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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ En arrêt cardio-respiratoire, le joueur de l’US Mondeville n’a pu être ranimé par les pompiers.
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Un joueur de football amateur de 26 ans est mort d’un arrêt cardiaque

En arrêt cardio-respiratoire, le joueur de l’US Mondeville n’a pu être ranimé par les pompiers.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 17h52
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 17h54
   





                        


Le monde sportif est confronté à une nouvelle mort subite d’un pratiquant sur un terrain. Vendredi 14 septembre dans la soirée, un joueur de football amateur de 26 ans est mort d’un arrêt cardiaque lors d’une séance d’entraînement au stade Jean-Tocquer à Mondeville, près de Caen.
Lorsque les pompiers sont arrivés, le jeune homme, membre de l’US Mondeville (Régional 1, équivalent de la sixième division), était en arrêt cardio-respiratoire. Il n’a pu être ranimé et sa mort a été déclarée par le médecin du SMUR.
« Mamadou, nous te gardons dans nos cœurs, nous te gardons sur nos maillots, nous n’oublierons jamais le grand bonhomme que tu étais, ta gentillesse, ta générosité, ta combativité, ta joie de vivre », a écrit le club normand sur sa page Facebook.
On estime que la mort subite du sportif touche une quinzaine de professionnels par an en France, et 800 amateurs.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq, les Français ont apporté le point décisif en double face aux Espagnols Feliciano Lopez et Marcel Granolers.
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Coupe Davis : Nicolas Mahut et Julien Benneteau envoient la France en finale

Au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq, les Français ont apporté le point décisif en double face aux Espagnols Feliciano Lopez et Marcel Granolers.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 16h28
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15.09.2018 à 17h15
   





                        



   


En matière de suspens, l’équipe de France a déjà offert plus insoutenable en Coupe Davis. Mais les joueurs de Yannick Noah se fichent bien de la dramaturgie. En deux jours, ils ont surclassé 3-0 une Espagne amoindrie par l’absence de Rafael Nadal.
Au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq (Nord), les trentenaires Nicolas Mahut et Julien Benneteau ont apporté le troisième point décisif, samedi 15 septembre, face à la paire composée de Feliciano Lopez et Marcel Granolers (6-0, 6-4, 7-6). Vendredi, Benoît Paire et Lucas Pouille avaient apporté les deux premiers points en simple.
Impériaux lors des deux premières manches, les Français ont été menés 3-0 dans le troisième set avant de réagir et de l’emporter dans le jeu décisif sur une troisième balle de match conclue par un passing de revers de Julien Benneteau. Le Bressan est alors tombé dans les bras de son partenaire de double qu’il connaît depuis leurs débuts au centre régional de Poitiers. 

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La Croatie, ou les Etats-Unis en finale
« C’était normalement mon dernier match », a déclaré Benneteau à chaud au micro de BeinSport.Normalement retraité des courts depuis son dernier US Open, à New York, fin août, le joueur de 36 ans avait palié le forfait de Pierre-Hugues Herbert. « Je jouais parce que Pierre-Hugues était blessé, je ne souhaite pas de blessure d’ici la fin de l’année... On a fait appel à moi et ça c’est passé comme dans un rêve aujourd’hui ». « Je compte sur lui, bien sûr, a rétorqué son capitaine. Quand il joue à ce niveau, il est extraordinaire. J’espère qu’il va avoir encore envie de jouer deux mois. »
Après 2017, et leur victoire face à la Belgique, les Français disputeront une nouvelle finale. La dernière dans le format historique de la Coupe Davis. Une réussite dont se félicite Yannick Noah, qui une fois de plus a vu ses paris se révéler gagnants. « C’est le meilleur match de mon mandat », glisse le capitaine de l’équipe de France, expliquant devoir remercier l’équipe de France de football. « On a été inspirés par [eux]. On voyait des mecs décontractés, cools, qui arrivaient à être bons. » Après la qualification, Noah et ses joueurs ont également emprunté la danse de la victoire popularisée par Samuel Umtiti lors de leur tour d’honneur.

La célébration inspirée de la danse de Samuel Umtiti par l'équipe de France de Coupe Davis ! 🤣🇫🇷🎾 #FRAESP… https://t.co/SxWW035pzs— francetvsport (@France tv sport)


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Ils attendent de connaître leur adversaire. La Croatie avait pris une option vendredi en remportant les deux simples contre les Etats-Unis.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Les Français Julien Benneteau et Nicolas Mahuit ont battu les Espagnols Marcel Granollers et Feliciano Lopez, en trois sets, lors du match en double, samedi.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ L’Afrique du Sud s’est imposée (36-34) samedi à Wellington lors de la quatrième journée du Rugby Championship. Une première depuis neuf ans.
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Rugby : l’invincible Nouvelle-Zélande battue à domicile par l’Afrique du Sud

L’Afrique du Sud s’est imposée (36-34) samedi à Wellington lors de la quatrième journée du Rugby Championship. Une première depuis neuf ans.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 12h15
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15.09.2018 à 14h03
   





                        



   


Ces derniers mois, on les disait/croyait invincibles. Mais, à un an de la coupe du Monde (qui aura lieu au Japon), voilà une nouvelle qui pourrait bien ouvrir des perspectives. Les All Blacks, l’équipe de rugby de Nouvelle-Zélande, ont été battus par les Springbocks, l’équipe d’Afrique du Sud (34-36). Qui plus est sur son sol, à Wellington.
Cette recontre s’inscrivait dans le cadre de la quatrième journée du Rugby Championship, une compétition entre nations de l’hémisphère sud.
Une victoire de l’équipe sud-africaine en terre néo-zélandaise ne s’était plus produite depuis le 12 septembre 2009.
Les All Blacks avaient déjà été dominés à domicile l’an dernier, mais il ne s’agissait pas d’un match contre une équipe nationale au sens strict : ils avaient perdu face aux Lions britanniques (sélection composée des meilleurs joueurs d’Angleterre, d’Écosse, du pays de Galles et d’Irlande).
Fautes de main, imprécisions au pied, mauvais choix stratégiques
Samedi, les Néo-zélandais ont multiplié les fautes de main, les imprécisions au pied, les mauvais choix stratégiques dans les moments clés. Et si, parfois, la domination outrageuse des maîtres du rugby dans le jeu suffit à compenser ces quelques erreurs, cela n’a pas été le cas contre une équipe d’Afrique du Sud, motivée et efficace.
« Nous sommes évidemment déçus, il y a des secteurs sur lesquels nous devons travailler. Le vestiaire est sombre, très calme. Mais c’est important que nous apprenions quelque chose, sinon c’est une perte de temps », a analysé le sélectionneur, Steve Hansen.
Les Néo-Zélandais restent toutefois favoris pour remporter leur troisième sacre de suite dans cette compétition de l’hémisphère sud, qui réunit en outre l’Australie et l’Argentine. Et les doubles champions du monde sortants (ils ont remporté les éditions 2011 et 2015) demeurent également, malgré tout, les principaux favoris du prochain rendez-vous mondial. Mais « obtenir un résultat en Nouvelle-Zélande, avec beaucoup de chance, nous donne de l’espoir en vue de la Coupe du monde qui arrive dans un an », a relevé le sélectionneur de l’Afrique du Sud, Rassie Erasmus.

L’Argentine crée aussi l’exploit, en battant l’Australie
L’équipe d’Argentine a, elle aussi, créé l’exploit en allant battre l’équipe d’Australie (23-19), samedi 15 septembre à Gold Coast, lors de la 4e journée du Rugby Championship. C’est la première fois depuis 1983, que les Pumas argentins s’imposent ainsi face aux Wallabies, sur le sol de ces derniers.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le Brésilien Ronaldo vient de racheter 51 % du club de football de Valladolid, en Espagne. Pendant ce temps-là, un autre retraité du ballon rond, le britannique David Beckham, veut lancer sa franchise à Miami.
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Ronaldo et Beckham, le club des ex-footballeurs


                      Le Brésilien Ronaldo vient de racheter 51 % du club de football de Valladolid, en Espagne. Pendant ce temps-là, un autre retraité du ballon rond, le britannique David Beckham, veut lancer sa franchise à Miami.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 12h15
   





   


Les deux plus célèbres joueurs du football mondial se reconvertissent.
Ronaldo
Don Quichotte. C’est devenu officiel le 3 septembre. L’ex-attaquant brésilien Ronaldo, 41 ans, s’est offert 51 % du club espagnol de Valladolid, pour, dit-on, un peu plus de 30 millions d’euros. Il a du travail : le club, à l’effectif modeste, est pour l’instant coincé au fond du classement de la Liga.
Valeur montante. Le club de Valladolid s’appelle le Real, comme la prestigieuse équipe de Madrid. Mais il vient juste d’être promu en première division et son palmarès se limite à trois titres de champion de deuxième division (1948, 1959, 2007). Ronaldo souhaite installer durablement son équipe en Liga, avant de viser plus haut.
O fenomeno. Avant de se reconvertir, Ronaldo fut un joueur unique, récompensé par deux Ballons d’or (1997, 2002) et deux fois champion du monde avec le Brésil (1994, 2002). Il fut un des « Galactiques » madrilènes au côté de Zidane. Sa carrière a cependant été handicapée par de nombreuses blessures et une hygiène de vie pas toujours irréprochable.
Lire aussi : Ronaldo, le miraculé
Panini collector. Sa fin de carrière poussive, ses kilos en trop, sa retraite agitée – entre romances houleuses et nuits de poker – n’y font rien. Dans le cœur des « footeux », Ronaldo a toujours sa place. Par sa vitesse et ses dribbles, il a révolutionné le jeu.
David Beckham
Miami Vice. David Beckham, 43 ans, a obtenu en début d’année le droit de lancer à Miami une nouvelle franchise de soccer, qui doit voir le jour en 2020. Il s’est acquitté d’un droit d’entrée dans la ligue américaine de près de 20 millions d’euros, une petite somme au regard des usages. Un privilège accordé en raison de sa notoriété.
Bulle spéculative. A Miami, en juillet, Beckham, associé à d’autres investisseurs, a présenté un projet pharaonique de complexe sportif (estimé à près de 1 milliard de dollars), soutenu par la municipalité. Problème : une partie de la population est contre, et un vote décisif des habitants est prévu en novembre.
Lire aussi : David Beckham : pop star du foot
Spice boy. Beckham fut le premier spécimen d’une nouvelle espèce, le footballeur people, prototype aujourd’hui inégalé. Après des débuts à Manchester United, il a lui aussi été un « Galactique », avant de décliner en pente douce pour terminer sa carrière au PSG. Sa famille de rêve, fondée avec la Spice Girl Victoria, continue à faire recette dans la presse people.
Tête de gondole. Lorsqu’il s’est arrêté de jouer, en 2013, Beckham était considéré depuis belle lurette comme un « ambassadeur » du foot. Un rôle tenu avec brio au Los Angeles Galaxy (2007-2012), premier chapitre du rêve américain qu’il veut poursuivre.
Par Camille Oneth



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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ A même pas 20 ans, le pilote canadien est-il plus qu’un fils de milliardaire ? Retour sur sa carrière, ses performances et son financement, à la veille du Grand Prix de Singapour.
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F1 : Lance Stroll, talent et argent mêlés

A même pas 20 ans, le pilote canadien est-il plus qu’un fils de milliardaire ? Retour sur sa carrière, ses performances et son financement, à la veille du Grand Prix de Singapour.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 07h46
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15.09.2018 à 17h23
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            Catherine Pacary








                        



   


« Lance Stroll a un père qui est très très riche, mais il mérite sa place en formule 1, il l’a gagnée sur la piste. » Ainsi parlait, le 28 février 2017 à Barcelone, le pilote français Esteban Ocon de son homologue canadien, alors que tous deux s’apprêtaient à courir leur première saison en formule 1, respectivement au sein des écuries Force India et Williams. Un peu plus d’un an et demi plus tard, on ne sait pas si Estaban Ocon est encore convaincu de ce qu’il disait alors et s’il reprendrait à l’identique ses propos. Car le père de Lance Stroll, le milliardaire Lawrence Stroll, a racheté Force India et a décidé d’y imposer son fils – au plus tard la saison prochaine – au détriment du pilote français. Ce dernier, fils de garagiste, n’a, pour l’instant, pas de volant pour 2019.
Esteban Ocon ne s’est pas exprimé publiquement sur son éviction. « Je ne nie pas que le système [de la F1] est imparfait. Mais je mérite plus que d’être juste mentionné pour mes soutiens financiers », a, pour sa part, commenté Lance Stroll le 28 août dans un entretien au Telegraph.

A Singapour, Lance Stroll en 20e position au départ, Esteban Ocon en 8e position
Le Britannique Lewis Hamilton (Mercedes), leader du championnat du monde de Formule 1, partira en pole position du Grand Prix de Singapour de Formule 1 dimanche 16 septembre, devant le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull). La deuxième ligne sera occupée par la Ferrari de l’Allemand Sebastian Vettel, dauphin de Hamilton au classement, et la Mercedes du Finlandais Valtteri Bottas. Le Français Esteban Ocon (Racing Point Force India) partira de la 9e position sur la grille. Le Canadien Lance Stroll (Williams) partira en 20e position.


« Pire “rooky” de l’histoire »
Lance Stroll apparaît sur les radars médiatiques à l’automne 2016, comme le nouveau pilote canadien de F1, dix ans après le départ du champion 1997 Jacques Villeneuve. Comme son aîné, il a grandi au Québec ; comme lui, il débute chez Williams ; comme lui, il a un père riche : Jacques Villeneuve est le fils du pilote de F1 Gilles Villeneuve, mort lors du Grand Prix de Belgique 1982.
Lance Stroll est, lui, le fils d’un autre passionné de sport automobile, Lawrence Stroll, collectionneur de Ferrari, qui a fait fortune en investissant dans les marques de vêtements, telles Tommy Hilfiger, Ralph Lauren et Michael Kors – sa fortune est évaluée à 2,7 milliards de dollars par le magazine Forbes.
En dépit de ces points communs, Jacques Villeneuve, consultant F1 pour Canal+, n’a pas épargné son compatriote dès ses débuts en 2017 dans la catégorie reine, le qualifiant de « pire rooky » de l’histoire de la F1. « C’est pathétique ! », avait-il lancé à son propos.
Le pilote, qui a alors 18 ans – il est né 29 octobre 1998 à Montréal – rate effectivement son entrée dans l’élite : sorties de piste lors des essais hivernaux, trois premières courses non terminées… Il doit attendre le 11 juin 2017 et son premier Grand Prix à domicile pour inscrire les deux points de sa 9e place.
Ce résultat le libère. Deux semaines plus tard, à Bakou, il se faufile jusqu’à la 3e place, derrière Daniel Ricciardo (Red Bull) et Valtteri Bottas (Mercedes), décrochant le titre de deuxième plus jeune pilote à monter sur un podium. Dans la foule, la caméra capte les larmes retenues du père.
L’exploit est inédit depuis le podium de… Jacques Villeneuve au Grand Prix d’Allemagne en 2001. Pourtant le commentateur reste dur. « Il s’est bien débrouillé, mais il est le seul pilote à tester entre les courses. C’est un peu dur à avaler. Il faut que l’argent ait une limite, et là, ça repousse la limite. »
En cause, le long programme d’essais réalisé avant et pendant le championnat par Lance Stroll au volant d’une Williams, et financé par le papa. Lance Stroll répondra sur la piste, le 3 septembre 2017 à Monza où, sous des trombes d’eau, il devient le plus jeune pilote de l’histoire à partir en première ligne d’un Grand Prix.
« Je n’écoute plus Jacques Villeneuve »
Un an plus tard, Lance Stroll n’a pas oublié. Après avoir terminé 14e en Australie le 25 mars, le Québécois veut en finir : « Il [Jacques Villeneuve] avait déclaré l’an dernier que j’étais la pire recrue en F1, et [en 2017] j’ai amassé 40 points au général, soit trois de moins que mon coéquipier [Felipe Massa] qui comptait seize saisons d’expérience. Je n’écoute donc plus ce que Jacques a à dire. »
Lance Stroll n’a pas que des ennemis. François Dumontier président du Grand Prix du Canada, a, par exemple, témoigné sur Radio-Canada le 3 novembre 2016 de la passion qui unit le père et le fils depuis l’enfance. Tom Kemp, premier instructeur de Lance Stroll alors qu’il avait quatre ans, se souvient, pour sa part, des tours « d’une régularité impressionnante à cet âge ».
Lance Stroll bénéficiait, il est vrai, d’une mini-piste de kart construite pour lui dans un coin du circuit Mont-Tremblant, propriété paternelle. Sur la tête du bambin ? Le casque que Michael Schumacher, son idole, lui a donné après sa victoire au Grand Prix du Canada de 2004.
Ainsi équipé, Lance Stroll va gravir un à un les échelons qui mènent à la F1, mêlant performances et argent. Deux fois champion du Canada de kart et une fois vice-champion de 2008 à 2010, il débute à douze ans en monoplace.
Lawrence Stroll ayant décidé de participer au financement du programme développement de la Ferrari, la célèbre écurie italienne prend en charge la formation du fiston. Et en 2014, celui-ci remporte le championnat italien F4 avec l’écurie Prema, rachetée par son père. Le passage en F3 est validé.
« Y a-t-il de pires pilotes actuellement en F1 ? Je le crois »
Deux épisodes vont marquer son ascension. D’abord le 30 mai 2015 à Monza, la monoplace de Lance Stroll fait plusieurs tonneaux avant de retomber sur ses essieux. Le pilote, indemne, enchaîne par un premier podium en F3 le 1er août et une première victoire le 17 octobre.
Ensuite, fin 2015, Lance Stroll quitte Ferrari pour Williams, où il est promu pilote de développement. Parallèlement, il survole le championnat 2016 de F3, avec 14 victoires en 30 courses. Avant le grand saut en F1…
Aujourd’hui, déçu par sa deuxième saison chez Williams, dernière écurie au classement des pilotes, Lance Stroll, 17e avec six points, est en attente de transfert chez Racing Point Force India, à la veille du Grand Prix de Singapour du 16 septembre. Cette écurie, malgré tout l’argent paternel (hors rachat de Force India, Lawrence Stroll aurait déboursé 70 millions pour son fils), ne fait toutefois par partie du « top team ».
« Bien sûr, cela aide que son père soit un milliardaire, car cela lui a permis d’obtenir une place chez Williams, analyse pour Le Monde le chroniqueur sud-africain, Dieter Rencken, spécialiste de la F1 depuis une vingtaine d’années. Mais si Lance avait voulu être avocat ou médecin plutôt que pilote de F1, personne n’aurait dénoncé le fait que son père lui ait payé la meilleure université du monde – le garçon devant ensuite étudier et faire ses preuves, comme Lance l’a fait en F3. »
Restent les « vraies questions », que résume Dieter Rencken : « Y a-t-il de pires pilotes actuellement en F1 ? Je le crois. Est-ce que Lance mérite d’être sur la grille, hors facteur financier ? Oui. L’aurait-il fait sans l’argent de son père ? C’est peu probable, étant donné qu’il n’y a que 20 places – mais beaucoup d’avocats ou de médecins n’auraient pas fait carrière sans l’argent de leur famille non plus… »

Quel horizon pour Esteban Ocon ?
L’avenir du pilote français Esteban Ocon à la veille du Grand Prix de Singapour du 16 septembre n’est toujours pas clarifié. Il dépend de son mentor, Toto Wolff, le patron de Mercedes F1. A ce stade, les liens du pilote français avec Mercedes lui ont fermé beaucoup de portes, chez McLaren, Haas, Toro Rosso et Renault, comme l’expliquait fin août Cyril Abiteboul au Monde. Reste la piste de l’écurie Williams, que Mercedes équipe en moteur. mais, pour y imposer Esteban Ocon, le constructeur allemand devra payer. « Les grosses écuries ne vont pas prendre de risques avec de jeunes pilotes », expliquait Toto Wolff à Monza le 2 septembre. Une semaine plus tard, on apprenait toutefois qu’en 2019 le Britannique Lando Norris (18 ans) pilotera pour McLaren, Pierre Gasly (22 ans) pour Red Bull et Charles Leclerc (21 ans) chez Ferrari.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Quelque 70 000 fans de la moto sont attendus ce week-end sur le circuit varois. En juin, le Grand Prix de F1 avait été marqué par de gigantesques embouteillages pour accéder au circuit et pour le quitter.
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Avec le Bol d’or moto, Le Castellet veut oublier les polémiques autour du Grand Prix de F1 en juin

Quelque 70 000 fans de la moto sont attendus ce week-end sur le circuit varois. En juin, le Grand Prix de F1 avait été marqué par de gigantesques embouteillages pour accéder au circuit et pour le quitter.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 07h23
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 10h13
    |

            Catherine Pacary








                        



   


« Le Castellet remercie le Bol d’or ! » Stéphane Clair, directeur du circuit varois, ne cache pas son plaisir d’accueillir, du 15 au 17 septembre, la course d’ouverture du championnat du monde d’endurance moto. Il le cache d’autant moins qu’il entend profiter de cette manifestation à l’ambiance bon enfant, qu’il reçoit pour la quatrième fois, pour, sinon tirer un trait, du moins faire oublier les flots de critiques — voire pire — qu’il a dû subir après l’organisation du Grand Prix de France de formule 1, le 24 juin.
Ce dernier avait été marqué par d’énormes problèmes de transport pour accéder au circuit et pour le quitter. « Les embouteillages ! Même trois mois après, c’est la seule chose que l’on retient du Grand Prix de France de F1 », déplore Dominique Clément, secrétaire générale du Groupement d’intérêt public (GIP) Grand Prix de France Le Castellet.
Pourtant, « nous avons été encensés pour l’organisation du Grand Prix sur le site », rappelle pour sa part Stéphane Clair, et la gestion de la course a été plébiscitée par la FOM, promoteur du championnat mondial de F1. Surtout, « on a réussi à faire revenir la F1 en France, c’était un vrai défi. On a réussi à remplir comme jamais un Grand Prix de France », poursuit M. Clair.

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                Grand Prix de F1 en France : un retour réussi malgré quelques couacs



Personne ne s’attendait à une telle affluence
Le problème, justement, c’est que ce « remplissage comme jamais » n’avait pas vraiment été anticipé au niveau des voies d’accès au circuit. Le vendredi 22 juin en fin de matinée, alors que l’organisation attendait 15 000 visiteurs, ce sont en réalité 30 000 qui ont tenté de converger vers le plateau du Castellet.
Ajoutez à ça les habituels embouteillages de fin de semaine « et patatras », comme le résume Gilles Dufeigneux, directeur général du GIP. Les questions de mobilité avaient pourtant été étudiées depuis seize mois par un comité de pilotage.
Après une réunion de crise improvisée le vendredi soir et quelques réglages (passage des contrôles systématiques aux contrôles aléatoires aux entrées-sorties des parkings, diffusion de messages incitant les spectateurs à étaler leurs arrivées…), les 40 000 spectateurs venus le samedi ne rencontreront aucune difficulté majeure.
Mais le dimanche sera lui aussi catastrophique. « Le soir, on a eu un orage terrible au début du concert de David Guetta [DJ] qui pourtant avait bien joué son rôle », retenir une partie du public afin que les 70 000 spectateurs ne convergent pas tous en même temps vers la sortie, se souvient Stéphane Clair. La pluie a fait se ruer la foule vers les parkings. « Les incivilités de notre beau pays font le reste. »
Il faudra à certains trois à quatre heures pour sortir de l’enceinte. Dans les parkings, 1 500 voitures, sur 23 000 enregistrées, restent bloquées près de trois heures. Sans minimiser les problèmes, Gilles Dufeigneux précise : « Sur 70 000 billets vendus, il y a eu 2 050 plaintes déposées, et toutes ont été traitées. »

160 000 euros déboursés
A l’occasion de la réception du Grand Prix de F1, fin juin, le circuit du Castelet avait fait appel aux forces de l’ordre - la gendarmerie en l’occurrence - pour organiser la circulation. Et le GIP Grand Prix de France Le Castellet avait payé pour cette prestation. « Le GIP a payé plus de 160 000 euros », révèle Gilles Dufeigneux, le directeur général. « En France la compétence de la mobilité dépend de l’Etat », rappelle-t-il, soulignant que « les services de l’Etat ont fait un super-job ». Il déplore toutefois que ces derniers aient « abordé cet événement comme il y a vingt ans. » « La préparation de ce type d’événement n’est pas qu’une question de moyens pour animer les ronds-points. Il y a un travail de modélisation à faire », avance-t-il. Il faudra en tenir compte pour l’édition 2019.


« Tout n’est pas dans les infrastructures »
Avec le Bol d’Or, il ne devrait pas y avoir de problème, puisque ce sont essentiellement des motards qui viennent. En deux roues. Donc, a priori, pas de bouchons. Mais le GIP Grand Prix de France Le Castelet, lié par contrat à la FOM pour cinq ans, se projette dès à présent au 23 juin 2019, date du retour des F1 sur le circuit. Et cherche à tirer les leçons de ce qu’il s’est passé en juin.
« Ces questions de mobilité doivent être appréhendées avec plus de technologies. Tout n’est pas dans les infrastructures. On ne fera pas d’autoroute jusqu’au Castellet. » L’éventuelle gratuité des parkings relais est étudiée, et l’édition restera contingentée à 70 000 spectateurs.
L’objectif à atteindre doit de plus être raisonnable. « Cela ne me semble pas illogique que l’on passe une heure et demie pour sortir d’un parking. Et que l’on rajoute une heure à son temps de trajet pour Toulon ou pour accéder à l’autoroute », jauge Stéphane Clair.
Lors du dernier Grand Prix de Belgique, à Spa, le 26 août, les spectateurs ont mis entre trois et quatre heures pour sortir de l’enceinte, « sans que cela fasse la “une” du JT ou de la presse », souligne Dominique Clément.
Des études, dont le détail sera présenté en même temps que le bilan financier au GIP, en octobre, permettront d’affiner les mesures. Des décisions seront prises ensuite. Pas avant janvier.
« On m’avait dit la F1 rend fou. Je pense effectivement qu’on est dans un secteur d’activité totalement différent par rapport aux autres sports mécaniques. Tout prend des proportions incroyables. » C’est la leçon que Stéphane Clair veut tirer de cette première édition. En attendant, il veut montrer, avec le Bol d’or ce week-end, qu’il peut accueillir sans problème une grande compétition.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Vainqueur de Roberto Bautista Agut en cinq sets, Lucas Pouille permet à la France de mener 2-0 face à l’Espagne. Le double pourrait apporter la qualification en finale dès samedi.
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Coupe Davis : grâce à Paire et à Pouille, la France entrevoit la finale

Vainqueur de Roberto Bautista Agut en cinq sets, Lucas Pouille permet à la France de mener 2-0 face à l’Espagne. Le double pourrait apporter la qualification en finale dès samedi.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 20h16
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 10h39
    |

            Clément Martel et 
                                Alexandre Pedro (envoyés spéciaux à Villeneuve-d'Ascq)








                        



   


Il va falloir se faire à l’idée, le match en cinq sets en Coupe Davis est une espèce dont la disparition est déjà programmée. Son prédateur est connu : la nouvelle formule prévue dès 2019 avec ses rencontres en deux sets gagnants. Lucas Pouille appartient à ce clan des nostalgiques par anticipation. Des hauts, des bas, du stress, des fautes directes (87), un public bouillant et un grand soulagement à la fin, le numéro un français a connu un condensé de Coupe Davis pour venir à bout, vendredi 14 septembre, de l’Espagnol Roberto Bautista Agut en trois heures et quarante minutes (3-6, 7-6, 6-3, 2-6, 6-4) et pour permettre à l’équipe de France de virer à 2-0 dans cette demi-finale.

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« C’est une compétition que j’adore, et le fait d’être dans un groupe, ça me transcende aussi. Et jouer devant seize mille personnes, ce n’est pas pareil que devant cent », a dit le Français, qui traverse une crise de confiance ces derniers mois sur le circuit ATP. Pouille se fait une certaine idée de cette vénérable compétition, vieille de 118 ans et pourfend la nouvelle mouture portée par la société Kosmos du footballeur Gérard Piqué. « C’est une nouvelle compétition, on peut l’appeler la “Coupe canapé” c’est pareil, ce sera une exhibition, rien de plus », disait-il encore mercredi dans un entretien au Monde. L’inimitié entre le Nordiste et le président de la Fédération française de tennis (FFT), Bernard Giudicelli, n’est pas un secret d’Etat.
Le joueur ne digère toujours pas le vote du patron de la FFT en faveur de la réforme. « Il y a des gens qui sont là et qui ont voté pour, c’est quand même hallucinant quand on voit cette ambiance », a-t-il lancé à chaud au micro de BeinSport après sa victoire. 
« Quand on voit l’ambiance aujourd’hui, on voit que c’est une compétition hors du commun. Et moi je ne comprends pas, c’est juste dommage de voir partir tout ça. »
Benneteau et Mahut pour conclure
Sur sa chaise, le capitaine Yannick Noah a trouvé les mots, les regards et les gestes pour le rassurer. Ce qui n’était pas forcément le cas la saison dernière, malgré la victoire finale. « C’est notre match le plus accompli à tous les deux avec Yannick, dit Pouille. Il y a eu des moments où j’étais plus froid, je ne le calculais pas, et il ne savait pas quoi dire. »
Plus tôt dans la journée, Yannick Noah avait réussi l’impossible : éviter la surchauffe du cerveau de Benoît Paire. Connu pour ses sautes d’humeur, le Français a surmonté son intense émotion lors de La Marseillaise pour disposer, en trois sets, du claudiquant numéro un espagnol, Pablo Carreno Busta. Blessé à la cuisse gauche, l’Espagnol a aussi été la victime d’un Paire appliqué et d’une zénitude à toute épreuve. « Comment penser que je peux m’énerver, que je peux péter les plombs sur un match de Coupe Davis alors que je représente la France, a souligné l’Avignonnais, transcendé par sa première cape. J’avais juste envie de me battre. »

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Un vendredi parfait pour les Français, qui peuvent boucler l’affaire dès samedi en double (la paire Julien Benneteau-Nicolas Mahut affronte Feliciano Lopez et Marcel Granollers). Et l’optimisme prédomine. Il faut en effet remonter soixante-deux ans en arrière pour retrouver trace d’une rencontre de Coupe Davis perdue par la France après avoir viré à 2-0 le vendredi. Pour l’Espagne, c’est pire : jamais dans l’histoire, le pays n’a réalisé pareille remontada.
Dans l’autre demi-finale, la Croatie mène aussi 2-0 à Zadar face aux Etats-Unis, après les victoires de Borna Coric et de Marin Cilic face à Steve Johnson et à Frances Tiafoe. Un « scénario parfait » pour Yannick Noah, une dernière finale à domicile avant de « [se] retirer du tennis ». Une finale France-Croatie, peut-être un classique de 2018.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Un comité indépendant recommande au comité exécutif de l’Agence mondiale antidopage d’acter, le 20 septembre, la réintégration de l’agence russe, suspendue depuis 2015.
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Lutte antidopage : un pas vers la possible réintégration de l’agence russe au sein de l’AMA

Un comité indépendant recommande au comité exécutif de l’Agence mondiale antidopage d’acter, le 20 septembre, la réintégration de l’agence russe, suspendue depuis 2015.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 19h32
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 20h35
   





                        


Après près de trois ans de purgatoire, l’Agence russe antidopage (Rusada, Russian Anti-Doping Agency) pourrait être réintégrée par l’Agence mondiale antidopage (AMA). La décision finale sera prise le 20 septembre à l’occasion d’un comité exécutif de l’instance internationale. Un pas a été fait vers cette réintégration avec l’annonce, vendredi 14 septembre par l’AMA, à travers un communiqué, que « le comité indépendant de révision de conformité a recommandé au comité exécutif la réintégration de la Rusada lorsque le comité exécutif se réunira le 20 septembre. » 
L’agence russe avait été suspendue le 18 novembre 2015, au début du scandale qui a débouché sur la révélation d’un système institutionnel de dopage entre 2011 et 2015, touchant tous les sports et des centaines d’athlètes.
Depuis, l’AMA a imposé une longue liste de critères de bonne gouvernance pour que la Rusada réintègre le rang des agences « conformes » au code mondial antidopage. L’agence russe a été autorisée à reprendre ses contrôles en 2017, mais sous tutelle internationale.

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« L’antidopage en Russie va dans le bon sens »
En mars, le directeur général de l’AMA, Olivier Niggli, avait annoncé dans une interview au Monde, que « l’antidopage en Russie [allait] dans le bon sens ».
« Les tests effectués là-bas, les nouveaux contrôleurs formés, nous satisfont. Ils ont réglé le problème des cités fermées [villes à l’accès restreint, voire interdit, aux étrangers en raison de leur rôle militaire], donc il n’y a plus d’endroit où les contrôleurs ne peuvent pas aller. »

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Mais il avait estimé à l’époque que la Rusada « rest[ait] en non-conformité, car certaines conditions fixées depuis le début n[’étaient] toujours pas remplies ».
Lors de sa dernière réunion, en mai, à Montréal, le comité exécutif de l’AMA avait justifié le maintien de sa suspension en deux points :
l’absence de reconnaissance par les autorités russes des conclusions du rapport McLaren, qui a établi en 2016 l’existence d’un système de dopage d’Etat entre 2011 et 2015 ;et le refus de l’accès au laboratoire de Moscou et aux échantillons prélevés entre 2011 et 2015.
Mais visiblement ces conditions sont désormais remplies par la Russie, estime l’AMA.
Cette perspective devrait satisfaire un certain nombre de fédérations internationales qui plaidaient pour que l’AMA assouplisse les conditions de réintégration de la Russie. Avec, en arrière-plan pour ces fédérations, l’objectif de pouvoir organiser à nouveau de grandes compétitions sur le sol russe. Ce qui n’était plus possible. 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ En grande forme lors de cette troisième semaine de course, le Français Thibaut Pinot a remporté sa seconde étape vendredi devant le Britannique Simon Yates.
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Tour d’Espagne : deuxième victoire pour Pinot, Yates assomme Valverde

En grande forme lors de cette troisième semaine de course, le Français Thibaut Pinot a remporté sa seconde étape vendredi devant le Britannique Simon Yates.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 18h19
   





                        


Le Français Thibaut Pinot (Groupama-FDJ) a remporté sa seconde étape sur le Tour d’Espagne, vendredi, en haut du long col de la Rabassa, en Andorre, devant le Britannique Simon Yates (Mitchelton-Scott). Ce dernier a conforté sa place de leader à la veille de l’avant-dernière étape, décisive pour la victoire finale.
En grande forme lors de cette troisième semaine de course, Pinot est passé à l’offensive tôt dans le col de la Rabassa, seulement accompagné par Yates et le Néerlandais Steven Kruijswijk (LottoNL-Jumbo), avant d’accélérer dans les derniers hectomètres pour gagner en solitaire, comme dimanche lors de la 15e étape, vers les lacs de Covadonga.
« J’ai retrouvé des jambes aujourd’hui »
« C’est la cerise sur le gâteau ! Il y a eu un contrecoup mercredi mais j’ai retrouvé des jambes aujourd’hui (vendredi) », a souri le Français de 28 ans, qui a appris le même jour sa sélection pour les Mondiaux d’Innsbruck (30 septembre), au micro d’Eurosport.
« Je suis là pour me faire plaisir, c’était une belle montée. J’ai attaqué assez tôt et ça a payé. La meilleure tactique, c’est de passer a l’attaque quand on a les jambes. »
Le vétéran espagnol Alejandro Valverde (Movistar), deuxième du classement général à 25 secondes de Yates avant l’étape, a craqué dans le col final, concédant plus d’une minute au Britannique. Il voit sa 2e place menacée par Kruijswijk, qui pointe à 20 secondes. Samedi, Yates aura un matelas d’1 min 38 s sur Valverde pour aller chercher son premier grand tour : entre Andorre et le col de la Gallina, la bataille s’annonce dantesque avec six difficultés au programme sur seulement 97 km.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Déjà mis en examen pour « corruption passive », le Sénégalais de 85 ans est poursuivi depuis le 26 juin pour « abus de confiance ».
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Athlétisme : Lamine Diack, ancien patron de la fédération internationale, à nouveau mis en examen

Déjà mis en examen pour « corruption passive », le Sénégalais de 85 ans est poursuivi depuis le 26 juin pour « abus de confiance ».



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 17h36
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 17h41
   





                        



   


Les ennuis judiciaires s’accumulent pour Lamine Diack, ancien patron de l’athlétisme mondial. Le Sénégalais a été mis en examen le 26 juin pour des soupçons d’« abus de confiance »  a-t-on appris, vendredi 14 septembre, de sources concordantes. Il est soupçonné d’avoir fait profiter son fils de fonds issus de droits télévisés et de sponsors.
Président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) de 1999 à 2015, M. Diack est déjà poursuivi depuis novembre 2015 dans l’enquête sur un système de corruption pour couvrir des cas de dopage.
Dans cette nouvelle affaire, la justice française lui reproche d’avoir permis à l’un de ses fils, Papa Massata Diack, « de s’approprier des recettes de la fédération internationale provenant de sponsors » comme la banque d’Etat russe VTB, le géant coréen Samsung, la société chinoise Sinopec, Abu Dhabi Cooperation ou la télévision chinoise CCTV, peut-on lire dans le compte rendu de son interrogatoire.
Mis en examen pour « corruption passive » en 2015
En 2017, la justice avait été saisie par l’IAAF au sujet des conditions douteuses de contrats de droits télévisés et de sponsoring passés, de 2008 et 2015, entre la fédération et le géant japonais de la publicité Dentsu, chargé de commercialiser les droits, Papa Massata Diack étant alors conseiller marketing de la fédération internationale. Ce dernier, visé par un mandat d’arrêt, a toujours refusé de répondre à la justice française.
Quant à son père, Lamine Diack, il est mis en examen par la justice française depuis novembre 2015 pour « corruption passive », avec son conseiller de l’époque, Habib Cissé, et l’ancien chef de l’antidopage de l’IAAF Gabriel Dollé. Tous trois sont soupçonnés d’avoir couvert des cas de dopage en Russie contre de l’argent et la promesse de faciliter des négociations avec des sponsors et des diffuseurs russes avant les Jeux olympiques de Londres de 2012 et les Mondiaux d’athlétisme à Moscou de 2013.

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Dans un autre volet, le père et le fils Diack sont aussi dans le viseur d’une enquête en France et au Brésil sur fond d’achat de voix en marge de l’attribution des Jeux olympiques de Rio de 2016. La justice française enquête aussi sur l’attribution des JO à Tokyo pour 2020.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Le natif des Sables-d’Olonne a gagné la Solitaire du « Figaro » à sa 5e et dernière participation. Il compte désormais participer au Vendée Globe en 2020.
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Voile : Sébastien Simon remporte la 49e édition de la Solitaire du « Figaro »

Le natif des Sables-d’Olonne a gagné la Solitaire du « Figaro » à sa 5e et dernière participation. Il compte désormais participer au Vendée Globe en 2020.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 17h36
   





                        


Le Vendéen Sébastien Simon (Bretagne - CMB Performance) a remporté vendredi 14 septembre la Solitaire du Figaro en dépit de sa 14e place dans la dernière étape, qui s’est conclue à Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée). Il remporte cette 49e édition grâce à deux courses victorieuses, sur quatre.
Natif des Sables-d’Olonne, Sébastien Simon a gagné la Solitaire du Figaro à sa 5e et dernière participation. Au printemps 2019 il recevra en effet un tout nouveau bateau, un monocoque Imoca (18,28 m), qui lui permettra de faire la course de ses rêves en 2020, le Vendée Globe (tour du monde en solitaire).
Marchand et Dalin complètent le podium
Anthony Marchand (Groupe Royer-Secours populaire) s’est hissé à la 2e place au classement général grâce à sa victoire vendredi dans la 4e et dernière étape de cette course en solitaire. Charlie Dalin (Skipper Macif 2015), complète le podium après avoir fini 2e, vendredi.

🍾🎉 Sebastien Simon de @TeamBretagneCMB est le grand vainqueur (avant jury) de cette 49e édition de la Solitaire URG… https://t.co/2Evk7YunbB— LaSolitaire2018 (@La Solitaire URGO)


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Il s’agissait de la dernière édition courue sur des bateaux Figaro Bénéteau 2, construits en 2003. En 2019, pour la 50e édition, sera mis en service un nouveau modèle, le Figaro Bénéteau 3, équipé de foils, des appendices qui élèvent l’embarcation au-dessus de l’eau pour la faire filer à vive allure.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Après un premier set disputé, le Français, qui effectuait ses débuts en bleu, a pris le meilleur sur Carreño Busta et offre le premier point à la France en demi-finale.
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Coupe Davis : baptême du feu réussi pour Benoît Paire

Après un premier set disputé, le Français, qui effectuait ses débuts en bleu, a pris le meilleur sur Carreño Busta et offre le premier point à la France en demi-finale.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 15h56
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 18h54
    |

            Clément Martel (Villeneuve-d'Ascq, envoyé spécial)








                        



   


Il lui aura fallu la moitié d’un set pour entrer dans la danse. Après une entame de partie compliquée, lui qui effectuait ses débuts sous le maillot bleu, Benoît Paire a pris la mesure de Pablo Carreño Busta, vendredi 14 septembre, et mis la France en orbite dans la demi-finale de Coupe Davis qui l’oppose à l’Espagne (7-5, 6-1, 6-0).
« C’est la plus grande émotion que j’ai ressentie sur un court de tennis et ça n’a pas été simple à gérer, a admis le néo-international après la rencontre. Avec l’épisode des Jeux olympiques, tout ce qui s’est passé, j’avais pris un gros coup sur la tête. Et de me retrouver maintenant à jouer pour l’équipe de France à Lille en demi-finale, ça a été ingérable dans ma tête et c’est peut-être pour ça que j’ai commencé le match aussi tendu. »

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Dans l’enceinte du stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq, qui n’attendait que lui pour s’enflammer, le fantasque Avignonnais a quelque peu peiné à mettre la machine en marche. « Pendant La Marseillaise, je pensais à éviter de trop pleurer. Je me battais, je me disais “Benoit, reste calme, reste calme”. Je pensais à tout ce qui s’est passé. » Face à un Espagnol en verve, le no 54 mondial a rapidement concédé un jeu de service et couru après la marque. Mais celui qui pourrait illustrer le terme « versatile » dans le dictionnaire n’entendait pas laisser sa première cape se dérouler de la sorte. Retrouvant son jeu, fait d’amortis et d’échanges courts – ce sans passer par des raquettes brisées, ce qui est notable –, Paire est revenu à la marque et a remporté le premier set (7-5).
« Pour moi, rester dans le match, c’était facile, a souligné le joueur. Comment penser que je peux m’énerver, que je peux péter les plombs sur un match de Coupe Davis alors que je représente la France ? J’avais juste envie de me battre. » Et de préciser que sa seule appréhension était « d’avoir les jambes un peu coupées par la pression ».
« Je sentais bien la balle »
La suite fut une master class du joueur, à la plus grande joie des quelques vingt mille spectateurs du stade et de Yannick Noah, souvent levé de sa chaise de capitaine par les coups de son joueur. Profitant d’une nette baisse de régime de son adversaire – il a demandé une intervention du médecin sur sa cuisse en fin de partie –, Paire a déroulé. Et haché menu le numéro 21 mondial. Après la rencontre, Pablo Carreno Busta a expliqué « avoir rechuté » en début de second set, à propos de la blessure à la cuisse qui l’avait contraint à abandonner à l’US Open, fin août. Le numéro 1 espagnol – en l’absence de Rafael Nadal – est fortement incertain pour la rencontre de dimanche.
Une blessure que Paire avoue ne pas avoir remarquée avant l’appel au kiné. « Je m’en suis rendu compte à la fin du second set, mais je sentais bien la balle, et dans ces conditions, c’est assez difficile pour n’importe qui de me battre. »
Sous les acclamations du public, Benoît Paire s’impose 7-5, 6-1, 6-0 en un peu plus de deux heures. Sur la fin, le blond barbu a même pu profiter de l’ambiance. « Quand on mène 7-5, 6-1, 5-0, on est plus détendu. A ce moment, Yannick me dit, “là, je mets une pièce sur toi”, et j’ai vraiment pris du plaisir ». Il offre son premier point à l’équipe de France avant l’entrée en lice de Lucas Pouille, face à Roberto Bautista Agut. Encore deux à gagner, et les Bleus pourront défendre leur titre en finale. Mais Benoît Paire, à 29 ans, a réussi son décollage en bleu.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Les Français ont remporté chacun leur premier match de la demi-finale de Coupe Davis, vendredi. Une victoire du double samedi, et les Bleus seront qualifiés.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Après son échec à Berlin lors du décathlon du championnat d’Europe, le champion du monde français a choisi de s’aligner lors du Décastar à Talence, les 15 et 16 septembre.
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Athlétisme : un Décastar en forme de rédemption pour Kévin Mayer

Après son échec à Berlin lors du décathlon du championnat d’Europe, le champion du monde français a choisi de s’aligner lors du Décastar à Talence, les 15 et 16 septembre.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 11h22
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 15h18
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


On avait laissé Kevin Mayer sonné, le corps englué dans le bac à sable de l’épreuve du saut en longueur. L’ultra-favori du décathlon des championnats d’Europe, début août, ne parvenait pas à dompter la maudite planche du stade olympique de Berlin. Trois essais mordus et un zéro pointé qui l’avait décidé à abandonner. Dur pour un tel champion, à la forme insolente, de se résoudre à jouer les utilités.

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Après quelques jours de réflexion, le champion du monde en titre a décidé de ne pas achever sa saison sur cet échec. Il participe donc au Décastar de Talence (33), l’une des Mecque du décathlon (quatre courses, trois épreuves de saut et trois de lancer), samedi 15 et dimanche 16 septembre. « Je n’avais plus fait le Décastar depuis 2012. La première envie est de faire un décathlon en entier. J’ai accumulé de la frustration et j’ai beaucoup d’énergie à dépenser. J’ai refait un cycle d’entraînement à fond et je me sens bien », confie Kevin Mayer.
Après Berlin, le décathlonien a modifié son programme. Ses vacances ont été rabotées et mêlées à de l’entraînement physique, qui n’a, en fait, jamais cessé. Et Mayer a pris seul cette décision. « Il a bien géré cette période en assumant l’échec. Une grande partie des choses viennent de lui, il s’est pris en main, car je n’étais pas forcément disponible au début. Je le retrouve en excellente forme physique et il a envie… Ce n’est pas une sorte de revanche, juste l’envie d’évacuer une grosse frustration », analyse le coach Bertrand Valcin.
« Le record du monde dans un coin de la tête »
Les deux hommes n’ont pas révolutionné l’entraînement, mais, bien entendu, le saut en longueur a fait l’objet d’un intérêt tout particulier. « On a eu une longue séance de longueur. Dès le premier saut, c’était bien. C’est l’une des forces de Kevin, se poser les bonnes questions et trouver des solutions. On a été plus exigeants qu’auparavant où l’on pouvait à tort accepter des sauts mordus, confie Bertrand Valcin. Tous les indicateurs sont bons pour qu’il fasse un beau décathlon à Talence. »

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Tous les observateurs attendent la revanche de Kevin Mayer. Le record du monde de la discipline, détenu par l’Américain Ashton Eaton depuis 2015 (9 045 points), est sur toutes les lèvres. Qu’en pense le principal intéressé qui possède la sixième meilleure performance de tous les temps (8 834 points lors des JO 2016) ? « Le record du monde est toujours dans un coin de la tête. Je sais que j’en ai le potentiel. Mais un décathlon, c’est spécial. Ce n’est qu’une fois que le saut à la perche est terminé [la 7e épreuve sur 10], que tu peux commencer à calculer et voir si tu es toujours en course », lâche le Français.
Pour son entraîneur, une chose est certaine : Kevin Mayer a toutes les qualités pour réaliser un jour un tel exploit : « Rien ne remplace la perte du titre européen, mais il possède tous les ingrédients pour arriver à battre le record du monde. Quand je compare le Kevin de 2016 qui fait plus de 8 800 points et celui d’aujourd’hui, il y a un monde d’écart qui le rapproche évidemment d’un potentiel record. »
Les puristes du décathlon se rappellent que la piste de Talence a déjà connu un record du monde. C’était le 5 septembre 1992 et l’Américain Dan O’Brien, mythique triple champion du monde, effaçait des tablettes la performance de Daley Thompson avec un total de 8 891 points.

Déjà deux records battus, au 100 m et à la longueur
Samedi 15 septembre, au Décastar de Talence, Kevin Mayer, a battu son record sur le 100 m (10’’55 contre 10’’64 jusqu’à présent) et son record au saut en longueur (7,80 m contre 7,65 m jusqu’alors). Le champion du monde du décathlon a ainsi fait oublier ses déboires au saut à Berlin, lors des championnats d’Europe. « C’était transcendant », a t-il résumé. Après l’épreuve du lancé le poids, soit trois épreuves sur dix, Mayer est en tête du décathlon avec 2 824 points, soit 125 points d’avance sur son propre record de France (8 834 points), établi en 2016 durant les Jeux olympiques de Rio, et 6 points de retard seulement sur le record du monde de l’Américain Ashton Eaton (9 045 points).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Les deux joueurs ont fait leurs débuts ensemble il y a vingt-quatre ans. Samedi, en double face aux Espagnols, ils peuvent décrocher la qualification pour la finale.
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Coupe Davis : les « papys » Mahut et Benneteau peuvent porter les Bleus en finale dès aujourd’hui

Les deux joueurs ont fait leurs débuts ensemble il y a vingt-quatre ans. Samedi, en double face aux Espagnols, ils peuvent décrocher la qualification pour la finale.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 10h01
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 10h36
    |

            Clément Martel








                        



   


L’un ouvre la bouche à s’en décrocher la mâchoire, l’autre écarquille des yeux immenses. Heureux, hilares, Julien Benneteau et Nicolas Mahut, tous deux âgés de 36 ans, prennent la pose dans les coulisses de l’US Open, à New York, en cette fin de mois d’août. « Les papys font de la résistance », fanfaronne le premier sur Twitter, après leurs victoires respectives contre le récent demi-finaliste à Roland-Garros, Marco Cecchinato, et Corentin Moutet. Pour ce qu’il a annoncé comme le dernier tournoi de tennis de sa carrière, Julien Benneteau profite de la présence de son ami de vingt-quatre ans. Avant de tourner la page.

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Sauf que, parfois, le sort s’en mêle. En raison de la blessure de Pierre-Hugues Herbert, Yannick Noah, le capitaine de l’équipe de France de tennis masculine, a rappelé Benneteau sous le maillot bleu pour la demi-finale de la Coupe Davis contre l’Espagne. Et, en choisissant de l’aligner au côté de Mahut en double, samedi 15 septembre, à Villeneuve-d’Ascq (Nord), il offre à l’inséparable duo l’occasion d’un beau point final à leur histoire.
Un an auparavant, lors de La Marseillaise précédant la finale de la compétition face à la Belgique, les deux hommes avaient moins le cœur à rire. Laissés sur la touche par Yannick Noah – qui leur avait préféré l’expérimental duo Pierre-Hugues Herbert/Richard Gasquet pour le double, pari finalement gagnant –, Julien Benneteau et Nicolas Mahut ne dissimulaient pas leurs larmes.

   


« Deux grands enfants, gentils et sympathiques »
Le premier, qui sortait d’un automne de haute volée, confiera quelques mois plus tard que l’annonce de cette non-sélection a été « le moment le plus dur de [sa] carrière. Plus que n’importe quelle défaite ou n’importe quelle blessure ». Et comme depuis l’entame de leur carrière commune, c’est auprès de Mahut qu’il a cherché le réconfort. Lequel s’interroge, dans L’Equipe  : « L’autre jour, on s’est demandé, avec Julien, s’il y avait déjà eu, en France, deux joueurs qui ont partagé autant d’entraînements durant toute leur carrière. On ne croit pas, vu qu’on est ensemble depuis qu’on a 13 ans. »
C’est au Creps (centre de ressources, d’expertise et de performance sportive) de Poitiers que les deux hommes se sont rencontrés pour la première fois. Chargé de ce pôle France de tennis, matrice de nombre de champions de la balle jaune hexagonale (Jo-Wilfried Tsonga et Lucas Pouille y ont fait leurs gammes par la suite), le bien nommé Laurent Garros se souvient de « deux garçons, deux grands enfants, gentils et sympathiques, déjà très déterminés », débarqués dans la Vienne, à l’âge de 13 ans.
« Leur histoire en double a commencé ici, se souvient l’entraîneur. On travaillait beaucoup l’état d’esprit de groupe, en insistant sur le fait que, dans ce sport individuel, le groupe pouvait tirer vers le haut chaque individu. » De quoi rapprocher deux jeunes gens ambitieux. « [Julien Benneteau] est quelqu’un qui m’a inspiré parce qu’il m’a poussé dès le début », témoigne Nicolas Mahut, soulignant qu’il « n’y a jamais eu de jalousie entre [eux]. Mais une vraie émulation, oui ».
Il faudra attendre quelques années pour que la paire s’assemble sur le court. C’est Louis Borfiga, leur entraîneur à l’Insep (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance), qui s’est, le premier, mis en tête d’aligner ces « deux petits gamins motivés et très complémentaires » en double.
Leur troisième cape commune
Il se souvient avoir dû se montrer persuasif. « A un moment, je leur avais dit  : “Bon, maintenant, je ne vous demande plus votre avis : vous allez jouer ensemble, et vous avez intérêt à gagner des matchs, sinon vous aurez affaire à moi”, raconte celui qui est désormais chargé de faire éclore les prometteuses jeunes pousses à la Fédération canadienne de tennis. Ils n’ont rien dit et ont baissé la tête. Ils sont partis faire une tournée en Amérique du Sud, ont gagné trois tournois sur quatre et ont été sacrés champions du monde [juniors] à la fin de l’année 1999. »
Au fil des ans, les deux amis mènent de paire leur carrière en simple et en double. « Ils ont très vite compris l’intérêt que pouvait avoir le fait de jouer en double pour leur carrière en simple », souligne Laurent Garros.
« On se prépare à jouer samedi, mais on sait que Yannick peut changer encore l’équipe d’ici là »
La paire jouera plus de dix ans ensemble, récoltant quelques titres. Mais c’est séparément que les deux décrocheront leurs meilleurs résultats en double : médaille de bronze aux Jeux olympiques de Londres en 2012 (avec Gasquet) et victoire à Roland-Garros en 2014 (avec Edouard Roger-Vasselin) pour Benneteau, US Open 2015, Wimbledon 2016 et Roland-Garros 2018 pour Mahut, au côté de Pierre-Hugues Herbert.
« Ce serait une belle histoire »
En équipe de France, Mahut et Benneteau n’ont été alignés ensemble qu’à deux reprises (en 2015 et 2017), pour autant de victoires. Leur troisième cape commune est prévue samedi, avant que Benneteau ne tire sa révérence pour de bon.
Et cette fois, Yannick Noah ne sortira pas un nouveau tour de son sac. « On se prépare à jouer samedi, mais on sait que Yannick peut changer encore l’équipe d’ici là, a déclaré Mahut jeudi, sourire en coin. Dans ce cas, on sera là pour supporter les copains. Ça, on sait faire. »
Après les victoires de Benoît Paire et Lucas Pouille, vendredi en simple, le duo des Bleus peut apporter le point de qualification pour une dernière finale de Coupe Davis. « C’est beau de pouvoir avoir l’opportunité de se retrouver sur le même court en demie-finale après la douleur de l’année dernière, a reconnu Yannick Noah. Le destin veut qu’ils ont une chance de jouer ce point qui peut être décisif. Ce serait une belle histoire. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Contre l’Espagne, en demi-finale, la France vit les dernières heures de la Coupe Davis telle qu’elle l’a aimée. Retour sur l’histoire et les raisons de cet amour pour un saladier.
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Article sélectionné dans La Matinale du 14/09/2018
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La Coupe Davis, une passion si française

Contre l’Espagne, en demi-finale, la France vit les dernières heures de la Coupe Davis telle qu’elle l’a aimée. Retour sur l’histoire et les raisons de cet amour pour un saladier.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 09h47
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 07h11
    |

                            Alexandre Pedro (envoyé spécial à Villeneuve d'Ascq)








                        



   


La France du tennis pleure. Ses larmes ruissellent dans un saladier en argent acheté 1 000 dollars à un orfèvre de Boston par Dwight Filley Davis en 1900. Des larmes pour dire au revoir à une certaine idée de la Coupe Davis, au moment de défier l’Espagne au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq, du vendredi 14 au dimanche 16 septembre, pour une place en finale ; la dernière avant le grand chambardement prévu en 2019 avec un format à dix-huit équipes réunies pour une semaine de compétition sur terrain neutre.

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« Je ne sais même pas comment on peut encore appeler ça Coupe Davis, soupire Patrice Hagelauer, 21 campagnes au compteur comme entraîneur auprès de sept capitaines différents entre 1978 et 1999. Je suis effondré quand je pense à ce gâchis. »
Depuis que la Fédération internationale de tennis (ITF) a adopté, le 16 août – avec le vote du président de la fédération française, Bernard Giudicelli –, son projet de refonte radicale de sa vénérable compétition par équipes nationales, il faut bien s’apprêter à dire adieu aux batailles homériques en cinq sets, aux ambiances bouillantes et pas toujours amicales.
Comme en 1985, quand Yannick Noah et Henri Leconte tombent dans l’enfer d’Asuncion face au Paraguay de Victor Pecci sur un parquet ciré et au milieu des cris, insultes et tambours du public local. « On sortait du court en se protégeant avec nos raquettes pour ne pas se faire massacrer », en tremble encore Henri Leconte.
Un objectif plus atteignable
Le saladier d’argent se méritait. Le tennis français (troisième puissance mondiale avec ses dix succès) était bien placé pour le savoir. Pendant cinquante-neuf ans, il a été cet éternel éconduit entre la sixième et dernière victoire des Mousquetaires, en 1932, et ce Saga Africa dansé par la bande du capitaine Noah, à Lyon, après la victoire surprise contre les Etats-Unis.

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Ce 1er décembre 1991, Arnaud Clément, 13 ans, saute sur le canapé familial à Aix-en-Provence après l’ultime coup droit gagnant de Guy Forget face à Pete Sampras. Dix ans plus tard, il soulève à son tour le saladier d’argent en Australie avec les Escudé, Grosjean, Santoro et Pioline. « On a été inspirés par les générations précédentes, on s’est dit que c’était possible. Et ça a aussi contribué à ce qu’on aille battre l’Australie de Hewitt et Rafter chez elle. On était armés par cette culture de la Coupe Davis. »
« Avec notre grosse densité de joueurs dans le top 100, on se disait chaque année qu’on avait notre chance »
Les mauvaises langues diront que cet amour doit aussi beaucoup à la relation plus froide entretenue par le tennis tricolore et les victoires en Grand Chelem. Ce qui explique le zèle des Lucas Pouille ou Richard Gasquet à défendre la formule actuelle, quand Rafael Nadal ou Roger Federer ont soutenu le coup de balai proposé par le footballeur Gerard Piqué et la société Kosmos.
Alors que les images du sacre de Noah à Roland-Garros, en 1983, commencent à jaunir, la Coupe Davis restait un objectif plus atteignable. « Avec notre grosse densité de joueurs dans le top 100, c’est vrai qu’on se disait chaque année qu’on avait toujours notre chance », explique Arnaud Clément.
« On a décidé de mettre le paquet sur cette compétition »
Président de la fédération française de tennis (FFT) entre 1973 et 1993, Philippe Chatrier est l’homme par lequel la reconquête débute. A peine installé, le dirigeant réunit entraîneurs et cadres techniques pour fixer le cap. Directeur technique national à l’époque, Jean-Paul Loth cite les mots présidentiels :
« Chatrier nous a réunis pour nous dire : “Il faut gagner la Coupe Davis. J’attends de vous des programmes pour qu’on arrive à la reconquérir.” On a alors décidé de mettre le paquet sur cette compétition. »
Plus facile à décider qu’à réaliser. François Jauffret détient encore le record du nombre de matchs disputés par un joueur français en Coupe Davis : 70 entre 1964 et 1978. Mais sans finale à la clé. « Tous les meilleurs joueurs disputaient la Coupe Davis à l’époque, rappelle-t-il. Les Australiens, les Américains, les Roumains avec Nastase…, et ces équipes étaient meilleures que nous. »
Jauffret va vivre la victoire de 1991 dans le costume de DTN. « Philippe Chatrier était déjà malade [il était atteint de la maladie d’Alzheimer] et ne savait pas s’il serait encore vivant au moment de la finale, il a pu assister à ce grand moment. Je me souviens aussi que Jean Borotra était descendu dans les vestiaires, à 93 ans, pour fêter ça avec nous. »
« En France, nous avons cette culture des matchs par équipe avec les interclubs »
Le témoin est transmis, mais aussi une certaine idée de la Coupe Davis et de l’état d’esprit qu’elle véhicule. « En France, nous avons cette culture des matchs par équipe avec les interclubs. On aime jouer pour un club, pour son pays, et la Coupe Davis était le sommet de la pyramide pour un joueur », avance Patrice Hagelauer.
Et il serait mal vu de faire défection. « Contrairement aux autres pays, si un joueur ne joue pas, tout le monde lui tombe dessus », estime l’actuel numéro un français, Lucas Pouille. Jean-Paul Loth pose le problème autrement : « Nous n’avons jamais eu de numéro un mondial, rappelle celui qui fut capitaine entre 1980 et 1987. S’il avait existé, je ne suis pas persuadé qu’il aurait disputé la Coupe Davis chaque année. Il aurait fait son programme à la carte d’une année sur l’autre, comme Federer avec la Suisse. Quand vous êtes installé dans le top 3, la composition de votre saison est très complexe. »

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Le tennis tricolore n’a jamais connu ce problème de riche. Quand Richard Gasquet tapote sur son portable plutôt que d’encourager ses partenaires face aux Etats-Unis, en 2008, il n’échappe pas à un procès en amour du maillot. Idem pour Gaël Monfils et ses nombreux mots d’absence.
La nostalgie l’emporte
« Cette compétition est tellement dans notre culture que tout va être exacerbé, la moindre défaite, la moindre polémique », observe Arnaud Clément. Pour illustrer son propos, l’Aixois évoque son bizutage, en 2001, face à la Belgique. Dans la foulée de sa finale perdue contre Agassi à l’Open d’Australie, il vit un cauchemar pendant une heure contre Christophe Rochus : « J’étais mieux classé que lui, mais je me suis retrouvé à deux sets à zéro. J’étais paralysé par l’enjeu. Je me suis alors souvenu d’un conseil de Guillaume Raoux, qui était alors dans le staff : “Pense à respirer.” C’était tout bête, mais je jouais en apnée. J’ai fini par gagner. »
Comme capitaine entre 2012 et 2015, Clément a aussi connu le revers de cette passion bien française, entre choix contestés, défaites qui passent mal et manœuvres de certains joueurs pour l’écarter et réinstaller Yannick Noah sur la chaise de capitaine.
Mais, à l’heure de commenter la rencontre face aux Espagnols pour France Télévisions, la nostalgie l’emporte face aux mauvais souvenirs. « La soirée à Melbourne après notre victoire en 2001 restera la plus belle de ma vie de sportif. Je vais profiter pour une dernière ou avant-dernière fois du plaisir de la Coupe Davis que j’aime », assure Clément.
Et si Patrice Hagelauer pense déjà « à la nouvelle génération qui ne connaîtra jamais ces ambiances », François Jauffret croit que l’histoire s’écrira autrement. « En 2040, je ne serai plus là pour voir ça, mais quand on regardera le palmarès, si on voit France 2019 ou 2022, on ne dira pas qu’elle a remporté la mauvaise Coupe Davis. Les joueurs n’auront jamais connu l’ancienne formule et ne pourront pas en être nostalgiques. » Peut-être même un Français aura-t-il succédé à Yannick Noah au palmarès de Roland-Garros d’ici là…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ La disparition programmée des conseillers techniques sportifs bouleverse ce qui a fait le succès du sport français et acte le désengagement de l’Etat, estime notre journaliste Clément Guillou.
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A six ans des JO de Paris, l’explosion programmée du modèle sportif français

La disparition programmée des conseillers techniques sportifs bouleverse ce qui a fait le succès du sport français et acte le désengagement de l’Etat, estime notre journaliste Clément Guillou.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 20h04
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 11h50
    |

            Clément Guillou (Journaliste au service sports du "Monde")








                        



                                


                            
Analyse. Une réunion avec Edouard Philippe, une déclaration apaisante sur le parvis de Matignon et deux pages de pédagogie à destination du monde sportif à travers un entretien avec L’Equipe : en vingt-quatre heures, lundi 10 septembre, la nouvelle ministre des sports, Roxana Maracineanu, a éteint l’incendie déclaré dans le week-end après la révélation des intentions de Matignon vis-à-vis de son ministère. Mais l’apaisement ne peut être que provisoire.
Car, dans son interview, l’ancienne championne du monde de natation dit clairement ce qui n’apparaissait jusqu’alors qu’entre les lignes : les 1 600 conseillers techniques sportifs (CTS), qui évoluent dans l’Hexagone auprès des fédérations, « ne seront plus forcément fonctionnaires ». Leur avenir s’inscrit « dans un cadre rénové, au plus près des fédérations », explique Roxana Maracineanu, rappelée à son devoir de solidarité gouvernementale avant même de s’être assise à son bureau. En clair : les CTS devront être payés par quelqu’un d’autre que l’Etat. Par qui et comment ? C’est l’enjeu des négociations de ces prochaines semaines.
Si le sigle est inconnu de la quasi-totalité des Français, les sportifs, eux, connaissent parfaitement ces CTS : ils sont la sève du sport français. Spécificités du modèle tricolore, ces cadres d’Etat personnifient l’implication de la force publique en se portant garants de l’intérêt général dans la vie des fédérations, du plus bas niveau jusqu’aux espoirs olympiques. Tous, ils l’admettent, ne s’y appliquent pas avec la même énergie, mais les champions olympiques français savent généralement ce qu’ils leur doivent.
En 1996, déjà…
Que l’Etat veuille se débarrasser de la masse salariale qu’ils représentent – environ 110 millions d’euros par an – n’est pas nouveau. Relisons Le Monde du 20 juillet 1996, jour de l’ouverture des Jeux olympiques d’Atlanta :
« Le président du Comité national olympique et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ La FFF a décidé d’octroyer dix millions d’euros en matériel au football amateur. Cette dotation s’ajoute aux 86 millions déjà versés cette saison.
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Football : après la victoire des Bleus, un coup de pouce pour les clubs amateurs

La FFF a décidé d’octroyer dix millions d’euros en matériel au football amateur. Cette dotation s’ajoute aux 86 millions déjà versés cette saison.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 16h15
 • Mis à jour le
13.09.2018 à 17h22
    |

            Rémi Dupré








                        



   


L’élan suscité par le sacre des Bleus lors de la Coupe du monde en Russie va-t-il vraiment profiter au football français ? Si les dirigeants de la Fédération française de football (FFF) s’attendent à une hausse des licenciés dans les clubs amateurs, dans des proportions plus ou moins comparables à la saison 1998-1999 (240 000 nouvelles inscriptions à cette époque), ils entendent redistribuer au foot « d’en bas » une partie des retombées économiques de ce triomphe.
Selon nos informations, le comité exécutif (gouvernement) de la FFF a décidé, jeudi 13 septembre, d’octroyer une enveloppe de dix millions d’euros sur deux saisons (dont trois millions émanant de Nike, principal partenaire de l’organisation) en matériel aux petits clubs (jusqu’à moins de 100 licenciés), aux équipes pourvues d’une école de football et aux associations ayant un « engagement féminin », c’est-à-dire une section féminine. Cette dotation vient s’ajouter aux 86 millions d’euros reversés, cette saison, au football amateur. Un fonds « d’aide record » – selon l’expression fédérale – voté en juin, avant la Coupe du monde.
La décision du comité exécutif fait suite à la promesse de Noël Le Graët, président de la FFF, de « dégager une enveloppe de financements supplémentaires notamment pour les plus petits clubs qui ont besoin de matériel ». « Il y en aura sans doute d’autres par la suite avec une implication sans doute renforcée de nos partenaires [sponsors] sur le terrain », confiait le dirigeant au Monde, fin août.
Ce « coup de pouce » intervient surtout alors que de nombreux responsables de club amateur ne peuvent accueillir la vague de licenciés (2,1 millions la saison passée) attendue et réclamaient à la FFF davantage de moyens financiers. Par la voix de son dirigeant Eric Thomas, candidat malheureux à la présidence de la Fédération en 2011, 2012 et 2017, l’Association française de football amateur (AFFA) avait notamment plaidé, cet été, pour que le football amateur ne soit pas « l’éternel oublié ».
Un budget annuel de 272 millions d’euros
Grâce au succès des joueurs de Didier Deschamps en Russie, l’argent coule à flots à la Fédération. L’instance a touché notamment 32,6 millions d’euros de dotation de la Fédération internationale de football (FIFA). Après avoir versé 30 % de cette somme en primes aux Tricolores, la FFF peut se targuer d’une enveloppe budgétaire de 272 millions d’euros pour la saison 2018-2019.

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                Le sacre des Bleus fait les bonnes affaires de la Fédération française de football



Annuellement, l’organisation tire de sa sélection 113 millions d’euros de revenus commerciaux. Les contrats liés aux droits télévisés (63,1 millions d’euros annuels) et l’ensemble des partenariats avec les sponsors avait d’ailleurs été reconduit, avant le Mondial russe, pour le cycle 2018-2022.
Principal partenaire de l’équipe de France (50,5 millions d’euros annuels, notamment en matériel, jusqu’en 2026), l’équipementier américain Nike a d’ailleurs versé un bonus conséquent (autour d’un million d’euros selon le journal L’Equipe) à la FFF après le sacre moscovite des Bleus.
L’instance s’attend également à toucher un pactole (4,5 % du prix à l’unité) sur les ventes des – déjà mythiques et très onéreux (140 euros pièce) – maillots à deux étoiles fabriqués par Nike. La marque à la virgule espère, elle, pulvériser le record des tuniques écoulées (800 000) par Adidas après le sacre des Bleus en 1998.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Sept prévenus, dont deux anciens présidents de club, ont été condamnés jeudi dans l’affaire des tentatives d’arrangement de matchs de Nîmes en Ligue 2 en 2014.
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Football : soupçons d’arrangement en Ligue 2, jusqu’à dix-huit mois de prison ferme

Sept prévenus, dont deux anciens présidents de club, ont été condamnés jeudi dans l’affaire des tentatives d’arrangement de matchs de Nîmes en Ligue 2 en 2014.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 15h53
 • Mis à jour le
13.09.2018 à 16h19
   





                        


Sept hommes, dont deux anciens présidents de club, ont été condamnés, jeudi 13 septembre, à Paris, à des peines allant de huit mois avec sursis à dix-huit mois de prison ferme dans l’affaire des tentatives d’arrangements de matchs de Nîmes en Ligue 2 en 2014. Dans ce dossier, neuf hommes avaient comparu en juin devant le tribunal correctionnel, la plupart pour association de malfaiteurs en vue de la constitution du délit de corruption sportive.
Parmi les principaux prévenus, l’ex-président du Nîmes olympique, Jean-Marc Conrad et l’ancien actionnaire principal du club, Serge Kasparian, ont été condamnés à trois ans de prison dont dix-huit mois avec sursis et 50 000 euros d’amende, les peines les plus importantes. Ils ont été reconnus coupables d’avoir cherché à arranger le score de plusieurs matchs de la fin de saison 2013-2014 afin d’éviter une relégation en National du club qu’ils venaient de reprendre, aidés par un patron de club amateur.
Cet intermédiaire, Franck Toutoundjian, a été condamné à deux ans de prison dont un ferme, et 5 000 euros d’amende. « On va réfléchir » à un appel, a déclaré l’un des avocats de Serge Kasparian, Me Xavier Savignat.

        Lire le comtpe rendu du 3e jour de procès :
         

          petit arrangement entre présidents



Cinq tentatives d’arrangements
Aux yeux du tribunal, cinq matchs ont fait l’objet de tentatives d’arrangement : les rencontres de Nîmes contre
Bastia (0-0) ;Dijon (défaite 5-1) ;Brest (1-1) ;Caen (1-1) ;Créteil (1-1).
Les tentatives alléguées avaient échoué : il n’était pas reproché aux prévenus d’avoir altéré l’issue des rencontres, mais d’avoir essayé.
S’agissant du match central du dossier, un nul 1-1 contre Caen le 13 mai 2014, qui avait permis aux Normands de monter en Ligue 1 et à Nîmes d’éviter la relégation, l’ancien patron de Caen, Jean-François Fortin, a été condamné à quinze mois avec sursis et 15 000 euros d’amende pour corruption passive.
Trois autres hommes soupçonnés d’avoir joué le rôle d’intermédiaires ponctuels ont été condamnés à des peines allant de huit mois avec sursis à dix mois et 10 000 euros d’amende.
Le tribunal a également infligé des interdictions d’exercer toute activité en lien avec le football pendant une durée allant jusqu’à cinq ans. Deux des neuf prévenus, dont l’ancien joueur Abdelnasser Ouadah, ont été relaxés. Tous avaient nié une intention corruptrice et leurs avocats avaient dénoncé une affaire gonflée artificiellement. Ces peines sont globalement conformes à celles requises par le parquet national financier.



                            


                        

                        

