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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq, les Français ont apporté le point décisif en double face aux Espagnols Feliciano Lopez et Marcel Granolers.
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Coupe Davis : Nicolas Mahut et Julien Benneteau envoient la France en finale

Au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq, les Français ont apporté le point décisif en double face aux Espagnols Feliciano Lopez et Marcel Granolers.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 16h28
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 17h15
   





                        



   


En matière de suspens, l’équipe de France a déjà offert plus insoutenable en Coupe Davis. Mais les joueurs de Yannick Noah se fichent bien de la dramaturgie. En deux jours, ils ont surclassé 3-0 une Espagne amoindrie par l’absence de Rafael Nadal.
Au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq (Nord), les trentenaires Nicolas Mahut et Julien Benneteau ont apporté le troisième point décisif, samedi 15 septembre, face à la paire composée de Feliciano Lopez et Marcel Granolers (6-0, 6-4, 7-6). Vendredi, Benoît Paire et Lucas Pouille avaient apporté les deux premiers points en simple.
Impériaux lors des deux premières manches, les Français ont été menés 3-0 dans le troisième set avant de réagir et de l’emporter dans le jeu décisif sur une troisième balle de match conclue par un passing de revers de Julien Benneteau. Le Bressan est alors tombé dans les bras de son partenaire de double qu’il connaît depuis leurs débuts au centre régional de Poitiers. 

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                Coupe Davis : les inséparables Mahut et Benneteau, pour une place en finale



La Croatie, ou les Etats-Unis en finale
« C’était normalement mon dernier match », a déclaré Benneteau à chaud au micro de BeinSport.Normalement retraité des courts depuis son dernier US Open, à New York, fin août, le joueur de 36 ans avait palié le forfait de Pierre-Hugues Herbert. « Je jouais parce que Pierre-Hugues était blessé, je ne souhaite pas de blessure d’ici la fin de l’année... On a fait appel à moi et ça c’est passé comme dans un rêve aujourd’hui ». « Je compte sur lui, bien sûr, a rétorqué son capitaine. Quand il joue à ce niveau, il est extraordinaire. J’espère qu’il va avoir encore envie de jouer deux mois. »
Après 2017, et leur victoire face à la Belgique, les Français disputeront une nouvelle finale. La dernière dans le format historique de la Coupe Davis. Une réussite dont se félicite Yannick Noah, qui une fois de plus a vu ses paris se révéler gagnants. « C’est le meilleur match de mon mandat », glisse le capitaine de l’équipe de France, expliquant devoir remercier l’équipe de France de football. « On a été inspirés par [eux]. On voyait des mecs décontractés, cools, qui arrivaient à être bons. » Après la qualification, Noah et ses joueurs ont également emprunté la danse de la victoire popularisée par Samuel Umtiti lors de leur tour d’honneur.

La célébration inspirée de la danse de Samuel Umtiti par l'équipe de France de Coupe Davis ! 🤣🇫🇷🎾 #FRAESP… https://t.co/SxWW035pzs— francetvsport (@France tv sport)


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Ils attendent de connaître leur adversaire. La Croatie avait pris une option vendredi en remportant les deux simples contre les Etats-Unis.

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                Tennis : la Fédération internationale adopte une réforme radicale de la Coupe Davis






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Ce week-end se tiennent les Journées européennes du patrimoine. Le chercheur Thibaut Le Hégarat rappelle qu’il s’agit d’une « invention occidentale ».
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« Le patrimoine renvoie les Français à une certaine image de grandeur et de prestige »

Ce week-end se tiennent les Journées européennes du patrimoine. Le chercheur Thibaut Le Hégarat rappelle qu’il s’agit d’une « invention occidentale ».



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 15h21
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 16h18
   





                        



   


C’est devenu un incontournable de la rentrée. Comme chaque année depuis 1984, se tiendront samedi 15 et dimanche 16 septembre les Journées européennes du patrimoine. Un événement qui coïncide cette année avec le lancement par Stéphane Bern du « Loto du patrimoine », dont le tirage a lieu vendredi, et qui doit permettre une levée de fonds populaire pour financer la réfection d’édifices menacés.
Des célébrations populaires particulièrement prégnantes en France, où « la vision du patrimoine renvoie les Français à une certaine image vernaculaire de grandeur et de prestige » selon Thibaut Le Hégarat. Chercheur associé au Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines, il rappelle que « la notion de patrimoine est une invention occidentale ».

        Notre interview de Stéphane Bern :
         

          « J’ai le rôle de poil à gratter »



Que désigne-t-on aujourd’hui sous le terme de patrimoine ? 
Au niveau sociétal, le patrimoine a d’abord été défini par des objets, des bâtis, des artefacts, qui témoignaient de mouvements historiques ou de valeurs, souvent en lien avec la religion ou la culture. Mais il n’y avait pas initialement le même souci de conservation. On n’hésitait pas à détruire des constructions jugées trop vieilles, pour reconstruire aux goûts de l’époque.
Pendant les guerres mondiales en Europe, beaucoup de monuments historiques ont été endommagés, ce qui a provoqué de vives réactions dans la population et obligé les autorités à lancer des campagnes de sauvegarde. Cet intérêt du grand public pour le patrimoine va conduire à un élargissement progressif de sa définition.
Depuis les années 1950, le patrimoine est devenu une des formes de notre rapport au passé. En tant que société, c’est désigner des personnes, des lieux et choses qui incarnent l’histoire, et sont jugés dignes d’être conservés, célébrés, et transmis aux générations suivantes comme repères. De vieux immeubles ou de vieilles fermes sont ainsi entrés dans la définition du patrimoine.

        En novembre 2017,
         

          l’Etat promettait 362 millions pour le patrimoine



Toutes les cultures partagent-elles cette vision du patrimoine ? 
La notion de patrimoine est une invention occidentale. Mais ce concept purement européen s’est exporté et est aujourd’hui universellement partagé. Tous les pays candidatent auprès de l’Unesco pour obtenir une reconnaissance de leur patrimoine national et une protection internationale. Cela n’avait aucun sens il y a cent ans.
Au Japon par exemple, conserver les temples trop vieux était une aberration. La tradition voulait qu’on les démolisse et qu’on les reconstruise à l’identique, flambant neufs. Il n’y avait pas de fétichisme des vieilles pierres. La preuve de ce changement culturel, ce sont les touristes asiatiques qui viennent de plus en plus nombreux visiter le patrimoine occidental, bien qu’ils viennent d’aires culturelles complètement différentes. Il y a une adhésion progressive, comme prise de conscience que cela constitue une richesse.
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Une procession sur l’île sacrée d’Okinoshima lors du festival Miare. L’île a été ajoutée le 9 juillet à la liste du patrimoine mondial de l’humanité. Les sites archéologiques qui ont été préservés sont pratiquement intacts et offrent une représentation chronologique de la manière dont les rituels pratiqués sur l’île ont évolué du IVe au IXe siècle."
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            data-slide-description="Des primates gelada en 2011 dans le parc national du Simien en Ethiopie, qui a été retiré de la liste du patrimoine en péril. Inscrit sur la liste du patrimoine mondial en 1978, le site avait été ajouté à la liste du patrimoine en péril en 1996 en raison notamment de l’impact lié à la construction d’une route traversant le parc, du surpâturage, d’empiètements agricoles aux abords du site et du déclin des populations de bouquetins d’Abyssinie, de primates gelada et d’autres grands mammifères."
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            data-slide-description="Taputapuatea, sur l’île de Raiatea, se trouve au cœur du « triangle polynésien ». Dans ce paysage culturel et marin se trouve le marae Taputapuatea, un espace politique, cérémoniel et funéraire. Il se caractérise notamment par une cour pavée et une grande pierre dressée en son centre. Répandus en Polynésie, les marae étaient des points d’intersection entre le monde des vivants et celui des ancêtres. Taputapuatea apporte un témoignage exceptionnel de 1 000 ans de civilisation maohi."
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            data-slide-description="Le quartier « Neustadt » à Strasbourg, le 8 septembre 2016. La Grande Ile de Strasbourg est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité depuis 1988 ; la zone a été étendue au quartier d’influence allemande « Neustadt »."
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            data-slide-description="Vue d’ensemble de la ville d’Hébron en Cisjordanie, le 7 juillet. Al-Khalil, le site de la vieille ville d’Hébron, a été inscrit simultanément sur la liste du patrimoine mondial et sur celle du patrimoine en péril, laquelle compte désormais 54 sites."
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            data-slide-description="Des moutons à Kujataa, un paysage agricole subarctique situé dans la région sud du Groenland. Ce site est témoin des histoires culturelles paléo-esquimaudes – celles des peuples de chasseurs-cueilleurs venus d’Islande à partir du Xe siècle –, et des migrations de fermiers nordiques, de chasseurs inuits et des communautés inuits qui se sont développées à partir de la fin du XVIIIe siècle. Ce paysage témoigne de la plus ancienne introduction de l’agriculture dans l’Arctique et de l’installation d’un établissement nordique hors d’Europe."
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            data-slide-description="Le garage Fiat, de style art déco, à Asmara, en 1999. La capitale de l’Erythrée s’est développée à partir des années 1890 comme un avant-poste militaire pour la puissance coloniale italienne. A partir de 1935, la ville connut un programme de construction de grande échelle appliquant le style rationaliste italien de l’époque aux édifices gouvernementaux, aux bâtiments résidentiels et commerciaux, aux églises, mosquées, synagogues, cinémas, hôtels, etc."
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            data-slide-description="Temple d’Aphrodite à Aphrodisias en Turquie. La cité d’Aphrodisias a été construite au IIe siècle avant notre ère, à la faveur de l’expansion de la culture hellénistique dans le sud-est de l’Anatolie."
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            data-slide-description="La cathédrale de l’Assomption sur l’île-village de Sviajsk, fondée par Ivan le Terrible en 1551. C’est de cet avant-poste qu’il lança la conquête de Kazan. Le monastère de l’Assomption illustre par sa situation et sa composition architecturale, le programme politique et missionnaire développé par le tsar Ivan IV pour étendre l’Etat de Moscou."
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            data-slide-description="Vue d’ensemble de la ville historique de Yazd en République islamique d’Iran.  C’est un témoignage vivant de l’utilisation des ressources limitées pour assurer la survie dans le désert. L’eau est amenée en ville par un système de qanats – ouvrage destiné à la captation d’une nappe d’eau souterraine. Les édifices sont construits en terre. La ville a échappé aux tendances à la modernisation qui ont détruit de nombreuses villes traditionnelles en terre."
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Une procession sur l’île sacrée d’Okinoshima lors du festival Miare. L’île a été ajoutée le 9 juillet à la liste du patrimoine mondial de l’humanité. Les sites archéologiques qui ont été préservés sont pratiquement intacts et offrent une représentation chronologique de la manière dont les rituels pratiqués sur l’île ont évolué du IVe au IXe siècle.

IMAKI Hidekazu / UNESCO
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La France se distingue-t-elle dans son rapport au patrimoine ? 
Les Français sont très préoccupés par eux-mêmes. Leur vision du patrimoine leur renvoie une certaine image vernaculaire de grandeur et de prestige. C’est l’image du pays des châteaux et des clochers qu’on continue savamment d’entretenir à grand renfort d’émissions populaires. Le passé a un pouvoir réconfortant, par rapport à l’angoisse provoquée par l’inconnu de l’avenir. Il y a donc un lien fort entre les Français et leur patrimoine.

        La liste des 18 monuments
         

          qui bénéficieront des recettes du « Loto du patrimoine »



Pourtant, on entend de plus en plus parler d’un patrimoine qui tomberait en désuétude. La mission confiée par le gouvernement à Stéphane Bern va en ce sens. Ce lien entre les Français et leur patrimoine est-il en train de se distendre ? 
Je ne crois pas. Les visites restent très populaires. Les Journées du patrimoine, créées en 1984 sous un autre nom, sont un succès, avec des chiffres de fréquentation stables depuis dix ans, autour de 12 millions de visites.
Concernant l’état du patrimoine, la France est loin d’être dans une situation catastrophique, malgré des désengagements financiers progressifs, notamment au niveau des régions. Le gros du travail a été fait, et il y a une dramatisation entretenue par les médias.
Car depuis la Révolution française, la polémique est indissociable du patrimoine, souvent relayée par les médias. C’est quand on dit un bâtiment menacé que se lèvent les boucliers, même si esthétiquement la valeur n’est pas toujours reconnue unanimement. Il fait partie de l’identité du territoire.
C’est d’ailleurs toujours sous le registre de l’émotion qu’on parle du patrimoine. On le voit dans tous les programmes télévisés actuels : leurs auteurs recherchent l’émotion des téléspectateurs pour mieux les toucher, comme s’il fallait forcément émouvoir, indigner ou apitoyer les citoyens pour les intéresser au patrimoine.

        Sur la mission patrimoine :
         

          Stéphane Bern refuse d’être un « cache-misère »






                            


                        

                        


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<filnamedate="20180915"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180915"><AAMMJJHH="2018091519">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Première à avoir embrassé la lutte armée, la province est en passe de devenir le tombeau de la révolution contre le régime de Bachar Al-Assad et le théâtre d’une ultime bataille.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ En mai, Emmanuel Macron avait fait part de sa volonté de supprimer cet impôt, envoyant selon lui un signal « négatif » pour l’attractivité de la France.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

L’« exit tax » sera remplacée par un « dispositif plus ciblé », annonce Bercy

En mai, Emmanuel Macron avait fait part de sa volonté de supprimer cet impôt, envoyant selon lui un signal « négatif » pour l’attractivité de la France.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 16h07
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 16h21
   





                        



   


L’« exit tax », cet impôt destiné à freiner l’exil fiscal dont Emmanuel Macron avait annoncé en mai la suppression, sera remplacée par un « dispositif plus ciblé », recentré sur les cas d’optimisation fiscale, a annoncé Bercy, samedi 15 septembre. « L’exit tax telle qu’elle est aujourd’hui sera supprimée », a déclaré le ministère de l’économie et des finances, défendant ainsi la promesse faite par le président. Les Echos, qui ont révélé l’affaire samedi, écrivent que « l’exécutif renonce à supprimer l’exit tax ».
Le nouveau « dispositif anti-abus » ciblera les cessions de patrimoine intervenant jusqu’à deux ans après un départ de France, contre jusqu’à quinze ans à l’heure actuelle, a détaillé à l’AFP un porte-parole du ministère.
L’« exit tax » avait été instaurée en 2011 par Nicolas Sarkozy avec pour objectif de freiner l’exil fiscal, notamment d’entrepreneurs. Cet impôt porte sur les plus-values latentes de contribuables qui décident de transférer leur domicile à l’étranger, en cas de cession effective de leur patrimoine en France, dans un délai de quinze ans après leur départ.

        Lire aussi :
         

                Qu’est-ce que « l’exit tax », que Macron souhaite supprimer ?



« Casse-tête administratif »
Seules les personnes ayant passé au moins six ans en France, et détenant un patrimoine en actions et obligations supérieur à 800 000 euros ou au moins 50 % du capital d’une entreprise, sont concernées par ce dispositif.
C’était cependant un « casse-tête administratif pour les contribuables », obligés de constituer des garanties auprès d’un comptable public et de faire des déclarations annuelles au fisc français pendant cette longue période après leur départ, a fait valoir le porte-parole de Bercy. Avec le nouveau dispositif, cette constitution de garanties « n’existera que pour les personnes qui partent dans un pays sans convention d’assistance fiscale de recouvrement avec la France », a-t-il ajouté.
Dans un entretien en mai au magazine américain Forbes, Emmanuel Macron avait fait part de sa volonté de supprimer cet impôt, qui envoyait selon lui un signal « négatif » pour l’attractivité de la France. Le rendement de cet impôt n’est « pas particulièrement intéressant pour les finances publiques », avait-il justifié.

        Lire aussi :
         

                Nouveau rebondissement dans la querelle de chiffres autour de l’exit tax






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Le premier ministre, Edouard Philippe, a présenté vendredi, à Angers, les mesures visant à multiplier par trois le nombre de trajets à vélo d’ici 2024.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Les opérations de sauvetage se poursuivent dans le sud-est des Etats-Unis après le passage de Florence, ouragan rétrogradé en tempête tropicale vendredi.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Tempête Florence  : cinq morts, des « quantités monumentales » de pluie

Les opérations de sauvetage se poursuivent dans le sud-est des Etats-Unis après le passage de Florence, ouragan rétrogradé en tempête tropicale vendredi.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 18h23
   





                        



   


Des « quantités monumentales » de pluie continuaient de se déverser, samedi 15 septembre, sur la Caroline du Nord après le passage de la tempête Florence, selon le gouverneur Roy Cooper, qui a confirmé la mort de cinq personnes, dont une mère et son bébé, et ajouté que « plusieurs autres » font l’objet d’une enquête.
« Sachez que l’eau monte vite partout, même dans des lieux qui ne subissent pas d’habitude d’inondations », a mis en garde le gouverneur de cet Etat du sud-est des Etats-Unis, le plus touché par les intempéries. « Ne rentrez pas chez vous jusqu’à ce que la tempête passe et que vous receviez le feu vert », a-t-il dit aux habitants évacués ces derniers jours.
Les opérations de sauvetage se poursuivent, compliquées par de nombreuses routes encore coupées, a expliqué Roy Cooper. L’Agence fédérale de gestion des urgences (Fema) a mobilisé 1 200 personnes pour les opérations de recherche et de secours. L’armée américaine ainsi que des volontaires de tout le pays, comme la « Cajun Navy » venue de Louisiane avec leurs bateaux à fond plat, apportent également leur aide.
Florence rétrogradée en tempête tropicale
Les rafales de vent ont fait d’importants dégâts, déracinant les arbres et les poteaux électriques. Plus de 800 000 foyers étaient privés de courant samedi matin, selon les services de gestion des urgences de Caroline du Nord.
Florence avançait samedi à 4 km/h avec des vents de 80 km/h dans l’intérieur des terres à la frontière de la Caroline du Nord et la Caroline du Sud, sur la côte est américaine, selon le dernier bulletin diffusé par le centre national des ouragans (NHC). Après avoir faibli en intensité vendredi après-midi, l’ouragan a été rétrogradé en tempête tropicale.
En Caroline du Nord, les météorologistes s’attendaient à des cumuls de pluie de 25 cm dans les terres et jusqu’à un mètre sur certaines régions côtières. « Les précipitations vont continuer à provoquer des inondations catastrophiques ainsi que des crues de rivières importantes et prolongées », a mis en garde le NHC.
Le président américain Donald Trump doit se rendre « en début ou milieu de semaine prochaine » dans les régions affectées, selon la Maison Blanche.
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            data-slide-description="Accompagné de pluies torrentielles et de vents violents, l’œil de l’ouragan Florence a touché terre près de Wrightsville Beach, en Caroline du Nord, vendredi matin avec des vents jusqu’à 150 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC). La Caroline du Sud a également été touchée un peu plus tard."
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            data-slide-description="Florence a toutefois faibli en intensité dans l’après-midi de vendredi et a été rétrogradée en tempête tropicale, avec des vents mesurés à 100 km/h. Mais son amplitude et sa très lente avancée dans les terres, où la tempête déverse des trombes d’eau, inquiètent les autorités, qui ont multiplié les alertes aux crues soudaines."
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            data-slide-description="En Caroline du Nord, à la confluence des rivières Neuse et Trent et proche d’un estuaire, la ville touristique de New Bern, environ 30 000 habitants, a été frappée par des inondations soudaines dans la nuit de jeudi à vendredi qui ont piégé des centaines de personnes."
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            data-slide-description="Des membres d’une équipe de secours du comté de Boone vérifient que les habitants de cette maison inondée vont bien après le passage de Florence, en Caroline du Nord."
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            data-slide-description="L’armée est venue prêter main forte aux services de secours, ici à New Bern, en Caroline du Nord."
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            data-slide-description="Environ 1,7 million d’habitants avaient été sommés de se mettre à l’abri, loin du littoral. Mais beaucoup n’ont pas suivi cette consigne."
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            data-slide-description="« Nous nous attendons à plusieurs jours de pluie », a déclaré le gouverneur de la Caroline du Nord, Roy Cooper, qui a qualifié les précipitations de l’ouragan d’« événement millénaire ». « Notre priorité désormais est de mettre les gens hors du danger immédiat », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse vendredi soir."
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            data-slide-description="Le président Donald Trump se rendra « en début ou milieu de semaine prochaine » dans les régions affectées, a annoncé la Maison Blanche."
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Accompagné de pluies torrentielles et de vents violents, l’œil de l’ouragan Florence a touché terre près de Wrightsville Beach, en Caroline du Nord, vendredi matin avec des vents jusqu’à 150 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC). La Caroline du Sud a également été touchée un peu plus tard.

CARLO ALLEGRI / REUTERS
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Cet ancien rocardien a refait sa vie politique auprès de Macron. Le secrétaire d’Etat et délégué général de LRM fait profiter la macronie de son bagage politique.
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Christophe Castaner, le joker de Jupiter


                      Cet ancien rocardien a refait sa vie politique auprès de Macron. Le secrétaire d’Etat et délégué général de LRM fait profiter la macronie de son bagage politique.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 06h48
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 15h49
    |

            Philippe Ridet








                              

                        

On attaque tout de suite avec la chaîne ? Au moins on sera débarrassé. C’est peut-être ce qu’il a voulu nous dire en apparaissant, chemise blanche largement ouverte, pantalon de toile orange avec téléphone portable glissé dans la poche arrière et sneakers immaculées, au rendez-vous qu’il nous avait fixé devant la mairie de Forcalquier, qu’il occupa pendant près de trois mandats : « Je suis aussi celui qu’on se plaît à brocarder, vous pouvez l’écrire. »
Donc Christophe Castaner, délégué général du mouvement La République en marche (LRM) et secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement, porte une chaîne en or. Un cadeau de sa mère, paraît-il.
Pas une chaîne de baptême toute fine avec une médaille de la Vierge dissimulée dans les poils du torse. Non, un bijou plutôt voyant, à gros maillons, que les Parisiens, les bobos dans notre genre, les humoristes de la radio et les snobs en général identifient comme le signe « plus-plus-plus » de la marseillitude, de la provencitude et de tous-ceux-qui-sont-nés-au-sud-de-la-Loiritude. « Chemise ouverte, chaîne en or qui brille », chantait déjà IAM en 1993.

Christophe Castaner coche toutes les cases du mâle méditerranéen. Il a de lointaines origines espagnoles, partageant de l’autre côté des Pyrénées son patronyme avec une marque d’espadrilles très tendance, il est né à Ollioules (Var), il a vécu à Manosque et à Marseille, il est diplômé de droit de l’université d’Aix-en-Provence.
Quand il n’est pas rue Sainte-Anne, à Paris, au siège de LRM, ou au Parlement, il vit à Forcalquier (4 600 habitants), dans les Alpes-de-Haute-Provence, avec son épouse, Hélène, qu’il a connue adolescent au lycée de Manosque, et leurs deux filles, Jade et Léane. Il est arrivé qu’on le surnomme « Kéké » ou « Simplet ». Voilà, c’est dit.
Le chien de garde du président
Ce 6 juillet, l’équipe de France venait de battre l’Uruguay (2-0) en quarts de finale de la Coupe du monde de football,...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Environ 150 personnes ont pris part à une opération de nettoyage organisée dans le cadre du « World CleanUp Day ».
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« Sous les déchets, la plage » : des Français au secours des rivages de Hongkong

Environ 150 personnes ont pris part à une opération de nettoyage organisée dans le cadre du « World CleanUp Day ».



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 17h23
    |

            Frédéric Lemaître (Hongkong, envoyé spécial)








                        



   


A Hongkong, la présence de soixante-huitards ne saute pas vraiment aux yeux. Pourtant, l’association qui a réussi à mobiliser, samedi 15 septembre, environ 150 personnes malgré des températures supérieures à 30 degrés porte un nom qui évoque davantage la Sorbonne que les marchés financiers qui font la fortune de la ville : « Sous les déchets, la plage ». Créée par quatre Français à la fin de 2016, cette association a tenu à participer au World CleanUp Day – une opération mondiale et citoyenne de nettoyage de la planète – même si, en raison des menaces que fait peser le super-typhon Mangkhut, les organisateurs ont réduit leurs ambitions.
« Nous devions nettoyer deux plages mais la seconde nécessitait de marcher 40 minutes. Or en cas d’alerte, nous n’avons qu’une heure pour nous mettre à l’abri. Nous n’avons pas voulu prendre le moindre risque », explique une des fondatrices de l’association, Julie Metta, ingénieure en économies d’énergie devenue, à 26 ans, l’une des spécialistes reconnues de l’économie circulaire en Asie. En deux heures, les 150 volontaires, souvent venus en familles ou entre amis, ont rempli 70 sacs de déchets, soit environ 800 kg, et rendu sa dignité à l’une des plages de Shek-O, un petit coin de paradis, notamment pour les surfeurs, situé au sud-est de l’île, à une vingtaine de kilomètres des gratte-ciel et de la célèbre baie. Autant de déchets que le typhon aurait sans doute rejeté dans la mer quelques heures plus tard.
« C’est notre quatrième action. Le succès de la première, en mars, avait été spectaculaire. Nous étions 800 et avons ramassé huit tonnes de déchets sur 24 plages différentes. Mais maintenant, nous insistons davantage sur l’aspect pédagogique, en triant les déchets, en les recyclant et en en relevant les marques pour en connaître l’origine. Nous cherchons également à mobiliser les Hongkongais », explique Yves Bernard, un autre bénévole. Les sept millions de Hongkongais se sentent en effet peu concernés par le sujet. Moins de 5 % des déchets ménagers sont d’ailleurs recyclés. La saleté des plages ? « C’est ce que nous envoient les Chinois », répondent-ils souvent.
Difficile de sensibiliser les Hongkongais
Ce n’est que partiellement vrai. Trahies par leurs étiquettes, les centaines de bouteilles plastiques ramassées samedi le prouvent : une bonne partie vient de Hongkong. Si le consulat de France et le lycée français ont soutenu l’association dès le départ, des entreprises comme HSBC, BNP Paribas ou Carrefour sont désormais parties prenantes et en profitent pour mobiliser leurs équipes. Sur les 150 salariés de Carrefour Hongkong, 30 se sont inscrits. Essentiellement des Français. « On a du mal à sensibiliser les Hongkongais, surtout un samedi matin », reconnaît Elodie Lebon, responsable du packaging, un poste évidemment stratégique pour le développement durable.
« Nous avons décidé de ne plus vendre de pailles en plastique. Un produit qui figure pourtant au top des ventes. Surtout, nous venons de réunir cent de nos fournisseurs chinois de jouets pour limiter au maximum l’usage du plastique dans les emballages. Nous les avons sensibilisés en leur projetant le film Plastic Océan », détaille cette jeune femme en enfilant ses gants de protection. « Hongkong nous donne beaucoup. Nous voulons aussi montrer que nous lui en sommes reconnaissants et que nous essayons de lui rendre ce que l’on peut », explique Guillaume Loeuille, un des responsables de la salle des marchés de HSBC, venu en famille et avec près de la moitié de son équipe.
Même si les Hongkongais étaient moins d’une trentaine, Julie Metta se veut optimiste : « Politiquement, il n’y a pas de mouvement écologique à Hongkong. Mais la société commence à bouger. Les déchets de certains marchés alimentaires sont récupérés et transformés en savon. Un designer ne travaille qu’à partir de produits recyclés. Il transforme par exemple des bouts de moquette en sacs à dos. Et si, à Hongkong, manger bio coûte très cher, on commence à voir des agriculteurs élever des poulets et mêmes des porcs bio ». Comme en 2017, l’association lancera une nouvelle opération « Plage propre » avant les fêtes de fin d’année, avec cette fois comme slogan : « Le père Noël n’est pas une ordure ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ L’Eglise catholique n’en finit plus d’être secouée, partout dans le monde, par de nouveaux scandales de pédophilie couverts par la hiérarchie.
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Aux Pays-Bas, l’Eglise catholique entachée par des révélations d’agressions sexuelles

L’Eglise catholique n’en finit plus d’être secouée, partout dans le monde, par de nouveaux scandales de pédophilie couverts par la hiérarchie.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 17h06
   





                        



   


« Aux Pays-Bas aussi les cardinaux et les évêques ont couvert des agressions sexuelles. » Plus de la moitié des évêques et cardinaux néerlandais actifs entre 1945 et 2010 ont eu connaissance d’agressions sexuelles commises au sein de l’Eglise catholique néerlandaise, a révélé, samedi 15 septembre, le quotidien de référence NRC. L’Eglise catholique n’en finit plus d’être secouée, partout dans le monde, par de nouveaux scandales de pédophilie couverts par la hiérarchie, au nom de la protection de l’institution. 
« Vingt des trente-neuf cardinaux, évêques et évêques auxiliaires néerlandais ont été impliqués dans des affaires d’abus dans l’Eglise catholique entre 1945 et 2010 », affirme le NRC. « Quatre d’entre eux ont abusé d’enfants et seize autres ont permis le transfert de prêtres pédophiles susceptibles de faire de nouvelles victimes dans d’autres paroisses », poursuit le journal.

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Contactée par l’AFP, l’Eglise catholique néerlandaise a pu « confirmer une partie » de ces révélations, l’autre étant basée sur des informations anonymes relayées par la cellule d’accueil des victimes mise en place par l’Eglise.
« Les noms de plusieurs évêques correspondent à ce que dit un rapport commandité par l’Eglise en 2010 », a déclaré une porte-parole de l’Eglise catholique néerlandaise, Daphne van Roosendaal. Les évêques cités sont cependant morts pour la plupart et les cas sont tous prescrits, a-t-elle ajouté. Aucun des évêques mis en cause par l’enquête du journal n’est encore actif. Ceux encore en vie n’ont pas souhaité réagir, a précisé le journal.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Les deux anciens agents de la DGSE mis en examen mercredi auraient projeté d’éliminer Ferdinand Mbaou, un ancien militaire prêt à en découdre avec le régime de Denis Sassou-Nguesso.
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La justice française estime avoir déjoué une tentative d’assassinat d’un opposant congolais

Les deux anciens agents de la DGSE mis en examen mercredi auraient projeté d’éliminer Ferdinand Mbaou, un ancien militaire prêt à en découdre avec le régime de Denis Sassou-Nguesso.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 16h19
    |

            Joan Tilouine et 
Jacques Follorou








                        



                                


                            
La justice estime avoir déjoué une opération visant à assassiner, sur le sol français, l’opposant congolais Ferdinand Mbaou. Deux anciens agents de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), Daniel Forestier et Bruno Susini, ont été mis en examen, mercredi 12 septembre, au tribunal de grande instance de Lyon, pour « participation à une association de malfaiteurs » et « détention d’explosif ». Ils ont été placés sous contrôle judiciaire contre l’avis du parquet, qui avait requis un mandat de dépôt. Le ministère public a fait appel de cette décision. Un troisième homme, Alain Brunet, a été entendu sous le statut de témoin assisté. Une information judiciaire a été ouverte le même jour et confiée à la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS).
Tout s’est passé très vite. Le vendredi 7 septembre, la Direction générale du renseignement intérieur (DGSI) transmet au parquet de Lyon le fruit de ce qu’elle décrit comme un « entretien » avec Daniel Forestier mettant en évidence le projet d’élimination de Ferdinand Mbaou. La rencontre aurait eu lieu au commissariat d’Annemasse (Haute-Savoie), les 31 août et 1er septembre.

L’ex-agent de la DGSE, qui affirme être un ancien militaire de carrière ayant servi quatorze ans au sein du service action, aurait, selon les dires de la DGSI, revendiqué être à la tête d’un groupe constitué pour tuer l’opposant congolais qui réside à Bessancourt, dans le Val-d’Oise. La motivation avancée porterait sur le fait que celui-ci « cherchait à renverser le président actuel » de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso. D’après les propos de M. Forestier, toujours rapportés par les agents de la DGSI, des repérages auraient été réalisés en mai et en juin de cette année en région parisienne. Il aurait néanmoins ajouté qu’il considérait que « le projet n’était pas réalisable ».
Aucune protection
Une enquête préliminaire est ouverte le jour même de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Cette interdiction s’ajoute à celle des pailles et des bâtonnets mélangeurs pour boisson en plastique, adoptée par le Sénat en juin.
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L’Assemblée vote l’interdiction des couverts et de contenants jetables en plastique

Cette interdiction s’ajoute à celle des pailles et des bâtonnets mélangeurs pour boisson en plastique, adoptée par le Sénat en juin.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 10h59
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 11h09
   





                        


L’Assemblée nationale a approuvé vendredi 14 septembre l’interdiction des couverts et des contenants jetables en plastique, au 1er janvier 2020, en plus des pailles et des touillettes, en dépit de l’avis défavorable du gouvernement. Adopté en nouvelle lecture, un amendement au projet de loi agriculture et alimentation, porté par 14 députés de la majorité, François-Michel Lambert (ex-député écologiste, aujourd’hui La République en marche) en tête, vise à interdire aussi les « couverts, piques à steak, couvercles à verre jetables, plateaux-repas, pots à glace, saladiers, boîtes ».
Cette interdiction s’ajoute à celle des pailles et des bâtonnets mélangeurs pour boisson en plastique, adoptée par le Sénat en juin, avant que le projet de loi n’effectue son retour à l’Assemblée faute d’accord en commission mixte paritaire. « La France a les moyens d’agir, d’être fer de lance sur ce sujet, comme nous avons pu l’être sur les sacs en plastique, comme nous avons pu déjà le voter sur les assiettes jetables. Allons plus loin ! Faisons en sorte d’attaquer la prochaine décennie en nous éloignant de cette dépendance au plastique », a lancé M. Lambert.

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« Mieux évaluer l’impact économique et écologique »
Le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, s’y est opposé : « Il y a une nécessité de changement de comportement pour diminuer le nombre de déchets, notamment ceux issus des produits plastiques. Mais il faut être cohérent. » « Je souhaite que l’on puisse disposer d’informations pour mieux évaluer l’impact économique et écologique » de cet amendement, a-t-il plaidé, en vain.
Cent-vingt-deux députés de la majorité, dont M. Lambert, ont aussi obtenu l’interdiction des « contenants alimentaires de cuisson, de réchauffe et de service en matière plastique » dans les cantines, de la crèche à l’université, « au plus tard au 1er janvier 2025 ». Cette échéance concerne les collectivités de 2 000 habitants et plus. Pour les collectivités de moins de 2 000 habitants, l’interdiction doit prendre effet d’ici à 2028.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Editorial. Une décennie plus tard, les autorités pourraient se retrouver démunies face à un nouveau krach de ce type.
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Dix ans après Lehman Brothers : en attendant la prochaine crise

Editorial. Une décennie plus tard, les autorités pourraient se retrouver démunies face à un nouveau krach de ce type.



LE MONDE
 |    15.09.2018 à 10h26
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 14h03
   





                        


Editorial du « Monde ». Et Lehman Brothers s’effondra. Ce 15 septembre 2008 ne fut pas le point de départ de la plus grande crise financière depuis 1929, ni son paroxysme sur le plan macroéconomique. Lorsque les autorités américaines laissèrent la banque d’affaires new-yorkaise faire faillite, tout vacilla, l’impensable devint réalité, la liquidité vint à manquer au point de menacer d’asphyxier le système financier dans son ensemble.
La crise en elle-même avait démarré un an plus tôt avec l’éclatement de la bulle des subprimes, ces crédits hypothécaires souscrits par des emprunteurs insolvables. La prise de risque s’était disséminée dans les bilans des institutions financières avec la complicité des régulateurs et des agences de notation.

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Ils furent des millions, contribuables, accédants à la propriété, salariés, à payer la facture de l’irresponsabilité d’une poignée de financiers, banquiers centraux et gouvernants, qui, par leur avidité pour les uns, leur laxisme pour les autres, se sont révélés n’être que des apprentis sorciers.
Dix ans plus tard, la croissance est repartie. Malgré leur responsabilité dans la débâcle, les banques américaines n’ont jamais été aussi puissantes. Les Bourses vont de record sur record. Les riches n’ont jamais été aussi riches. La plupart des pays se rassurent en affichant des taux de chômage au plus bas. Les pyromanes d’hier font mine de courber l’échine face aux régulateurs en consentant à être un peu mieux encadrés, sans doute le prix à payer pour faire accepter leur repentance.
Une confiance brisée
L’essentiel n’est pas là. Après une décennie de stagnation des revenus et d’austérité budgétaire, ceux qui ont été les plus affectés par la crise se sont détournés des élites et se sont jetés dans les bras de ceux qui promettaient de bousculer enfin l’ordre établi. 2008 a semé le doute sur la suprématie des démocraties libérales, l’efficacité de l’ouverture des frontières et la volonté réelle de réduire les inégalités. Depuis, les frustrations nourrissent les revendications identitaires, l’illibéralisme gagne du terrain, la mondialisation recule. La confiance dans le système s’est brisée.
Le rafistolage tenté depuis, grâce à une régulation plus exigeante, permettra-t-il d’amortir le choc de la prochaine crise ? Rien n’est moins sûr. La dette, facteur déclenchant en 2008, est encore plus exorbitante qu’il y a dix ans. La finance de l’ombre, qui échappe à tout contrôle, a pris le pas sur les banques. Surtout, les remèdes administrés nous ont conduits en terra incognita. De façon inédite, les banques centrales ont injecté massivement des liquidités pour faire repartir l’économie. Résultat, un peu partout, les bulles spéculatives se forment. Personne ne sait comment revenir à la normale sans risquer une nouvelle déstabilisation.

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Plus inquiétant : les solutions qui ont fonctionné en 2008 risquent d’être inopérantes pour la prochaine crise. L’instrument monétaire n’a pas eu le temps d’être réamorcé. Les taux d’intérêt sont si bas que les banques centrales ne pourront plus utiliser l’assouplissement du crédit pour relancer l’économie. L’outil politique risque lui aussi de faire défaut. Il y a dix ans, la coordination internationale avait permis d’éviter les erreurs de 1929, à commencer par le recours au protectionnisme. Aujourd’hui, la guerre commerciale menace, le multilatéralisme se disloque. Faute d’avoir eu le courage de repenser le système, l’économie mondiale risque de se retrouver démunie lorsque le prochain Lehman s’effondrera.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le danseur de flamenco présente, sous le chapiteau des Romanès, un spectacle marqué par son esprit gitan.
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Le cabaret familial d’Israel Galvan

Le danseur de flamenco présente, sous le chapiteau des Romanès, un spectacle marqué par son esprit gitan.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 18h24
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 15h07
    |

                            Rosita Boisseau








                        



                                


                            

La star flamenca Israel ­Galvan s’est trouvé une ­seconde famille, celle d’Alexandre et Délia Romanès, leurs trois filles, leur neveu et tous leurs chats. Il partage le plateau avec eux dans Gatomaquia o ­Israel Galvan bailando para cuatro gatos et a quitté l’hôtel où il logeait avec son guitariste, le ­Caracafé, pour s’installer dans leur campement, à deux pas de la Porte Maillot à Paris.
Après avoir fait l’ouverture, le 8 septembre, de la Biennale de ­Séville, Galvan, gitan par sa mère, se replie sous la toile rouge des ­Romanès et ses quatre cent cinquante personnes. Il ne cède rien de son impérieuse nécessité à danser, mais sa présence se fait ­légère, sans artifice, presque recueillie et modeste dans cette ­soirée plus proche de la fête que d’une représentation spectaculaire. D’un solo créé en 2007, qu’il balade dans le monde entier, il a pressé le jus d’un cabaret familial. Chacun y fait son numéro – chant, hula hoop, trapèze… –, les chats traversent selon leur bon vouloir le plateau, tandis qu’il brique tranquillement ses obsessions entre deux tours de piste et cinq paires de chaussures dont une de socques en bois japonais : Galvan est aussi un clown qui aime s’amuser et se jouer de lui-même.
La proximité qu’entraîne le petit chapiteau des Romanès permet un plaisir sans égal, celui d’offrir Galvan en gros plan. Ausculter comment ce corps-instrument, boule de nerfs sur pattes, transpercé par la danse pour devenir un vivant combat graphique, sidère toujours.
En baskets ou en talons rouges
Se focaliser sur son zapateado, crépitant, ruisselant, dentelle rythmique sans pareil, finit par filer des crampes. Percevoir comment régulièrement il tire le tapis rouge de sous ses pieds pour échapper à son image et aux clichés du flamenco se révèle passionnant. Quant à certains détails marquants de son style, comme sa façon de laisser des mouvements s’évanouir d’eux-mêmes comme autant de ricochets dans l’espace, on en profite jusqu’à...




                        

                        


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Glyphosate : l’Assemblée rejette à nouveau l’inscription dans la loi de l’interdiction de l’herbicide

Comme au printemps, le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, s’est opposé aux amendements en ce sens.



LE MONDE
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Nouveau débat enflammé. Et résultat inchangé : l’interdiction du glyphosate d’ici trois ans ne sera pas inscrite dans la loi. Lors de l’examen du texte agriculture et alimentation, les députés ont une nouvelle fois rejeté, samedi 15 septembre au petit matin, l’ensemble des amendements visant à graver dans la loi l’engagement présidentiel d’interdire l’herbicide controversé, « au plus tard dans trois ans ».
Le scrutin le plus serré a porté sur un amendement de François-Michel Lambert, député La République en marche (LRM) des Bouches-du-Rhône, rejeté par 42 voix contre 35, les autres amendements, défendus notamment par l’ex-ministre de l’écologie Delphine Batho ou La France insoumise, étant rejetés plus largement. Tous ces amendements avaient le soutien de l’ensemble de la gauche, qui plaidait pour un « signal fort » sur ce sujet.

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Une inscription qui « ne sert à rien »
En mai, lors de la première lecture du texte, des députés, y compris certains « marcheurs », avaient déjà plaidé en vain pour sanctuariser dans la loi l’engagement présidentiel. Ils avaient eu le soutien de Nicolas Hulot, alors ministre de l’écologie.
Comme au printemps, le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, s’est opposé aux amendements en mettant en avant la « méthode » du gouvernement : « task force », mobilisation de la recherche pour développer des solutions agronomiques, mission parlementaire… « La position de la France est désormais connue », et « nous souhaitons être au rendez-vous dans les trois ans » pour « répondre à l’objectif présidentiel, mais surtout à la demande de la population », a-t-il affirmé.
Il a obtenu l’appui du rapporteur Jean-Baptiste Moreau (LRM), pour qui inscrire l’engagement dans la loi sur cette substance jugée cancérigène probable par l’Organisation mondiale de la santé « ne sert à rien ». Le texte reviendra en nouvelle lecture au Sénat le 25 septembre, marquant le début de la session extraordinaire à la chambre haute.

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Cinq questions sur le « revenu universel d’activité » annoncé par Emmanuel Macron

Autrefois présentée sous le nom de « versement social unique », cette future prestation sociale regroupe des enjeux colossaux. Explications.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 21h14
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 11h41
    |

            Adrien Sénécat








                        



   


Onze ans après la création du revenu de solidarité active (RSA), un nouveau « revenu universel d’activité » verra le jour en 2020. C’est l’une des annonces qu’a faites Emmanuel Macron lorsqu’il a présenté son « plan pauvreté », jeudi 13 septembre. Si les contours de cette mesure restent à préciser, il s’agit d’un chantier de grande ampleur, qui devrait concerner des millions de bénéficiaires et qui soulève d’ores et déjà de nombreuses questions. Voici ce que l’on en sait pour l’heure.

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1. Que propose Emmanuel Macron ?
Un revenu versé de manière automatique, sous conditions de revenu et d’« activité »
Le chef de l’Etat a présenté le « revenu universel d’activité » comme une aide « qui fusionne le plus grand nombre possible de prestations, et dont l’Etat sera entièrement responsable ». L’idée à retenir est que plusieurs aides sociales seront regroupées en une seule, versée en une fois. La future allocation unique pourrait voir le jour dès 2020, sachant qu’il s’agit d’un chantier de grande ampleur : aujourd’hui, les différentes prestations sociales sont gérées par des organismes différents, qui assurent chacun la gestion des dossiers des allocataires, avec des règles souvent différentes. L’unification des aides sociales suppose donc aussi d’harmoniser ces conditions et de créer un « guichet unique » pour centraliser les demandes et s’assurer en suite des versements.
La grande nouveauté pour les bénéficiaires de ce revenu est qu’ils pourront le toucher automatiquement dès que leurs revenus « passent en dessous d’un certain seuil ».
Il sera conditionné à des « devoirs » de la part des allocataires : il y aura une « obligation d’inscription dans un parcours d’insertion, qui empêche de refuser plus de deux offres raisonnables d’emploi ou d’activité figurant dans son contrat », a déclaré le chef de l’Etat.
Emmanuel Macron n’a pas précisé le montant envisagé de ce revenu, mais il a dit souhaiter qu’il puisse « permettre à chacun de vivre décemment ».

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2. Quelles seront les prestations concernées ?
Une liste à définir, mais qui devrait contenir des minima sociaux et des aides plus spécifiques
Emmanuel Macron n’a pas détaillé la liste des aides qui seraient fusionnées, se contentant de dire vouloir réunir « le plus grand nombre des prestations sociales, du RSA aux APL ». La ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, a dit sur France Inter vendredi qu’il y aurait une concertation « dans les six mois qui viennent » pour définir la liste des allocations concernées et « ce que sera[it] » le revenu universel d’activité en lui-même.
La question est complexe car il existe des dizaines de prestations sociales dans différentes sphères aujourd’hui : les aides à la santé, à la famille, à l’achat d’énergies, à l’emploi, aux agriculteurs, aux personnes en situation de handicap, aux demandeurs d’asile, les bourses étudiantes… Elles sont versées par des multitudes d’organismes et ne sont pas toutes nationales. Traditionnellement, on distingue tout de même deux ensembles :
les dix minima sociaux (revenu de solidarité active, allocation aux adultes handicapés, allocation de solidarité aux personnes âgées…), qui ne sont pas destinés aux mêmes catégories de population, sont versés à 4,8 millions de personnes afin de leur permettre d’avoir un minimum de ressources pour vivre ;la protection sociale dans son ensemble, qui inclut des aides plus spécifiques et bénéficie, au sens large, à l’ensemble de la population.
Emmanuel Macron ayant mentionné les APL dans son discours, son revenu universel d’activité n’engloberait ainsi pas seulement des minima sociaux mais aussi des prestations qui concernaient jusqu’ici des publics plus larges.

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3. Y aura-t-il des « perdants » ?
Oui, à moins d’investir bien davantage dans la protection sociale
Impossible de chiffrer pour l’heure le coût du futur revenu universel d’activité sans en connaître les modalités précises. S’agira-t-il d’un revenu avec un montant unique ou variable selon différents paramètres ? Et pour quels montants ? Quel sera le plafond de ressources pour en bénéficier ? Autant de questions cruciales pour bien comprendre les enjeux de la réforme.
En revanche, on sait que le fait de verser les prestations sociales de manière automatique, et donc de mettre fin au non-recours, a un coût. Rien que pour le RSA, celui-ci se chiffrerait en milliards d’euros. On estime en effet aujourd’hui qu’au moins 30 % des allocataires potentiels du RSA socle ne le perçoivent pas. Le simple fait de verser le RSA à tous ceux qui y ont réellement droit représenterait ainsi un coût d’au moins 3 milliards d’euros par an (le RSA socle représentait des dépenses de 10,4 milliards en 2015). Si cette réforme se fait sans augmenter le budget des aides sociales en France, le gouvernement devra donc faire des économies sur celles-ci d’une autre manière. Ce qui, mécaniquement, ferait des « perdants ». A ce titre, un récent rapport de France Stratégie, un organisme de réflexion indépendant, rattaché à Matignon, montrait qu’une telle réforme menée à budget constant pour l’Etat ferait des millions de « gagnants », mais aussi des millions de « perdants ».
Emmanuel Macron a d’ailleurs lui-même reconnu ce risque dans son discours jeudi :
« Il faut prendre le temps de l’analyse, de la concertation, parfois des erreurs ont été faites sur ces belles idées, je regarde de l’autre côté de la Manche, la fusion de beaucoup de prestations a conduit à réduire les droits de certains et, au fond, à créer de nouveaux problèmes, et il nous faut analyser très directement, très méthodiquement, ce qui a fait échouer certains autres, parfois ce qui nous a fait échouer lorsque nous voulions faire cela. »

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4. Est-ce vraiment un « revenu universel » ?
Un versement unique et automatique, pas un revenu « universel »
Le concept de « revenu universel » a été largement popularisé au cours de la campagne présidentielle de 2017, parfois à tort et à travers. A l’origine, les partisans d’un revenu universel, comme le Mouvement français pour un revenu de base, défendaient une idée bien spécifique :
un revenu inconditionnel (qui n’exige pas de remplir de critères spécifiques) ;universel (qui s’adresse à tous) ;individuel (qui soit versé aux individus et pas aux foyers) ;cumulable avec d’autres aides ou revenus ;automatique (qui ne doit pas être demandé) ;permanent (qui soit versé de manière continue, tout au long de la vie).
Or, le « revenu universel d’activité » d’Emmanuel Macron ne serait, par exemple, ni inconditionnel, ni réellement universel, ni tout à fait cumulable avec d’autres revenus. L’idée présidentielle ne coche réellement qu’une des cases ci-dessus : celle d’un versement automatique. C’est d’ailleurs pour cela que le programme d’Emmanuel Macron parlait plutôt d’un « versement social unique et automatique », une formulation qui correspondait mieux au fond de cette proposition.
5. Quelles autres propositions existent ?
Plusieurs candidats à la présidentielle de 2017 ont en revanche défendu l’idée d’un revenu universel plus conforme à la philosophie initiale du projet. Ainsi, Nathalie Kosciusko-Morizet proposait-elle de verser, sans condition, 470 euros par mois à tous les Français de plus de 18 ans et entre 200 à 270 euros avant. L’écologiste Yannick Jadot envisageait même un revenu « dès la naissance » de 500 euros par mois, combiné à une grande réforme de la fiscalité.
Le cas de Benoît Hamon est plus discutable. Si l’ancien candidat à la présidentielle a critiqué Emmanuel Macron jeudi sur sa « volonté de récupérer, signer une proposition qui est déjà faite », lui-même a quelque peu tergiversé sur le sujet pendant sa campagne. Parti avec la proposition de verser 750 euros par mois à toute personne majeure (soit un « vrai » revenu universel), Benoît Hamon avait ensuite remanié à plusieurs reprises sa proposition. Sa dernière version était très éloignée de la philosophie de départ, puisqu’il ne s’agissait plus d’une aide universelle mais limitée sous conditions de ressources (en dessous de 1,9 smic).

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Ce vote ouvre la voie à la formation d’un gouvernement, plus de quatre mois après les élections législatives.
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En Irak, le Parlement élit son nouveau président et amorce une sortie de crise

Ce vote ouvre la voie à la formation d’un gouvernement, plus de quatre mois après les élections législatives.



LE MONDE
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Le Parlement irakien a élu à sa présidence, samedi 15 septembre, le candidat soutenu par la liste pro-Iran. Alors que le pays est paralysé depuis les élections législatives de mai, ce vote va concrétiser les alliances qui se sont formées au sein de l’Assemblée et ouvrir la voie à la formation d’un gouvernement
L’Irak a un système proportionnel, qui vise à éviter tout retour à la dictature. Les listes élues lors des législatives du 12 mai doivent se regrouper en coalitions. Le bloc qui comptera le plus de députés pourra désigner un premier ministre et présider à la formation du futur gouvernement.
Le bloc pro-Iran, emmené par l’Alliance de la Conquête d’Hadi Al-Ameri – une coalition d’anciens combattants antidjihadistes proches de l’Iran – a semblé prendre l’ascendant avec l’élection de son candidat. Ses alliés pourraient être connus lors de l’élection plus tard samedi des deux adjoints de Mohammed Al-Halboussi.
Dans un système qui réserve traditionnellement le poste de président du Parlement à un sunnite – et de ses adjoints à un chiite et à un Kurde –, de président de la République à un Kurde et de premier ministre, qui exerce véritablement le pouvoir exécutif, à un chiite, les tractations sont toutes liées. Et les coalitions de listes, qui toutes tentent de regrouper chiites, sunnites et Kurdes pour former le plus grand groupe, doivent se mettre d’accord pour élire des candidats à ces trois postes.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Devant une foule de 100 000 personnes, François a rendu hommage, samedi, à un prêtre italien assassiné il y a vingt-cinq ans par la mafia sicilienne.
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« Qui est mafieux ne vit pas en chrétien », proclame le pape à Palerme

Devant une foule de 100 000 personnes, François a rendu hommage, samedi, à un prêtre italien assassiné il y a vingt-cinq ans par la mafia sicilienne.



LE MONDE
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« On ne peut pas croire en Dieu et être mafieux. Qui est mafieux ne vit pas en chrétien, car il blasphème avec sa vie le nom de Dieu-amour », a déclaré le pape, samedi 15 septembre, dans une homélie en plein air à Palerme en Italie. Devant une foule de 100 000 personnes, le souverain pontife a rendu hommage à un prêtre assassiné il y a vingt-cinq ans par la mafia sicilienne pour avoir cherché à arracher à son emprise des jeunes d’un quartier défavorisé.
« Aujourd’hui, nous avons besoin d’hommes et de femmes d’amour, non d’hommes et de femmes d’honneur, de service et non d’abus », a-t-il plaidé depuis le chef-lieu de la Sicile, rappelant son appel aux mafieux : « Changez ! Arrêtez de penser à vous-mêmes et à votre argent, convertissez-vous ! » En 1993, le pape Jean Paul II avait lui aussi demandé aux mafieux de Cosa Nostra de « se convertir ». Les parrains siciliens avaient répondu deux mois plus tard par des attentats contre deux églises romaines.
Le pape François a aussi intimé aux Siciliens d’agir, sans tout attendre de la société, sans fuir leurs propres responsabilités. « Aujourd’hui, choisissons-nous aussi une belle vie ! », a-t-il dit.

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Excommunication de mafieux
La messe était consacrée samedi au prêtre des pauvres Giuseppe Puglisi, surnommé le « premier martyr de Cosa Nostra », qui fut tué sur ordre de cette mafia sicilienne d’une balle dans la nuque le 15 septembre 1993, jour de ses 56 ans. « Je vous attendais », aurait-il dit, avec un sourire, avant de mourir sur le seuil du modeste immeuble où il était né.
Le prêtre « ne vivait pas pour se montrer, ne vivait pas d’appels antimafia, au contraire il se contentait de ne rien faire de mal, mais de semer le bien, tant de bien », s’est exclamé le pape samedi à Palerme. « Don Pino savait ce qu’il risquait, mais il savait surtout que le vrai danger dans la vie est de ne pas prendre de risques et de vivoter », a-t-il estimé. En 2012, Benoît XVI l’a reconnu « martyr » et en mai 2013, Don Pino avait été béatifié à Palerme.
Depuis son élection, François s’est attaqué frontalement aux mafieux, souvent pratiquants et bienfaiteurs des paroisses. Dans la catholique Naples, le fief de la Camorra, il avait condamné en 2015 les organisations qui « exploitent et corrompent les jeunes, les pauvres et les défavorisés ». « Comme un animal mort pue, la corruption pue, la société corrompue pue et un chrétien qui fait entrer en lui la corruption pue », avait-il lancé dans la banlieue misérable de Scampia, gangrenée par la Camorra.
En Calabre, dix mois plus tôt, il avait appelé les catholiques à « combattre » l’ultra-puissante ’Ndrangheta. « Ceux qui dans leur vie ont choisi cette voie du mal, comme les mafieux, ne sont pas en communion avec Dieu, ils sont excommuniés », avait-il déclaré.
L’excommunication est la peine la plus sévère envisagée par l’Eglise catholique à l’encontre de ses membres. Des évêques locaux ont déjà excommunié des mafieux, mais le Vatican envisage de se doter d’un document juridique d’une valeur universelle pour excommunier les mafieux, quel que soit leur pays d’appartenance.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Deux des trois hommes jugés pour les violences et les coups mortels infligés à Clément Méric en 2013, à Paris, ont été condamnés vendredi à des peines de prison ferme.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ A Tarente, dans les Pouilles, les salariés ont voté pour la reprise de leur très polluante aciérie par le groupe ArcelorMittal.
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En Italie, le dilemme des ouvriers d’ILVA entre défense de l’emploi et lutte contre la pollution

A Tarente, dans les Pouilles, les salariés ont voté pour la reprise de leur très polluante aciérie par le groupe ArcelorMittal.



LE MONDE
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            Jérôme Gautheret (Tarente (Pouilles), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Sur les murs extérieurs de l’église San Francesco de Geronimo, dans le centre de Tarente (Pouilles), ces quelques mots ont été écrits à la peinture noire : « O l’acciaio o la vita, devi scegliere » (« L’acier ou la vie, il faut choisir »). Depuis combien de temps l’inscription est-elle là ? Un jour, une semaine, un an ? Impossible de le savoir : aucun des passants interrogés n’est capable de le dire. Elle résume pourtant, de façon clinique, le terrible dilemme auquel est confrontée depuis des années cette ville de 200 000 habitants du sud de l’Italie, dont la principale ressource est précisément ce qui la fait mourir.

D’une certaine manière, c’est à cette question impossible que les 10 700 employés du site de l’ILVA de Tarente ont eu à répondre, dans un référendum interne qui s’est tenu du 10 au 13 septembre. Leur verdict a été presque unanime, et sans surprise. A 94 %, et avec près de 70 % de participation, les votants se sont prononcés en faveur du plan de reprise du site formulé par le géant sidérurgique ArcelorMittal, conclu par un accord avec le gouvernement italien, représenté par le vice-premier ministre Luigi Di Maio (Mouvement 5 Etoiles), le 6 septembre. Commencera dans les prochains jours une longue phase transitoire. Le site devrait rester sous tutelle publique jusqu’en 2023.
Cinq années de sursis au moins, 4 milliards d’euros d’investissements, l’emploi garanti pour plus de 10 000 personnes, 100 000 euros d’indemnités pour ceux qui souhaitent partir… Les salariés ne pouvaient pas rêver mieux.
Lourd tribut payé au maintien de l’usine
« En Italie, ces vingt dernières années, je ne vois pas d’exemple d’un plan aussi généreux », convient le responsable syndical Francesco Brigati (Fiom-CGIL), rencontré devant une des entrées du site industriel, interdit aux journalistes. D’où vient alors cette pesanteur qu’on sent dans l’air ? C’est qu’il est difficile d’avoir le cœur léger alors que nul ne peut ignorer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Le président Paul Kagame a annoncé la libération anticipée de plus de 2 000 prisonniers.
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Compte rendu

Victoire Ingabire, figure de l’opposition rwandaise, est sortie de prison

Le président Paul Kagame a annoncé la libération anticipée de plus de 2 000 prisonniers.


LE MONDE
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        Le 15.09.2018 à 13h53

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        Mis à jour le 15.09.2018 à 14h38






    
« Je remercie le président qui a permis cette libération », a dit l’opposante Victoire Ingabire alors qu’elle quittait la prison de Mageragere dans la capitale rwandaise, Kigali, le 15 septembre 2018.
Crédits : JEAN BIZIMANA / REUTERS


Une des principales figures de l’opposition rwandaise, Victoire Ingabire, est sortie de prison samedi 15 septembre dans le cadre de la libération anticipée de plus de 2 000 prisonniers décidée la veille par le président Paul Kagame, qui dirige son pays d’une main de fer depuis près d’un quart de siècle.
« Je remercie le président, qui a permis cette libération », a dit l’opposante alors qu’elle quittait la prison de Mageragere dans la capitale rwandaise, Kigali. « J’espère que cela marque le début de l’ouverture de l’espace politique au Rwanda », a ajouté celle qui purgeait une peine de prison de quinze ans, appelant M. Kagame à « libérer d’autres prisonniers politiques ».
La libération surprise de 2 140 détenus, dont Mme Ingabire et le chanteur Kizito Mihigo, a été décidée lors d’un conseil des ministres vendredi, au cours duquel une mesure de grâce présidentielle a été approuvée. « Le conseil des ministres présidé par le président Paul Kagame a approuvé aujourd’hui la libération anticipée de 2 140 condamnés auxquels les dispositions de la loi leur donnaient droit, a précisé un communiqué du ministère de la justice. Parmi eux figurent M. Kizito Mihigo et Mme Victoire Ingabire Umuhoza, dont le reste de la peine a été commuée par prérogative présidentielle à la suite de leur dernières demandes de clémence déposées en juin de cette année. »
Quinze de ans de prison
Mme Ingabire avait été arrêtée en 2010, peu de temps après son retour au Rwanda, alors qu’elle voulait se présenter à la présidentielle contre Paul Kagame comme candidate du parti des Forces démocratiques unifiées (FDU-Inkingi), une formation d’opposition non reconnue par les autorités de Kigali. Cette économiste hutu, qui n’était pas au Rwanda pendant le génocide, avait avant cela passé dix-sept ans en exil aux Pays-Bas.
Elle purgeait une peine de quinze ans de prison prononcée en 2013 par la Cour suprême pour « conspiration contre les autorités par le terrorisme et la guerre » et « minimisation du génocide de 1994 » qui a fait 800 000 morts entre avril et juillet 1994, essentiellement parmi la minorité tutsi. Kigali l’avait accusée d’avoir nié la réalité du génocide en demandant que les auteurs de crimes contre les Hutu soient eux aussi jugés. Kizito Mihigo, un chanteur très populaire au Rwanda, avait été arrêté en 2015 et condamné à dix ans de prison pour conspiration en vue d’assassiner le président.

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Opposition muselée
Réélu en août 2017 pour un troisième mandat de sept ans, Paul Kagame est crédité de l’important développement d’un pays exsangue au sortir du génocide. Mais il est aussi régulièrement accusé de bafouer la liberté d’expression et de museler toute opposition. En novembre, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) avait estimé que la condamnation de Mme Ingabire avait violé ses droits à la liberté d’expression et à une défense adéquate. La cour d’Arusha avait cependant souligné qu’elle n’était pas une instance d’appel des décisions de la justice rwandaise et avait refusé d’ordonner une révision du procès ainsi qu’une libération conditionnelle.
Eugène Ndahayo, ancien vice-président des FDU aux côtés de Victoire Ingabire, s’est réjoui de sa libération tout en s’interrogeant sur ses motifs. « Nous sommes dans un contexte d’élections au niveau de l’Organisation internationale de la francophonie [OIF] et [la candidature de] Mme [Louise] Mushikiwabo, l’actuelle ministre des affaires étrangères, a été présentée et (…) cette candidature est contestée à cause de la question des droits de l’homme au Rwanda », a-t-il dit à Radio France internationale. Mme Mushikiwabo est soutenue par la France pour devenir la prochaine secrétaire générale de l’OIF, poste qui sera désigné au Sommet de la francophonie les 11 et 12 octobre en Arménie.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Huit personnes sont mortes samedi aux Philippines, balayées par des vents atteignant les 330 km/h et des pluies torrentielles. Le typhon se dirige désormais vers le sud de la Chine.
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Article sélectionné dans La Matinale du 14/09/2018
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Le super-typhon Mangkhut a frappé les Philippines et fait ses premières victimes

Huit personnes sont mortes samedi aux Philippines, balayées par des vents atteignant les 330 km/h et des pluies torrentielles. Le typhon se dirige désormais vers le sud de la Chine.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 21h57
 • Mis à jour le
15.09.2018 à 16h05
   





                        



   


Le super-typhon Mangkhut, le plus puissant de l’année, a violemment frappé les Philippines samedi 15 septembre, y faisant au moins huit morts et forçant des dizaines de milliers de personnes à quitter leur domicile. Environ 4 millions d’habitants se trouvaient sur la trajectoire du typhon dans le nord de Luçon, la plus grande île de l’archipel philippin. Le nombre des personnes tuées « devrait augmenter au fil des heures », a prévenu Ricardo Jalad, le chef du bureau national de la défense civile.
Après le passage de Mangkhut, qui se dirige désormais vers les zones densément peuplées du sud de la Chine, les sauveteurs philippins ont été déployés dans les régions rurales et vallonnées les plus fortement touchées. Les vents ont atteint par endroits les 330 km/h. Après avoir quitté le territoire philippin, Mangkhut était encore accompagné de rafales atteignant jusqu’à 160 km/h.

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Plus de 100 000 personnes ont fui leur domicile
L’étendue des dégâts est apparue samedi au fil de la journée, avec des effondrements de pans de colline gorgés d’eau, des flots incontrôlables dévalant les rues et l’évacuation d’habitants de leurs maisons inondées. Un peu plus de 105 000 personnes ont quitté leur domicile pour fuir les intempéries apportées par le typhon dans cette région principalement rurale et agricole.
Les Philippines sont frappées chaque année par une vingtaine de typhons qui font des centaines de morts et aggravent la pauvreté. Les huit morts recensés pour l’instant sont six personnes tuées par des glissements de terrain, une jeune fille qui s’est noyée et un agent de sécurité tué par la chute d’un mur.
En outre, une femme a été emportée par la mer déchaînée à Taïwan. L’île, bien que située à plusieurs centaines de kilomètres des Philippines et de la trajectoire du typhon, subit les fortes précipitations causées par Mangkhut.
« Parmi tous les typhons cette année, celui-ci est le plus fort, les vents qui l’accompagnent sont les plus violents », a dit à l’Agence France-Presse Hiroshi Ishihara, prévisionniste de l’Agence météorologique japonaise.

   


Hongkong et Taïwan menacés
Mangkhut se dirige actuellement vers une zone située non loin du territoire semi-autonome de Hongkong. La compagnie aérienne hongkongaise Cathay Pacific prévoit l’annulation de plus de 400 vols durant les trois prochains jours.
A Hongkong, l’Observatoire météorologique a exhorté à la prudence, parlant de « menace considérable » pour les côtes méridionales de la Chine. Des bénévoles prêtaient main-forte aux habitants du village de pêcheurs de Tai O pour surélever leurs meubles et appareils ménagers afin de les protéger des inondations attendues.
Les étagères des boulangeries et des supermarchés hongkongais se vidaient rapidement, les habitants stockant des provisions en vue de l’arrivée du typhon. Le même phénomène était observé dans le territoire chinois voisin de Macao.
A Taïwan, la présidente Tsai Ing-wen a demandé à ses compatriotes de prendre leurs précautions et de se préparer, tandis que de puissantes vagues battaient le rivage. Elle les a appelés sur Facebook à la prudence : « Le typhon est puissant et même s’il ne devrait pas toucher Taïwan, nous devons nous tenir prêts et ne pas le prendre à la légère. »

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