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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Selon les auteurs d’une étude, pendant des décennies l’Eglise a « détruit ou manipulé » de nombreux documents relatifs à des suspects et « minimisé » sciemment la gravité et l’ampleur des faits.
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En Allemagne, l’Eglise se dit « honteuse » après la révélation de milliers de cas d’abus sexuels commis par des prêtres

Selon les auteurs d’une étude, pendant des décennies l’Eglise a « détruit ou manipulé » de nombreux documents relatifs à des suspects et « minimisé » sciemment la gravité et l’ampleur des faits.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 17h02
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 17h38
   





                        


Entre 1946 et 2014, au moins 3 677 enfants ont été abusés sexuellement par plus d’un millier de prêtres en Allemagne, selon une étude sur l’Eglise catholique allemande révélée mercredi 12 septembre par le Spiegel et Die Zeit.
Pendant trois ans et demi, un consortium de chercheurs des universités de Mannheim, Heidelberg et Giessen a examiné 38 000 dossiers et manuscrits provenant de 27 diocèses allemands et transmis par l’Eglise. Selon les auteurs de l’étude, pendant des décennies l’Eglise a « détruit ou manipulé » de nombreux documents relatifs à des suspects et « minimisé » sciemment la gravité et l’ampleur des faits.

        Lire aussi :
         

                Violences sexuelles : le pape François condamne, les victimes demandent des actes



Peu de sanctions
Selon le rapport, les clercs accusés étaient souvent transférés sans que les fidèles ne soient avertis du danger potentiel pour les enfants. Seulement un tiers des suspects ont fait face à des poursuites en vertu du droit canonique, mais les sanctions étaient minimes voire inexistantes, expliquent les auteurs du rapport.
Face à ces révélations, l’Eglise catholique allemande s’est dite « accablée, honteuse ». « Nous sommes conscients de l’ampleur des abus sexuels qui ont été démontrés par les résultats de l’étude », a déclaré l’évêque Stephan Ackerman dans un communiqué au nom de la conférence épiscopale allemande. Il a cependant dénoncé le fait que ce rapport, commandé par l’Eglise en 2014, ait fuité dans les médias avant sa présentation prévue le 25 septembre lors de la conférence épiscopale.
En 2017, un rapport révélait déjà qu’au moins 547 enfants du chœur catholique de Ratisbonne avaient été victimes de sévices entre 1945 et 1992.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Les eurodéputés ont demandé à une large majorité aux Etats européens de déclencher l’article 7 des traités de l’Union à l’encontre de la Hongrie.
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Le Parlement européen dénonce les « risques de violation de l’Etat de droit » en Hongrie

Les eurodéputés ont demandé à une large majorité aux Etats européens de déclencher l’article 7 des traités de l’Union à l’encontre de la Hongrie.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 13h32
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 18h08
    |

            Cécile Ducourtieux (Strasbourg, envoyée spéciale)








                        



   


« Je vais parler très lentement, ce vote est délicat », avait prévenu Antonio Tajani, le président du Parlement européen, qui présidait la séance du vote de l’hémicycle strasbourgeois sur le déclenchement d’une procédure exceptionnelle liée au respect de l’Etat de droit en Hongrie. Le rapport sans concessions de l’élue verte néerlandaise Judith Sargentini sur la politique du premier ministre Viktor Orban, a, finalement, été adopté, mercredi 12 septembre. Et à une large majorité : 448 voix pour, 197 contre et seulement 48 abstentions.
L’article 7 des traités de l’Union, procédure aussi exceptionnelle que stigmatisante, actionnée qu’une fois dans l’histoire de l’UE (par la Commission contre la Pologne à la fin de 2017), va donc pouvoir être activée à l’encontre du gouvernement de Viktor Orban, toujours membre du Parti conservateur européen (PPE) mais devenu coqueluche des droites extrêmes européennes en raison de sa politique hostile aux migrants.
« La décision d’aujourd’hui n’est rien de moins qu’une petite vengeance des politiciens pro-immigration contre la Hongrie », a déclaré depuis Budapest le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto peu après l’annonce du vote.
Il a ajouté estimer que le vote des élus est « l’ultime preuve claire que le Parlement européen compte une très grande majorité de politiciens pro-immigration » et qu’elle a « révélé l’intention de former une coalition après les élections [européennes] de mai prochain entre les libéraux, la gauche et le PPE », qui a voté la résolution, selon M. Szijjarto.

        Le contexte avant le vote :
         

          Les enjeux du vote au Parlement européen sur l’Etat de droit en Hongrie



Le PPE détenait les clés du vote
Par ce vote, hautement symbolique, le Parlement de Strasbourg dénonce des « risques de violation grave de l’Etat de droit en Hongrie ». Mais la procédure de l’article 7 est longue, et son efficacité n’a encore jamais été prouvée : pour l’heure, Varsovie a refusé d’amender substantiellement ses réformes de la justice, jugées problématiques par la Commission.
Une fois l’article 7 recommandé au Conseil, les Etats membres doivent encore se saisir de la procédure : une majorité des quatre cinquièmes des votants est requise. S’ensuivent des consultations avec le gouvernement du pays concerné. En théorie, l’article 7 peut déboucher, si l’Etat membre n’est absolument pas coopératif, sur une suspension de ses droits de vote au Conseil, à savoir une quasi-exclusion du jeu européen. Un scénario très hypothétique dans le cas de la Pologne, a fortiori dans celui de la Hongrie.
Il fallait que deux tiers des suffrages exprimés dans l’hémicycle approuvent le rapport Sargentini. Le changement d’attitude des caciques du PPE, jusqu’à présent très tolérants à l’égard de la politique hostile à Bruxelles et aux migrants de M. Orban a été déterminant. Avec 218 élus, le PPE détenait, en effet, les clés du vote.
Cent seize députés européens du PPE ont voté, mercredi, en faveur du déclenchement de la procédure contre la Hongrie. Les élus français du parti Les Républicains Franck Proust, Nadine Morano et Angelique Delahaye, également membres du PPE, ont voté contre la mesure.
Mardi 11 septembre, après que M. Orban eut livré un nouveau discours sans concessions à Strasbourg, dénonçant un « chantage » de l’Union, Joseph Daul, le président du PPE — un Alsacien aussi discret qu’influent, réputé proche de la chancelière Merkel — avait tweeté : « L’Union européenne est fondée sur la liberté, la démocratie, l’égalité, l’Etat de droit, le respect des droits humains et une société civile libre. Le PPE ne fera pas de compromis là-dessus, quelle que soit l’affiliation politique. »

The European Union is based on #freedom, democracy, equality, academic liberty, #RuleOfLaw, respect for human right… https://t.co/K10CxBsv7s— JosephDaul (@Joseph Daul)


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Un peu plus tard, Manfred Weber, chef de file du PPE à Strasbourg et candidat à la succession de M. Juncker à la présidence de la Commission, disait qu’il voterait « en faveur de l’article 7 ». Il a de nouveau tweeté mercredi matin, juste avant le vote :
« Aujourd’hui, je voterai en faveur de l’activation de l’article 7 pour la #Hongrie. J’ai toujours été favorable au dialogue et je continue à l’être, mais hier je n’ai constaté aucune volonté du PM hongrois de faire un pas vers nous. »

Today I will vote in favour of triggering #Article7. I have always been in favour of building bridges and I want to… https://t.co/Xbp0HZZOSR— ManfredWeber (@Manfred Weber)


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Un axe de campagne pour les européennes
La question sera maintenant de savoir si le PPE, qui, jusqu’à présent, s’y refusait, prendra la décision d’exclure M. Orban, à tout le moins de le suspendre en attendant un sommet du parti, au début de novembre à Helsinki. Ces dernières heures, le parti était très divisé. Mardi soir, en réunion de groupe, en présence de M. Orban, aucun élu PPE n’a demandé le « départ de M. Orban », selon plusieurs sources internes.
Beaucoup estiment qu’il ne faut pas céder aux « manœuvres » des autres partis politiques, extrême droite, sociaux-démocrates ou libéraux, qui rêvent de déstabiliser le PPE en lui faisant perdre son statut de premier parti de l’Union. Laisser partir M. Orban serait, de fait, prendre le risque de se priver d’une partie des sensibilités est-européennes et très droitières du parti paneuropéen.
Prudent, Manfred Weber, qui joue sa candidature dans ce bras de fer à venir entre Budapest et les institutions de l’Union, est resté très prudent, mercredi matin, sur Twitter : « Le @EPPGroup souhaite maintenir le dialogue et continuer à préserver l’unité de l’Europe. Les semaines qui viennent doivent permettre d’engager le dialogue, pas d’y mettre fin. Les valeurs européennes ne sont pas négociables pour nous. »

The @EPPGroup wants to keep the dialogue and continue bringing Europe together. The dialogue should begin, not end,… https://t.co/Kljlm87YJC— ManfredWeber (@Manfred Weber)


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« Il y a dix ans de cécité et de silence coupable sur ce qui se passe en Hongrie, en particulier de la part de ceux qui pensent qu’au motif que s’opposer au populisme, c’est le nourrir, ont préféré s’accommoder du populisme et le laisser grandir », déclarait Nathalie Loiseau, ministre des affaires européennes française à Strasbourg mercredi matin, quelques heures avant le vote.
« Ce sera au PPE de prendre sa décision. Mais j’aurais du mal à comprendre que des partis dits de centre droit affichant des valeurs européennes fortes et leurs croyances dans les valeurs fondamentales constatent qu’une forte majorité du Parlement considère qu’il y a risque fort de violation de l’Etat de droit en Hongrie, mais que le Fidesz reste bienvenu dans le PPE. »
M. Macron a fait de son opposition à M. Orban et à sa vision ultranationaliste un des grands axes de sa campagne pour les européennes.

        Lire la chronique de Sylvie Kauffmann :
         

          « Longtemps marqueur de l’extrême droite, la question de l’identité est devenue mainstream »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Pour son dernier discours sur l’état de l’Union, le président de la Commission européenne a évoqué des projets ambitieux. Seul problème : le manque de temps pour les concrétiser.
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Jean-Claude Juncker prône une Europe « ouverte mais pas offerte »

Pour son dernier discours sur l’état de l’Union, le président de la Commission européenne a évoqué des projets ambitieux. Seul problème : le manque de temps pour les concrétiser.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 13h30
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 14h59
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen) et 
Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Pour ce qui était à la fois le programme de sa dernière année à la tête de la Commission et son testament politique, Jean-Claude Juncker a livré un programme assez semblable, finalement, à celui qu’il traçait il y a quatre ans. Sa « Commission politique » et « de la dernière chance » a toutefois été confrontée à une série de crises et d’écueils qui ont entamé son projet d’« Europe forte et unie », « ouverte mais pas offerte ». Et laisseront probablement de son passage à la commission le souvenir d’un semi-échec. Qu’importe, a semblé dire le Luxembourgeois : l’Europe restera « la grande affaire de ma vie », dit-il. Et il espère lui tracer une nouvelle ligne.

        Notre analyse :
         

          Les travers de la gestion Juncker



L’Europe « acteur global »
L’Union ne peut, dit M. Juncker, rester éternellement « sur les gradins », se contenter d’être une spectatrice, une commentatrice et une payeuse. Elle doit être une actrice, une architecte. Pour cela, elle aura toutefois besoin d’une diplomatie plus unie. Et, donc, abolir le principe du vote à l’unanimité dans le domaine des relations extérieures, pour passer à celui du vote à la majorité qualifiée. Pour être forte, elle doit aussi concrétiser son programme de défense commune. Ces éléments figuraient déjà dans son discours de l’Union de 2017, mais sur la fin du vote à l’unanimité, les Etats membres restent, pour l’instant, extrêmement réticents.

        A propos de
         

          la naissance « historique » de l’Europe de la défense



Le défi de la migration
L’Europe « qui protège » doit principalement protéger ses frontières. L’agence Frontex de gardes-frontières devrait donc être dotée à terme de 10 000 agents. Pour le reste, pas question de blâmer la Commission, qui a multiplié les propositions pour affronter la crise migratoire, affirme son président. Cinq des sept textes qu’elle a mis sur la table pour la création d’un système commun d’asile ont été adoptés, son action a permis de sauver « 690 000 personnes depuis 2015 », dixit M. Juncker, le nombre de passages sur les routes de la migration a fortement chuté.
C’est désormais au Conseil (les Etats membres) d’effectuer des « pas décisifs » pour trouver des solutions durables en vue de l’accueil et de la répartition pour ceux qui ont droit à l’asile. Il faut aussi protéger les règles de l’espace Schengen pour « sauver » ce système. Quant à l’Europe, elle « ne sera jamais une forteresse tournant le dos au monde qui souffre », a affirmé le Luxembourgeois, qui, au sein de sa famille politique, le Parti populaire européen, paraît désormais très isolé sur cette position. Même si elle pointe désormais du doigt les écarts de Viktor Orban par rapport à l’Etat de droit, la droite européenne a largement adopté son discours de repli et de fermeture des frontières.

        Notre compte-rendu
         

          du mini-sommet européen, en juin, sur la crise des migrants



La sécurité
La Commission propose de nouvelles règles afin de supprimer, dans un délai de soixante minutes, les contenus terroristes en ligne. Elle pariait jusqu’à présent sur la bonne volonté des plates-formes en ligne, mais estime désormais qu’elles n’ont pas fait montre d’assez de fermeté. Elle entend aussi élargir le mandat du parquet européen à la lutte contre le terrorisme. Elle veut durcir les règles concernant le blanchiment des capitaux au-delà des frontières européennes et inciter les capitales à mieux protéger leurs processus électoraux contre les interventions de pays tiers ou d’intérêts privés.
L’Euro, monnaie mondiale
Il faut accroître le poids de la monnaie unique sur la scène mondiale et faire cesser le fait, par exemple, que l’Union règle en dollars ses 300 milliards annuels d’importations énergétiques, a insisté M. Juncker. L’euro, conforté par un renforcement de l’union économique et monétaire, doit être le véritable instrument de la souveraineté européenne.

        Notre éditorial :
         

          Le fantasme d’une guerre des monnaies



Une taxe digitale avant la fin de l’année
M. Juncker a insisté sur la nécessité pour les Etats membres d’adopter la taxe digitale chère à Emmanuel Macron. La commission a mis une proposition sur la table en mars dernier, mais quelques Etats membres, à commencer par l’Irlande ou l’Allemagne, hésitent toujours. « Les électeurs veulent que cette proposition de la Commission acquière force de loi. Et ils ont tout à fait raison », a déclaré le Luxembourgeois. Présente à Strasbourg, la ministre des affaires européennes, Nathalie Loiseau, s’est montrée satisfaite : « On ne perd pas la détermination à y arriver avant la fin de l’année. »
Le Brexit
Trois principes doivent guider la négociation en vue d’un retrait ordonné du Royaume-Uni. La participation, comme telle, de celui-ci au marché unique n’est pas possible ; l’Irlande du nord doit bénéficier de la loyauté, de la solidarité et d’une « solution créative » pour la question de sa frontière ; après mars 2019, l’ancien partenaire ne sera jamais « un pays membre comme un autre ». Mais il restera un voisin proche qui défend les mêmes valeurs et les mêmes principes. Il convient donc de mettre au point avec lui « un partenariat ambitieux » et de créer une zone de libre-échange. « La Commission ne fera pas obstacle à ce processus », mais elle refusera « les demi-mesures », a conclu M. Juncker. La conclusion du Brexit pour octobre paraissant de plus en plus improbable, la commission table, désormais, sur le mois de novembre pour un accord avec Londres.

        Compte à rebours :
         

          Brexit, plus que quatre mois pour trouver un accord



Cesser les divisions
L’Europe est trop petite pour se diviser, dit le président de la Commission, qui déplore le « triste spectacle » de ses tensions internes. Elle doit, au contraire, progresser dans les domaines de l’énergie, de l’union bancaire ou de l’union des capitaux. « Le patriotisme est une vertu, le nationalisme borné, un mensonge accablant et un poison pernicieux », « la nation et l’Union doivent marcher ensemble ».
L’Etat de droit
L’article 7 des traités – qui peut aller jusqu’à une suspension des droits de vote d’un pays membre – doit s’appliquer partout où l’Etat de droit est en danger, dit M. Juncker, sans citer la Hongrie, alors que son premier ministre, M. Orban, est menacé par un vote du Parlement de Strasbourg en faveur de cette procédure exceptionnelle. Dommage que Frans Timmermans, le premier vice-président du collègue européen, doive effectuer « un travail trop souvent solitaire » dans ce domaine, a ajouté le Luxembourgeois.
Une attention particulière doit aussi être apportée à la liberté de la presse, car « trop de journalistes sont attaqués, intimidés, assassinés » dans des pays membres et « il n’y a pas de démocratie sans une presse libre ». On ne peut, par ailleurs, déroger aux arrêts de la Cour de justice européenne. Ils doivent obligatoirement être respectés par toutes les capitales.
Un nouveau partenariat pour l’Afrique
La Commission évoque une nouvelle alliance avec le « continent cousin » qui comptera 2,5 milliards d’habitants en 2050. Il convient d’y investir plus, d’arrêter une relation basée seulement sur l’aide au développement, notion qui peut devenir « humiliante ». Car l’Afrique, dit le conservateur luxembourgeois, n’a pas besoin de charité mais de devenir un véritable partenaire. On peut y créer 10 millions d’emplois en cinq ans et développer le programme d’échanges Erasmus, qui a déjà concerné 35 000 étudiants et chercheurs, et peut bénéficier à trois fois plus d’entre eux.

        Sur la création de 10 millions d’emplois en Afrique,
         

          évoquée par Jean-Claude Juncker dans son discours



Le budget, vite
M. Juncker rompt une lance (en vain ?) pour que soit adopté, avant les élections européennes (qui ne doivent pas être vues comme « une crise démocratique ») le futur budget de l’Union, indispensable pour étendre le programme Erasmus, stimuler la recherche, multiplier par 20 l’effort pour la défense, ou offrir une aide supplémentaire de 23 % à l’Afrique. Pour autant, de moins en moins de diplomates et d’eurodéputés croient en la possibilité d’y parvenir avant le scrutin de 2019. « Démocratiquement, il est très difficile de dire aux électeurs qu’on a défini des priorités [budgétaires], avant qu’ils se prononcent », estime la ministre chargée des affaires européennes, Nathalie Loiseau.
Bien reçu, notamment pas les socialistes (« Vous êtes le véritable leadeur politique de la Commission », a lancé leur chef de file Udo Bullmann), le discours de M. Juncker souffre cependant d’un gros handicap : étant donné que la campagne pour les européennes a déjà commencé et que les activités du Parlement cessent en avril prochain, il ne reste plus au Luxembourgeois que quatre mois « utiles » tout au plus pour mener tous ses projets à bien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Le pape François doit recevoir jeudi une délégation d’évêques américains menée par le président de la conférence épiscopale, le cardinal Daniel DiNardo.
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Face aux affaires de pédophilie, les catholiques américains demandent des comptes à l’Eglise

Le pape François doit recevoir jeudi une délégation d’évêques américains menée par le président de la conférence épiscopale, le cardinal Daniel DiNardo.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 13h14
    |

            Stéphanie Le Bars (Washington, correspondance)








                        



                                


                            

Le grand déballage n’a pas encore eu lieu, mais les prochains mois pourraient bien être dévastateurs pour l’Eglise catholique aux Etats-Unis. Coup sur coup, deux affaires révélant des affaires de pédophilie dans le clergé et une culture de l’omerta dans la hiérarchie ont secoué l’institution et sidéré, une nouvelle fois, les fidèles. Or, cette fois, la justice, les paroissiens et certains religieux semblent déterminés à demander des comptes. Seize ans après la déflagration mondiale provoquée par la mise au jour de pratiques pédophiles systématiquement couvertes par les évêques dans l’archidiocèse de Boston, les catholiques américains (20 % de la population) ne comprennent pas que « cela » arrive encore.
En août, un rapport accablant publié à la suite d’une enquête du procureur de Pennsylvanie a dévoilé des abus sexuels perpétrés par plus de 300 « prêtres prédateurs » entre 1940 et 2010. En juillet, le cardinal Theodor McCarrick, l’ex-archevêque de Washington, a été forcé par le pape à la démission du collège cardinalice après des accusations d’agressions sexuelles sur mineurs lorsqu’il était prêtre. Après des années de rumeurs sur sa vie sexuelle avec des séminaristes adultes, des diocèses du New Jersey ont confirmé, en juin, que le cardinal avait discrètement réglé en justice deux affaires concernant des mineurs en 2004 et 2007.

Son successeur à Washington, Donald Wuerl, qui fut par ailleurs en fonction en Pennsylvanie durant dix-huit ans, est aujourd’hui accusé d’avoir fermé les yeux sur ces méfaits. Après plusieurs semaines ponctuées par des appels à sa démission, il a annoncé, mardi 11 septembre, qu’il se rendrait à Rome prochainement pour proposer à nouveau sa mise à la retraite ; âgé de 77 ans, il avait déjà, comme le veut la règle pour les évêques, fait cette démarche en 2015. Cette fois, la tempête pourrait l’emporter.
Ces affaires sont au cœur de règlements de comptes au sein du Vatican : l’ancien nonce aux Etats-Unis,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ L’alliance du géant du commerce électronique chinois Alibaba avec les champions russes de l’Internet dessine une nouvelle géopolitique du numérique, explique dans sa chronique, l’éditorialiste économique Philippe Escande.
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édition abonné


« Russie, Chine : un bloc de l’Est numérique se met en place »

L’alliance du géant du commerce électronique chinois Alibaba avec les champions russes de l’Internet dessine une nouvelle géopolitique du numérique, explique dans sa chronique, l’éditorialiste économique Philippe Escande.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 12h53
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique Pertes & profits. Depuis la construction de la Grande Muraille, sous l’empire Ming, il est rare que les Chinois s’aventurent dans les territoires des barbares du nord. Et notamment ceux qui se situent sur l’autre rive du fleuve Amour, en Sibérie russe. Mardi 11 septembre, 3 200 soldats, 900 pièces d’artillerie et 30 avions de chasse ont pourtant allégrement sauté la frontière. Mais c’était à l’invitation de Vladimir Poutine qui, pour la première fois de l’histoire, a convié ses voisins du sud à participer à des manœuvres militaires géantes.
Les forces armées ne sont pas les seules à se rapprocher. En marge du sommet économique de Vladivostok, en Sibérie, où se sont rencontrés les présidents des deux pays, le géant du commerce électronique Alibaba a annoncé une alliance de grande envergure avec les principaux acteurs russes de l’Internet, qui fera de lui le numéro un de ce marché de 145 millions d’habitants qui s’étend du Japon à l’Europe.
Le géant chinois va créer une société commune avec Mail.ru, le premier réseau social russe et MegaFon, le deuxième opérateur de téléphonie mobile du pays, tous deux propriété de l’oligarque Alicher Ousmanov, très proche de Vladimir Poutine. Alibaba détiendra 48 % de la société et en sera l’opérateur. Pour marquer le caractère très politique de cette affaire, le fonds souverain Russian Direct Investment Fund prendra 13 % de l’ensemble.

Guerre froide dans l’Internet
L’intérêt de cette alliance est considérable pour Alibaba. Alors que son fondateur, Jack Ma, a annoncé son retrait progressif, la société sort enfin d’Asie. Elle s’appuiera sur les 80 millions d’abonnés mobiles de MegaFon et les 95 millions d’utilisateurs de Mail.ru, et notamment de son réseau social VKontakte, pour inonder la Russie de produits chinois et développer un marché du commerce en ligne encore balbutiant. Son pari sera de développer une affaire rentable dans un pays aussi étendu et aux infrastructures...




                        

                        


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Roumanie : un référendum pour rendre inconstitutionnel le mariage homosexuel

Les sénateurs roumains ont autorisé, mardi soir, la tenue d’un référendum notamment demandé par des associations proches de l’Eglise orthodoxe.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 11h46
   





                        



   


Les sénateurs roumains ont donné à une large majorité leur accord, dans la soirée de mardi 11 septembre, à la tenue d’un référendum visant à inscrire dans la Constitution l’interdiction des mariages homosexuels.
Selon le texte adopté par les élus, et qui devrait être inscrit dans la Loi fondamentale en cas de oui au référendum, le mariage représente « l’union entre un homme et une femme » et non pas « entre époux », comme le prévoit actuellement la Constitution.
La législation roumaine ne permet pas les mariages homosexuels mais, selon les adversaires de cette initiative, une interdiction explicite dans la Constitution rendrait difficile, voire impossible, tout changement, à terme, de la loi en faveur des couples homosexuels.
Cette consultation, dont le principe a déjà été approuvé par la chambre basse du Parlement, pourrait avoir lieu le 7 octobre. Elle fait suite à une « initiative citoyenne » émanant de plusieurs associations proches de la puissante Eglise orthodoxe qui affirment avoir recueilli trois millions de signatures à cet effet.

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          Les gays priés de rester célibataires



La Cour européenne des droits de l’homme avait, lors d’un jugement historique en 2015, demandé aux Etats d’instaurer une forme de partenariat civil pour les homosexuels.
Aujourd’hui la moitié des vingt-huit pays membres de l’Union européenne reconnaissent le mariage homosexuel, tandis que huit autres autorisent l’union civile des couples homosexuels.
La Roumanie, membre de l’Union européenne depuis 2007, n’a dépénalisé l’homosexualité qu’au début des années 2000, tandis que les minorités sexuelles y sont toujours victimes de discriminations.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Le Parlement européen vote mercredi sur une résolution dénonçant les violations de l’Etat de droit en Hongrie depuis l’élection de Viktor Orban.
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La droite européenne divisée sur les sanctions à l’égard de la Hongrie

Le Parlement européen vote mercredi sur une résolution dénonçant les violations de l’Etat de droit en Hongrie depuis l’élection de Viktor Orban.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 11h21
    |

            Cécile Ducourtieux (Strasbourg, envoyée spéciale) et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


La droite européenne fait face à un choix historique, qui pourrait avoir des conséquences pour l’ensemble du paysage politique continental, et donc pour le scrutin de mai 2019. Mercredi 12 septembre, comme tous les eurodéputés, les 218 élus du Parti populaire européen (PPE), le rassemblement des partis conservateurs dans l’Union, devaient se prononcer pour ou contre le déclenchement d’une procédure exceptionnelle sur l’Etat de droit en Hongrie.
Il s’agit de l’article 7 des traités, qui peut être activé par la Commission européenne, le Conseil ou le Parlement, en cas de « risque clair de violation grave » de l’Etat de droit dans un Etat membre. Jugée radicale, même si elle n’a pas encore prouvé son efficacité, cette procédure n’a jusqu’à présent été lancée qu’une fois : à la fin 2017, par la Commission Juncker, contre le gouvernement polonais.

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Or, pour la première fois depuis des années, d’éminents dirigeants du PPE ont désavoué Viktor Orban, le premier ministre hongrois, toujours membre du groupe (qui compte aussi dans ses rangs Angela Merkel ou Sebastian Kurz, le chancelier autrichien), bien qu’il soit devenu la coqueluche des extrêmes droites européennes.
Mardi 11 septembre, après un débat en plénière d’une rare violence, en présence de M. Orban, venu à Strasbourg défendre l’action de son gouvernement, et à l’issue d’une réunion de groupe mouvementée, Manfred Weber, le chef de file du PPE à Strasbourg, a indiqué que, pour sa part, il voterait « pour le déclenchement de l’article 7 », mercredi. Comme sept élus sur dix du groupe, selon les estimations faites mercredi matin.
Un peu plus tôt, Joseph Daul, le président du PPE – un Alsacien aussi discret qu’influent, réputé proche de la chancelière Merkel – avait tweeté : « L’Union européenne est fondée sur la liberté, la démocratie, l’égalité, l’Etat de droit, le respect des droits de l’homme et une société civile libre. Le PPE ne fera pas de compromis là-dessus, quelle que soit l’affiliation politique. »
Conserver la majorité
Le matin même, Sebastian Kurz, pourtant en coalition avec le Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ, extrême droite), un parti qui courtise M. Orban, avait lui aussi appelé à voter en faveur de l’article 7. Jusqu’à présent, MM. Daul et Weber s’étaient gardés de condamner frontalement les dérives de M. Orban, bien que, depuis 2010, son gouvernement ait été très régulièrement pointé du doigt par la Commission – pour sa réforme de la Constitution, de la justice, sa politique antimigrants ou les freins qu’il met à l’activité des ONG.
Leur argument ? Afin d’éviter qu’il n’évolue encore davantage vers les extrêmes, il valait mieux garder M. Orban dans « la famille ». Accessoirement, cela permettait de conserver la majorité au sein de l’Union, en agrégeant des sensibilités très droitières.
Que s’est-il passé pour qu’au sein du PPE, les lignes commencent à bouger ? Le PPE est, en réalité, divisé depuis longtemps sur le cas hongrois et le malaise a grandi d’un coup après la visite de M. Orban au ministre de l’intérieur italien et chef de file de la Ligue (extrême droite), Matteo Salvini, à Milan, à la fin août. Notamment chez les eurodéputés PPE du nord de l’Europe et du Benelux. Désormais, même les élus de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) d’Angela Merkel se divisent.
M. Weber avait déjà infléchi son discours ces derniers jours, conscient peut-être qu’il était difficile de briguer la présidence de la Commission – il s’est déclaré candidat à la succession de M. Juncker l’année prochaine –, gardienne des traités de l’UE, tout en continuant à défendre un chantre de l’« illibéralisme ». Seuls les Italiens de Forza Italia ont franchement appelé à voter contre l’article 7. Quant aux Français, ils restaient partagés mardi soir, certains refusant le principe de sanctions contre Orban.

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Pourtant, le rapport parlementaire, sur lequel les eurodéputés devaient fonder leur vote, est sans concession. Rédigé par l’élue Verte néerlandaise Judith Sargentini, il énumère les menaces sur la liberté des médias, la remise en cause de l’indépendance de la justice, les attaques régulières contre les organisations non gouvernementales, le regain d’antisémitisme. Il dénonce aussi la politique migratoire d’Orban, qui refuse obstinément d’accepter le principe de solidarité européenne et d’accueillir des réfugiés.
Enfin, Viktor Orban n’a ouvert la porte à aucun compromis, à Strasbourg, mardi, même pas sur les récentes mesures législatives baptisées « Stop Soros », qui entravent le fonctionnement des ONG et des universités étrangères. Le premier ministre a, au contraire, accusé l’Union européenne de se livrer à un « chantage » et a estimé que l’Assemblée de Strasbourg avait décidé, avant même de l’entendre, « de condamner un pays et un peuple » sur la base d’un rapport qui bafouerait leur honneur. Il s’est décrit en premier défenseur de « la nature chrétienne de l’Europe, de la nation, de la famille, de la lutte contre la migration ».
Fait significatif de la place qu’il occupe désormais sur l’échiquier politique européen, il n’a été soutenu, lors du débat mardi, que par les élus d’extrême droite et anti-UE. Le Britannique Nigel Farage lui a proposé de rejoindre « le club du Brexit ». Le Français du Rassemblement national (RN, ex-FN) Nicolas Bay, l’a invité à être, « avec Salvini, le fer de lance d’une autre Europe ».
Quelles conclusions les caciques du PPE allaient-ils tirer d’un vote positif au Parlement européen sur l’article 7 ? Iraient-ils jusqu’à exclure M. Orban, et à tirer par la même occasion une « ligne rouge » entre eux et les mouvements populistes ? Avant le vote, les avis étaient d’autant plus partagés que les deux tiers des suffrages exprimés sont nécessaires pour un déclenchement de la procédure.
Une décision de « suspension » pourrait être prise dès la semaine prochaine, lors d’un sommet du PPE à Salzbourg (Autriche), le 19 septembre, suggérait une source interne. « Personne n’en sait rien », affirmait une autre voix, un peu discordante. « Je ne quitterai jamais le PPE, c’est [le chancelier allemand] Helmut Kohl qui m’a invité à y entrer, et il est mort », a mis en garde M. Orban, mardi soir.

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                Avant de voir Angela Merkel, Emmanuel Macron travaille à ses futures alliances européennes



Les dirigeants du PPE redoutent, s’ils évincent M. Orban, de créer un espace à leur droite, alors que, de M. Salvini à l’Américain Steve Bannon, beaucoup rêvent d’un ralliement du Hongrois en vue de la création d’une union des extrêmes. Et de faire le jeu d’Emmanuel Macron, qui a fondé en partie sa stratégie européenne sur l’éclatement du PPE. « Macron est en train de se servir de notre faiblesse pour détruire le PPE », a lui-même relevé M. Orban, mardi soir.



                            


                        

                        


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Affaire Skripal : Moscou a identifié les suspects désignés par Londres, mais ne les poursuivra pas

Vladimir Poutine a annoncé mercredi avoir localisé les deux personnes accusées par Londres d’avoir empoisonné Sergueï Skripal et sa fille, les présentant comme « des civils ».



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 09h54
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 15h24
   





                        



   


S’exprimant mercredi 12 septembre lors d’un forum économique, dans l’Extrême-Orient russe, Vladimir Poutine a annoncé avoir identifié les personnes soupçonnées par Londres d’avoir empoisonné l’ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille en Angleterre. Mais n’a aucune intention de les arrêter.
« Nous savons de qui il s’agit, nous les avons trouvés. Mais nous espérons qu’ils apparaîtront eux-mêmes au grand jour pour dire qui ils sont », a-t-il déclaré, précisant que « ce sont des civils, bien sûr ». Le président russe a ensuite ajouté : « Je vous assure qu’il n’y a là rien de criminel », laissant entendre que les deux hommes n’avaient rien à voir dans l’empoisonnement.
Plus tard dans la journée de mercredi, Londres a accusé Moscou de « mensonges » sur les suspects présentés. « Ces hommes sont des officiers du service de renseignement militaire russe, le GRU », a déclaré un porte-parole de Downing Street lors d’un point de presse régulier. « Nous avons demandé de manière répétée des comptes à la Russie sur ce qui s’est passé à Salisbury en mars, ils n’ont répondu que par des mensonges. Rien n’a changé », a-t-il affirmé.
Mandat d’arrêt
Selon Londres, l’attaque a été perpétrée par deux « officiers » du GRU (le service de renseignement militaire russe), identifiés par la police britannique comme étant les ressortissants russes Alexander Petrov et Ruslan Bochirov, deux noms que la police soupçonne d’être des noms d’emprunt. Ils font l’objet d’un mandat d’arrêt.
Depuis le début de l’affaire, le Royaume-Uni accuse Moscou d’être à l’origine de l’attaque, qui avait engendré une grave crise diplomatique entre le Kremlin et les Occidentaux. La Russie ne cesse de nier son implication dans l’affaire, dénonçant des « accusations sans fondement », tandis que Londres l’a accusée à plusieurs reprises de désinformation. « Depuis mars, 37 versions fictives de ce qui s’est passé ont été présentées » par la Russie, a par exemple regretté l’ambassade de Grande-Bretagne à Moscou.
Les Skripal ont survécu à l’empoisonnement, ainsi qu’un policier contaminé en leur portant secours.

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Article sélectionné dans La Matinale du 11/09/2018
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En Catalogne, les indépendantistes sans feuille de route

Près d’un million de personnes ont défilé mardi à l’occasion de la Diada, la fête régionale. Mais beaucoup de sympathisants reconnaissent leur déception



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 10h35
    |

            Sandrine Morel (Barcelone, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Les indépendantistes catalans ont fait une nouvelle démonstration de force, mardi 11 septembre, à Barcelone. Près d’un million de personnes, selon la police municipale, ont pris d’assaut la Diagonale, la longue avenue de plus de 6 kilomètres de long qui traverse la cité méditerranéenne, à l’occasion de la Diada, la fête de la Catalogne. Venus de toute la région, grâce à plus de 1 500 cars affrétés pour l’occasion, ils ont défilé aux cris de « Liberté », « Indépendance » ou « Pas un pas en arrière », près d’un an après le référendum illégal et la tentative de sécession avortée d’octobre 2017.
Le mot d’ordre de la puissante association Assemblée nationale catalane (ANC), à l’origine de la manifestation – « Faisons la République » –, appelait à rendre effective l’indépendance, éphémère, proclamée le 27 octobre 2017 et immédiatement suivie de la mise sous tutelle de la région rebelle par Madrid – celle-ci a été levée au printemps. Sans préciser comment, au-delà des mobilisations pacifiques prévues tout au long de l’automne.

Pour la première fois depuis sept ans que sont organisées de grandes Diada revendicatives, les indépendantistes n’ont aucune feuille de route : pas d’élections anticipées, ni de vote plébiscitaire, pas de consultation populaire ou de référendum unilatéral fixés auxquels se raccrocher pour promettre l’indépendance dans un délai rapproché. Déboussolés, beaucoup reconnaissent leur « déception » de ne pas avoir pu implanter la République, alors qu’elle leur semblait « si proche » en 2017 : « A présent, c’est un objectif qui me semble plus lointain », regrette Marc Salvany, un informaticien de 45 ans présent dans le défilé.
« Je ne sais pas si ce sera dans un an, dans deux ou dans cinq, mais nous deviendrons indépendants, avec patience et constance », veut croire Ester Serrano. Cette fonctionnaire de 47 ans a revêtu le tee-shirt rose fluorescent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Une étude publiée par l’INED invalide la thèse d’une invasion prévisible de l’Europe par la population d’Afrique subsaharienne en 2050
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Immigration : faut-il s’attendre à une « ruée vers l’Europe » ? La réponse des démographes

Une étude publiée par l’INED invalide la thèse d’une invasion prévisible de l’Europe par la population d’Afrique subsaharienne en 2050



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 00h00
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 15h51
    |

            Anne-Aël Durand et 
Maryline Baumard








                        



   


L’Europe de 2050 sera-t-elle peuplée à 25 % d’immigrés subsahariens ? Depuis que Stephen Smith a prophétisé, en début d’année, dans La Ruée vers l’Europe (Grasset), que le Vieux Continent comptera 150 à 200 millions d’Afro-Européens dans trente ans, la question, hier cantonnée à l’extrême droite, a trouvé d’autres porte-voix.
Dans le contexte de fermeture de l’Europe, la démonstration de l’universitaire, ex-journaliste (au Monde, notamment) a séduit jusqu’au sommet de l’Etat, où Emmanuel Macron estimait, le 16 avril, que l’auteur avait « formidablement décrit » la menace d’une jeunesse africaine massée sur l’autre rive de la Méditerranée, à qui il ne manque qu’un « go » pour s’élancer vers les capitales européennes.

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                L’Espagne devient la première porte d’accès des migrants en Europe



Depuis sa chaire Migrations et sociétés, au Collège de France, François Héran a un moment observé ce débat, avant de s’en saisir, au nom de la « véracité scientifique ». Ce sociologue, anthropologue et démographe, meilleur spécialiste français du sujet, répond aujourd’hui que cette invasion est un mirage.
« L’ordre de grandeur le plus réaliste est cinq fois moindre », a-t-il même mesuré, réfutant le spectre d’une Europe à 25 % afro-européenne. « Les Subsahariens, qui représentent 1 % de la population européenne, représenteront tout au plus 3 % ou 4 % de la population des pays du nord en 2050 », ajoute-t-il dans le dernier numéro de Population et sociétés, la revue de l’Institut national d’études démographiques (INED), qui sort mercredi 12 septembre, où il signe un article intitulé « L’Europe et le spectre des migrations subsahariennes ».


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L'immigration subsaharienne devrait doubler, passant de 1,5 à 2,9 % de la population française en 2050
Pourcentage de population immigrée en France par région d'origine en 2015 et projection en 2050 selon les données de l'ONU

Source : Ined Population et Sociétés 558



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Une hausse, mais pas « une invasion »
Cette analyse scientifique étayée sonne comme le premier round d’un match l’opposant aux tenanciers de la « théorie du grand remplacement » de la civilisation européenne par les immigrés – développée par Renaud Camus et reprise par de nombreux médias d’extrême droite et identitaires. Les élections européennes de mai 2019 devraient d’ailleurs faire caisse de résonance à ce débat qui traverse l’Europe, se nourrissant simultanément de la croissance démographique prévue en Afrique dans les décennies à venir et de la crise de l’accueil des migrants en Europe.
Et pourtant… Aujourd’hui, « 70 % des migrants subsahariens s’installent dans un autre pays africain, 15 % se répartissent entre le Golfe et l’Amérique du Nord, et 15 % viennent en Europe », relativise le chercheur.
« Si l’on intègre la croissance démographique projetée par l’ONU. C’est-à-dire le passage de 970 millions d’Africains en zone subsaharienne à 2,2 milliards en 2050 (…), les immigrés subsahariens installés dans les pays de l’OCDE pourraient représenter en 2050 non plus 0,4 % de la population, mais 2,4 %. »


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70 % des migrants subsahariens restent dans leur région, contre seulement 1 % des Nord-Africains
Proportion d'émigrés restant dans leur région d'origine en 2015, selon la base de la Banque mondiale.

Source : Ined, "Populations et société n°558



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Une hausse importante, admet M. Héran, « mais 2,4 % ne permettent en aucun cas de parler d’invasion, même en ajoutant la seconde génération ». A l’heure actuelle, « sur les 420 millions d’habitants d’Europe de l’Ouest, 5,3 millions sont nés en Afrique du Nord, et 4,4 millions dans le reste du continent africain », insiste-t-il pour établir un état des lieux. Dit autrement, l’Europe compte 1,5 % de populations d’origine maghrébine et 1 % de Subsahariens, quand, en France, ces taux sont de 4,3 % pour les natifs d’Afrique du Nord et de 1,5 % pour les Subsahariens.

        Lire aussi :
         

                Migrants : l’« Aquarius », un défi pour l’Europe



Ces analyses, qui s’appuient « sur des statistiques de plus en plus fiables qui autorisent à se passer des états civils parfois lacunaires », permettent de démontrer « que l’Afrique émigre moins que l’Amérique centrale, l’Asie centrale ou les Balkans », rappelle M. Héran. Pour arriver à cette conclusion, à ce chiffrage précis, le chercheur – qui a aussi une casquette de statisticien à l’Insee – a travaillé sur un outil construit par la Banque mondiale, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le Fonds monétaire international, qui recense depuis quinze ans le nombre de natifs d’un pays résidant dans un autre.
Les mouvements des populations aujourd’hui « confirment un résultat connu, de longue date, des économistes : plus un pays est pauvre, moins ses habitants ont de chance de migrer au loin. S’ils émigrent, c’est d’abord dans les pays limitrophes ». 
Forte volonté d’émigrer
Pour François Héran, il faudrait un saut en matière de développement pour que l’Afrique émigre vraiment massivement. Or, « les données qu’explore Stephen Smith s’appuient sur une Afrique qui aurait atteint le même niveau de richesse que le Mexique. Niveau de développement dont on est globalement loin », ajoute-t-il.

        Lire aussi :
         

                Migrants sur la route de l’Europe : « En Libye, nous ne sommes que des esclaves »



De même, il réfute l’idée que les populations se « déversent » mécaniquement des pays à forte fécondité vers les pays à faible fécondité, puisque, à ce jour, « ceux qui comptent au moins quatre enfants par femme ont envoyé 5 % seulement de leurs migrants vers les pays ayant moins de 1,7 enfant. Les pays les plus mobiles sont les plus engagés dans la transition démographique, que ce soit au sud ou au nord », ajoute le chercheur.
Bref, si tous les arguments invoqués par les démographes plaident pour une soutenabilité de la migration africaine vers l’Europe, dans les années à venir, ils dévoilent quand même qu’un « temps 2 », moment où l’Afrique aura atteint un seuil de développement suffisant, se conjuguera avec une volonté d’émigrer plus forte.




                            


                        

                        


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<filnamedate="20180912"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180912"><AAMMJJHH="2018091219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Une étude publiée par l’INED invalide la thèse d’une « ruée vers l’Europe » de la population d’Afrique subsaharienne en 2050.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Non, l’Afrique subsaharienne ne va pas « envahir » l’Europe

Une étude publiée par l’INED invalide la thèse d’une « ruée vers l’Europe » de la population d’Afrique subsaharienne en 2050.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 00h00
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 09h01
   





                        


« Des centaines de millions de Noirs vont envahir l’Europe » (Résistance républicaine), «Invasion migratoire africaine, Macron accélère la fin de la France » (Riposte laïque), De nombreux médias d’extrême droite et identitaires répètent la thèse du « grand remplacement » de la civilisation européenne par les immigrés, développée par Renaud Camus. Ils se sont appuyés dernièrement sur un livre publié en février 2017 par le journaliste Stephen Smith, intitulé La Ruée vers l’Europe.
Pourquoi c’est exagéré
Une étude publiée mercredi 12 septembre dans Population et sociétés, la revue de l’Institut national d’études démographiques (INED) bat en brèche ces thèses alarmistes prédisant que l’Europe serait constituée de 25 % d’immigrés subsahariens en 2050.
Dans cette publication, François Héran, professeur au Collège de France, explique que la population d’Afrique subsaharienne va exploser, passant de 970 millions d’habitants en 2015 à plus de 2,2 milliards en 2050 mais elle ne va pas pour autant « envahir » l’Europe et la France. Le démographe bat en brèche plusieurs idées reçues :
ce n’est pas parce qu’ils sont pauvres que les Africains viennent en Europe. Au contraire, selon la matrice bilatérale des migrations bâtie par la Banque mondiale, l’OCDE et le FMI, plus un pays est pauvre, moins ses habitants ont de ressources pour partir dans des pays lointains ;l’essentiel des migrations africaines ne se produit pas vers l’Europe, mais vers les pays voisins de la région subsaharienne : 70 % des émigrés subsahariens restent dans leur région, un taux qui atteint 81 % en Afrique centrale. Sur les 30 millions d’émigrés subsahariens, seuls 15 % viennent sur le Vieux Continent


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70 % des migrants subsahariens restent dans leur région, contre seulement 1 % des Nord-Africains
Proportion d'émigrés restant dans leur région d'origine en 2015, selon la base de la Banque mondiale.

Source : Ined, "Populations et société n°558



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les populations ne se « déversent » pas mécaniquement des pays à forte fécondité vers les pays à faible fécondité. « Ceux qui comptent au moins 4 enfants par femme ont envoyé 5 % seulement de leurs migrants vers les pays ayant moins de 1,7 enfant. Les pays les plus mobiles sont les plus engagés dans la transition démographique, que ce soit au Sud ou au Nord », note François Héran.les migrations subsahariennes vont forcément augmenter « mais dans des proportions qui n’ont rien de bouleversant », selon des projections de l’ONU. Ainsi, en France, les migrants subsahariens qui constituent 1,5 % de la population en 2015 pourraient passer à 2,9 %, voire 4 %, ce qui est « très en deçà des prophéties alarmistes », conclut l’étude de l’INED.


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L'immigration subsaharienne devrait doubler, passant de 1,5 à 2,9 % de la population française en 2050
Pourcentage de population immigrée en France par région d'origine en 2015 et projection en 2050 selon les données de l'ONU

Source : Ined Population et Sociétés 558



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<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Espagne : la ministre de la santé contrainte à la démission à cause d’un diplôme falsifié

C’est la deuxième démission fracassante du gouvernement socialiste de Pedro Sanchez, formé il y a moins de quatre mois.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 22h42
   





                        



   


Un diplôme falsifié qui coûte cher. La ministre de la santé espagnole, Carmen Monton, a annoncé mardi 11 septembre dans la soirée sa démission, à la suite de révélations dans la presse sur une manipulation de ses notes pour l’obtention d’un master.
« J’ai communiqué au président du gouvernement ma démission », a-t-elle annoncé devant les médias à Madrid, alors que le premier ministre, Pedro Sanchez, venait de déclarer qu’elle faisait « un travail extraordinaire et allait continuer à le faire ». C’est la deuxième démission fracassante du gouvernement socialiste. En juin, le ministre de la culture et des sports, Maxim Huerta, avait dû partir à la suite d’une polémique au sujet d’un redressement fiscal de 220 000 euros dont il avait fait l’objet entre 2006 et 2008.

        Lire aussi :
         

                Espagne : Pedro Sanchez, des idées mais pas de majorité



Mme Monton a été mise dans l’embarras par des articles de presse sur la manipulation de ses notes dans le cadre d’un master en études de genre obtenu à l’université roi Juan Carlos. Le média d’investigation en ligne eldiario.es avait révélé qu’en juin 2011, le dossier universitaire de Mme Monton comportait la mention « non présenté » pour une des matières, soudainement remplacée en novembre par un « approuvé ». Puis la chaîne de télévision La Sexta a fait état d’un possible plagiat dans son mémoire de fin de master.
L’université roi Juan Carlos a reconnu dans un communiqué une manipulation des notes et a dit qu’elle examinait le dossier de Mme Monton afin d’« établir les responsabilités ». La ministre de la santé s’est défendue en assurant qu’elle avait été « transparente et honnête », qu’elle n’avait « commis aucune irrégularité » et qu’elle avait la « conscience tranquille ».
Une université au centre de débats
L’université roi Juan Carlos est au centre d’une énorme polémique depuis des mois, dans ce qui a été baptisé en Espagne le « mastergate ». En avril, la présidente conservatrice de la région de Madrid, Cristina Cifuentes, avait dû démissionner après que plusieurs médias l’eurent accusée d’avoir obtenu un master en droit public de manière frauduleuse à l’université publique. Ce que Mme Cifuentes avait nié, avant que l’université n’évoque elle-même de graves irrégularités. Sous la pression, elle l’avait finalement retiré de son CV. Accusée également de vol de produits cosmétiques dans un supermarché en 2011, elle était sous la menace d’une motion de censure. Elle a toutefois préféré démissionner avant.
Ces affaires pourraient également mettre en difficulté le nouveau président du Parti populaire, Pablo Casado, qui a reconnu avoir obtenu de la même université un diplôme de master de droit des régions, sans même avoir passé d’examen ni avoir assisté aux cours. Cinq juges de la Cour suprême doivent prochainement décider s’ils donnent suite à l’enquête d’une juge d’instruction qui avait estimé que M. Casado pourrait s’être rendu coupable de délits de corruption.

        Lire aussi :
         

                En Espagne, le Parti populaire marque un virage à droite avec l’élection de Pablo Casado






                            


                        

                        


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<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Sur le banc des accusés du Parlement européen, Viktor Orban dénonce un « chantage »

Les eurodéputés doivent voter le déclenchement de l’article 7 du traité de l’UE, sur les risques de violation grave de l’Etat de droit, contre la Hongrie.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 19h17
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 06h39
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Viktor Orban avait fait le déplacement à Strasbourg, mardi 11 septembre, pour dissuader les députés européens de voter le déclenchement contre son pays d’une procédure visant le respect de l’Etat de droit, mais face à l’hémicycle européen, il n’a pas modéré son discours : le premier ministre hongrois a accusé l’Union européenne de se livrer à un « chantage » et a estimé que l’assemblée de Strasbourg avait décidé, avant même de l’entendre, « de condamner un pays et un peuple » sur la base d’un rapport qui bafouerait leur honneur.
Ce fut un débat d’une rare violence et d’une très grande force symbolique. C’est en effet la première fois que le Parlement européen se prononce sur le déclenchement de l’article 7 du traité de l’Union européenne [qui concerne des risques de violation grave de l’Etat de droit] contre un Etat membre. Une procédure qui n’a été déclenchée qu’une fois par la Commission européenne, contre la Pologne, à la fin de 2017.
Aucun soutien
M. Orban, chantre de l’illibéralisme dans son pays, n’a trouvé quasiment aucun soutien, y compris dans son propre camp : le Parti populaire européen, la grande famille des forces conservatrices de l’Union. Qui jusqu’à présent l’avait toujours soutenu. Seuls les élus d’extrême droite et antieuropéens sont montés au créneau pour le défendre et l’applaudir. Le Britannique Nigel Farage l’a l’invité à rejoindre « le club du Brexit ». Le Français du Rassemblement national Nicolas Bay, qui le félicite de s’incarner en défenseur de l’antimondialisme, à être « avec Salvini, le fer de lance d’une autre Europe ».

        Les explications :
         

          Les enjeux du vote au Parlement européen sur l’Etat de droit en Hongrie



En introduction à cette discussion, la députée écologiste néerlandaise Judith Sargentini, auteure du rapport sur l’Etat de droit en Hongrie, avait rappelé les valeurs égrenées à l’article 2 du traité de l’Union et déploré, entre autres, que la Hongrie bâillonne les médias, contrôle la justice, rende difficile la vie des ONG ou facilite l’enrichissement de ses dirigeants… Et que, même montré du doigt, le pouvoir de M. Orban n’avait « rien amélioré », depuis que plusieurs commissions du Parlement (liberté, contrôle budgétaire, culture et éducation, droit des femmes) ont voté en faveur de son texte.
M. Orban n’a pas non plus modifié le ton et le fond de ses propos. Au contraire, confronté à la liste impressionnante de dérives antidémocratiques recensées par Mme Sargentini, il estime que le rapport comporte « trente-sept erreurs ». Et il s’incarne en premier défenseur de « la nature chrétienne de l’Europe, de la nation, de la famille, de la lutte contre la migration ». Ceux qui se disent prêts à le condamner ne voudraient en fait rien d’autre, dit-il, que se venger des Hongrois qui l’ont réélu.
Discours prudent du chef de file du PPE
Le vote sur l’article 7 étant programmé mercredi 12 septembre à Strasbourg, la question sur toutes les lèvres mardi soir était de savoir comment allaient voter les élus du Parti populaire européen (PPE), la réunion des forces conservatrices de l’Union, largement majoritaires à Strasbourg. Avec 218 élus sur 751 eurodéputés dans l’hémicycle, ils détiennent les clés du vote, sachant que tous les autres groupes politiques, à l’exception des extrémistes de droite, voteront pour le déclenchement de l’article 7.
Jusqu’à présent, les dirigeants du PPE avaient toujours toléré les écarts de M. Orban, fermé les yeux sur son discours violemment antimigrants, sur ses réformes de la justice ou sur les conditions d’activité des ONG. Au motif qu’il valait mieux, pour le « contrôler » et limiter ses dérives nationalistes, le garder dans la « famille ».

   



        Lire l’entretien avec le président du PPE :
         

          Manfred Weber : « La situation en Hongrie suscite déjà de vives critiques au sein du PPE »



Le chef de file du PPE à Strasbourg, Manfred Weber, a prononcé un discours prudent mardi, appelant cependant au respect des libertés. Mais Joseph Daul, le président du groupe, un proche d’Angela Merkel, a tweeté sans ambiguïté dans la foulée :
« L’Union européenne est fondée sur la liberté, la démocratie, l’égalité, l’Etat de droit, le respect des droits de l’homme et une société civile libre. Le #PPE ne fera pas de compromis là-dessus, quelle que soit l’affiliation politique. »
Le matin même, Sebastian Kurz, le chancelier autrichien, pourtant en coalition avec l’extrême droite, et jusqu’à présent proche de M. Orban, avait appelé à voter pour l’article 7. Mais la montée des extrêmes, spécialement après les manifestations de Chemnitz, semble avoir fait bouger les lignes au PPE. M. Weber, jusqu’à présent soutien important de M. Orban en interne, a infléchi son discours ces derniers jours, conscient peut-être qu’il était difficile de briguer la présidence de la Commission (il s’est déclaré candidat à la succession de M. Juncker), gardienne des traités de l’UE, en continuant à le défendre.

        Lire aussi :
         

                A Chemnitz, des manifestations parallèles révèlent les deux visages de l’Allemagne



Difficile de maintenir M. Orban au PPE, estimait une source interne mardi soir, surtout si le Parlement se prononce massivement pour l’article 7 mercredi (les deux tiers des suffrages inscrits sont nécessaires). Une décision de « suspension » pourrait être prise dès la semaine prochaine, lors d’un sommet du PPE à Salzbourg (Autriche), le 19 septembre. « Je ne quitterai jamais le PPE, c’est Helmut Kohl qui m’a invité à y entrer, et il est mort », a de son côté mis en garde M. Orban mardi soir.
La procédure de l’article 7 est très longue et, dans le cas de la Pologne, n’a pas encore prouvé son efficacité. Si le Parlement vote son déclenchement, une majorité de 4/5e des Etats membres est nécessaire au Conseil européen pour qu’elle soit effectivement sur les rails. La procédure permet théoriquement d’aller jusqu’à une suspension des droits de vote du pays incriminé. Mais l’unanimité des capitales est requise pour prendre cette décision grave, et personne ne croit, à Bruxelles, que l’Union en arrivera un jour à cette extrémité.
Une probable reconfiguration des forces politiques
Pour autant, les conséquences politiques d’un vote favorable à l’article 7 à Strasbourg seraient considérables, avec comme effet probable une reconfiguration des forces politiques en présence dans l’Union. Emmanuel Macron a fondé en partie sa stratégie européenne sur un éclatement du PPE. Et les extrêmes convoitent pour leur part un ralliement de M. Orban, pour tenter de créer une union, à la droite du PPE.
Le débat de mardi n’étant pas dénué d’arrière-pensées politiques : le groupe PPE y a été mis sous pression par les autres formations démocratiques. Udo Bullmann, chef du groupe social démocrate, a appelé à « la défense des citoyens hongrois et européens » et à la fin du soutien à « un système corrompu au sein de l’Union ». « Où sont vos limites ? » lançait quant à lui Philippe Lamberts, chef du groupe des Verts aux élus PPE, les invitant à cesser de soutenir un homme qui est devenu « la coqueluche des extrêmes droites européennes et américaines ». « Vous avez une occasion unique de joindre un geste fort à vos paroles », leur a dit l’élu belge.
Guy Verhofstadt, chef du groupe des Libéraux et démocrates, qui vient de déclarer son ralliement à M. Macron, enfonçait le clou. « Mon groupe a, naguère, expulsé Jörg Haider », rappelait-il, affirmant que c’est « une bataille existentielle » qui se livrait aujourd’hui, M. Orban discutant, avec Matteo Salvini par exemple, d’une disparition du projet européen. Appelant le chrétien-démocrate Robert Schuman à la rescousse, il priait celui qu’il appelait « Manfred » (Weber) à « mettre un terme à ce cauchemar hongrois » en votant pour l’article 7 et la condamnation du régime de Viktor Orban.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Thomas Wieder, correspondant du « Monde » à Berlin, analyse les récentes manifestations à Chemnitz et Köthen.
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Allemagne : « Les manifestations d’extrême droite attirent néonazis et citoyens en colère »

Thomas Wieder, correspondant du « Monde » à Berlin, analyse les récentes manifestations à Chemnitz et Köthen.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 17h12
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 08h08
   





                        



   


Notre correspondant à Berlin, Thomas Wieder, a répondu aux questions des internautes sur les récents rassemblements organisés à l’initiative de l’extrême droite outre-Rhin, notamment à Chemnitz et à Köthen.

        Lire notre reportage :
         

          A Köthen, l’extrême droite allemande exploite un nouveau fait divers



Don : Bonjour. Les manifestations d’extrême droite ne sont pas un phénomène nouveau en Allemagne. Qu’est-ce qui distingue les mobilisations des derniers jours à Chemnitz et Köthen de ce qu’on peut observer depuis plusieurs années ?
L’extrême droite est en effet structurée et bien implantée depuis longtemps en Allemagne, en particulier dans l’ex-Allemagne de l’Est. Il suffit de rappeler les émeutes racistes de Rostock (Mecklembourg-Poméranie occidentale), au bord de la Baltique, en août 1992, ou encore la série de meurtres perpétrés entre 2000 et 2007 par l’organisation néonazie « Clandestinité nationale-socialiste », dont le procès-fleuve s’est achevé en juillet. Ce qui est nouveau, dans les mobilisations de ces derniers jours, c’est le fait que manifeste désormais, aux côtés des groupuscules d’ultradroite, un parti politique représenté au Bundestag où il est même la première force d’opposition, avec 92 députés sur 730.
C’est un point essentiel : ces manifestations n’attirent pas seulement des néonazis, mais des citoyens en colère qui ne se reconnaissent pas nécessairement dans les groupuscules ultraradicaux, mais qui, en même temps, vous expliquent que face à un danger commun (l’immigration incontrôlée de criminels qui viennent troubler l’ordre social) et à un adversaire politique commun (Merkel désignée volontiers comme une « traîtresse » et une « criminelle »), cela ne les dérange pas de défiler aux côtés de néonazis.
Nicolas : Bonjour, l’AfD est-il influent dans tout le pays ou uniquement dans les régions où ont eu lieu les manifestations d’extrême droite ?
Aux législatives de 2017, l’AfD a recueilli 12,6 % des voix. Après, il y a de grandes différences entre les Länder. Dans l’ex-Allemagne de l’Est, le parti d’extrême droite a recueilli 22 % des voix en moyenne, s’imposant comme la deuxième force politique derrière l’Union chrétienne-démocrate (CDU). A l’Ouest, elle a fait un score moyen de 11 %. Le Land où l’AfD est la plus forte est la Saxe (c’est là que se trouve Chemnitz), où, elle a obtenu 27 % des voix, devançant de 0,1 point la CDU. Les Länder où l’AfD a jusque-là moins bien réussi à s’implanter sont ceux du nord-ouest de l’Allemagne, comme le Schleswig-Holstein, la Basse-Saxe ou la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, ainsi que des villes comme Hambourg et Brême.
The puma : Est-ce que l’AfD à les mêmes idées que le Front national ?
Thomas Wieder : L’AfD, depuis sa création en 2013, a évolué. Au départ, le parti était essentiellement préoccupé par la sortie de l’euro et le retour au deutschemark. Depuis 2015, la question migratoire est sa seule obsession. Les rapports avec le Front national, aujourd’hui Rassemblement national, ont toujours été compliqués. En 2016, un rapprochement a eu lieu entre Marine Le Pen et Frauke Petry, alors présidente de l’AfD, mais il n’a pas été du goût de tout le monde à l’AfD, beaucoup considérant que la présidente du FN défendait une ligne trop socialiste sur le plan de la politique économique.
Depuis le départ fracassant de Frauke Petry de l’AfD, au lendemain des élections législatives du 24 septembre 2017, les contacts entre les deux partis se sont distendus. Mais sur le fond, j’aurais plutôt tendance à dire qu’ils se sont rapprochés avec le départ de Florian Philippot du Front national, représentant de la ligne « sociale » honnie par nombre de dirigeants de l’AfD, lesquels campent sur des positions plus libérales.

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                La tentation extrémiste des droites européennes



Arthur : Bonjour, Un lien entre les événements de Köthen et les futures élections en Bavière se fait-il déjà sentir ?
Pour comprendre ce qui se passe au sein de la CSU bavaroise, il faut remonter aux législatives du 24 septembre 2017. Ce jour-là, la CSU recueille 38,8 % des voix, soit 10,5 points de moins qu’en 2013, tandis que l’AfD réalise en Bavière son meilleur score de toute l’Allemagne de l’Ouest, avec 12,4 %, soit 8,1 points de plus qu’en 2013. De ce qui constitue un choc électoral, Horst Seehofer, président de la CSU et alors ministre-président de Bavière, tire une conclusion : pour éviter qu’une telle débâcle ne se reproduise un an plus tard aux élections régionales, la CSU doit absolument reconquérir les électeurs qu’elle a perdus au bénéfice de l’AfD. D’où une stratégie « à droite toute » défendue depuis par Seehofer au ministère fédéral de l’intérieur et par son successeur à la tête de la Bavière, Markus Söder.
Le problème est que, dans les sondages, cette stratégie ne semble guère payante puisque la CSU est aujourd’hui créditée de 36 % à 37 % des voix, tandis que l’AfD tourne autour de 14 %. En fait, il semble que la CSU perde sur les deux tableaux : d’un côté, elle ne parvient pas à récupérer les électeurs partis à l’AfD, de l’autre, elle se voit délaissée par des électeurs plus modérés qui, rebutés par ce durcissement, envisagent aujourd’hui de voter plus au centre, notamment pour les Verts qui pourraient arriver en deuxième position – autour de 15 %-16 % – aux élections régionales d’octobre.
yann : Pourquoi la grande coalition paraît-elle presque paralysée ? Quel est le problème à condamner sans appel ces manifestations ?
La coalition est paralysée pour deux raisons principales. D’abord, c’est une « grande coalition » qui n’a de grande que le nom : jamais la CDU-CSU et le SPD n’ont obtenu des scores aussi faibles aux élections, et jamais Merkel n’a été si mal réélue quand elle s’est présentée au Bundestag, en mars, après des mois de laborieuses tractations pour trouver un accord de gouvernement : 9 voix seulement de majorité, c’est très peu !
Ensuite, la coalition est paralysée par les désaccords qui la minent. Pas seulement entre conservateurs et sociaux-démocrates, mais au sein même du camp conservateur. Plus le temps passe, moins ce gouvernement est une coalition CDU-CSU/SPD et plus c’est une cohabitation Merkel (CDU)-Seehofer (CSU). Un gouvernement ne peut pas fonctionner normalement quand il est en permanence animé par une guerre au sommet entre une chancelière et son ministre de l’intérieur qui partagent des visions opposées sur les questions essentielles du moment : la politique migratoire, la place de l’islam dans la société, la façon de lutter contre l’extrême droite.

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                La droite allemande tétanisée par l’extrême droite



IIIIIIIIII : Pensez-vous que ce jaillissement de l’extrême droite au cours des derniers mois peut être dû à un travail de mémoire qui s’affaiblit en Allemagne ?
Cela joue, très certainement. Il m’arrive souvent d’en parler avec des gens, et beaucoup, en particulier chez les plus jeunes, vous disent facilement qu’ils en ont ras-le-bol de se voir rappeler le passé nazi de l’Allemagne ; l’idée d’une responsabilité particulière de leur pays leur est totalement étrangère. Indiscutablement, des tabous sont brisés auprès d’une partie de la population. Pour cette dernière, ces références n’opèrent plus, voire sont devenues totalement contreproductives. Il n’y a qu’à voir l’effet des provocations d’Alexander Gauland, le coprésident de l’AfD : à l’évidence, ses sorties sur la seconde guerre mondiale des derniers mois n’empêchent pas le parti de prospérer.
Autre exemple : à Chemnitz, lors de la manifestation du 1er septembre, était présent Björn Höcke, le leader de l’AfD en Thuringe, considéré comme le chef de file de son aile la plus radicale. L’homme est connu pour ses sorties polémiques sur la seconde guerre mondiale. En 2017, certains voulaient même l’exclure du parti après un discours dans lequel il avait dénoncé comme « monument de la honte » le mémorial aux victimes de la Shoah édifié au cœur de Berlin. « Il nous faut rien de moins qu’un virage à 180° de notre politique de mémoire », avait-il déclaré. A l’époque, la secrétaire générale du Parti social-démocrate avait dit que Höcke parlait « la langue du NSDAP », le Parti nazi. Quand j’ai demandé à des manifestants, à Chemnitz, si ça ne les gênait pas de participer à une manifestation conduite par ce même Björn Höcke, aucun n’a considéré qu’il y avait le moindre problème.

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                En carte : la progression des extrêmes droites en Europe





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Les extrêmes droites les plus puissantes en Autriche et en Italie
Les deux pays sont talonnés par la Hongrie et la Suède. Deux pays européens n'ont aucun mouvement d'extrême droite notable dans le jeu politique : le Luxembourg et l'Irlande.









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            ["Finlande",6.9,"Vrais Finlandais","Présidentielle 2018","Avec 17,6 % des voix, les Vrais Finlandais sont arrivés en deuxième position lors des législatives de 2015, ce qui leur a permis d'entrer dans un gouvernement de coalition. Mais, deux ans plus tard, l'élection de la tête des Vrais Finlandais a provoqué la scission entre les partisans du nouveau président du parti et des opposants, qui ont annoncé la création d'une formation concurrente. Les frondeurs sont restés au gouvernement."],
            ["Portugal",0.09,"Parti national rénovateur","Municipales 2017","Le Parti national rénovateur, d'une orientation politique proche de celle du Front national en France, n'a jamais dépassé 1 % des votes."],
            ["Slovénie",2.2,"Parti national slovène","Législatives 2014","Depuis 2011, le Parti national slovène, populiste et eurosceptique, n'a plus assez de voix pour se maintenir au parlement."],
            ["Suède",17.6,"Démocrates de Suède","Législatives 2018","Les Démocrates de Suède (SD) sont issus, à l'origine, du néonazisme, mais se sont recentrés, renonçant à un discours ouvertement raciste. Une nouvelle organisation néonazie, le Mouvement de la résistance nordique, est apparue depuis une dizaine d'années."],
            ["Royaume-Uni",1.8,"UKIP et BNP","Législatives 2017","Le parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), créé en 1993, a mis la lutte contre l’immigration au centre de son programme. Pour ne pas perdre trop d'électeurs au profit de l'UKIP, le premier ministre David Cameron a dû s'engager à tenir un référendum sur le maintien du pays dans l'Union européenne… provoquant le Brexit. Le Parti national britannique (BNP), plus ancien, est lui en nette perte de vitesse."],
            ["Roumanie",3.8,"Parti de la Grand Roumanie et Parti Roumanie unie","Législatives 2016","Le Parti Grande Roumanie, fondé en 1991 par un admirateur du dictateur Nicolae Ceaușescu, est en perte de vitesse. Il n'a pas réussi à conserver de députés au niveau national et européen. Dans la même ligne souverainiste et europhobe, le Parti Roumanie unie a été créé en 2015. "],
            ["Slovaquie",16.6,"Notre Slovaquie","Législatives 2016","Le parti d'extrême droite Notre Slovaquie (LSNS), qui milite pour une sortie de l'Union européenne, est arrivé perdant des élections régionales, en novembre 2017, son leadeur, Marian Kotleba, ayant échoué à préserver son poste de gouverneur d'une région du centre. Le Parti national slovaque essaie, lui, de se dédiaboliser et participe au gouvernement du social-démocrate Robert Fico, grâce aux 8,6 % obtenus aux dernières élections législatives."],
            ["Autriche",26,"FPO","Législatives 2017","Norbert Hofer a perdu de très peu au deuxième tour de l'élection présidentielle face à l'ancien dirigeant des Verts, Alexander Van der Bellen. Au premier tour de l'élection, il était arrivé largement en tête avec 35 % des voix, contre 21 % pour son concurrent. Son parti, le FPÖ a obtenu 26 % des voix aux dernières élections législatives et trois ministères régaliens au sein du gouvernement, qu'il partage avec les conservateurs."],
            ["Italie",22.32,"Ligue du Nord et Frères d'Italie","Législatives 2018","Après sa rupture avec la droite berlusconienne, Frères d'Italie a effectué un rapprochement avec la Ligue du Nord de Matteo Salvini, en 2014-2015, sur la base de leur opposition aux politiques de Bruxelles, en particulier sur l'immigration. Mais la doctrine centralisatrice des néofascistes reste opposée au régionalisme de la Ligue."],
            ["Lituanie",5.55,"Ordre et justice","Législatives 2016","Le parti Ordre et Justice, dirigé par l'ex-président Rolandas Paksas, destitué en 2004 pour violation de la Constitution, est un parti populiste qui appartient au groupe eurosceptique formé par l'UKIP au Parlement européen. Il est en perte de vitesse depuis quelques années."],
            ["Pays-Bas",13.06,"Parti pour la liberté","Législatives 2017","Le Parti pour la liberté (PVV) de Geert Wilders est devenu, en mars, la deuxième force du Parlement néerlandais, derrière les libéraux, avec vingt sièges sur cent cinquante et un gain de cinq élus. "],
            ["Lettonie",13.9,"Alliance nationale","Législatives 2014","Le parti nationaliste, créé en 2010, fait partie du groupe Conservateurs et réformistes européens à Strasbourg, comme le Parti populaire danois ou les Vrais Finlandais."],
            ["Croatie",1.25,"Alliance démocratique croate de Slavonie et Baranya (HDSSB)","Législatives 2016","Dirigé pendant des années par le criminel de guerre Branimir Glavas, qui a réussi à être réélu au parlement, le parti nationaliste n'a toutefois réuni que peu de voix aux dernières élections."],
            ["Hongrie",19.6,"Jobbik","Législatives 2018","Le positionnement de plus en plus xénophobe de Viktor Orban, issu du camp conservateur, permet paradoxalement à l'Alliance des jeunes de droite-Mouvement pour une meilleure Hongrie, communément appelée Jobbik, de se présenter comme la principale alternative au dirigeant. Mais le parti ultranationaliste, en dépit d'une modération de son discours, stagne dans les urnes : il a obtenu le même score aux législatives qu'il y a quatre ans, autour de 20 % des voix."],
            ["Estonie",0.2,"Parti de l'indépendance estonienne","Législatives 2015","Parti d'extrême droite de tendance nationaliste et eurosceptique, le Parti de l'indépendance estonienne n'a obtenu aucun député aux dernières élections."],
            ["Grèce",6.28,"Aube dorée","Législatives 2015","Le parti d’extrême droite Aube dorée, qui profite de la crise migratoire, est la troisième force politique du pays, en dépit des procès que doivent affronter plusieurs de ses membres, accusé d’actes de violence raciste contre des immigrés."],
            ["France",8.95,"Front National","Législatives 2017 (second tour)","Même si le Front national a terminé en première position aux élections européennes de 2014 et que sa présidente, Marine le Pen, s'est qualifiée pour le second tour de la présidentielle de 2018 en doublant quasiment le nombre de voix obtenues par Jean-Marie Le Pen quinze ans plus tôt, le parti n'a réalisé qu'un score médiocre aux élections législatives — où le taux de participation n'était pas très élevé par ailleurs."],
            ["Bulgarie",9,"Patriotes unis","Législatives 2017","Les Patriotes unis, une coalition de trois partis ultranationalistes — dont l'Union nationale Attaque (Ataka), le Front national pour le salut de la Bulgarie et le Mouvement national bulgare (VMRO) —, a obtenu aux dernières élections un score d’environ 9 %, en retrait par rapport à la présidentielle de novembre (15 %). Ils participent au gouvernement de coalition et ont deux des quatre postes de vice-premier ministre."],
            ["République tchèque",1.23,"Les Réalistes","Présidentielle 2018","Les Réalistes, un nouveau parti qui s'inspire ouvertement de l'AfD allemande, avec un discours eurosceptique et sécuritaire, n'a réuni qu'un faible nombre de voix au premier tour de la présidentielle. En revanche, le parti nationaliste Liberté et démocratie directe (SPD), plus ancien, a obtenu 10 % des votes lors du scrutin législatif de 2017, grâce à son discours anti-islam et anti-UE. L'homme d'affaires Andrej Babis, vainqueur des élections, n'a pas exclu la formation d'un gouvernement minoritaire, qui aurait le soutien des communistes et du SPD."],
            ["Danemark",21.1,"Parti populaire danois (DF)","Législatives 2015","Arrivé en deuxième position aux dernières législatives, DF critique le dumping social et la criminalité originaire de l'Europe de l'Est et est partisan du rétablissement des contrôles aux frontières. Certains de ses membres ont proposé de supprimer le Parlement européen et de stopper l'entrée des musulmans au Danemark. Il s'est classé en tête aux élections européennes dans le pays."],
            ["Allemagne",12.6,"Alternative pour l'Allemagne (AfD)","Législatives 2017","Le parti eurosceptique Alternative pour l’Allemagne (AfD) s'est imposé aux législatives allemandes de septembre avec une percée sans précédent de 12,6 % des voix, contre 4,7% il y a quatre ans. Le Parti national-démocrate d'Allemagne (NPD), plus ancien, a pratiquement disparu des urnes et n'a plus qu'un député européen."],
            ["Pologne",13.57,"Korwin et Kukiz'15","Législatives 2015","Korwin, créé par le député européen Janusz Korwin-Mikke en 2015, et rebaptisé Liberté, n'a remporté aucun siège aux dernières élections, avec ses 4,76 % des voix. En revanche, cinq membres du parti d'extrême droite Mouvement national ont été élus au Parlement polonais sur les listes de Kukiz'15, parti populiste du chanteur Pawel Kukiz, qui a obtenu 8,81 % des voix."],
            ["Irlande",0,"","Législatives 2016","Il n'y a pas de parti d'extrême droite dans le pays."],
            ["Espagne",0.24,"Vox et Phalange espagnole","Législatives 2016","Contrairement à d'autres pays européens où l'extrême droite se construit sur un sentiment anti-immigration et anti-islam, l'extrémiste espagnol milite d'abord pour l'unité du pays. Mais aucun parti n'arrive à percer : Vox, le plus grand des groupuscules d’extrême droite espagnols, n’a recueilli que 0,2 % des voix lors des élections législatives de juin 2016. La Phalange espagnole, d'obédience franquiste, a obtenu 0,04 %."],
            ["Chypre",5.65,"ELAM","Présidentielle 2018","Le Front populaire national (ELAM), parti nationaliste grec, a réuni 5,65 % des voix au premier tour de l'élection présidentielle, en janvier. Il avait déjà obtenu 3,7 % des voix aux élections législatives de 2016, lui assurant deux sièges au Parlement. Il manifeste régulièrement contre la présence des Turcs et des migrants et revendique s'inspirer du mouvement grec Aube dorée."],
            ["Malte",0.36,"Mouvement patriotique maltais","Législatives 2017","Le Mouvement patriotique maltais, apparu en 2016, a un discours dirigé contre l’islam, les migrants et le multiculturalisme. Il a obtenu 0,36 % des voix aux dernières élections législatives."],
            ["Luxembourg",0,"","Communales 2017","Le Luxembourg n'avait pas de candidat d'extrême droite aux dernières élections. Le Parti social-démocrate populaire (SDV), qui revendique des idées proches du Front national, a été créé en avril 2015 et n'est pas encore installé dans le paysage politique luxembourgeois."],
            ["Belgique",3.7,"Vlaams Belang (VB)","Législatives 2014","L'alliance néo-flamande (N-VA) a pris beaucoup de voix à l'Intérêt flamand (Vlaams Belang ou VB) en polissant son discours tout en continuant à s'en prendre aux migrants. Elle est devenue la principale composante de la coalition au pouvoir, avec 20,3 % des voix aux dernières législatives."]
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        var dcdr_noms = [["Finlande","fi"],["Portugal","pt"],["Slovénie","si"],["Suède","se"],["Royaume-Uni","gb"],["Roumanie","ro"],["Slovaquie","sk"],["Autriche","at"],["Italie","it"],["Lituanie","lt"],["Pays-Bas","nl"],["Lettonie","lv"],["Croatie","hr"],["Hongrie","hu"],["Estonie","ee"],["Grèce","gr"],["France","fr"],["Bulgarie","bg"],["République tchèque","cz"],["Danemark","dk"],["Allemagne","de"],["Pologne","pl"],["Irlande","ie"],["Espagne","es"],["Chypre","cy"],["Malte","mt"],["Luxembourg","lu"],["Belgique","be"]];

        var m2 = d3.map(dcdr_noms, function(d, i) {return d[0];})
        var url = "//www.lemonde.fr/assets-redaction/img/drapeaux/250/";
        var color=["#f7f7f7","#cccccc","#969696","#636363","#252525"]
        var quantize = d3.scale.threshold()
            .domain([0.36,3.8,8.95,13.9])
            .range(d3.range(5).map(function(i) {return color[i]}));

        svgcarte.selectAll("path")
            .data(topojson.feature(maps, maps.objects.europe).features)
            .enter().append("path")
            .attr("name", function(d, i) {return d.properties.fr})
            .attr("d", path)
            .attr("class", function(d,i){
            if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
                return "dcdr_pays"}
            })
            .attr("stroke","#000")
            .attr("stroke-width",function(d){
                if(d.properties.fr == "Islande")
                    return 0
                else
                    return 0.4;
            })
            .attr("fill", function(d, i) {
                if (m.get(d.properties.fr) != undefined) {
                    return quantize(m.get(d.properties.fr)[1])
                }
                else {
                    if(d.properties.fr == "Islande")
                        return "transparent"
                    else
                        return "#fff";

                }
            });
            var legend_fond = svglegende.append("g").attr("id", "legend_fond");
            var legend = svglegende.append("g").attr("id", "legend").selectAll("rect")
            legend.data(color)
                .enter().append("rect")
                .attr("x", 0).attr("y", function(d,i){
                    return i*14
                })
                .attr("width", 15)
                .attr("height", 13)
                .attr("fill", function(d,i){
                    return color[i]
                })
                .attr("shape-rendering", "crispEdges")
                .attr("stroke", "none");

        var legend_txt = svglegende.append("g").attr("id", "legend_txt").selectAll("text");

        legend_txt.data(color)
            .enter().append("text")
            .attr("x", 18)
            .attr("y", function(d,i){
            return i*14 + 11
            })
            .style("font-size", "10px")
            .style("font-family", "Arial")
            .attr("fill", "#333333")
            .text(function(d,i){
                var virgule = Math.pow(10,2);
                var t0 = Math.round(a[i] * virgule) / virgule
                var t1 = Math.round(a[i + 1] * virgule) / virgule
                return t0 + " - " + t1 + " " + "%"
            });

        var legend_titre = svglegende.append("g").attr("id", "legend_titre");

        legend_titre.append("text")
            .attr("x", 0)
            .attr("y", -5)
            .style("font-size", "11px")
            .attr("font-weight", "bold").attr("fill", "#000000")
            .text("Score de l'extrême droite au dernier scrutin");

        var rect = document.getElementById("legende15204174607").getBBox();

        legend_fond.append("rect").attr("x", rect.x - 10)
            .attr("y", rect.y - 5)
            .attr("width", rect.width + 10 * 2)
            .attr("height", rect.height + 5 * 2);

        var w = $("#dcdr_map15204174607").width();
        var h = $("#dcdr_map15204174607").height();
        var x = w * 1 / 100, y = h * 11 / 100;

        svglegende.attr("transform", "translate("+x+","+y+")");

        var isNumber = [1], data_modif_title = ["pays","score de l'extrême-droite","partis politique","dernier scrutin en date","contexte"];

        function p(col) {
            var m = data_modif_title.indexOf(col);
            return m;
        }

    $(function() {

        $("#dcdr_map15204174607").tooltip({
            items: ".dcdr_pays",
            tooltipClass: "tooltipdecodeurs multimedia-embed",
            track: true,
            content: function() {
                function essai(contents){

                    if (contents == "COULEUR"){
                        var color = $(element[0]).attr("fill");
                        return color;
                    }
= 0){
                        var virgule = Math.pow(10, 2);
                        var t0 = Math.round(allvalues[p(contents)] * virgule) / virgule;
                        return t0.toLocaleString();
                    }
                    else
                        return allvalues[p(contents)];
                }

                var element = $(this);
                var allvalues = m.get(element.attr("name"));
                var drapeau = m2.get(element.attr("name"))[1];
                var titre = "{{pays}} :";
";
                var notes = "{{contexte}}";
                var reg = new RegExp(/{{(.*?)}}/g)

                titre = titre.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents);});
                content = content.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents);});
                notes = notes.replace(reg, function(match, contents, offset, s) {return essai(contents);});

                var str = ""
                if (titre != "")
" + titre + ""

                if (content != "")
" + content + ""

                if (notes != "")
" + notes + ""
                return str;
            },
            show: {
                effect: false,
                duration: 0
            },
            hide: {
                effect: false,
                duration: 0
            }
        });
        });

    });

    $("#dcdr_container15204174607 a").click(function(event) {event.stopImmediatePropagation()});
});





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Plusieurs ministres européens, dont Monika Grütters (Allemagne) et Françoise Nyssen (France), appellent le Parlement européen à voter en faveur de la directive relative au droit d’auteur dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« L’Europe doit imposer davantage de responsabilité et de règles équitables aux géants du numérique »

Plusieurs ministres européens, dont Monika Grütters (Allemagne) et Françoise Nyssen (France), appellent le Parlement européen à voter en faveur de la directive relative au droit d’auteur dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 16h52
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11.09.2018 à 18h21
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                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Trois mois après l’adoption d’un texte de compromis au Conseil, la négociation du projet de directive relative au droit d’auteur entre dans une phase décisive à la veille d’un nouveau vote au Parlement européen.
Nous, ministres européens de la culture, formons le vœu que cette négociation déterminante pour l’avenir de la diversité culturelle et du pluralisme des médias en Europe se poursuive sereinement. Nous espérons que les discussions à venir permettront de parvenir à des compromis appropriés, reflétant un juste équilibre entre les divers intérêts en présence, tout en conservant l’essence de la réforme.
Nous reconnaissons pleinement que la discussion en cours sur le droit d’auteur interroge sur nos attentes vis-à-vis de l’Union européenne, ainsi que sur la capacité de l’Europe de demain à défendre ses intérêts collectifs et ses valeurs dans l’environnement numérique.
Une occasion unique pour la diversité culturelle en Europe
Les industries culturelles et créatives, qui représentent 4,2 % du PIB européen et plus de 7 millions d’emplois, témoignent de l’extraordinaire talent et de la créativité des artistes et des entreprises de notre continent.
L’équité et la diversité culturelle sont au cœur de la réforme du droit d’auteur : c’est la vision que nous portons pour l’Europe
Avec la réforme du droit d’auteur, les créateurs, les entreprises et le public devraient bénéficier d’un cadre juridique plus équilibré et ce, afin d’obtenir un marché numérique plus performant. Nous ne devrions pas consentir à un monde où une poignée d’entreprises multinationales captent l’essentiel de la valeur générée par les œuvres créées par d’autres dans l’environnement numérique.
Aussi, de nouvelles règles sont nécessaires afin que plus d’œuvres soient disponibles en ligne et que le droit d’auteur puisse être de manière effective utilisé comme fondement d’une juste rémunération des créateurs et éditeurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Le mouvement allemand de mercredi préfigure un débrayage européen que doivent officialiser jeudi à Bruxelles des syndicats italiens, portugais, espagnols, hollandais, et belges.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Allemagne : grève chez Ryanair mercredi, 150 vols annulés

Le mouvement allemand de mercredi préfigure un débrayage européen que doivent officialiser jeudi à Bruxelles des syndicats italiens, portugais, espagnols, hollandais, et belges.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 16h13
   





                        


Avant la « grande grève » prévue le 28 septembre à l’échelon européen, quelque 150 des 400 vols Ryanair prévus mercredi au départ et à destination de l’Allemagne vont être supprimés en raison d’un mouvement de grève, a annoncé mardi 11 septembre le directeur marketing de la compagnie, Kenny Jacobs. Ce débrayage de vingt-quatre heures lancé par les syndicats allemands de pilotes, Cockpit, et de personnel commercial, Verdi, doit débuter mercredi.

        Lire aussi :
         

                La « plus grande grève de l’histoire » de Ryanair se profile



La compagnie à bas coûts avait précédemment fait savoir mardi dans un communiqué que les passagers pouvaient gratuitement repousser leurs réservations de mercredi à jeudi, vendredi, samedi ou dimanche.
Débrayage européen à venir
Pour Ryanair, le maintien de 250 vols sur 400 allemands de mercredi est un signe qu’il « n’y a pas de soutien majoritaire à ces grèves », lancées en pleines négociations entre la compagnie irlandaise et les syndicats allemands Cockpit et Verdi. En août, la compagnie a fait face à un mouvement coordonné de son personnel dans cinq pays européens : 400 vols annulés en pleine période de vacances et plus de 55 000 passagers concernés.
Pour tenter de dissuader les grévistes, la deuxième compagnie européenne a également déclaré dans un communiqué envisager de réduire à court terme ses activités dans certains aéroports d’Allemagne et de devoir licencier. « Si ces menaces de grève continuent, elles mèneront à une réduction des opérations en Allemagne et à des suppressions d’emplois pour les pilotes comme le personnel navigant », a lâché le directeur marketing de Ryanair, Kenny Jacobs. « On ne menace personne, on veut même doubler notre taille en Allemagne (...) mais les grèves ont un impact économique », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.
Le mouvement allemand de mercredi préfigure un débrayage européen que doivent officialiser jeudi à Bruxelles des syndicats italiens, portugais et espagnols, hollandais et belges. Ils ont évoqué dans un communiqué commun la date de vendredi 28 septembre pour mener la « plus grande grève » de l’histoire de la compagnie, confrontée depuis des mois à des débrayages récurrents de son personnel.

        Lire aussi :
         

                RyanAir : « Les passagers sont invités à se rebiffer »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Notre correspondant à Berlin, Thomas Wieder, analyse les dernières manifestations de l’extrême droite à Köthen et à Chemnitz.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ 
<article-nb="2018/09/12/19-18">
<filnamedate="20180912"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180912"><AAMMJJHH="2018091219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Le Parlement européen se penchait, mercredi, sur une réforme contestée du copyright. Ce texte peut avoir des conséquences directes sur l’utilisation d’Internet.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 11/09/2018
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Que peut changer la directive européenne sur le droit d’auteur pour les internautes ?

Le Parlement européen se penchait, mercredi, sur une réforme contestée du copyright. Ce texte peut avoir des conséquences directes sur l’utilisation d’Internet.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 12h21
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 16h47
    |

            Martin Untersinger








                        



   


Le Parlement européen a finalement adopté, mercredi 12 septembre, le projet de directive censé adapter les droits d’auteur à l’heure du numérique. Il offre une victoire nette aux industries des médias et de la culture, qui ont beaucoup milité pour son adoption. Pour les opposants à cette directive – les grandes entreprises du Web et les défenseurs des libertés numériques –, c’est un coup porté à la liberté d’expression en ligne. C’est en tout cas un sujet brûlant : rarement dossier n’a suscité autant d’affrontements au Parlement européen et dans les médias, jusque dans les heures précédant le vote.

        Lire sur le sujet :
         

          A Bruxelles, l’intense guerre des lobbys autour de la directive « copyright »



Il est encore difficile d’anticiper les effets précis de cette directive, pour deux raisons. D’abord, parce que la version du Parlement n’est pas définitive : elle devra être conciliée avec la version qu’a adoptée le Conseil de l’Union européenne (les Etats membres), les services de la Commission européenne prenant aussi part à la négociation. Ensuite, parce qu’il s’agit d’une directive : chaque Etat membre devra la traduire dans son droit national et les contours exacts des nouvelles règles pourront varier selon les pays.
Il est toutefois possible d’appréhender, dans les grandes lignes, ce qui peut changer pour les internautes si la directive est adoptée en l’état.
Un filtrage des contenus
L’un des points les plus contentieux de la directive est son article 13 : ce dernier obligera tous les sites importants qui permettent aux internautes de poster du contenu (réseau social, service de vidéo en ligne…) à nouer des accords avec les titulaires des droits d’auteur (de la musique, de l’image, de la vidéo…). Cet accord (et cette rémunération) permettra aux utilisateurs de partager légalement les contenus soumis au droit d’auteur, et aux plates-formes internet de les laisser faire.
Faute d’entente entre les plates-formes en ligne et les ayants droit, les premières devront faire en sorte d’empêcher la mise en ligne des œuvres protégées.
Les plates-formes devront s’assurer, pour chaque contenu, qu’un accord avec ses ayants droit a été noué
Comment ? Difficile à dire : les eurodéputés ont adouci cet article 13, qui prévoyait des techniques de filtrage afin que les plates-formes s’assurent, pour chaque contenu, qu’un accord avec ses ayants droit a bien été noué, et, le cas échéant, empêchent leur utilisateur de poster ce contenu. La version de l’article adoptée le 12 septembre précise seulement que plates-formes et ayants droit devront « coopérer de bonne foi » sans déboucher sur un « blocage automatisé », le filtrage technique restant toutefois évoqué dans le texte de présentation de la directive.
Seront concernés tous les sites qui permettent aux internautes de poster du texte, du son et de la vidéo, à l’exception des sites de très petite taille et des encyclopédies en ligne. Cela signifie concrètement que quasi tous les contenus postés par les internautes seront inspectés, et que, si nécessaire, leur publication sera bloquée.
Comment vont s’y prendre les plates-formes ? La question n’est pas résolue : le texte adopté par le Parlement exclut « une obligation générale de surveillance ». La directive prévoit, en tout cas, un mécanisme d’appel pour les cas où une plate-forme supprime à tort un contenu.

        Lire sur le sujet :
         

          Sur YouTube, la détection automatique des contenus soumis à droit d’auteur ne satisfait personne



Les internautes connaissent déjà, du moins partiellement, ce système : c’est YouTube. Le géant de la vidéo en ligne, détenu par Google, a noué avec de nombreux ayants droit des accords pour partager avec eux les revenus publicitaires associés à leurs contenus. YouTube dispose, en outre, d’un système de filtrage sophistiqué, ContentID, destiné à repérer les contenus protégés par le droit d’auteur. Très contesté, à la fois par les ayants droit pour ses insuffisances et par les utilisateurs pour son zèle (il censure fréquemment des utilisations licites, comme la parodie ou le remix), ce système pourrait se généraliser à d’autres plates-formes en ligne.
Le partage d’articles de presse
L’article 11 de la directive – celui qui a le plus suscité de lobbying – crée, pour sa part, un « droit voisin » pour la presse sur Internet. Cela signifie que lorsqu’une plate-forme numérique (Google ou Facebook sont les plus connues et les plus directement visées par la directive, mais cette dernière s’appliquera de manière beaucoup plus large) utilise tout ou partie d’un article de presse, elle devra s’acquitter d’une somme d’argent, dont le périmètre et le montant restent inconnus à ce stade.
Cela pourrait être le cas, par exemple, lorsqu’un utilisateur de Facebook partage un article de presse sur sa page : dans ce cas, Facebook « aspire » la photographie associée à l’article, son titre et les premiers mots de l’article.

   


Google News, le portail qui agrège des liens vers des articles de presse et qui récupère une portion du contenu des médias de manière similaire, semblait aussi concerné.

   


Le Parlement a cependant ajouté une exception, plutôt floue : lorsque des liens sont partagés et accompagnés de « mots individuels ». Le texte du Conseil de l’Union européenne n’est pas plus clair, tout en laissant des marges de manœuvre aux Etats en excluant de ce droit la reprise par les plates-formes des « parties non substantielles » des articles de presse.
Une incitation à limiter la place des articles de presse dans les résultats de recherche
Difficile à ce stade de dire dans quelle mesure ce projet de directive va affecter le partage des liens sur Facebook ou Google Actualités. Mais si ces deux entreprises doivent passer à la caisse chaque fois qu’un internaute partage un lien, ce système pourra constituer une incitation à limiter la place des articles de presse dans leurs résultats de recherche (Google) ou la distribution de ces derniers sur les plates-formes sociales (Facebook). Deux exemples récents de droit voisins pour la presse, abondamment documentés dans la littérature scientifique, vont dans ce sens. En Espagne, Google a cessé de proposer des articles de la presse espagnole dans son portail Google News : les sites des journaux ont perdu entre 6 et 30 % de leur trafic (et donc une partie de leurs revenus publicitaires). En Allemagne, Google n’a pas cessé d’indexer les journaux, mais le géant de la presse et des médias Axel Springer a noté une diminution de 7 % de son nombre de visiteurs.
Certaines plates-formes de taille plus modeste ou qui ne souhaiteraient pas financer les éditeurs de presse pourraient désactiver « l’aspiration » du contenu et proposer à leurs utilisateurs de simples liens. Selon certains opposants, qui ont rebaptisé l’article 11 « link tax », d’autres plates-formes pourraient bloquer le partage de liens vers des éditeurs de presse qu’elle ne rémunère pas, même si cette éventualité, assurent la Commission et les défenseurs de la directive, n’est pas prévue par le texte.

Notre sélection d’articles et points de vue sur la directive sur les droits d’auteurs
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Qu’est-ce que la directive sur le droit d’auteur ?Que peut changer la directive européenne sur le droit d’auteur pour les internautes ?Il s’agissait d’un vote important pour l’avenir de la presse et celui de la création artistique, estimait l’éditorial du « Monde » : Google, Facebook : menaces sur l’informationDes personnalités ont appellé les députés européens à voter en faveur de la directive : plusieurs ministres européens, dont Monika Grütters (Allemagne) et Françoise Nyssen (France), le PDG de l’agence de presse AFP Fabrice Fries, le directeur général de la Sacem, Jean-Noël Tronc, une quarantaine de députés LRM, LR, Modem et Constructifs...D’autres s’y sont opposés comme le producteur de musique Pascal Nègre, et le chercheur Félix Tréguer, qui dénonce une « censure ». 





                            


                        

                        


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Les enjeux du vote au Parlement européen sur l’Etat de droit en Hongrie

Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, est à Strasbourg pour dissuader les eurodéputés de voter pour le déclenchement de l’article 7.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 17h31
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Un vote décisif du Parlement européen aura lieu mercredi 12 septembre à Strasbourg sur le déclenchement d’une procédure concernant le respect de l’Etat de droit en Hongrie. Il s’agit de l’article 7 des traités de l’Union, qui peut être activé en cas de « risque clair de violation grave » de l’Etat de droit dans un Etat membre. Cette procédure n’a, jusqu’à présent, été initiée qu’une fois : à la fin 2017, contre le gouvernement polonais.
Mardi 11, Viktor Orban, premier ministre hongrois et chantre de l’« illibéralisme », devait faire le déplacement à Strasbourg pour défendre en séance plénière l’action de son gouvernement. Et dissuader les eurodéputés de voter pour cette procédure, jugée radicale et stigmatisante, même si elle n’a jusqu’à présent pas prouvé son efficacité : Varsovie n’a à ce jour toujours pas amendé significativement les lois réformant sa justice, mises en cause par Bruxelles.

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L’initiative du vote revient à l’ensemble des élus de Strasbourg, qui, fin 2017, ont commandé un rapport sur l’Etat de droit en Hongrie à la commission des libertés civiles. L’eurodéputée néerlandaise écologiste Judith Sargentini a achevé son projet de rapport au printemps et conclu à la nécessité de déclencher l’article 7. Budapest prend cette affaire très au sérieux même si le porte-parole du gouvernement, Zoltan Kovacs, présent à Bruxelles lundi 10 septembre, a qualifié le travail de Mme Sargentini de « tissu de mensonges ».
L’impact de ce débat pourrait néanmoins être considérable, au moment où débute la campagne pour les élections européennes de mai 2019. Forcera-t-il le Parti populaire européen (PPE), rassemblement des droites de l’Union, à sortir de son ambiguïté à l’égard de M. Orban et à l’exclure une bonne fois pour toutes, lui qui est devenu la coqueluche des extrêmes droites européennes ?
A quelle condition l’article 7 peut-il être déclenché ?
L’article 7 des traités de l’Union ne peut être déclenché par le Parlement européen que si deux tiers des suffrages exprimés en plénière au moins votent dans ce sens. La gauche européenne, radicale et sociale démocrate, devrait soutenir le rapport Sargentini. Les libéraux et démocrates aussi. En revanche, le PPE est très divisé, alors que la moitié de ses élus a voté le rapport Sargentini en commission des affaires juridiques, en avril. Pour autant, en ce début de semaine, peu d’élus pariaient sur le fait que ce quota très élevé serait atteint.
Une fois l’article 7 recommandé au Conseil, les Etats membres doivent encore se saisir de la procédure : une majorité des 4/5es des votants est requise. S’ensuivent des consultations avec le gouvernement du pays concerné. En théorie, l’article 7 peut déboucher, si l’Etat membre n’est absolument pas coopératif, sur une suspension de ses droits de vote au Conseil, à savoir une quasi-exclusion du jeu européen. Un scénario très hypothétique dans le cas de la Pologne, a fortiori dans celui de la Hongrie.
Que dit le rapport Sargentini ?
Mme Sargentini a énuméré dans son rapport les menaces sur la liberté des médias, la remise en cause de l’indépendance de la justice, les attaques régulières contre les organisations non gouvernementales, le regain d’antisémitisme ainsi que la remise en question de certains droits sociaux.
Elle dénonçait aussi la politique migratoire du régime Orban et son refus d’accepter le principe de solidarité européenne. Le premier ministre n’a eu de cesse, depuis 2015, de refuser les plans de partage des réfugiés entre Etats membres pour soulager l’Italie et la Grèce. Lors d’un premier débat sur le rapport Sargentini au Parlement européen, en avril dernier, le ministre des affaires étrangères hongrois, Peter Szijjarto, avait répliqué : « J’ai une mauvaise nouvelle pour vous : nous ne permettrons pas la mise en œuvre de la politique prônée par Soros. Nous voulons protéger l’histoire et la culture européennes. » 
Un discours qui avait suscité le malaise, même au sein du PPE, dont une élue déplorait que la Hongrie « identifie les Européens comme des ennemis ». Le débat avait en tout cas relancé la question du gel ou d’une réduction, des fonds structurels pour Budapest. Et ils sont conséquents : ils représentent 4,4 % de son PIB (et la moitié de ses investissements publics).
Que répond le gouvernement hongrois ?
Le rapport n’a, à l’évidence, rien changé à la position officielle de Budapest, ainsi qu’en atteste une lettre adressée à tous les eurodéputés par Judit Varga, ministre chargé des relations avec l’UE. Son pays, confirme-t-elle « rejette vigoureusement » le rapport qui a entraîné, le 25 juin, un vote de la commission des libertés favorable au déclenchement de l’article 7.
M. Varga estime que son pays aurait dû dès le début être associé à la procédure. M. Sargentini, en refusant, aurait privilégié « l’option nucléaire » et créé « un dangereux précédent qui mine la confiance des citoyens dans le Parlement ». 
Le gouvernement hongrois a aussi transmis à Bruxelles un document de 109 pages, très argumenté, démontant pièces par pièces toutes les critiques faites depuis le retour au pouvoir de M. Orban à Budapest en 2010. Loi sur les médias, réforme de la justice, de la Constitution, libre activité des ONG, conditions d’exercice des établissements universitaires étrangers, etc.
Autre reproche : l’enquête a porté sur des compétences exclusives des Etats membres, comme l’éducation, les indemnités de chômage ou le montant minimum des retraites. Budapest affirme, par ailleurs, avoir tenu compte des réactions d’une série d’institutions de l’Union, dont la Commission ou la Cour de justice de Luxembourg, pour corriger des dispositions – sur la ségrégation des Roms, la protection des femmes enceintes au travail ou le système judiciaire.
Ces textes en forme de plaidoyers soutiennent que « la Hongrie est fidèle aux valeurs européennes » et ne menace en rien les règles de la démocratie. La ministre répète que son pays est ouvert au dialogue, y compris sur la légalité de certaines décisions, mais « rejette l’idée que des positions différentes soient présentées comme des menaces fondamentales pour la démocratie ».
Quelles conséquences pour le PPE et les autres partis politiques européens d’un vote largement en faveur de l’article 7 ?
Côté PPE, le malaise grandit ces derniers jours. Même si la majorité nécessaire des deux tiers des suffrages en plénière parait difficile à atteindre, un vote massif pour le déclenchement de l’article 7 ferait tanguer un parti en pleine crise, écartelé entre un Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, représentant de la droite chrétienne sociale et Sebastian Kurz, chancelier autrichien en coalition avec l’extrême droite ou M. Orban, qui se déplace désormais à Rome pour discuter Europe et migration avec le populiste d’extrême droite Matteo Salvini.
Lundi soir, M. Kurtz a recommandé le vote en faveur de l’article 7, alors qu’au même moment son partenaire de coalition, le FPÖ, invitait M. Orban à rejoindre une coalition des extrêmes européens.
Difficile pour les dirigeants proeuropéens du PPE de ne pas réagir, même si jusqu’à présent ils ont défendu M. Orban, espérant le garder dans la famille et éviter une hémorragie des électeurs de la droite traditionnelle vers l’extrême droite. Le PPE « attend de Viktor Orban qu’il fasse un pas en direction des partenaires européens cette semaine et qu’il soit prêt à des compromis », a ainsi déclaré au Monde Manfred Weber, chef de file du PPE à Strasbourg.

        Lire notre entretien avec
         

          Manfred Weber : « La situation en Hongrie suscite déjà de vives critiques au sein du PPE »



« S’il ne le fait pas, je m’attends à des débats extrêmement difficiles au sein du groupe PPE. Pour nous, il est clair que les valeurs fondamentales de l’Union européenne ne sont pas négociables », ajoute le Bavarois. En lice pour la succession de M. Juncker à la tête de la Commission, M. Weber affronte avec le vote hongrois le premier test important de sa candidature.
Un éclatement du PPE aurait des conséquences considérables à neuf mois des européennes, en créant à la fois un espace politique pour une union des droites extrêmes, de M. Orban à M. Salvini en passant par les Polonais du PiS. Mais aussi une opportunité pour une éventuelle alliance élargie des « proeuropéens » autour de M. Macron.
L’eurodéputé grec Dimitris Papadimoulis, membre de Syriza, le parti d’Alexis Tsipras, vient ainsi de déclarer au site d’information Euractiv.com : « En termes de démocratie, les alliances doivent être plus larges, non seulement avec M. Macron, mais avec les libéraux [du parti paneuropéen ALDE] et les modérés du PPE. » 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ L’objet du vote concernerait l’accord final qui devrait intervenir cet automne entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.
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Brexit : les syndicats britanniques font un pas vers un second référendum

L’objet du vote concernerait l’accord final qui devrait intervenir cet automne entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 10h49
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 15h47
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


C’est probablement le début d’un tournant sur le Brexit dans la gauche britannique. Le congrès de la Confédération des syndicats britanniques (Trades Union Congress ou TUC), réuni lundi 10 septembre à Manchester, a adopté une motion ouvrant la possibilité à un nouveau référendum, non sur l’appartenance à l’Union européenne, mais sur l’accord final qui devrait en principe intervenir cet automne entre le gouvernement de Theresa May et l’UE.
Le TUC exigerait un tel vote si l’accord sur le Brexit remettait en cause « les droits des travailleurs », en les rendant « inférieurs à ceux de l’UE », ou si Londres n’obtenait pas « le maintien d’échanges sans droit de douane ». La décision intervient à deux semaines du congrès du Parti travailliste dont le chef, Jeremy Corbyn, s’est dit jusqu’à présent hostile à une nouvelle consultation afin de ne pas provoquer les 37 % d’électeurs du Labour qui ont voté en faveur du Brexit au référendum de 2016.

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Le Labour est largement financé par les syndicats, et le glissement net de ces derniers vers une position ouvertement anti-Brexit pourrait influencer le parti d’opposition. Jusqu’à présent, la position du Labour consistait à accepter le Brexit au nom du respect du choix des électeurs tout en dénonçant le « Brexit conservateur » de Mme May. Les travaillistes réclament « le meilleur accord possible sur le Brexit pour l’emploi » et des élections anticipées.
Un accord a minima probable
Mais l’opinion publique bouge. Fin juillet, dans un sondage, les Britanniques souhaitant un nouveau vote sont devenus pour la première fois tout juste majoritaires (51 %). Chez les adhérents des syndicats, la tendance est spectaculaire : 59 % des syndiqués de Unite, la principale organisation du pays, sont partisans d’une seconde consultation (33 % contre), et 61 % (contre 35 %) veulent demeurer dans l’UE. La crainte d’une détérioration de l’emploi et du niveau de vie consécutive au retour des barrières douanières est citée comme la principale raison de ces choix.
L’accord de sortie de l’UE, qui sera conclu cet automne, doit être adopté par le Parlement européen et par celui de Westminster avant la date du Brexit officiel, le 29 mars 2019. Un éventuel rejet par les députés britanniques, voire un échec des négociations, pourrait déboucher sur une nouvelle consultation. Mais le plus probable est qu’un accord a minima intervienne sur les trois chapitres en discussion : dette de Londres à l’UE, droits des expatriés – déjà réglés – et, le plus épineux, le statut de la frontière irlandaise. Serait alors reportée à la « période de transition » (jusqu’à la fin 2020) la discussion sur le « plan de Chequers » de Theresa May, qui concerne, lui, les très complexes dossiers sur l’avenir des relations entre le Royaume-Uni et l’UE : gestion de l’immigration, coopération en matière de défense et de police, droits de douane, statut de la City.



                            


                        

                        

