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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ En jouant du guembri, instrument traditionnellement réservé aux hommes, la Marocaine Asma El Hamzaoui transgresse un tabou.
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Asma El Hamzaoui, la musique maalem au féminin



LE MONDE
              datetime="2018-09-12T18:02:36+02:00"

        Le 12.09.2018 à 18h02






Durée : 01:38 | 

Rares sont les femmes à jouer du guembri en public. La Marocaine Amza El Hamzaoui, elle, ne se l’interdit pas. A 20 ans, cette artiste gnaoua est à la tête du groupe « Les filles de Tombouctou ». Elle a hérité sa passion de son père, le célèbre maalem Rachid Hamzaoui, et a appris à ses côtés à jouer du guembri.


                

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Selon les auteurs d’une étude, pendant des décennies l’Eglise a « détruit ou manipulé » de nombreux documents relatifs à des suspects et « minimisé » sciemment la gravité et l’ampleur des faits.
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En Allemagne, l’Eglise se dit « honteuse » après la révélation de milliers de cas d’abus sexuels commis par des prêtres

Selon les auteurs d’une étude, pendant des décennies l’Eglise a « détruit ou manipulé » de nombreux documents relatifs à des suspects et « minimisé » sciemment la gravité et l’ampleur des faits.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 17h38
   





                        


Entre 1946 et 2014, au moins 3 677 enfants ont été abusés sexuellement par plus d’un millier de prêtres en Allemagne, selon une étude sur l’Eglise catholique allemande révélée mercredi 12 septembre par le Spiegel et Die Zeit.
Pendant trois ans et demi, un consortium de chercheurs des universités de Mannheim, Heidelberg et Giessen a examiné 38 000 dossiers et manuscrits provenant de 27 diocèses allemands et transmis par l’Eglise. Selon les auteurs de l’étude, pendant des décennies l’Eglise a « détruit ou manipulé » de nombreux documents relatifs à des suspects et « minimisé » sciemment la gravité et l’ampleur des faits.

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                Violences sexuelles : le pape François condamne, les victimes demandent des actes



Peu de sanctions
Selon le rapport, les clercs accusés étaient souvent transférés sans que les fidèles ne soient avertis du danger potentiel pour les enfants. Seulement un tiers des suspects ont fait face à des poursuites en vertu du droit canonique, mais les sanctions étaient minimes voire inexistantes, expliquent les auteurs du rapport.
Face à ces révélations, l’Eglise catholique allemande s’est dite « accablée, honteuse ». « Nous sommes conscients de l’ampleur des abus sexuels qui ont été démontrés par les résultats de l’étude », a déclaré l’évêque Stephan Ackerman dans un communiqué au nom de la conférence épiscopale allemande. Il a cependant dénoncé le fait que ce rapport, commandé par l’Eglise en 2014, ait fuité dans les médias avant sa présentation prévue le 25 septembre lors de la conférence épiscopale.
En 2017, un rapport révélait déjà qu’au moins 547 enfants du chœur catholique de Ratisbonne avaient été victimes de sévices entre 1945 et 1992.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Abdelhakim Dekhar avait été condamné en première instance à vingt-cinq ans de prison pour avoir tenté d’abattre un journaliste de BFM-TV et pour avoir grièvement blessé, en novembre 2013, un assistant photographe dans les locaux du journal « Libération ».
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Vingt-cinq ans de réclusion requis en appel contre « le tireur de “Libé” »

Abdelhakim Dekhar avait été condamné en première instance à vingt-cinq ans de prison pour avoir tenté d’abattre un journaliste de BFM-TV et pour avoir grièvement blessé, en novembre 2013, un assistant photographe dans les locaux du journal « Libération ».



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 15h22
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 16h44
   





                        



   


Au terme d’une semaine de procès aux assises d’Evry, l’avocat général Jean-Christophe Crocq a requis vingt-cinq ans de réclusion criminelle contre Abdelhakim Dekhar, le « tireur de “Libé” », la même peine qu’en première instance.

        Lire aussi :
         

                Le tireur de « Libération », Abdelhakim Dekhar, condamné à vingt-cinq ans de réclusion criminelle



En novembre 2013, Abdelhakim Dekhar s’était rendu, armé d’un fusil à pompe, à BFM-TV, devant la Société générale à la Défense et au journal Libération, où il avait grièvement blessé un assistant photographe avec des munitions pour sanglier, selon l’expertise balistique. Après cinq jours de traque, il avait été retrouvé dans une voiture, entouré de médicaments qu’il venait d’ingurgiter.
A la fin de 2017, Abdelhakim Dekhar avait été reconnu coupable de tentatives d’assassinat de Philippe Antoine, un journaliste de BFM-TV, et de César Sébastien, l’assistant photographe blessé à Libération. Cette fois, l’avocat général a réclamé une condamnation plus large, estimant que l’accusé avait également tenté de tuer un vigile de BFM-TV et deux employées de la Société générale.
« Guérillero maladroit »
Comme en première instance, l’accusé a parlé d’un « suicide scénarisé » : il était bouleversé par la séparation d’avec ses enfants et espérait se faire tuer par la police.
Cette thèse est « fabriquée pour apitoyer la société », a rétorqué l’avocat général. Il a rappelé le « menteur pathologique » décrit par des experts et par des proches, et a dénoncé sa « doctrine de résistance » antisystème. « La deuxième arme du crime », qui le pousse à choisir « des cibles symboliques : la presse, la finance ».
A l’audience, Abdelhakim Dekhar a récusé le « combat politique » invoqué pendant l’instruction et s’est décrit comme « un loser ». « Je n’ai jamais voulu tuer ou heurter qui que ce soit », a assuré, en s’excusant, Abdelhakim Dekhar à son deuxième procès.
Cette affaire est vue à travers « une loupe grossissante que M. Dekhar a permis en adoptant une posture démente », a plaidé son avocat, Philippe Ruimy. « Il avait l’intention de faire un mauvais coup » mais, selon lui, « à moins d’avoir une boule de cristal, personne ne peut affirmer » qu’il voulait tuer. L’avocat général a, lui, qualifié l’accusé de « guérillero maladroit ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le pape François doit recevoir jeudi une délégation d’évêques américains menée par le président de la conférence épiscopale, le cardinal Daniel DiNardo.
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Face aux affaires de pédophilie, les catholiques américains demandent des comptes à l’Eglise

Le pape François doit recevoir jeudi une délégation d’évêques américains menée par le président de la conférence épiscopale, le cardinal Daniel DiNardo.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 13h14
    |

            Stéphanie Le Bars (Washington, correspondance)








                        



                                


                            

Le grand déballage n’a pas encore eu lieu, mais les prochains mois pourraient bien être dévastateurs pour l’Eglise catholique aux Etats-Unis. Coup sur coup, deux affaires révélant des affaires de pédophilie dans le clergé et une culture de l’omerta dans la hiérarchie ont secoué l’institution et sidéré, une nouvelle fois, les fidèles. Or, cette fois, la justice, les paroissiens et certains religieux semblent déterminés à demander des comptes. Seize ans après la déflagration mondiale provoquée par la mise au jour de pratiques pédophiles systématiquement couvertes par les évêques dans l’archidiocèse de Boston, les catholiques américains (20 % de la population) ne comprennent pas que « cela » arrive encore.
En août, un rapport accablant publié à la suite d’une enquête du procureur de Pennsylvanie a dévoilé des abus sexuels perpétrés par plus de 300 « prêtres prédateurs » entre 1940 et 2010. En juillet, le cardinal Theodor McCarrick, l’ex-archevêque de Washington, a été forcé par le pape à la démission du collège cardinalice après des accusations d’agressions sexuelles sur mineurs lorsqu’il était prêtre. Après des années de rumeurs sur sa vie sexuelle avec des séminaristes adultes, des diocèses du New Jersey ont confirmé, en juin, que le cardinal avait discrètement réglé en justice deux affaires concernant des mineurs en 2004 et 2007.

Son successeur à Washington, Donald Wuerl, qui fut par ailleurs en fonction en Pennsylvanie durant dix-huit ans, est aujourd’hui accusé d’avoir fermé les yeux sur ces méfaits. Après plusieurs semaines ponctuées par des appels à sa démission, il a annoncé, mardi 11 septembre, qu’il se rendrait à Rome prochainement pour proposer à nouveau sa mise à la retraite ; âgé de 77 ans, il avait déjà, comme le veut la règle pour les évêques, fait cette démarche en 2015. Cette fois, la tempête pourrait l’emporter.
Ces affaires sont au cœur de règlements de comptes au sein du Vatican : l’ancien nonce aux Etats-Unis,...




                        

                        


<article-nb="2018/09/12/19-5">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Dans cette chronique, le juriste Francis Kessler précise que si le principe d’appliquer les cotisations sociales à toute indemnité transactionnelle est désormais posé, l’exonération reste possible même s’il est plus difficile d’en bénéficier.
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Indemnité transactionnelle : est-elle soumise à cotisations ?

Dans cette chronique, le juriste Francis Kessler précise que si le principe d’appliquer les cotisations sociales à toute indemnité transactionnelle est désormais posé, l’exonération reste possible même s’il est plus difficile d’en bénéficier.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 12h45
    |

                            Francis Kessler (Maître de conférences à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne)








                        



                                


                            
Question de droit social. En droit du travail, lorsqu’un employeur et un salarié veulent mettre fin, à l’amiable, à un désaccord, les concessions de l’employeur prennent la forme d’un dédommagement financier, en contrepartie de l’abandon par le salarié de toute possibilité de contester la rupture ou les manquements dans l’exécution du contrat. Mais cette indemnité transactionnelle patronale doit-elle être soumise à cotisations sociales ?
Jusqu’alors, la situation différait selon qu’il y ait licenciement ou pas. Traditionnellement, lorsque l’indemnité transactionnelle était versée hors de tout licenciement, elle était, en principe, soumise à cotisations.
En revanche, en cas de licenciement, la Cour de cassation appliquait à l’indemnité transactionnelle le régime juridique des indemnités de rupture du contrat de travail. Ce qui signifie que le dédommagement était la plupart du temps exonéré de cotisations sociales. En effet, par combinaison des règles du code de la Sécurité sociale et du code général des impôts, l’indemnité transactionnelle n’était pas soumise à cotisations sociales dans la limite de sa fraction non imposable, plafonnée à deux fois le montant du plafond de la Sécurité sociale.
Changement de donne
Mais la jurisprudence a changé la donne. Comme l’y invitait une décision du Conseil constitutionnel de 2013, la Cour de cassation, actuellement soucieuse d’interpréter strictement les textes d’exonérations de cotisations sociales, s’est, par des arrêts du 15 mars et du 21 juin 2018, détachée de son analyse antérieure. Licenciement ou pas, dans la mesure où l’indemnité transactionnelle ne figure pas expressément dans un texte légal indiquant son exonération, les cotisations sociales s’appliquent au dédommagement financier fixé entre l’employeur et le salarié. La Cour de cassation ayant d’abord posé en principe que l’indemnité versée lors d’un licenciement ne se voit plus appliquer le régime juridique des indemnités de rupture...




                        

                        


<article-nb="2018/09/12/19-6">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Sur le modèle des pôles d’excellence anglo-saxons, 29 « écoles universitaires de recherche » sont lancées en cette rentrée. Masters, doctorats et labos y sont rassemblés, sur une thématique donnée.
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Les universités françaises lancent leurs « graduate schools » pour briller à l’international

Sur le modèle des pôles d’excellence anglo-saxons, 29 « écoles universitaires de recherche » sont lancées en cette rentrée. Masters, doctorats et labos y sont rassemblés, sur une thématique donnée.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 12h36
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 12h47
    |

                            Françoise Marmouyet








                        



                                


                            
L’université de Bretagne-Occidentale, à Brest, s’apprête à lancer l’Isblue – Interdiscplinary School for the Blue Planet, spécialisée dans les sciences marines.
Changement dans le paysage universitaire français. En cette rentrée 2018, 29 « écoles universitaires de recherche » (EUR) font leur apparition. Sur le modèle des graduate schools anglo-saxonnes, elles rassemblent des formations de master et de doctorat adossées à des laboratoires de recherche de haut niveau, spécialisés dans une thématique. Sur les 191 projets examinés, les 29 retenus par un jury international ont été dotés d’une enveloppe de plus de 216 millions d’euros.
« Il s’agit de promouvoir en France le modèle reconnu internationalement des “graduate schools”, en veillant à ce que les projets associent pleinement les organismes de recherche, comportent une forte dimension internationale et entretiennent dans la mesure du possible des liens étroits avec les acteurs économiques », détaillait le ministère de l’enseignement supérieur à l’automne 2017, à l’annonce de la première vague de résultats de l’appel à projet.
Ces EUR n’ont pas d’existence physique, mais se présentent comme une communauté scientifique : étudiants, chercheurs, formateurs, rassemblés autour d’un champ de recherche – santé et numérique à Bordeaux, sciences marines à Brest, génétique à l’université Sorbonne-Paris-Cité… Objectif : offrir davantage de visibilité et de lisibilité internationale aux universités françaises.
« Signature scientifique »
« L’idée est de donner une signature scientifique à une communauté ou à un site », analyse Roger Marthan, directeur du collège des écoles doctorales de l’université de Bordeaux, dont trois projets d’école universitaire de recherche ont été retenus. Les trois entités bordelaises, neurosciences, santé publique numérique et sciences et technologies de la lumière, ont ainsi été dotées de 16,2 millions d’euros.
Des projets qui...




                        

                        


<article-nb="2018/09/12/19-7">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Les élus ont pu évaluer, mercredi, la place démesurée que semblait prendre l’homme de 26 ans dans l’organisation de l’Elysée.
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Auditions de l’affaire Benalla : « On est loin de l’organisateur de voyage qu’on nous a décrit »

Les élus ont pu évaluer, mercredi, la place démesurée que semblait prendre l’homme de 26 ans dans l’organisation de l’Elysée.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 12h33
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 18h22
    |

            Nicolas Chapuis








                        


Il faudra attendre une semaine pour voir Alexandre Benalla en chair et en os devant la commission d’enquête parlementaire du Sénat. Mais la séance de mercredi 12 septembre a déjà permis aux élus de mesurer l’ombre portée de ce simple « chargé de mission » à l’Elysée, qui semble, au fil des témoignages, avoir pris une place démesurée dans l’organisation interne du Palais durant la première année du mandat d’Emmanuel Macron.
Profitant des vides laissés par sa hiérarchie, des non-dits parfois de ses supérieurs, de malentendus souvent sur son statut, le jeune homme de 26 ans s’était arrogé au fur et à mesure des territoires qui n’étaient pas les siens, jusqu’aux événements du 1er mai 2018, lorsque M. Benalla a été filmé en train de se livrer à des violences envers des manifestants, place de la Contrescarpe à Paris.
C’est d’abord François-Xavier Lauch, le chef de cabinet et donc supérieur hiérarchique direct de M. Benalla, qui a été entendu par les sénateurs. Une heure et demie d’une audition parfois tendue, lors de laquelle les parlementaires ont dû rappeler au sous-préfet qu’il n’était pas là « avec l’autorisation d’Emmanuel Macron » — comme il l’avait précisé en introduction —, mais en vertu de la loi qui l’y oblige.
« Mis au courant des événements seulement le 3 mai »
M. Lauch a commencé par se dédouaner des faits eux-mêmes, arguant de sa présence en Nouvelle-Calédonie le 1er mai. Il n’a été mis au courant des événements et de la sanction (qu’il n’a donc pas décidée lui-même) que le 3 mai et a affirmé avoir été « choqué » par les images. « A l’évidence, M. Benalla a agi en dehors de ses fonctions à la présidence de la République », a-t-il jugé. En revanche, il a endossé seul la responsabilité du recrutement de M. Benalla, dû à ses « grandes qualités », alors que Patrick Strozda, le directeur du cabinet, avait assuré lors de son audition qu’il était de son fait.
M. François-Xavier Lauch était venu avec la ferme intention de prouver que la sanction prononcée contre M. Benalla et la restriction de ses fonctions décidées à son retour de suspension avaient bel et bien été appliquées, malgré les nombreuses images qui le montrent après le 23 mai lors d’événements impliquant le chef de l’Etat. Le chef de cabinet a assuré que son chargé de mission n’était pas au cœur du dispositif et qu’il ne s’était occupé que de la « synchronisation » des cortèges, lors de la panthéonisation de Simone Veil et de son mari ou pour la descente de l’équipe de France sur les Champs-Elysées. Avec une pudeur verbale de haut-fonctionnaire — « il fallait, pardonnez-moi l’expression, marquer le coup » —, il a estimé qu’Alexandre Benalla avait « très mal vécu » cette rétrogradation.
Pour le reste, le chef de cabinet s’est attaché à diminuer au maximum la portée des missions de son subordonné (précisant qu’il n’avait pas la qualité de « chef adjoint »), assurant que celui-ci ne s’occupait « que » de l’organisation des déplacements publics et privés du président, ainsi que des réceptions au Château, le tout sous son autorité.

        Lire :
         

          Comprendre l’imbroglio autour de la convocation de Benalla devant le Sénat



« Peu de prise sur les activités de M. Benalla »

   


Il a, en revanche, paru avoir peu de prise sur les activités de M. Benalla, disant n’avoir pas validé lui-même sa demande de port d’arme, n’avoir pas été sollicité pour sa participation au 1er Mai et n’avoir pas été consulté pour définir la sanction. Il a également expliqué que la mission de « coordination des services de sécurité sous l’autorité du directeur du cabinet », dont le jeune homme était chargé, ne relevait pas de ses fonctions mais de celles du directeur du cabinet. Il a tout même assuré qu’elle était réduite à des questions de logistique assez triviales.
Lors de ses auditions par la justice, que Le Monde a pu consulter, M. Benalla avait pourtant donné une version beaucoup plus large de ses attributions sur le terrain en général et dans le domaine de la sécurité en particulier. Il avait notamment assuré qu’il était chargé de l’ensemble du plan de réorganisation des services de sécurité de l’Elysée, décidé par le chef de l’Etat sur une proposition qu’il avait lui-même formulée.
Le militaire a tenté de définir le rôle de Benalla comme celui d’une simple « interface »
C’est d’ailleurs sur ce point que la deuxième audition de la journée, celle du général Eric Bio-Farina, qui dirige le commandement militaire de l’Elysée, était très attendue. Le général Bio-Farina, par ailleurs responsable de l’embauche ponctuelle comme membre de la réserve opérationnelle de la gendarmerie de Vincent Crase, l’autre individu mis en cause le 1er mai, a lui aussi tenu à minimiser la place d’Alexandre Benalla dans la refonte du service de sécurité, estimant qu’elle relevait de ses propres attributions. Le militaire a tenté de définir le rôle d’Alexandre Benalla comme celui d’une simple « interface » entre le groupe de sécurité de la présidence de la République (le GSPR, qui assure la sécurité à l’extérieur du Château) et le commandement militaire (chargé de surveiller l’intérieur du Palais), tout en rendant hommage à la « conscience professionnelle » et au « grand sens de l’anticipation » du chargé de mission. « Il s’insérait dans un univers de renseignement dont il n’était qu’une partie », a-t-il lâché, dans une de ces nombreuses formulations nébuleuses autour du rôle exact de M. Benalla entendues au cours de ces auditions.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Ce que la polémique sur l’affaire Benalla révèle d’Emmanuel Macron



Flou autour du port d’arme d’Alexandre Benalla
Le témoignage de M. Bio-Farina a par ailleurs permis de mettre en lumière le flou qui régnait autour du port d’arme d’Alexandre Benalla, dans un cadre professionnel ou non, quand bien même ce dernier n’était pas censé accomplir des missions de sécurité. « Je ne sais pas si Alexandre Benalla accompagnait M. Macron armé », a fini par concéder le général, interrogé à plusieurs reprises par des sénateurs dubitatifs.
En revanche, le patron du commandement militaire a réfuté le fait que le chargé de mission pouvait donner des ordres aux gendarmes ou aux policiers sur le terrain. Il a assuré qu’« Alexandre Benalla ne commandait pas de service et n’avait pas d’hommes sous ses ordres : il n’avait pas les moyens d’exercer une quelconque forme d’autorité ».
« Ce que veut M. Benalla vaut demande présidentielle »
Il suffisait pourtant d’écouter attentivement la troisième personne auditionnée ce mercredi, Maxence Creusat, pour se persuader du contraire. Le commissaire de police de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC), mis en examen pour avoir transmis la vidéo des incidents à Alexandre Benalla, avait notamment déclaré lors de ses auditions devant la justice : « Ce que veut M. Benalla vaut demande présidentielle et il faut savoir qu’il peut aller où il veut. » Il avait par ailleurs défini ainsi le rôle de M. Benalla : « Pour vous situer l’influence de M. Benalla, quand le responsable de la DOPC, le responsable du GSPR et M. Benalla sont ensemble sur un service d’ordre et que M. Macron doit communiquer une volonté en matière de sécurité de son déplacement, il appelle M. Benalla sur son portable. »
Pour les policiers, M. Benalla « était l’adjoint du chef de cabinet »
Devant la commission parlementaire, le jeune commissaire de 31 ans a à nouveau donné une vision des attributions très étendues de M. Benalla, expliquant que pour les policiers M. Benalla « était l’adjoint du chef de cabinet » (poste qu’il n’avait pas), décrivant assez précisément son rôle de coordinateur des forces de sécurité sur le terrain. « On est loin de l’organisateur de voyage qu’on nous a décrit », a commenté un brin ironique le sénateur PS Jean-Pierre Sueur.
Le policier a, en revanche, refusé de réitérer le jugement qu’il avait exprimé lors de sa garde à vue — « Depuis l’élection du président Macron, les chefs du GSPR sont ostracisés par la présence de M. Benalla » —, estimant qu’il n’avait pas à porter d’appréciation sur le travail des autres unités.
Après quatre heures d’auditions assez denses, les sénateurs sont ressortis avec le sentiment qu’Alexandre Benalla, grâce au flou qui régnait sur ses réelles fonctions, a bénéficié pendant un an d’attributions élargies, tant sur le terrain qu’au Palais. Mais ils sont toujours bien en peine de circonscrire le rôle exact de M. Benalla, les conditions exactes de son recrutement et les raisons de la mansuétude dont il semblait faire l’objet à l’Elysée. Ils pourront poser toutes ces questions au principal intéressé dès mercredi prochain, lors d’une audition qui s’annonce mouvementée.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit de l’ascension mystérieuse de cet homme.Benalla, Mizerski, Crase..., qui sont les personnages-clés de l’affaire ?Que s’est-il passé précisément place de la Contrescarpe ? Retour sur le déroulement des événements.A l’Assemblée, une commission d’enquête présidée par la députée LRM Yaël Braun-Pivet a mené des auditions. Une semaine plus tard, l’opposition claque la porte accusant l’Elysée de vouloir « torpiller » les travaux.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée et le gouvernement a dû faire face à deux motions de censure de l’opposition, toutes deux rejetées.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés, dans un discours que nous avons décrypté point par point.Affaire d’Etat ou non ? Oui, car il y a eu dissimulation estiment certains ; non, car l’Etat n’as pas commis d’acte délictueux, avancent d’autres.Les auditions des gardes à vue de M. Benalla et des quatre autres personnes mises en examen ont permis d’éclairer les faits qui leur sont reprochés.Plus d’une semaine après les révélations du Monde, l’ex-chargé de mission de l’Elysée Alexandre Benalla a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Les sénateurs roumains ont autorisé, mardi soir, la tenue d’un référendum notamment demandé par des associations proches de l’Eglise orthodoxe.
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Roumanie : un référendum pour rendre inconstitutionnel le mariage homosexuel

Les sénateurs roumains ont autorisé, mardi soir, la tenue d’un référendum notamment demandé par des associations proches de l’Eglise orthodoxe.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 11h46
   





                        



   


Les sénateurs roumains ont donné à une large majorité leur accord, dans la soirée de mardi 11 septembre, à la tenue d’un référendum visant à inscrire dans la Constitution l’interdiction des mariages homosexuels.
Selon le texte adopté par les élus, et qui devrait être inscrit dans la Loi fondamentale en cas de oui au référendum, le mariage représente « l’union entre un homme et une femme » et non pas « entre époux », comme le prévoit actuellement la Constitution.
La législation roumaine ne permet pas les mariages homosexuels mais, selon les adversaires de cette initiative, une interdiction explicite dans la Constitution rendrait difficile, voire impossible, tout changement, à terme, de la loi en faveur des couples homosexuels.
Cette consultation, dont le principe a déjà été approuvé par la chambre basse du Parlement, pourrait avoir lieu le 7 octobre. Elle fait suite à une « initiative citoyenne » émanant de plusieurs associations proches de la puissante Eglise orthodoxe qui affirment avoir recueilli trois millions de signatures à cet effet.

        Lire aussi, en Roumanie :
         

          Les gays priés de rester célibataires



La Cour européenne des droits de l’homme avait, lors d’un jugement historique en 2015, demandé aux Etats d’instaurer une forme de partenariat civil pour les homosexuels.
Aujourd’hui la moitié des vingt-huit pays membres de l’Union européenne reconnaissent le mariage homosexuel, tandis que huit autres autorisent l’union civile des couples homosexuels.
La Roumanie, membre de l’Union européenne depuis 2007, n’a dépénalisé l’homosexualité qu’au début des années 2000, tandis que les minorités sexuelles y sont toujours victimes de discriminations.

        Lire aussi :
         

          Quels sont les droits des personnes homosexuelles en Europe ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ « Nous ne sommes pas là pour retirer des vies », a dit Bertrand de Rochambeau, revendiquant son droit de ne pas pratiquer d’avortements.
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Buzyn et Schiappa critiquent les propos anti-IVG du président d’un syndicat de gynécologues

« Nous ne sommes pas là pour retirer des vies », a dit Bertrand de Rochambeau, revendiquant son droit de ne pas pratiquer d’avortements.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 18h30
   





                        


« Rien ni personne ne doit entraver » le droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), a réagi la ministre de la santé, Agnès Buzyn, mercredi 12 septembre, au lendemain des déclarations du président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France (Syngof), qui disait que les médecins ne sont « pas là pour retirer des vies ».
« Nous ne devons laisser passer aucune attaque, d’où qu’elle vienne, contre le droit des femmes à accéder librement à l’avortement », ajoute Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, dans ce communiqué commun qui « condamne fermement » les propos du gynécologue.
Dans l’émission « Quotidien » diffusée mardi 11 septembre sur TMC, Bertrand de Rochambeau comparaît l’IVG à un homicide.

« Nous ne sommes pas là pour retirer des vies. »

— Qofficiel (@Quotidien)


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« Moi, je fais un métier avec mes tripes. Je me lève à n’importe quelle heure. La nuit, je fais des opérations très difficiles, avec mes tripes. Et donc aux choses auxquelles je ne crois pas, je ne les fais plus (…). Nous ne sommes pas là pour retirer des vies », déclare le président du Syngof, qui revendique 1 600 adhérents, sur 6 748 praticiens en 2017.
Alors que la journaliste de TMC fait remarquer au docteur Bertrand de Rochambeau que « ce n’est pas un homicide de faire une IVG », il lui répond : « Si, madame. »
« Toutes les femmes ne considèrent pas qu’avoir un embryon dans le ventre, c’est une vie », insiste la journaliste. Le gynécologue lui rétorque alors que c’est « son opinion ».
« Moi, en tant que médecin, je ne suis pas forcé d’avoir votre opinion. Et si je ne l’ai pas, la loi me protège, et ma conscience aussi. » 
La clause de conscience à laquelle se réfère le praticien prévoit en effet que les médecins ont la possibilité de refuser de pratiquer une IVG, mais ils ont alors l’obligation d’orienter la patiente vers un autre praticien ou une structure qui répondra à sa demande.

        Sur Les Décodeurs :
         

          Clause de conscience et refus de pratiquer l’IVG : ce que dit la loi



« Scandaleux ! »
Dans un communiqué publié mercredi après-midi, le Syngof s’est désolidarisé des propos tenus par son président et a assuré que celui-ci s’était exprimé « en son nom personnel ». Rappelant que « la clause de conscience est un droit des médecins qui ne peut être remis en cause », le syndicat dit « ne [remettre] nullement en cause l’IVG » et affirme que « l’accès à l’avortement pour les femmes est un droit incontesté et incontestable ».
Avant les responsables politiques, ces propos avaient déjà fait réagir plusieurs organisations. Comme l’ordre des sages-femmes, qui alerte dans un communiqué sur le fait que, plus de quarante ans après la loi Veil autorisant l’IVG, ce droit, « essentiel à l’autonomie et l’émancipation des femmes », est « menacé ».

        Lire aussi :
         

                Loi sur l’interruption volontaire de grossesse : la solitude de Simone Veil



« Scandaleux ! » a réagi la coprésidente du Planning familial, Véronique Séhier, dès la diffusion de l’émission.

Scandaleux! La clause de conscience sur l'#IVG , c 'est une entrave aux droits des femmes et à leur santé, et un vr… https://t.co/ejPvm85VQg— verosehier (@Séhier Véronique)


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En guise de réponse au docteur Rochambeau, le Collectif national pour les droits des femmes, dénonçant « de la pub aux lobbys anti-IVG », a publié une photographie de la campagne d’information gouvernementale « Mon corps, mon choix, mon droit ».

Message à DE ROCHAMBEAU, ce medecin président du syndicat des gynécologues, qui fait ouvertement de la pub aux lobb… https://t.co/1Lo7Rz074L— coldroitsfemmes (@Coll. Droits Femmes)


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En France, le nombre d’IVG est en légère baisse depuis quelques années, au nombre de 211 900 en 2016, selon la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques.

        Lire aussi :
         

                Le délit d’entrave à l’IVG définitivement adopté par le Parlement






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Abdel Rahmene Azzouzi, chef du service d’urologie du CHU et spécialite reconnu internationalement, est visé par une enquête pour harcèlement sexuel envers une secrétaire.
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A Angers, enquête sur un chef de service hospitalier accusé de harcèlement sexuel

Abdel Rahmene Azzouzi, chef du service d’urologie du CHU et spécialite reconnu internationalement, est visé par une enquête pour harcèlement sexuel envers une secrétaire.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 11h33
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 14h12
    |

                            Yves Tréca-Durand (Angers, correspondant)








                        


L’affaire secoue le centre hospitalier d’Angers et la ville tout entière. Le professeur Abdel-Rahmène Azzouzi, chef du service urologie du CHU, ancien élu municipal et personnalité reconnue pour ses prises de position en faveur de l’islam de France, est visé par une enquête pour harcèlement sexuel.
Courant juin, après avoir recueilli dans le secret de son bureau le témoignage d’une jeune secrétaire qui accuse le médecin, Cécile Jaglin-Grimonprez, la directrice de l’hôpital, a jugé les éléments suffisamment sérieux pour alerter le procureur de la République d’Angers comme l’y oblige l’article 40 du Code de procédure pénale. Dans la foulée, celui-ci a ouvert une enquête préliminaire.
Placé en garde à vue au commissariat d’Angers le 4 juillet, le médecin s’est expliqué pendant huit heures sur les dizaines de SMS qu’il a expédiés à la jeune femme et les cadeaux qu’il a déposés à la porte de son domicile. Des chocolats et des bonbons, un DVD du film A bras ouverts et un peu d’argent aussi, reconnaît-il lors de sa garde à vue. Mais il assure qu’il n’a « jamais eu de geste déplacé, ni fait d’allusion sexuelle ». Selon des sources concordantes, la victime aurait tenté de lui rendre les cadeaux en lui signifiant qu’elle voulait que ces avances oppressantes cessent. Sans succès.
Pour Abdel-Rahmene Azzouzi, qui est depuis le 1er août, suspendu à titre provisoire et conservatoire de sa fonction de chef de service, cette enquête s’avère particulièrement délicate. Ce médecin, reconnu par ses pairs, a souvent publiquement soutenu Tariq Ramadan avant qu’il soit accusé de viols par plusieurs femmes. Le 10 février 2015, dans Le Monde des religions, il dénonçait ainsi « l’ostracisation permanente » de celui-ci « alors que Zemmour sature les plateaux des médias ». Dans la même tribune, consécutive à sa démission avec fracas du conseil municipal d’Angers – où il siégeait depuis 2008 – et qui suivait de peu les attentats de Charlie hebdo et de l’Hyper Cacher, il pourfendait l’Etat français et les élus de la République, les accusant de laisser se propager l’islamophobie.
Face à la menace de poursuites judiciaires, il n’a d’ailleurs pas hésité à mettre en avant sa confession musulmane et le racisme latent qui régnerait parmi ses collègues, des jalousies professionnelles aussi, qui auraient abouti à ce qu’il qualifie de cabale. « Cette affaire ne concerne pas du tout le CHU », veut-il croire, assurant que les faits se sont déroulés à l’extérieur de l’établissement. « J’estime que la note envoyée par la direction générale au procureur de la République est mensongère. Le CHU y trouve une opportunité pour me tacler. »
« Echange assumé »
Ce que dément fermement Cécile Jaglin-Grimonprez, qui a pris la tête de l’établissement et de ses 5 200 agents en octobre 2017. « On s’est attachés uniquement à la protection de l’agent et aux faits qui étaient rapportés, dit la directrice. C’est possible qu’il y ait des jalousies entre les services mais je fais très attention à ne pas être manipulée. » Elle ajoute qu’elle devait faire ce signalement à la justice. La victime a, elle, demandé et obtenu la protection fonctionnelle du CHU.
De même, la directrice réfute les arguments de racisme. « J’aurais eu la même attitude avec toute autre personne du CHU, homme ou femme. Quant à la confession des gens, elle ne me regarde pas. Et je tiens à prévenir que je porterai plainte contre toute accusation de racisme dont je pourrais faire l’objet. »
Pour expliquer son comportement, M. Azzouzi affirme qu’il souffre d’une pathologie depuis juin 2017 et que le traitement qui lui a été administré, à base de corticoïdes, a altéré son discernement et « abaissé ses standards moraux ». « On se sent tout-puissant. Ça déclenche un désir incontrôlable de séduire. J’ai dû me battre contre moi-même et mes pulsions », se défend-il.
Un élément de défense que l’avocat choisi par M. Azzouzi, Me Samim Bolaky, ne reprend pas à son compte, préférant disqualifier le soupçon de harcèlement sexuel, un délit passible de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende : « C’est juste un homme qui a tenté de faire maladroitement la cour à une jeune femme aimable et avenante. Il y a un échange parfaitement assumé de SMS courtois mais pas connotés sexuellement. »
Alors que les auditions des personnels de l’hôpital se poursuivent, le procureur de la République, Yves Gambert, espère conclure l’enquête préliminaire « avant la fin de l’année ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Après avoir refusé, l’ex-garde du corps d’Emmanuel Macron a finalement accepté, non sans traiter les sénateurs de « petites personnes ».
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Auditions au Sénat  : pourquoi Alexandre Benalla est obligé de répondre à la convocation du 19 septembre

Après avoir refusé, l’ex-garde du corps d’Emmanuel Macron a finalement accepté, non sans traiter les sénateurs de « petites personnes ».



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 17h14
    |

                            Les Décodeurs








                        


« On me contraint. On m’explique qu’on va m’envoyer des gendarmes et des policiers. Alors, je vais venir à la convocation. Parce qu’on me menace, d’une manière directe. Je vais venir m’expliquer devant la commission d’enquête. Mais elle n’a aucun droit. Elle bafoue notre démocratie. »
Alexandre Benalla est pour le moins véhément, dans cette déclaration faite à France Inter mardi 11 septembre au soir. L’ex-garde du corps d’Emmanuel Macron a été convoqué devant la commission d’enquête du Sénat consacrée à l’affaire, révélée par Le Monde.
Mais cette convocation a rapidement viré au débat juridique : M. Benalla a commencé par refuser de s’y rendre, appuyé par ses avocats, mais aussi, de manière plus surprenante, par… Nicole Belloubet. La ministre de la justice s’est faite la porte-voix de M. Benalla mardi matin au micro de LCP, expliquant que celui-ci « n’a pas encore répondu à la commission d’enquête du Sénat » en arguant qu’« il ne peut y avoir d’inférences entre une commission d’enquête et une information judiciaire ».
Une intervention qui a étonné le président de ladite commission, Philippe Bas, qui a dit « ignorer » que Mme Belloubet était « le conseil juridique de M. Benalla ». Mercredi, ce dernier a finalement accepté, de mauvaise grâce, de se rendre le 19 septembre devant les sénateurs, non sans les qualifier au passage de « petites personnes », et Philippe Bas, président de la commission, de « petit marquis ». 
Une invitation obligatoire
La commission d’enquête dispose d’un droit de citation directe, à laquelle toute personne convoquée est obligée de se rendre. A la demande du président de la commission, la personne convoquée peut être contrainte par la présence d’un huissier ou d’un agent de la force publique. L’ordonnance du 17 novembre 1958, qui a institué les commissions d’enquête parlementaire, précise que « la personne qui ne comparaît pas ou refuse de déposer ou de prêter serment devant une commission d’enquête est passible de deux ans d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende ». Ces auditions peuvent, selon la volonté du président de la commission, être télévisées ou se dérouler à huis clos.
Ce que la commission pourra lui demander
Une commission d’enquête ne peut exister qu’en respect du principe de la séparation des pouvoirs. Afin de rester distinct du pouvoir judiciaire, une commission d’enquête « ne peut être créée sur des faits ayant donné lieu à des poursuites judiciaires et aussi longtemps que ces poursuites sont en cours ». Ainsi, la commission d’enquête sénatoriale, tout comme celle, éphémère, de l’Assemblée en juillet, devrait s’en tenir assez globalement aux « événements survenus à l’occasion de la manifestation parisienne du 1er mai 2018 ».

        Lire :
         

          Quels pouvoirs pour la commission d’enquête parlementaire ?



D’après Sophie de Cacqueray, maîtresse de conférences en droit public à l’université Aix-Marseille et membre du collectif de chercheurs en droit Les Surligneurs, la commission d’enquête parlementaire « a tout intérêt à diriger ses investigations sur des faits en marge, à côté de l’événement principal susceptible d’être le sujet d’une enquête judiciaire ».
Philippe Bas, le président de la commission sénatoriale, a affirmé qu’il entendait bien « lever les incohérences qui demeurent » dans ce feuilleton qui a terni l’image de l’exécutif, mais dit ne pas s’intéresser aux violences perpétrées par Alexandre Benalla, seulement « à ce qui s’est passé avant et après, c’est-à-dire [au] fonctionnement de l’Etat ».
Des mis en examen ont déjà été auditionnés

   


L’audition par le Sénat d’une personne mise en examen ne serait pas une première. En juin puis en juillet 2013, l’ancien ministre délégué au budget, Jérôme Cahuzac alors mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale, avait été auditionné à deux reprises par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale.
Dans un communiqué, la commission des lois du Sénat rappelle également qu’elle avait entendu en 1999 le préfet Bernard Bonnet et le colonel Henri Mazères à propos de la conduite de la politique de sécurité menée par l’Etat en Corse. Les deux hommes étaient alors mis en examen pour complicité de destruction de biens par incendie en bande organisée.
Alexandre Benalla, dont l’audition est programmée pour le 19 septembre, ne sera pas le seul mis en examen auditionné par la commission d’enquête du Sénat dans le cadre des événements survenus en marge des manifestations du 1er mai.
Mercredi 12 septembre, la commission d’enquête a également auditionné le commissaire Maxence Creusat, mis en examen pour violation du secret professionnel et détournement d’images issues d’un système de vidéoprotection après avoir remis les images des faits s’étant déroulés place de la Contrescarpe à Alexandre Benalla, ainsi que François-Xavier Lauch, chef de cabinet d’Emmanuel Macron, et le général Eric Bio-Farina, commandant militaire de la présidence de la République.

        Le compte-rendu des auditions du 12 septembre :
         

          « On est loin de l’organisateur de voyage qu’on nous a décrit »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Un homme armé d’un couteau et d’une barre de fer a agressé au hasard, le 9 septembre, des passants dans le 19e arrondissement. Sur sept blessés, un est dans un état critique.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Attaque au couteau à Paris : l’examen psychiatrique de l’agresseur n’atténue pas sa responsabilité pénale

Un homme armé d’un couteau et d’une barre de fer a agressé au hasard, le 9 septembre, des passants dans le 19e arrondissement. Sur sept blessés, un est dans un état critique.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 11h13
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 14h47
    |

            Elise Vincent








                        



   


Dans le cadre de l’enquête de flagrance ouverte du chef de tentatives d’homicides, à la suite de l’attaque au couteau qui a eu lieu dimanche 9 septembre au soir, à Paris, dans le 19e arrondissement, une information judiciaire a été ouverte, mercredi 12 septembre, a rapporté une source judiciaire. L’assaillant a été déféré mardi soir, alors que l’une des sept personnes qu’il a blessées est toujours dans un état jugé critique.
Selon les résultats de l’analyse toxicologique, dévoilés mercredi, l’homme n’était pas sous l’emprise de drogues. L’examen psychiatrique réalisé durant la garde à vue n’a pas relevé non plus de cause d’atténuation ou d’abolition de la responsabilité pénale de l’assaillant, a précisé, mercredi, une source proche de l’enquête.
Le déroulé de l’attaque
L’attaque a eu lieu dimanche peu avant 23 heures sur le quai de la Loire, au niveau du cinéma MK2. La scène n’a duré que quelques minutes et dans un périmètre de moins de 500 mètres. Mais elle a semé la panique dans ce quartier de Paris encore très fréquenté à cette heure-là. L’assaillant, armé d’un couteau avec une lame d’une trentaine de centimètres et d’une barre de fer, a agressé dans la rue des passants qui lui étaient, semble-t-il, inconnus.
Il s’en est d’abord pris à un premier groupe de personnes. Un homme qui jouait à la pétanque lui a alors jeté une boule pour tenter de le stopper. La boule a atteint l’agresseur à la tête, mais elle ne l’a pas empêché de poursuivre sa route. L’assaillant s’en est ensuite pris à deux touristes britanniques à coups de couteau, avant de jeter sa barre de fer sur un autre passant. C’est à ce moment-là qu’il a été arrêté par une brigade anticriminalité (BAC).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Les bonnes résolutions et habitudes de travail en vue du bac 2019 se prennent dès la rentrée. Jean-Pierre Costille, professeur d’histoire-géographie, a sélectionné 5 réflexes, 5 sites Web et 5 ouvrages utiles.
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Bac 2019 : conseils et ressources pour se préparer en histoire-géo

Les bonnes résolutions et habitudes de travail en vue du bac 2019 se prennent dès la rentrée. Jean-Pierre Costille, professeur d’histoire-géographie, a sélectionné 5 réflexes, 5 sites Web et 5 ouvrages utiles.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 11h07
   





                        



   


Pour aider les terminales à bien commencer l’année et à préparer leur épreuve du bac 2019 d’histoire-géographie, Jean-Pierre Costille, qui enseigne cette discipline au lycée Jules-Haag de Besançon, propose cinq conseils, cinq sites et cinq livres.
Cinq éléments à savoir pour bien démarrer l’année
1. Lire d’autres exemples de cours, en plus du travail réalisé avec votre professeur. Des rappels en vidéo sont disponibles, après inscription gratuite, sur le site Les Bons Profs, pour le bac S, le bac ES ou le bac L. Attention, d’autres fonctionnalités de ce site sont accessibles uniquement de façon payante.
2. Suivre l’actualité pour faire des liens entre le cours et aujourd’hui est un bon réflexe. Les occasions sont nombreuses, en voici quelques exemples : Apple franchit 1 000 milliards de dollars de capitalisation en Bourse ; Ikea en Inde, la décision de nommer un Canadien à la tête d’Air France.
3. Connaître les méthodes et exigences de l’épreuve est fondamental. Pour en savoir plus, voici quelques conseils méthodologiques.
4. Oui, mais concrètement ? Le meilleur moyen est de revoir les questions qu’ont posées vos prédécesseurs lors d’un tchat en juin, à une semaine du bac, sur LeMonde.fr.
5. Ne pas se laisser intoxiquer par les rumeurs sur les sujets : pas question de compter sur une alternance entre majeure et mineure par exemple ! Le bon réflexe ? Consultez les annales qui se trouvent ici.
Cinq sites Web pour réussir
1. Bien connaître ses localisations : vous pouvez vous tester sur jeux-geographiques.com : entrez par la rubrique monde avec au choix les pays d’Afrique, du Moyen-Orient ou d’Asie. Vous pouvez même vous défier entre vous ! Attention, certains espaces couverts par le site sont plus larges que les questions du bac, comme pour l’Asie du Sud et de l’Est.
2. Dessiner une carte ne s’improvise pas : le site des Clionautes, Clio-Carto, donne toutes les pistes pour y arriver, tant sur les cartes que sur les croquis.
3. Vérifier ses acquis, sur le site de révisions Afterclasse, notamment, qui propose également des exercices, tout comme Kartable. On y apprécie la multitude de schémas proposés en géographie, qui peuvent valoriser sa composition. A savoir : certaines fonctionnalités du site sont réservées aux abonnés.
4. Des outils vous permettent de comparer la taille réelle de deux pays ou de vous rendre compte que la Californie peut contenir toute l’Italie : rendez-vous par exemple sur Mapfrappe.
5. Disposer d’exemples originaux pour illustrer la mondialisation, comme la crevette (dans ce documentaire d’Arte), la pâte à tartiner (avec ce documentaire) ou encore le titane (juste ici).
Cinq livres pour approfondir
1. « Atlas de la mondialisation : une seule terre, des mondes », de Laurent Carroué (éd. Autrement). Le dernier, et très utile, ouvrage de ce grand spécialiste de la mondialisation propose de nombreuses cartes inédites
2. Le magazine Carto. Cette très bonne revue propose tous les deux mois une vision du monde par les cartes. Le numéro 45, de janvier-février 2018, offrait ainsi un dossier sur la péninsule Arabique et le numéro 46, de mars-avril, consacrait un article au panda comme acteur du soft power de la Chine.
3. « Vivre en terre occupée : un voyage en Palestine, de Naplouse à Gaza », de José Pablo Garcia (La Boîte à bulles/Action contre la faim). Ce livre graphique permet d’aborder autrement le conflit israélo-palestinien, en choisissant comme angle le quotidien des populations qui vivent en territoire occupé.
4. « L’Atlas des nouvelles routes », hors-série de « Courrier international » (septembre-octobre 2018). Trente-trois cartes pour décrire le monde, des flux de données aux futures voies polaires, en passant par les routes de la soie ou celles des migrants, une planète en mouvement.
5. « Une vie chinoise », de Li Kunwu et Philippe Otié (éd. Kana). Dans cette bande dessinée, on suit l’évolution de la Chine de Mao à aujourd’hui. Tout y est ! Les trois volumes ont été rassemblés en une intégrale, augmentée d’une quarantaine de pages.
Et deux bonus pour terminer…
Jean-Pierre Costille propose de prolonger le cours en suivant son compte Instagram. Il y voit ou revoit quelques chiffres marquants, par exemple sur la Chine ou sur les espaces maritimes.Pensez à réviser vos cours plusieurs fois tout au long de l’année, surtout ceux vus en début d’année, et à vérifier vos acquis : voici quelques quiz conçus par Jean-Pierre Costille pour ses élèves à cet effet, librement accessibles. Le principe ? Faites un glisser-déposer des informations qui apparaissent à l’écran puis vérifiez vos réponses en cliquant sur le bouton bleu en bas à droite. Si tout est vert, c’est juste, sinon les réponses fausses apparaissent cerclées de rouge. Vous pouvez réessayer jusqu’au message de réussite ! Voici par exemple de quoi réviser les mémoires et les protagonistes de la seconde guerre mondiale, les acteurs au Moyen-Orient ou encore la mondialisation en débat. Dans les exercices suivants, il faut relier deux informations : les lieux de la mondialisation et ses grandes dates.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Le tribunal administratif de Toulouse a tranché en faveur de la commune de Blagnac, qui a publié un arrêté interdisant à Enedis de changer un compteur sans l’accord du propriétaire.
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Compteurs Linky : les propriétaires auront le droit de refuser l’accès à leur logement

Le tribunal administratif de Toulouse a tranché en faveur de la commune de Blagnac, qui a publié un arrêté interdisant à Enedis de changer un compteur sans l’accord du propriétaire.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 09h04
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 14h59
   





                        



   


C’est une première. Mardi 11 septembre, le tribunal administratif de Toulouse a confirmé le droit des habitants de Blagnac de refuser l’accès à leur logement pour la pose d’un compteur Linky, ainsi que la transmission des données collectées par le compteur, selon France 3 Occitanie.
Le maire de cette commune, Joseph Carles, avait en effet pris un arrêté, le 16 mai, réglementant la pose des compteurs Linky par Enedis. Il voulait garantir à ses habitants la liberté d’accepter ou de refuser, sans pression, l’accès à leur logement ou à leur propriété, ainsi que la transmission des données collectées.
Refus par lettre simple
Comme plus de 600 autres communes, d’après un décompte réalisé par un site anti-Linky, le maire de Blagnac s’était appuyé sur les directives de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) relatives au traitement des données de consommation détaillée pour justifier cet arrêté. Il permettait aussi à l’usager de stipuler son refus par lettre simple à Enedis.
Mais à la suite de cet arrêté, le préfet avait saisi le tribunal administratif en référé. Celui-ci a donc tranché en faveur de la commune, confirmant la liberté de choix des usagers.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Pour la philosophe Bérénice Levet, si le féminisme a été un mouvement d’émancipation, les néo-féministes d’aujourd’hui criminalisent le désir masculin et occultent certaines réalités.
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Haro sur les néoféministes

Pour la philosophe Bérénice Levet, si le féminisme a été un mouvement d’émancipation, les néo-féministes d’aujourd’hui criminalisent le désir masculin et occultent certaines réalités.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 12h37
    |

            Christine Rousseau








                        



                                


                            

Le livre. Aurait-elle calculé son coup que Bérénice Levet ne s’y serait pas mieux pris pour susciter une fois encore la polémique. Et l’ire des féministes. Alors que s’ouvre la première université du féminisme (13 et 14 septembre) à l’initiative Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat en charge de l’égalité des femmes et des hommes, la philosophe publie un essai aussi stimulant et provoquant qu’irritant.
Un livre de « résistance » que certain(e)s taxeront, non sans raison, de brûlot antimoderne, réactionnaire, islamophobe, misogyne. Et bien évidemment antiféministe, comme le proclame son titre, qui n’aurait pas souffert de l’ajout du suffixe « néo », tant la cible clairement définie sont les néoféministes.
Ainsi, après s’être employée à démonter les limites et les dérives de la théorie du genre – thèse dont on trouve trace ici, les néoféministes s’est étant abondant nourri –, la spécialiste d’Hannah Arendt s’attelle à démonter les dangers de l’« idéologie » « infantilisante », « puritaine », dont le discours victimaire (l’affaire Weinstein a servi, selon elle, de caisse de résonance) tend à criminaliser le désir masculin.
Et surtout, à imposer un nouveau modèle de société cloisonnée au sein de laquelle est exaltée l’appartenance communautaire. Ainsi écrit-elle : « Je ne crains pas, de parler d’alibi, ces campagnes orchestrées contre la violence masculine poursuivent deux objectifs très nets : surveiller et punir toujours plus les hommes, et périmer une civilisation exaltant la dualité, la polarité des deux sexes, réputée pour son art de la mixité et de l’érotisation des relations entre les hommes et les femmes, mais sachant soustraire chacun à son identité sexuelle dans certaines sphères de l’existence. »
« Etre féministe aujourd’hui, c’est fermer les yeux sur les agressions sexuelles et les viols lorsqu’ils ne sont pas commis par des mâles blancs occidentaux »
Si...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Près d’un an après l’apparition du mouvement #metoo, l’historienne Michelle Perrot, la psychanalyste Sarah Chiche et l’écrivaine Belinda Cannone débattent sur le sujet en livrant leur vision personnelle du féminisme.
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Article sélectionné dans La Matinale du 11/09/2018
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« Nous voulons toutes l’égalité, mais nous ne sommes pas d’accord sur la manière d’y parvenir »

Près d’un an après l’apparition du mouvement #metoo, l’historienne Michelle Perrot, la psychanalyste Sarah Chiche et l’écrivaine Belinda Cannone débattent sur le sujet en livrant leur vision personnelle du féminisme.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 09h27
    |

Nicolas Truong







                        



                                


                            
Les mouvements #metoo et #balancetonporc ont rendu possible la solidarité spontanée entre les victimes de violences sexuelles. Mais les critiques qui leur ont été adressées ont mis au jour les risques de censure dans l’art et de dénonciation sur les réseaux sociaux. Quels nouveaux rapports entre les femmes et les hommes doit-on inventer ? Invitées le 8 juillet aux Controverses du Monde au Festival d’Avignon, l’historienne Michelle Perrot, la psychanalyste Sarah Chiche et l’écrivaine Belinda Cannone ont débattu de l’avenir d’un grand mouvement d’émancipation.
Toutes trois sont intervenues dans le débat, en janvier, en donnant dans Le Monde des points de vue divergents : Sarah Chiche en cosignant, notamment avec Catherine Deneuve, la fameuse tribune défendant une « liberté d’importuner indispensable à la liberté sexuelle », Michelle Perrot en faisant état de sa sidération devant « l’absence de solidarité des femmes signataires de cette tribune » et Belinda Cannone expliquant que « le jour où les femmes se sentiront autorisées à exprimer leur désir, elles ne seront plus des proies ».

De quoi l’affaire Weinstein a-t-elle été le signe ? Et peut-on dire que nous vivons une révolution anthropologique qui sonnerait le glas de la domination masculine ?
Michelle Perrot : L’affaire Harvey Weinstein marque une prise de parole des femmes sur leur corps intime, harcelé voire violé. Tout à coup, toutes se sont mises à parler. Le mouvement a surgi dans les milieux où le corps était le plus exposé, ceux du cinéma et du théâtre, mais cette parole de privilégiées a gagné toutes les couches sociales, les lieux et les générations. C’est aussi un phénomène lié aux techniques de communication. Il est certain qu’on n’aurait pas eu cette diffusion rapide s’il n’y avait pas eu Internet et les réseaux sociaux… Donc c’est un événement à deux titres : pour la parole en elle-même et pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ La fermeture prochaine des derniers bains publics menace de fragiliser des populations déjà précaires.
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« Aux bains-douches de Lille, je peux me laver pour 1,30 euro »

La fermeture prochaine des derniers bains publics menace de fragiliser des populations déjà précaires.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 06h44
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 15h05
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        



                                


                            

Les cheveux encore légèrement humides, il salue d’un mouvement de tête le personnel des bains-douches, et s’en va sans un bruit. Voilà trente ans que Boualem Blidi se rend deux fois par semaine aux bains publics lillois, ouverts du mercredi au dimanche. A 70 ans, cet habitant du quartier populaire de Wazemmes prend le métro chaque mercredi et vendredi pour venir se laver en toute discrétion aux bains municipaux de Fives. C’est le dernier lieu de la métropole lilloise à proposer gratuitement ou pour quelques pièces jaunes un accès aux douches et baignoires. « Je n’ai pas de salle de bains chez moi, confie Boualem Blidi. Ici, pour 1,30 euro, je peux me laver. Comment je vais faire si ça ferme ? »
Son inquiétude est partagée par la grande majorité des utilisateurs de cet espace public social : précaires, Roms, sans-abri ou nostalgiques des bains publics. Les carreaux de carrelage cassés, le fond des baignoires blanches usé et élimé ou les miroirs piqués ne gênent pas ces habitués qui connaissent des fins de mois difficiles.
Au milieu des effluves de savon noir, Soukaina Ouhaddou, 20 ans, partage chaque semaine avec son père et ses cinq petits frères et sœurs une sorte de rituel familial en venant aux bains fivois. « C’est rigolo pour les enfants de venir se laver ici », explique Soukaina, l’aînée de la fratrie. Chez eux, à Wattignies, à six kilomètres de Lille, le cumulus est hors d’usage. Ici, les sept membres de la famille viennent profiter des baignoires et des douches pour 5,60 euros. Quand on est pauvre, chaque centime compte.
Martine Aubry, a décidé de mettre en place des permanences du service d’action sociale pour étudier la situation de chaque usager
Dans sa longue robe noire, Malika Boulouiz se plaint des tarifs de l’eau. Trop élevés. Avec son salaire de femme de ménage à mi-temps, impossible de s’offrir le hammam. Alors les bains-douches, c’est son moment de détente, le samedi, avec un ou plusieurs de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Le site élargit son champ d’action à l’immobilier neuf, compte encore se développer dans la location de vacances et propose d’organiser le paiement de certaines transactions.
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Les nouvelles affaires du Boncoin

Le site élargit son champ d’action à l’immobilier neuf, compte encore se développer dans la location de vacances et propose d’organiser le paiement de certaines transactions.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 05h30
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 16h08
    |

            Denis Cosnard et 
Cécile Prudhomme








                        



                                


                            

Leboncoin était déjà la plus grande brocante de France, doublée d’une immense agence immobilière et d’une puissante plate-forme d’annonces d’emplois. Douze ans après sa création, le site élargit encore son champ d’action. On y trouve toujours de vieilles partitions d’Yves Duteil, des Ferrari d’occasion, des balais d’essuie-glace, un sex-shop à reprendre à Soissons, dans l’Aisne, des studios et des châteaux, un lot de 110 vaches limousines, ou encore un poste de carreleur en intérim à Saint-Brieuc. Mais, désormais, Leboncoin propose aussi des programmes immobiliers neufs. Une petite révolution dévoilée officiellement mercredi 12 septembre.
C’est la première fois que le spécialiste des produits de seconde main et des logements anciens s’aventure sur le terrain du neuf. Sans doute pas la dernière. « Après la construction du site, puis son développement, nous entrons dans une phase d’accélération… et de bouleversements, annonce Antoine Jouteau, le directeur général. Nous arrivons donc dans de nouveaux secteurs, et cela va continuer. » 
En novembre 2017, l’entreprise, filiale du norvégien Schibsted, avait préparé le terrain en achetant auprès de SoLocal (ex-PagesJaunes) le site A Vendre A Louer, qui comportait des pages consacrées aux programmes neufs. Ces derniers jours, ces pages ont été transférées sur un site spécifique, Immobilierneuf.leboncoin.fr. L’offre va d’un studio de 78 000 euros à Lorient (Morbihan) jusqu’à un cinq-pièces « à partir de 3,8 millions d’euros » dans une résidence de luxe surplombant la Méditerranée, à Cannes (Alpes-Maritimes). 
Quelque 4,5 millions de Français ont réservé leurs vacances sur le site en 2017
Au total, Leboncoin propose 3 600 programmes, signés Eiffage, Vinci, Nexity, etc. Ils représentent « plus de 35 800 logements à acheter en France ». C’est beaucoup moins que le concurrent SeLoger, qui affiche près de 140 000 annonces d’appartements ou de maisons à acheter....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Le président de la commission sénatoriale entend bien « lever les incohérences qui demeurent » dans ce feuilleton qui a terni l’image de l’exécutif.
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Affaire Benalla : reprise des auditions au Sénat

Le président de la commission sénatoriale entend bien « lever les incohérences qui demeurent » dans ce feuilleton qui a terni l’image de l’exécutif.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 05h22
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 11h19
   





                        



Le feuilleton qui a terni l’image de l’Elysée tout l’été n’est pas tout à fait terminé. L’affaire Benalla, du nom de ce proche collaborateur d’Emmanuel Macron filmé en train de se livrer à des violences contre des manifestants le 1er mai à Paris, se réinvite au Sénat, dès mercredi 12 septembre.
Une série de nouvelles auditions a en effet commencé devant la commission d’enquête du Sénat pour tenter d’établir la chaîne de responsabilités qui a permis à ce chargé de la sécurité à l’Elysée d’outrepasser ses fonctions, lui valant à la fin de juillet une mise en examen pour violences en réunion, immixtion dans l’exercice d’une fonction publique, port sans droit d’insignes réglementés, recel de détournement d’images et recel de violation du secret professionnel.

        Lire aussi :
         

                Les personnages-clés à connaître pour comprendre l’affaire Benalla



Pourquoi Alexandre Benalla, chargé de mission à l’Elysée, était-il avec des policiers lors de cette manifestation parisienne ? Qui a autorisé sa présence ? Qui était informé des violences commises par ce collaborateur de l’Elysée et pourquoi n’ont-elles pas été rendues publiques avant les révélations du Monde ? Quelle a été la réaction de l’exécutif ? Une sanction a-t-elle bien été prise ?
Beaucoup de points restent aujourd’hui encore à éclaircir, et le président de la commission sénatoriale, Philippe Bas, entend bien obtenir des réponses et « lever les incohérences qui demeurent ». Le sénateur juge en particulier « pour le moins fragile » la thèse « officielle » selon laquelle Alexandre Benalla n’aurait eu à l’Elysée qu’une simple « fonction d’organisation sans prendre part à la protection du président ».

        Lire aussi :
         

                Le sénateur Philippe Bas, le sonneur de cloches



9 h 30 : François-Xavier Lauch, chef de cabinet d’Emmanuel Macron
Selon l’organigramme de l’Elysée, Alexandre Benalla était son adjoint en tant que « chargé de mission » en matière de sécurité. François-Xavier Lauch, chef de cabinet d’Emmanuel Macron et responsable hiérarchique de M. Benalla, s’est exprimé publiquement sur cette affaire pour la première fois devant les sénateurs.
M. Lauch a estimé que M. Benalla avait eu « un comportement individuel fautif » et qu’il avait « à l’évidence agi en dehors de ses fonctions à la présidence de la République ». « Je peux vous dire qu’en voyant cette vidéo, j’ai été choqué », a-t-il dit.
« J’ai entendu parler de milice » à l’Elysée. « Ce n’est absolument pas le cas », a cependant assuré cet homme de 36 ans, ancien sous-préfet du Vaucluse.
Insistant à plusieurs reprises sur le fait qu’il était en voyage préparatoire en Nouvelle-Calédonie au moment des faits, M. Lauch a également souligné que « M. Benalla n’a pas exercé de mission de police » dans le cadre de ses fonctions à l’Elysée.
11 heures : Eric Bio-Farina, commandant militaire de l’Elysée
Déjà entendu en juillet par l’éphémère commission d’enquête de l’Assemblée nationale, le général Eric Bio-Farina sera notamment auditionné sur les autorisations délivrées à Alexandre Benalla pour assister à la manifestation du 1er mai.
En juillet, cet ancien chef d’escadron, qui occupait déjà des fonctions similaires sous François Hollande, avait en effet contredit la version du directeur de l’ordre public et de la circulation à la préfecture, Alain Gibelin, selon laquelle le collaborateur d’Emmanuel Macron n’avait reçu aucune autorisation de la préfecture.
12 h 15 : Maxence Creusat, commissaire de police à la direction de l’ordre public et de la circulation de la préfecture de police de Paris
Ce jeune commissaire était chargé du maintien de l’ordre place de la Contrescarpe, dans le 5e arrondissement de Paris, où Alexandre Benalla a violenté les deux manifestants le 1er mai. Au moment des violences commises, Maxence Creusat se tenait à quelques mètres du collaborateur de l’Elysée, mais il n’aurait rien vu, occupé avec les CRS qu’il commandait.

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Selon Alain Gibelin, c’est lui qui se serait rendu auprès des services de vidéosurveillance de la préfecture, le soir du 18 juillet, pour vérifier la présence d’une vidéo des événements du 1er mai, qui a par la suite été transmise illégalement à Alexandre Benalla. Il est venu se dénoncer le lendemain auprès du directeur de l’ordre public et de la circulation à la préfecture, « le visage défait », en lui expliquant qu’il avait fait « une grosse connerie ». Il a été suspendu dans la foulée, et mis en examen avec deux autres policiers pour détournement d’images issues d’une vidéoprotection et violation du secret professionnel.

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Article sélectionné dans La Matinale du 11/09/2018
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La ministre de la justice Nicole Belloubet s’attaque à la surpopulation carcérale

Dans son « plan prison » présenté mercredi, la garde des sceaux envisage de proscrire l’emprisonnement pour les très courtes peines.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 05h18
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 07h44
   





                        



   


Le plan prison, qui est présenté mercredi 12 septembre par le gouvernement, permettra de réduire la surpopulation carcérale de 8 000 personnes, affirme la garde des sceaux dans un entretien aux Echos. Nicole Belloubet mise sur « la redéfinition de l’échelle des peines », sans fixer d’échéance précise.
Son projet, qui sera présenté en conseil des ministres, réécrit l’échelle des peines pour éviter de courtes peines d’emprisonnement. En dessous d’un mois, elles seront ainsi interdites ; tandis qu’entre un et six mois, la peine s’exécutera, par principe, dehors.
7 000 nouvelles places de prison
« On a fait de l’emprisonnement la peine de référence unique, ce qui est inefficace quand elle est de courte durée », justifie la ministre dans cet entretien aux Echos, où elle répète son souhait de développer les alternatives à l’incarcération, notamment les travaux d’intérêt général.
Selon les derniers chiffres officiels, le nombre de personnes détenues dans les prisons françaises s’établissait, au 1er août, à 70 519 pour 59 870 places.
Pour lutter contre cette surpopulation chronique, le plan de la ministre prévoit également de créer 7 000 places de prison d’ici à la fin du quinquennat, et de lancer d’ici à 2022 la construction de 8 000 autres places, conformément au vœu du président Emmanuel Macron.

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Parmi ces nouvelles places, 2 500 seront construites dans des maisons d’arrêt avec un « haut niveau de sécurité », a détaillé Mme Belloubet, alors que l’administration pénitentiaire est sous le coup de l’évasion, le 1er juillet, du braqueur Redoine Faïd, qui reste encore aujourd’hui introuvable.



                            


                        

                        

