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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Les clubs de Barcelone et de Gérone et la Ligue professionnelle ont déposé, mardi, une demande officielle de délocalisation auprès de la fédération espagnole.
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Football : un match du championnat espagnol pourrait être délocalisé en janvier à... Miami

Les clubs de Barcelone et de Gérone et la Ligue professionnelle ont déposé, mardi, une demande officielle de délocalisation auprès de la fédération espagnole.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 18h08
   





                        


Un match du championnat de football espagnol se déroulera-t-il aux… Etats-Unis ? Les directions des clubs de Barcelone et de Gérone le souhaitent. La Ligue professionnelle espagnole (la Liga) aussi. Toutes trois ont déposé, mardi 11 septembre auprès de la Fédération espagnole, une demande officielle d’autorisation de délocaliser cette rencontre « le 26 janvier 2019 au Hard Rock Stadium de Miami aux Etats-Unis ».
Ce projet avait été évoqué dès le mois d’août. Pour la Ligue, il s’inscrit dans le cadre du lancement d’une filiale chargée la promotion du championnat espagnol de football sur le marché américain : celui-ci lui apparaît d’autant plus prometteur que la communauté hispanique, passionnée de football, y est importante. Un accord en ce sens a été conclu avec l’entreprise Relevent, prévoyant la délocalisation de matches outre-Atlantique lors des quinze prochaines années.
Contestation chez les joueurs et les supporteurs
Mais, pour que ce projet voit réellement le jour, encore faut-il qu’il y ait deux équipes prêtes à s’affronter sur ce terrain « extérieur ». Ce qui est loin d’être acquis. En l’état, le projet suscite de vives critiques chez les joueurs. Il est également dénoncé par les supporteurs.
Le syndicat des joueurs du championnat d’Espagne a ainsi rappelé, lundi, que « ce seraient les joueurs qui prendraient la décision finale en ce qui concerne la tenue du match aux Etats-Unis ». Fin août, ce syndicat avait menacé la ligue d’une grève si elle ne revenait pas sur son projet de délocalisation.
Le président de la Liga, Javier Tebas, a expliqué, vendredi 7 septembre, que ce sont les nouveaux propriétaires du Gérone FC qui ont encouragé le club à saisir cette opportunité pour « se développer et grandir ».
Pour essayer de calmer le jeu, la Ligue évoque un système de compensation qui sera mis en place pour les supporters abonnés qui ne pourront assister à ce derby catalan.
Dans sa stratégie de conquête de nouveaux publics, et de génération de revenus supplémentaires, la Liga avait déjà programmé fin décembre 2017 à un horaire précoce et inhabituel, 13 heures, le clasico Real Madrid-FC Barcelone. L’objectif était, avec le décalage horaire, de le faire bénéficier d’une exposition maximale en Asie, autre terre de conquête face au tout-puissant championnat d’Angleterre.

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Décryptage

Un labo kényan pour lutter contre le fléau du dopage en Afrique de l’Est

Ses coureurs de fond brillent en compétition, mais le pays a vu sa réputation sérieusement entachée ces dernières années.

Par                                            Marion Douet (Nairobi, correspondance)




LE MONDE
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        Le 11.09.2018 à 18h00

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        Mis à jour le 11.09.2018 à 18h09






    
Le coureur kényan Asbel Kiprop (droite), ici à Doha en mai 2016, a été contrôlé positif à l’EPO en novembre 2017.
Crédits : KARIM JAAFAR/AFP


Le contrôle antidopage des champions kényans s’apparentait jusque-là à une course contre la montre. Collectés sur les hauts plateaux où s’entraînent les sportifs, à plusieurs centaines de kilomètres à l’ouest de Nairobi, les échantillons de sang devaient être envoyés et analysés en Europe, le tout en moins de trente-six heures. Une fenêtre étroite qui posait d’importants problèmes logistiques, de surcoûts et d’entorses au règlement.
Désormais, ils seront analysés sur place : lundi 27 août, Pathologists Lancet Kenya, un laboratoire qui traite 4 000 échantillons par jour et travaille avec certains des plus grands hôpitaux de Nairobi, a été accrédité par l’Agence mondiale antidopage (AMA) pour réaliser des contrôles sur les athlètes d’Afrique de l’Est (Kenya, Ethiopie, Erythrée, Tanzanie et Ouganda).

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Preuve de l’enjeu, c’est l’Unité d’intégrité de l’athlétisme (AIU), l’organisme mondial chargé de faire respecter les normes de l’AMA et de mener les tests au sein de la Fédération internationale d’athlétisme, qui a financé le processus d’accréditation. « Ce projet répond à un besoin réel, la situation de la course au Kenya étant difficile, explique par Brett Clothier, directeur de l’AIU. La course de fond y est très importante et fait l’objet d’un risque élevé de dopage. »
Soupçons de corruption
Le sport phare du Kenya, dont les athlètes brillent dans les compétitions internationales, a vu sa réputation d’excellence et surtout d’honnêteté sérieusement entachée ces dernières années. En 2016, le pays a failli être exclu des Jeux olympiques de Rio pour non-respect des critères internationaux en matière de dopage. En urgence, Nairobi a fait voter une loi et créé l’ADAK, l’Agence kényane de lutte contre le dopage. Suffisant pour participer à la compétition, mais pas pour anéantir le phénomène.
Les cas de dopage se sont même multipliés, accompagnés parfois de soupçons de corruption. Parmi les scandales récents, le plus spectaculaire est celui d’Asbel Kiprop, 29 ans, champion olympique en 2008 et trois fois champion du monde sur 1 500 mètres. En novembre 2017, bien qu’il ait été prévenu du contrôle et qu’il ait soudoyé la personne chargée du prélèvement, l’athlète a été testé positif à l’EPO. Depuis, d’autres ont été pris : la jeune star Kipyegon Bett, le marathonien Samuel Kalalei ou encore Ruth Jebet, prodige kényane qui court sous les couleurs du Bahreïn.

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L’accréditation d’un laboratoire au Kenya arrive donc à point nommé. La Fédération kényane d’athlétisme a salué « l’une des meilleures nouvelles de l’année ». « Les athlètes qui choisiront de se doper en subiront les conséquences », a martelé son président, Jackson Tuwei.
Dans les esprits se profilent déjà les Championnats du monde de Doha, à l’automne 2019. Selon Ahmed Kalebi, fondateur de Pathologists Lancet en 2009, l’accréditation de son laboratoire va permettre de mieux préparer cet événement : « On ne peut mesurer avec certitude la prise d’EPO qu’en regardant le sang sur une longue période. Or, jusqu’à présent, il n’y avait pas assez de données sur le long terme pour les athlètes africains. Notre présence va permettre plus de tests et donc plus de données. »
Des échantillons scellés
Le biologiste, formé en Afrique du Sud et au Royaume-Uni, veut croire que l’existence d’un contrôle local jouera un rôle dissuasif auprès des athlètes, qui peuvent se procurer de l’EPO pour quelques centaines d’euros même dans les régions relativement isolées où ils s’entraînent. Une dépense que certains jeunes, souvent issus de milieux modestes, n’hésitent pas à faire si elle peut mener à la gloire et à la fortune des podiums.
« Je n’ai pas d’inquiétude sur la qualité des résultats, c’est notre job, poursuit Ahmed Kalebi. Ce qui a pu m’inquiéter, c’est que les échantillons, censés être anonymes, arrivent avec le nom de l’athlète. Vous savez, il y a beaucoup d’argent en jeu. Je fais confiance à mon équipe, mais l’argent peut représenter une grande tentation. Ils pourraient aussi être menacés, subir du chantage. »

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Finalement, conclut-il, le système de l’AIU lui inspire une « confiance absolue ». Les échantillons arriveront numérotés et scellés et seule une machine spécifique pourra les ouvrir, le laboratoire s’est équipé de caméras de surveillance qui enregistreront toutes les étapes du processus et les résultats seront transmis via un serveur sécurisé « mais sans les interpréter ».
L’accréditation de Pathologists Lancet, valable un an, est révocable à tout moment. Une décision qui rebattrait de nouveau les cartes sur le dopage dans la région, l’AIU n’ayant pas prévu de financer l’accréditation d’autres laboratoires en Afrique.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Après deux opérations chirurgicales, l’os de la patiente présente une certaine fragilité, imposant une rééducation en douceur. Mais le professionnel s’abstient de recueillir les informations nécessaires sur son état de santé, et procède à des exercices inappropriés.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ La confédération européenne donnera, en décembre, son feu vert au lancement, à partir de la saison 2021-2022, d’une nouvelle compétition réunissant 32 équipes.
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Football  : bientôt une nouvelle coupe, en plus de la Ligue des champions et de la Ligue Europa

La confédération européenne donnera, en décembre, son feu vert au lancement, à partir de la saison 2021-2022, d’une nouvelle compétition réunissant 32 équipes.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 16h47
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 18h33
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Près de vingt ans après la disparition, en 1999, de la Coupe des coupes, l’Union des associations européennes de football (UEFA) s’apprête à recréer une troisième compétition, en complément de la Ligue des champions et de la Ligue Europa. L’information émane non pas de la Confédération continentale mais de l’Italien Andrea Agnelli, patron de la Juventus Turin et surtout président de la très influente Association européenne des clubs (ECA).
« Le feu vert a été donné à la création d’une troisième compétition européenne de clubs, portant à 96 (contre 80 aujourd’hui) le nombre total de clubs participant aux compétitions, à partir de la saison 2021-2022 », a indiqué, mardi 12 septembre, M. Agnelli, par ailleurs membre du comité exécutif (gouvernement) de l’UEFA, lors de l’assemblée générale de l’ECA à Split (Croatie).
A la suite « des demandes de membres de l’ECA d’augmenter le nombre de clubs participant aux compétitions de clubs de l’UEFA, l’option privilégiée a été de développer une 3e compétition avec 32 équipes », a ajouté le dirigeant de la « Juve », dans un communiqué publié par l’ECA.
De son côté, l’UEFA assure qu’elle « réfléchit en permanence au format de ses compétitions, étudie une variété d’options » et « discute de différentes idées au sein de la commission des compétitions de clubs, avant qu’une décision ne soit prise sur des changements potentiels. »
Donner des gages aux petites nations
En marge du tirage au sort de la phase finale des compétitions européennes, à Monaco, la commission des compétitions de l’UEFA avait arrêté, fin août, le principe de cette troisième compétition.
Cette orientation a été prise alors qu’entre en vigueur, cette saison, la nouvelle formule de la Ligue des champions pour le cycle 2018-2021. Ce remodelage de la compétition reine, décidé à l’été 2016, accorde seize places sur 32 aux équipes du « big four » européen (Espagne, Angleterre, Italie, Allemagne). Cette réforme a été jugée inéquitable par de nombreux pays, comme la France (5e nation au coefficient UEFA).
En ressuscitant le concept d’une troisième compétition européenne, réservée aux clubs moyens, l’UEFA et son président, le Slovène Aleksander Ceferin, donnent ainsi des gages aux petites nations du Vieux Continent.
Elu en septembre 2016 et candidat à un deuxième mandat, le successeur de Michel Platini (2007-2015) entend ménager ses électeurs, notamment les dirigeants des fédérations des pays de l’Est, dans l’optique du prochain scrutin, prévu pour février 2019. Seize nouvelles équipes seraient ainsi conviées à disputer la Coupe d’Europe dès 2021.
Gonfler les revenus commerciaux
Le lancement de cette troisième compétition doit être approuvé, le 3 décembre, par le comité exécutif de l’UEFA, réuni à Dublin (Irlande). Des discussions devraient avoir lieu à partir du 27 septembre, lors du prochain comité exécutif, à Nyon (Suisse), au siège de la confédération.
La réforme impliquera de faire baisser de 48 à 32 le nombre d’équipes qualifiées pour la phase finale de la Ligue Europa. L’UEFA n’a pas donné de précision quant aux modes de qualification pour cette troisième compétition européenne.
Sur un plan financier, cette réforme permettra aussi à l’instance de gonfler ses revenus commerciaux (droits télévisés, marketing), stimulés par ailleurs par l’ouverture en septembre de la Ligue des nations au niveau des équipes nationales.

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Au terme de l’exercice 2017-2018, l’UEFA avait reversé 1,7 milliard d’euros aux équipes engagées en coupes d’Europe sur les 2,35 milliards d’euros générés par la Ligue des champions et la Ligue Europa. Cette saison, la richissime confédération a estimé à 3,25 milliards d’euros ses recettes commerciales brutes et devrait redistribuer 2,55 milliards d’euros aux clubs participants.
Le lancement de cette troisième compétition, nimbée d’un doux parfum rétro, évoque des souvenirs agréables en France : le Paris Saint-Germain a remporté la Coupe des coupes en 1996, en battant le Rapid de Vienne (1-0). Un an plus tard, le club de la capitale, alors propriété de Canal+, n’avait pu conserver sa couronne, s’inclinant (1-0) en finale contre le FC Barcelone du Brésilien Ronaldo.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le pilote monégasque, qui a débuté en F1 cette année, quittera l’écurie Sauber pour remplacer le Finlandais Kimi Räikkönen à la Scuderia. Le Finlandais, lui, rejoindra… Sauber.
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F1 : Charles Leclerc, 20 ans, bientôt pilote chez Ferrari, du rêve à la réalité

Le pilote monégasque, qui a débuté en F1 cette année, quittera l’écurie Sauber pour remplacer le Finlandais Kimi Räikkönen à la Scuderia. Le Finlandais, lui, rejoindra… Sauber.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 16h41
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 17h16
    |

            Catherine Pacary








                        



   


La volonté de Sergio Marchione, le patron de Ferrari mort le 25 juillet, est respectée. Le pilote monégasque Charles Leclerc, 21 ans dans un mois, pilotera pour la Scuderia en F1 à partir de 2019, « au côté de Sebastian Vettel », le quadruple champion du monde allemand, a fait savoir l’écurie italienne, mardi 11 septembre, cinq jours avant le Grand Prix de Singapour.
Avec la nomination à la tête de Ferrari de John Elkann, petit-fils de Gianni Agnelli, on avait cru, un temps, que le Finlandais Kimi Raïkkönen — au volant d’une Ferrari depuis 2014 — pourrait conserver sa place au côté de Sebastian Vettel.
Même si près de 90 000 fans ont signé une pétition sur le Net pour réclamer le maintien d’« Iceman » — le surnom de l’impassible champion du monde 2007 —, la nouvelle direction parie finalement sur la jeunesse.
Charles Leclerc va donc quitter l’écurie Sauber (écurie motorisée par Ferrari), avec laquelle il a fait son entrée en F1 cette saison. Il y sera remplacé par… Raïkkönen, qui, à 38 ans, retrouvera ainsi une écurie où il a débuté, en 2001.
Un début de saison concluant
« Les rêves deviennent réalité, a tweeté Charles Leclerc mardi 11 septembre. Je serai éternellement reconnaissant à la Scuderia Ferrari pour l’opportunité qu’elle me donne, et à Nicolas Todt [son manager, fils de Jean Todt, patron de la FIA et ancien patron de la Scuderia] qui m’encourage depuis 2011. »
Charles Leclerc a débuté par le kart quand il était enfant, s’engageant dans des compétitions dès 2005, à l’âge de 8 ans. Passé au volant d’une monoplace en 2014, pilote de la Ferrari Driver Academy, il décroche le titre de champion de GP3 (devenu formule 3) en 2016, puis de formule 2 en 2017, catégories inférieures d’accession à la F1.  
Parvenu dans l’élite, le « rooky » assure un début de saison concluant. Il se classe actuellement au 15e rang du championnat, avec 13 points marqués en quatorze Grand Prix courus. Son meilleur résultat est une 6e place en Azerbaïdjan, le 29 avril.
Cela le situe légèrement en deça des performances de l’autre nouveau venu du plateau, le Français de Toro Rosso, Pierre Gasly (22 ans, 13e avec 28 points et une 4e place à Bakou le 29 avril), qui pilotera pour Red Bull en 2019, ou encore de celles de l’autre Normand, pilote Force India Point Racing, Esteban Ocon (21 ans, 10e au général avec 45 points).
« Je travaillerai dur »
Le natif du Rocher a su très tôt transformer en force les drames qu’il a pu vivre, comme la mort de celui qu’il considérait comme son grand frère et qui lui avait révélé sa passion pour la F1, le pilote français Jules Bianchi, mort le 17 juillet 2015. Deux ans plus tard, alors que Charles Leclerc est en tête du championnat 2017 de F2, son père, son premier fan, meurt le 20 juin.
Mardi, le futur pilote Ferrari a remercié « ceux qui ne sont plus de ce monde » avant de se projeter dans l’avenir : « Je travaillerai dur comme jamais je ne l’ai fait pour ne pas vous décevoir, écrit-il sur son compte. Mais d’abord, il y a une saison à finir, avec une équipe incroyable qui m’a donné la possibilité de me battre et de montrer mon potentiel. »
« Le rêve ultime est de remporter le Championnat du monde », reconnaît le jeune homme.

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« C’était un grand plaisir de soutenir Charles Leclerc pendant sa première saison de F1, a répondu le patron de Sauber, le Français Fred Vasseur, qui va « suivre de près » la suite de sa carrière.

@Charles_Leclerc https://t.co/Fsk5KoevlL— SauberF1Team (@Sauber F1 Team)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Accès de colère ou tentative de meurtre ? Le pilote italien a mis en danger Stefano Manzi en pleine course, au Grand Prix de Saint-Marin.
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Licencié pour avoir tiré le frein d’un concurrent, Romano Fenati s’excuse et arrête la moto

Accès de colère ou tentative de meurtre ? Le pilote italien a mis en danger Stefano Manzi en pleine course, au Grand Prix de Saint-Marin.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 15h04
   





                        



Il arrête. « Pour toujours. » Deux jours après avoir actionné le frein d’un de ses concurrents, Stefano Manzi, en pleine course, au Grand Prix de Saint-Marin, dimanche, le pilote italien de Moto2 Romano Fenati a annoncé, mardi 11 septembre au quotidien La Repubblica, qu’il mettait un terme à sa carrière :
«J’en ai terminé avec le motocyclisme, je ne courrai plus. Ce n’est plus mon monde. Il y a trop d’injustices. »
Il a également accusé Stefano Manzi de l’avoir « attaqué trois fois » durant la course, estimant que « lui aussi aurait pu [me] tuer […] Alors j’ai pensé : maintenant, je fais la même chose. Je te montre que je peux être “méchant comme toi”. »
Lundi, le pilote avait présenté ses excuses « à tout le monde du sport. […] Une image horrible de moi et de mon sport en est ressortie » :
« Je ne me suis pas comporté en homme. Un homme aurait terminé la course [sans faire ce geste] et serait allé à la direction de course pour obtenir réparation de l’incident précédent. Je n’aurais pas dû répondre à une provocation. »
Quelques tours plus tôt, les deux motos s’étaient touchées quand Manzi avait dépassé Fenati, en force, par l’intérieur. Les deux pilotes étaient alors sortis de la piste, mais sans chuter, alors qu’ils se battaient pour la 12e place, perdant plusieurs places au classement. Manzi avait lui aussi été pénalisé, de six places sur la grille du prochain GP, à Aragon, pour cette manœuvre de dépassement sur Fenati.
Suspendu et licencié
Après son geste insensé, Romano Fenati a été aussitôt disqualifié pour « pilotage irresponsable ». Il a également été suspendu par les commissaires de la Fédération internationale (FIM) pour les deux prochaines courses, les Grands Prix d’Aragon (Espagne) le 23 septembre et de Thaïlande le 7 octobre, et se retrouvait sans écurie :
« Le team Marinelli Snipers a décidé de rompre son contrat avec Romano Fenati pour son comportement antisportif, inqualifiable, dangereux et préjudiciable pour l’image de tous. Avec des regrets extrêmes, nous devons prendre en compte le fait que cet acte irresponsable a mis en danger la vie d’un autre motocycliste et qu’aucune excuse ne peut être suffisante. »
De son côté, son adversaire Stefano Manzi, qui a réussi à ne pas chuter, n’avait pas hésité à parler de tentative de meurtre : « C’est difficile de pardonner un tel geste, quand un pilote tente de tuer son rival à 200 km/h. »
Alors que les images ont fait le tour du monde sur les réseaux sociaux, nombreux étaient les internautes à se demander si Romano Fenati serait poursuivi en justice ou banni à vie des courses de moto. Depuis dimanche, sur Twitter, les commentaires affluent par centaines sous les images de l’incident :

Geste fou et irresponsable de l'Italien Fenati qui, à pleine vitesse, appuie sur le levier de frein d'un autre pilo… https://t.co/tGIltT2sBG— Eurosport_FR (@Eurosport.fr)


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Du côté des pilotes, choqués, les réactions sont unanimes. Avant que Romano Fenati n’annonce la fin de sa carrière, l’Anglais Cal Crutchlow avait jugé que Romano Fenati ne « devrait plus jamais participer à course de moto », tandis que le Français Johann Zarco estimait sur le site Motorsport qu’« il faudrait lui retirer sa licence, simplement ». « Il ne faut plus le laisser courir du tout cette saison, au minimum », a réagi quant à lui l’Espagnol Aleix Espargaro.
Déjà renvoyé pour raison disciplinaire
Ironie de l’histoire, Romano Fenati envisageait de rejoindre la saison prochaine l’écurie de Manzi, le Forward Racing, qui alignera des motos italiennes portant la marque mythique MV Agusta. Mais, après son geste dangereux, ce n’était plus à l’ordre du jour, selon le président de MV Agusta, Giovanni Castiglioni – « C’est la pire chose, et la plus triste, que j’ai jamais vue dans une course de motos » :
« De vrais sportifs n’agiraient jamais de la sorte. Si j’étais le promoteur du championnat du monde [la Dorna], je le bannirais de toutes les compétitions internationales. »
Le natif d’Ascoli Piceno avait déjà été renvoyé pour raison disciplinaire, au cours de la saison 2016 de Moto3, par l’équipe Sky Racing Team VR46, propriété de la légende Valentino Rossi. « Je suis désolé, car nous avions beaucoup misé sur Romano, mais nous n’avons pas su le gérer, avait expliqué Rossi. Ça s’est terminé par un échec. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Une étude japonaise montre qu’une bonne organisation des secours sur le parcours de la course permet de sauver presque tous les cas de mort subite.
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Le défibrillateur, auxiliaire de vie des marathoniens

Une étude japonaise montre qu’une bonne organisation des secours sur le parcours de la course permet de sauver presque tous les cas de mort subite.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 15h30
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Marathoniens, semi-marathoniens, formez-vous aux gestes qui sauvent, et exigez des organisateurs de vos courses qu’ils soient au top côté assistance médicale. Les données de plusieurs études, dont la dernière, japonaise, a été ­publiée le 2 août dans le New England Journal of Medicine (NEJM), démontrent qu’une organisation bien pensée des secours permet d’assurer la réanimation (massage cardiaque puis défibrillation) dans un délai ultracourt et de sauver tous les coureurs – ou presque – victimes de mort subite, sans séquelle.
Evalué depuis douze ans, le dispositif mis en place au Japon obtient des résultats bluffants : sur 30 arrêts cardiaques au cours de 251 courses (10 à 42,2 km), les 28 survenus en présence d’un témoin ont tous été ­récupérés, sans conséquence neurologique. En moyenne, le massage cardiaque a été débuté en moins d’une minute, et le premier choc avec un défibrillateur automatique externe (DAE) en 2,2 minutes.
La mort subite du sportif touche une quinzaine de professionnels par an en France, et 800 amateurs. Dans les courses d’endurance, c’est un événement rare. Mais l’engouement croissant pour ces compétitions fait craindre une augmentation de ces accidents. Leur survenue sur un parcours de course à pied pose des problèmes spécifiques : dans une foule compacte, le repérage précis de la position de la victime est un défi pour les équipes de secours. Or, même si un massage cardiaque a pu être réalisé immédiatement par un coureur à proximité, la défibrillation doit être pratiquée dans l’idéal dans les cinq minutes, pour espérer survivre, sans séquelle neurologique.
Dispositif original
Le dispositif de secours décrit par les Japonais est très original. En plus des classiques médecins coordinateurs et postes médicaux avancés, il comporte des duos mobiles de paramédicaux munis de DAE circulant à vélo et à pied. Peuvent aussi intervenir des ­médecins volontaires participant à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Le soliste dilettante, qui brille autant par ses dribbles que par sa capacité à disparaître, tente, à 31 ans, un nouveau retour à Rennes.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Dans un entretien paru mardi dans « L’Equipe », la nouvelle ministre des sports explique son projet de réforme transférant une partie de l’emploi des CTS aux fédérations.
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Roxana Maracineanu : les conseillers techniques sportifs ne seront « plus forcément fonctionnaires »

Dans un entretien paru mardi dans « L’Equipe », la nouvelle ministre des sports explique son projet de réforme transférant une partie de l’emploi des CTS aux fédérations.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 08h17
   





                        



   


« Il n’est pas question de licencier les conseillers techniques sportifs [CTS]. » Dans un entretien publié dans L’Equipe mardi 11 septembre, la nouvelle ministre des Sports, Roxana Maracineanu, tente d’éteindre la polémique après la publication de la lettre de cadrage préparatoire au budget 2019 adressée à son ministère, qui demande à ce dernier d’« appliquer un schéma d’emplois de moins 1 600 ETP [équivalents temps plein] au cours de la période 2018-2022 ».
Elle confirme ainsi ses propos tenus la veille, à la sortie de Matignon, après un long entretien avec le premier ministre, Edouard Philippe.
Dans L’Equipe, Roxana Maracineanu explique que « ce qui change pour [les CTS], c’est leur statut : ils ne seront plus forcément fonctionnaires ». « Ils ne vont pas perdre leur emploi car ce sont eux qui détiennent des compétences essentielles pour nous », ajoute-t-elle.
« Responsabiliser les associations et les fédérations »
Selon la ministre, la discussion concernant les « missions » assignées aux CTS se déroulera « fédération par fédération » pour « reconnaître une pratique diversifiée selon le public concerné ». « L’idée est de responsabiliser les associations et les fédérations en allant chercher des moyens et d’être des manageurs. »
Concernant le rapport sur la gouvernance qui devait être présenté le 6 septembre, Roxana Maracineanu annonce qu’il sera livré « plus tard ». « L’idée est de boucler d’ici au 1er janvier 2019 un plan qui tienne la route sur la gouvernance et le fonctionnement de l’agence du sport, explique-t-elle. Je vais engager une concertation et, dès la fin octobre, on va présenter au premier ministre un échéancier. Cette affaire des CTS est liée à la réforme de la gouvernance. L’un ne pourra pas avancer sans l’autre. »

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                Conseillers techniques sportifs : « Moins d’encadrement ce serait moins de licenciés et des arrêts d’activités »



Quant à la future agence du sport, il s’agit, selon elle, d’un « bel outil », qui aura deux missions : « le sport de haut niveau et le développement de la pratique ». « Il faut que l’on redéfinisse ce que l’on entend par le développement de la pratique. Est-ce que c’est juste les enfants quand ils arrivent dans un club et comment ils arrivent au haut niveau ? Ou est-ce une autre pratique, également source de santé et d’intégration ? On est en réflexion et on va y associer les acteurs de terrain et les financeurs », annonce la ministre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Le Portugal, champion d’Europe en titre, a remporté son premier match de Ligue des nations contre l’Italie.
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Ligue des nations : le Portugal bat l’Italie (1-0)

Le Portugal, champion d’Europe en titre, a remporté son premier match de Ligue des nations contre l’Italie.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 23h01
   





                        



   


Le Portugal, champion d’Europe en titre, a remporté lundi 10 septembre à Lisbonne son premier match de Ligue des nations contre l’Italie (1-0), prenant la tête du groupe 3 de la Ligue A.
Après une domination stérile, le Portugal a appuyé sur l’accélérateur à l’approche de la demi-heure de jeu. Dépassés, les Italiens ont commis beaucoup de fautes en première période et s’en sont bien sortis quand l’arbitre a décidé de ne pas sanctionner une obstruction de Criscito sur Pizzi dans la surface.
Il a fallu attendre le retour des vestiaires pour voir les Lusitaniens enfin concrétiser leur domination. Un but d’André Silva a permis à la Selecçao, sans Cristiano Ronaldo, laissé à la disposition de la Juventus Turin, de s’imposer contre une sélection italienne en difficulté, quelques jours après avoir concédé le nul (1-1) lors de son match inaugural contre la Pologne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Le club marseillais a été sanctionné en appel pour des incidents lors de sa dernière campagne européenne.
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Ligue Europa : l’OM disputera son premier match à huis clos

Le club marseillais a été sanctionné en appel pour des incidents lors de sa dernière campagne européenne.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 19h59
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 20h06
   





                        


Epinglé pour les incidents ayant émaillé sa dernière campagne européenne, Marseille a a reçu en appel lundi 10 septembre un match à huis clos total et de deux à huis clos partiel en Ligue Europa, a annoncé l’instance disciplinaire de l’Union des associations européennes de football (UEFA).
Le match à huis clos total – un autre a été prononcé avec sursis pendant une période probatoire de deux ans, en compétition européenne – aura lieu le 20 septembre à l’occasion de la venue de l’Eintracht Francfort en C3. L’OM devra purger ensuite deux matchs à huis clos partiel avec virages nord et sud fermés. Cela concerne le match OM-Lazio Rome, programmé le 25 octobre, et OM-Limassol le 13 décembre. En revanche, deux autres matchs avec huis clos partiel ont été prononcés avec sursis pendant une période probatoire de deux ans, en compétitions européennes.
En première instance, la commission de discipline de l’UEFA avait décidé « d’exclure l’Olympique de Marseille de sa participation à la prochaine compétition de l’UEFA pour laquelle il se qualifiera », mais cette exclusion était « suspendue à une période probatoire de deux ans ». Cette sentence, qui n’apparaît plus en appel, était déjà assortie d’un huis clos partiel, de l’amende de 100 000 euros et de l’injonction de régler l’ardoise à l’Olympique lyonnais (OL).

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                Football : Marseille menacé d’exclusion en Coupe d’Europe



L’OM paie les incidents de la saison passée
L’OM paie les incidents de la saison passée en marge des matchs contre Leipzig en quart de finale à domicile, Salzbourg en demi-finale (aller et retour), ainsi que lors de la finale perdue contre l’Atlético Madrid en mai dernier au Groupama Stadium de Lyon. L’UEFA a retenu les charges de « perturbations dans le public », « actes de vandalisme », « usage de fumigènes », « jet d’objets » et « coup d’envoi retardé ».
L’OL avait porté plainte pour de multiples « dégradations » après la finale, constatant notamment que « 105 sièges avaient été dégradés, qu’une caméra de surveillance, des néons et des distributeurs de savon et de papier dans les toilettes avaient été arrachés », selon les explications du responsable de la gestion du Groupama Stadium.
Le soir de la finale, remportée 3-0 par l’Atlético, 21 personnes dont 18 supporteurs marseillais avaient été interpellées, principalement pour des violences et des dégradations en marge du match, ainsi que pour l’utilisation de fumigènes.
L’OM devra aussi payer une amende de 100 000 euros et, par ailleurs, contacter Lyon pour payer les dommages dans son enceinte.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Le gouvernement assure qu’aucun des 1 600 conseillers techniques sportifs « ne perdra son emploi », mais pose la question de « leur statut ».
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Conseillers techniques sportifs : « Moins d’encadrement ce serait moins de licenciés et des arrêts d’activités »

Le gouvernement assure qu’aucun des 1 600 conseillers techniques sportifs « ne perdra son emploi », mais pose la question de « leur statut ».



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 18h40
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 07h16
    |

            Clément Martel, 
Anthony Hernandez et 
Adrien Pécout








                        


Aucun des 1 600 conseillers techniques sportifs (CTS) « ne perdra son emploi ». C’est ce que la nouvelle ministre des sports, Roxana Maracineanu, a affirmé, lundi 10 septembre, après un entretien avec le premier ministre, Edouard Philippe. « Pas question de supprimer » ces conseillers, a également assuré Matignon, tout en précisant que « le rôle des CTS au sein des fédérations » doit être « retravaillé avec le mouvement sportif » et que « leur statut doit être réinterrogé ».
« Il n’est pas question de licencier les CTS. Ce qui change pour eux, c’est leur statut : ils ne seront plus forcément fonctionnaires », a précisé Mme Maracineanu dans un entretien à L’Equipe, publié mardi 11 septembre, ajoutant qu’ils ne seront « donc pas forcément sur les missions qui leur sont assignées actuellement ».
Le gouvernement cherche à calmer le jeu après la publication de la lettre de cadrage préparatoire au budget 2019 adressée au ministère des sports et qui demande à ce dernier d’« appliquer un schéma d’emplois de moins 1 600 ETP (équivalent temps plein) au cours de la période 2018-2022 ». 
Cette perspective a provoqué ces derniers jours – la lettre de cadrage, qui date de fin juillet, a été dévoilée vendredi 7 septembre – de vives réactions dans le milieu sportif national. « La suppression de ces postes va s’exercer au détriment du sport pour tous. Toutes les “fédés” ne seront pas dans la même situation. Les plus riches pourront absorber financièrement la suppression de postes. Les plus petites, celles qui ont moins de 80 000 licenciés, vont souffrir », avance Béatrice Barbusse, secrétaire générale de la Fédération française de handball.
Qu’en disent les principaux intéressés ? Qu’ils soient à la direction technique nationale (DTN), entraîneur ou conseiller en région, à quoi servent ces cadres techniques dont l’Etat prend en charge la rémunération (environ 110 millions d’euros par an) en plus des subventions qu’il accorde aux fédérations (environ 80 millions) ? De quoi est fait leur quotidien ? Quel impact une réduction de postes aurait-elle sur leur travail et sur leur fédération ? Trois d’entre eux donnent leur avis.
« Si on veut réussir, il faut quand même un peu y mettre les moyens »
Stéphane Traineau, directeur des équipes de France de judo
« Mon quotidien ? En huit mois, j’ai pris seulement une semaine de congés, mais je ne m’en plains pas. On est sur le pont le week-end lors des compétitions et des stages de formation de professeurs, par exemple.
Mon travail est de manager l’ensemble des équipes de France depuis les cadets jusqu’aux seniors. Je gère aussi une centaine d’athlètes à l’Insep [Institut national du sport, de l’expertise et de la performance, à Paris], et environ 240 répartis au sein des pôles France. Un travail assez particulier, très prenant.
Dire que l’on va juste éliminer 1 600 postes, tout cela pose la question du modèle sportif français. Le sport de haut niveau, c’est une chose. Mais le sport, c’est aussi du lien social. Quand on regarde le budget du ministère des sports, à peine 0,13 % du budget de l’Etat, on se dit que l’on doit revoir les choses en grand.
Cela fait huit mois que le sport français réfléchit, avec le ministère, aux questions de gouvernance. Je m’y suis investi et je n’ai jamais entendu parler de ces suppressions de postes…
Il faut savoir que si vous supprimez des entraîneurs dans les régions, vous agissez sur la base. On ne crée pas une génération spontanée de champions. Il faut les prendre dans les pôles France, en région, qu’ils soient encadrés.
Il y a une espèce d’incohérence devant cette annonce brutale. Ce n’est pas le tout d’organiser des grands événements, le Mondial de rugby en 2023, celui de football féminin en 2019, les Jeux olympiques en 2024. Si on veut y réussir, il faut quand même un peu y mettre les moyens. »
« Les champions du monde de football et nos joueurs de NBA sont tous passés entre les mains de cadres d’Etat qui les ont formés »
Alain Contensoux, directeur technique national du basket français
« Mon rôle est de coordonner au quotidien les missions des CTS régionaux et nationaux et de renouveler l’élite pour les équipes nationales. Au niveau régional, ils vont au contact des clubs pour détecter et former des joueurs, et former des entraîneurs pour les clubs. Ils travaillent également au niveau des pôles espoirs, à la formation des meilleurs joueurs régionaux préalablement détectés. A 15 ans, certains de ces jeunes rentrent dans les pôles France, de l’Insep, et là, les conseillers techniques nationaux – qui sont des entraîneurs – les forment. 
Les CTS forment le socle de la réussite du sport français depuis les années 1960. Un cadre d’Etat travaille pour l’intérêt général, ce que peu de structures privées peuvent apporter.
Les directions techniques nationales travaillent dans l’immédiateté. On a besoin de résultats, et on travaille à faciliter la performance de nos équipes nationales, mais on travaille aussi pour préparer – à dix ans – les résultats d’une fédération sportive. 
Quand vous formez un joueur pour les Jeux olympiques de Paris 2024, vous ne commencez pas en 2023. Il est passé par un club avec des bénévoles, un comité départemental, une ligue régionale… Et il a été accompagné pendant tout son parcours de formation par des entraîneurs qui soit sont des cadres d’Etat, soit ont été formés par eux. 
Les cadres sont liés de près aux résultats remarquables des équipes nationales. Les champions du monde de football sont tous passés entre les mains de cadres d’Etat qui les ont formés, pareil pour nos joueurs NBA.
Fonctionner sans les CTS ? C’est inimaginable ! Ils sont extrêmement bien formés et on ne les remplace pas comme ça. On ne peut pas dire “on remplace un cadre d’Etat par un cadre fédéral”, car il faudrait prendre en compte de nombreux autres éléments. Avec cette annonce, on remet en cause un modèle, et un dispositif, qui a fait ses preuves. »
« Si je ne forme plus d’entraîneurs, pour pas mal de petits clubs cela pourrait être compliqué »
Sophie Vessillier, conseillère technique régionale en Auvergne-Rhône-Alpes pour la Fédération française de tir à l’arc 
« Mon travail consiste durant toutes les vacances scolaires, par exemple, à organiser des stages avec des jeunes de niveau régional qui espèrent accéder un jour à du haut niveau. Il y a aussi des stages toute l’année, en semaine ou le week-end, pour accompagner d’autres jeunes ou bien des entraîneurs.
J’ai aussi pas mal de réunions en soirée pour aider nos dirigeants bénévoles à structurer leurs actions dans les clubs, à faire des demandes de subventions, à monter des projets.
Par ailleurs, j’ai une mission de coordination pour nos vacataires qui partent en mission dans les clubs.
Même si je ne suis pas sur le terrain tout le temps, mes actions ont un impact. Si je ne forme plus d’entraîneurs, pour pas mal de petits clubs cela pourrait être compliqué : moins d’encadrement, donc moins de licenciés, donc, à un moment, des arrêts d’activité…
Cela fait un moment que je ne compte plus les heures ! Au début, je le faisais, et je devais être à environ 2 000 heures par an [la durée légale annuelle étant fixée à 1 607 heures].
Ce qui m’inquiète, c’est qu’on va nous proposer d’être récupérés par les fédérations, ou par les régions, ou par je ne sais pas qui. Donc nous allons perdre notre statut de fonctionnaires et notre casquette “ministère des sports”, avec une vision globale du sport et des échanges avec d’autres disciplines.
Puis, surtout, est-ce que les fédérations auront les moyens de garder tout le monde à leur compte ? Est-ce qu’elles auront la capacité de déployer autant de moyens pour que ça fonctionne ? »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Le Championnat du monde a commencé dimanche et dure trois semaines. Les coéquipiers d’Earvin Ngapeth ont raté leurs deux derniers tournois internationaux, JO 2016 et Euro 2017.
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Volley : l’équipe de France vise un podium au bout d’un Mondial marathon

Le Championnat du monde a commencé dimanche et dure trois semaines. Les coéquipiers d’Earvin Ngapeth ont raté leurs deux derniers tournois internationaux, JO 2016 et Euro 2017.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 14h03
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 16h18
    |

            Clément Guillou








                        


Si vous avez compris le fonctionnement de la Ligue des nations de football, vous comprendrez sans doute celui du Championnat du monde de volley, qui s’est ouvert dimanche 9 septembre : deux pays organisateurs (Italie et Bulgarie) ; trois phases de poules avant les demi-finales ; et des modes de qualification à poser sur un calepin comme une équation à double inconnue.
« Même pour nous, c’est compliqué à lire », convient le libero de l’équipe de France, Jennia Grebennikov, même si Laurent Tillie, le sélectionneur des Bleus, a appris à ne plus s’énerver devant les formules alambiquées concoctées par la Fédération internationale de volley-ball (FIVB) : « L’essentiel, c’est qu’entre volleyeurs, on arrive à se comprendre : on sait que la formule change tout le temps. »

        Lire aussi :
         

                La Ligue des nations et ces compétitions dont on n’a pas vraiment compris le mode d’emploi



Les tournois ne sont pas conçus pour être lisibles mais pour multiplier le nombre de rencontres, et ainsi augmenter la valeur des droits de retransmission télévisée. Ainsi le Championnat du monde est-il conçu comme un feuilleton de trois semaines, dont le vainqueur aura disputé pas moins de douze matchs. Douze matchs à enjeu, car tous les résultats sont conservés dans l’optique de la qualification pour le troisième tour.

   


Le champion olympique brésilien au premier tour
Pour les Bleus, le marathon commence mercredi 12 septembre dans la petite ville de Roussé, à la frontière avec la Roumanie. Une salle confidentielle de 5 100 places pour accueillir une poule relevée, avec notamment le champion olympique brésilien, le Canada et la Chine, potentiels trouble-fête.
« Il faut sortir de la poule à la première place au pire à la deuxième si on veut faire un podium, explique Laurent Tillie. On ne peut pas faire de calcul, ni bénéficier d’un match de rodage, dans la mesure où l’on conserve ces résultats dans la deuxième phase. »
« C’est super éprouvant physiquement et mentalement, parce qu’il y a tellement de matchs à jouer, c’est super long, complète Jennia Grebennikov. Si tu lâches un ou deux points sur la première phase, tu te mets déjà dans la difficulté. »
Le podium, objectif annoncé pour l’équipe de France, se jouera à Turin le dernier week-end de septembre. Après un titre européen en 2015, et deux victoires en Ligue mondiale (2015, 2017), la génération du réceptionneur-attaquant vedette Earvin Ngapeth aimerait au moins égaler sa prédécesseure, médaillée de bronze aux Mondiaux en 2002.
Il ne lui est pas interdit de faire mieux, même si les immenses Russes, qui l’ont dominée en finale de la Ligue des nations — nouvelle appellation de la Ligue mondiale — en juillet à Lille, partent favoris.
Repos et préparation physique

   


Au jeu inventif et à la défense acharnée de Ngapeth, de Grebennikov, du passeur Benjamin Toniutti et du central Kevin Le Roux, il faut désormais ajouter l’expérience comme atout des Bleus. S’ils n’ont pas encore 30 ans, ces quatre-là — tous parmi les meilleurs du monde à leur poste — forment l’ossature de l’équipe de France depuis quatre ans.
Et le jeune pointu Stephen Boyer (22 ans) a presque fait oublier Antonin Rouzier, retraité international après les Jeux de Rio. Onze des quatorze joueurs de Laurent Tillie jouent désormais à l’étranger, dans des clubs du plus haut niveau, où ils occupent un rôle important.
Mais si l’on écarte la Ligue mondiale, parfois négligée par les grandes nations, la France a raté ses deux derniers tournois internationaux : les Jeux olympiques 2016 et l’Euro 2017, partiellement en raison de la fatigue accumulée au fil des longues saisons en club et des tournois internationaux.
Cette fois, les hommes de Laurent Tillie ont eu droit à trois semaines de vacances après la Ligue des nations et auront accumulé cinq semaines et demie de préparation avant le Mondial. De quoi, espère leur sélectionneur, tenir la distance des dix-huit jours de compétition.
L’inquiétude née d’une blessure aux abdominaux d’Earvin Ngapeth au début du mois s’est dissipée à la suite de nouveaux examens, même si Laurent Tillie n’est pas certain que la star des Bleus puisse débuter contre la Chine mercredi. En 2017, à l’Euro, la blessure de Ngapeth, absent une bonne partie de la compétition, avait fait dérailler les Bleus (classés au 9e rang final).
Laurent Tillie reste toutefois prudent : « Quand je vois ces blessures [l’autre réceptionneur-attaquant, Trévor Clévenot, est forfait pour la compétition], j’ai l’Euro 2017 dans un coin de ma tête, convient le sélectionneur. Quand on se brûle, on a peur de remettre la main. » Celle de Ngapeth fourmille déjà : « Quand tu es blessé, l’envie de jouer qui sort de toi est incroyable. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ La ministre des sports a jugé « très brutale » la lettre de cadrage prévoyant la suppression de 1 600 postes dans son ministère.
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Roxana Maracineanu : aucun des 1 600 conseillers techniques sportifs « ne perdra son emploi »

La ministre des sports a jugé « très brutale » la lettre de cadrage prévoyant la suppression de 1 600 postes dans son ministère.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 12h50
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 16h46
   





                        



   


Après un long entretien avec le premier ministre, Edouard Philippe, aucun des 1 600 conseillers techniques sportifs (CTS) visés par un projet d’économies de Matignon « ne perdra son emploi », a affirmé, lundi 10 septembre, la nouvelle ministre des sports, Roxana Maracineanu.
A sa sortie de Matignon, Mme Maracineanu, qui avait jugé « très brutale », vendredi, la publication de la lettre de cadrage fixant un objectif de 1 600 suppressions de poste dans son ministère, a toutefois annoncé l’ouverture d’une « concertation » sur l’« évolution » de la gestion des conseillers techniques sportifs :
« Tout le monde est d’accord pour dire que leur mode de gestion doit évoluer en concertation avec l’ensemble des acteurs et dans le respect du rôle et des prérogatives de chacun. »
La ministre a précisé qu’elle présenterait les résultats de cette concertation « fin octobre ».

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                Roxana Maracineanu doit rassurer le sport français



Un budget en baisse
Vendredi, l’Agence France-Presse avait révélé que dans une lettre de cadrage envoyée le 26 juillet à sa prédécessrice, Laura Flessel, Matignon demandait au ministère d’« appliquer un schéma d’emplois de moins 1 600 ETP (équivalent temps plein) au cours de la période 2018-2022 ». Dans le courrier, Matignon disait compter « sur une transformation du mode de gestion des conseillers techniques sportifs (CTS) et sur la réduction de leur nombre, ainsi que sur une rationalisation des services déconcentrés ».
La révélation de cette lettre a mis le feu aux poudres dans un mouvement sportif qui s’inquiète déjà de voir l’Etat se désengager, avec un budget du ministère qui s’annonce à la baisse pour la deuxième année de suite. Et ce d’autant que les CTS, rémunérés par l’Etat et au nombre de 1 600 justement, sont essentiels au fonctionnement des fédérations sportives, à la fois pour le haut niveau et pour le développement des pratiques. Il s’agit des directeurs techniques nationaux, des entraîneurs nationaux et des conseillers techniques nationaux ou régionaux.
Le statut des conseillers techniques sportifs « doit être réinterrogé »
Dans un communiqué publié lundi après l’entretien avec Mme Maracineanu, Matignon a également déclaré qu’« il n’[était] pas question de supprimer » les conseillers techniques sportifs, qui « jouent notamment un rôle décisif dans la formation, la préparation et la détection des sportifs de haut niveau au sein des fédérations ».
Le Comité national olympique (CNOSF) a exprimé sa « satisfaction » après ces déclarations du gouvernement, soulignant « en particulier le propos consacré aux 1 600 postes de Conseillers Techniques Sportifs, l’affirmation de non suppression et la volonté de concertation sur leur mode de gestion ».
Dans son communiqué, le premier ministre a toutefois réaffirmé que « le rôle des CTS au sein des fédérations » doit être « retravaillé avec le mouvement sportif » et que « leur statut doit être réinterrogé ». « Nous allons rester très vigilants sur leur statut », a réagi le président de l’Association des directeurs techniques nationaux (AsDTN), Philippe Bana.
Ce dernier, reçu par Mme Maracineanu lundi, a exprimé sa « satisfaction » après cet entretien : « elle a parfaitement compris les enjeux et on est sur une bonne pente, on va pouvoir travailler en concertation ». Mais M. Bana a tenu à souligner qu’il n’était « pas question de décaler ou de déstocker (la) prise en charge » des conseillers techniques sportifs « par les fédérations, qui n’en ont ni les moyens financiers ni l’envie ».
« Leur statut doit rester public. Ils sont la peau sur les os du ministère », a-t-il averti, expliquant également avoir « fait des propositions à la ministre pour moderniser les CTS : on peut mieux les piloter au travers des DTN, il peut y avoir des politiques interfédérales sur le développement des pratiques sportives, des mutualisations. Nous sommes ouverts ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ L’ancien entraîneur du Real Madrid, sans contrat depuis plus de trois mois, a fait part de son désir de retrouver les terrains de football.
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Zinédine Zidane : « J’entraînerai sans doute de nouveau dans peu de temps »

L’ancien entraîneur du Real Madrid, sans contrat depuis plus de trois mois, a fait part de son désir de retrouver les terrains de football.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 09h11
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 09h45
   





                        



   


C’est une petite phrase qui risque de susciter de grands espoirs. Dimanche 9 septembre, Zinédine Zidane, parti du Real Madrid le 31 mai, se trouvait à Arnedo, en Espagne, où son fils Elyaz disputait un tournoi avec l’équipe Infantil A du Real Madrid.
Interrogé sur son avenir par la chaîne de télévision espagnole TVE, l’ancien joueur a annoncé son envie de retrouver les terrains : « Sans doute que, d’ici peu, je vais entraîner de nouveau, parce que c’est ce que j’aime et c’est ce que j’ai fait toute ma vie. »
Libre de tout contrat
L’ancien numéro 10 des Bleus, parti du Real Madrid après un exceptionnel bilan en tant qu’entraîneur avec trois Ligues des champions remportées d’affilée, est désormais libre de tout contrat. Certains le voyaient déjà, avant la Coupe du monde, en successeur de Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France.

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                Pour Zinédine Zidane, l’horizon des Bleus






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée au match entre la France et les Pays-Bas et à la victoire de Naomi Osaka en finale de l’US Open. La preuve par Le Monde.fr.
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Freinage inattendu, arbitrage contesté et Français à la fête… ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée au match entre la France et les Pays-Bas et à la victoire de Naomi Osaka en finale de l’US Open. La preuve par Le Monde.fr.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 13h43
    |

                            Grégor Brandy








                        


Oui, Olivier Giroud sait encore marquer des buts.

   


Oui, la Japonaise Naomi Osaka a remporté l’US Open dans la cacophonie.

   


Oui, il existe de meilleures conditions pour arriver dans un ministère.

   


Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passés à côté.
Les trois leçons du week-end
L’homophobie dans les stades, tu dénonceras

   


« C’est impossible pour qui que ce soit d’être ouvertement gay dans le football. Certains supporteurs ne sont pas prêts. Quand ça s’est passé en rugby avec le joueur gallois Gareth Thomas, les gens ont respecté cette situation. Les supporteurs ont respecté sa décision. En football, la culture est différente. »
Dans un long entretien avec le Times, le joueur d’Arsenal Héctor Bellerín évoque les insultes qu’il entend régulièrement dans les stades. Il assure que dans le football plus qu’ailleurs, il est difficile d’être différents des stéréotypes attendus, et que tout cela rend « impossible » pour un joueur de faire son coming out actuellement.
« La plupart des insultes viennent d’Internet, mais on en entend dans les stades aussi. On me traite de “lesbienne” parce que je me laisse pousser les cheveux. J’ai appris à ne pas m’en occuper, mais ça peut vous affecter. Le problème est que les gens ont une idée de ce à quoi un footballeur doit ressembler, comment il doit se comporter, de quoi il devrait parler. Si vous agissez différemment, vous devenez une cible. Il existe une pression qui pousse à se conformer. C’est très dangereux. » 
Le frein de ton adversaire, tu ne toucheras pas
Il faut bien revoir la scène plusieurs fois, avant d’être bien sûr que l’on n’est pas pris d’une hallucination. En plein Grand Prix de San Marin, en Moto2, le pilote italien Romano Fenati s’est mis au niveau de son compatriote Stefano Manzi, avant de tendre sa main gauche vers son guidon et d’appuyer sur le frein.

Geste fou et irresponsable de l'Italien Fenati qui, à pleine vitesse, appuie sur le levier de frein d'un autre pilo… https://t.co/tGIltT2sBG— Eurosport_FR (@Eurosport.fr)


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Stefano Manzi a fait une embardée, mais il n’est pas tombé, même s’il a finalement abandonné à sept tours de l’arrivée. Romano Fenati, « dont le caractère irascible est bien connu », a, lui, été disqualifié et « encourt une lourde suspension », rapporte l’Agence France-Presse (AFP).
La France, tu feras briller

   


Le cyclisme n’a pas été tendre avec les Français ces dernières années. Aucun Français n’a remporté le Tour de France depuis Bernard Hinault en 1985, et aucun des trois Grands Tours depuis Laurent Jalabert en 1995. Alors quand deux Français s’illustrent le même week-end, ça vaut le coup de s’arrêter dessus.
À Londres, Julian Alaphilippe a remporté le Tour de Grande-Bretagne, après s’être déjà imposé sur deux étapes du Tour de France. Le Français a fini les huit étapes avec dix-sept secondes d’avance sur Wout Poels de l’équipe Sky.

🔥🔥🔥 ¡Y ahora es @ThibautPinot quien quiere la victoria!! | Pinot wants the victory! #LaVuelta18 https://t.co/B2ltWii09M— lavuelta (@La Vuelta)


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Dans le même temps, Thibaut Pinot a remporté en solitaire la 15e étape du Tour d’Espagne avec une trentaine de secondes d’avance sur les favoris, dont Simon Yates, toujours leader au général. Le coureur français de la Groupama-FDJ profite de l’étape pour prendre une place dans le top 10 du général, et ne compte plus que 2 min et 10 s de retard sur la tête de course et un peu plus d’une minute et trente secondes sur le podium.
L’homme du week-end : Carlos Ramos

   


Naomi Osaka aurait dû être la grande gagnante de ce week-end. A 20 ans, la Japonaise était déjà bien partie pour remporter son premier titre majeur face à son idole à l’US Open. Et puis, il y a eu les sanctions de Carlos Ramos contre Serena Williams, les mots de l’Américaine, de nouvelles sanctions, une victoire finale sans appel pour Osaka et puis des sifflets au moment de recevoir le trophée.
Serena Williams a raison sur un point : les hommes sont souvent mieux traités que les femmes sur les courts. Mais, comme le note le site Larry Brown Sports, ce n’est pas le cas avec Carlos Ramos. L’arbitre portugais est connu pour sanctionner tout le monde, même les hommes et les plus grands, de Novak Djokovic à Rafael Nadal, en passant par Andy Murray, pour pas grand-chose et l’Américaine aurait dû se préparer à lui faire face, assure le site américain.

Carlos Ramos was wrong to make that illegal coaching call in that situation, and I think the rule needs to be chang… https://t.co/iy80kLaUdN— josh_levin (@Josh Levin)


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« Williams n’a pas réussi à passer outre les décisions de Ramos, et au lieu de ça, ça l’a secouée au point où ça lui a coûté sa chance d’aller chercher un 24e titre majeur en simple. Mais elle a également failli dans sa préparation par rapport à l’arbitre. Si elle l’avait fait correctement, elle aurait su que Ramos est connu pour sanctionner promptement les joueurs et les joueuses, et elle aurait dû savoir qu’il fallait être prudente pour éviter d’être pénalisée. »
Le chiffre du week-end : 31 %
Nike a réussi son coup. En affichant le 3 septembre le joueur de football américain Colin Kaepernick dans sa nouvelle campagne publicitaire, la marque américaine a vu ses ventes augmenter de 31 % entre le 2 et le 4 septembre par rapport à l’année dernière, sur la même période.

Believe in something, even if it means sacrificing everything. #JustDoIt https://t.co/SRWkMIDdaO— Kaepernick7 (@Colin Kaepernick)


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Il faut dire que la campagne de la marque américaine a été très commentée et bien reçue (à l’exception de rares cas). Fortune relaie ainsi qu’une entreprise de marketing a calculé que Nike avait reçu l’équivalent de 43 millions de dollars en retombées médiatiques, tout en se plaçant comme une marque qui ose prendre des risques (qu’on imagine très calculés).

(Bloomberg) -- Online sales of Nike apparel and shoes surged in the four days after quarterback-turned-activist Col… https://t.co/JOtGvfgezo— davidjoachim (@David S. Joachim)


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Un retour qui doit faire plaisir aux responsables de Nike, dont l’image a été récemment ternie par un exode de cadres dirigeants, après des soupçons de harcèlement moral et sexuel.
Les wikis du week-end
Facile
Ancienne grande star du football espagnol, je finis ma carrière aux Etats-Unis, où j’ai inscrit le but du nul pour mon équipe, ce week-end.

   


Difficile
Grâce à mon penalty marqué en fin de rencontre, mon pays a pris le large en tête de son groupe de Ligue des nations, avec deux victoires arrachées en deux matchs.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ La joueuse de tennis américaine s’était fortement accrochée avec l’arbitre de la finale dames de l’US Open, qui l’avait sanctionnée.
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Sanction contre Serena Williams : la WTA dénonce un traitement sexiste

La joueuse de tennis américaine s’était fortement accrochée avec l’arbitre de la finale dames de l’US Open, qui l’avait sanctionnée.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 03h44
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 07h38
   





                        



   


L’association des joueuses professionnelles (WTA), principale association sportive organisant les compétitions tennistiques professionnelles des femmes à travers le monde, a estimé que la sanction infligée à Serena Williams au cours de la finale dames de l’US Open, samedi 8 septembre, relevait d’« une différence de degré dans la tolérance face aux émotions exprimées par les hommes et les femmes ».
« La WTA pense qu’il ne devrait pas y avoir de différence de degré dans la tolérance face aux émotions exprimées par les hommes et les femmes et s’engage pour s’assurer que tous les joueurs soient traités de la même façon. Nous ne pensons pas que ça a été le cas hier soir [samedi] », écrit le directeur de l’organisation Steve Simon dans un communiqué.
Arbitre « voleur », selon Serena Williams
La finale dames, remportée par la jeune Japonaise Naomi Osaka (6-2, 6-4), avait été marquée par l’emportement spectaculaire de Serena Williams, qui avait fini par recevoir un jeu de pénalité après avoir qualifié l’arbitre de « voleur ».
Une décision que la star américaine avait jugée « sexiste » un peu plus tard en conférence de presse, avant de recevoir le soutien de plusieurs joueuses, notamment l’emblématique Billie Jean King et l’ex-numéro un mondiale Victoria Azarenka.
Plus tôt dans le match, la cadette des sœurs Williams (36 ans) avait reçu un premier avertissement pour « coaching », puis un deuxième pour « bris de raquette », synonyme lui de point de pénalité.
Après le premier avertissement avait suivi une discussion musclée en plusieurs épisodes entre Serena et l’arbitre de chaise, le Portugais Carlos Ramos, qui s’était envenimée au fur et à mesure de la rencontre.
« Vous me devez des excuses »
« Je ne triche pas pour gagner, je préfère encore perdre », s’était défendue sur-le-champ la cadette des sœurs Williams (36 ans). « C’est incroyable. Je n’ai pas reçu de “coaching”. Je n’ai jamais triché de ma vie. Vous me devez des excuses », avait-elle repris au changement de côté suivant, outrée.
C’est après le deuxième avertissement, reçu pour avoir fracassé sa raquette, que Serena était sortie de ses gonds. « Vous attaquez ma personne. Vous avez tort. Vous n’arbitrerez plus jamais un de mes matchs. Vous me devez des excuses. C’est vous le menteur », avait-elle lancé.
« Vous êtes un voleur. Vous m’avez volé un point », avait-elle accusé. C’est à ce moment-là que l’arbitre portugais lui infligeait un troisième avertissement, synonyme de jeu de pénalité, une sanction rare à ce niveau.
Deux jeux plus tard, Serena s’inclinait et voyait son rêve d’égaler le record absolu de titres en Grand Chelem (24), s’envoler.

        Lire notre billet :
         

          Tennis : Serena Williams mélange sexisme et arbitrage






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Il s’agit de son quatorzième titre en Grand Chelem. Le Serbe a vaincu en trois sets (6-3, 7-6, 6-3) et en 3 h 18, dimanche à New York.
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Tennis : le Serbe Novak Djokovic remporte l’US Open pour la troisième fois

Il s’agit de son quatorzième titre en Grand Chelem. Le Serbe a vaincu en trois sets (6-3, 7-6, 6-3) et en 3 h 18, dimanche à New York.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 01h48
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 07h20
    |

            Elisabeth Pineau (New-York, envoyée spéciale)








                        



   


Ce Djokovic là avait réponse à tout. Une fois, deux fois, trois fois, dix fois la balle revint… La onzième fut celle de trop. Le coup droit de Juan Martin del Potro, qui fouette la balle et foudroie d’ordinaire n’importe quel autre adversaire, s’effondra. L’Argentin plia sa grande carcasse en deux, les mains sur les genoux, le souffle court. Novak Djokovic venait de faire le break au début du troisième set, menait déjà deux sets à zéro, et Del Potro n’avait plus une seule solution en réserve.
Cette forteresse-là est imprenable. Même quand on dispose d’une arme de destruction comme l’Argentin en coup droit. Dimanche 9 septembre, en finale de l’US Open, Novak Djokovic venait de redevenir l’homme élastique qui avait assujetti le circuit entre 2011 et 2016, et Juan Martin del Potro, sa dernière victime, vaincue 6-3, 7-6, 6-3.

        Lire aussi :
         

                A l’US Open, Novak Djokovic a retrouvé corps et âme



Le Serbe a pourtant été testé physiquement depuis son arrivée à New York. La quinzaine avait mis les corps au supplice, les poussant au-delà des limites de l’humain (il a fait jusqu’à 52 °C sur les courts et le taux d’humidité atteignait certains soirs 90 % d’humidité). D’ordinaire l’un des joueurs les moins thermocompatibles, Djokovic avait pratiquement à chaque match donné des signes de surchauffe. Dimanche, spectateurs et joueurs subirent un choc thermique : 16 degrés à peine dehors et une pluie qui n’en finissait pas, forçant les organisateurs à déployer le toit du court Arthur-Ashe.
Record de Sampras égalé
Mais au bout du compte, il est celui qui a le mieux réussi à dompter ce monstre d’énergie et de bruit qu’est le court Arthur-Ashe et ses 24 000 spectateurs. Roger Federer a été le premier à se faire asphyxier dans la nuit new-yorkaise, prenant la porte dès les huitièmes, lundi 3 septembre. Rafael Nadal, lui, a été trahi par son genou droit en demi-finale, face à Del Potro. Le premier avait remporté l’Open d’Australie en janvier, le second son onzième Roland-Garros en mai. Djokovic, déjà sacré à Wimbledon à la mi-juillet, vient donc de s’en adjuger deux en moins de deux mois.
Avec ce 14e titre en Grand Chelem, il égale Pete Sampras et se rapproche dangereusement de ses deux éternels rivaux (20 pour Federer, 17 pour Nadal). A 37, 32 et 31 ans, ces trois-là défient les lois de la nature et font encore la leçon au reste du circuit : lundi, ils occuperont à nouveau les trois premières places du classement.
« Il y a dix ans, je disais que je n’étais pas très heureux de me retrouver dans la même ère que Nadal et Federer, mais aujourd’hui, je le suis. Je crois que l’on a repoussé nos limites en jouant les uns contres les autres : pour moi, jouer contre Federer ou Nadal, ça a toujours été le défi ultime », insista-t-il dimanche soir.
Pourtant, personne n’attendait le retour du Serbe au premier plan aussi tôt, lui qui avait dû raccrocher la raquette à la mi-saison l’an passé pour soigner un coude douloureux. Après avoir longtemps hésité, au début de février, il s’était finalement résolu à l’opération.
En deux ans, l’ex-numéro un mondial avait quasiment tout perdu. Sa couronne, ses titres, son coach, son équilibre personnel, son coude, sa motivation. Un blues quelque part entre la crise existentielle et les tourments d’un champion qui ne sait plus très bien ce qui l’anime au quotidien depuis cette conquête de Roland-Garros en 2016, qui lui avait si longtemps résisté.
« Il y a toujours eu une partie de moi qui était convaincue que je pourrai revenir relativement rapidement à mon niveau d’avant, expliquait-il cette semaine. Mais en même temps, les six mois loin du circuit m’ont permis de me régénérer en termes de motivation, d’inspiration, mais aussi de décider si je devais faire des ajustements dans mon jeu et avec ma raquette. Quand la saison commence, tu te mets en mode machine : tu joues, tu joues, et ça ne s’arrête jamais. »
Le déclic de la montagne Sainte-Victoire
Dimanche sur le court, son adversaire, le « gentle giant », comme il le surnomme, a pu constater que les pièces du robot du quinquennat de gloire (2011-2016) étaient parfaitement réassemblées. Son coach de toujours à nouveau à ses côtés après une coupure d’un an, le Slovaque Marian Vajda, Djokovic a remis son jeu d’attaque à l’endroit, construisant ses points comme une araignée sa toile autour de sa proie.
« J’ai eu mes chances au 2e et au 3e sets, mais je jouais quasiment tout le temps à la limite, à la recherche de points gagnants en coup droit et revers, et si je faisais des fautes, c’était parce qu’il était sur tous les points. Contre lui, il faut jouer le jeu parfait durant plus de deux heures », réagit Juan Martin del Potro, les yeux encore rougis par la défaite.
Le déclic, Djokovic l’a eu juste après sa défaite à Roland-Garros cette année en quarts, contre l’Italien Marco Cecchinato. « On est allé faire de la randonnée avec ma femme dans les Alpes. On a gravi la montagne Sainte-Victoire, on s’est assis tous les deux et puis on a regardé le monde avec une nouvelle perspective. Depuis, mon tennis n’a plus rien à voir. J’ai gagné Wimbledon, Cincinatti et l’US Open. Je crois qu’on va vite repartir en montagne ! »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Au terme de leur victoire (2-1) contre les Pays-Bas, dimanche, en Ligue des nations, les Bleus ont fêté leur sacre russe avec le public de Saint-Denis.
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Article sélectionné dans La Matinale du 09/09/2018
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Football : le Stade de France célèbre les champions du monde

Au terme de leur victoire (2-1) contre les Pays-Bas, dimanche, en Ligue des nations, les Bleus ont fêté leur sacre russe avec le public de Saint-Denis.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 23h52
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 07h27
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Le temps d’une soirée, les supporteurs de l’équipe de France ont eu droit à une session de rattrapage : ils ont pu enfin fêter le titre de champion du monde, décroché le 15 juillet, en Russie, par les joueurs de Didier Deschamps. Huit semaines après ce sacre moscovite, les retrouvailles festives entre le public du Stade de France et les Tricolores ont eu lieu, dimanche 9 septembre, pour la réception des Pays-Bas, dans le cadre de la Ligue des nations. La victoire (2-1) obtenue face à des « Oranje » en pleine reconstruction a presque relevé de l’anecdote tant l’heure était aux célébrations et à la communion.

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Le passage express du bus des Bleus (douze minutes montre en main) sur les Champs-Elysées, le 16 juillet, avait déçu, voire choqué la « France du football ». Le parallèle avec le raz de marée et la longue parade de 1998 était particulièrement cruel. Ce couac avait d’ailleurs scandalisé la plupart des joueurs de l’équipe de France, frustrés de ne pouvoir prolonger le bain de foule. Depuis, les langues se sont déliées.
La première salve est venue d’Antoine Griezmann, dans les colonnes de L’Equipe. « Quand on arrive sur les Champs-Elysées, on voit que c’est le délire et on se dit qu’il doit y avoir une scène qui nous attend au bout [à la place de la Concorde], avec présentation des joueurs et tout. Mais, une fois en bas, on tourne sur la gauche, a rapporté l’attaquant des Bleus. Là, nous les joueurs, on s’est tous demandé : “Mais c’est fini ?” On nous a répondu : “Il faut y aller, le président nous attend.” On était tous déçus. On se disait : “Non mais c’est n’importe quoi, on veut y retourner.” Je pense que cela a été mal géré. »
Un retour symbolique
Puis, le milieu Paul Pogba en a remis une couche dans Le Journal du dimanche : « La parade a été très courte, pour des raisons de sécurité d’après ce que j’ai compris. Ce sont des choses qu’on ne maîtrisait pas nous, les joueurs. On était tous dégoûtés de ne pas avoir savouré ce moment avec les supporteurs. »
Désireuse d’effacer le fiasco des Champs-Elysées, la Fédération française de football (FFF) a ainsi fait du retour des Bleus à Saint-Denis un événement symbolique. Tifos géants avec les deux étoiles représentées, bâche grand format à la gloire des « champions du monde » déployée sur la pelouse, Marseillaise chantée a cappella par le public dyonisien : les protégés de Didier Deschamps ont été accueillis comme des papes.

   


L’indigence du jeu proposé par la sélection néerlandaise, qui n’a plus disputé la moindre phase finale d’une compétition internationale depuis le Mondial brésilien de 2014, a arrangé les affaires des Bleus. Un an après avoir inscrit son premier but en équipe de France contre eux, le phénomène Kylian Mbappé a encore mis au supplice les Bataves. A la réception d’un centre de Blaise Matuidi, l’attaquant du Paris-Saint-Germain a rapidement (14e minute) ouvert la marque.
Queen et Magic System
L’égalisation de Ryan Babel (67e) n’a pas plombé l’ambiance dans la mesure où Olivier Giroud a inscrit le but de la victoire (75e). Muet depuis dix matchs en équipe de France, incapable de faire trembler les filets en Russie, l’attaquant de Chelsea a été longuement ovationné par le public de Saint-Denis.
Contrairement à d’habitude, les spectateurs du Stade de France n’ont pas quitté leur siège au coup de sifflet final. Sous les yeux de Noël Le Graët, le président de la FFF, les festivités pouvaient enfin commencer. Dans la pénombre, Didier Deschamps et son staff ont formé une haie d’honneur. Puis, les 23 champions du monde ont pénétré, un par un, sur la pelouse. « Merci ! », s’égosillaient les membres du groupe de supporteurs des Irrésistibles Français, massés en contrebas de l’enceinte.
Dernier à défiler, le capitaine et gardien Hugo Lloris, forfait pour la rencontre, a soulevé le trophée de la Coupe du monde tandis que ses coéquipiers reprenaient en cœur le refrain de We Are the Champions, de Queen.
Puis, le groupe Magic System a entonné son fameux tube Magic in the Air, devenu un hymne, une chanson porte-bonheur, lors de l’épopée russe des Bleus. Les joueurs pouvaient alors entamer leur tour d’honneur et prolonger, dans la liesse de Saint-Denis, l’état de grâce.
Les choses sérieuses reprendront, le 16 octobre, au Stade de France, avec la réception de l’Allemagne, en Ligue des nations. La parenthèse russe sera alors bel et bien refermée.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 09/09/2018
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Tennis : Serena Williams mélange sexisme et arbitrage

Les décisions prises à l’encontre de Serena Williams lors de la finale de l’US Open, samedi, n’ont rien à voir avec du sexisme ni de l’abus de pouvoir, écrit notre journaliste, Elisabeth Pineau.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 19h34
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 08h24
    |

            Elisabeth Pineau (New York, envoyée spéciale)








                        



   


BILLET. C’était la toute fin de sa conférence de presse, samedi 8 septembre, dans la soirée, après sa finale perdue de l’US Open à New York, contre la Japonaise Naomi Osaka, et l’Américaine Serena Williams s’est laissée aller à une longue diatribe envers l’arbitre :
« Moi, je me bats pour les droits des femmes et pour l’égalité hommes-femmes. Et le fait qu’il me donne un jeu de pénalité pour l’avoir traité de “voleur”, je l’ai ressenti comme une remarque sexiste. Il n’aurait jamais retiré un jeu à un homme qui l’aurait traité de voleur. Ça me dépasse. Mais je vais continuer mon combat, comme pour [Alizé] Cornet, qui aurait dû avoir le droit de remettre son tee-shirt à l’endroit sans être menacée d’une amende. C’est scandaleux. »
A ce moment-là, les journalistes américains présents dans la salle l’ont applaudie et la joueuse de tennis de 36 ans a quitté la salle les larmes aux yeux.
Aux Etats-Unis, certains médias n’ont pas tardé à voler au secours de leur championne. « Serena Williams et Naomi Osaka éclipsées par l’abus de pouvoir d’un arbitre », titre ainsi le Washington Post. « Serena Williams a reçu l’une des plus sévères sanctions au tennis après que l’arbitre l’a accusée de triche », écrit encore BuzzFeed News. 
Le règlement enfreint trois fois
Les décisions prises par Carlos Ramos pendant cette finale n’ont toutefois rien à voir avec du sexisme ni un quelconque abus de pouvoir. L’arbitre portugais n’a jamais accusé la joueuse d’avoir triché : il n’a fait qu’appliquer le règlement des Grands Chelems, sans se laisser impressionner par l’Américaine et la bronca des 24 000 spectateurs qui avaient pris fait et cause pour leur championne.

        Sur la finale :
         

          la Japonaise Naomi Osaka remporte l’US Open dans la cacophonie



Durant cette finale, Serena Williams, qui, dimanche, s’est vu infliger 17 000 dollars d’amende, a enfreint par trois fois le règlement et a donc été pénalisée par trois fois (un avertissement, puis un point de pénalité et, enfin, un jeu de pénalité) :
Elle n’a peut-être pas entendu ce que lui disait son coach, mais Patrick Mouratoglou a reconnu sur ESPN qu’il avait bien cherché à lui prodiguer des conseils, ce qui est interdit, que ce soit verbalement ou en mimant des gestes.L’Américaine a cassé sa raquette de rage après s’être fait débreaker au début du deuxième set. Non seulement cette attitude est antisportive, mais elle peut s’avérer dangereuse si un spectateur, un juge de ligne ou un ramasseur de balle est atteint.Excédée, elle a fini par traiter M. Ramos de « menteur » et de « voleur ». Là encore, « tout ce qui s’apparente à des propos désobligeants, insultants ou injurieux est considéré comme une insulte verbale » et donc pénalisé.
Ne pas tout mélanger
Serena Williams ne traînerait pas cette réputation de diva sans ses excès, qu’ils soient pour le meilleur ou pour le pire. Aucun de ses pairs ne conteste qu’elle est l’une des plus grandes joueuses de tennis de tous les temps. Elle a encore raté le coche hier, mais personne ne doute qu’elle rattrapera voire dépassera Margaret Court, qui détient encore le record absolu de titres en Grand Chelem en simple (24, contre 23 pour Williams).
Sa longévité et son retour forcent le respect, qui plus est après une maternité qui a failli lui coûter la vie. Tout le monde salue ses prises de parole engagées, qu’il s’agisse de défendre la cause des femmes noires, de faire avancer celle des femmes en général, ou de lutter pour l’égalité entre les hommes et les femmes. Personne ne nie qu’elle a fait l’objet de commentaires sexistes et a été victime de racisme depuis le début de sa carrière.
Mais il ne faut pas tout mélanger. Oui, les propos du président de la Fédération française de tennis critiquant sa combinaison intégrale lors du dernier Roland-Garros relevaient au mieux de la maladresse, au pire du sexisme. Oui, la Française Alizé Cornet a été victime au premier tour de l’US Open d’un règlement sexiste qui, jusque-là, interdisait aux joueuses de changer de haut sur le court (contrairement aux joueurs).
Mais jamais au cours de la finale, samedi, Serena Williams n’a été victime de sexisme ou de racisme. Ce n’est pas Carlos Ramos qui lui devait des excuses, au contraire, c’est elle qui lui en doit.
Autoriser ou pas le coaching, le seul vrai débat à avoir
Depuis hier, les anciennes gloires du tennis se sont invitées dans le débat. Mais si elles se sont exprimées, c’est surtout pour condamner ce point de règlement qui interdit le coaching depuis le box.
« Plusieurs choses ont mal tourné dans cette finale. Le coaching sur chaque point devrait être autorisé en tennis. Ce n’est pas le cas et, par conséquent, une joueuse a été pénalisée pour une action de son coach. Cela ne doit pas se passer ainsi », a tweeté la légende Billie Jean King, détentrice de 39 titres en Grand Chelem (dont 12 en simple).
« L’avertissement pour coaching était juste, mais tous les coachs donnent des conseils, il faut changer cette règle », a réagi Chris Evert, en écho à Patrick Mouratoglou. « Il faut en finir avec cette hypocrisie », disait hier soir celui qui fut à l’origine du psychodrame.
C’est peut-être le seul débat qu’il fallait avoir.



                            


                        

                        

