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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Des mesures de température sont enregistrées sur le sommet des Pyrénées depuis 1882. Le précédent record de durée de non-gel était de 77 jours en 1999.
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L’absence de gel au pic de Midi relevée depuis quatre-vingt-dix jours pulvérise le dernier record

Des mesures de température sont enregistrées sur le sommet des Pyrénées depuis 1882. Le précédent record de durée de non-gel était de 77 jours en 1999.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 17h58
   





                        



   


Le pic du Midi, qui culmine dans le département des Hautes-Pyrénées à plus de 2 870 mètres, enregistre des températures minimales positives depuis la mi-juin et une absence de gel depuis quatre-vingt-dix jours, précise Météo France, jeudi 13 septembre.
Dans la nuit du 12 au 13 septembre, la température minimale s’est établie à 3,7 °C, à 3 heures (heure locale), précise l’institut. Il faut remonter au 14 juin pour trouver une température négative, – 1,6 °C, à la station météo du pic du Midi. Le 15 juin, elle était de + 2,7 °C et, depuis, il n’a pas gelé. Depuis cette même date, le minimum enregistré a été de + 1 °C, le 7 septembre.
Le précédent record de durée de non-gel était de 77 jours, en 1999, a fait savoir Frédéric Eiselt, le chef du centre Météo France à Tarbes, et la situation actuelle pourrait perdurer : selon les prévisions, les températures minimales au pic du Midi oscilleront entre + 3 et + 6 °C dans les prochains jours, a-t-il prévenu.

        Lire notre reportage :
         

          Dans les Alpes, le réchauffement climatique fait dévisser les montagnes






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Les arceaux à vélo installés près des gares rencontrent un grand succès.
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Le vélo comme solution à la baisse de fréquentation des petites lignes de train

Les arceaux à vélo installés près des gares rencontrent un grand succès.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 12h07
    |

                            Olivier Razemon








                        



                                


                            

Des arceaux à vélo, disposés à proximité des gares, pourraient-ils sauver le train ? Après l’adoption de la réforme ferroviaire, et alors que plus de 9 000 kilomètres de « petites lignes » de chemin de fer sont menacées de fermeture, cela pourrait certes ne pas suffire. Mais cette mobilité combinée train-vélo donne des résultats probants dans de nombreux pays d’Europe, comme l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède...
Pour des trajets de moyenne distance, moins d’une centaine de kilomètres, la majorité des voyageurs préfèrent utiliser leur voiture d’un bout à l’autre, même lorsque l’origine et la destination sont reliées par le chemin de fer. En effet, le stationnement près des gares n’est pas toujours gratuit. Par ailleurs, la route est parfois encombrée, et l’automobiliste peut être contraint de s’arrêter loin des voies, tout au bout du parking, avant de marcher une dizaine de minutes ou de courir pour attraper le train…
« A l’inverse, la durée du trajet à vélo vers la gare est prévisible, et on peut le laisser à proximité du bâtiment », plaide Olivier Schneider, président de la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB), qui rassemble trois cents associations locales. Cette pratique est déjà très développée, et pas seulement autour des grandes villes. A Blois, Niort ou Valence, il suffit de se tenir sur le quai avant le départ d’un TER pour observer de nombreux cyclistes, leur monture tenue par le guidon, qui s’apprêtent à monter dans le train. D’autres préfèrent laisser leur vélo à la gare. Mais ce n’est pas toujours possible. Ou alors à leurs risques et périls. Les usagers craignent le vol, le vandalisme, voire les actes gratuits consistant entre autres à dégonfler les pneus.
« La demande est forte »
Dès lors, la FUB demande à l’Etat, ou à la SNCF, de financer 200 000 places de stationnement pour les vélos près des gares. « Mais les uns et les autres se renvoient la balle », déplore M. Schneider, qui espère tout de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ A l’instar de la ville suisse, nombre de collectivités se tournent vers le vélo pour favoriser une nouvelle mobilité.
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A Bâle, un réseau cyclable exemplaire

A l’instar de la ville suisse, nombre de collectivités se tournent vers le vélo pour favoriser une nouvelle mobilité.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 12h07
    |

                            Olivier Razemon (Bâle, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Bâle, 7 heures du matin en été. De part et d’autre des rames de tramway vertes, sur le pont Mittlere Brücke, qui franchit le Rhin, de nombreux cyclistes pédalent dans la fraîcheur matinale. L’axe, fermé à la circulation automobile, est l’un des plus fréquentés de la ville suisse. A 300 mètres en amont, franchir le pont Wettsteinbrücke demande davantage d’efforts : la voie présente une nette montée, entre la rive droite et la vieille ville située sur la rive gauche. Mais qu’importe, sur ce pont comme sur tous les grands axes, les cyclistes sont tout aussi présents.
Le soir, au bord du Rhin, où se concentre la vie nocturne, les jeunes noctambules ont garé leurs bicyclettes par dizaines, au point que les arceaux de stationnement ne suffisent plus. Le vélo séduit les Bâlois : 17 % des habitants l’utilisent tous les jours, selon les comptages publiés en octobre 2017. C’est davantage que toutes les autres villes de Suisse. L’usage du vélo a même progressé de 25 % entre 2010 et 2017 dans le canton de Bâle-Ville, qui compte trois communes et 200 000 habitants.
La commune suisse n’est pourtant pas une de ces villes du nord de l’Europe dont on dit, pour y expliquer l’engouement pour la bicyclette, qu’elles sont parfaitement plates. La cité historique a été bâtie sur une colline, et l’agglomération s’étend sur les premiers contreforts du Jura. Le succès du guidon s’explique par une histoire ancienne, et une ténacité politique sans faille. Et, si les Bâlois pédalent beaucoup, c’est d’abord en raison de mesures visant à décourager l’usage de la voiture.
Stationnement automobile est fortement réglementé
« Le réseau de tramway, qui comporte aujourd’hui 13 lignes, existe depuis cent vingt ans. Il n’a pas été démantelé dans les années 1960, comme cela avait été le cas à Genève ou dans les villes de France. En outre, les rues sont étroites, ce qui fait de l’espace public une denrée rare et chère », rappelle Alain Groff, directeur des transports...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Dans cette chronique, l’économiste Thibault Gajdos estime que ce n’est que sous conditions que les lobbys pourront prétendre participer à la construction d’une décision publique démocratique.
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« Encadrer plus sérieusement l’activité des lobbys »

Dans cette chronique, l’économiste Thibault Gajdos estime que ce n’est que sous conditions que les lobbys pourront prétendre participer à la construction d’une décision publique démocratique.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 11h00
    |

Thibault Gajdos (Chercheur au CNRS)







                        



                                


                            
Tendances France. En démissionnant du gouvernement, Nicolas Hulot a tenté de lancer un débat sur l’influence des lobbys dans la décision publique. La réplique ne s’est pas fait attendre : en quelques jours, un nombre impressionnant d’acteurs publics, du président du Medef au porte-parole du gouvernement, sont intervenus publiquement pour défendre les lobbys, en utilisant deux types d’arguments.

En premier lieu, il y aurait un équilibre des lobbys : d’un côté les entreprises, de l’autre les associations et les ONG. L’activité des lobbys garantirait ainsi le pluralisme démocratique. Cet argument ignore deux différences majeures entre ces acteurs. En premier lieu, les arguments des associations et des ONG sont en général publics, contrairement à ceux des entreprises. Par ailleurs, les moyens déployés par les uns et les autres sont hors de proportion.

Selon le rapport de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HAYVP), les associations et ONG ne représentent que 14 % des lobbyistes inscrits sur le registre national. Encore ce chiffre sous-estime-t-il probablement le poids des entreprises : d’une part, il ne correspond pas aux dépenses engagées, mais seulement au nombre de représentants inscrits ; d’autre part, il ne tient pas compte de l’influence qu’exercent les entreprises sur la décision publique à travers la circulation des hauts cadres entre les secteurs public et privé.
Encadrer sérieusement l’activité
Faute de chiffres fiables, il est difficile de quantifier l’influence de ces acteurs en France. Mais une étude récente menée aux Etats-Unis par Robert Brulle (université Drexel) en donne une idée (« The Climate Lobby. A Sectoral Analysis of Lobbying Spending on Climate Change in the United States, 2000 to 2016 », Climatic Change, août 2018).
le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, déclare qu’il est essentiel de « dialoguer » avec les lobbys
En analysant les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Le typhon Mangkhut devrait atteindre l’archipel samedi, avant de toucher la Chine méridionale. Des milliers de personnes commencent à être évacuées.
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Les Philippines se préparent à l’arrivée d’un violent typhon

Le typhon Mangkhut devrait atteindre l’archipel samedi, avant de toucher la Chine méridionale. Des milliers de personnes commencent à être évacuées.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
13.09.2018 à 10h13
   





                        



   


Les Philippines se préparent à l’arrivée de Mangkhut, un très violent typhon accompagné de rafales à 255 km/h, qui touchera des régions habitées par quelque dix millions de personnes, selon les autorités.
Des milliers d’habitants ont commencé à être évacués du littoral de la pointe nord de Luzon, l’île principale des Philippines, où Mangkhut est attendu aux premières heures de samedi.
« Les évacuations préventives sont en cours dans nos municipalités côtières, dans les villages qui sont exposés, a déclaré le porte-parole du gouvernement local Rogelio Sending. Nous allons procéder à davantage d’évacuations. »
L’agence météorologique philippine a indiqué que Mangkhut était à ce stade la tempête tropicale la plus violente de l’année, avec des vents soufflant à 205 km/h. Le typhon devrait, en outre, accroître la violence des pluies de mousson qui ont déjà provoqué d’importantes inondations dans le centre de Luzon, une zone agricole au nord de Manille.

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Hongkong sur la trajectoire
Après les Philippines, le typhon atteindra les côtes de la Chine méridionale, où vivent des millions de personnes. Hongkong est également sur la trajectoire de Mangkhut. Et les autorités préparent déjà la population, bien que la tempête ne soit pas attendue avant dimanche. L’Observatoire météorologique de l’ex-colonie britannique exhorte ainsi à la prudence, en expliquant que la tempête constitue une « menace considérable ».
La Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a dit s’attendre à « des dégâts importants » aux Philippines. Des vagues de sept mètres sont attendues sur les rivages, et les fortes précipitations risquent de provoquer des glissements de terrain ou des crues soudaines.
A Manille, la protection civile a précisé que les villes et villages sur la trajectoire de Mangkhut aménageaient les bâtiments municipaux en centre d’accueil pour les évacués et y faisaient des provisions de nourriture et de rations d’urgence.
L’archipel est frappé chaque année par une vingtaine de typhons qui font une centaine de morts par an et contribuent à la pauvreté de millions de personnes.
Haiyan, l’un des typhons les plus violents à avoir jamais touché terre, avait frappé les îles du centre des Philippines en novembre 2013, avec des vents dépassant 315 km/h.
Des vagues géantes, semblables à celles d’un tsunami, avaient tout dévasté sur leur passage. La catastrophe a fait plus de 7 350 morts ou disparus et privé de logement plus de quatre millions d’habitants.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ L’Agence européenne des produits chimiques estime que 30 000 à 40 000 tonnes de plomb sont dispersées dans les écosystèmes par la chasse et le tir sportif
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Article sélectionné dans La Matinale du 12/09/2018
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Les munitions au plomb menacent l’environnement et la santé

L’Agence européenne des produits chimiques estime que 30 000 à 40 000 tonnes de plomb sont dispersées dans les écosystèmes par la chasse et le tir sportif



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
13.09.2018 à 14h27
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Les munitions utilisées par les chasseurs et les tireurs sportifs sont à l’origine d’une contamination insoupçonnée au plomb des écosystèmes et posent un risque pour l’environnement et la santé humaine. C’est le constat majeur d’une expertise rendue publique, mercredi 12 septembre, par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA).
Basée à Helsinki, elle avait été saisie en 2015 par la Commission européenne, qui réfléchit à des mesures de restriction de l’usage des munitions au plomb dans les zones humides, les plus vulnérables. L’ECHA a répondu l’année suivante que les données disponibles justifient des restrictions de l’usage du plomb dans ces environnements fragiles. L’agence préconise désormais, après examen de nouvelles données, des mesures de restriction additionnelles.
De fait, les chiffres sont impressionnants. Chaque année, selon les données de l’industrie citées par l’ECHA, 30 000 à 40 000 tonnes de plomb sont utilisées en Europe dans des munitions de types variés. Sur ce total, précise l’ECHA, « 21 000 tonnes sont utilisées par les chasseurs, dont un maximum de 7 000 tonnes dans les zones humides et de 14 000 tonnes sur la terre ferme ». Le tir sportif disperse, de son côté, sur les champs de tir, de 10 000 à 20 000 tonnes de plomb par an.
La répartition de cette contamination dans les Etats membres de l’Union européenne n’est pas connue avec précision, mais la France s’octroie à l’évidence la part du lion : environ un quart des quelque 5,2 millions de chasseurs européens sont français.
« Un poison »
Les effets sur l’environnement concernent d’abord la faune sauvage. L’ECHA estime de manière « préliminaire » qu’entre un et deux millions d’oiseaux meurent chaque année d’intoxication au plomb. Soit en ingérant directement des grenailles de plomb, soit par contamination secondaire, dans le cas des rapaces.
Le plomb n’est pas seulement toxique pour les animaux, il l’est aussi pour les humains....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ L’ancienne ministre de l’environnement, qui participe au sommet mondial pour l’action climatique, déplore l’absence « d’activisme » du gouvernement et appelle à un « sursaut ».
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A San Francisco, Ségolène Royal se demande « où est le leadership français » sur le climat

L’ancienne ministre de l’environnement, qui participe au sommet mondial pour l’action climatique, déplore l’absence « d’activisme » du gouvernement et appelle à un « sursaut ».



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 03h00
 • Mis à jour le
13.09.2018 à 09h30
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



                                


                            
« Où est le leadership français sur le climat ? » Arrivée à San Francisco pour participer au premier sommet mondial pour l’action climatique (GCAS) qui se tient dans la métropole californienne jusqu’au 14 septembre, Ségolène Royal a déploré mercredi 12 septembre le « manque d’activisme » du gouvernement français dans les négociations internationales sur le dérèglement climatique.
« Le leadership au niveau français s’est ralenti. On n’a pas vu cet activisme permanent sur le climat. Or la France est attendue là-dessus », déclare-t-elle au Monde. Pour l’ancienne ministre de l’environnement, aujourd’hui ambassadrice des pôles, Paris est à la traîne. Or, dans les négociations climatiques, « il faut être sur le pont ».  Invitée au sommet de San Francisco en tant que présidente de la COP21 de 2015, Ségolène Royal a reconnu que la démission de Nicolas Hulot, deux semaines avant la conférence, ne « facilitait pas la tâche ». En l’absence de François de Rugy, qui n’a pris le relais au ministère de la transition écologique que le 4 septembre, elle représente de facto le gouvernement français.
« Se montrer exemplaire »
En 2015, la France était aux avant-postes. Elle avait adopté des objectifs de réduction d’émissions avant même l’ouverture de la COP21, rappelle Mme Royal. Trois ans plus tard, le bon élève a du retard. Ses émissions de gaz à effet de serre, qui diminuaient depuis la fin des années 1990, se sont remises à augmenter en 2015 et 2016.
Lundi, le gouverneur de Californie et hôte du sommet Jerry Brown s’en est ému. A trois mois de la COP24, la convention-cadre de l’ONU, qui se tiendra en décembre en Pologne, « il souhaite un renforcement des exigences climatiques au niveau de la France et de l’Allemagne », relate Ségolène Royal : « On ne peut pas reprendre le leadership sans se montrer exemplaire au niveau de ses engagements. »
Au-delà des « péripéties récentes »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Quatre mille cinq cents représentants de villes, de régions, d’entreprises et d’ONG se sont réunis à San Francisco pour échanger des idées pour lutter contre le changement climatique.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Les grandes villes du monde veulent agir sur le climat

Quatre mille cinq cents représentants de villes, de régions, d’entreprises et d’ONG se sont réunis à San Francisco pour échanger des idées pour lutter contre le changement climatique.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 02h24
 • Mis à jour le
13.09.2018 à 07h56
   





                        



   


Des maires et responsables régionaux du monde entier ont mis au défi mercredi 12 septembre les dirigeants de la planète de suivre leur exemple pour lutter contre le changement climatique, les Américains affirmant qu’ils peuvent largement compenser le retrait environnemental du président républicain Donald Trump.
« La personne qui se trouve dans cet hôtel de ville est plus importante que le locataire de la Maison Blanche », a lancé le maire démocrate de Los Angeles, Eric Garcetti, lors d’un événement à la mairie de San Francisco, ville écologique modèle qui accueille le premier Sommet mondial pour l’action climatique jusqu’à vendredi. « Nous devons être radicaux », a déclaré la maire de Paris, Anne Hidalgo, présidente de l’alliance C40 de près de 100 grandes villes qui se sont engagées à arriver à zéro carbone d’ici à 2050.

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                Climat  : à San Francisco, une « COP des acteurs non étatiques » contre le réchauffement



« Nous pouvons changer les choses », a-t-elle dit, énumérant les pouvoirs des villes pour l’électricité propre, les transports en commun, les déchets et le recyclage, et les normes d’isolation des bâtiments.
Deux tiers de l’objectif aux Etats-Unis
Le sommet, premier du genre avec plus de 4 000 délégués, s’est ouvert avec la publication d’un rapport qui devrait en réjouir certains et en alarmer d’autres, sur la trajectoire des émissions de gaz à effet de serre aux Etats-Unis.
D’un côté, l’étude montre que le pays devrait tenir les deux tiers de l’objectif fixé par Barack Obama et abandonné par Donald Trump après son arrivée au pouvoir début 2017, soit – 17 % d’émissions en 2025 par rapport à 2005, contre un objectif original d’au moins – 26 %. Le pays en est à – 12 % aujourd’hui. L’autre façon de voir ce chiffre est que le pays manquera d’un tiers son objectif.
Mais le rapport souligne que de nombreux Etats américains, principalement démocrates, et des centaines de villes ont depuis 2017 redoublé leurs engagements pour « décarboniser » leurs économies depuis l’annonce, par Donald Trump, du retrait de son pays de l’accord de Paris.
Par comparaison, la Chine émet aujourd’hui un peu moins de deux fois plus de gaz à effet de serre (GES) que les Etats-Unis, et devrait continuer à en rejeter de plus en plus jusque dans les années 2020, le pays s’étant engagé à un tournant avant 2030.
Croissance de l’électricité « propre »
L’Union européenne s’était donné un objectif de réduction des GES plus ambitieux que les Etats-Unis, et a déjà accompli davantage. En prenant les mêmes années de référence que les Américains, les émissions européennes ont baissé de 21 % à ce stade par rapport à 2005, et devraient atteindre – 28 % en 2025, selon le Climate Action Tracker.
L’électricité « propre » connaît une croissance effrénée aux Etats-Unis, le charbon est en recul et les voitures électriques se développent – malgré l’hostilité du gouvernement Trump.
Mais le volontarisme écologique, aux Etats-Unis est encore principalement l’apanage des démocrates, une limite du mouvement. « C’est le moment d’agir », a dit la maire démocrate de Seattle, Jenny Durkan. Mais « il faut que le sujet devienne non partisan », a-t-elle reconnu.
L’idée du sommet est de montrer concrètement que le même activisme écologique peut s’appliquer au reste du monde.
Grande délégation chinoise
Paris, Bonn, Pékin, Le Cap, Dacca, Dubaï, Mexico, Tokyo, des villes indiennes et sud-américaines seront représentées ici, dont des dizaines de maires. Tout comme des dizaines de responsables et ministres de provinces et régions du Brésil, du Mexique, d’Inde, d’Europe… « On vient pour partager et se voler des idées entre maires », dit à l’AFP le maire de Copenhague, Frank Jensen, qui prévoit d’arriver à zéro carbone en 2025.
Il y a aussi des patrons de multinationales jouant les fers de lance de la transition écologique et qui s’engageront à passer, en quelques années, à 100 % d’électricité propre. Une centaine d’investisseurs mondiaux ont aussi annoncé mercredi vouloir réorienter leurs investissements pour soutenir des projets liés au climat. La Chine a envoyé une délégation de 120 personnes, dont Xie Zhenhua, le négociateur climat.
Le rassemblement commence alors que l’ouragan Florence menace la côte atlantique du pays et après un été caniculaire en Europe ou au Japon, des événements météorologiques rares mais appelés à se multiplier avec le dérèglement du climat, selon les climatologues.
Le monde continue à rejeter beaucoup trop de gaz à effet de serre pour limiter à 2 °C l’augmentation moyenne de la température du globe par rapport à la période préindustrielle, ce qui est l’objectif de l’accord de Paris. La Terre est déjà plus chaude de 1 °C environ et, à ce rythme, la hausse atteindra 3,2 °C en 2100.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Isaac se déplace vers l’ouest à 28 km/h avec des vents soutenus de 95 km/h et devrait passer entre les deux îles françaises.
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La tempête tropicale Isaac s’approche de la Guadeloupe et de la Martinique

Isaac se déplace vers l’ouest à 28 km/h avec des vents soutenus de 95 km/h et devrait passer entre les deux îles françaises.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 00h01
 • Mis à jour le
13.09.2018 à 17h34
   





                        



   


Après la Martinique, la Guadeloupe s’apprête à passer en vigilance rouge, jeudi 13 septembre, à l’approche de la tempête tropicale Isaac. Les deux préfectures ont aussi décidé de fermer, depuis la mi-journée mercredi, des établissements scolaires, crèches et centres de loisir.
Alors que plus au nord, l’ouragan Florence, classé en catégorie 4, menace la côte est des Etats-Unis, Isaac se déplace vers l’ouest à 28 km/h avec des vents soutenus, à 95 km/h, selon Météo France. « Le scénario le plus probable est un passage du centre d’Isaac entre la Guadeloupe et la Martinique », précise le service. « Isaac devrait s’affaiblir progressivement mais conservera les caractéristiques de tempête tropicale lors de son passage jeudi sur les Petites Antilles [Martinique, Dominique et Guadeloupe seront concernées] », ajoute l’Institut.
Près d’un an après le passage dévastateur de l’ouragan Irma de catégorie 5, qui a notamment fait onze morts à Saint-Martin, les Antilles ont pris leurs précautions ces dernières heures.
« Météo France nous indique que la tempête perd en intensité et que les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy sont en marge du phénomène. Cependant, l’île reste encore très fragilisée suite au passage du cyclone Irma l’an dernier », souligne dans un communiqué la préfecture de Saint-Martin, où les écoles seront fermées à partir de 17 heures et toute la journée de jeudi, ainsi qu’à Saint-Barthélemy.
Dans ces deux îles, certains vivent encore sous des bâches ou dans des maisons encore non réparées après Irma.
Fermetures :
En Martinique comme en Guadeloupe, le trafic des transports en commun a été arrêté mercredi ;En Martinique, les collectivités (collectivité territoriale de Martinique, communauté d’agglomération du centre de la Martinique) ont fermé, tout comme les équipements sportifs et le marché de gros ;La distribution de repas pour les personnes âgées ou en situation précaire n’aura pas lieu jeudi ;Tous les événements prévus en plein air ont été annulés dans les deux îles ;Les rotations maritimes entre la Martinique et les îles voisines ont été arrêtées.
Le service départemental d’incendie et de secours a renforcé ses centres et des équipes seront prépositionnées à Grande-Rivière et au Prêcheur, deux communes qui ne sont liées au reste de la Martinique que par des ponts et qui peuvent être facilement coupées du monde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Un homme sur cinq et une femme sur six dans le monde auront, un jour, un cancer, selon l’OMS.
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Les cancers vont tuer près de dix millions de personnes dans le monde en 2018

Un homme sur cinq et une femme sur six dans le monde auront, un jour, un cancer, selon l’OMS.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 18h43
 • Mis à jour le
13.09.2018 à 06h34
    |

            Paul Benkimoun








                        



   


Un homme sur cinq et une femme sur six dans le monde développeront un cancer au cours de leur vie. Un homme sur huit et une femme sur onze en mourront, selon les estimations publiées par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence travaillant pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui font l’objet d’un article paru mercredi 12 septembre dans CA: A Cancer Journal for Clinicians, édité par l’American Cancer Society.
Partant de Globocan, la base de données accessible au public, les chercheurs du CIRC et de l’American Cancer Society ont analysé les chiffres pour 35 types de cancers provenant de 185 pays. Les estimations avancées pour 2018 – ce que les spécialistes appellent la « charge mondiale du cancer » – sont de 18,1 millions de nouveaux cas découverts et 9,6 millions de décès dus à cette maladie.
Le CIRC évoque une « augmentation rapide » de cette charge, mais les comparaisons avec la précédente étude alimentée par les données de Globocan, réalisée en 2012, sont rendues très difficiles par un changement de méthodologie. Certains cancers voient leur incidence diminuer, tels le cancer du poumon chez les hommes en Europe du Nord et en Amérique du Nord, ou le cancer du col utérin partout sauf en Afrique subsaharienne. Toutefois, la plupart des pays connaissent une hausse en valeur absolue du nombre de cas diagnostiqués et à traiter.

   


Parmi les raisons avancées par le CIRC : l’accroissement et le vieillissement de la population à un rythme soutenu et des évolutions de la prévalence de certains cancers. Freddie Bray, responsable de la surveillance des cancers au CIRC, et les coauteurs de l’article, soulignent que « les différences de profils de cancer entre pays et entre régions signifient qu’une diversité géographique demeure, avec la persistance de facteurs de risque locaux dans des populations qui en sont à des phases très différentes de la transition sociale et économique. Cela est illustré par les différences saillantes dans les taux de cancers associés à une infection, entre autres ceux du col utérin, de l’estomac et du foie, observés dans des pays situés aux deux extrémités du spectre du développement humain ». 

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Les auteurs ont en effet cherché à établir des schémas de fréquence des cancers selon le niveau de développement humain par pays, évalué au moyen d’un indice combinant le PIB par habitant, l’espérance de vie à la naissance et le niveau d’éducation des enfants de 15 ans et plus. Les écarts entre les pays à indice de développement humain (IDH) élevé ou très élevé et ceux à IDH faible ou intermédiaire sont très marqués pour l’incidence de la plupart des cancers, les premiers ayant des fréquences deux à trois fois plus élevées que les seconds.
L’Asie compte pour la moitié des cancers
En revanche, les différences sont beaucoup moins nettes s’agissant de la mortalité. Une proximité qui s’expliquerait à la fois par la fréquence de cancers de mauvais pronostic dans les pays à IDH faible ou intermédiaire, et par des diagnostics plus tardifs et des traitements efficaces moins disponibles.
Le cancer apparaît comme la première cause de mortalité chez les moins de 70 ans en Amérique du Nord et dans une partie de l’Amérique du Sud, l’Europe de l’Ouest, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, ainsi que le Japon, le Vietnam et la Thaïlande. Il n’arrive qu’en troisième ou quatrième position en Afrique subsaharienne, dans la majeure partie du Moyen-Orient et de l’Asie.

   


A l’échelle mondiale, le cancer le plus fréquent est celui du poumon, avec plus de 2 millions de cas estimés pour 2018, qui est également et de loin le plus meurtrier : plus d’1,7 million de morts (18 % du total des décès par cancer). Il est suivi par celui du sein, quasiment aussi fréquent, mais trois fois moins meurtrier. Le mauvais pronostic en général des cancers du poumon explique cette différence.
Si l’on considère l’ensemble des cancers pour les deux sexes, l’Asie devrait être en 2018 la région du monde comptant près de la moitié des cancers et plus de la moitié des décès par cancers – du fait que 60 % de la population mondiale y vit –, devant l’Europe (23,4 % des cas et 20,3 % des décès, pour 9,8 % de la population mondiale) et les Amériques (21 % des cas et 14,4 % de la mortalité pour 13,3 % de la population mondiale).
Variations moins marquées pour les femmes
En Asie comme en Afrique, la part des décès par cancer est plus importante que la part des nouveaux cas, ce que le CIRC explique par une différence dans la fréquence de certains types de cancers, ceux ayant un mauvais pronostic et un taux de mortalité plus élevés y étant souvent plus présents.
Chez les hommes, le cancer du poumon occupe le premier rang de fréquence en Europe orientale et en Asie centrale, en Chine et en Afrique du Nord. Il cède cette place au cancer de la prostate dans les Amériques, l’Europe de l’Ouest, l’Australie et la plus grande partie de l’Afrique subsaharienne, alors qu’il n’est que le deuxième cancer le plus fréquent à l’échelle de la planète (plus d’1,2 million de cas). Le cancer des lèvres et de la bouche prédomine dans le sous-continent indien, tandis que celui du foie est en tête en Egypte et quelques pays d’Afrique de l’Ouest, ainsi qu’en Mongolie.

   


Chez les femmes, les variations sont moins marquées. Le cancer du sein domine à peu près partout hormis en Afrique de l’Ouest et australe, en Bolivie et au Paraguay, où il est devancé par les cancers du col de l’utérus ; en Mongolie où les tumeurs malignes du foie arrivent en tête et dans les deux Corées, où le cancer du poumon paraît en tête au Nord et celui de la thyroïde au Sud.
« Les maladies non transmissibles sont à présent responsables de la majorité des décès dans le monde et l’on s’attend à ce que le cancer se hisse au rang de première cause de mortalité et de principal obstacle à l’accroissement de l’espérance de vie dans chaque pays du monde au cours du XXIe siècle », prédisent Freddie Bray et ses collègues.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ En fonction des régions, ils sont soit des ouragans, soit des typhons. Quant à leurs noms, ils se sont masculinisés seulement récemment
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ La conférence intergouvernementale sur la biodiversité marine, ouverte depuis le début du mois de septembre, doit absolument aboutir à un accord « contraignant » sur les ressources génétiques, souligne Valérie Wyssbrod, spécialiste du droit de la mer, dans une tribune au « Monde ».
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« Les ressources génétiques marines, très prometteuses tant socialement que financièrement »

La conférence intergouvernementale sur la biodiversité marine, ouverte depuis le début du mois de septembre, doit absolument aboutir à un accord « contraignant » sur les ressources génétiques, souligne Valérie Wyssbrod, spécialiste du droit de la mer, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 17h05
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 18h06
    |

Valérie Wyssbrod (Docteur en droit, spécialiste du droit de la mer)







                        



                                


                            

Tribune. L’avenir des ressources génétiques marines est au cœur des discussions qui ont commencé le 4 septembre à New York, au siège de l’ONU, en vue d’élaborer un texte sur la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine.
Les ressources génétiques marines, ces petites briques qui composent les êtres vivants océaniques (animaux, plantes, champignons, bactéries et virus) sont utilisées depuis une cinquantaine d’années pour développer de nouveaux produits. Ces ressources permettent, entre autres, de mettre au point de nouveaux médicaments pour combattre les cancers, de développer des plastiques biodégradables dans l’eau de mer ou encore d’aider à remédier à des pollutions. Les entreprises biotechnologiques qui investissent le domaine ne s’y sont pas trompées, ces ressources sont très prometteuses tant socialement que financièrement.
A une distance de 200 milles marins
Le nouvel instrument juridique international sera applicable aux ressources génétiques qui sont issues des « zones ne relevant pas de la juridiction nationale ». Où se trouvent ces zones ? Au large des côtes, chaque Etat a le droit souverain de disposer de ses propres ressources. Au-delà, c’est-à-dire à une distance de 200 milles marins (environ 370 km) des côtes, se trouvent ces zones ne relevant pas de la juridiction nationale. Il s’agit de la haute mer, ainsi que des fonds marins. A qui appartiennent ces ressources et peut-on s’en servir gratuitement ? Ce thème, peu connu du grand public mais très controversé, est discuté depuis plus de vingt ans au sein de l’ONU.

En 1982, lorsque la Convention des Nations unies sur le droit de la mer est adoptée, la valeur des ressources génétiques marines est encore méconnue et celles-ci sont peu utilisées. Aucune réglementation spécifique à ce sujet n’est prévue dans la convention. Les ressources génétiques de la haute mer et des grands fonds marins peuvent ainsi être librement...




                        

                        


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Après Total et Cdiscount, Leclerc se lance dans le marché de l’électricité pour les particuliers

Le géant de la distribution entend concurrencer EDF en proposant des offres moins chères sous forme de bons d’achat dans ses magasins.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 15h33
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13.09.2018 à 14h22
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                            Nabil Wakim








                        



   


Un nouveau venu de plus sur le marché de l’électricité. Après avoir bousculé le secteur des carburants, le numéro un de la distribution alimentaire en France lance officiellement, jeudi 13 septembre, des offres d’électricité pour les particuliers.
« Notre engagement, c’est d’être le moins cher du marché », promet Michel-Edouard Leclerc, président du groupement de distributeurs indépendants. La stratégie du groupe est claire : prendre des parts de marché à ses concurrents en sacrifiant ses marges.
La raison est simple : les deux tiers de la facture d’électricité payée par les consommateurs sont identiques pour tous les fournisseurs d’énergie. Ils couvrent le prix du transport de l’électricité et la fiscalité. Reste un tiers, sur lequel les concurrents d’EDF espèrent faire la différence. C’est déjà la stratégie des gros acteurs du secteur : Engie ou Total cherchent à réduire au maximum les coûts du service client, la plupart du temps en délocalisant, pour proposer des prix attrayants. Leclerc assure que son service client sera situé en France, à Tourcoing (Nord).
Leclerc annonce une formule d’un genre nouveau dans le secteur. Il promet de garantir, pendant un an, un rabais de 10 % par rapport au tarif d’EDF ou bien de 20 % sous forme de bons d’achats dans ses magasins aux porteurs de cartes de fidélité Leclerc. Le groupe assure avoir 14 millions d’adhérents à ce programme et veut viser 3 millions de clients pour son offre d’électricité d’ici à la fin de 2025, ce qui représenterait environ 10 % du marché.

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Un marché déjà très encombré
« Nous cherchons clairement à satisfaire et à privilégier une clientèle qui nous connaît déjà », a précisé Michel-Edouard Leclerc à l’agence Reuters. Le groupe de distribution espère renouveler son succès foudroyant obtenu dans le secteur des stations-service : il est aujourd’hui le deuxième acteur du secteur derrière Total, en pratiquant une politique de coûts bas pour attirer les clients vers ses supermarchés. Un droit obtenu de haute lutte, après avoir mené des centaines de batailles juridiques devant les tribunaux pour obtenir la libéralisation du marché.
Cette nouvelle offre intervient dans un contexte où de plus en plus de clients se détournent d’EDF : l’opérateur historique perd 100 000 clients par mois. Selon les derniers chiffres publiés, mardi 11 septembre, par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), près de 20 % des clients ont quitté EDF.
Mais si les fournisseurs alternatifs connaissent une croissance continue, EDF reste ultra-majoritaire sur le marché : près de 26 millions de clients sont toujours chez EDF et s’acquittent des tarifs réglementés de vente, fixés par l’Etat.

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Les offres de Leclerc vont débarquer sur un marché déjà très encombré. En 2017, Total s’est lancé, avant de racheter, au printemps 2018, son concurrent Direct Energie et ses 2 millions de clients. Depuis, Cdiscount (filiale du groupe Casino) et Butagaz sont venus s’ajouter à cette concurrence. Sans compter Engie (ex-GDF Suez), devenu l’un des concurrents les plus sérieux d’EDF dans le secteur.
Vigilance sur les prix et les pratiques
Comme ses concurrents Engie ou Total, Leclerc propose des offres dites « 100 % vertes ». Autrement dit : Leclerc va acheter son électricité à des producteurs (principalement EDF), puis compensera l’équivalent en achetant des certificats de garantie d’origine d’une électricité produite à partir de sources renouvelables, en particulier des barrages hydroélectriques.
Cette guerre tarifaire et ces arguments commerciaux incitent le médiateur de l’énergie et les associations de consommateurs à la prudence. A cause des particularités de la facture d’électricité, les réductions tarifaires annoncées sont en général peu conformes avec ce qui est annoncé dans les publicités. Selon des simulations effectuées par les services du médiateur de l’énergie, « lorsque la publicité d’un fournisseur annonce “moins 10 %”, la baisse n’excède pas 7 % ». Résultat : les gains sur la facture sont parfois peu significatifs.

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Autre point de vigilance : cette concurrence accrue a parfois conduit les fournisseurs à des pratiques douteuses, profitant du manque de connaissance du marché par les particuliers. Plusieurs acteurs, dont Engie, Total et Direct Energie, ont été montrés du doigt pour des pratiques mensongères et un démarchage agressif, ces derniers mois, par les associations de consommateurs et le médiateur de l’énergie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Testé au Sénégal, le prototype a connu son baptême du feu à Louga, où sévissait la dengue.
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Reportage

D’Ebola à Zika, un labo tout-terrain en Afrique de l’Ouest

Testé au Sénégal, le prototype a connu son baptême du feu à Louga, où sévissait la dengue.

Par                                            Matteo Maillard (Dakar, correspondance)




LE MONDE
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        Le 12.09.2018 à 15h01

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        Mis à jour le 12.09.2018 à 16h39






    
Le camion-laboratoire lors de la phase de test dans la région de Barkedji, au Sénégal.
Crédits : Institut Pasteur


C’est un camion blanc d’apparence conventionnelle. Pourtant, son habitacle renferme une petite révolution technologique qui pourrait bien bouleverser la lutte contre les épidémies virales en Afrique. En cette saison des pluies au Sénégal, dans la cour de l’institut Pasteur, on s’apprête à déployer pour sa première opération le Praesens Mobile Lab. Un laboratoire itinérant et modulable conçu pour se déplacer dans les reliefs accidentés, secs ou humides du continent, afin de réaliser directement sur le terrain les précieuses analyses permettant de détecter une épidémie avant sa propagation.

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Paludisme, dengue, Zika, fièvre jaune, chikungunya font chaque année des centaines de milliers de victimes, dont une majeure partie en Afrique. C’est lors d’une épidémie particulièrement virulente, celle d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014-2015, que l’idée de ce camion a germé dans la tête d’un chercheur en biotechnologie belge, Rudi Pauwels.
« A cette époque, de grands efforts internationaux ont été faits pour contenir le virus, mais beaucoup ont été rendus caducs par le manque d’accessibilité, de réactivité et des technologies dépassées, explique-t-il. La clé dans la lutte contre les épidémies, c’est la vitesse de leur détection. Tardive, elle réduit l’efficacité de la réponse et augmente drastiquement son coût. En 2015, on estime que la lutte contre l’épidémie d’Ebola a coûté 3,6 milliards de dollars [3,3 milliards d’euros à l’époque]. »
Dans le vol qui le ramène en Belgique, Rudi Pauwels dessine le premier plan de son camion-laboratoire sur une serviette en papier. Il crée dans la foulée la fondation Praesens, pour mettre en place son projet grâce à ses propres fonds et ceux de deux amis. Vingt-quatre mois et un demi-million d’euros plus tard, le premier prototype voit le jour grâce à une collaboration avec l’institut Pasteur de Dakar, sélectionné pour son expertise dans le domaine des arbovirus, ceux contractés par piqure d’insectes, et son vaste réseau régional.
Montagnes et marécages
Donné au Sénégal en septembre 2017, le labo mobile effectue ses premiers tests, parcourant 7 000 km durant six mois dans les différentes régions du pays, des montagnes de Kédougou jusqu’aux marécages du Sine Saloum. « Il était important de tester ses caractéristiques opérationnelles en conditions réelles, avance Amadou Sall, directeur de l’institut. S’il existe d’autres camions-laboratoires dans le monde, aucun n’a été conçu pour résister à une telle diversité d’environnements et de situations. »

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Bâti sur le châssis d’un camion Mercedes à six roues motrices, le laboratoire possède des équipements scientifiques dernier cri. Quand la porte est verrouillée, le seul contact avec l’extérieur est un petit sas pressurisé par lequel les équipes remettent les échantillons de sang à analyser aux deux laborantins. « On crée une dépression dans le laboratoire, afin que s’il se passe quelque chose, rien ne soit rejeté à l’extérieur », soutient M. Sall.

    
A l’intérieur du camion-laboratoire, deux opérateurs effectuent des analyses dans un caisson sécurisé.
Crédits : Institut Pasteur


Dans l’espace confiné, ventilé par une climatisation nécessaire quand le mercure approche les 40° C, les deux opérateurs effectuent des analyses directement dans un caisson sécurisé qui contient les réactifs. « On place les échantillons dans un thermocycleur qui, grâce à des changements de température, amplifie le matériel génétique des pathogènes, qui seront alors détectables par notre ordinateur », décrit Cheikh Tidiane Diagne, chercheur assistant au département virologie de l’institut.
Souvent isolé, loin des villes, le camion dispose de batteries qui lui permettent une autonomie de soixante-douze heures, alimentant les appareils d’analyse, un congélateur mais aussi tous les moyens de communication avec l’extérieur : WiFi, GPS, téléphone cellulaire et satellitaire pour les zones les plus enclavées. « Cela permet de donner le plus rapidement possible les résultats des prélèvements aux décideurs, dans les institutions et les ministères, afin qu’ils apportent des réponses immédiates en cas de crise », poursuit M. Diagne.
Panneaux solaires
Comme un baptême du feu, le labo mobile a déjà pu intervenir à Louga, au Sénégal, où sévissait une épidémie de dengue en octobre 2017. Avant lui, les échantillons prélevés sur place auraient été envoyés à l’institut Pasteur de Dakar, à 190 km de là, et les résultats n’auraient pas été obtenus avant deux jours, sans compter les aléas liés au transport et le risque de perdre le contact avec le patient. Grâce à la présence du labo mobile, les premiers résultats ont été obtenus en deux heures.

    
Le laboratoire mobile dans la région de Kédougou, au Sénégal, en 2017.
Crédits : Institut Pasteur


Le prototype tout juste opérationnel, MM. Pauwels et Sall travaillent déjà à la version 2.0. « Nous souhaitons gagner encore en autonomie énergétique pour le prochain modèle, en installant des panneaux solaires et en générant notre propre eau, explique M. Sall. Nous voulons aussi réaliser de l’imagerie et de la prévention. Dans un espace restreint, le défi est l’arbitrage permanent entre nos différents besoins. » 

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Partenaire de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’institut Pasteur est souvent sollicité par les pays voisins comme le Mali, la Mauritanie ou la Guinée pour apporter son aide. Le Praesens Mobile Lab permettra donc à l’institution de développer une approche régionale dans la lutte contre les épidémies.


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Depuis 2015, la capitale libanaise et ses environs sont confrontés à une grave crise dans la gestion des ordures.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Editorial. Dans un rapport publié mardi, la Cour des comptes européenne dénonce les faiblesses de la politique de l’UE en la matière.
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Pollution de l’air : les négligences coupables de l’Europe

Editorial. Dans un rapport publié mardi, la Cour des comptes européenne dénonce les faiblesses de la politique de l’UE en la matière.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 14h46
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Après des années d’avertissements sans frais, la Commission européenne a enfin mis ses menaces à exécution : le 17 mai, elle a renvoyé six Etats, dont la France et l’Allemagne, devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) parce qu’ils exposent leurs citoyens à des niveaux de pollution excessifs. Quatre mois plus tard, c’est au tour de la Commission de se faire épingler. Dans un rapport au vitriol publié mardi 11 septembre, la Cour des comptes européenne taille en pièces la politique communautaire de lutte contre la pollution de l’air.

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« La santé des citoyens européens reste insuffisamment protégée », annonce l’institution gardienne des finances de l’UE. A l’origine de 400 000 morts prématurées (dont 48 000 en France) et de centaines de milliards d’euros de coûts de santé chaque année en Europe, la pollution atmosphérique est aujourd’hui considérée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme « le plus grand risque environnemental pour la santé des Européens ». Ce n’est visiblement pas encore le cas pour Bruxelles.
Pierre angulaire des politiques européennes, la directive sur la qualité de l’air date de 2008, et les normes sur lesquelles elle repose, vieilles de quinze à vingt ans, sont largement dépassées. Ainsi, la limite d’exposition au dioxyde de soufre fixée par l’UE est plus de six fois supérieure à celle de l’OMS. Pire. Les particules fines PM2,5, les plus dangereuses car elles pénètrent plus profondément dans les voies respiratoires, ne font l’objet d’aucune limite journalière, quand l’OMS recommande de ne pas dépasser 25 µg/m3.
Au stade des promesses
Il est donc urgent que Bruxelles aligne ses normes sur celles de l’OMS. C’est la condition indispensable pour mettre ses citoyens à l’abri. Mais ce n’est pas suffisant : la Commission doit ensuite se donner les moyens de les faire respecter. Or, si l’enveloppe consacrée à l’amélioration de la qualité de l’air a progressé, elle représente toujours moins de 1 % des fonds de cohésion de l’UE. Comme l’appelle de ses vœux la Cour des comptes, la lutte contre la pollution de l’air doit devenir une priorité pour l’ensemble des politiques communautaires : énergie, transports, industrie, agriculture…
En matière de pollution, comme pour le climat, le temps presse. Or, trois ans après le scandale du « dieselgate » et la révélation de la fraude aux moteurs truqués de Volkswagen, les constructeurs automobiles peuvent continuer à commercialiser des voitures émettant des gaz toxiques (les fameux oxydes d’azote) en quantité excessive. Un « permis de polluer » que la maire de Paris, Anne Hidalgo, et ses homologues de Madrid et Bruxelles ont attaqué devant la justice européenne.
Reste que la charge de la Cour des comptes contre Bruxelles ne doit pas déresponsabiliser les Etats. Le Conseil d’Etat a enjoint en juillet 2017 au gouvernement français d’agir « dans les meilleurs délais » contre la pollution. Plus d’un an après, on attend toujours le « plan ambitieux » promis par l’ancien ministre Nicolas Hulot. De même, si la ministre des transports, Elisabeth Borne, a retenu l’augmentation de la part du ferroviaire autour des grandes agglomérations et le soutien au fret ferroviaire et fluvial parmi les cinq priorités du plan d’investissement qu’elle a présenté le 11 septembre, on en reste encore au stade des promesses. Quant au « plan vélo », qui sera présenté vendredi 14 septembre, il permettra de juger si le gouvernement a enfin décidé d’engager effectivement, sur ce point au moins, la lutte contre la pollution de l’air.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ L’institution internationale revendique 27 millions de vies sauvées depuis sa création en 2002.
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Le Fonds de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme cherche de nouveaux financements

L’institution internationale revendique 27 millions de vies sauvées depuis sa création en 2002.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 10h37
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 15h08
    |

            Paul Benkimoun








                        



   


Ce n’est pas un hasard si le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a choisi de présenter à Paris, mercredi 12 septembre au Quai d’Orsay, les résultats obtenus en 2017. La France accueillera en effet, en octobre 2019 à Lyon, la conférence de reconstitution du Fonds pour la période 2020-2022. Ce choix récompense le pays qui est historiquement le deuxième contributeur, derrière les Etats-Unis, de l’organisation créée en 2002 par les Nations unies.
Selon le Fonds, 27 millions de vies ont été sauvées depuis sa constitution. Il a également permis de renforcer ou d’aider à construire des systèmes de santé « plus pérennes et résistants pour la santé, et a œuvré à l’élimination des freins d’accès à la santé liés aux droits humains », affirme son directeur exécutif, le britannique Peter Sands.
En 2017, 17,5 millions de personnes ont reçu des traitements anti-VIH et 9,4 millions ont bénéficié de programmes de prévention contre cette infection ; 5 millions de patients tuberculeux ont été traités, ainsi que 108 millions de cas de paludisme, et 197 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide distribuées. Le tout en déboursant 4,2 milliards de dollars (3,62 milliards d’euros), et en économisant dans le même temps 205 millions de dollars grâce à des achats groupés.
« Question d’engagement politique »
Ce sont là des réalisations notables, mais « si nous voulons atteindre l’objectif numéro trois des Objectifs du développement durable [visant à l’amélioration de la santé et du bien-être des populations], nous ne pouvons pas nous contenter de continuer comme avant, souligne Peter Sands. Il faut augmenter les ressources, celles des donneurs de même que les ressources domestiques. Dans beaucoup de pays, ces dernières se sont accrues mais elles doivent s’élever encore. C’est une question d’engagement politique. » La question sera au cœur des efforts déployés d’ici à la conférence de reconstitution.

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Pour sa part, la France maintient sa contribution annuelle de 350 millions d’euros, sachant que les sommes cumulées qu’elle a apportées jusqu’à présent atteignent 4,8 milliards d’euros. Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères souligne la concordance de vues avec les objectifs et la philosophie du Fonds : renforcer les systèmes de santé, mettre en place une couverture santé universelle, favoriser les soins de base et former un socle de santé cohérent, en s’appuyant sur l’expertise de la France dans ce domaine.
Si le secteur privé a été présent d’emblée, avec notamment la contribution de la Fondation Bill et Melinda Gates (600 millions de dollars pour 2017-2019) qui a un siège au conseil d’administration du Fonds, Peter Sands entend solliciter davantage les entreprises. Plusieurs d’entre elles (Orange, Reckitt Benckiser, Ecobank, Compagnie fruitière notamment) devaient annoncer leur contribution lors de la présentation des résultats.
A peine plus d’un an avant la conférence de reconstitution, la mobilisation est donc lancée afin de poursuivre et d’accroître l’impact des programmes. Elle devra s’accomplir en tenant compte d’une nouvelle phase où, créé pour trois maladies, le Fonds doit s’adapter à une approche intégrée de la santé, en articulant ses interventions avec la lutte contre d’autres pathologies.
« Paquet global »
« Nous devons renforcer les systèmes de santé et cette tâche pourrait tirer profit de ce qui a rendu si extraordinaire la riposte au VIH : l’implication des communautés et des militants, l’utilisation systématique des données pour adapter les programmes, l’attention à l’importance de leur impact », souligne Peter Sands. Mais aussitôt, le directeur exécutif pointe ce qu’il considère comme un défi : comment intégrer la riposte au VIH dans la construction d’une santé globale sans perdre la capacité à se mobiliser, l’énergie et le style direct qui ont caractérisé le travail autour du VIH ?

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« A cela, il n’y a pas de réponse unique, répond M. Sands. Là où nous intervenons déjà pour mettre sur pied une chaîne d’approvisionnement, recueillir des données ou former des travailleurs communautaires, nous le faisons d’une manière qui développe des compétences locales. Et là où nous fournissons des services pour le VIH, cela fait sens de l’intégrer dans un “paquet” global : la prévention contre le VIH chez les jeunes filles et jeunes femmes s’inscrit dans une offre en santé sexuelle et reproductive ; celle en direction des usagers de drogues s’insère dans la réduction des risques liés à l’injection. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Villes, régions, entreprises et ONG veulent aiguillonner les Etats lors du sommet mondial pour l’action climatique.
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Climat  : à San Francisco, une « COP des acteurs non étatiques » contre le réchauffement

Villes, régions, entreprises et ONG veulent aiguillonner les Etats lors du sommet mondial pour l’action climatique.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 10h25
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 20h59
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



   


Pas de chefs d’Etat, pas de cadre officiel, mais des milliers d’acteurs de la lutte contre le changement climatique venus d’une centaine de pays. Le sommet mondial pour l’action climatique qui s’ouvre mercredi 12 septembre à San Francisco – premier du genre – se veut la « COP des acteurs non étatiques ». Les participants – villes, régions, coalitions d’entreprises, investisseurs, ONG – entendent être l’aiguillon des Etats, à un moment où le retrait américain de l’accord de Paris a ralenti les ardeurs des cosignataires à remplir les objectifs affichés aux Nations unies.
Ils veulent montrer qu’ils comptent, qu’ils obtiennent des résultats et que la décarbonation de l’économie passe aussi par eux, à l’échelon local. Les acteurs non étatiques « portent le drapeau pendant que les gros pouvoirs, les responsables nationaux, sont somnolents », résume le gouverneur de Californie et hôte du sommet, Jerry Brown.
Objectif 100 % électricité électrique
Le Global Climate Action Summit (GCAS) est coprésidé par Jerry Brown, le responsable chinois de la lutte contre le changement climatique, Xie Zhenhua, l’envoyé spécial de l’ONU pour l’action sur le climat, Michael Bloomberg, le magnat industriel indien Anand Mahindra et la représentante pour la convention-cadre de l’ONU, Patricia Espinosa. Plusieurs ministres de l’environnement sont présents. Pour la France, Nicolas Hulot, démissionnaire, s’est décommandé mais l’ambassadrice des pôles, Ségolène Royal, représente le gouvernement. Anne Hidalgo doit mener la conférence mercredi, en tant que présidente du C40, le groupe lancé en 2005 avec le soutien financier de la fondation philanthropique de M. Bloomberg, et qui réunit maintenant 96 des plus grandes villes du monde.
Dans San Francisco envahie par les sit-in des activistes en position de yoga, pas moins de 350 événements sont prévus en plus de la conférence officielle à laquelle participent 4 500 délégués. Toutes les « stars » de l’écologie sont annoncées, de l’ancien vice-président américain Al Gore à l’ancien secrétaire d’Etat John Kerry, qui a signé l’accord de Paris en décembre 2015 ; de Robert Redford à Alec Baldwin.
Si l’ONU n’est pas maître d’œuvre, elle est omniprésente. Lundi, son secrétaire général, Antonio Guterres, à New York, a solennellement rappelé aux Etats que, s’ils n’agissent pas, « la société civile sera en droit de leur demander des comptes ». « Le monde change sous nos yeux », a-t-il souligné.
L’hyperactif Jerry Brown, gouverneur entré en « résistance » dès le lendemain de l’élection de Donald Trump, et qui depuis multiplie les initiatives sur le plan judiciaire ou législatif pour contrecarrer l’administration républicaine, a donné le ton. Lundi 10 septembre, il a ratifié une loi qui exige que 100 % de l’électricité consommée en Californie provienne de sources « propres » avant 2045 (solaire, éolienne mais aussi nucléaire), contre 32 % actuellement.
Piège de ciment
Seul l’Etat de Hawaï a pris un engagement similaire, mais, pour ce qui est de la Californie, représentant l’équivalent de la 5e économie du monde, l’engagement a été qualifié d’« historique » par les associations, d’autant que cet Etat reste le quatrième des Etats-Unis pour l’exploitation du pétrole et du gaz naturel. Selon le sénateur Kevin de Leon, l’architecte de la loi, les parlementaires ont pris acte de ce que la Californie avait atteint ses objectifs avec quatre ans d’avance et ramené ses émissions sous leur niveau de 1990. Cela tout en maintenant une croissance record. Les énergies renouvelables représentent déjà « dix fois plus d’emplois pour la seule Californie que toutes les mines de charbon des Etats-Unis », a-t-il souligné.
Le gouverneur ne s’en est pas tenu là. Par un décret, qui n’avait pas été annoncé, il a ordonné non seulement de ramener l’ensemble des émissions à zéro d’ici à 2045 mais de retirer, à partir de l’année suivante, plus de gaz à effet de serre de l’atmosphère que l’Etat n’en rejette. Cet objectif a surpris les écologistes mais il est considéré comme incitant à l’innovation. A titre expérimental, le Golden State explore la possibilité d’utiliser les algues pour absorber les gaz ou de les emprisonner dans du ciment.

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Le camp anti-Trump espère faire la démonstration que l’autre Amérique est toujours fidèle aux engagements prévus dans l’accord de Paris. Que ce soit au niveau des financiers qui s’engagent pour le climat, comme les 392 qui doivent annoncer à San Francisco la création d’un « Investor Agenda » ; au niveau des entreprises comme le géant de l’assurance santé Kaiser Permanente, qui promet de devenir « neutre en carbone » en 2020 ; ou encore des 3 000 Etats et villes des Etats-Unis réunis dans l’alliance America’s Pledge, un réseau créé le lendemain de l’annonce du retrait de l’accord de Paris, en juin 2017.
L’association a publié mercredi une analyse des efforts des entités sous-étatiques aux Etats-Unis, à mi-chemin du bilan de l’objectif américain fixé dans l’accord de Paris d’atteindre de 26 à 28 % de réduction des émissions par rapport à 2005 avant 2025. L’étude montre que « les engagements actuels du gouvernement et de l’économie réelle, combinés avec les forces du marché, ramèneront les émissions à 17 %, soit deux tiers de l’objectif original ».
« Le travail lourd »
Quelle est la portée des engagements des acteurs non étatiques ? Les organisateurs mettent en avant une série de domaines où les autorités locales sont clés, comme la réglementation des constructions ou le recyclage des déchets – avant même le sommet, 23 villes, dont Paris, Durban, Tokyo et Vancouver, ont décidé de réduire de 15 % le volume des déchets généré par chaque citoyen d’ici à 2030.
Pour l’agence de l’ONU pour l’environnement, qui a publié le 10 septembre une étude quantifiant pour la première fois l’apport des initiatives internationales émanant de 7 000 villes dans 133 pays, et 6 000 entreprises, « les villes, les Etats, la société civile et le secteur privé ont le potentiel pour dépasser des objectifs ». Mais le rapport indique aussi que nombre d’engagements annoncés n’ont pas encore eu d’impact. « Nous avons absolument besoin des gouvernements nationaux pour faire le travail lourd », a indiqué Angel Hsu, climatologue à Yale, l’une des coauteurs de l’étude. Jerry Brown en convient, estimant que « nous sommes encore au camp de base du mont Everest ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ L’ouragan est devenu la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l’histoire de l’outre-mer, après avoir fait 11 morts dans les territoires français en septembre 2017.
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Un an après le passage d’Irma, Saint-Martin et Saint-Barth se relèvent peu à peu

L’ouragan est devenu la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l’histoire de l’outre-mer, après avoir fait 11 morts dans les territoires français en septembre 2017.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 10h23
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 10h50
   





                        



Le 12 septembre 2017, l’ouragan Irma se dissipait et laissait les habitants de Saint-Martin et Saint-Barthélemy découvrir, comme une grande partie des Caraïbes, les ravages commis par des vents ayant atteint 287 km/h. Un an plus tard, la reconstruction se poursuit sur les deux îles, mais le traumatisme est toujours là.
Selon le bilan officiel, 11 personnes ont été tuées dans l’ouragan sur les territoires français des deux îles – quatre personnes sont également mortes dans la partie néerlandaise de Saint-Martin. La catastrophe naturelle a endommagé, à des degrés divers, 95 % du bâti des deux îles.
D’une intensité sans précédent pour l’Atlantique, Irma a dévasté une grande partie des Caraïbes, avant de poursuivre sa course vers Cuba et la Floride. Il a fait 134 morts et des dégâts considérables.
Pour les deux territoires français, le coût des dommages est estimé à 3 milliards d’euros, dont près de deux pour les biens assurés. Ecoles, gendarmerie, caserne des pompiers ou encore préfecture ont été détruites, tout comme les ports et aéroports.

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Une rentrée scolaire difficile à Saint-Martin
Les vingt établissements scolaires que comptait l’île de Saint-Martin ont tous été fortement endommagés et trois d’entre eux entièrement détruits par le passage de l’ouragan. Près de 10 millions d’euros ont été dégagés dans le budget de la collectivité afin de procéder aux réparations et reconstructions.
Sur 32 millions d’euros de travaux, l’Etat a versé 15 millions d’euros à Saint-Martin. « On essaie de dépenser ce qui nous a été donné », assure M. Gibbs, dont la collectivité fait face à un manque d’ingénierie, mais « les besoins sont considérables ».
Un an après Irma, les effectifs scolaires ont baissé de 1 329 élèves à Saint-Martin par rapport aux prévisions de la rentrée 2017. De nombreuses familles ont quitté l’île après Irma, et scolarisé leurs enfants soit en Guadeloupe ou Martinique, soit dans l’Hexagone.
Pour Daniel Gibbs, président de la collectivité de Saint-Martin, ces chiffres « ne sont pas si mauvais que ça », et malgré les départs, de nouvelles familles sont arrivées, accompagnant les professionnels venus reconstruire le territoire.
« Notre objectif était que les élèves puissent reprendre les cours en toute sécurité », insiste M. Gibbs, mais « toutes les structures ont souffert, et il est clair que des sections n’ouvriront pas à la rentrée », explique-t-il à l’Agence France-Presse.
« La reconstruction est quasiment réglée »
A Saint-Barthélemy les stigmates sont désormais peu visibles. « La reconstruction est quasiment réglée et la saison touristique va pouvoir se dérouler dans des conditions excellentes », assure Philippe Gustin, délégué interministériel à la reconstruction.
L’île connaît cependant une grave crise du logement. La reconstruction a été en partie freinée par le retard des assureurs, notamment en raison des difficultés pour les experts à se rendre dans l’île après l’ouragan. Selon la Fédération française des assurances, désormais « 95 % des dommages ont été indemnisés en tout ou partie et 1 260 millions d’euros ont été versés, soit 67 % du coût total estimé ».

   


« Beaucoup ont attendu l’argent de l’assurance, et maintenant certains hésitent à se lancer dans des travaux à l’approche de la nouvelle saison cyclonique », explique le président de la collectivité de Saint-Martin, Daniel Gibbs. Autres freins, le difficile acheminement des matériaux et le manque de main-d’œuvre qualifiée, dans un secteur du BTP débordé.
L’île, qui concentre une population aux ressources financières limitées – avec seulement 40 % de propriétaires assurés – et une immigration massive, reste fragile et la reconstruction n’empêche pas des situations encore précaires.
« Le cyclone a permis de révéler toute une frange de la population en précarité », souligne Jean-Christophe Combe, directeur général de la Croix-Rouge, qui accompagne les familles et les prépare à « mieux se protéger, parce que le phénomène est amené à se répéter ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Après une bataille de sept ans contre les populations locales et les écologistes, la première fracturation hydraulique du pays depuis 2011 va commencer.
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L’exploitation du gaz de schiste reprend au Royaume-Uni

Après une bataille de sept ans contre les populations locales et les écologistes, la première fracturation hydraulique du pays depuis 2011 va commencer.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 10h13
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 19h55
    |

            Eric Albert (Preston (Angleterre), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Une quarantaine de militants sont rassemblés, en cette journée de fin août, entre le centre de la route nationale A583 et la chaussée. Camions et voitures scindent régulièrement en deux la petite foule, qui écoute attentivement l’orateur venu sur place. « Ici se trouve la ligne de front où se joue l’avenir de notre pays », lance John Ashton, un ancien diplomate chargé du changement climatique au ministère des affaires étrangères britannique entre 2006 et 2012.
En guise d’armée pour cette bataille, l’assemblée disparate est constituée essentiellement d’habitants locaux grisonnants. Le champ de bataille n’est guère plus impressionnant : il s’agit d’une grande prairie avec quelques infrastructures peu visibles au centre, située à Preston, près de Blackpool, dans le nord-ouest de l’Angleterre. A quelques encablures de là, une douzaine de policiers assis dans un fourgon surveillent la scène d’un œil distrait.
L’enjeu est pourtant majeur. Ici, dans les jours qui viennent, l’industrie du gaz de schiste va mener la première fracturation hydraulique du Royaume-Uni depuis sept ans. Après de longues guérillas politiques, juridiques et d’opinion publique, l’entreprise Cuadrilla est sur le point de lancer l’exploration de ses réserves. Les deux forages horizontaux, profonds d’un peu plus de deux kilomètres et longs d’environ 800 mètres, sont déjà réalisés. Il reste à y injecter un mélange à très haute pression d’eau et de produits chimiques pour briser la roche. Sans donner de date exacte, l’entreprise a promis qu’elle commencerait avant la fin septembre.

« Personne ne pensait que cela prendrait autant de temps »
« Il faut arrêter Cuadrilla, insiste M. Ashton. Pour le bien des gens qui vivent ici, mais aussi pour celui du pays. Si l’entreprise gagne ici, il risque d’y avoir de l’exploitation de gaz de schiste dans tout le pays. » Laura Hughes, directrice commerciale de Cuadrilla, est moins hyperbolique, mais reconnaît...




                        

                        

