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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ En grande forme lors de cette troisième semaine de course, le Français Thibaut Pinot a remporté sa seconde étape vendredi devant le Britannique Simon Yates.
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Tour d’Espagne : deuxième victoire pour Pinot, Yates assomme Valverde

En grande forme lors de cette troisième semaine de course, le Français Thibaut Pinot a remporté sa seconde étape vendredi devant le Britannique Simon Yates.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 18h19
   





                        


Le Français Thibaut Pinot (Groupama-FDJ) a remporté sa seconde étape sur le Tour d’Espagne, vendredi, en haut du long col de la Rabassa, en Andorre, devant le Britannique Simon Yates (Mitchelton-Scott). Ce dernier a conforté sa place de leader à la veille de l’avant-dernière étape, décisive pour la victoire finale.
En grande forme lors de cette troisième semaine de course, Pinot est passé à l’offensive tôt dans le col de la Rabassa, seulement accompagné par Yates et le Néerlandais Steven Kruijswijk (LottoNL-Jumbo), avant d’accélérer dans les derniers hectomètres pour gagner en solitaire, comme dimanche lors de la 15e étape, vers les lacs de Covadonga.
« J’ai retrouvé des jambes aujourd’hui »
« C’est la cerise sur le gâteau ! Il y a eu un contrecoup mercredi mais j’ai retrouvé des jambes aujourd’hui (vendredi) », a souri le Français de 28 ans, qui a appris le même jour sa sélection pour les Mondiaux d’Innsbruck (30 septembre), au micro d’Eurosport.
« Je suis là pour me faire plaisir, c’était une belle montée. J’ai attaqué assez tôt et ça a payé. La meilleure tactique, c’est de passer a l’attaque quand on a les jambes. »
Le vétéran espagnol Alejandro Valverde (Movistar), deuxième du classement général à 25 secondes de Yates avant l’étape, a craqué dans le col final, concédant plus d’une minute au Britannique. Il voit sa 2e place menacée par Kruijswijk, qui pointe à 20 secondes. Samedi, Yates aura un matelas d’1 min 38 s sur Valverde pour aller chercher son premier grand tour : entre Andorre et le col de la Gallina, la bataille s’annonce dantesque avec six difficultés au programme sur seulement 97 km.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Déjà mis en examen pour « corruption passive », le Sénégalais de 85 ans est poursuivi depuis le 26 juin pour « abus de confiance ».
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Athlétisme : Lamine Diack, ancien patron de la fédération internationale, à nouveau mis en examen

Déjà mis en examen pour « corruption passive », le Sénégalais de 85 ans est poursuivi depuis le 26 juin pour « abus de confiance ».



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 17h36
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 17h41
   





                        



   


Les ennuis judiciaires s’accumulent pour Lamine Diack, ancien patron de l’athlétisme mondial. Le Sénégalais a été mis en examen le 26 juin pour des soupçons d’« abus de confiance »  a-t-on appris, vendredi 14 septembre, de sources concordantes. Il est soupçonné d’avoir fait profiter son fils de fonds issus de droits télévisés et de sponsors.
Président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) de 1999 à 2015, M. Diack est déjà poursuivi depuis novembre 2015 dans l’enquête sur un système de corruption pour couvrir des cas de dopage.
Dans cette nouvelle affaire, la justice française lui reproche d’avoir permis à l’un de ses fils, Papa Massata Diack, « de s’approprier des recettes de la fédération internationale provenant de sponsors » comme la banque d’Etat russe VTB, le géant coréen Samsung, la société chinoise Sinopec, Abu Dhabi Cooperation ou la télévision chinoise CCTV, peut-on lire dans le compte rendu de son interrogatoire.
Mis en examen pour « corruption passive » en 2015
En 2017, la justice avait été saisie par l’IAAF au sujet des conditions douteuses de contrats de droits télévisés et de sponsoring passés, de 2008 et 2015, entre la fédération et le géant japonais de la publicité Dentsu, chargé de commercialiser les droits, Papa Massata Diack étant alors conseiller marketing de la fédération internationale. Ce dernier, visé par un mandat d’arrêt, a toujours refusé de répondre à la justice française.
Quant à son père, Lamine Diack, il est mis en examen par la justice française depuis novembre 2015 pour « corruption passive », avec son conseiller de l’époque, Habib Cissé, et l’ancien chef de l’antidopage de l’IAAF Gabriel Dollé. Tous trois sont soupçonnés d’avoir couvert des cas de dopage en Russie contre de l’argent et la promesse de faciliter des négociations avec des sponsors et des diffuseurs russes avant les Jeux olympiques de Londres de 2012 et les Mondiaux d’athlétisme à Moscou de 2013.

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Dans un autre volet, le père et le fils Diack sont aussi dans le viseur d’une enquête en France et au Brésil sur fond d’achat de voix en marge de l’attribution des Jeux olympiques de Rio de 2016. La justice française enquête aussi sur l’attribution des JO à Tokyo pour 2020.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le natif des Sables-d’Olonne a gagné la Solitaire du « Figaro » à sa 5e et dernière participation. Il compte désormais participer au Vendée Globe en 2020.
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Voile : Sébastien Simon remporte la 49e édition de la Solitaire du « Figaro »

Le natif des Sables-d’Olonne a gagné la Solitaire du « Figaro » à sa 5e et dernière participation. Il compte désormais participer au Vendée Globe en 2020.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 17h36
   





                        


Le Vendéen Sébastien Simon (Bretagne - CMB Performance) a remporté vendredi 14 septembre la Solitaire du Figaro en dépit de sa 14e place dans la dernière étape, qui s’est conclue à Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée). Il remporte cette 49e édition grâce à deux courses victorieuses, sur quatre.
Natif des Sables-d’Olonne, Sébastien Simon a gagné la Solitaire du Figaro à sa 5e et dernière participation. Au printemps 2019 il recevra en effet un tout nouveau bateau, un monocoque Imoca (18,28 m), qui lui permettra de faire la course de ses rêves en 2020, le Vendée Globe (tour du monde en solitaire).
Marchand et Dalin complètent le podium
Anthony Marchand (Groupe Royer-Secours populaire) s’est hissé à la 2e place au classement général grâce à sa victoire vendredi dans la 4e et dernière étape de cette course en solitaire. Charlie Dalin (Skipper Macif 2015), complète le podium après avoir fini 2e, vendredi.

🍾🎉 Sebastien Simon de @TeamBretagneCMB est le grand vainqueur (avant jury) de cette 49e édition de la Solitaire URG… https://t.co/2Evk7YunbB— LaSolitaire2018 (@La Solitaire URGO)


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Il s’agissait de la dernière édition courue sur des bateaux Figaro Bénéteau 2, construits en 2003. En 2019, pour la 50e édition, sera mis en service un nouveau modèle, le Figaro Bénéteau 3, équipé de foils, des appendices qui élèvent l’embarcation au-dessus de l’eau pour la faire filer à vive allure.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Après un premier set disputé, le Français, qui effectuait ses débuts en bleu, a pris le meilleur sur Carreño Busta et offre le premier point à la France en demi-finale.
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Coupe Davis  : baptême du feu réussi pour Benoît Paire

Après un premier set disputé, le Français, qui effectuait ses débuts en bleu, a pris le meilleur sur Carreño Busta et offre le premier point à la France en demi-finale.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 15h56
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 16h15
   





                        



   


Il lui aura fallu la moitié d’un set pour entrer dans la danse. Après une entame de partie compliquée, lui qui effectuait ses débuts sous le maillot bleu, Benoît Paire a pris la mesure de Pablo Carreño Busta, vendredi 14 septembre, et mis la France en orbite dans la demi-finale de Coupe Davis qui l’oppose à l’Espagne (7-5, 6-1, 6-0).

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Dans l’enceinte du stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq qui n’attendait que lui pour s’enflammer, le fantasque Avignonnais a quelque peu peiné à mettre la machine en marche. Face à un Espagnol en verve, le no 54 mondial a rapidement concédé un jeu de service et couru après la marque. Mais celui qui pourrait illustrer le terme « versatile » dans le dictionnaire n’entendait pas laisser sa première cape se dérouler de la sorte. Retrouvant son jeu, fait d’amortis et d’échanges courts – ce sans passer par des raquettes brisées, ce qui est notable –, Paire est revenu à la marque et a remporté le premier set (7-5).
La suite fut une master class du joueur, à la plus grande joie des quelques vingt mille spectateurs du stade et de Yannick Noah, souvent levé de sa chaise de capitaine par les coups de son joueur. Profitant d’une baisse de régime de son adversaire – il a demandé une intervention du médecin sur sa cuisse en fin de partie – Paire a déroulé. Et haché menu le numéro 21 mondial.
Sous les acclamations du public, Benoît Paire s’impose 7-5, 6-1, 6-0 en un peu plus de deux heures. Le blond barbu offre son premier point à l’équipe de France, avant l’entrée en lice de Lucas Pouille, face à Roberto Bautista Agut. Encore deux à gagner, et les Bleus pourront défendre leur titre en finale. Mais Benoît Paire, à 29 ans, a réussi son décollage en bleu.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Après la victoire de Benoît Paire face à l’Espagnol Carreno Busta, en ouverture de la demi-finale à Lille, Lucas Pouille mène face à Roberto Bautista Agut.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Après son échec à Berlin lors du décathlon du championnat d’Europe, le champion du monde français a choisi de s’aligner lors du Décastar à Talence, les 15 et 16 septembre.
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Athlétisme : un Décastar en forme de rédemption pour Kévin Mayer

Après son échec à Berlin lors du décathlon du championnat d’Europe, le champion du monde français a choisi de s’aligner lors du Décastar à Talence, les 15 et 16 septembre.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 11h22
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


On avait laissé Kevin Mayer sonné, le corps englué dans le bac à sable de l’épreuve du saut en longueur. L’ultra-favori du décathlon des championnats d’Europe, début août, ne parvenait pas à dompter la maudite planche du stade olympique de Berlin. Trois essais mordus et un zéro pointé qui l’avait décidé à abandonner. Dur pour un tel champion, à la forme insolente, de se résoudre à jouer les utilités.

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Après quelques jours de réflexion, le champion du monde en titre a décidé de ne pas achever sa saison sur cet échec. Il participe donc au Décastar de Talence (33), l’une des Mecque du décathlon (quatre courses, trois épreuves de saut et trois de lancer), samedi 15 et dimanche 16 septembre. « Je n’avais plus fait le Décastar depuis 2012. La première envie est de faire un décathlon en entier. J’ai accumulé de la frustration et j’ai beaucoup d’énergie à dépenser. J’ai refait un cycle d’entraînement à fond et je me sens bien », confie Kevin Mayer.
Après Berlin, le décathlonien a modifié son programme. Ses vacances ont été rabotées et mêlées à de l’entraînement physique, qui n’a, en fait, jamais cessé. Et Mayer a pris seul cette décision. « Il a bien géré cette période en assumant l’échec. Une grande partie des choses viennent de lui, il s’est pris en main, car je n’étais pas forcément disponible au début. Je le retrouve en excellente forme physique et il a envie… Ce n’est pas une sorte de revanche, juste l’envie d’évacuer une grosse frustration », analyse le coach Bertrand Valcin.
« Le record du monde dans un coin de la tête »
Les deux hommes n’ont pas révolutionné l’entraînement, mais, bien entendu, le saut en longueur a fait l’objet d’un intérêt tout particulier. « On a eu une longue séance de longueur. Dès le premier saut, c’était bien. C’est l’une des forces de Kevin, se poser les bonnes questions et trouver des solutions. On a été plus exigeants qu’auparavant où l’on pouvait à tort accepter des sauts mordus, confie Bertrand Valcin. Tous les indicateurs sont bons pour qu’il fasse un beau décathlon à Talence. »

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Tous les observateurs attendent la revanche de Kevin Mayer. Le record du monde de la discipline, détenu par l’Américain Ashton Eaton depuis 2015 (9 045 points), est sur toutes les lèvres. Qu’en pense le principal intéressé qui possède la sixième meilleure performance de tous les temps (8 834 points lors des JO 2016) ? « Le record du monde est toujours dans un coin de la tête. Je sais que j’en ai le potentiel. Mais un décathlon, c’est spécial. Ce n’est qu’une fois que le saut à la perche est terminé [la 7e épreuve sur 10], que tu peux commencer à calculer et voir si tu es toujours en course », lâche le Français.
Pour son entraîneur, une chose est certaine : Kevin Mayer a toutes les qualités pour réaliser un jour un tel exploit : « Rien ne remplace la perte du titre européen, mais il possède tous les ingrédients pour arriver à battre le record du monde. Quand je compare le Kevin de 2016 qui fait plus de 8 800 points et celui d’aujourd’hui, il y a un monde d’écart qui le rapproche évidemment d’un potentiel record. »
Les puristes du décathlon se rappellent que la piste de Talence a déjà connu un record du monde. C’était le 5 septembre 1992 et l’Américain Dan O’Brien, mythique triple champion du monde, effaçait des tablettes la performance de Daley Thompson avec un total de 8 891 points.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Les deux joueurs, qui ont fait leurs débuts ensemble il y a vingt-quatre ans, disputent samedi le double de la demi-finale de Coupe Davis.
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Mahut et Benneteau, les inséparables

Les deux joueurs, qui ont fait leurs débuts ensemble il y a vingt-quatre ans, disputent samedi le double de la demi-finale de Coupe Davis.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 10h01
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 11h33
    |

            Clément Martel








                        



   


L’un ouvre la bouche à s’en décrocher la mâchoire, l’autre écarquille des yeux immenses. Heureux, hilares, Julien Benneteau et Nicolas Mahut, tous deux âgés de 36 ans, prennent la pose dans les coulisses de l’US Open, à New York, en cette fin de mois d’août. « Les papys font de la résistance », fanfaronne le premier sur Twitter, après leurs victoires respectives contre le récent demi-finaliste à Roland-Garros, Marco Cecchinato, et Corentin Moutet. Pour ce qu’il a annoncé comme le dernier tournoi de tennis de sa carrière, Julien Benneteau profite de la présence de son ami de vingt-quatre ans. Avant de tourner la page.

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Sauf que, parfois, le sort s’en mêle. En raison de la blessure de Pierre-Hugues Herbert, Yannick Noah, le capitaine de l’équipe de France de tennis masculine, a rappelé Benneteau sous le maillot bleu pour la demi-finale de la Coupe Davis contre l’Espagne. Et, en choisissant de l’aligner au côté de Mahut en double, samedi 15 septembre, à Villeneuve-d’Ascq (Nord), il offre à l’inséparable duo l’occasion d’un beau point final à leur histoire.
Un an auparavant, lors de La Marseillaise précédant la finale de la compétition face à la Belgique, les deux hommes avaient moins le cœur à rire. Laissés sur la touche par Yannick Noah – qui leur avait préféré l’expérimental duo Pierre-Hugues Herbert/Richard Gasquet pour le double, pari finalement gagnant –, Julien Benneteau et Nicolas Mahut ne dissimulaient pas leurs larmes.

   


« Deux grands enfants, gentils et sympathiques »
Le premier, qui sortait d’un automne de haute volée, confiera quelques mois plus tard que l’annonce de cette non-sélection a été « le moment le plus dur de [sa] carrière. Plus que n’importe quelle défaite ou n’importe quelle blessure ». Et comme depuis l’entame de leur carrière commune, c’est auprès de Mahut qu’il a cherché le réconfort. Lequel s’interroge, dans L’Equipe  : « L’autre jour, on s’est demandé, avec Julien, s’il y avait déjà eu, en France, deux joueurs qui ont partagé autant d’entraînements durant toute leur carrière. On ne croit pas, vu qu’on est ensemble depuis qu’on a 13 ans. »
C’est au Creps (centre de ressources, d’expertise et de performance sportive) de Poitiers que les deux hommes se sont rencontrés pour la première fois. Chargé de ce pôle France de tennis, matrice de nombre de champions de la balle jaune hexagonale (Jo-Wilfried Tsonga et Lucas Pouille y ont fait leurs gammes par la suite), le bien nommé Laurent Garros se souvient de « deux garçons, deux grands enfants, gentils et sympathiques, déjà très déterminés », débarqués dans la Vienne, à l’âge de 13 ans.
« Leur histoire en double a commencé ici, se souvient l’entraîneur. On travaillait beaucoup l’état d’esprit de groupe, en insistant sur le fait que, dans ce sport individuel, le groupe pouvait tirer vers le haut chaque individu. » De quoi rapprocher deux jeunes gens ambitieux. « [Julien Benneteau] est quelqu’un qui m’a inspiré parce qu’il m’a poussé dès le début », témoigne Nicolas Mahut, soulignant qu’il « n’y a jamais eu de jalousie entre [eux]. Mais une vraie émulation, oui ».
Il faudra attendre quelques années pour que la paire s’assemble sur le court. C’est Louis Borfiga, leur entraîneur à l’Insep (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance), qui s’est, le premier, mis en tête d’aligner ces « deux petits gamins motivés et très complémentaires » en double.
Leur troisième cape commune
Il se souvient avoir dû se montrer persuasif. « A un moment, je leur avais dit  : “Bon, maintenant, je ne vous demande plus votre avis : vous allez jouer ensemble, et vous avez intérêt à gagner des matchs, sinon vous aurez affaire à moi”, raconte celui qui est désormais chargé de faire éclore les prometteuses jeunes pousses à la Fédération canadienne de tennis. Ils n’ont rien dit et ont baissé la tête. Ils sont partis faire une tournée en Amérique du Sud, ont gagné trois tournois sur quatre et ont été sacrés champions du monde [juniors] à la fin de l’année 1999. »
Au fil des ans, les deux amis mènent de paire leur carrière en simple et en double. « Ils ont très vite compris l’intérêt que pouvait avoir le fait de jouer en double pour leur carrière en simple », souligne Laurent Garros.
« On se prépare à jouer samedi, mais on sait que Yannick peut changer encore l’équipe d’ici là »
La paire jouera plus de dix ans ensemble, récoltant quelques titres. Mais c’est séparément que les deux décrocheront leurs meilleurs résultats en double : médaille de bronze aux Jeux olympiques de Londres en 2012 (avec Gasquet) et victoire à Roland-Garros en 2014 (avec Edouard Roger-Vasselin) pour Benneteau, US Open 2015, Wimbledon 2016 et Roland-Garros 2018 pour Mahut, au côté de Pierre-Hugues Herbert.
En équipe de France, Mahut et Benneteau n’ont été alignés ensemble qu’à deux reprises (en 2015 et 2017), pour autant de victoires. Leur troisième cape commune est prévue samedi, avant que Benneteau ne tire sa révérence pour de bon.
A moins que Yannick Noah ne sorte un nouveau tour de son sac. « On se prépare à jouer samedi, mais on sait que Yannick peut changer encore l’équipe d’ici là, a déclaré Mahut jeudi, sourire en coin. Dans ce cas, on sera là pour supporter les copains. Ça, on sait faire. »



                            


                        

                        


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La Coupe Davis, une passion si française

Contre l’Espagne, en demi-finale, la France vit les dernières heures de la Coupe Davis telle qu’elle l’a aimée. Retour sur l’histoire et les raisons de cet amour pour un saladier.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 09h47
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 11h22
    |

                            Alexandre Pedro (envoyé spécial à Villeneuve d'Ascq)








                        



   


La France du tennis pleure. Ses larmes ruissellent dans un saladier en argent acheté 1 000 dollars à un orfèvre de Boston par Dwight Filley Davis en 1900. Des larmes pour dire au revoir à une certaine idée de la Coupe Davis au moment de défier l’Espagne au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq, du vendredi 14 au dimanche 16 septembre, pour une place en finale ; la dernière avant le grand chambardement prévu en 2019 avec un format à dix-huit équipes réunies pour une semaine de compétition sur terrain neutre.

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« Je ne sais même pas comment on peut encore appeler ça Coupe Davis, soupire Patrice Hagelauer, 21 campagnes au compteur comme entraîneur auprès de sept capitaines différents entre 1978 et 1999. Je suis effondré quand je pense à ce gâchis. »
Depuis que la Fédération internationale de tennis (FIT) a adopté, le 16 août – avec le vote du président de la fédération française, Bernard Giudicelli –, son projet de refonte radicale de sa vénérable compétition par équipes nationales, il faut bien s’apprêter à dire adieu aux batailles homériques en cinq sets, aux ambiances bouillantes et pas toujours amicales.
Comme en 1985, quand Yannick Noah et Henri Leconte tombent dans l’enfer d’Asuncion face au Paraguay de Victor Pecci sur un parquet ciré et au milieu des cris, insultes et tambours du public local. « On sortait du court en se protégeant avec nos raquettes pour ne pas se faire massacrer », en tremble encore Henri Leconte.

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Un objectif plus atteignable
Le saladier d’argent se méritait. Le tennis français (troisième puissance mondiale avec ses dix succès) était bien placé pour le savoir. Pendant cinquante-neuf ans, il a été cet éternel éconduit entre la sixième et dernière victoire des Mousquetaires, en 1932, et ce Saga Africa dansé par la bande du capitaine Noah, à Lyon, après la victoire surprise contre les Etats-Unis.
Ce 1er décembre 1991, Arnaud Clément, 13 ans, saute sur le canapé familial à Aix-en-Provence après l’ultime coup droit gagnant de Guy Forget face à Pete Sampras. Dix ans plus tard, il soulève à son tour le saladier d’argent en Australie avec les Escudé, Grosjean, Santoro et Pioline. « On a été inspirés par les générations précédentes, on s’est dit que c’était possible. Et ça a aussi contribué à ce qu’on aille battre l’Australie de Hewitt et Rafter chez elle. On était armés par cette culture de la Coupe Davis. »
« Avec notre grosse densité de joueurs dans le top 100, on se disait chaque année qu’on avait notre chance »
Les mauvaises langues diront que cet amour doit aussi beaucoup à la relation plus froide entretenue par le tennis tricolore et les victoires en Grand Chelem. Ce qui explique le zèle des Lucas Pouille ou Richard Gasquet à défendre la formule actuelle, quand Rafael Nadal ou Roger Federer ont soutenu le coup de balai proposé par le footballeur Gerard Piqué et la société Kosmos.
Alors que les images du sacre de Noah à Roland-Garros, en 1983, commencent à jaunir, la Coupe Davis restait un objectif plus atteignable. « Avec notre grosse densité de joueurs dans le top 100, c’est vrai qu’on se disait chaque année qu’on avait toujours notre chance », explique Arnaud Clément.
« On a décidé de mettre le paquet sur cette compétition »
Président de la fédération française de tennis (FFT) entre 1973 et 1993, Philippe Chatrier est l’homme par lequel la reconquête débute. A peine installé, le dirigeant réunit entraîneurs et cadres techniques pour fixer le cap. Directeur technique national à l’époque, Jean-Paul Loth cite les mots présidentiels : « Chatrier nous a réunis pour nous dire : “Il faut gagner la Coupe Davis. J’attends de vous des programmes pour qu’on arrive à la reconquérir.” On a alors décidé de mettre le paquet sur cette compétition. »
Plus facile à décider qu’à réaliser. François Jauffret détient encore le record du nombre de matchs disputés par un joueur français en Coupe Davis : 70 entre 1964 et 1978. Mais sans finale à la clé. « Tous les meilleurs joueurs disputaient la Coupe Davis à l’époque, rappelle-t-il. Les Australiens, les Américains, les Roumains avec Nastase…, et ces équipes étaient meilleures que nous. »
Jauffret va vivre la victoire de 1991 dans le costume de DTN. « Philippe Chatrier était déjà malade [il était atteint de la maladie d’Alzheimer] et ne savait pas s’il serait encore vivant au moment de la finale, il a pu assister à ce grand moment. Je me souviens aussi que Jean Borotra était descendu dans les vestiaires, à 93 ans, pour fêter ça avec nous. »
« En France, nous avons cette culture des matchs par équipe avec les interclubs »
Le témoin est transmis, mais aussi une certaine idée de la Coupe Davis et de l’état d’esprit qu’elle véhicule. « En France, nous avons cette culture des matchs par équipe avec les interclubs. On aime jouer pour un club, pour son pays, et la Coupe Davis était le sommet de la pyramide pour un joueur », avance Patrice Hagelauer.
Et il serait mal vu de faire défection. « Contrairement aux autres pays, si un joueur ne joue pas, tout le monde lui tombe dessus », estime l’actuel numéro un français, Lucas Pouille. Jean-Paul Loth pose le problème autrement : « Nous n’avons jamais eu de numéro un mondial, rappelle celui qui fut capitaine entre 1980 et 1987. S’il avait existé, je ne suis pas persuadé qu’il aurait disputé la Coupe Davis chaque année. Il aurait fait son programme à la carte d’une année sur l’autre, comme Federer avec la Suisse. Quand vous êtes installé dans le top 3, la composition de votre saison est très complexe. »
Le tennis tricolore n’a jamais connu ce problème de riche. Quand Richard Gasquet tapote sur son portable plutôt que d’encourager ses partenaires face aux Etats-Unis, en 2008, il n’échappe pas à un procès en amour du maillot. Idem pour Gaël Monfils et ses nombreux mots d’absence.
La nostalgie l’emporte
« Cette compétition est tellement dans notre culture que tout va être exacerbé, la moindre défaite, la moindre polémique », observe Arnaud Clément. Pour illustrer son propos, l’Aixois évoque son bizutage, en 2001, face à la Belgique. Dans la foulée de sa finale perdue contre Agassi à l’Open d’Australie, il vit un cauchemar pendant une heure contre Christophe Rochus : « J’étais mieux classé que lui, mais je me suis retrouvé à deux sets à zéro. J’étais paralysé par l’enjeu. Je me suis alors souvenu d’un conseil de Guillaume Raoux, qui était alors dans le staff : “Pense à respirer.” C’était tout bête, mais je jouais en apnée. J’ai fini par gagner. »
Comme capitaine entre 2012 et 2015, Clément a aussi connu le revers de cette passion bien française, entre choix contestés, défaites qui passent mal et manœuvres de certains joueurs pour l’écarter et réinstaller Yannick Noah sur la chaise de capitaine.
Mais, à l’heure de commenter la rencontre face aux Espagnols pour France Télévisions, la nostalgie l’emporte face aux mauvais souvenirs. « La soirée à Melbourne après notre victoire en 2001 restera la plus belle de ma vie de sportif. Je vais profiter pour une dernière ou avant-dernière fois du plaisir de la Coupe Davis que j’aime », assure Clément.
Et si Patrice Hagelauer pense déjà « à la nouvelle génération qui ne connaîtra jamais ces ambiances », François Jauffret croit que l’histoire s’écrira autrement. « En 2040, je ne serai plus là pour voir ça, mais quand on regardera le palmarès, si on voit France 2019 ou 2022, on ne dira pas qu’elle a remporté la mauvaise Coupe Davis. Les joueurs n’auront jamais connu l’ancienne formule et ne pourront pas en être nostalgiques. » Peut-être même un Français aura-t-il succédé à Yannick Noah au palmarès de Roland-Garros d’ici là...



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ La disparition programmée des conseillers techniques sportifs bouleverse ce qui a fait le succès du sport français et acte le désengagement de l’Etat, estime notre journaliste Clément Guillou.
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A six ans des JO de Paris, l’explosion programmée du modèle sportif français

La disparition programmée des conseillers techniques sportifs bouleverse ce qui a fait le succès du sport français et acte le désengagement de l’Etat, estime notre journaliste Clément Guillou.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 20h04
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 11h50
    |

            Clément Guillou (Journaliste au service sports du "Monde")








                        



                                


                            
Analyse. Une réunion avec Edouard Philippe, une déclaration apaisante sur le parvis de Matignon et deux pages de pédagogie à destination du monde sportif à travers un entretien avec L’Equipe : en vingt-quatre heures, lundi 10 septembre, la nouvelle ministre des sports, Roxana Maracineanu, a éteint l’incendie déclaré dans le week-end après la révélation des intentions de Matignon vis-à-vis de son ministère. Mais l’apaisement ne peut être que provisoire.
Car, dans son interview, l’ancienne championne du monde de natation dit clairement ce qui n’apparaissait jusqu’alors qu’entre les lignes : les 1 600 conseillers techniques sportifs (CTS), qui évoluent dans l’Hexagone auprès des fédérations, « ne seront plus forcément fonctionnaires ». Leur avenir s’inscrit « dans un cadre rénové, au plus près des fédérations », explique Roxana Maracineanu, rappelée à son devoir de solidarité gouvernementale avant même de s’être assise à son bureau. En clair : les CTS devront être payés par quelqu’un d’autre que l’Etat. Par qui et comment ? C’est l’enjeu des négociations de ces prochaines semaines.
Si le sigle est inconnu de la quasi-totalité des Français, les sportifs, eux, connaissent parfaitement ces CTS : ils sont la sève du sport français. Spécificités du modèle tricolore, ces cadres d’Etat personnifient l’implication de la force publique en se portant garants de l’intérêt général dans la vie des fédérations, du plus bas niveau jusqu’aux espoirs olympiques. Tous, ils l’admettent, ne s’y appliquent pas avec la même énergie, mais les champions olympiques français savent généralement ce qu’ils leur doivent.
En 1996, déjà…
Que l’Etat veuille se débarrasser de la masse salariale qu’ils représentent – environ 110 millions d’euros par an – n’est pas nouveau. Relisons Le Monde du 20 juillet 1996, jour de l’ouverture des Jeux olympiques d’Atlanta :
« Le président du Comité national olympique et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ La FFF a décidé d’octroyer dix millions d’euros en matériel au football amateur. Cette dotation s’ajoute aux 86 millions déjà versés cette saison.
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Football : après la victoire des Bleus, un coup de pouce pour les clubs amateurs

La FFF a décidé d’octroyer dix millions d’euros en matériel au football amateur. Cette dotation s’ajoute aux 86 millions déjà versés cette saison.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 16h15
 • Mis à jour le
13.09.2018 à 17h22
    |

            Rémi Dupré








                        



   


L’élan suscité par le sacre des Bleus lors de la Coupe du monde en Russie va-t-il vraiment profiter au football français ? Si les dirigeants de la Fédération française de football (FFF) s’attendent à une hausse des licenciés dans les clubs amateurs, dans des proportions plus ou moins comparables à la saison 1998-1999 (240 000 nouvelles inscriptions à cette époque), ils entendent redistribuer au foot « d’en bas » une partie des retombées économiques de ce triomphe.
Selon nos informations, le comité exécutif (gouvernement) de la FFF a décidé, jeudi 13 septembre, d’octroyer une enveloppe de dix millions d’euros sur deux saisons (dont trois millions émanant de Nike, principal partenaire de l’organisation) en matériel aux petits clubs (jusqu’à moins de 100 licenciés), aux équipes pourvues d’une école de football et aux associations ayant un « engagement féminin », c’est-à-dire une section féminine. Cette dotation vient s’ajouter aux 86 millions d’euros reversés, cette saison, au football amateur. Un fonds « d’aide record » – selon l’expression fédérale – voté en juin, avant la Coupe du monde.
La décision du comité exécutif fait suite à la promesse de Noël Le Graët, président de la FFF, de « dégager une enveloppe de financements supplémentaires notamment pour les plus petits clubs qui ont besoin de matériel ». « Il y en aura sans doute d’autres par la suite avec une implication sans doute renforcée de nos partenaires [sponsors] sur le terrain », confiait le dirigeant au Monde, fin août.
Ce « coup de pouce » intervient surtout alors que de nombreux responsables de club amateur ne peuvent accueillir la vague de licenciés (2,1 millions la saison passée) attendue et réclamaient à la FFF davantage de moyens financiers. Par la voix de son dirigeant Eric Thomas, candidat malheureux à la présidence de la Fédération en 2011, 2012 et 2017, l’Association française de football amateur (AFFA) avait notamment plaidé, cet été, pour que le football amateur ne soit pas « l’éternel oublié ».
Un budget annuel de 272 millions d’euros
Grâce au succès des joueurs de Didier Deschamps en Russie, l’argent coule à flots à la Fédération. L’instance a touché notamment 32,6 millions d’euros de dotation de la Fédération internationale de football (FIFA). Après avoir versé 30 % de cette somme en primes aux Tricolores, la FFF peut se targuer d’une enveloppe budgétaire de 272 millions d’euros pour la saison 2018-2019.

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                Le sacre des Bleus fait les bonnes affaires de la Fédération française de football



Annuellement, l’organisation tire de sa sélection 113 millions d’euros de revenus commerciaux. Les contrats liés aux droits télévisés (63,1 millions d’euros annuels) et l’ensemble des partenariats avec les sponsors avait d’ailleurs été reconduit, avant le Mondial russe, pour le cycle 2018-2022.
Principal partenaire de l’équipe de France (50,5 millions d’euros annuels, notamment en matériel, jusqu’en 2026), l’équipementier américain Nike a d’ailleurs versé un bonus conséquent (autour d’un million d’euros selon le journal L’Equipe) à la FFF après le sacre moscovite des Bleus.
L’instance s’attend également à toucher un pactole (4,5 % du prix à l’unité) sur les ventes des – déjà mythiques et très onéreux (140 euros pièce) – maillots à deux étoiles fabriqués par Nike. La marque à la virgule espère, elle, pulvériser le record des tuniques écoulées (800 000) par Adidas après le sacre des Bleus en 1998.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Sept prévenus, dont deux anciens présidents de club, ont été condamnés jeudi dans l’affaire des tentatives d’arrangement de matchs de Nîmes en Ligue 2 en 2014.
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Football : soupçons d’arrangement en Ligue 2, jusqu’à dix-huit mois de prison ferme

Sept prévenus, dont deux anciens présidents de club, ont été condamnés jeudi dans l’affaire des tentatives d’arrangement de matchs de Nîmes en Ligue 2 en 2014.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 15h53
 • Mis à jour le
13.09.2018 à 16h19
   





                        


Sept hommes, dont deux anciens présidents de club, ont été condamnés, jeudi 13 septembre, à Paris, à des peines allant de huit mois avec sursis à dix-huit mois de prison ferme dans l’affaire des tentatives d’arrangements de matchs de Nîmes en Ligue 2 en 2014. Dans ce dossier, neuf hommes avaient comparu en juin devant le tribunal correctionnel, la plupart pour association de malfaiteurs en vue de la constitution du délit de corruption sportive.
Parmi les principaux prévenus, l’ex-président du Nîmes olympique, Jean-Marc Conrad et l’ancien actionnaire principal du club, Serge Kasparian, ont été condamnés à trois ans de prison dont dix-huit mois avec sursis et 50 000 euros d’amende, les peines les plus importantes. Ils ont été reconnus coupables d’avoir cherché à arranger le score de plusieurs matchs de la fin de saison 2013-2014 afin d’éviter une relégation en National du club qu’ils venaient de reprendre, aidés par un patron de club amateur.
Cet intermédiaire, Franck Toutoundjian, a été condamné à deux ans de prison dont un ferme, et 5 000 euros d’amende. « On va réfléchir » à un appel, a déclaré l’un des avocats de Serge Kasparian, Me Xavier Savignat.

        Lire le comtpe rendu du 3e jour de procès :
         

          petit arrangement entre présidents



Cinq tentatives d’arrangements
Aux yeux du tribunal, cinq matchs ont fait l’objet de tentatives d’arrangement : les rencontres de Nîmes contre
Bastia (0-0) ;Dijon (défaite 5-1) ;Brest (1-1) ;Caen (1-1) ;Créteil (1-1).
Les tentatives alléguées avaient échoué : il n’était pas reproché aux prévenus d’avoir altéré l’issue des rencontres, mais d’avoir essayé.
S’agissant du match central du dossier, un nul 1-1 contre Caen le 13 mai 2014, qui avait permis aux Normands de monter en Ligue 1 et à Nîmes d’éviter la relégation, l’ancien patron de Caen, Jean-François Fortin, a été condamné à quinze mois avec sursis et 15 000 euros d’amende pour corruption passive.
Trois autres hommes soupçonnés d’avoir joué le rôle d’intermédiaires ponctuels ont été condamnés à des peines allant de huit mois avec sursis à dix mois et 10 000 euros d’amende.
Le tribunal a également infligé des interdictions d’exercer toute activité en lien avec le football pendant une durée allant jusqu’à cinq ans. Deux des neuf prévenus, dont l’ancien joueur Abdelnasser Ouadah, ont été relaxés. Tous avaient nié une intention corruptrice et leurs avocats avaient dénoncé une affaire gonflée artificiellement. Ces peines sont globalement conformes à celles requises par le parquet national financier.



                            


                        

                        


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Coupe Davis : Benoît Paire enfin au service de la France

Yannick Noah a fait confiance à l’enfant terrible du tennis français pour la demi-finale face à l’Espagne. Un sacré retournement de situation.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 14h53
 • Mis à jour le
13.09.2018 à 15h05
    |

                            Alexandre Pedro (envoyé spécial à Villeneuve-d’Ascq)








                        



   


Il était moins une. A 29 ans, Benoît Paire va découvrir, vendredi 14 septembre, le charme particulier de la Coupe Davis avant le big bang de la saison prochaine et sa nouvelle formule. Jamais avare d’une surprise de dernière minute, le capitaine Yannick Noah a préféré l’Avignonnais à Richard Gasquet pour débuter en demi-finale face à l’Espagnol Pablo Carreño Busta au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq. Lucas Pouille affrontera Roberto Bautista Agut lors du second simple.

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          Lucas Pouille et Benoît Paire alignés en simple face à l’Espagne



Entre Benoît Paire et la Fédération française de tennis (FFT), l’histoire n’a jamais été un long fleuve tranquille. A 18 ans, l’élève du lycée agricole de Montfavet (Vaucluse) intègre le Centre national d’entraînement (CNE) alors sis à Roland-Garros. Le directeur technique de l’époque, Patrice Dominguez (mort en 2015) croit à cet « étalon mal dressé ». Il est le seul.
Benoît Paire donne assez vite raison à ses détracteurs entre retards, raquettes cassées et addiction à la junk food. Et quand Patrice Dominguez est remplacé par Patrice Hagelauer, le nouveau DTN indique la porte de sortie au jeune joueur. « La place de votre fils est davantage dans un asile psychiatrique que sur un terrain de tennis », lance même un cadre fédéral aux parents de Benoît Paire.
Loin du giron fédéral, l’intéressé va tracer sa route, entraîné par Lionel Zimbler (jusqu’en 2016) dont la patience sera la principale qualité pour comprendre un garçon aussi attachant dans la vie qu’impulsif et caractériel sur un court.
Mais quand il réussit à se canaliser, le Français parvient à proposer – avec une grande passion pour l’amorti – un tennis différent du commun des cogneurs qui hantent le circuit ATP. En janvier 2016, il atteint son meilleur classement (18e) avant de replonger dans ses travers, d’enchaîner les défaites et de hurler son mal-être sur les courts.
Viré des JO
Arrive l’épisode de Rio au mois d’août de la même année. Benoît Paire remplace pour les Jeux olympiques un Richard Gasquet forfait. La magie des JO ne prend pas sur un garçon qui explique qu’il aurait préféré disputer le tournoi d’Atlanta, histoire de gagner quelques points ATP.
Au Brésil, le joueur réalise une performance rare : être exclu de l’équipe de France alors qu’il est en train de disputer (et perdre) son deuxième tour face à l’Italien Fabien Fognini. « J’annonce l’exclusion de Benoît Paire après plusieurs recadrages, de nombreuses discussions et pas mal de manquements aux règles de vie », déclare en direct sur France 2 le DTN, Arnaud Di Pasquale.
Il est reproché à Benoît Paire de ne pas respecter les règles de vie de l’équipe et de « découcher » pour rejoindre dans Rio sa petite copine de l’époque, la chanteuse Shy’m. « Maintenant, je sais comment se passent les Jeux olympiques. Je suis content de les quitter », réagit-il à chaud, pas vraiment décidé à présenter ses excuses.
Entre l’affaire de Rio et un niveau de jeu fluctuant, les portes de la Coupe Davis lui semblaient fermer pour de bon. Mais depuis quelques mois, l’enfant terrible du tennis français a entrepris un travail sur lui-même pour ne plus dégoupiller à la première contrariété. Cette demi-finale face à l’Espagne apparaît comme une occasion unique pour Paire de changer son image. 
« J’ai fait des efforts et je suis beaucoup plus calme depuis quelques mois, a-t-il assuré en conférence de presse. C’est vrai qu’il y a eu l’épisode du tournoi de Washington [le 1er août] où je me suis énervé. » Pas qu’un peu. Il s’énerve lors de son match face à Marcos Baghdatis (trois raquettes fracassées, quelques jurons) et passe à la caisse avec une amende de 14 000 euros.

Yannick Noah le sait, l’Avignonnais n’est pas devenu sage comme un pape en quelques semaines. Le capitaine préfère ironiser sur cette image de sale gosse. « Vous allez tous vous demander à quel moment Benoît va casser sa première raquette. On s’est mis d’accord avec lui : pas plus de trois par set. Et pas sur ma tête si possible. »
Mais le patron des Bleus a aussi pris le soin d’expliquer à quel point le joueur avait tout de suite trouvé sa place dans l’équipe. « Il y a l’excitation de pouvoir travailler avec Benoît. Je voulais voir comment ça allait se passer avec le groupe, sa réaction lors des entraînements, et ça a été super. » 
En bon triple vainqueur de l’épreuve, capitaine Noah le sait : un peu de folie ne fait jamais de mal en Coupe Davis. Et à ce niveau-là, Benoît Paire présente quelques arguments.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Pour affronter l’Espagne en demi-finale, le sélectionneur des Bleus, Yannick Noah, a sélectionné le numéro 1 français, Lucas Pouille, et le néophyte Benoît Paire.
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Coupe Davis : Lucas Pouille et Benoît Paire en simple face à l’Espagne

Pour affronter l’Espagne en demi-finale, le sélectionneur des Bleus, Yannick Noah, a sélectionné le numéro 1 français, Lucas Pouille, et le néophyte Benoît Paire.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 13h11
 • Mis à jour le
13.09.2018 à 14h36
   





                        



   


Entre Benoît Paire et Lucas Pouille, plus de brouille. En froid depuis 2015, les deux joueurs de tennis français – respectivement 54e et 19e joueurs mondiaux – ont officiellement enterré la hache de guerre depuis l’entame du rassemblement de l’équipe de France de tennis dans le Nord, avant d’affronter l’Espagne en demi-finale de Coupe Davis (du 14 au 16 septembre). Et le sélectionneur français, Yannick Noah, a choisi, jeudi 13 septembre, de miser sur ce duo pour les rencontres de simple de la demi-finale. Le double des Bleus sera, lui, assuré par les « anciens » Julien Benneteau – sorti de sa retraite pour l’occasion – et Nicolas Mahut.

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                Tennis : Benoît Paire et Julien Benneteau, surprises de Noah face à l’Espagne en Coupe Davis



Coutumier des coups d’essai transformés en coups de maître, Yannick Noah a choisi d’offrir sa première cape à Benoît Paire face à l’Espagne. Absent des rassemblements en bleu depuis son éviction de l’équipe de France lors des Jeux olympiques de Rio, en 2016, l’Avignonnais avait fait campagne au cours de l’été pour intégrer le groupe avant la disparition de la compétition sous sa forme actuelle.
Ce faisant, le capitaine des Bleus choisit de se priver de Richard Gasquet, numéro 24 mondial, revenu dans l’équipe lors de la finale victorieuse en 2017, face à la Belgique. Benoît Paire ouvrira même le bal, vendredi à 13 heures, contre le numéro 1 espagnol, Pablo Carreno Busta (21e mondial).
Face à une Espagne privée de son totem Rafael Nadal mais ne manquant pas d’atouts – Pablo Carreno Busta et Roberto Bautista Agut, 26e mondial, ont des bilans positifs contre tous les Bleus –, la France tentera de se hisser en finale de la Coupe Davis pour la seconde année d’affilée.
Dans « son » stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq, où elle évolue pour la quatrième fois, l’équipe, menée par le régional de l’équipe, Lucas Pouille, tentera de poursuivre l’aventure une dernière fois, avant le changement de formule de l’épreuve, annoncé mi-août par la Fédération internationale de tennis.

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Demi-finale de Coupe Davis
Vendredi 14 septembre
Benoît Paire contre Pablo Carreno Busta (13 heures)
suivi de Lucas Pouille contre Roberto Bautista Agut
Samedi 15 septembre 
Julien Benneteau-Nicolas Mahut contre Marcel Granollers-Feliciano Lopez (14 heures)
Dimanche 16 septembre (si nécessaire)
Lucas Pouille contre Pablo Carreno Busta (13 heures)
suivi de Benoît Paire contre Roberto Bautista Agut
A suivre en direct sur Le Monde.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Le convoité, mais controversé Ballon d’or, ne reviendra sans doute pas à l’un des Français champions du monde. A juste titre, affirme notre chroniqueur Jérôme Latta.
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« Pas de Ballon d’or pour les Bleus, et c’est tant mieux »

Le convoité, mais controversé Ballon d’or, ne reviendra sans doute pas à l’un des Français champions du monde. A juste titre, affirme notre chroniqueur Jérôme Latta.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
13.09.2018 à 15h26
    |

                            Jérôme Latta








                        


Chronique. Remporter une Coupe du monde suscite des lendemains qui chantent. Ils chantent aussi les louanges des héros de la victoire, dont les ego vont subir de rudes épreuves, déguisées en moments agréables pour eux : la légitime fierté d’une telle consécration peut vite être empoisonnée par les flatteries, les accès de prétention et la course aux récompenses personnelles.

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Un ego hypertrophié n’est toutefois pas un handicap dans un football qui a exacerbé le culte de ses meilleurs joueurs. Messi, Neymar ou Cristiano Ronaldo sont de plus grosses entreprises que la plupart des clubs, ils comptent même plus de fans qu’eux.
Les trophées individuels pèsent au moins autant que les titres dans leur palmarès et le plus convoité d’entre eux, le Ballon d’or reste l’objet de spéculations et de débats rituels. Dussent-ils finir par le constat que l’on ferait mieux d’ignorer ce trophée.
Au pied des podiums
L’enthousiasme patriotique étant à son comble, les médias spécialisés ont poussé les candidatures françaises, mettant même en scène une rivalité feutrée entre Antoine Griezmann et Kylian Mbappé. On en est à guetter leur éventuelle réticence à se délivrer des passes décisives.
L’hypothèse Raphaël Varane, pourtant jugée crédible il y a peu, semble déjà oubliée et on se demande pourquoi N’Golo Kanté serait moins légitime. Peut-être s’est-on rangé au constat qu’un défenseur (l’Allemand Franz Beckenbauer a été distingué en 1976, l’Italien Fabio Cannavaro en 2006) ou un milieu défensif (l’Allemand Matthias Sammer en 1996) est en vérité inéligible ?
Certains se sont déjà offusqué qu’aucun Tricolore ne figure dans le trio des finalistes du trophée « The Best » – le trophée de la Fédération internationale de football (FIFA), qui sera remis le 24 septembre à Londres –, qui comprend le Portugais Cristiano Ronaldo, le Croate Luka Modric et l’Egyptien Mohamed Salah.
Griezmann, Mbappé et Varane, présents dans les dix joueurs désignés par un panel de « FIFA Legends », sont restés au pied de ce podium issu d’un « vote effectué par des fans, des journalistes, des sélectionneurs nationaux et des capitaines des équipes nationales » (ce qui dit, au passage, le caractère ésotérique de ces collèges électoraux).
Dispersion des voix
Le problème est justement que les postulants français sont trop nombreux. La dispersion des voix condamne toute probabilité d’élection malgré le poids de la case « vainqueur de la Coupe du monde ».
C’est d’ailleurs Modric qui a reçu le « Ballon d’or Adidas de Russie 2018 », une autre récompense au palmarès déroutant (l’Argentin Lionel Messi en 2014) – tandis qu’Hugo Lloris ne figure pas parmi les cinq gardiens nommés pour le « World 11 » de la FIFA, au contraire de Marc-André ter Stegen, remplaçant de Manuel Neuer au sein d’une Allemagne éliminée au premier tour…
Il est même inutile de calculer l’effet du retour du Ballon d’or dans le giron historique de France Football, depuis la fin de la co-organisation avec la FIFA entre 2010 et 2016 : la pondération des critères (statistiques personnelles, titres, image…) par un collège uniquement composé de journalistes n’y change rien : c’est foutu.
Pogba, Varane, Griezmann et Mbappé ne peuvent même pas se désister en faveur de Kanté, incarnation de l’esprit collectif des champions du monde.
Pas de prix du jury
C’est précisément la nature de cette équipe et de sa victoire qui prive ses membres de la vaniteuse satisfaction des distinctions individuelles. A contre-courant de la tendance, les « stars » du groupe ont renoncé à ce genre de gratifications pour atteindre, en équipe, le titre suprême.
Le Ballon d’or ne s’est pas joué en Russie, où ses principaux prétendants ont encore peiné dans des sélections moins fortes et moins exclusivement à leur service que leurs clubs.
Le trophée ne reviendra donc pas à un joueur français, ni même au grand Luka Modric. Il n’y a pas, comme au Festival de Cannes, de Palme d’or audacieuse, ni même de prix du jury : personne ne peut rivaliser avec les têtes de gondoles du football mondialisé.
C’est dommage, car le Ballon d’or serait beaucoup plus intéressant (et pas moins discuté) s’il était décerné par un comité de spécialistes et de passionnés qui assumeraient une idée particulière du football et des footballeurs.
Son futur lauréat sera donc Cristiano Ronaldo (pardon pour ce spoiler), monstre statistique que l’échec du Portugal en Russie ne pénalisera pas. Il pourra contempler son reflet dans une sixième boule dorée.
Celle de la Coupe du monde renvoie l’image de vingt-trois visages, ce qui empêche d’en distinguer un seul.
Note : une version précédente de cet article comprenait une confusion entre le trophée du Ballon d’Or, décerné par France Football, et « The Best », décerné par la Fifa.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le capitaine et gardien de l’équipe de France avait plaidé coupable de conduite en état d’ivresse après avoir été interpellé au volant dans le centre de Londres.
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Football : Hugo Lloris condamné à vingt mois de suspension de permis et une lourde amende

Le capitaine et gardien de l’équipe de France avait plaidé coupable de conduite en état d’ivresse après avoir été interpellé au volant dans le centre de Londres.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 13h44
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 14h59
   





                        


Hugo Lloris, le capitaine et gardien de l’équipe de France et du club anglais de Tottenham a été condamné mercredi à vingt mois de suspension de permis de conduire et 50 000 livres (56 200 euros) d’amende pour conduite en état d’ivresse.
Le joueur, qui a plaidé coupable, avait été interpellé le 24 août au volant de sa Porsche gris foncé à la suite d’un contrôle de police à Gloucester Place, dans le centre de Londres. Son taux d’alcoolémie par litre d’air expiré était de 80 microgrammes, plus de deux fois la limite légale au Royaume-Uni, de 35 microgrammes par litre.
« Je tiens à m’excuser de tout cœur »
S’il a rejoué avec Tottenham depuis le 24 août, Hugo Lloris s’est ensuite blessé à une cuisse et a manqué les deux matchs de rentrée des Bleus, jeudi contre l’Allemagne et dimanche contre les Pays-Bas.
Cela ne l’a pas empêché de célébrer le titre mondial avec les supporters français dimanche dernier au Stade de France. Il doit normalement retrouver les terrains dès samedi avec les Spurs, dans un choc de la Premier League contre Liverpool.
Hugo Lloris, arrivé à Tottenham en provenance de Lyon en 2012, s’est excusé publiquement pour son comportement.
« Je tiens à m’excuser de tout cœur auprès de ma famille, du club, de mes coéquipiers, du manager et de tous les supporters », avait-il déclaré dans un communiqué diffusé par les Spurs. Il avait dit « assumer l’entière responsabilité de [ses] actes », expliquant que « ce n’est pas l’exemple que je souhaite donner ».
Le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, avait affirmé fin août que l’incident ne changeait pas l’opinion qu’il avait du joueur aux 104 sélections, mesuré, discret et fiable.
« J’ai discuté avec lui, je ne vais pas en faire des tonnes. Il assume, il en est désolé, il a fait ses excuses, il sait bien que ça ne doit pas arriver, mais c’est arrivé. Ça ne change en rien ce que je pense de lui et le Hugo Lloris qu’il a toujours été », avait déclaré l’entraîneur.
De son côté, l’entraîneur de Tottenham Mauricio Pochettino avait assuré, trois jours après l’arrestation du joueur et une victoire devant Manchester United (3-0), n’avoir jamais songé à retirer le brassard de capitaine à Hugo Lloris, qui a joué 207 matchs en Premier League. Selon lui, le joueur se sentait « tellement mal » : « il sait qu’il a fait une énorme erreur. »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le joueur de 21 ans a décliné une convocation avec la sélection Espoirs en prétextant des problèmes physiques, tout en jouant avec son club.
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Football : La FFF assigne Jean-Kévin Augustin et son club devant la FIFA

Le joueur de 21 ans a décliné une convocation avec la sélection Espoirs en prétextant des problèmes physiques, tout en jouant avec son club.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 12h35
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 12h51
   





                        



   


La Fédération française de football (FFF) a assigné devant la Fédération internationale (FIFA) le footballeur Jean-Kévin Augustin, qui a décliné une convocation avec la sélection Espoirs, ainsi que son club, le RB Leipzig, a appris l’Agence France-Presse (AFP) mercredi 12 septembre de source proche du dossier, confirmant une information du quotidien sportif français L’Equipe.
La FFF a envoyé un courrier à la FIFA pour notifier la procédure, vendredi 7 septembre. Les sanctions peuvent être une suspension du joueur pour des matchs de championnat allemand, par exemple, avec son club, qui peut en théorie avoir à s’acquitter d’une amende, a précisé cette source interrogée par l’AFP.
Le sélectionneur Sylvain Ripoll avait reçu début de septembre un message de Jean-Kévin Augustin, envoyé par SMS, l’informant qu’il ne répondrait pas à sa convocation au rassemblement des Espoirs – l’équipe de France des joueurs de moins de 21 ans – en raison d’« une fatigue musculaire », selon L’Equipe.
« Jean-Kévin m’a fait part de sa décision de ne pas honorer ce rendez-vous. J’en prends acte et j’en tirerai les conséquences sportives, ce ne sont pas des excuses recevables. Ça ne correspond pas à l’esprit que je souhaite donner à cette sélection-là », avait déploré le technicien national lundi dernier.
« Une situation hallucinante »
« C’est une situation hallucinante », avait réagi le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, interrogé sur Infosport +.
Jean-Kévin Augustin s’est finalement exprimé, mercredi 5 septembre dans la soirée, sur son compte Twitter. Sans rentrer dans les détails, le joueur avançait une décision « prise en concertation » avec son club « sur la base de considérations liées » à son « intégrité physique ».
« L’équipe de France, quelle que soit sa catégorie, ne se refuse ou ne se décline pas, avec le caractère léger qu’on peut attribuer à ces termes », poursuivait-il. La procédure lancée par la FFF provient de l’incompréhension autour du fait que M. Augustin a joué la première période d’un match amical avec le RB Leipzig dès le lendemain de ces déclarations, jeudi 6 septembre.

https://t.co/Mw8Ss9h9ha— 33_augustin (@Jean-Kévin Augustin)


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Jean-Kévin Augustin avait été exclu d’un rassemblement des Espoirs à la suite d’une altercation avec le sélectionneur Sylvain Ripoll, à la mi-temps du match amical entre la France et le Chili, le 1er septembre 2017. Il avait été par la suite écarté du groupe jusqu’à mars 2018.
En son absence, les Espoirs se sont qualifiés vendredi pour l’Euro 2019, tournoi qu’ils n’avaient plus fréquenté depuis 2006.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Privés de leur numéro 1, blessé, les Espagnols comptent sur Pablo Carreno Busta et Roberto Bautista Agut pour défier l’équipe de France en simple, à Villeneuve-d’Ascq.
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Coupe Davis : sans Nadal, l’Espagne s’en remet à ses joueurs de l’ombre

Privés de leur numéro 1, blessé, les Espagnols comptent sur Pablo Carreno Busta et Roberto Bautista Agut pour défier l’équipe de France en simple, à Villeneuve-d’Ascq.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 09h30
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 07h49
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Un seul être vous manque et tout n’est pas dépeuplé, mais beaucoup plus ouvert pour votre adversaire. Yannick Noah peut toujours regretter, « en tant que fan de tennis », le forfait de Rafael Nadal, blessé à un genou, pour la demi-finale de Coupe Davis opposant la France à l’Espagne, qui se déroulera du 14 au 16 septembre au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq, l’action des Français remonte en flèche.
« Quand Nadal joue, c’est quasiment deux points assurés pour l’Espagne », a commenté, mardi, le capitaine tricolore. « Les Français se retrouvent bien plus favoris, désormais », appuie son homologue espagnol, Sergi Bruguera.

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Si ce dernier, ancien double vainqueur de Roland-Garros se gardait jusqu’à mercredi pour arrêter sa composition d’équipe, la logique du classement ATP voudrait que Pablo Carreno Busta (21e, 27 ans) et Roberto Bautista Agut (26e, 30 ans) soient alignés pour les matchs de simple de vendredi.
A l’aise sur surface rapide, les deux collent mal au cliché du joueur espagnol incapable de s’exprimer sans terre battue
En dehors de leur nom de famille composé, le blond des Asturies et le brun de la région de Valence partagent quelques points communs. A l’aise sur surface rapide (comme ça sera le cas à Villeneuve-d’Ascq), les deux collent mal au cliché du joueur espagnol incapable de s’exprimer sans terre battue sous ses chaussures. Pas vraiment précoces, ils ont intégré les 50 meilleurs joueurs mondiaux à 25 ans passés.
A sa décharge, Bautista Agut a longtemps préféré le football et est même passé par le centre de formation de Villarreal. « J’étais meilleur qu’au tennis. Je jouais comme avant-centre. Je n’étais pas très technique, mais je marquais beaucoup de buts. J’étais du genre à marquer de l’oreille », déclarait-il en 2014.
Carreno Busta, lui, a vu son début de carrière gâché par des problèmes de dos. En 2016, il rejoint l’académie dirigée par Juan-Carlos Ferrero (vainqueur de Roland-Garros en 2003). Un déclic pour lui : « J’ai beaucoup gagné en confiance et en agressivité dans mon jeu. »
L’impossible comparaison

   


Depuis trois saisons, les deux Espagnols mènent leur carrière avec une régularité remarquable, quelques coups d’éclats (une demi-finale de l’US Open en 2017 pour Carreno Busta, huit tournois gagnés pour Bautista Agut). Dans d’autres pays, ils seraient sans doute des petites vedettes. Mais en matière de tennis, l’Espagne est une infante gâtée depuis quelques décennies.
« Si j’étais bulgare ou slovaque, mes résultats auraient davantage de répercussions, avance Bautista Agut. Nous avons à la chance d’avoir Rafa [Nadal], mais il faut avouer qu’il éclipse tout le reste. »
Si le champion aux 17 victoires en Grand Chelem est connu pour sa proximité avec ses deux compatriotes en dehors des courts, eux avouent parfois souffrir de l’impossible comparaison. « On en sortira toujours perdant, dit Carreno Busta. Moi je ne le fais jamais, ça serait stupide. »
En Coupe Davis, elle est inévitable et parfois cruelle. Invité à pallier l’absence du Majorquin en 2014, Bautista Agut perd ses deux matchs de simple face à l’Allemagne pour son baptême du feu. Carreno Busta trébuche de son côté, en 2017, contre le Croate Franko Skugor (classé en deçà de la 300e place mondiale), comme pétrifié par l’enjeu de représenter son pays.
« Lucas Pouille ou Richard Gasquet n’ont pas de complexe à avoir face à eux. »
A leur décharge, les deux Espagnols ne sont pas les seuls marqués par ces défaites dans une compétition à laquelle peur et irrationnel se mêlent souvent. « Ce sont deux bons joueurs dont le niveau moyen se situe entre la 10e et la 30e place mondiale, évalue Jean-Paul Loth, capitaine de l’équipe de France entre 1980 et 1987. Avec eux, on sait à quoi s’attendre. Des Lucas Pouille ou Richard Gasquet n’ont pas de complexe à avoir face à eux. »
Mais la réciproque est vraie. Les résultats des Français ces derniers temps n’ont pas de quoi effrayer. Et l’historique serait plutôt du côté espagnol dans l’optique des deux premiers simples. Richard Gasquet n’a jamais battu Carreno Busta en deux matchs et Lucas Pouille reste sur une finale perdue face à Bautista Agut à Dubaï en mars (et trois défaites en quatre rencontres). De quoi donner confiance à Sergi Bruguera ? « Même sans Rafa, on a une très bonne équipe », veut croire le capitaine espagnol.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ L’équipe de France entame, mercredi, le championnat du monde face à la Chine. Le sélectionneur, Laurent Tillie, explique sa gestion du groupe et l’adaptation permanente qu’elle exige.
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Mondial de volley : les Bleus, des « frappadingues » chez qui il faut « dégonfler quelques têtes »

L’équipe de France entame, mercredi, le championnat du monde face à la Chine. Le sélectionneur, Laurent Tillie, explique sa gestion du groupe et l’adaptation permanente qu’elle exige.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 15h49
    |

            Clément Guillou








                        



   


En six ans, Laurent Tillie a réinstallé l’équipe de France de volley-ball dans le cercle des grandes nations, au point d’en faire l’une des favorites du championnat du monde qui s’est ouvert dimanche 9 septembre, en Bulgarie et en Italie. Le sélectionneur, champion d’Europe avec les Bleus en 2015, explique au Monde les ressorts de son équipe et l’échec des Jeux olympiques, il y a deux ans au Brésil.
Qu’est-ce qui fait la force de l’équipe de France ?
Ils ont deux grosses qualités : d’un côté, avoir toujours cru en eux, être un peu frappadingues ; de l’autre, ils adorent jouer. De temps en temps, il y a un manque de rigueur, de sérieux, mais ce sont deux grosses qualités. Croire jusqu’au bout et respecter l’esprit du jeu.
Comment décrire ce groupe de quatorze joueurs ?
C’est un groupe qui accepte ses différences. Dans ma conception de l’équipe, il n’y a pas de passe-droits. Donc il faut forcément des recadrages, qui font le charme de la vie d’un groupe jeune. Cela n’a rien à voir avec ce que l’on peut voir dans quelques sports, mais oui, il faut dégonfler quelques têtes, poser des limites.
Il y a quatre ans, on ne connaissait qu’Earvin Ngapeth. Maintenant, tous ces joueurs sont des stars, tous peuvent être considérés comme les meilleurs du monde à leur poste : Benjamin Toniutti le passeur, Jenia Gebrennikov le libéro, Kevin Le Roux en central.
Comment cette équipe de stars a-t-elle pu passer à côté de ses Jeux olympiques à Rio en 2016, l’objectif de tout le groupe depuis 2012 ?
On l’a analysé en long, en large et en travers. Le corps et le mental n’ont pas eu le temps de se régénérer ni les joueurs de remettre la pression adéquate après la Ligue mondiale, en juillet. A Rio, les joueurs ont été surpris par le niveau d’agressivité. C’est la différence entre les équipes qui ont l’habitude de jouer les Jeux et celles qui les jouent pour la première fois. Le premier match des JO, c’est dix étages au-dessus d’un match couperet dans n’importe quelle compétition.
La dernière chose, c’est que les équipes se sont adaptées à notre jeu, qui était très différent sur la scène internationale quand on a émergé, en 2014. Service flottant, jeu de patience, défense… Aux Jeux, on ne surprenait plus. Les failles technico-tactiques des adversaires n’étaient plus là.
« Ils ont été champions d’Europe juniors ensemble en 2008, et c’est une bande de potes »
Comment rebondir après cela ?
J’aime me servir de leur frustration. L’élimination des Jeux a produit un effondrement psychologique. Il faut réutiliser cette frustration comme un moteur.
Je leur remontre des photos, qui sont presque plus parlantes que les vidéos. Quand on voit le rictus, la tête baissée, les yeux qui brillent chez les adversaires, ça donne envie d’y retourner. Il faut impliquer émotionnellement le joueur, parce qu’il va devoir lâcher sa famille pendant cinq mois. Pour lui, ce serait tentant de vouloir souffler, les saisons sont tellement longues…
Mais il y a un truc qui unit les cadres de cette équipe. C’est comme chez les basketteurs : la génération Tony Parker a gagné un titre chez les juniors [champions d’Europe en 2000] et a poursuivi l’aventure. C’est la même chose pour les volleyeurs : ils ont été champions d’Europe juniors ensemble en 2008 [avec cinq joueurs de la sélection actuelle], et c’est une bande de potes. Ils se sentent tellement bien ensemble, je dois préserver cela. Le cadre que je fixe est élastique, pour que cette bande survive.

   


En 2012, quand vous avez pris l’équipe de France, vous ne leur avez parlé que des Jeux olympiques 2016. Cet été, vous leur avez parlé du Mondial, ou des JO 2020 ?
Je parle des JO. Mais dans l’enveloppe des JO, il y a le Mondial. Chaque compétition est liée. Qu’on la réussisse ou qu’on la plante, c’est toujours une étape. Si on ne met pas de continuité, on n’est pas crédible. Fixer un objectif lointain fait que l’on peut se casser la gueule sans perdre de vue que l’on travaille pour un objectif ultime.

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                Volley : l’équipe de France vise un podium au bout d’un Mondial marathon



Qu’est-ce qui fait la différence entre l’équipe qui n’est pas encore championne d’Europe, il y a quatre ans, et celle d’aujourd’hui ?
Il y a quatre ans, j’avais deux joueurs à l’étranger, aujourd’hui, j’en ai onze. Là-bas, ils progressent plus vite. Question de mentalité. En France, ils ont leurs habitudes. A l’étranger, ils sont obligés d’être beaucoup plus rigoureux, de comprendre le travail physique, de subir la pression, car ils peuvent être virés. Il faut aussi assumer son statut de joueur étranger. Bon, après, le problème, c’est que quand je les vois, ils reviennent en France ! (Rires.)
Avoir d’autres stars dans l’équipe, cela fait du bien à Earvin Ngapeth ?
Bien sûr, car notre jeu a longtemps reposé uniquement sur lui. Or, il ne peut pas tout faire seul. Il a souvent deux contreurs adverses sur lui, les serveurs le visent en permanence au service, il avait besoin d’une bouteille d’oxygène. Cet oxygène, il vient de Jenia Gebrennikov (le libéro), ou d’un autre réceptionneur. S’il n’est pas à la réception, Earvin peut se concentrer davantage sur son jeu. Pareil en attaque, on peut davantage répartir tactiquement notre jeu et créer plus d’incertitude pour l’adversaire.
Après, cela devient aussi compliqué parce qu’Earvin a l’habitude d’avoir tous les ballons, et qu’il veut tous les ballons. Il faut gérer cette frustration.
« Le haut niveau, c’est le renouvellement. On est sur des cycles de deux à trois ans, grand maximum. »
Y a-t-il aussi de la frustration quand vous arrivez aux Jeux olympiques et que vous réalisez que les adversaires se sont adaptés à votre jeu, qu’il faut en quelque sorte repartir du début ?
Ce n’est pas frustrant, non. Le haut niveau, c’est le renouvellement. On est sur des cycles de deux à trois ans, grand maximum. Il y a toujours de petites choses qui changent, demandent que l’on s’adapte. Il faut en permanence analyser l’adversaire et son propre jeu, se dire : « Bon, on a été bloqué à tel niveau, que peut-on changer ? Comment être plus efficace dans telle ou telle situation ? » C’est presque comme résoudre un nouveau problème de mathématiques à chaque fois. Vous avez les données, vos théorèmes, vos axiomes, et vous vous demandez : comment j’arrive au bout ? C’est excitant !
On s’appuie sur des bases, sur ce que l’on sait faire. Et parfois, il faut laisser un peu de liberté aux joueurs et regarder ce qu’ils vont en faire. Je le fais à l’entraînement, voire en match amical. Parfois, quelque chose de neuf surgit. On hausse un sourcil et : « Tiens, c’est pas mal ça ! » Ce peut être un geste, une réception, un service. On regarde si c’est efficace et on se demande pourquoi. Parce qu’il a engagé l’épaule gauche avant l’épaule droite ? Parce qu’il y a une torsion du corps ? Il faut regarder les autres, aussi, en vrai, pas seulement à la vidéo qui aplanit les choses.
Les Américains, par exemple, sont très performants au service smashé. Au début, pour comprendre, on s’est fixé sur le lancer, mais on s’est rendu compte que certains lançaient le ballon très haut, d’autres très bas, d’autres à plat… Par contre, ils avaient une rotation de tout leur corps, pas que du bras. Ils vrillaient complètement, sur le côté, et cela fait une accélération du service assez efficace. Du coup, on essaye.
Après il y a la dimension mentale. Comment les autres s’entraînent, ce qu’ils se disent au temps mort – il est toujours intéressant d’écouter à la télévision, quand il y a une perche devant l’entraîneur. Et c’est cette dimension qui est la plus importante.

Pour leur premier match, les Bleus balaient les Chinois
L’équipe de France masculine de volley a franchi sans encombre, mercredi 12 septembre à Roussé (Bulgarie), la première étape du Mondial. Les volleyeurs français ont balayé les Chinois 3 sets à 0 (25-20, 25-21, 25-17). « La Chine n’est pas une équipe faible, c’est nous qui avons bien joué. On a étouffé leur jeu », a commenté le sélectionneur Laurent Tillie. L’attaquant-réceptionneur vedette des Bleus, Earvin Ngapeth, qui s’était blessé aux abdominaux pendant la préparation, a joué presque deux sets. « Ce n’était pas prévu à la base, donc je suis content. J’en ai besoin car je n’ai pas beaucoup joué ces derniers temps. Je n’ai pas ressenti de douleur, c’est très positif », a-t-il dit.
L’équipe de France, qui a gagné le Ligue mondiale (2015, 2017) et l’Euro (2015), rêve de monter pour la première fois sur le podium du Championnat du monde. Elle jouera, jeudi 13 septembre, un match déjà crucial contre le Brésil, champion olympique en titre.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Le joueur, qui affronte l’Espagne avec l’équipe de France de tennis, vendredi, en demi-finale de la compétition, évoque sa réforme prévue pour 2019.
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Lucas Pouille : « J’ai toujours placé la Coupe Davis au-dessus de tout »

Le joueur, qui affronte l’Espagne avec l’équipe de France de tennis, vendredi, en demi-finale de la compétition, évoque sa réforme prévue pour 2019.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 05h30
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 12h03
    |

            Elisabeth Pineau (New York, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

L’équipe de France de tennis affrontera, à partir de vendredi 14 septembre, l’équipe d’Espagne en demi-finale de Coupe Davis, au stade Pierre-Mauroy à Villeneuve-d’Ascq (Nord). Face aux Espagnols, privés de Rafael Nadal, blessé, Lucas Pouille sera une nouvelle fois le numéro un français. En mal de résultats cette saison, le joueur aborde ce week-end avec un pincement au cœur, lui qui, « attaché à cette compétition », ne digère pas le changement de formule en 2019, annoncé mi-août par la Fédération internationale de tennis. Rencontré lors de l’US Open à New York, il déplore que l’épreuve évolue vers « une exhibition et rien de plus », au risque, selon lui, de n’avoir « plus de valeur » et « pas d’intérêt sportif ».

Vous traversez une saison compliquée avec très peu de résultats : comment fait-on pour se remobiliser ?
Forcément, quand sur les cinq derniers mois, il n’y a que cinq ou six victoires, c’est peu et c’est dur de se remobiliser. Mais ça fait partie d’une carrière, faite de hauts et de bas, c’est ce que j’essaie de me dire tout en continuant à travailler et en me persuadant que la victoire va revenir. La saison n’est pas terminée et je vais essayer d’être irréprochable sur le plan de l’attitude et de l’investissement. Au moins, je me dirai que j’aurai tout essayé et on pourra repartir sur de nouvelles bases en 2019.
La Coupe Davis arrive à point nommé pour essayer d’inverser la tendance…
Oui, mais de toute façon, j’ai toujours placé la Coupe Davis au-dessus de tout, peu importe le contexte. Même si je n’ai pas gagné beaucoup de matchs cette saison, j’arrive extrêmement motivé. Mon jeu n’a pas disparu, je fais de très bonnes séquences à l’entraînement.

Quand avez-vous pris conscience de l’histoire particulière qui lie la France à cette compétition depuis l’avènement des Mousquetaires ?
L’amour du maillot, on...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Les clubs de Barcelone et de Gérone et la Ligue professionnelle ont déposé, mardi, une demande officielle de délocalisation auprès de la fédération espagnole.
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Football : un match du championnat espagnol pourrait être délocalisé en janvier à... Miami

Les clubs de Barcelone et de Gérone et la Ligue professionnelle ont déposé, mardi, une demande officielle de délocalisation auprès de la fédération espagnole.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 18h08
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 20h23
   





                        


Un match du championnat de football espagnol se déroulera-t-il aux… Etats-Unis ? Les directions des clubs de Barcelone et de Gérone le souhaitent. La Ligue professionnelle espagnole (la Liga) aussi. Toutes trois ont déposé, mardi 11 septembre auprès de la Fédération espagnole, une demande officielle d’autorisation de délocaliser cette rencontre « le 26 janvier 2019 au Hard Rock Stadium de Miami aux Etats-Unis ».
Ce projet avait été évoqué dès le mois d’août. Pour la Ligue, il s’inscrit dans le cadre du lancement d’une filiale chargée de la promotion du championnat espagnol de football sur le marché américain : celui-ci lui apparaît d’autant plus prometteur que la communauté hispanique, passionnée de football, y est importante. Un accord en ce sens a été conclu avec l’entreprise Relevent, prévoyant la délocalisation de matchs outre-Atlantique lors des quinze prochaines années.
Contestation chez les joueurs et les supporteurs
Mais, pour que ce projet voie réellement le jour, encore faut-il qu’il y ait deux équipes prêtes à s’affronter sur ce terrain « extérieur ». Ce qui est loin d’être acquis. En l’état, le projet suscite de vives critiques chez les joueurs. Il est également dénoncé par les supporteurs.
Le syndicat des joueurs du championnat d’Espagne a ainsi rappelé, lundi, que « ce seraient les joueurs qui prendraient la décision finale en ce qui concerne la tenue du match aux Etats-Unis ». Fin août, ce syndicat avait menacé la ligue d’une grève si elle ne revenait pas sur son projet de délocalisation.
Le président de la Liga, Javier Tebas, a expliqué, vendredi 7 septembre, que ce sont les nouveaux propriétaires du Gérone FC qui ont encouragé le club à saisir cette occasion pour « se développer et grandir ».
Pour essayer de calmer le jeu, la Ligue évoque un système de compensation qui sera mis en place pour les supporteurs abonnés qui ne pourront assister à ce derby catalan.
Dans sa stratégie de conquête de nouveaux publics, et de génération de revenus supplémentaires, la Liga avait déjà programmé fin décembre 2017 à un horaire précoce et inhabituel, 13 heures, le clasico Real Madrid-FC Barcelone. L’objectif était, avec le décalage horaire, de le faire bénéficier d’une exposition maximale en Asie, autre terre de conquête face au tout-puissant championnat d’Angleterre.

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