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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre et Eric Constantin, directeur de la Fondation Abbé Pierre Ile-de-France, dans une tribune au « Monde », appellent Julien Denormandie, secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires, à sanctionner plus efficacement les marchands de sommeil.
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« Pour une offensive en matière de lutte contre l’habitat indigne »

Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre et Eric Constantin, directeur de la Fondation Abbé Pierre Ile-de-France, dans une tribune au « Monde », appellent Julien Denormandie, secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires, à sanctionner plus efficacement les marchands de sommeil.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 13h58
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 15h39
    |

Eric Constantin (Directeur de la Fondation Abbé Pierre Ile-de-France)







                        



                                


                            

Tribune. Le drame de l’incendie de l’immeuble d’Aubervilliers, le 19 août, est venu nous rappeler, s’il le fallait encore, que le mal-logement fait courir de graves risques, parfois mortels, pour la sécurité et la santé des occupants.
Depuis cet événement, vous avez, Monsieur le secrétaire d’Etat, rappelé la priorité qui est la vôtre et celle du gouvernement de lutter contre les marchands de sommeils, notamment à travers le renforcement de l’usage de la confiscation des biens immobiliers utilisés par ces derniers, renforcement prévu dans le projet de loi ELAN (évolution du logement, de l’aménagement et du numérique).
Même si la confiscation est déjà prévue dans les textes mais assez peu prononcée, il est évidemment nécessaire de sanctionner plus efficacement ces professionnels de la gestion lucrative de taudis qui organisent trop souvent leur insolvabilité quand ils sont condamnés, ou qui se cachent derrière des montages complexes pour éviter la confiscation.
Taper plus fortement aux portefeuilles
Au-delà du maillon scandaleux des marchands de sommeil, c’est bien toute la chaîne de traitement du parc indigne qui est aujourd’hui à considérer. Si le confort sanitaire des logements s’est largement amélioré ces vingt dernières années, les mauvaises conditions d’habitation persistent avec l’existence d’un « sous-marché » dégradé que le manque de logements sociaux accessibles aux ménages à faibles revenus, l’explosion des loyers dans le parc privé décent ou l’augmentation des expulsions locatives alimentent en permanence.
A côté des formes traditionnelles de l’habitat privé ancien dégradé dans les centres urbains et de l’habitat isolé vétuste des zones rurales, des phénomènes plus récents ont émergé et se sont amplifiés : la dégradation impressionnante de très nombreuses copropriétés issues de l’urbanisation des « trente glorieuses » ; la division pavillonnaire, illustration récente de la pénurie de logement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Dix-neuf ans après l’ouverture des premiers pourparlers, les négociations patinent. Les parties butent sur une série de points, notamment l’accès au marché européen du bœuf.
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Commerce  : le projet d’accord entre l’Union européenne et le Mercosur risque de nouveau l’enlisement

Dix-neuf ans après l’ouverture des premiers pourparlers, les négociations patinent. Les parties butent sur une série de points, notamment l’accès au marché européen du bœuf.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 13h15
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 15h25
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Fin janvier, Bruxelles n’y voyait plus qu’une question de « semaines ». Un accord commercial entre l’Union européenne (UE) et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) devait pouvoir être finalisé dans les plus brefs délais. Pourtant, alors qu’une énième session de négociations se tenait du lundi 10 au vendredi 14 septembre, à Montevideo, en Uruguay, la perspective d’un tel traité de libre-échange semble à nouveau s’éloigner, dix-neuf ans après l’ouverture des premiers pourparlers.
Gelé pendant des années, le projet d’accord avait été relancé tambour battant en 2016. Un sursaut étroitement lié à la volte-face protectionniste du président américain, Donald Trump. L’UE entendait capitaliser sur le vide laissé par les Etats-Unis, et s’ouvrir un meilleur accès à ces marchés à fort potentiel.
Mais la fenêtre de tir pour conclure risque de se refermer. En octobre, le Brésil doit élire un nouveau président, à l’issue d’une campagne brutale dominée par l’extrême droite. Puis les Vingt-Huit seront plongés, à leur tour, dans la préparation des élections européennes du printemps 2019, en pleine poussée des partis populistes.

« S’il y a des personnes avec des visions différentes, on pourrait se retrouver à devoir tout recommencer », a mis en garde le ministre des affaires étrangères brésilien Aloysio Nunes, début septembre, dans le Financial Times. Faute d’avancées immédiates, les discussions risquent de durer encore « cinq ou six ans », a-t-il estimé, appelant l’Europe à mettre davantage sur la table. L’UE a formulé une offre « claire et explicite », à laquelle le Mercosur se doit maintenant de répondre, lui a aussitôt répliqué le commissaire européen à l’agriculture, Phil Hogan.
« Il y a beaucoup à gagner »
Les parties butent sur une série de points, notamment l’accès au marché européen du bœuf. La proposition des Vingt-Huit, contrainte par les sensibilités des grands...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ La ministre de la culture souhaite que le paiement de la contribution à l’audiovisuel public ne soit plus conditionné par la possession d’un téléviseur.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                

Françoise Nyssen veut réformer la redevance télévisuelle

La ministre de la culture souhaite que le paiement de la contribution à l’audiovisuel public ne soit plus conditionné par la possession d’un téléviseur.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 12h09
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 14h53
   





                        


La ministre de la culture, Françoise Nyssen, a annoncé vendredi 14 septembre vouloir réformer la contribution à l’audiovisuel public, la redevance qui finance France Télévisions et Radio France, pour qu’elle soit « déconnectée de la détention d’un téléviseur ».
« Je souhaite qu’un débat soit ouvert sur la contribution à l’audiovisuel public », pour la moderniser et l’adapter aux nouveaux usages numériques, a déclaré la ministre, lors du Festival de la fiction audiovisuelle de La Rochelle. C’est une question « de rendement et d’équité », et elle doit être abordée « sans tabou », a-t-elle souligné.
Selon la ministre, l’objectif est d’adopter cette réforme dans « le projet de loi de finances pour 2020 », qui sera présenté dans un an.
Les acteurs de l’audiovisuel public demandeurs
Elle vise à s’adapter aux changements d’usages des téléspectateurs, dont beaucoup se passent désormais de téléviseur mais consomment des programmes audiovisuels sur d’autres types d’écrans, ordinateurs, tablettes ou téléphones. Une nouvelle forme de consommation des programmes à laquelle s’adapte déjà le service public en développant des programmes à diffusion 100 % numérique.

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                « Radio France ne peut pas être absente de la vidéo »



La réforme de la redevance avait été lancée pendant le mandat de François Hollande puis abandonnée. « Les usages ont changé, donc c’est un sujet qui va être rouvert et que nous allons étudier attentivement », avait déjà déclaré la ministre en octobre 2017.
Les acteurs de l’audiovisuel public sont eux-mêmes demandeurs d’une modernisation. L’ex-patron de Radio France, Mathieu Gallet, avait ainsi proposé qu’elle soit élargie à tous les foyers fiscaux, mais en réduisant légèrement son montant (139 euros actuellement).
Baisse des budgets
Les médias publics ont dû faire face à une baisse de leur budget. En 2018, les entreprises concernées (France Télévisions, Radio France, Arte, France Médias Monde, l’Institut national de l’audiovisuel – INA – et TV5 Monde) ont perçu 3,9 milliards d’euros, soit 36 millions de moins qu’en 2017 (– 0,9 %).
Si la baisse a été mesurée pour l’INA (– 0,5 million) et TV5 Monde (– 1 million), Radio France a vu sa dotation réduite de 16,3 millions d’euros, un montant conjuguant en fait une hausse des crédits de fonctionnement et une baisse de 25 millions d’euros de la subvention d’investissement.
Quant à France Télévisions, son budget a été réduit de 29,8 millions d’euros, soit environ 1 %. C’est, aux yeux du gouvernement, l’entreprise qui, compte tenu de sa taille, dispose de la plus grande marge de manœuvre en matière de synergies et d’amélioration de la gestion.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ La mesure proposée par Emmanuel Macron pour lutter contre la pauvreté pose de nombreuses questions et laisse sceptiques les acteurs associatifs
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                   
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Le revenu universel d’activité, une nouveauté qui interroge

La mesure proposée par Emmanuel Macron pour lutter contre la pauvreté pose de nombreuses questions et laisse sceptiques les acteurs associatifs



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 11h57
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 14h50
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            
Un nouvel acronyme va s’ajouter à la liste, déjà bien fournie, des prestations sociales : RUA, pour revenu universel d’activité. Il s’agit d’une des principales mesures du plan de lutte contre la pauvreté dévoilé, jeudi 13 septembre, par Emmanuel Macron. Cette annonce s’inscrit dans la volonté, exprimée par l’exécutif depuis plusieurs mois, de fusionner des allocations de solidarité.
Le but du chef de l’Etat est de « rénover notre système de minima sociaux » décrit comme un « maquis » dont « l’opacité » alimente « le discours lancinant sur les profiteurs » et exclut des personnes alors même qu’elles y ont droit. Le RUA doit donc regrouper « le plus grand nombre de prestations sociales, du RSA aux APL ». Il sera assorti de « droits et devoirs supplémentaires » : les allocataires bénéficieront d’un accompagnement renforcé grâce à la mise en place d’un « service public de l’insertion », dont l’Etat sera « responsable » ; parallèlement, ils seront tenus de s’engager dans un « parcours d’insertion » qui « empêche de refuser plus de deux offres raisonnables d’emploi ou d’activité ».

Ce dispositif n’a pas grand-chose à voir avec le revenu universel promis par Benoît Hamon durant la campagne présidentielle : le candidat socialiste proposait, lui, d’instaurer un revenu accordé à toute personne d’au moins 18 ans, gagnant moins de 1,9 smic par mois, et sans que celle-ci ait à entreprendre la moindre démarche. Du reste, M. Hamon a reproché, jeudi, à M. Macron de « singer » ses idées.
« Aucune intention cachée »
La refonte des minima sociaux sera inscrite dans un projet de loi, en 2020, après concertation « avec tous les acteurs concernés » (collectivités locales, associations…). Elle s’annonce compliquée à mettre en œuvre. Sur le plan « technique », c’est un « chantier colossal », souligne Julien Damon, professeur associé à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ A l’Elysée, on reconnaît qu’il existe « un risque politique (…) lié à une majorité diverse et variée »
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤                     
                                                   
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Emmanuel Macron cajole son aile gauche

A l’Elysée, on reconnaît qu’il existe « un risque politique (…) lié à une majorité diverse et variée »



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 11h55
    |

            Virginie Malingre et 
Cédric Pietralunga








                        



                                


                            
En cette rentrée, Emmanuel Macron ne ménage pas ses efforts pour cajoler l’aile gauche de sa majorité. Le plan pauvreté, jeudi 13 septembre. Le plan vélo, le lendemain. Dans un tout autre registre, la reconnaissance que la mort du mathématicien communiste Maurice Audin, en 1957, était imputable à « un système [de torture] institué en Algérie par la France », geste notamment salué par le Parti communiste. Autant d’initiatives qui visent à rasséréner ceux qui réclament depuis des mois un rééquilibrage de la politique menée qu’ils jugent trop à droite. Même si le chef de l’Etat continue de nier tout « tournant social ».
Jusqu’ici, Emmanuel Macron s’était montré peu soucieux de répondre aux sollicitations de sa majorité. Moi devant et tous derrière, avait l’habitude de répéter le président à ses troupes. Mais, à la sortie d’un été calamiteux et d’une rentrée ratée, qui se sont traduits par une chute sans précédent de sa cote de popularité, le chef de l’Etat semble avoir décidé d’être plus compréhensif.
Mécontentement du MoDem
A l’Elysée, on reconnaît – et c’est nouveau – qu’il existe « un risque politique (…) lié à une majorité diverse et variée ». « A l’Assemblée, le groupe La République en marche (LRM) est extrêmement hétéroclite », abonde le directeur de la Fondation Jean-Jaurès, Gilles Finchelstein. « Il est traversé par des clivages de ce qui reste du débat gauche-droite, sur les sujets sociaux et d’immigration, poursuit-il. Mais pas seulement, l’ADN de certains “marcheurs”, c’est l’horizontalité », en contradiction avec la verticalité de l’exercice du pouvoir macronien.
De fait, les derniers jours ont alimenté une certaine inquiétude au Palais. Ainsi l’élection de Richard Ferrand à la présidence de l’Assemblée, mercredi 12 septembre, a témoigné des remous qui traversent la Macronie. Certes, les députés ont installé au perchoir ce fidèle du président, bien qu’il soit loin...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Pas moins de dix candidats briguent la succession de Richard Ferrand à la tête des députés La République en marche. Le vote aura lieu mardi 18 septembre.
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A l’Assemblée, la bataille du groupe LRM vire à la guerre des ego

Pas moins de dix candidats briguent la succession de Richard Ferrand à la tête des députés La République en marche. Le vote aura lieu mardi 18 septembre.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 11h53
    |

            Manon Rescan (avec Alexandre Lemarié)








                        



                                


                            
« Tout le monde ne parle que de ça », glisse un député La République en marche (LRM). Depuis quelques jours, le groupe LRM à l’Assemblée nationale vit dans un état d’ébullition qu’on ne lui connaissait guère, alors que ses membres vont devoir désigner un successeur à Richard Ferrand, qui vient d’être élu au perchoir.
A l’issue du dépôt des candidatures, jeudi 13 septembre à 20 heures, ils étaient dix sur la ligne de départ. La liste des prétendants contient des figures de poids de la majorité : deux présidents de commission (Brigitte Bourguignon et Roland Lescure), un vice-président du groupe (Gilles Le Gendre), de jeunes visages qui ont émergé politiquement lors de la première année (Amélie de Montchalin et Gabriel Attal) mais aussi des figures de la société civile mises en avant par Emmanuel Macron lors de sa campagne (Laetitia Avia et Bruno Bonnell). Le casting comporte également quelques « surprises », selon les mots – polis – utilisés par leurs collègues pour désigner des aspirants plus anonymes (Perrine Goulet, Jean-Charles Colas-Roy et Rémy Rebeyrotte).
Ils pourraient être moins nombreux, mardi 18 septembre, lors du scrutin qui les départagera, si des retraits se dessinaient au cours du week-end. Mais, à ce stade, la multiplication des candidatures en dit long sur les convoitises qu’a suscité le siège laissé vide par Richard Ferrand. « Attendez, je regarde mes e-mails pour voir s’il y a une nouvelle candidature », entendait-on, jeudi 13 septembre, autour de l’Assemblée, où les députés LRM guettaient les nouvelles déclarations avec un mélange d’excitation et de moquerie.
Cible de toutes les frustrations
Plusieurs élus reconnaissent d’ailleurs sans peine avoir songé à se présenter. « Quelqu’un m’a demandé si j’y allais, alors je me suis posé la question ! », raconte l’un d’eux. « Puisque c’est la fête de la saucisse, pourquoi ne pas être une saucisse de plus ? », résume plus trivialement un député...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Sibyle Veil, PDG du groupe, œuvre à un projet commun à toutes les radios françaises sur le numérique.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                   
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« Radio France ne peut pas être absente de la vidéo »

Sibyle Veil, PDG du groupe, œuvre à un projet commun à toutes les radios françaises sur le numérique.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 12h27
    |

            Alexandre Piquard et 
François Bougon








                        



                                


                            

Sibyle Veil a succédé à Mathieu Gallet à la présidence de Radio France, en avril. Elle prône la continuité mais aussi certains changements, dont une nouvelle organisation annoncée jeudi 13 septembre. Pour adapter Radio France au numérique, elle défend à la fois le son et l’acquisition d’un savoir-faire dans la vidéo. Pour la distribution, elle justifie la présence sur les réseaux sociaux mais recherche également une « indépendance » vis-à-vis des grandes plates-formes américaines : elle annonce un projet d’application bâti en collaboration avec toutes les radios françaises.
Votre première rentrée n’est-elle placée que sous le signe de la continuité ?
Notre groupe est leader grâce à nos audiences excellentes et au dynamisme de nos formations musicales. Cela nous permet d’envisager favorablement le nouveau cap de modernisation de l’entreprise. J’ai été nommée sur un programme de transformation de la radio et de ses métiers. J’ai ainsi annoncé jeudi aux représentants des salariés une nouvelle organisation qui, notamment, regroupe tous les services de production de Radio France au sein d’une seule direction du numérique et de la production du média global. Je lance ce chantier parce que j’ai la conviction que la radio est un média d’avenir : agile, en interaction avec le public et accessible en mobilité. Dans un monde où la commande vocale se généralise sur les appareils numériques, nous sommes les mieux placés.
Commentcette direction va-t-elle travailler ?
La modernisation engagée vise à permettre à toutes les chaînes de produire en tant que média global, à la fois du son, de la vidéo et du texte. L’objectif est de pouvoir décliner un seul programme sous différents formats, en l’adaptant à toutes les plates-formes et à tous les publics. C’est notre mission de service public. Les usages se transforment. Les podcasts, qui permettent de choisir le moment où l’on écoute son programme, ont constitué...




                        

                        


<article-nb="2018/09/14/19-8">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Christophe Castaner devait présenter le 14 septembre les priorités de La République en marche, toujours peu visible et audible.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                     
                                                   
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Le parti majoritaire LRM, maillon faible de la Macronie

Christophe Castaner devait présenter le 14 septembre les priorités de La République en marche, toujours peu visible et audible.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 11h22
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            
« Président cherche parti pour le défendre. » Telle pourrait être la petite annonce déposée par Emmanuel Macron, qui affronte une rentrée compliquée. Sous le feu des oppositions, le chef de l’Etat semble seul au front pour faire le service après-vente de son action. Les troupes macronistes, censées protéger l’exécutif, sont le plus souvent inaudibles. Voire invisibles. En particulier le mouvement La République en marche (LRM), qui brille par son absence depuis de long mois.
Ayant décidé de ne pas organiser d’université d’été, le parti majoritaire effectue une rentrée a minima, sans mobilisation militante. Le délégué général de LRM, Christophe Castaner, devait tenir une simple conférence de presse vendredi 14 septembre, lors de laquelle il devait présenter l’agenda de sa formation pour les mois à venir. Initialement prévue le 4 septembre, cette prise de parole a dû être reportée au 10 en raison du remaniement gouvernemental. Mais M. Castaner devant être présent ce jour-là au séminaire des députés LRM à Tours, en tant que secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, le rendez-vous a une nouvelle fois été décalé… De quoi renforcer l’impression d’amateurisme, qui colle à la peau de cette jeune organisation.
Sa faiblesse suscite autant d’étonnement que d’inquiétude chez les fidèles du chef de l’Etat. « Le parti n’existe pas. On ne l’entend pas, on ne le voit pas et on a l’impression que cela ne tourne pas », se désole un député LRM de poids, qui résume le sentiment ambiant. « La raison d’être du mouvement était de porter un homme au pouvoir, il a formidablement réussi. Il a depuis plus de mal à trouver sa place », observe le député du Rhône, Bruno Bonnell.
Gestion trop centralisée
Ce constat ne date pas d’aujourd’hui. Depuis l’accession de M. Macron à l’Elysée, la machine puissante qui l’avait porté lors de la campagne s’est peu à peu vidée de ses ressources avec le départ de ses éléments...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Editorial. Macron parachève le « devoir de vérité » que la République a eu tant de mal à assumer.
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Torture en Algérie : la responsabilité de l’Etat dans la mort de Maurice Audin, une salutaire vérité

Editorial. Macron parachève le « devoir de vérité » que la République a eu tant de mal à assumer.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 12h43
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Pour les hommes comme pour les Etats, la vérité fait mal. Plus encore quand, honteuse et douloureuse, elle a été trop longtemps occultée ou refoulée. Pour les Etats comme pour les hommes, le travail de mémoire et la vérité qui en résulte sont pourtant les remèdes nécessaires aux traumatismes du passé.
Il convient donc de saluer la déclaration faite par le président de la République, jeudi 13 septembre, à propos de Maurice Audin, ce jeune professeur de mathématiques à l’université d’Alger, militant communiste et anticolonialiste, arrêté le 11 juin 1957 par des militaires français et disparu sans que les circonstances de sa mort aient jamais été officiellement établies de façon crédible et sans que son corps ait été retrouvé.

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                Torture en Algérie : le geste historique d’Emmanuel Macron



Soigneusement pesés, les mots d’Emmanuel Macron sont forts : il reconnaît que Maurice Audin « a été torturé puis exécuté ou torturé à mort par des militaires qui l’avaient arrêté ». Et il ajoute :
« Sa disparition a été rendue possible par un système dont les gouvernements successifs ont permis le développement, le système appelé arrestation-détention à l’époque, qui autorise les forces de l’ordre à arrêter, détenir et interroger tout “suspect” dans l’objectif d’une lutte plus efficace contre l’adversaire. Ce système s’est institué sur un fondement légal : les pouvoirs spéciaux », votés par le Parlement en 1956. « Ce système a été le terreau malheureux d’actes parfois terribles, dont la torture, que l’affaire Audin a mis en lumière. » 
Cette reconnaissance n’effacera pas la part d’irréparable que comporte la « tragédie algérienne » – le mot est de Raymond Aron, dès 1957. Mais elle parachève le « devoir de vérité » que la République française a eu tant de mal à assumer. Ainsi, il avait fallu attendre 1999 pour que l’Assemblée nationale reconnaisse que les combats qui firent, de 1954 à 1962, plusieurs centaines de milliers de morts en Algérie furent bien une « guerre » et non de simples opérations de maintien de l’ordre contre des rebelles. Il avait fallu attendre 2007 pour qu’un président français, Nicolas Sarkozy, déplore, à Alger, la « profonde injustice » de la colonisation. En 2012, enfin, François Hollande condamnait, devant les députés algériens, « le système de la colonisation » et « la violence, les injustices, les massacres » – ainsi que la « torture » – qu’il avait engendrés.

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Un pas déterminant
Conformément aux réalités dénoncées, dès l’époque de la guerre d’Algérie, par des journaux comme France observateur, L’Express ou Le Monde, et en s’appuyant sur les travaux menés par les historiens depuis des décennies, Emmanuel Macron a franchi un pas déterminant. Il a eu raison. Comme il a eu raison de saluer « l’honneur de tous les Français qui, civils ou militaires, ont désapprouvé la torture, ne s’y sont pas livrés ou s’y sont soustraits ». Comme, enfin, il a eu raison d’ouvrir « à la libre consultation tous les fonds d’archives de l’Etat qui concernent ce sujet » afin que les historiens puissent approfondir leur travail salutaire.
Récusons par avance les accusations de coupable « repentance » qui pourraient être adressées au président de la République par tous ceux qui préfèrent le déni à la vérité sur les pages sombres de l’histoire nationale. Concernant la guerre d’Algérie, les reconnaître et les assumer lucidement est la seule façon de réconcilier les mémoires des deux côtés de la Méditerranée et d’inviter les Algériens eux-mêmes à s’engager dans une démarche similaire.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Dans cette chronique, la sociologue Dominique Méda démontre combien il est impératif de continuer à mettre un maximum de « pognon » à destination des chômeurs et des allocataires du RSA, toujours dans le viseur du gouvernement.
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Mais « qui est ce “on” qui semblerait ne pas préférer systématiquement le travail » ?

Dans cette chronique, la sociologue Dominique Méda démontre combien il est impératif de continuer à mettre un maximum de « pognon » à destination des chômeurs et des allocataires du RSA, toujours dans le viseur du gouvernement.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 11h00
    |

Dominique Méda (Professeure de sociologie et directrice de l’Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales (Irisso) de l’université...







                        



                                


                            
Entreprises. « Il faut faire en sorte qu’à tout moment le travail paie et que l’on fasse toujours le choix du travail », a déclaré le premier ministre le 26 août. Qui est donc ce « on » qui semblerait ne pas préférer systématiquement le travail ? Les cadres à hauts revenus, qui devraient reprendre au plus vite un emploi, a suggéré le député LRM Aurélien Taché.

Mais ce sont surtout les chômeurs et allocataires du RSA qui sont dans le viseur d’un gouvernement qui continue à croire fermement que nos concitoyens devraient être « incités » à retrouver un emploi, comme si le chômage était volontaire et résultait principalement d’une inappétence vis-à-vis du travail ou d’un savant calcul aboutissant à la décision rationnelle de ne pas travailler.

On croyait pourtant (on, c’est-à-dire nous, les chercheurs) que l’on en avait fini avec ce genre de raisonnement, notamment depuis l’échec du RSA. Souvenons-nous : celui-ci était censé rompre radicalement avec son prédécesseur, le RMI – critiqué (depuis longtemps) pour sa prétendue capacité à « désinciter » les allocataires à reprendre un emploi. Des expérimentations avaient été lancées à grands frais en 2007 pour évaluer les vertus incitatives du nouveau dispositif, qui s’inscrivait pleinement (déjà !) dans le paradigme de la revalorisation du travail et du « travailler plus pour gagner plus ».
Temps perdu
Alors même que l’évaluation était entachée de sérieux biais et que toutes les conditions de validité n’étaient pas réunies, le principal résultat avait pourtant été la quasi-inexistence d’un impact du « traitement » (c’est-à-dire de l’application du dispositif expérimenté) sur le taux d’entrée en emploi.
en 2016, le RSA-activité, « fort » d’un taux de non-recours de 70 %, était supprimé et remplacé par la prime d’activité
Lors des débats parlementaires, ce résultat avait été largement enjolivé pour emporter l’adhésion des parlementaires. Mais en 2016,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Le président de la République revoit sa communication à l’Elysée, en opérant un jeu de chaises musicales parmi ses conseillers.
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Emmanuel Macron bouscule le casting de son « storytelling »

Le président de la République revoit sa communication à l’Elysée, en opérant un jeu de chaises musicales parmi ses conseillers.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 11h16
    |

            Cédric Pietralunga








                        


C’est une constante, dans le privé comme dans le public. Quand un patron de multinationale ou un responsable politique traverse une mauvaise passe, son premier réflexe est souvent de changer sa communication. Mis en difficulté par l’affaire Benalla et affaibli par les résultats économiques qui tardent à venir et le remaniement forcé du gouvernement après le départ de Nicolas Hulot, Emmanuel Macron n’échappe pas à la règle et a lui aussi décidé de réorganiser les équipes chargées de faire la pédagogie de son action auprès des médias.
Jusqu’ici éclatés au sein de l’Elysée, les différents services gérant l’image du chef de l’Etat seront regroupés dans les prochaines semaines au sein d’un nouveau pôle communication, afin d’« unifier la manière dont le président de la République s’adresse aux Français », indique l’entourage de M. Macron.
Fonction de porte-parole « supprimée »
Comme l’ont révélé Les Echos, ce pôle sera dirigé par Sylvain Fort, un fidèle du président, ancien directeur de la communication d’En marche ! lors de la campagne présidentielle et actuel conseiller discours et mémoire à l’Elysée. Sibeth Ndiaye, la conseillère presse et communication de M. Macron, prendra la direction adjointe de ce pôle et continuera de s’occuper des relations avec les journalistes.
La fonction de porte-parole sera quant à elle « supprimée » mais l’ancien journaliste Bruno Roger-Petit, qui occupe le poste depuis un an, « restera au cabinet comme conseiller », précise-t-on à l’Elysée. De la même façon, M. Fort continuera d’écrire les discours du président (250 l’ont été lors de la première année du quinquennat), assisté de Sophie Walon, une jeune normalienne recrutée comme chargée de mission.

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Selon nos informations, le service de presse de l’Elysée, dirigé par Marion Burlot, l’une des rares rescapées de l’ère Hollande – l’ex-consultante du cabinet Boury, Tallon & Associés travaillait au palais depuis 2015 –, devrait être confié à Pauline Calmès, une des nombreuses attachées de presse de M. Macron durant la campagne.
De son côté, Mme Burlot pourrait rejoindre le service d’information du gouvernement (SIG), avec pour mission de dynamiser cet organisme placé sous l’autorité du premier ministre et chargé de piloter les campagnes de communication du gouvernement. Le SIG gère également les sondages commandés par l’exécutif, une activité stratégique en matière de communication.
Le SIG est actuellement dirigé par Yasmine-Eva Farès, qui occupe le poste à titre intérimaire après le départ cet été de Virginie Christnacht, ancienne cheffe du service de presse de François Hollande à l’Elysée. Son remplaçant aurait été trouvé et serait en cours de recrutement.
70 collaborateurs
« C’est quelqu’un qui vient du privé, un très bon spécialiste de la communication », assure une personne au fait des discussions. Mme Burlot pourrait devenir la numéro deux du SIG, qui bénéficie d’un budget de 13 millions d’euros et d’une équipe de quelque 70 collaborateurs, afin d’accompagner le nouvel arrivant.
Dernier mouvement évoqué au sein de la Macronie, Barbara Frugier, la conseillère communication internationale d’Emmanuel Macron, pourrait elle aussi quitter la présidence. Certaines sources évoquent son arrivée à la Délégation à l’information et à la communication de la défense, l’organisme qui gère l’ensemble des actions de communication internes et externes des armées.
Tout comme Sibeth Ndiaye, Mme Frugier avait rejoint M. Macron lorsque ce dernier avait été nommé ministre de l’économie par François Hollande, en 2014. Si son départ était confirmé, ce serait le second d’une des attachées de presse historique du chef de l’Etat, après celui d’Anne Descamps, qui a quitté au printemps la direction de la communication de La République en marche pour rejoindre celle du comité d’organisation des Jeux olympiques de Paris 2024.
Pour remplacer Mme Frugier à l’Elysée et accompagner le chef de l’Etat lors de ses déplacements internationaux, le nom de Nathalie Baudon est évoqué. Cette ancienne consultante passée par Havas et Brunswick assiste Mme Frugier depuis déjà plusieurs mois.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ A deux mois de son congrès, le parti se réunit lors de la Fête de « L’Humanité », à La Courneuve, sur fond de tensions internes et avec La France insoumise.
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Le Parti communiste, tiraillé, lance sa campagne européenne

A deux mois de son congrès, le parti se réunit lors de la Fête de « L’Humanité », à La Courneuve, sur fond de tensions internes et avec La France insoumise.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 09h54
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 10h54
    |

            Abel Mestre








                        


« Le monde est à nous ». Pas sûr que le slogan de l’édition 2018 de la Fête de L’Humanité, qui rappelle une scène du film La Haine, de Mathieu Kassovitz, corresponde à la réalité du Parti communiste. Ce dernier connaît en effet des turbulences. Sur le front intérieur, son congrès qui aura lieu en novembre, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), promet d’être remuant. Sur l’extérieur, ses futures alliances sont encore en suspens alors que ses relations avec les frères ennemis de La France insoumise sont exécrables. Petit tour d’horizon.
Un congrès tendu 
Trois textes alternatifs affrontent celui de la direction, appelé dans le jargon de la « place du Colonel-Fabien », « base commune ». Parmi eux un sérieux concurrent se détache : la motion signée par André Chassaigne (le président du groupe à l’Assemblée, très populaire au PCF) mais aussi des orthodoxes. « J’ai participé à la prise de décision de faire ce texte et à sa rédaction », précise le député du Puy-de-Dôme qui, pour la première fois de sa vie, ne signe pas le texte de la direction. Cette dernière fustige en retour « l’alliance de la carpe et du lapin » en ayant conscience du danger : le texte parvient à faire une sorte de quadrature du cercle communiste en étant très critique à la fois contre la direction et contre La France insoumise. André Chassaigne se défend  :
« Je suis satisfait que des communistes qui ont des approches différentes, [notamment sur l’Europe ou sur l’islam], aient pu cosigner ce texte. On a un point commun : vouloir stopper la spirale de l’effacement du parti. »
Certains dirigeants voient même ce « manifeste » arriver en tête lors du vote des militants en octobre. Une situation qui serait inédite. Dans ce cas, soit Pierre Laurent qui brigue un nouveau mandat à la tête du parti après dix ans de pouvoir parvient à faire une « synthèse » autour d’un texte amendé, soit un secrétaire national alternatif pourrait être proposé. Le nom du député du Nord Fabien Roussel revient avec insistance.

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                Les communistes sous tension avant leur congrès



Relations au point mort avec les « insoumis »
Une chose ne change pas : les mauvaises relations avec LFI. Les échanges d’amabilités − sur tous les sujets − entre responsables communistes et « insoumis » finissent même par en lasser certains au PCF. Ceux-là se retrouvent autour, entre autres, des députés Stéphane Peu (Seine-Saint-Denis) et Elsa Faucillon (Hauts-de-Seine) et de leur texte alternatif, qui veut « rassembler les forces antilibérales » pour bâtir un « front commun », notamment avec LFI. « Faire comme si LFI n’existait pas est un leurre. La direction actuelle doit faire preuve de lucidité. Ni statu quo ni retour en arrière », estime Mme Faucillon, quand Stéphane Peu juge que « Mélenchon est central ».
Il n’empêche. La tension est telle que les députés « insoumis » ont décliné l’invitation à assister au discours de Pierre Laurent, samedi 15 septembre. Dans un communiqué, ils écrivent :
« En 2017 Pierre Laurent a consacré son discours au stand du conseil national du PCF à attaquer Jean-Luc Mélenchon devant une délégation de dirigeants de La France insoumise. Cette année, c’est avant même la Fête de “L’Humanité” que la tête de liste européenne du PCF, Ian Brossat, nous insulte. La porte est ouverte aux provocations et incidents. Nous n’en voulons pas. A quoi bon, alors, répondre à l’invitation à écouter Pierre Laurent samedi si c’est un traquenard ? En conséquence, à regret, la délégation du groupe LFI initialement prévue ne se rendra pas à l’invitation officielle du CN du PCF. Nous voulons protéger ce qui reste de possibilités de dialogue serein. Nos adversaires doivent rester Macron et Le Pen chacun pour la part qui lui revient. » 

En 1939, mon grand-père juif a fui la Pologne pour échapper à l'antisémitisme. 
— IanBrossat (@Ian Brossat)


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Les idées d'Anne Hidalgo et du Parti Socialiste, l'affiche d'une démocrate américaine, le slogan du Front de Gauche… https://t.co/lJhfIoSY0z— mbompard (@Manuel Bompard)


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En revanche, Benoît Hamon sera présent. Il sera accompagné de l’ancien ministre des finances grec, Yanis Varoufakis. Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, et Olivier Besancenot, du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), viendront également à La Courneuve.
Coup d’envoi des élections européennes
On l’a compris, l’alliance avec La France insoumise pour les européennes est aujourd’hui impossible, notamment à cause de la personnalité clivante de Ian Brossat à l’égard des « insoumis ». Outre les piques lancées par l’élu parisien à leur endroit − auxquelles ils répondent sur le même ton − les cadres de LFI sont ulcérés par les affiches du jeune communiste qui reprennent « l’humain d’abord », nom du programme du Front de gauche en 2012 et de son candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon. Rien de choquant pour les communistes : la marque a été déposée par leurs soins, en 2010, à l’Institut national de la propriété industrielle (INPI).
Les visiteurs ne pourront, en tout cas, pas la rater puisqu’elle a été tirée à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires. Ian Brossat sera en outre la star de la fête, puisqu’il se démultipliera, notamment à travers pas moins de quatre « speed meetings » au long du week-end.
Malgré ce volontarisme, l’avenir communiste pour les européennes est encore flou : les mauvais sondages ne plaident pas pour une liste autonome. Mais avec qui s’allier ? Génération.s, qui est aussi à la peine ? Ou avec le PS, qui risque d’avoir une campagne proche de celle du Parti socialiste européen, qui ne correspond pas à la ligne du PCF ? Pour l’instant les communistes, prudents, veulent voir comment les choses se décantent.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Se sentant mal aimé au PS, cet ancien rocardien a refait sa vie politique auprès d’Emmanuel Macron. A 52 ans, le secrétaire d’Etat et délégué général de LRM fait profiter la macronie de son bagage politique.
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Christophe Castaner, le joker de Jupiter


                      Se sentant mal aimé au PS, cet ancien rocardien a refait sa vie politique auprès d’Emmanuel Macron. A 52 ans, le secrétaire d’Etat et délégué général de LRM fait profiter la macronie de son bagage politique.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 06h48
    |

            Philippe Ridet








                              

                        

On attaque tout de suite avec la chaîne ? Au moins on sera débarrassé. C’est peut-être ce qu’il a voulu nous dire en apparaissant, chemise blanche largement ouverte, pantalon de toile orange avec téléphone portable glissé dans la poche arrière et sneakers immaculées, au rendez-vous qu’il nous avait fixé devant la mairie de Forcalquier, qu’il occupa pendant près de trois mandats : « Je suis aussi celui qu’on se plaît à brocarder, vous pouvez l’écrire. »
Donc Christophe Castaner, délégué général du mouvement La République en marche (LRM) et secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement, porte une chaîne en or. Un cadeau de sa mère, paraît-il.
Pas une chaîne de baptême toute fine avec une médaille de la Vierge dissimulée dans les poils du torse. Non, un bijou plutôt voyant, à gros maillons, que les Parisiens, les bobos dans notre genre, les humoristes de la radio et les snobs en général identifient comme le signe « plus-plus-plus » de la marseillitude, de la provencitude et de tous-ceux-qui-sont-nés-au-sud-de-la-Loiritude. « Chemise ouverte, chaîne en or qui brille », chantait déjà IAM en 1993.

Christophe Castaner coche toutes les cases du mâle méditerranéen. Il a de lointaines origines espagnoles, partageant de l’autre côté des Pyrénées son patronyme avec une marque d’espadrilles très tendance, il est né à Ollioules (Var), il a vécu à Manosque et à Marseille, il est diplômé de droit de l’université d’Aix-en-Provence.
Quand il n’est pas rue Sainte-Anne, à Paris, au siège de LRM, ou au Parlement, il vit à Forcalquier (4 600 habitants), dans les Alpes-de-Haute-Provence, avec son épouse, Hélène, qu’il a connue adolescent au lycée de Manosque, et leurs deux filles, Jade et Léane. Il est arrivé qu’on le surnomme « Kéké » ou « Simplet ». Voilà, c’est dit.
Le chien de garde du président
Ce 6 juillet, l’équipe de France venait de battre l’Uruguay (2-0) en quarts de finale de la Coupe du monde de football,...




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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Parmi les adhérents à La République en marche, l’enthousiasme des campagnes présidentielle et législatives est retombé. Et les comités locaux ne font plus le plein, malgré les 403 000 personnes inscrites.
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Article sélectionné dans La Matinale du 13/09/2018
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Les « marcheurs » entre désillusion et désertion

Parmi les adhérents à La République en marche, l’enthousiasme des campagnes présidentielle et législatives est retombé. Et les comités locaux ne font plus le plein, malgré les 403 000 personnes inscrites.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 06h47
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 11h19
    |

            Sylvia Zappi (Bordeaux, envoyée spéciale)








                        



                                


                            
Ils voulaient réenchanter la politique. Donner, avec En marche !, un grand coup de balai au « vieux monde » et inventer l’investissement militant à coups de « projets » et de « team building ». Créer un mouvement horizontal où tous pourraient être experts et faire remonter des propositions. La campagne présidentielle 2017, les élections législatives et le premier congrès du mouvement passés, l’enthousiasme est retombé. Minés par des désertions sur la pointe des pieds ou des départs en fanfare, les comités locaux s’essoufflent. Et les adhérents peinent à faire entendre leurs doutes et désillusions.
Officiellement, La République en marche (LRM), parti créé ex nihilo en 2016, revendique 403 934 adhérents et 3 768 comités locaux, soit une couverture insolente du territoire. La réalité de terrain est bien moins flatteuse. Le décalage est notamment criant entre les centaines d’adhérents annoncées par chaque comité local sur le site du parti et la poignée de personnes qui s’inscrivent pour assister à une réunion ou participer à une initiative. Les témoignages recueillis dans plusieurs départements – l’anonymat a été très souvent requis par les intéressés – dessinent à leur tour un mouvement qui semble s’être vidé de ses forces vives.

La Gironde, un des fiefs de la Macronie, comptant dix députés LRM sur les douze du département et 10 000 adhérents revendiqués, ne fait pas exception.
« En un an, on est passé à moins de la moitié, constate Audrey (les prénoms ont été changés), quadragénaire qui travaille dans l’immobilier. Qu’on en perde autant montre qu’il y a quelque chose qui ne va pas. On est un jeune mouvement qui apprend, mais on a un vrai problème d’information et de communication avec les instances au-dessus. »
« Mon comité était l’un des plus actifs lors de la campagne, il y avait un vrai foisonnement d’idées et de rencontres. On en est aujourd’hui très loin… Cela a juste permis de créer une illusion sur une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Le fisc doit transmettre à l’employeur les taux d’imposition à partir du 16 septembre.
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Article sélectionné dans La Matinale du 13/09/2018
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Prélèvement à la source : des inquiétudes sur la confidentialité des données des salariés

Le fisc doit transmettre à l’employeur les taux d’imposition à partir du 16 septembre.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 15h29
    |

            Benoît Floc'h








                        



                                


                            
L’argument a réussi à créer l’union sacrée des opposants au prélèvement à la source. De Valérie Pécresse à Jean-Luc Mélenchon en passant par le Medef, tous l’assurent : la nouvelle manière de prélever l’impôt sur le revenu, à partir de janvier 2019, porte atteinte à la vie privée des contribuables.
La réforme, portée par Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics, en modifiera en effet la temporalité et la collecte : c’est le patron (ou la caisse de retraite) qui prélèvera dorénavant sur leur salaire (ou la pension) l’impôt dû par les employés ; ce ne sont plus ces derniers qui le verseront directement à l’Etat avec un an de décalage, comme cela se pratique jusqu’à aujourd’hui. Or, pour que ce système fonctionne, le fisc doit transmettre aux employeurs le taux à appliquer sur la paye de chacun.
A partir du 16 septembre, l’administration fiscale informera pour la première fois les entreprises des taux d’imposition de leurs salariés. Celles qui le souhaitent pourront préfigurer, sur le bulletin de paye d’octobre, le salaire avant impôt sur le revenu, comme aujourd’hui, et le net après application du taux. Un salarié qui souhaite que son employeur ne connaisse pas son taux doit donc opter pour le taux « neutre », au plus tard samedi 15 septembre.

« Tous les patrons vont savoir combien gagne votre conjoint, combien vous avez d’enfants, a prévenu Valérie Pécresse, présidente (Les Républicains) de la région Ile-de-France, sur France Inter, le 29 août… Enfin, ils vont avoir accès à des informations qui sont de la vie privée. » Si un salarié à la paye modeste se voit appliquer un taux important, c’est forcément qu’il perçoit d’autres revenus (des loyers, par exemple) ou que son conjoint gagne bien sa vie. Son patron pourrait être tenté d’en tenir compte au moment des augmentations, écartant délibérément les taux élevés.
« On a le droit à une intimité »
Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), lui, n’a...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Officiellement retirée de la vie politique, la petite-fille de Jean-Marie Le Pen ouvre à Lyon, samedi, une école pour former la « jeunesse conservatrice ». Une manière de préparer son retour ?
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Si le principe d’une loterie est bien vu dans les communes, son produit ne compensera en rien les financements de l’Etat, des mécènes et entreprises.
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Un loto pour booster les Journées européennes du patrimoine

Si le principe d’une loterie est bien vu dans les communes, son produit ne compensera en rien les financements de l’Etat, des mécènes et entreprises.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 01h54
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 09h10
   





                        



   


Les Journées européennes du patrimoine vont pour la première fois être accompagnées par le tirage d’un loto dont les bénéfices doivent aider à financer sa mise en valeur. Mais un projet de loi diminuant le contrôle de l’Etat sur les chantiers inquiète ses défenseurs.
Comme chaque année, une multitude d’initiatives sont prévues, samedi 15 et dimanche 16 septembre, pour permettre au grand public d’explorer des univers inconnus. Parmi elles, des visites des studios de Radio France ou du ministère de l’économie et des finances à Bercy (en présence des ministres). A l’hôtel de Montmorin, qui abrite le ministère des outre-mer, jeunes et moins jeunes pourront expérimenter des escape games dans un des rares bunkers parisiens de la seconde guerre mondiale.
La mission confiée par le président Emmanuel Macron à l’animateur Stéphane Bern participe aussi à médiatiser ces Journées.
Un loto et un jeu de grattage ont, par ailleurs, été lancés pour contribuer à restaurer dix-huit monuments « emblématiques » en péril, sur quelque 270 sélectionnés. Les premiers chèques seront remis samedi aux communes concernées.
Selon Stéphane Pallez, PDG de la Française des jeux (FDJ), sur les 12 millions de tickets du jeu à gratter « Mission patrimoine », vendus 15 euros pièce depuis le 3 septembre, « 2,5 millions ont déjà été vendus, soit plus de 20 %, ce qui est le signe que ce jeu rencontre un grand succès ».
Loi ELAN en jeu
La ministre de la culture, Françoise Nyssen, a donné jeudi le coup d’envoi des Journées en se rendant au Mobilier national, dans le 13e arrondissement de Paris, dont les réserves seront ouvertes pour la première fois au public. Elle a répondu aux critiques sur les engagements de l’Etat : « 326 millions d’euros par an pour la restauration du patrimoine ne sont pas une goutte d’eau. » L’intérêt des Français pour leur patrimoine « semble avoir été entendu en haut lieu », s’était, de son côté, félicité Stéphane Bern, mercredi, interrogé par l’AFP.
Il y a quelques jours, l’animateur proche du couple Macron avait pourtant menacé de quitter sa mission à la fin de l’année s’il n’était qu’un « cache-misère ». En jeu, la future loi évolution du logement et de l’aménagement du numérique (ELAN), qui risque d’affaiblir le contrôle de l’Etat en limitant le rôle des Architectes des bâtiments de France (ABF), chargés de donner leur avis aux maires dans les aménagements ou destructions de sites.
M. Bern « garde donc espoir (…) que certains points qu’il a souhaité soulever [comme l’article de la loi ELAN sur l’avis conforme des ABF] et qui peuvent poser problème, soient revus tant qu’il en est encore temps », a-t-il déclaré.
Architectes qui se paupérisent
L’ancien ministre de la culture Jack Lang, à l’origine des Journées du patrimoine, s’inquiète aussi d’un projet qui « retire du pouvoir » aux architectes, alors qu’ils « se paupérisent ». « On a parfois l’impression, confie-t-il à l’AFP, que les banques et les sociétés privées deviennent les urbanistes : on leur livre les entrées des villes, les mobiliers urbains », ajoute-t-il, regrettant que « l’on ne soit pas suffisamment protecteur à l’égard du patrimoine du XXe siècle ».
L’ancien ministre proche de François Mitterrand fait aussi confiance à Emmanuel Macron, « qui peut proposer une ambition nationale pour la préservation de l’histoire d’hier et du patrimoine de demain ».
Pour Alexandre Gady, président de Sites et monuments, les Journées du patrimoine sont, cependant, une nouvelle illustration du « en même temps » d’Emmanuel Macron. Le projet ELAN « empêchera le ministère de la culture de s’opposer à la dénaturation et à la démolition d’édifices patrimoniaux en péril. Le loto occulte ainsi médiatiquement l’essentiel », accuse-t-il. M. Gady y voit une offensive des lobbys économiques pour « relancer le BTP ». « On pourrait se priver de quartiers entiers » dans les villes, affirme-t-il à l’AFP.
Si le loto est plutôt bien vu dans les communes, il ne compensera en rien les financements des mécènes, de l’Etat et des entreprises. Mais les films de deux minutes diffusés chaque soir après le journal télévisé de France 2 ont connu un fort impact et sont un format facile à reproduire sur les réseaux sociaux. Vanessa Colas, chargée de mission pour le Fort-Cigogne de Fouesnant (Finistère), souligne ainsi l’effet immédiat du spot diffusé le 3 septembre sur le site breton : « Depuis lors, les dons et promesses de dons affluent. »
Dans les bureaux de tabac de Bretagne, une carte affiche quatorze sites nécessitant une restauration dans la région : la mission Bern « permet de mobiliser des personnes qui n’étaient pas au courant », souligne-t-elle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ La clôture du dépôt des candidatures était fixée à 20 heures jeudi 13 septembre. Le scrutin interne est prévu mardi 18 septembre.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Dans un livre à paraître le 19 septembre, l’ancien bras droit de la présidente du Rassemblement national écrit que « la rupture s’est faite sur les idées ».
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Selon Philippot, Marine Le Pen sait qu’elle n’accédera « jamais » à l’Elysée

Dans un livre à paraître le 19 septembre, l’ancien bras droit de la présidente du Rassemblement national écrit que « la rupture s’est faite sur les idées ».



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 21h10
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 09h23
    |

            Lucie Soullier








                        



   


« A de rares exceptions près, la direction du FN, c’est l’univers de la paresse. » Cette fois, la rupture est consommée, et éditée, entre Florian Philippot et le parti d’extrême droite. Dans un livre à paraître le 19 septembre chez L’Artilleur, celui qui fut l’inséparable conseiller de Marine Le Pen six années durant remue le couteau dans la plaie non cicatrisée de sa dernière présidentielle ratée : le « catastrophique » débat d’entre-deux-tours, entre « la danse dite “des envahisseurs” » et « le débat sur l’euro où [elle] se noie complètement dans le sujet ». Ce soir-là, écrit-il, « elle fait peur » et « des millions de voix basculent, ou se perdent dans l’océan de l’abstention ». Voici Marine Le Pen foudroyée dès les premières pages du livre de son ancien bras droit, qui rappelle d’emblée cette soirée qu’elle voudrait tant faire oublier.
Evidemment, Florian Philippot « ne cherche à enfoncer personne », et ce bien qu’il ait « dans [sa] besace beaucoup d’anecdotes qui [lui] permettraient de le faire aisément ». Tir de barrage, au cas où certains seraient tentés de riposter. Il ne manque tout de même pas de consacrer le premier chapitre de ce qu’il qualifie d’ouvrage « programmatique » à son départ tapageur.
Marine Le Pen « n’a jamais été très sûre de ses convictions »
« La rupture s’est faite sur les idées », assure-t-il un an après le divorce, et tient dans le titre du livre : Frexit. Cette sortie de l’Union européenne, Florian Philippot la prône désormais à la tête de son petit parti souverainiste et europhobe, Les Patriotes. Le Front national, rebaptisé « Rassemblement national » (RN), a quant à lui relégué la sortie de l’euro en dernière place de ses priorités – loin derrière celle du rétablissement des frontières.
Au-delà des coups de griffes à son ex-patronne, qui « n’a jamais été très sûre de ses convictions », Florian Philippot explique le « changement de pied » de Marine Le Pen sur l’Europe par le retour de certaines « personnalités plus radicales » autour d’elle : sa sœur aînée, Marie-Caroline, et son mari, Philippe Olivier (devenu son conseiller spécial), partis avec Bruno Mégret lors de la scission de 1999 ; Jean-Lin Lacapelle, « le vieil ami des soirées en boîte et des années “Génération Le Pen” » ; Philippe Vardon, ancien chef de file du bloc identitaire ; Axel Loustau, ancien militant du GUD, un groupuscule d’extrême droite radicale…
Un entourage qui colorera « largement en bleu identitaire la campagne présidentielle de 2017 », analyse a posteriori Florian Philippot. Et des retours qui tiennent, selon lui, à l’exclusion de Jean-Marie Le Pen par sa fille, en 2015, la poussant à « prouver que c’est toujours la famille qui tient la maison ».
Marion Maréchal, la ligne identitaire du parti
Autre influence qui aurait fait basculer Marine Le Pen, selon son ancien acolyte, la « droite hors les murs », avec entre autres les visites vespérales de Patrick Buisson, l’ex-conseiller de Nicolas Sarkozy. « C’est durant la campagne présidentielle de 2017 que Marine Le Pen a définitivement cédé à ce courant d’union des droites, quoi qu’elle puisse encore aujourd’hui en dire publiquement », soutient-il. Car la présidente du RN, pressée par certains chantres internes de l’union des droites, maintient coûte que coûte sa ligne du « ni droite ni gauche ».
Pour parfaire le tableau et « n’enfoncer personne », le « frexiteur » n’oublie pas d’énumérer les « dérapages » de ses anciens camarades frontistes. « Jean-Marie Le Pen est le spécialiste du genre, et sa petite-fille semble avoir hérité de ce talent. » Voilà enfin citée sa Némésis au sein de l’ex-FN : Marion Maréchal, partie avant lui et toujours appelée aujourd’hui, qui incarnait la ligne identitaire du parti.
Avant de refermer le premier chapitre, Florian Philippot porte le coup de grâce, évoquant le « renoncement à la victoire » de Marine Le Pen après le second tour de la présidentielle : « Elle avait compris : jamais elle n’accéderait à l’Elysée. » Côté RN, on balaye les critiques de « celui qui va partager 1 % des voix avec Asselineau aux européennes. S’il parvient à monter sa liste. » Sans enfoncer personne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ La disparition programmée des conseillers techniques sportifs bouleverse ce qui a fait le succès du sport français et acte le désengagement de l’Etat, estime notre journaliste Clément Guillou.
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A six ans des JO de Paris, l’explosion programmée du modèle sportif français

La disparition programmée des conseillers techniques sportifs bouleverse ce qui a fait le succès du sport français et acte le désengagement de l’Etat, estime notre journaliste Clément Guillou.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 20h04
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 11h50
    |

            Clément Guillou (Journaliste au service sports du "Monde")








                        



                                


                            
Analyse. Une réunion avec Edouard Philippe, une déclaration apaisante sur le parvis de Matignon et deux pages de pédagogie à destination du monde sportif à travers un entretien avec L’Equipe : en vingt-quatre heures, lundi 10 septembre, la nouvelle ministre des sports, Roxana Maracineanu, a éteint l’incendie déclaré dans le week-end après la révélation des intentions de Matignon vis-à-vis de son ministère. Mais l’apaisement ne peut être que provisoire.
Car, dans son interview, l’ancienne championne du monde de natation dit clairement ce qui n’apparaissait jusqu’alors qu’entre les lignes : les 1 600 conseillers techniques sportifs (CTS), qui évoluent dans l’Hexagone auprès des fédérations, « ne seront plus forcément fonctionnaires ». Leur avenir s’inscrit « dans un cadre rénové, au plus près des fédérations », explique Roxana Maracineanu, rappelée à son devoir de solidarité gouvernementale avant même de s’être assise à son bureau. En clair : les CTS devront être payés par quelqu’un d’autre que l’Etat. Par qui et comment ? C’est l’enjeu des négociations de ces prochaines semaines.
Si le sigle est inconnu de la quasi-totalité des Français, les sportifs, eux, connaissent parfaitement ces CTS : ils sont la sève du sport français. Spécificités du modèle tricolore, ces cadres d’Etat personnifient l’implication de la force publique en se portant garants de l’intérêt général dans la vie des fédérations, du plus bas niveau jusqu’aux espoirs olympiques. Tous, ils l’admettent, ne s’y appliquent pas avec la même énergie, mais les champions olympiques français savent généralement ce qu’ils leur doivent.
En 1996, déjà…
Que l’Etat veuille se débarrasser de la masse salariale qu’ils représentent – environ 110 millions d’euros par an – n’est pas nouveau. Relisons Le Monde du 20 juillet 1996, jour de l’ouverture des Jeux olympiques d’Atlanta :
« Le président du Comité national olympique et...




                        

                        

