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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ L’homme de 44 ans, plusieurs fois condamné en France, a été placé en centre de rétention administrative à Nice, alors qu’il est interdit de séjour dans les Alpes-Maritimes, en vue de son renvoi en Russie.
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Chakhbulat S., un Tchétchène que la France n’arrive pas à expulser

L’homme de 44 ans, plusieurs fois condamné en France, a été placé en centre de rétention administrative à Nice, alors qu’il est interdit de séjour dans les Alpes-Maritimes, en vue de son renvoi en Russie.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 17h48
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 18h11
    |

            Julia Pascual








                        


De toute évidence, la préfecture des Alpes-Maritimes n’avait pas envie de le voir disparaître de ses radars. Quitte à oser quelques contorsions légales. Chakhbulat S. est un Tchétchène de nationalité russe dont le casier judiciaire va s’épaississant depuis près de dix ans qu’il réside en France. L’homme de 44 ans présente des condamnations pour port d’arme blanche prohibé et vol aggravé, violences sur sa conjointe et son enfant, ou encore apologie publique du terrorisme. En 2016, il est encore condamné pour violence aggravée à trois ans de prison ferme et également interdit de séjour dans les Alpes-Maritimes. En raison de son comportement, son statut de réfugié politique — octroyé en 2011 — lui est retiré.
Cet été, alors qu’il finit de purger sa peine à la maison d’arrêt de Nice, Chakhbulat S. fait l’objet d’un arrêté d’expulsion pris par la préfecture des Alpes-Maritimes. La commission d’expulsion départementale ne retient toutefois pas contre lui les faits d’apologie du terrorisme, jugés trop peu étayés, car, note la commission, il est reproché à Chakhbulat S. d’avoir, dans un état alcoolisé, « vociféré en langue arabe » — alors qu’il est tchétchène — et d’avoir crié « Allahou Akbar » au cours d’une manifestation contre l’islamophobie en 2015.
Le 1er septembre 2018, date de sa remise en liberté, Chakhbulat S. est immédiatement placé en rétention administrative en vue de son renvoi en Russie, où il dit craindre pour sa vie. Toutefois, par voie de recours, la cour d’appel d’Aix-en-Provence ordonne sa remise en liberté trois jours plus tard, au motif que « la préfecture ne démontre aucune démarche pour permettre l’éloignement de l’intéressé ». Les autorités russes, sollicitées un mois auparavant, n’ont en effet jamais répondu à la demande de réadmission de Chakhbulat S. Sa libération lui est donc officiellement notifiée à 15 h 10.
« Je suis sous le choc »
La suite, c’est Nadia Hammami, juriste à l’association Forum Réfugiés, qui intervient au centre de rétention administrative (CRA) de Nice, qui la détaille : « D’habitude, les personnes sont libérées de suite mais là, il y a eu clairement des instructions de la part de la préfecture pour le maintenir en rétention. » L’avocat de Chakhbulat S., Johannes Lestrade, s’inquiète ce jour-là de ne pas voir son client libéré et alerte la cour d’appel d’Aix-en-Provence qui, elle-même, signale la situation au parquet général.
« Il est très exceptionnel que le parquet soit informé de ce genre de situation », note le procureur de la République de Nice, Jean-Michel Prêtre. « Je suis sous le choc, je n’ai jamais vu cela », réagit à son tour Me Lestrade, qui envisage de déposer plainte pour détention arbitraire. Sollicitée, la préfecture a dit au Monde avoir eu besoin d’un « délai » pour résoudre une situation contradictoire « entre d’une part l’ordonnance libérant M. Chakhbulat S. et d’autre part la mesure judiciaire d’interdiction du territoire des Alpes-Maritimes », dont il fait l’objet depuis 2016. C’est finalement trois heures et demie plus tard, à 18 h 40, que Chakhbulat S. est laissé libre.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Car il est aussitôt interpellé par une équipe de police qui patrouille aux abords du centre de rétention administrative. Celle-ci explique avoir agi sur instruction de la police aux frontières et de la préfecture. Les fonctionnaires auraient reconnu Chakhbulat S. et, ayant connaissance de son interdiction de séjour dans le département, ils auraient décidé de le contrôler. A l’issue de ce contrôle, Chakhbulat S. est de nouveau placé en rétention au CRA de Nice en vue de son expulsion.
Jusqu’à ce que, samedi 8 septembre, la cour d’appel d’Aix-en-Provence ordonne à nouveau sa remise en liberté. La justice a en effet considéré que la présence de Chakhbulat S. dans le département, conséquence de son placement en rétention dans le CRA de Nice, « ne lui était pas imputable ». Son contrôle d’identité « n’a pas respecté les dispositions légales » souligne la cour. Qui ajoute que la préfecture ne justifie toujours d’aucune diligence auprès de la Russie en vue d’obtenir un laissez-passer. Chakhbulat S. est donc libéré, et, toujours visé par une obligation de quitter le territoire, il est aujourd’hui assigné à résidence dans les Landes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Dans un entretien au « Monde », le philosophe explique pourquoi la fin du patriarcat est liée à la sortie de l’organisation religieuse de nos sociétés.
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édition abonné


Marcel Gauchet : « La domination masculine est morte »

Dans un entretien au « Monde », le philosophe explique pourquoi la fin du patriarcat est liée à la sortie de l’organisation religieuse de nos sociétés.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 17h29
    |

Nicolas Truong







                        



                                


                            
Historien et philosophe notamment attaché à penser L’Avènement de la démocratie (Gallimard, quatre tomes, 2007-2017), Marcel Gauchet est également rédacteur en chef de la Revue Le Débat qui, pour son 200e numéro, a consacré un dossier au « masculin en révolution ». Il s’explique sur les raisons et les conséquences de cet « événement énorme » qu’est la fin du patriarcat. 
« Nous sommes en train d’assister à la fin de la domination masculine », écrivez-vous. Pourtant, de fortes inégalités (sociales, notamment) persistent, des emprises comportementales subsistent sans parler de certains droits politiques que l’on refuse encore aux femmes dans certaines régions du monde…
Distinguons le constat et l’explication. Le fait de ces inégalités persistantes ne se discute pas. Mais il y a deux manières très différentes de les comprendre. Ou bien on considère qu’elles traduisent une domination masculine inchangée en son fond, en dépit des principes affichés, et il faut nous dire en quoi celle-ci consiste. Ou bien on les regarde comme l’héritage d’une domination archi-millénaire, mais dont on peut identifier le principe pour constater qu’il est mort, ce qui veut dire que ces résidus du passé sont en train de se résorber pour de bon et appelés à disparaître. C’est cette seconde thèse qui me paraît la bonne.
Le mouvement #metoo est-il donc davantage le signe de la fin du patriarcat que celui de sa persistance ?
Cette révolte a traduit dans les actes une rupture qui était acquise dans les têtes. La manière même dont elle s’est répandue comme une traînée de poudre en balayant les oppositions montre que l’espèce de tolérance qui continuait d’entourer les comportements de prédation sexuelle n’avait plus aucun fondement. Ils sont tenus pour inacceptables au regard de la nouvelle norme commune. Il suffisait d’une occasion pour que celle-ci devienne explicite.
Pourquoi la question...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Le fils de Mouammar Kadhafi a transmis à la justice française un courrier dans lequel il affirme à nouveau que la campagne de Nicolas Sarkozy a été financée par la Libye.
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Saïf Al-Islam Kadhafi, le modéré devenu paria



LE MONDE
              datetime="2018-09-11T17:14:05+02:00"

        Le 11.09.2018 à 17h14






Durée : 03:08 | 

C’est par lui qu’avait éclaté le scandale du financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par la Libye en 2011. Après la chute de Mouammar Kadhafi, son fils Saïf Al-Islam avait passé six longues années en détention. En juillet, ses avocats londoniens ont transmis un courrier à la justice française, dans lequel Saïf Al-Islam Kadhafi livre sa version des faits concernant le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy. Portrait d’un modéré devenu un paria après ses prises de position au début de la guerre en Libye.


                

                     « Pourquoi j’ai toujours voulu épouser un homme polygame »

                

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Après deux opérations chirurgicales, l’os de la patiente présente une certaine fragilité, imposant une rééducation en douceur. Mais le professionnel s’abstient de recueillir les informations nécessaires sur son état de santé, et procède à des exercices inappropriés.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Un rapport préconise de « relancer l’apprentissage de la langue arabe » pour lutter contre l’islamisme, ce qui a suffi à réveiller de vieilles polémiques.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Au-delà de l’emballement, l’enseignement de l’arabe reste ultraminoritaire à l’école

Un rapport préconise de « relancer l’apprentissage de la langue arabe » pour lutter contre l’islamisme, ce qui a suffi à réveiller de vieilles polémiques.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 16h43
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 18h13
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Relancer l’arabe à l’école pour lutter contre l’islamisme : cette préconisation émane d’un rapport sur le fondamentalisme islamique, publié dimanche 8 septembre, par l’Institut Montaigne. Son auteur, Hakim El Karoui, affirmait lundi sur RTL qu’« en vingt ans, le nombre d’élèves qui apprennent l’arabe au collège et au lycée a été divisé par deux » alors qu’il « a été multiplié par dix dans les mosquées ». 
Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a confirmé sur RMC qu’il fallait « développer l’apprentissage » de l’arabe, mais aussi du russe et du chinois :
« Il faut donner du prestige à ces langues. L’arabe est une grande langue littéraire qui doit être apprise pas seulement par les personnes d’origine maghrébine ou de pays de langue arabe. C’est cette stratégie qualitative que nous allons mener. »
La proposition a aussitôt été critiquée par l’extrême droite. Pour Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, le ministre « se vautre dans le politiquement correct ». Le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan s’est insurgé contre « l’arabisation de la France », préconisant plutôt de se concentrer sur les cours de français. Même l’ancien ministre de l’éducation nationale Luc Ferry s’inquiète, mardi 11 septembre sur Europe 1, d’un « risque de faire entrer l’islamisme dans l’éducation nationale ». Pourtant, en réalité, on est bien loin de « l’arabisation de l’éducation nationale ». Explications.

        L’enquête:
         

          L’arabe au ban de l’école



1. L’enseignement de l’arabe n’a rien de nouveau
L’arabe est la langue officielle de vingt-six Etats, en Afrique et dans la péninsule Arabique, soit 430 millions d’habitants. Elle est enseignée en France à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) depuis 1795. L’agrégation d’arabe a été créée en 1905, d’abord pour faciliter les échanges commerciaux ou diplomatiques avec le monde arabe.
Selon un rapport du ministère de la culture, plus de trois millions de personnes pratiquent quotidiennement l’arabe en France, « très majoritairement sous sa forme maghrébine, mais aussi — au sein de communautés moins nombreuses — sous ses formes libanaise, égyptienne, syrienne ». Cette langue orale de la vie quotidienne est parfois très différente de l’arabe classique ou littéral enseigné à l’école, surtout utilisé à l’écrit et dans les communications publiques (discours, médias…).
2. L’arabe n’est plus en recul, mais il reste très faible
Les effectifs d’élèves apprenant l’arabe littéral, en deuxième ou en troisième langue, ont presque doublé en dix ans : ils étaient 6 512 à la rentrée 2007, contre 11 174 en 2017 (et même 13 975 en incluant le département de Mayotte). Le ministère n’a pas fourni au Monde les chiffres d’il y a vingt ans, auxquels se réfère Hakim El Karoui.

   


Dans tous les cas, il s’agit d’une infime minorité, moins de deux élèves sur mille. En troisième langue au lycée, l’arabe est bien moins étudié que le chinois (18 618 élèves en 2017) ou le russe (6 199 élèves).
Les enseignants sont très peu nombreux : 5 postes ont été ouverts en 2018 au concours du Capes et 3 à l’agrégation. Entre 2011 et 2015, il n’y a eu aucun nouveau professeur certifié.
3. En primaire, des cours d’arabe plus nombreux mais généralement facultatifs
Dans le premier degré, la pratique de l’arabe comme langue vivante étrangère est encore plus anecdotique : on compte 567 élèves à la rentrée 2017, contre 1 483 élèves pour le chinois et 295 élèves pour le russe.
En revanche, un autre système est proposé aux écoliers à partir du CE1 : les enseignements internationaux de langues étrangères (EILE), des cours facultatifs d’une heure et demie, dispensés gratuitement en plus des vingt-quatre heures d’enseignements obligatoires.

        Vérification :
         

          Fausse rumeur sur des « cours d’arabe obligatoires » à l’école primaire



Ces EILE remplacent progressivement depuis 2016 les enseignements de langue et de culture d’origine (ELCO), qui avaient été mis en place dans les années 1970 pour valoriser la culture des enfants de migrants. Des enseignants sont mis à disposition par des accords avec neuf pays : Algérie, Maroc, Tunisie, Turquie, Portugal, Espagne, Italie, Serbie et Croatie. Un rapport du Haut Conseil à l’intégration avait alerté en 2013 sur les risques de « dérive » communautariste, voire de « catéchisme islamique » à propos de l’enseignement du turc, et sur l’inadéquation des langues proposées par rapport aux immigrations actuelles.
Désormais, les enseignants des EILE doivent être mieux sélectionnés, intégrés aux équipes pédagogiques et inspectés. L’apprentissage est évalué, et les cours sont ouverts à tous les élèves, quelle que soit leur origine. En 2016, selon l’éducation nationale, 48 129 élèves suivaient les cours dispensés en partenariat avec l’Algérie, le Maroc et la Tunisie.
En clair, les craintes de Nicolas Dupont-Aignan ou de Luc Ferry sont relativement infondées : l’arabe est déjà enseigné au collège ou au lycée, parmi d’autres langues, il n’y a aucun projet d’en changer les modalités d’apprentissage, mais davantage celui de garantir un enseignement de qualité en milieu scolaire plutôt que de laisser cet apprentissage à des écoles privées religieuses.

        L’article de 2016 :
         

          Les enseignements de langues d’origine vont disparaître






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Les avocats de Mme Bolle ont obtenu la saisine du Conseil constitutionnel à propos de cette garde à vue subie à 15 ans, dans l’espoir de la faire annuler.
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Affaire Grégory : la garde à vue de Murielle Bolle en 1984 était-elle légale ?

Les avocats de Mme Bolle ont obtenu la saisine du Conseil constitutionnel à propos de cette garde à vue subie à 15 ans, dans l’espoir de la faire annuler.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 16h18
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 17h33
   





                        



   


Il s’agit d’une nouvelle victoire pour Murielle Bolle. Personnage-clé de l’affaire Grégory, elle a obtenu, mardi 11 septembre, la saisine du Conseil constitutionnel au sujet d’une ordonnance de 1945 sur l’« enfance délinquante ». Elle espère ainsi faire annuler sa garde à vue de 1984, alors qu’elle avait 15 ans.

        Lire aussi :
         

                Affaire Grégory : ce que se sont dit Murielle Bolle et son cousin pendant la confrontation



La Cour de cassation a ainsi jugé « sérieuse » la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par la défense de Mme Bolle, 49 ans, qui attaquait notamment l’ordonnance qui à l’époque ne prévoyait pas de garanties spéciales pour la garde à vue des mineurs. Selon ses avocats, ses droits fondamentaux ne furent pas respectés au regard de la Déclaration des droits de l’homme de 1789.
Pas de notification du droit de se taire, pas d’assistance d’un avocat... « On n’a pas tenu compte de sa qualité de mineure », avait résumé Me Emmanuel Piwnica, l’un de ses avocats. L’avocat général avait préconisé le rejet de cette question prioritaire de constitutionnalité (QPC). Cette QPC était adossée à un pourvoi visant à obtenir l’annulation de la garde à vue de 1984.
Annulation de sa mise en examen
Murielle Bolle avait obtenu l’annulation par la cour d’appel de Dijon, pour des questions de procédure, de sa mise en examen pour le rapt du petit Grégory Villemin, retrouvé mort pieds et poings liés dans la Vologne, dans les Vosges, le 16 octobre 1984.
Les mises en examen des époux Jacob, grand-oncle et grand-tante de Grégory, avaient été annulées pour la même raison. Le parquet général entend toutefois redemander ces trois mises en examen une fois le pourvoi en cassation de Murielle Bolle purgé.

        Lire aussi :
         

                Affaire Grégory : les motifs de l’annulation des mises en examen de Murielle Bolle et des époux Jacob



Toutefois, si Murielle Bolle obtenait gain de cause au sujet de sa garde à vue, les conséquences d’une telle issue demeurent incertaines, la cour d’appel ayant jugé en mai que la mise en examen de Murielle Bolle ne résultait « pas des propos tenus en garde à vue mais d’éléments nouveaux ».
Les 2 et 3 novembre 1984, Murielle Bolle, 15 ans, avait accusé son beau-frère, Bernard Laroche, d’avoir enlevé Grégory, avant de se rétracter. Bernard Laroche fut incarcéré puis relâché avant d’être tué d’un coup de fusil par son cousin Jean-Marie Villemin, le père de l’enfant, en 1985.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ « Il n’appartient pas aux personnes convoquées de décider de se présenter ou non », a estimé le président de la commission, Philippe Bas.
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Alexandre Benalla refuse de se rendre devant le Sénat avant la fin de l’enquête judiciaire

« Il n’appartient pas aux personnes convoquées de décider de se présenter ou non », a estimé le président de la commission, Philippe Bas.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 15h11
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 17h40
   





                        



Alexandre Benalla, l’ancien chargé de mission d’Emmanuel Macron mis en examen pour des violences le 1er mai à Paris, a finalement décidé de ne pas se rendre devant la commission d’enquête sénatoriale, qui a toutefois annoncé qu’elle le convoquerait « prochainement ».
L’ancien collaborateur de l’Elysée avait dit cet été avoir « plutôt envie » d’être auditionné par la commission d’enquête. Il a finalement changé d’avis lundi « tard dans la soirée », souhaitant, sur les conseils de son avocat, attendre la fin de la procédure judiciaire en cours. Me Laurent-Franck Liénard a rendu publique cette décision mardi sur LCI après avoir reçu un mail du président LR de la commission Philippe Bas invitant son client à se rendre devant les sénateurs le 19 septembre.
M. Benalla réserve « l’ensemble de ses réponses aux magistrats instructeurs », a justifié Me Liénard, indiquant par ailleurs que l’ex-collaborateur du président de la République était convoqué le 28 septembre par les juges d’instruction.
Annonce surprise
En réponse à cette annonce surprise dévoilée à la veille de la reprise des auditions, M. Bas a indiqué qu’une convocation en bonne et due forme serait « prochainement adressée à M. Alexandre Benalla pour qu’il apporte à la commission des lois du Sénat les éléments d’information qui lui sont nécessaires ». « Il n’appartient pas aux personnes convoquées pour être auditionnées de décider de se présenter ou non à cette convocation », a-t-il souligné.
Rapporteur de la commission, le sénateur PS Jean-Pierre Sueur a, lui, affirmé sur CNews que M. Benalla serait convoqué « la semaine prochaine ». « Il est très probable le 19 », a-t-il ajouté.
Comme à l’Assemblée, les convocations devant des commissions d’enquête ne sont pas facultatives ; la personne qui refuse de comparaître, de prêter serment, de déposer ou de communiquer les documents demandés, est passible d’un emprisonnement de deux ans et d’une amende de 7 500 euros.

        Les explications :
         

          Quels pouvoirs pour la commission d’enquête parlementaire ?



Après une pause estivale, la commission d’enquête sénatoriale reprenait ses auditions cette semaine. Le chef de cabinet d’Emmanuel Macron, François-Xavier Lauch, sera auditionné mercredi 12 septembre. La commission des lois du Sénat, dotée des prérogatives d’une commission d’enquête, a également prévu le même jour l’audition du général Eric Bio-Farina, commandant militaire de la présidence de la République, et de Maxence Creusat, commissaire de police à la direction de l’ordre public et de la circulation de la préfecture de police de Paris.

        Nos explications :
         

          Affaire Benalla : cinq questions en suspens avant l’audition du directeur de cabinet de Macron



Depuis les premières révélations du Monde, à la mi-juillet, M. Benalla a été mis en examen pour « violences en réunion n’ayant pas entraîné d’incapacité », « immixtion dans l’exercice d’une fonction publique », « port public et sans droit d’insignes réglementés », « recel de détournement d’images issues de la vidéoprotection » et « recel de violation du secret professionnel ».

Notre sélection d’articles sur l’affaire Benalla
Retrouvez nos principaux contenus liés à l’affaire Benalla, du nom de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron que Le Monde a identifié en train de molester un manifestant en marge des manifestations du 1er-Mai.
Mercredi 18 juillet, Le Monde publie ses premières révélations et écrit avoir identifié Alexandre Benalla sur une vidéo mise en ligne dès le 1er mai sur YouTube.D’une ZUP d’Evreux jusqu’au premier cercle du président : récit de l’ascension mystérieuse de cet homme.Benalla, Mizerski, Crase... qui sont les personnages-clés de l’affaire ?Que s’est-il passé précisément place de la Contrescarpe ? Retour sur le déroulé des événements.A l’Assemblée, une commission d’enquête présidée par la députée LRM Yaël Braun-Pivet a mené des auditions. Une semaine plus tard, l’opposition claque la porte accusant l’Elysée de vouloir « torpiller » les travaux.Le point sur les auditions de : Gérard Collomb, ministre de l’intérieur ; Michel Delpuech, préfet de police de Paris ; Patrick Strzoda, directeur de cabinet de l’Elysée.Dommage collatéral, l’examen de la révision constitutionnelle a été suspendu et ne reprendra pas avant la rentrée et le gouvernement a dû faire face à deux motions de censure de l’opposition, toutes deux rejetées.Après une semaine de silence, Emmanuel Macron s’est finalement exprimé devant des députés, dans un discours que nous avons décrypté point par point.Affaire d’Etat ou non ? Oui, car il y a eu dissimulation estiment certains ; non, car l’Etat n’as pas commis d’acte délictueux, avancent d’autres.Les auditions des gardes à vue de M. Benalla et des quatre autres personnes mises en examen ont permis d’éclairer les faits qui leur sont reprochés.Plus d’une semaine après les révélations du « Monde », l’ex-chargé de mission de l’Elysée, Alexandre Benalla, a accepté de répondre longuement à nos questions dans un entretien exclusif.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Il est urgent pour les musulmans de France de faire émerger de leurs propres rangs un modèle alternatif assez puissant pour contrer l’idéologie islamiste, souligne le philosophe Abdennour Bidar, dans une tribune au « Monde ».
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Abdennour Bidar : « Musulmanes et musulmans progressistes, sortez de l’ombre ! »

Il est urgent pour les musulmans de France de faire émerger de leurs propres rangs un modèle alternatif assez puissant pour contrer l’idéologie islamiste, souligne le philosophe Abdennour Bidar, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 15h02
    |

Abdennour Bidar (Philosophe et essayiste, spécialiste de l'islam)







                        



                                


                            

Tribune. Mettre fin aux financements étrangers du salafisme, instaurer un contrôle public des organismes qui assurent le pèlerinage à La Mecque, instaurer une taxe sur le gigantesque marché du halal, instituer une formation obligatoire aux valeurs républicaines de tous les imams du territoire, etc. Toutes ces préconisations du rapport rendu au chef de l’Etat par Hakim El Karoui sont indispensables (« La Fabrique de l’islamiste »).
Elles ne régleront cependant pas le problème majeur de l’islam de France : son incapacité à faire émerger de ses propres rangs un mouvement progressiste capable de proposer un modèle alternatif assez puissant pour contrer l’idéologie islamiste sous toutes ses formes, du radicalisme terroriste au fondamentalisme piétiste en passant par ce conservatisme étroit qui règne aujourd’hui presque sans partage dans l’ethos musulman.
Là-dessus, le rapport en question ne peut évidemment rien faire : il alerte vigoureusement sur la propagation de cette idéologie islamiste mais il ne peut désormais compter que sur le relais qui doit être pris par un nombre suffisant de consciences musulmanes, pour créer ensemble le grand mouvement d’ouverture, de paix, de liberté de conscience et d’expression, d’égalité femmes-hommes, de tolérance et de fraternité dont cette religion et cette culture ont un besoin vital, en France comme ailleurs.
Un autre islam possible
Pour ma part, n’étant pas un chef politique et n’ayant pas vocation à le devenir, j’estime avoir fait la part du philosophe avec quelques autres, en construisant dans mes écrits le « grand récit » d’un autre islam non seulement compatible avec les valeurs de la démocratie et des droits de l’homme mais capable de trouver dans les conditions du monde moderne et post-moderne une régénération inouïe de son génie spirituel – très au-delà de la religion figée dans laquelle cette spiritualité s’est abîmée depuis des siècles et des siècles.
Depuis 2004 avec...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Grande figure du mouvement féministe, l’ancienne animatrice de Radio-Canada et ex-ministre québécoise Lise Payette est morte le 5 septembre, à Montréal, à 87 ans
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Mort de Lise Payette, militante féministe et indépendantiste québécoise

Grande figure du mouvement féministe, l’ancienne animatrice de Radio-Canada et ex-ministre québécoise Lise Payette est morte le 5 septembre, à Montréal, à 87 ans



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 14h51
    |

            Anne Pélouas (Montréal, correspondance)








                        


                                                        
« Je me souviens. » La devise inscrite sur les plaques minéralogiques du Québec, c’est à elle qu’on la doit, comme la création d’un régime public d’assurance automobile, mais l’héritage de Lise Payette, morte mercredi 5 septembre à 87 ans, à Montréal, va bien au-delà…
Star de la télévision québécoise devenue ministre, elle défendra toute sa vie la cause des femmes et celle de l’indépendance de sa province. « Elle est de celles qui nous ont ouvert la voie », a souligné l’ex-première ministre du Québec, Pauline Marois. Philippe Couillard, qui dirige le gouvernement actuel, a salué en elle « une animatrice de télévision qui a eu un énorme impact sur la société mais surtout une grande figure du mouvement féministe ». Louant « son intelligence, son aplomb et ses convictions », le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a relevé que « des générations de femmes en quête de liberté et d’égalité » ont profité de son action.
Exige de se faire appeler « Madame la ministre »
Née le 29 août 1931, à Verdun, sur l’île de Montréal, mariée à 20 ans et mère de trois enfants, Lise Payette est d’abord journaliste radio. Elle part pour Paris en 1958 et anime pour Radio-Canada l’émission « Interdit aux hommes ». De retour au Québec, l’animatrice-vedette de la télévision de Radio-Canada voit reconnus son talent d’intervieweuse et son franc-parler. Elle anime « Place aux femmes » de 1965 à 1972, puis « Appelez-moi Lise », grand talk-show quotidien, jusqu’en 1975. Et pousse l’ironie jusqu’à couronner sur les ondes à chaque Saint-Valentin, de 1967 à 1975, le plus bel homme du pays, pour se moquer des concours de Miss.
En 1976, Lise Payette rejoint les rangs du Parti québécois et entre au cabinet du premier ministre René Lévesque. Elle y est la seule femme et exige de se faire appeler « Madame la ministre ». Elle occupera plusieurs portefeuilles successifs, dont la condition féminine et le développement social.
Lise...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Dix-neuf présidents de département demandent, dans une tribune au « Monde », au gouvernement d’inclure dans le plan pauvreté un projet de loi d’expérimentation du revenu de base.
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« Le revenu de base, tremplin vers l’insertion sociale et professionnelle, et vecteur d’intégration citoyenne »

Dix-neuf présidents de département demandent, dans une tribune au « Monde », au gouvernement d’inclure dans le plan pauvreté un projet de loi d’expérimentation du revenu de base.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 14h00
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                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. La solidarité est une idée porteuse d’innovation et de justice. Il n’est pas digne de notre pays, parmi les plus riches de la planète, de tolérer que près de neuf millions de ses habitants vivent sous le seuil de pauvreté.
De nombreux travailleurs ne parviennent pas à tirer un revenu décent de leur activité
Contre la pauvreté, nous n’avons pas encore tout essayé. Refusant tout fatalisme, plusieurs départements, en première ligne sur la question sociale, ont travaillé depuis près d’un an, avec la Fondation Jean-Jaurès, à un projet d’expérimentation d’un revenu de base sous condition de ressources afin d’inventer de nouvelles protections face aux mutations du travail et de la société.
Le revenu de base est un revenu de solidarité. Si notre protection sociale est efficace dans la crise économique que nous traversons, sa performance pourrait être nettement améliorée en réparant deux injustices majeures : automatiser les prestations sociales afin d’intégrer les ayants droit qui n’y recourent pas (environ 35 % pour le seul RSA) ; et les ouvrir aux jeunes de moins de 25 ans (pour l’essentiel exclus du RSA, alors que 25 % des 18-24 ans sont sous le seuil de pauvreté).
Le revenu de base est aussi un revenu de développement. De nombreux travailleurs ne parviennent pas à tirer un revenu décent de leur activité : agriculteurs, artisans, employés et ouvriers à bas revenus, salariés à temps partiel… Le dispositif apporte un complément de ressources pour améliorer leur pouvoir d’achat et revitaliser les territoires délaissés.
Vecteur d’intégration sociale
Le revenu de base est enfin un revenu d’autonomie. Son inconditionnalité permet de développer le pouvoir d’agir des personnes, de soutenir leurs projets de vie et professionnels, leurs parcours d’insertion et les activités d’utilité sociale (aidants de personnes handicapées ou âgées, reconversions professionnelles, formations longues, bénévolats, créateurs d’activité…).
prévenir...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Une expertise psychiatrique a conclu que l’état de cet individu, qui n’est pas signalé pour radicalisation, n’était pas compatible avec la garde à vue.
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L’homme qui s’était introduit sur les pistes de l’aéroport de Lyon hospitalisé d’office

Une expertise psychiatrique a conclu que l’état de cet individu, qui n’est pas signalé pour radicalisation, n’était pas compatible avec la garde à vue.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 13h36
   





                        



   


L’homme de 31 ans arrêté lundi 10 septembre à l’issue d’une course-poursuite avec les forces de l’ordre après s’être introduit en voiture sur les pistes de l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, a fait l’objet d’une hospitalisation d’office, selon une source judiciaire. « Une expertise psychiatrique a conclu que son état n’était pas compatible avec la garde à vue », qui a donc été « levée », et le trentenaire a « fait l’objet d’une mesure d’hospitalisation sous contrainte », a ajouté cette source.
Sans antécédent judiciaire, le suspect n’est pas signalé pour radicalisation. Et le parquet antiterroriste de Paris ne s’est pas saisi de l’affaire.
Enquête pour « tentative de meurtre »
Au volant d’une Mercedes grise volée plus tôt à Dijon, l’homme avait d’abord pris l’autoroute 43 à contresens. Pris en chasse par des agents de la compagnie républicaine de sécurité (CRS) autoroutière et un hélicoptère de la gendarmerie, il avait forcé les barrières de l’aéroport d’aviation d’affaires de Bron, avant de reprendre l’autoroute jusqu’à l’aéroport lyonnais puis de foncer sur une porte et une baie vitrées du terminal 1. Il avait ensuite traversé un champ avant de rouler sur une piste.
Stoppé par une voiture de police, le conducteur avait pris la fuite à pied mais a été rapidement interpellé par les forces de l’ordre.
Son intrusion, pour une raison indéterminée, a blessé légèrement une personne qui travaillait sur une nacelle dans l’aérogare. Le trafic aérien du troisième aéroport français avait été totalement interrompu jusqu’au milieu de l’après-midi.
Le parquet de Lyon a ouvert une enquête de flagrance, notamment « pour tentative de meurtre en bande organisée », confiée à la police judiciaire.

        Lire aussi :
         

                Lyon : un homme arrêté après une course-poursuite à l’aéroport Saint-Exupéry






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Une nouvelle circulaire va être adressée aux recteurs d’académie afin de rappeler les obligations déjà existantes.
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Education à la sexualité : la loi prévoit au moins trois séances d’information par an

Une nouvelle circulaire va être adressée aux recteurs d’académie afin de rappeler les obligations déjà existantes.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 11h53
    |

                            Mattea Battaglia et 
Adrien Sénécat








                        



                                


                            
Beaucoup de bruit, mais peu de changements concrets. Derrière les effets d’annonce et les polémiques qui marquent cette rentrée, le cadre de l’éducation à la sexualité à l’école n’a été modifié qu’à la marge. La loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes adoptée cet été ne comporte aucune disposition nouvelle en ce sens. La circulaire que s’apprête à adresser très prochainement Jean-Michel Blanquer aux recteurs d’académie a surtout vocation à rappeler les obligations déjà existantes.
Depuis 2001, le code de l’éducation prévoit qu’« au moins trois séances » d’information et d’éducation à la sexualité par an et par niveau soient dispensées à la fois « dans les écoles, les collèges et les lycées ». Au fil des ans, les textes en ce sens se sont empilés : on compte pas moins de cinq circulaires, entre 2003 et 2016, ayant réaffirmé l’obligation d’aborder le sujet. En parallèle, de nombreuses dispositions ont été prises pour diffuser en classe des informations relatives à l’égalité entre les filles et les garçons, à la contraception ou encore aux violences sexuelles.
Et pourtant, selon une étude du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes portant sur la période 2014-2015, 25 % des écoles élémentaires ainsi que 4 % des collèges et 11,3 % des lycées déclarent n’avoir mené aucune action d’éducation sexuelle lors de l’année scolaire concernée. Seule une minorité des classes avait, à l’époque, réellement bénéficié des trois séances annuelles obligatoires (de 10 % en 1re à 47 % en CM2). Certes, l’étude n’a porté que sur 3 000 établissements, mais elle reflète bien le hiatus entre ce qui se joue, concrètement, sur le terrain de l’école et l’instrumentalisation polémique qui en est faite.
Réponse « adaptée à chaque âge »
Dans ce contexte, l’enjeu est avant tout de faire respecter la loi. C’est ce qu’a reconnu la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes,...




                        

                        


<article-nb="2018/09/11/19-13">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Deux mois après le déclenchement du scandale, des réformes sont attendues, autant chez les gendarmes qu’au sein de la police nationale, qui reste marquée par la gestion des événements.
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L’affaire Benalla a laissé des traces chez les policiers

Deux mois après le déclenchement du scandale, des réformes sont attendues, autant chez les gendarmes qu’au sein de la police nationale, qui reste marquée par la gestion des événements.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 12h00
    |

            Nicolas Chapuis








                        



                                


                            
Quand les mots « affaire Benalla » sont prononcés, ce sont invariablement des mines déconfites qui s’affichent dans les rangs des forces de l’ordre. Et les mêmes mots qui reviennent en privé : « gestion lamentable », « sentiment d’injustice »… Deux mois après le déclenchement du scandale qui a éclaboussé par ricochet toute l’institution policière, les troupes sont encore abasourdies par la façon dont il a été géré par les différentes autorités. Si les dysfonctionnements mis en lumière étaient connus en interne, l’absence de circulation des informations et la politique de l’autruche passent mal dans une maison dont l’un des cœurs de métier est le renseignement.

« Cette affaire laisse des traces, on est au bout d’un système dans l’organisation de la police nationale, on a un fonctionnement en silo, une absence de pilotage et un manque de transversalité… », explique Christophe Rouget, commandant de police et porte-parole du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure, majoritaire chez les officiers. « Ca a été assez pitoyable la façon dont tout le monde s’est renvoyé la balle, chacun doit assumer ses responsabilités, abonde Philippe Capon, secrétaire général de l’UNSA Police. Alexandre Benalla rentrait partout, mais maintenant personne ne veut plus le reconnaître… »
« Pas d’oukase sur la Préfecture de police de Paris »
Au premier rang des interrogations, le fonctionnement à part de la Préfecture de police de Paris, qui ne rend pas de comptes à la direction générale de la police nationale (DGPN). Avec un ministère censé chapeauter l’ensemble, mais qui a dû remonter avec retard la chaîne d’information. En interne, nombreux sont les policiers à estimer qu’il est plus que temps de mettre fin à des cloisonnements hérités d’un autre temps. Mais personne ne se fait d’illusion. Lors de sa conférence de presse de rentrée, jeudi 6 septembre, Gérard Collomb, le ministre de l’intérieur, a d’ailleurs calmé le jeu, prévenant...




                        

                        


<article-nb="2018/09/11/19-14">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Une quarantaine de vaches vont être installées d’ici à la fin de 2018 dans une ferme flottante quasi autosuffisante dans le port de Rotterdam.
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<article-nb="2018/09/11/19-15">
<filnamedate="20180911"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180911"><AAMMJJHH="2018091119">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Une étude japonaise montre qu’une bonne organisation des secours sur le parcours de la course permet de sauver presque tous les cas de mort subite.
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Le défibrillateur, auxiliaire de vie des marathoniens

Une étude japonaise montre qu’une bonne organisation des secours sur le parcours de la course permet de sauver presque tous les cas de mort subite.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 15h30
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Marathoniens, semi-marathoniens, formez-vous aux gestes qui sauvent, et exigez des organisateurs de vos courses qu’ils soient au top côté assistance médicale. Les données de plusieurs études, dont la dernière, japonaise, a été ­publiée le 2 août dans le New England Journal of Medicine (NEJM), démontrent qu’une organisation bien pensée des secours permet d’assurer la réanimation (massage cardiaque puis défibrillation) dans un délai ultracourt et de sauver tous les coureurs – ou presque – victimes de mort subite, sans séquelle.
Evalué depuis douze ans, le dispositif mis en place au Japon obtient des résultats bluffants : sur 30 arrêts cardiaques au cours de 251 courses (10 à 42,2 km), les 28 survenus en présence d’un témoin ont tous été ­récupérés, sans conséquence neurologique. En moyenne, le massage cardiaque a été débuté en moins d’une minute, et le premier choc avec un défibrillateur automatique externe (DAE) en 2,2 minutes.
La mort subite du sportif touche une quinzaine de professionnels par an en France, et 800 amateurs. Dans les courses d’endurance, c’est un événement rare. Mais l’engouement croissant pour ces compétitions fait craindre une augmentation de ces accidents. Leur survenue sur un parcours de course à pied pose des problèmes spécifiques : dans une foule compacte, le repérage précis de la position de la victime est un défi pour les équipes de secours. Or, même si un massage cardiaque a pu être réalisé immédiatement par un coureur à proximité, la défibrillation doit être pratiquée dans l’idéal dans les cinq minutes, pour espérer survivre, sans séquelle neurologique.
Dispositif original
Le dispositif de secours décrit par les Japonais est très original. En plus des classiques médecins coordinateurs et postes médicaux avancés, il comporte des duos mobiles de paramédicaux munis de DAE circulant à vélo et à pied. Peuvent aussi intervenir des ­médecins volontaires participant à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Selon un baromètre Ipsos-Secours populaire, 21 % des sondés déclarent ne pas pouvoir s’offrir une alimentation saine et 41 % ont du mal à partir en vacances une fois par an.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Alimentation : 1 Français sur 5 est en situation de précarité

Selon un baromètre Ipsos-Secours populaire, 21 % des sondés déclarent ne pas pouvoir s’offrir une alimentation saine et 41 % ont du mal à partir en vacances une fois par an.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 09h15
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 15h53
   





                        


Le dernier baromètre Ipsos-Secours populaire, publié mardi, souligne l’ampleur de la précarité alimentaire en France, qui touche une personne sur cinq.
Un peu plus d’un cinquième des Français sondés (21 %) ont, en effet, déclaré ne pas être en mesure de s’offrir une alimentation saine leur permettant de faire trois repas par jour et 27 % ont admis ne pas avoir les moyens financiers de s’acheter quotidiennement des fruits et légumes.
C’est dans les foyers les plus modestes que cette tendance est la plus marquée. Ainsi, plus d’un français sur deux dont les revenus mensuels sont inférieurs à 1 200 euros a déclaré avoir des difficultés à payer la cantine de ses enfants et près d’un sur deux (48 %) estime avoir des difficultés à se procurer une alimentation variée.
Par ailleurs, ils sont une écrasante majorité (86 %) à estimer que la précarité alimentaire est le signe d’une situation de pauvreté.

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Difficultés pour payer les actes médicaux
De façon générale, le Secours populaire souligne que la situation financière d’une partie des Français s’est améliorée par rapport à 2017, tout en pointant qu’ils sont 39 % (+ 2 % par rapport à 2017) à déclarer avoir déjà connu une situation de pauvreté.
Quant au seuil de pauvreté, il n’y a pas d’évolution notable par rapport à 2017 : les Français considèrent qu’une personne seule est pauvre quand elle a un revenu mensuel inférieur ou égal à 1 118 euros, soit cinq euros de plus que l’année précédente.
Cette année encore, le sondage révèle que les vacances et la culture restent des postes de dépenses « problématiques » pour de nombreux Français. Ils sont 41 % à admettre avoir du mal à partir en vacances une fois par an (45 % en 2017).
Et près d’un Français sur trois reconnaît avoir du mal à payer des actes médicaux mal remboursés (56 % chez les bourses les plus modestes).
A noter également qu’ils sont plus de 80 % à penser que leurs enfants seront plus vulnérables face à la pauvreté que leur génération.

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                « Le revenu de base, tremplin vers l’insertion sociale et professionnelle, et vecteur d’intégration citoyenne »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Pour ne pas encourir le risque d’une annulation, le testament doit respecter certaines clauses formelles. Le droit français interdit, notamment, qu’il soit « conjonctif », c’est-à-dire écrit à plusieurs, comme dans l’affaire suivante.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Le document remis ce mardi au premier ministre vise à renforcer la sécurité, dans un contexte de menace terroriste persistante.
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Un rapport parlementaire propose de rendre obligatoire l’armement de la police municipale

Le document remis ce mardi au premier ministre vise à renforcer la sécurité, dans un contexte de menace terroriste persistante.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 06h47
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 16h28
    |

            Nicolas Chapuis








                        



   


La date était déjà historiquement symbolique, l’actualité s’en est mêlée. Edouard Philippe avait choisi le mardi 11 septembre, jour de commémoration des plus célèbres attentats terroristes de l’histoire, pour la remise du rapport très attendu des députés LRM Alice Thourot (Drôme) et Jean-Michel Fauvergue (Seine-et-Marne) sur le « continuum de sécurité », expression barbare pour qualifier la coordination entre police et gendarmerie nationales, polices municipales et acteurs de la sécurité privée.
Le premier ministre et les acteurs du dossier ne pouvaient se douter que l’intrusion la veille d’un individu sur les pistes de l’aéroport Lyon Saint-Exupéry viendrait mettre sur le devant de la scène la sécurisation de ces espaces, symboles de ces lieux qui relève à la fois des forces de l’ordre et d’entreprises privées.
Parmi les 78 propositions du document, dévoilées mardi par Le Figaro, la plus attendue concernait d’ailleurs plutôt la police municipale, dont le rapport voudrait rendre l’armement obligatoire, « sauf décision motivée du maire », ce qui représenterait un renversement de la règle actuellement en vigueur mais pas une révolution des usages.
84 % des effectifs déjà équipés
Les auteurs avaient d’ailleurs pris soin de dédramatiser l’affaire, estimant que l’armement des policiers municipaux, longtemps objet de polémique, « entre progressivement dans les usages ». Selon des données de 2016 du rapport, 84 % des effectifs de police municipale (18 044) étaient déjà équipés d’une arme, quelle que soit la catégorie (de la bombe lacrymogène au calibre 38). 9 434 étaient dotés d’une arme à feu (44 % des effectifs). 1 804 étaient dotés de pistolets à impulsion électrique.

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                Dans quelles conditions les policiers municipaux peuvent-ils porter une arme à feu ?



« Il ne s’agira pas nécessairement d’imposer l’armement permanent de tous mais bien d’acter le fait que tous peuvent être en situation de l’être », écrivent les deux députés LRM.
Parmi d’autres mesures visant à conforter la place des polices municipales dans le paysage sécuritaire français, les députés listent le développement de polices municipales intercommunales, la création d’une école nationale, mais aussi la possibilité de consulter directement, mais sous conditions, certains fichiers de police, y compris le fichier des objets et des véhicules signalés et le fichier des personnes recherchées. En mai, le gouvernement avait donné son feu vert à l’accès des policiers municipaux et des gardes champêtres aux fichiers des immatriculations et des permis de conduire.
La sécurité privée, acteur incontournable
Si ce volet risque d’être le plus discuté, avec certains maires qui s’y opposent, la partie du rapport qui concerne les entreprises de sécurité (160 000 personnes) devrait elle aussi faire l’objet de discussion. En effet les parlementaires plaident pour déléguer un certain nombre de missions aujourd’hui gérées par le service public à des entreprises privées, qualifiées d’« acteurs incontournables ». Parmi elles : « des gardes statiques », « les gardes et tranferts de détenus hospitalisés non dangereux », une partie de la surveillance des centres de rétention ou des cellules de dégrisement, la protection de certaines personnalités menacées, la garde et le transfert des scellés ou encore la participation à des opérations de sécurité routière. Ces agents de sécurité pourraient revêtir un uniforme distinct unique pour toute la profession. En outre le rapport prône de faciliter leur équipement en taser et en caméra piéton.
En contre-partie, les députés proposent un certain nombre de mesures pour pallier les « grandes fragilités » du secteur, notamment en remettant à plat les processus de recrutement. Ils recommandent de « bâtir une filière complète et intégrée des métiers de la sécurité », après la troisième et de renforcer les critères de sélection. Les candidats devraient ainsi parler français, être sur le territoire depuis au moins cinq ans et faire l’objet d’une enquête morale et administrative plus poussée. L’organisme de contrôle, le Conseil national des activités de sécurité privées (CNAPS), serait restructuré et fondu avec la délégation aux coopérations de sécurité du ministère de l’intérieur, qui disparaîtrait.

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                La régulation du secteur de la sécurité privée étrillée par la Cour des comptes



Enfin, le rapport fait des propositions dans le sens d’un rapprochement dans certains domaines des services de police et de gendarmerie, et au sein de la police entre la direction générale et la préfecture de police de Paris, qui jouit d’une grande indépendance. Ce dossier, serpent de mer au ministère de l’intérieur depuis des décennies, ressemble davantage à un voeu pieux qu’à une proposition concrète.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ « Pourquoi entrer dans les détails ? », disent des parents d’élèves, inquiets que la sexualité soit abordée en classe.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/09/2018
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Education sexuelle à l’école : le retour des rumeurs

« Pourquoi entrer dans les détails ? », disent des parents d’élèves, inquiets que la sexualité soit abordée en classe.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 17h49
    |

                            Mattea Battaglia et 
Adrien Sénécat








                        



                                


                            

« A chaque âge, sa part de vérité », défend Jean-Philippe, père de deux garçons – l’un entre au CP, l’autre en 6e, dans une petite ville de Haute-Vienne. « Qu’on puisse aborder la sexualité à l’école, je le comprends, explique ce graphiste. Certaines familles n’en parlent pas, alors c’est certainement mieux de le faire en classe que de laisser nos enfants découvrir ça, seuls, sur Internet… Mais faut-il tout dire pour autant ? », s’interroge le père de famille.
La vidéo qu’il a regardée, fin août, sur Internet – comme des milliers d’autres personnes –, l’a « déstabilisé », reconnaît-il. On y voit une supposée mère de famille s’indigner, près de dix minutes durant, qu’on puisse enseigner la masturbation aux enfants à l’école. Ce qui est évidemment faux. Mais c’est aussi sur Internet, explique Jean-Philippe, qu’il a été rassuré : « On y trouve le pire, les “fake news”, comme le meilleur, le “fact checking”. » Il n’en conserve pas moins, aujourd’hui encore, une forme de réserve : « Si la maîtresse demande, en classe, comment on fait les bébés, et qu’un enfant de maternelle répond que les filles naissent dans les roses, les garçons dans les choux, ça ne me gêne pas qu’on le laisse penser ça… Faut-il, à cet âge, entrer dans les détails ? »
« Pourquoi entrer dans les détails ? » : c’est aussi la question qu’entend résonner autour d’elle Emmanuelle, cadre commerciale à Nancy, quand elle en discute avec d’autres mamans. « Certaines redoutent qu’on devance les besoins de leurs enfants. D’autres pensent que l’école devrait déjà se concentrer sur les maths et le français… Ce n’est pas simple d’aborder sereinement ce débat. »

Pétitions, vidéos et tribunes
Quatre ans après la polémique sur les ABCD de l’égalité, outil de promotion de l’égalité entre filles et garçons accusé, par ses détracteurs, d’être le « cheval de Troie de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Le fils de Kadhafi a transmis à la justice française un courrier dans lequel il affirme à nouveau que la campagne de Sarkozy a été financée par la Libye.
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Enquête

Le fils de Kadhafi réitère ses accusations contre Sarkozy sur le financement de sa campagne

Le fils de Kadhafi a transmis à la justice française un courrier dans lequel il affirme à nouveau que la campagne de Sarkozy a été financée par la Libye.

Frédéric Bobin (Tunis, correspondant), 
Simon Piel et 
Joan Tilouine
    



LE MONDE
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        Le 11.09.2018 à 06h38

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        Mis à jour le 11.09.2018 à 17h16






                        

Crédits : MAHMUD TURKIA / AFP


                    

C’est par lui que le scandale a éclaté, en début d’année 2011. Saïf Al-Islam Kadhafi avait alors rompu avec son personnage de dandy réformateur pour promettre de faire couler des « rivières de sang », de combattre « jusqu’à la dernière balle » les manifestants en passe de devenir des rebelles armés, de même que la coalition menée par la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Dans un entretien diffusé par Euronews le 16 mars 2011, le deuxième fils du Guide libyen, alors âgé de 38 ans, évoque pour la première fois le financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy, quatre ans plus tôt. « Il faut que Nicolas Sarkozy rende l’argent, dit-il, nerveux et déterminé. C’est nous qui avons financé sa campagne, et nous en avons la preuve (…). Nous le révélerons tout prochainement. »
Sept ans plus tard, trois doigts en moins coupés par les miliciens de Zintan, qui l’ont arrêté de nuit dans le désert libyen en novembre 2011 et l’ont détenu en résidence surveillée avant de le « libérer » en juin 2016, Saïf Al-Islam Kadhafi finit par répondre aux sollicitations de la justice française. A défaut de fournir des preuves, l’homme – qui est toujours recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité –, livre sa version des faits dans une lettre de huit pages dactylographiées en arabe transmise cet été aux juges français par l’intermédiaire de son cabinet d’avocats britannique.
Ses propos sont à prendre avec précautions, même si les avocats qui le défendent devant la CPI confirment l’authenticité de cette lettre et garantissent que M. Kadhafi en est bien l’auteur. Malgré ses ambitions présidentielles entretenues par ses proches et par la nébuleuse kadhafiste qui parlent en son nom, l’homme a été traumatisé par les tortures, la détention et entretient le mystère sur sa localisation, tout comme sur son état de santé mentale. Il l’écrit lui-même : « J’étais détenu en prison...


