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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Après avoir refusé, l’ex-garde du corps d’Emmanuel Macron a finalement accepté, non sans traiter les sénateurs de « petites personnes ».
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Auditions au Sénat  : pourquoi Alexandre Benalla est obligé de répondre à la convocation du 19 septembre

Après avoir refusé, l’ex-garde du corps d’Emmanuel Macron a finalement accepté, non sans traiter les sénateurs de « petites personnes ».



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 17h14
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                            Les Décodeurs








                        


« On me contraint. On m’explique qu’on va m’envoyer des gendarmes et des policiers. Alors, je vais venir à la convocation. Parce qu’on me menace, d’une manière directe. Je vais venir m’expliquer devant la commission d’enquête. Mais elle n’a aucun droit. Elle bafoue notre démocratie. »
Alexandre Benalla est pour le moins véhément, dans cette déclaration faite à France Inter mardi 11 septembre au soir. L’ex-garde du corps d’Emmanuel Macron a été convoqué devant la commission d’enquête du Sénat consacrée à l’affaire, révélée par Le Monde.
Mais cette convocation a rapidement viré au débat juridique : M. Benalla a commencé par refuser de s’y rendre, appuyé par ses avocats, mais aussi, de manière plus surprenante, par… Nicole Belloubet. La ministre de la justice s’est faite la porte-voix de M. Benalla mardi matin au micro de LCP, expliquant que celui-ci « n’a pas encore répondu à la commission d’enquête du Sénat » en arguant qu’« il ne peut y avoir d’inférences entre une commission d’enquête et une information judiciaire ».
Une intervention qui a étonné le président de ladite commission, Philippe Bas, qui a dit « ignorer » que Mme Belloubet était « le conseil juridique de M. Benalla ». Mercredi, ce dernier a finalement accepté, de mauvaise grâce, de se rendre le 19 septembre devant les sénateurs, non sans les qualifier au passage de « petites personnes », et Philippe Bas, président de la commission, de « petit marquis ». 
Une invitation obligatoire
La commission d’enquête dispose d’un droit de citation directe, à laquelle toute personne convoquée est obligée de se rendre. A la demande du président de la commission, la personne convoquée peut être contrainte par la présence d’un huissier ou d’un agent de la force publique. L’ordonnance du 17 novembre 1958, qui a institué les commissions d’enquête parlementaire, précise que « la personne qui ne comparaît pas ou refuse de déposer ou de prêter serment devant une commission d’enquête est passible de deux ans d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende ». Ces auditions peuvent, selon la volonté du président de la commission, être télévisées ou se dérouler à huis clos.
Ce que la commission pourra lui demander
Une commission d’enquête ne peut exister qu’en respect du principe de la séparation des pouvoirs. Afin de rester distinct du pouvoir judiciaire, une commission d’enquête « ne peut être créée sur des faits ayant donné lieu à des poursuites judiciaires et aussi longtemps que ces poursuites sont en cours ». Ainsi, la commission d’enquête sénatoriale, tout comme celle, éphémère, de l’Assemblée en juillet, devrait s’en tenir assez globalement aux « événements survenus à l’occasion de la manifestation parisienne du 1er mai 2018 ».

        Lire :
         

          Quels pouvoirs pour la commission d’enquête parlementaire ?



D’après Sophie de Cacqueray, maîtresse de conférences en droit public à l’université Aix-Marseille et membre du collectif de chercheurs en droit Les Surligneurs, la commission d’enquête parlementaire « a tout intérêt à diriger ses investigations sur des faits en marge, à côté de l’événement principal susceptible d’être le sujet d’une enquête judiciaire ».
Philippe Bas, le président de la commission sénatoriale, a affirmé qu’il entendait bien « lever les incohérences qui demeurent » dans ce feuilleton qui a terni l’image de l’exécutif, mais dit ne pas s’intéresser aux violences perpétrées par Alexandre Benalla, seulement « à ce qui s’est passé avant et après, c’est-à-dire [au] fonctionnement de l’Etat ».
Des mis en examen ont déjà été auditionnés

   


L’audition par le Sénat d’une personne mise en examen ne serait pas une première. En juin puis en juillet 2013, l’ancien ministre délégué au budget, Jérôme Cahuzac alors mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale, avait été auditionné à deux reprises par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale.
Dans un communiqué, la commission des lois du Sénat rappelle également qu’elle avait entendu en 1999 le préfet Bernard Bonnet et le colonel Henri Mazères à propos de la conduite de la politique de sécurité menée par l’Etat en Corse. Les deux hommes étaient alors mis en examen pour complicité de destruction de biens par incendie en bande organisée.
Alexandre Benalla, dont l’audition est programmée pour le 19 septembre, ne sera pas le seul mis en examen auditionné par la commission d’enquête du Sénat dans le cadre des événements survenus en marge des manifestations du 1er mai.
Mercredi 12 septembre, la commission d’enquête a également auditionné le commissaire Maxence Creusat, mis en examen pour violation du secret professionnel et détournement d’images issues d’un système de vidéoprotection après avoir remis les images des faits s’étant déroulés place de la Contrescarpe à Alexandre Benalla, ainsi que François-Xavier Lauch, chef de cabinet d’Emmanuel Macron, et le général Eric Bio-Farina, commandant militaire de la présidence de la République.

        Le compte-rendu des auditions du 12 septembre :
         

          « On est loin de l’organisateur de voyage qu’on nous a décrit »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Le député LRM du Finistère a été élu, sans surprise, président de l’Assemblée nationale.
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édition abonné


Richard Ferrand, l’« ancien monde » en Macronie

Le député LRM du Finistère a été élu, sans surprise, président de l’Assemblée nationale.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 10h26
 • Mis à jour le
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            Alexandre Lemarié et 
Manon Rescan








                        



                                


                            

Il est 13 h 20, lundi 10 septembre, quand Richard Ferrand paraît devant le centre des congrès de Tours. Les députés de La République en marche (LRM) viennent de le désigner comme leur candidat pour succéder à François de Rugy à la tête de l’Assemblée nationale.
L’issue du vote prévu mercredi 12 septembre ne fait alors guère de doute. Le député du Finistère vient donc d’être sacré quatrième personnage de l’Etat. Le vote des députés, avec 254 voix en sa faveur sur les 484 votes exprimés, a entériné ce choix.

N’importe qui à sa place aurait affiché un visage rayonnant face aux caméras. Mais c’est un homme tendu qui se présente devant les journalistes. Il sait l’exercice qui l’attend, justifier son élection, lui qui ne représente aucun des canons du macronisme : parité, renouvellement, exemplarité. « Vous me pardonnerez de ne pas être une dame… », lance-t-il sur un ton ironique. Sa phrase suscite un tollé sur les réseaux sociaux. Le lendemain, il s’autorise un autre accroc aux règles en vigueur en Macronie. Dans Libération, il exclut de quitter ses fonctions s’il venait à être mis en examen dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne. « Une décision procédurale n’a pas vocation à décider de l’exercice d’un mandat parlementaire », balaie-t-il, alors qu’il est toujours sous le coup d’une information judiciaire pour prise illégale d’intérêts, après une première enquête classée sans suite.

C’est que cette affaire lui a déjà suffisamment gâché la vie. En juin 2017, elle lui a coûté son poste au gouvernement, lorsqu’il a été contraint de quitter le ministère de la cohésion des territoires. Il n’a jamais digéré de se retrouver dans le collimateur de la justice pour ce qu’il considère comme une simple « affaire médiatique ». « Je n’ai rien commis d’illégal et d’immoral », assurait-il en septembre 2017. L’homme a gardé des révélations du Canard enchaîné une rancœur tenace à l’égard...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Un homme sur cinq et une femme sur six dans le monde auront, un jour, un cancer, selon l’OMS.
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Les cancers tuent près de 10 millions de personnes dans le monde en 2018

Un homme sur cinq et une femme sur six dans le monde auront, un jour, un cancer, selon l’OMS.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 18h43
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 18h51
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            Paul Benkimoun








                        



   


Un homme sur cinq et une femme sur six dans le monde développeront un cancer au cours de leur vie. Un homme sur huit et une femme sur onze en mourront, selon les estimations publiées par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence travaillant pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui font l’objet d’un article paru mercredi 12 septembre dans CA : A Cancer Journal for Clinicians, édité par l’American Cancer Society.
Partant de Globocan, la base de données accessible au public, les chercheurs du CIRC et de l’American Cancer Society ont analysé les chiffres pour 35 types de cancers provenant de 185 pays. Les estimations avancées pour 2018 – ce que les spécialistes appellent la « charge mondiale du cancer » – sont de 18,1 millions de nouveaux cas découverts et 9,6 millions de décès dus à cette maladie.
Le CIRC évoque une « augmentation rapide » de cette charge, mais les comparaisons avec la précédente étude alimentée par les données de Globocan, réalisée en 2012, sont rendues très difficiles par un changement de méthodologie. Certains cancers voient leur incidence diminuer, tels le cancer du poumon chez les hommes en Europe du Nord et en Amérique du Nord, ou le cancer du col utérin partout sauf en Afrique subsaharienne. Toutefois, la plupart des pays connaissent une hausse en valeur absolue du nombre de cas diagnostiqués et à traiter.

   


Le CIRC évoque plusieurs raisons à cette augmentation, parmi lesquelles une population dont le nombre et l’âge s’accroissent à un rythme soutenu et des évolutions de la prévalence de certains cancers. Freddie Bray, responsable de la surveillance des cancers au CIRC, et les coauteurs de l’article, soulignent que « les différences de profils de cancer entre pays et entre régions signifient qu’une diversité géographique demeure, avec la persistance de facteurs de risque locaux dans des populations qui en sont à des phases très différentes de la transition sociale et économique. Cela est illustré par les différences saillantes dans les taux de cancers associés à une infection, entre autres ceux du col utérin, de l’estomac et du foie, observés dans des pays situés aux deux extrémités du spectre du développement humain ». 

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                Cancer : des mouches plus fortes ensemble



Les auteurs ont en effet cherché à établir des schémas de fréquence des cancers selon le niveau de développement humain par pays, évalué au moyen d’un indice combinant le PIB par habitant, l’espérance de vie à la naissance et le niveau d’éducation des enfants de 15 ans et plus. Les écarts entre les pays à indice de développement humain (IDH) élevé ou très élevé et ceux à IDH faible ou intermédiaire sont très marqués pour l’incidence de la plupart des cancers, les premiers ayant des fréquences deux à trois fois plus élevées que les seconds.
L’Asie compte pour la moitié des cancers
En revanche, les différences sont beaucoup moins nettes s’agissant de la mortalité. Une proximité qui s’expliquerait à la fois par la fréquence de cancers de mauvais pronostic dans les pays à IDH faible ou intermédiaire, et par des diagnostics plus tardifs et des traitements efficaces moins disponibles.
Le cancer apparaît comme la première cause de mortalité chez les moins de 70 ans en Amérique du Nord et dans une partie de l’Amérique du Sud, l’Europe de l’Ouest, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, ainsi que le Japon, le Vietnam et la Thaïlande. Il n’arrive qu’en troisième ou quatrième position en Afrique subsaharienne, dans la majeure partie du Moyen-Orient et de l’Asie.

   


A l’échelle mondiale, le cancer le plus fréquent est celui du poumon, avec plus de 2 millions de cas estimés pour 2018, qui est également et de loin le plus meurtrier : plus d’1,7 million de morts (18 % du total des décès par cancer). Il est suivi par celui du sein, quasiment aussi fréquent, mais trois fois moins meurtrier. Le mauvais pronostic en général des cancers du poumon explique cette différence.
Si l’on considère l’ensemble des cancers pour les deux sexes, l’Asie devrait être en 2018 la région du monde comptant près de la moitié des cancers et plus de la moitié des décès par cancers – du fait que 60 % de la population mondiale y vit –, devant l’Europe (23,4 % des cas et 20,3 % des décès, pour 9,8 % de la population mondiale) et les Amériques (21 % des cas et 14,4 % de la mortalité pour 13,3 % de la population mondiale).
Variations moins marquées pour les femmes
En Asie comme en Afrique, la part des décès par cancer est plus importante que la part des nouveaux cas, ce que le CIRC explique par une différence dans la fréquence de certains types de cancers, ceux ayant un mauvais pronostic et un taux de mortalité plus élevés y étant souvent plus présents.
Chez les hommes, le cancer du poumon occupe le premier rang de fréquence en Europe orientale et en Asie centrale, en Chine et en Afrique du Nord. Il cède cette place au cancer de la prostate dans les Amériques, l’Europe de l’Ouest, l’Australie et la plus grande partie de l’Afrique subsaharienne, alors qu’il n’est que le deuxième cancer le plus fréquent à l’échelle de la planète (plus d’1,2 million de cas). Le cancer des lèvres et de la bouche prédomine dans le sous-continent indien, tandis que celui du foie est en tête en Egypte et quelques pays d’Afrique de l’Ouest, ainsi qu’en Mongolie.

   


Chez les femmes, les variations sont moins marquées. Le cancer du sein domine à peu près partout hormis en Afrique de l’Ouest et australe, en Bolivie et au Paraguay, où il est devancé par les cancers du col de l’utérus ; en Mongolie où les tumeurs malignes du foie arrivent en tête et dans les deux Corées, où le cancer du poumon paraît en tête au Nord et celui de la thyroïde au Sud.
« Les maladies non transmissibles sont à présent responsables de la majorité des décès dans le monde et l’on s’attend à ce que le cancer se hisse au rang de première cause de mortalité et de principal obstacle à l’accroissement de l’espérance de vie dans chaque pays du monde au cours du XXIe siècle », prédisent Freddie Bray et ses collègues.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ En fonction des régions, ils sont soit des ouragans, soit des typhons. Quant à leurs noms, ils se sont masculinisés seulement récemment
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<article-nb="2018/09/12/19-5">
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Villes, régions, entreprises et ONG veulent aiguillonner les Etats lors du sommet mondial pour l’action climatique qui s’ouvre ce 12 septembre.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Climat  : à San Francisco, une « COP des acteurs non étatiques » contre le réchauffement

Villes, régions, entreprises et ONG veulent aiguillonner les Etats lors du sommet mondial pour l’action climatique qui s’ouvre ce 12 septembre.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 10h25
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 18h22
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



   


Pas de chefs d’Etat, pas de cadre officiel, mais des milliers d’acteurs de la lutte contre le changement climatique venus d’une centaine de pays. Le sommet mondial pour l’action climatique qui s’ouvre mercredi 12 septembre à San Francisco – premier du genre – se veut la « COP des acteurs non étatiques ». Les participants – villes, régions, coalitions d’entreprises, investisseurs, ONG – entendent être l’aiguillon des Etats, à un moment où le retrait américain de l’accord de Paris a ralenti les ardeurs des cosignataires à remplir les objectifs affichés aux Nations unies.
Ils veulent montrer qu’ils comptent, qu’ils obtiennent des résultats et que la décarbonation de l’économie passe aussi par eux, à l’échelon local. Les acteurs non étatiques « portent le drapeau pendant que les gros pouvoirs, les responsables nationaux, sont somnolents », résume le gouverneur de Californie et hôte du sommet, Jerry Brown.
Objectif 100 % électricité électrique
Le Global Climate Action Summit (GCAS) est coprésidé par Jerry Brown, le responsable chinois de la lutte contre le changement climatique, Xie Zhenhua, l’envoyé spécial de l’ONU pour l’action sur le climat, Michael Bloomberg, le magnat industriel indien Anand Mahindra et la représentante pour la convention-cadre de l’ONU, Patricia Espinosa. Plusieurs ministres de l’environnement sont présents. Pour la France, Nicolas Hulot, démissionnaire, s’est décommandé mais l’ambassadrice des pôles, Ségolène Royal, représente le gouvernement. Anne Hidalgo doit mener la conférence mercredi, en tant que présidente du C40, le groupe lancé en 2005 avec le soutien financier de la fondation philanthropique de M. Bloomberg, et qui réunit maintenant 96 des plus grandes villes du monde.
Dans San Francisco envahie par les sit-in des activistes en position de yoga, pas moins de 350 événements sont prévus en plus de la conférence officielle à laquelle participent 4 500 délégués. Toutes les « stars » de l’écologie sont annoncées, de l’ancien vice-président américain Al Gore à l’ancien secrétaire d’Etat John Kerry, qui a signé l’accord de Paris en décembre 2015 ; de Robert Redford à Alec Baldwin.
Si l’ONU n’est pas maître d’œuvre, elle est omniprésente. Lundi, son secrétaire général, Antonio Guterres, à New York, a solennellement rappelé aux Etats que, s’ils n’agissent pas, « la société civile sera en droit de leur demander des comptes ». « Le monde change sous nos yeux », a-t-il souligné.
L’hyperactif Jerry Brown, gouverneur entré en « résistance » dès le lendemain de l’élection de Donald Trump, et qui depuis multiplie les initiatives sur le plan judiciaire ou législatif pour contrecarrer l’administration républicaine, a donné le ton. Lundi 10 septembre, il a ratifié une loi qui exige que 100 % de l’électricité consommée en Californie provienne de sources « propres » avant 2045 (solaire, éolienne mais aussi nucléaire), contre 32 % actuellement.
Piège de ciment
Seul l’Etat de Hawaï a pris un engagement similaire, mais, pour ce qui est de la Californie, représentant l’équivalent de la 5e économie du monde, l’engagement a été qualifié d’« historique » par les associations, d’autant que cet Etat reste le quatrième des Etats-Unis pour l’exploitation du pétrole et du gaz naturel. Selon le sénateur Kevin de Leon, l’architecte de la loi, les parlementaires ont pris acte de ce que la Californie avait atteint ses objectifs avec quatre ans d’avance et ramené ses émissions sous leur niveau de 1990. Cela tout en maintenant une croissance record. Les énergies renouvelables représentent déjà « dix fois plus d’emplois pour la seule Californie que toutes les mines de charbon des Etats-Unis », a-t-il souligné.
Le gouverneur ne s’en est pas tenu là. Par un décret, qui n’avait pas été annoncé, il a ordonné non seulement de ramener l’ensemble des émissions à zéro d’ici à 2045 mais de retirer, à partir de l’année suivante, plus de gaz à effet de serre de l’atmosphère que l’Etat n’en rejette. Cet objectif a surpris les écologistes mais il est considéré comme incitant à l’innovation. A titre expérimental, le Golden State explore la possibilité d’utiliser les algues pour absorber les gaz ou de les emprisonner dans du ciment.

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                Combien de CO2 contribuez-vous à émettre dans l’atmosphère ?



Le camp anti-Trump espère faire la démonstration que l’autre Amérique est toujours fidèle aux engagements prévus dans l’accord de Paris. Que ce soit au niveau des financiers qui s’engagent pour le climat, comme les 392 qui doivent annoncer à San Francisco la création d’un « Investor Agenda » ; au niveau des entreprises comme le géant de l’assurance santé Kaiser Permanente, qui promet de devenir « neutre en carbone » en 2020 ; ou encore des 3 000 Etats et villes des Etats-Unis réunis dans l’alliance America’s Pledge, un réseau créé le lendemain de l’annonce du retrait de l’accord de Paris, en juin 2017.
L’association a publié mercredi une analyse des efforts des entités sous-étatiques aux Etats-Unis, à mi-chemin du bilan de l’objectif américain fixé dans l’accord de Paris d’atteindre de 26 à 28 % de réduction des émissions par rapport à 2005 avant 2025. L’étude montre que « les engagements actuels du gouvernement et de l’économie réelle, combinés avec les forces du marché, ramèneront les émissions à 17 %, soit deux tiers de l’objectif original ».
« Le travail lourd »
Quelle est la portée des engagements des acteurs non étatiques ? Les organisateurs mettent en avant une série de domaines où les autorités locales sont clés, comme la réglementation des constructions ou le recyclage des déchets – avant même le sommet, 23 villes, dont Paris, Durban, Tokyo et Vancouver, ont décidé de réduire de 15 % le volume des déchets généré par chaque citoyen d’ici à 2030.
Pour l’agence de l’ONU pour l’environnement, qui a publié le 10 septembre une étude quantifiant pour la première fois l’apport des initiatives internationales émanant de 7 000 villes dans 133 pays, et 6 000 entreprises, « les villes, les Etats, la société civile et le secteur privé ont le potentiel pour dépasser des objectifs ». Mais le rapport indique aussi que nombre d’engagements annoncés n’ont pas encore eu d’impact. « Nous avons absolument besoin des gouvernements nationaux pour faire le travail lourd », a indiqué Angel Hsu, climatologue à Yale, l’une des coauteurs de l’étude. Jerry Brown en convient, estimant que « nous sommes encore au camp de base du mont Everest ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Des chansons comme « Ya Rayah » ou la reprise de « Douce France » symbolisaient sa musique, mélange d’influences algériennes, de rock, de punk et d’electro. Il est mort dans son sommeil à 59 ans.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Mort de Rachid Taha, chanteur du métissage musical

Des chansons comme « Ya Rayah » ou la reprise de « Douce France » symbolisaient sa musique, mélange d’influences algériennes, de rock, de punk et d’electro. Il est mort dans son sommeil à 59 ans.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 12h50
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 18h31
   





                        



   


Le chanteur Rachid Taha est mort dans la nuit de mardi 11 à mercredi 12 septembre d’une crise cardiaque dans son sommeil, à son domicile de la région parisienne, a fait savoir sa famille dans un communiqué. Il avait 59 ans.
« Son fils Lyes, sa famille, ses proches, tous ses amis et son label Naïve ont le regret et l’immense tristesse d’annoncer le décès de l’artiste Rachid Taha, survenu cette nuit suite à un arrêt cardiaque à son domicile des Lilas. »
Plusieurs personnalités du monde de la culture lui ont rendu hommage. « Rachid Taha était un grand artiste, mon ami et mon frère, il sera dans mon cœur pour la vie », a écrit sur Twitter le chanteur Axel Bauer. « RIP l’ami », a écrit Le producteur Pascal Nègre, évoquant les « fêtes, discussions, rires jusqu’à la fin de la nuit ». L’ancien ministre Jack Lang a salué un « artiste à la fois créatif et atypique. Il était l’esprit de cette France arc-en-ciel et tolérante ».
L’emblématique reprise de « Douce France »
Rachid Taha était une des personnalités fortes et attachantes de la scène rock hexagonale depuis ses débuts, en 1981, avec le groupe Carte de séjour, qu’il avait formé à Lyon avec quatre autres musiciens. Incarnant la jeune génération des années 1980, le groupe participa notamment à la fameuse marche pour l’égalité et contre le racisme en 1983.
Né en Algérie, près d’Oran, arrivé en Alsace à l’âge de 10 ans, Rachid Taha aimait construire des ponts entre les cultures. En 1986, il reprenait avec son groupe la chanson Douce France, de Charles Trenet, en faisant l’hymne d’une jeunesse française métissée et tolérante.
Pour lutter contre les lois Pasqua visant à réglementer l’immigration, Carte de séjour alla jusqu’à distribuer ce single aux députés à l’Assemblée nationale. Cette chanson fut aussi celle des meetings de la campagne présidentielle de François Mitterrand en 1988.

« Ya Rayah », tube intergénérationnel
Se produisant en solo à partir de 1989, Taha, qui a grandi avec le punk et le rock, ne cessa par la suite d’y être fidèle, tout en les infusant de musique orientale, comme avec sa reprise de Rock the Casbah, de Clash.
Il sort en 1997 un tube transgénérationnel, une reprise de Ya Rayah, hymne des immigrés algériens composé par l’idole du chaâbi, Dahmane El-Harrachi (1925-1980). Un genre musical qu’il affectionnait : « J’ai découvert le chaâbi à la radio, puis par les Scopitone dans un bar à côté d’où l’on habitait, en Alsace, avec mes parents, racontait Rachid Taha en 2017. C’est un peu notre Jack Kerouac à nous, de manière plus orientale ou désorientée. »

En 1998, année de fierté black-blanc-beur, c’est le succès de 1, 2, 3, soleils, réunissant Rachid Taha, Khaled et Faudel.
Pour la sortie de son dernier album, Zoom, en 2013, le chanteur électrise le Trianon à coups de sons traditionnels et électroniques, de métissages punk, jamaïcains et electro. Quatre ans plus tard, il rend hommage au chaâbi le temps d’un concert à l’Institut du monde arabe.
En 2016, il reçut une Victoire de la musique pour l’ensemble de sa carrière, avant de créer le projet CousCous Clan avec Rodolphe Burger. Il s’apprêtait à sortir chez Believe un nouvel album, dont le premier morceau devait s’intituler Je suis africain.

        Lire aussi :
         

                Rachid Taha n'a pas désarmé






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Après une bataille de sept ans contre les populations locales et les écologistes, la première fracturation hydraulique du pays depuis 2011 va commencer.
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L’exploitation du gaz de schiste reprend au Royaume-Uni

Après une bataille de sept ans contre les populations locales et les écologistes, la première fracturation hydraulique du pays depuis 2011 va commencer.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 10h13
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 10h31
    |

            Eric Albert (Preston (Angleterre), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Une quarantaine de militants sont rassemblés, en cette journée de fin août, entre le centre de la route nationale A583 et la chaussée. Camions et voitures scindent régulièrement en deux la petite foule, qui écoute attentivement l’orateur venu sur place. « Ici se trouve la ligne de front où se joue l’avenir de notre pays », lance John Ashton, un ancien diplomate chargé du changement climatique au ministère des affaires étrangères britannique entre 2006 et 2012.
En guise d’armée pour cette bataille, l’assemblée disparate est constituée essentiellement d’habitants locaux grisonnants. Le champ de bataille n’est guère plus impressionnant : il s’agit d’une grande prairie avec quelques infrastructures peu visibles au centre, située à Preston, près de Blackpool, dans le nord-ouest de l’Angleterre. A quelques encablures de là, une douzaine de policiers assis dans un fourgon surveillent la scène d’un œil distrait.
L’enjeu est pourtant majeur. Ici, dans les jours qui viennent, l’industrie du gaz de schiste va mener la première fracturation hydraulique du Royaume-Uni depuis sept ans. Après de longues guérillas politiques, juridiques et d’opinion publique, l’entreprise Cuadrilla est sur le point de lancer l’exploration de ses réserves. Les deux forages horizontaux, profonds d’un peu plus de deux kilomètres et longs d’environ 800 mètres, sont déjà réalisés. Il reste à y injecter un mélange à très haute pression d’eau et de produits chimiques pour briser la roche. Sans donner de date exacte, l’entreprise a promis qu’elle commencerait avant la fin septembre.

« Personne ne pensait que cela prendrait autant de temps »
« Il faut arrêter Cuadrilla, insiste M. Ashton. Pour le bien des gens qui vivent ici, mais aussi pour celui du pays. Si l’entreprise gagne ici, il risque d’y avoir de l’exploitation de gaz de schiste dans tout le pays. » Laura Hughes, directrice commerciale de Cuadrilla, est moins hyperbolique, mais reconnaît...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Le texte soulève un débat sur les bénéfices ou les dangers qu’il aurait pour la culture sur Internet.
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Droit d’auteur et numérique : les mots pour comprendre la nouvelle directive européenne

Le texte soulève un débat sur les bénéfices ou les dangers qu’il aurait pour la culture sur Internet.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 16h12
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 18h14
   





                        


Le Parlement européen a finalement adopté, mercredi 12 septembre, une directive qui doit adapter le droit d’auteur à l’heure du numérique. Ce vote a lieu après une campagne intense de lobbying à propos de ce texte, dont une première version avait été rejetée par le Parlement en juillet.
Pour les partisans de la directive — industries culturelles, médias, artistes… —, elle est en effet nécessaire pour assurer une meilleure rémunération des créateurs et des éditeurs dans l’économie actuelle d’Internet. Pour les opposants — les grandes entreprises du Web et les défenseurs des libertés numériques —, il s’agit d’un texte européen dangereux à la fois pour leur business et pour leur fonctionnement, ainsi que pour la liberté d’expression.
Pour bien comprendre les enjeux liés à ce texte (qui doit encore être négocié entre la Commission, le Conseil européen et le Parlement européen, avant d’être traduit dans les législations nationales de chaque pays membre de l’UE), voici un lexique des mots et expressions qui reviennent le plus souvent à son sujet.

        Le contenu de la directive européenne :
         

          Que peut-elle changer pour les internautes ?



Article 11
Cet article de la directive européenne crée le principe d’un « droit voisin » dont pourront se réclamer les entreprises de presse. Il contraint les grandes plates-formes du numérique à rémunérer les médias lorsqu’elles affichent des extraits d’articles ou d’autres contenus sur leurs services.

        Tribune de Sammy Ketz, directeur du bureau de l’AFP à Bagdad :
         

          les « droits voisins », une question de vie ou de mort



Droits voisins
Le droit d’auteur est un droit de propriété intellectuelle sur une œuvre de l’esprit. Les « droits voisins du droit d’auteur » peuvent être accordés à des personnes physiques ou morales qui jouent un rôle dans la création de cette œuvre de l’esprit, sans en être directement l’auteur : les entreprises de presse sont concernées, car elles permettent à des journalistes de publier des articles de presse, sans en être directement l’auteur. Celles et ceux qui bénéficient d’un « droit voisin » peuvent toucher des droits patrimoniaux lorsque l’œuvre est utilisée, et ont un droit moral sur le respect de l’œuvre. Ils existent déjà dans la musique pour les artistes interprètes et les producteurs, par exemple.

        En réponse à Sammy Ketz :
         

          « Le “droit voisin” est une hydre à multiples têtes »



Snippets et « mots individuels »
Un élément clef des débats sur l’article 11 consiste à définir ce qui constitue, ou non, une « exploitation » d’un article de presse. Le texte adopté vise assez spécifiquement les « snippets », c’est-à-dire de courts extraits d’un article qui sont affichés par exemple lorsqu’on les partage sur Facebook ou qu’on parcourt Google Actualités. L’article 11, dans la version adoptée mercredi 12 septembre, précise toutefois que les liens seuls ne sont pas concernés, et que ces derniers peuvent être accompagnés de « mots individuels » — une notion floue que les Parlements nationaux devront vraisemblablement préciser.
Article 13
Cet article vise à contraindre les grandes plates-formes d’Internet (Google, Facebook…) à négocier des accords avec les titulaires de droits — ce qui est déjà largement le cas, mais les ayants droit estiment que ces accords leur sont défavorables. A défaut d’accord, les grandes plates-formes devront s’engager à empêcher leurs utilisateurs de publier des contenus protégés par le droit d’auteur.
Blocage automatique
Très critiqué, le principe d’un blocage automatique de tous les contenus ne respectant pas le droit d’auteur est déjà en place sur certaines plates-formes, dont YouTube. Ce système, dit « content ID », scanne automatiquement les morceaux de musique et les vidéos mis en ligne sur la plate-forme pour y détecter des « signatures numériques », théoriquement uniques et propres à chaque morceau ou vidéo. Lorsque YouTube détecte qu’une vidéo utilise du contenu soumis au droit d’auteur, il la bloque ou, si les ayants droit l’acceptent, laisse la vidéo en ligne, mais reverse une partie des revenus qu’elle génère aux détenteurs originaux des droits.

        La tribune du chercheur Félix Tréguer :
         

          l’affrontement factice des deux têtes du capitalisme informationnel



Exceptions au droit d’auteur
Les adversaires de l’article 13 notaient que les systèmes de filtrage automatique ne respectent que très partiellement les droits des internautes sur les exceptions au droit d’auteur. Dans la plupart des pays européens, la loi prévoit notamment des dérogations plus ou moins étendues pour les parodies, les remix, ou le droit de citation.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Les eurodéputés ont demandé à une large majorité aux Etats européens de déclencher l’article 7 des traités de l’Union à l’encontre de la Hongrie.
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Le Parlement européen dénonce les « risques de violation de l’Etat de droit » en Hongrie

Les eurodéputés ont demandé à une large majorité aux Etats européens de déclencher l’article 7 des traités de l’Union à l’encontre de la Hongrie.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 13h32
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 18h08
    |

            Cécile Ducourtieux (Strasbourg, envoyée spéciale)








                        



   


« Je vais parler très lentement, ce vote est délicat », avait prévenu Antonio Tajani, le président du Parlement européen, qui présidait la séance du vote de l’hémicycle strasbourgeois sur le déclenchement d’une procédure exceptionnelle liée au respect de l’Etat de droit en Hongrie. Le rapport sans concessions de l’élue verte néerlandaise Judith Sargentini sur la politique du premier ministre Viktor Orban, a, finalement, été adopté, mercredi 12 septembre. Et à une large majorité : 448 voix pour, 197 contre et seulement 48 abstentions.
L’article 7 des traités de l’Union, procédure aussi exceptionnelle que stigmatisante, actionnée qu’une fois dans l’histoire de l’UE (par la Commission contre la Pologne à la fin de 2017), va donc pouvoir être activée à l’encontre du gouvernement de Viktor Orban, toujours membre du Parti conservateur européen (PPE) mais devenu coqueluche des droites extrêmes européennes en raison de sa politique hostile aux migrants.
« La décision d’aujourd’hui n’est rien de moins qu’une petite vengeance des politiciens pro-immigration contre la Hongrie », a déclaré depuis Budapest le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto peu après l’annonce du vote.
Il a ajouté estimer que le vote des élus est « l’ultime preuve claire que le Parlement européen compte une très grande majorité de politiciens pro-immigration » et qu’elle a « révélé l’intention de former une coalition après les élections [européennes] de mai prochain entre les libéraux, la gauche et le PPE », qui a voté la résolution, selon M. Szijjarto.

        Le contexte avant le vote :
         

          Les enjeux du vote au Parlement européen sur l’Etat de droit en Hongrie



Le PPE détenait les clés du vote
Par ce vote, hautement symbolique, le Parlement de Strasbourg dénonce des « risques de violation grave de l’Etat de droit en Hongrie ». Mais la procédure de l’article 7 est longue, et son efficacité n’a encore jamais été prouvée : pour l’heure, Varsovie a refusé d’amender substantiellement ses réformes de la justice, jugées problématiques par la Commission.
Une fois l’article 7 recommandé au Conseil, les Etats membres doivent encore se saisir de la procédure : une majorité des quatre cinquièmes des votants est requise. S’ensuivent des consultations avec le gouvernement du pays concerné. En théorie, l’article 7 peut déboucher, si l’Etat membre n’est absolument pas coopératif, sur une suspension de ses droits de vote au Conseil, à savoir une quasi-exclusion du jeu européen. Un scénario très hypothétique dans le cas de la Pologne, a fortiori dans celui de la Hongrie.
Il fallait que deux tiers des suffrages exprimés dans l’hémicycle approuvent le rapport Sargentini. Le changement d’attitude des caciques du PPE, jusqu’à présent très tolérants à l’égard de la politique hostile à Bruxelles et aux migrants de M. Orban a été déterminant. Avec 218 élus, le PPE détenait, en effet, les clés du vote.
Cent seize députés européens du PPE ont voté, mercredi, en faveur du déclenchement de la procédure contre la Hongrie. Les élus français du parti Les Républicains Franck Proust, Nadine Morano et Angelique Delahaye, également membres du PPE, ont voté contre la mesure.
Mardi 11 septembre, après que M. Orban eut livré un nouveau discours sans concessions à Strasbourg, dénonçant un « chantage » de l’Union, Joseph Daul, le président du PPE — un Alsacien aussi discret qu’influent, réputé proche de la chancelière Merkel — avait tweeté : « L’Union européenne est fondée sur la liberté, la démocratie, l’égalité, l’Etat de droit, le respect des droits humains et une société civile libre. Le PPE ne fera pas de compromis là-dessus, quelle que soit l’affiliation politique. »

The European Union is based on #freedom, democracy, equality, academic liberty, #RuleOfLaw, respect for human right… https://t.co/K10CxBsv7s— JosephDaul (@Joseph Daul)


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Un peu plus tard, Manfred Weber, chef de file du PPE à Strasbourg et candidat à la succession de M. Juncker à la présidence de la Commission, disait qu’il voterait « en faveur de l’article 7 ». Il a de nouveau tweeté mercredi matin, juste avant le vote :
« Aujourd’hui, je voterai en faveur de l’activation de l’article 7 pour la #Hongrie. J’ai toujours été favorable au dialogue et je continue à l’être, mais hier je n’ai constaté aucune volonté du PM hongrois de faire un pas vers nous. »

Today I will vote in favour of triggering #Article7. I have always been in favour of building bridges and I want to… https://t.co/Xbp0HZZOSR— ManfredWeber (@Manfred Weber)


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Un axe de campagne pour les européennes
La question sera maintenant de savoir si le PPE, qui, jusqu’à présent, s’y refusait, prendra la décision d’exclure M. Orban, à tout le moins de le suspendre en attendant un sommet du parti, au début de novembre à Helsinki. Ces dernières heures, le parti était très divisé. Mardi soir, en réunion de groupe, en présence de M. Orban, aucun élu PPE n’a demandé le « départ de M. Orban », selon plusieurs sources internes.
Beaucoup estiment qu’il ne faut pas céder aux « manœuvres » des autres partis politiques, extrême droite, sociaux-démocrates ou libéraux, qui rêvent de déstabiliser le PPE en lui faisant perdre son statut de premier parti de l’Union. Laisser partir M. Orban serait, de fait, prendre le risque de se priver d’une partie des sensibilités est-européennes et très droitières du parti paneuropéen.
Prudent, Manfred Weber, qui joue sa candidature dans ce bras de fer à venir entre Budapest et les institutions de l’Union, est resté très prudent, mercredi matin, sur Twitter : « Le @EPPGroup souhaite maintenir le dialogue et continuer à préserver l’unité de l’Europe. Les semaines qui viennent doivent permettre d’engager le dialogue, pas d’y mettre fin. Les valeurs européennes ne sont pas négociables pour nous. »

The @EPPGroup wants to keep the dialogue and continue bringing Europe together. The dialogue should begin, not end,… https://t.co/Kljlm87YJC— ManfredWeber (@Manfred Weber)


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« Il y a dix ans de cécité et de silence coupable sur ce qui se passe en Hongrie, en particulier de la part de ceux qui pensent qu’au motif que s’opposer au populisme, c’est le nourrir, ont préféré s’accommoder du populisme et le laisser grandir », déclarait Nathalie Loiseau, ministre des affaires européennes française à Strasbourg mercredi matin, quelques heures avant le vote.
« Ce sera au PPE de prendre sa décision. Mais j’aurais du mal à comprendre que des partis dits de centre droit affichant des valeurs européennes fortes et leurs croyances dans les valeurs fondamentales constatent qu’une forte majorité du Parlement considère qu’il y a risque fort de violation de l’Etat de droit en Hongrie, mais que le Fidesz reste bienvenu dans le PPE. »
M. Macron a fait de son opposition à M. Orban et à sa vision ultranationaliste un des grands axes de sa campagne pour les européennes.

        Lire la chronique de Sylvie Kauffmann :
         

          « Longtemps marqueur de l’extrême droite, la question de l’identité est devenue mainstream »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ « Nous ne sommes pas là pour retirer des vies », a dit Bertrand de Rochambeau, revendiquant son droit de ne pas pratiquer d’avortements.
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Buzyn et Schiappa critiquent les propos anti-IVG du président d’un syndicat de gynécologues

« Nous ne sommes pas là pour retirer des vies », a dit Bertrand de Rochambeau, revendiquant son droit de ne pas pratiquer d’avortements.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 18h30
   





                        


« Rien ni personne ne doit entraver » le droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), a réagi la ministre de la santé, Agnès Buzyn, mercredi 12 septembre, au lendemain des déclarations du président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France (Syngof), qui disait que les médecins ne sont « pas là pour retirer des vies ».
« Nous ne devons laisser passer aucune attaque, d’où qu’elle vienne, contre le droit des femmes à accéder librement à l’avortement », ajoute Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, dans ce communiqué commun qui « condamne fermement » les propos du gynécologue.
Dans l’émission « Quotidien » diffusée mardi 11 septembre sur TMC, Bertrand de Rochambeau comparaît l’IVG à un homicide.

« Nous ne sommes pas là pour retirer des vies. »

— Qofficiel (@Quotidien)


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« Moi, je fais un métier avec mes tripes. Je me lève à n’importe quelle heure. La nuit, je fais des opérations très difficiles, avec mes tripes. Et donc aux choses auxquelles je ne crois pas, je ne les fais plus (…). Nous ne sommes pas là pour retirer des vies », déclare le président du Syngof, qui revendique 1 600 adhérents, sur 6 748 praticiens en 2017.
Alors que la journaliste de TMC fait remarquer au docteur Bertrand de Rochambeau que « ce n’est pas un homicide de faire une IVG », il lui répond : « Si, madame. »
« Toutes les femmes ne considèrent pas qu’avoir un embryon dans le ventre, c’est une vie », insiste la journaliste. Le gynécologue lui rétorque alors que c’est « son opinion ».
« Moi, en tant que médecin, je ne suis pas forcé d’avoir votre opinion. Et si je ne l’ai pas, la loi me protège, et ma conscience aussi. » 
La clause de conscience à laquelle se réfère le praticien prévoit en effet que les médecins ont la possibilité de refuser de pratiquer une IVG, mais ils ont alors l’obligation d’orienter la patiente vers un autre praticien ou une structure qui répondra à sa demande.

        Sur Les Décodeurs :
         

          Clause de conscience et refus de pratiquer l’IVG : ce que dit la loi



« Scandaleux ! »
Dans un communiqué publié mercredi après-midi, le Syngof s’est désolidarisé des propos tenus par son président et a assuré que celui-ci s’était exprimé « en son nom personnel ». Rappelant que « la clause de conscience est un droit des médecins qui ne peut être remis en cause », le syndicat dit « ne [remettre] nullement en cause l’IVG » et affirme que « l’accès à l’avortement pour les femmes est un droit incontesté et incontestable ».
Avant les responsables politiques, ces propos avaient déjà fait réagir plusieurs organisations. Comme l’ordre des sages-femmes, qui alerte dans un communiqué sur le fait que, plus de quarante ans après la loi Veil autorisant l’IVG, ce droit, « essentiel à l’autonomie et l’émancipation des femmes », est « menacé ».

        Lire aussi :
         

                Loi sur l’interruption volontaire de grossesse : la solitude de Simone Veil



« Scandaleux ! » a réagi la coprésidente du Planning familial, Véronique Séhier, dès la diffusion de l’émission.

Scandaleux! La clause de conscience sur l'#IVG , c 'est une entrave aux droits des femmes et à leur santé, et un vr… https://t.co/ejPvm85VQg— verosehier (@Séhier Véronique)


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En guise de réponse au docteur Rochambeau, le Collectif national pour les droits des femmes, dénonçant « de la pub aux lobbys anti-IVG », a publié une photographie de la campagne d’information gouvernementale « Mon corps, mon choix, mon droit ».

Message à DE ROCHAMBEAU, ce medecin président du syndicat des gynécologues, qui fait ouvertement de la pub aux lobb… https://t.co/1Lo7Rz074L— coldroitsfemmes (@Coll. Droits Femmes)


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En France, le nombre d’IVG est en légère baisse depuis quelques années, au nombre de 211 900 en 2016, selon la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques.

        Lire aussi :
         

                Le délit d’entrave à l’IVG définitivement adopté par le Parlement






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ L’américain perd sa deuxième place sur le marché mondial des smartphones au profit de Huawei.
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Apple joue le premium face aux fabricants chinois

L’américain perd sa deuxième place sur le marché mondial des smartphones au profit de Huawei.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 10h26
    |

            Vincent Fagot








                        



                                


                            

Mercredi 12 septembre, la communauté des fans d’Apple sera définitivement fixée sur le design et les nouvelles fonctionnalités du dernier-né des smartphones de la firme à la pomme, l’iPhone 9. Avant cette traditionnelle conférence de rentrée, Apple peut toujours revendiquer le titre de société la plus valorisée au monde, à 1 000 milliards de dollars (862 milliards d’euros), devant Amazon. En revanche, l’entreprise de Cupertino, en Californie, ne peut plus revendiquer d’être le deuxième fabricant mondial de smartphones. Selon plusieurs cabinets (Gartner, IDC, Strategy Analytics), la place lui a été ravie, à l’été, par le constructeur chinois Huawei, désormais principal rival du numéro un du marché, le sud-coréen Samsung.
Une rétrogradation qui n’a pas de quoi affoler les dirigeants d’Apple. Le groupe américain vend certes 10 % de téléphones de moins que le chinois et près de 40 % de moins que le sud-coréen, mais ses bénéfices surpassent largement ceux de ses concurrents. Alors que ses ventes de téléphones n’ont progressé que de 1 % entre le 30 juin 2017 et le 30 juin 2018, ses revenus, dans ce domaine, se sont envolés de 20 % sur la même période, à près de 30 milliards de dollars. Une hausse largement liée au succès de l’iPhone X, modèle très haut de gamme, lancé au prix de 1 000 dollars, en 2017. Mais la marque peut-elle conserver ce niveau de performance dans un marché de plus en plus concurrentiel et mature ?
Au regard du niveau d’équipement des consommateurs, difficile d’espérer voir les ventes s’envoler. Selon les chiffres du cabinet américain IDC, publiés fin juillet, les livraisons de smartphones dans le monde ont chuté au deuxième trimestre, pour tomber à 342 millions d’unités, contre plus de 348 millions, à la même période, l’an dernier. Alors que 2017 aura été la première année à enregistrer une chute des ventes de smartphones, 2018 ne se présente pas mieux.
Le cycle de remplacement des produits...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ La présidente du Rassemblement national souhaitait protester contre leur venue à Châteaudouble, petit village de 470 habitants.
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Marine Le Pen sifflée dans le village de Châteaudouble, censé accueillir 72 migrants

La présidente du Rassemblement national souhaitait protester contre leur venue à Châteaudouble, petit village de 470 habitants.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 17h54
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 18h55
   





                        



   


Une visite plus chahutée que prévue. En se déplaçant à Châteaudouble mercredi 12 septembre, la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, souhaitait protester contre la venue prochaine de 72 migrants dans ce petit village varois de 470 habitants.
Mais au cours de sa déambulation dans le bourg, la députée du Pas-de-Calais a été conspuée par plusieurs villageois qui protestaient contre sa venue, certains la sifflant ou criant « Cassez-vous ». Une pelleteuse avait notamment été installée dans une rue pour lui bloquer l’accès d’une partie du village.

“Cassez-vous !!” 14h05, le chemin de croix commence pour Marine Le Pen à Châteaudouble @BFMTV https://t.co/MiAug2M7zq— AgatheLambret (@Agathe Lambret)


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« Milices violentes d’extrême gauche »
Mme Le Pen a réagi face à la presse : « Si à chaque fois qu’on organise une prise de parole, un déplacement il fallait se soumettre à ces excités, à ces milices violentes d’extrême gauche alors ça en serait fini de la démocratie. »

Visite houleuse pour Marine Le Pen à #Chateaudouble. Le petit village de 477 habitants doit accueillir 72 migrants.… https://t.co/eaZGZec2M0— VarAzur_ (@VAR AZUR)


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Lors de ce déplacement, Mme Le Pen a tout de même lancé un appel « solennel » contre ce qu’elle qualifie de « submersion migratoire imposée par l’Union européenne » à Châteaudouble.
« C’est un petit village de 470 habitants dans lequel, sur ordre de l’Union européenne, on installe 72 migrants, sans avoir demandé son avis à la population, sans avoir demandé son avis au maire. C’est comme si demain on imposait 12 millions de migrants en France en l’espace d’une nuit. »

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Les migrants seront accueillis dans un centre d’accueil et d’orientation (CAO), aménagé dans une maison de retraite désaffectée depuis deux ans. Ils ont vocation à rester entre un et neuf mois, le temps que leurs dossiers soient étudiés. La présidente du parti d’extrême droite, qui avait prévu de visiter ce centre, a finalement dû y renoncer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ L’ONG publie un rapport détaillé sur la vaste opération d’internement et d’endoctrinement conduite par Pékin.
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Human Rights Watch dénonce la campagne de répression des Ouïgours en Chine

L’ONG publie un rapport détaillé sur la vaste opération d’internement et d’endoctrinement conduite par Pékin.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 14h25
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 15h54
    |

            Brice Pedroletti








                        



   


L’organisation Human Rights Watch (HRW) a publié lundi 10 septembre un nouveau rapport détaillant l’arsenal de mesures de répression et de surveillance contre les Ouïgours, à travers le témoignage de 58 personnes en exil, dont des Ouïgours et Kazakhs de Chine ayant pris la nationalité d’un autre pays.
Les mesures contre cette minorité de confession musulmane du Xinjiang, dans l’ouest de la Chine, ont pris une ampleur inédite, et se sont surtout systématisées, depuis la « guerre contre le terrorisme » annoncée par le président chinois Xi Jinping en 2014 à la suite d’une série d’attaques et d’attentats.
Figure en bonne place dans le rapport la plus spectaculaire et alarmante de ces mesures : l’envoi forcé de centaine de milliers de Ouïgours en camp d’internement sans aucun procès. Au moins un million de Ouïgours seraient concernés, sur une population estimée à 11,5 millions. Sont aussi ciblés les Kazakhs de nationalité chinoise (1,5 million vivent au Xinjiang).
Révélée il y a plus d’un an par le service en ouïgour de la radio américaine Radio Free Asia, cette déportation de masse, qu’illustre la construction visible par image satellite de plus d’une vingtaine de camps, a retenu ces derniers mois une attention croissante dans l’opinion publique internationale, avec une recrudescence d’articles de presse, mais aussi d’initiatives politiques. Dans son premier discours, lundi 10 septembre, Michelle Bachelet, la nouvelle Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, a épinglé les « allégations profondément inquiétantes de détentions arbitraires à grande échelle d’Ouïgours et d’autres communautés musulmanes, dans des camps de rééducation dans la région du Xinjiang ».
L’administration Trump serait en train d’explorer l’éventualité de sanctions contre des officiels chinois dans le cadre de la loi Magnitsky – qui permet aux Etats-Unis de sanctionner des personnes qui enfreignent les droits de l’homme – à la suite d’une pétition conjointe de sénateurs républicains et démocrates fin août.

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« Trop longtemps » à l’étranger
Dans son effort de donner un tableau complet de la répression, l’ONG puise dans nombre de documents officiels – comme des instructions appelant à repérer les signes avant-coureurs de radicalisation, en identifiant des supposées populations à risque, ou bien les comportements religieux. Ces catégories sont si larges et flexibles qu’elles laissent la porte ouverte à tous les abus. Ainsi, dans les vingt catégories de personnes appelées à être ciblées dans un plan d’action local, figurent les gens qui ont vécu « trop longtemps » à l’étranger, mais aussi ceux dont des membres de leur famille ont été tués ou arrêtés par la police.
De nouveaux règlements sur les affaires religieuses au Xinjiang émis en 2014 interdisent « la création, la possession, la consommation et la dissémination – notamment sur Internet – d’une gamme de matériel tellement étendue et définie de manière si vague que toute expression est susceptible d’être interdite », selon le rapport. Il est interdit de parler de religion aux enfants à l’école et même à la maison. De même, nombre d’indicateurs de symptômes de radicalisation d’une liste officielle en comportant 75 sont « hautement questionnables », d’après le rapport, citant par exemple les personnes qui font des stocks de nourriture.
Ce sont surtout les procédures mises en place après la désignation d’un candidat à la radicalisation et les pratiques policières qui posent problème, puisqu’elles ont lieu « sans aucun égard pour les protections juridiques de base ». Elles conduisent en camp – mais aussi en prison. Des témoins cités par HRW, tous citoyens chinois à l’origine ayant pris une autre nationalité, décrivent des interrogatoires sur leurs fréquentations ou leurs habitudes à l’étranger, qui, bien qu’anodines et entièrement licites, aboutissent à des décisions d’internement en camp sans preuve aucune d’action délictuelle.
« Bonnes qualifications politiques »
Dans deux cas, un policier explique qu’il doit remplir des « quotas de détention ». Les documents écrits font cruellement défaut. Des témoins voient se faire condamner à des peines de prison ferme des Ouïgours qui ont appris l’arabe en Egypte, ou dans l’ordinateur desquels la police trouve des publications en ligne religieuses qui n’ont rien de radicales. D’autres pour de simples contacts avec l’étranger.
Une profusion de documents ou déclarations officiels mentionne le programme de « transformation par l’éducation » que sont supposés remplir les camps d’internement, adaptés de la vaste palette d’expérimentations en « rééducation » menées par la Chine communiste contre toutes sortes de populations – les intellectuels de droite, les dissidents, les membres de la confrérie Falun Gong, les moines tibétains… – depuis sa création en 1949. Le programme permet de « placer ceux en qui on n’a pas confiance dans un endroit sûr », « d’en faire des personnes aux bonnes qualifications politiques », et de « leur inculquer des connaissances juridiques ainsi que le mandarin », explique ainsi un chef de parti d’un village aux familles de détenus.
« Repentance »
La rhétorique officielle recourt volontiers à un vocabulaire médical ou sanitaire, ne cessant de faire allusion à « l’empoisonnement » des détenus et à la nécessité d’éradiquer les « virus » ou les « maladies » idéologiques. Les sessions de rééducation, qui apparaissent en 2015 sous couvert de formation légale ou professionnelle, ont d’abord lieu dans des écoles, des bâtiments publics, des usines – avant le spectaculaire boom de construction de camps de 2017-2018 documenté par le chercheur allemand Adrien Zenz.

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La majeure partie de l’enseignement dispensé en camp s’apparente à de l’endoctrinement, selon des méthodes assimilées ailleurs à du lavage de cerveau. La population y est divisée en catégories selon le degré perçu de « contamination » idéologique. Il faut mémoriser des slogans, démontrer sa gratitude au Parti communiste, et confesser ses « erreurs ». Ces « manifestations émotionnelles de repentance individuelle » rappellent les « sessions d’autocritique de la Révolution culturelle », explique HRW. Refuser de s’y plier « entraîne des sanctions sévères, dont la privation de nourriture et de sommeil, le placement à l’isolement et des passages à tabac ».



                            


                        

                        


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Les « sans-bureau-fixe » se rebiffent

Le « flex office » se développe dans les grandes entreprises franciliennes, au grand dam de certains salariés plus âgés.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 14h25
    |

                            François Desnoyers








                        



                                


                            

C’est une situation dans laquelle Bruno s’est retrouvé à de nombreuses reprises, et qui l’agace au plus haut point. Arrivé dans son entreprise après plus d’une heure de transport, ce cadre supérieur du secteur banque-assurance débute sa journée de travail en arpentant le vaste étage réservé à son service, ses affaires à bout de bras, sans parvenir à trouver une place. Avant de finalement renoncer, et rejoindre un niveau supérieur réservé à d’autres métiers de son groupe. Il est un salarié « SBF » ou « sans-bureau-fixe », une espèce en voie de développement dans le monde de l’entreprise.
Dans un nombre croissant de sociétés en effet, les postes fixes ont disparu, et avec eux les piles de dossiers et les décorations personnelles sur les bureaux. Le placement est devenu libre, y compris pour les managers. « Premier arrivé, premier servi », résume-t-on dans plusieurs entreprises ayant adopté le « flex office ».
Les « flex offices » sont encore peu répandus : ils concernent 6 % des actifs français travaillant dans un bureau, selon une étude Actineo réalisée en 2017
Les affaires nécessaires au travail (et en particulier l’ordinateur portable, véritable bureau mobile du salarié, qui intègre le téléphone) sont rangées chaque soir dans un casier personnel. Le dispositif est complété par d’autres espaces adaptés à des modes spécifiques de travail, comme ces « bulles de confidentialité », comme les appelle Accenture, où les salariés peuvent s’isoler pour téléphoner ou se concentrer sur une tâche, ou encore ces salles de réunion accessibles sur réservation pour discuter d’un projet.
Si leur usage se développe, ces « flex offices » sont encore peu répandus : ils concernent 6 % des actifs français travaillant dans un bureau, selon une étude Actineo réalisée en 2017. Ils se trouvent majoritairement dans de grands groupes franciliens (Sanofi, BNP Paribas, Engie…). « En province, on n’observe pas la même pression au mètre carré », justifie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Selon les auteurs d’une étude, pendant des décennies l’Eglise a « détruit ou manipulé » de nombreux documents relatifs à des suspects et « minimisé » sciemment la gravité et l’ampleur des faits.
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En Allemagne, l’Eglise se dit « honteuse » après la révélation de milliers de cas d’abus sexuels commis par des prêtres

Selon les auteurs d’une étude, pendant des décennies l’Eglise a « détruit ou manipulé » de nombreux documents relatifs à des suspects et « minimisé » sciemment la gravité et l’ampleur des faits.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 17h02
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12.09.2018 à 17h38
   





                        


Entre 1946 et 2014, au moins 3 677 enfants ont été abusés sexuellement par plus d’un millier de prêtres en Allemagne, selon une étude sur l’Eglise catholique allemande révélée mercredi 12 septembre par le Spiegel et Die Zeit.
Pendant trois ans et demi, un consortium de chercheurs des universités de Mannheim, Heidelberg et Giessen a examiné 38 000 dossiers et manuscrits provenant de 27 diocèses allemands et transmis par l’Eglise. Selon les auteurs de l’étude, pendant des décennies l’Eglise a « détruit ou manipulé » de nombreux documents relatifs à des suspects et « minimisé » sciemment la gravité et l’ampleur des faits.

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                Violences sexuelles : le pape François condamne, les victimes demandent des actes



Peu de sanctions
Selon le rapport, les clercs accusés étaient souvent transférés sans que les fidèles ne soient avertis du danger potentiel pour les enfants. Seulement un tiers des suspects ont fait face à des poursuites en vertu du droit canonique, mais les sanctions étaient minimes voire inexistantes, expliquent les auteurs du rapport.
Face à ces révélations, l’Eglise catholique allemande s’est dite « accablée, honteuse ». « Nous sommes conscients de l’ampleur des abus sexuels qui ont été démontrés par les résultats de l’étude », a déclaré l’évêque Stephan Ackerman dans un communiqué au nom de la conférence épiscopale allemande. Il a cependant dénoncé le fait que ce rapport, commandé par l’Eglise en 2014, ait fuité dans les médias avant sa présentation prévue le 25 septembre lors de la conférence épiscopale.
En 2017, un rapport révélait déjà qu’au moins 547 enfants du chœur catholique de Ratisbonne avaient été victimes de sévices entre 1945 et 1992.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ « C’est la plus longue période d’absence depuis le début de leur action fin 2015 », relève le « Guardian », qui met en cause les politiques anti-migrants de Malte et de l’Italie.
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Migrants : les ONG ne patrouillent plus en Méditerranée depuis le 26 août

« C’est la plus longue période d’absence depuis le début de leur action fin 2015 », relève le « Guardian », qui met en cause les politiques anti-migrants de Malte et de l’Italie.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 18h19
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 18h43
   





                        



   


Selon les organisations humanitaires, plus aucun navire d’ONG ne patrouille en mer Méditerranée depuis le 26 août, alerte mercredi 12 septembre le Guardian. « C’est la plus longue période d’absence des navires de sauvetage depuis le début de leur action fin 2015 », relève le quotidien britannique.
En cause : les politiques anti-migrants de Malte et de l’Italie, qui se traduisent pour les ONG par la fermeture des ports, et ainsi l’impossibilité de débarquer les personnes repêchées alors qu’elles tentent de rejoindre l’Europe depuis la Libye.
Parmi les dix navires d’ONG qui patrouillent habituellement, plusieurs ont dû quitter la zone faute de pouvoir accoster quelque part ou d’obtenir l’autorisation de débarquer les émigrants secourus. Trois sont bloqués dans le port maltais de la Valette en raison de problèmes d’immatriculation, l’un est retenu en Sicile, à Catane.
L’Aquarius, le navire français opéré par Médecins sans frontières et SOS Méditerranée, devrait quitter la France dans les jours prochains après avoir rejoint Marseille pour clarifier sa situation administrative, mais les ONG préviennent qu’il ne pourra pas assurer une présence constante en Méditerranée.

        Nos explications :
         

          Immigration : faut-il s’attendre à une « ruée vers l’Europe » ? La réponse des démographes



Les gardes-côtes libyens, seuls intervenants
En leur absence, ce sont les gardes-côtes libyens qui se retrouvent les seuls sauveteurs au large des côtes libyennes, en vertu d’un accord — largement décrié — avec l’Union européenne. La dernière fois que la Méditerranée s’est trouvée dans cette situation, entre le 28 juin et le 8 juillet, 300 migrants sont morts noyés, rappelle le Guardian.
Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 63 142 réfugiés ont traversé la Méditerranée cette année pour rejoindre l’Europe, soit environ deux fois moins qu’à la même période l’an dernier. Au moins 1 500 personnes ont péri dans cette traversée.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Une étude publiée par l’INED invalide la thèse d’une invasion prévisible de l’Europe par la population d’Afrique subsaharienne en 2050
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Immigration : faut-il s’attendre à une « ruée vers l’Europe » ? La réponse des démographes

Une étude publiée par l’INED invalide la thèse d’une invasion prévisible de l’Europe par la population d’Afrique subsaharienne en 2050



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 00h00
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 15h51
    |

            Anne-Aël Durand et 
Maryline Baumard








                        



   


L’Europe de 2050 sera-t-elle peuplée à 25 % d’immigrés subsahariens ? Depuis que Stephen Smith a prophétisé, en début d’année, dans La Ruée vers l’Europe (Grasset), que le Vieux Continent comptera 150 à 200 millions d’Afro-Européens dans trente ans, la question, hier cantonnée à l’extrême droite, a trouvé d’autres porte-voix.
Dans le contexte de fermeture de l’Europe, la démonstration de l’universitaire, ex-journaliste (au Monde, notamment) a séduit jusqu’au sommet de l’Etat, où Emmanuel Macron estimait, le 16 avril, que l’auteur avait « formidablement décrit » la menace d’une jeunesse africaine massée sur l’autre rive de la Méditerranée, à qui il ne manque qu’un « go » pour s’élancer vers les capitales européennes.

        Lire aussi :
         

                L’Espagne devient la première porte d’accès des migrants en Europe



Depuis sa chaire Migrations et sociétés, au Collège de France, François Héran a un moment observé ce débat, avant de s’en saisir, au nom de la « véracité scientifique ». Ce sociologue, anthropologue et démographe, meilleur spécialiste français du sujet, répond aujourd’hui que cette invasion est un mirage.
« L’ordre de grandeur le plus réaliste est cinq fois moindre », a-t-il même mesuré, réfutant le spectre d’une Europe à 25 % afro-européenne. « Les Subsahariens, qui représentent 1 % de la population européenne, représenteront tout au plus 3 % ou 4 % de la population des pays du nord en 2050 », ajoute-t-il dans le dernier numéro de Population et sociétés, la revue de l’Institut national d’études démographiques (INED), qui sort mercredi 12 septembre, où il signe un article intitulé « L’Europe et le spectre des migrations subsahariennes ».


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L'immigration subsaharienne devrait doubler, passant de 1,5 à 2,9 % de la population française en 2050
Pourcentage de population immigrée en France par région d'origine en 2015 et projection en 2050 selon les données de l'ONU

Source : Ined Population et Sociétés 558



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Une hausse, mais pas « une invasion »
Cette analyse scientifique étayée sonne comme le premier round d’un match l’opposant aux tenanciers de la « théorie du grand remplacement » de la civilisation européenne par les immigrés – développée par Renaud Camus et reprise par de nombreux médias d’extrême droite et identitaires. Les élections européennes de mai 2019 devraient d’ailleurs faire caisse de résonance à ce débat qui traverse l’Europe, se nourrissant simultanément de la croissance démographique prévue en Afrique dans les décennies à venir et de la crise de l’accueil des migrants en Europe.
Et pourtant… Aujourd’hui, « 70 % des migrants subsahariens s’installent dans un autre pays africain, 15 % se répartissent entre le Golfe et l’Amérique du Nord, et 15 % viennent en Europe », relativise le chercheur.
« Si l’on intègre la croissance démographique projetée par l’ONU. C’est-à-dire le passage de 970 millions d’Africains en zone subsaharienne à 2,2 milliards en 2050 (…), les immigrés subsahariens installés dans les pays de l’OCDE pourraient représenter en 2050 non plus 0,4 % de la population, mais 2,4 %. »


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70 % des migrants subsahariens restent dans leur région, contre seulement 1 % des Nord-Africains
Proportion d'émigrés restant dans leur région d'origine en 2015, selon la base de la Banque mondiale.

Source : Ined, "Populations et société n°558



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        "",
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      ],
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        "",
        36
      ],
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Une hausse importante, admet M. Héran, « mais 2,4 % ne permettent en aucun cas de parler d’invasion, même en ajoutant la seconde génération ». A l’heure actuelle, « sur les 420 millions d’habitants d’Europe de l’Ouest, 5,3 millions sont nés en Afrique du Nord, et 4,4 millions dans le reste du continent africain », insiste-t-il pour établir un état des lieux. Dit autrement, l’Europe compte 1,5 % de populations d’origine maghrébine et 1 % de Subsahariens, quand, en France, ces taux sont de 4,3 % pour les natifs d’Afrique du Nord et de 1,5 % pour les Subsahariens.

        Lire aussi :
         

                Migrants : l’« Aquarius », un défi pour l’Europe



Ces analyses, qui s’appuient « sur des statistiques de plus en plus fiables qui autorisent à se passer des états civils parfois lacunaires », permettent de démontrer « que l’Afrique émigre moins que l’Amérique centrale, l’Asie centrale ou les Balkans », rappelle M. Héran. Pour arriver à cette conclusion, à ce chiffrage précis, le chercheur – qui a aussi une casquette de statisticien à l’Insee – a travaillé sur un outil construit par la Banque mondiale, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le Fonds monétaire international, qui recense depuis quinze ans le nombre de natifs d’un pays résidant dans un autre.
Les mouvements des populations aujourd’hui « confirment un résultat connu, de longue date, des économistes : plus un pays est pauvre, moins ses habitants ont de chance de migrer au loin. S’ils émigrent, c’est d’abord dans les pays limitrophes ». 
Forte volonté d’émigrer
Pour François Héran, il faudrait un saut en matière de développement pour que l’Afrique émigre vraiment massivement. Or, « les données qu’explore Stephen Smith s’appuient sur une Afrique qui aurait atteint le même niveau de richesse que le Mexique. Niveau de développement dont on est globalement loin », ajoute-t-il.

        Lire aussi :
         

                Migrants sur la route de l’Europe : « En Libye, nous ne sommes que des esclaves »



De même, il réfute l’idée que les populations se « déversent » mécaniquement des pays à forte fécondité vers les pays à faible fécondité, puisque, à ce jour, « ceux qui comptent au moins quatre enfants par femme ont envoyé 5 % seulement de leurs migrants vers les pays ayant moins de 1,7 enfant. Les pays les plus mobiles sont les plus engagés dans la transition démographique, que ce soit au sud ou au nord », ajoute le chercheur.
Bref, si tous les arguments invoqués par les démographes plaident pour une soutenabilité de la migration africaine vers l’Europe, dans les années à venir, ils dévoilent quand même qu’un « temps 2 », moment où l’Afrique aura atteint un seuil de développement suffisant, se conjuguera avec une volonté d’émigrer plus forte.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/12/19-18">
<filnamedate="20180912"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180912"><AAMMJJHH="2018091219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ 1,7 million de personnes sont concernées par des ordres d’évacuation. L’ouragan, classé en catégorie 4, devrait toucher jeudi la côte est des Etats-Unis.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Ouragan Florence : des milliers d’Américains de la côte Est fuient

1,7 million de personnes sont concernées par des ordres d’évacuation. L’ouragan, classé en catégorie 4, devrait toucher jeudi la côte est des Etats-Unis.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 02h25
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 17h21
   





                        



   


Supermarchés pris d’assaut, fenêtres calfeutrées et longues files de voitures : la population d’une vaste partie de l’est des Etats-Unis se préparait, mardi 11 septembre, à l’arrivée de Florence, un ouragan potentiellement dévastateur attendu avec des vents extrêmement violents et des pluies diluviennes.
Les opérations d’évacuation concernent 1,7 million de personnes en Caroline du Sud, en Caroline du Nord et en Virginie. Ces trois Etats sont les plus menacés par Florence, qui progresse vers l’ouest et le nord-ouest à une vitesse de 28 km/h et devrait atteindre jeudi les côtes américaines, selon le Centre national des ouragans (NHC).
Mais l’ouragan, classé mardi en catégorie 4 (sur 5) sur l’échelle de Saffir-Simpson, avec des vents atteignant 220 km/h, pourrait sévir jusqu’en Pennsylvanie, a mis en garde l’Agence fédérale de gestion des situations d’urgence (FEMA). « C’est un ouragan puissant qui va frapper les côtes de Caroline comme les habitants n’en ont pas vu depuis des décennies », a affirmé Jeffrey Byard, un responsable de la FEMA à Washington. Ils doivent s’attendre à des coupures d’électricité, des destructions de bâtiments, de routes et de ponts, ainsi qu’à des inondations d’envergure, des dégâts qui peuvent « potentiellement faire des victimes », a-t-il averti.
Boeing suspend ses activités

   


Wilmington, célèbre station balnéaire de Caroline du Nord qui compte un peu plus de 100 000 habitants, devrait être l’une des premières villes touchée et se préparait à l’impact. Les commerces et les habitations étaient calfeutrés derrière des planches de bois, les supermarchés étaient vidés et les pompes à essence étaient à sec.
A l’approche de l’ouragan, l’entreprise Boeing a suspendu mardi les activités de son usine en Caroline du Sud, où elle assemble ses gros-porteurs 787 Dreamliner, a annoncé une porte-parole. Avant que les employés n’évacuent les installations de l’avionneur américain, Boeing a transporté plusieurs 787 Dreamliner vers un aéroport situé près de son usine à fuselage à Everett, dans l’Etat de Washington, au nord de Seattle.
En Virginie, près d’un millier de détenus ont été transférés dans une prison de l’intérieur de l’Etat. Mais en Caroline du Sud, un millier d’autres vont rester dans leur centre de détention « pour leur sécurité », selon les médias locaux citant un porte-parole des services pénitentiaire.

   


Washington en état d’alerte
Après les trois Etats côtiers et le Maryland, la capitale fédérale Washington a également déclaré l’état d’urgence, redoutant les précipitations portées par l’ouragan qui pourraient provoquer des crues soudaines alors que les sols sont déjà gorgés d’eau après plusieurs jours de pluie. Le Potomac, qui longe la capitale fédérale, était déjà en crue mardi et inondait la vieille ville d’Alexandria, en Virginie, où les autorités ont fourni des sacs de sable aux habitants pour se protéger de la montée des eaux.

   


« Nous n’avons jamais été aussi prêts » pour affronter l’ouragan, a assuré le président américain Donald Trump après avoir été informé des mesures mises en place. « Il est terriblement gros, terriblement humide, un niveau d’eau terrible », a-t-il ajouté depuis le bureau Ovale.
Le Centre national des ouragans a mis en garde contre une « montée des eaux potentiellement mortelle sur les côtes » de Caroline du Nord et du Sud, jusqu’à la baie de Chesapeake, dans le sud du Maryland. Les autorités s’attendent à des inondations majeures, avec des montées d’eau de 35 à 50 cm, et à des crues à l’intérieur des terres jusqu’en début de semaine prochaine. Entre août et septembre 2017, les trois puissants ouragans Harvey, Irma et Maria avaient causé la mort de milliers de personnes et provoqué des milliards de dollars de dégâts dans les Caraïbes et le sud-est des Etats-Unis.

        Lire aussi :
         

                Y a-t-il des différences entre un typhon, un cyclone ou un ouragan ?






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/12/19-19">
<filnamedate="20180912"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180912"><AAMMJJHH="2018091219">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Testé au Sénégal, le prototype a connu son baptême du feu à Louga, où sévissait la dengue.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤         

Reportage

D’Ebola à Zika, un labo tout-terrain en Afrique de l’Ouest

Testé au Sénégal, le prototype a connu son baptême du feu à Louga, où sévissait la dengue.

Par                                            Matteo Maillard (Dakar, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-09-12T15:01:36+02:00"

        Le 12.09.2018 à 15h01

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        Mis à jour le 12.09.2018 à 16h39






    
Le camion-laboratoire lors de la phase de test dans la région de Barkedji, au Sénégal.
Crédits : Institut Pasteur


C’est un camion blanc d’apparence conventionnelle. Pourtant, son habitacle renferme une petite révolution technologique qui pourrait bien bouleverser la lutte contre les épidémies virales en Afrique. En cette saison des pluies au Sénégal, dans la cour de l’institut Pasteur, on s’apprête à déployer pour sa première opération le Praesens Mobile Lab. Un laboratoire itinérant et modulable conçu pour se déplacer dans les reliefs accidentés, secs ou humides du continent, afin de réaliser directement sur le terrain les précieuses analyses permettant de détecter une épidémie avant sa propagation.

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Paludisme, dengue, Zika, fièvre jaune, chikungunya font chaque année des centaines de milliers de victimes, dont une majeure partie en Afrique. C’est lors d’une épidémie particulièrement virulente, celle d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014-2015, que l’idée de ce camion a germé dans la tête d’un chercheur en biotechnologie belge, Rudi Pauwels.
« A cette époque, de grands efforts internationaux ont été faits pour contenir le virus, mais beaucoup ont été rendus caducs par le manque d’accessibilité, de réactivité et des technologies dépassées, explique-t-il. La clé dans la lutte contre les épidémies, c’est la vitesse de leur détection. Tardive, elle réduit l’efficacité de la réponse et augmente drastiquement son coût. En 2015, on estime que la lutte contre l’épidémie d’Ebola a coûté 3,6 milliards de dollars [3,3 milliards d’euros à l’époque]. »
Dans le vol qui le ramène en Belgique, Rudi Pauwels dessine le premier plan de son camion-laboratoire sur une serviette en papier. Il crée dans la foulée la fondation Praesens, pour mettre en place son projet grâce à ses propres fonds et ceux de deux amis. Vingt-quatre mois et un demi-million d’euros plus tard, le premier prototype voit le jour grâce à une collaboration avec l’institut Pasteur de Dakar, sélectionné pour son expertise dans le domaine des arbovirus, ceux contractés par piqure d’insectes, et son vaste réseau régional.
Montagnes et marécages
Donné au Sénégal en septembre 2017, le labo mobile effectue ses premiers tests, parcourant 7 000 km durant six mois dans les différentes régions du pays, des montagnes de Kédougou jusqu’aux marécages du Sine Saloum. « Il était important de tester ses caractéristiques opérationnelles en conditions réelles, avance Amadou Sall, directeur de l’institut. S’il existe d’autres camions-laboratoires dans le monde, aucun n’a été conçu pour résister à une telle diversité d’environnements et de situations. »

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Bâti sur le châssis d’un camion Mercedes à six roues motrices, le laboratoire possède des équipements scientifiques dernier cri. Quand la porte est verrouillée, le seul contact avec l’extérieur est un petit sas pressurisé par lequel les équipes remettent les échantillons de sang à analyser aux deux laborantins. « On crée une dépression dans le laboratoire, afin que s’il se passe quelque chose, rien ne soit rejeté à l’extérieur », soutient M. Sall.

    
A l’intérieur du camion-laboratoire, deux opérateurs effectuent des analyses dans un caisson sécurisé.
Crédits : Institut Pasteur


Dans l’espace confiné, ventilé par une climatisation nécessaire quand le mercure approche les 40° C, les deux opérateurs effectuent des analyses directement dans un caisson sécurisé qui contient les réactifs. « On place les échantillons dans un thermocycleur qui, grâce à des changements de température, amplifie le matériel génétique des pathogènes, qui seront alors détectables par notre ordinateur », décrit Cheikh Tidiane Diagne, chercheur assistant au département virologie de l’institut.
Souvent isolé, loin des villes, le camion dispose de batteries qui lui permettent une autonomie de soixante-douze heures, alimentant les appareils d’analyse, un congélateur mais aussi tous les moyens de communication avec l’extérieur : WiFi, GPS, téléphone cellulaire et satellitaire pour les zones les plus enclavées. « Cela permet de donner le plus rapidement possible les résultats des prélèvements aux décideurs, dans les institutions et les ministères, afin qu’ils apportent des réponses immédiates en cas de crise », poursuit M. Diagne.
Panneaux solaires
Comme un baptême du feu, le labo mobile a déjà pu intervenir à Louga, au Sénégal, où sévissait une épidémie de dengue en octobre 2017. Avant lui, les échantillons prélevés sur place auraient été envoyés à l’institut Pasteur de Dakar, à 190 km de là, et les résultats n’auraient pas été obtenus avant deux jours, sans compter les aléas liés au transport et le risque de perdre le contact avec le patient. Grâce à la présence du labo mobile, les premiers résultats ont été obtenus en deux heures.

    
Le laboratoire mobile dans la région de Kédougou, au Sénégal, en 2017.
Crédits : Institut Pasteur


Le prototype tout juste opérationnel, MM. Pauwels et Sall travaillent déjà à la version 2.0. « Nous souhaitons gagner encore en autonomie énergétique pour le prochain modèle, en installant des panneaux solaires et en générant notre propre eau, explique M. Sall. Nous voulons aussi réaliser de l’imagerie et de la prévention. Dans un espace restreint, le défi est l’arbitrage permanent entre nos différents besoins. » 

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Partenaire de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’institut Pasteur est souvent sollicité par les pays voisins comme le Mali, la Mauritanie ou la Guinée pour apporter son aide. Le Praesens Mobile Lab permettra donc à l’institution de développer une approche régionale dans la lutte contre les épidémies.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Le site élargit son champ d’action à l’immobilier neuf, compte encore se développer dans la location de vacances et propose d’organiser le paiement de certaines transactions.
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Article sélectionné dans La Matinale du 11/09/2018
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Les nouvelles affaires du Boncoin

Le site élargit son champ d’action à l’immobilier neuf, compte encore se développer dans la location de vacances et propose d’organiser le paiement de certaines transactions.



LE MONDE
 |    12.09.2018 à 05h30
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 16h08
    |

            Denis Cosnard et 
Cécile Prudhomme








                        



                                


                            

Leboncoin était déjà la plus grande brocante de France, doublée d’une immense agence immobilière et d’une puissante plate-forme d’annonces d’emplois. Douze ans après sa création, le site élargit encore son champ d’action. On y trouve toujours de vieilles partitions d’Yves Duteil, des Ferrari d’occasion, des balais d’essuie-glace, un sex-shop à reprendre à Soissons, dans l’Aisne, des studios et des châteaux, un lot de 110 vaches limousines, ou encore un poste de carreleur en intérim à Saint-Brieuc. Mais, désormais, Leboncoin propose aussi des programmes immobiliers neufs. Une petite révolution dévoilée officiellement mercredi 12 septembre.
C’est la première fois que le spécialiste des produits de seconde main et des logements anciens s’aventure sur le terrain du neuf. Sans doute pas la dernière. « Après la construction du site, puis son développement, nous entrons dans une phase d’accélération… et de bouleversements, annonce Antoine Jouteau, le directeur général. Nous arrivons donc dans de nouveaux secteurs, et cela va continuer. » 
En novembre 2017, l’entreprise, filiale du norvégien Schibsted, avait préparé le terrain en achetant auprès de SoLocal (ex-PagesJaunes) le site A Vendre A Louer, qui comportait des pages consacrées aux programmes neufs. Ces derniers jours, ces pages ont été transférées sur un site spécifique, Immobilierneuf.leboncoin.fr. L’offre va d’un studio de 78 000 euros à Lorient (Morbihan) jusqu’à un cinq-pièces « à partir de 3,8 millions d’euros » dans une résidence de luxe surplombant la Méditerranée, à Cannes (Alpes-Maritimes). 
Quelque 4,5 millions de Français ont réservé leurs vacances sur le site en 2017
Au total, Leboncoin propose 3 600 programmes, signés Eiffage, Vinci, Nexity, etc. Ils représentent « plus de 35 800 logements à acheter en France ». C’est beaucoup moins que le concurrent SeLoger, qui affiche près de 140 000 annonces d’appartements ou de maisons à acheter....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Veuve à 52 ans, Dominique a « retrouvé le plaisir » en s’inscrivant sur un site de rencontres. Troisième volet de notre série qui raconte, à travers des histoires intimes, l’évolution des relations amoureuses et de la sexualité depuis cinquante ans.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤     


                L’amour dans le rétro : « A 52 ans, je me suis inscrite sur un site de rencontres pour être désirée »


Veuve à 52 ans, Dominique a « retrouvé le plaisir » en s’inscrivant sur un site de rencontres. Troisième volet de notre série qui raconte, à travers des histoires intimes, l’évolution des relations amoureuses et de la sexualité depuis cinquante ans.

LE MONDE
                 |                 12.09.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
12.09.2018 à 15h15
                 |

            Claire Legros

















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Un événement, un fait historique a-t-il bouleversé votre vie amoureuse ? Pour Dominique, c’est la démocratisation des sites de rencontres qui lui a « sauvé la mise ». 
A quel moment avez-vous décidé de vous inscrire ?
J’ai commencé à 52 ans, à la mort de mon mari il y a une douzaine d’années. Je me suis retrouvée dans cette maison, toute seule, après trente-six ans de vie commune, cela a été un choc. J’avais l’impression d’être tombée d’un arbre. Je me suis dit que je ne passerais pas un deuxième hiver comme ça. J’avais une relation amoureuse intense avec mon mari. Je l’avais rencontré à 17 ans. Je me suis demandé ce qu’il voudrait pour moi, j’ai tout de suite pensé qu’il aimerait que je sois désirée par quelqu’un d’autre. C’est vraiment pour l’attirance physique que j’y suis allée, pour être désirée.
Avez-vous essayé de chercher autrement ?
Je ne suis pas du genre à draguer. Je n’ai jamais croisé quelqu’un qui me plaise à mon travail. A la campagne j’ai des activités, mais on reste entre femmes. Les rencontres de hasard, après 50 ans, c’est fini. J’aurais pu rester dans le même milieu, voir nos amis communs. Mais sans mon mari ça n’avait aucun intérêt pour moi. Je voulais rencontrer des hommes qui ne l’aient jamais connu, pour me donner une chance d’exister. Je ne voulais pas être la veuve de mon mari.
Est-ce que c’était une démarche courante à l’époque ?
Aujourd’hui, c’est très banal d’aller sur un site de rencontres, les choses ont beaucoup changé. Je suis prof, et à l’époque j’étais la première dans mon milieu. J’ai découvert Parship sur le site du Monde, cela donnait un certain vernis. Les questionnaires de personnalité étaient bien conçus, je m’y suis sentie bien. Je suis allée aussi par curiosité sur Meetic, mais je n’ai pas apprécié. Trop de réponses, c’était la foire.

        En débat au Monde Festival :
         

          Le big data va-t-il tuer le hasard des rencontres ?



Quelles ont été vos premières impressions ?
Les sites permettent de rencontrer dans d’autres milieux. Il y a des codes. Pour rencontrer des riches il faut le sac, les chaussures, les ongles, une tête refaite…, être plus jeune aussi. Dans les milieux privilégiés, les hommes s’arrêtent aux femmes de 55 ans. C’est très mathématique tout ça. Moi, cela m’intéressait ce mélange des milieux. Je me suis domiciliée à Paris, car je ne voulais pas trouver des gens d’ici.
J’ai des copines qui mentent, qui disent qu’elles ont dix ans de moins. Moi je ne mens pas, je trouve ça trop casse-gueule. Je n’ai pas rencontré de riches, ça ne m’intéresse pas et je ne les intéresse pas. J’ai plutôt les codes intellos, je sais m’exprimer, préciser mes exigences.

        Lire l’analyse de
         

          Eva Illouz, sociologue de l’amour



Quel type d’hommes avez-vous cherché ?
Un veuf ! Je sais ce que je veux. J’ai besoin d’être soutenue, libre, désirée, mais pas amoureuse. Je me sens incapable de jouer à l’amour avec quelqu’un. La première personne m’a tout de suite plu. Il portait le même prénom que mon mari. J’étais très attachée à lui physiquement, j’ai retrouvé le plaisir, on peut dire que ça m’a sauvé la mise !
C’était un très bon amant, il avait de la pratique, il faut dire. Il était complètement accro aux sites. C’était un séducteur… Il m’appelait très tard le soir parce qu’il en appelait plusieurs à la suite. Je me disais « je m’en fous », mais au bout d’un moment c’était trop, j’ai souffert. J’étais accro à cet homme, qui m’était infidèle.
J’ai eu la chance que mes enfants supportent ça. Je ne leur ai jamais caché, je ne vois pas pourquoi j’aurais dû avoir honte. Cela a dû être dur pour eux, surtout quand ils m’ont vue souffrir pour cet homme qui n’était pas leur père, mais ils ne m’ont jamais fait la moindre réflexion, ils sont tolérants.
Vous avez continué malgré cette expérience ?
J’ai assez vite enchaîné avec un autre homme. Il était intelligent, ça me rassurait. Mais il ne me plaisait pas physiquement, ce n’était pas une bonne idée. Le troisième était aussi très intelligent, super créatif, il s’était fait tout seul. Physiquement, il ressemblait à Einstein, plutôt vilain, mais joliment. Sa femme vivait au Danemark. Au début je m’en fichais, je ne voulais pas refaire ma vie. Mais il l’aimait encore, je ne voulais pas de ça.

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Je vis avec le quatrième depuis sept ans. il aime mon jardin, ma campagne. Je l’ai gardé. Il est à l’écoute, il me laisse complètement libre. Il est comme mon doudou, quand je le pose quelque part, je suis sûre de le retrouver. Ce que j’aimerais, c’est donner du courage aux femmes qui se prennent un tronc d’arbre sur la tête. Qu’elles ne renoncent pas aux rencontres, au plaisir. Sans les sites, je ne sais pas ce que je serais devenue, c’est important d’être désirée.
« Le Monde » organise dans le cadre du Monde Festival une rencontre sur le thème « Le big data va-t-il tuer le hasard des rencontres ? » avec la journaliste Judith Duportail, la chercheuse Marie Bergström et la romancière Ana Ker. Le débat se tiendra samedi 6 octobre 2018 de 10 heures à 11 h 30 à l’Opéra Bastille (amphithéâtre).
Retrouvez les autres volets de la série :
L’amour dans le rétro : « Aujourd’hui j’ai un clitoris, je ne fais plus l’amour par devoir »
L’amour dans le rétro : « Le mariage pour tous a normalisé la vie de nos enfants »

Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival qui s’ouvre le 5 octobre à Paris avec le cinéaste japonais Hirokazu Kore-eda et son dernier film, Une affaire de famille, Palme d’or 2018 à Cannes. Deux autres films seront projetés en avant-première : Un amour impossible, de Catherine Corsini et, pour clôturer le festival, En liberté !, le nouvel opus de Pierre Salvadori.
Les 6 et 7 octobre, place aux débats : sur les nouvelles relations amoureuses (Le big data va-t-il tuer le hasard des rencontres ? Aux origines de #metoo ), les technologies ( Un amour de robot ?  Les technologies doivent-elles faire le bien ? ) l’école (Donner l’envie d’apprendre, un jeu d’enfant ?) l’environnement (Pour l’amour de ma Terre, S’aimer comme des bêtes ), l’économie, les médias (Comment informer sous la présidence d’Emmanuel Macron ?), la politique (Y a-t-il une vie après la politique ? )...
Des rencontres exceptionnelles avec Barbara Hannigan, Juliette Armanet, la tribu Guédiguian, Chimamanda Ngozi Adichie, Mario Vargas Llosa, Charline Vanhoenacker, Pierre de Villiers, Océan, Pierre Hermé, Roberto Saviano, Kamel Daoud et bien d’autres...
Et samedi soir, rendez-vous à La Nuit de l’amour  aux théâtre des Bouffes du Nord, avec André Comte-Sponville, Barbara Cassin, Carolin Emcke...
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Claire Legros
    












