<FILE-date="2018/09/14/19">

<article-nb="2018/09/14/19-1">
<filnamedate="20180914"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180914"><AAMMJJHH="2018091419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ A l’été 2016, nous avions embarqué sur l’« Aquarius », qui patrouille en Méditerranée pour sauver des migrants. Deux ans plus tard, le taux de mortalité en mer a explosé.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

« Le Monde » remonte à bord du navire humanitaire « Aquarius »

A l’été 2016, nous avions embarqué sur l’« Aquarius », qui patrouille en Méditerranée pour sauver des migrants. Deux ans plus tard, le taux de mortalité en mer a explosé.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 16h56
    |

            Julia Pascual








                        



   


C’était il y a deux ans. L’Europe se déchirait déjà autour de la « crise migratoire », la photo du garçon syrien Aylan, échoué sur une plage de Turquie, avait depuis longtemps fait le tour du monde, et la mer Méditerranée arborait les traits d’un vaste cimetière.
A l’été 2016, Le Monde était monté à bord de l’Aquarius, navire humanitaire des ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), parti patrouiller au large de la Libye pour pallier le manque de moyens des secours déployés par les Etats européens.
Pendant plusieurs semaines, nous avions témoigné de ces hommes et de ces femmes rêvant d’Europe, de ces corps meurtris, engloutis, disparus. Deux ans se sont écoulés depuis ce reportage en immersion, et, alors que la Méditerranée est de plus en plus meurtrière pour ceux qui tentent la traversée, Le Monde a décidé de remonter à bord de l’Aquarius, avec un photographe, pour suivre une nouvelle campagne de sauvetage.

        Reportage :
         

          l’éprouvant périple de l’« Aquarius » en juin 2018



1 565 morts en 2018
Depuis le début de l’année, au moins 1 565 personnes ont perdu la vie en tentant de gagner les rives européennes, d’après l’Organisation internationale pour les migrations (IOM). Le taux de mortalité est en forte hausse sur la route de la Méditerranée centrale, qui relie principalement la Libye à l’Italie et Malte. L’an dernier, une personne mourait pour 42 qui parvenaient à traverser, d’après le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Désormais, un décès est enregistré pour 18 arrivées.
Ce risque accru dessine en creux un paradoxe, puisque les flux migratoires n’ont jamais été aussi faibles depuis quatre ans. Cette année, près de 74 000 personnes sont arrivées en Europe par la mer, principalement par l’Espagne, l’Italie et la Grèce. En 2017, elles étaient plus de 172 000, ce qui représentait déjà une baisse considérable par rapport aux quelque 363 000 arrivées enregistrées en 2016 et du million d’arrivées de 2015.
« La situation est tout à fait gérable », répète Vincent Cochetel, envoyé spécial pour le HCR en Méditerranée centrale. Mais depuis que l’Italie, sous l’impulsion de son ministre de l’intérieur Matteo Salvini, a refusé, en juin, d’accueillir l’Aquarius avec 630 migrants à son bord, ses ports sont fermés aux humanitaires et les Etats membres se déchirent sur l’accueil des migrants.

        Le décryptage des Décodeurs  :
         

          Un pays a-t-il le droit de fermer ses ports aux bateaux secourant les migrants ?



« Cas par cas »
« Désormais, chaque sauvetage en mer donne lieu à des négociations au cas par cas qui peuvent durer des semaines jusqu’à ce qu’une solution de débarquement soit trouvée », constate Céline Schmitt, porte-parole du HCR en France. L’été a été jalonné de ces crises. Fin août, c’est un navire des gardes-côtes italiens – le Diciotti – qui a été bloqué pendant cinq jours dans le port sicilien de Catane, avec 150 migrants à son bord.

   


Cette incertitude pourrait avoir des répercussions plus insidieuses. « Notre crainte, c’est que, compte tenu du manque de prévisibilité des débarquements, des bateaux commerciaux ne répondent pas aux appels de détresse, confie Vincent Cochetel. Nous avons des informations précises en provenance du MRCC Rome [centre de coordination de sauvetage maritime] selon lesquelles des bateaux éteignent leur système anticollision pour ne pas être sollicités pour des opérations de sauvetage. Les armateurs et les compagnies n’ont pas envie de s’embarrasser et optent pour la politique de l’autruche. »
Pendant ce temps, les navires humanitaires ont subi de multiples entraves. A l’heure actuelle, et depuis près de trois semaines déjà, aucun ne patrouille en Méditerranée centrale. Une situation inédite par sa durée. Les deux navires de l’ONG allemande Sea Watch sont bloqués à Malte, de même que celui de l’ONG allemande Lifeline. L’ONG espagnole Proactiva, dont les navires sont actuellement amarrés à Barcelone, a annoncé fin août qu’elle abandonnait la Libye et patrouillerait, désormais, entre l’Espagne et le Maroc.

        Le constat :
         

          En Méditerranée, les opérations de sauvetage des ONG de plus en plus compliquées



« Maltraitances »
« Les intenses campagnes de criminalisation des ONG en Méditerranée centrale et la mise en marche de politiques inhumaines ont provoqué non seulement la fermeture des ports d’Italie et de Malte, mais aussi la paralysie de nombreuses organisations humanitaires de sauvetage, ainsi que l’augmentation du flux migratoire vers le sud de l’Espagne », a justifié l’ONG dans un communiqué. « Le désengagement des ONG signifie qu’il y a moins de capacité de recherche et de sauvetage d’embarcations en situation de détresse », s’inquiète Vincent Cochetel. En 2017, près de 39 000 personnes avaient été sauvées grâce à ces opérations humanitaires.

        Notre analyse :
         

          « Le gros des opérations de secours est fait par des navires marchands ou militaires »



Les gardes-côtes libyens sont devenus les premiers acteurs au large des côtes libyennes. Depuis le début de l’année, ils ont intercepté plus de 13 000 réfugiés. « Mais ils ont des moyens limités, rappelle Céline Schmitt. Et de toute façon, ils n’offrent pas de port sûr de débarquement après un sauvetage en mer », en raison des « graves maltraitances » que risquent les migrants. Le pays, dont la capitale est en proie à des combats armés depuis plusieurs semaines, ne dispose pas de système d’asile et les migrants sont placés dans des centres de détention.
Pendant ce temps, malgré un engagement en ce sens, les Etats européens ne se sont toujours pas mis d’accord sur un mécanisme de répartition des migrants sauvés en mer.
C’est dans ce contexte particulièrement dégradé que l’Aquarius, actuellement à quai à Marseille, prépare une nouvelle campagne de recherche et de secours. Le Monde rembarque à son bord.

   





                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/14/19-2">
<filnamedate="20180914"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180914"><AAMMJJHH="2018091419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Après la victoire de Benoît Paire face à l’Espagnol Carreno Busta, en ouverture de la demi-finale à Lille, Lucas Pouille mène face à Roberto Bautista Agut.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ 
<article-nb="2018/09/14/19-3">
<filnamedate="20180914"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180914"><AAMMJJHH="2018091419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Faute d’avoir obtenu l’aide de mécènes ou du Loto du patrimoine, les habitants de Quilen, un petit village du Pas-de-Calais, se mobilisent pour sauver la bâtisse.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Patrimoine : des villageois font appel au financement participatif pour sauver leur église

Faute d’avoir obtenu l’aide de mécènes ou du Loto du patrimoine, les habitants de Quilen, un petit village du Pas-de-Calais, se mobilisent pour sauver la bâtisse.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 14h37
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 17h46
    |

            Pierre Bouvier








                        



   


Ils sont réunis dans la salle du conseil municipal : Eliane Zwertvaegher, son mari, qui se fait discret, Patrick Fouilland, un médecin parisien à la retraite, et, enfin, Pascal Caron. Lui, c’est le maire de Quilen, petit village du Pas-de-Calais, dans les Hauts-de-France. Plus tard, Olivier Van Den Bossche, le premier adjoint, passera dire bonjour. Ils sont en tout une vingtaine d’habitants, sur les 70 âmes que compte le village, à s’être mobilisés pour sauver leur église, Saint-Pierre. Face aux millions d’euros du Loto du patrimoine, dont le tirage a lieu vendredi 14 septembre, cette poignée d’irréductibles défenseurs du patrimoine communal semble quelque peu démunie.

        Lire :
         

          Des Journées du patrimoine portées par le loto



Pour trouver leur église, il faut quitter la route qui mène à Montreuil et, plus loin, au Touquet avant de plonger dans une petite vallée. La rue principale qui traverse Quilen, village sans entreprise ni artisan, se parcourt en quelques dizaines de secondes. L’église Saint-Pierre n’est ni la plus belle ni la plus connue du département, qui compte quelques dizaines d’édifices remarquables recensés par l’office du tourisme. C’est un petit bâtiment de briques rouges, coiffé d’un toit d’ardoise et d’un clocher passablement amoché.
De l’église originelle édifiée au XVe siècle, couverte d’un toit en chaume, il ne reste rien, à part une cloche en bronze qui porte la date de 1443. L’église actuelle a été reconstruite en 1847, après un incendie. A l’intérieur, les fonts baptismaux datent du XVIIe ou du XVIIIe siècle, personne ne sait vraiment, mais ils sont inscrits au titre des monuments historiques depuis 1973.
L’une des originalités de l’édifice se situe à droite en entrant : le monument aux morts de la Grande Guerre se trouve à l’intérieur de l’église. Une plaque de marbre qui porte les noms de Paul Sta, Alfred Maillard, Albert Maillard, Alphonse Ladelnet, Emile Pade, Fernand Henry, Sulpice Thomas, François Mailly, Georges Henry ; les soldats originaires du village tués entre 1914 et 1918.

Les 70 habitants de Quilen, dans le Pas-de-Calais, se mobilisent pour sauver leur église. #patrimoine https://t.co/FCXcjeeP60— pibzedog (@Pierre Bouvier)


require(["twitter/widgets"]);

Réparations de fortune
L’église « menace ruine », comme on dit pudiquement. Le passage des tempêtes a laissé des cicatrices sur la toiture, qui ne demande qu’à perdre quelques ardoises supplémentaires. A l’intérieur, les fissures causées par les infiltrations ressemblent à des crevasses. Pour monter dans le clocher, il est conseillé de se changer, tant on y ramasse les fientes de pigeon. « On y célèbre pourtant des offices les 22 de chaque mois, et en septembre une messe avec la participation des jeunes ayant fait leur profession de foi suivie de baptême y sera donnée », ajoute Eliane Zwertvaegher.
Les habitants de Quilen n’ont pas l’entregent des grandes institutions comme le Louvre
Mais jusqu’à présent, ce sont les réparations de fortune qui permettent à l’édifice de ne pas se dégrader davantage. Les habitants de Quilen n’ont pas l’entregent des grandes institutions comme le Louvre, capable de mobiliser mécènes et particuliers grâce à l’opération « Tous mécènes ». Leur église ne fait pas non plus partie des monuments retenus pour bénéficier des retombées du Loto du patrimoine porté par l’animateur Stéphane Bern. Elle n’est bien sûr pas au programme des Journées du patrimoine dans le Nord et le Pas-de-Calais. Enfin, il est tout aussi inutile de se tourner vers le diocèse, qui considère que l’église appartient à la commune.
Face à ces obstacles, les villageois ont décidé d’explorer d’autres voies. « L’impulsion du maire, qui s’est épuisé à chercher une solution pour l’église, est essentielle », lance Patrick Fouilland, le médecin à la retraite. « Lors d’une réunion municipale, j’ai dressé l’état des lieux », confirme le maire, Pascal Caron. « Certains ont dit qu’il fallait s’intéresser au financement participatif, et c’est parti de là », poursuit-il. Tout le monde s’est accordé sur le fait qu’il était impossible de continuer à vivre à côté d’une ruine. « On veut toucher les personnes pour qui le village a pu signifier quelque chose, qu’ils y aient séjourné ou que leurs parents y soient », ajoute le maire : « Comme ailleurs, la base de notre village, c’est l’église. »
Plus de 150 000 euros de travaux
Le village a déjà dépensé 8 000 euros pour des travaux de première urgence, sur le clocher. Un maigre pansement, l’enveloppe nécessaire pour la première tranche des travaux de réfection étant estimée à 78 000 euros. La commune a sollicité l’aide du département, qui a promis 8 235 euros, et de la région, qui lui versera 16 391 euros au titre de la dotation d’équipement des territoires ruraux. Il reste donc 54 000 euros à trouver pour boucler cette première phase de travaux. Une deuxième tranche – évaluée à plus de 62 000 euros – concernera la nef et le chœur, et enfin la sacristie, pour près de 13 000 euros. La facture totale pour la réfection du bâtiment s’élève à plus de 150 000 euros, quand le budget annuel de la commune avoisine 70 000 euros.

   


Après avoir vu une série de reportages sur le château de la Mothe-Chandeniers racheté collectivement, à la fin de 2017, grâce à la mobilisation de la plate-forme de crowdfunding spécialisée dans le patrimoine culturel, Dartagnans, Eliane Zwertvaegher a lancé une association, le 27 juin. Une vingtaine d’habitants du village l’ont rejointe depuis. Ils s’appuient sur la start-up Charlemagne, qui veut « dépoussiérer l’approche de la conservation du patrimoine », résume Romain Delaume, le PDG de Dartagnans.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          « Au château de la Mothe-Chandeniers, un nouveau modèle économique pour les monuments menacés »



« Nous acceptons tous les projets, mais c’est aux porteurs de projet de communiquer, de fédérer autour d’eux et d’offrir des contreparties aux donateurs, poursuit Romain Delaume. Selon nos études, 70 % des coactionnaires n’avaient jamais fait de don auparavant. » La page consacrée à l’église de Quilen montre que 24 donateurs ont déjà mis à la main au porte-monnaie pour sauver Saint-Pierre de la ruine.
L’association d’Eliane Zwertvaegher a essayé de sensibiliser les villages alentour pour élargir le spectre des donateurs, mais elle a d’abord été accueillie avec une certaine incrédulité. « Le financement participatif n’est pas une pratique courante, ici », constate-t-elle. Les premiers articles consacrés à son initiative dans la presse locale et les premiers montants collectés commencent cependant à susciter l’intérêt dans les environs.
Microdon et déduction fiscale
« Au-delà des particuliers, c’est les entreprises alentour que nous essayons de toucher », reprend le maire. « Il faut leur faire comprendre que si elles veulent bénéficier d’abattements fiscaux, il faut participer à la collecte avant sa date butoir » fixée au 6 octobre. Les dons sont en partie défiscalisable aux termes des articles 200 et 238 bis du code général des impôts. Les particuliers peuvent déduire 66 % du montant de leur don dans la limite de 20 % de leurs revenus imposables ; les entreprises peuvent quant à elles bénéficier d’une réduction d’impôt sur les sociétés de 60 % du montant de leur versement, dans la limite de 0,5 % du chiffre d’affaires hors taxe.
En fonction de ce qui aura été collecté par ce financement participatif, la municipalité contractera un emprunt pour financer le reste, estimant pouvoir rembourser 2 500 euros par an, sur vingt ans. « En France, il y a 36 000 communes, rappelle Pascal Caron, elles sont essentiellement rurales. Une commune de 70 habitants n’a pas les moyens ni les mêmes contraintes que la ville voisine de 15 000 habitants. »
Comme à Quilen, des habitants se mobilisent dans toute la France pour sauver leur patrimoine. L’association Adopte un château recense ainsi plus de 600 châteaux en péril. A lire la presse quotidienne régionale, des milliers de monuments et d’églises – l’église de Saint-Pé-Saint-Simon, dans le Lot-et-Garonne, celle de Saint-Lambert de Montigny-sur-Meuse, ou encore celle d’Asnan, dans la Nièvre – attendent toujours leurs généreux donateurs.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/14/19-4">
<filnamedate="20180914"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180914"><AAMMJJHH="2018091419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Pour Kamala Marius, chercheuse associée à l’Institut Français de Pondichéry, la modernisation de l’Inde a provoqué une hausse des taux de suicide, notamment chez les femmes de moins de 35 ans.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

37 % des femmes qui se suicident dans le monde sont indiennes

Pour Kamala Marius, chercheuse associée à l’Institut Français de Pondichéry, la modernisation de l’Inde a provoqué une hausse des taux de suicide, notamment chez les femmes de moins de 35 ans.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 18h05
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 18h52
    |

            Charlotte Chabas (Propos recueillis par)








                        



   


Plus d’une femme sur trois (37 %) qui se suicide dans le monde vit en Inde. C’est la conclusion d’une étude publiée le 11 septembre par la revue scientifique britannique The Lancet. S’il est vrai que l’Inde compte 1,3 milliard d’habitants (17,5 % de la population mondiale), et que le taux de suicide est également élevé chez les hommes – 25 % des hommes qui se suicident dans le monde sont indiens –, « le suicide des femmes est un enjeu majeur de santé publique, avec des conséquences socio-économiques, politiques et émotionnelles très importantes », écrivent les auteurs de l’étude.
Pour Kamala Marius, chercheuse associée à l’Institut Français de Pondichéry et auteure de l’ouvrage Les Inégalités de genre en Inde (Karthala, 2016), la modernisation du pays a provoqué une hausse des taux de suicide, notamment chez les femmes de moins de 35 ans, majoritairement mariées. « Avec la montée du niveau de vie, il y a une ouverture plus grande au monde possible, et donc à la conscience de ce qu’on n’a pas en comparaison des autres », affirme-t-elle.

        Lire aussi :
         

                L’Inde se défend d’être le pays le plus dangereux pour les femmes



Qui sont les femmes concernées et que sait-on des raisons qui les poussent au suicide ? 
C’est un phénomène peu étudié. D’autant que dans les registres officiels, les policiers qui constatent les suicides, quand ils les classent comme tels, ce qui n’est pas toujours le cas, se contentent souvent d’indiquer dans les causes : « affaires familiales ». Mais on sait qu’il s’agit majoritairement de femmes de moins de 35 ans, souvent mariées, dans des classes plutôt basses de la population. Elles vivent dans les Etats plutôt riches du pays, notamment dans le Sud, à la campagne comme en ville.
Sur les ressorts, ils sont évidemment très nombreux. Je pense que des situations conjugales décevantes jouent beaucoup dans les suicides. Aujourd’hui, 20 % des femmes indiennes sont mariées avant d’avoir 15 ans. Cela crée des situations d’isolement terribles, d’autant que la tradition veut que les femmes emménagent avec la belle-famille.
Il y a aussi le fléau de l’endettement, notamment à cause de la dot. Certaines jeunes femmes préfèrent se suicider plutôt que de faire subir à leur famille un harcèlement financier. A la campagne, beaucoup de femmes se sont aussi retrouvées prisonnières de leurs microcrédits développés dans les années 2000.
Pour les jeunes femmes, il y a aussi de plus en plus de pression au moment des études, avec une concurrence très rude et des concours extrêmement difficiles.

        Lire aussi :
         

                Devenir fonctionnaire, le rêve de millions de jeunes Indiens



On peut aussi enfin évoquer les violences faites aux femmes, qui reste un phénomène très important en Inde. En 2012, l’affaire du viol collectif de New Delhi avait provoqué un vaste débat. Mais la question des violences conjugales, et notamment du viol conjugal, reste, lui, complètement minimisé.
Depuis quand observe-t-on cette augmentation du nombre de suicides de femmes ? 
La montée en puissance a commencé dans les années 1990, après le tournant du libéralisme économique. Ce changement de régime a provoqué une modernisation sociale, mais aussi une augmentation des suicides. Il a très légèrement baissé ces dernières années, mais reste exceptionnellement haut par rapport aux autres pays de niveau économique comparable.
Ce qui est paradoxal, c’est que le suicide reste tabou dans la société, et n’a d’ailleurs été décriminalisé que récemment dans une loi de 2017. Aujourd’hui, ça reste compliqué pour les familles de dire que leur fille s’est suicidée, c’est quelque chose de honteux. Et tant qu’on le cache, il est difficile d’organiser une politique de prévention efficace.
Comment le développement économique peut-il provoquer ce phénomène ?
Dans la grande pauvreté, il y a une forme de résilience. Avec la montée du niveau de vie, il y a une ouverture plus grande au monde, et donc à la conscience de ce qu’on n’a pas en comparaison des autres. La situation devient donc plus difficile à vivre, plus intenable.

        Lire aussi :
         

                Au Kerala, les vendeuses gagnent le droit de s’asseoir



Sans compter que l’accès au téléphone par le plus grand nombre a également beaucoup changé les rapports sociaux. Aujourd’hui, l’Inde est le pays où s’envoie le plus de textos au monde. Les jeunes en sont particulièrement friands, et cela crée un espace pour des premières histoires d’amour qui n’existaient pas forcément avant. Mais la règle en Inde reste le mariage arrangé, et les cœurs brisés sont nombreux.
Les conditions de vie des femmes ne s’améliorent-elles pas du fait de la modernisation du pays ?
Paradoxalement, le taux d’activité des femmes a diminué ces dernières années. L’Inde affiche une croissance soutenue, mais peu créatrice d’emploi, car dopée par le tertiaire. Les femmes des classes inférieures sont donc cantonnées au travail informel, peu émancipateur.
Sur le papier, la société indienne progresse très vite. La Cour suprême, par exemple, fait un travail remarquable pour faire évoluer le pays, comme on l’a vu encore récemment sur la dépénalisation de l’homosexualité. L’Inde est également dotée d’une Constitution égalitaire entre hommes et femmes. Dans la loi par exemple, la dot et le mariage avant 15 ans sont officiellement interdits. Mais ce sont les lois communautaires qui survivent, et les femmes subissent l’inertie des traditions.

        Lire aussi :
         

                Sudhir Kakar  : « L’Inde ancienne était en général silencieuse sur le sujet de l’homo­érotisme »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/14/19-5">
<filnamedate="20180914"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180914"><AAMMJJHH="2018091419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ La ville a mis aux enchères des dizaines de milliers de maisons pour non-paiement des impôts fonciers. De nombreuses familles, noires pour l’essentiel, risquent de se retrouver à la rue.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 13/09/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Dix ans après Lehman Brothers : le quatrième fléau de Detroit, les expulsions fiscales

La ville a mis aux enchères des dizaines de milliers de maisons pour non-paiement des impôts fonciers. De nombreuses familles, noires pour l’essentiel, risquent de se retrouver à la rue.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 04h42
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 16h47
    |

            Arnaud Leparmentier (Detroit, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Lorsqu’elle a déménagé de New York à Detroit, dans le Michigan, en 2009, Tate Osten était en terre de mission avec son conjoint, l’artiste Tim White-Sobieski. « C’était une ville fantôme. Nous pensions naïvement que nous pourrions changer Detroit par l’invasion artistique. Nous avions l’exemple de Chelsea et de Soho, à New York », confie cette consultante artistique née à Saint-Pétersbourg (Russie).
Le couple s’est lancé dans l’aventure. Il a ouvert une galerie dans une ancienne banque, baptisée « Kunsthalle », et racheté une belle demeure de 450 mètres carrés construite en 1912 par un architecte de renom, Hans Gehrke.
Presque une décennie plus tard, tout n’est pas complètement allé comme prévu. Après quelques expositions, la Kunsthalle a été revendue. « Nous n’étions pas soutenus par les aides locales », confie Tate Osten. Tim White-Sobieski est parti à Berlin chercher l’inspiration artistique. Et Mme Osten, 57 ans, a transformé sa maison en bed & breakfast, mais projette d’en faire une galerie. « Nous ne sommes pas venus pour l’immobilier », confie-t-elle.

Quadruple choc
Paradoxalement, sur ce plan, les affaires ont prospéré. La Kunsthalle a été revendue 250 000 dollars (214 000 euros). « En cinq ans, la valeur a décuplé », raconte Mme Osten. Quant à la maison, elle a été acquise, en septembre 2012, pour 15 900 dollars, lors d’une vente aux enchères, parce que le propriétaire avait un arriéré d’impôts locaux de 12 900 dollars. Il a fallu faire des travaux – 60 000 dollars –, mais la maison vaudrait aujourd’hui 350 000 dollars, selon l’agence Zillow. Le groupement immobilier met toutefois en garde sur la pertinence de son évaluation, tandis que la taxe foncière est calculée sur une valeur de 57 000 dollars. Il n’empêche, ceux qui ont pris le risque de faire le choix de Detroit s’en sortent.
Dix ans après la crise, la cité automobile renaît, après...




                        

                        


<article-nb="2018/09/14/19-6">
<filnamedate="20180914"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180914"><AAMMJJHH="2018091419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Alors que l’ouragan Florence s’abat depuis vendredi matin sur la côte est des Etats-Unis, le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper, s’inquiète des conséquences de cette tempête pour son Etat.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Ouragan Florence : « des localités entières » pourraient être détruites en Caroline du Nord

Alors que l’ouragan Florence s’abat depuis vendredi matin sur la côte est des Etats-Unis, le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper, s’inquiète des conséquences de cette tempête pour son Etat.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 18h11
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 18h16
   





                        



   


« La tempête ravage notre Etat. » Le gouverneur de Caroline du Nord, Roy Cooper, a tiré la sonnette d’alarme, vendredi 14 septembre, alors que l’ouragan Florence a commencé à s’abattre sur la côte est des Etats-Unis.
« Nous sommes très inquiets que des localités entières puissent être détruites (…). Nous faisons face à plusieurs menaces », a poursuivi le gouverneur, citant la montée des eaux de l’océan et des rivières gonflés par l’ouragan, combinées aux fortes précipitations. Des pluies de cette intensité n’arrivent « qu’une fois tous les mille ans », a déclaré Roy Cooper, indiquant que la rivière Neuse était arrivée jusqu’à trois mètres au-dessus de son niveau habituel et que le niveau des rivières allait « monter pendant plusieurs jours ».

        Lire aussi :
         

                Les grandes villes du monde veulent agir sur le climat



« L’ouragan Florence a touché terre près de Wrightsville Beach, en Caroline du Nord, à [9 h 15], avec des vents maximums estimés à 150 km/h », a annoncé le Centre national des ouragans (NHC) dans un Tweet. Même s’il a été rétrogradé en catégorie 1 sur l’échelle de Saffir-Simpson, qui en compte cinq, l’ouragan reste dangereux, a averti le NHC. A l’approche de cet ouragan, 1,7 million de personnes avaient été sommées de se mettre à l’abri, loin du littoral.
500 000 foyers privés d’électricité
L’impact de l’ouragan a été précédé par de violents vents tourbillonnants qui ont commencé à souffler peu après 5 heures, heure locale (11 heures à Paris), projetant des trombes d’eau dans tous les sens et faisant s’envoler débris et panneaux de signalisation. « Cela ne marque pas la fin », a mis en garde Jeff Byard, responsable de l’agence fédérale américaine des situations d’urgence (FEMA). « Une menace importante persistera pendant encore 24 à 36 heures », notamment à cause du grave risque d’inondations, a-t-il ajouté.
En Caroline du Nord, près de 500 000 foyers étaient déjà privés d’électricité, et les services d’urgence tentaient de secourir des centaines de personnes bloquées chez elles par des inondations dans la ville de New Bern. Mais certaines zones inondées sont trop dangereuses pour que « nos secouristes interviennent », a expliqué Jeff Byard, déplorant que certaines personnes n’aient pas suivi l’ordre d’évacuer.
A plusieurs centaines de kilomètres plus au sud, la célèbre station balnéaire de Myrtle Beach, en Caroline du Sud, s’est elle aussi transformée en ville fantôme : rues désertes, stations-service fermées et fenêtres calfeutrées. Un couvre-feu y a été instauré, comme dans plusieurs autres localités de la côte Atlantique, et les autorités avaient appelé la population à l’évacuer dès mardi. Pour ceux qui n’ont pas voulu ou pu partir, plusieurs centres d’accueil ont été mis en place.
Selon le service météorologique national (NWS), environ 4,9 millions de personnes devraient subir des précipitations de plus de 25 cm dans les cinq prochains jours.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/14/19-7">
<filnamedate="20180914"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180914"><AAMMJJHH="2018091419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Aide aux « nécessiteux » de la IIIe République, protection sociale de l’après-guerre, création du RMI en 1988… A l’occasion de l’annonce du « plan pauvreté » du gouvernement, le sociologue décrypte un siècle de politiques sociales.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 13/09/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Serge Paugam : « L’intensité de la polémique sur les “mauvais pauvres” varie selon les époques »

Aide aux « nécessiteux » de la IIIe République, protection sociale de l’après-guerre, création du RMI en 1988… A l’occasion de l’annonce du « plan pauvreté » du gouvernement, le sociologue décrypte un siècle de politiques sociales.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 10h21
    |

            Anne Chemin








                        



                                


                            
Serge Paugam est sociologue, directeur de recherche au CNRS, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, et membre du Centre Maurice Halb­wachs. Il a consacré ses premiers travaux à l’étude des formes contemporaines de la pauvreté et des ruptures sociales. Aujourd’hui, il est engagé dans un programme de recherche international sur les solidarités qu’il aborde sous l’angle de la théorie de l’attachement social. Son dernier ouvrage est Ce que les riches pensent des pauvres (Seuil, 2017), en collaboration avec Bruno Cousin, Camila Giorgetti et Jules Naudet.
Le gouvernement d’Edouard Philippe a annoncé, le 13 septembre, un plan de lutte contre la pauvreté. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, ce combat relève plus de la charité chrétienne que de l’action ­volontariste de l’Etat. Diriez-vous que la IIIe République est le premier régime ­politique français à mettre en place, au tournant du XXe siècle, une véritable politique sociale de lutte contre la misère ?
A la fin du XIXe siècle, les républicains cherchent en effet à inscrire la solidarité au cœur même de la République. A leurs yeux, le devoir de l’Etat est de venir en aide aux plus démunis mais la France, contrairement à l’Allemagne, n’a pas encore mis en place d’assurances sociales. Ils reprennent alors le principe déjà inscrit dans la Constitution de 1791, selon lequel l’assistance aux pauvres relève des « devoirs les plus sacrés de la nation ».
Pour éviter que la pauvreté ne relève uniquement des organismes charitables et des Eglises, les républicains invoquent donc le principe de la solidarité nationale : la loi de 1893 instaure la gratuité des soins pour les malades privés de ressources, celle de 1904 protège les enfants abandonnés, celle de 1905 organise l’assistance aux vieillards, aux infirmes et aux incurables sans ressources.
Ces lois sociales sont le fruit d’un compromis entre la...




                        

                        


<article-nb="2018/09/14/19-8">
<filnamedate="20180914"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180914"><AAMMJJHH="2018091419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Le délégué général de La République en marche a demandé aux sénateurs qui auditionneront Alexandre Benalla de ne pas « s’arroger un pouvoir de destitution »
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Affaire Benalla  : Castaner met en garde la commission d’enquête sénatoriale

Le délégué général de La République en marche a demandé aux sénateurs qui auditionneront Alexandre Benalla de ne pas « s’arroger un pouvoir de destitution »



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 18h04
   





                        


Au tour de Christophe Castaner de critiquer les sénateurs. Vendredi 14 septembre, le délégué général de La République en marche a lancé un avertissement à la commission d’enquête sénatoriale sur l’affaire Benalla. « Si certains pensent qu’ils peuvent s’arroger un pouvoir de destitution du président de la République, ils sont eux-mêmes des menaces pour la République », a déclaré le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement lors d’une conférence de presse à Paris.
« Une commission d’enquête qui aurait des ambitions politiques » et penserait « qu’elle peut jouer de ses fonctions de contrôle du gouvernement pour faire tomber un président de la République commettrait une faute constitutionnelle », a-t-il insisté. M. Castaner s’est exprimé alors que l’opposition sénatoriale s’est insurgée ces derniers jours contre les critiques de l’exécutif, notamment de la ministre de la justice, Nicole Belloubet, et du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, sur son travail.

        Lire aussi :
         

                Auditions au Sénat  : pourquoi Alexandre Benalla est obligé de répondre à la convocation du 19 septembre



Interrogé sur le coup de fil très inhabituel d’Emmanuel Macron au président du Sénat, Gérard Larcher, qui a lui aussi provoqué la colère des sénateurs, M. Castaner, qui a lui-même été entendu par les sénateurs en juillet en tant que délégué général de LRM, a expliqué qu’il s’agissait de rappeler la séparation des pouvoirs, « l’essence même de la Ve République ».
Les auditions de la commission d’enquête au Sénat dans l’affaire touchant l’ex-conseiller de l’Elysée ont repris mercredi. Alexandre Benalla et l’ex-salarié de LRM Vincent Crase, filmés en train de frapper des manifestants le 1er mai à Paris, seront entendus mercredi 19 septembre au matin.

        Lire aussi :
         

                Christophe Castaner, le joker de Jupiter






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/14/19-9">
<filnamedate="20180914"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180914"><AAMMJJHH="2018091419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le natif des Sables-d’Olonne a gagné la Solitaire du « Figaro » à sa 5e et dernière participation. Il compte désormais participer au Vendée Globe en 2020.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Voile : Sébastien Simon remporte la 49e édition de la Solitaire du « Figaro »

Le natif des Sables-d’Olonne a gagné la Solitaire du « Figaro » à sa 5e et dernière participation. Il compte désormais participer au Vendée Globe en 2020.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 17h36
   





                        


Le Vendéen Sébastien Simon (Bretagne - CMB Performance) a remporté vendredi 14 septembre la Solitaire du Figaro en dépit de sa 14e place dans la dernière étape, qui s’est conclue à Saint-Gilles-Croix-de-Vie (Vendée). Il remporte cette 49e édition grâce à deux courses victorieuses, sur quatre.
Natif des Sables-d’Olonne, Sébastien Simon a gagné la Solitaire du Figaro à sa 5e et dernière participation. Au printemps 2019 il recevra en effet un tout nouveau bateau, un monocoque Imoca (18,28 m), qui lui permettra de faire la course de ses rêves en 2020, le Vendée Globe (tour du monde en solitaire).
Marchand et Dalin complètent le podium
Anthony Marchand (Groupe Royer-Secours populaire) s’est hissé à la 2e place au classement général grâce à sa victoire vendredi dans la 4e et dernière étape de cette course en solitaire. Charlie Dalin (Skipper Macif 2015), complète le podium après avoir fini 2e, vendredi.

🍾🎉 Sebastien Simon de @TeamBretagneCMB est le grand vainqueur (avant jury) de cette 49e édition de la Solitaire URG… https://t.co/2Evk7YunbB— LaSolitaire2018 (@La Solitaire URGO)


require(["twitter/widgets"]);

Il s’agissait de la dernière édition courue sur des bateaux Figaro Bénéteau 2, construits en 2003. En 2019, pour la 50e édition, sera mis en service un nouveau modèle, le Figaro Bénéteau 3, équipé de foils, des appendices qui élèvent l’embarcation au-dessus de l’eau pour la faire filer à vive allure.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/14/19-10">
<filnamedate="20180914"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180914"><AAMMJJHH="2018091419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Les médias algériens réagissent au lendemain de la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans le meurtre du mathématicien à Alger, en 1957.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤         

Décryptage

Mort de Maurice Audin : le geste d’Emmanuel Macron discrètement salué en Algérie

Les médias algériens réagissent au lendemain de la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans le meurtre du mathématicien à Alger, en 1957.

Par                                            Amir Akef (Alger, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-09-14T14:49:49+02:00"

        Le 14.09.2018 à 14h49

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-09-14T16:27:37+02:00"

        Mis à jour le 14.09.2018 à 16h27






    
Place Maurice-Audin à Alger.
Crédits : DR


Le titre « La vérité en… Marche ! » sous un dessin pleine page du jeune Maurice Audin en « une ». Le quotidien francophone El Watan, l’un des rares à sortir en Algérie le vendredi, rompt dans son édition du 14 septembre avec la prudence générale des médias électroniques au sujet de la reconnaissance, la veille, par le président Emmanuel Macron, de la responsabilité de l’Etat français dans la mort du militant communiste Maurice Audin.

        Lire aussi :
         

                Mort de Maurice Audin : « Cette déclaration laissera une trace ineffaçable », selon Benjamin Stora



Le Huffpost Algérie avait ainsi évoqué la veille un « petit geste », alors que le site Tout sur l’Algérie (TSA) se demandait « jusqu’où ira Macron ? », en rappelant les précédentes prises de position du président français sur les questions mémorielles. « Maurice Audin…. Enfin, la France reconnaît le crime », titre de son côté le quotidien arabophone El Khabar. Sa correspondante à Paris souligne le caractère « historique » de cette reconnaissance du « crime de torture », expliquant que le geste est dans la continuité des « déclarations courageuses » et sans « précédents » sous la Ve République d’Emmanuel Macron, lors de sa visite à Alger en février 2017. Celui qui n’était encore que candidat à la présidentielle avait déclaré que la colonisation fut « un crime, un crime contre l’humanité, une vraie barbarie ». 
« Reconnaissance officielle »
Les réactions officielles se sont également faites discrètes. Seul le ministre des Moudjahidine (anciens combattants), Tayeb Zitouni, a réagi publiquement, qualifiant le geste du président français « d’avancée », de « pas positif louable ». « Les crimes perpétrés par les autorités françaises contre les Algériens durant l’ère coloniale ne peuvent être niés que par un oublieux et un ignorant de l’Histoire », a-t-il ajouté.
Même si la prudence reste de mise, comme il est de règle au sujet des questions mémorielles entre la France et l’Algérie, de nombreux observateurs admettent que le président Emmanuel Macron va bien plus loin que ses prédécesseurs. Il ne se contente pas de reconnaître la responsabilité de l’Etat français dans l’assassinat de Maurice Audin, mais pointe un « système » qui a favorisé les « disparitions et permis la torture à des fins politiques ».

        Lire aussi :
         

                Torture en Algérie : la responsabilité de l’Etat dans la mort de Maurice Audin, une salutaire vérité



Le site TSA relève par exemple que le sort de dirigeants de l’insurrection algérienne morts sous la torture, comme Larbi Ben M’hidi ou l’avocat Ali Boumendjel, n’a pas fait l’objet d’une reconnaissance. Mais, ajoute-t-il, son initiative ne se limite pas à un geste en direction de la famille de Maurice Audin. « Reconnaître qu’un système de torture avait été mis en place équivaut à une reconnaissance officielle de la responsabilité de l’Etat français dans le sort de tous les militants nationalistes morts sous l’horrible pratique, et ceux et celles qui lui ont survécu, comme Louisette Ighilahriz, Djamila Bouhired, Henri Alleg… C’est un précédent et surtout une autre étape de franchie », écrit le site.
« Des milliers de disparitions »
Même constat de la part d’El Watan qui souligne que le président a « avoué » que le cas de Maurice Audin n’est pas « un acte isolé » et qu’il y a eu des « milliers de disparitions » pendant le conflit. Abed Charef, chroniqueur politique, n’hésite pas à faire l’éloge du président français : « Macron est un homme intéressant. Beaucoup plus intéressant et complexe que la caricature de président des riches à laquelle beaucoup veulent le réduire », écrit-il sur sa page Facebook.

        Lire aussi :
         

                Entre la France et l’Algérie, les plaies toujours ouvertes de la mémoire



Un bémol est venu du site Algérie patriotique, propriété du fils de l’ancien ministre de la défense, le général Khaled Nezzar, et habitué des polémiques, qui met en exergue l’insistance du président français sur le fait que « les actes de certains individus ne sauraient peser sur la conscience de tous ceux qui n’en ont pas commis et n’y ont pas souscrit ». Selon lui, Emmanuel Macron dénonce des faits « isolés » et, « quelque part, innocente la France coloniale qui ne serait pas responsable des crimes contre l’humanité qu’il avait lui-même dénoncés lors de sa visite en Algérie [en février 2017] ».


<article-nb="2018/09/14/19-11">
<filnamedate="20180914"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180914"><AAMMJJHH="2018091419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ En annonçant un plan national vendredi, le gouvernement entend tripler la part de la bicyclette dans les déplacements quotidiens d’ici à 2024.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Un nouveau plan pour convertir les Français au vélo

En annonçant un plan national vendredi, le gouvernement entend tripler la part de la bicyclette dans les déplacements quotidiens d’ici à 2024.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 11h22
    |

                            Yves Tréca-Durand (Angers, correspondant)








                        



   


En queue du peloton européen en matière d’usage du vélo en ville, la France entend rattraper son retard par un plan national que devait dévoiler, vendredi 14 septembre, le premier ministre, Edouard Philippe. La France figure aujourd’hui au 25e rang dans l’Union européenne. Grâce à ces mesures, le gouvernement entend tripler la part du vélo dans les déplacements quotidiens, de moins de 3 % aujourd’hui à 9 % d’ici à l’horizon 2024. Ce que n’ont pas réussi à faire les deux plans vélo précédents, en 2012 et 2014.
Accompagné pour l’occasion du nouveau ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, et de la ministre des transports, Elisabeth Borne, le chef du gouvernement a choisi Angers (Maine-et-Loire), la ville dont le maire est son ami Christophe Béchu, par ailleurs président de l’Agence de financement des infrastructures de transport (AFITF), pour détailler les 25 mesures portées par ce plan doté d’un fonds de 350 millions sur sept ans.
Cette enveloppe financière, certes inédite, n’est pas à la hauteur de ce qu’espéraient les ONG réunies au sein du Réseau action climat (RAC) : elles demandaient 200 millions par an. « 50 millions d’euros par an pendant sept ans, soit 0,7 euro par habitant chaque année, c’est quatre fois moins que les besoins annuels pour résorber notre retard », réagit Lorelei Limousin, responsable des politiques climat-transport au RAC.
Dans un entretien accordé au Courrier de l’Ouest vendredi matin, Edouard Philippe se justifie : « Ce n’est pas simplement de l’argent sur des infrastructures, c’est un plan complet et ambitieux. » Il entend « favoriser tout ce qui est relatif à la sécurité des cyclistes et à la lutte contre le vol. Et puis, on va développer des mécanismes pour favoriser l’utilisation du vélo sur des trajets domicile-travail. C’est un enjeu crucial et pour lequel il y a de grosses marges d’amélioration. »

        Lire aussi :
         

                A Paris, la moitié de l’espace public est réservée à l’automobile



« Forfait mobilité durable »
Sur ce dernier point, il se fait plus précis : « On va créer un dispositif forfaitaire en substitution de l’indemnité kilométrique, qui était trop compliquée, et faire en sorte qu’il soit attractif, mais on n’est pas dans une logique d’obligation. » Les collectivités territoriales et les grandes entreprises pourront, grâce à ce « forfait mobilité durable », proposer une indemnité à leurs salariés, qui pourra atteindre 400 euros par an, en franchise d’impôt et de cotisations sociales.
L’Etat, en tant qu’employeur, se limitera à une aide annuelle de 200 euros. Mais elle sera généralisée dans les administrations. Ce forfait « sera exclusif d’autres mécanismes qui viennent accompagner le salarié ou l’agent. Si vous êtes dans le dispositif transports en commun, vous ne pouvez pas être dans le dispositif vélo, il faudra choisir », poursuit le chef du gouvernement.
A propos de la sécurité des cyclistes, Edouard Philippe annonce la généralisation du double sens cyclable en ville, en laissant aux maires le soin d’en apprécier la dangerosité, et veut « systématiser » les sas vélos en amont des feux tricolores. « On va le rendre obligatoire pour les nouveaux équipements à compter de l’année prochaine. »
Le plan promet par ailleurs des mesures de soutien à l’achat de vélos à assistance électrique et d’aide au déploiement de flottes de vélos par les entreprises, sans en préciser les contours. Les ONG partenaires du RAC militent de leur côté pour la réintroduction d’un bonus « incitatif » à l’achat d’un vélo à assistance électrique
Le projet compte également un volet éducatif. Pour développer une « culture vélo », notamment auprès du jeune public, le comité interministériel à la sécurité routière va généraliser, d’ici à 2022, lors de l’entrée en classe de sixième, le programme de conduite à vélo en toute sécurité, savoir rouler, déjà appliqué dans certaines académies.
Concernant le fléau le plus redouté des cyclistes, le vol, le plan vélo prévoit de généraliser le marquage des cadres. « Ce sera infalsifiable et ça permettra de suivre et retrouver les vélos », assure le premier ministre. Si cela ne suffit pas, le gouvernement a prévu de « planifier » la construction de parkings sécurisés dans les gares SNCF. « Il en existe déjà en France, dans les villes qui ont beaucoup développé l’usage du vélo, et la demande est forte un peu partout. »
Les délais de mise en œuvre s’annoncent assez rapides. « Il y a 25 mesures globales dans ce plan qui doivent être intégrées dans des textes différents, il y aura donc plusieurs dates de vote, soutient Edouard Philippe. Vous en aurez dans la loi d’orientation sur les mobilités qui sera discutée au parlement prochainement. Vous avez des mesures de nature fiscale qui peuvent relever du PLF [projet de loi de finances]. Certaines mesures seront applicables dès 2019, d’autres en 2020. »

        Lire aussi :
         

                Le vélo comme solution à la baisse de fréquentation des petites lignes de train






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/14/19-12">
<filnamedate="20180914"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180914"><AAMMJJHH="2018091419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Deux nouveaux festivals consacrés aux seul(e)s-en-scène, Debout Paris et le Festival Désobéissant, lancent leur première édition en septembre dans la capitale.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ 
<article-nb="2018/09/14/19-13">
<filnamedate="20180914"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180914"><AAMMJJHH="2018091419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Dans le palmarès publié par le PNUD, Maurice est le pays le mieux classé d’Afrique subsaharienne, tandis que le Niger glisse à la dernière place mondiale.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤         

Synthèse

Education, santé, inégalités : en Afrique, un développement humain à plusieurs vitesses

Dans le palmarès publié par le PNUD, Maurice est le pays le mieux classé d’Afrique subsaharienne, tandis que le Niger glisse à la dernière place mondiale.

Laurence Caramel
    



LE MONDE
              datetime="2018-09-14T16:15:10+02:00"

        Le 14.09.2018 à 16h15

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-09-14T16:52:54+02:00"

        Mis à jour le 14.09.2018 à 16h52






    
Un famille nigérienne à Dargué, dans la région de Maradi, en août 2018.
Crédits : LUIS TATO / AFP


Mieux vaut être né en Norvège qu’au Niger ou au Botswana qu’au Tchad. La mise à jour de l’indice de développement humain (IDH) publiée vendredi 14 septembre par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ne révèle pas de grands bouleversements dans ce classement du bien-être à l’échelle mondiale. Il décrit cependant, au sein du continent, une diversité de situations qui bat en brèche l’idée réductrice d’une Afrique homogène condamnée à stagner en queue de peloton.

        Lire aussi :
         

                « Oui le taux de pauvreté en Afrique recule, mais le nombre de pauvres augmente »



Le Botswana figure, avec la République dominicaine et la Turquie, parmi les pays qui ont gravi le plus de places dans le classement depuis le début de la décennie. Les nouvelles estimations de l’espérance de vie à la naissance – dont l’horizon avait reculé de treize ans au plus fort de l’épidémie de sida – en sont la principale raison.
De fortes inégalités au Gabon
L’IDH, publié depuis 1990, est une mesure composite de la richesse matérielle, à travers le revenu brut par habitant, l’espérance de vie à la naissance et l’accès à l’éducation, appréhendé notamment à travers le taux moyen de scolarisation. Il a été complété en 2011 par une mesure des inégalités qui permet de prendre en compte la distribution inégale des richesses.
Ainsi le Gabon, seul Etat au sud du Sahara, avec le Botswana et Maurice (classé au 1er rang subsaharien et au 65e mondial), à appartenir au groupe des pays dont le niveau de développement humain est considéré comme élevé, chute de 40 places lorsque les économistes intègrent la forte concentration des revenus liée à la rente pétrolière, qui ne profite qu’à quelques-uns.

        Lire aussi :
         

                Ces pays africains en passe de remporter le pari du développement



« Les chiffres que nous publions depuis vingt-huit ans montrent que des progrès sont possibles, même s’ils sont inégaux », s’est réjoui l’économiste du PNUD Selim Jahan en commentant l’évolution enregistrée au cours des trois dernières décennies dans les différentes régions du monde. L’Afrique subsaharienne a été celle où les progrès les plus rapides ont été observés au cours des années 2000, avant le ralentissement provoqué par la crise financière et la chute des cours des matières premières.
L’écart entre le Niger, qui occupe la dernière place du classement, et la Norvège, à la première place, n’en demeure pas moins vertigineux : à la naissance, un enfant nigérien a une espérance de vie inférieure de près de 22 ans. Il peut en moyenne espérer fréquenter les bancs d’une école pendant deux ans, contre plus de douze pour un enfant du royaume scandinave. Ses parents vivent avec moins de 1 000 dollars par an (moins de 860 euros), 68 fois moins que s’il avait vu le jour en Norvège.
Les femmes mieux loties en Namibie
Sur le continent, les pays les plus pauvres sont aussi les plus inégalitaires et ceux où les femmes disposent du moins de droits et de choix. Au Tchad, deux tiers des femmes de 15 à 24 ans sont analphabètes, contre moins de deux sur dix au Rwanda, où l’égalité hommes-femmes est une priorité. En Namibie, les femmes restent plus longtemps à l’école que les hommes et l’écart de revenus entre les sexes est beaucoup plus faible qu’ailleurs.

        Lire aussi :
         

                L’île Maurice en quête d’un second « miracle »



Plus d’un pays sur deux en Afrique subsaharienne continue d’afficher un IDH « faible ». Dans le reste du monde, seuls cinq pays sont dans une situation comparable, selon le classement du PNUD, qui ne prend pas en compte des Etats comme la Corée du Nord, pour lesquels les statistiques ne sont pas disponibles. Il s’agit des îles Salomon, de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, de l’Afghanistan, de la Syrie et du Yémen. Dans les deux derniers cas, la guerre explique une brutale dégradation des indicateurs sociaux et de l’espérance de vie au cours des années récentes. Tout comme elle reste, pour la plupart des pays africains bloqués dans le bas de cette photographie mondiale, un facteur chronique d’appauvrissement.

    

Crédits : 




<article-nb="2018/09/14/19-14">
<filnamedate="20180914"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180914"><AAMMJJHH="2018091419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Le fisc doit transmettre à l’employeur les taux d’imposition à partir du 16 septembre.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 13/09/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Prélèvement à la source : des inquiétudes sur la confidentialité des données des salariés

Le fisc doit transmettre à l’employeur les taux d’imposition à partir du 16 septembre.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 15h29
    |

            Benoît Floc'h








                        



                                


                            
L’argument a réussi à créer l’union sacrée des opposants au prélèvement à la source. De Valérie Pécresse à Jean-Luc Mélenchon en passant par le Medef, tous l’assurent : la nouvelle manière de prélever l’impôt sur le revenu, à partir de janvier 2019, porte atteinte à la vie privée des contribuables.
La réforme, portée par Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics, en modifiera en effet la temporalité et la collecte : c’est le patron (ou la caisse de retraite) qui prélèvera dorénavant sur leur salaire (ou la pension) l’impôt dû par les employés ; ce ne sont plus ces derniers qui le verseront directement à l’Etat avec un an de décalage, comme cela se pratique jusqu’à aujourd’hui. Or, pour que ce système fonctionne, le fisc doit transmettre aux employeurs le taux à appliquer sur la paye de chacun.
A partir du 16 septembre, l’administration fiscale informera pour la première fois les entreprises des taux d’imposition de leurs salariés. Celles qui le souhaitent pourront préfigurer, sur le bulletin de paye d’octobre, le salaire avant impôt sur le revenu, comme aujourd’hui, et le net après application du taux. Un salarié qui souhaite que son employeur ne connaisse pas son taux doit donc opter pour le taux « neutre », au plus tard samedi 15 septembre.

« Tous les patrons vont savoir combien gagne votre conjoint, combien vous avez d’enfants, a prévenu Valérie Pécresse, présidente (Les Républicains) de la région Ile-de-France, sur France Inter, le 29 août… Enfin, ils vont avoir accès à des informations qui sont de la vie privée. » Si un salarié à la paye modeste se voit appliquer un taux important, c’est forcément qu’il perçoit d’autres revenus (des loyers, par exemple) ou que son conjoint gagne bien sa vie. Son patron pourrait être tenté d’en tenir compte au moment des augmentations, écartant délibérément les taux élevés.
« On a le droit à une intimité »
Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), lui, n’a...




                        

                        


<article-nb="2018/09/14/19-15">
<filnamedate="20180914"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180914"><AAMMJJHH="2018091419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Ces poissons ont un corps si gélatineux qu’ils fondent lorsqu’ils remontent à la surface.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ 
<article-nb="2018/09/14/19-16">
<filnamedate="20180914"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180914"><AAMMJJHH="2018091419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ La ministre de la culture souhaite que le paiement de la contribution à l’audiovisuel public ne soit plus conditionné par la possession d’un téléviseur.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Françoise Nyssen veut réformer la redevance télévisuelle

La ministre de la culture souhaite que le paiement de la contribution à l’audiovisuel public ne soit plus conditionné par la possession d’un téléviseur.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 12h09
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 14h53
   





                        


La ministre de la culture, Françoise Nyssen, a annoncé vendredi 14 septembre vouloir réformer la contribution à l’audiovisuel public, la redevance qui finance France Télévisions et Radio France, pour qu’elle soit « déconnectée de la détention d’un téléviseur ».
« Je souhaite qu’un débat soit ouvert sur la contribution à l’audiovisuel public », pour la moderniser et l’adapter aux nouveaux usages numériques, a déclaré la ministre, lors du Festival de la fiction audiovisuelle de La Rochelle. C’est une question « de rendement et d’équité », et elle doit être abordée « sans tabou », a-t-elle souligné.
Selon la ministre, l’objectif est d’adopter cette réforme dans « le projet de loi de finances pour 2020 », qui sera présenté dans un an.
Les acteurs de l’audiovisuel public demandeurs
Elle vise à s’adapter aux changements d’usages des téléspectateurs, dont beaucoup se passent désormais de téléviseur mais consomment des programmes audiovisuels sur d’autres types d’écrans, ordinateurs, tablettes ou téléphones. Une nouvelle forme de consommation des programmes à laquelle s’adapte déjà le service public en développant des programmes à diffusion 100 % numérique.

        Lire aussi :
         

                « Radio France ne peut pas être absente de la vidéo »



La réforme de la redevance avait été lancée pendant le mandat de François Hollande puis abandonnée. « Les usages ont changé, donc c’est un sujet qui va être rouvert et que nous allons étudier attentivement », avait déjà déclaré la ministre en octobre 2017.
Les acteurs de l’audiovisuel public sont eux-mêmes demandeurs d’une modernisation. L’ex-patron de Radio France, Mathieu Gallet, avait ainsi proposé qu’elle soit élargie à tous les foyers fiscaux, mais en réduisant légèrement son montant (139 euros actuellement).
Baisse des budgets
Les médias publics ont dû faire face à une baisse de leur budget. En 2018, les entreprises concernées (France Télévisions, Radio France, Arte, France Médias Monde, l’Institut national de l’audiovisuel – INA – et TV5 Monde) ont perçu 3,9 milliards d’euros, soit 36 millions de moins qu’en 2017 (– 0,9 %).
Si la baisse a été mesurée pour l’INA (– 0,5 million) et TV5 Monde (– 1 million), Radio France a vu sa dotation réduite de 16,3 millions d’euros, un montant conjuguant en fait une hausse des crédits de fonctionnement et une baisse de 25 millions d’euros de la subvention d’investissement.
Quant à France Télévisions, son budget a été réduit de 29,8 millions d’euros, soit environ 1 %. C’est, aux yeux du gouvernement, l’entreprise qui, compte tenu de sa taille, dispose de la plus grande marge de manœuvre en matière de synergies et d’amélioration de la gestion.

        Lire aussi :
         

                Audiovisuel : le CSA veut obtenir davantage de pouvoir de régulation sur Internet






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/14/19-17">
<filnamedate="20180914"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180914"><AAMMJJHH="2018091419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Dans « Science », le chercheur Timothy Lenton et le philosophe Bruno Latour estiment que l’humanité doit assumer son rôle de gestionnaire de l’habitabilité de la planète.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ 
<article-nb="2018/09/14/19-18">
<filnamedate="20180914"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180914"><AAMMJJHH="2018091419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Les révélations sur les abus sexuels commis au sein de l’Eglise des Etats-Unis se succèdent.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Le pape François reçoit l’épiscopat américain à Rome

Les révélations sur les abus sexuels commis au sein de l’Eglise des Etats-Unis se succèdent.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 10h50
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 10h59
    |

            Cécile Chambraud








                        



   


Le résultat de la rencontre « longue et fructueuse » est demeuré confidentiel. Le pape François a reçu quatre représentants de la conférence des évêques américains (USCCB), jeudi 13 septembre, à Rome, en pleine tempête autour des abus sexuels commis au sein de l’Eglise catholique, notamment aux Etats-Unis.
Cette réunion faisait suite à une demande formulée par le président de l’USCCB, le cardinal Daniel DiNardo, archevêque de Houston, en août, après les révélations de la justice de Pennsylvanie sur des décennies de violences sexuelles dans cet Etat, sur plus de 1 000 enfants.
Mgr DiNardo avait souhaité que le Vatican charge une commission d’enquête pour élucider qui savait quoi, dans la hiérarchie catholique, sur les dérives sexuelles reprochées à l’ancien archevêque de Washington, Theodore McCarrick. En juillet, celui-ci a été contraint de rendre son titre de cardinal, à la demande du pontife argentin. Les accusations portées dans une lettre contre le pape et de très hauts responsables de la curie romaine par un ancien diplomate, Mgr Carlo Maria Vigano, le 26 août, avaient conduit le chef de file de l’épiscopat américain à insister.

        Lire aussi :
         

                Pédophilie dans l’Eglise : un prélat accuse le pape d’avoir couvert un cardinal américain



« Graves erreurs morales »
Il avait demandé un examen « rapide et complet » des raisons pour lesquelles « les graves erreurs morales » de Theodore McCarrick « avaient pu être tolérées pendant si longtemps et ne pas entraver son avancement ». Aucune enquête n’a cependant été annoncée jeudi. Lundi, la commission des neuf cardinaux qui conseillent François avait indiqué que « des éclaircissements » seraient apportés par « le Saint-Siège » après la lettre de Mgr Vigano, mais aucune date n’avait été avancée.
Un autre épisode intervenu jeudi témoigne que la source des révélations n’est sans doute pas tarie dans l’Eglise catholique. Au moment précis où débutait la réunion dans le bureau du pape, un communiqué du Vatican annonçait que celui-ci avait accepté la démission de Mgr Michael Bransfield, l’évêque de Charleston, en Virginie-Occidentale, et qu’il chargeait l’archevêque de Baltimore, William Lori, d’assurer l’intérim. De son côté, ce dernier indiquait qu’il était chargé d’« enquêter sur des accusations de harcèlement sexuel d’adultes contre Mgr Bransfield ». Il a mis une ligne téléphonique à la disposition d’éventuelles victimes.
Ce n’était pas tout. Mardi, un prêtre du diocèse de Mgr DiNardo, le chef de file des évêques, a été arrêté. Un homme de 36 ans l’accuse de l’avoir agressé sexuellement lorsqu’il était lycéen, entre 1998 et 2001. Dans un communiqué, le diocèse évoque aussi le cas d’une jeune fille ayant accusé ce même prêtre d’attouchements en 2001.
Prise de conscience
Mais ses parents n’avaient finalement pas porté plainte et, après une enquête interne, il avait pu reprendre ses fonctions en 2004. Dans une enquête publiée mercredi par l’agence Associated Press, deux victimes de ce prêtre accusent l’archevêque d’inertie en dépit des plaintes.
Mercredi également, dans le cours de cette semaine totalement dominée par le sujet des violences sexuelles, le pape François a convoqué à Rome, pour une réunion sur « la protection des mineurs », les présidents de toutes les conférences épiscopales dans le monde (soit plus d’une centaine), du 21 au 24 février 2019.

        Lire aussi :
         

                Pédophilie : les catholiques américains demandent des comptes



Cette initiative sans précédent traduit la prise de conscience que les abus sexuels ecclésiastiques ont une dimension universelle et ne sont pas limités à certaines Eglises. En revanche, elle devrait être critiquée par les associations de victimes, qui estiment que le comportement des épiscopats a jusqu’ici davantage fait partie du problème que de la solution.
Un sondage diffusé mercredi par la chaîne américaine CNN révèle une chute de popularité du pape François aux Etats-Unis. Seulement la moitié des Américains (48 %) se déclare favorable au pontife argentin, contre 72 % en décembre 2013, la première année de son pontificat. Parmi les catholiques américains, sa cote a aussi baissé à 63 %, contre 83 % dix-huit mois plus tôt, souligne cette même enquête.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/14/19-19">
<filnamedate="20180914"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180914"><AAMMJJHH="2018091419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Officiellement retirée de la vie politique, la petite-fille de Jean-Marie Le Pen ouvre à Lyon, samedi, une école pour former la « jeunesse conservatrice ». Une manière de préparer son retour ?
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ 
<article-nb="2018/09/14/19-20">
<filnamedate="20180914"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180914"><AAMMJJHH="2018091419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ A deux mois de son congrès, le parti se réunit lors de la Fête de « L’Humanité », à La Courneuve, sur fond de tensions internes et avec La France insoumise.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Le Parti communiste, tiraillé, lance sa campagne européenne

A deux mois de son congrès, le parti se réunit lors de la Fête de « L’Humanité », à La Courneuve, sur fond de tensions internes et avec La France insoumise.



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 09h54
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 10h54
    |

            Abel Mestre








                        


« Le monde est à nous ». Pas sûr que le slogan de l’édition 2018 de la Fête de L’Humanité, qui rappelle une scène du film La Haine, de Mathieu Kassovitz, corresponde à la réalité du Parti communiste. Ce dernier connaît en effet des turbulences. Sur le front intérieur, son congrès qui aura lieu en novembre, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), promet d’être remuant. Sur l’extérieur, ses futures alliances sont encore en suspens alors que ses relations avec les frères ennemis de La France insoumise sont exécrables. Petit tour d’horizon.
Un congrès tendu 
Trois textes alternatifs affrontent celui de la direction, appelé dans le jargon de la « place du Colonel-Fabien », « base commune ». Parmi eux un sérieux concurrent se détache : la motion signée par André Chassaigne (le président du groupe à l’Assemblée, très populaire au PCF) mais aussi des orthodoxes. « J’ai participé à la prise de décision de faire ce texte et à sa rédaction », précise le député du Puy-de-Dôme qui, pour la première fois de sa vie, ne signe pas le texte de la direction. Cette dernière fustige en retour « l’alliance de la carpe et du lapin » en ayant conscience du danger : le texte parvient à faire une sorte de quadrature du cercle communiste en étant très critique à la fois contre la direction et contre La France insoumise. André Chassaigne se défend  :
« Je suis satisfait que des communistes qui ont des approches différentes, [notamment sur l’Europe ou sur l’islam], aient pu cosigner ce texte. On a un point commun : vouloir stopper la spirale de l’effacement du parti. »
Certains dirigeants voient même ce « manifeste » arriver en tête lors du vote des militants en octobre. Une situation qui serait inédite. Dans ce cas, soit Pierre Laurent qui brigue un nouveau mandat à la tête du parti après dix ans de pouvoir parvient à faire une « synthèse » autour d’un texte amendé, soit un secrétaire national alternatif pourrait être proposé. Le nom du député du Nord Fabien Roussel revient avec insistance.

        Lire aussi :
         

                Les communistes sous tension avant leur congrès



Relations au point mort avec les « insoumis »
Une chose ne change pas : les mauvaises relations avec LFI. Les échanges d’amabilités − sur tous les sujets − entre responsables communistes et « insoumis » finissent même par en lasser certains au PCF. Ceux-là se retrouvent autour, entre autres, des députés Stéphane Peu (Seine-Saint-Denis) et Elsa Faucillon (Hauts-de-Seine) et de leur texte alternatif, qui veut « rassembler les forces antilibérales » pour bâtir un « front commun », notamment avec LFI. « Faire comme si LFI n’existait pas est un leurre. La direction actuelle doit faire preuve de lucidité. Ni statu quo ni retour en arrière », estime Mme Faucillon, quand Stéphane Peu juge que « Mélenchon est central ».
Il n’empêche. La tension est telle que les députés « insoumis » ont décliné l’invitation à assister au discours de Pierre Laurent, samedi 15 septembre. Dans un communiqué, ils écrivent :
« En 2017 Pierre Laurent a consacré son discours au stand du conseil national du PCF à attaquer Jean-Luc Mélenchon devant une délégation de dirigeants de La France insoumise. Cette année, c’est avant même la Fête de “L’Humanité” que la tête de liste européenne du PCF, Ian Brossat, nous insulte. La porte est ouverte aux provocations et incidents. Nous n’en voulons pas. A quoi bon, alors, répondre à l’invitation à écouter Pierre Laurent samedi si c’est un traquenard ? En conséquence, à regret, la délégation du groupe LFI initialement prévue ne se rendra pas à l’invitation officielle du CN du PCF. Nous voulons protéger ce qui reste de possibilités de dialogue serein. Nos adversaires doivent rester Macron et Le Pen chacun pour la part qui lui revient. » 

En 1939, mon grand-père juif a fui la Pologne pour échapper à l'antisémitisme. 
— IanBrossat (@Ian Brossat)


require(["twitter/widgets"]);


Les idées d'Anne Hidalgo et du Parti Socialiste, l'affiche d'une démocrate américaine, le slogan du Front de Gauche… https://t.co/lJhfIoSY0z— mbompard (@Manuel Bompard)


require(["twitter/widgets"]);

En revanche, Benoît Hamon sera présent. Il sera accompagné de l’ancien ministre des finances grec, Yanis Varoufakis. Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, et Olivier Besancenot, du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), viendront également à La Courneuve.
Coup d’envoi des élections européennes
On l’a compris, l’alliance avec La France insoumise pour les européennes est aujourd’hui impossible, notamment à cause de la personnalité clivante de Ian Brossat à l’égard des « insoumis ». Outre les piques lancées par l’élu parisien à leur endroit − auxquelles ils répondent sur le même ton − les cadres de LFI sont ulcérés par les affiches du jeune communiste qui reprennent « l’humain d’abord », nom du programme du Front de gauche en 2012 et de son candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon. Rien de choquant pour les communistes : la marque a été déposée par leurs soins, en 2010, à l’Institut national de la propriété industrielle (INPI).
Les visiteurs ne pourront, en tout cas, pas la rater puisqu’elle a été tirée à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires. Ian Brossat sera en outre la star de la fête, puisqu’il se démultipliera, notamment à travers pas moins de quatre « speed meetings » au long du week-end.
Malgré ce volontarisme, l’avenir communiste pour les européennes est encore flou : les mauvais sondages ne plaident pas pour une liste autonome. Mais avec qui s’allier ? Génération.s, qui est aussi à la peine ? Ou avec le PS, qui risque d’avoir une campagne proche de celle du Parti socialiste européen, qui ne correspond pas à la ligne du PCF ? Pour l’instant les communistes, prudents, veulent voir comment les choses se décantent.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/14/19-21">
<filnamedate="20180914"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180914"><AAMMJJHH="2018091419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ La mesure proposée par Emmanuel Macron pour lutter contre la pauvreté pose de nombreuses questions et laisse sceptiques les acteurs associatifs
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le revenu universel d’activité, une nouveauté qui interroge

La mesure proposée par Emmanuel Macron pour lutter contre la pauvreté pose de nombreuses questions et laisse sceptiques les acteurs associatifs



LE MONDE
 |    14.09.2018 à 11h57
 • Mis à jour le
14.09.2018 à 14h50
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            
Un nouvel acronyme va s’ajouter à la liste, déjà bien fournie, des prestations sociales : RUA, pour revenu universel d’activité. Il s’agit d’une des principales mesures du plan de lutte contre la pauvreté dévoilé, jeudi 13 septembre, par Emmanuel Macron. Cette annonce s’inscrit dans la volonté, exprimée par l’exécutif depuis plusieurs mois, de fusionner des allocations de solidarité.
Le but du chef de l’Etat est de « rénover notre système de minima sociaux » décrit comme un « maquis » dont « l’opacité » alimente « le discours lancinant sur les profiteurs » et exclut des personnes alors même qu’elles y ont droit. Le RUA doit donc regrouper « le plus grand nombre de prestations sociales, du RSA aux APL ». Il sera assorti de « droits et devoirs supplémentaires » : les allocataires bénéficieront d’un accompagnement renforcé grâce à la mise en place d’un « service public de l’insertion », dont l’Etat sera « responsable » ; parallèlement, ils seront tenus de s’engager dans un « parcours d’insertion » qui « empêche de refuser plus de deux offres raisonnables d’emploi ou d’activité ».

Ce dispositif n’a pas grand-chose à voir avec le revenu universel promis par Benoît Hamon durant la campagne présidentielle : le candidat socialiste proposait, lui, d’instaurer un revenu accordé à toute personne d’au moins 18 ans, gagnant moins de 1,9 smic par mois, et sans que celle-ci ait à entreprendre la moindre démarche. Du reste, M. Hamon a reproché, jeudi, à M. Macron de « singer » ses idées.
« Aucune intention cachée »
La refonte des minima sociaux sera inscrite dans un projet de loi, en 2020, après concertation « avec tous les acteurs concernés » (collectivités locales, associations…). Elle s’annonce compliquée à mettre en œuvre. Sur le plan « technique », c’est un « chantier colossal », souligne Julien Damon, professeur associé à...




                        

                        

