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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Le dossier concernant une dizaine de personnes accusées d’espionnage n’a pas encore été transféré au tribunal, malgré les promesses du pouvoir judiciaire.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Le fils de Mouammar Kadhafi a transmis à la justice française un courrier dans lequel il affirme à nouveau que la campagne de Nicolas Sarkozy a été financée par la Libye.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤         

Saïf Al-Islam Kadhafi, le modéré devenu paria



LE MONDE
              datetime="2018-09-11T17:14:05+02:00"

        Le 11.09.2018 à 17h14






Durée : 03:08 | 

C’est par lui qu’avait éclaté le scandale du financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par la Libye en 2011. Après la chute de Mouammar Kadhafi, son fils Saïf Al-Islam avait passé six longues années en détention. En juillet, ses avocats londoniens ont transmis un courrier à la justice française, dans lequel Saïf Al-Islam Kadhafi livre sa version des faits concernant le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy. Portrait d’un modéré devenu un paria après ses prises de position au début de la guerre en Libye.


                

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Thomas Wieder, correspondant du « Monde » à Berlin, analyse les récentes manifestations à Chemnitz et Köthen, notant que « des tabous sont brisés auprès d’une partie de la population ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Allemagne : « Les manifestations d’extrême droite attirent néonazis et citoyens en colère »

Thomas Wieder, correspondant du « Monde » à Berlin, analyse les récentes manifestations à Chemnitz et Köthen, notant que « des tabous sont brisés auprès d’une partie de la population ».



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 17h12
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 17h25
   





                        



   


Notre correspondant à Berlin, Thomas Wieder, a répondu aux questions des internautes sur les récents rassemblements organisés à l’initiative de l’extrême droite outre-Rhin, notamment à Chemnitz et à Köthen.

        Lire notre reportage :
         

          A Köthen, l’extrême droite allemande exploite un nouveau fait divers



Don : Bonjour. Les manifestations d’extrême droite ne sont pas un phénomène nouveau en Allemagne. Qu’est-ce qui distingue les mobilisations des derniers jours à Chemnitz et Köthen de ce qu’on peut observer depuis plusieurs années ?
L’extrême droite est en effet structurée et bien implantée depuis longtemps en Allemagne, en particulier dans l’ex-Allemagne de l’Est. Il suffit de rappeler les émeutes racistes de Rostock (Mecklembourg-Poméranie occidentale), au bord de la Baltique, en août 1992, ou encore la série de meurtres perpétrés entre 2000 et 2007 par l’organisation néonazie « Clandestinité nationale-socialiste », dont le procès-fleuve s’est achevé en juillet. Ce qui est nouveau, dans les mobilisations de ces derniers jours, c’est le fait que manifeste désormais, aux côtés des groupuscules d’ultradroite, un parti politique représenté au Bundestag où il est même la première force d’opposition, avec 92 députés sur 730.
C’est un point essentiel : ces manifestations n’attirent pas seulement des néonazis, mais des citoyens en colère qui ne se reconnaissent pas nécessairement dans les groupuscules ultraradicaux, mais qui, en même temps, vous expliquent que face à un danger commun (l’immigration incontrôlée de criminels qui viennent troubler l’ordre social) et à un adversaire politique commun (Merkel désignée volontiers comme une « traîtresse » et une « criminelle »), cela ne les dérange pas de défiler aux côtés de néonazis.
Nicolas : Bonjour, l’AfD est-il influent dans tout le pays ou uniquement dans les régions où ont eu lieu les manifestations d’extrême droite ?
Aux législatives de 2017, l’AfD a recueilli 12,6 % des voix. Après, il y a de grandes différences entre les Länder. Dans l’ex-Allemagne de l’Est, le parti d’extrême droite a recueilli 22 % des voix en moyenne, s’imposant comme la deuxième force politique derrière l’Union chrétienne-démocrate (CDU). A l’Ouest, elle a fait un score moyen de 11 %. Le Land où l’AfD est la plus forte est la Saxe (c’est là que se trouve Chemnitz), où, elle a obtenu 27 % des voix, devançant de 0,1 point la CDU. Les Länder où l’AfD a jusque-là moins bien réussi à s’implanter sont ceux du nord-ouest de l’Allemagne, comme le Schleswig-Holstein, la Basse-Saxe ou la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, ainsi que des villes comme Hambourg et Brême.
The puma : Est-ce que l’AfD à les mêmes idées que le Front national ?
Thomas Wieder : L’AfD, depuis sa création en 2013, a évolué. Au départ, le parti était essentiellement préoccupé par la sortie de l’euro et le retour au deutschemark. Depuis 2015, la question migratoire est sa seule obsession. Les rapports avec le Front national, aujourd’hui Rassemblement national, ont toujours été compliqués. En 2016, un rapprochement a eu lieu entre Marine Le Pen et Frauke Petry, alors présidente de l’AfD, mais il n’a pas été du goût de tout le monde à l’AfD, beaucoup considérant que la présidente du FN défendait une ligne trop socialiste sur le plan de la politique économique.
Depuis le départ fracassant de Frauke Petry de l’AfD, au lendemain des élections législatives du 24 septembre 2017, les contacts entre les deux partis se sont distendus. Mais sur le fond, j’aurais plutôt tendance à dire qu’ils se sont rapprochés avec le départ de Florian Philippot du Front national, représentant de la ligne « sociale » honnie par nombre de dirigeants de l’AfD, lesquels campent sur des positions plus libérales.

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                La tentation extrémiste des droites européennes



Arthur : Bonjour, Un lien entre les événements de Köthen et les futures élections en Bavière se fait-il déjà sentir ?
Pour comprendre ce qui se passe au sein de la CSU bavaroise, il faut remonter aux législatives du 24 septembre 2017. Ce jour-là, la CSU recueille 38,8 % des voix, soit 10,5 points de moins qu’en 2013, tandis que l’AfD réalise en Bavière son meilleur score de toute l’Allemagne de l’Ouest, avec 12,4 %, soit 8,1 points de plus qu’en 2013. De ce qui constitue un choc électoral, Horst Seehofer, président de la CSU et alors ministre-président de Bavière, tire une conclusion : pour éviter qu’une telle débâcle ne se reproduise un an plus tard aux élections régionales, la CSU doit absolument reconquérir les électeurs qu’elle a perdus au bénéfice de l’AfD. D’où une stratégie « à droite toute » défendue depuis par Seehofer au ministère fédéral de l’intérieur et par son successeur à la tête de la Bavière, Markus Söder.
Le problème est que, dans les sondages, cette stratégie ne semble guère payante puisque la CSU est aujourd’hui créditée de 36 % à 37 % des voix, tandis que l’AfD tourne autour de 14 %. En fait, il semble que la CSU perde sur les deux tableaux : d’un côté, elle ne parvient pas à récupérer les électeurs partis à l’AfD, de l’autre, elle se voit délaissée par des électeurs plus modérés qui, rebutés par ce durcissement, envisagent aujourd’hui de voter plus au centre, notamment pour les Verts qui pourraient arriver en deuxième position – autour de 15 %-16 % – aux élections régionales d’octobre.
yann : Pourquoi la grande coalition paraît-elle presque paralysée ? Quel est le problème à condamner sans appel ces manifestations ?
La coalition est paralysée pour deux raisons principales. D’abord, c’est une « grande coalition » qui n’a de grande que le nom : jamais la CDU-CSU et le SPD n’ont obtenu des scores aussi faibles aux élections, et jamais Merkel n’a été si mal réélue quand elle s’est présentée au Bundestag, en mars, après des mois de laborieuses tractations pour trouver un accord de gouvernement : 9 voix seulement de majorité, c’est très peu !
Ensuite, la coalition est paralysée par les désaccords qui la minent. Pas seulement entre conservateurs et sociaux-démocrates, mais au sein même du camp conservateur. Plus le temps passe, moins ce gouvernement est une coalition CDU-CSU/SPD et plus c’est une cohabitation Merkel (CDU)-Seehofer (CSU). Un gouvernement ne peut pas fonctionner normalement quand il est en permanence animé par une guerre au sommet entre une chancelière et son ministre de l’intérieur qui partagent des visions opposées sur les questions essentielles du moment : la politique migratoire, la place de l’islam dans la société, la façon de lutter contre l’extrême droite.

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                La droite allemande tétanisée par l’extrême droite



IIIIIIIIII : Pensez-vous que ce jaillissement de l’extrême droite au cours des derniers mois peut être dû à un travail de mémoire qui s’affaiblit en Allemagne ?
Cela joue, très certainement. Il m’arrive souvent d’en parler avec des gens, et beaucoup, en particulier chez les plus jeunes, vous disent facilement qu’ils en ont ras-le-bol de se voir rappeler le passé nazi de l’Allemagne ; l’idée d’une responsabilité particulière de leur pays leur est totalement étrangère. Indiscutablement, des tabous sont brisés auprès d’une partie de la population. Pour cette dernière, ces références n’opèrent plus, voire sont devenues totalement contreproductives. Il n’y a qu’à voir l’effet des provocations d’Alexander Gauland, le coprésident de l’AfD : à l’évidence, ses sorties sur la seconde guerre mondiale des derniers mois n’empêchent pas le parti de prospérer.
Autre exemple : à Chemnitz, lors de la manifestation du 1er septembre, était présent Björn Höcke, le leader de l’AfD en Thuringe, considéré comme le chef de file de son aile la plus radicale. L’homme est connu pour ses sorties polémiques sur la seconde guerre mondiale. En 2017, certains voulaient même l’exclure du parti après un discours dans lequel il avait dénoncé comme « monument de la honte » le mémorial aux victimes de la Shoah édifié au cœur de Berlin. « Il nous faut rien de moins qu’un virage à 180° de notre politique de mémoire », avait-il déclaré. A l’époque, la secrétaire générale du Parti social-démocrate avait dit que Höcke parlait « la langue du NSDAP », le Parti nazi. Quand j’ai demandé à des manifestants, à Chemnitz, si ça ne les gênait pas de participer à une manifestation conduite par ce même Björn Höcke, aucun n’a considéré qu’il y avait le moindre problème.

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                En carte : la progression des extrêmes droites en Europe





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Les extrêmes droites les plus puissantes en Autriche et en Italie
Les deux pays sont talonnés par la Hongrie et la Suède. Deux pays européens n'ont aucun mouvement d'extrême droite notable dans le jeu politique : le Luxembourg et l'Irlande.









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            ["Finlande",6.9,"Vrais Finlandais","Présidentielle 2018","Avec 17,6 % des voix, les Vrais Finlandais sont arrivés en deuxième position lors des législatives de 2015, ce qui leur a permis d'entrer dans un gouvernement de coalition. Mais, deux ans plus tard, l'élection de la tête des Vrais Finlandais a provoqué la scission entre les partisans du nouveau président du parti et des opposants, qui ont annoncé la création d'une formation concurrente. Les frondeurs sont restés au gouvernement."],
            ["Portugal",0.09,"Parti national rénovateur","Municipales 2017","Le Parti national rénovateur, d'une orientation politique proche de celle du Front national en France, n'a jamais dépassé 1 % des votes."],
            ["Slovénie",2.2,"Parti national slovène","Législatives 2014","Depuis 2011, le Parti national slovène, populiste et eurosceptique, n'a plus assez de voix pour se maintenir au parlement."],
            ["Suède",17.6,"Démocrates de Suède","Législatives 2018","Les Démocrates de Suède (SD) sont issus, à l'origine, du néonazisme, mais se sont recentrés, renonçant à un discours ouvertement raciste. Une nouvelle organisation néonazie, le Mouvement de la résistance nordique, est apparue depuis une dizaine d'années."],
            ["Royaume-Uni",1.8,"UKIP et BNP","Législatives 2017","Le parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), créé en 1993, a mis la lutte contre l’immigration au centre de son programme. Pour ne pas perdre trop d'électeurs au profit de l'UKIP, le premier ministre David Cameron a dû s'engager à tenir un référendum sur le maintien du pays dans l'Union européenne… provoquant le Brexit. Le Parti national britannique (BNP), plus ancien, est lui en nette perte de vitesse."],
            ["Roumanie",3.8,"Parti de la Grand Roumanie et Parti Roumanie unie","Législatives 2016","Le Parti Grande Roumanie, fondé en 1991 par un admirateur du dictateur Nicolae Ceaușescu, est en perte de vitesse. Il n'a pas réussi à conserver de députés au niveau national et européen. Dans la même ligne souverainiste et europhobe, le Parti Roumanie unie a été créé en 2015. "],
            ["Slovaquie",16.6,"Notre Slovaquie","Législatives 2016","Le parti d'extrême droite Notre Slovaquie (LSNS), qui milite pour une sortie de l'Union européenne, est arrivé perdant des élections régionales, en novembre 2017, son leadeur, Marian Kotleba, ayant échoué à préserver son poste de gouverneur d'une région du centre. Le Parti national slovaque essaie, lui, de se dédiaboliser et participe au gouvernement du social-démocrate Robert Fico, grâce aux 8,6 % obtenus aux dernières élections législatives."],
            ["Autriche",26,"FPO","Législatives 2017","Norbert Hofer a perdu de très peu au deuxième tour de l'élection présidentielle face à l'ancien dirigeant des Verts, Alexander Van der Bellen. Au premier tour de l'élection, il était arrivé largement en tête avec 35 % des voix, contre 21 % pour son concurrent. Son parti, le FPÖ a obtenu 26 % des voix aux dernières élections législatives et trois ministères régaliens au sein du gouvernement, qu'il partage avec les conservateurs."],
            ["Italie",22.32,"Ligue du Nord et Frères d'Italie","Législatives 2018","Après sa rupture avec la droite berlusconienne, Frères d'Italie a effectué un rapprochement avec la Ligue du Nord de Matteo Salvini, en 2014-2015, sur la base de leur opposition aux politiques de Bruxelles, en particulier sur l'immigration. Mais la doctrine centralisatrice des néofascistes reste opposée au régionalisme de la Ligue."],
            ["Lituanie",5.55,"Ordre et justice","Législatives 2016","Le parti Ordre et Justice, dirigé par l'ex-président Rolandas Paksas, destitué en 2004 pour violation de la Constitution, est un parti populiste qui appartient au groupe eurosceptique formé par l'UKIP au Parlement européen. Il est en perte de vitesse depuis quelques années."],
            ["Pays-Bas",13.06,"Parti pour la liberté","Législatives 2017","Le Parti pour la liberté (PVV) de Geert Wilders est devenu, en mars, la deuxième force du Parlement néerlandais, derrière les libéraux, avec vingt sièges sur cent cinquante et un gain de cinq élus. "],
            ["Lettonie",13.9,"Alliance nationale","Législatives 2014","Le parti nationaliste, créé en 2010, fait partie du groupe Conservateurs et réformistes européens à Strasbourg, comme le Parti populaire danois ou les Vrais Finlandais."],
            ["Croatie",1.25,"Alliance démocratique croate de Slavonie et Baranya (HDSSB)","Législatives 2016","Dirigé pendant des années par le criminel de guerre Branimir Glavas, qui a réussi à être réélu au parlement, le parti nationaliste n'a toutefois réuni que peu de voix aux dernières élections."],
            ["Hongrie",19.6,"Jobbik","Législatives 2018","Le positionnement de plus en plus xénophobe de Viktor Orban, issu du camp conservateur, permet paradoxalement à l'Alliance des jeunes de droite-Mouvement pour une meilleure Hongrie, communément appelée Jobbik, de se présenter comme la principale alternative au dirigeant. Mais le parti ultranationaliste, en dépit d'une modération de son discours, stagne dans les urnes : il a obtenu le même score aux législatives qu'il y a quatre ans, autour de 20 % des voix."],
            ["Estonie",0.2,"Parti de l'indépendance estonienne","Législatives 2015","Parti d'extrême droite de tendance nationaliste et eurosceptique, le Parti de l'indépendance estonienne n'a obtenu aucun député aux dernières élections."],
            ["Grèce",6.28,"Aube dorée","Législatives 2015","Le parti d’extrême droite Aube dorée, qui profite de la crise migratoire, est la troisième force politique du pays, en dépit des procès que doivent affronter plusieurs de ses membres, accusé d’actes de violence raciste contre des immigrés."],
            ["France",8.95,"Front National","Législatives 2017 (second tour)","Même si le Front national a terminé en première position aux élections européennes de 2014 et que sa présidente, Marine le Pen, s'est qualifiée pour le second tour de la présidentielle de 2018 en doublant quasiment le nombre de voix obtenues par Jean-Marie Le Pen quinze ans plus tôt, le parti n'a réalisé qu'un score médiocre aux élections législatives — où le taux de participation n'était pas très élevé par ailleurs."],
            ["Bulgarie",9,"Patriotes unis","Législatives 2017","Les Patriotes unis, une coalition de trois partis ultranationalistes — dont l'Union nationale Attaque (Ataka), le Front national pour le salut de la Bulgarie et le Mouvement national bulgare (VMRO) —, a obtenu aux dernières élections un score d’environ 9 %, en retrait par rapport à la présidentielle de novembre (15 %). Ils participent au gouvernement de coalition et ont deux des quatre postes de vice-premier ministre."],
            ["République tchèque",1.23,"Les Réalistes","Présidentielle 2018","Les Réalistes, un nouveau parti qui s'inspire ouvertement de l'AfD allemande, avec un discours eurosceptique et sécuritaire, n'a réuni qu'un faible nombre de voix au premier tour de la présidentielle. En revanche, le parti nationaliste Liberté et démocratie directe (SPD), plus ancien, a obtenu 10 % des votes lors du scrutin législatif de 2017, grâce à son discours anti-islam et anti-UE. L'homme d'affaires Andrej Babis, vainqueur des élections, n'a pas exclu la formation d'un gouvernement minoritaire, qui aurait le soutien des communistes et du SPD."],
            ["Danemark",21.1,"Parti populaire danois (DF)","Législatives 2015","Arrivé en deuxième position aux dernières législatives, DF critique le dumping social et la criminalité originaire de l'Europe de l'Est et est partisan du rétablissement des contrôles aux frontières. Certains de ses membres ont proposé de supprimer le Parlement européen et de stopper l'entrée des musulmans au Danemark. Il s'est classé en tête aux élections européennes dans le pays."],
            ["Allemagne",12.6,"Alternative pour l'Allemagne (AfD)","Législatives 2017","Le parti eurosceptique Alternative pour l’Allemagne (AfD) s'est imposé aux législatives allemandes de septembre avec une percée sans précédent de 12,6 % des voix, contre 4,7% il y a quatre ans. Le Parti national-démocrate d'Allemagne (NPD), plus ancien, a pratiquement disparu des urnes et n'a plus qu'un député européen."],
            ["Pologne",13.57,"Korwin et Kukiz'15","Législatives 2015","Korwin, créé par le député européen Janusz Korwin-Mikke en 2015, et rebaptisé Liberté, n'a remporté aucun siège aux dernières élections, avec ses 4,76 % des voix. En revanche, cinq membres du parti d'extrême droite Mouvement national ont été élus au Parlement polonais sur les listes de Kukiz'15, parti populiste du chanteur Pawel Kukiz, qui a obtenu 8,81 % des voix."],
            ["Irlande",0,"","Législatives 2016","Il n'y a pas de parti d'extrême droite dans le pays."],
            ["Espagne",0.24,"Vox et Phalange espagnole","Législatives 2016","Contrairement à d'autres pays européens où l'extrême droite se construit sur un sentiment anti-immigration et anti-islam, l'extrémiste espagnol milite d'abord pour l'unité du pays. Mais aucun parti n'arrive à percer : Vox, le plus grand des groupuscules d’extrême droite espagnols, n’a recueilli que 0,2 % des voix lors des élections législatives de juin 2016. La Phalange espagnole, d'obédience franquiste, a obtenu 0,04 %."],
            ["Chypre",5.65,"ELAM","Présidentielle 2018","Le Front populaire national (ELAM), parti nationaliste grec, a réuni 5,65 % des voix au premier tour de l'élection présidentielle, en janvier. Il avait déjà obtenu 3,7 % des voix aux élections législatives de 2016, lui assurant deux sièges au Parlement. Il manifeste régulièrement contre la présence des Turcs et des migrants et revendique s'inspirer du mouvement grec Aube dorée."],
            ["Malte",0.36,"Mouvement patriotique maltais","Législatives 2017","Le Mouvement patriotique maltais, apparu en 2016, a un discours dirigé contre l’islam, les migrants et le multiculturalisme. Il a obtenu 0,36 % des voix aux dernières élections législatives."],
            ["Luxembourg",0,"","Communales 2017","Le Luxembourg n'avait pas de candidat d'extrême droite aux dernières élections. Le Parti social-démocrate populaire (SDV), qui revendique des idées proches du Front national, a été créé en avril 2015 et n'est pas encore installé dans le paysage politique luxembourgeois."],
            ["Belgique",3.7,"Vlaams Belang (VB)","Législatives 2014","L'alliance néo-flamande (N-VA) a pris beaucoup de voix à l'Intérêt flamand (Vlaams Belang ou VB) en polissant son discours tout en continuant à s'en prendre aux migrants. Elle est devenue la principale composante de la coalition au pouvoir, avec 20,3 % des voix aux dernières législatives."]
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« L’Europe doit imposer davantage de responsabilité et de règles équitables aux géants du numérique »

Plusieurs ministres européens, dont Monika Grütters (Allemagne) et Françoise Nyssen (France), appellent le Parlement européen à voter en faveur de la directive relative au droit d’auteur dans une tribune au « Monde ».



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                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Trois mois après l’adoption d’un texte de compromis au Conseil, la négociation du projet de directive relative au droit d’auteur entre dans une phase décisive à la veille d’un nouveau vote au Parlement européen.
Nous, ministres européens de la culture, formons le vœu que cette négociation déterminante pour l’avenir de la diversité culturelle et du pluralisme des médias en Europe se poursuive sereinement. Nous espérons que les discussions à venir permettront de parvenir à des compromis appropriés, reflétant un juste équilibre entre les divers intérêts en présence, tout en conservant l’essence de la réforme.
Nous reconnaissons pleinement que la discussion en cours sur le droit d’auteur interroge sur nos attentes vis-à-vis de l’Union européenne, ainsi que sur la capacité de l’Europe de demain à défendre ses intérêts collectifs et ses valeurs dans l’environnement numérique.
Une occasion unique pour la diversité culturelle en Europe
Les industries culturelles et créatives, qui représentent 4,2 % du PIB européen et plus de 7 millions d’emplois, témoignent de l’extraordinaire talent et de la créativité des artistes et des entreprises de notre continent.
L’équité et la diversité culturelle sont au cœur de la réforme du droit d’auteur : c’est la vision que nous portons pour l’Europe
Avec la réforme du droit d’auteur, les créateurs, les entreprises et le public devraient bénéficier d’un cadre juridique plus équilibré et ce, afin d’obtenir un marché numérique plus performant. Nous ne devrions pas consentir à un monde où une poignée d’entreprises multinationales captent l’essentiel de la valeur générée par les œuvres créées par d’autres dans l’environnement numérique.
Aussi, de nouvelles règles sont nécessaires afin que plus d’œuvres soient disponibles en ligne et que le droit d’auteur puisse être de manière effective utilisé comme fondement d’une juste rémunération des créateurs et éditeurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ L’attentat le plus meurtrier s’est produit près de la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan lorsqu’un kamikaze a fait exploser sa charge au milieu d’une foule de manifestants.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Afghanistan : une série d’attaques fait plus de trente morts dans l’Est

L’attentat le plus meurtrier s’est produit près de la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan lorsqu’un kamikaze a fait exploser sa charge au milieu d’une foule de manifestants.



LE MONDE
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Une série d’attentats a frappé mardi 11 septembre l’est de l’Afghanistan, faisant au moins 33 morts parmi des participants à une manifestation près de la frontière pakistanaise et devant une école pour filles.
L’attentat le plus meurtrier s’est produit à 13 heures, heure locale (10 h 30, heure de Paris), près de la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan lorsqu’un kamikaze a fait exploser sa charge au milieu d’une foule de manifestants, à environ 70 km de la ville de Jalalabad. Les manifestants bloquaient l’autoroute assurant le passage entre les deux pays pour protester contre la nomination d’un nouveau chef de la police.
« Trente-deux corps et 128 personnes blessées ont été transportées dans nos hôpitaux », a indiqué le directeur des services de santé de la province de Nangarhar. Le porte-parole du gouverneur de la province a confirmé ce dernier bilan.

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Quelques heures plus tôt, une double attaque avait visé une école de filles dans la capitale provinciale,Jalalabad, faisant un mort et quatre blessés. Une première bombe a explosé devant l’école de filles Malika Omaira vers 8 h 30 (6 heures, heure de Paris). La seconde explosion s’est produite ensuite alors que des élèves d’une école de garçons voisine se précipitaient sur les lieux.

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Une semaine de violences
Aucun groupe insurgé n’a pour l’instant revendiqué ces attaques, alors que le groupe Etat islamique (EI) et les talibans sont actifs dans cette région de l’Afghanistan. Ces deux groupes s’opposent de longue date à l’éducation des femmes. Ils ont imposé la fermeture de nombreuses écoles de filles en Afghanistan.
Le reste du pays n’a pas été épargné par la violence au cours de la semaine écoulée : les talibans ont mené de nombreuses attaques avec des troupes au sol. Le groupe Etat islamique a de son côté revendiqué deux attentats meurtriers dans la capitale. Dans la nuit de dimanche à lundi, d’intenses combats ont eu lieu dans le nord de l’Afghanistan, les talibans ont tué près de 60 policiers et soldats. Selon des sources locales, les forces de sécurité afghanes seraient parvenues à contenir l’avancée de talibans. Les combats n’auraient pas repris mardi matin.
Dimanche à Kaboul, un kamikaze à moto avait tué sept partisans du commandant Massoud qui célébraient le 17e anniversaire de la mort du célèbre moudjahidine ayant résisté à l’occupant soviétique, puis aux talibans. Et, mercredi dernier, au moins 20 personnes, dont deux journalistes accourus sur les lieux, ont été tuées et 70 autres blessées dans un double attentat revendiqué par l’EI visant la communauté chiite de Kaboul.
Ces violences aux quatre coins du pays interviennent alors que le gouvernement afghan et les Etats-Unis cherchent à pousser les talibans à s’asseoir à la table des négociations pour mettre fin à plus de trente-huit années de guerre ininterrompue depuis l’invasion soviétique de l’Afghanistan fin 1979. Mais les insurgés tardent à se laisser convaincre. L’EI, dont les troupes sont bien plus réduites mais qui multiplie les attentats sanglants, est laissé à l’écart des discussions.



                            


                        

                        


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Décryptage

Au centre du Mali, un « accord de paix » sans illusion entre Peuls et Dogon

Le texte, signé par 34 chefs de village, n’implique pas les responsables des groupes armés qui déstabilisent la région depuis 2016.

Par                Bokar Sangaré (contributeur Le Monde Afrique, Bamako)



LE MONDE
              datetime="2018-09-11T16:38:05+02:00"

        Le 11.09.2018 à 16h38






    
Des bergers près de Mopti, dans le centre du Mali, en mars 2013.
Crédits : JOEL SAGET/AFP


Au Mali, la polémique enfle au sujet de « l’accord de paix » signé mardi 28 août à Sévaré entre les communautés peule et dogon du cercle de Koro. Sous l’égide du Centre pour le dialogue humanitaire Henry-Dunant (HD Centre), 34 chefs de village ont signé ce document dans lequel sont notamment évoquées les causes des violences qui touchent le centre du Mali depuis 2016.
Dans les cercles de Koro, Bandiagara, Bankass et Douentza, attaques, pillages, assassinats et vols de bétail sont liés, selon des experts locaux, à la réduction des zones agricoles due à la conjonction de facteurs climatiques et politiques. A ce jour, le conflit intercommunautaire a fait une centaine de morts et environ 12 000 déplacés, selon les autorités locales. Les premiers bénéficiaires en sont les groupes djihadistes présents dans la zone, qui, comme ils l’avaient fait dans le nord du pays, instrumentalisent les tensions tout en se posant en garants de l’ordre social.

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Aussitôt signé, l’accord de Sévaré a suscité des réactions mitigées, laissant entrevoir les nombreux obstacles à sa mise en œuvre. Alors qu’un de ses conseillers était présent à la signature, Youssouf Toloba, le « chef d’état major » de la milice des chasseurs dogon Da Na Amassagou, a dénoncé l’accord. « Ce que Toloba a dit, c’est que les vrais acteurs n’ont pas été impliqués. Les chefs de village ne peuvent pas signer parce qu’ils n’ont pas les armes. Ceux qui ont les armes sont en brousse », affirme Moïse Sagara, le secrétaire général de la milice.
Pour Abdel Kader Sidibé, chef de mission du HD Centre, il est cependant important de cerner en premier lieu les relations entre les communautés et les groupes armés : « A chaque fois qu’il y a une menace ou une attaque, ce sont les mêmes chefs de village, qui ont d’abord organisé leurs enfants en groupes d’autodéfense, qui font appel aux groupes armés. »
« L’insécurité est un marché »
Le 2 juillet, Youssouf Toloba avait rejeté un premier cessez-le-feu facilité par la même ONG. Sa position le place sur l’échiquier comme un obstacle à la paix et certaines sources voient son ombre derrière les incidents survenus samedi 8 septembre : une attaque contre des forains a fait cinq morts et trois blessés à Dioungani, dans le cercle de Koro ; le même jour, des dozos (chasseurs dogon) ont attaqué Komboko, un village peul, tuant dix personnes et faisant de nombreux blessés. 
« L’insécurité est un marché : les razzias d’animaux, les trafics de carburant… Le retour de la paix va mettre beaucoup de monde au chômage », estime le journaliste Adam Thiam, fin connaisseur de la région. Selon Abdel Kader Sidibé, « des individus profitent de cette situation pour voler du bétail, des bijoux et de l’argent, attaquer des villages et vider des greniers ». 

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                Dans le centre du Mali, « c’est la souffrance, la fatigue et la peur qui nous ont poussés à fuir »



Les récentes attaques ont soulevé des questions sur la capacité des signataires à peser sur le processus de paix en l’absence de l’Etat. « Tant qu’il n’y a pas un déploiement des forces de l’ordre dans les zones sensibles, ces accords risquent de faire long feu », juge Mohamed Ag-Erless, de la Mission gouvernementale d’appui à la réconciliation. « Ceux qui ont les armes seront désarmés par la force, car on ne va pas tolérer qu’il y ait des groupes armés sur le territoire », promet Sidi Alassane Touré, le gouverneur de la région de Mopti.
Si l’accord de Sévaré est considéré comme une étape importante dans la résolution des conflits qui secouent le centre du pays, la paix est loin d’être acquise. Selon divers experts, la stabilisation à long terme passera par l’établissement de bases militaires dans les zones considérées comme les sanctuaires des djihadistes et la fin de la stigmatisation dont sont victimes les Peuls, qui devront à leur tour « considérer les djihadistes comme des forces adverses et pas comme des forces amies », conclut Adam Thiam.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Le mouvement allemand de mercredi préfigure un débrayage européen que doivent officialiser jeudi à Bruxelles des syndicats italiens, portugais, espagnols, hollandais, et belges.
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Allemagne : grève chez Ryanair mercredi, 150 vols annulés

Le mouvement allemand de mercredi préfigure un débrayage européen que doivent officialiser jeudi à Bruxelles des syndicats italiens, portugais, espagnols, hollandais, et belges.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 16h13
   





                        


Avant la « grande grève » prévue le 28 septembre à l’échelon européen, quelque 150 des 400 vols Ryanair prévus mercredi au départ et à destination de l’Allemagne vont être supprimés en raison d’un mouvement de grève, a annoncé mardi 11 septembre le directeur marketing de la compagnie, Kenny Jacobs. Ce débrayage de vingt-quatre heures lancé par les syndicats allemands de pilotes, Cockpit, et de personnel commercial, Verdi, doit débuter mercredi.

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La compagnie à bas coûts avait précédemment fait savoir mardi dans un communiqué que les passagers pouvaient gratuitement repousser leurs réservations de mercredi à jeudi, vendredi, samedi ou dimanche.
Débrayage européen à venir
Pour Ryanair, le maintien de 250 vols sur 400 allemands de mercredi est un signe qu’il « n’y a pas de soutien majoritaire à ces grèves », lancées en pleines négociations entre la compagnie irlandaise et les syndicats allemands Cockpit et Verdi. En août, la compagnie a fait face à un mouvement coordonné de son personnel dans cinq pays européens : 400 vols annulés en pleine période de vacances et plus de 55 000 passagers concernés.
Pour tenter de dissuader les grévistes, la deuxième compagnie européenne a également déclaré dans un communiqué envisager de réduire à court terme ses activités dans certains aéroports d’Allemagne et de devoir licencier. « Si ces menaces de grève continuent, elles mèneront à une réduction des opérations en Allemagne et à des suppressions d’emplois pour les pilotes comme le personnel navigant », a lâché le directeur marketing de Ryanair, Kenny Jacobs. « On ne menace personne, on veut même doubler notre taille en Allemagne (...) mais les grèves ont un impact économique », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.
Le mouvement allemand de mercredi préfigure un débrayage européen que doivent officialiser jeudi à Bruxelles des syndicats italiens, portugais et espagnols, hollandais et belges. Ils ont évoqué dans un communiqué commun la date de vendredi 28 septembre pour mener la « plus grande grève » de l’histoire de la compagnie, confrontée depuis des mois à des débrayages récurrents de son personnel.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Notre correspondant à Berlin, Thomas Wieder, analyse les dernières manifestations de l’extrême droite à Köthen et à Chemnitz.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Grande figure du mouvement féministe, l’ancienne animatrice de Radio-Canada et ex-ministre québécoise Lise Payette est morte le 5 septembre, à Montréal, à 87 ans
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Mort de Lise Payette, militante féministe et indépendantiste québécoise

Grande figure du mouvement féministe, l’ancienne animatrice de Radio-Canada et ex-ministre québécoise Lise Payette est morte le 5 septembre, à Montréal, à 87 ans



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 14h51
    |

            Anne Pélouas (Montréal, correspondance)








                        


                                                        
« Je me souviens. » La devise inscrite sur les plaques minéralogiques du Québec, c’est à elle qu’on la doit, comme la création d’un régime public d’assurance automobile, mais l’héritage de Lise Payette, morte mercredi 5 septembre à 87 ans, à Montréal, va bien au-delà…
Star de la télévision québécoise devenue ministre, elle défendra toute sa vie la cause des femmes et celle de l’indépendance de sa province. « Elle est de celles qui nous ont ouvert la voie », a souligné l’ex-première ministre du Québec, Pauline Marois. Philippe Couillard, qui dirige le gouvernement actuel, a salué en elle « une animatrice de télévision qui a eu un énorme impact sur la société mais surtout une grande figure du mouvement féministe ». Louant « son intelligence, son aplomb et ses convictions », le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a relevé que « des générations de femmes en quête de liberté et d’égalité » ont profité de son action.
Exige de se faire appeler « Madame la ministre »
Née le 29 août 1931, à Verdun, sur l’île de Montréal, mariée à 20 ans et mère de trois enfants, Lise Payette est d’abord journaliste radio. Elle part pour Paris en 1958 et anime pour Radio-Canada l’émission « Interdit aux hommes ». De retour au Québec, l’animatrice-vedette de la télévision de Radio-Canada voit reconnus son talent d’intervieweuse et son franc-parler. Elle anime « Place aux femmes » de 1965 à 1972, puis « Appelez-moi Lise », grand talk-show quotidien, jusqu’en 1975. Et pousse l’ironie jusqu’à couronner sur les ondes à chaque Saint-Valentin, de 1967 à 1975, le plus bel homme du pays, pour se moquer des concours de Miss.
En 1976, Lise Payette rejoint les rangs du Parti québécois et entre au cabinet du premier ministre René Lévesque. Elle y est la seule femme et exige de se faire appeler « Madame la ministre ». Elle occupera plusieurs portefeuilles successifs, dont la condition féminine et le développement social.
Lise...




                        

                        


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Décryptage

En Angola, Joao Lourenço désormais seul maître à bord

Un an après avoir succédé à José Eduardo dos Santos, le président a pris le contrôle du MPLA, son parti, véritable Etat dans l’Etat.

Joan Tilouine
    



LE MONDE
              datetime="2018-09-11T13:02:02+02:00"

        Le 11.09.2018 à 13h02






    
Le président angolais, Joao Lourenço, à Berlin, le 22 août 2018.
Crédits : Hannibal Hanschke / REUTERS


Il ne lui manquait plus que le parti, dernière poche de l’influence en voie d’extinction de José Eduardo dos Santos. Le président angolais, Joao Lourenço, a été élu, samedi 8 septembre, à la tête du puissant parti-Etat, le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), avec plus de 98 % des voix. Tout comme à la présidence de la République après son élection en août 2017, il succède à l’ancien « camarade numéro un », José Eduardo dos Santos, qui a dirigé le pays et le parti durant trente-huit ans.
Samedi, lors de son discours devant le gotha du parti réuni en congrès extraordinaire, l’ancien président, âgé de 76 ans, a convoqué le passé, égrenant les grandes phases de l’histoire récente du pays, de l’indépendance en 1975 à la fin de la guerre en 2002, puis la réconciliation nationale. En écho, Joao Lourenço a fustigé « le népotisme » et « l’impunité », pointant peut-être, sans le citer, son prédécesseur. Et de rappeler l’une de ses priorités, qui l’a rendu si populaire dans son pays comme à l’étranger : la lutte contre la corruption, y compris à l’intérieur du MPLA, comme il a tenu à le préciser.
C’est un virage crucial pour le parti et pour le chef de l’Etat, qui dispose désormais de tous les leviers du pouvoir, ce qui renforce son autorité et l’expose d’autant plus aux critiques. A 64 ans, cet apparatchik du MPLA, général à la retraite et ancien ministre de la défense, devient le seul et unique responsable. 
Le clan Dos Santos écarté des affaires
« Cette transition pacifique au sein du MPLA marque une étape importante dans le processus de consolidation du régime de Joao Lourenço et contrecarre de manière décisive le dessein de Dos Santos de garder certains leviers de contrôle sur son successeur, souligne Ricardo Soares de Oliveira, professeur à Oxford. Depuis l’automne 2017, Lourenço a marginalisé Dos Santos en démettant rapidement ses enfants des fonctions stratégiques qu’ils occupaient. Et le chef de l’Etat a obtenu la loyauté de presque tous les fidèles de Dos Santos, qui n’a pas pu être un obstacle politique ni peser sur les grandes décisions. »

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Le président Lourenço a effectivement écarté brutalement des affaires une grande partie du clan dos Santos. A commencer par la fille de l’ancien dirigeant, Isabel, remplacée à la tête de la compagnie pétrolière nationale, Sonangol, par Carlos Saturnino, qu’elle avait limogée fin 2016. La femme la plus riche d’Afrique est visée par une enquête judiciaire ouverte sur sa gestion de la firme et des soupçons de détournements de fonds, dont elle se défend.
Puis, en janvier, son frère José Filomeno do Santos a été démis de ses fonctions de directeur du Fonds souverain angolais, doté de 5 milliards de dollars (4,3 milliards d’euros) en partie gérés dans l’opacité par l’un de ses amis, un Suisse adepte des paradis fiscaux, comme l’ont révélé les « Paradise Papers ».

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Ces évictions ont surpris par leur rapidité et l’audace nécessaire pour s’attaquer directement aux intérêts du puissant clan dos Santos, dont la richesse se compte en milliards de dollars. Une manière de faire révélatrice de la détermination du président à lutter contre la corruption tout en écartant un clan potentiellement nuisible, et qui a été saluée par le peuple angolais mais aussi par les partenaires étrangers.
Pas de « miracle économique »
Toutefois, cette purge reste sélective. Ainsi Joao Lourenço a-t-il épargné et protégé l’ancien vice-président angolais et ex-patron de la Sonangol, Manuel Vicente, recyclé malgré les accusations de corruption d’un procureur portugais comme conseiller d’un nouveau chef de l’Etat qui n’a pas hésité a qualifié cette procédure judiciaire d’« insulte » à l’Angola.

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« Lourenço a gagné une grande popularité en s’attaquant aux intérêts de la famille Dos Santos. Mais, un an plus tard, ces mesures anti-corruption ressemblent plus à une vendetta politique, constate le chercheur Ricardo Soares de Oliveira. De nombreux hommes politiques accusés de corruption ont été protégés ou tolérés par le nouveau chef de l’Etat. Maintenant que José Eduardo dos Santos a quitté la direction du MPLA, Lourenço devra élargir et approfondir la répression, ce à quoi il s’est engagé dans son discours du 8 septembre. »
Le nouveau chef de l’Etat hérite d’un pays qui traverse l’une des pires crises économiques depuis la fin de la guerre en 2002. Le deuxième producteur de pétrole d’Afrique a subi de plein fouet la chute des cours du baril, dont il tire 70 % de ses recettes fiscales. Huit mois après son élection, Joao Lourenço n’est pas parvenu à amorcer le « miracle économique » promis durant sa campagne électorale de 2017. La production pétrolière est ralentie et l’indispensable diversification économique n’a pas vraiment démarré.

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Malgré la mise en place de réformes, la devise angolaise poursuit sa dépréciation (près de 40 %) et l’inflation, qui a dépassé les 24 %, n’est pas contenue. « Economiquement, c’est la Bérézina, explique un homme d’affaires angolais. Il y a encore peu d’investissements et, au sein de l’élite de Luanda, les affaires sont à l’arrêt. La monnaie se déprécie de près de 1 % par semaine. On ne voit pas de changement concret pour l’instant, mais une situation qui empire. » Luanda s’est tourné, fin août, vers le Fonds monétaire international (FMI) pour solliciter un prêt de 4,5 milliards de dollars et, début septembre à Pékin, le président Lourenço a exhorté la Chine – envers qui la dette de l’Angola s’élève à 23 milliards de dollars – à augmenter ses investissements.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Les avocats de deux de ces ressortissants, en prison depuis 2014, accusent Paris de les avoir abandonnés.
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Trois Français sont détenus par les houthistes au Yémen

Les avocats de deux de ces ressortissants, en prison depuis 2014, accusent Paris de les avoir abandonnés.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 12h52
    |

            Jacques Follorou et 
Louis Imbert








                        



   


Trois Français sont actuellement détenus au Yémen, un pays en guerre depuis 2014. Les autorités françaises tentent, depuis plusieurs mois, de trouver une solution pour leur permettre de retrouver la liberté et de quitter une région où s’affrontent des rebelles chiites houthistes, soutenus par l’Iran, et des forces yéménites encadrées, depuis mars 2015, par une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite.
Le cas le plus récent est celui d’Alain Goma, un marin d’une quarantaine d’années, originaire de Béziers (Hérault), qui a été capturé, en juin, après avoir connu des difficultés, en mer Rouge, au large du port d’Hodeïda, le plus important du pays. Alors qu’il naviguait en direction de Bombay, en Inde, il a d’abord été pris en charge par les gardes-côtes avant d’être remis aux autorités houthistes qui contrôlent la zone. Celles-ci le retiennent, depuis, dans une prison de la capitale, Sanaa, dont ils se sont emparés fin 2014.
Selon sa famille, « il est incarcéré, sans raison, dans un pays dont il ne connaît ni la culture ni la langue, dans une minuscule cellule en isolement total, il a maigri, et son moral est au plus bas ». Il semblait peu au fait des événements qui troublent le Yémen depuis quatre ans. Selon nos informations, sa détention se déroulerait dans des conditions correctes même si sa santé nécessite la prise de médicaments, qui lui sont fournis. Il ne s’agirait pas d’une prise d’otage à connotation politique ou financière, comme celles ayant visé les Occidentaux dans la zone irako-syrienne ou afghane.
La situation de deux autres détenus paraît plus complexe. Franco-tunisiens, Mourad Ayad et Taha Al-Issawi ont été arrêtés, les 7 et 8 mai 2014, alors que le pays était encore dirigé par le président, Abd Rabbo Mansour Hadi, exilé, depuis mars 2015, en Arabie saoudite, et alors qu’une vaste offensive avait été lancée contre Al-Qaida dans la péninsule Arabique (AQPA). Le premier venait de rentrer de France. De l’aéroport de Sanaa, après avoir passé les contrôles de sécurité, il a embarqué sur un second vol à destination de Riyan Moukalla, à 40 kilomètres de Shihr. Arrêté à son arrivée, il a été renvoyé dans la capitale, où il a été emprisonné. Le second se trouvait déjà à Sanaa pour des démarches administratives.
Dans un discours, le 29 avril 2014, le président Hadi avait agité la menace de « l’internationale djihadiste ». Selon lui, « 70 % des éléments d’Al-Qaida au Yémen étaient des étrangers, originaires du Brésil, des Pays-Bas, d’Australie, de France et d’autres pays ».
« Jamais jugés »
Installés légalement au Yémen, en 2007, mariés à des Yéménites, les deux hommes vivaient en famille dans la ville de Shihr, dans l’Hadramaout, où ils fréquentaient l’école Dar-Al-Hadith-As-Salafiya. Dans l’est du Yémen, Shihr, port de pêche ouvert sur la mer d’Arabie, est réputée pour ses centres d’enseignement du salafisme, un courant sunnite qui prône un retour à l’islam des origines. La ville, qui attirait des étrangers du monde entier, hébergeait de 200 à 300 Français, essentiellement des nouveaux convertis.
Incarcérés à Sanaa, ils sont passés entre les mains des houthistes lorsque ces derniers ont conquis la ville. Depuis, selon l’un de leurs avocats, Me William Bourdon, « ils n’ont jamais été accusés et donc jamais jugés, la France a abandonné ses ressortissants alors que les autorités houthistes souhaitent, depuis 2015, les expulser vers Paris. C’est l’expression d’un cynisme d’Etat selon lequel rien ne sera fait pour qu’ils rentrent et tout sera fait pour qu’ils restent ».
Le 19 décembre 2017, le ministère des affaires étrangères français a invité, par courrier, les familles à se rapprocher du « CICR [Comité international de la Croix-Rouge] pour établir le contact avec leur parent ». Ils auraient pu faire partie d’un contingent de prisonniers étrangers libérés et confiés au CICR par les houthistes en décembre 2017. Pour des raisons inconnues, ils sont restés captifs.
La section antiterroriste du parquet de Paris aurait indiqué aux avocats des deux prisonniers qu’ils n’étaient visés par aucune enquête en France. Interrogé sur la situation de ces trois ressortissants français détenus au Yémen, le Quai d’Orsay a, quant à lui, indiqué au Monde qu’il « est informé de la situation de M. Goma ainsi que de deux autres compatriotes présents au Yémen » et a ajouté, « nous nous employons à faciliter leur départ du pays ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Le Parlement européen va se pencher, mercredi, sur une réforme très contestée du copyright. Ce texte peut avoir des conséquences directes sur l’utilisation d’Internet.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Que peut changer la directive européenne sur le droit d’auteur pour les internautes ?

Le Parlement européen va se pencher, mercredi, sur une réforme très contestée du copyright. Ce texte peut avoir des conséquences directes sur l’utilisation d’Internet.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 12h21
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 18h19
    |

            Martin Untersinger








                        


Le Parlement européen doit à nouveau se pencher, mercredi 12 septembre, sur le projet de directive censé adapter les droits d’auteur à l’heure du numérique. Pour les partisans du texte — industries culturelles, médias, artistes… —, ce dernier est nécessaire pour assurer une meilleure rémunération des créateurs et des éditeurs dans l’économie actuelle d’Internet. Pour ses opposants — les grandes entreprises du Web et les défenseurs des libertés numériques —, ce texte est dangereux pour leur business et pour la liberté d’expression.
C’est en tout cas un sujet brûlant : rarement dossier n’a suscité autant d’affrontements au Parlement européen et dans les médias. Une intense bataille de lobbying a été livrée, débouchant sur une défaite pour les ayants droit, le Parlement ayant refusé le 5 juillet d’avaliser la version du texte concoctée par la commission juridique du Parlement. Les députés européens, réunis au complet cette semaine, doivent maintenant plancher sur une nouvelle version du texte, alors que les différents acteurs concernés ont continué ces dernières semaines de promouvoir massivement leurs arguments pour ou contre le texte.

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          A Bruxelles, l’intense guerre des lobbys autour de la directive « copyright »



Il est encore difficile d’anticiper les effets précis de cette directive, pour trois raisons. D’abord, parce que le Parlement peut, dès mercredi, entériner d’importantes modifications du texte, plusieurs dizaines d’amendements étant soumis au vote. Ensuite, parce qu’il s’agit d’une directive : si elle est adoptée, chaque Etat membre devra la traduire dans son droit national. Ainsi, les contours des nouvelles règles pourront varier selon les pays. Enfin, parce que la version que validera le Parlement mercredi ne sera pas définitive : elle devra être conciliée avec la version qu’a adoptée le Conseil de l’Union européenne (les Etats membres).
Il est toutefois possible d’appréhender, dans les grandes lignes, ce qui peut changer pour les Internautes si la directive est adoptée en l’état.
Un filtrage des contenus
L’un des points les plus contentieux de la directive est son article 13 : ce dernier obligera tous les sites qui permettent aux internautes de poster du contenu (réseau social, service de vidéo en ligne…) à nouer des accords avec les titulaires des droits d’auteur (de la musique, de l’image, de la vidéo…). Cet accord (et cette rémunération) permettra aux utilisateurs de partager légalement les contenus soumis au droit d’auteur, et aux plates-formes Internet de les laisser faire. Faute d’entente entre les plates-formes en ligne et les ayants droit, les premières devront mettre en place un système pour empêcher la mise en ligne des œuvres protégées.
Les plates-formes devront s’assurer, pour chaque contenu, qu’un accord avec ses ayants droit a été noué
Les plates-formes devront donc s’assurer, pour chaque contenu, qu’un accord avec ses ayants droit a bien été noué, et, si ce n’est pas le cas, d’empêcher leur utilisateur de poster ce contenu. Seront concernés tous les sites qui permettent aux internautes de poster du texte, du son et de la vidéo. Cela signifie concrètement que tous les contenus postés par les internautes seront inspectés, et que, si nécessaire, leur publication sera bloquée.
Comment vont s’y prendre les plates-formes ? La question n’est pas résolue : le texte du Conseil européen se borne à évoquer des mesures « appropriées et proportionnées », tout en excluant « une obligation générale de surveillance ». La directive devrait, en tout cas, prévoir un mécanisme d’appel pour les cas où une plate-forme supprime à tort un contenu.
Les internautes connaissent déjà, du moins partiellement, ce système : c’est YouTube. Le géant de la vidéo en ligne, détenu par Google, a noué avec de nombreux ayants droit des accords pour partager avec eux les revenus publicitaires associés à leurs contenus. YouTube dispose, en outre, d’un système de filtrage sophistiqué, ContentID, destiné à repérer les contenus protégés par le droit d’auteur. Très contesté, à la fois par les ayants droit pour ses insuffisances et par les utilisateurs pour son zèle (il censure fréquemment des utilisations licites, comme la parodie ou le remix), ce système pourrait se généraliser à d’autres plates-formes en ligne.

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          Sur YouTube, la détection automatique des contenus soumis à droit d’auteur ne satisfait personne



Le partage d’articles de presse
L’article 11 de la directive — celui qui a le plus suscité de lobbying — veut, pour sa part, créer un « droit voisin » pour la presse sur Internet. Cela signifierait que lorsqu’une plate-forme numérique (Google ou Facebook sont les plus connues et les plus directement visées par la directive, mais cette dernière s’appliquera de manière beaucoup plus large) utilise tout ou partie d’un article de presse, elle devra s’acquitter d’une somme d’argent, dont le périmètre et le montant restent inconnus à ce stade.
Cela serait le cas, par exemple, lorsqu’un utilisateur de Facebook partage un article de presse sur sa page : dans ce cas, Facebook « aspire » la photographie associée à l’article, son titre et les premiers mots de l’article.

   


Google News, le portail qui agrège des liens vers des articles de presse et qui récupère une portion du contenu des médias de manière similaire, serait aussi concerné.

   


Dans la version de la directive qu’a adoptée le Conseil de l’Union européenne est exclue de ce droit la reprise par les plates-formes des « parties non substantielles » des articles de presse. Une limite floue, qui avait été écartée de la mouture rejetée par le Parlement européen, et qui peut être interprétée différemment par chaque Etat membre.
Une incitation à limiter la place des articles de presse dans les résultats de recherche
Dans les faits, si Google et Facebook doivent passer à la caisse chaque fois qu’un internaute partage un lien, ce système pourra constituer une incitation à limiter la place des articles de presse dans leurs résultats de recherche (Google) ou la distribution de ces derniers sur les plates-formes sociales (Facebook). Deux exemples récents de droit voisins pour la presse, abondamment documentés dans la littérature scientifique, vont dans ce sens. En Espagne, Google a cessé de proposer des articles de la presse espagnole dans son portail Google News : les sites des journaux ont perdu entre 6 et 30 % de leur trafic (et donc une partie de leurs revenus publicitaires). En Allemagne, Google n’a pas cessé d’indexer les journaux, mais le géant de la presse et des médias Axel Springer a noté une diminution de 7 % de son nombre de visiteurs.
Certaines plates-formes de taille plus modeste ou qui ne souhaiteraient pas financer les éditeurs de presse pourraient désactiver « l’aspiration » du contenu et proposer à leurs utilisateurs de simples liens. Selon certains opposants, qui ont rebaptisé l’article 11 « link tax », d’autres plates-formes pourraient bloquer le partage de liens vers des éditeurs de presse qu’elle ne rémunère pas, même si cette éventualité, assurent la Commission et les défenseurs de la directive, n’est pas prévue par le texte.

Notre sélection d’articles et points de vue sur la directive sur les droits d’auteurs
Le Parlement européen va se pencher, mercredi 12 septembre, sur une réforme très contestée du copyright. Ce texte peut avoir des conséquences directes sur l’utilisation d’Internet. Retrouvez nos principaux contenus sur le sujet :
Qu’est-ce que la directive sur le droit d’auteur ?Que peut changer la directive européenne sur le droit d’auteur pour les internautes ?C’est un vote important pour l’avenir de la presse et celui de la création artistique estime l’éditorial du « Monde » : Google, Facebook : menaces sur l’informationDes personnalités appellent les députés européens à voter en faveur de la directive : plusieurs ministres européens, dont Monika Grütters (Allemagne) et Françoise Nyssen (France), le PDG de l’agence de presse AFP Fabrice Fries, le directeur général de la Sacem, Jean-Noël Tronc, une quarantaine de députés LRM, LR, Modem et Constructifs...D’autres s’y opposent comme le producteur de musique Pascal Nègre, et le chercheur Félix Tréguer, qui dénonce une « censure ». 





                            


                        

                        


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Compte rendu

Après s’être tourné le dos pendant vingt ans, l’Ethiopie et l’Erythrée rouvrent leur frontière

Une cérémonie marquant la réconciliation entre les deux pays a eu lieu au point de passage de Zalambessa.


LE MONDE
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        Le 11.09.2018 à 12h08

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        Mis à jour le 11.09.2018 à 17h41






    
Le président érythréen, Issaias Afeworki (gauche), est accueilli par le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, à l’aéroport d’Addis-Abeba, le 14 juillet 2018.
Crédits : MICHAEL TEWELDE / AFP


L’Ethiopie et l’Erythrée ont rouvert leur frontière terrestre, mardi 11 septembre, dans le cadre de leur spectaculaire réconciliation en cours après deux décennies de situation de conflit.
Le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, et le président érythréen, Issaias Afeworki, ont participé à deux cérémonies officielles, d’abord à l’extrême sud-est de leur frontière commune, ensuite au nord-ouest, a indiqué le ministre érythréen de l’information Yemane Gebre Meskel sur Twitter.
Les postes frontières situés d’une part au sud-est entre les villes de Bure, en Ethiopie, et Debay Sima, en Erythrée, et d’autre part au nord-ouest entre Zalambessa (Ethiopie) et Serha (Erythrée), font partie des points de passage fermés en 1998 à l’aube de la guerre de deux ans qui a opposé les deux pays, faisant 80 000 morts, notamment en raison d’un différend territorial.
Frères ennemis
Une guerre froide de vingt ans entre l’Ehiopie et son ancienne province a suivi, paralysant le développement et les échanges bilatéraux, et minant la sécurité régionale. Mais, contre toute attente, une volonté d’ouverture de la part d’Abiy Ahmed en juin a été accueillie favorablement par Issaias Afeworki, amorçant un improbable rapprochement entre frères ennemis.

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Au cœur de ce dernier, la promesse de M. Abiy de respecter le jugement en 2002 d’une commission internationale soutenue par l’ONU, accordant à l’Erythrée un territoire disputé. Mardi 11 septembre, jour célébrant le Nouvel An éthiopien, MM. Abiy et Issaias ont visité ensemble la zone que les deux pays se disputaient pour y marquer la réouverture d’une route reliant les deux pays. Le chef de cabinet de M. Abiy, Fitsum Arega, a expliqué que cette visite était destinée à « célébrer le Nouvel An avec des membres des forces de défense éthiopiennes et érythréennes à la suite de la normalisation complète des relations entre les deux pays ».
« Modèle de paix et de fraternité »
A Zalambessa, les soldats en poste ont enlevé les sacs de sable bloquant le passage du poste frontière, sous les vivats de milliers d’Ethiopiens et d’Erythréens qui se sont salués et ont dansé ensemble pour fêter cette réouverture historique, selon des images retransmises en direct à la télévision nationale éthiopienne.
Le président de la région éthiopienne du Tigré, frontalière de l’Erythrée, Debretsion Gebremichael, s’est adressé à la foule. « En travaillant ensemble plutôt qu’en se détruisant, en s’aidant plutôt qu’en se sabotant, nous pouvons aller de l’avant », s’est-il félicité, aspirant à ce qu’Ethiopie et Erythrée soient un « modèle de paix, de fraternité et de partenariat dans les prochaines années ».

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Jadis cité commerciale dynamique et principal point de passage entre les capitales éthiopienne et érythréenne, Zalambessa avait été très affectée par la guerre et, bien que reconstruite, avait été réduite à l’état de ville fantôme par la fermeture de la frontière.
L’Ethiopie est le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique et affiche une des croissances économiques les plus rapides du continent, mais cette dernière est notamment freinée par le fait que l’Ethiopie est un pays enclavé. Car l’Ethiopie a perdu son accès à la mer Rouge lorsque son ancienne province a déclaré son indépendance en 1993 après trois décennies de guerre.
Réouverture des ambassades
A cet égard, la réouverture des deux postes frontières est plus qu’un symbole : un accès à la mer Rouge via les ports érythréens d’Assab et de Massawa faciliterait grandement les importations et exportations éthiopiennes qui passent essentiellement par Djibouti.
Les cérémonies de mardi sont les derniers épisodes en date d’un spectaculaire rapprochement entre Ethiopie et Erythrée, amorcé par le premier ministre réformateur Abiy Ahmed, entré en fonction en avril. Ce rapprochement s’est traduit notamment par la réouverture des ambassades à Asmara et Addis Abeba, et le rétablissement des liaisons aériennes, des relations commerciales et des lignes téléphoniques.
Depuis son arrivée au pouvoir, M. Abiy a multiplié les réformes, faisant libérer de nombreux opposants, ordonnant la levée de l’état d’urgence ou encore l’ouverture au secteur privé du capital des grandes entreprises publiques.





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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Les trois constructeurs européens, tous implantés en Caroline du Sud, sont pénalisés industriellement par la guerre tarifaire américaine et les mesures de rétorsion chinoises, estime dans sa chronique, l’éditorialiste économique, Philippe Escande.
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« Comme BMW et Mercedes, Volvo est prise au piège de ses ambitions américaines »

Les trois constructeurs européens, tous implantés en Caroline du Sud, sont pénalisés industriellement par la guerre tarifaire américaine et les mesures de rétorsion chinoises, estime dans sa chronique, l’éditorialiste économique, Philippe Escande.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 12h02
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique Pertes & profits. Florence est la première à s’inviter au bal annuel des ouragans de la Côte est des Etats-Unis. Il ne sera peut-être pas le plus méchant, mais les habitants de Charleston, la principale ville de Caroline du Sud, prennent leurs précautions. Les industriels aussi. Chez Volvo, on ferme les rideaux et on évacue les lieux. L’usine flambant neuve, inaugurée en juin, est la première de la marque suédoise au pays de l’Oncle Sam et le symbole de ses nouvelles ambitions mondiales. Longtemps, ses longues « station wagon » (breaks) ont été cantonnées aux obsessionnels de la sécurité. La marque des jeunes femmes enceintes, disait-on. Mais maintenant, ses nouveaux 4 × 4 urbains, les fameux SUV, séduisent aussi les jeunes cadres branchés de Chicago ou New York, adeptes des marques de luxe européennes. Ceux-là hésitent désormais entre BMW, Mercedes et Volvo au moment du choix.
Comme pour mieux se surveiller, ces trois-là ont tous décidé de s’implanter au même endroit, en Caroline du Sud, Etat accueillant avec ses salaires modérés et son absence de syndicats puissants. BMW y a ainsi installé, au nord-est de Charleston, sa plus grande usine au monde. Mais cet eldorado pour grosses carrosseries européennes est en train de prendre l’eau, avant même que Florence ne vienne y déverser ses tombereaux de pluie. Depuis que Donald Trump a déclaré la guerre commerciale à la Chine et à l’Europe, l’aventure sudiste vire au cauchemar. Dernier épisode en date, la décision de Volvo de reporter sine die son introduction sur les Bourses de Stockholm et de Hongkong.

Sauvée par un Chinois
Ce devait être le symbole du retour en grâce de la marque, fondée en 1927 à Göteborg pour ouvrir de nouveaux marchés aux roulements à bille du géant SKF. Devenu un géant du camion, la société a cédé sa division automobile à l’américain Ford en 1999. Ce dernier n’a jamais trouvé la formule du succès et a revendu l’ancienne star de l’industrie scandinave...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ La directrice de l’Unesco détaille le projet de reconstruction de Mossoul, ville dévastée par l’organisation Etat islamique.
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Audrey Azoulay : « L’éducation et la culture sont les conditions du rétablissement d’une paix durable en Irak »

La directrice de l’Unesco détaille le projet de reconstruction de Mossoul, ville dévastée par l’organisation Etat islamique.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 11h43
    |

            Hélène Sallon








                        



                                


                            

L’Unesco a accueilli à Paris, lundi 10 septembre, la première réunion internationale pour « faire revivre l’esprit de Mossoul », en partenariat avec les autorités irakiennes. Inaugurée lors de la conférence sur la reconstruction de l’Irak, en février, à Koweït, cette initiative vise à mobiliser la communauté internationale pour reconstruire le patrimoine culturel de la métropole du nord de l’Irak, détruit sous le règne de l’organisation Etat islamique. La directrice de l’Unesco, Audrey Azoulay, revient sur les enjeux de ce projet.
Pourquoi l’Unesco a-t-elle lancé cette initiative ?
On veut contribuer à la reconstruction de l’Irak, en commençant par l’éducation et la culture, qui sont les conditions du rétablissement d’une paix durable et d’une réconciliation pouvant permettre le retour des réfugiés. On a choisi Mossoul, qui est un symbole de l’Irak dans sa diversité culturelle, intellectuelle et universitaire, et qui a été délibérément détruite. Il y a déjà beaucoup d’initiatives de la société civile. Nous voulons les aider en coordonnant des projets qui existaient de façon forte à Mossoul et en faisaient l’identité. Nous allons participer à la reconstruction humaine, là où l’Unesco a une valeur ajoutée – le patrimoine culturel, l’éducation et la prévention de l’extrémisme – et avec le multilatéralisme qui nous caractérise.
A combien se chiffre cette initiative ? Combien de temps sera nécessaire ?
On adopte une approche pragmatique, projet par projet, avec des actions concentrées presque essentiellement sur la vieille ville de Mossoul. Les besoins s’élèvent à un peu moins de 200 millions de dollars [170 millions d’euros]. Ce sont les chantiers prioritaires pour lesquels nous recherchons actuellement des donateurs ; à long terme, d’autres projets s’ajouteront. Il faut au préalable déminer. J’aimerais que des projets voient le jour dans quatre à cinq ans, mais il faudra des dizaines...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, est à Strasbourg pour dissuader les eurodéputés de voter pour le déclenchement de l’article 7.
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Les enjeux du vote au Parlement européen sur l’Etat de droit en Hongrie

Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, est à Strasbourg pour dissuader les eurodéputés de voter pour le déclenchement de l’article 7.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 17h31
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Un vote décisif du Parlement européen aura lieu mercredi 12 septembre à Strasbourg sur le déclenchement d’une procédure concernant le respect de l’Etat de droit en Hongrie. Il s’agit de l’article 7 des traités de l’Union, qui peut être activé en cas de « risque clair de violation grave » de l’Etat de droit dans un Etat membre. Cette procédure n’a, jusqu’à présent, été initiée qu’une fois : à la fin 2017, contre le gouvernement polonais.
Mardi 11, Viktor Orban, premier ministre hongrois et chantre de l’« illibéralisme », devait faire le déplacement à Strasbourg pour défendre en séance plénière l’action de son gouvernement. Et dissuader les eurodéputés de voter pour cette procédure, jugée radicale et stigmatisante, même si elle n’a jusqu’à présent pas prouvé son efficacité : Varsovie n’a à ce jour toujours pas amendé significativement les lois réformant sa justice, mises en cause par Bruxelles.

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                En Pologne, le Sénat adopte une réforme controversée de la justice



L’initiative du vote revient à l’ensemble des élus de Strasbourg, qui, fin 2017, ont commandé un rapport sur l’Etat de droit en Hongrie à la commission des libertés civiles. L’eurodéputée néerlandaise écologiste Judith Sargentini a achevé son projet de rapport au printemps et conclu à la nécessité de déclencher l’article 7. Budapest prend cette affaire très au sérieux même si le porte-parole du gouvernement, Zoltan Kovacs, présent à Bruxelles lundi 10 septembre, a qualifié le travail de Mme Sargentini de « tissu de mensonges ».
L’impact de ce débat pourrait néanmoins être considérable, au moment où débute la campagne pour les élections européennes de mai 2019. Forcera-t-il le Parti populaire européen (PPE), rassemblement des droites de l’Union, à sortir de son ambiguïté à l’égard de M. Orban et à l’exclure une bonne fois pour toutes, lui qui est devenu la coqueluche des extrêmes droites européennes ?
A quelle condition l’article 7 peut-il être déclenché ?
L’article 7 des traités de l’Union ne peut être déclenché par le Parlement européen que si deux tiers des suffrages exprimés en plénière au moins votent dans ce sens. La gauche européenne, radicale et sociale démocrate, devrait soutenir le rapport Sargentini. Les libéraux et démocrates aussi. En revanche, le PPE est très divisé, alors que la moitié de ses élus a voté le rapport Sargentini en commission des affaires juridiques, en avril. Pour autant, en ce début de semaine, peu d’élus pariaient sur le fait que ce quota très élevé serait atteint.
Une fois l’article 7 recommandé au Conseil, les Etats membres doivent encore se saisir de la procédure : une majorité des 4/5es des votants est requise. S’ensuivent des consultations avec le gouvernement du pays concerné. En théorie, l’article 7 peut déboucher, si l’Etat membre n’est absolument pas coopératif, sur une suspension de ses droits de vote au Conseil, à savoir une quasi-exclusion du jeu européen. Un scénario très hypothétique dans le cas de la Pologne, a fortiori dans celui de la Hongrie.
Que dit le rapport Sargentini ?
Mme Sargentini a énuméré dans son rapport les menaces sur la liberté des médias, la remise en cause de l’indépendance de la justice, les attaques régulières contre les organisations non gouvernementales, le regain d’antisémitisme ainsi que la remise en question de certains droits sociaux.
Elle dénonçait aussi la politique migratoire du régime Orban et son refus d’accepter le principe de solidarité européenne. Le premier ministre n’a eu de cesse, depuis 2015, de refuser les plans de partage des réfugiés entre Etats membres pour soulager l’Italie et la Grèce. Lors d’un premier débat sur le rapport Sargentini au Parlement européen, en avril dernier, le ministre des affaires étrangères hongrois, Peter Szijjarto, avait répliqué : « J’ai une mauvaise nouvelle pour vous : nous ne permettrons pas la mise en œuvre de la politique prônée par Soros. Nous voulons protéger l’histoire et la culture européennes. » 
Un discours qui avait suscité le malaise, même au sein du PPE, dont une élue déplorait que la Hongrie « identifie les Européens comme des ennemis ». Le débat avait en tout cas relancé la question du gel ou d’une réduction, des fonds structurels pour Budapest. Et ils sont conséquents : ils représentent 4,4 % de son PIB (et la moitié de ses investissements publics).
Que répond le gouvernement hongrois ?
Le rapport n’a, à l’évidence, rien changé à la position officielle de Budapest, ainsi qu’en atteste une lettre adressée à tous les eurodéputés par Judit Varga, ministre chargé des relations avec l’UE. Son pays, confirme-t-elle « rejette vigoureusement » le rapport qui a entraîné, le 25 juin, un vote de la commission des libertés favorable au déclenchement de l’article 7.
M. Varga estime que son pays aurait dû dès le début être associé à la procédure. M. Sargentini, en refusant, aurait privilégié « l’option nucléaire » et créé « un dangereux précédent qui mine la confiance des citoyens dans le Parlement ». 
Le gouvernement hongrois a aussi transmis à Bruxelles un document de 109 pages, très argumenté, démontant pièces par pièces toutes les critiques faites depuis le retour au pouvoir de M. Orban à Budapest en 2010. Loi sur les médias, réforme de la justice, de la Constitution, libre activité des ONG, conditions d’exercice des établissements universitaires étrangers, etc.
Autre reproche : l’enquête a porté sur des compétences exclusives des Etats membres, comme l’éducation, les indemnités de chômage ou le montant minimum des retraites. Budapest affirme, par ailleurs, avoir tenu compte des réactions d’une série d’institutions de l’Union, dont la Commission ou la Cour de justice de Luxembourg, pour corriger des dispositions – sur la ségrégation des Roms, la protection des femmes enceintes au travail ou le système judiciaire.
Ces textes en forme de plaidoyers soutiennent que « la Hongrie est fidèle aux valeurs européennes » et ne menace en rien les règles de la démocratie. La ministre répète que son pays est ouvert au dialogue, y compris sur la légalité de certaines décisions, mais « rejette l’idée que des positions différentes soient présentées comme des menaces fondamentales pour la démocratie ».
Quelles conséquences pour le PPE et les autres partis politiques européens d’un vote largement en faveur de l’article 7 ?
Côté PPE, le malaise grandit ces derniers jours. Même si la majorité nécessaire des deux tiers des suffrages en plénière parait difficile à atteindre, un vote massif pour le déclenchement de l’article 7 ferait tanguer un parti en pleine crise, écartelé entre un Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, représentant de la droite chrétienne sociale et Sebastian Kurz, chancelier autrichien en coalition avec l’extrême droite ou M. Orban, qui se déplace désormais à Rome pour discuter Europe et migration avec le populiste d’extrême droite Matteo Salvini.
Lundi soir, M. Kurtz a recommandé le vote en faveur de l’article 7, alors qu’au même moment son partenaire de coalition, le FPÖ, invitait M. Orban à rejoindre une coalition des extrêmes européens.
Difficile pour les dirigeants proeuropéens du PPE de ne pas réagir, même si jusqu’à présent ils ont défendu M. Orban, espérant le garder dans la famille et éviter une hémorragie des électeurs de la droite traditionnelle vers l’extrême droite. Le PPE « attend de Viktor Orban qu’il fasse un pas en direction des partenaires européens cette semaine et qu’il soit prêt à des compromis », a ainsi déclaré au Monde Manfred Weber, chef de file du PPE à Strasbourg.

        Lire notre entretien avec
         

          Manfred Weber : « La situation en Hongrie suscite déjà de vives critiques au sein du PPE »



« S’il ne le fait pas, je m’attends à des débats extrêmement difficiles au sein du groupe PPE. Pour nous, il est clair que les valeurs fondamentales de l’Union européenne ne sont pas négociables », ajoute le Bavarois. En lice pour la succession de M. Juncker à la tête de la Commission, M. Weber affronte avec le vote hongrois le premier test important de sa candidature.
Un éclatement du PPE aurait des conséquences considérables à neuf mois des européennes, en créant à la fois un espace politique pour une union des droites extrêmes, de M. Orban à M. Salvini en passant par les Polonais du PiS. Mais aussi une opportunité pour une éventuelle alliance élargie des « proeuropéens » autour de M. Macron.
L’eurodéputé grec Dimitris Papadimoulis, membre de Syriza, le parti d’Alexis Tsipras, vient ainsi de déclarer au site d’information Euractiv.com : « En termes de démocratie, les alliances doivent être plus larges, non seulement avec M. Macron, mais avec les libéraux [du parti paneuropéen ALDE] et les modérés du PPE. » 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ 821 millions de personnes sont sous-alimentées ou en manque chronique de nourriture, selon la FAO.
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Sécheresses, inondations… le choc climatique aggrave la faim dans le monde

821 millions de personnes sont sous-alimentées ou en manque chronique de nourriture, selon la FAO.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 16h50
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            
Sécheresses en Afrique, inondations et tempêtes en Asie… Les dérèglements climatiques de plus en plus nombreux et intenses affectent la capacité des populations à se nourrir, et menacent les progrès qui avaient été réalisés dans la lutte contre la faim dans le monde depuis le début des années 2000, constate l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), dans un rapport publié mardi 11 septembre. Avec les conflits et les crises économiques, la « variabilité du climat » et ses phénomènes extrêmes sont une des principales causes de la sous-nutrition et de l’insécurité alimentaire dans le monde, selon la FAO.
Or le nombre d’habitants de la planète souffrant de la faim est en progression pour la troisième année d’affilée, et retrouve son niveau d’il y a dix ans. « Le nombre total de personnes sous-alimentées est passé de 804 millions en 2016 à près de 821 millions en 2017 », avance l’étude, publiée avec le concours du Fonds international de développement agricole, de l’Unicef, du Programme alimentaire mondial et de l’Organisation mondiale de la santé.

L’objectif de développement durable (ODD) numéro 2, « faim zéro » à l’horizon 2030, adopté en septembre 2015 par les Nations unies, apparaît donc inatteignable. Au nombre de dix-sept, les ODD visent à assurer un avenir durable pour tous, et concernent l’éducation, la santé, l’agriculture, la lutte contre la pauvreté, l’énergie, l’eau… « Nous sommes extrêmement préoccupés, déclare Dominique Burgeon, directeur de la division des urgences à la FAO. On craignait l’an dernier que cette évolution ne devienne une tendance. Nos craintes se sont révélées exactes. » 
« Il faut promouvoir des solutions de long terme »
Le message tombe à la veille de la 73e session de l’Assemblée générale des Nations unies, qui s’ouvrira à New York le 18 septembre. La FAO appelle à des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Le Tribunal spécial pour le Liban pointe le rôle de Damas et du Hezbollah dans l’attentat perpétré contre l’ancien premier ministre libanais en 2005.
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Procès des assassins de Rafic Hariri : le procureur désigne la Syrie sans la nommer

Le Tribunal spécial pour le Liban pointe le rôle de Damas et du Hezbollah dans l’attentat perpétré contre l’ancien premier ministre libanais en 2005.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 10h58
    |

            Stéphanie Maupas (La Haye, correspondance)








                        



                                


                            

Le kamikaze du 14 février 2005 a laissé derrière lui un fragment d’émail. Une dent, dont l’ADN compte parmi les dizaines de pièces à conviction formant « la mosaïque » qui, selon le procureur du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), rend « coupables » les auteurs de l’attentat perpétré contre l’ex-premier ministre du Liban, Rafic Hariri.
A partir de mardi 11 septembre, le procureur prononcera son réquisitoire contre quatre « sympathisants du Hezbollah », depuis Leidschendam, aux Pays-Bas, où siège ce tribunal international né d’un accord entre le gouvernement libanais et les Nations unies.
Mais des quatre hommes, les cinq juges ignorent le visage et la voix. Salim Ayyash, Hassan Habib Merhi, Hussein Oneissi et Assad Sabra, sont jugés in absentia pour complot en vue de commettre un attentat terroriste, homicide volontaire de Rafic Hariri et 21 autres victimes, et tentative d’homicide de 226 personnes, blessées dans l’explosion. Personne n’a voulu ou pu coopérer avec ce tribunal pour arrêter les auteurs présumés de l’attaque du 14 février 2005.
« mosaïque » du procureur, Norman Farrell, met bout à bout des dizaines de pièces montrant un attentat préparé avec une précision et une habileté « dignes de l’armée »
Ce jour-là, à 12 h 55, le kamikaze avait activé la machine infernale d’au moins 1 852 kilos de RDX – puissant explosif militaire – au passage du convoi de l’ancien ministre et homme d’affaires sunnite devant l’Hôtel Saint-Georges, sur la corniche de Beyrouth. Sur le toit du mythique hôtel de la capitale libanaise, les médecins légistes collecteront des lambeaux de chair portant le même ADN que la dent. Ils disent la violence de l’attaque, mais peu du kamikaze qui a fait du cœur de Beyrouth une immense scène de crime – passée au bulldozer le jour même du drame ! – si ce n’est qu’il avait moins de 25 ans.
La « mosaïque »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ L’objet du vote concernerait l’accord final qui devrait intervenir cet automne entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.
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Brexit : les syndicats britanniques font un pas vers un second référendum

L’objet du vote concernerait l’accord final qui devrait intervenir cet automne entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 10h49
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 15h47
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


C’est probablement le début d’un tournant sur le Brexit dans la gauche britannique. Le congrès de la Confédération des syndicats britanniques (Trades Union Congress ou TUC), réuni lundi 10 septembre à Manchester, a adopté une motion ouvrant la possibilité à un nouveau référendum, non sur l’appartenance à l’Union européenne, mais sur l’accord final qui devrait en principe intervenir cet automne entre le gouvernement de Theresa May et l’UE.
Le TUC exigerait un tel vote si l’accord sur le Brexit remettait en cause « les droits des travailleurs », en les rendant « inférieurs à ceux de l’UE », ou si Londres n’obtenait pas « le maintien d’échanges sans droit de douane ». La décision intervient à deux semaines du congrès du Parti travailliste dont le chef, Jeremy Corbyn, s’est dit jusqu’à présent hostile à une nouvelle consultation afin de ne pas provoquer les 37 % d’électeurs du Labour qui ont voté en faveur du Brexit au référendum de 2016.

        Lire aussi :
         

                Brexit : Boris Johnson affronte Theresa May en l’accusant de capituler face à l’UE



Le Labour est largement financé par les syndicats, et le glissement net de ces derniers vers une position ouvertement anti-Brexit pourrait influencer le parti d’opposition. Jusqu’à présent, la position du Labour consistait à accepter le Brexit au nom du respect du choix des électeurs tout en dénonçant le « Brexit conservateur » de Mme May. Les travaillistes réclament « le meilleur accord possible sur le Brexit pour l’emploi » et des élections anticipées.
Un accord a minima probable
Mais l’opinion publique bouge. Fin juillet, dans un sondage, les Britanniques souhaitant un nouveau vote sont devenus pour la première fois tout juste majoritaires (51 %). Chez les adhérents des syndicats, la tendance est spectaculaire : 59 % des syndiqués de Unite, la principale organisation du pays, sont partisans d’une seconde consultation (33 % contre), et 61 % (contre 35 %) veulent demeurer dans l’UE. La crainte d’une détérioration de l’emploi et du niveau de vie consécutive au retour des barrières douanières est citée comme la principale raison de ces choix.
L’accord de sortie de l’UE, qui sera conclu cet automne, doit être adopté par le Parlement européen et par celui de Westminster avant la date du Brexit officiel, le 29 mars 2019. Un éventuel rejet par les députés britanniques, voire un échec des négociations, pourrait déboucher sur une nouvelle consultation. Mais le plus probable est qu’un accord a minima intervienne sur les trois chapitres en discussion : dette de Londres à l’UE, droits des expatriés – déjà réglés – et, le plus épineux, le statut de la frontière irlandaise. Serait alors reportée à la « période de transition » (jusqu’à la fin 2020) la discussion sur le « plan de Chequers » de Theresa May, qui concerne, lui, les très complexes dossiers sur l’avenir des relations entre le Royaume-Uni et l’UE : gestion de l’immigration, coopération en matière de défense et de police, droits de douane, statut de la City.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Analyse. Pour le journaliste du « Monde » Damien Leloup, l’instrumentalisation des règles de fonctionnement des réseaux par des politiques partisanes ne fait que compliquer un casse-tête déjà presque insoluble.
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édition abonné


La très problématique modération des réseaux sociaux

Analyse. Pour le journaliste du « Monde » Damien Leloup, l’instrumentalisation des règles de fonctionnement des réseaux par des politiques partisanes ne fait que compliquer un casse-tête déjà presque insoluble.



LE MONDE
 |    11.09.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
11.09.2018 à 15h15
    |

            Damien Leloup








                        



                                


                            
Analyse. Boutefeux ou censeurs : on ne compte plus, depuis le début de l’année, les critiques à l’égard des pratiques de modération des réseaux sociaux. Le président américain accuse Google et Twitter de « censurer » les conservateurs ; les Nations unies pointent dans un rapport le rôle de la propagande diffusée sur Facebook dans les crimes contre l’humanité visant les Rohingyas en Birmanie ; partout, des millions d’internautes se plaignent de voir des messages anodins supprimés ou, au contraire, des messages insultants laissés en ligne.
En matière de pédopornographie ou de propagande terroriste, les progrès ont été réels et tangibles
Bref, s’il est un point qui fait l’unanimité, c’est qu’en matière de modération, les réseaux sociaux sont nuls. Certes, avec des nuances. En matière de pédopornographie ou de propagande terroriste, les progrès ont été réels et tangibles – ces contenus sont aujourd’hui supprimés très rapidement, de manière automatique. Pour tout le reste, la réponse des grands réseaux sur la modération est la même partout : « C’est compliqué ! »
Twitter a assuré, à de multiples reprises ces dernières années, avoir pris conscience du caractère endémique du harcèlement sur son réseau, mais la situation n’a fait qu’empirer. Facebook a investi massivement dans l’embauche de modérateurs, mais la prolifération de messages de haine en Birmanie a montré que ces ressources étaient mal réparties – et insuffisantes pour les quelque deux milliards d’utilisateurs de la plate-forme. YouTube se débat avec son propre algorithme de recommandation pour qu’il cesse de proposer aux internautes vidéo conspirationniste après vidéo conspirationniste.
« Incitations fondamentales »
Prise de conscience tardive, moyens insuffisants, priorité donnée à la croissance au détriment de la qualité : tous ces éléments expliquent, en partie, la situation actuelle. Mais les causes profondes sont structurelles et ne peuvent pas être réglées simplement...




                        

                        

