<FILE-date="2018/09/11/19">

<article-nb="2018/09/11/19-1">
<filnamedate="20180911"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180911"><AAMMJJHH="2018091119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Le porte-parole du NPA prend pour cible le chef de l’Etat dans une chanson diffusée sur Internet.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤                     
                                                

« En vrai pour lui t’es qu’une planche à billets » : Olivier Besancenot rappe contre Macron

Le porte-parole du NPA prend pour cible le chef de l’Etat dans une chanson diffusée sur Internet.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 16h05
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 16h35
    |

            Abel Mestre








                        



Olivier Besancenot n’a pas le flow de Kaaris ou les punchlines de Booba, ni d’ailleurs leurs ennuis judiciaires. Il a encore moins la mélancolie planante de PNL. Son message est simple, basique, mais surtout politique. Entre deux clashs avec Jean-Luc Mélenchon au sujet de l’immigration, le porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) a opté pour un morceau de rap en cette rentrée politique. La cible : Emmanuel Macron. Le titre : Diviser pour mieux régner !
Dans une courte vidéo postée le 8 septembre sur les réseaux sociaux, on y entend l’ancien candidat à la présidentielle de 2002 et 2007 avec son « pote Jo » dire tout le mal qu’ils pensent de la politique du gouvernement. « Pouvoir non partagé-gé ! Richesses non partagées-gées ! (…) Dans nos quartiers, le mal-être par milliers. On sait même plus à qui se fier. En vrai pour Macron t’es qu’une planche à billets, peut-on entendre notamment dans ce morceau produit par Kristoproduction. Et tu voudrais qu’on reste tranquille après tout ça (…) tu voudrais qu’on reste docile après tout ça, tout ça, le carnage de tes lois. » 
Les deux « MC » cèdent même à la mode du vocodeur (procédé très prisé dans le hip-hop qui donne plus ou moins une voix de robot au chanteur). D’ailleurs cette technique est bien utile à ceux qui ne sont pas sûrs de leur voix, comme le fait remarquer Ademo − l’un des deux membres de PNL − dans la chanson Mowgli : « Chuis pas un rappeur, sans vocodeur je suis claqué. »
« Deux trois bricoles »
« J’ai voulu dire deux trois bricoles à Emmanuel Macron », confie, dans un sourire, le postier trotskiste lors de sa pause matinale. L’intérêt d’Olivier Besancenot pour le rap n’est pas nouveau. On l’avait découvert en 2005 en featuring sur l’album de Monsieur R Politikment incorrekt, où il introduisait une reprise du titre de Trust Antisocial, véritable hymne de l’extrême gauche. A l’époque, l’album avait fait scandale à cause de la chanson FranSSe, dans laquelle Monsieur R affirmait : « La France est une garce n’oublie pas de la baiser / Jusqu’à l’épuiser comme une salope faut la traiter. »
On retrouvera M. Besancenot en 2011 sur l’album de son ami JoeyStarr Egomaniac. Les Inrocks rappellent également la participation du communiste révolutionnaire à l’émission de Skyrock « Planète Rap », en 2013, aux côtés de Guizmo, Mokless et Despo Rutti, ainsi que sa collaboration en 2017 avec Ous-D-Ous pour un morceau, disons, très engagé. En bon connaisseur, M. Besancenot a fait sien ce vers d’Assassin, groupe phare du « rap conscient » : « On reste sérieux dans nos affaires, dans la façon dont on parle à nos frères ». 



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/11/19-2">
<filnamedate="20180911"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180911"><AAMMJJHH="2018091119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Ce chiffrage avancé par Nicolas Dupont-Aignan est fantaisiste. Le député souverainiste évoque des mesures réelles, mais il force le trait.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤                     
                                                

Non, un retraité moyen ne va pas perdre « 1 000 euros par an »

Ce chiffrage avancé par Nicolas Dupont-Aignan est fantaisiste. Le député souverainiste évoque des mesures réelles, mais il force le trait.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 15h01
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 16h32
    |

            Adrien Sénécat








                        


Le gouvernement vide-t-il le portefeuille des retraités ? C’est en tout cas ce qu’a affirmé Nicolas Dupont-Aignan, député souverainiste de l’Essonne, sur France Inter mardi 11 septembre. L’ancien candidat de la présidentielle, président du mouvement Debout la France, a évoqué une perte de pouvoir d’achat moyenne de « 1 000 euros » en une année pour un retraité moyen. Mais si les mesures évoquées par le responsable politique existent bel et bien, son chiffrage est pour le moins fantaisiste. Explications.
Ce qu’il a dit 
« Quand à 1 300 euros par mois de retraite vous allez perdre avec la désindexation sur l’inflation (…) 300 euros par an. Quand vous avez déjà les taxes sur l’essence qui ont augmenté en moyenne pour une voiture diesel de 300 euros par an, la CSG [contribution sociale généralisée] qui a augmenté de 300 euros par an. Cela veut dire que sur une année, un retraité moyen aura perdu 1 000 euros. (…) C’est du vol. »
POURQUOI C’EST TRÈS EXAGÉRÉ
Nicolas Dupont-Aignan évoque des mesures bien réelles, mais il force largement le trait dans ses calculs. Selon nos propres estimations, la situation qu’il a évoquée sur France Inter correspondrait en réalité plutôt à une perte de pouvoir d’achat de 290 à 560 euros, et pas 1 000 euros. Démonstration en cinq points :
1. La pension nette moyenne est bien d’environ 1 300 euros
Le montant mensuel moyen net des pensions de retraite était de 1 283 euros en 2015 en France, soit 1 376 euros bruts, selon les statistiques gouvernementales. On peut donc retenir, comme le fait Nicolas Dupont-Aignan, l’ordre de grandeur d’un retraité « moyen » qui touchait une pension de retraite nette de 1 300 euros mensuels en 2017.
La suite du raisonnement du candidat à la présidentielle en 2012 et 2017 est en revanche discutable, pour plusieurs raisons.
2. Un retraité modeste qui n’a pas forcément vu sa CSG augmenter
D’abord, Nicolas Dupont-Aignan laisse entendre que tout retraité qui toucherait une pension de retraite nette de 1 300 euros chaque mois aurait vu sa CSG augmenter en 2018. Le taux normal de la contribution sociale généralisée a bien augmenté de 1,7 point en janvier 2018, passant de 6,6 % à 8,3 %. Mais cette hausse ne concerne que les 60 % de retraités qui ont les revenus les plus importants. En dessous d’un certain seuil de revenus, les retraités paient un taux réduit de CSG, de 3,8 %, qui n’a pas été augmenté, voire en sont exonérés pour les moins aisés.
Or, le cas du retraité « moyen » évoqué par le député se situe justement à la frontière entre les deux situations :
S’il s’agit d’un retraité qui n’a pas d’autre revenu que sa pension de retraite, son revenu fiscal de référence sera inférieur à 14 404 euros, et il paiera la CSG au taux réduit, qui n’a pas augmenté.S’il s’agit d’une personne qui a d’autres sources de revenus (placements, rentes immobilières…), il se peut que ces derniers lui fassent dépasser le seuil en question et donc qu’il doive payer la CSG au taux normal, qui a augmenté en 2018. Dans ce cas, notre retraité fictif aura effectivement vu sa CSG augmenter, ce qui lui aura fait perdre environ 23 euros par mois sur sa pension, soit 280 euros par an. La perte de pouvoir d’achat réelle serait plutôt de 240 euros si l’on tient compte du fait que la hausse de CSG en 2018 est déductible des impôts.
3. Les pensions de retraite devraient bien augmenter moins vite que l’inflation en 2019
Le premier ministre, Edouard Philippe, l’a annoncé à la fin d’août : les pensions de retraites augmenteront de 0,3 % au début de 2019, alors que l’inflation est attendue autour de 2 % en 2018. Si cette tendance se confirme, cela représentera bien une perte de pouvoir d’achat pour les retraités concernés de l’ordre de 1,7 point – une réalité que le gouvernement a parfois du mal à assumer.
Dans le cas de notre retraité dont la pension de retraite est de l’ordre de 1 300 euros, cela représente bien à l’arrivée une perte de pouvoir d’achat (bien qu’invisible sur le relevé de pension de retraite) de l’ordre de 260 euros en 2019 par rapport à 2018.
4. Une exagération sur la hausse des prix du carburant
Nicolas Dupont-Aignan force en revanche le trait lorsqu’il affirme que le retraité moyen perdrait 300 euros par an à cause de la hausse des taxes sur le carburant.
Comme la fiscalité du gazole a augmenté de 7,6 centimes par litre au début de 2019, cela correspondrait à une consommation de près de 4 000 litres de carburant par an. Avec une consommation de 6 litres aux 100 km environ, cela représenterait une distance annuelle de 66 000 km, soit cinq fois plus que la distance moyenne parcourue par une voiture particulière en France (autour de 12 000 à 13 000 km, selon les estimations).
Même à supposer qu’un retraité roule autant que le Français moyen, sa facture de diesel aura plutôt donc plutôt augmenté de 60 euros par an que de 300 euros. En suivant le même raisonnement, la perte de pouvoir d’achat liée à la hausse de la fiscalité sur l’essence (+ 3,84 centimes début 2018) serait d’environ 30 euros par an.
Les prix à la pompe ont certes augmenté plus fortement qu’en fonction de la seule fiscalité au cours de l’année 2019, mais il ne s’agit dès lors plus d’une décision gouvernementale.
5. Un « retraité moyen » plutôt caricatural
En résumé, il est indéniable que bon nombre de retraités vont sortir perdants des mesures égrenées par Nicolas Dupont-Aignan. Mais chiffrer cette perte à « 1 000 euros » par an, comme le fait le leader de Debout la France, est abusif.
Selon nos calculs, un retraité dans la situation évoquée par le responsable politique sur France Inter (1 300 euros nets de pension mensuelle) va plutôt perdre :
0 à 240 euros par an en fonction de son taux de CSG ;environ 260 euros à cause de la désindexation des pensions ;environ 30 euros s’il roule à l’essence et 60 euros s’il roule au diesel.
Soit entre 290 et 560 euros selon sa situation, et pas 1 000 euros. Bien sûr, il ne s’agit-là que d’un ordre de grandeur qui cache des cas de figure très variables d’un foyer à l’autre.
Enfin, il faut noter que si M. Dupont-Aignan a égrené les mesures qui grèveront le pouvoir d’achat de ce contribuable fictif, il s’est bien gardé de mentionner celle qui aurait pu lui bénéficier. Par exemple, la baisse d’un tiers de la taxe d’habitation en octobre 2018, puis d’un nouveau tiers en 2019, à laquelle ce « retraité moyen » peut en principe prétendre.


    {
        "@context": "http:\/\/schema.org",
        "@type": ["ClaimReview"],
        "datePublished": "2018-09-11",
        "url": "https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/09/11/non-un-retraite-moyen-ne-va-pas-perdre-1-000-euros-par-an_5353515_4355770.html",
        "author": {
            "@type": "Organization",
            "name": "Le Monde",
            "url": "http://www.lemonde.fr/",
            "logo": {
                "@type": "ImageObject",
                "url": "http:\/\/s1.lemde.fr\/medias\/web\/1.2.696\/img\/elements_lm\/logo_lm_print.png",
                "width": "240",
                "height": "42"
            }
        },
        "claimReviewed": "Un retrait\u00e9 moyen va-t-il perdre 1 000 euros par an \u00e0 partir de 2019 ?",
        "reviewRating": {
            "@type": "Rating",
            "alternateName": "C'est exag\u00e9r\u00e9",
            "ratingValue": -1,
            "bestRating": -1,
            "worstRating": -1
        },
        "itemReviewed": {
            "@type": "CreativeWork",
            "author": {
                "@type": "Person",
                "name": "Nicolas Dupont-Aignan",
              "sameAs": ["https://www.lemonde.fr/nicolas-dupont-aignan/"]
            },
            "datePublished": "2018-09-11"
        }
    }





                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/11/19-3">
<filnamedate="20180911"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180911"><AAMMJJHH="2018091119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Dix-neuf présidents de département demandent, dans une tribune au « Monde », au gouvernement d’inclure dans le plan pauvreté un projet de loi d’expérimentation du revenu de base.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Le revenu de base, tremplin vers l’insertion sociale et professionnelle, et vecteur d’intégration citoyenne »

Dix-neuf présidents de département demandent, dans une tribune au « Monde », au gouvernement d’inclure dans le plan pauvreté un projet de loi d’expérimentation du revenu de base.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 14h00
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. La solidarité est une idée porteuse d’innovation et de justice. Il n’est pas digne de notre pays, parmi les plus riches de la planète, de tolérer que près de neuf millions de ses habitants vivent sous le seuil de pauvreté.
De nombreux travailleurs ne parviennent pas à tirer un revenu décent de leur activité
Contre la pauvreté, nous n’avons pas encore tout essayé. Refusant tout fatalisme, plusieurs départements, en première ligne sur la question sociale, ont travaillé depuis près d’un an, avec la Fondation Jean-Jaurès, à un projet d’expérimentation d’un revenu de base sous condition de ressources afin d’inventer de nouvelles protections face aux mutations du travail et de la société.
Le revenu de base est un revenu de solidarité. Si notre protection sociale est efficace dans la crise économique que nous traversons, sa performance pourrait être nettement améliorée en réparant deux injustices majeures : automatiser les prestations sociales afin d’intégrer les ayants droit qui n’y recourent pas (environ 35 % pour le seul RSA) ; et les ouvrir aux jeunes de moins de 25 ans (pour l’essentiel exclus du RSA, alors que 25 % des 18-24 ans sont sous le seuil de pauvreté).
Le revenu de base est aussi un revenu de développement. De nombreux travailleurs ne parviennent pas à tirer un revenu décent de leur activité : agriculteurs, artisans, employés et ouvriers à bas revenus, salariés à temps partiel… Le dispositif apporte un complément de ressources pour améliorer leur pouvoir d’achat et revitaliser les territoires délaissés.
Vecteur d’intégration sociale
Le revenu de base est enfin un revenu d’autonomie. Son inconditionnalité permet de développer le pouvoir d’agir des personnes, de soutenir leurs projets de vie et professionnels, leurs parcours d’insertion et les activités d’utilité sociale (aidants de personnes handicapées ou âgées, reconversions professionnelles, formations longues, bénévolats, créateurs d’activité…).
prévenir...



                        

                        


<article-nb="2018/09/11/19-4">
<filnamedate="20180911"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180911"><AAMMJJHH="2018091119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Lors des journées parlementaires de LRM, le premier ministre a galvanisé ses troupes en critiquant les interprétations qui sont faites du macronisme.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                

Edouard Philippe à la majorité : « 2019 sera une année de bagarre »

Lors des journées parlementaires de LRM, le premier ministre a galvanisé ses troupes en critiquant les interprétations qui sont faites du macronisme.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 12h34
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 17h35
    |

            Virginie Malingre (Tours, envoyée spéciale)








                        



   


Redonner du sens à l’action du gouvernement et au projet du président de la République. Ne pas se laisser distraire par le « tourbillon [qui], dans la vie politique, est souvent roi », pour reprendre une citation d’Aristophane. Edouard Philippe, qui s’exprimait à l’occasion des journées parlementaires de La République en marche (LRM), mardi 11 septembre à Tours, avait à cœur de prendre de la hauteur. De s’extraire des « rumeurs, petites phrases et polémiques » qui masquent « l’essentiel », selon ses mots. Et qui ont fait chuter Emmanuel Macron dans les sondages en cette fin d’été calamiteux pour l’exécutif.
Le chef du gouvernement a donc tenu à mieux expliquer une politique de moins en moins populaire auprès des Français. Aux élus de la majorité et aux ministres venus l’écouter, Edouard Philippe s’est donc essayé à donner une définition du macronisme.
« Souvent, le matin, j’écoute France Inter », a-t-il commencé, avant de s’inscrire en « faux » contre « cet éditorialiste selon lequel le macronisme ne serait ni une vision de la France ni un appareil idéologique défini. Au mieux un pragmatisme ». Et de poursuivre :
« Le président de la République porte un projet clair. Celui d’une France de l’émancipation et des solidarités réelles. Celui d’une France puissante dans une Europe forte. Celui d’une France à la hauteur des défis que nous devons relever. »
Six chantiers sociaux dans les mois à venir
C’est à la première partie de sa définition du macronisme, « la France de l’émancipation » qui doit permettre « aux citoyens d’être libres de faire leur choix », que le premier ministre a consacré le plus de temps. Après avoir égrainé les « transformations » déjà menées au service de cet objectif – le dédoublement des classes de CP et de CE1, la réforme de l’apprentissage, Parcoursup, la loi logement… –, le chef du gouvernement a défendu « les deux jambes » de sa politique, le « en même temps » macronien qui a séduit les électeurs il y a un peu plus d’un an mais dont les Français ont aujourd’hui du mal à voir la réalité si l’on en croit les sondages.
En témoigne, veut-il croire, le programme des prochains mois, « six chantiers majeurs sociaux », qui doivent permettre de lutter contre la pauvreté, de réformer l’hôpital et les retraites, de mieux prendre en compte la dépendance des personnes âgées, de remettre le retour au travail au cœur de l’assurance-chômage, et de mieux appréhender les problématiques de santé au travail.
« Nous avons beaucoup à faire », a lancé Edouard Philippe. Et « cette année sera une année de bagarre », a-t-il rappelé à son auditoire en évoquant les élections européennes de mai 2019. « Au travail », a-t-il lancé en conclusion.

        Lire aussi :
         

                Assemblée nationale : désigné pour le perchoir, Ferrand laisse le groupe LRM sans patron






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/11/19-5">
<filnamedate="20180911"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180911"><AAMMJJHH="2018091119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ La députée La République en marche de Paris souhaite succéder à Richard Ferrand à la tête du groupe majoritaire.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤                     
                                                

Laetitia Avia : « Je suis candidate à la présidence du groupe LRM de l’Assemblée »

La députée La République en marche de Paris souhaite succéder à Richard Ferrand à la tête du groupe majoritaire.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 12h19
    |

            Alexandre Lemarié








                        


La députée La République en marche (LRM) de Paris Laetitia Avia annonce au Monde sa candidature pour la présidence du groupe LRM de l’Assemblée nationale.
Pourquoi vous portez-vous candidate à la tête du groupe LRM de l’Assemblée ?
Je suis candidate à la présidence du groupe car mon profil permet de rassembler les différentes sensibilités qui cohabitent chez les 312 députés LRM. Notre groupe est hétéroclite, c’est sa plus grande richesse. Etant ni de gauche ni de droite, et issue de la société civile, mon positionnement est avant tout celui d’une « marcheuse ». Macroniste de la première heure, je connais notre mouvement et notre histoire commune depuis le début. Cette année, j’ai pu travailler en confiance avec l’exécutif et faire preuve de solidité dans les débats parlementaires.
J’ai envie de continuer de porter la voix de notre groupe, qui doit continuellement incarner le renouvellement. Et même si cela ne doit être en aucun cas un élément déterminant, le fait que je sois une femme est un aspect qui peut être pris en considération. Richard Ferrand devant bientôt accéder au perchoir, mon accession à la tête du groupe permettrait d’avoir une répartition paritaire des responsabilités au sein de la majorité parlementaire.

        Lire aussi :
         

                Assemblée nationale : désigné pour le perchoir, Ferrand laisse le groupe LRM sans patron



Pourquoi seriez-vous légitime à ce poste ? Pour l’instant, aucun candidat potentiel ne semble faire consensus…
Il n’y a aucun candidat naturel et c’est la preuve que rien n’est joué d’avance. Notre chef de file était Richard Ferrand et je ne prétends pas être comme lui. Personne, d’ailleurs, ne sera un Richard Ferrand bis. Mais avec mon histoire, mon vrai goût pour le travail collectif, et les voies d’amélioration que j’ai pu identifier, je pourrai incarner une présidence sûrement différente mais, je l’espère, tout aussi efficace. Je sais écouter, consulter, mais aussi arbitrer quand il le faut. Il n’y a pas de raison que je sois moins légitime que les autres présidents de groupe, que ce soit Christian Jacob ou Jean-Luc Mélenchon.
Vous ne vous inscrivez donc pas dans la continuité de Richard Ferrand ?
Je ne me place pas en contradiction de sa présidence mais ce sera forcément différent. Je définis le macronisme comme un perpétuel renouvellement, donc ma présidence en serait aussi une illustration. La première année, nous étions en phase d’installation. Désormais, il nous faudra valoriser davantage les différents talents du groupe, répondre à des exigences de débat, et renforcer la transparence.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/11/19-6">
<filnamedate="20180911"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180911"><AAMMJJHH="2018091119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Jusqu’à présent chargé des discours, il dirigera le nouveau pôle communication de l’Elysée.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Sylvain Fort, le fidèle de Macron qui devra « démilitariser » les relations avec la presse

Jusqu’à présent chargé des discours, il dirigera le nouveau pôle communication de l’Elysée.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 11h17
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 17h51
    |

            Ariane Chemin et 
                                François Krug








                        



                                


                            

Soudain, sa voix déraille, grimpe vers le ciel, ses yeux avec. Depuis une heure et demie, Emmanuel Macron expose son projet aux 15 000 personnes réunies au Parc des expositions de la porte de Versailles, à Paris. Mais au moment de conclure, le voilà qui se met à hurler d’une voix qu’on ne lui connaissait pas, hors portée, comme puisée en deçà de lui-même : « Ce que je veux, c’est que vous, partout, vous alliez le faire gagner ! Parce que c’est notre prooojet ! »
Ce 10 décembre 2016, le candidat novice tient son premier grand meeting. Pour son équipe, c’est l’épreuve du feu. En coulisses, on croise sa jeune bande du ministère de l’économie et de nouvelles recrues aux parcours moins technocratiques. Comme Alexandre Benalla, le jeune patron du service d’ordre. Ou Sylvain Fort, le communicant catalogué « intello de droite » : un normalien agrégé de lettres classiques passé par la finance, un passionné d’opéra auteur de plusieurs livres salués par les connaisseurs.
Devant sa télévision, un chanteur d’opéra suit justement avec attention les envolées d’Emmanuel Macron. Le baryton Jean-Philippe Lafont s’est produit à la Scala de Milan comme au Festival de Bayreuth. Quelques jours plus tôt, Sylvain Fort lui a proposé de devenir le coach vocal de son candidat. La rencontre est organisée au siège de campagne la veille du meeting. Lafont conseille à Macron de ne pas se laisser « submerger par la foule ». Après sa prestation, le candidat accepte le « programme de travail » que lui propose le chanteur.
Conseiller discours et mémoire
C’est aussi en se rendant utile aux moments-clés d’une campagne que, souvent, on gagne sa place à l’Elysée. Au soir de la victoire, le 7 mai 2017, le président de la République n’a plus besoin de baryton, mais Sylvain Fort a su une nouvelle fois se rendre précieux. Quelle version de l’Hymne à la joie pour accompagner la marche du vainqueur de la présidentielle à travers la cour carrée...




                        

                        


<article-nb="2018/09/11/19-7">
<filnamedate="20180911"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180911"><AAMMJJHH="2018091119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Le ministère du travail se réjouit de la baisse du nombre de contentieux. En réalité, le phénomène a commencé il y a plusieurs années.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                

Moins de recours aux prud’hommes, un effet de la réforme du code du travail ?

Le ministère du travail se réjouit de la baisse du nombre de contentieux. En réalité, le phénomène a commencé il y a plusieurs années.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 14h52
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bertrand Bissuel








                        


Publiées il y a un an, presque jour pour jour, les ordonnances réécrivant le code du travail ont contribué à faire baisser le nombre de contentieux portés devant les conseils de prud’hommes. C’est l’analyse qu’a défendue l’entourage de Muriel Pénicaud, la ministre du travail, lors d’une rencontre informelle avec des journalistes, lundi 10 septembre : grâce à la réforme de 2017, salariés et employeurs seraient désormais beaucoup plus enclins à régler leur différend par le biais d’une négociation, sans passer par la justice.
Les ordonnances du 22 septembre 2017 ont instauré un barème qui plafonne les indemnités prud’homales en cas de licenciement « sans cause réelle et sérieuse » – c’est-à-dire quand un patron se sépare d’un de ses collaborateurs en violant la loi. L’objectif de cette mesure était de « sécuriser la relation de travail » et de dissiper « la peur de l’embauche » que des entreprises ressentent face à l’éventualité d’un différend avec un membre du personnel. En mettant en place une grille de dommages-intérêts applicable à tous les licenciements contestés (sauf dans certains cas tels que la discrimination ou le harcèlement), le gouvernement voulait pousser les parties en présence à conclure un accord, en amont des juridictions.
« Avec le barème, chacun connaît les limites »
Pari gagné, se réjouit aujourd’hui le ministère du travail, en mentionnant le recul du nombre de demandes adressées aux prud’hommes : – 15 % entre 2016 et 2017. Ce chiffre va « complètement dans le sens des remontées que l’on a, que ce soit des chefs d’entreprise, des syndicats, des cabinets d’avocats, des cabinets de conseil », assure-t-on dans l’entourage de Mme Pénicaud. Salariés et employeurs « discutent beaucoup plus, voire systématiquement, en cas de conflit », ajoute-t-on.
Un point de vue partagé par Jean-Paul Charlez, président de l’Association nationale des DRH, qui évoque une « déjudiciarisation » des rapports au sein des entreprises. « Avec le barème, chacun connaît les limites de l’exercice », observe-t-il. Du coup, les protagonistes « préfèrent s’entendre » sur le montant du dédommagement « plutôt que de partir aux prud’hommes ». « Au quotidien, on constate qu’une grille, restreignant la fourchette de l’indemnisation possible, pousse le salarié et l’employeur à discuter », confie Me Claire Toumieux, avocate spécialiste en droit social au cabinet Allen & Overy.
Plusieurs bémols s’imposent cependant. Les ordonnances ayant été promulguées fin septembre 2017, le barème ne s’est appliqué que durant un peu plus de trois mois, comme le reconnaît le ministère du travail. Difficile, dans ce contexte, d’imaginer que les nouvelles règles aient eu une incidence massive sur le flux de dossiers transmis en 2017 aux prud’hommes. Une « évaluation » sera conduite pour y voir plus clair, précise l’entourage de Mme Pénicaud.
Tendance accentuée
En outre, le reflux des contentieux ne date pas d’hier (Le Monde du 31 janvier). Il s’est enclenché quelque temps après la création, en 2008, de la rupture conventionnelle. Cette procédure, qui permet à un patron et à un salarié de rompre le contrat de travail d’un commun accord – en principe – est de plus en plus utilisée, atteignant un niveau record en 2017 (environ 420 000) et réduisant la probabilité de recours en justice.
La tendance a été accompagnée par un autre événement : la loi Macron d’août 2015, qui a changé les modalités pour saisir les prud’hommes. Ce texte a « introduit plus de formalisme », rapporte Me Toumieux : « Les demandeurs ont été obligés de communiquer des pièces qu’ils ne devaient pas fournir auparavant, ce qui en a dissuadé beaucoup d’agir. » « Il est trop tôt pour dire si la baisse en 2017 du nombre d’affaires devant les prud’hommes est liée à l’instauration du barème, mais il est plus que probable que les ordonnances de 2017 vont accentuer la diminution que l’on observe depuis plusieurs années, estime Pascal Lokiec, professeur à l’école de droit de la Sorbonne. Il n’y a pas lieu de s’en féliciter : le législateur a sciemment mis en place un système fait pour décourager les salariés à aller en justice et qui empêchera les juridictions de réparer intégralement le préjudice subi par ceux-ci. »
Me Judith Krivine, du Syndicat des avocats de France (SAF), est du même avis : pour elle, les ordonnances s’inscrivent dans le prolongement de textes législatifs antérieurs qui réduisent l’accès aux prud’hommes. « Elles ne donnent aucun levier de négociation aux salariés », considère-t-elle, puisque l’employeur propose un dédommagement, calé sur le barème, qui est à prendre ou à laisser.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/11/19-8">
<filnamedate="20180911"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180911"><AAMMJJHH="2018091119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Dans un entretien paru mardi dans « L’Equipe », la nouvelle ministre des sports explique son projet de réforme transférant une partie de l’emploi des CTS aux fédérations.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                     
                                                

Roxana Maracineanu : les conseillers techniques sportifs ne seront « plus forcément fonctionnaires »

Dans un entretien paru mardi dans « L’Equipe », la nouvelle ministre des sports explique son projet de réforme transférant une partie de l’emploi des CTS aux fédérations.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 08h17
   





                        



   


« Il n’est pas question de licencier les conseillers techniques sportifs [CTS]. » Dans un entretien publié dans L’Equipe mardi 11 septembre, la nouvelle ministre des Sports, Roxana Maracineanu, tente d’éteindre la polémique après la publication de la lettre de cadrage préparatoire au budget 2019 adressée à son ministère, qui demande à ce dernier d’« appliquer un schéma d’emplois de moins 1 600 ETP [équivalents temps plein] au cours de la période 2018-2022 ».
Elle confirme ainsi ses propos tenus la veille, à la sortie de Matignon, après un long entretien avec le premier ministre, Edouard Philippe.
Dans L’Equipe, Roxana Maracineanu explique que « ce qui change pour [les CTS], c’est leur statut : ils ne seront plus forcément fonctionnaires ». « Ils ne vont pas perdre leur emploi car ce sont eux qui détiennent des compétences essentielles pour nous », ajoute-t-elle.
« Responsabiliser les associations et les fédérations »
Selon la ministre, la discussion concernant les « missions » assignées aux CTS se déroulera « fédération par fédération » pour « reconnaître une pratique diversifiée selon le public concerné ». « L’idée est de responsabiliser les associations et les fédérations en allant chercher des moyens et d’être des manageurs. »
Concernant le rapport sur la gouvernance qui devait être présenté le 6 septembre, Roxana Maracineanu annonce qu’il sera livré « plus tard ». « L’idée est de boucler d’ici au 1er janvier 2019 un plan qui tienne la route sur la gouvernance et le fonctionnement de l’agence du sport, explique-t-elle. Je vais engager une concertation et, dès la fin octobre, on va présenter au premier ministre un échéancier. Cette affaire des CTS est liée à la réforme de la gouvernance. L’un ne pourra pas avancer sans l’autre. »

        Lire aussi :
         

                Conseillers techniques sportifs : « Moins d’encadrement ce serait moins de licenciés et des arrêts d’activités »



Quant à la future agence du sport, il s’agit, selon elle, d’un « bel outil », qui aura deux missions : « le sport de haut niveau et le développement de la pratique ». « Il faut que l’on redéfinisse ce que l’on entend par le développement de la pratique. Est-ce que c’est juste les enfants quand ils arrivent dans un club et comment ils arrivent au haut niveau ? Ou est-ce une autre pratique, également source de santé et d’intégration ? On est en réflexion et on va y associer les acteurs de terrain et les financeurs », annonce la ministre.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/11/19-9">
<filnamedate="20180911"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180911"><AAMMJJHH="2018091119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Le fils de Kadhafi a transmis à la justice française un courrier dans lequel il affirme à nouveau que la campagne de Sarkozy a été financée par la Libye.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤         

Enquête

Le fils de Kadhafi réitère ses accusations contre Sarkozy sur le financement de sa campagne

Le fils de Kadhafi a transmis à la justice française un courrier dans lequel il affirme à nouveau que la campagne de Sarkozy a été financée par la Libye.

Frédéric Bobin (Tunis, correspondant), 
Simon Piel et 
Joan Tilouine
    



LE MONDE
              datetime="2018-09-11T06:38:44+02:00"

        Le 11.09.2018 à 06h38

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-09-11T17:16:09+02:00"

        Mis à jour le 11.09.2018 à 17h16






                        

Crédits : MAHMUD TURKIA / AFP


                    

C’est par lui que le scandale a éclaté, en début d’année 2011. Saïf Al-Islam Kadhafi avait alors rompu avec son personnage de dandy réformateur pour promettre de faire couler des « rivières de sang », de combattre « jusqu’à la dernière balle » les manifestants en passe de devenir des rebelles armés, de même que la coalition menée par la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Dans un entretien diffusé par Euronews le 16 mars 2011, le deuxième fils du Guide libyen, alors âgé de 38 ans, évoque pour la première fois le financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy, quatre ans plus tôt. « Il faut que Nicolas Sarkozy rende l’argent, dit-il, nerveux et déterminé. C’est nous qui avons financé sa campagne, et nous en avons la preuve (…). Nous le révélerons tout prochainement. »
Sept ans plus tard, trois doigts en moins coupés par les miliciens de Zintan, qui l’ont arrêté de nuit dans le désert libyen en novembre 2011 et l’ont détenu en résidence surveillée avant de le « libérer » en juin 2016, Saïf Al-Islam Kadhafi finit par répondre aux sollicitations de la justice française. A défaut de fournir des preuves, l’homme – qui est toujours recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité –, livre sa version des faits dans une lettre de huit pages dactylographiées en arabe transmise cet été aux juges français par l’intermédiaire de son cabinet d’avocats britannique.
Ses propos sont à prendre avec précautions, même si les avocats qui le défendent devant la CPI confirment l’authenticité de cette lettre et garantissent que M. Kadhafi en est bien l’auteur. Malgré ses ambitions présidentielles entretenues par ses proches et par la nébuleuse kadhafiste qui parlent en son nom, l’homme a été traumatisé par les tortures, la détention et entretient le mystère sur sa localisation, tout comme sur son état de santé mentale. Il l’écrit lui-même : « J’étais détenu en prison...



<article-nb="2018/09/11/19-10">
<filnamedate="20180911"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180911"><AAMMJJHH="2018091119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le régime créé il y a soixante ans par le général de Gaulle suscite bien des critiques, mais il a aussi survécu à de nombreuses crises, rappelle dans sa chronique Gérard Courtois, éditorialiste au « Monde ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 10/09/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


« La Ve République est peut-être le plus mauvais régime… mais à l’exception de tous les autres »

Le régime créé il y a soixante ans par le général de Gaulle suscite bien des critiques, mais il a aussi survécu à de nombreuses crises, rappelle dans sa chronique Gérard Courtois, éditorialiste au « Monde ».



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 09h25
    |

            Gérard Courtois








                        



                                


                            
Chronique. Le jeudi 4 septembre 1958, un immense V haut de quarante mètres surplombe la place de la République, à Paris. Il symbolise à la fois le V de la victoire et, en chiffre romain, la nouvelle République dont la Constitution va être soumise à l’approbation des Français. Depuis la tribune officielle, le général de Gaulle n’a pas besoin de forcer son talent pour fustiger « l’inconstance », « l’instabilité » et pour finir la « paralysie » qui ont conduit la IVe République – dont il est alors l’ultime président du conseil –, à l’agonie, et le pays au bord de « l’effondrement ».
L’enjeu est clair, martèle-t-il : « Ce qui, pour les pouvoirs publics, est désormais primordial, c’est leur efficacité et leur continuité », « la nation française refleurira ou périra suivant que l’Etat aura ou n’aura pas assez de force, de constance, de prestige, pour la conduire là où elle doit aller ». 
Le 28 septembre, la nouvelle Constitution est approuvée par référendum : plus de 31 millions d’électeurs (80 % des suffrages exprimés, 66 % des inscrits) ont voté oui. Le texte est promulgué le 4 octobre. Et l’édifice voulu par de Gaulle sera parachevé en octobre 1962, avec l’instauration de l’élection du président de la République au suffrage universel direct, donnant définitivement au régime son allure de monarchie républicaine.

La longévité de cette République est remarquable dans un pays qui avait fait preuve, jusque-là, d’une effervescence institutionnelle sans égale, expérimentant, en l’espace de deux siècles, cinq Républiques, deux empires, trois monarchies et un « Etat français »… Seule la IIIe République, proclamée en 1870 et qui rendit l’âme dans la débâcle de 1940, aura vécu plus longtemps.
Longévité d’autant plus remarquable que cette sexagénaire n’a jamais cessé d’être harcelée de critiques et secouée par les crises. Le 4 septembre 1958, déjà, ses opposants...




                        

                        


<article-nb="2018/09/11/19-11">
<filnamedate="20180911"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180911"><AAMMJJHH="2018091119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Le député du Finistère a obtenu une large majorité, lundi, lors d’un vote interne. Une dizaine de candidats pourraient prétendre à lui succéder à la tête des députés macronistes.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 10/09/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Assemblée nationale : désigné pour le perchoir, Ferrand laisse le groupe LRM sans patron

Le député du Finistère a obtenu une large majorité, lundi, lors d’un vote interne. Une dizaine de candidats pourraient prétendre à lui succéder à la tête des députés macronistes.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 14h10
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            
Un plébiscite. Une large majorité de députés La République en marche (LRM) ont désigné Richard Ferrand comme leur candidat pour occuper la présidence de l’Assemblée nationale, lundi 10 septembre, lors de leur séminaire de rentrée, à Tours. Le député du Finistère a confirmé son statut de favori en l’emportant dès le premier tour. Manifestement soulagé d’avoir transformé l’essai, l’ex-député socialiste a salué un « vote de confiance » et « d’adhésion ».
Rien n’était pourtant joué à l’avance, tant ce dernier semblait pâtir de plusieurs points faibles, en particulier ses ennuis judiciaires avec l’affaire des Mutuelles de Bretagne, qui pèse encore comme une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Au sein de la majorité, plusieurs élus craignaient un résultat serré lors de ce vote interne à bulletin secret, qui aurait débouché sur un candidat « mal élu », manquant de légitimité pour occuper le perchoir.
Le scénario tant redouté ne s’est finalement pas produit. M. Ferrand a réalisé un score écrasant en totalisant 187 voix sur 291 suffrages exprimés (soit près de 64 %), contre 85 voix à sa principale concurrente, Barbara Pompili (près de 29 %), tandis que Cendra Motin a obtenu 15 suffrages et Philippe Folliot quatre.

La victoire se révèle donc large. Plus large, même, que lors de la désignation du prédécesseur de M. Ferrand. En juin 2017, François de Rugy avait également été élu candidat pour prendre la tête du Palais-Bourbon dès le premier tour, mais il n’avait alors récolté que 153 voix. Etant donné l’écart, Barbara Pompili n’a eu d’autre choix que d’accepter sa défaite. « Il y a eu un vote et comme je suis une grande démocrate, je respecte les résultats », a déclaré l’ex-secrétaire d’Etat.
Gage de solidité
La voie vers le perchoir est désormais libre pour M. Ferrand. Du fait de la majorité absolue des troupes macronistes (312 députés sur 577), ce dernier est assuré d’être élu président de l’Assemblée...




                        

                        


<article-nb="2018/09/11/19-12">
<filnamedate="20180911"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180911"><AAMMJJHH="2018091119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le chef de l’Etat va nommer un directeur général des services pour chapeauter les 822 salariés de la présidence. Un cabinet de conseil a également audité le fonctionnement du Château.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 10/09/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Après l’affaire Benalla, Macron réorganise l’Elysée

Le chef de l’Etat va nommer un directeur général des services pour chapeauter les 822 salariés de la présidence. Un cabinet de conseil a également audité le fonctionnement du Château.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 11h24
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            
Les macronistes le martèlent depuis des semaines, refusant d’y voir une « affaire d’Etat », mais plutôt une simple « affaire d’été ». Révélée le 18 juillet par Le Monde, l’affaire Benalla, du nom de ce proche collaborateur d’Emmanuel Macron mis en examen pour des violences commises en marge du défilé parisien du 1er-Mai, pourrait en tout cas rebondir et se transformer en « affaire d’automne ».
Alors que la commission d’enquête mise en place par l’Assemblée nationale s’est sabordée, à la suite d’un désaccord entre majorité et opposition sur la liste des personnes à entendre, celle du Sénat a décidé de reprendre ses auditions après la pause estivale, avec le risque, pour le chef de l’Etat, de braquer à nouveau le projecteur sur les dysfonctionnements de l’Elysée. Mercredi 12 septembre, François-Xavier Lauch, chef de cabinet du président, le général Eric Bio-Farina, commandant militaire de l’Elysée, et Maxence Creusat, commissaire à la Préfecture de police de Paris, seront ainsi entendus par les sénateurs de la commission des lois.

Plus explosif, Alexandre Benalla lui-même devrait être auditionné. Une convocation lui a été adressée pour le 19 septembre. Ce sera la première fois qu’il répondra – sous serment – aux questions des parlementaires, dubitatifs sur les explications de l’exécutif. « La thèse officielle d’un employé qui se consacrait uniquement à une fonction d’organisation sans prendre part à la protection du président nous paraît pour le moins fragile », a estimé Philippe Bas, le président (LR) de la commission des lois du Sénat, dans Le Figaro du 6 septembre.
A l’Elysée, l’entourage d’Emmanuel Macron se dit pourtant « serein » face à la reprise de ces auditions et de l’attention médiatique qui va de pair. Alexandre Benalla « a été sanctionné par l’Elysée dès le lendemain [des faits]. Il n’a pas été protégé. (…) On n’a rien caché. Il n’y...




                        

                        


<article-nb="2018/09/11/19-13">
<filnamedate="20180911"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180911"><AAMMJJHH="2018091119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Le rapport d’Hakim El Karoui sur l’organisation de l’islam de France ne répond pas aux questions liées à la propagation des idées des Frères musulmans dans le pays, explique l’islamologue Rachid Benzine dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Il faut renforcer l’“islam des gens” »

Le rapport d’Hakim El Karoui sur l’organisation de l’islam de France ne répond pas aux questions liées à la propagation des idées des Frères musulmans dans le pays, explique l’islamologue Rachid Benzine dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 09h33
    |

                            Rachid Benzine (Islamologue, chercheur au fonds Paul Ricoeur)








                        



                                


                            
Tribune. Alors que les assises territoriales de l’islam, promues cet été seulement par le gouvernement dans les différentes régions de France et organisées par les préfets, sont encore en cours, les choses semblent s’accélérer en vue d’une nouvelle organisation de l’islam de France.
Ainsi, l’Institut Montaigne vient de publier un nouveau rapport dirigé par Hakim El Karoui : « La Fabrique de l’islamisme » (voir le lien PDF), qui montre de manière rigoureuse comment, ces dernières décennies, en France comme ailleurs dans le monde, l’islam s’est laissé « wahhabiser » (en référence à l’islam promu par le royaume saoudien) et « fréririser » (eu égard à l’influence grandissante des Frères musulmans, malgré leur actuelle persécution en Egypte).
Le président de la République a reçu voici quelques jours ce gros travail (plus de 620 pages !), qu’il étudie maintenant, et le ministre de l’intérieur vient de se féliciter publiquement de son contenu.

La grande question, dès lors, est de savoir comment les débats suscités par les assises territoriales, d’une part, et le contenu de ce nouveau rapport, d’autre part, vont aboutir à des mesures concrètes qui favoriseront, comme le souhaite le président de la République, le triomphe d’un islam des musulmans de France qui sera en harmonie avec les idéaux de notre République laïque et au service d’un véritable « vivre-ensemble », privilégiant le bien commun au détriment des enfermements identitaires.
Déjà circulent dans l’espace public quelques grandes idées promues par Hakim El Karoui qui auraient la faveur du chef de l’Etat et de son gouvernement. A leur sujet, quelques médias ont parlé de « propositions-chocs ». Celles-ci se résument en trois grandes perspectives : une surveillance accrue des flux financiers liés à l’islam ; une organisation plus contrôlée des pèlerinages dans les lieux saints de l’islam ; et une taxe sur les produits halal, qui serait collectée par un nouvel...




                        

                        


<article-nb="2018/09/11/19-14">
<filnamedate="20180911"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180911"><AAMMJJHH="2018091119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Actuel dirigeant adjoint de Pôle emploi, Jérôme Rivoisy rejoint l’Elysée, où il sera chargé de réorganiser le fonctionnement de la présidence.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     
                                                

Après l’affaire Benalla, un directeur général des services pour remettre de l’ordre à l’Elysée

Actuel dirigeant adjoint de Pôle emploi, Jérôme Rivoisy rejoint l’Elysée, où il sera chargé de réorganiser le fonctionnement de la présidence.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 20h47
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 21h10
    |

            Cédric Pietralunga








                        


Emmanuel Macron a fait son choix. Actuel directeur adjoint de Pôle emploi, Jérôme Rivoisy va rejoindre l’Elysée comme directeur général des services (DGS) de la présidence de la République, selon les informations du Monde. L’annonce devrait être faite la semaine prochaine et marquera la première étape de la réorganisation des services de l’Elysée, en préparation depuis plusieurs mois mais accélérée à la suite de l’affaire Benalla.
Issu de la promotion « Léopold Sédar Senghor » sortie en 2004 de l’ENA, la même qu’Emmanuel Macron, M. Rivoisy a débuté sa carrière à la direction du Trésor, à Bercy, avant de travailler au tribunal administratif de Paris puis de rejoindre l’inspection générale des finances, où a également officié le chef de l’Etat. A Pôle emploi, il occupait le poste de directeur général adjoint, chargé notamment de la stratégie et des relations extérieures.
M. Macron aurait demandé à Patrick Strzoda de rester en poste
« C’est quelqu’un qui a une très bonne connaissance des grosses administrations, met-on en avant dans l’entourage d’Emmanuel Macron. Il sera chargé de réorganiser les services de l’Elysée, notamment de mettre en place des procédures transparentes. » M. Rivoisy travaillera sous l’autorité de Patrick Strzoda, le directeur de cabinet de M. Macron, qu’on annonçait sur le départ mais à qui le chef de l’Etat aurait demandé de rester à l’Elysée.
Cette nomination intervient alors que le fonctionnement de la présidence de la République est mis en cause par l’affaire Benalla. L’ex-chargé de mission à l’Elysée est notamment accusé d’avoir obtenu divers avantages (passeport diplomatique, voiture de service, armes, etc) alors que sa fonction ne l’y autorisait pas.
Durant son mandat présidentiel, Nicolas Sarkozy s’était doté pendant deux ans d’un DGS mais la fonction n’existait plus durant la présidence de François Hollande.

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit de l’ascension mystérieuse de cet homme.Benalla, Mizerski, Crase... qui sont les personnages-clés de l’affaire ?Que s’est-il passé précisément place de la Contrescarpe ? Retour sur le déroulé des événements.A l’Assemblée, une commission d’enquête présidée par la députée LRM Yaël Braun-Pivet a mené des auditions. Une semaine plus tard, l’opposition claque la porte accusant l’Elysée de vouloir « torpiller » les travaux.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée et le gouvernement a dû faire face à deux motions de censure de l’opposition, toutes deux rejetées.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés, dans un discours que nous avons décrypté point par point.Affaire d’Etat ou non ? Oui, car il y a eu dissimulation estiment certains ; non, car l’Etat n’as pas commis d’acte délictueux, avancent d’autres.Les auditions des gardes à vue de M. Benalla et des quatre autres personnes mises en examen ont permis d’éclairer les faits qui leur sont reprochés.Plus d’une semaine après les révélations du « Monde », l’ex-chargé de mission de l’Elysée, Alexandre Benalla, a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.





                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/11/19-15">
<filnamedate="20180911"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180911"><AAMMJJHH="2018091119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Les sénateurs ont convoqué de hauts responsables dans le cadre de l’« affaire Benalla », ancien chargé de mission de l’Elysée accusé de violences lors des manifestations du 1er mai à Paris.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤                     
                                                

Alexandre Benalla passera devant la commission d’enquête du Sénat le 19 septembre

Les sénateurs ont convoqué de hauts responsables dans le cadre de l’« affaire Benalla », ancien chargé de mission de l’Elysée accusé de violences lors des manifestations du 1er mai à Paris.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 19h47
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 20h58
   





                        



   


L’ancien chargé de mission de l’Elysée Alexandre Benalla, accusé de violences lors des manifestations du 1er mai à Paris, sera auditionné le 19 septembre par la commission d’enquête sénatoriale qui reprend ses travaux après une pause estivale, apprend-on lundi 10 septembre.
Depuis les premières révélations du Monde, à la mi-juillet, M. Benalla a été mis en examen pour « violences en réunion n’ayant pas entraîné d’incapacité », « immixtion dans l’exercice d’une fonction publique », « port public et sans droit d’insignes réglementés », « recel de détournement d’images issues de la vidéoprotection » et « recel de violation du secret professionnel ».
Reprise des auditions
Après une pause durant l’été, la commission des lois du Sénat, dotée des prérogatives d’une commission d’enquête, reprend ses auditions le 12 septembre. Le chef de cabinet d’Emmanuel Macron, François-Xavier Lauch, le général Eric Bio-Farina, commandant militaire de la présidence de la République, et Maxence Creusat, commissaire de police à la direction de l’ordre public et de la circulation de la préfecture de police de Paris, seront entendus le premier jour.
Si le Sénat poursuit ses auditions, qui prendront encore plusieurs mois, la commission d’enquête de l’Assemblée nationale avait fini par imploser, au début d’août, après seulement quatre jours d’auditions. En cause, le désaccord entre la majorité et l’opposition sur la liste des personnes à entendre. Là où les oppositions ont vu une « obstruction » de la part de la majorité, celle-ci a jugé « inutile » de poursuivre des auditions pour des actes correspondant à « des dérives individuelles ». A la fin du mois de juillet, le corapporteur de la commission d’enquête, le député LR Guillaume Larrivé, avait fini par claquer la porte, jugeant que cette commission était devenue « une parodie ».

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit de l’ascension mystérieuse de cet homme.Benalla, Mizerski, Crase... qui sont les personnages-clés de l’affaire ?Que s’est-il passé précisément place de la Contrescarpe ? Retour sur le déroulé des événements.A l’Assemblée, une commission d’enquête présidée par la députée LRM Yaël Braun-Pivet a mené des auditions. Une semaine plus tard, l’opposition claque la porte accusant l’Elysée de vouloir « torpiller » les travaux.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée et le gouvernement a dû faire face à deux motions de censure de l’opposition, toutes deux rejetées.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés, dans un discours que nous avons décrypté point par point.Affaire d’Etat ou non ? Oui, car il y a eu dissimulation estiment certains ; non, car l’Etat n’as pas commis d’acte délictueux, avancent d’autres.Les auditions des gardes à vue de M. Benalla et des quatre autres personnes mises en examen ont permis d’éclairer les faits qui leur sont reprochés.Plus d’une semaine après les révélations du « Monde », l’ex-chargé de mission de l’Elysée, Alexandre Benalla, a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.





                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/11/19-16">
<filnamedate="20180911"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180911"><AAMMJJHH="2018091119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Les principaux acteurs de l’économie solidaire, parmi lesquels Frédéric Tiberghien, président de Finansol, et Hugues Sibille, président du Labo de l’ESS, listent dans une tribune au « Monde » les quatre mesures qu’ils attendent du gouvernement pour pouvoir pleinement bénéficier de la loi Pacte.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Loi Pacte et finance solidaire, « un rendez-vous à ne pas manquer »

Les principaux acteurs de l’économie solidaire, parmi lesquels Frédéric Tiberghien, président de Finansol, et Hugues Sibille, président du Labo de l’ESS, listent dans une tribune au « Monde » les quatre mesures qu’ils attendent du gouvernement pour pouvoir pleinement bénéficier de la loi Pacte.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 15h54
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 16h12
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Le projet de loi Pacte (plan d’action pour la croissance et la trans­formation des entreprises) [actuellement en discussion à l’Assemblée nationale] comporte un nombre très élevé de mesures destinées à renforcer la place de l’entreprise dans la société.
Parmi les plus emblématiques, il faut signaler la simplification des seuils sociaux, l’inscription d’une mission sociale et/ou environnementale dans l’objet social des entreprises désireuses de le faire, la représentation des salariés dans les conseils d’administration, l’extension des dispositifs d’intéressement et de participation pour les PME avec un allégement substantiel du forfait social, le développement de l’actionnariat salarié, l’harmonisation des régimes d’épargne retraite.
Conçu pour le secteur privé lucratif, ce projet de loi ne comporte guère de mesures propres à encourager l’économie sociale et solidaire (ESS). Pourtant, si le gouvernement et le Parlement s’appropriaient cette ambition, ce projet pourrait dynamiser le développement de la finance solidaire à travers quatre séries de dispositions et apporter ainsi à l’ESS des moyens supplémentaires pour changer d’échelle.

Premièrement, l’extension et l’amélioration du régime de l’épargne salariale, qui représente deux tiers de l’encours d’épargne solidaire, permettraient de maintenir la dynamique de cette collecte d’épargne solidaire observée depuis dix ans.
Des sources de financement supplémentaires
Deuxièmement, l’harmonisation des régimes d’épargne retraite fournirait l’occasion de généraliser une offre solidaire à tous ces dispositifs d’épargne, en leur étendant la formule qui a fait le succès de l’épargne salariale solidaire.

Troisièmement, la modification du régime de l’assurance-vie permettrait au président de la République d’honorer sa promesse de campagne de soutenir le développement de la finance solidaire et notamment d’obliger les assureurs à présenter,...




                        

                        


<article-nb="2018/09/11/19-17">
<filnamedate="20180911"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180911"><AAMMJJHH="2018091119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Le 5 avril, l’ancien sénateur écologiste avait été interpellé ivre à la sortie d’un bar du 6e arrondissement parisien, dont il venait d’être expulsé.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤                     
                                                

Violences et outrages : Jean-Vincent Placé condamné à trois mois de prison avec sursis

Le 5 avril, l’ancien sénateur écologiste avait été interpellé ivre à la sortie d’un bar du 6e arrondissement parisien, dont il venait d’être expulsé.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 14h24
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 15h47
   





                        



   


L’ex-secrétaire d’Etat Jean-Vincent Placé a été condamné, lundi 10 septembre à Paris, à trois mois de prison avec sursis et à 1 000 euros d’amende pour violences et outrages lors d’une soirée alcoolisée en avril dans la capitale. La condamnation ne sera pas inscrite à son casier judiciaire.
Le 5 avril, l’ancien sénateur écologiste avait été interpellé à la sortie d’un bar du 6e arrondissement de Paris. Il venait d’en être expulsé par un videur, qui l’accuse de lui avoir tenu des propos injurieux et racistes, après un incident avec une cliente. Il était jugé pour ces propos, ainsi que pour des violences envers la jeune femme. Il avait également lancé aux policiers qui étaient intervenus : « Espèce de tocards, vous ne savez pas qui je suis ! »
Jean-Vincent Placé a été jugé coupable de violences envers cette jeune femme. Il a également été condamné pour outrage à l’encontre des policiers. En revanche, il a été relaxé du chef d’injures raciales.

        Lire aussi :
         

                Six mois de prison avec sursis requis contre Jean-Vincent Placé



« Je suis honteux de m’être retrouvé dans cette situation »
Le 11 juillet, le procureur avait requis six mois de prison avec sursis, une mise à l’épreuve de deux ans et 1 000 euros d’amende contre l’ex-secrétaire d’Etat. « Toutes ces infractions troublent gravement l’ordre public et la politique pénale du parquet s’agissant de la violence faite aux femmes et de la lutte contre le racisme », avait dénoncé le procureur dans ses réquisitions.
Jean-Vincent Placé, qui conteste avoir tenu les propos contre le vigile, avait reconnu à la barre avoir « évidemment trop bu ». « Je suis honteux de m’être retrouvé dans cette situation », avait-il déclaré. Quelques jours après cet incident, il avait dit dans Paris Match avoir « réalisé » son « alcoolisme » et qu’il mesurait « la honte et l’indignité » de son comportement.
Aujourd’hui conseiller régional d’Ile-de-France, Jean-Vincent Placé a créé sa société de conseil et d’accompagnement en entreprise.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/11/19-18">
<filnamedate="20180911"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180911"><AAMMJJHH="2018091119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Du fait de la majorité absolue de son parti, le candidat désigné est assuré d’être élu président par l’ensemble des députés ce mercredi.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤                     
                                                

Assemblée nationale : Richard Ferrand, candidat de LRM et futur président

Du fait de la majorité absolue de son parti, le candidat désigné est assuré d’être élu président par l’ensemble des députés ce mercredi.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 13h11
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 18h40
   





                        



   


Le favori Richard Ferrand a été désigné candidat au perchoir de l’Assemblée dès le premier tour, lundi 10 septembre, par les députés LRM, afin de succéder à François de Rugy et tenir la barre en cette rentrée compliquée. Il l’a emporté avec 187 voix sur 299 votes et 291 suffrages exprimés.
Du fait de la majorité absolue LRM – 312 députés sur 577, sans compter les alliés MoDem –, M. Ferrand est assuré d’être élu président mercredi par l’ensemble des députés.

        L’analyse politique :
         

          L’Assemblée, victime collatérale du remaniement



« Un climat fraternel »
Candidat de l’Elysée, il a été préféré aux trois autres prétendants : l’ancienne secrétaire d’Etat sous Hollande et actuelle présidente de la commission du développement durable de l’Assemblée Barbara Pompili (EELV) a obtenu 85 voix ; l’élue de l’Isère Cendra Motin quinze voix, et le député du Tarn Philippe Folliot (ex-UDI) quatre voix.
« C’est un vote de confiance et d’adhésion aux propositions que j’ai pu faire », a déclaré Richard Ferrand aux journalistes, juste après l’annonce des résultats.
« Je suis particulièrement satisfait des conditions dans lesquelles se sont déroulées les opérations de désignation de notre candidat à la présidence de l’Assemblée nationale. (…) La campagne interne s’est déroulée dans un climat fraternel, dans la clarté et la transparence. C’est donc un message de fierté démocratique que notre groupe a adressé. »
A des journalistes qui lui faisaient remarquer qu’il était un homme, en politique depuis vingt ans, sous le coup d’une information judiciaire et le chouchou du président de la République, il a rétorqué : « Je ne suis pas un chouchou, mais un homme démocratiquement élu. »
S’ouvre désormais une nouvelle bataille, celle de la tête du groupe. Ce scrutin interne, prévu pour le 18 septembre, n’a, pour le moment, aucun candidat déclaré.

   



        Lire aussi :
         

                L’Assemblée nationale a-t-elle déjà été présidée par une femme depuis 1958 ?






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/11/19-19">
<filnamedate="20180911"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180911"><AAMMJJHH="2018091119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ La ministre des sports a jugé « très brutale » la lettre de cadrage prévoyant la suppression de 1 600 postes dans son ministère.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤                     
                                                

Roxana Maracineanu : aucun des 1 600 conseillers techniques sportifs « ne perdra son emploi »

La ministre des sports a jugé « très brutale » la lettre de cadrage prévoyant la suppression de 1 600 postes dans son ministère.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 12h50
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 16h46
   





                        



   


Après un long entretien avec le premier ministre, Edouard Philippe, aucun des 1 600 conseillers techniques sportifs (CTS) visés par un projet d’économies de Matignon « ne perdra son emploi », a affirmé, lundi 10 septembre, la nouvelle ministre des sports, Roxana Maracineanu.
A sa sortie de Matignon, Mme Maracineanu, qui avait jugé « très brutale », vendredi, la publication de la lettre de cadrage fixant un objectif de 1 600 suppressions de poste dans son ministère, a toutefois annoncé l’ouverture d’une « concertation » sur l’« évolution » de la gestion des conseillers techniques sportifs :
« Tout le monde est d’accord pour dire que leur mode de gestion doit évoluer en concertation avec l’ensemble des acteurs et dans le respect du rôle et des prérogatives de chacun. »
La ministre a précisé qu’elle présenterait les résultats de cette concertation « fin octobre ».

        Lire aussi :
         

                Roxana Maracineanu doit rassurer le sport français



Un budget en baisse
Vendredi, l’Agence France-Presse avait révélé que dans une lettre de cadrage envoyée le 26 juillet à sa prédécessrice, Laura Flessel, Matignon demandait au ministère d’« appliquer un schéma d’emplois de moins 1 600 ETP (équivalent temps plein) au cours de la période 2018-2022 ». Dans le courrier, Matignon disait compter « sur une transformation du mode de gestion des conseillers techniques sportifs (CTS) et sur la réduction de leur nombre, ainsi que sur une rationalisation des services déconcentrés ».
La révélation de cette lettre a mis le feu aux poudres dans un mouvement sportif qui s’inquiète déjà de voir l’Etat se désengager, avec un budget du ministère qui s’annonce à la baisse pour la deuxième année de suite. Et ce d’autant que les CTS, rémunérés par l’Etat et au nombre de 1 600 justement, sont essentiels au fonctionnement des fédérations sportives, à la fois pour le haut niveau et pour le développement des pratiques. Il s’agit des directeurs techniques nationaux, des entraîneurs nationaux et des conseillers techniques nationaux ou régionaux.
Le statut des conseillers techniques sportifs « doit être réinterrogé »
Dans un communiqué publié lundi après l’entretien avec Mme Maracineanu, Matignon a également déclaré qu’« il n’[était] pas question de supprimer » les conseillers techniques sportifs, qui « jouent notamment un rôle décisif dans la formation, la préparation et la détection des sportifs de haut niveau au sein des fédérations ».
Le Comité national olympique (CNOSF) a exprimé sa « satisfaction » après ces déclarations du gouvernement, soulignant « en particulier le propos consacré aux 1 600 postes de Conseillers Techniques Sportifs, l’affirmation de non suppression et la volonté de concertation sur leur mode de gestion ».
Dans son communiqué, le premier ministre a toutefois réaffirmé que « le rôle des CTS au sein des fédérations » doit être « retravaillé avec le mouvement sportif » et que « leur statut doit être réinterrogé ». « Nous allons rester très vigilants sur leur statut », a réagi le président de l’Association des directeurs techniques nationaux (AsDTN), Philippe Bana.
Ce dernier, reçu par Mme Maracineanu lundi, a exprimé sa « satisfaction » après cet entretien : « elle a parfaitement compris les enjeux et on est sur une bonne pente, on va pouvoir travailler en concertation ». Mais M. Bana a tenu à souligner qu’il n’était « pas question de décaler ou de déstocker (la) prise en charge » des conseillers techniques sportifs « par les fédérations, qui n’en ont ni les moyens financiers ni l’envie ».
« Leur statut doit rester public. Ils sont la peau sur les os du ministère », a-t-il averti, expliquant également avoir « fait des propositions à la ministre pour moderniser les CTS : on peut mieux les piloter au travers des DTN, il peut y avoir des politiques interfédérales sur le développement des pratiques sportives, des mutualisations. Nous sommes ouverts ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/11/19-20">
<filnamedate="20180911"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180911"><AAMMJJHH="2018091119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », souligne l’incapacité de Nicolas Hulot à mobiliser la société civile sur l’écologie pour faire bouger l’exécutif.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« L’idée d’un enlisement qui ne se limite pas au seul terrain écologique s’installe »

Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », souligne l’incapacité de Nicolas Hulot à mobiliser la société civile sur l’écologie pour faire bouger l’exécutif.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 12h02
    |

            Françoise Fressoz








                        



                                


                            
Chronique. Nicolas Hulot se croyait seul. Il avait tort. Samedi 8 septembre, une mobilisation inédite s’est produite dans plusieurs villes de France en réponse à un appel citoyen relayé par les réseaux sociaux. L’objectif de ces manifestants d’un nouveau genre était de presser le gouvernement d’engager sans tarder la transition écologique eu égard à l’urgence climatique confortée par un été caniculaire.
De nombreux responsables d’ONG et plusieurs membres de partis politiques se sont aussitôt réjouis de ce sursaut de la société civile, certains ont même souligné l’avance prise par les citoyens sur leurs gouvernants sans se rendre compte qu’il s’agissait en réalité d’un rendez-vous manqué. Au début de l’été, celui qui était encore ministre de la transition écologique et solidaire donc en capacité d’agir, de peser, de compter, avait tiré publiquement la sonnette d’alarme, mais il n’avait guère rencontré d’écho ni au sommet de l’Etat ni au sein de la société française. « On subit les conséquences du changement climatique, on n’a que trop tardé », avait lancé Nicolas Hulot, le 7 août, sur Europe 1, en plein pic de canicule, avant d’insister : « Il faut qu’on s’adapte au changement climatique. » 
Mais rien, pas de réponse, pas d’écho, pas de mobilisation, ni au gouvernement ni dans la société civile. Les climatiseurs avaient continué de fonctionner à plein régime, si bien qu’au moment de quitter le gouvernement l’ancien animateur d’« Ushuaïa » ne s’en est pas pris nommément à Emmanuel Macron ou à Edouard Philippe. Il a préféré invoquer une responsabilité collective. « C’est l’ensemble de la société et moi qui portons nos contradictions. Peut-être n’ai-je pas su convaincre », a-t-il déploré.

L’incapacité de Nicolas Hulot à faire vivre le lien entre la société civile et l’exécutif, à s’appuyer sur l’exigence de la première pour faire bouger le second, signe l’un des grands échecs de...




                        

                        

