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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ La FFF a décidé d’octroyer dix millions d’euros en matériel au football amateur. Cette dotation s’ajoute aux 86 millions déjà versés cette saison.
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Football : après la victoire des Bleus, un coup de pouce pour les clubs amateurs

La FFF a décidé d’octroyer dix millions d’euros en matériel au football amateur. Cette dotation s’ajoute aux 86 millions déjà versés cette saison.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 16h15
 • Mis à jour le
13.09.2018 à 17h22
    |

            Rémi Dupré








                        



   


L’élan suscité par le sacre des Bleus lors de la Coupe du monde en Russie va-t-il vraiment profiter au football français ? Si les dirigeants de la Fédération française de football (FFF) s’attendent à une hausse des licenciés dans les clubs amateurs, dans des proportions plus ou moins comparables à la saison 1998-1999 (240 000 nouvelles inscriptions à cette époque), ils entendent redistribuer au foot « d’en bas » une partie des retombées économiques de ce triomphe.
Selon nos informations, le comité exécutif (gouvernement) de la FFF a décidé, jeudi 13 septembre, d’octroyer une enveloppe de dix millions d’euros sur deux saisons (dont trois millions émanant de Nike, principal partenaire de l’organisation) en matériel aux petits clubs (jusqu’à moins de 100 licenciés), aux équipes pourvues d’une école de football et aux associations ayant un « engagement féminin », c’est-à-dire une section féminine. Cette dotation vient s’ajouter aux 86 millions d’euros reversés, cette saison, au football amateur. Un fonds « d’aide record » – selon l’expression fédérale – voté en juin, avant la Coupe du monde.
La décision du comité exécutif fait suite à la promesse de Noël Le Graët, président de la FFF, de « dégager une enveloppe de financements supplémentaires notamment pour les plus petits clubs qui ont besoin de matériel ». « Il y en aura sans doute d’autres par la suite avec une implication sans doute renforcée de nos partenaires [sponsors] sur le terrain », confiait le dirigeant au Monde, fin août.
Ce « coup de pouce » intervient surtout alors que de nombreux responsables de club amateur ne peuvent accueillir la vague de licenciés (2,1 millions la saison passée) attendue et réclamaient à la FFF davantage de moyens financiers. Par la voix de son dirigeant Eric Thomas, candidat malheureux à la présidence de la Fédération en 2011, 2012 et 2017, l’Association française de football amateur (AFFA) avait notamment plaidé, cet été, pour que le football amateur ne soit pas « l’éternel oublié ».
Un budget annuel de 272 millions d’euros
Grâce au succès des joueurs de Didier Deschamps en Russie, l’argent coule à flots à la Fédération. L’instance a touché notamment 32,6 millions d’euros de dotation de la Fédération internationale de football (FIFA). Après avoir versé 30 % de cette somme en primes aux Tricolores, la FFF peut se targuer d’une enveloppe budgétaire de 272 millions d’euros pour la saison 2018-2019.

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                Le sacre des Bleus fait les bonnes affaires de la Fédération française de football



Annuellement, l’organisation tire de sa sélection 113 millions d’euros de revenus commerciaux. Les contrats liés aux droits télévisés (63,1 millions d’euros annuels) et l’ensemble des partenariats avec les sponsors avait d’ailleurs été reconduit, avant le Mondial russe, pour le cycle 2018-2022.
Principal partenaire de l’équipe de France (50,5 millions d’euros annuels, notamment en matériel, jusqu’en 2026), l’équipementier américain Nike a d’ailleurs versé un bonus conséquent (autour d’un million d’euros selon le journal L’Equipe) à la FFF après le sacre moscovite des Bleus.
L’instance s’attend également à toucher un pactole (4,5 % du prix à l’unité) sur les ventes des – déjà mythiques et très onéreux (140 euros pièce) – maillots à deux étoiles fabriqués par Nike. La marque à la virgule espère, elle, pulvériser le record des tuniques écoulées (800 000) par Adidas après le sacre des Bleus en 1998.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Sept prévenus, dont deux anciens présidents de club, ont été condamnés jeudi dans l’affaire des tentatives d’arrangement de matchs de Nîmes en Ligue 2 en 2014.
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Football : soupçons d’arrangement en Ligue 2, jusqu’à dix-huit mois de prison ferme

Sept prévenus, dont deux anciens présidents de club, ont été condamnés jeudi dans l’affaire des tentatives d’arrangement de matchs de Nîmes en Ligue 2 en 2014.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 15h53
 • Mis à jour le
13.09.2018 à 16h19
   





                        


Sept hommes, dont deux anciens présidents de club, ont été condamnés, jeudi 13 septembre, à Paris, à des peines allant de huit mois avec sursis à dix-huit mois de prison ferme dans l’affaire des tentatives d’arrangements de matchs de Nîmes en Ligue 2 en 2014. Dans ce dossier, neuf hommes avaient comparu en juin devant le tribunal correctionnel, la plupart pour association de malfaiteurs en vue de la constitution du délit de corruption sportive.
Parmi les principaux prévenus, l’ex-président du Nîmes olympique, Jean-Marc Conrad et l’ancien actionnaire principal du club, Serge Kasparian, ont été condamnés à trois ans de prison dont dix-huit mois avec sursis et 50 000 euros d’amende, les peines les plus importantes. Ils ont été reconnus coupables d’avoir cherché à arranger le score de plusieurs matchs de la fin de saison 2013-2014 afin d’éviter une relégation en National du club qu’ils venaient de reprendre, aidés par un patron de club amateur.
Cet intermédiaire, Franck Toutoundjian, a été condamné à deux ans de prison dont un ferme, et 5 000 euros d’amende. « On va réfléchir » à un appel, a déclaré l’un des avocats de Serge Kasparian, Me Xavier Savignat.

        Lire le comtpe rendu du 3e jour de procès :
         

          petit arrangement entre présidents



Cinq tentatives d’arrangements
Aux yeux du tribunal, cinq matchs ont fait l’objet de tentatives d’arrangement : les rencontres de Nîmes contre
Bastia (0-0) ;Dijon (défaite 5-1) ;Brest (1-1) ;Caen (1-1) ;Créteil (1-1).
Les tentatives alléguées avaient échoué : il n’était pas reproché aux prévenus d’avoir altéré l’issue des rencontres, mais d’avoir essayé.
S’agissant du match central du dossier, un nul 1-1 contre Caen le 13 mai 2014, qui avait permis aux Normands de monter en Ligue 1 et à Nîmes d’éviter la relégation, l’ancien patron de Caen, Jean-François Fortin, a été condamné à quinze mois avec sursis et 15 000 euros d’amende pour corruption passive.
Trois autres hommes soupçonnés d’avoir joué le rôle d’intermédiaires ponctuels ont été condamnés à des peines allant de huit mois avec sursis à dix mois et 10 000 euros d’amende.
Le tribunal a également infligé des interdictions d’exercer toute activité en lien avec le football pendant une durée allant jusqu’à cinq ans. Deux des neuf prévenus, dont l’ancien joueur Abdelnasser Ouadah, ont été relaxés. Tous avaient nié une intention corruptrice et leurs avocats avaient dénoncé une affaire gonflée artificiellement. Ces peines sont globalement conformes à celles requises par le parquet national financier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Yannick Noah a fait confiance à l’enfant terrible du tennis français pour la demi-finale face à l’Espagne. Un sacré retournement de situation.
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Coupe Davis : Benoît Paire enfin au service de la France

Yannick Noah a fait confiance à l’enfant terrible du tennis français pour la demi-finale face à l’Espagne. Un sacré retournement de situation.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 14h53
 • Mis à jour le
13.09.2018 à 15h05
    |

                            Alexandre Pedro (envoyé spécial à Villeneuve-d’Ascq)








                        



   


Il était moins une. A 29 ans, Benoît Paire va découvrir, vendredi 14 septembre, le charme particulier de la Coupe Davis avant le big bang de la saison prochaine et sa nouvelle formule. Jamais avare d’une surprise de dernière minute, le capitaine Yannick Noah a préféré l’Avignonnais à Richard Gasquet pour débuter en demi-finale face à l’Espagnol Pablo Carreño Busta au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq. Lucas Pouille affrontera Roberto Bautista Agut lors du second simple.

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          Lucas Pouille et Benoît Paire alignés en simple face à l’Espagne



Entre Benoît Paire et la Fédération française de tennis (FFT), l’histoire n’a jamais été un long fleuve tranquille. A 18 ans, l’élève du lycée agricole de Montfavet (Vaucluse) intègre le Centre national d’entraînement (CNE) alors sis à Roland-Garros. Le directeur technique de l’époque, Patrice Dominguez (mort en 2015) croit à cet « étalon mal dressé ». Il est le seul.
Benoît Paire donne assez vite raison à ses détracteurs entre retards, raquettes cassées et addiction à la junk food. Et quand Patrice Dominguez est remplacé par Patrice Hagelauer, le nouveau DTN indique la porte de sortie au jeune joueur. « La place de votre fils est davantage dans un asile psychiatrique que sur un terrain de tennis », lance même un cadre fédéral aux parents de Benoît Paire.
Loin du giron fédéral, l’intéressé va tracer sa route, entraîné par Lionel Zimbler (jusqu’en 2016) dont la patience sera la principale qualité pour comprendre un garçon aussi attachant dans la vie qu’impulsif et caractériel sur un court.
Mais quand il réussit à se canaliser, le Français parvient à proposer – avec une grande passion pour l’amorti – un tennis différent du commun des cogneurs qui hantent le circuit ATP. En janvier 2016, il atteint son meilleur classement (18e) avant de replonger dans ses travers, d’enchaîner les défaites et de hurler son mal-être sur les courts.
Viré des JO
Arrive l’épisode de Rio au mois d’août de la même année. Benoît Paire remplace pour les Jeux olympiques un Richard Gasquet forfait. La magie des JO ne prend pas sur un garçon qui explique qu’il aurait préféré disputer le tournoi d’Atlanta, histoire de gagner quelques points ATP.
Au Brésil, le joueur réalise une performance rare : être exclu de l’équipe de France alors qu’il est en train de disputer (et perdre) son deuxième tour face à l’Italien Fabien Fognini. « J’annonce l’exclusion de Benoît Paire après plusieurs recadrages, de nombreuses discussions et pas mal de manquements aux règles de vie », déclare en direct sur France 2 le DTN, Arnaud Di Pasquale.
Il est reproché à Benoît Paire de ne pas respecter les règles de vie de l’équipe et de « découcher » pour rejoindre dans Rio sa petite copine de l’époque, la chanteuse Shy’m. « Maintenant, je sais comment se passent les Jeux olympiques. Je suis content de les quitter », réagit-il à chaud, pas vraiment décidé à présenter ses excuses.
Entre l’affaire de Rio et un niveau de jeu fluctuant, les portes de la Coupe Davis lui semblaient fermer pour de bon. Mais depuis quelques mois, l’enfant terrible du tennis français a entrepris un travail sur lui-même pour ne plus dégoupiller à la première contrariété. Cette demi-finale face à l’Espagne apparaît comme une occasion unique pour Paire de changer son image. 
« J’ai fait des efforts et je suis beaucoup plus calme depuis quelques mois, a-t-il assuré en conférence de presse. C’est vrai qu’il y a eu l’épisode du tournoi de Washington [le 1er août] où je me suis énervé. » Pas qu’un peu. Il s’énerve lors de son match face à Marcos Baghdatis (trois raquettes fracassées, quelques jurons) et passe à la caisse avec une amende de 14 000 euros.

Yannick Noah le sait, l’Avignonnais n’est pas devenu sage comme un pape en quelques semaines. Le capitaine préfère ironiser sur cette image de sale gosse. « Vous allez tous vous demander à quel moment Benoît va casser sa première raquette. On s’est mis d’accord avec lui : pas plus de trois par set. Et pas sur ma tête si possible. »
Mais le patron des Bleus a aussi pris le soin d’expliquer à quel point le joueur avait tout de suite trouvé sa place dans l’équipe. « Il y a l’excitation de pouvoir travailler avec Benoît. Je voulais voir comment ça allait se passer avec le groupe, sa réaction lors des entraînements, et ça a été super. » 
En bon triple vainqueur de l’épreuve, capitaine Noah le sait : un peu de folie ne fait jamais de mal en Coupe Davis. Et à ce niveau-là, Benoît Paire présente quelques arguments.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Pour affronter l’Espagne en demi-finale, le sélectionneur des Bleus, Yannick Noah, a sélectionné le numéro 1 français, Lucas Pouille, et le néophyte Benoît Paire.
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Coupe Davis : Lucas Pouille et Benoît Paire en simple face à l’Espagne

Pour affronter l’Espagne en demi-finale, le sélectionneur des Bleus, Yannick Noah, a sélectionné le numéro 1 français, Lucas Pouille, et le néophyte Benoît Paire.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 13h11
 • Mis à jour le
13.09.2018 à 14h36
   





                        



   


Entre Benoît Paire et Lucas Pouille, plus de brouille. En froid depuis 2015, les deux joueurs de tennis français – respectivement 54e et 19e joueurs mondiaux – ont officiellement enterré la hache de guerre depuis l’entame du rassemblement de l’équipe de France de tennis dans le Nord, avant d’affronter l’Espagne en demi-finale de Coupe Davis (du 14 au 16 septembre). Et le sélectionneur français, Yannick Noah, a choisi, jeudi 13 septembre, de miser sur ce duo pour les rencontres de simple de la demi-finale. Le double des Bleus sera, lui, assuré par les « anciens » Julien Benneteau – sorti de sa retraite pour l’occasion – et Nicolas Mahut.

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                Tennis : Benoît Paire et Julien Benneteau, surprises de Noah face à l’Espagne en Coupe Davis



Coutumier des coups d’essai transformés en coups de maître, Yannick Noah a choisi d’offrir sa première cape à Benoît Paire face à l’Espagne. Absent des rassemblements en bleu depuis son éviction de l’équipe de France lors des Jeux olympiques de Rio, en 2016, l’Avignonnais avait fait campagne au cours de l’été pour intégrer le groupe avant la disparition de la compétition sous sa forme actuelle.
Ce faisant, le capitaine des Bleus choisit de se priver de Richard Gasquet, numéro 24 mondial, revenu dans l’équipe lors de la finale victorieuse en 2017, face à la Belgique. Benoît Paire ouvrira même le bal, vendredi à 13 heures, contre le numéro 1 espagnol, Pablo Carreno Busta (21e mondial).
Face à une Espagne privée de son totem Rafael Nadal mais ne manquant pas d’atouts – Pablo Carreno Busta et Roberto Bautista Agut, 26e mondial, ont des bilans positifs contre tous les Bleus –, la France tentera de se hisser en finale de la Coupe Davis pour la seconde année d’affilée.
Dans « son » stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq, où elle évolue pour la quatrième fois, l’équipe, menée par le régional de l’équipe, Lucas Pouille, tentera de poursuivre l’aventure une dernière fois, avant le changement de formule de l’épreuve, annoncé mi-août par la Fédération internationale de tennis.

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                Lucas Pouille : « J’ai toujours placé la Coupe Davis au-dessus de tout »




Demi-finale de Coupe Davis
Vendredi 14 septembre
Benoît Paire contre Pablo Carreno Busta (13 heures)
suivi de Lucas Pouille contre Roberto Bautista Agut
Samedi 15 septembre 
Julien Benneteau-Nicolas Mahut contre Marcel Granollers-Feliciano Lopez (14 heures)
Dimanche 16 septembre (si nécessaire)
Lucas Pouille contre Pablo Carreno Busta (13 heures)
suivi de Benoît Paire contre Roberto Bautista Agut
A suivre en direct sur Le Monde.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le convoité, mais controversé Ballon d’or, ne reviendra sans doute pas à l’un des Français champions du monde. A juste titre, affirme notre chroniqueur Jérôme Latta.
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« Pas de Ballon d’or pour les Bleus, et c’est tant mieux »

Le convoité, mais controversé Ballon d’or, ne reviendra sans doute pas à l’un des Français champions du monde. A juste titre, affirme notre chroniqueur Jérôme Latta.



LE MONDE
 |    13.09.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
13.09.2018 à 15h26
    |

                            Jérôme Latta








                        


Chronique. Remporter une Coupe du monde suscite des lendemains qui chantent. Ils chantent aussi les louanges des héros de la victoire, dont les ego vont subir de rudes épreuves, déguisées en moments agréables pour eux : la légitime fierté d’une telle consécration peut vite être empoisonnée par les flatteries, les accès de prétention et la course aux récompenses personnelles.

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Un ego hypertrophié n’est toutefois pas un handicap dans un football qui a exacerbé le culte de ses meilleurs joueurs. Messi, Neymar ou Cristiano Ronaldo sont de plus grosses entreprises que la plupart des clubs, ils comptent même plus de fans qu’eux.
Les trophées individuels pèsent au moins autant que les titres dans leur palmarès et le plus convoité d’entre eux, le Ballon d’or reste l’objet de spéculations et de débats rituels. Dussent-ils finir par le constat que l’on ferait mieux d’ignorer ce trophée.
Au pied des podiums
L’enthousiasme patriotique étant à son comble, les médias spécialisés ont poussé les candidatures françaises, mettant même en scène une rivalité feutrée entre Antoine Griezmann et Kylian Mbappé. On en est à guetter leur éventuelle réticence à se délivrer des passes décisives.
L’hypothèse Raphaël Varane, pourtant jugée crédible il y a peu, semble déjà oubliée et on se demande pourquoi N’Golo Kanté serait moins légitime. Peut-être s’est-on rangé au constat qu’un défenseur (l’Allemand Franz Beckenbauer a été distingué en 1976, l’Italien Fabio Cannavaro en 2006) ou un milieu défensif (l’Allemand Matthias Sammer en 1996) est en vérité inéligible ?
Certains se sont déjà offusqué qu’aucun Tricolore ne figure dans le trio des finalistes du trophée « The Best » – le trophée de la Fédération internationale de football (FIFA), qui sera remis le 24 septembre à Londres –, qui comprend le Portugais Cristiano Ronaldo, le Croate Luka Modric et l’Egyptien Mohamed Salah.
Griezmann, Mbappé et Varane, présents dans les dix joueurs désignés par un panel de « FIFA Legends », sont restés au pied de ce podium issu d’un « vote effectué par des fans, des journalistes, des sélectionneurs nationaux et des capitaines des équipes nationales » (ce qui dit, au passage, le caractère ésotérique de ces collèges électoraux).
Dispersion des voix
Le problème est justement que les postulants français sont trop nombreux. La dispersion des voix condamne toute probabilité d’élection malgré le poids de la case « vainqueur de la Coupe du monde ».
C’est d’ailleurs Modric qui a reçu le « Ballon d’or Adidas de Russie 2018 », une autre récompense au palmarès déroutant (l’Argentin Lionel Messi en 2014) – tandis qu’Hugo Lloris ne figure pas parmi les cinq gardiens nommés pour le « World 11 » de la FIFA, au contraire de Marc-André ter Stegen, remplaçant de Manuel Neuer au sein d’une Allemagne éliminée au premier tour…
Il est même inutile de calculer l’effet du retour du Ballon d’or dans le giron historique de France Football, depuis la fin de la co-organisation avec la FIFA entre 2010 et 2016 : la pondération des critères (statistiques personnelles, titres, image…) par un collège uniquement composé de journalistes n’y change rien : c’est foutu.
Pogba, Varane, Griezmann et Mbappé ne peuvent même pas se désister en faveur de Kanté, incarnation de l’esprit collectif des champions du monde.
Pas de prix du jury
C’est précisément la nature de cette équipe et de sa victoire qui prive ses membres de la vaniteuse satisfaction des distinctions individuelles. A contre-courant de la tendance, les « stars » du groupe ont renoncé à ce genre de gratifications pour atteindre, en équipe, le titre suprême.
Le Ballon d’or ne s’est pas joué en Russie, où ses principaux prétendants ont encore peiné dans des sélections moins fortes et moins exclusivement à leur service que leurs clubs.
Le trophée ne reviendra donc pas à un joueur français, ni même au grand Luka Modric. Il n’y a pas, comme au Festival de Cannes, de Palme d’or audacieuse, ni même de prix du jury : personne ne peut rivaliser avec les têtes de gondoles du football mondialisé.
C’est dommage, car le Ballon d’or serait beaucoup plus intéressant (et pas moins discuté) s’il était décerné par un comité de spécialistes et de passionnés qui assumeraient une idée particulière du football et des footballeurs.
Son futur lauréat sera donc Cristiano Ronaldo (pardon pour ce spoiler), monstre statistique que l’échec du Portugal en Russie ne pénalisera pas. Il pourra contempler son reflet dans une sixième boule dorée.
Celle de la Coupe du monde renvoie l’image de vingt-trois visages, ce qui empêche d’en distinguer un seul.
Note : une version précédente de cet article comprenait une confusion entre le trophée du Ballon d’Or, décerné par France Football, et « The Best », décerné par la Fifa.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Le capitaine et gardien de l’équipe de France avait plaidé coupable de conduite en état d’ivresse après avoir été interpellé au volant dans le centre de Londres.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Football : Hugo Lloris condamné à vingt mois de suspension de permis et une lourde amende

Le capitaine et gardien de l’équipe de France avait plaidé coupable de conduite en état d’ivresse après avoir été interpellé au volant dans le centre de Londres.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 13h44
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 14h59
   





                        


Hugo Lloris, le capitaine et gardien de l’équipe de France et du club anglais de Tottenham a été condamné mercredi à vingt mois de suspension de permis de conduire et 50 000 livres (56 200 euros) d’amende pour conduite en état d’ivresse.
Le joueur, qui a plaidé coupable, avait été interpellé le 24 août au volant de sa Porsche gris foncé à la suite d’un contrôle de police à Gloucester Place, dans le centre de Londres. Son taux d’alcoolémie par litre d’air expiré était de 80 microgrammes, plus de deux fois la limite légale au Royaume-Uni, de 35 microgrammes par litre.
« Je tiens à m’excuser de tout cœur »
S’il a rejoué avec Tottenham depuis le 24 août, Hugo Lloris s’est ensuite blessé à une cuisse et a manqué les deux matchs de rentrée des Bleus, jeudi contre l’Allemagne et dimanche contre les Pays-Bas.
Cela ne l’a pas empêché de célébrer le titre mondial avec les supporters français dimanche dernier au Stade de France. Il doit normalement retrouver les terrains dès samedi avec les Spurs, dans un choc de la Premier League contre Liverpool.
Hugo Lloris, arrivé à Tottenham en provenance de Lyon en 2012, s’est excusé publiquement pour son comportement.
« Je tiens à m’excuser de tout cœur auprès de ma famille, du club, de mes coéquipiers, du manager et de tous les supporters », avait-il déclaré dans un communiqué diffusé par les Spurs. Il avait dit « assumer l’entière responsabilité de [ses] actes », expliquant que « ce n’est pas l’exemple que je souhaite donner ».
Le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, avait affirmé fin août que l’incident ne changeait pas l’opinion qu’il avait du joueur aux 104 sélections, mesuré, discret et fiable.
« J’ai discuté avec lui, je ne vais pas en faire des tonnes. Il assume, il en est désolé, il a fait ses excuses, il sait bien que ça ne doit pas arriver, mais c’est arrivé. Ça ne change en rien ce que je pense de lui et le Hugo Lloris qu’il a toujours été », avait déclaré l’entraîneur.
De son côté, l’entraîneur de Tottenham Mauricio Pochettino avait assuré, trois jours après l’arrestation du joueur et une victoire devant Manchester United (3-0), n’avoir jamais songé à retirer le brassard de capitaine à Hugo Lloris, qui a joué 207 matchs en Premier League. Selon lui, le joueur se sentait « tellement mal » : « il sait qu’il a fait une énorme erreur. »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Le joueur de 21 ans a décliné une convocation avec la sélection Espoirs en prétextant des problèmes physiques, tout en jouant avec son club.
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Football : La FFF assigne Jean-Kévin Augustin et son club devant la FIFA

Le joueur de 21 ans a décliné une convocation avec la sélection Espoirs en prétextant des problèmes physiques, tout en jouant avec son club.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 12h35
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 12h51
   





                        



   


La Fédération française de football (FFF) a assigné devant la Fédération internationale (FIFA) le footballeur Jean-Kévin Augustin, qui a décliné une convocation avec la sélection Espoirs, ainsi que son club, le RB Leipzig, a appris l’Agence France-Presse (AFP) mercredi 12 septembre de source proche du dossier, confirmant une information du quotidien sportif français L’Equipe.
La FFF a envoyé un courrier à la FIFA pour notifier la procédure, vendredi 7 septembre. Les sanctions peuvent être une suspension du joueur pour des matchs de championnat allemand, par exemple, avec son club, qui peut en théorie avoir à s’acquitter d’une amende, a précisé cette source interrogée par l’AFP.
Le sélectionneur Sylvain Ripoll avait reçu début de septembre un message de Jean-Kévin Augustin, envoyé par SMS, l’informant qu’il ne répondrait pas à sa convocation au rassemblement des Espoirs – l’équipe de France des joueurs de moins de 21 ans – en raison d’« une fatigue musculaire », selon L’Equipe.
« Jean-Kévin m’a fait part de sa décision de ne pas honorer ce rendez-vous. J’en prends acte et j’en tirerai les conséquences sportives, ce ne sont pas des excuses recevables. Ça ne correspond pas à l’esprit que je souhaite donner à cette sélection-là », avait déploré le technicien national lundi dernier.
« Une situation hallucinante »
« C’est une situation hallucinante », avait réagi le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, interrogé sur Infosport +.
Jean-Kévin Augustin s’est finalement exprimé, mercredi 5 septembre dans la soirée, sur son compte Twitter. Sans rentrer dans les détails, le joueur avançait une décision « prise en concertation » avec son club « sur la base de considérations liées » à son « intégrité physique ».
« L’équipe de France, quelle que soit sa catégorie, ne se refuse ou ne se décline pas, avec le caractère léger qu’on peut attribuer à ces termes », poursuivait-il. La procédure lancée par la FFF provient de l’incompréhension autour du fait que M. Augustin a joué la première période d’un match amical avec le RB Leipzig dès le lendemain de ces déclarations, jeudi 6 septembre.

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Jean-Kévin Augustin avait été exclu d’un rassemblement des Espoirs à la suite d’une altercation avec le sélectionneur Sylvain Ripoll, à la mi-temps du match amical entre la France et le Chili, le 1er septembre 2017. Il avait été par la suite écarté du groupe jusqu’à mars 2018.
En son absence, les Espoirs se sont qualifiés vendredi pour l’Euro 2019, tournoi qu’ils n’avaient plus fréquenté depuis 2006.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Privés de leur numéro 1, blessé, les Espagnols comptent sur Pablo Carreno Busta et Roberto Bautista Agut pour défier l’équipe de France en simple, à Villeneuve-d’Ascq.
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Coupe Davis : sans Nadal, l’Espagne s’en remet à ses joueurs de l’ombre

Privés de leur numéro 1, blessé, les Espagnols comptent sur Pablo Carreno Busta et Roberto Bautista Agut pour défier l’équipe de France en simple, à Villeneuve-d’Ascq.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 09h30
 • Mis à jour le
13.09.2018 à 10h17
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Un seul être vous manque et tout n’est pas dépeuplé, mais beaucoup plus ouvert pour votre adversaire. Yannick Noah peut toujours regretter, « en tant que fan de tennis », le forfait de Rafael Nadal, blessé à un genou, pour la demi-finale de Coupe Davis opposant la France à l’Espagne, qui se déroulera du 14 au 16 septembre au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq, l’action des Français remonte en flèche.
« Quand Nadal joue, c’est quasiment deux points assurés pour l’Espagne », a commenté, mardi, le capitaine tricolore. « Les Français se retrouvent bien plus favoris, désormais », appuie son homologue espagnol, Sergi Bruguera.

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Si ce dernier, ancien double vainqueur de Roland-Garros se gardait jusqu’à mercredi pour arrêter sa composition d’équipe, la logique du classement ATP voudrait que Pablo Carreno Busta (21e, 27 ans) et Roberto Bautista Agut (26e, 30 ans) soient alignés pour les matchs de simple de vendredi.
A l’aise sur surface rapide, les deux collent mal au cliché du joueur espagnol incapable de s’exprimer sans terre battue
En dehors de leur nom de famille composé, le blond des Asturies et le brun de la région de Valence partagent quelques points communs. A l’aise sur surface rapide (comme ça sera le cas à Villeneuve-d’Ascq), les deux collent mal au cliché du joueur espagnol incapable de s’exprimer sans terre battue sous ses chaussures. Pas vraiment précoces, ils ont intégré les 50 meilleurs joueurs mondiaux à 25 ans passés.
A sa décharge, Bautista Agut a longtemps préféré le football et est même passé par le centre de formation de Villarreal. « J’étais meilleur qu’au tennis. Je jouais comme avant-centre. Je n’étais pas très technique, mais je marquais beaucoup de buts. J’étais du genre à marquer de l’oreille », déclarait-il en 2014.
Carreno Busta, lui, a vu son début de carrière gâché par des problèmes de dos. En 2016, il rejoint l’académie dirigée par Juan-Carlos Ferrero (vainqueur de Roland-Garros en 2003). Un déclic pour lui : « J’ai beaucoup gagné en confiance et en agressivité dans mon jeu. »
L’impossible comparaison

   


Depuis trois saisons, les deux Espagnols mènent leur carrière avec une régularité remarquable, quelques coups d’éclats (une demi-finale de l’US Open en 2017 pour Carreno Busta, huit tournois gagnés pour Bautista Agut). Dans d’autres pays, ils seraient sans doute des petites vedettes. Mais en matière de tennis, l’Espagne est une infante gâtée depuis quelques décennies.
« Si j’étais bulgare ou slovaque, mes résultats auraient davantage de répercussions, avance Bautista Agut. Nous avons à la chance d’avoir Rafa [Nadal], mais il faut avouer qu’il éclipse tout le reste. »
Si le champion aux 17 victoires en Grand Chelem est connu pour sa proximité avec ses deux compatriotes en dehors des courts, eux avouent parfois souffrir de l’impossible comparaison. « On en sortira toujours perdant, dit Carreno Busta. Moi je ne le fais jamais, ça serait stupide. »
En Coupe Davis, elle est inévitable et parfois cruelle. Invité à pallier l’absence du Majorquin en 2014, Bautista Agut perd ses deux matchs de simple face à l’Allemagne pour son baptême du feu. Carreno Busta trébuche de son côté, en 2017, contre le Croate Franko Skugor (classé en deçà de la 300e place mondiale), comme pétrifié par l’enjeu de représenter son pays.
« Lucas Pouille ou Richard Gasquet n’ont pas de complexe à avoir face à eux. »
A leur décharge, les deux Espagnols ne sont pas les seuls marqués par ces défaites dans une compétition à laquelle peur et irrationnel se mêlent souvent. « Ce sont deux bons joueurs dont le niveau moyen se situe entre la 10e et la 30e place mondiale, évalue Jean-Paul Loth, capitaine de l’équipe de France entre 1980 et 1987. Avec eux, on sait à quoi s’attendre. Des Lucas Pouille ou Richard Gasquet n’ont pas de complexe à avoir face à eux. »
Mais la réciproque est vraie. Les résultats des Français ces derniers temps n’ont pas de quoi effrayer. Et l’historique serait plutôt du côté espagnol dans l’optique des deux premiers simples. Richard Gasquet n’a jamais battu Carreno Busta en deux matchs et Lucas Pouille reste sur une finale perdue face à Bautista Agut à Dubaï en mars (et trois défaites en quatre rencontres). De quoi donner confiance à Sergi Bruguera ? « Même sans Rafa, on a une très bonne équipe », veut croire le capitaine espagnol.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ L’équipe de France entame, mercredi, le championnat du monde face à la Chine. Le sélectionneur, Laurent Tillie, explique sa gestion du groupe et l’adaptation permanente qu’elle exige.
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Mondial de volley : les Bleus, des « frappadingues » chez qui il faut « dégonfler quelques têtes »

L’équipe de France entame, mercredi, le championnat du monde face à la Chine. Le sélectionneur, Laurent Tillie, explique sa gestion du groupe et l’adaptation permanente qu’elle exige.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 15h49
    |

            Clément Guillou








                        



   


En six ans, Laurent Tillie a réinstallé l’équipe de France de volley-ball dans le cercle des grandes nations, au point d’en faire l’une des favorites du championnat du monde qui s’est ouvert dimanche 9 septembre, en Bulgarie et en Italie. Le sélectionneur, champion d’Europe avec les Bleus en 2015, explique au Monde les ressorts de son équipe et l’échec des Jeux olympiques, il y a deux ans au Brésil.
Qu’est-ce qui fait la force de l’équipe de France ?
Ils ont deux grosses qualités : d’un côté, avoir toujours cru en eux, être un peu frappadingues ; de l’autre, ils adorent jouer. De temps en temps, il y a un manque de rigueur, de sérieux, mais ce sont deux grosses qualités. Croire jusqu’au bout et respecter l’esprit du jeu.
Comment décrire ce groupe de quatorze joueurs ?
C’est un groupe qui accepte ses différences. Dans ma conception de l’équipe, il n’y a pas de passe-droits. Donc il faut forcément des recadrages, qui font le charme de la vie d’un groupe jeune. Cela n’a rien à voir avec ce que l’on peut voir dans quelques sports, mais oui, il faut dégonfler quelques têtes, poser des limites.
Il y a quatre ans, on ne connaissait qu’Earvin Ngapeth. Maintenant, tous ces joueurs sont des stars, tous peuvent être considérés comme les meilleurs du monde à leur poste : Benjamin Toniutti le passeur, Jenia Gebrennikov le libéro, Kevin Le Roux en central.
Comment cette équipe de stars a-t-elle pu passer à côté de ses Jeux olympiques à Rio en 2016, l’objectif de tout le groupe depuis 2012 ?
On l’a analysé en long, en large et en travers. Le corps et le mental n’ont pas eu le temps de se régénérer ni les joueurs de remettre la pression adéquate après la Ligue mondiale, en juillet. A Rio, les joueurs ont été surpris par le niveau d’agressivité. C’est la différence entre les équipes qui ont l’habitude de jouer les Jeux et celles qui les jouent pour la première fois. Le premier match des JO, c’est dix étages au-dessus d’un match couperet dans n’importe quelle compétition.
La dernière chose, c’est que les équipes se sont adaptées à notre jeu, qui était très différent sur la scène internationale quand on a émergé, en 2014. Service flottant, jeu de patience, défense… Aux Jeux, on ne surprenait plus. Les failles technico-tactiques des adversaires n’étaient plus là.
« Ils ont été champions d’Europe juniors ensemble en 2008, et c’est une bande de potes »
Comment rebondir après cela ?
J’aime me servir de leur frustration. L’élimination des Jeux a produit un effondrement psychologique. Il faut réutiliser cette frustration comme un moteur.
Je leur remontre des photos, qui sont presque plus parlantes que les vidéos. Quand on voit le rictus, la tête baissée, les yeux qui brillent chez les adversaires, ça donne envie d’y retourner. Il faut impliquer émotionnellement le joueur, parce qu’il va devoir lâcher sa famille pendant cinq mois. Pour lui, ce serait tentant de vouloir souffler, les saisons sont tellement longues…
Mais il y a un truc qui unit les cadres de cette équipe. C’est comme chez les basketteurs : la génération Tony Parker a gagné un titre chez les juniors [champions d’Europe en 2000] et a poursuivi l’aventure. C’est la même chose pour les volleyeurs : ils ont été champions d’Europe juniors ensemble en 2008 [avec cinq joueurs de la sélection actuelle], et c’est une bande de potes. Ils se sentent tellement bien ensemble, je dois préserver cela. Le cadre que je fixe est élastique, pour que cette bande survive.

   


En 2012, quand vous avez pris l’équipe de France, vous ne leur avez parlé que des Jeux olympiques 2016. Cet été, vous leur avez parlé du Mondial, ou des JO 2020 ?
Je parle des JO. Mais dans l’enveloppe des JO, il y a le Mondial. Chaque compétition est liée. Qu’on la réussisse ou qu’on la plante, c’est toujours une étape. Si on ne met pas de continuité, on n’est pas crédible. Fixer un objectif lointain fait que l’on peut se casser la gueule sans perdre de vue que l’on travaille pour un objectif ultime.

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Qu’est-ce qui fait la différence entre l’équipe qui n’est pas encore championne d’Europe, il y a quatre ans, et celle d’aujourd’hui ?
Il y a quatre ans, j’avais deux joueurs à l’étranger, aujourd’hui, j’en ai onze. Là-bas, ils progressent plus vite. Question de mentalité. En France, ils ont leurs habitudes. A l’étranger, ils sont obligés d’être beaucoup plus rigoureux, de comprendre le travail physique, de subir la pression, car ils peuvent être virés. Il faut aussi assumer son statut de joueur étranger. Bon, après, le problème, c’est que quand je les vois, ils reviennent en France ! (Rires.)
Avoir d’autres stars dans l’équipe, cela fait du bien à Earvin Ngapeth ?
Bien sûr, car notre jeu a longtemps reposé uniquement sur lui. Or, il ne peut pas tout faire seul. Il a souvent deux contreurs adverses sur lui, les serveurs le visent en permanence au service, il avait besoin d’une bouteille d’oxygène. Cet oxygène, il vient de Jenia Gebrennikov (le libéro), ou d’un autre réceptionneur. S’il n’est pas à la réception, Earvin peut se concentrer davantage sur son jeu. Pareil en attaque, on peut davantage répartir tactiquement notre jeu et créer plus d’incertitude pour l’adversaire.
Après, cela devient aussi compliqué parce qu’Earvin a l’habitude d’avoir tous les ballons, et qu’il veut tous les ballons. Il faut gérer cette frustration.
« Le haut niveau, c’est le renouvellement. On est sur des cycles de deux à trois ans, grand maximum. »
Y a-t-il aussi de la frustration quand vous arrivez aux Jeux olympiques et que vous réalisez que les adversaires se sont adaptés à votre jeu, qu’il faut en quelque sorte repartir du début ?
Ce n’est pas frustrant, non. Le haut niveau, c’est le renouvellement. On est sur des cycles de deux à trois ans, grand maximum. Il y a toujours de petites choses qui changent, demandent que l’on s’adapte. Il faut en permanence analyser l’adversaire et son propre jeu, se dire : « Bon, on a été bloqué à tel niveau, que peut-on changer ? Comment être plus efficace dans telle ou telle situation ? » C’est presque comme résoudre un nouveau problème de mathématiques à chaque fois. Vous avez les données, vos théorèmes, vos axiomes, et vous vous demandez : comment j’arrive au bout ? C’est excitant !
On s’appuie sur des bases, sur ce que l’on sait faire. Et parfois, il faut laisser un peu de liberté aux joueurs et regarder ce qu’ils vont en faire. Je le fais à l’entraînement, voire en match amical. Parfois, quelque chose de neuf surgit. On hausse un sourcil et : « Tiens, c’est pas mal ça ! » Ce peut être un geste, une réception, un service. On regarde si c’est efficace et on se demande pourquoi. Parce qu’il a engagé l’épaule gauche avant l’épaule droite ? Parce qu’il y a une torsion du corps ? Il faut regarder les autres, aussi, en vrai, pas seulement à la vidéo qui aplanit les choses.
Les Américains, par exemple, sont très performants au service smashé. Au début, pour comprendre, on s’est fixé sur le lancer, mais on s’est rendu compte que certains lançaient le ballon très haut, d’autres très bas, d’autres à plat… Par contre, ils avaient une rotation de tout leur corps, pas que du bras. Ils vrillaient complètement, sur le côté, et cela fait une accélération du service assez efficace. Du coup, on essaye.
Après il y a la dimension mentale. Comment les autres s’entraînent, ce qu’ils se disent au temps mort – il est toujours intéressant d’écouter à la télévision, quand il y a une perche devant l’entraîneur. Et c’est cette dimension qui est la plus importante.

Pour leur premier match, les Bleus balaient les Chinois
L’équipe de France masculine de volley a franchi sans encombre, mercredi 12 septembre à Roussé (Bulgarie), la première étape du Mondial. Les volleyeurs français ont balayé les Chinois 3 sets à 0 (25-20, 25-21, 25-17). « La Chine n’est pas une équipe faible, c’est nous qui avons bien joué. On a étouffé leur jeu », a commenté le sélectionneur Laurent Tillie. L’attaquant-réceptionneur vedette des Bleus, Earvin Ngapeth, qui s’était blessé aux abdominaux pendant la préparation, a joué presque deux sets. « Ce n’était pas prévu à la base, donc je suis content. J’en ai besoin car je n’ai pas beaucoup joué ces derniers temps. Je n’ai pas ressenti de douleur, c’est très positif », a-t-il dit.
L’équipe de France, qui a gagné le Ligue mondiale (2015, 2017) et l’Euro (2015), rêve de monter pour la première fois sur le podium du Championnat du monde. Elle jouera, jeudi 13 septembre, un match déjà crucial contre le Brésil, champion olympique en titre.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Le joueur, qui affronte l’Espagne avec l’équipe de France de tennis, vendredi 14 septembre, en demi-finale de la compétition, évoque sa réforme prévue pour 2019.
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Lucas Pouille : « J’ai toujours placé la Coupe Davis au-dessus de tout »

Le joueur, qui affronte l’Espagne avec l’équipe de France de tennis, vendredi 14 septembre, en demi-finale de la compétition, évoque sa réforme prévue pour 2019.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 05h30
    |

            Elisabeth Pineau (New York, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

L’équipe de France de tennis affrontera, à partir de vendredi 14 septembre, l’équipe d’Espagne en demi-finale de Coupe Davis, au stade Pierre-Mauroy à Villeneuve-d’Ascq (Nord). Face aux Espagnols, privés de Rafael Nadal, blessé, Lucas Pouille sera une nouvelle fois le numéro un français. En mal de résultats cette saison, le joueur aborde ce week-end avec un pincement au cœur, lui qui, « attaché à cette compétition », ne digère pas le changement de formule en 2019, annoncé mi-août par la Fédération internationale de tennis. Rencontré lors de l’US Open à New York, il déplore que l’épreuve évolue vers « une exhibition et rien de plus », au risque, selon lui, de n’avoir « plus de valeur » et « pas d’intérêt sportif ».

Vous traversez une saison compliquée avec très peu de résultats : comment fait-on pour se remobiliser ?
Forcément, quand sur les cinq derniers mois, il n’y a que cinq ou six victoires, c’est peu et c’est dur de se remobiliser. Mais ça fait partie d’une carrière, faite de hauts et de bas, c’est ce que j’essaie de me dire tout en continuant à travailler et en me persuadant que la victoire va revenir. La saison n’est pas terminée et je vais essayer d’être irréprochable sur le plan de l’attitude et de l’investissement. Au moins, je me dirai que j’aurai tout essayé et on pourra repartir sur de nouvelles bases en 2019.
La Coupe Davis arrive à point nommé pour essayer d’inverser la tendance…
Oui, mais de toute façon, j’ai toujours placé la Coupe Davis au-dessus de tout, peu importe le contexte. Même si je n’ai pas gagné beaucoup de matchs cette saison, j’arrive extrêmement motivé. Mon jeu n’a pas disparu, je fais de très bonnes séquences à l’entraînement.

Quand avez-vous pris conscience de l’histoire particulière qui lie la France à cette compétition depuis l’avènement des Mousquetaires ?
L’amour du maillot, on...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Les clubs de Barcelone et de Gérone et la Ligue professionnelle ont déposé, mardi, une demande officielle de délocalisation auprès de la fédération espagnole.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Football : un match du championnat espagnol pourrait être délocalisé en janvier à... Miami

Les clubs de Barcelone et de Gérone et la Ligue professionnelle ont déposé, mardi, une demande officielle de délocalisation auprès de la fédération espagnole.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 18h08
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 20h23
   





                        


Un match du championnat de football espagnol se déroulera-t-il aux… Etats-Unis ? Les directions des clubs de Barcelone et de Gérone le souhaitent. La Ligue professionnelle espagnole (la Liga) aussi. Toutes trois ont déposé, mardi 11 septembre auprès de la Fédération espagnole, une demande officielle d’autorisation de délocaliser cette rencontre « le 26 janvier 2019 au Hard Rock Stadium de Miami aux Etats-Unis ».
Ce projet avait été évoqué dès le mois d’août. Pour la Ligue, il s’inscrit dans le cadre du lancement d’une filiale chargée de la promotion du championnat espagnol de football sur le marché américain : celui-ci lui apparaît d’autant plus prometteur que la communauté hispanique, passionnée de football, y est importante. Un accord en ce sens a été conclu avec l’entreprise Relevent, prévoyant la délocalisation de matchs outre-Atlantique lors des quinze prochaines années.
Contestation chez les joueurs et les supporteurs
Mais, pour que ce projet voie réellement le jour, encore faut-il qu’il y ait deux équipes prêtes à s’affronter sur ce terrain « extérieur ». Ce qui est loin d’être acquis. En l’état, le projet suscite de vives critiques chez les joueurs. Il est également dénoncé par les supporteurs.
Le syndicat des joueurs du championnat d’Espagne a ainsi rappelé, lundi, que « ce seraient les joueurs qui prendraient la décision finale en ce qui concerne la tenue du match aux Etats-Unis ». Fin août, ce syndicat avait menacé la ligue d’une grève si elle ne revenait pas sur son projet de délocalisation.
Le président de la Liga, Javier Tebas, a expliqué, vendredi 7 septembre, que ce sont les nouveaux propriétaires du Gérone FC qui ont encouragé le club à saisir cette occasion pour « se développer et grandir ».
Pour essayer de calmer le jeu, la Ligue évoque un système de compensation qui sera mis en place pour les supporteurs abonnés qui ne pourront assister à ce derby catalan.
Dans sa stratégie de conquête de nouveaux publics, et de génération de revenus supplémentaires, la Liga avait déjà programmé fin décembre 2017 à un horaire précoce et inhabituel, 13 heures, le clasico Real Madrid-FC Barcelone. L’objectif était, avec le décalage horaire, de le faire bénéficier d’une exposition maximale en Asie, autre terre de conquête face au tout-puissant championnat d’Angleterre.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Ses coureurs de fond brillent en compétition, mais le pays a vu sa réputation sérieusement entachée ces dernières années.
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Décryptage

Un labo kényan pour lutter contre le fléau du dopage en Afrique de l’Est

Ses coureurs de fond brillent en compétition, mais le pays a vu sa réputation sérieusement entachée ces dernières années.

Par                                            Marion Douet (Nairobi, correspondance)




LE MONDE
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        Le 11.09.2018 à 18h00

     •
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        Mis à jour le 11.09.2018 à 18h09






    
Le coureur kényan Asbel Kiprop (droite), ici à Doha en mai 2016, a été contrôlé positif à l’EPO en novembre 2017.
Crédits : KARIM JAAFAR/AFP


Le contrôle antidopage des champions kényans s’apparentait jusque-là à une course contre la montre. Collectés sur les hauts plateaux où s’entraînent les sportifs, à plusieurs centaines de kilomètres à l’ouest de Nairobi, les échantillons de sang devaient être envoyés et analysés en Europe, le tout en moins de trente-six heures. Une fenêtre étroite qui posait d’importants problèmes logistiques, de surcoûts et d’entorses au règlement.
Désormais, ils seront analysés sur place : lundi 27 août, Pathologists Lancet Kenya, un laboratoire qui traite 4 000 échantillons par jour et travaille avec certains des plus grands hôpitaux de Nairobi, a été accrédité par l’Agence mondiale antidopage (AMA) pour réaliser des contrôles sur les athlètes d’Afrique de l’Est (Kenya, Ethiopie, Erythrée, Tanzanie et Ouganda).

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Preuve de l’enjeu, c’est l’Unité d’intégrité de l’athlétisme (AIU), l’organisme mondial chargé de faire respecter les normes de l’AMA et de mener les tests au sein de la Fédération internationale d’athlétisme, qui a financé le processus d’accréditation. « Ce projet répond à un besoin réel, la situation de la course au Kenya étant difficile, explique par Brett Clothier, directeur de l’AIU. La course de fond y est très importante et fait l’objet d’un risque élevé de dopage. »
Soupçons de corruption
Le sport phare du Kenya, dont les athlètes brillent dans les compétitions internationales, a vu sa réputation d’excellence et surtout d’honnêteté sérieusement entachée ces dernières années. En 2016, le pays a failli être exclu des Jeux olympiques de Rio pour non-respect des critères internationaux en matière de dopage. En urgence, Nairobi a fait voter une loi et créé l’ADAK, l’Agence kényane de lutte contre le dopage. Suffisant pour participer à la compétition, mais pas pour anéantir le phénomène.
Les cas de dopage se sont même multipliés, accompagnés parfois de soupçons de corruption. Parmi les scandales récents, le plus spectaculaire est celui d’Asbel Kiprop, 29 ans, champion olympique en 2008 et trois fois champion du monde sur 1 500 mètres. En novembre 2017, bien qu’il ait été prévenu du contrôle et qu’il ait soudoyé la personne chargée du prélèvement, l’athlète a été testé positif à l’EPO. Depuis, d’autres ont été pris : la jeune star Kipyegon Bett, le marathonien Samuel Kalalei ou encore Ruth Jebet, prodige kényane qui court sous les couleurs du Bahreïn.

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L’accréditation d’un laboratoire au Kenya arrive donc à point nommé. La Fédération kényane d’athlétisme a salué « l’une des meilleures nouvelles de l’année ». « Les athlètes qui choisiront de se doper en subiront les conséquences », a martelé son président, Jackson Tuwei.
Dans les esprits se profilent déjà les Championnats du monde de Doha, à l’automne 2019. Selon Ahmed Kalebi, fondateur de Pathologists Lancet en 2009, l’accréditation de son laboratoire va permettre de mieux préparer cet événement : « On ne peut mesurer avec certitude la prise d’EPO qu’en regardant le sang sur une longue période. Or, jusqu’à présent, il n’y avait pas assez de données sur le long terme pour les athlètes africains. Notre présence va permettre plus de tests et donc plus de données. »
Des échantillons scellés
Le biologiste, formé en Afrique du Sud et au Royaume-Uni, veut croire que l’existence d’un contrôle local jouera un rôle dissuasif auprès des athlètes, qui peuvent se procurer de l’EPO pour quelques centaines d’euros même dans les régions relativement isolées où ils s’entraînent. Une dépense que certains jeunes, souvent issus de milieux modestes, n’hésitent pas à faire si elle peut mener à la gloire et à la fortune des podiums.
« Je n’ai pas d’inquiétude sur la qualité des résultats, c’est notre job, poursuit Ahmed Kalebi. Ce qui a pu m’inquiéter, c’est que les échantillons, censés être anonymes, arrivent avec le nom de l’athlète. Vous savez, il y a beaucoup d’argent en jeu. Je fais confiance à mon équipe, mais l’argent peut représenter une grande tentation. Ils pourraient aussi être menacés, subir du chantage. »

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Finalement, conclut-il, le système de l’AIU lui inspire une « confiance absolue ». Les échantillons arriveront numérotés et scellés et seule une machine spécifique pourra les ouvrir, le laboratoire s’est équipé de caméras de surveillance qui enregistreront toutes les étapes du processus et les résultats seront transmis via un serveur sécurisé « mais sans les interpréter ».
L’accréditation de Pathologists Lancet, valable un an, est révocable à tout moment. Une décision qui rebattrait de nouveau les cartes sur le dopage dans la région, l’AIU n’ayant pas prévu de financer l’accréditation d’autres laboratoires en Afrique.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Après deux opérations chirurgicales, l’os de la patiente présente une certaine fragilité, imposant une rééducation en douceur. Mais le professionnel s’abstient de recueillir les informations nécessaires sur son état de santé, et procède à des exercices inappropriés.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ La confédération européenne donnera, en décembre, son feu vert au lancement, à partir de la saison 2021-2022, d’une nouvelle compétition réunissant 32 équipes.
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Football  : bientôt une nouvelle coupe, en plus de la Ligue des champions et de la Ligue Europa

La confédération européenne donnera, en décembre, son feu vert au lancement, à partir de la saison 2021-2022, d’une nouvelle compétition réunissant 32 équipes.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 16h47
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 18h33
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Près de vingt ans après la disparition, en 1999, de la Coupe des coupes, l’Union des associations européennes de football (UEFA) s’apprête à recréer une troisième compétition, en complément de la Ligue des champions et de la Ligue Europa. L’information émane non pas de la Confédération continentale mais de l’Italien Andrea Agnelli, patron de la Juventus Turin et surtout président de la très influente Association européenne des clubs (ECA).
« Le feu vert a été donné à la création d’une troisième compétition européenne de clubs, portant à 96 (contre 80 aujourd’hui) le nombre total de clubs participant aux compétitions, à partir de la saison 2021-2022 », a indiqué, mardi 12 septembre, M. Agnelli, par ailleurs membre du comité exécutif (gouvernement) de l’UEFA, lors de l’assemblée générale de l’ECA à Split (Croatie).
A la suite « des demandes de membres de l’ECA d’augmenter le nombre de clubs participant aux compétitions de clubs de l’UEFA, l’option privilégiée a été de développer une 3e compétition avec 32 équipes », a ajouté le dirigeant de la « Juve », dans un communiqué publié par l’ECA.
De son côté, l’UEFA assure qu’elle « réfléchit en permanence au format de ses compétitions, étudie une variété d’options » et « discute de différentes idées au sein de la commission des compétitions de clubs, avant qu’une décision ne soit prise sur des changements potentiels. »
Donner des gages aux petites nations
En marge du tirage au sort de la phase finale des compétitions européennes, à Monaco, la commission des compétitions de l’UEFA avait arrêté, fin août, le principe de cette troisième compétition.
Cette orientation a été prise alors qu’entre en vigueur, cette saison, la nouvelle formule de la Ligue des champions pour le cycle 2018-2021. Ce remodelage de la compétition reine, décidé à l’été 2016, accorde seize places sur 32 aux équipes du « big four » européen (Espagne, Angleterre, Italie, Allemagne). Cette réforme a été jugée inéquitable par de nombreux pays, comme la France (5e nation au coefficient UEFA).
En ressuscitant le concept d’une troisième compétition européenne, réservée aux clubs moyens, l’UEFA et son président, le Slovène Aleksander Ceferin, donnent ainsi des gages aux petites nations du Vieux Continent.
Elu en septembre 2016 et candidat à un deuxième mandat, le successeur de Michel Platini (2007-2015) entend ménager ses électeurs, notamment les dirigeants des fédérations des pays de l’Est, dans l’optique du prochain scrutin, prévu pour février 2019. Seize nouvelles équipes seraient ainsi conviées à disputer la Coupe d’Europe dès 2021.
Gonfler les revenus commerciaux
Le lancement de cette troisième compétition doit être approuvé, le 3 décembre, par le comité exécutif de l’UEFA, réuni à Dublin (Irlande). Des discussions devraient avoir lieu à partir du 27 septembre, lors du prochain comité exécutif, à Nyon (Suisse), au siège de la confédération.
La réforme impliquera de faire baisser de 48 à 32 le nombre d’équipes qualifiées pour la phase finale de la Ligue Europa. L’UEFA n’a pas donné de précision quant aux modes de qualification pour cette troisième compétition européenne.
Sur un plan financier, cette réforme permettra aussi à l’instance de gonfler ses revenus commerciaux (droits télévisés, marketing), stimulés par ailleurs par l’ouverture en septembre de la Ligue des nations au niveau des équipes nationales.

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Au terme de l’exercice 2017-2018, l’UEFA avait reversé 1,7 milliard d’euros aux équipes engagées en coupes d’Europe sur les 2,35 milliards d’euros générés par la Ligue des champions et la Ligue Europa. Cette saison, la richissime confédération a estimé à 3,25 milliards d’euros ses recettes commerciales brutes et devrait redistribuer 2,55 milliards d’euros aux clubs participants.
Le lancement de cette troisième compétition, nimbée d’un doux parfum rétro, évoque des souvenirs agréables en France : le Paris Saint-Germain a remporté la Coupe des coupes en 1996, en battant le Rapid de Vienne (1-0). Un an plus tard, le club de la capitale, alors propriété de Canal+, n’avait pu conserver sa couronne, s’inclinant (1-0) en finale contre le FC Barcelone du Brésilien Ronaldo.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le pilote monégasque, qui a débuté en F1 cette année, quittera l’écurie Sauber pour remplacer le Finlandais Kimi Räikkönen à la Scuderia. Le Finlandais, lui, rejoindra… Sauber.
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F1 : Charles Leclerc, 20 ans, bientôt pilote chez Ferrari, du rêve à la réalité

Le pilote monégasque, qui a débuté en F1 cette année, quittera l’écurie Sauber pour remplacer le Finlandais Kimi Räikkönen à la Scuderia. Le Finlandais, lui, rejoindra… Sauber.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 16h41
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 19h31
    |

            Catherine Pacary








                        



   


La volonté de Sergio Marchione, le patron de Ferrari mort le 25 juillet, est respectée. Le pilote monégasque Charles Leclerc, 21 ans dans un mois, pilotera pour la Scuderia en F1 à partir de 2019, « au côté de Sebastian Vettel », le quadruple champion du monde allemand, a fait savoir l’écurie italienne, mardi 11 septembre, cinq jours avant le Grand Prix de Singapour.
Avec la nomination à la tête de Ferrari de John Elkann, petit-fils de Gianni Agnelli, on avait cru, un temps, que le Finlandais Kimi Raïkkönen — au volant d’une Ferrari depuis 2014 — pourrait conserver sa place au côté de Sebastian Vettel.
Même si près de 90 000 fans ont signé une pétition sur le Net pour réclamer le maintien d’« Iceman » — le surnom de l’impassible champion du monde 2007 —, la nouvelle direction parie finalement sur la jeunesse.
Charles Leclerc va donc quitter l’écurie Sauber (écurie motorisée par Ferrari), avec laquelle il a fait son entrée en F1 cette saison. Il y sera remplacé par… Raïkkönen, qui, à 38 ans, retrouvera ainsi une écurie où il a débuté, en 2001.
Un début de saison concluant
« Les rêves deviennent réalité, a tweeté Charles Leclerc mardi 11 septembre. Je serai éternellement reconnaissant à la Scuderia Ferrari pour l’opportunité qu’elle me donne, et à Nicolas Todt [son manager, fils de Jean Todt, patron de la FIA et ancien patron de la Scuderia] qui m’encourage depuis 2011. »
Charles Leclerc a débuté par le kart quand il était enfant, s’engageant dans des compétitions dès 2005, à l’âge de 8 ans. Passé au volant d’une monoplace en 2014, pilote de la Ferrari Driver Academy, il décroche le titre de champion de GP3 (devenu formule 3) en 2016, puis de formule 2 en 2017, catégories inférieures d’accession à la F1.  
Parvenu dans l’élite, le « rooky » assure un début de saison concluant. Il se classe actuellement au 15e rang du championnat, avec 13 points marqués en quatorze Grand Prix courus. Son meilleur résultat est une 6e place en Azerbaïdjan, le 29 avril.
Cela le situe légèrement en deça des performances de l’autre nouveau venu du plateau, le Français de Toro Rosso, Pierre Gasly (22 ans, 13e avec 28 points et une 4e place à Bakou le 29 avril), qui pilotera pour Red Bull en 2019, ou encore de celles de l’autre Normand, pilote Force India Point Racing, Esteban Ocon (21 ans, 10e au général avec 45 points).
« Je travaillerai dur »
Le natif du Rocher a su très tôt transformer en force les drames qu’il a pu vivre, comme la mort de celui qu’il considérait comme son grand frère et qui lui avait révélé sa passion pour la F1, le pilote français Jules Bianchi, mort le 17 juillet 2015. Deux ans plus tard, alors que Charles Leclerc est en tête du championnat 2017 de F2, son père, son premier fan, meurt le 20 juin.
Mardi, le futur pilote Ferrari a remercié « ceux qui ne sont plus de ce monde » avant de se projeter dans l’avenir : « Je travaillerai dur comme jamais je ne l’ai fait pour ne pas vous décevoir, écrit-il sur son compte. Mais d’abord, il y a une saison à finir, avec une équipe incroyable qui m’a donné la possibilité de me battre et de montrer mon potentiel. »
« Le rêve ultime est de remporter le Championnat du monde », reconnaît le jeune homme.

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« C’était un grand plaisir de soutenir Charles Leclerc pendant sa première saison de F1, a répondu le patron de Sauber, le Français Fred Vasseur, qui va « suivre de près » la suite de sa carrière.

@Charles_Leclerc https://t.co/Fsk5KoevlL— SauberF1Team (@Sauber F1 Team)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Accès de colère ou tentative de meurtre ? Le pilote italien a mis en danger Stefano Manzi en pleine course, au Grand Prix de Saint-Marin.
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Licencié pour avoir tiré le frein d’un concurrent, Romano Fenati s’excuse et arrête la moto

Accès de colère ou tentative de meurtre ? Le pilote italien a mis en danger Stefano Manzi en pleine course, au Grand Prix de Saint-Marin.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 15h04
   





                        



Il arrête. « Pour toujours. » Deux jours après avoir actionné le frein d’un de ses concurrents, Stefano Manzi, en pleine course, au Grand Prix de Saint-Marin, dimanche, le pilote italien de Moto2 Romano Fenati a annoncé, mardi 11 septembre au quotidien La Repubblica, qu’il mettait un terme à sa carrière :
«J’en ai terminé avec le motocyclisme, je ne courrai plus. Ce n’est plus mon monde. Il y a trop d’injustices. »
Il a également accusé Stefano Manzi de l’avoir « attaqué trois fois » durant la course, estimant que « lui aussi aurait pu [me] tuer […] Alors j’ai pensé : maintenant, je fais la même chose. Je te montre que je peux être “méchant comme toi”. »
Lundi, le pilote avait présenté ses excuses « à tout le monde du sport. […] Une image horrible de moi et de mon sport en est ressortie » :
« Je ne me suis pas comporté en homme. Un homme aurait terminé la course [sans faire ce geste] et serait allé à la direction de course pour obtenir réparation de l’incident précédent. Je n’aurais pas dû répondre à une provocation. »
Quelques tours plus tôt, les deux motos s’étaient touchées quand Manzi avait dépassé Fenati, en force, par l’intérieur. Les deux pilotes étaient alors sortis de la piste, mais sans chuter, alors qu’ils se battaient pour la 12e place, perdant plusieurs places au classement. Manzi avait lui aussi été pénalisé, de six places sur la grille du prochain GP, à Aragon, pour cette manœuvre de dépassement sur Fenati.
Suspendu et licencié
Après son geste insensé, Romano Fenati a été aussitôt disqualifié pour « pilotage irresponsable ». Il a également été suspendu par les commissaires de la Fédération internationale (FIM) pour les deux prochaines courses, les Grands Prix d’Aragon (Espagne) le 23 septembre et de Thaïlande le 7 octobre, et se retrouvait sans écurie :
« Le team Marinelli Snipers a décidé de rompre son contrat avec Romano Fenati pour son comportement antisportif, inqualifiable, dangereux et préjudiciable pour l’image de tous. Avec des regrets extrêmes, nous devons prendre en compte le fait que cet acte irresponsable a mis en danger la vie d’un autre motocycliste et qu’aucune excuse ne peut être suffisante. »
De son côté, son adversaire Stefano Manzi, qui a réussi à ne pas chuter, n’avait pas hésité à parler de tentative de meurtre : « C’est difficile de pardonner un tel geste, quand un pilote tente de tuer son rival à 200 km/h. »
Alors que les images ont fait le tour du monde sur les réseaux sociaux, nombreux étaient les internautes à se demander si Romano Fenati serait poursuivi en justice ou banni à vie des courses de moto. Depuis dimanche, sur Twitter, les commentaires affluent par centaines sous les images de l’incident :

Geste fou et irresponsable de l'Italien Fenati qui, à pleine vitesse, appuie sur le levier de frein d'un autre pilo… https://t.co/tGIltT2sBG— Eurosport_FR (@Eurosport.fr)


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Du côté des pilotes, choqués, les réactions sont unanimes. Avant que Romano Fenati n’annonce la fin de sa carrière, l’Anglais Cal Crutchlow avait jugé que Romano Fenati ne « devrait plus jamais participer à course de moto », tandis que le Français Johann Zarco estimait sur le site Motorsport qu’« il faudrait lui retirer sa licence, simplement ». « Il ne faut plus le laisser courir du tout cette saison, au minimum », a réagi quant à lui l’Espagnol Aleix Espargaro.
Déjà renvoyé pour raison disciplinaire
Ironie de l’histoire, Romano Fenati envisageait de rejoindre la saison prochaine l’écurie de Manzi, le Forward Racing, qui alignera des motos italiennes portant la marque mythique MV Agusta. Mais, après son geste dangereux, ce n’était plus à l’ordre du jour, selon le président de MV Agusta, Giovanni Castiglioni – « C’est la pire chose, et la plus triste, que j’ai jamais vue dans une course de motos » :
« De vrais sportifs n’agiraient jamais de la sorte. Si j’étais le promoteur du championnat du monde [la Dorna], je le bannirais de toutes les compétitions internationales. »
Le natif d’Ascoli Piceno avait déjà été renvoyé pour raison disciplinaire, au cours de la saison 2016 de Moto3, par l’équipe Sky Racing Team VR46, propriété de la légende Valentino Rossi. « Je suis désolé, car nous avions beaucoup misé sur Romano, mais nous n’avons pas su le gérer, avait expliqué Rossi. Ça s’est terminé par un échec. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Une étude japonaise montre qu’une bonne organisation des secours sur le parcours de la course permet de sauver presque tous les cas de mort subite.
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Le défibrillateur, auxiliaire de vie des marathoniens

Une étude japonaise montre qu’une bonne organisation des secours sur le parcours de la course permet de sauver presque tous les cas de mort subite.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 15h30
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Marathoniens, semi-marathoniens, formez-vous aux gestes qui sauvent, et exigez des organisateurs de vos courses qu’ils soient au top côté assistance médicale. Les données de plusieurs études, dont la dernière, japonaise, a été ­publiée le 2 août dans le New England Journal of Medicine (NEJM), démontrent qu’une organisation bien pensée des secours permet d’assurer la réanimation (massage cardiaque puis défibrillation) dans un délai ultracourt et de sauver tous les coureurs – ou presque – victimes de mort subite, sans séquelle.
Evalué depuis douze ans, le dispositif mis en place au Japon obtient des résultats bluffants : sur 30 arrêts cardiaques au cours de 251 courses (10 à 42,2 km), les 28 survenus en présence d’un témoin ont tous été ­récupérés, sans conséquence neurologique. En moyenne, le massage cardiaque a été débuté en moins d’une minute, et le premier choc avec un défibrillateur automatique externe (DAE) en 2,2 minutes.
La mort subite du sportif touche une quinzaine de professionnels par an en France, et 800 amateurs. Dans les courses d’endurance, c’est un événement rare. Mais l’engouement croissant pour ces compétitions fait craindre une augmentation de ces accidents. Leur survenue sur un parcours de course à pied pose des problèmes spécifiques : dans une foule compacte, le repérage précis de la position de la victime est un défi pour les équipes de secours. Or, même si un massage cardiaque a pu être réalisé immédiatement par un coureur à proximité, la défibrillation doit être pratiquée dans l’idéal dans les cinq minutes, pour espérer survivre, sans séquelle neurologique.
Dispositif original
Le dispositif de secours décrit par les Japonais est très original. En plus des classiques médecins coordinateurs et postes médicaux avancés, il comporte des duos mobiles de paramédicaux munis de DAE circulant à vélo et à pied. Peuvent aussi intervenir des ­médecins volontaires participant à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Le soliste dilettante, qui brille autant par ses dribbles que par sa capacité à disparaître, tente, à 31 ans, un nouveau retour à Rennes.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Dans un entretien paru mardi dans « L’Equipe », la nouvelle ministre des sports explique son projet de réforme transférant une partie de l’emploi des CTS aux fédérations.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Roxana Maracineanu : les conseillers techniques sportifs ne seront « plus forcément fonctionnaires »

Dans un entretien paru mardi dans « L’Equipe », la nouvelle ministre des sports explique son projet de réforme transférant une partie de l’emploi des CTS aux fédérations.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 08h17
   





                        



   


« Il n’est pas question de licencier les conseillers techniques sportifs [CTS]. » Dans un entretien publié dans L’Equipe mardi 11 septembre, la nouvelle ministre des Sports, Roxana Maracineanu, tente d’éteindre la polémique après la publication de la lettre de cadrage préparatoire au budget 2019 adressée à son ministère, qui demande à ce dernier d’« appliquer un schéma d’emplois de moins 1 600 ETP [équivalents temps plein] au cours de la période 2018-2022 ».
Elle confirme ainsi ses propos tenus la veille, à la sortie de Matignon, après un long entretien avec le premier ministre, Edouard Philippe.
Dans L’Equipe, Roxana Maracineanu explique que « ce qui change pour [les CTS], c’est leur statut : ils ne seront plus forcément fonctionnaires ». « Ils ne vont pas perdre leur emploi car ce sont eux qui détiennent des compétences essentielles pour nous », ajoute-t-elle.
« Responsabiliser les associations et les fédérations »
Selon la ministre, la discussion concernant les « missions » assignées aux CTS se déroulera « fédération par fédération » pour « reconnaître une pratique diversifiée selon le public concerné ». « L’idée est de responsabiliser les associations et les fédérations en allant chercher des moyens et d’être des manageurs. »
Concernant le rapport sur la gouvernance qui devait être présenté le 6 septembre, Roxana Maracineanu annonce qu’il sera livré « plus tard ». « L’idée est de boucler d’ici au 1er janvier 2019 un plan qui tienne la route sur la gouvernance et le fonctionnement de l’agence du sport, explique-t-elle. Je vais engager une concertation et, dès la fin octobre, on va présenter au premier ministre un échéancier. Cette affaire des CTS est liée à la réforme de la gouvernance. L’un ne pourra pas avancer sans l’autre. »

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Quant à la future agence du sport, il s’agit, selon elle, d’un « bel outil », qui aura deux missions : « le sport de haut niveau et le développement de la pratique ». « Il faut que l’on redéfinisse ce que l’on entend par le développement de la pratique. Est-ce que c’est juste les enfants quand ils arrivent dans un club et comment ils arrivent au haut niveau ? Ou est-ce une autre pratique, également source de santé et d’intégration ? On est en réflexion et on va y associer les acteurs de terrain et les financeurs », annonce la ministre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Le Portugal, champion d’Europe en titre, a remporté son premier match de Ligue des nations contre l’Italie.
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Ligue des nations : le Portugal bat l’Italie (1-0)

Le Portugal, champion d’Europe en titre, a remporté son premier match de Ligue des nations contre l’Italie.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 23h01
   





                        



   


Le Portugal, champion d’Europe en titre, a remporté lundi 10 septembre à Lisbonne son premier match de Ligue des nations contre l’Italie (1-0), prenant la tête du groupe 3 de la Ligue A.
Après une domination stérile, le Portugal a appuyé sur l’accélérateur à l’approche de la demi-heure de jeu. Dépassés, les Italiens ont commis beaucoup de fautes en première période et s’en sont bien sortis quand l’arbitre a décidé de ne pas sanctionner une obstruction de Criscito sur Pizzi dans la surface.
Il a fallu attendre le retour des vestiaires pour voir les Lusitaniens enfin concrétiser leur domination. Un but d’André Silva a permis à la Selecçao, sans Cristiano Ronaldo, laissé à la disposition de la Juventus Turin, de s’imposer contre une sélection italienne en difficulté, quelques jours après avoir concédé le nul (1-1) lors de son match inaugural contre la Pologne.



                            


                        

                        

