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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Alors que l’ouragan Florence s’abat depuis vendredi matin sur la côte est des Etats-Unis, le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper, s’inquiète des conséquences de cette tempête pour son Etat.
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Ouragan Florence : « des localités entières » pourraient être détruites en Caroline du Nord

Alors que l’ouragan Florence s’abat depuis vendredi matin sur la côte est des Etats-Unis, le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper, s’inquiète des conséquences de cette tempête pour son Etat.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 18h11
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 18h16
   





                        



   


« La tempête ravage notre Etat. » Le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper, a tiré la sonnette d’alarme, vendredi 14 septembre, alors que l’ouragan Florence a commencé à s’abattre sur la côte est des Etats-Unis.
« Nous sommes très inquiets que des localités entières puissent être détruites (…). Nous faisons face à plusieurs menaces », a poursuivi le gouverneur, citant la montée des eaux de l’océan et des rivières gonflés par l’ouragan, combinées aux fortes précipitations. Des pluies de cette intensité n’arrivent « qu’une fois tous les mille ans », a déclaré Roy Cooper, indiquant que la rivière Neuse était arrivée jusqu’à trois mètres au-dessus de son niveau habituel et que le niveau des rivières allait « monter pendant plusieurs jours ».

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« L’ouragan Florence a touché terre près de Wrightsville Beach, en Caroline du Nord, à [9 h 15], avec des vents maximums estimés à 150 km/h », a annoncé le Centre national des ouragans (NHC) dans un Tweet. Même s’il a été rétrogradé en catégorie 1 sur l’échelle de Saffir-Simpson, qui en compte cinq, l’ouragan reste dangereux, a averti le NHC. A l’approche de cet ouragan, 1,7 million de personnes avaient été sommées de se mettre à l’abri, loin du littoral.
500 000 foyers privés d’électricité
L’impact de l’ouragan a été précédé par de violents vents tourbillonnants qui ont commencé à souffler peu après 5 heures, heure locale (11 heures à Paris), projetant des trombes d’eau dans tous les sens et faisant s’envoler débris et panneaux de signalisation. « Cela ne marque pas la fin », a mis en garde Jeff Byard, responsable de l’agence fédérale américaine des situations d’urgence (FEMA). « Une menace importante persistera pendant encore 24 à 36 heures », notamment à cause du grave risque d’inondations, a-t-il ajouté.
En Caroline du Nord, près de 500 000 foyers étaient déjà privés d’électricité, et les services d’urgence tentaient de secourir des centaines de personnes bloquées chez elles par des inondations dans la ville de New Bern. Mais certaines zones inondées sont trop dangereuses pour que « nos secouristes interviennent », a expliqué Jeff Byard, déplorant que certaines personnes n’aient pas suivi l’ordre d’évacuer.
A plusieurs centaines de kilomètres plus au sud, la célèbre station balnéaire de Myrtle Beach, en Caroline du Sud, s’est elle aussi transformée en ville fantôme : rues désertes, stations-service fermées et fenêtres calfeutrées. Un couvre-feu y a été instauré, comme dans plusieurs autres localités de la côte Atlantique, et les autorités avaient appelé la population à l’évacuer dès mardi. Pour ceux qui n’ont pas voulu ou pu partir, plusieurs centres d’accueil ont été mis en place.
Selon le service météorologique national (NWS), environ 4,9 millions de personnes devraient subir des précipitations de plus de 25 cm dans les cinq prochains jours.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Dans le palmarès publié par le PNUD, Maurice est le pays le mieux classé d’Afrique subsaharienne, tandis que le Niger glisse à la dernière place mondiale.
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Synthèse

Education, santé, inégalités : en Afrique, un développement humain à plusieurs vitesses

Dans le palmarès publié par le PNUD, Maurice est le pays le mieux classé d’Afrique subsaharienne, tandis que le Niger glisse à la dernière place mondiale.

Laurence Caramel
    



LE MONDE
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        Le 14.09.2018 à 16h15

     •
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        Mis à jour le 14.09.2018 à 16h52






    
Un famille nigérienne à Dargué, dans la région de Maradi, en août 2018.
Crédits : LUIS TATO / AFP


Mieux vaut être né en Norvège qu’au Niger ou au Botswana qu’au Tchad. La mise à jour de l’indice de développement humain (IDH) publiée vendredi 14 septembre par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ne révèle pas de grands bouleversements dans ce classement du bien-être à l’échelle mondiale. Il décrit cependant, au sein du continent, une diversité de situations qui bat en brèche l’idée réductrice d’une Afrique homogène condamnée à stagner en queue de peloton.

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Le Botswana figure, avec la République dominicaine et la Turquie, parmi les pays qui ont gravi le plus de places dans le classement depuis le début de la décennie. Les nouvelles estimations de l’espérance de vie à la naissance – dont l’horizon avait reculé de treize ans au plus fort de l’épidémie de sida – en sont la principale raison.
De fortes inégalités au Gabon
L’IDH, publié depuis 1990, est une mesure composite de la richesse matérielle, à travers le revenu brut par habitant, l’espérance de vie à la naissance et l’accès à l’éducation, appréhendé notamment à travers le taux moyen de scolarisation. Il a été complété en 2011 par une mesure des inégalités qui permet de prendre en compte la distribution inégale des richesses.
Ainsi le Gabon, seul Etat au sud du Sahara, avec le Botswana et Maurice (classé au 1er rang subsaharien et au 65e mondial), à appartenir au groupe des pays dont le niveau de développement humain est considéré comme élevé, chute de 40 places lorsque les économistes intègrent la forte concentration des revenus liée à la rente pétrolière, qui ne profite qu’à quelques-uns.

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« Les chiffres que nous publions depuis vingt-huit ans montrent que des progrès sont possibles, même s’ils sont inégaux », s’est réjoui l’économiste du PNUD Selim Jahan en commentant l’évolution enregistrée au cours des trois dernières décennies dans les différentes régions du monde. L’Afrique subsaharienne a été celle où les progrès les plus rapides ont été observés au cours des années 2000, avant le ralentissement provoqué par la crise financière et la chute des cours des matières premières.
L’écart entre le Niger, qui occupe la dernière place du classement, et la Norvège, à la première place, n’en demeure pas moins vertigineux : à la naissance, un enfant nigérien a une espérance de vie inférieure de près de 22 ans. Il peut en moyenne espérer fréquenter les bancs d’une école pendant deux ans, contre plus de douze pour un enfant du royaume scandinave. Ses parents vivent avec moins de 1 000 dollars par an (moins de 860 euros), 68 fois moins que s’il avait vu le jour en Norvège.
Les femmes mieux loties en Namibie
Sur le continent, les pays les plus pauvres sont aussi les plus inégalitaires et ceux où les femmes disposent du moins de droits et de choix. Au Tchad, deux tiers des femmes de 15 à 24 ans sont analphabètes, contre moins de deux sur dix au Rwanda, où l’égalité hommes-femmes est une priorité. En Namibie, les femmes restent plus longtemps à l’école que les hommes et l’écart de revenus entre les sexes est beaucoup plus faible qu’ailleurs.

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Plus d’un pays sur deux en Afrique subsaharienne continue d’afficher un IDH « faible ». Dans le reste du monde, seuls cinq pays sont dans une situation comparable, selon le classement du PNUD, qui ne prend pas en compte des Etats comme la Corée du Nord, pour lesquels les statistiques ne sont pas disponibles. Il s’agit des îles Salomon, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, de l’Afghanistan, de la Syrie et du Yémen. Dans les deux derniers cas, la guerre explique une brutale dégradation des indicateurs sociaux et de l’espérance de vie au cours des années récentes. Tout comme elle reste, pour la plupart des pays africains bloqués dans le bas de cette photographie mondiale, un facteur chronique d’appauvrissement.

    

Crédits : 




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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Ces poissons ont un corps si gélatineux qu’ils fondent lorsqu’ils remontent à la surface.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Dans « Science », le chercheur Timothy Lenton et le philosophe Bruno Latour estiment que l’humanité doit assumer son rôle de gestionnaire de l’habitabilité de la planète.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ En annonçant un plan national vendredi, le gouvernement entend tripler la part de la bicyclette dans les déplacements quotidiens d’ici à 2024.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Un nouveau plan pour convertir les Français au vélo

En annonçant un plan national vendredi, le gouvernement entend tripler la part de la bicyclette dans les déplacements quotidiens d’ici à 2024.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 11h22
    |

                            Yves Tréca-Durand (Angers, correspondant)








                        



   


En queue du peloton européen en matière d’usage du vélo en ville, la France entend rattraper son retard par un plan national que devait dévoiler, vendredi 14 septembre, le premier ministre, Edouard Philippe. La France figure aujourd’hui au 25e rang dans l’Union européenne. Grâce à ces mesures, le gouvernement entend tripler la part du vélo dans les déplacements quotidiens, de moins de 3 % aujourd’hui à 9 % d’ici à l’horizon 2024. Ce que n’ont pas réussi à faire les deux plans vélo précédents, en 2012 et 2014.
Accompagné pour l’occasion du nouveau ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, et de la ministre des transports, Elisabeth Borne, le chef du gouvernement a choisi Angers (Maine-et-Loire), la ville dont le maire est son ami Christophe Béchu, par ailleurs président de l’Agence de financement des infrastructures de transport (AFITF), pour détailler les 25 mesures portées par ce plan doté d’un fonds de 350 millions sur sept ans.
Cette enveloppe financière, certes inédite, n’est pas à la hauteur de ce qu’espéraient les ONG réunies au sein du Réseau action climat (RAC) : elles demandaient 200 millions par an. « 50 millions d’euros par an pendant sept ans, soit 0,7 euro par habitant chaque année, c’est quatre fois moins que les besoins annuels pour résorber notre retard », réagit Lorelei Limousin, responsable des politiques climat-transport au RAC.
Dans un entretien accordé au Courrier de l’Ouest vendredi matin, Edouard Philippe se justifie : « Ce n’est pas simplement de l’argent sur des infrastructures, c’est un plan complet et ambitieux. » Il entend « favoriser tout ce qui est relatif à la sécurité des cyclistes et à la lutte contre le vol. Et puis, on va développer des mécanismes pour favoriser l’utilisation du vélo sur des trajets domicile-travail. C’est un enjeu crucial et pour lequel il y a de grosses marges d’amélioration. »

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« Forfait mobilité durable »
Sur ce dernier point, il se fait plus précis : « On va créer un dispositif forfaitaire en substitution de l’indemnité kilométrique, qui était trop compliquée, et faire en sorte qu’il soit attractif, mais on n’est pas dans une logique d’obligation. » Les collectivités territoriales et les grandes entreprises pourront, grâce à ce « forfait mobilité durable », proposer une indemnité à leurs salariés, qui pourra atteindre 400 euros par an, en franchise d’impôt et de cotisations sociales.
L’Etat, en tant qu’employeur, se limitera à une aide annuelle de 200 euros. Mais elle sera généralisée dans les administrations. Ce forfait « sera exclusif d’autres mécanismes qui viennent accompagner le salarié ou l’agent. Si vous êtes dans le dispositif transports en commun, vous ne pouvez pas être dans le dispositif vélo, il faudra choisir », poursuit le chef du gouvernement.
A propos de la sécurité des cyclistes, Edouard Philippe annonce la généralisation du double sens cyclable en ville, en laissant aux maires le soin d’en apprécier la dangerosité, et veut « systématiser » les sas vélos en amont des feux tricolores. « On va le rendre obligatoire pour les nouveaux équipements à compter de l’année prochaine. »
Le plan promet par ailleurs des mesures de soutien à l’achat de vélos à assistance électrique et d’aide au déploiement de flottes de vélos par les entreprises, sans en préciser les contours. Les ONG partenaires du RAC militent de leur côté pour la réintroduction d’un bonus « incitatif » à l’achat d’un vélo à assistance électrique
Le projet compte également un volet éducatif. Pour développer une « culture vélo », notamment auprès du jeune public, le comité interministériel à la sécurité routière va généraliser, d’ici à 2022, lors de l’entrée en classe de sixième, le programme de conduite à vélo en toute sécurité, savoir rouler, déjà appliqué dans certaines académies.
Concernant le fléau le plus redouté des cyclistes, le vol, le plan vélo prévoit de généraliser le marquage des cadres. « Ce sera infalsifiable et ça permettra de suivre et retrouver les vélos », assure le premier ministre. Si cela ne suffit pas, le gouvernement a prévu de « planifier » la construction de parkings sécurisés dans les gares SNCF. « Il en existe déjà en France, dans les villes qui ont beaucoup développé l’usage du vélo, et la demande est forte un peu partout. »
Les délais de mise en œuvre s’annoncent assez rapides. « Il y a 25 mesures globales dans ce plan qui doivent être intégrées dans des textes différents, il y aura donc plusieurs dates de vote, soutient Edouard Philippe. Vous en aurez dans la loi d’orientation sur les mobilités qui sera discutée au parlement prochainement. Vous avez des mesures de nature fiscale qui peuvent relever du PLF [projet de loi de finances]. Certaines mesures seront applicables dès 2019, d’autres en 2020. »

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ C’est parce que la Chine refuse désormais d’accueillir les déchets plastique des autres pays que gouvernements et entreprises occidentales prennent enfin des mesures drastiques, explique la consultante Elisabeth Laville dans une tribune au « Monde ».
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Sus au plastique ! Les dessous d’une « décision vertueuse »…

C’est parce que la Chine refuse désormais d’accueillir les déchets plastique des autres pays que gouvernements et entreprises occidentales prennent enfin des mesures drastiques, explique la consultante Elisabeth Laville dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 09h43
    |

Elisabeth Laville (Fondatrice du cabinet de conseil en développement durable Utopies et porte-parole de B Corp en France)







                        



                                


                            
Tribune. Sortir la fourchette en plastique de son emballage flexible, arracher la pochette transparente de son sandwich, verser le soda de la bouteille plastique dans un gobelet… Cette scène classique de déjeuner sur l’herbe, on l’a désormais compris, n’a rien d’un cadeau pour la planète ! Le monde semble engagé dans une « plastic detox » qui pourrait changer nos habitudes.
L’entrée en vigueur en 2020 de la loi interdisant les objets plastique à usage unique n’est pas passée inaperçue. Les élus du Conseil de Paris ont voté l’interdiction progressive, à compter de septembre, des pailles en plastique dans les équipements municipaux. Les entreprises multiplient les annonces, comme Michel-Edouard Leclerc, déjà en pointe dans la suppression des sacs plastique à la caisse il y a vingt ans.

Bien après le pionnier Biocoop, ce sont désormais des entreprises comme Carrefour, Starbucks ou Coca-Cola qui se sont lancées récemment dans des plans d’action radicaux autour d’objectifs « 100 % économie circulaire », ayant intérêt à passer le plus rapidement possible de « pollueurs » à « vertueux », dans ce jeu d’image et de business.
Des pionniers comme Taïwan, la Corse, San Francisco ont déjà pris des mesures. En France, des dispositions contre les produits plastique à usage unique avaient déjà été étudiées en 2012 à l’occasion du Grenelle de l’environnement, mais elles n’avaient finalement pas été retenues, à l’époque. Alors, pourquoi maintenant ?
Fin des importations des déchets plastique en Chine
Toutes ces initiatives sont en réalité issues d’une décision politique unilatérale : celle de la Chine qui, début 2018, a décidé de stopper les importations de nos déchets plastique « post-consommation ». La donne en a été radicalement changée en Occident.
Depuis 1992, près des trois quarts des déchets plastique des pays industrialisés finissaient dans l’empire du Milieu. L’Europe y exportait jusqu’à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Le premier sommet global pour l’action climatique, qui réunit plus de 4 000 représentants « non étatiques », s’est ouvert à San Francisco, jeudi.
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« Gardiennes de l’accord de Paris », vingt-sept villes ont réduit leurs émissions polluantes

Le premier sommet global pour l’action climatique, qui réunit plus de 4 000 représentants « non étatiques », s’est ouvert à San Francisco, jeudi.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 05h21
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 12h09
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



                                


                            

Les villes sont au rendez-vous. Si les Etats sont en retard sur leurs objectifs de réduction d’émissions polluantes, nombre de municipalités tiennent leurs engagements. C’est le message diffusé, jeudi 13 septembre à San Francisco, à l’ouverture formelle du premier sommet global pour l’action climatique (GCAS) qui réunit plus de 4 000 représentants des acteurs « non étatiques » venus d’une centaine de pays.

Selon une enquête publiée par le réseau C40 – il réunit une centaine de métropoles mondiales –, les émissions de gaz à effet de serre ont commencé à baisser dans vingt-sept villes. En cinq ans, celles-ci ont réussi à réduire leurs rejets d’au moins 10 % par rapport à leur maximum enregistré. Alors que leur population et leur croissance augmentent et que les émissions au niveau mondial continuent de croître, souligne le C40, elles sont sur la voie qui devrait les conduire à « apporter leur part » dans la réalisation des objectifs de l’accord de Paris de 2015, visant à maintenir la hausse des températures à moins de 2 degrés Celsius.
Ces villes qui ont réduit leurs rejets de gaz à effet de serre de 2 % par an en moyenne représentent 54 millions d’habitants. Il s’agit de Barcelone, Bâle, Berlin, Boston, Chicago, Copenhague, Heidelberg, Londres, Los Angeles, Madrid, Melbourne, Milan, Montréal, La Nouvelle-Orléans, New York, Oslo, Paris, Philadelphie, Portland, Rome, San Francisco, Stockholm, Sydney, Toronto, Vancouver, Varsovie et Washington.
« Nous ne nous contentons pas de parler »
Elles ont obtenu ces résultats en réduisant la part d’énergies fossiles dans le réseau électrique, en optimisant la construction d’immeubles, en offrant des alternatives aux voitures, en réduisant le volume de déchets et en augmentant la part de recyclage.

Sur la seule année 2016, Los Angeles a réduit ses émissions de 11 %, « l’équivalent du retrait de 737 000 voitures de la circulation », a souligné le maire (démocrate)...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ L’ouragan Florence s’est abattu vendredi matin sur la côte Atlantique américaine, amenant des pluies diluviennes poussées par des vents violents.
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L’ouragan Florence s’abat sur la côte est des Etats-Unis

L’ouragan Florence s’est abattu vendredi matin sur la côte Atlantique américaine, amenant des pluies diluviennes poussées par des vents violents.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 20h30
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 15h41
   





                        



   


Des pluies diluviennes, poussées par des vents violents. L’ouragan Florence s’est abattu vendredi 14 septembre au matin sur la côte Atlantique américaine, risquant de provoquer des inondations « catastrophiques », selon les autorités. Environ 1,7 million de personnes ont été sommées de se mettre à l’abri, loin du littoral.
« L’ouragan Florence a touché terre près de Wrightsville Beach, en Caroline du Nord, à [9 h 15], avec des vents maximum estimés à 150 km/h », a annoncé le Centre national des ouragans (NHC) dans un Tweet. Même s’il a été rétrogradé en catégorie 1 sur l’échelle de Saffir-Simpson, qui en compte cinq, l’ouragan reste dangereux, a averti le NHC.
L’impact de l’ouragan a été précédé par de violents vents tourbillonnants qui ont commencé à souffler peu après 5 heures, heure locale (11 heures à Paris), projetant des trombes d’eau dans tous les sens et faisant s’envoler débris et panneaux de signalisation.
En Caroline du Nord, près de 300 000 foyers étaient déjà privés d’électricité, et les services d’urgence tentaient de secourir des centaines de personnes bloquées chez elles par des inondations dans la ville de New Bern. « Cette tempête sera destructrice, a prévenu le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper. Des effets catastrophiques seront ressentis. »

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Couvre-feu et évacuations
A plusieurs centaines de kilomètres au sud, la célèbre station balnéaire de Myrtle Beach, en Caroline du Sud, s’est elle aussi transformée en ville fantôme : rues désertes, stations-service fermées et fenêtres calfeutrées.
Un couvre-feu y a été instauré, comme dans plusieurs autres localités de la côte Atlantique, et les autorités avaient appelé la population à l’évacuer dès mardi. Pour ceux qui n’ont pas voulu ou pu partir, plusieurs centres d’accueil ont été mis en place.
Une équipe de volontaires a fait le voyage depuis la Louisiane, victime de graves inondations en 2016, pour participer aux opérations de secours. « Nous sommes venus pour aider, pour faire dans d’autres régions ce que nous avons appris à faire quand la plus grande partie de l’Etat a été inondée », a expliqué Rob Gaudet, l’un des fondateurs de l’association Cajun Navy.
Selon le service météorologique national (NWS), environ 4,9 millions de personnes devraient subir des précipitations de plus de 25 cm dans les cinq prochains jours.

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Crainte de coupures de courant en masse
« Les inondations à l’intérieur des terres sont très meurtrières et c’est ce qui va arriver », a averti Brock Long, chef de l’Agence fédérale des situations d’urgence (FEMA). « Les infrastructures vont être endommagées et le courant coupé, a-t-il poursuivi. Cela pourrait durer des jours, voire plusieurs semaines. »
Au total, entre un et trois millions d’usagers pourraient être victimes de coupures de courant dans les deux Etats de Caroline, a indiqué de son côté le fournisseur d’électricité Duke Energy, basé dans la région.
Près de 3 000 électriciens de tout le pays étaient arrivés jeudi en renfort des 20 000 professionnels réquisitionnés pour rétablir le courant une fois le gros de la tempête passé, a indiqué la compagnie sur Twitter.
Plus de 1 000 vols ont déjà été annulés en raison de l’ouragan, selon les médias américains.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Tous les événements prévus en plein air ont été annulés dans les deux îles et les rotations maritimes entre la Martinique et les îles voisines ont été arrêtées.
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Tempête Isaac : premières pluies en Martinique et Guadeloupe

Tous les événements prévus en plein air ont été annulés dans les deux îles et les rotations maritimes entre la Martinique et les îles voisines ont été arrêtées.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 18h58
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 00h11
   





                        



   


Attendue depuis plusieurs jours, la tempête Isaac est arrivée, jeudi 13 septembre, sur la Martinique et la Guadeloupe, où les premières pluies commencent à s’abattre. Les deux îles ont été placées en vigilance rouge en raison du risque de vents violents et de précipitations, selon les deux préfectures, mais la Guadeloupe a été rétrogradée en vigilance orange en soirée.
« La Martinique reste à l’écart des vents les plus forts liés à Isaac », a toutefois fait savoir la préfecture de Martinique, soulignant que « le risque demeure que les pluies soient abondantes dans l’après-midi », jeudi (dans la soirée heure de Paris). Pour l’heure, les prévisions sur les îles sont moins inquiétantes que sur la côte est des Etats-Unis, où doit déferler l’ouragan Florence, jugé extrêmement dangereux.
Les deux préfectures ont tout de même pris plusieurs précautions :
En Martinique comme en Guadeloupe, le trafic des transports en commun a été arrêté mercredi ;En Martinique, les collectivités (collectivité territoriale de Martinique, communauté d’agglomération du centre de la Martinique) ont fermé, tout comme les équipements sportifs et le marché de gros ;La distribution de repas pour les personnes âgées ou en situation précaire n’aura pas lieu jeudi ;Tous les événements prévus en plein air ont été annulés dans les deux îles ;Les rotations maritimes entre la Martinique et les îles voisines ont été arrêtées.
Des vents violents pouvant atteindre 75 km/h
Outrepassant les consignes des autorités, certains Martiniquais sont sortis dans les rues, et quelques petites échoppes ou boulangeries ont ouvert leurs portes jeudi. Entre autres mesures, la préfecture recommande en effet la « mise à l’abri de tous, arrêt de toutes les activités dans les entreprises et administrations, interruption de tous les transports en commun, fermeture de l’aéroport, crèches, établissements scolaires et centres aérés fermés ».
En Guadeloupe, des pluies continues, abondantes et orageuses, et des vents violents pouvant atteindre 75 km/h étaient attendus, selon les prévisions météorologiques citées par la préfecture.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Des mesures de température sont enregistrées sur le sommet des Pyrénées depuis 1882. Le précédent record de durée de non-gel était de 77 jours en 1999.
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L’absence de gel au pic de Midi relevée depuis quatre-vingt-dix jours pulvérise le dernier record

Des mesures de température sont enregistrées sur le sommet des Pyrénées depuis 1882. Le précédent record de durée de non-gel était de 77 jours en 1999.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 17h58
   





                        



   


Le pic du Midi, qui culmine dans le département des Hautes-Pyrénées à plus de 2 870 mètres, enregistre des températures minimales positives depuis la mi-juin et une absence de gel depuis quatre-vingt-dix jours, précise Météo France, jeudi 13 septembre.
Dans la nuit du 12 au 13 septembre, la température minimale s’est établie à 3,7 °C, à 3 heures (heure locale), précise l’institut. Il faut remonter au 14 juin pour trouver une température négative, – 1,6 °C, à la station météo du pic du Midi. Le 15 juin, elle était de + 2,7 °C et, depuis, il n’a pas gelé. Depuis cette même date, le minimum enregistré a été de + 1 °C, le 7 septembre.
Le précédent record de durée de non-gel était de 77 jours, en 1999, a fait savoir Frédéric Eiselt, le chef du centre Météo France à Tarbes, et la situation actuelle pourrait perdurer : selon les prévisions, les températures minimales au pic du Midi oscilleront entre + 3 et + 6 °C dans les prochains jours, a-t-il prévenu.

        Lire notre reportage :
         

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Les arceaux à vélo installés près des gares rencontrent un grand succès.
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Le vélo comme solution à la baisse de fréquentation des petites lignes de train

Les arceaux à vélo installés près des gares rencontrent un grand succès.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 12h07
    |

                            Olivier Razemon








                        



                                


                            

Des arceaux à vélo, disposés à proximité des gares, pourraient-ils sauver le train ? Après l’adoption de la réforme ferroviaire, et alors que plus de 9 000 kilomètres de « petites lignes » de chemin de fer sont menacées de fermeture, cela pourrait certes ne pas suffire. Mais cette mobilité combinée train-vélo donne des résultats probants dans de nombreux pays d’Europe, comme l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède...
Pour des trajets de moyenne distance, moins d’une centaine de kilomètres, la majorité des voyageurs préfèrent utiliser leur voiture d’un bout à l’autre, même lorsque l’origine et la destination sont reliées par le chemin de fer. En effet, le stationnement près des gares n’est pas toujours gratuit. Par ailleurs, la route est parfois encombrée, et l’automobiliste peut être contraint de s’arrêter loin des voies, tout au bout du parking, avant de marcher une dizaine de minutes ou de courir pour attraper le train…
« A l’inverse, la durée du trajet à vélo vers la gare est prévisible, et on peut le laisser à proximité du bâtiment », plaide Olivier Schneider, président de la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB), qui rassemble trois cents associations locales. Cette pratique est déjà très développée, et pas seulement autour des grandes villes. A Blois, Niort ou Valence, il suffit de se tenir sur le quai avant le départ d’un TER pour observer de nombreux cyclistes, leur monture tenue par le guidon, qui s’apprêtent à monter dans le train. D’autres préfèrent laisser leur vélo à la gare. Mais ce n’est pas toujours possible. Ou alors à leurs risques et périls. Les usagers craignent le vol, le vandalisme, voire les actes gratuits consistant entre autres à dégonfler les pneus.
« La demande est forte »
Dès lors, la FUB demande à l’Etat, ou à la SNCF, de financer 200 000 places de stationnement pour les vélos près des gares. « Mais les uns et les autres se renvoient la balle », déplore M. Schneider, qui espère tout de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ A l’instar de la ville suisse, nombre de collectivités se tournent vers le vélo pour favoriser une nouvelle mobilité.
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A Bâle, un réseau cyclable exemplaire

A l’instar de la ville suisse, nombre de collectivités se tournent vers le vélo pour favoriser une nouvelle mobilité.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 12h07
    |

                            Olivier Razemon (Bâle, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Bâle, 7 heures du matin en été. De part et d’autre des rames de tramway vertes, sur le pont Mittlere Brücke, qui franchit le Rhin, de nombreux cyclistes pédalent dans la fraîcheur matinale. L’axe, fermé à la circulation automobile, est l’un des plus fréquentés de la ville suisse. A 300 mètres en amont, franchir le pont Wettsteinbrücke demande davantage d’efforts : la voie présente une nette montée, entre la rive droite et la vieille ville située sur la rive gauche. Mais qu’importe, sur ce pont comme sur tous les grands axes, les cyclistes sont tout aussi présents.
Le soir, au bord du Rhin, où se concentre la vie nocturne, les jeunes noctambules ont garé leurs bicyclettes par dizaines, au point que les arceaux de stationnement ne suffisent plus. Le vélo séduit les Bâlois : 17 % des habitants l’utilisent tous les jours, selon les comptages publiés en octobre 2017. C’est davantage que toutes les autres villes de Suisse. L’usage du vélo a même progressé de 25 % entre 2010 et 2017 dans le canton de Bâle-Ville, qui compte trois communes et 200 000 habitants.
La commune suisse n’est pourtant pas une de ces villes du nord de l’Europe dont on dit, pour y expliquer l’engouement pour la bicyclette, qu’elles sont parfaitement plates. La cité historique a été bâtie sur une colline, et l’agglomération s’étend sur les premiers contreforts du Jura. Le succès du guidon s’explique par une histoire ancienne, et une ténacité politique sans faille. Et, si les Bâlois pédalent beaucoup, c’est d’abord en raison de mesures visant à décourager l’usage de la voiture.
Stationnement automobile est fortement réglementé
« Le réseau de tramway, qui comporte aujourd’hui 13 lignes, existe depuis cent vingt ans. Il n’a pas été démantelé dans les années 1960, comme cela avait été le cas à Genève ou dans les villes de France. En outre, les rues sont étroites, ce qui fait de l’espace public une denrée rare et chère », rappelle Alain Groff, directeur des transports...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Dans cette chronique, l’économiste Thibault Gajdos estime que ce n’est que sous conditions que les lobbys pourront prétendre participer à la construction d’une décision publique démocratique.
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« Encadrer plus sérieusement l’activité des lobbys »

Dans cette chronique, l’économiste Thibault Gajdos estime que ce n’est que sous conditions que les lobbys pourront prétendre participer à la construction d’une décision publique démocratique.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 11h00
    |

Thibault Gajdos (Chercheur au CNRS)







                        



                                


                            
Tendances France. En démissionnant du gouvernement, Nicolas Hulot a tenté de lancer un débat sur l’influence des lobbys dans la décision publique. La réplique ne s’est pas fait attendre : en quelques jours, un nombre impressionnant d’acteurs publics, du président du Medef au porte-parole du gouvernement, sont intervenus publiquement pour défendre les lobbys, en utilisant deux types d’arguments.

En premier lieu, il y aurait un équilibre des lobbys : d’un côté les entreprises, de l’autre les associations et les ONG. L’activité des lobbys garantirait ainsi le pluralisme démocratique. Cet argument ignore deux différences majeures entre ces acteurs. En premier lieu, les arguments des associations et des ONG sont en général publics, contrairement à ceux des entreprises. Par ailleurs, les moyens déployés par les uns et les autres sont hors de proportion.

Selon le rapport de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HAYVP), les associations et ONG ne représentent que 14 % des lobbyistes inscrits sur le registre national. Encore ce chiffre sous-estime-t-il probablement le poids des entreprises : d’une part, il ne correspond pas aux dépenses engagées, mais seulement au nombre de représentants inscrits ; d’autre part, il ne tient pas compte de l’influence qu’exercent les entreprises sur la décision publique à travers la circulation des hauts cadres entre les secteurs public et privé.
Encadrer sérieusement l’activité
Faute de chiffres fiables, il est difficile de quantifier l’influence de ces acteurs en France. Mais une étude récente menée aux Etats-Unis par Robert Brulle (université Drexel) en donne une idée (« The Climate Lobby. A Sectoral Analysis of Lobbying Spending on Climate Change in the United States, 2000 to 2016 », Climatic Change, août 2018).
le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, déclare qu’il est essentiel de « dialoguer » avec les lobbys
En analysant les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Le typhon Mangkhut devrait atteindre l’archipel samedi, avant de toucher la Chine méridionale. Des milliers de personnes commencent à être évacuées.
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Les Philippines se préparent à l’arrivée d’un violent typhon

Le typhon Mangkhut devrait atteindre l’archipel samedi, avant de toucher la Chine méridionale. Des milliers de personnes commencent à être évacuées.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
13.09.2018 à 10h13
   





                        



   


Les Philippines se préparent à l’arrivée de Mangkhut, un très violent typhon accompagné de rafales à 255 km/h, qui touchera des régions habitées par quelque dix millions de personnes, selon les autorités.
Des milliers d’habitants ont commencé à être évacués du littoral de la pointe nord de Luzon, l’île principale des Philippines, où Mangkhut est attendu aux premières heures de samedi.
« Les évacuations préventives sont en cours dans nos municipalités côtières, dans les villages qui sont exposés, a déclaré le porte-parole du gouvernement local Rogelio Sending. Nous allons procéder à davantage d’évacuations. »
L’agence météorologique philippine a indiqué que Mangkhut était à ce stade la tempête tropicale la plus violente de l’année, avec des vents soufflant à 205 km/h. Le typhon devrait, en outre, accroître la violence des pluies de mousson qui ont déjà provoqué d’importantes inondations dans le centre de Luzon, une zone agricole au nord de Manille.

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                Y a-t-il des différences entre un typhon, un cyclone ou un ouragan ?



Hongkong sur la trajectoire
Après les Philippines, le typhon atteindra les côtes de la Chine méridionale, où vivent des millions de personnes. Hongkong est également sur la trajectoire de Mangkhut. Et les autorités préparent déjà la population, bien que la tempête ne soit pas attendue avant dimanche. L’Observatoire météorologique de l’ex-colonie britannique exhorte ainsi à la prudence, en expliquant que la tempête constitue une « menace considérable ».
La Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a dit s’attendre à « des dégâts importants » aux Philippines. Des vagues de sept mètres sont attendues sur les rivages, et les fortes précipitations risquent de provoquer des glissements de terrain ou des crues soudaines.
A Manille, la protection civile a précisé que les villes et villages sur la trajectoire de Mangkhut aménageaient les bâtiments municipaux en centre d’accueil pour les évacués et y faisaient des provisions de nourriture et de rations d’urgence.
L’archipel est frappé chaque année par une vingtaine de typhons qui font une centaine de morts par an et contribuent à la pauvreté de millions de personnes.
Haiyan, l’un des typhons les plus violents à avoir jamais touché terre, avait frappé les îles du centre des Philippines en novembre 2013, avec des vents dépassant 315 km/h.
Des vagues géantes, semblables à celles d’un tsunami, avaient tout dévasté sur leur passage. La catastrophe a fait plus de 7 350 morts ou disparus et privé de logement plus de quatre millions d’habitants.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ L’Agence européenne des produits chimiques estime que 30 000 à 40 000 tonnes de plomb sont dispersées dans les écosystèmes par la chasse et le tir sportif
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Article sélectionné dans La Matinale du 12/09/2018
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Les munitions au plomb menacent l’environnement et la santé

L’Agence européenne des produits chimiques estime que 30 000 à 40 000 tonnes de plomb sont dispersées dans les écosystèmes par la chasse et le tir sportif



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
13.09.2018 à 14h27
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Les munitions utilisées par les chasseurs et les tireurs sportifs sont à l’origine d’une contamination insoupçonnée au plomb des écosystèmes et posent un risque pour l’environnement et la santé humaine. C’est le constat majeur d’une expertise rendue publique, mercredi 12 septembre, par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA).
Basée à Helsinki, elle avait été saisie en 2015 par la Commission européenne, qui réfléchit à des mesures de restriction de l’usage des munitions au plomb dans les zones humides, les plus vulnérables. L’ECHA a répondu l’année suivante que les données disponibles justifient des restrictions de l’usage du plomb dans ces environnements fragiles. L’agence préconise désormais, après examen de nouvelles données, des mesures de restriction additionnelles.
De fait, les chiffres sont impressionnants. Chaque année, selon les données de l’industrie citées par l’ECHA, 30 000 à 40 000 tonnes de plomb sont utilisées en Europe dans des munitions de types variés. Sur ce total, précise l’ECHA, « 21 000 tonnes sont utilisées par les chasseurs, dont un maximum de 7 000 tonnes dans les zones humides et de 14 000 tonnes sur la terre ferme ». Le tir sportif disperse, de son côté, sur les champs de tir, de 10 000 à 20 000 tonnes de plomb par an.
La répartition de cette contamination dans les Etats membres de l’Union européenne n’est pas connue avec précision, mais la France s’octroie à l’évidence la part du lion : environ un quart des quelque 5,2 millions de chasseurs européens sont français.
« Un poison »
Les effets sur l’environnement concernent d’abord la faune sauvage. L’ECHA estime de manière « préliminaire » qu’entre un et deux millions d’oiseaux meurent chaque année d’intoxication au plomb. Soit en ingérant directement des grenailles de plomb, soit par contamination secondaire, dans le cas des rapaces.
Le plomb n’est pas seulement toxique pour les animaux, il l’est aussi pour les humains....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ L’ancienne ministre de l’environnement, qui participe au sommet mondial pour l’action climatique, déplore l’absence « d’activisme » du gouvernement et appelle à un « sursaut ».
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A San Francisco, Ségolène Royal se demande « où est le leadership français » sur le climat

L’ancienne ministre de l’environnement, qui participe au sommet mondial pour l’action climatique, déplore l’absence « d’activisme » du gouvernement et appelle à un « sursaut ».



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 03h00
 • Mis à jour le
13.09.2018 à 09h30
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



                                


                            
« Où est le leadership français sur le climat ? » Arrivée à San Francisco pour participer au premier sommet mondial pour l’action climatique (GCAS) qui se tient dans la métropole californienne jusqu’au 14 septembre, Ségolène Royal a déploré mercredi 12 septembre le « manque d’activisme » du gouvernement français dans les négociations internationales sur le dérèglement climatique.
« Le leadership au niveau français s’est ralenti. On n’a pas vu cet activisme permanent sur le climat. Or la France est attendue là-dessus », déclare-t-elle au Monde. Pour l’ancienne ministre de l’environnement, aujourd’hui ambassadrice des pôles, Paris est à la traîne. Or, dans les négociations climatiques, « il faut être sur le pont ».  Invitée au sommet de San Francisco en tant que présidente de la COP21 de 2015, Ségolène Royal a reconnu que la démission de Nicolas Hulot, deux semaines avant la conférence, ne « facilitait pas la tâche ». En l’absence de François de Rugy, qui n’a pris le relais au ministère de la transition écologique que le 4 septembre, elle représente de facto le gouvernement français.
« Se montrer exemplaire »
En 2015, la France était aux avant-postes. Elle avait adopté des objectifs de réduction d’émissions avant même l’ouverture de la COP21, rappelle Mme Royal. Trois ans plus tard, le bon élève a du retard. Ses émissions de gaz à effet de serre, qui diminuaient depuis la fin des années 1990, se sont remises à augmenter en 2015 et 2016.
Lundi, le gouverneur de Californie et hôte du sommet Jerry Brown s’en est ému. A trois mois de la COP24, la convention-cadre de l’ONU, qui se tiendra en décembre en Pologne, « il souhaite un renforcement des exigences climatiques au niveau de la France et de l’Allemagne », relate Ségolène Royal : « On ne peut pas reprendre le leadership sans se montrer exemplaire au niveau de ses engagements. »
Au-delà des « péripéties récentes »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Quatre mille cinq cents représentants de villes, de régions, d’entreprises et d’ONG se sont réunis à San Francisco pour échanger des idées pour lutter contre le changement climatique.
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Les grandes villes du monde veulent agir sur le climat

Quatre mille cinq cents représentants de villes, de régions, d’entreprises et d’ONG se sont réunis à San Francisco pour échanger des idées pour lutter contre le changement climatique.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 02h24
 • Mis à jour le
13.09.2018 à 07h56
   





                        



   


Des maires et responsables régionaux du monde entier ont mis au défi mercredi 12 septembre les dirigeants de la planète de suivre leur exemple pour lutter contre le changement climatique, les Américains affirmant qu’ils peuvent largement compenser le retrait environnemental du président républicain Donald Trump.
« La personne qui se trouve dans cet hôtel de ville est plus importante que le locataire de la Maison Blanche », a lancé le maire démocrate de Los Angeles, Eric Garcetti, lors d’un événement à la mairie de San Francisco, ville écologique modèle qui accueille le premier Sommet mondial pour l’action climatique jusqu’à vendredi. « Nous devons être radicaux », a déclaré la maire de Paris, Anne Hidalgo, présidente de l’alliance C40 de près de 100 grandes villes qui se sont engagées à arriver à zéro carbone d’ici à 2050.

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« Nous pouvons changer les choses », a-t-elle dit, énumérant les pouvoirs des villes pour l’électricité propre, les transports en commun, les déchets et le recyclage, et les normes d’isolation des bâtiments.
Deux tiers de l’objectif aux Etats-Unis
Le sommet, premier du genre avec plus de 4 000 délégués, s’est ouvert avec la publication d’un rapport qui devrait en réjouir certains et en alarmer d’autres, sur la trajectoire des émissions de gaz à effet de serre aux Etats-Unis.
D’un côté, l’étude montre que le pays devrait tenir les deux tiers de l’objectif fixé par Barack Obama et abandonné par Donald Trump après son arrivée au pouvoir début 2017, soit – 17 % d’émissions en 2025 par rapport à 2005, contre un objectif original d’au moins – 26 %. Le pays en est à – 12 % aujourd’hui. L’autre façon de voir ce chiffre est que le pays manquera d’un tiers son objectif.
Mais le rapport souligne que de nombreux Etats américains, principalement démocrates, et des centaines de villes ont depuis 2017 redoublé leurs engagements pour « décarboniser » leurs économies depuis l’annonce, par Donald Trump, du retrait de son pays de l’accord de Paris.
Par comparaison, la Chine émet aujourd’hui un peu moins de deux fois plus de gaz à effet de serre (GES) que les Etats-Unis, et devrait continuer à en rejeter de plus en plus jusque dans les années 2020, le pays s’étant engagé à un tournant avant 2030.
Croissance de l’électricité « propre »
L’Union européenne s’était donné un objectif de réduction des GES plus ambitieux que les Etats-Unis, et a déjà accompli davantage. En prenant les mêmes années de référence que les Américains, les émissions européennes ont baissé de 21 % à ce stade par rapport à 2005, et devraient atteindre – 28 % en 2025, selon le Climate Action Tracker.
L’électricité « propre » connaît une croissance effrénée aux Etats-Unis, le charbon est en recul et les voitures électriques se développent – malgré l’hostilité du gouvernement Trump.
Mais le volontarisme écologique, aux Etats-Unis est encore principalement l’apanage des démocrates, une limite du mouvement. « C’est le moment d’agir », a dit la maire démocrate de Seattle, Jenny Durkan. Mais « il faut que le sujet devienne non partisan », a-t-elle reconnu.
L’idée du sommet est de montrer concrètement que le même activisme écologique peut s’appliquer au reste du monde.
Grande délégation chinoise
Paris, Bonn, Pékin, Le Cap, Dacca, Dubaï, Mexico, Tokyo, des villes indiennes et sud-américaines seront représentées ici, dont des dizaines de maires. Tout comme des dizaines de responsables et ministres de provinces et régions du Brésil, du Mexique, d’Inde, d’Europe… « On vient pour partager et se voler des idées entre maires », dit à l’AFP le maire de Copenhague, Frank Jensen, qui prévoit d’arriver à zéro carbone en 2025.
Il y a aussi des patrons de multinationales jouant les fers de lance de la transition écologique et qui s’engageront à passer, en quelques années, à 100 % d’électricité propre. Une centaine d’investisseurs mondiaux ont aussi annoncé mercredi vouloir réorienter leurs investissements pour soutenir des projets liés au climat. La Chine a envoyé une délégation de 120 personnes, dont Xie Zhenhua, le négociateur climat.
Le rassemblement commence alors que l’ouragan Florence menace la côte atlantique du pays et après un été caniculaire en Europe ou au Japon, des événements météorologiques rares mais appelés à se multiplier avec le dérèglement du climat, selon les climatologues.
Le monde continue à rejeter beaucoup trop de gaz à effet de serre pour limiter à 2 °C l’augmentation moyenne de la température du globe par rapport à la période préindustrielle, ce qui est l’objectif de l’accord de Paris. La Terre est déjà plus chaude de 1 °C environ et, à ce rythme, la hausse atteindra 3,2 °C en 2100.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Isaac se déplace vers l’ouest à 28 km/h avec des vents soutenus de 95 km/h et devrait passer entre les deux îles françaises.
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La tempête tropicale Isaac s’approche de la Guadeloupe et de la Martinique

Isaac se déplace vers l’ouest à 28 km/h avec des vents soutenus de 95 km/h et devrait passer entre les deux îles françaises.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 00h01
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 07h57
   





                        



   


Après la Martinique, la Guadeloupe s’apprête à passer en vigilance rouge, jeudi 13 septembre, à l’approche de la tempête tropicale Isaac. Les deux préfectures ont aussi décidé de fermer, depuis la mi-journée mercredi, des établissements scolaires, crèches et centres de loisir.
Alors que plus au nord, l’ouragan Florence, classé en catégorie 4, menace la côte est des Etats-Unis, Isaac se déplace vers l’ouest à 28 km/h avec des vents soutenus, à 95 km/h, selon Météo France. « Le scénario le plus probable est un passage du centre d’Isaac entre la Guadeloupe et la Martinique », précise le service. « Isaac devrait s’affaiblir progressivement mais conservera les caractéristiques de tempête tropicale lors de son passage jeudi sur les Petites Antilles [Martinique, Dominique et Guadeloupe seront concernées] », ajoute l’Institut.
Près d’un an après le passage dévastateur de l’ouragan Irma de catégorie 5, qui a notamment fait onze morts à Saint-Martin, les Antilles ont pris leurs précautions ces dernières heures.
« Météo France nous indique que la tempête perd en intensité et que les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy sont en marge du phénomène. Cependant, l’île reste encore très fragilisée suite au passage du cyclone Irma l’an dernier », souligne dans un communiqué la préfecture de Saint-Martin, où les écoles seront fermées à partir de 17 heures et toute la journée de jeudi, ainsi qu’à Saint-Barthélemy.
Dans ces deux îles, certains vivent encore sous des bâches ou dans des maisons encore non réparées après Irma.
Fermetures :
En Martinique comme en Guadeloupe, le trafic des transports en commun a été arrêté mercredi ;En Martinique, les collectivités (collectivité territoriale de Martinique, communauté d’agglomération du centre de la Martinique) ont fermé, tout comme les équipements sportifs et le marché de gros ;La distribution de repas pour les personnes âgées ou en situation précaire n’aura pas lieu jeudi ;Tous les événements prévus en plein air ont été annulés dans les deux îles ;Les rotations maritimes entre la Martinique et les îles voisines ont été arrêtées.
Le service départemental d’incendie et de secours a renforcé ses centres et des équipes seront prépositionnées à Grande-Rivière et au Prêcheur, deux communes qui ne sont liées au reste de la Martinique que par des ponts et qui peuvent être facilement coupées du monde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Un homme sur cinq et une femme sur six dans le monde auront, un jour, un cancer, selon l’OMS.
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Article sélectionné dans La Matinale du 12/09/2018
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Les cancers vont tuer près de dix millions de personnes dans le monde en 2018

Un homme sur cinq et une femme sur six dans le monde auront, un jour, un cancer, selon l’OMS.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 18h43
 • Mis à jour le
13.09.2018 à 06h34
    |

            Paul Benkimoun








                        



   


Un homme sur cinq et une femme sur six dans le monde développeront un cancer au cours de leur vie. Un homme sur huit et une femme sur onze en mourront, selon les estimations publiées par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence travaillant pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui font l’objet d’un article paru mercredi 12 septembre dans CA: A Cancer Journal for Clinicians, édité par l’American Cancer Society.
Partant de Globocan, la base de données accessible au public, les chercheurs du CIRC et de l’American Cancer Society ont analysé les chiffres pour 35 types de cancers provenant de 185 pays. Les estimations avancées pour 2018 – ce que les spécialistes appellent la « charge mondiale du cancer » – sont de 18,1 millions de nouveaux cas découverts et 9,6 millions de décès dus à cette maladie.
Le CIRC évoque une « augmentation rapide » de cette charge, mais les comparaisons avec la précédente étude alimentée par les données de Globocan, réalisée en 2012, sont rendues très difficiles par un changement de méthodologie. Certains cancers voient leur incidence diminuer, tels le cancer du poumon chez les hommes en Europe du Nord et en Amérique du Nord, ou le cancer du col utérin partout sauf en Afrique subsaharienne. Toutefois, la plupart des pays connaissent une hausse en valeur absolue du nombre de cas diagnostiqués et à traiter.

   


Parmi les raisons avancées par le CIRC : l’accroissement et le vieillissement de la population à un rythme soutenu et des évolutions de la prévalence de certains cancers. Freddie Bray, responsable de la surveillance des cancers au CIRC, et les coauteurs de l’article, soulignent que « les différences de profils de cancer entre pays et entre régions signifient qu’une diversité géographique demeure, avec la persistance de facteurs de risque locaux dans des populations qui en sont à des phases très différentes de la transition sociale et économique. Cela est illustré par les différences saillantes dans les taux de cancers associés à une infection, entre autres ceux du col utérin, de l’estomac et du foie, observés dans des pays situés aux deux extrémités du spectre du développement humain ». 

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Les auteurs ont en effet cherché à établir des schémas de fréquence des cancers selon le niveau de développement humain par pays, évalué au moyen d’un indice combinant le PIB par habitant, l’espérance de vie à la naissance et le niveau d’éducation des enfants de 15 ans et plus. Les écarts entre les pays à indice de développement humain (IDH) élevé ou très élevé et ceux à IDH faible ou intermédiaire sont très marqués pour l’incidence de la plupart des cancers, les premiers ayant des fréquences deux à trois fois plus élevées que les seconds.
L’Asie compte pour la moitié des cancers
En revanche, les différences sont beaucoup moins nettes s’agissant de la mortalité. Une proximité qui s’expliquerait à la fois par la fréquence de cancers de mauvais pronostic dans les pays à IDH faible ou intermédiaire, et par des diagnostics plus tardifs et des traitements efficaces moins disponibles.
Le cancer apparaît comme la première cause de mortalité chez les moins de 70 ans en Amérique du Nord et dans une partie de l’Amérique du Sud, l’Europe de l’Ouest, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, ainsi que le Japon, le Vietnam et la Thaïlande. Il n’arrive qu’en troisième ou quatrième position en Afrique subsaharienne, dans la majeure partie du Moyen-Orient et de l’Asie.

   


A l’échelle mondiale, le cancer le plus fréquent est celui du poumon, avec plus de 2 millions de cas estimés pour 2018, qui est également et de loin le plus meurtrier : plus d’1,7 million de morts (18 % du total des décès par cancer). Il est suivi par celui du sein, quasiment aussi fréquent, mais trois fois moins meurtrier. Le mauvais pronostic en général des cancers du poumon explique cette différence.
Si l’on considère l’ensemble des cancers pour les deux sexes, l’Asie devrait être en 2018 la région du monde comptant près de la moitié des cancers et plus de la moitié des décès par cancers – du fait que 60 % de la population mondiale y vit –, devant l’Europe (23,4 % des cas et 20,3 % des décès, pour 9,8 % de la population mondiale) et les Amériques (21 % des cas et 14,4 % de la mortalité pour 13,3 % de la population mondiale).
Variations moins marquées pour les femmes
En Asie comme en Afrique, la part des décès par cancer est plus importante que la part des nouveaux cas, ce que le CIRC explique par une différence dans la fréquence de certains types de cancers, ceux ayant un mauvais pronostic et un taux de mortalité plus élevés y étant souvent plus présents.
Chez les hommes, le cancer du poumon occupe le premier rang de fréquence en Europe orientale et en Asie centrale, en Chine et en Afrique du Nord. Il cède cette place au cancer de la prostate dans les Amériques, l’Europe de l’Ouest, l’Australie et la plus grande partie de l’Afrique subsaharienne, alors qu’il n’est que le deuxième cancer le plus fréquent à l’échelle de la planète (plus d’1,2 million de cas). Le cancer des lèvres et de la bouche prédomine dans le sous-continent indien, tandis que celui du foie est en tête en Egypte et quelques pays d’Afrique de l’Ouest, ainsi qu’en Mongolie.

   


Chez les femmes, les variations sont moins marquées. Le cancer du sein domine à peu près partout hormis en Afrique de l’Ouest et australe, en Bolivie et au Paraguay, où il est devancé par les cancers du col de l’utérus ; en Mongolie où les tumeurs malignes du foie arrivent en tête et dans les deux Corées, où le cancer du poumon paraît en tête au Nord et celui de la thyroïde au Sud.
« Les maladies non transmissibles sont à présent responsables de la majorité des décès dans le monde et l’on s’attend à ce que le cancer se hisse au rang de première cause de mortalité et de principal obstacle à l’accroissement de l’espérance de vie dans chaque pays du monde au cours du XXIe siècle », prédisent Freddie Bray et ses collègues.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ En fonction des régions, ils sont soit des ouragans, soit des typhons. Quant à leurs noms, ils se sont masculinisés seulement récemment
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