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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Plusieurs ministres européens, dont Monika Grütters (Allemagne) et Françoise Nyssen (France), appellent le Parlement européen à voter en faveur de la directive relative au droit d’auteur dans une tribune au « Monde ».
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« L’Europe doit imposer davantage de responsabilité et de règles équitables aux géants du numérique »

Plusieurs ministres européens, dont Monika Grütters (Allemagne) et Françoise Nyssen (France), appellent le Parlement européen à voter en faveur de la directive relative au droit d’auteur dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 18h21
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Trois mois après l’adoption d’un texte de compromis au Conseil, la négociation du projet de directive relative au droit d’auteur entre dans une phase décisive à la veille d’un nouveau vote au Parlement européen.
Nous, ministres européens de la culture, formons le vœu que cette négociation déterminante pour l’avenir de la diversité culturelle et du pluralisme des médias en Europe se poursuive sereinement. Nous espérons que les discussions à venir permettront de parvenir à des compromis appropriés, reflétant un juste équilibre entre les divers intérêts en présence, tout en conservant l’essence de la réforme.
Nous reconnaissons pleinement que la discussion en cours sur le droit d’auteur interroge sur nos attentes vis-à-vis de l’Union européenne, ainsi que sur la capacité de l’Europe de demain à défendre ses intérêts collectifs et ses valeurs dans l’environnement numérique.
Une occasion unique pour la diversité culturelle en Europe
Les industries culturelles et créatives, qui représentent 4,2 % du PIB européen et plus de 7 millions d’emplois, témoignent de l’extraordinaire talent et de la créativité des artistes et des entreprises de notre continent.
L’équité et la diversité culturelle sont au cœur de la réforme du droit d’auteur : c’est la vision que nous portons pour l’Europe
Avec la réforme du droit d’auteur, les créateurs, les entreprises et le public devraient bénéficier d’un cadre juridique plus équilibré et ce, afin d’obtenir un marché numérique plus performant. Nous ne devrions pas consentir à un monde où une poignée d’entreprises multinationales captent l’essentiel de la valeur générée par les œuvres créées par d’autres dans l’environnement numérique.
Aussi, de nouvelles règles sont nécessaires afin que plus d’œuvres soient disponibles en ligne et que le droit d’auteur puisse être de manière effective utilisé comme fondement d’une juste rémunération des créateurs et éditeurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Le mouvement allemand de mercredi préfigure un débrayage européen que doivent officialiser jeudi à Bruxelles des syndicats italiens, portugais, espagnols, hollandais, et belges.
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Allemagne : grève chez Ryanair mercredi, 150 vols annulés

Le mouvement allemand de mercredi préfigure un débrayage européen que doivent officialiser jeudi à Bruxelles des syndicats italiens, portugais, espagnols, hollandais, et belges.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 16h13
   





                        


Avant la « grande grève » prévue le 28 septembre à l’échelon européen, quelque 150 des 400 vols Ryanair prévus mercredi au départ et à destination de l’Allemagne vont être supprimés en raison d’un mouvement de grève, a annoncé mardi 11 septembre le directeur marketing de la compagnie, Kenny Jacobs. Ce débrayage de vingt-quatre heures lancé par les syndicats allemands de pilotes, Cockpit, et de personnel commercial, Verdi, doit débuter mercredi.

        Lire aussi :
         

                La « plus grande grève de l’histoire » de Ryanair se profile



La compagnie à bas coûts avait précédemment fait savoir mardi dans un communiqué que les passagers pouvaient gratuitement repousser leurs réservations de mercredi à jeudi, vendredi, samedi ou dimanche.
Débrayage européen à venir
Pour Ryanair, le maintien de 250 vols sur 400 allemands de mercredi est un signe qu’il « n’y a pas de soutien majoritaire à ces grèves », lancées en pleines négociations entre la compagnie irlandaise et les syndicats allemands Cockpit et Verdi. En août, la compagnie a fait face à un mouvement coordonné de son personnel dans cinq pays européens : 400 vols annulés en pleine période de vacances et plus de 55 000 passagers concernés.
Pour tenter de dissuader les grévistes, la deuxième compagnie européenne a également déclaré dans un communiqué envisager de réduire à court terme ses activités dans certains aéroports d’Allemagne et de devoir licencier. « Si ces menaces de grève continuent, elles mèneront à une réduction des opérations en Allemagne et à des suppressions d’emplois pour les pilotes comme le personnel navigant », a lâché le directeur marketing de Ryanair, Kenny Jacobs. « On ne menace personne, on veut même doubler notre taille en Allemagne (...) mais les grèves ont un impact économique », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.
Le mouvement allemand de mercredi préfigure un débrayage européen que doivent officialiser jeudi à Bruxelles des syndicats italiens, portugais et espagnols, hollandais et belges. Ils ont évoqué dans un communiqué commun la date de vendredi 28 septembre pour mener la « plus grande grève » de l’histoire de la compagnie, confrontée depuis des mois à des débrayages récurrents de son personnel.

        Lire aussi :
         

                RyanAir : « Les passagers sont invités à se rebiffer »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ La mauvaise performance des entreprises françaises à l’exportation s’explique aussi par le démantèlement du dispositif public mis en place à la Libération pour les aider, estime François David, ancien président de la Coface, dans une tribune au « Monde ».
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Commerce extérieur : La lente agonie du « dispositif public de soutien à l’exportation »

La mauvaise performance des entreprises françaises à l’exportation s’explique aussi par le démantèlement du dispositif public mis en place à la Libération pour les aider, estime François David, ancien président de la Coface, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 15h00
    |

François David (Ancien directeur de la DREE (mars 1987-novembre 1989) et président de la Coface de 1994 à 2012)







                        



                                


                            
Tribune. La France n’est pas un pays naturellement exportateur, à la différence du Royaume-Uni ou de l’Allemagne. C’est la raison pour laquelle les gouvernements d’après-guerre, parallèlement au programme de redressement national, ont créé le Centre français du commerce extérieur (CFCE), la Banque française du commerce extérieur (BFCE) et les procédures publiques de la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (Coface).
L’ambition était de porter, à terme, la part des exportations dans le PNB au même niveau que celui de ses principaux grands concurrents
L’objectif de ce programme était d’offrir aux entreprises des interlocuteurs clairement identifiés pour les aider à pénétrer les marchés étrangers. Le CFCE informait les entreprises sur les marchés prometteurs. La BFCE proposait aux exportateurs de biens d’équipement des crédits à taux bonifié (dits « crédits mixtes ») pour concurrencer notamment les exportateurs américains. La Coface, au travers de l’assurance prospection, préfinançait la recherche de nouveaux marchés et assurait la garantie des grands contrats contre les risques politiques.
L’ambition était de porter, à terme, la part des exportations dans le PNB au même niveau que celui de ses principaux grands concurrents. Les exportateurs jugeaient le système fiable, stable et efficace. Il était chapeauté par le ministre du commerce extérieur, de plein exercice et doté d’une administration spécifique, la direction des relations économiques extérieures (DREE), représentée en province par les directions régionales du commerce extérieur (DRCE) et dans les ambassades par le corps des conseillers commerciaux, dont les deux tiers étaient composés de contractuels du secteur privé, et donc interlocuteurs naturels des exportateurs.
Talon d’achille
Aujourd’hui et depuis quinze ans, le commerce extérieur est devenu le talon d’Achille de l’économie française. Le déficit augmente année après année. Il s’explique en grande...




                        

                        


<article-nb="2018/09/11/19-4">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’ancien ministre défend, pour les apiculteurs, un modèle agricole plus rémunérateur et respectueux de l’environnement, alternatif à l’industrialisation agrochimique d’un produit devenu un enjeu du commerce mondialisé.
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Arnaud Montebourg : « Exiger du miel made in France »

Dans une tribune au « Monde », l’ancien ministre défend, pour les apiculteurs, un modèle agricole plus rémunérateur et respectueux de l’environnement, alternatif à l’industrialisation agrochimique d’un produit devenu un enjeu du commerce mondialisé.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 14h00
    |

Arnaud Montebourg (Ancien ministre, cofondateur du label Bleu Blanc Ruche)







                        



                                


                            
Tribune. Le miel n’est plus seulement ce nectar fabuleux façonné par les enzymes des abeilles, qui fait tant rêver les hommes depuis des siècles. Il est une matière première agricole qui s’échange sur les marchés mondialisés et dont le contrôle est devenu un enjeu de souveraineté alimentaire. Pourquoi ? Parce que les abeilles productrices de miel sont les premiers agents pollinisateurs de l’agriculture ; elles assurent, avec les autres insectes, la reproduction de 75 % des plantes cultivées dans le monde par l’homme : 35 % des ressources alimentaires dépendent donc directement des insectes, et pour la plus large part des abeilles.
la dévalorisation du miel sur les marchés mondialisés porte atteinte au revenu et à la vitalité des apiculteurs
La chute des colonies d’abeilles entraînerait celle de la production agricole et la perte progressive de notre capacité alimentaire. L’Europe est sur cette pente dangereuse, car, selon une étude approfondie de l’université de Reading (Royaume-Uni), à laquelle a notamment participé l’Institut national de la recherche agronomique, il manquerait l’équivalent de treize millions de colonies en Europe (« Agricultural Policies Exacerbate Honeybee Pollination Service Supply-Demand Mismatches Across Europe », Tom D. Breeze et alii, PloS One, 8 janvier 2014).
Cette mortalité est liée à l’apparition de nouveaux fléaux sanitaires (maladies, parasites, prédateurs), à la présence de polluants toxiques dans l’environnement, liés à l’agrochimie, ainsi qu’à la transformation des paysages, qui fait reculer les milieux naturels. Mais cette mortalité des abeilles a aussi une cause économique directe et trop peu connue : la dévalorisation du miel sur les marchés mondialisés porte atteinte au revenu et à la vitalité des apiculteurs. Lorsque les cours du miel chutent, les apiculteurs disparaissent, parce qu’ils ne gagnent plus leur vie.
Concurrence mondiale déloyale
Ce phénomène mondial s’est révélé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Dix-neuf présidents de département demandent, dans une tribune au « Monde », au gouvernement d’inclure dans le plan pauvreté un projet de loi d’expérimentation du revenu de base.
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« Le revenu de base, tremplin vers l’insertion sociale et professionnelle, et vecteur d’intégration citoyenne »

Dix-neuf présidents de département demandent, dans une tribune au « Monde », au gouvernement d’inclure dans le plan pauvreté un projet de loi d’expérimentation du revenu de base.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 14h00
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. La solidarité est une idée porteuse d’innovation et de justice. Il n’est pas digne de notre pays, parmi les plus riches de la planète, de tolérer que près de neuf millions de ses habitants vivent sous le seuil de pauvreté.
De nombreux travailleurs ne parviennent pas à tirer un revenu décent de leur activité
Contre la pauvreté, nous n’avons pas encore tout essayé. Refusant tout fatalisme, plusieurs départements, en première ligne sur la question sociale, ont travaillé depuis près d’un an, avec la Fondation Jean-Jaurès, à un projet d’expérimentation d’un revenu de base sous condition de ressources afin d’inventer de nouvelles protections face aux mutations du travail et de la société.
Le revenu de base est un revenu de solidarité. Si notre protection sociale est efficace dans la crise économique que nous traversons, sa performance pourrait être nettement améliorée en réparant deux injustices majeures : automatiser les prestations sociales afin d’intégrer les ayants droit qui n’y recourent pas (environ 35 % pour le seul RSA) ; et les ouvrir aux jeunes de moins de 25 ans (pour l’essentiel exclus du RSA, alors que 25 % des 18-24 ans sont sous le seuil de pauvreté).
Le revenu de base est aussi un revenu de développement. De nombreux travailleurs ne parviennent pas à tirer un revenu décent de leur activité : agriculteurs, artisans, employés et ouvriers à bas revenus, salariés à temps partiel… Le dispositif apporte un complément de ressources pour améliorer leur pouvoir d’achat et revitaliser les territoires délaissés.
Vecteur d’intégration sociale
Le revenu de base est enfin un revenu d’autonomie. Son inconditionnalité permet de développer le pouvoir d’agir des personnes, de soutenir leurs projets de vie et professionnels, leurs parcours d’insertion et les activités d’utilité sociale (aidants de personnes handicapées ou âgées, reconversions professionnelles, formations longues, bénévolats, créateurs d’activité…).
prévenir...



                        

                        


<article-nb="2018/09/11/19-6">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Les trois constructeurs européens, tous implantés en Caroline du Sud, sont pénalisés industriellement par la guerre tarifaire américaine et les mesures de rétorsion chinoises, estime dans sa chronique, l’éditorialiste économique, Philippe Escande.
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« Comme BMW et Mercedes, Volvo est prise au piège de ses ambitions américaines »

Les trois constructeurs européens, tous implantés en Caroline du Sud, sont pénalisés industriellement par la guerre tarifaire américaine et les mesures de rétorsion chinoises, estime dans sa chronique, l’éditorialiste économique, Philippe Escande.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 12h02
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique Pertes & profits. Florence est la première à s’inviter au bal annuel des ouragans de la Côte est des Etats-Unis. Il ne sera peut-être pas le plus méchant, mais les habitants de Charleston, la principale ville de Caroline du Sud, prennent leurs précautions. Les industriels aussi. Chez Volvo, on ferme les rideaux et on évacue les lieux. L’usine flambant neuve, inaugurée en juin, est la première de la marque suédoise au pays de l’Oncle Sam et le symbole de ses nouvelles ambitions mondiales. Longtemps, ses longues « station wagon » (breaks) ont été cantonnées aux obsessionnels de la sécurité. La marque des jeunes femmes enceintes, disait-on. Mais maintenant, ses nouveaux 4 × 4 urbains, les fameux SUV, séduisent aussi les jeunes cadres branchés de Chicago ou New York, adeptes des marques de luxe européennes. Ceux-là hésitent désormais entre BMW, Mercedes et Volvo au moment du choix.
Comme pour mieux se surveiller, ces trois-là ont tous décidé de s’implanter au même endroit, en Caroline du Sud, Etat accueillant avec ses salaires modérés et son absence de syndicats puissants. BMW y a ainsi installé, au nord-est de Charleston, sa plus grande usine au monde. Mais cet eldorado pour grosses carrosseries européennes est en train de prendre l’eau, avant même que Florence ne vienne y déverser ses tombereaux de pluie. Depuis que Donald Trump a déclaré la guerre commerciale à la Chine et à l’Europe, l’aventure sudiste vire au cauchemar. Dernier épisode en date, la décision de Volvo de reporter sine die son introduction sur les Bourses de Stockholm et de Hongkong.

Sauvée par un Chinois
Ce devait être le symbole du retour en grâce de la marque, fondée en 1927 à Göteborg pour ouvrir de nouveaux marchés aux roulements à bille du géant SKF. Devenu un géant du camion, la société a cédé sa division automobile à l’américain Ford en 1999. Ce dernier n’a jamais trouvé la formule du succès et a revendu l’ancienne star de l’industrie scandinave...




                        

                        


<article-nb="2018/09/11/19-7">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Dans cette chronique hebdomaire, la correspondante du « Monde » à San Francisco Corine Lesnes revient sur la « descente aux enfers » de l’industriel américain dont le comportement affiché inquiète investisseurs et analystes.
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L’« alien » Elon Musk est « partout sauf sur Terre »

Dans cette chronique hebdomaire, la correspondante du « Monde » à San Francisco Corine Lesnes revient sur la « descente aux enfers » de l’industriel américain dont le comportement affiché inquiète investisseurs et analystes.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 11h38
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



                                


                            
Transformations. Loin de nous l’idée de nous apitoyer sur les tourments des milliardaires de la Silicon Valley, mais quand même : Elon Musk mérite-t-il pareil procès ? Pour avoir fumé une bouffée de marijuana dans une interview nocturne le 6 septembre à Los Angeles, le PDG de Tesla est cloué au pilori. Accusé d’être « dingue », « irresponsable » et de nuire aux trente mille employés qui travaillent sous sa houlette (et dans des usines régulièrement accusées de violation des règles de sécurité). Les photos le montrent rougeaud, dans une nébuleuse de fumée. Pas très flatteur, il est vrai.
Revenons sur la scène : un podcast de deux heures et demie, dont la moitié est occupée par l’animateur, un comédien de stand-up, Joe Rogan. Une conversation plus qu’un entretien, entrecoupée par le choc des glaçons dans les verres de whisky. Musk, vêtu d’un tee-shirt « Occupy Mars », est plutôt calme, même s’il s’étire constamment les vertèbres, comme atteint d’un torticolis persistant. Dans son léger accent sud-africain, l’ingénieur discute des mérites de la lévitation magnétique dans les transports.

De la « Boring Company », la « compagnie de l’ennui » qu’il a lancée en décembre 2016 pour blaguer. Après le succès de ses casquettes (1 million de chiffre d’affaires), « on s’est dit : faisons quelque chose pour 10 millions de dollars », explique-t-il. En janvier, la Boring Company a produit vingt mille lance-flammes (en fait un chalumeau à toiture amélioré), à 500 dollars l’unité. Le stock a été épuisé en quatre jours. Expert en coups médiatiques, Elon Musk a 22,5 millions d’abonnés sur Twitter et une armée de « musketeers » qui ne demandent eux aussi qu’à s’amuser.
La rock star de la Silicon Valley
Musk est partout sauf sur terre. En sous-sol : où il veut creuser des tunnels souterrains pour éliminer les embouteillages (déjà plus d’un kilomètre réalisé à Los Angeles). Dans l’espace,...




                        

                        


<article-nb="2018/09/11/19-8">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Fabrice Fries, le PDG de l’AFP, assume son lobbying en faveur de la directive européenne sur le droit d’auteur.
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Fabrice Fries : « Les GAFA doivent accepter un partage de la valeur »

Fabrice Fries, le PDG de l’AFP, assume son lobbying en faveur de la directive européenne sur le droit d’auteur.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 18h20
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

L’Agence-France-Presse s’est fortement engagée pour l’adoption de la directive européenne sur le droit d’auteur, qui instaure un filtrage des contenus en ligne et un « droit voisin » susceptible de permettre aux éditeurs de presse de négocier des revenus avec les plateformes numériques des « GAFA » (Google, Amazon, Facebook ou Apple). Fabrice Fries, nouveau PDG depuis avril et ancien président de Publicis Consultants, espère que le Parlement européen, qui a rejeté le texte en juillet, l’adoptera ce mercredi 12 septembre.

Les députés européens qui ont rejeté en juillet la directive sur le droit d’auteur sont-ils dans l’erreur ?
Oui. Je ne comprends pas qu’on doive lutter pour ce qui devrait tomber sous le sens : la fin de la reprise de nos contenus sans compensation par des plateformes numériques qui récupèrent au passage la quasi-intégralité des revenus publicitaires associés à une production dont elles ne sont en rien à l’origine. Que cette question suscite de telles crispations me laisse pantois. Refuser de nouveau le texte serait un mauvais coup pour l’image du Parlement européen.
Quels revenus espérez-vous tirer d’un tel droit voisin ?
Je n’en ai aucune idée. Nous n’en sommes pas à nous partager un éventuel gâteau. D’ailleurs, il ne représentera peut-être que des miettes, si certains amendements soumis au vote en restreignent le champ d’application. C’est d’abord une question de principe. L’enjeu est de redonner de la valeur à l’information dans l’environnement numérique. L’information honnête et vérifiée devient un produit de luxe. Comme l’industrie du luxe, nous devons lutter contre la contrefaçon, en l’espèce incarnée par les GAFA.
De quels contenus parlez-vous : de dépêches AFP copiées-collées intégralement sur Facebook ? De simples reprises de lien vers un article, avec titre et chapeau ?
Il s’agit des contenus d’éditeurs et d’agences indexés sur les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ En quasi-situation de monopole en Chine, la plateforme de voitures de transport avec chauffeur est visée par une campagne de boycott.
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VTC : après deux meurtres, le chinois Didi en pleine tourmente

En quasi-situation de monopole en Chine, la plateforme de voitures de transport avec chauffeur est visée par une campagne de boycott.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 11h08
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

L’industrie des VTC est à la fois coûteuse, et risquée : après Uber, c’est le champion chinois du secteur, Didi, qui se retrouve au cœur de scandales à répétition. Après le viol et le meurtre d’une passagère par un chauffeur Didi, le 24 août, deuxième cas en trois mois, la start-up chinoise est sous le feu des critiques. Dans une lettre interne qui a fuité dans la presse chinoise le 7 septembre, le patron de la firme tente de défendre l’entreprise, avec un argument pour le moins original. Selon lui, Didi ne ferait pas passer les profits avant la sécurité de ses utilisateurs, en témoignent les chiffres de son activité au premier semestre. La compagnie a accusé une perte de 4 milliards de yuans (500 millions d’euros) à cause des subventions aux utilisateurs. Des remises ont permis à Didi de s’assurer un quasi-monopole sur le marché, après le rachat d’Uber Chine, en 2016.

Le courrier interne, mais opportunément divulgué à la presse, laisse penser à une opération de communication, après plusieurs salves d’excuses publiques des dirigeants de Didi. Le directeur général de l’entreprise, Cheng Wei, répond aux accusations qui s’accumulent contre la plate-forme. « Nous ne sommes clairement pas une entreprise malfaisante, et nous ne faisons absolument pas passer les profits avant tout », défend-il. Au contraire, Didi n’a toujours pas fait de profit, depuis sa création il y a six ans. Au premier semestre, l’entreprise a distribué 11,7 milliards de yuans de subventions (1,46 milliard d’euros), assure le directeur général. « Nous allons investir notre chiffre d’affaires dans la sûreté et l’expérience utilisateur », ajoute-t-il.
Excuses et mesures concrètes
Il y a urgence car le crime du 24 août n’est pas le premier. En mai, un chauffeur de son service de covoiturage, Hitch, avait tué une jeune passagère, poussant Didi à promettre des améliorations. Cette nouvelle affaire illustre au contraire la difficulté de la société à répondre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Une quarantaine de vaches vont être installées d’ici à la fin de 2018 dans une ferme flottante quasi autosuffisante dans le port de Rotterdam.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ La start-up toulousaine compte lancer, en 2021, une constellation de 20 nanosatellites, à 600 kilomètres de la Terre, afin de couvrir la surface du globe.
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Kinéis : des minibalises Argos pour tous

La start-up toulousaine compte lancer, en 2021, une constellation de 20 nanosatellites, à 600 kilomètres de la Terre, afin de couvrir la surface du globe.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 11h02
    |

            Dominique Gallois








                        



                                


                            

Au seul mot « Internet des objets », les yeux des investisseurs brillent, tant la perspective des marchés qui vont s’ouvrir avec les voitures autonomes, l’intelligence artificielle ou la réalité virtuelle est considérable. Les analystes du cabinet d’études IDATE tablent sur 36 milliards d’objets connectés en 2030.
Encore faut-il assurer la meilleure connexion possible entre ces services de plus en plus performants et variés. Les liaisons terrestres ne suffisant pas, les projets se multiplient dans l’espace sous forme de constellation, c’est-à-dire de myriades de satellites. Aux côtés des grandes ambitions, comme les 4 500 minisatellites de SpaceX ou les 650 de OneWeb, pour assurer une couverture haut débit sur la planète, de multiples initiatives plus modestes fleurissent, principalement aux Etats-Unis, dans la Silicon Valley, mais aussi en Europe.
Dernière en date, la création de Kinéis, annoncée lundi 10 septembre, qui proposera des minibalises de géolocalisation tant pour les professionnels que pour les particuliers. « Cela servira, par exemple, aux randonneurs dans des zones non couvertes par les réseaux de téléphones classiques », explique Alexandre Tisserant, directeur général de cette nouvelle société. Ils pourront aussi « déclencher une alerte » en cas de problème. Autre marché possible, celui des petites embarcations, biens souvent non équipées. Mais les applications seront surtout professionnelles : suivi des palettes, contrôle des flottes de voitures et du bétail…
« Se déployer rapidement »
Pour cela, Kinéis compte lancer, en 2021, une constellation de 20 nanosatellites, à 600 kilomètres de la Terre, afin de couvrir la surface du globe. La start-up toulousaine ne part pas de rien : cette activité était jusqu’alors partie intégrante de CLS, une filiale du Centre national d’études spatiales, qui propose, depuis quarante ans, des services d’observation et de surveillance de la Terre grâce aux balises...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Nos sociétés échouent à utiliser la technologie pour favoriser les activités utiles et le temps libre, explique l’anthropologue David Graeber.
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David Graeber : « Les bullshit jobs  se sont multipliés de façon exponentielle ces dernières décennies »

Nos sociétés échouent à utiliser la technologie pour favoriser les activités utiles et le temps libre, explique l’anthropologue David Graeber.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 16h04
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

En 2013, il publia un article choc sur le sujet : d’innombrables salariés de la finance, du marketing ou du secteur de l’information sont aujourd’hui convaincus d’occuper des emplois inutiles, absurdes, voire nuisibles pour la société. Dans son truculent essai Bullshit Jobs (« boulots à la con »), paru le 5 septembre aux éditions Les Liens qui libèrent, David Graeber, anthropologue et professeur influent de la London School of Economics, explore les racines de ce phénomène, dont les conséquences ne se limitent pas à la souffrance professionnelle. Car au-delà, explique-t-il, notre société entière échoue à utiliser le progrès technologique comme un outil de libération des individus.
Les emplois inutiles que vous décrivez n’ont-ils pas toujours existé ?
Oui, mais ils se sont multipliés de façon exponentielle ces dernières décennies. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter les salariés conscients de la faible utilité de leurs emplois, comme ceux rencontrés pour ce livre : le consultant dont les rapports ne sont lus par personne, l’assistant brassant de l’air car son chef a besoin de justifier sa position hiérarchique, l’avocat d’affaires gagnant de l’argent uniquement grâce aux erreurs du système… Des millions de personnes souffrent aujourd’hui d’un terrible manque de sens, couplé à un sentiment d’inutilité sociale. Ce qui peut sembler paradoxal : en théorie, l’économie de marché, censée maximiser les profits et l’efficacité par le jeu de la concurrence, ne devrait pas permettre à ces jobs peu utiles d’exister.
Comment expliquer leur prolifération ?
Par bien des aspects, le système où nous vivons relève moins du capitalisme que d’une forme de féodalité managériale. Depuis les « trente glorieuses », les salaires ont décroché par rapport aux profits. Ces derniers sont captés par le secteur financier, qui les redistribue à un petit nombre de personnes, comme au Moyen Age, par le biais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Analyse. Pour le journaliste du « Monde » Damien Leloup, l’instrumentalisation des règles de fonctionnement des réseaux par des politiques partisanes ne fait que compliquer un casse-tête déjà presque insoluble.
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La très problématique modération des réseaux sociaux

Analyse. Pour le journaliste du « Monde » Damien Leloup, l’instrumentalisation des règles de fonctionnement des réseaux par des politiques partisanes ne fait que compliquer un casse-tête déjà presque insoluble.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 15h15
    |

            Damien Leloup








                        



                                


                            
Analyse. Boutefeux ou censeurs : on ne compte plus, depuis le début de l’année, les critiques à l’égard des pratiques de modération des réseaux sociaux. Le président américain accuse Google et Twitter de « censurer » les conservateurs ; les Nations unies pointent dans un rapport le rôle de la propagande diffusée sur Facebook dans les crimes contre l’humanité visant les Rohingyas en Birmanie ; partout, des millions d’internautes se plaignent de voir des messages anodins supprimés ou, au contraire, des messages insultants laissés en ligne.
En matière de pédopornographie ou de propagande terroriste, les progrès ont été réels et tangibles
Bref, s’il est un point qui fait l’unanimité, c’est qu’en matière de modération, les réseaux sociaux sont nuls. Certes, avec des nuances. En matière de pédopornographie ou de propagande terroriste, les progrès ont été réels et tangibles – ces contenus sont aujourd’hui supprimés très rapidement, de manière automatique. Pour tout le reste, la réponse des grands réseaux sur la modération est la même partout : « C’est compliqué ! »
Twitter a assuré, à de multiples reprises ces dernières années, avoir pris conscience du caractère endémique du harcèlement sur son réseau, mais la situation n’a fait qu’empirer. Facebook a investi massivement dans l’embauche de modérateurs, mais la prolifération de messages de haine en Birmanie a montré que ces ressources étaient mal réparties – et insuffisantes pour les quelque deux milliards d’utilisateurs de la plate-forme. YouTube se débat avec son propre algorithme de recommandation pour qu’il cesse de proposer aux internautes vidéo conspirationniste après vidéo conspirationniste.
« Incitations fondamentales »
Prise de conscience tardive, moyens insuffisants, priorité donnée à la croissance au détriment de la qualité : tous ces éléments expliquent, en partie, la situation actuelle. Mais les causes profondes sont structurelles et ne peuvent pas être réglées simplement...




                        

                        


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Les acteurs français du nautisme sortent renforcés de dix ans de crise

Alors que le Cannes Yachting Festival ouvre, mardi, la filière française retrouve le sourire sur fond de consolidation du marché.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 10h20
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

La saison estivale est à peine terminée, l’industrie de la plaisance fait déjà sa rentrée. Les chantiers navals du monde entier se donnent rendez-vous du mardi 11 au dimanche 16 septembre sur le Vieux-Port de Cannes (Alpes-Maritimes), pour le festival international de yachting. « Cela va donner la tendance pour la nouvelle saison, déclare Hervé Gastinel, le président du directoire de Bénéteau. Pour l’instant, le marché est clairement orienté à la hausse, de 4 %. Quant à Bénéteau, nous connaissons une croissance de 8 %, deux fois celle du marché… » 
Qu’ils soient installés sur la côte atlantique ou méditerranéenne, les chantiers navals tournent à plein. « Après dix longues années, nous avons enfin effacé la crise », confirme Yves Lyon-Caen, le patron de la Fédération des industries nautiques (FIN) et président du conseil de surveillance de Bénéteau. « [En 2017], le chiffre d’affaires de la filière était de 1,8 milliard d’euros, contre 1,9 milliard en 2008 », explique-t-il. Et il devrait encore croître en 2018. Mieux, l’emploi est reparti à la hausse. La filière comptait 41 500 salariés en production en 2017, contre 40 500 dix ans plus tôt, quand les chantiers français connaissaient un pic de commandes.
Mais que le paysage a changé en dix ans, entre la consolidation pour grossir et réduire les coûts, l’émergence de nouveaux acteurs et la chute de certains fabricants ! Et la France a conforté son statut de place forte de la plaisance. « En dix ans, la part de l’export de notre production de bateaux à voile ou à moteur est passée de 62 % à 75 %. Notre performance s’est améliorée par rapport à d’autres hauts lieux de production, comme l’Italie et, surtout, les Etats-Unis », confirme M. Lyon-Caen. « Sur ces dix ans, notre part de marché mondial est passée de 9 % à 13 %, c’est assez notable », confirme Stéphan Constance, le vice-président de la FIN et patron du groupe Grand Large.

Importantes...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le leader français du catamaran avec sa marque Lagoon cherche à élargir sa domination sur les ports de plaisance.
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Bénéteau dévoile Excess, sa nouvelle marque de catamarans

Le leader français du catamaran avec sa marque Lagoon cherche à élargir sa domination sur les ports de plaisance.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 10h00
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            
Depuis un an et demi, le groupe Bénéteau semait des indices, faisant enfler les rumeurs sur la création d’une nouvelle offre de multicoques. Mardi 11 septembre, le numéro un mondial de la plaisance a finalement dévoilé Excess, sa nouvelle marque de catamarans, qui viendra compléter sa marque Lagoon, déjà leader de ce segment de bateaux de plaisance.
Ce n’est pas un hasard si le groupe vendéen décide de lancer, aux côtés de Lagoon, une nouvelle gamme de catamarans. Ce type de bateau a actuellement le vent en poupe. Il s’agit, et de loin, du segment le plus dynamique du nautisme. Avec une croissance de plus de 10 % par an depuis 2008, ils s’écoulent désormais entre 1 000 et 1 200 unités chaque année, notamment auprès des flottes de loueurs, qui apprécient son habitabilité et son confort.

« Près de huit catamarans sur dix sont fabriqués en France ! »
« Alors que le marché du mono­coque fait du surplace et que le marché global de la plaisance croît de 3 % à 5 %, celui du catamaran a encore augmenté de 10 % dans le monde [en 2017], résume ­Stéphan Constance, le vice-président de la Fédération des industries nautiques (FIN). Et près de huit catamarans sur dix qui s’écoulent dans le monde sont fabriqués en France ! »

A part les marques sud-africaine Leopard et polonaise Sunreef, la totalité des chantiers navals de plaisance de ce marché sont installés en France. Qu’ils appartiennent à des groupes français ou étrangers, les multicoques des marques Catana, Nautitech (Bavaria), Prestige (Hanse Yachts), Outremer, Fountaine Pajot ou Lagoon sont tous fabriqués sur la côte atlantique ou méditerranéenne.

Et tous ont récemment augmenté leur capacité de production. A Aigrefeuille (Charente-Maritime), Fountaine Pajot a agrandi son usine, tandis que Bénéteau a doublé ses capacités de production pour ses Lagoon et désormais Excess, dont la première gamme sera dévoilée début 2019. « Avec Excess, assure...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Le débrayage est prévue le 28 septembre et concernera l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Belgique et les Pays-Bas.
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La « plus grande grève de l’histoire » de Ryanair se profile

Le débrayage est prévue le 28 septembre et concernera l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Belgique et les Pays-Bas.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 09h55
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Ils avaient calmé le jeu, afin de ne pas pénaliser les nombreux vacanciers clients de la compagnie à bas coûts, mais les personnels de Ryanair ne désarment pas pour autant. Sept organisations syndicales de cinq pays ont décidé, lundi 10 septembre, de « la plus grande grève de l’histoire » de la compagnie aérienne irlandaise, réputée pour être l’une des plus rentables au monde. Le débrayage aura lieu le 28 septembre – une date qui devrait être confirmée, jeudi 13 septembre, à l’issue d’une réunion au niveau européen, à Bruxelles. Il devrait concerner les personnels de cabine et au sol, ainsi qu’une partie des pilotes.
Cinq pays seront concernés : l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Belgique et les Pays-Bas. « Nous voulons simplement que Ryanair se comporte comme toutes les multinationales, et que les pouvoirs publics la forcent à respecter les lois », dit Didier Lebbe, du syndicat belge CNE.

Tous les pays concernés sont des « hubs » importants du transporteur, où les employés réclament l’application des législations nationales sur le travail – avec la signature de contrats ad hoc – et non plus des lois irlandaises, moins favorables. Le statut des intérimaires est également en débat, comme celui des personnels de cabine, qui ne commencent, par exemple, à être payés qu’au moment du décollage des appareils et non quand ils effectuent des travaux au sol.
Pousser la direction à négocier
Les syndicats s’étaient réunis à Rome, vendredi 7 septembre, pour envisager une relance de leurs actions, commencées en juillet, avec une grève de deux jours, qui avait abouti à l’annulation de quelque 600 vols. A l’époque, la direction se montrait inflexible. « Ces grèves n’ont aucune justification et aucun autre objectif que de gâcher les vacances familiales et bénéficier à d’autres compagnies, estimait le directeur du marketing, Kenny Jacobs. Le personnel de cabine de Ryanair dispose d’un bon salaire, jusqu’à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Selon un baromètre Ipsos-Secours populaire, 21 % des sondés déclarent ne pas pouvoir s’offrir une alimentation saine et 41 % ont du mal à partir en vacances une fois par an.
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Alimentation : 1 Français sur 5 est en situation de précarité

Selon un baromètre Ipsos-Secours populaire, 21 % des sondés déclarent ne pas pouvoir s’offrir une alimentation saine et 41 % ont du mal à partir en vacances une fois par an.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 09h15
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 15h53
   





                        


Le dernier baromètre Ipsos-Secours populaire, publié mardi, souligne l’ampleur de la précarité alimentaire en France, qui touche une personne sur cinq.
Un peu plus d’un cinquième des Français sondés (21 %) ont, en effet, déclaré ne pas être en mesure de s’offrir une alimentation saine leur permettant de faire trois repas par jour et 27 % ont admis ne pas avoir les moyens financiers de s’acheter quotidiennement des fruits et légumes.
C’est dans les foyers les plus modestes que cette tendance est la plus marquée. Ainsi, plus d’un français sur deux dont les revenus mensuels sont inférieurs à 1 200 euros a déclaré avoir des difficultés à payer la cantine de ses enfants et près d’un sur deux (48 %) estime avoir des difficultés à se procurer une alimentation variée.
Par ailleurs, ils sont une écrasante majorité (86 %) à estimer que la précarité alimentaire est le signe d’une situation de pauvreté.

        Lire aussi :
         

                Pauvreté : de quoi et de qui parle-t-on ?



Difficultés pour payer les actes médicaux
De façon générale, le Secours populaire souligne que la situation financière d’une partie des Français s’est améliorée par rapport à 2017, tout en pointant qu’ils sont 39 % (+ 2 % par rapport à 2017) à déclarer avoir déjà connu une situation de pauvreté.
Quant au seuil de pauvreté, il n’y a pas d’évolution notable par rapport à 2017 : les Français considèrent qu’une personne seule est pauvre quand elle a un revenu mensuel inférieur ou égal à 1 118 euros, soit cinq euros de plus que l’année précédente.
Cette année encore, le sondage révèle que les vacances et la culture restent des postes de dépenses « problématiques » pour de nombreux Français. Ils sont 41 % à admettre avoir du mal à partir en vacances une fois par an (45 % en 2017).
Et près d’un Français sur trois reconnaît avoir du mal à payer des actes médicaux mal remboursés (56 % chez les bourses les plus modestes).
A noter également qu’ils sont plus de 80 % à penser que leurs enfants seront plus vulnérables face à la pauvreté que leur génération.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Le médecin Jean-Fabien Zazzo dénonce, dans une tribune au « Monde », les effets dramatiques de ce fléau méconnu, qui touche particulièrement les personnes hospitalisées en cas de cancer.
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La quintuple peine de « la dénutrition dans nos sociétés d’abondance »

Le médecin Jean-Fabien Zazzo dénonce, dans une tribune au « Monde », les effets dramatiques de ce fléau méconnu, qui touche particulièrement les personnes hospitalisées en cas de cancer.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 15h37
    |

Jean-Fabien Zazzo (Nutritionniste et anesthésiste-réanimateur, expert Nutrivigilance à l’Anses)







                        



                                


                            
Tribune. La dénutrition n’est pas l’apanage des pays les plus pauvres. Cet état pathologique est trop souvent méconnu dans nos sociétés d’abondance, parfois masqué par une obésité qui augmente elle aussi régulièrement. Elle précède, accompagne et aggrave les maladies lorsqu’elle n’est pas identifiée et traitée. Cinq facteurs y concourent.
En premier lieu, la précarité socio-économique représente la première cause de malnutrition. L’étude Abena (Alimentation et état nutritionnel des bénéficiaires de l’aide alimentaire), menée par Santé publique France, montre qu’entre 2004-2005 et 2011-2012 l’obésité a augmenté respectivement de 20 % pour les femmes et plus de 50 % chez les hommes, masquant de multiples carences nutritionnelles. L’aide alimentaire n’a pas diminué pendant cette période. Elle concerne 34 %de familles monoparentales ne disposant en moyenne que de 2,3 euros par personne et par jour ­(enfant ou adulte).
Second facteur, l’âge : en 2060, plus de 20 millions de personnes auront plus de 60 ans, 12 millions plus de 75 ans et 11 millions plus de 80 ans (Insee), dont plus de 50 % seront dénutris.
Décéder de carences nutritionnelles induites par un cancer bien traité et guéri, quelle malchance, quel gâchis humain et économique et quel échec de nos missions !
Troisième source de dénutrition, les pathologies chroniques (insuffisances respiratoire, rénale, cardiaque), les ­cancers, notamment digestifs, les ­hépatopathies chroniques, les polytraumatismes graves, les maladies ­neurodégénératives et syndromes ­démentiels, les séquelles d’accidents vasculaires cérébraux. La dénutrition est ici constante et multifactorielle, d’installation plus ou moins rapide, non recherchée et donc souvent ignorée. Elle est à l’origine d’une surmorbidité et d’une surmortalité. Parmi ces pathologies chroniques, l’obésité (20 % de la population) cache, notamment en cancérologie, une sarcopénie(dénutrition protéique se traduisant par une perte de la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Jean-Noël Tronc, directeur général de la Sacem, appelle les eurodéputés à renforcer le droit d’auteur, lors de l’examen mercredi 12 septembre du projet de directive européenne.
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« Un nouvel échec de la directive sur le droit d’auteur serait un jour noir pour l’Europe de la culture »

Dans une tribune au « Monde », Jean-Noël Tronc, directeur général de la Sacem, appelle les eurodéputés à renforcer le droit d’auteur, lors de l’examen mercredi 12 septembre du projet de directive européenne.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 08h32
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 18h20
    |

Jean-Noël Tronc (Directeur général de la SACEM)







                        



                                


                            
Tribune. Mercredi 12 septembre, à Strasbourg, haut lieu symbolique de l’histoire européenne, les 751 députés européens se retrouvent pour un rendez-vous doublement important. D’abord, le président la commission européenne, Jean-Claude Juncker, prononcera son discours de l’état de l’Union européenne, le dernier d’un mandat de cinq ans marqué par une crise désormais existentielle de l’UE. Ensuite parce que nos eurodéputés examineront à nouveau le projet de directive européenne sur le droit d’auteur, faute d’avoir pu s’accorder sur un texte le 5 juillet.

Ce qui va se passer mercredi aura une importance déterminante pour l’avenir de l’Europe, bien au-delà du texte lui-même. Il s’agit en fait de la souveraineté de notre Union. Avant d’évoquer ce qui peut se passer, il est important de rappeler d’où vient cette directive. Elle résulte de la volonté acharnée de la Commission européenne de réformer le cadre européen du droit d’auteur sous prétexte que celui-ci ne fonctionnerait pas et entraverait la libre circulation des biens culturels. Ce qui est évidemment faux !
La réalité quotidienne des centaines de millions d’internautes européens, c’est l’accès à tous les types d’œuvres culturelles, à toute l’information possible, grâce à Internet. Les plates-formes Internet facilitent l’accès des artistes au public. Le commerce électronique permet, en tout point de l’Union, de recevoir livres, films, musique, etc.
Déséquilibre colossal
Le problème est évidemment ailleurs : depuis le vote des deux grandes directives de 2000, sur le commerce électronique, et 2001, sur le droit d’auteur, s’est progressivement creusé un déséquilibre colossal entre, d’une part, l’aspiration par quelques grandes plates-formes américaines de toutes les recettes publicitaires – grâce, en particulier, à l’utilisation massive des œuvres créées par les auteurs européens et des articles de notre presse – et, de l’autre, les forces de la création et de l’information...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Pour ne pas encourir le risque d’une annulation, le testament doit respecter certaines clauses formelles. Le droit français interdit, notamment, qu’il soit « conjonctif », c’est-à-dire écrit à plusieurs, comme dans l’affaire suivante.
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