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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Environ 150 personnes ont pris part à une opération de nettoyage organisée dans le cadre du « World CleanUp Day ».
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« Sous les déchets, la plage » : des Français au secours des rivages de Hongkong

Environ 150 personnes ont pris part à une opération de nettoyage organisée dans le cadre du « World CleanUp Day ».



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 17h23
    |

            Frédéric Lemaître (Hongkong, envoyé spécial)








                        



   


A Hongkong, la présence de soixante-huitards ne saute pas vraiment aux yeux. Pourtant, l’association qui a réussi à mobiliser, samedi 15 septembre, environ 150 personnes malgré des températures supérieures à 30 degrés porte un nom qui évoque davantage la Sorbonne que les marchés financiers qui font la fortune de la ville : « Sous les déchets, la plage ». Créée par quatre Français à la fin de 2016, cette association a tenu à participer au World CleanUp Day – une opération mondiale et citoyenne de nettoyage de la planète – même si, en raison des menaces que fait peser le super-typhon Mangkhut, les organisateurs ont réduit leurs ambitions.
« Nous devions nettoyer deux plages mais la seconde nécessitait de marcher 40 minutes. Or en cas d’alerte, nous n’avons qu’une heure pour nous mettre à l’abri. Nous n’avons pas voulu prendre le moindre risque », explique une des fondatrices de l’association, Julie Metta, ingénieure en économies d’énergie devenue, à 26 ans, l’une des spécialistes reconnues de l’économie circulaire en Asie. En deux heures, les 150 volontaires, souvent venus en familles ou entre amis, ont rempli 70 sacs de déchets, soit environ 800 kg, et rendu sa dignité à l’une des plages de Shek-O, un petit coin de paradis, notamment pour les surfeurs, situé au sud-est de l’île, à une vingtaine de kilomètres des gratte-ciel et de la célèbre baie. Autant de déchets que le typhon aurait sans doute rejeté dans la mer quelques heures plus tard.
« C’est notre quatrième action. Le succès de la première, en mars, avait été spectaculaire. Nous étions 800 et avons ramassé huit tonnes de déchets sur 24 plages différentes. Mais maintenant, nous insistons davantage sur l’aspect pédagogique, en triant les déchets, en les recyclant et en en relevant les marques pour en connaître l’origine. Nous cherchons également à mobiliser les Hongkongais », explique Yves Bernard, un autre bénévole. Les sept millions de Hongkongais se sentent en effet peu concernés par le sujet. Moins de 5 % des déchets ménagers sont d’ailleurs recyclés. La saleté des plages ? « C’est ce que nous envoient les Chinois », répondent-ils souvent.
Difficile de sensibiliser les Hongkongais
Ce n’est que partiellement vrai. Trahies par leurs étiquettes, les centaines de bouteilles plastiques ramassées samedi le prouvent : une bonne partie vient de Hongkong. Si le consulat de France et le lycée français ont soutenu l’association dès le départ, des entreprises comme HSBC, BNP Paribas ou Carrefour sont désormais parties prenantes et en profitent pour mobiliser leurs équipes. Sur les 150 salariés de Carrefour Hongkong, 30 se sont inscrits. Essentiellement des Français. « On a du mal à sensibiliser les Hongkongais, surtout un samedi matin », reconnaît Elodie Lebon, responsable du packaging, un poste évidemment stratégique pour le développement durable.
« Nous avons décidé de ne plus vendre de pailles en plastique. Un produit qui figure pourtant au top des ventes. Surtout, nous venons de réunir cent de nos fournisseurs chinois de jouets pour limiter au maximum l’usage du plastique dans les emballages. Nous les avons sensibilisés en leur projetant le film Plastic Océan », détaille cette jeune femme en enfilant ses gants de protection. « Hongkong nous donne beaucoup. Nous voulons aussi montrer que nous lui en sommes reconnaissants et que nous essayons de lui rendre ce que l’on peut », explique Guillaume Loeuille, un des responsables de la salle des marchés de HSBC, venu en famille et avec près de la moitié de son équipe.
Même si les Hongkongais étaient moins d’une trentaine, Julie Metta se veut optimiste : « Politiquement, il n’y a pas de mouvement écologique à Hongkong. Mais la société commence à bouger. Les déchets de certains marchés alimentaires sont récupérés et transformés en savon. Un designer ne travaille qu’à partir de produits recyclés. Il transforme par exemple des bouts de moquette en sacs à dos. Et si, à Hongkong, manger bio coûte très cher, on commence à voir des agriculteurs élever des poulets et mêmes des porcs bio ». Comme en 2017, l’association lancera une nouvelle opération « Plage propre » avant les fêtes de fin d’année, avec cette fois comme slogan : « Le père Noël n’est pas une ordure ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ La ville de Paris organise dimanche sa quatrième journée sans voiture. Nos réponses aux questions que vous vous posez sur l’organisation de cette journée.
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Journée sans voiture : comment ça marche

La ville de Paris organise dimanche sa quatrième journée sans voiture. Nos réponses aux questions que vous vous posez sur l’organisation de cette journée.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 13h44
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 14h51
   





                        



   


Dimanche 16 septembre, à l’occasion de la quatrième édition de la Journée sans voiture à Paris, il faudra laisser Titine au garage : de 11 heures à 18 heures, la capitale sera réservée aux piétons, aux cyclistes et aux adeptes du roller et de la trottinette.

[#Circulation] A l’occasion de la #JournéeSansVoiture, des restrictions de circulation sont mises en place à Paris,… https://t.co/ekCYpXzlfc— prefpolice (@Préfecture de police)


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Quelle zone est concernée ?
Comme l’année dernière, toute la ville sera interdite aux voitures. Seul le boulevard périphérique restera accessible aux véhicules motorisés.
Qui peut rouler ?
Tous les véhicules d’urgence et de secours (pompiers, police, SAMU, etc.) pourront circuler. Les bus rouleront comme un dimanche normal, mais leur vitesse sera limitée à 30 km/h, au même titre que les autres véhicules bénéficiant d’une autorisation de circuler, à savoir les taxis et les VTC. Dans les 1er, 2e, 3e et 4e arrondissements, seuls les transports en commun et taxis seront autorisés, à une vitesse maximale de 20 km/h. Les voitures électriques seront elles aussi interdites.

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Y a-t-il des exceptions ?
Si vous habitez Paris, vous pourrez accéder à votre domicile sur présentation d’un document justifiant votre adresse. Les véhicules de déménagement présentant une autorisation de stationnement obtenue de la mairie pourront circuler. Tout comme les titulaires de la carte de stationnement pour personne handicapée. Pour le reste, la Ville précise qu’« aucune dérogation ne sera délivrée à la demande ».
Que risquent les contrevenants ?
Si vous choisissez de prendre le volant sans autorisation, vous risquez une contravention de deuxième classe, soit 35 euros (amende forfaitaire minorée à 22 euros et majorée à 75 euros). La préfecture de police précise qu’« un important dispositif est déployé (…) afin de contrôler les accès aux différents périmètres et secteurs concernés ».

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Quel bilan ?
En 2017, selon la mairie de Paris, la troisième édition de la Journée sans voiture avait permis de réduire le trafic automobile intramuros, entre 11 heures et 12 heures, de 52 % par rapport au dimanche précédent à la même heure. « Cette baisse [s’était] poursuivie tout au long de l’après-midi », précise la Ville. Et d’après l’association Airparif, à 13 heures, le niveau de dioxyde d’azote était en baisse de 25 % à la jonction entre l’A6 et le boulevard périphérique. L’observatoire Bruitparif avait de son côté mesuré une énergie sonore en baisse de 20 % par rapport à un dimanche normal (− 1 dB).

Une journée européenne sans voiture ?
Anne Hidalgo et Philippe Close, les maires de Paris et Bruxelles, ont proposé samedi 15 septembre que soit instaurée annuellement une journée européenne sans voiture, idée soumise à la veille de la tenue de la Journée sans voiture 2018 dans ces deux capitales. « Face à l’urgence climatique et l’impact sanitaire de la pollution », les deux édiles appellent à ce que « mille journées sans voiture s’épanouissent à travers l’Europe ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Depuis plusieurs mois, les cours du sucre sont au plancher, affaiblis par la forte production. Ils sont même descendus sous la barre des 11 cents la livre, au plus bas depuis trois ans.
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Matières premières : betterave et canne laissent le sucre amorphe

Depuis plusieurs mois, les cours du sucre sont au plancher, affaiblis par la forte production. Ils sont même descendus sous la barre des 11 cents la livre, au plus bas depuis trois ans.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 11h24
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Chronique. Pour adoucir la cachaça, les Brésiliens ont un secret. Ils ajoutent une dose de sucre amorphe dans leur alcool national. Plus fin que son alter ego cristallisé, plus gros que le sucre glace, il a été importé sous les tropiques par les Portugais. Mais aujourd’hui, les planteurs de canne du Brésil trouvent l’état amorphe un peu amer. En tout cas, lorsqu’il s’applique au cours de leur précieuse matière première.
En effet, depuis plusieurs mois, sur la Bourse de Londres comme sur celle de New York, le prix du sucre, roux comme blanc, est reste collé au plancher, passant même sous la barre des 11 cents la livre, au plus bas depuis trois ans. Une véritable déconfiture pour les planteurs comme pour les industriels, plombés par les montagnes de poudre blanche.
La fin des quotas sucriers européens, il y a quasiment un an, en octobre 2017, a ouvert les vannes. Les champs de betteraves ont pris de l’embonpoint et dame nature a fait le reste. Résultat, l’Europe a engrangé une production record. Au même moment, la canne au Brésil comme en Inde et en Thaïlande a poussé dru. Ajoutant son flux de suc sucré aux stocks européens plantureux. Un trop-plein qui a fait plonger le cours du sucre et l’a laissé depuis sur le flanc.
Alors que les premières betteraves de la nouvelle récolte sont arrachées dans le nord de la France, chacun sort sa balance pour évaluer sa taille. Elle devrait être allégée cette année. La canicule a laissé des traces. La racine est plus chétive même si, paradoxalement, elle est plus gorgée de saccharose.
Hautement spéculative
Mais les regards se tournent surtout vers le Brésil, qui pèse, à lui seul, près de la moitié des 60 millions de tonnes qui s’échangent dans le monde. Or, dans les champs de la région de Sao Paulo, le toupet vert de la canne porte des traces de brûlure. La sécheresse sévit et la canne est en panne. « La récolte devrait baisser de 6 % à 7 % cette année pour atteindre 560 millions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Le premier ministre, Edouard Philippe, a présenté vendredi, à Angers, les mesures visant à multiplier par trois le nombre de trajets à vélo d’ici 2024.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Cette interdiction s’ajoute à celle des pailles et des bâtonnets mélangeurs pour boisson en plastique, adoptée par le Sénat en juin.
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L’Assemblée vote l’interdiction des couverts et de contenants jetables en plastique

Cette interdiction s’ajoute à celle des pailles et des bâtonnets mélangeurs pour boisson en plastique, adoptée par le Sénat en juin.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 10h59
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 11h09
   





                        


L’Assemblée nationale a approuvé vendredi 14 septembre l’interdiction des couverts et des contenants jetables en plastique, au 1er janvier 2020, en plus des pailles et des touillettes, en dépit de l’avis défavorable du gouvernement. Adopté en nouvelle lecture, un amendement au projet de loi agriculture et alimentation, porté par 14 députés de la majorité, François-Michel Lambert (ex-député écologiste, aujourd’hui La République en marche) en tête, vise à interdire aussi les « couverts, piques à steak, couvercles à verre jetables, plateaux-repas, pots à glace, saladiers, boîtes ».
Cette interdiction s’ajoute à celle des pailles et des bâtonnets mélangeurs pour boisson en plastique, adoptée par le Sénat en juin, avant que le projet de loi n’effectue son retour à l’Assemblée faute d’accord en commission mixte paritaire. « La France a les moyens d’agir, d’être fer de lance sur ce sujet, comme nous avons pu l’être sur les sacs en plastique, comme nous avons pu déjà le voter sur les assiettes jetables. Allons plus loin ! Faisons en sorte d’attaquer la prochaine décennie en nous éloignant de cette dépendance au plastique », a lancé M. Lambert.

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« Mieux évaluer l’impact économique et écologique »
Le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, s’y est opposé : « Il y a une nécessité de changement de comportement pour diminuer le nombre de déchets, notamment ceux issus des produits plastiques. Mais il faut être cohérent. » « Je souhaite que l’on puisse disposer d’informations pour mieux évaluer l’impact économique et écologique » de cet amendement, a-t-il plaidé, en vain.
Cent-vingt-deux députés de la majorité, dont M. Lambert, ont aussi obtenu l’interdiction des « contenants alimentaires de cuisson, de réchauffe et de service en matière plastique » dans les cantines, de la crèche à l’université, « au plus tard au 1er janvier 2025 ». Cette échéance concerne les collectivités de 2 000 habitants et plus. Pour les collectivités de moins de 2 000 habitants, l’interdiction doit prendre effet d’ici à 2028.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Comme au printemps, le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, s’est opposé aux amendements en ce sens.
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Glyphosate : l’Assemblée rejette à nouveau l’inscription dans la loi de l’interdiction de l’herbicide

Comme au printemps, le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, s’est opposé aux amendements en ce sens.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 11h15
   





                        



   


Nouveau débat enflammé. Et résultat inchangé : l’interdiction du glyphosate d’ici trois ans ne sera pas inscrite dans la loi. Lors de l’examen du texte agriculture et alimentation, les députés ont une nouvelle fois rejeté, samedi 15 septembre au petit matin, l’ensemble des amendements visant à graver dans la loi l’engagement présidentiel d’interdire l’herbicide controversé, « au plus tard dans trois ans ».
Le scrutin le plus serré a porté sur un amendement de François-Michel Lambert, député La République en marche (LRM) des Bouches-du-Rhône, rejeté par 42 voix contre 35, les autres amendements, défendus notamment par l’ex-ministre de l’écologie Delphine Batho ou La France insoumise, étant rejetés plus largement. Tous ces amendements avaient le soutien de l’ensemble de la gauche, qui plaidait pour un « signal fort » sur ce sujet.

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Une inscription qui « ne sert à rien »
En mai, lors de la première lecture du texte, des députés, y compris certains « marcheurs », avaient déjà plaidé en vain pour sanctuariser dans la loi l’engagement présidentiel. Ils avaient eu le soutien de Nicolas Hulot, alors ministre de l’écologie.
Comme au printemps, le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, s’est opposé aux amendements en mettant en avant la « méthode » du gouvernement : « task force », mobilisation de la recherche pour développer des solutions agronomiques, mission parlementaire… « La position de la France est désormais connue », et « nous souhaitons être au rendez-vous dans les trois ans » pour « répondre à l’objectif présidentiel, mais surtout à la demande de la population », a-t-il affirmé.
Il a obtenu l’appui du rapporteur Jean-Baptiste Moreau (LRM), pour qui inscrire l’engagement dans la loi sur cette substance jugée cancérigène probable par l’Organisation mondiale de la santé « ne sert à rien ». Le texte reviendra en nouvelle lecture au Sénat le 25 septembre, marquant le début de la session extraordinaire à la chambre haute.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Voté par l’Assemblée samedi, le texte sera examiné par le Sénat le 25. L’élaboration d’indicateurs de prix reste au cœur des débats.
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Loi Alimentation : à Rennes, des éleveurs mi-résignés, mi-dépités

Voté par l’Assemblée samedi, le texte sera examiné par le Sénat le 25. L’élaboration d’indicateurs de prix reste au cœur des débats.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 12h40
    |

                            Nicolas Legendre (Rennes, correspondance)








                        



                                


                            

Lorsque mercredi 12 septembre, les députés commençaient l’examen, en deuxième lecture, du projet de loi dit « alimentation », la placide Marylou, vache laitière de race prim’Holstein, bénéficiait, à 360 kilomètres de l’Assemblée nationale, d’une séance de toilettage dans l’enceinte du Salon international des productions animales (Space), au Parc des expositions de Rennes. Ce salon est l’un des plus importants rendez-vous mondiaux destinés aux professionnels de l’élevage.
Le propriétaire de Marylou, tuyau d’arrosage en main, ne semblait pas placer beaucoup d’espoirs dans la loi, qui a été adoptée samedi 15 septembre au matin par les députés et doit maintenant revenir en nouvelle lecture au Sénat le 25 septembre. « J’y crois pas trop, à cette loi, confiait Emmanuel Baillivet, éleveur en Seine-Maritime. Si elle est appliquée, ce sera une bonne chose, mais je vois mal comment… » Et d’ajouter, mi-résigné, mi-dépité : « La seule loi qui gouverne, c’est la loi économique. La loi du plus fort… » M. Baillivet résumait ainsi l’état d’esprit de nombreux éleveurs présents au Space, vitrine des innovations agricoles et traditionnelle caisse de résonance des colères paysannes.
Le projet de loi en question doit concrétiser certaines promesses formulées par Emmanuel Macron lors de sa campagne présidentielle. Il s’agit, entre autres, de « permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail » et d’« accompagner la transformation des modèles de production ». Outre les évolutions liées aux problématiques environnementales, l’un des aspects majeurs du futur texte concerne la rémunération des producteurs. L’urgence, en la matière, est réelle.

« Un coup d’épée dans l’eau »
Selon les chiffres de la Mutualité sociale agricole, 30 % des agriculteurs disposaient, en 2016, d’un revenu inférieur à 350 euros mensuels. En 2017, d’après l’Institut de l’élevage, 38 % des exploitations bovines...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Dans sa chronique, Stéphane Foucart, journaliste au « Monde », s’interroge sur les raisons qui ont poussé la région Auvergne-Rhône-Alpes et l’Inserm à couper leur financement au Remera.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
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« Pourquoi une telle désertion des financeurs du Registre des malformations congénitales en Rhône-Alpes ? »

Dans sa chronique, Stéphane Foucart, journaliste au « Monde », s’interroge sur les raisons qui ont poussé la région Auvergne-Rhône-Alpes et l’Inserm à couper leur financement au Remera.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 10h09
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 10h50
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
Certaines histoires méritent toute notre attention et celle d’Emmanuelle Amar, directrice générale du Registre des malformations congénitales en Rhône-Alpes (Remera), en fait incontestablement partie. Elle est exemplaire à plusieurs titres. D’abord parce qu’elle montre que la politique de droite extrême conduite par Laurent Wauquiez à la tête de la région Auvergne-Rhône-Alpes est plus soucieuse des intérêts particuliers que du bien public. Ensuite parce qu’elle suggère que, pour punir un lanceur d’alerte un peu trop bruyant, les autorités sanitaires peuvent ne pas hésiter à faire le sacrifice d’un instrument majeur au service de la santé publique.
Un registre est une sorte d’inventaire accumulant, au fil du temps, des données sur la fréquence d’une maladie ou d’une catégorie de maladies, sur un territoire donné. Le Remera est spécialisé dans les malformations : il recueille toutes sortes d’informations sur ces troubles dans quatre départements (Rhône, Loire, Isère et Ain). Lorsqu’une anomalie est constatée, les salariés du registre inventorient les traitements médicamenteux reçus par la mère au cours de sa grossesse, son lieu de vie et son environnement – la présence d’un incinérateur, d’une usine, d’une exploitation agricole utilisant tels ou tels intrants. De ces données surgissent des informations parfois capitales.
Au seuil de la cessation d’activité
Le Remera est sur le point de s’éteindre. Aussi surprenant que cela semble, il n’existe que grâce à une fragile association de loi 1901 vivant des subventions de la région Auvergne-Rhône-Alpes, de l’agence Santé publique France (SpF), de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Or ces sources de financement se tarissent ; cela n’émeut personne.
En 2017, la région Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé qu’elle mettait fin à sa contribution annuelle de 100 000 euros, soit environ la moitié du budget de l’association. Sans doute fallait-il trouver quelque part les centaines de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Les autorités ne cachaient pas leur inquiétude vendredi alors que l’ouragan a commencé de s’abattre sur la côte atlantique des Etats-Unis, faisant ses premières victimes.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ L’écrivain américain Richard Powers fait des rois des végétaux les vrais héros de « L’Arbre-monde », son nouveau roman.
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Richard Powers : « Les arbres sont des créatures sociales et sociables »

L’écrivain américain Richard Powers fait des rois des végétaux les vrais héros de « L’Arbre-monde », son nouveau roman.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 09h00
    |

                            Florence Noiville








                        



                                


                            
L’Arbre-monde (The Overstory), de Richard Powers, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Serge Chauvin, Cherche Midi, 550 p., 22 €.

Découvert en 1985 avec Trois fermiers s’en vont au bal (Cherche Midi, 2004), Richard Powers est l’un des écrivains les plus puissants de la scène littéraire américaine. Après des études de physique, il se lance en littérature, explorant les relations entre sciences (physique, génétique), technologies et art (la musique, en particulier). Il reçoit en 2006 le National Book Award pour La Chambre aux échos (Cherche Midi, 2008). Dans son douzième roman, ­L’Arbre-monde, ses héros mesurent près de 100 mètres de hauteur et sont vieux de plusieurs siècles : ce sont les arbres autour desquels s’enroulent les destins de neuf personnes convergeant vers la Californie, où un séquoia géant est menacé de destruction. Un éco-roman dont l’auteur explique qu’il a profondément changé sa propre manière d’être au monde et ses liens avec les autres vivants, les « non-humains ».
Ecrire ce roman a littéralement changé votre vie, dites-vous. Désormais, vous vivez au milieu des arbres dans les Smoky Mountains des Appalaches. Pourquoi ce choix ?
J’ai été stupéfait de découvrir, pendant les six ans que j’ai passés à lire et à faire des recherches pour ce roman, que 95 % à 98 % des forêts américaines – des forêts dont on pensait jadis qu’elles dureraient toujours – avaient été abattus. Toutes les forêts de feuillus originelles ont notamment disparu. J’avais lu aussi que l’un des rares endroits où l’on peut, encore aujourd’hui, trouver des vestiges de la forêt primaire se trouve dans l’arrière-pays reculé des Great Smoky Mountains. Il y a trois ans et demi, alors que j’étais encore complètement immergé dans l’écriture du livre, j’ai fait le voyage, je suis allé dans le Tennessee pour voir ces dernières poches de forêt primaire. Moi qui arpente les forêts...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ L’animal a été retiré de la liste des espèces protégées en 2017, mais ses défenseurs s’opposent par tous les moyens à la réouverture de la chasse. L’affrontement est aussi un combat entre deux cultures.
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Dans l’Ouest américain, les chasseurs de grizzlys veulent ressortir leurs fusils

L’animal a été retiré de la liste des espèces protégées en 2017, mais ses défenseurs s’opposent par tous les moyens à la réouverture de la chasse. L’affrontement est aussi un combat entre deux cultures.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 06h54
    |

            Arnaud Leparmentier (Bassin de la Yellowstone, Wyoming, envoyé spécial)








                        



                                


                            
Regard perçant, visage émacié, casquette vissée sur le crâne, Loren Grosskopf est un chasseur. A 69 ans, ce partisan de Donald Trump nous donne rendez-vous à l’hôtel Irma, propriété historique de William Cody, alias Buffalo Bill. L’homme qui tua, selon la légende, 4 282 bisons lors de la conquête de l’Ouest et fonda la ville qui porte son nom dans le Wyoming. Loren Grosskopf est de cette veine des pionniers : il détient plus de 25 armes, dont trois carabines de chasse, et expose chez lui 85 trophées animaux.
Clou de la collection, un Brown Bear, grizzly géant de 3,20 mètres de haut tiré en Alaska en 2005. Il rêvait d’ajouter un dernier trophée, un grizzly de Yellowstone, région sauvage qui s’étale sur le Wyoming ainsi qu’une partie du Montana et de l’Idaho.
Mais un juge fédéral en a décidé autrement : jeudi 13 septembre, il a suspendu pour deux semaines la chasse au grizzly, qui devait s’ouvrir début septembre, comme il l’avait déjà fait fin août. Grosskopf, qui est membre de la commission grizzly du Wyoming, ne décolère pas.
« Ce n’est pas le job d’un juge. Il n’est ni biologiste, ni scientifique et n’a pas participé aux travaux de protection de la nature depuis quarante ans. »

Depuis plus de vingt ans, le Wyoming, état conservateur vaste comme la moitié de la France mais cent fois moins peuplé (570 000 habitants), veut retrouver le droit de chasser le grizzly, protégé depuis 1975. Il ne restait alors que 138 individus sur le territoire des Etats-Unis (hors Alaska). A force d’effort de protection, leur nombre est remonté à près de 700. Suffisamment pour que l’espèce ait été retirée de la liste fédérale des espèces protégées mi-2017 – le processus fut engagé sous Barack Obama et achevé sous Donald Trump – et pour que le Wyoming organise sa première campagne de chasse à l’automne 2018.
Querelle d’experts
Vingt-deux grizzlys sont censés pouvoir être tirés successivement. Si une femelle est tuée, la saison s’arrête aux abords...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Les prochains mois sont décrits comme cruciaux par de nombreux participants pour relancer l’accord de Paris sur le climat de 2015.
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Climat : le sommet de San Francisco s’achève, entre volontarisme et catastrophisme

Les prochains mois sont décrits comme cruciaux par de nombreux participants pour relancer l’accord de Paris sur le climat de 2015.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 04h09
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 11h41
   





                        



   


Le Sommet mondial sur le climat de San Francisco s’est achevé vendredi 14 septembre sur des messages d’espoir et d’alarme, maires, gouverneurs et ONG venus du monde entier implorant les dirigeants mondiaux d’en faire plus dans les deux prochaines années afin de limiter le réchauffement de la planète.
« Nous n’avons jamais eu autant besoin du multilatéralisme qu’à l’heure actuelle, a lancé en clôture Patricia Espinosa, l’ancienne ministre mexicaine chapeautant les négociations climatiques aux Nations unies. Au moment exact où nous en avons le plus besoin, l’ordre international est remis en cause. » « Je vais vous dire la vérité, a aussi dit John Kerry, ancien chef de la diplomatie de Barack Obama, qui négocia l’accord de Paris de 2015. Nous sommes très loin de l’objectif. »

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Prochain rendez-vous à Katowice, en Pologne
Les prochains mois sont décrits comme cruciaux par de nombreux participants pour relancer l’accord de Paris sur le climat de 2015. En décembre, 190 Etats signataires se retrouveront à Katowice, en Pologne, pour s’accorder sur les règles de mise en œuvre du pacte. « L’énergie de Paris a été perdue, a déploré l’un des rares chefs d’Etats présents à San Francisco, le Hongrois Janos Ader. L’avenir de la civilisation est en jeu, c’est le message que nous devons porter à Katowice. »
La méthode adoptée en 2015 lors de l’adoption du pacte climatique est inédite : aucune sanction n’est prévue pour les pays. Chaque Etat fixe ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre – des objectifs pour l’instant largement insuffisants pour limiter à 2 °C la hausse de température du globe avant 2100, la Terre en étant à + 1 °C par rapport à l’ère préindustrielle.

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Un sommet de l’ONU est aussi prévu en septembre 2019, avant la révision des objectifs nationaux en 2020. « C’est ce qui déterminera si l’accord de Paris pourra être sauvé ou non », résume David Paul, ministre de l’environnement des îles Marshall, menacées d’engloutissement par la montée de l’océan Pacifique.
Des dirigeants régionaux européens, asiatiques ou américains ont affirmé qu’ils pouvaient prendre le relais des Etats défaillants en accélérant le passage à l’électricité et aux véhicules propres.
« C’est dans les villes que la plus grande bataille doit être menée », dit à l’Agence France-Presse le maire de Quito, Mauricio Rodas, dont la ville est en train de construire son premier métro et prévoit de restreindre aux véhicules propres son centre historique. Quito, comme Varsovie, Buenos Aires ou Le Cap, sont quelques-unes des villes ayant rejoint New York, Londres, Paris, Tokyo et plusieurs Etats américains comme la Californie dans ce mouvement vers le « zéro carbone », dans une à trois décennies.
« Allons-nous perdre une nouvelle décennie ? »
Les cités ayant adopté les objectifs les plus ambitieux et rapides se trouvent principalement en Europe et en Amérique du Nord, dans des pays où les émissions sont sur la pente descendante depuis une décennie ou plus. Mais les rejets de CO2 par la Chine, premier pollueur mondial, et le reste de l’Asie continuent à croître fortement. Au total, le monde continue à émettre toujours plus. Le but des prochaines années est d’arrêter, enfin, cette croissance.
« Si nous ne parvenons pas à infléchir la courbe mondiale des émissions dans les deux ou trois prochaines années, il est extrêmement peu probable que nous parvenions à limiter la hausse de température à 2 °C, dit Johan Rockström, grand climatologue suédois. Nous sommes pile à la charnière. Allons-nous perdre une nouvelle décennie ? »
Un dirigeant d’entreprise présent au sommet, Mats Pellbäck Scharp, directeur du développement durable d’Ericsson, a résumé le sentiment ambiant : « Il est temps d’agir et d’arrêter de signer des déclarations. » Rendez-vous du 3 au 14 décembre à Katowice, en Pologne, et en septembre 2019 à New York.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Huit personnes sont mortes samedi aux Philippines, balayées par des vents atteignant les 330 km/h et des pluies torrentielles. Le typhon se dirige désormais vers le sud de la Chine.
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Article sélectionné dans La Matinale du 14/09/2018
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Le super-typhon Mangkhut a frappé les Philippines et fait ses premières victimes

Huit personnes sont mortes samedi aux Philippines, balayées par des vents atteignant les 330 km/h et des pluies torrentielles. Le typhon se dirige désormais vers le sud de la Chine.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 21h57
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 16h05
   





                        



   


Le super-typhon Mangkhut, le plus puissant de l’année, a violemment frappé les Philippines samedi 15 septembre, y faisant au moins huit morts et forçant des dizaines de milliers de personnes à quitter leur domicile. Environ 4 millions d’habitants se trouvaient sur la trajectoire du typhon dans le nord de Luçon, la plus grande île de l’archipel philippin. Le nombre des personnes tuées « devrait augmenter au fil des heures », a prévenu Ricardo Jalad, le chef du bureau national de la défense civile.
Après le passage de Mangkhut, qui se dirige désormais vers les zones densément peuplées du sud de la Chine, les sauveteurs philippins ont été déployés dans les régions rurales et vallonnées les plus fortement touchées. Les vents ont atteint par endroits les 330 km/h. Après avoir quitté le territoire philippin, Mangkhut était encore accompagné de rafales atteignant jusqu’à 160 km/h.

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Plus de 100 000 personnes ont fui leur domicile
L’étendue des dégâts est apparue samedi au fil de la journée, avec des effondrements de pans de colline gorgés d’eau, des flots incontrôlables dévalant les rues et l’évacuation d’habitants de leurs maisons inondées. Un peu plus de 105 000 personnes ont quitté leur domicile pour fuir les intempéries apportées par le typhon dans cette région principalement rurale et agricole.
Les Philippines sont frappées chaque année par une vingtaine de typhons qui font des centaines de morts et aggravent la pauvreté. Les huit morts recensés pour l’instant sont six personnes tuées par des glissements de terrain, une jeune fille qui s’est noyée et un agent de sécurité tué par la chute d’un mur.
En outre, une femme a été emportée par la mer déchaînée à Taïwan. L’île, bien que située à plusieurs centaines de kilomètres des Philippines et de la trajectoire du typhon, subit les fortes précipitations causées par Mangkhut.
« Parmi tous les typhons cette année, celui-ci est le plus fort, les vents qui l’accompagnent sont les plus violents », a dit à l’Agence France-Presse Hiroshi Ishihara, prévisionniste de l’Agence météorologique japonaise.

   


Hongkong et Taïwan menacés
Mangkhut se dirige actuellement vers une zone située non loin du territoire semi-autonome de Hongkong. La compagnie aérienne hongkongaise Cathay Pacific prévoit l’annulation de plus de 400 vols durant les trois prochains jours.
A Hongkong, l’Observatoire météorologique a exhorté à la prudence, parlant de « menace considérable » pour les côtes méridionales de la Chine. Des bénévoles prêtaient main-forte aux habitants du village de pêcheurs de Tai O pour surélever leurs meubles et appareils ménagers afin de les protéger des inondations attendues.
Les étagères des boulangeries et des supermarchés hongkongais se vidaient rapidement, les habitants stockant des provisions en vue de l’arrivée du typhon. Le même phénomène était observé dans le territoire chinois voisin de Macao.
A Taïwan, la présidente Tsai Ing-wen a demandé à ses compatriotes de prendre leurs précautions et de se préparer, tandis que de puissantes vagues battaient le rivage. Elle les a appelés sur Facebook à la prudence : « Le typhon est puissant et même s’il ne devrait pas toucher Taïwan, nous devons nous tenir prêts et ne pas le prendre à la légère. »

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Le Japon n’est pas parvenu à convaincre la Commission baleinière internationale d’assouplir les règles de la pêche commerciale de ces cétacés.
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Les partisans de la chasse à la baleine mis en échec

Le Japon n’est pas parvenu à convaincre la Commission baleinière internationale d’assouplir les règles de la pêche commerciale de ces cétacés.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 20h28
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 22h28
    |

            Martine Valo








                        



   


C’est sur une note plutôt optimiste que s’est conclue la Commission baleinière internationale (CBI) à Florianopolis (Brésil), vendredi 14 septembre. Le sort des gros cétacés ne devrait pas forcément s’en trouver bouleversé, mais la majorité des Etats membres ont fait part de leur préoccupation quant à l’état de santé de leurs populations en adoptant un texte présenté par le Brésil, favorable à leur conservation. Avec l’Argentine, l’Afrique du Sud, le Gabon et l’Uruguay, ce dernier a aussi demandé — comme il le fait en vain depuis vingt ans — la création d’un sanctuaire dans l’Atlantique sud. Sans succès encore une fois, car les blocages demeurent, bien ancrés.
La résolution brésilienne — non contraignante —, intitulée « Déclaration de Florianopolis », affirme que la chasse à la baleine ne se justifie plus économiquement puisque la consommation de sa chair est désormais extrêmement réduite à peu près partout. L’affirmation a beau sembler pleine de sens, elle ne va pas de soi pour autant. Après un rude débat en plénière, quarante membres de la CBI ont voté pour, vingt-sept, contre.

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Selon des propos rapportés par l’Agence France-Presse, le résultat de ce scrutin a particulièrement contrarié… Deven Joseph, le représentant d’Antigua-et-Barduda. Ce dernier a dénoncé « une résolution irresponsable, anormale, inconsistante, trompeuse et franchement incorrecte », s’agaçant de l’attitude non consensuelle des antichasse. Non que les habitants des Caraïbes soient tous de grands prédateurs de cétacés, mais de même que nombre de petits pays insulaires du Pacifique ainsi que quelques pays africains, leurs gouvernements se rangent régulièrement aux côtés de leur allié et partenaire en développement : le Japon.
Quotas accordés aux peuples vivant en Alaska
Or, une fois encore, Tokyo a pesé de tout son poids pour tenter d’obtenir un assouplissement de la pêche. Sa proposition s’est attiré, vendredi, 41 votes contre, 27 pour. Le vice-ministre de la pêche japonais, Masaaki Taniai, l’a regretté et a menacé de quitter la CBI. Les représentants nippons souhaitaient faire évoluer la CBI vers un nouveau comité de « la chasse durable à la baleine » et voulaient modifier son mode de fonctionnement. Cette nouvelle entité aurait regroupé les captures de leurs propres flottes à visées commerciales et celles des quelques populations autochtones pour lesquelles la baleine constitue encore un moyen de subsistance. Les quotas accordés aux peuples vivant en Alaska, en Russie, au Groenland et sur l’île de Bequia (Saint-Vincent-et-les-Grenadines) ont été reconduits pour six ans à une large majorité par la CBI.

   


Dans l’autre camp, l’Australie, une dizaine de pays d’Amérique latine, les Etats-Unis, l’Inde, la Nouvelle-Zélande et les membres de l’Union européenne plaident pour la transformation de cet organisme international en une structure moderne de conservation des cétacés sous l’égide des Nations unies.
Emanation d’un ancien club de pays pêcheurs, la CBI a été créée en 1946 avec l’idée, déjà, d’établir des quotas pour maintenir des populations décimées. En 1982, elle a décidé de suspendre la chasse commerciale à la baleine. A l’époque, l’URSS avait refusé de signer ce moratoire, tout comme la Norvège, qui, avec l’Islande, refuse toujours de s’y plier. Tokyo l’avait accepté quatre ans plus tard… sans cesser, depuis, de le contourner en pratiquant des captures censées fournir des informations sur le renouvellement des populations de cétacés.
43 baleines de Minke et 134 rorquals boréaux
Qu’importe si la chair de ces spécimens sacrifiés au nom de la science se retrouve sur les marchés aux poissons du pays, où elle ne trouve guère preneur. En dépit des critiques internationales, malgré la décision de la Cour internationale de justice en mars 2014 lui ordonnant d’arrêter son fameux « programme de recherche », le Japon s’obstine à pêcher. Lors de la saison 2017-2018, ses flottilles ont rapporté 43 baleines de Minke et 134 rorquals boréaux à l’issue de leur campagne dans le Pacifique, ainsi que 333 dans l’Antarctique, dont 122 étaient en période de gestation.

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                Dauphins, cachalots, otaries, lamantins sont chassés et tués juste pour servir d’appât



Le problème, c’est que depuis les grandes campagnes de chasse au XXe siècle, les cétacés — comme l’ensemble de la faune océanique —, subissent bien d’autres agressions. La conférence qui s’est tenue à Florianopolis a aussi adopté des recommandations encourageant les Etats à prendre des mesures pour limiter le bruit au fond de l’océan. Les détonations et les vrombissements du transport maritime, de plus en plus dense, de l’exploration des sous-sols, l’extraction, la pose de câbles sous-marins… perturbent en effet gravement les mammifères marins.
Enfin, les participants à la CBI ont qualifié de « problème mondial majeur » l’explosion du nombre d’engins de pêche abandonnés, perdus ou jetés à la mer. Autant de pièges supplémentaires, facteurs « d’infection, de famine, d’amputation des nageoires ou de la queue et même de noyade » pour les baleines et les dauphins



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Le festival Novaq, organisé par la région Nouvelle-Aquitaine du 13 au 15 septembre à Bordeaux, questionnait les notions de progrès et d’innovation autour de trois thèmes : cerveau, espace, océans.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

A Bordeaux, plongée dans les paradoxes de l’innovation

Le festival Novaq, organisé par la région Nouvelle-Aquitaine du 13 au 15 septembre à Bordeaux, questionnait les notions de progrès et d’innovation autour de trois thèmes : cerveau, espace, océans.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 20h19
    |

            Adrien Naselli








                        



   


Depuis la splendide terrasse du Hangar 14, à Bordeaux, les festivaliers les plus matinaux ont droit, ce jeudi 13 septembre, à un lever de soleil sur la Garonne. Les portes de Novaq, le festival de l’innovation voulu par Alain Rousset, président de la région Nouvelle-Aquitaine, viennent de s’ouvrir. A l’intérieur, un salon d’exposants saturé de curiosités et une salle noire aux allures futuristes dédiée aux conférences programmées par Le Monde, avec une cinquantaine d’invités  : fondateurs de start-up, chercheuses, philosophes, inventeurs en tout genre ou encore le directeur du laboratoire d’intelligence artificielle de Facebook France.
Ce matin-là, 1 200 personnes étaient venues écouter des débats autour des questions éthiques que posent l’intelligence artificielle et la recherche sur le cerveau. Mais c’est le thème de la mémoire qui attire le plus de spectateurs. Dans le hall, dix élèves de terminale au lycée technique de Ribérac, une commune située à cent kilomètres de Bordeaux, s’indignent en choeur : « Il y a Fabien Olicard à Novaq ? Et il est déjà passé ? Mais non ! » La star de la matinée, c’était lui. Le mentaliste de 36 ans, qui diffuse ses astuces sur YouTube à quelque 800 000 abonnés, est adulé par les adolescents qui apprécient son côté grand frère je-sais-tout et cool à la fois. Son métier ? Rétablir des vérités. Non, nous n’utilisons pas seulement dix pour cent des capacités de notre cerveau ; oui, nous retenons mieux en nous amusant, et « nous sommes les seuls mammifères à avoir estimé qu’il convenait pour apprendre de s’asseoir à un bureau sans bruit ».

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La génération née au tournant du millénaire ne s’émeut pas des casques de réalité virtuelle qui peuplent les stands du rez-de-chaussée. Ils font partie de leur univers. Mais ce groupe d’étudiantes en BTS s’est en revanche passionné pour les mises en garde du philosophe Jean-Michel Besnier sur le transhumanisme : « Notre thème en culture générale est “Corps naturel, corps artificiel”. Du coup, la prof nous a envoyées ici. Et on ne regrette pas ! »
Intelligence artificielle
Clément Romac, 22 ans, vient d’être embauché par la start-up bordelaise Weenove qui utilise l’intelligence artificielle pour trier nos données. Au sortir d’une table-ronde, il est surpris que les questions du public se soient focalisées sur les potentiels mésusages de l’intelligence artificielle  : « Les robots sont loin de pouvoir prendre le contrôle sur nous ! » Même vision des choses pour Nicolas Sekkaki, le PDG d’IBM France, qui introduit la matinée : « L’intelligence augmentée va nous permettre de faire ce qu’on ne sait pas faire aujourd’hui. L’homme a des biais et les transmet à la machine. Mais la machine pourra bientôt nous aider à corriger nos biais. » Doit-on commencer à s’inquiéter quand il ajoute qu’« aujourd’hui, une machine peut détecter les affinités d’une personne et la mettre en face du bon interlocuteur dans un cadre commercial » ? Un frisson parcourt la salle.

   



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Au rez-de-chaussée, tandis que l’on serpente dans le décor pop de Novaq, une certaine Leenby nous tend la main en s’exclamant : « Je suis ravie de vous rencontrer. » Leenby est un robot de service conçu par l’entreprise Cybedroid, qui pourra, à terme, aider des opticiens ou remplacer le personnel d’accueil. Son fondateur, Fabien Raimbault, lui a donné les formes du « standard féminin » car il a constaté « d’après une expérience » que les humains font plus confiance à un semi-humanoïde qui a l’apparence d’une femme. Un exemple parmi d’autres pour montrer que « innovation » ne rime pas forcément avec « révolution ».
Faut-il encadrer, contrôler l’innovation ? Se met-elle réellement « au service de l’humain » ? Le débat court dans tout Novaq. Le philosophe et physicien Etienne Klein pose cette question  : « Que se passe-t-il dans la tête d’un caissier de supermarché qui cohabite avec les objets qui vont le mettre au chômage ? » Pour lui, « toute innovation est politique. »
« Toute innovation est politique »
La militante écologiste Claire Nouvian, fondatrice de l’ONG Bloom et lauréate du prestigieux prix Goldman 2018, le prouve devant un public ému et conquis vendredi, à l’ouverture de la matinée consacrée aux océans. Elle retrace l’histoire de l’industrialisation de la pêche et de « l’hécatombe » en cours (75 % des requins ont disparu depuis le XIXe siècle) : « On a tellement réduit la population de poissons qu’on ne peut plus se passer de notre technologie pour pêcher. Alors on va aujourd’hui jusqu’à les électrocuter. On a déclaré la guerre aux poissons, et on l’a gagnée. Les lobbys sont dans la place et obtiennent des décisions publiques iniques. L’innovation au service de la destruction de l’océan, ce n’est pas qu’une figure de style. » La salle retient son souffle et lui demande comment agir. « Pour régler le problème, c’est simple, s’élance la fondatrice de l’ONG Bloom. Le gouvernement doit arrêter de subventionner les pêches destructrices ! » Applaudissements à tout rompre. « N’y a-t-il aucun espoir ? », se risque quelqu’un. « Aucun, répond-elle. Mais je crois évidemment à l’activisme et à certaines innovations qui peuvent améliorer le sort des océans. » Elle cite le satellite Eyes on the Seas, qui permet aujourd’hui de repérer les bateaux de pêche illégale.

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L’espoir pour le futur de notre planète surgit dans les moments d’émotion  : les images apaisantes de la Terre de Jean-Pierre Goux, la musique hypnotique du fond des mers de Pascal Joguet, qui a créé un instrument de musique électronique écolo. Très en verve, l’économiste Nicolas Bouzou, qui milite pour une Europe compétitive dans l’exploration spatiale, s’écrie : « Regardez comme les gens adorent l’aventure de Thomas Pesquet ! On peut faire rêver tout le monde avec l’espace. C’est notre destin d’aller l’explorer, d’aller bientôt sur Mars. » L’espace et ses satellites essentiels au fonctionnement des applications qui irriguent nos quotidiens et qui devraient aider à limiter l’impact du réchauffement climatique.
La sentence du scientifique américain Edwin Herbert Land, écrite sur les murs du hangar H14, semble mettre tout le monde d’accord  : « Innover, ce n’est pas avoir une nouvelle idée, mais arrêter d’avoir une vieille idée. »

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Tempête Florence : plusieurs morts, des habitants piégés et des pluies torrentielles

L’ouragan, rétrogradé en tempête tropicale, s’est abattu vendredi sur la côte est des Etats-Unis. Les autorités anticipent des inondations catastrophiques.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 18h11
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 14h06
   





                        



   


L’ouragan Florence a fait ses premiers morts sur la côte atlantique des Etats-Unis, battue par des vents violents et des pluies diluviennes, alors que les autorités s’activaient pour secourir des dizaines d’habitants piégés par la montée des eaux, qui se poursuivait samedi 15 septembre. Au moins quatre personnes, dont une femme et son bébé, sont mortes du fait de l’ouragan, ont fait savoir vendredi des sources officielles. Le président Donald Trump se rendra « en début ou milieu de semaine prochaine » dans les régions affectées, a de son côté annoncé la Maison Blanche.
« Nous nous attendons à plusieurs jours de pluie », a déclaré le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper, qui a qualifié les précipitations de l’ouragan d’« événement millénaire ». « Notre priorité désormais est de mettre les gens hors du danger immédiat, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse. Nous sommes encore en plein dans la tempête et, si elle ne vous a pas atteints, elle le fera. »
L’œil de l’ouragan a touché terre près de Wrightsville Beach (Caroline du Nord) vendredi à 7 h 15 (13 h 15, heure française), avec des vents allant jusqu’à 150 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC). Florence a toutefois faibli en intensité dans l’après-midi et a été rétrogradée en tempête tropicale, avec des vents mesurés à 110 km/h. Mais son amplitude et sa très lente avancée – 6 km/h – dans les terres inquiètent les autorités.
« C’est le scénario catastrophe »

   


Dans la ville portuaire de Wilmington, en Caroline du Nord, des arbres ont été déracinés, des panneaux renversés et des vitres brisées sous la force du vent et des trombes d’eau. De nombreux transformateurs électriques ont explosé.
La police de la ville a annoncé qu’une femme et son bébé avaient été tués lorsqu’un arbre est tombé sur leur maison. Le père a été blessé et hospitalisé. Des pompiers ont œuvré toute la matinée devant cette maison de plain-pied dont un pan de mur s’est complètement effondré sous la violence du choc. « Il y avait beaucoup de craquements, les arbres tremblaient », a raconté à l’AFP Shane Wilson, un voisin. « La plupart du voisinage avait évacué. Seuls moi, eux et quelques voisins avions décidé de rester », a précisé un autre voisin, Adam Sparks. « Qui pouvait se préparer à ça ? C’est le scénario catastrophe. Les arbres derrière leur maison sont très grands et très vieux. Il y a toujours des risques avec des arbres de ce genre », a-t-il expliqué.
Une autre femme, malade, est morte car les secours n’ont pas pu parvenir jusqu’à elle à cause des arbres bloquant les rues, selon une porte-parole du comté de Pender. Elle a succombé à une crise cardiaque, d’après les médias locaux.
Le gouverneur de Caroline du Nord a déclaré dans un communiqué qu’une autre personne avait trouvé la mort dans le comté de Lenoir en branchant un générateur. Selon les médias locaux, un homme de 77 ans est a perdu la vie dans le même comté après avoir été emporté par une rafale de vent.
Des zones trop dangereuses pour les secouristes
Les autorités ont mis en garde les habitants contre tout relâchement alors que les pluies torrentielles se déverseront pendant de longues heures sur les mêmes régions. Les rivières devraient frôler voire battre des records de crue et inonder l’intérieur des terres. A la confluence des rivières Neuse et Trent et proche d’un estuaire, la ville touristique de New Bern, environ 30 000 habitants, a été frappée par des inondations soudaines dans la nuit de jeudi à vendredi, qui ont piégé des centaines de personnes.
Environ 1,7 million d’habitants avaient été sommés de se mettre à l’abri, loin du littoral. Mais beaucoup n’ont pas suivi cette consigne. Et certaines zones inondées sont trop dangereuses pour que les « secouristes interviennent », a expliqué Jeff Byard, responsable de l’Agence fédérale de gestion des urgences, qui a mobilisé 1 200 personnes pour les opérations de recherche et de secours. Des volontaires, comme la « Cajun Navy » venue de Louisiane avec des bateaux à fond plat, apportent également leur aide.
Plus de 680 000 personnes étaient privées d’électricité vendredi après-midi en Caroline du Nord, qui compte environ 10 millions d’habitants, selon les services d’urgence. Quelque 20 000 personnes avaient trouvé refuge vendredi dans plus de 150 centres d’accueil de cet Etat. Un couvre-feu a été instauré dans plusieurs localités de la côte atlantique pour éviter les pillages. La tempête doit s’enfoncer vers l’intérieur des terres avant de virer dimanche vers le nord, selon le NHC, avec une « perte importante d’intensité ».




                            


                        

                        


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Synthèse

Education, santé, inégalités : en Afrique, un développement humain à plusieurs vitesses

Dans le palmarès publié par le PNUD, Maurice est le pays le mieux classé d’Afrique subsaharienne, tandis que le Niger glisse à la dernière place mondiale.

Laurence Caramel
    



LE MONDE
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        Le 14.09.2018 à 16h15

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        Mis à jour le 15.09.2018 à 06h36






    
Un famille nigérienne à Dargué, dans la région de Maradi, en août 2018.
Crédits : LUIS TATO / AFP


Mieux vaut être né en Norvège qu’au Niger, ou au Botswana qu’au Tchad. La mise à jour de l’indice de développement humain (IDH), publiée vendredi 14 septembre par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), ne révèle pas de grands bouleversements dans ce classement du bien-être à l’échelle mondiale. Il décrit cependant, au sein du continent, une diversité de situations qui bat en brèche l’idée réductrice d’une Afrique homogène condamnée à stagner en queue de peloton.

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Le Botswana figure, avec la République dominicaine et la Turquie, parmi les pays qui ont gravi le plus de places dans le classement depuis le début de la décennie. Les nouvelles estimations de l’espérance de vie à la naissance – dont l’horizon avait reculé de treize ans au plus fort de l’épidémie de sida – en sont la principale raison.
De fortes inégalités au Gabon
L’IDH, publié depuis 1990, est une mesure composite de la richesse matérielle, à travers le revenu brut par habitant, l’espérance de vie à la naissance et l’accès à l’éducation, appréhendé notamment à travers le taux moyen de scolarisation. Il a été complété en 2011 par une mesure des inégalités qui permet de prendre en compte la distribution inégale des richesses.
Ainsi le Gabon, seul Etat au sud du Sahara, avec le Botswana et Maurice (classé au 1er rang subsaharien et au 65e mondial), à appartenir au groupe des pays dont le niveau de développement humain est considéré comme élevé, chute de 40 places lorsque les économistes intègrent la forte concentration des revenus liée à la rente pétrolière, qui ne profite qu’à quelques-uns.

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« Les chiffres que nous publions depuis vingt-huit ans montrent que des progrès sont possibles, même s’ils sont inégaux », s’est réjoui l’économiste du PNUD Selim Jahan, en commentant l’évolution enregistrée au cours des trois dernières décennies dans les différentes régions du monde. L’Afrique subsaharienne a été celle où les progrès les plus rapides ont été observés au cours des années 2000, avant le ralentissement provoqué par la crise financière et la chute des cours des matières premières.
L’écart entre le Niger, qui occupe la dernière place du classement, et la Norvège, à la première place, n’en demeure pas moins vertigineux : à la naissance, un enfant nigérien a une espérance de vie inférieure de près de 22 ans. Il peut en moyenne espérer fréquenter les bancs d’une école pendant deux ans, contre plus de douze pour un enfant du royaume scandinave. Ses parents vivent avec moins de 1 000 dollars par an (moins de 860 euros), 68 fois moins que s’il avait vu le jour en Norvège.
Les femmes mieux loties en Namibie
Sur le continent, les pays les plus pauvres sont aussi les plus inégalitaires et ceux où les femmes disposent du moins de droits et de choix. Au Tchad, deux tiers des femmes de 15 à 24 ans sont analphabètes, contre moins de deux sur dix au Rwanda, où l’égalité hommes-femmes est une priorité. En Namibie, les femmes restent plus longtemps à l’école que les hommes et l’écart de revenus entre les sexes est beaucoup plus faible qu’ailleurs.

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Plus d’un pays sur deux en Afrique subsaharienne continue d’afficher un IDH « faible ». Dans le reste du monde, seuls cinq pays sont dans une situation comparable, selon le classement du PNUD, qui ne prend pas en compte des Etats comme la Corée du Nord, pour lesquels les statistiques ne sont pas disponibles. Il s’agit des îles Salomon, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, de l’Afghanistan, de la Syrie et du Yémen. Dans les deux derniers cas, la guerre explique une brutale dégradation des indicateurs sociaux et de l’espérance de vie au cours des années récentes. Tout comme elle reste, pour la plupart des pays africains bloqués dans le bas de cette photographie mondiale, un facteur chronique d’appauvrissement.

    

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Ces poissons ont un corps si gélatineux qu’ils fondent lorsqu’ils remontent à la surface.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Dans « Science », le chercheur Timothy Lenton et le philosophe Bruno Latour estiment que l’humanité doit assumer son rôle de gestionnaire de l’habitabilité de la planète.
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