   





                        


L’Assemblée nationale a approuvé vendredi 14 septembre l’interdiction des couverts et des contenants jetables en plastique, au 1er janvier 2020, en plus des pailles et des touillettes, en dépit de l’avis défavorable du gouvernement. Adopté en nouvelle lecture, un amendement au projet de loi agriculture et alimentation, porté par 14 députés de la majorité, François-Michel Lambert (ex-député écologiste, aujourd’hui La République en marche) en tête, vise à interdire aussi les « couverts, piques à steak, couvercles à verre jetables, plateaux-repas, pots à glace, saladiers, boîtes ».
Cette interdiction s’ajoute à celle des pailles et des bâtonnets mélangeurs pour boisson en plastique, adoptée par le Sénat en juin, avant que le projet de loi n’effectue son retour à l’Assemblée faute d’accord en commission mixte paritaire. « La France a les moyens d’agir, d’être fer de lance sur ce sujet, comme nous avons pu l’être sur les sacs en plastique, comme nous avons pu déjà le voter sur les assiettes jetables. Allons plus loin ! Faisons en sorte d’attaquer la prochaine décennie en nous éloignant de cette dépendance au plastique », a lancé M. Lambert.

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« Mieux évaluer l’impact économique et écologique »
Le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, s’y est opposé : « Il y a une nécessité de changement de comportement pour diminuer le nombre de déchets, notamment ceux issus des produits plastiques. Mais il faut être cohérent. » « Je souhaite que l’on puisse disposer d’informations pour mieux évaluer l’impact économique et écologique » de cet amendement, a-t-il plaidé, en vain.
Cent-vingt-deux députés de la majorité, dont M. Lambert, ont aussi obtenu l’interdiction des « contenants alimentaires de cuisson, de réchauffe et de service en matière plastique » dans les cantines, de la crèche à l’université, « au plus tard au 1er janvier 2025 ». Cette échéance concerne les collectivités de 2 000 habitants et plus. Pour les collectivités de moins de 2 000 habitants, l’interdiction doit prendre effet d’ici à 2028.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ « Vous êtes mis à la disposition du gouvernement pour servir le pays », a dit le ministre de l’action et des comptes publics aux élèves de l’ENA, lors d’une visite à Strasbourg, vendredi.
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Gérald Darmanin fait la leçon aux énarques à Strasbourg

« Vous êtes mis à la disposition du gouvernement pour servir le pays », a dit le ministre de l’action et des comptes publics aux élèves de l’ENA, lors d’une visite à Strasbourg, vendredi.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 10h26
    |

            Benoît Floc'h (Strasbourg, envoyé spécial)








                        


Les points sur les « i ». « Nous n’avons pas créé la fonction publique pour les fonctionnaires. Nous n’avons pas créé l’ENA pour les énarques », a rappelé sans ambages le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, aux élèves de l’Ecole nationale d’administration, à Strasbourg, vendredi 14 septembre. « Voici quelques semaines, j’ai été invité à intervenir devant quelques-uns de vos camarades d’une promotion précédente à qui on a dit, ô drame, qu’ils devaient servir la République lorsqu’elle avait besoin d’eux. J’ai appris que quelques-uns avaient été choqués. J’espère que ce sera le seul choc de leur vie », a-t-il ironisé.
Les locaux feutrés de l’école résonnent rarement de propos aussi tranchés. Mais Gérald Darmanin n’est pas très content de l’accueil réservé par les énarques à l’une des mesures annoncées par le premier ministre, en février. Deux ans après être sortis de l’ENA, avait déclaré Edouard Philippe, les meilleurs élèves, ceux intégrés dans les « grands corps » (Conseil d’Etat, Cour des comptes, inspections), seront affectés à des missions jugées prioritaires : plan pauvreté, RSA, énergies renouvelables, etc. De fait, une quinzaine de jeunes énarques prennent ces jours-ci leurs fonctions aux quatre coins de la République. Qui en Guyane, qui à Fessenheim (Haut-Rhin), ou qui en Bretagne.
« Ton inutilement agressif »
Or, les élèves de la promotion « Churchill », qui inaugurent le dispositif, n’étaient visiblement pas très allants. Lorsque Gérald Darmanin a découvert que ces derniers avaient tous choisi des missions à Paris, son sang n’a fait qu’un tour. Il leur a dit sans détour sa façon de penser en juin, en inaugurant une journée de formation à Paris. La séance a été « tendue », rapporte une participante, qui évoque « un ton inutilement agressif ». « C’est bon signe qu’ils aient été choqués », rétorque aujourd’hui M. Darmanin.
Lequel a donc enfoncé le clou à Strasbourg : « Il n’y a pas de noblesse particulière, il n’y a que des exigences à servir la République. Vous êtes mis à la disposition du gouvernement pour servir le pays. » Principe cardinal d’un pouvoir macronien qui, s’appuyant sur la haute fonction publique, exige d’elle une docilité sans faille. Sauf que, répondent de jeunes énarques potentiellement concernés par la mesure, à la Cour des comptes ou au Conseil d’Etat, les fonctionnaires sont des magistrats. Et, dit l’un, « les magistrats ne sont pas là pour obéir au gouvernement ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le chef de l’Etat devrait définir, début novembre, une nouvelle organisation institutionnelle.
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Vers une fusion du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ?

Le chef de l’Etat devrait définir, début novembre, une nouvelle organisation institutionnelle.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 10h15
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            
D’ici à la fin octobre, le gouvernement devrait arrêter sa position quant à l’avenir institutionnel des deux départements alsaciens, Bas-Rhin et Haut-Rhin. Selon les informations du Monde, Emmanuel Macron devrait se rendre lui-même sur place, le 4 novembre, pour expliquer les raisons de son choix. Signe de l’attention que porte l’exécutif à ce dossier.
La « bataille d’Alsace » pour acquérir un statut particulier a connu un premier épisode inabouti lors du référendum du 7 avril 2013 sur la création d’une collectivité fusionnant le conseil régional avec les deux conseils généraux. Le oui remportait certes une majorité de 57,65 % des votants sur l’ensemble des deux départements mais sans réunir les conditions requises pour que ce vote soit validé, le Haut-Rhin s’étant prononcé à 55,74 % contre le projet tandis que le nombre de votants favorables au oui dans le Bas-Rhin ne représentait que 22,90 % des inscrits.
Toutefois, la création, le 1er janvier 2016, d’une région Grand Est regroupant l’Alsace, la Champagne-Ardenne et la Lorraine a réactivé le « désir d’Alsace » et remobilisé les partisans d’une « Alsace unie ». Philippe Richert, alors président (UMP) du conseil régional d’Alsace, déclarait que la fusion de sa région avec ses deux voisines représentait « l’événement le plus grave pour l’Alsace depuis la fin de la guerre ». Pétitions, manifestations, motions d’élus demandant l’abandon du projet n’ont pas suffi à venir à bout de la volonté de François Hollande de procéder au nouveau redécoupage.

L’idée d’un « Brexit alsacien » écartée
Peu après son accession à l’Elysée, Emmanuel Macron a signifié clairement, à l’occasion de la conférence nationale des territoires, le 17 juillet 2017, qu’il n’entendait pas remettre en cause le tracé des nouvelles régions. Toutefois, devant les élus du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, le 30 octobre à la préfecture de Strasbourg, il n’a pas exclu une « évolution »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Une large partie des élus locaux, tout comme un puissant réseau associatif, plaide pour l’instauration d’une collectivité à statut particulier.
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L’Alsace n’a toujours pas digéré son intégration dans le Grand Est

Une large partie des élus locaux, tout comme un puissant réseau associatif, plaide pour l’instauration d’une collectivité à statut particulier.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 10h13
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 10h16
    |

            Patrick Roger (Strasbourg, Mulhouse, envoyé spécial)








                        



                                


                            
Sur la plupart des véhicules qui roulent dans le Bas-Rhin ou le Haut-Rhin, le blason alsacien continue de figurer sur les plaques d’immatriculation, à la place de la mention « Grand Est » : manifestation discrète mais visible du rejet que suscite la fusion, depuis le 1er janvier 2016, de l’Alsace, la Lorraine et la Champagne-Ardenne. Un sondage IFOP réalisé en février 2018 pour le Club Perspectives alsaciennes montrait que 83 % des personnes interrogées souhaitaient que l’Alsace retrouve un statut de collectivité territoriale et 67 % qu’elle sorte du Grand-Est (enquête effectuée auprès d’un échantillon de 1 002 personnes).
Olivier Becht, député (UDI, Agir et indépendants) du Haut-Rhin, ne mâche pas ses mots. « On est dans un calendrier resserré, avec en point d’orgue les élections départementales et régionales de 2021 », note l’ancien camarade de promotion d’Emmanuel Macron à l’ENA. « S’il n’y a pas de collectivité Alsace à ce moment-là, Jean Rottner [le président (LR) de la région Grand Est] se fera balayer, la région basculera à l’extrême droite et les deux départements aux autonomistes. Pour échapper à l’hécatombe, il faut que la collectivité soit créée au 1er janvier 2020 », poursuit l’élu.

Scénario catastrophe ? Pas si sûr. Même si, pour Jean Rottner, « ceux qui agitent la menace des élections jouent à se faire peur ». Quoi qu’il en soit, le compte à rebours est enclenché. Quelle que soit la solution retenue (fusion des deux départements, qui semble plutôt avoir les faveurs de l’exécutif à ce stade, ou collectivité à statut particulier, défendue par les deux présidents de conseils départementaux, une large partie des élus et un mouvement associatif très en pointe dans cette mobilisation), les délais législatifs et réglementaires sont extrêmement resserrés.
Après l’échec du référendum de 2013 sur la fusion du conseil régional d’Alsace avec les deux départements...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Christophe Castaner a critiqué vendredi la commission d’enquête qui doit entendre Alexandre Benalla le 19 septembre.
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Affaire Benalla : l’exécutif durcit le ton contre le Sénat

Christophe Castaner a critiqué vendredi la commission d’enquête qui doit entendre Alexandre Benalla le 19 septembre.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 09h41
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 14h23
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            

Un virage stratégique. Après s’être démené pour tenter d’éteindre le scandale de l’affaire Benalla fin juillet, le gouvernement entretient désormais lui-même la polémique politique sur ce dossier. Au risque d’alimenter le feuilleton, qui a entraîné une baisse de la popularité d’Emmanuel Macron, sur ce collaborateur de l’Elysée (licencié depuis) filmé en train de frapper un manifestant à terre, dans une vidéo tournée le 1er mai à Paris.
Le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, Christophe Castaner, a ainsi lancé une sévère mise en garde à l’intention de la commission d’enquête du Sénat sur cette affaire, vendredi 14 septembre, en accusant ses membres de vouloir outrepasser leur pouvoir, afin d’atteindre le chef de l’Etat. « Si certains pensent qu’ils peuvent s’arroger un pouvoir de destitution du président de la République, ils sont eux-mêmes des menaces pour la République », a déclaré ce proche de M. Macron. Avant d’insister : « Une commission d’enquête qui aurait des ambitions politiques et penserait qu’elle pourrait jouer de ses fonctions de contrôle du gouvernement pour faire tomber un président de la République commettrait une faute constitutionnelle. »
Des mots tranchants, prononcés par M. Castaner sous sa casquette de délégué général de La République en marche (LRM) lors de la conférence de presse de rentrée de son mouvement. Mais au lieu de se cantonner à présenter l’agenda de sa formation, tout en remobilisant les troupes dans l’optique des élections européennes, le patron du parti majoritaire a choisi d’attaquer à nouveau le Sénat, dominé par la droite.

« Instrumentalisation »
La commission d’enquête du Sénat n’a jamais fait part d’une volonté de « destituer » M. Macron. Le Palais du Luxembourg n’a d’ailleurs pas ce pouvoir dans le cadre d’une commission d’enquête. Seul un cas de destitution est possible. Selon l’article 68 de la Constitution, « le président de la République...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ « Macron et son gouvernement ignorent ce que font réellement les pays nordiques », assure dans son livre Alain Lefebvre, journaliste qui a longtemps vécu en Scandinavie.
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La vérité sur le « modèle scandinave » d’Emmanuel Macron

« Macron et son gouvernement ignorent ce que font réellement les pays nordiques », assure dans son livre Alain Lefebvre, journaliste qui a longtemps vécu en Scandinavie.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 12h28
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            
Ah, la Scandinavie… Ses fjords, ses interminables hivers et, surtout, son modèle économique et social : depuis son élection, le président Emmanuel Macron cite régulièrement celui-ci comme une source d’inspiration. Flexisécurité danoise, réforme des retraites à la suédoise, transparence nordique des institutions publiques : la France gagnerait-elle à suivre ces exemples ? Comment ? Pour y répondre, Alain Lefebvre, journaliste et consultant spécialiste des questions sociales, s’est plongé dans la culture politique de ces pays qu’il connaît bien – il a travaillé pendant quinze ans en Suède et en Finlande, notamment pour les services diplomatiques français.
Dès l’introduction, il pose un constat assez cinglant pour le chef de l’Etat : « Macron et son gouvernement ignorent, volontairement ou non, ce que font réellement les pays nordiques, et proposent parfois des solutions depuis longtemps dépassées dans les pays qu’ils veulent imiter », assène-t-il.
Exemple : la fameuse flexisécurité danoise, censée à la fois faciliter les licenciements et mieux protéger les salariés en leur offrant un généreux filet de protection durant les périodes entre deux emplois. En visite à Copenhague le 29 août, Emmanuel Macron dressait encore l’éloge de ce système, plus performant, selon lui, pour réduire le chômage.

Instrument marketing
Seulement voilà : la flexisécurité, en fait née aux Pays-Bas, a surtout été utilisée comme « un instrument de pur marketing » par les Danois dès 1990, afin de séduire les investisseurs étrangers, explique l’auteur. Car en pratique les entreprises locales ne sont guère plus flexibles que leurs homologues françaises, poursuit-il, détails à l’appui, tandis que la sécurité a beaucoup baissé ces dernières années : « Le fameux modèle danois dont nous parlons en France n’existe même plus au Danemark ! » Le succès du pays tient en vérité à ses PME haut de gamme capables de s’adapter très vite à la demande...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », estime qu’à l’approche des élections européennes, Emmanuel Macron ne peut se laisser enfermer dans l’image du président des riches
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Article sélectionné dans La Matinale du 14/09/2018
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Plan pauvreté, droits de succession : le spectaculaire retour du « en même temps »

Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », estime qu’à l’approche des élections européennes, Emmanuel Macron ne peut se laisser enfermer dans l’image du président des riches



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 09h45
    |

            Françoise Fressoz (éditorialiste au « Monde »)








                        



                                


                            
Chronique. En une semaine, le macronisme a effectué un indéniable retour aux sources. D’abord, jeudi 13 septembre, à l’occasion du lancement du plan pauvreté, morceau de bravoure durant lequel le chef de l’Etat a renoué avec le discours du candidat Macron.
Fini les propos transgressifs dénonçant le « pognon de dingue » déployé en vain pour empêcher 9 millions de personnes de vivre en dessous du seuil de pauvreté. Retour à la philosophie de l’action engagée depuis un an et tentative de correction de tir pour convaincre les sceptiques : il ne s’agit pas seulement de stimuler l’activité en réservant un traitement de faveur aux « premiers de cordées », il s’agit « en même temps » de lutter contre les inégalités de naissance, d’abattre les rentes, de faire en sorte que chacun puisse trouver sa voie dans une société devenue beaucoup trop sclérosée.
A entendre le chef de l’Etat, le macronisme rime avec une profonde transformation de la société française, mue par la mobilité et ayant pour objectif « l’égalité réelle ». D’où une série de mesures préventives largement axées sur la petite enfance et une refonte du système qui, pour aboutir, nécessitera la mobilisation de tous.

Les droits de succession, un sujet inflammable
Vendredi 14 septembre, nouvelle piqûre de rappel émanant cette fois de Christophe Castaner, délégué général de La République en marche (LRM), un très proche du président de la République : 
« Il nous semble essentiel d’ouvrir une réflexion en vue de la réforme en profondeur des droits de succession. »
Avec toutes les précautions d’usage, de tels propos sont une bombe. Tellement inflammables que le candidat Macron avait finalement renoncé à porter le sujet durant la campagne présidentielle. Non seulement parce qu’il avait peur d’effaroucher les riches, qu’il tentait de séduire, mais aussi parce qu’il craignait d’indisposer les classes moyennes qui, en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ A laisser entendre que le jeu ou la Fondation du patrimoine pourrait répondre aux enjeux que les acteurs essentiels ne peuvent totalement combler, n’y a-t-il pas un risque que ceux-ci saisissent la balle au bond pour se désengager ?, s’interroge dans une tribune au « Monde » le président de Sites et cités remarquables de France.
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Martin Malvy  : « Le Loto du patrimoine n’est pas tout »

A laisser entendre que le jeu ou la Fondation du patrimoine pourrait répondre aux enjeux que les acteurs essentiels ne peuvent totalement combler, n’y a-t-il pas un risque que ceux-ci saisissent la balle au bond pour se désengager ?, s’interroge dans une tribune au « Monde » le président de Sites et cités remarquables de France.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 11h11
    |

Martin Malvy (président de Sites & Cités de France)







                        



                                


                            

Tribune. Stéphane Bern n’a pas été investi – quoique parfois son discours puisse le laisser penser – de l’intégralité de la défense et de la prise en charge du patrimoine. L’Etat avec ses agents, des milliers d’élus et de citoyens, en associations ou à titre individuel, y consacrent le plus clair de leur temps et une bonne partie de leurs moyens. Il n’est pas inutile de le rappeler.
Stéphane Bern a cent fois raison quand il laisse éclater sa colère contre les dérives de la loi ELAN en ce qu’elle s’apprête à déchirer ce que depuis 1962 la loi Malraux a permis de tisser pour la protection de notre patrimoine. La loi ELAN cède à la mode. Or la mode n’est pas durable alors que le patrimoine l’est par excellence.

Stéphane Bern n’est pas le seul à protester. A l’initiative de Sites et cités remarquables de France nous avons depuis plusieurs mois, avec huit autres associations nationales qui se consacrent au patrimoine, saisi du sujet le président de la République, le gouvernement et les deux Assemblées.
Quelque 45 000 édifices sont aujourd’hui protégés
Un mauvais vent souffle depuis plusieurs années sur les politiques qui ont permis à la France de préserver son patrimoine bâti et ses espaces publics. La loi dite LCAP, votée en 2016, après que trois ministres de la culture s’y soient attelés, était d’inspiration voisine et nous n’avons échappé à la catastrophe que grâce à la mobilisation de ces mêmes associations.
Un quarteron d’élus et sans doute quelques lobbys de l’immobilier veulent la peau des architectes des Bâtiments de France pour avoir eu maille à partir avec certains d’entre eux ou tout simplement pour avoir les mains libres sur le foncier des centres anciens. Personne n’est dupe alors que c’est faire fi pour quelques intérêts privés de ce qu’a été leur apport à l’actuel visage de la France et d’une réalité qui l’honore, à savoir le classement de 45 000 édifices aujourd’hui protégés.
Un quarteron...



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Outre le Loto du patrimoine, l’opération, pilotée par Stéphane Bern, comprend un jeu de grattage, dont plus de 20 % des tickets ont été vendus, selon La Française des jeux.
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Jeu de grattage « Mission Patrimoine » : 2,5 millions de tickets vendus

Outre le Loto du patrimoine, l’opération, pilotée par Stéphane Bern, comprend un jeu de grattage, dont plus de 20 % des tickets ont été vendus, selon La Française des jeux.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 01h33
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 11h12
   





                        



   


Il a remporté le jackpot : un gagnant va empocher la somme de 13 millions d’euros du Loto du patrimoine, qui vise à financer la rénovation de monuments en France, a annoncé vendredi soir 14 septembre La Française des jeux (FDJ).
« Un grand gagnant en Haute-Garonne ! Il remporte les [13 millions d’euros] du Super Loto #missionpatrimoine ! Bravo à lui ! », a annoncé sur Twitter la FDJ. Ce tirage spécial du Loto était organisé à la veille des Journées européennes du patrimoine qui se tiennent ce week-end.

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« Un grand succès »
Outre le Loto, l’opération, pilotée par l’animateur Stéphane Bern, comprend un jeu de grattage, dont plus de 2,5 millions de tickets ont été vendus, selon la FDJ. Les futures recettes, estimées de 15 millions d’euros à 20 millions d’euros, viendront abonder un fonds spécial destiné à des monuments « emblématiques » en péril, sur quelque 270 sélectionnés.
Sur les 12 millions de tickets du jeu à gratter « Mission Patrimoine », vendus 15 euros pièce depuis le 3 septembre, « 2,5 millions ont déjà été vendus, soit plus de 20 %, ce qui est le signe que ce jeu rencontre un grand succès, autour de joueurs réguliers de la FDJ mais aussi d’un public nouveau », s’est félicitée, vendredi matin, la PDG de la FDJ, Stéphane Pallez.
Dans le détail, 25 % de la mise du loto (0,75 euro) et 10 % du jeu de grattage (1,52 euro) vont au financement du patrimoine français. Les premiers chèques seront remis samedi aux communes concernées.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre et Eric Constantin, directeur de la Fondation Abbé Pierre Ile-de-France, dans une tribune au « Monde », appellent Julien Denormandie, secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires, à sanctionner plus efficacement les marchands de sommeil.
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« Pour une offensive en matière de lutte contre l’habitat indigne »

Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre et Eric Constantin, directeur de la Fondation Abbé Pierre Ile-de-France, dans une tribune au « Monde », appellent Julien Denormandie, secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires, à sanctionner plus efficacement les marchands de sommeil.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 13h58
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 15h39
    |

Eric Constantin (Directeur de la Fondation Abbé Pierre Ile-de-France)







                        



                                


                            

Tribune. Le drame de l’incendie de l’immeuble d’Aubervilliers, le 19 août, est venu nous rappeler, s’il le fallait encore, que le mal-logement fait courir de graves risques, parfois mortels, pour la sécurité et la santé des occupants.
Depuis cet événement, vous avez, Monsieur le secrétaire d’Etat, rappelé la priorité qui est la vôtre et celle du gouvernement de lutter contre les marchands de sommeils, notamment à travers le renforcement de l’usage de la confiscation des biens immobiliers utilisés par ces derniers, renforcement prévu dans le projet de loi ELAN (évolution du logement, de l’aménagement et du numérique).
Même si la confiscation est déjà prévue dans les textes mais assez peu prononcée, il est évidemment nécessaire de sanctionner plus efficacement ces professionnels de la gestion lucrative de taudis qui organisent trop souvent leur insolvabilité quand ils sont condamnés, ou qui se cachent derrière des montages complexes pour éviter la confiscation.
Taper plus fortement aux portefeuilles
Au-delà du maillon scandaleux des marchands de sommeil, c’est bien toute la chaîne de traitement du parc indigne qui est aujourd’hui à considérer. Si le confort sanitaire des logements s’est largement amélioré ces vingt dernières années, les mauvaises conditions d’habitation persistent avec l’existence d’un « sous-marché » dégradé que le manque de logements sociaux accessibles aux ménages à faibles revenus, l’explosion des loyers dans le parc privé décent ou l’augmentation des expulsions locatives alimentent en permanence.
A côté des formes traditionnelles de l’habitat privé ancien dégradé dans les centres urbains et de l’habitat isolé vétuste des zones rurales, des phénomènes plus récents ont émergé et se sont amplifiés : la dégradation impressionnante de très nombreuses copropriétés issues de l’urbanisation des « trente glorieuses » ; la division pavillonnaire, illustration récente de la pénurie de logement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Dix-neuf ans après l’ouverture des premiers pourparlers, les négociations patinent. Les parties butent sur une série de points, notamment l’accès au marché européen du bœuf.
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Commerce  : le projet d’accord entre l’Union européenne et le Mercosur risque de nouveau l’enlisement

Dix-neuf ans après l’ouverture des premiers pourparlers, les négociations patinent. Les parties butent sur une série de points, notamment l’accès au marché européen du bœuf.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 13h15
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 15h25
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Fin janvier, Bruxelles n’y voyait plus qu’une question de « semaines ». Un accord commercial entre l’Union européenne (UE) et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) devait pouvoir être finalisé dans les plus brefs délais. Pourtant, alors qu’une énième session de négociations se tenait du lundi 10 au vendredi 14 septembre, à Montevideo, en Uruguay, la perspective d’un tel traité de libre-échange semble à nouveau s’éloigner, dix-neuf ans après l’ouverture des premiers pourparlers.
Gelé pendant des années, le projet d’accord avait été relancé tambour battant en 2016. Un sursaut étroitement lié à la volte-face protectionniste du président américain, Donald Trump. L’UE entendait capitaliser sur le vide laissé par les Etats-Unis, et s’ouvrir un meilleur accès à ces marchés à fort potentiel.
Mais la fenêtre de tir pour conclure risque de se refermer. En octobre, le Brésil doit élire un nouveau président, à l’issue d’une campagne brutale dominée par l’extrême droite. Puis les Vingt-Huit seront plongés, à leur tour, dans la préparation des élections européennes du printemps 2019, en pleine poussée des partis populistes.

« S’il y a des personnes avec des visions différentes, on pourrait se retrouver à devoir tout recommencer », a mis en garde le ministre des affaires étrangères brésilien Aloysio Nunes, début septembre, dans le Financial Times. Faute d’avancées immédiates, les discussions risquent de durer encore « cinq ou six ans », a-t-il estimé, appelant l’Europe à mettre davantage sur la table. L’UE a formulé une offre « claire et explicite », à laquelle le Mercosur se doit maintenant de répondre, lui a aussitôt répliqué le commissaire européen à l’agriculture, Phil Hogan.
« Il y a beaucoup à gagner »
Les parties butent sur une série de points, notamment l’accès au marché européen du bœuf. La proposition des Vingt-Huit, contrainte par les sensibilités des grands...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ La ministre de la culture souhaite que le paiement de la contribution à l’audiovisuel public ne soit plus conditionné par la possession d’un téléviseur.
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Françoise Nyssen veut réformer la redevance télévisuelle

La ministre de la culture souhaite que le paiement de la contribution à l’audiovisuel public ne soit plus conditionné par la possession d’un téléviseur.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 12h09
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 06h40
   





                        



   


La ministre de la culture, Françoise Nyssen, a annoncé vendredi 14 septembre vouloir réformer la contribution à l’audiovisuel public, la redevance qui finance France Télévisions et Radio France, pour qu’elle soit « déconnectée de la détention d’un téléviseur ».
« Je souhaite qu’un débat soit ouvert sur la contribution à l’audiovisuel public », pour la moderniser et l’adapter aux nouveaux usages numériques, a déclaré la ministre, lors du Festival de la fiction audiovisuelle de La Rochelle. C’est une question « de rendement et d’équité », et elle doit être abordée « sans tabou », a-t-elle souligné.
Selon la ministre, l’objectif est d’adopter cette réforme dans « le projet de loi de finances pour 2020 », qui sera présenté dans un an.
Les acteurs de l’audiovisuel public demandeurs
Elle vise à s’adapter aux changements d’usages des téléspectateurs, dont beaucoup se passent désormais de téléviseur mais consomment des programmes audiovisuels sur d’autres types d’écrans, ordinateurs, tablettes ou téléphones. Une nouvelle forme de consommation des programmes à laquelle s’adapte déjà le service public en développant des programmes à diffusion 100 % numérique.

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La réforme de la redevance avait été lancée pendant le mandat de François Hollande puis abandonnée. « Les usages ont changé, donc c’est un sujet qui va être rouvert et que nous allons étudier attentivement », avait déjà déclaré la ministre en octobre 2017.
Les acteurs de l’audiovisuel public sont eux-mêmes demandeurs d’une modernisation. L’ex-patron de Radio France, Mathieu Gallet, avait ainsi proposé qu’elle soit élargie à tous les foyers fiscaux, mais en réduisant légèrement son montant (139 euros actuellement).
Baisse des budgets
Les médias publics ont dû faire face à une baisse de leur budget. En 2018, les entreprises concernées (France Télévisions, Radio France, Arte, France Médias Monde, l’Institut national de l’audiovisuel – INA – et TV5 Monde) ont perçu 3,9 milliards d’euros, soit 36 millions de moins qu’en 2017 (– 0,9 %).
Si la baisse a été mesurée pour l’INA (– 0,5 million) et TV5 Monde (– 1 million), Radio France a vu sa dotation réduite de 16,3 millions d’euros, un montant conjuguant en fait une hausse des crédits de fonctionnement et une baisse de 25 millions d’euros de la subvention d’investissement.

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Quant à France Télévisions, son budget a été réduit de 29,8 millions d’euros, soit environ 1 %. C’est, aux yeux du gouvernement, l’entreprise qui, compte tenu de sa taille, dispose de la plus grande marge de manœuvre en matière de synergies et d’amélioration de la gestion.



                            


                        

                        


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Le revenu universel d’activité, une nouveauté qui interroge

La mesure proposée par Emmanuel Macron pour lutter contre la pauvreté pose de nombreuses questions et laisse sceptiques les acteurs associatifs



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 11h57
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 14h50
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            
Un nouvel acronyme va s’ajouter à la liste, déjà bien fournie, des prestations sociales : RUA, pour revenu universel d’activité. Il s’agit d’une des principales mesures du plan de lutte contre la pauvreté dévoilé, jeudi 13 septembre, par Emmanuel Macron. Cette annonce s’inscrit dans la volonté, exprimée par l’exécutif depuis plusieurs mois, de fusionner des allocations de solidarité.
Le but du chef de l’Etat est de « rénover notre système de minima sociaux » décrit comme un « maquis » dont « l’opacité » alimente « le discours lancinant sur les profiteurs » et exclut des personnes alors même qu’elles y ont droit. Le RUA doit donc regrouper « le plus grand nombre de prestations sociales, du RSA aux APL ». Il sera assorti de « droits et devoirs supplémentaires » : les allocataires bénéficieront d’un accompagnement renforcé grâce à la mise en place d’un « service public de l’insertion », dont l’Etat sera « responsable » ; parallèlement, ils seront tenus de s’engager dans un « parcours d’insertion » qui « empêche de refuser plus de deux offres raisonnables d’emploi ou d’activité ».

Ce dispositif n’a pas grand-chose à voir avec le revenu universel promis par Benoît Hamon durant la campagne présidentielle : le candidat socialiste proposait, lui, d’instaurer un revenu accordé à toute personne d’au moins 18 ans, gagnant moins de 1,9 smic par mois, et sans que celle-ci ait à entreprendre la moindre démarche. Du reste, M. Hamon a reproché, jeudi, à M. Macron de « singer » ses idées.
« Aucune intention cachée »
La refonte des minima sociaux sera inscrite dans un projet de loi, en 2020, après concertation « avec tous les acteurs concernés » (collectivités locales, associations…). Elle s’annonce compliquée à mettre en œuvre. Sur le plan « technique », c’est un « chantier colossal », souligne Julien Damon, professeur associé à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ A l’Elysée, on reconnaît qu’il existe « un risque politique (…) lié à une majorité diverse et variée »
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Emmanuel Macron cajole son aile gauche

A l’Elysée, on reconnaît qu’il existe « un risque politique (…) lié à une majorité diverse et variée »



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 11h55
    |

            Virginie Malingre et 
Cédric Pietralunga








                        



                                


                            
En cette rentrée, Emmanuel Macron ne ménage pas ses efforts pour cajoler l’aile gauche de sa majorité. Le plan pauvreté, jeudi 13 septembre. Le plan vélo, le lendemain. Dans un tout autre registre, la reconnaissance que la mort du mathématicien communiste Maurice Audin, en 1957, était imputable à « un système [de torture] institué en Algérie par la France », geste notamment salué par le Parti communiste. Autant d’initiatives qui visent à rasséréner ceux qui réclament depuis des mois un rééquilibrage de la politique menée qu’ils jugent trop à droite. Même si le chef de l’Etat continue de nier tout « tournant social ».
Jusqu’ici, Emmanuel Macron s’était montré peu soucieux de répondre aux sollicitations de sa majorité. Moi devant et tous derrière, avait l’habitude de répéter le président à ses troupes. Mais, à la sortie d’un été calamiteux et d’une rentrée ratée, qui se sont traduits par une chute sans précédent de sa cote de popularité, le chef de l’Etat semble avoir décidé d’être plus compréhensif.
Mécontentement du MoDem
A l’Elysée, on reconnaît – et c’est nouveau – qu’il existe « un risque politique (…) lié à une majorité diverse et variée ». « A l’Assemblée, le groupe La République en marche (LRM) est extrêmement hétéroclite », abonde le directeur de la Fondation Jean-Jaurès, Gilles Finchelstein. « Il est traversé par des clivages de ce qui reste du débat gauche-droite, sur les sujets sociaux et d’immigration, poursuit-il. Mais pas seulement, l’ADN de certains “marcheurs”, c’est l’horizontalité », en contradiction avec la verticalité de l’exercice du pouvoir macronien.
De fait, les derniers jours ont alimenté une certaine inquiétude au Palais. Ainsi l’élection de Richard Ferrand à la présidence de l’Assemblée, mercredi 12 septembre, a témoigné des remous qui traversent la Macronie. Certes, les députés ont installé au perchoir ce fidèle du président, bien qu’il soit loin...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Pas moins de dix candidats briguent la succession de Richard Ferrand à la tête des députés La République en marche. Le vote aura lieu mardi 18 septembre.
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A l’Assemblée, la bataille du groupe LRM vire à la guerre des ego

Pas moins de dix candidats briguent la succession de Richard Ferrand à la tête des députés La République en marche. Le vote aura lieu mardi 18 septembre.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 11h53
    |

            Manon Rescan (avec Alexandre Lemarié)








                        



                                


                            
« Tout le monde ne parle que de ça », glisse un député La République en marche (LRM). Depuis quelques jours, le groupe LRM à l’Assemblée nationale vit dans un état d’ébullition qu’on ne lui connaissait guère, alors que ses membres vont devoir désigner un successeur à Richard Ferrand, qui vient d’être élu au perchoir.
A l’issue du dépôt des candidatures, jeudi 13 septembre à 20 heures, ils étaient dix sur la ligne de départ. La liste des prétendants contient des figures de poids de la majorité : deux présidents de commission (Brigitte Bourguignon et Roland Lescure), un vice-président du groupe (Gilles Le Gendre), de jeunes visages qui ont émergé politiquement lors de la première année (Amélie de Montchalin et Gabriel Attal) mais aussi des figures de la société civile mises en avant par Emmanuel Macron lors de sa campagne (Laetitia Avia et Bruno Bonnell). Le casting comporte également quelques « surprises », selon les mots – polis – utilisés par leurs collègues pour désigner des aspirants plus anonymes (Perrine Goulet, Jean-Charles Colas-Roy et Rémy Rebeyrotte).
Ils pourraient être moins nombreux, mardi 18 septembre, lors du scrutin qui les départagera, si des retraits se dessinaient au cours du week-end. Mais, à ce stade, la multiplication des candidatures en dit long sur les convoitises qu’a suscité le siège laissé vide par Richard Ferrand. « Attendez, je regarde mes e-mails pour voir s’il y a une nouvelle candidature », entendait-on, jeudi 13 septembre, autour de l’Assemblée, où les députés LRM guettaient les nouvelles déclarations avec un mélange d’excitation et de moquerie.
Cible de toutes les frustrations
Plusieurs élus reconnaissent d’ailleurs sans peine avoir songé à se présenter. « Quelqu’un m’a demandé si j’y allais, alors je me suis posé la question ! », raconte l’un d’eux. « Puisque c’est la fête de la saucisse, pourquoi ne pas être une saucisse de plus ? », résume plus trivialement un député...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Sibyle Veil, PDG du groupe, œuvre à un projet commun à toutes les radios françaises sur le numérique.
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« Radio France ne peut pas être absente de la vidéo »

Sibyle Veil, PDG du groupe, œuvre à un projet commun à toutes les radios françaises sur le numérique.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 12h27
    |

            Alexandre Piquard et 
François Bougon








                        



                                


                            

Sibyle Veil a succédé à Mathieu Gallet à la présidence de Radio France, en avril. Elle prône la continuité mais aussi certains changements, dont une nouvelle organisation annoncée jeudi 13 septembre. Pour adapter Radio France au numérique, elle défend à la fois le son et l’acquisition d’un savoir-faire dans la vidéo. Pour la distribution, elle justifie la présence sur les réseaux sociaux mais recherche également une « indépendance » vis-à-vis des grandes plates-formes américaines : elle annonce un projet d’application bâti en collaboration avec toutes les radios françaises.
Votre première rentrée n’est-elle placée que sous le signe de la continuité ?
Notre groupe est leader grâce à nos audiences excellentes et au dynamisme de nos formations musicales. Cela nous permet d’envisager favorablement le nouveau cap de modernisation de l’entreprise. J’ai été nommée sur un programme de transformation de la radio et de ses métiers. J’ai ainsi annoncé jeudi aux représentants des salariés une nouvelle organisation qui, notamment, regroupe tous les services de production de Radio France au sein d’une seule direction du numérique et de la production du média global. Je lance ce chantier parce que j’ai la conviction que la radio est un média d’avenir : agile, en interaction avec le public et accessible en mobilité. Dans un monde où la commande vocale se généralise sur les appareils numériques, nous sommes les mieux placés.
Commentcette direction va-t-elle travailler ?
La modernisation engagée vise à permettre à toutes les chaînes de produire en tant que média global, à la fois du son, de la vidéo et du texte. L’objectif est de pouvoir décliner un seul programme sous différents formats, en l’adaptant à toutes les plates-formes et à tous les publics. C’est notre mission de service public. Les usages se transforment. Les podcasts, qui permettent de choisir le moment où l’on écoute son programme, ont constitué...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Christophe Castaner devait présenter le 14 septembre les priorités de La République en marche, toujours peu visible et audible.
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Le parti majoritaire LRM, maillon faible de la Macronie

Christophe Castaner devait présenter le 14 septembre les priorités de La République en marche, toujours peu visible et audible.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 11h22
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            
« Président cherche parti pour le défendre. » Telle pourrait être la petite annonce déposée par Emmanuel Macron, qui affronte une rentrée compliquée. Sous le feu des oppositions, le chef de l’Etat semble seul au front pour faire le service après-vente de son action. Les troupes macronistes, censées protéger l’exécutif, sont le plus souvent inaudibles. Voire invisibles. En particulier le mouvement La République en marche (LRM), qui brille par son absence depuis de long mois.
Ayant décidé de ne pas organiser d’université d’été, le parti majoritaire effectue une rentrée a minima, sans mobilisation militante. Le délégué général de LRM, Christophe Castaner, devait tenir une simple conférence de presse vendredi 14 septembre, lors de laquelle il devait présenter l’agenda de sa formation pour les mois à venir. Initialement prévue le 4 septembre, cette prise de parole a dû être reportée au 10 en raison du remaniement gouvernemental. Mais M. Castaner devant être présent ce jour-là au séminaire des députés LRM à Tours, en tant que secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, le rendez-vous a une nouvelle fois été décalé… De quoi renforcer l’impression d’amateurisme, qui colle à la peau de cette jeune organisation.
Sa faiblesse suscite autant d’étonnement que d’inquiétude chez les fidèles du chef de l’Etat. « Le parti n’existe pas. On ne l’entend pas, on ne le voit pas et on a l’impression que cela ne tourne pas », se désole un député LRM de poids, qui résume le sentiment ambiant. « La raison d’être du mouvement était de porter un homme au pouvoir, il a formidablement réussi. Il a depuis plus de mal à trouver sa place », observe le député du Rhône, Bruno Bonnell.
Gestion trop centralisée
Ce constat ne date pas d’aujourd’hui. Depuis l’accession de M. Macron à l’Elysée, la machine puissante qui l’avait porté lors de la campagne s’est peu à peu vidée de ses ressources avec le départ de ses éléments...




                        

                        

