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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Le capitaine et gardien de l’équipe de France avait plaidé coupable de conduite en état d’ivresse après avoir été interpellé au volant dans le centre de Londres.
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Football : Hugo Lloris condamné à vingt mois de suspension de permis et une lourde amende

Le capitaine et gardien de l’équipe de France avait plaidé coupable de conduite en état d’ivresse après avoir été interpellé au volant dans le centre de Londres.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 13h44
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 14h59
   





                        


Hugo Lloris, le capitaine et gardien de l’équipe de France et du club anglais de Tottenham a été condamné mercredi à vingt mois de suspension de permis de conduire et 50 000 livres (56 200 euros) d’amende pour conduite en état d’ivresse.
Le joueur, qui a plaidé coupable, avait été interpellé le 24 août au volant de sa Porsche gris foncé à la suite d’un contrôle de police à Gloucester Place, dans le centre de Londres. Son taux d’alcoolémie par litre d’air expiré était de 80 microgrammes, plus de deux fois la limite légale au Royaume-Uni, de 35 microgrammes par litre.
« Je tiens à m’excuser de tout cœur »
S’il a rejoué avec Tottenham depuis le 24 août, Hugo Lloris s’est ensuite blessé à une cuisse et a manqué les deux matchs de rentrée des Bleus, jeudi contre l’Allemagne et dimanche contre les Pays-Bas.
Cela ne l’a pas empêché de célébrer le titre mondial avec les supporters français dimanche dernier au Stade de France. Il doit normalement retrouver les terrains dès samedi avec les Spurs, dans un choc de la Premier League contre Liverpool.
Hugo Lloris, arrivé à Tottenham en provenance de Lyon en 2012, s’est excusé publiquement pour son comportement.
« Je tiens à m’excuser de tout cœur auprès de ma famille, du club, de mes coéquipiers, du manager et de tous les supporters », avait-il déclaré dans un communiqué diffusé par les Spurs. Il avait dit « assumer l’entière responsabilité de [ses] actes », expliquant que « ce n’est pas l’exemple que je souhaite donner ».
Le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, avait affirmé fin août que l’incident ne changeait pas l’opinion qu’il avait du joueur aux 104 sélections, mesuré, discret et fiable.
« J’ai discuté avec lui, je ne vais pas en faire des tonnes. Il assume, il en est désolé, il a fait ses excuses, il sait bien que ça ne doit pas arriver, mais c’est arrivé. Ça ne change en rien ce que je pense de lui et le Hugo Lloris qu’il a toujours été », avait déclaré l’entraîneur.
De son côté, l’entraîneur de Tottenham Mauricio Pochettino avait assuré, trois jours après l’arrestation du joueur et une victoire devant Manchester United (3-0), n’avoir jamais songé à retirer le brassard de capitaine à Hugo Lloris, qui a joué 207 matchs en Premier League. Selon lui, le joueur se sentait « tellement mal » : « il sait qu’il a fait une énorme erreur. »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Le joueur de 21 ans a décliné une convocation avec la sélection Espoirs en prétextant des problèmes physiques, tout en jouant avec son club.
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Football : La FFF assigne Jean-Kévin Augustin et son club devant la FIFA

Le joueur de 21 ans a décliné une convocation avec la sélection Espoirs en prétextant des problèmes physiques, tout en jouant avec son club.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 12h35
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 12h51
   





                        



   


La Fédération française de football (FFF) a assigné devant la Fédération internationale (FIFA) le footballeur Jean-Kévin Augustin, qui a décliné une convocation avec la sélection Espoirs, ainsi que son club, le RB Leipzig, a appris l’Agence France-Presse (AFP) mercredi 12 septembre de source proche du dossier, confirmant une information du quotidien sportif français L’Equipe.
La FFF a envoyé un courrier à la FIFA pour notifier la procédure, vendredi 7 septembre. Les sanctions peuvent être une suspension du joueur pour des matchs de championnat allemand, par exemple, avec son club, qui peut en théorie avoir à s’acquitter d’une amende, a précisé cette source interrogée par l’AFP.
Le sélectionneur Sylvain Ripoll avait reçu début de septembre un message de Jean-Kévin Augustin, envoyé par SMS, l’informant qu’il ne répondrait pas à sa convocation au rassemblement des Espoirs – l’équipe de France des joueurs de moins de 21 ans – en raison d’« une fatigue musculaire », selon L’Equipe.
« Jean-Kévin m’a fait part de sa décision de ne pas honorer ce rendez-vous. J’en prends acte et j’en tirerai les conséquences sportives, ce ne sont pas des excuses recevables. Ça ne correspond pas à l’esprit que je souhaite donner à cette sélection-là », avait déploré le technicien national lundi dernier.
« Une situation hallucinante »
« C’est une situation hallucinante », avait réagi le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, interrogé sur Infosport +.
Jean-Kévin Augustin s’est finalement exprimé, mercredi 5 septembre dans la soirée, sur son compte Twitter. Sans rentrer dans les détails, le joueur avançait une décision « prise en concertation » avec son club « sur la base de considérations liées » à son « intégrité physique ».
« L’équipe de France, quelle que soit sa catégorie, ne se refuse ou ne se décline pas, avec le caractère léger qu’on peut attribuer à ces termes », poursuivait-il. La procédure lancée par la FFF provient de l’incompréhension autour du fait que M. Augustin a joué la première période d’un match amical avec le RB Leipzig dès le lendemain de ces déclarations, jeudi 6 septembre.

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Jean-Kévin Augustin avait été exclu d’un rassemblement des Espoirs à la suite d’une altercation avec le sélectionneur Sylvain Ripoll, à la mi-temps du match amical entre la France et le Chili, le 1er septembre 2017. Il avait été par la suite écarté du groupe jusqu’à mars 2018.
En son absence, les Espoirs se sont qualifiés vendredi pour l’Euro 2019, tournoi qu’ils n’avaient plus fréquenté depuis 2006.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Privés de leur numéro 1, blessé, les Espagnols comptent sur Pablo Carreno Busta et Roberto Bautista Agut pour défier l’équipe de France en simple, à Villeneuve-d’Ascq.
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Coupe Davis : sans Nadal, l’Espagne s’en remet à ses joueurs de l’ombre

Privés de leur numéro 1, blessé, les Espagnols comptent sur Pablo Carreno Busta et Roberto Bautista Agut pour défier l’équipe de France en simple, à Villeneuve-d’Ascq.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 09h30
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Un seul être vous manque et tout n’est pas dépeuplé, mais beaucoup plus ouvert pour votre adversaire. Yannick Noah peut toujours regretter, « en tant que fan de tennis », le forfait de Rafael Nadal, blessé à un genou, pour la demi-finale de Coupe Davis opposant la France à l’Espagne, qui se déroulera du 14 au 16 septembre au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq, l’action des Français remonte en flèche.
« Quand Nadal joue, c’est quasiment deux points assurés pour l’Espagne », a commenté, mardi, le capitaine tricolore. « Les Français se retrouvent bien plus favoris, désormais », appuie son homologue espagnol, Sergi Bruguera.

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Si ce dernier, ancien double vainqueur de Roland-Garros se gardait jusqu’à mercredi pour arrêter sa composition d’équipe, la logique du classement ATP voudrait que Pablo Carreno Busta (21e, 27 ans) et Roberto Bautista Agut (26e, 30 ans) soient alignés pour les matchs de simple de vendredi.
A l’aise sur surface rapide, les deux collent mal au cliché du joueur espagnol incapable de s’exprimer sans terre battue
En dehors de leur nom de famille composé, le blond des Asturies et le brun de la région de Valence partagent quelques points communs. A l’aise sur surface rapide (comme ça sera le cas à Villeneuve-d’Ascq), les deux collent mal au cliché du joueur espagnol incapable de s’exprimer sans terre battue sous ses chaussures. Pas vraiment précoces, ils ont intégré les 50 meilleurs joueurs mondiaux à 25 ans passés.
A sa décharge, Bautista Agut a longtemps préféré le football et est même passé par le centre de formation de Villarreal. « J’étais meilleur qu’au tennis. Je jouais comme avant-centre. Je n’étais pas très technique, mais je marquais beaucoup de buts. J’étais du genre à marquer de l’oreille », déclarait-il en 2014.
Carreno Busta, lui, a vu son début de carrière gâché par des problèmes de dos. En 2016, il rejoint l’académie dirigée par Juan-Carlos Ferrero (vainqueur de Roland-Garros en 2003). Un déclic pour lui : « J’ai beaucoup gagné en confiance et en agressivité dans mon jeu. »
L’impossible comparaison

   


Depuis trois saisons, les deux Espagnols mènent leur carrière avec une régularité remarquable, quelques coups d’éclats (une demi-finale de l’US Open en 2017 pour Carreno Busta, huit tournois gagnés pour Bautista Agut). Dans d’autres pays, ils seraient sans doute des petites vedettes. Mais en matière de tennis, l’Espagne est une infante gâtée depuis quelques décennies.
« Si j’étais bulgare ou slovaque, mes résultats auraient davantage de répercussions, avance Bautista Agut. Nous avons à la chance d’avoir Rafa [Nadal], mais il faut avouer qu’il éclipse tout le reste. »
Si le champion aux 17 victoires en Grand Chelem est connu pour sa proximité avec ses deux compatriotes en dehors des courts, eux avouent parfois souffrir de l’impossible comparaison. « On en sortira toujours perdant, dit Carreno Busta. Moi je ne le fais jamais, ça serait stupide. »
En Coupe Davis, elle est inévitable et parfois cruelle. Invité à pallier l’absence du Majorquin en 2014, Bautista Agut perd ses deux matchs de simple face à l’Allemagne pour son baptême du feu. Carreno Busta trébuche de son côté, en 2017, contre le Croate Franko Skugor (classé en deçà de la 300e place mondiale), comme pétrifié par l’enjeu de représenter son pays.
« Lucas Pouille ou Richard Gasquet n’ont pas de complexe à avoir face à eux. »
A leur décharge, les deux Espagnols ne sont pas les seuls marqués par ces défaites dans une compétition à laquelle peur et irrationnel se mêlent souvent. « Ce sont deux bons joueurs dont le niveau moyen se situe entre la 10e et la 30e place mondiale, évalue Jean-Paul Loth, capitaine de l’équipe de France entre 1980 et 1987. Avec eux, on sait à quoi s’attendre. Des Lucas Pouille ou Richard Gasquet n’ont pas de complexe à avoir face à eux. »
Mais la réciproque est vraie. Les résultats des Français ces derniers temps n’ont pas de quoi effrayer. Et l’historique serait plutôt du côté espagnol dans l’optique des deux premiers simples. Richard Gasquet n’a jamais battu Carreno Busta en deux matchs et Lucas Pouille reste sur une finale perdue face à Bautista Agut à Dubaï en mars (et trois défaites en quatre rencontres). De quoi donner confiance à Sergi Bruguera ? « Même sans Rafa, on a une très bonne équipe », veut croire le capitaine espagnol.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ L’équipe de France entame, mercredi, le championnat du monde face à la Chine. Le sélectionneur, Laurent Tillie, explique sa gestion du groupe et l’adaptation permanente qu’elle exige.
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Mondial de volley : les Bleus, des « frappadingues » chez qui il faut « dégonfler quelques têtes »

L’équipe de France entame, mercredi, le championnat du monde face à la Chine. Le sélectionneur, Laurent Tillie, explique sa gestion du groupe et l’adaptation permanente qu’elle exige.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 15h49
    |

            Clément Guillou








                        



   


En six ans, Laurent Tillie a réinstallé l’équipe de France de volley-ball dans le cercle des grandes nations, au point d’en faire l’une des favorites du championnat du monde qui s’est ouvert dimanche 9 septembre, en Bulgarie et en Italie. Le sélectionneur, champion d’Europe avec les Bleus en 2015, explique au Monde les ressorts de son équipe et l’échec des Jeux olympiques, il y a deux ans au Brésil.
Qu’est-ce qui fait la force de l’équipe de France ?
Ils ont deux grosses qualités : d’un côté, avoir toujours cru en eux, être un peu frappadingues ; de l’autre, ils adorent jouer. De temps en temps, il y a un manque de rigueur, de sérieux, mais ce sont deux grosses qualités. Croire jusqu’au bout et respecter l’esprit du jeu.
Comment décrire ce groupe de quatorze joueurs ?
C’est un groupe qui accepte ses différences. Dans ma conception de l’équipe, il n’y a pas de passe-droits. Donc il faut forcément des recadrages, qui font le charme de la vie d’un groupe jeune. Cela n’a rien à voir avec ce que l’on peut voir dans quelques sports, mais oui, il faut dégonfler quelques têtes, poser des limites.
Il y a quatre ans, on ne connaissait qu’Earvin Ngapeth. Maintenant, tous ces joueurs sont des stars, tous peuvent être considérés comme les meilleurs du monde à leur poste : Benjamin Toniutti le passeur, Jenia Gebrennikov le libéro, Kevin Le Roux en central.
Comment cette équipe de stars a-t-elle pu passer à côté de ses Jeux olympiques à Rio en 2016, l’objectif de tout le groupe depuis 2012 ?
On l’a analysé en long, en large et en travers. Le corps et le mental n’ont pas eu le temps de se régénérer ni les joueurs de remettre la pression adéquate après la Ligue mondiale, en juillet. A Rio, les joueurs ont été surpris par le niveau d’agressivité. C’est la différence entre les équipes qui ont l’habitude de jouer les Jeux et celles qui les jouent pour la première fois. Le premier match des JO, c’est dix étages au-dessus d’un match couperet dans n’importe quelle compétition.
La dernière chose, c’est que les équipes se sont adaptées à notre jeu, qui était très différent sur la scène internationale quand on a émergé, en 2014. Service flottant, jeu de patience, défense… Aux Jeux, on ne surprenait plus. Les failles technico-tactiques des adversaires n’étaient plus là.
« Ils ont été champions d’Europe juniors ensemble en 2008, et c’est une bande de potes »
Comment rebondir après cela ?
J’aime me servir de leur frustration. L’élimination des Jeux a produit un effondrement psychologique. Il faut réutiliser cette frustration comme un moteur.
Je leur remontre des photos, qui sont presque plus parlantes que les vidéos. Quand on voit le rictus, la tête baissée, les yeux qui brillent chez les adversaires, ça donne envie d’y retourner. Il faut impliquer émotionnellement le joueur, parce qu’il va devoir lâcher sa famille pendant cinq mois. Pour lui, ce serait tentant de vouloir souffler, les saisons sont tellement longues…
Mais il y a un truc qui unit les cadres de cette équipe. C’est comme chez les basketteurs : la génération Tony Parker a gagné un titre chez les juniors [champions d’Europe en 2000] et a poursuivi l’aventure. C’est la même chose pour les volleyeurs : ils ont été champions d’Europe juniors ensemble en 2008 [avec cinq joueurs de la sélection actuelle], et c’est une bande de potes. Ils se sentent tellement bien ensemble, je dois préserver cela. Le cadre que je fixe est élastique, pour que cette bande survive.

   


En 2012, quand vous avez pris l’équipe de France, vous ne leur avez parlé que des Jeux olympiques 2016. Cet été, vous leur avez parlé du Mondial, ou des JO 2020 ?
Je parle des JO. Mais dans l’enveloppe des JO, il y a le Mondial. Chaque compétition est liée. Qu’on la réussisse ou qu’on la plante, c’est toujours une étape. Si on ne met pas de continuité, on n’est pas crédible. Fixer un objectif lointain fait que l’on peut se casser la gueule sans perdre de vue que l’on travaille pour un objectif ultime.

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Qu’est-ce qui fait la différence entre l’équipe qui n’est pas encore championne d’Europe, il y a quatre ans, et celle d’aujourd’hui ?
Il y a quatre ans, j’avais deux joueurs à l’étranger, aujourd’hui, j’en ai onze. Là-bas, ils progressent plus vite. Question de mentalité. En France, ils ont leurs habitudes. A l’étranger, ils sont obligés d’être beaucoup plus rigoureux, de comprendre le travail physique, de subir la pression, car ils peuvent être virés. Il faut aussi assumer son statut de joueur étranger. Bon, après, le problème, c’est que quand je les vois, ils reviennent en France ! (Rires.)
Avoir d’autres stars dans l’équipe, cela fait du bien à Earvin Ngapeth ?
Bien sûr, car notre jeu a longtemps reposé uniquement sur lui. Or, il ne peut pas tout faire seul. Il a souvent deux contreurs adverses sur lui, les serveurs le visent en permanence au service, il avait besoin d’une bouteille d’oxygène. Cet oxygène, il vient de Jenia Gebrennikov (le libéro), ou d’un autre réceptionneur. S’il n’est pas à la réception, Earvin peut se concentrer davantage sur son jeu. Pareil en attaque, on peut davantage répartir tactiquement notre jeu et créer plus d’incertitude pour l’adversaire.
Après, cela devient aussi compliqué parce qu’Earvin a l’habitude d’avoir tous les ballons, et qu’il veut tous les ballons. Il faut gérer cette frustration.
« Le haut niveau, c’est le renouvellement. On est sur des cycles de deux à trois ans, grand maximum. »
Y a-t-il aussi de la frustration quand vous arrivez aux Jeux olympiques et que vous réalisez que les adversaires se sont adaptés à votre jeu, qu’il faut en quelque sorte repartir du début ?
Ce n’est pas frustrant, non. Le haut niveau, c’est le renouvellement. On est sur des cycles de deux à trois ans, grand maximum. Il y a toujours de petites choses qui changent, demandent que l’on s’adapte. Il faut en permanence analyser l’adversaire et son propre jeu, se dire : « Bon, on a été bloqué à tel niveau, que peut-on changer ? Comment être plus efficace dans telle ou telle situation ? » C’est presque comme résoudre un nouveau problème de mathématiques à chaque fois. Vous avez les données, vos théorèmes, vos axiomes, et vous vous demandez : comment j’arrive au bout ? C’est excitant !
On s’appuie sur des bases, sur ce que l’on sait faire. Et parfois, il faut laisser un peu de liberté aux joueurs et regarder ce qu’ils vont en faire. Je le fais à l’entraînement, voire en match amical. Parfois, quelque chose de neuf surgit. On hausse un sourcil et : « Tiens, c’est pas mal ça ! » Ce peut être un geste, une réception, un service. On regarde si c’est efficace et on se demande pourquoi. Parce qu’il a engagé l’épaule gauche avant l’épaule droite ? Parce qu’il y a une torsion du corps ? Il faut regarder les autres, aussi, en vrai, pas seulement à la vidéo qui aplanit les choses.
Les Américains, par exemple, sont très performants au service smashé. Au début, pour comprendre, on s’est fixé sur le lancer, mais on s’est rendu compte que certains lançaient le ballon très haut, d’autres très bas, d’autres à plat… Par contre, ils avaient une rotation de tout leur corps, pas que du bras. Ils vrillaient complètement, sur le côté, et cela fait une accélération du service assez efficace. Du coup, on essaye.
Après il y a la dimension mentale. Comment les autres s’entraînent, ce qu’ils se disent au temps mort – il est toujours intéressant d’écouter à la télévision, quand il y a une perche devant l’entraîneur. Et c’est cette dimension qui est la plus importante.

Pour leur premier match, les Bleus balaient les Chinois
L’équipe de France masculine de volley a franchi sans encombre, mercredi 12 septembre à Roussé (Bulgarie), la première étape du Mondial. Les volleyeurs français ont balayé les Chinois 3 sets à 0 (25-20, 25-21, 25-17). « La Chine n’est pas une équipe faible, c’est nous qui avons bien joué. On a étouffé leur jeu », a commenté le sélectionneur Laurent Tillie. L’attaquant-réceptionneur vedette des Bleus, Earvin Ngapeth, qui s’était blessé aux abdominaux pendant la préparation, a joué presque deux sets. « Ce n’était pas prévu à la base, donc je suis content. J’en ai besoin car je n’ai pas beaucoup joué ces derniers temps. Je n’ai pas ressenti de douleur, c’est très positif », a-t-il dit.
L’équipe de France, qui a gagné le Ligue mondiale (2015, 2017) et l’Euro (2015), rêve de monter pour la première fois sur le podium du Championnat du monde. Elle jouera, jeudi 13 septembre, un match déjà crucial contre le Brésil, champion olympique en titre.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le joueur, qui affronte l’Espagne avec l’équipe de France de tennis, vendredi 14 septembre, en demi-finale de la compétition, évoque sa réforme prévue pour 2019.
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Lucas Pouille : « J’ai toujours placé la Coupe Davis au-dessus de tout »

Le joueur, qui affronte l’Espagne avec l’équipe de France de tennis, vendredi 14 septembre, en demi-finale de la compétition, évoque sa réforme prévue pour 2019.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 05h30
    |

            Elisabeth Pineau (New York, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

L’équipe de France de tennis affrontera, à partir de vendredi 14 septembre, l’équipe d’Espagne en demi-finale de Coupe Davis, au stade Pierre-Mauroy à Villeneuve-d’Ascq (Nord). Face aux Espagnols, privés de Rafael Nadal, blessé, Lucas Pouille sera une nouvelle fois le numéro un français. En mal de résultats cette saison, le joueur aborde ce week-end avec un pincement au cœur, lui qui, « attaché à cette compétition », ne digère pas le changement de formule en 2019, annoncé mi-août par la Fédération internationale de tennis. Rencontré lors de l’US Open à New York, il déplore que l’épreuve évolue vers « une exhibition et rien de plus », au risque, selon lui, de n’avoir « plus de valeur » et « pas d’intérêt sportif ».

Vous traversez une saison compliquée avec très peu de résultats : comment fait-on pour se remobiliser ?
Forcément, quand sur les cinq derniers mois, il n’y a que cinq ou six victoires, c’est peu et c’est dur de se remobiliser. Mais ça fait partie d’une carrière, faite de hauts et de bas, c’est ce que j’essaie de me dire tout en continuant à travailler et en me persuadant que la victoire va revenir. La saison n’est pas terminée et je vais essayer d’être irréprochable sur le plan de l’attitude et de l’investissement. Au moins, je me dirai que j’aurai tout essayé et on pourra repartir sur de nouvelles bases en 2019.
La Coupe Davis arrive à point nommé pour essayer d’inverser la tendance…
Oui, mais de toute façon, j’ai toujours placé la Coupe Davis au-dessus de tout, peu importe le contexte. Même si je n’ai pas gagné beaucoup de matchs cette saison, j’arrive extrêmement motivé. Mon jeu n’a pas disparu, je fais de très bonnes séquences à l’entraînement.

Quand avez-vous pris conscience de l’histoire particulière qui lie la France à cette compétition depuis l’avènement des Mousquetaires ?
L’amour du maillot, on...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Les clubs de Barcelone et de Gérone et la Ligue professionnelle ont déposé, mardi, une demande officielle de délocalisation auprès de la fédération espagnole.
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Football : un match du championnat espagnol pourrait être délocalisé en janvier à... Miami

Les clubs de Barcelone et de Gérone et la Ligue professionnelle ont déposé, mardi, une demande officielle de délocalisation auprès de la fédération espagnole.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 18h08
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 20h23
   





                        


Un match du championnat de football espagnol se déroulera-t-il aux… Etats-Unis ? Les directions des clubs de Barcelone et de Gérone le souhaitent. La Ligue professionnelle espagnole (la Liga) aussi. Toutes trois ont déposé, mardi 11 septembre auprès de la Fédération espagnole, une demande officielle d’autorisation de délocaliser cette rencontre « le 26 janvier 2019 au Hard Rock Stadium de Miami aux Etats-Unis ».
Ce projet avait été évoqué dès le mois d’août. Pour la Ligue, il s’inscrit dans le cadre du lancement d’une filiale chargée de la promotion du championnat espagnol de football sur le marché américain : celui-ci lui apparaît d’autant plus prometteur que la communauté hispanique, passionnée de football, y est importante. Un accord en ce sens a été conclu avec l’entreprise Relevent, prévoyant la délocalisation de matchs outre-Atlantique lors des quinze prochaines années.
Contestation chez les joueurs et les supporteurs
Mais, pour que ce projet voie réellement le jour, encore faut-il qu’il y ait deux équipes prêtes à s’affronter sur ce terrain « extérieur ». Ce qui est loin d’être acquis. En l’état, le projet suscite de vives critiques chez les joueurs. Il est également dénoncé par les supporteurs.
Le syndicat des joueurs du championnat d’Espagne a ainsi rappelé, lundi, que « ce seraient les joueurs qui prendraient la décision finale en ce qui concerne la tenue du match aux Etats-Unis ». Fin août, ce syndicat avait menacé la ligue d’une grève si elle ne revenait pas sur son projet de délocalisation.
Le président de la Liga, Javier Tebas, a expliqué, vendredi 7 septembre, que ce sont les nouveaux propriétaires du Gérone FC qui ont encouragé le club à saisir cette occasion pour « se développer et grandir ».
Pour essayer de calmer le jeu, la Ligue évoque un système de compensation qui sera mis en place pour les supporteurs abonnés qui ne pourront assister à ce derby catalan.
Dans sa stratégie de conquête de nouveaux publics, et de génération de revenus supplémentaires, la Liga avait déjà programmé fin décembre 2017 à un horaire précoce et inhabituel, 13 heures, le clasico Real Madrid-FC Barcelone. L’objectif était, avec le décalage horaire, de le faire bénéficier d’une exposition maximale en Asie, autre terre de conquête face au tout-puissant championnat d’Angleterre.

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Décryptage

Un labo kényan pour lutter contre le fléau du dopage en Afrique de l’Est

Ses coureurs de fond brillent en compétition, mais le pays a vu sa réputation sérieusement entachée ces dernières années.

Par                                            Marion Douet (Nairobi, correspondance)




LE MONDE
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        Le 11.09.2018 à 18h00

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        Mis à jour le 11.09.2018 à 18h09






    
Le coureur kényan Asbel Kiprop (droite), ici à Doha en mai 2016, a été contrôlé positif à l’EPO en novembre 2017.
Crédits : KARIM JAAFAR/AFP


Le contrôle antidopage des champions kényans s’apparentait jusque-là à une course contre la montre. Collectés sur les hauts plateaux où s’entraînent les sportifs, à plusieurs centaines de kilomètres à l’ouest de Nairobi, les échantillons de sang devaient être envoyés et analysés en Europe, le tout en moins de trente-six heures. Une fenêtre étroite qui posait d’importants problèmes logistiques, de surcoûts et d’entorses au règlement.
Désormais, ils seront analysés sur place : lundi 27 août, Pathologists Lancet Kenya, un laboratoire qui traite 4 000 échantillons par jour et travaille avec certains des plus grands hôpitaux de Nairobi, a été accrédité par l’Agence mondiale antidopage (AMA) pour réaliser des contrôles sur les athlètes d’Afrique de l’Est (Kenya, Ethiopie, Erythrée, Tanzanie et Ouganda).

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Preuve de l’enjeu, c’est l’Unité d’intégrité de l’athlétisme (AIU), l’organisme mondial chargé de faire respecter les normes de l’AMA et de mener les tests au sein de la Fédération internationale d’athlétisme, qui a financé le processus d’accréditation. « Ce projet répond à un besoin réel, la situation de la course au Kenya étant difficile, explique par Brett Clothier, directeur de l’AIU. La course de fond y est très importante et fait l’objet d’un risque élevé de dopage. »
Soupçons de corruption
Le sport phare du Kenya, dont les athlètes brillent dans les compétitions internationales, a vu sa réputation d’excellence et surtout d’honnêteté sérieusement entachée ces dernières années. En 2016, le pays a failli être exclu des Jeux olympiques de Rio pour non-respect des critères internationaux en matière de dopage. En urgence, Nairobi a fait voter une loi et créé l’ADAK, l’Agence kényane de lutte contre le dopage. Suffisant pour participer à la compétition, mais pas pour anéantir le phénomène.
Les cas de dopage se sont même multipliés, accompagnés parfois de soupçons de corruption. Parmi les scandales récents, le plus spectaculaire est celui d’Asbel Kiprop, 29 ans, champion olympique en 2008 et trois fois champion du monde sur 1 500 mètres. En novembre 2017, bien qu’il ait été prévenu du contrôle et qu’il ait soudoyé la personne chargée du prélèvement, l’athlète a été testé positif à l’EPO. Depuis, d’autres ont été pris : la jeune star Kipyegon Bett, le marathonien Samuel Kalalei ou encore Ruth Jebet, prodige kényane qui court sous les couleurs du Bahreïn.

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L’accréditation d’un laboratoire au Kenya arrive donc à point nommé. La Fédération kényane d’athlétisme a salué « l’une des meilleures nouvelles de l’année ». « Les athlètes qui choisiront de se doper en subiront les conséquences », a martelé son président, Jackson Tuwei.
Dans les esprits se profilent déjà les Championnats du monde de Doha, à l’automne 2019. Selon Ahmed Kalebi, fondateur de Pathologists Lancet en 2009, l’accréditation de son laboratoire va permettre de mieux préparer cet événement : « On ne peut mesurer avec certitude la prise d’EPO qu’en regardant le sang sur une longue période. Or, jusqu’à présent, il n’y avait pas assez de données sur le long terme pour les athlètes africains. Notre présence va permettre plus de tests et donc plus de données. »
Des échantillons scellés
Le biologiste, formé en Afrique du Sud et au Royaume-Uni, veut croire que l’existence d’un contrôle local jouera un rôle dissuasif auprès des athlètes, qui peuvent se procurer de l’EPO pour quelques centaines d’euros même dans les régions relativement isolées où ils s’entraînent. Une dépense que certains jeunes, souvent issus de milieux modestes, n’hésitent pas à faire si elle peut mener à la gloire et à la fortune des podiums.
« Je n’ai pas d’inquiétude sur la qualité des résultats, c’est notre job, poursuit Ahmed Kalebi. Ce qui a pu m’inquiéter, c’est que les échantillons, censés être anonymes, arrivent avec le nom de l’athlète. Vous savez, il y a beaucoup d’argent en jeu. Je fais confiance à mon équipe, mais l’argent peut représenter une grande tentation. Ils pourraient aussi être menacés, subir du chantage. »

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Finalement, conclut-il, le système de l’AIU lui inspire une « confiance absolue ». Les échantillons arriveront numérotés et scellés et seule une machine spécifique pourra les ouvrir, le laboratoire s’est équipé de caméras de surveillance qui enregistreront toutes les étapes du processus et les résultats seront transmis via un serveur sécurisé « mais sans les interpréter ».
L’accréditation de Pathologists Lancet, valable un an, est révocable à tout moment. Une décision qui rebattrait de nouveau les cartes sur le dopage dans la région, l’AIU n’ayant pas prévu de financer l’accréditation d’autres laboratoires en Afrique.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Après deux opérations chirurgicales, l’os de la patiente présente une certaine fragilité, imposant une rééducation en douceur. Mais le professionnel s’abstient de recueillir les informations nécessaires sur son état de santé, et procède à des exercices inappropriés.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ La confédération européenne donnera, en décembre, son feu vert au lancement, à partir de la saison 2021-2022, d’une nouvelle compétition réunissant 32 équipes.
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Football  : bientôt une nouvelle coupe, en plus de la Ligue des champions et de la Ligue Europa

La confédération européenne donnera, en décembre, son feu vert au lancement, à partir de la saison 2021-2022, d’une nouvelle compétition réunissant 32 équipes.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 16h47
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 18h33
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Près de vingt ans après la disparition, en 1999, de la Coupe des coupes, l’Union des associations européennes de football (UEFA) s’apprête à recréer une troisième compétition, en complément de la Ligue des champions et de la Ligue Europa. L’information émane non pas de la Confédération continentale mais de l’Italien Andrea Agnelli, patron de la Juventus Turin et surtout président de la très influente Association européenne des clubs (ECA).
« Le feu vert a été donné à la création d’une troisième compétition européenne de clubs, portant à 96 (contre 80 aujourd’hui) le nombre total de clubs participant aux compétitions, à partir de la saison 2021-2022 », a indiqué, mardi 12 septembre, M. Agnelli, par ailleurs membre du comité exécutif (gouvernement) de l’UEFA, lors de l’assemblée générale de l’ECA à Split (Croatie).
A la suite « des demandes de membres de l’ECA d’augmenter le nombre de clubs participant aux compétitions de clubs de l’UEFA, l’option privilégiée a été de développer une 3e compétition avec 32 équipes », a ajouté le dirigeant de la « Juve », dans un communiqué publié par l’ECA.
De son côté, l’UEFA assure qu’elle « réfléchit en permanence au format de ses compétitions, étudie une variété d’options » et « discute de différentes idées au sein de la commission des compétitions de clubs, avant qu’une décision ne soit prise sur des changements potentiels. »
Donner des gages aux petites nations
En marge du tirage au sort de la phase finale des compétitions européennes, à Monaco, la commission des compétitions de l’UEFA avait arrêté, fin août, le principe de cette troisième compétition.
Cette orientation a été prise alors qu’entre en vigueur, cette saison, la nouvelle formule de la Ligue des champions pour le cycle 2018-2021. Ce remodelage de la compétition reine, décidé à l’été 2016, accorde seize places sur 32 aux équipes du « big four » européen (Espagne, Angleterre, Italie, Allemagne). Cette réforme a été jugée inéquitable par de nombreux pays, comme la France (5e nation au coefficient UEFA).
En ressuscitant le concept d’une troisième compétition européenne, réservée aux clubs moyens, l’UEFA et son président, le Slovène Aleksander Ceferin, donnent ainsi des gages aux petites nations du Vieux Continent.
Elu en septembre 2016 et candidat à un deuxième mandat, le successeur de Michel Platini (2007-2015) entend ménager ses électeurs, notamment les dirigeants des fédérations des pays de l’Est, dans l’optique du prochain scrutin, prévu pour février 2019. Seize nouvelles équipes seraient ainsi conviées à disputer la Coupe d’Europe dès 2021.
Gonfler les revenus commerciaux
Le lancement de cette troisième compétition doit être approuvé, le 3 décembre, par le comité exécutif de l’UEFA, réuni à Dublin (Irlande). Des discussions devraient avoir lieu à partir du 27 septembre, lors du prochain comité exécutif, à Nyon (Suisse), au siège de la confédération.
La réforme impliquera de faire baisser de 48 à 32 le nombre d’équipes qualifiées pour la phase finale de la Ligue Europa. L’UEFA n’a pas donné de précision quant aux modes de qualification pour cette troisième compétition européenne.
Sur un plan financier, cette réforme permettra aussi à l’instance de gonfler ses revenus commerciaux (droits télévisés, marketing), stimulés par ailleurs par l’ouverture en septembre de la Ligue des nations au niveau des équipes nationales.

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                La Ligue des nations et ces compétitions dont on n’a pas vraiment compris le mode d’emploi



Au terme de l’exercice 2017-2018, l’UEFA avait reversé 1,7 milliard d’euros aux équipes engagées en coupes d’Europe sur les 2,35 milliards d’euros générés par la Ligue des champions et la Ligue Europa. Cette saison, la richissime confédération a estimé à 3,25 milliards d’euros ses recettes commerciales brutes et devrait redistribuer 2,55 milliards d’euros aux clubs participants.
Le lancement de cette troisième compétition, nimbée d’un doux parfum rétro, évoque des souvenirs agréables en France : le Paris Saint-Germain a remporté la Coupe des coupes en 1996, en battant le Rapid de Vienne (1-0). Un an plus tard, le club de la capitale, alors propriété de Canal+, n’avait pu conserver sa couronne, s’inclinant (1-0) en finale contre le FC Barcelone du Brésilien Ronaldo.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Le pilote monégasque, qui a débuté en F1 cette année, quittera l’écurie Sauber pour remplacer le Finlandais Kimi Räikkönen à la Scuderia. Le Finlandais, lui, rejoindra… Sauber.
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F1 : Charles Leclerc, 20 ans, bientôt pilote chez Ferrari, du rêve à la réalité

Le pilote monégasque, qui a débuté en F1 cette année, quittera l’écurie Sauber pour remplacer le Finlandais Kimi Räikkönen à la Scuderia. Le Finlandais, lui, rejoindra… Sauber.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 16h41
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 19h31
    |

            Catherine Pacary








                        



   


La volonté de Sergio Marchione, le patron de Ferrari mort le 25 juillet, est respectée. Le pilote monégasque Charles Leclerc, 21 ans dans un mois, pilotera pour la Scuderia en F1 à partir de 2019, « au côté de Sebastian Vettel », le quadruple champion du monde allemand, a fait savoir l’écurie italienne, mardi 11 septembre, cinq jours avant le Grand Prix de Singapour.
Avec la nomination à la tête de Ferrari de John Elkann, petit-fils de Gianni Agnelli, on avait cru, un temps, que le Finlandais Kimi Raïkkönen — au volant d’une Ferrari depuis 2014 — pourrait conserver sa place au côté de Sebastian Vettel.
Même si près de 90 000 fans ont signé une pétition sur le Net pour réclamer le maintien d’« Iceman » — le surnom de l’impassible champion du monde 2007 —, la nouvelle direction parie finalement sur la jeunesse.
Charles Leclerc va donc quitter l’écurie Sauber (écurie motorisée par Ferrari), avec laquelle il a fait son entrée en F1 cette saison. Il y sera remplacé par… Raïkkönen, qui, à 38 ans, retrouvera ainsi une écurie où il a débuté, en 2001.
Un début de saison concluant
« Les rêves deviennent réalité, a tweeté Charles Leclerc mardi 11 septembre. Je serai éternellement reconnaissant à la Scuderia Ferrari pour l’opportunité qu’elle me donne, et à Nicolas Todt [son manager, fils de Jean Todt, patron de la FIA et ancien patron de la Scuderia] qui m’encourage depuis 2011. »
Charles Leclerc a débuté par le kart quand il était enfant, s’engageant dans des compétitions dès 2005, à l’âge de 8 ans. Passé au volant d’une monoplace en 2014, pilote de la Ferrari Driver Academy, il décroche le titre de champion de GP3 (devenu formule 3) en 2016, puis de formule 2 en 2017, catégories inférieures d’accession à la F1.  
Parvenu dans l’élite, le « rooky » assure un début de saison concluant. Il se classe actuellement au 15e rang du championnat, avec 13 points marqués en quatorze Grand Prix courus. Son meilleur résultat est une 6e place en Azerbaïdjan, le 29 avril.
Cela le situe légèrement en deça des performances de l’autre nouveau venu du plateau, le Français de Toro Rosso, Pierre Gasly (22 ans, 13e avec 28 points et une 4e place à Bakou le 29 avril), qui pilotera pour Red Bull en 2019, ou encore de celles de l’autre Normand, pilote Force India Point Racing, Esteban Ocon (21 ans, 10e au général avec 45 points).
« Je travaillerai dur »
Le natif du Rocher a su très tôt transformer en force les drames qu’il a pu vivre, comme la mort de celui qu’il considérait comme son grand frère et qui lui avait révélé sa passion pour la F1, le pilote français Jules Bianchi, mort le 17 juillet 2015. Deux ans plus tard, alors que Charles Leclerc est en tête du championnat 2017 de F2, son père, son premier fan, meurt le 20 juin.
Mardi, le futur pilote Ferrari a remercié « ceux qui ne sont plus de ce monde » avant de se projeter dans l’avenir : « Je travaillerai dur comme jamais je ne l’ai fait pour ne pas vous décevoir, écrit-il sur son compte. Mais d’abord, il y a une saison à finir, avec une équipe incroyable qui m’a donné la possibilité de me battre et de montrer mon potentiel. »
« Le rêve ultime est de remporter le Championnat du monde », reconnaît le jeune homme.

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                Formule 1 : Charles Leclerc en son Rocher



« C’était un grand plaisir de soutenir Charles Leclerc pendant sa première saison de F1, a répondu le patron de Sauber, le Français Fred Vasseur, qui va « suivre de près » la suite de sa carrière.

@Charles_Leclerc https://t.co/Fsk5KoevlL— SauberF1Team (@Sauber F1 Team)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Accès de colère ou tentative de meurtre ? Le pilote italien a mis en danger Stefano Manzi en pleine course, au Grand Prix de Saint-Marin.
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Licencié pour avoir tiré le frein d’un concurrent, Romano Fenati s’excuse et arrête la moto

Accès de colère ou tentative de meurtre ? Le pilote italien a mis en danger Stefano Manzi en pleine course, au Grand Prix de Saint-Marin.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 15h04
   





                        



Il arrête. « Pour toujours. » Deux jours après avoir actionné le frein d’un de ses concurrents, Stefano Manzi, en pleine course, au Grand Prix de Saint-Marin, dimanche, le pilote italien de Moto2 Romano Fenati a annoncé, mardi 11 septembre au quotidien La Repubblica, qu’il mettait un terme à sa carrière :
«J’en ai terminé avec le motocyclisme, je ne courrai plus. Ce n’est plus mon monde. Il y a trop d’injustices. »
Il a également accusé Stefano Manzi de l’avoir « attaqué trois fois » durant la course, estimant que « lui aussi aurait pu [me] tuer […] Alors j’ai pensé : maintenant, je fais la même chose. Je te montre que je peux être “méchant comme toi”. »
Lundi, le pilote avait présenté ses excuses « à tout le monde du sport. […] Une image horrible de moi et de mon sport en est ressortie » :
« Je ne me suis pas comporté en homme. Un homme aurait terminé la course [sans faire ce geste] et serait allé à la direction de course pour obtenir réparation de l’incident précédent. Je n’aurais pas dû répondre à une provocation. »
Quelques tours plus tôt, les deux motos s’étaient touchées quand Manzi avait dépassé Fenati, en force, par l’intérieur. Les deux pilotes étaient alors sortis de la piste, mais sans chuter, alors qu’ils se battaient pour la 12e place, perdant plusieurs places au classement. Manzi avait lui aussi été pénalisé, de six places sur la grille du prochain GP, à Aragon, pour cette manœuvre de dépassement sur Fenati.
Suspendu et licencié
Après son geste insensé, Romano Fenati a été aussitôt disqualifié pour « pilotage irresponsable ». Il a également été suspendu par les commissaires de la Fédération internationale (FIM) pour les deux prochaines courses, les Grands Prix d’Aragon (Espagne) le 23 septembre et de Thaïlande le 7 octobre, et se retrouvait sans écurie :
« Le team Marinelli Snipers a décidé de rompre son contrat avec Romano Fenati pour son comportement antisportif, inqualifiable, dangereux et préjudiciable pour l’image de tous. Avec des regrets extrêmes, nous devons prendre en compte le fait que cet acte irresponsable a mis en danger la vie d’un autre motocycliste et qu’aucune excuse ne peut être suffisante. »
De son côté, son adversaire Stefano Manzi, qui a réussi à ne pas chuter, n’avait pas hésité à parler de tentative de meurtre : « C’est difficile de pardonner un tel geste, quand un pilote tente de tuer son rival à 200 km/h. »
Alors que les images ont fait le tour du monde sur les réseaux sociaux, nombreux étaient les internautes à se demander si Romano Fenati serait poursuivi en justice ou banni à vie des courses de moto. Depuis dimanche, sur Twitter, les commentaires affluent par centaines sous les images de l’incident :

Geste fou et irresponsable de l'Italien Fenati qui, à pleine vitesse, appuie sur le levier de frein d'un autre pilo… https://t.co/tGIltT2sBG— Eurosport_FR (@Eurosport.fr)


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Du côté des pilotes, choqués, les réactions sont unanimes. Avant que Romano Fenati n’annonce la fin de sa carrière, l’Anglais Cal Crutchlow avait jugé que Romano Fenati ne « devrait plus jamais participer à course de moto », tandis que le Français Johann Zarco estimait sur le site Motorsport qu’« il faudrait lui retirer sa licence, simplement ». « Il ne faut plus le laisser courir du tout cette saison, au minimum », a réagi quant à lui l’Espagnol Aleix Espargaro.
Déjà renvoyé pour raison disciplinaire
Ironie de l’histoire, Romano Fenati envisageait de rejoindre la saison prochaine l’écurie de Manzi, le Forward Racing, qui alignera des motos italiennes portant la marque mythique MV Agusta. Mais, après son geste dangereux, ce n’était plus à l’ordre du jour, selon le président de MV Agusta, Giovanni Castiglioni – « C’est la pire chose, et la plus triste, que j’ai jamais vue dans une course de motos » :
« De vrais sportifs n’agiraient jamais de la sorte. Si j’étais le promoteur du championnat du monde [la Dorna], je le bannirais de toutes les compétitions internationales. »
Le natif d’Ascoli Piceno avait déjà été renvoyé pour raison disciplinaire, au cours de la saison 2016 de Moto3, par l’équipe Sky Racing Team VR46, propriété de la légende Valentino Rossi. « Je suis désolé, car nous avions beaucoup misé sur Romano, mais nous n’avons pas su le gérer, avait expliqué Rossi. Ça s’est terminé par un échec. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Une étude japonaise montre qu’une bonne organisation des secours sur le parcours de la course permet de sauver presque tous les cas de mort subite.
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Le défibrillateur, auxiliaire de vie des marathoniens

Une étude japonaise montre qu’une bonne organisation des secours sur le parcours de la course permet de sauver presque tous les cas de mort subite.



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 |    11.09.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 15h30
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Marathoniens, semi-marathoniens, formez-vous aux gestes qui sauvent, et exigez des organisateurs de vos courses qu’ils soient au top côté assistance médicale. Les données de plusieurs études, dont la dernière, japonaise, a été ­publiée le 2 août dans le New England Journal of Medicine (NEJM), démontrent qu’une organisation bien pensée des secours permet d’assurer la réanimation (massage cardiaque puis défibrillation) dans un délai ultracourt et de sauver tous les coureurs – ou presque – victimes de mort subite, sans séquelle.
Evalué depuis douze ans, le dispositif mis en place au Japon obtient des résultats bluffants : sur 30 arrêts cardiaques au cours de 251 courses (10 à 42,2 km), les 28 survenus en présence d’un témoin ont tous été ­récupérés, sans conséquence neurologique. En moyenne, le massage cardiaque a été débuté en moins d’une minute, et le premier choc avec un défibrillateur automatique externe (DAE) en 2,2 minutes.
La mort subite du sportif touche une quinzaine de professionnels par an en France, et 800 amateurs. Dans les courses d’endurance, c’est un événement rare. Mais l’engouement croissant pour ces compétitions fait craindre une augmentation de ces accidents. Leur survenue sur un parcours de course à pied pose des problèmes spécifiques : dans une foule compacte, le repérage précis de la position de la victime est un défi pour les équipes de secours. Or, même si un massage cardiaque a pu être réalisé immédiatement par un coureur à proximité, la défibrillation doit être pratiquée dans l’idéal dans les cinq minutes, pour espérer survivre, sans séquelle neurologique.
Dispositif original
Le dispositif de secours décrit par les Japonais est très original. En plus des classiques médecins coordinateurs et postes médicaux avancés, il comporte des duos mobiles de paramédicaux munis de DAE circulant à vélo et à pied. Peuvent aussi intervenir des ­médecins volontaires participant à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Le soliste dilettante, qui brille autant par ses dribbles que par sa capacité à disparaître, tente, à 31 ans, un nouveau retour à Rennes.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Dans un entretien paru mardi dans « L’Equipe », la nouvelle ministre des sports explique son projet de réforme transférant une partie de l’emploi des CTS aux fédérations.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Roxana Maracineanu : les conseillers techniques sportifs ne seront « plus forcément fonctionnaires »

Dans un entretien paru mardi dans « L’Equipe », la nouvelle ministre des sports explique son projet de réforme transférant une partie de l’emploi des CTS aux fédérations.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 08h17
   





                        



   


« Il n’est pas question de licencier les conseillers techniques sportifs [CTS]. » Dans un entretien publié dans L’Equipe mardi 11 septembre, la nouvelle ministre des Sports, Roxana Maracineanu, tente d’éteindre la polémique après la publication de la lettre de cadrage préparatoire au budget 2019 adressée à son ministère, qui demande à ce dernier d’« appliquer un schéma d’emplois de moins 1 600 ETP [équivalents temps plein] au cours de la période 2018-2022 ».
Elle confirme ainsi ses propos tenus la veille, à la sortie de Matignon, après un long entretien avec le premier ministre, Edouard Philippe.
Dans L’Equipe, Roxana Maracineanu explique que « ce qui change pour [les CTS], c’est leur statut : ils ne seront plus forcément fonctionnaires ». « Ils ne vont pas perdre leur emploi car ce sont eux qui détiennent des compétences essentielles pour nous », ajoute-t-elle.
« Responsabiliser les associations et les fédérations »
Selon la ministre, la discussion concernant les « missions » assignées aux CTS se déroulera « fédération par fédération » pour « reconnaître une pratique diversifiée selon le public concerné ». « L’idée est de responsabiliser les associations et les fédérations en allant chercher des moyens et d’être des manageurs. »
Concernant le rapport sur la gouvernance qui devait être présenté le 6 septembre, Roxana Maracineanu annonce qu’il sera livré « plus tard ». « L’idée est de boucler d’ici au 1er janvier 2019 un plan qui tienne la route sur la gouvernance et le fonctionnement de l’agence du sport, explique-t-elle. Je vais engager une concertation et, dès la fin octobre, on va présenter au premier ministre un échéancier. Cette affaire des CTS est liée à la réforme de la gouvernance. L’un ne pourra pas avancer sans l’autre. »

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                Conseillers techniques sportifs : « Moins d’encadrement ce serait moins de licenciés et des arrêts d’activités »



Quant à la future agence du sport, il s’agit, selon elle, d’un « bel outil », qui aura deux missions : « le sport de haut niveau et le développement de la pratique ». « Il faut que l’on redéfinisse ce que l’on entend par le développement de la pratique. Est-ce que c’est juste les enfants quand ils arrivent dans un club et comment ils arrivent au haut niveau ? Ou est-ce une autre pratique, également source de santé et d’intégration ? On est en réflexion et on va y associer les acteurs de terrain et les financeurs », annonce la ministre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le Portugal, champion d’Europe en titre, a remporté son premier match de Ligue des nations contre l’Italie.
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Ligue des nations : le Portugal bat l’Italie (1-0)

Le Portugal, champion d’Europe en titre, a remporté son premier match de Ligue des nations contre l’Italie.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 23h01
   





                        



   


Le Portugal, champion d’Europe en titre, a remporté lundi 10 septembre à Lisbonne son premier match de Ligue des nations contre l’Italie (1-0), prenant la tête du groupe 3 de la Ligue A.
Après une domination stérile, le Portugal a appuyé sur l’accélérateur à l’approche de la demi-heure de jeu. Dépassés, les Italiens ont commis beaucoup de fautes en première période et s’en sont bien sortis quand l’arbitre a décidé de ne pas sanctionner une obstruction de Criscito sur Pizzi dans la surface.
Il a fallu attendre le retour des vestiaires pour voir les Lusitaniens enfin concrétiser leur domination. Un but d’André Silva a permis à la Selecçao, sans Cristiano Ronaldo, laissé à la disposition de la Juventus Turin, de s’imposer contre une sélection italienne en difficulté, quelques jours après avoir concédé le nul (1-1) lors de son match inaugural contre la Pologne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le club marseillais a été sanctionné en appel pour des incidents lors de sa dernière campagne européenne.
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Ligue Europa : l’OM disputera son premier match à huis clos

Le club marseillais a été sanctionné en appel pour des incidents lors de sa dernière campagne européenne.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 19h59
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 20h06
   





                        


Epinglé pour les incidents ayant émaillé sa dernière campagne européenne, Marseille a a reçu en appel lundi 10 septembre un match à huis clos total et de deux à huis clos partiel en Ligue Europa, a annoncé l’instance disciplinaire de l’Union des associations européennes de football (UEFA).
Le match à huis clos total – un autre a été prononcé avec sursis pendant une période probatoire de deux ans, en compétition européenne – aura lieu le 20 septembre à l’occasion de la venue de l’Eintracht Francfort en C3. L’OM devra purger ensuite deux matchs à huis clos partiel avec virages nord et sud fermés. Cela concerne le match OM-Lazio Rome, programmé le 25 octobre, et OM-Limassol le 13 décembre. En revanche, deux autres matchs avec huis clos partiel ont été prononcés avec sursis pendant une période probatoire de deux ans, en compétitions européennes.
En première instance, la commission de discipline de l’UEFA avait décidé « d’exclure l’Olympique de Marseille de sa participation à la prochaine compétition de l’UEFA pour laquelle il se qualifiera », mais cette exclusion était « suspendue à une période probatoire de deux ans ». Cette sentence, qui n’apparaît plus en appel, était déjà assortie d’un huis clos partiel, de l’amende de 100 000 euros et de l’injonction de régler l’ardoise à l’Olympique lyonnais (OL).

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                Football : Marseille menacé d’exclusion en Coupe d’Europe



L’OM paie les incidents de la saison passée
L’OM paie les incidents de la saison passée en marge des matchs contre Leipzig en quart de finale à domicile, Salzbourg en demi-finale (aller et retour), ainsi que lors de la finale perdue contre l’Atlético Madrid en mai dernier au Groupama Stadium de Lyon. L’UEFA a retenu les charges de « perturbations dans le public », « actes de vandalisme », « usage de fumigènes », « jet d’objets » et « coup d’envoi retardé ».
L’OL avait porté plainte pour de multiples « dégradations » après la finale, constatant notamment que « 105 sièges avaient été dégradés, qu’une caméra de surveillance, des néons et des distributeurs de savon et de papier dans les toilettes avaient été arrachés », selon les explications du responsable de la gestion du Groupama Stadium.
Le soir de la finale, remportée 3-0 par l’Atlético, 21 personnes dont 18 supporteurs marseillais avaient été interpellées, principalement pour des violences et des dégradations en marge du match, ainsi que pour l’utilisation de fumigènes.
L’OM devra aussi payer une amende de 100 000 euros et, par ailleurs, contacter Lyon pour payer les dommages dans son enceinte.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Le gouvernement assure qu’aucun des 1 600 conseillers techniques sportifs « ne perdra son emploi », mais pose la question de « leur statut ».
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Conseillers techniques sportifs : « Moins d’encadrement ce serait moins de licenciés et des arrêts d’activités »

Le gouvernement assure qu’aucun des 1 600 conseillers techniques sportifs « ne perdra son emploi », mais pose la question de « leur statut ».



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 18h40
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 07h16
    |

            Clément Martel, 
Anthony Hernandez et 
Adrien Pécout








                        


Aucun des 1 600 conseillers techniques sportifs (CTS) « ne perdra son emploi ». C’est ce que la nouvelle ministre des sports, Roxana Maracineanu, a affirmé, lundi 10 septembre, après un entretien avec le premier ministre, Edouard Philippe. « Pas question de supprimer » ces conseillers, a également assuré Matignon, tout en précisant que « le rôle des CTS au sein des fédérations » doit être « retravaillé avec le mouvement sportif » et que « leur statut doit être réinterrogé ».
« Il n’est pas question de licencier les CTS. Ce qui change pour eux, c’est leur statut : ils ne seront plus forcément fonctionnaires », a précisé Mme Maracineanu dans un entretien à L’Equipe, publié mardi 11 septembre, ajoutant qu’ils ne seront « donc pas forcément sur les missions qui leur sont assignées actuellement ».
Le gouvernement cherche à calmer le jeu après la publication de la lettre de cadrage préparatoire au budget 2019 adressée au ministère des sports et qui demande à ce dernier d’« appliquer un schéma d’emplois de moins 1 600 ETP (équivalent temps plein) au cours de la période 2018-2022 ». 
Cette perspective a provoqué ces derniers jours – la lettre de cadrage, qui date de fin juillet, a été dévoilée vendredi 7 septembre – de vives réactions dans le milieu sportif national. « La suppression de ces postes va s’exercer au détriment du sport pour tous. Toutes les “fédés” ne seront pas dans la même situation. Les plus riches pourront absorber financièrement la suppression de postes. Les plus petites, celles qui ont moins de 80 000 licenciés, vont souffrir », avance Béatrice Barbusse, secrétaire générale de la Fédération française de handball.
Qu’en disent les principaux intéressés ? Qu’ils soient à la direction technique nationale (DTN), entraîneur ou conseiller en région, à quoi servent ces cadres techniques dont l’Etat prend en charge la rémunération (environ 110 millions d’euros par an) en plus des subventions qu’il accorde aux fédérations (environ 80 millions) ? De quoi est fait leur quotidien ? Quel impact une réduction de postes aurait-elle sur leur travail et sur leur fédération ? Trois d’entre eux donnent leur avis.
« Si on veut réussir, il faut quand même un peu y mettre les moyens »
Stéphane Traineau, directeur des équipes de France de judo
« Mon quotidien ? En huit mois, j’ai pris seulement une semaine de congés, mais je ne m’en plains pas. On est sur le pont le week-end lors des compétitions et des stages de formation de professeurs, par exemple.
Mon travail est de manager l’ensemble des équipes de France depuis les cadets jusqu’aux seniors. Je gère aussi une centaine d’athlètes à l’Insep [Institut national du sport, de l’expertise et de la performance, à Paris], et environ 240 répartis au sein des pôles France. Un travail assez particulier, très prenant.
Dire que l’on va juste éliminer 1 600 postes, tout cela pose la question du modèle sportif français. Le sport de haut niveau, c’est une chose. Mais le sport, c’est aussi du lien social. Quand on regarde le budget du ministère des sports, à peine 0,13 % du budget de l’Etat, on se dit que l’on doit revoir les choses en grand.
Cela fait huit mois que le sport français réfléchit, avec le ministère, aux questions de gouvernance. Je m’y suis investi et je n’ai jamais entendu parler de ces suppressions de postes…
Il faut savoir que si vous supprimez des entraîneurs dans les régions, vous agissez sur la base. On ne crée pas une génération spontanée de champions. Il faut les prendre dans les pôles France, en région, qu’ils soient encadrés.
Il y a une espèce d’incohérence devant cette annonce brutale. Ce n’est pas le tout d’organiser des grands événements, le Mondial de rugby en 2023, celui de football féminin en 2019, les Jeux olympiques en 2024. Si on veut y réussir, il faut quand même un peu y mettre les moyens. »
« Les champions du monde de football et nos joueurs de NBA sont tous passés entre les mains de cadres d’Etat qui les ont formés »
Alain Contensoux, directeur technique national du basket français
« Mon rôle est de coordonner au quotidien les missions des CTS régionaux et nationaux et de renouveler l’élite pour les équipes nationales. Au niveau régional, ils vont au contact des clubs pour détecter et former des joueurs, et former des entraîneurs pour les clubs. Ils travaillent également au niveau des pôles espoirs, à la formation des meilleurs joueurs régionaux préalablement détectés. A 15 ans, certains de ces jeunes rentrent dans les pôles France, de l’Insep, et là, les conseillers techniques nationaux – qui sont des entraîneurs – les forment. 
Les CTS forment le socle de la réussite du sport français depuis les années 1960. Un cadre d’Etat travaille pour l’intérêt général, ce que peu de structures privées peuvent apporter.
Les directions techniques nationales travaillent dans l’immédiateté. On a besoin de résultats, et on travaille à faciliter la performance de nos équipes nationales, mais on travaille aussi pour préparer – à dix ans – les résultats d’une fédération sportive. 
Quand vous formez un joueur pour les Jeux olympiques de Paris 2024, vous ne commencez pas en 2023. Il est passé par un club avec des bénévoles, un comité départemental, une ligue régionale… Et il a été accompagné pendant tout son parcours de formation par des entraîneurs qui soit sont des cadres d’Etat, soit ont été formés par eux. 
Les cadres sont liés de près aux résultats remarquables des équipes nationales. Les champions du monde de football sont tous passés entre les mains de cadres d’Etat qui les ont formés, pareil pour nos joueurs NBA.
Fonctionner sans les CTS ? C’est inimaginable ! Ils sont extrêmement bien formés et on ne les remplace pas comme ça. On ne peut pas dire “on remplace un cadre d’Etat par un cadre fédéral”, car il faudrait prendre en compte de nombreux autres éléments. Avec cette annonce, on remet en cause un modèle, et un dispositif, qui a fait ses preuves. »
« Si je ne forme plus d’entraîneurs, pour pas mal de petits clubs cela pourrait être compliqué »
Sophie Vessillier, conseillère technique régionale en Auvergne-Rhône-Alpes pour la Fédération française de tir à l’arc 
« Mon travail consiste durant toutes les vacances scolaires, par exemple, à organiser des stages avec des jeunes de niveau régional qui espèrent accéder un jour à du haut niveau. Il y a aussi des stages toute l’année, en semaine ou le week-end, pour accompagner d’autres jeunes ou bien des entraîneurs.
J’ai aussi pas mal de réunions en soirée pour aider nos dirigeants bénévoles à structurer leurs actions dans les clubs, à faire des demandes de subventions, à monter des projets.
Par ailleurs, j’ai une mission de coordination pour nos vacataires qui partent en mission dans les clubs.
Même si je ne suis pas sur le terrain tout le temps, mes actions ont un impact. Si je ne forme plus d’entraîneurs, pour pas mal de petits clubs cela pourrait être compliqué : moins d’encadrement, donc moins de licenciés, donc, à un moment, des arrêts d’activité…
Cela fait un moment que je ne compte plus les heures ! Au début, je le faisais, et je devais être à environ 2 000 heures par an [la durée légale annuelle étant fixée à 1 607 heures].
Ce qui m’inquiète, c’est qu’on va nous proposer d’être récupérés par les fédérations, ou par les régions, ou par je ne sais pas qui. Donc nous allons perdre notre statut de fonctionnaires et notre casquette “ministère des sports”, avec une vision globale du sport et des échanges avec d’autres disciplines.
Puis, surtout, est-ce que les fédérations auront les moyens de garder tout le monde à leur compte ? Est-ce qu’elles auront la capacité de déployer autant de moyens pour que ça fonctionne ? »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Le Championnat du monde a commencé dimanche et dure trois semaines. Les coéquipiers d’Earvin Ngapeth ont raté leurs deux derniers tournois internationaux, JO 2016 et Euro 2017.
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Volley : l’équipe de France vise un podium au bout d’un Mondial marathon

Le Championnat du monde a commencé dimanche et dure trois semaines. Les coéquipiers d’Earvin Ngapeth ont raté leurs deux derniers tournois internationaux, JO 2016 et Euro 2017.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 14h03
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 15h39
    |

            Clément Guillou








                        


Si vous avez compris le fonctionnement de la Ligue des nations de football, vous comprendrez sans doute celui du Championnat du monde de volley, qui s’est ouvert dimanche 9 septembre : deux pays organisateurs (Italie et Bulgarie) ; trois phases de poules avant les demi-finales ; et des modes de qualification à poser sur un calepin comme une équation à double inconnue.
« Même pour nous, c’est compliqué à lire », convient le libero de l’équipe de France, Jennia Grebennikov, même si Laurent Tillie, le sélectionneur des Bleus, a appris à ne plus s’énerver devant les formules alambiquées concoctées par la Fédération internationale de volley-ball (FIVB) : « L’essentiel, c’est qu’entre volleyeurs, on arrive à se comprendre : on sait que la formule change tout le temps. »

        Lire aussi :
         

                La Ligue des nations et ces compétitions dont on n’a pas vraiment compris le mode d’emploi



Les tournois ne sont pas conçus pour être lisibles mais pour multiplier le nombre de rencontres, et ainsi augmenter la valeur des droits de retransmission télévisée. Ainsi le Championnat du monde est-il conçu comme un feuilleton de trois semaines, dont le vainqueur aura disputé pas moins de douze matchs. Douze matchs à enjeu, car tous les résultats sont conservés dans l’optique de la qualification pour le troisième tour.

   


Le champion olympique brésilien au premier tour
Pour les Bleus, le marathon commence mercredi 12 septembre dans la petite ville de Roussé, à la frontière avec la Roumanie. Une salle confidentielle de 5 100 places pour accueillir une poule relevée, avec notamment le champion olympique brésilien, le Canada et la Chine, potentiels trouble-fête.
« Il faut sortir de la poule à la première place au pire à la deuxième si on veut faire un podium, explique Laurent Tillie. On ne peut pas faire de calcul, ni bénéficier d’un match de rodage, dans la mesure où l’on conserve ces résultats dans la deuxième phase. »
« C’est super éprouvant physiquement et mentalement, parce qu’il y a tellement de matchs à jouer, c’est super long, complète Jennia Grebennikov. Si tu lâches un ou deux points sur la première phase, tu te mets déjà dans la difficulté. »
Le podium, objectif annoncé pour l’équipe de France, se jouera à Turin le dernier week-end de septembre. Après un titre européen en 2015, et deux victoires en Ligue mondiale (2015, 2017), la génération du réceptionneur-attaquant vedette Earvin Ngapeth aimerait au moins égaler sa prédécesseure, médaillée de bronze aux Mondiaux en 2002.
Il ne lui est pas interdit de faire mieux, même si les immenses Russes, qui l’ont dominée en finale de la Ligue des nations — nouvelle appellation de la Ligue mondiale — en juillet à Lille, partent favoris.

Pour leur premier match, les Bleus balaient les Chinois
L’équipe de France masculine de volley a franchi sans encombre, mercredi 12 septembre à Roussé (Bulgarie), la première étape du Mondial. Les volleyeurs français ont balayé les Chinois 3 sets à 0 (25-20, 25-21, 25-17). « La Chine n’est pas une équipe faible, c’est nous qui avons bien joué. On a étouffé leur jeu », a commenté le sélectionneur Laurent Tillie. L’attaquant-réceptionneur vedette des Bleus, Earvin Ngapeth, qui s’était blessé aux abdominaux pendant la préparation, a joué presque deux sets. « Ce n’était pas prévu à la base, donc je suis content. J’en ai besoin car je n’ai pas beaucoup joué ces derniers temps. Je n’ai pas ressenti de douleur, c’est très positif », a-t-il dit.
L’équipe de France, qui a gagné le Ligue mondiale (2015, 2017) et l’Euro (2015), rêve de monter pour la première fois sur le podium du Championnat du monde. Elle jouera, jeudi 13 septembre, un match déjà crucial contre le Brésil, champion olympique en titre.


Repos et préparation physique

   


Au jeu inventif et à la défense acharnée de Ngapeth, de Grebennikov, du passeur Benjamin Toniutti et du central Kevin Le Roux, il faut désormais ajouter l’expérience comme atout des Bleus. S’ils n’ont pas encore 30 ans, ces quatre-là — tous parmi les meilleurs du monde à leur poste — forment l’ossature de l’équipe de France depuis quatre ans.
Et le jeune pointu Stephen Boyer (22 ans) a presque fait oublier Antonin Rouzier, retraité international après les Jeux de Rio. Onze des quatorze joueurs de Laurent Tillie jouent désormais à l’étranger, dans des clubs du plus haut niveau, où ils occupent un rôle important.
Mais si l’on écarte la Ligue mondiale, parfois négligée par les grandes nations, la France a raté ses deux derniers tournois internationaux : les Jeux olympiques 2016 et l’Euro 2017, partiellement en raison de la fatigue accumulée au fil des longues saisons en club et des tournois internationaux.
Cette fois, les hommes de Laurent Tillie ont eu droit à trois semaines de vacances après la Ligue des nations et auront accumulé cinq semaines et demie de préparation avant le Mondial. De quoi, espère leur sélectionneur, tenir la distance des dix-huit jours de compétition.
L’inquiétude née d’une blessure aux abdominaux d’Earvin Ngapeth au début du mois s’est dissipée à la suite de nouveaux examens, même si Laurent Tillie n’est pas certain que la star des Bleus puisse débuter contre la Chine mercredi. En 2017, à l’Euro, la blessure de Ngapeth, absent une bonne partie de la compétition, avait fait dérailler les Bleus (classés au 9e rang final).
Laurent Tillie reste toutefois prudent : « Quand je vois ces blessures [l’autre réceptionneur-attaquant, Trévor Clévenot, est forfait pour la compétition], j’ai l’Euro 2017 dans un coin de ma tête, convient le sélectionneur. Quand on se brûle, on a peur de remettre la main. » Celle de Ngapeth fourmille déjà : « Quand tu es blessé, l’envie de jouer qui sort de toi est incroyable. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ La ministre des sports a jugé « très brutale » la lettre de cadrage prévoyant la suppression de 1 600 postes dans son ministère.
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Roxana Maracineanu : aucun des 1 600 conseillers techniques sportifs « ne perdra son emploi »

La ministre des sports a jugé « très brutale » la lettre de cadrage prévoyant la suppression de 1 600 postes dans son ministère.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 12h50
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 16h46
   





                        



   


Après un long entretien avec le premier ministre, Edouard Philippe, aucun des 1 600 conseillers techniques sportifs (CTS) visés par un projet d’économies de Matignon « ne perdra son emploi », a affirmé, lundi 10 septembre, la nouvelle ministre des sports, Roxana Maracineanu.
A sa sortie de Matignon, Mme Maracineanu, qui avait jugé « très brutale », vendredi, la publication de la lettre de cadrage fixant un objectif de 1 600 suppressions de poste dans son ministère, a toutefois annoncé l’ouverture d’une « concertation » sur l’« évolution » de la gestion des conseillers techniques sportifs :
« Tout le monde est d’accord pour dire que leur mode de gestion doit évoluer en concertation avec l’ensemble des acteurs et dans le respect du rôle et des prérogatives de chacun. »
La ministre a précisé qu’elle présenterait les résultats de cette concertation « fin octobre ».

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Un budget en baisse
Vendredi, l’Agence France-Presse avait révélé que dans une lettre de cadrage envoyée le 26 juillet à sa prédécessrice, Laura Flessel, Matignon demandait au ministère d’« appliquer un schéma d’emplois de moins 1 600 ETP (équivalent temps plein) au cours de la période 2018-2022 ». Dans le courrier, Matignon disait compter « sur une transformation du mode de gestion des conseillers techniques sportifs (CTS) et sur la réduction de leur nombre, ainsi que sur une rationalisation des services déconcentrés ».
La révélation de cette lettre a mis le feu aux poudres dans un mouvement sportif qui s’inquiète déjà de voir l’Etat se désengager, avec un budget du ministère qui s’annonce à la baisse pour la deuxième année de suite. Et ce d’autant que les CTS, rémunérés par l’Etat et au nombre de 1 600 justement, sont essentiels au fonctionnement des fédérations sportives, à la fois pour le haut niveau et pour le développement des pratiques. Il s’agit des directeurs techniques nationaux, des entraîneurs nationaux et des conseillers techniques nationaux ou régionaux.
Le statut des conseillers techniques sportifs « doit être réinterrogé »
Dans un communiqué publié lundi après l’entretien avec Mme Maracineanu, Matignon a également déclaré qu’« il n’[était] pas question de supprimer » les conseillers techniques sportifs, qui « jouent notamment un rôle décisif dans la formation, la préparation et la détection des sportifs de haut niveau au sein des fédérations ».
Le Comité national olympique (CNOSF) a exprimé sa « satisfaction » après ces déclarations du gouvernement, soulignant « en particulier le propos consacré aux 1 600 postes de Conseillers Techniques Sportifs, l’affirmation de non suppression et la volonté de concertation sur leur mode de gestion ».
Dans son communiqué, le premier ministre a toutefois réaffirmé que « le rôle des CTS au sein des fédérations » doit être « retravaillé avec le mouvement sportif » et que « leur statut doit être réinterrogé ». « Nous allons rester très vigilants sur leur statut », a réagi le président de l’Association des directeurs techniques nationaux (AsDTN), Philippe Bana.
Ce dernier, reçu par Mme Maracineanu lundi, a exprimé sa « satisfaction » après cet entretien : « elle a parfaitement compris les enjeux et on est sur une bonne pente, on va pouvoir travailler en concertation ». Mais M. Bana a tenu à souligner qu’il n’était « pas question de décaler ou de déstocker (la) prise en charge » des conseillers techniques sportifs « par les fédérations, qui n’en ont ni les moyens financiers ni l’envie ».
« Leur statut doit rester public. Ils sont la peau sur les os du ministère », a-t-il averti, expliquant également avoir « fait des propositions à la ministre pour moderniser les CTS : on peut mieux les piloter au travers des DTN, il peut y avoir des politiques interfédérales sur le développement des pratiques sportives, des mutualisations. Nous sommes ouverts ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ L’ancien entraîneur du Real Madrid, sans contrat depuis plus de trois mois, a fait part de son désir de retrouver les terrains de football.
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Zinédine Zidane : « J’entraînerai sans doute de nouveau dans peu de temps »

L’ancien entraîneur du Real Madrid, sans contrat depuis plus de trois mois, a fait part de son désir de retrouver les terrains de football.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 09h11
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 09h45
   





                        



   


C’est une petite phrase qui risque de susciter de grands espoirs. Dimanche 9 septembre, Zinédine Zidane, parti du Real Madrid le 31 mai, se trouvait à Arnedo, en Espagne, où son fils Elyaz disputait un tournoi avec l’équipe Infantil A du Real Madrid.
Interrogé sur son avenir par la chaîne de télévision espagnole TVE, l’ancien joueur a annoncé son envie de retrouver les terrains : « Sans doute que, d’ici peu, je vais entraîner de nouveau, parce que c’est ce que j’aime et c’est ce que j’ai fait toute ma vie. »
Libre de tout contrat
L’ancien numéro 10 des Bleus, parti du Real Madrid après un exceptionnel bilan en tant qu’entraîneur avec trois Ligues des champions remportées d’affilée, est désormais libre de tout contrat. Certains le voyaient déjà, avant la Coupe du monde, en successeur de Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France.

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