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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Les principaux acteurs de l’économie solidaire, parmi lesquels Frédéric Tiberghien, président de Finansol, et Hugues Sibille, président du Labo de l’ESS, listent dans une tribune au « Monde » les quatre mesures qu’ils attendent du gouvernement pour pouvoir pleinement bénéficier de la loi Pacte.
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Loi Pacte et finance solidaire, « un rendez-vous à ne pas manquer »

Les principaux acteurs de l’économie solidaire, parmi lesquels Frédéric Tiberghien, président de Finansol, et Hugues Sibille, président du Labo de l’ESS, listent dans une tribune au « Monde » les quatre mesures qu’ils attendent du gouvernement pour pouvoir pleinement bénéficier de la loi Pacte.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 15h54
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 16h12
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Le projet de loi Pacte (plan d’action pour la croissance et la trans­formation des entreprises) [actuellement en discussion à l’Assemblée nationale] comporte un nombre très élevé de mesures destinées à renforcer la place de l’entreprise dans la société.
Parmi les plus emblématiques, il faut signaler la simplification des seuils sociaux, l’inscription d’une mission sociale et/ou environnementale dans l’objet social des entreprises désireuses de le faire, la représentation des salariés dans les conseils d’administration, l’extension des dispositifs d’intéressement et de participation pour les PME avec un allégement substantiel du forfait social, le développement de l’actionnariat salarié, l’harmonisation des régimes d’épargne retraite.
Conçu pour le secteur privé lucratif, ce projet de loi ne comporte guère de mesures propres à encourager l’économie sociale et solidaire (ESS). Pourtant, si le gouvernement et le Parlement s’appropriaient cette ambition, ce projet pourrait dynamiser le développement de la finance solidaire à travers quatre séries de dispositions et apporter ainsi à l’ESS des moyens supplémentaires pour changer d’échelle.

Premièrement, l’extension et l’amélioration du régime de l’épargne salariale, qui représente deux tiers de l’encours d’épargne solidaire, permettraient de maintenir la dynamique de cette collecte d’épargne solidaire observée depuis dix ans.
Des sources de financement supplémentaires
Deuxièmement, l’harmonisation des régimes d’épargne retraite fournirait l’occasion de généraliser une offre solidaire à tous ces dispositifs d’épargne, en leur étendant la formule qui a fait le succès de l’épargne salariale solidaire.

Troisièmement, la modification du régime de l’assurance-vie permettrait au président de la République d’honorer sa promesse de campagne de soutenir le développement de la finance solidaire et notamment d’obliger les assureurs à présenter,...




                        

                        


<article-nb="2018/09/10/19-2">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Le 5 avril, l’ancien sénateur écologiste avait été interpellé ivre à la sortie d’un bar du 6e arrondissement parisien, dont il venait d’être expulsé.
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Violences et outrages : Jean-Vincent Placé condamné à trois mois de prison avec sursis

Le 5 avril, l’ancien sénateur écologiste avait été interpellé ivre à la sortie d’un bar du 6e arrondissement parisien, dont il venait d’être expulsé.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 14h24
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 15h47
   





                        



   


L’ex-secrétaire d’Etat Jean-Vincent Placé a été condamné, lundi 10 septembre à Paris, à trois mois de prison avec sursis et à 1 000 euros d’amende pour violences et outrages lors d’une soirée alcoolisée en avril dans la capitale. La condamnation ne sera pas inscrite à son casier judiciaire.
Le 5 avril, l’ancien sénateur écologiste avait été interpellé à la sortie d’un bar du 6e arrondissement de Paris. Il venait d’en être expulsé par un videur, qui l’accuse de lui avoir tenu des propos injurieux et racistes, après un incident avec une cliente. Il était jugé pour ces propos, ainsi que pour des violences envers la jeune femme. Il avait également lancé aux policiers qui étaient intervenus : « Espèce de tocards, vous ne savez pas qui je suis ! »
Jean-Vincent Placé a été jugé coupable de violences envers cette jeune femme. Il a également été condamné pour outrage à l’encontre des policiers. En revanche, il a été relaxé du chef d’injures raciales.

        Lire aussi :
         

                Six mois de prison avec sursis requis contre Jean-Vincent Placé



« Je suis honteux de m’être retrouvé dans cette situation »
Le 11 juillet, le procureur avait requis six mois de prison avec sursis, une mise à l’épreuve de deux ans et 1 000 euros d’amende contre l’ex-secrétaire d’Etat. « Toutes ces infractions troublent gravement l’ordre public et la politique pénale du parquet s’agissant de la violence faite aux femmes et de la lutte contre le racisme », avait dénoncé le procureur dans ses réquisitions.
Jean-Vincent Placé, qui conteste avoir tenu les propos contre le vigile, avait reconnu à la barre avoir « évidemment trop bu ». « Je suis honteux de m’être retrouvé dans cette situation », avait-il déclaré. Quelques jours après cet incident, il avait dit dans Paris Match avoir « réalisé » son « alcoolisme » et qu’il mesurait « la honte et l’indignité » de son comportement.
Aujourd’hui conseiller régional d’Ile-de-France, Jean-Vincent Placé a créé sa société de conseil et d’accompagnement en entreprise.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Du fait de la majorité absolue de son parti, le candidat désigné est assuré d’être élu président par l’ensemble des députés ce mercredi.
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Assemblée nationale : Richard Ferrand, candidat de LRM et futur président

Du fait de la majorité absolue de son parti, le candidat désigné est assuré d’être élu président par l’ensemble des députés ce mercredi.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 13h11
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 18h40
   





                        



   


Le favori Richard Ferrand a été désigné candidat au perchoir de l’Assemblée dès le premier tour, lundi 10 septembre, par les députés LRM, afin de succéder à François de Rugy et tenir la barre en cette rentrée compliquée. Il l’a emporté avec 187 voix sur 299 votes et 291 suffrages exprimés.
Du fait de la majorité absolue LRM – 312 députés sur 577, sans compter les alliés MoDem –, M. Ferrand est assuré d’être élu président mercredi par l’ensemble des députés.

        L’analyse politique :
         

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« Un climat fraternel »
Candidat de l’Elysée, il a été préféré aux trois autres prétendants : l’ancienne secrétaire d’Etat sous Hollande et actuelle présidente de la commission du développement durable de l’Assemblée Barbara Pompili (EELV) a obtenu 85 voix ; l’élue de l’Isère Cendra Motin quinze voix, et le député du Tarn Philippe Folliot (ex-UDI) quatre voix.
« C’est un vote de confiance et d’adhésion aux propositions que j’ai pu faire », a déclaré Richard Ferrand aux journalistes, juste après l’annonce des résultats.
« Je suis particulièrement satisfait des conditions dans lesquelles se sont déroulées les opérations de désignation de notre candidat à la présidence de l’Assemblée nationale. (…) La campagne interne s’est déroulée dans un climat fraternel, dans la clarté et la transparence. C’est donc un message de fierté démocratique que notre groupe a adressé. »
A des journalistes qui lui faisaient remarquer qu’il était un homme, en politique depuis vingt ans, sous le coup d’une information judiciaire et le chouchou du président de la République, il a rétorqué : « Je ne suis pas un chouchou, mais un homme démocratiquement élu. »
S’ouvre désormais une nouvelle bataille, celle de la tête du groupe. Ce scrutin interne, prévu pour le 18 septembre, n’a, pour le moment, aucun candidat déclaré.

   



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                L’Assemblée nationale a-t-elle déjà été présidée par une femme depuis 1958 ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ La ministre des sports a jugé « très brutale » la lettre de cadrage prévoyant la suppression de 1 600 postes dans son ministère.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                

Roxana Maracineanu : aucun des 1 600 conseillers techniques sportifs « ne perdra son emploi »

La ministre des sports a jugé « très brutale » la lettre de cadrage prévoyant la suppression de 1 600 postes dans son ministère.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 12h50
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 16h46
   





                        



   


Après un long entretien avec le premier ministre, Edouard Philippe, aucun des 1 600 conseillers techniques sportifs (CTS) visés par un projet d’économies de Matignon « ne perdra son emploi », a affirmé, lundi 10 septembre, la nouvelle ministre des sports, Roxana Maracineanu.
A sa sortie de Matignon, Mme Maracineanu, qui avait jugé « très brutale », vendredi, la publication de la lettre de cadrage fixant un objectif de 1 600 suppressions de poste dans son ministère, a toutefois annoncé l’ouverture d’une « concertation » sur l’« évolution » de la gestion des conseillers techniques sportifs :
« Tout le monde est d’accord pour dire que leur mode de gestion doit évoluer en concertation avec l’ensemble des acteurs et dans le respect du rôle et des prérogatives de chacun. »
La ministre a précisé qu’elle présenterait les résultats de cette concertation « fin octobre ».

        Lire aussi :
         

                Roxana Maracineanu doit rassurer le sport français



Un budget en baisse
Vendredi, l’Agence France-Presse avait révélé que dans une lettre de cadrage envoyée le 26 juillet à sa prédécessrice, Laura Flessel, Matignon demandait au ministère d’« appliquer un schéma d’emplois de moins 1 600 ETP (équivalent temps plein) au cours de la période 2018-2022 ». Dans le courrier, Matignon disait compter « sur une transformation du mode de gestion des conseillers techniques sportifs (CTS) et sur la réduction de leur nombre, ainsi que sur une rationalisation des services déconcentrés ».
La révélation de cette lettre a mis le feu aux poudres dans un mouvement sportif qui s’inquiète déjà de voir l’Etat se désengager, avec un budget du ministère qui s’annonce à la baisse pour la deuxième année de suite. Et ce d’autant que les CTS, rémunérés par l’Etat et au nombre de 1 600 justement, sont essentiels au fonctionnement des fédérations sportives, à la fois pour le haut niveau et pour le développement des pratiques. Il s’agit des directeurs techniques nationaux, des entraîneurs nationaux et des conseillers techniques nationaux ou régionaux.
Le statut des conseillers techniques sportifs « doit être réinterrogé »
Dans un communiqué publié lundi après l’entretien avec Mme Maracineanu, Matignon a également déclaré qu’« il n’[était] pas question de supprimer » les conseillers techniques sportifs, qui « jouent notamment un rôle décisif dans la formation, la préparation et la détection des sportifs de haut niveau au sein des fédérations ».
Le Comité national olympique (CNOSF) a exprimé sa « satisfaction » après ces déclarations du gouvernement, soulignant « en particulier le propos consacré aux 1 600 postes de Conseillers Techniques Sportifs, l’affirmation de non suppression et la volonté de concertation sur leur mode de gestion ».
Dans son communiqué, le premier ministre a toutefois réaffirmé que « le rôle des CTS au sein des fédérations » doit être « retravaillé avec le mouvement sportif » et que « leur statut doit être réinterrogé ». « Nous allons rester très vigilants sur leur statut », a réagi le président de l’Association des directeurs techniques nationaux (AsDTN), Philippe Bana.
Ce dernier, reçu par Mme Maracineanu lundi, a exprimé sa « satisfaction » après cet entretien : « elle a parfaitement compris les enjeux et on est sur une bonne pente, on va pouvoir travailler en concertation ». Mais M. Bana a tenu à souligner qu’il n’était « pas question de décaler ou de déstocker (la) prise en charge » des conseillers techniques sportifs « par les fédérations, qui n’en ont ni les moyens financiers ni l’envie ».
« Leur statut doit rester public. Ils sont la peau sur les os du ministère », a-t-il averti, expliquant également avoir « fait des propositions à la ministre pour moderniser les CTS : on peut mieux les piloter au travers des DTN, il peut y avoir des politiques interfédérales sur le développement des pratiques sportives, des mutualisations. Nous sommes ouverts ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », souligne l’incapacité de Nicolas Hulot à mobiliser la société civile sur l’écologie pour faire bouger l’exécutif.
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« L’idée d’un enlisement qui ne se limite pas au seul terrain écologique s’installe »

Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », souligne l’incapacité de Nicolas Hulot à mobiliser la société civile sur l’écologie pour faire bouger l’exécutif.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 12h02
    |

            Françoise Fressoz








                        



                                


                            
Chronique. Nicolas Hulot se croyait seul. Il avait tort. Samedi 8 septembre, une mobilisation inédite s’est produite dans plusieurs villes de France en réponse à un appel citoyen relayé par les réseaux sociaux. L’objectif de ces manifestants d’un nouveau genre était de presser le gouvernement d’engager sans tarder la transition écologique eu égard à l’urgence climatique confortée par un été caniculaire.
De nombreux responsables d’ONG et plusieurs membres de partis politiques se sont aussitôt réjouis de ce sursaut de la société civile, certains ont même souligné l’avance prise par les citoyens sur leurs gouvernants sans se rendre compte qu’il s’agissait en réalité d’un rendez-vous manqué. Au début de l’été, celui qui était encore ministre de la transition écologique et solidaire donc en capacité d’agir, de peser, de compter, avait tiré publiquement la sonnette d’alarme, mais il n’avait guère rencontré d’écho ni au sommet de l’Etat ni au sein de la société française. « On subit les conséquences du changement climatique, on n’a que trop tardé », avait lancé Nicolas Hulot, le 7 août, sur Europe 1, en plein pic de canicule, avant d’insister : « Il faut qu’on s’adapte au changement climatique. » 
Mais rien, pas de réponse, pas d’écho, pas de mobilisation, ni au gouvernement ni dans la société civile. Les climatiseurs avaient continué de fonctionner à plein régime, si bien qu’au moment de quitter le gouvernement l’ancien animateur d’« Ushuaïa » ne s’en est pas pris nommément à Emmanuel Macron ou à Edouard Philippe. Il a préféré invoquer une responsabilité collective. « C’est l’ensemble de la société et moi qui portons nos contradictions. Peut-être n’ai-je pas su convaincre », a-t-il déploré.

L’incapacité de Nicolas Hulot à faire vivre le lien entre la société civile et l’exécutif, à s’appuyer sur l’exigence de la première pour faire bouger le second, signe l’un des grands échecs de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Les trente élus socialistes de l’Assemblée nationale s’étaient choisis l’étiquette Nouvelle Gauche, depuis juin 2017.
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Les députés socialistes vont à nouveau s’appeler… socialistes

Les trente élus socialistes de l’Assemblée nationale s’étaient choisis l’étiquette Nouvelle Gauche, depuis juin 2017.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 15h00
    |

            Enora Ollivier








                        


Serait-ce le signe d’une fierté retrouvée ? En cette rentrée, les députés socialistes vont retrouver l’Assemblée nationale dans le groupe… socialiste. Les trente élus, qui s’étaient accolés, depuis juin 2017, l’étiquette Nouvelle Gauche, sont sur le point de changer de nom et de renouer avec leur dénomination historique, abandonnée sans grande protestation à la suite d’élections législatives calamiteuses.
Cette réhabilitation va permettre de « donner une meilleure lisibilité », assure Valérie Rabault, la chef de file des députés. Elle a proposé à ses collègues de se renommer « groupe socialiste et apparentés », appellation qui doit être entérinée par un vote lors de journées parlementaires organisées lundi 10 et mardi 11 septembre à Toulouse.
Enterrée donc la Nouvelle Gauche, cette expression qui « a l’immense inconvénient de ne pas permettre l’identification entre le Parti socialiste et son propre groupe parlementaire, alors qu’il en est le relais naturel », admet volontiers Olivier Faure, premier secrétaire du PS, qui présidait le groupe au moment où l’adjectif socialiste a été escamoté. A l’époque, dit-il, il s’agissait surtout de ne pas froisser les trois apparentés, membres d’autres partis. Mais « nous n’avons jamais abandonné ce que nous sommes », rassure le patron du PS, « très favorable » au retour à la désignation traditionnelle.
« Il faut se réclame du socialisme »
« Je suis une fervente partisane de l’idée que la vie politique française s’organise autour du clivage gauche-droite », argumente Mme Rabault. Alors « il faut dire ce que nous sommes », surtout quand « le président de la République a une autre stratégie, qui est de mettre face à lui les populistes ». 
« Il faut se réclamer du socialisme aujourd’hui, face au libéralisme économique du gouvernement et à la montée des nationalismes en Europe », complète Gabrielle Siry, porte-parole du PS.
Les députés socialistes se revendiquent à nouveau comme tels au moment où le macronisme traverse un trou d’air inédit. Le parti à la rose espère toujours se faufiler dans la foule des opposants pour proposer une voie de gauche alternative à La France insoumise (LFI). Mais le chemin est long, et les cartes du jeu politique pas encore tout à fait rebattues. LFI pourrait ainsi accueillir les représentants de l’aile gauche du PS, Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann. Dans les prochaines semaines, ces derniers devraient quitter leur parti historique pour fonder un mouvement allié à Jean-Luc Mélenchon. Le nom de cette future formation ? Peut-être bien une marque déposée par Mme Lienemann : Les Socialistes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Les doutes se multiplient à l’égard du chef de l’Etat, menacé de banalisation. Dans un récent sondage de l’IFOP, sa popularité a chuté de dix points, à 31 %.
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Emmanuel Macron, président de plus en plus « normal »

Les doutes se multiplient à l’égard du chef de l’Etat, menacé de banalisation. Dans un récent sondage de l’IFOP, sa popularité a chuté de dix points, à 31 %.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 16h34
    |

            Virginie Malingre et 
Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

Au-delà de la chute de popularité, c’est le principal enseignement des récents sondages sur Emmanuel Macron. Alors qu’il avait fait de François Hollande son contre-modèle, le chef de l’Etat est de plus en plus perçu par les Français comme un « président normal », à rebours de l’image de candidat disruptif devenu président jupitérien. Un risque de banalisation qui, comme un poison mortel, pourrait condamner le quadragénaire à l’impuissance politique, la marque du précédent quinquennat.
« Emmanuel Macron a été élu sur une promesse de rupture, de transformation en profondeur et de modernisation du pays. Mais aujourd’hui, les Français doutent », constate Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’IFOP. Dans le dernier sondage de l’institut, publié le 4 septembre, le chef de l’Etat a vu sa popularité chuter de dix points, à 31 %, un niveau deux fois moins élevé que lors de son élection (66 %). Pour la première fois, il fait même moins bien que son prédécesseur socialiste (32 %) à la même période de son quinquennat.
Surtout, les Français ne sont plus dans cette étude que 35 % à créditer le président de la République d’une « vision pour leur avenir », contre encore 45 % fin juin. Même à la question de savoir si le chef de l’Etat « renouvelle la fonction présidentielle », ils ne sont désormais plus qu’une minorité à répondre positivement (47 % contre 52 % il y a deux mois). Le seul thème sur lequel Emmanuel Macron recueille encore l’approbation d’une majorité de Français (54 %) est celui de la défense des intérêts du pays à l’étranger.
« Les ressorts sont fatigués mais pas brisés »
« Il y a quatre moteurs qui ont fait le succès d’Emmanuel Macron : ses capacités à débloquer le pays, à obtenir des résultats, à tenir ses engagements et à incarner la fonction présidentielle », rappelle Brice Teinturier, directeur général délégué de l’institut Ipsos. Aujourd’hui, « le premier s’est affaibli, le deuxième...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Dans un entretien au « Monde », le ministre de l’écologie rejette les conservatismes et la radicalité, « les deux faces de l’impuissance ».
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François de Rugy : « Il faut sortir de la guerre de religion sur le nucléaire »

Dans un entretien au « Monde », le ministre de l’écologie rejette les conservatismes et la radicalité, « les deux faces de l’impuissance ».



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 14h27
    |

                            Nabil Wakim, 
Cédric Pietralunga, 
Simon Roger et 
Rémi Barroux








                        



                                


                            

Le nouveau ministre de l’écologie, François de Rugy, affirme disposer de « quatre années utiles » pour mener à bien la transition écologique et énergétique du pays.
Vous avez accepté de succéder à Nicolas Hulot, ministre populaire et reconnu pour son engagement écologique. Comment comptez-vous réussir là où lui-même dit avoir échoué ?
Je suis conscient que ce n’est pas un ministère facile. Il recouvre des champs très variés avec de gros dossiers comme les transports, l’énergie ou la mer. Il me semble important qu’il ait gardé le même périmètre pour avoir tous ces leviers d’action. Nous sommes confrontés à de nombreuses transformations difficiles à conduire, parce qu’il y a des résistances, des oppositions, des conservatismes, des lobbys. Il peut y avoir le sentiment, et c’était le cas je crois pour mon prédécesseur, d’être seul contre tous.
Le président et le premier ministre m’ont demandé d’assumer cette responsabilité, alors qu’ils savaient que je n’y étais pas candidat. C’est un ministère de mission, j’ai près de quatre années utiles devant moi. Ma conviction, c’est qu’on peut obtenir des résultats avec de la détermination, avec de la méthode. L’écologie est, pour moi, l’engagement d’une vie.
Considérez-vous que Nicolas Hulot a manqué de patience et que vous réussirez, vous, en vous donnant le temps de mener à bien ces transformations ?
Dès le début, Nicolas Hulot a envisagé que ce serait pour un temps court. Je lui avais dit à plusieurs reprises de s’inscrire dans la durée. Il a fait un autre choix. Mais il a un bilan. Il a fait adopter un plan climat dans lequel est inscrite, par exemple, la fermeture accélérée des centrales à charbon. Il a mis en œuvre avec le ministère de l’économie et des finances – la preuve que l’on peut travailler avec lui – la prime à la conversion, qui permet d’inciter les ménages, particulièrement ceux aux revenus modestes, à acquérir des véhicules...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ A cause de la situation explosive de l’île, des milliers de personnes se retrouvent démunies.
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A Mayotte, le bureau des étrangers reste bloqué

A cause de la situation explosive de l’île, des milliers de personnes se retrouvent démunies.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 11h15
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10.09.2018 à 12h36
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            Patrick Roger








                        



                                


                            

C’est une situation difficilement imaginable dans un autre département : un service préfectoral – en l’occurrence le bureau des étrangers – ne fonctionne plus depuis six mois et est totalement fermé depuis la fin juillet. A Mayotte, les demandes de régularisation ou de renouvellement de leurs titres de séjour de milliers de personnes sont bloquées, entraînant pertes d’emploi, de couverture sociale et de possibilités de se déplacer hors du territoire. La Cimade, association de défense des droits des étrangers, dénonce une situation « illégale », contrevenant au principe de continuité du service public et en violation des droits fondamentaux.
« C’est une situation anormale mais tout est anormal ici », reconnaît un cadre de l’administration. Le blocage s’explique par les mouvements sociaux du printemps qui ont partiellement paralysé l’activité du territoire pendant plusieurs semaines. A commencer par le service des étrangers. Ce dernier est aussi régulièrement la cible d’une partie de la population mahoraise qui manifestait – et manifeste toujours – ouvertement son rejet de l’immigration irrégulière massive en provenance des Comores voisines.
Conséquences « désastreuses »
Lors d’un récent déplacement dans ce département, à quelques jours de la rentrée scolaire, le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, avait pourtant plaidé pour que le bureau des étrangers rouvre « dans les plus brefs délais ». « C’est le rôle du préfet et je lui fais confiance là-dessus », avait-il insisté. Il pointait ainsi la situation de ressortissants sénégalais, congolais ou autres qui occupent des postes de contractuels dans l’enseignement ou les services de santé et qui, faute de renouvellement de leur titre de séjour, se retrouvent en situation irrégulière.
« L’Etat est-il incapable de faire respecter ses lois à Mayotte ? La décision d’un pays tiers peut-elle conduire la France à déroger à ses propres principes ?...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Si François de Rugy, le successeur de Hulot, est réputé plus souple, ses convictions antinucléaires vont à l’encontre de la volonté de Macron de relancer cette filière, explique, dans sa chronique, Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde ».
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« Sur le nucléaire, un profond désaccord subsistera au sommet de l’Etat »

Si François de Rugy, le successeur de Hulot, est réputé plus souple, ses convictions antinucléaires vont à l’encontre de la volonté de Macron de relancer cette filière, explique, dans sa chronique, Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde ».



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 18h48
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Nicolas Hulot soupirait souvent, la mine triste et le verbe las, en déambulant sous les ors de son ministère, l’hôtel de Roquelaure, à Paris. Depuis un an, il sentait bien que le compromis virait à la compromission. Le glyphosate, l’accord de libre-échange UE-Canada, la Montagne d’or en Guyane, le nucléaire, la chasse… Parfois, le ministre de la transition écologique et solidaire se lâchait devant un journaliste. « Je suis dans un putain de dilemme », notamment sur le nucléaire, confiait-il encore le 2 août à une journaliste de Libération, qui publiera ses états d’âme au lendemain de sa démission : « Soit je m’en vais, et ce sera bien pire, il y aura trois EPR de plus dans les prochaines années. Soit je reste, et il n’y aura pas le grand soir. »
Le grand soir attendra. Pour remplacer le saint Sébastien de l’écologie, Emmanuel Macron n’a pas réussi à convaincre un Vert de stricte observance de renier sa foi antinucléaire. Quel trophée – mais quel risque – s’il avait décroché Daniel Cohn-Bendit ! Et quelle cacophonie s’il avait nommé Pascal Canfin, le patron de WWF France pressenti pour le poste, qui dénonce « une énergie du passé », là où le président voit « un choix d’avenir » ! Peu de risque de dissonance avec le successeur de Hulot, François de Rugy, dont l’échine est plus souple et le propos moins apocalyptique.

Ses convictions antinucléaires, l’ex-président de l’Assemblée nationale les affirme pourtant depuis longtemps. Celui que ses détracteurs accusent d’être un défroqué de la vraie écologie s’était prononcé en 2016 pour « la disparition du nucléaire à horizon 2040 », dénonçant le candidat Macron comme un homme du passé sur ce point. A peine nommé, Rugy a admis qu’il n’est « pas simple » de dresser la liste des centrales à fermer. Et prudemment renvoyé à la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui doit être dévoilée fin octobre.
La troisième...



                        

                        


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Les députés LRM élisent leur candidat à la présidence de l’Assemblée nationale

Le candidat choisi lundi sera quasi assuré d’être désigné président de l’Assemblée nationale, les élus macronistes disposant de la majorité absolue.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 09h18
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 12h09
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            Alexandre Lemarié








                        


C’est l’heure du choix. Les 312 députés de La République en marche (LRM) sont appelés à élire leur candidat à la présidence de l’Assemblée nationale pour succéder à François de Rugy, lundi 10 septembre, au premier jour de leur séminaire de rentrée, qui se déroule jusqu’à mardi midi à Tours. Le vote démarre à 9 heures, avant une proclamation des résultats vers 13 heures, en cas de victoire dès le premier tour avec plus de 50 % des voix. Si un second tour est nécessaire, il aura lieu de 13 h 15 à 16 h 15. Le candidat élu sera alors quasi assuré d’être désigné président de l’Assemblée, deux jours plus tard, dans l’hémicycle – les élus macronistes disposant à eux seuls de la majorité absolue.
Sur les quatre candidats en lice, un duel se profile entre Richard Ferrand et l’ex-secrétaire d’Etat Barbara Pompili. Les deux autres prétendants, la députée de l’Isère Cendra Motin et celui du Tarn Philippe Folliot, semblent moins armés pour succéder à M. Rugy. Candidat préféré de l’Elysée, M. Ferrand fait figure de favori. Ce macroniste de la première heure, chef de file des députés LRM jusque-là, apparaît pour beaucoup comme « le plus légitime et le plus capé ». Mais l’ex-député socialiste pâtit de plusieurs points faibles. L’affaire des Mutuelles de Bretagne, qui l’avait contraint à quitter le gouvernement dès le début du quinquennat, pèse notamment encore comme une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Et une victoire surprise de Barbara Pompili n’est pas inimaginable lors de ce vote interne à bulletins secrets.
Derrière la bataille du perchoir, celle du groupe
L’ex-secrétaire d’Etat à la biodiversité de François Hollande aimerait envoyer un « signal fort » en étant la première femme à accéder au perchoir. Cette évolution était déjà un thème de campagne en juin 2017. L’écologiste a récolté des soutiens en nombre croissant ces derniers jours, dans le sillage du député Matthieu Orphelin, un proche de Nicolas Hulot. Le fait d’incarner une candidature écologiste constitue un atout pour l’ex-élue Europe Ecologie-Les Verts (EELV), car les attentes et les inquiétudes sont fortes après le départ de Nicolas Hulot. Seule certitude : la séquence a pour effet d’éveiller des ambitions chez les 312 députés macronistes et, par ricochet, d’exacerber les rivalités entre eux. « Avec le remaniement, Macron a tenté de régler plusieurs problèmes (…) Le hic, c’est qu’il met le feu à l’Assemblée », regrette un député LRM.

        Lire aussi :
         

                L’Assemblée, victime collatérale du remaniement



Une défaite surprise de M. Ferrand serait synonyme d’échec pour l’Elysée, qui a poussé en coulisse la candidature de ce proche de M. Macron. Si ce dernier l’emporte, son score sera à examiner à la loupe. « L’enjeu, c’est de savoir si Richard sera bien élu ou non. Et donc s’il sera vraiment légitime – ou non – au perchoir », résume un député LRM. Le député du Finistère espère réaliser un meilleur score que François de Rugy, qui avait été élu candidat pour le perchoir dès le premier tour en juin 2017, avec 153 voix, contre 59 pour Sophie Errante, 54 pour Brigitte Bourguignon – deux ex-socialistes – et 32 pour l’ex-UDI Philippe Folliot.
Une autre bataille sera lancée dans la foulée : celle pour la tête du groupe. Une fois le scrutin pour le perchoir passé, les postulants à cet autre scrutin interne, prévu pour le 18 septembre, devraient se dévoiler. Son sort est encore plus imprévisible car aucun candidat n’est pour l’instant officiellement déclaré. Et les prétendants possibles pourraient être jusqu’à une dizaine. Les noms de Gabriel Attal, Aurore Bergé, Brigitte Bourguignon, Roland Lescure, Hugues Renson, Laetitia Avia, Amélie de Montchalin, ou Coralie Dubost circulent. Mais aucun ne fait vraiment l’unanimité. Le vice-président du groupe, Gilles Le Gendre, dont la candidature est poussée par M. Ferrand, semble partir avec un léger avantage. Mais en cas de défaite de ce dernier au perchoir, M. Le Gendre pourrait pâtir de la volonté d’élire une femme à la tête du groupe.
Mardi lors de la seconde journée de séminaire, le premier ministre Edouard Philippe participera à une « réunion de groupe extraordinaire » des députés LRM, en présence de la presse. Il devrait rappeler la détermination de l’exécutif à poursuivre les réformes, après une rentrée chaotique, entre démission brutale de Nicolas Hulot et hésitations sur le prélèvement à la source. Des textes importants (projet de loi pacte pour les entreprises, agriculture et alimentation, fraude fiscale, logement…) étant au menu de l’automne au Parlement.
Des poids lourds du gouvernement présents
Edouard Philippe ne viendra pas seul. Quatre poids lourds du gouvernement seront également du voyage pour participer à trois « ateliers législatifs », lundi après-midi. Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, et celui de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, présenteront le projet de loi de finances pour 2019 aux parlementaires LRM.
La ministre de la santé, Agnès Buzyn, détaillera, elle, le contenu du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019, qui sera examiné au Parlement à l’automne, et le projet de loi sur les questions de bioéthique. Enfin, la ministre de la justice, Nicole Belloubet, animera un troisième atelier législatif. Elle doit présenter le projet de loi de programmation 2018-2022 et la réforme de la justice, qui doit être débattue devant le Parlement en octobre et votée en février 2019.
« Ce sont des réformes clés, donc il est essentiel que le groupe et le gouvernement soient soudés pour assurer leur bonne mise en œuvre », souligne un pilier de la majorité. Ce séminaire de rentrée sera le quatrième auquel participent les députés LRM depuis le début du quinquennat. Avec l’objectif de renforcer le lien entre le groupe majoritaire et un exécutif à la peine.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Dans ce premier essai traduit en français, le jeune politologue Yascha Mounk met au jour trois facteurs qui expliqueraient la montée des populismes.
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Menaces sur la démocratie libérale

Dans ce premier essai traduit en français, le jeune politologue Yascha Mounk met au jour trois facteurs qui expliqueraient la montée des populismes.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 09h56
    |

                            Astrid de Villaines








                        



                                


                            

Livre. La démocratie libérale est en danger. Voilà le cri d’alarme que pousse le politologue Yascha Mounk, 35 ans, enseignant à Harvard qui a récemment rejoint le Tony Blair Institute for Global Change.
Dans Le Peuple contre la démocratie – son troisième ouvrage, mais le premier traduit en français –, le chercheur germano-américain s’attelle à un thème récurrent en cette rentrée : le populisme. Enseignant aux Etats-Unis pendant l’élection de Donald Trump en 2016, c’est au cours de la première année de mandat du président américain qu’il écrit cet essai.
« Le libéralisme et la démocratie sont désormais entrés en conflit »
Et son constat est sans appel : « Le libéralisme – au sens de droits individuels, pour Yascha Mounk – et la démocratie, les deux éléments cruciaux de nos systèmes politiques, sont désormais entrés en conflit. » « Les préférences des peuples sont devenues de plus en plus antilibérales », ajoute-t-il, se référant notamment au Brexit et à Viktor Orban en Hongrie.
Soixante-dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, alors que la démocratie et le libéralisme marchaient « main dans la main » sans qu’aucune remise en question ne semble envisageable, les derniers scrutins ont ouvert les yeux des chercheurs, observateurs et citoyens – dont Yascha Mounk, qui en propose un résumé accessible et percutant.
Ponctué d’anecdotes historiques ou mythologiques qui accrochent le lecteur, le texte met au jour trois facteurs qui expliqueraient la montée des populismes : la stagnation économique, les réseaux sociaux et les migrations.
« Les citoyens n’ont jamais beaucoup aimé les politiciens, rappelle-t-il. Pourtant, ils sont toujours restés à peu près confiants dans le fait que leurs élus accompliraient leur part du travail et que la vie continuerait à devenir plus agréable. » Aussi l’un des premiers échecs des démocraties modernes est-il, selon l’auteur,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Hakim El Karoui, essayiste et conseiller du pouvoir, prône, pour l’Institut Montaigne, « une nouvelle organisation de l’islam en France et en Europe ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 09/09/2018
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De l’Arabie saoudite aux réseaux sociaux, un rapport dessine la force d’influence de l’islamisme

Hakim El Karoui, essayiste et conseiller du pouvoir, prône, pour l’Institut Montaigne, « une nouvelle organisation de l’islam en France et en Europe ».



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 11h13
    |

            Louise Couvelaire et 
Cécile Chambraud








                        



                                


                            
Au moment où Emmanuel Macron peaufine ses propositions pour l’organisation du culte musulman, Hakim El Karoui, essayiste et conseiller du pouvoir sur cette question, plaide, dans un rapport de l’Institut Montaigne publié dimanche 9 septembre, pour que ce ne soit pas « la peur » qui dessine la « réponse à l’islamisme », mais au contraire « la raison », notamment à travers une nouvelle organisation de l’islam en France.
En septembre 2016, Hakim El Karoui avait fait plutôt courir un frisson d’inquiétude en affirmant, dans un travail pour le même cercle de réflexion, que 28 % des Français musulmans étaient adeptes d’un islam d’affirmation, qualifié alors de « sécessionniste » et de « fondamentaliste », en rupture avec les valeurs politiques dominantes. Certes, selon lui, la majorité des musulmans français ne se reconnaissaient pas dans ce système de valeurs. Mais celui-ci était plébiscité par les plus jeunes générations, recueillant l’adhésion de la moitié des 15-25 ans interrogés par l’IFOP à sa demande.
Dans La Fabrique de l’islamisme, il retrace, de l’Egypte à la Turquie, de l’Arabie saoudite à l’Iran, la généalogie, les penseurs et les modes de diffusion planétaire d’une idéologie religieuse issue d’un cadre de pensée « non occidental », mais aujourd’hui aussi ancrée en Europe. Sous cette appellation d’« islamisme », Hakim El Karoui englobe des courants qui parfois se combattent, comme le salafisme et le mouvement des Frères musulmans, mais qui ont selon lui des caractéristiques communes. Cette « idéologie contemporaine » formerait un ensemble qui « porte une interprétation du monde, une vision de l’organisation de la société, y compris le monde profane, et un rôle donné à la religion dans l’exercice du pouvoir ». Wahhabisme et frérisme poursuivraient un objectif commun : « Faire de l’islam un cadre de vie, un projet pour l’individu et la société, visant à préserver...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Un homme armé d’un couteau et d’une barre de fer a agressé des passants au hasard dans le 19e arrondissement, en blessant sept dont quatre gravement.
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Attaque au couteau à Paris : sept personnes blessées, la qualification terroriste « pas retenue à ce stade »

Un homme armé d’un couteau et d’une barre de fer a agressé des passants au hasard dans le 19e arrondissement, en blessant sept dont quatre gravement.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 01h09
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 15h34
   





                        



   


Une enquête a été ouverte et confiée au 2e district de police judiciaire (DPJ) sur l’attaque au couteau qui a eu lieu dimanche 9 septembre au soir à Paris, dans le 19e arrondissement. Sept personnes ont été blessées dont quatre gravement.
Les faits se sont déroulés peu avant 23 heures sur le quai de la Loire, au niveau du cinéma MK2. Ils n’ont duré que quelques minutes et, selon nos informations, dans un périmètre de moins de 500 mètres. Mais ils ont semé la panique dans ce quartier de Paris encore très fréquenté à cette heure-là. L’assaillant, armé d’un couteau avec une lame d’une trentaine de centimètres et d’une barre de fer, a agressé dans la rue des passants qui lui étaient, semble-t-il, inconnus.
Il s’en est d’abord pris à un premier groupe de personnes. Un homme qui jouait à la pétanque lui a alors jeté une boule pour tenter de le stopper. La boule a atteint l’agresseur à la tête, mais elle ne l’a pas empêché de poursuivre sa route. L’assaillant s’en est ensuite pris à deux touristes britanniques à coups de couteau, avant de jeter sa barre de fer sur un autre passant. C’est à ce moment-là qu’il a été arrêté par une brigade anticriminalité (BAC).
Deux Britanniques et un Egyptien parmi les blessés
Selon les premiers éléments de l’enquête que Le Monde a pu obtenir, l’homme s’est déclaré de nationalité afghane et dit être né en 1987. Des papiers non officiels qu’ils portaient sur lui ont permis de recouper en partie ses dires. Mais son identité doit encore être vérifiée et passée aux différents fichiers de police. C’est à partir de là que sa situation administrative pourra éventuellement être connue.

PARIS - Plusieurs blessés dont deux gravement dans une agression au couteau ce soir sur le Quai de la Loire dans le… https://t.co/ElyZT2xmIl— ClementLanot (@Clément Lanot)


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Selon une source judiciaire contactée par Le Monde, la qualification terroriste n’est pas retenue à ce stade, mais la section antiterroriste du parquet de Paris suit de très près l’évolution de l’enquête. L’homme est actuellement hospitalisé en raison de blessures à la tête. Il n’a donc pas encore pu être entendu.
Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a tenu à « saluer la grande réactivité et le courage dont ont fait preuve plusieurs citoyens » :
« Grâce à leur intervention, l’auteur des tentatives d’homicide a pu être maîtrisé avant son interpellation très rapide par les fonctionnaires de police de la BAC locale, à qui le ministre fait part de sa profonde reconnaissance. »
La maire de Paris, Anne Hidalgo, a adressé aux victimes « ainsi qu’à leur famille et à leurs proches tout [son] soutien. Je veux leur dire que Paris et les Parisiens sont à leurs côtés ». Elle a demandé « au ministre de l’intérieur qu’il veille, en responsabilité et sans plus attendre, à renforcer la présence policière dans les quartiers du nord-est de Paris. La demande des habitants doit être entendue ».
A Londres, le ministère des affaires étrangères a confirmé dans un communiqué que « deux Britanniques figuraient parmi les personnes visées », sans donner davantage de détails. Elles sont nées en 1962 et en 1965. L’une d’elles a été atteinte à la tête, aux jambes et au thorax. Parmi les autres victimes se trouve aussi un Egyptien, qui a dû être hospitalisé. Les autres blessés sont Français.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Le délégué général de La République en marche, Christophe Castaner, a toutefois estimé dimanche que le parti présidentiel n’était « pas dans une logique d’alliance ».
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Elections européennes : le Belge Guy Verhofstadt veut s’allier avec Emmanuel Macron

Le délégué général de La République en marche, Christophe Castaner, a toutefois estimé dimanche que le parti présidentiel n’était « pas dans une logique d’alliance ».



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 21h40
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 06h37
   





                        



   


La République en marche d’Emmanuel Macron va-t-elle s’allier avec le groupe libéral et démocrate, présidé par Guy Verhofstadt, à l’occasion des élections européennes ? C’est en tout cas le souhait de l’eurodéputé belge qui l’annonce, dimanche 9 septembre, dans un entretien à Ouest-France.
L’objectif est ensuite de former un seul groupe politique au Parlement européen après le scrutin qui se déroule en mai prochain. « Avec Emmanuel Macron, on n’a pas seulement la même analyse, mais plus ou moins les mêmes propositions. Le discours de la Sorbonne est très largement soutenu chez les partis de l’ADLE [Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe]. On est prêt à créer avec Macron cette alternative », propose M. Verhofstadt, président du groupe de l’ADLE au Parlement européen.

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A la question de savoir si un seul groupe doit réunir La République en marche (LRM) de M. Macron et l’ADLE, le Belge répond « oui, c’est évident ».
« Ce sera quelque chose de nouveau, un mouvement. Une alternative pro-européenne aux nationalistes. Notre groupe est prêt à y participer dès maintenant, sans attendre. »
M. Verhofstadt, qui souhaite « une alternative pro-européenne aux nationalistes », propose également de faire campagne ensemble :
« Chaque parti va garder ses symboles, mais on crée un mouvement plus large. L’objectif c’est de créer un groupe décisif dans le futur parlement, un outil pour arrêter la vague nationaliste. »
Vers une plate-forme « progressiste » ?
Mais la prudence était de mise, dimanche soir, du côté de La République en marche. Interrogé sur un éventuel accord, le délégué général du parti présidentiel, Christophe Castaner, a répondu à Reuters : « Pas du tout, nous ne sommes pas dans une logique d’alliance. » M. Castaner a toutefois entamé cet été une tournée européenne à la recherche d’alliés dans d’autres pays de l’Union européenne et il s’est notamment entretenu mardi à Bruxelles avec Guy Verhofstadt.

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A neuf mois du scrutin, M. Macron, pousse en faveur de la constitution d’une plate-forme « progressiste » d’ici la fin de l’année. Il a notamment appelé jeudi le principal parti politique du Parlement européen, le Parti populaire européen (PPE) à clarifier ses positions, estimant qu’il ne pouvait pas être à la fois aux côtés d’Angela Merkel et de Viktor Orban, comme c’est actuellement le cas.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Réunis samedi et dimanche, les proches de l’ancien premier ministre sont divisés sur la stratégie à suivre à l’approche des élections européennes de mai 2019.
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A Bordeaux, les juppéistes tournent en rond sur la question des européennes

Réunis samedi et dimanche, les proches de l’ancien premier ministre sont divisés sur la stratégie à suivre à l’approche des élections européennes de mai 2019.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
09.09.2018 à 18h31
    |

            Olivier Faye (Bordeaux, envoyé spécial)








                        



   


Le temps des vendanges n’est pas arrivé. Après un jour et demi de débats dans le huis clos d’un hôtel de la cité mondiale de Bordeaux, samedi 8 et dimanche 9 septembre, Alain Juppé et ses amis sont partis comme ils étaient arrivés : en ordre dispersé, et faisant le constat que la situation politique n’est à leurs yeux pas assez mûre pour décider de l’attitude à adopter en vue des élections européennes de mai 2019.
« Ce n’est pas l’événement fondateur d’un nouveau parti, ni la commission d’investiture pour une liste aux européennes », a déclaré le maire de Bordeaux, dimanche, à l’occasion d’une conférence de presse clôturant la deuxième édition des « Vendanges de Bordeaux », cette « rencontre entre amis » – selon son expression – qui vise à entretenir la flamme du juppéisme. Le rendez-vous sera d’ailleurs reconduit en 2019.
L’ancien premier ministre a préféré se concentrer sur les détails de la « plate-forme fondamentale » rédigée avec la petite trentaine de participants qui l’entouraient. Parmi eux, l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, ou encore le conseiller politique du premier ministre Edouard Philippe, Gilles Boyer.

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« C’est à la lumière de cette plate-forme que je me déterminerai pour les élections européennes », a prévenu M. Juppé avant d’assurer que lui et les représentants de sa famille de pensée soutiendront la liste qui « porte le mieux les idées que nous avons exprimées ». « Déterminé à [se] battre contre ceux qui veulent démolir l’Europe », l’ancien premier ministre a dressé au passage la liste des politiques communautaires qu’il considère comme prioritaires : « migrations », « défense et sécurité de l’Europe », « convergence fiscale et sociale », « leadership sur le développement durable »... 
Malgré l’unité de façade, les considérations tactiques ont occupé dès lors une grande part des discussions lors de ce week-end bordelais, laissant libre cours aux divisions qui animent une Juppéie éclatée de toutes parts. « Nous nous jaugeons les uns les autres, on est dans le rapport de force », convenait, samedi, un protagoniste des Vendanges.
Trois options à étudier
Trois scénarios restent posés sur la table. Le premier consisterait à soutenir la liste de La République en marche (LRM) – option défendue par le néo-macroniste Gilles Boyer, ancien directeur de campagne de M. Juppé pendant la primaire de la droite, en 2016. « Il y a des moments où il faut se compter et des moments où il faut réfléchir avant de le faire », avance-t-il, préférant « multiplier les chances » de voir la « grande » liste pro-européenne du parti présidentiel « arriver en tête ».
Une liste sur laquelle M. Boyer se verrait bien figurer en position éligible. Mais ce pas vers le macronisme n’est pas encore l’option privilégiée par M. Juppé qui attend des éclaircissements sur le programme de l’exécutif. « Il a annoncé la couleur, M. Macron ? », a fait mine de s’interroger le maire de Bordeaux pour justifier son refus de se prononcer – pour l’heure – sur un éventuel soutien.

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Seconde hypothèse : pratiquer un lobbying intense au sein du parti Les Républicains (LR) pour tenter de modérer les accents eurosceptiques de son président, Laurent Wauquiez. C’est la stratégie retenue notamment par Valérie Pécresse et son bras droit au sein du mouvement Libres !, Maël de Calan. « Face à Emmanuel Macron, qui incarne une gauche pro-européenne, il doit y avoir une droite pro-européenne qui s’affirme », défend Mme Pécresse, qui a répété, samedi : « Je suis LR, je le reste, je le demeure. »
Dernier scénario possible, enfin : celui qui verrait la « deuxième droite », comme l’appellent certains juppéistes, constituer une liste indépendante. « Si j’avais 40 ans, je ferais cette liste », a par exemple lancé Jean-Pierre Raffarin à ses congénères dans le huis clos de la cité mondiale. « Il y a un espace politique important qui est en train de se créer entre Emmanuel Macron et Laurent Wauquiez, qui à mon avis sera comblé », a ensuite assuré devant la presse l’ancien premier ministre, qui s’est toutefois gardé de trancher entre les différents scénarios à disposition.
Juppé veut se concentrer sur Bordeaux
Le parti Agir et ses dirigeants (Franck Riester, Fabienne Keller, Pierre-Yves Bournazel) pourrait représenter la vitrine de cette liste indépendante. M. Juppé participera au congrès fondateur de cette formation, le 16 septembre. Mais comme le reconnaît un participant, cette hypothèse va grandement dépendre de la courbe de popularité du président de la République dans les semaines à venir.
« On ne va pas aux élections pour les perdre », convient cette source. « Pour les supplétifs du macronisme, ce n’est plus le temps des vendanges, c’est déjà celui de la vidange : ils ne servent à rien et n’iront nulle part », cingle Guillaume Larrivé, député LR de l’Yonne et soutien de M. Wauquiez.

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Le président de LR et Alain Juppé ne risquent en tout cas pas de voir leurs positions se rapprocher. Le premier assume ainsi de parler « aussi bien à [la chancelière allemande] Angela Merkel qu’à Viktor Orban », le premier ministre hongrois, un eurosceptique chantre de l’« illibéralisme » et de la lutte contre l’immigration. Le second a quant à lui fustigé M. Orban, « un leader politique qui défend des thèses à l’encontre de tout ce que je défends ». Déclaration qu’Emmanuel Macron pourrait très bien signer des deux mains.
A 73 ans, M. Juppé ne compte néanmoins pas s’investir outre mesure sur la scène politique nationale. Il a de plus en plus de mal, en revanche, à cacher son envie de se représenter aux élections municipales à Bordeaux, en 2020. « Je n’ai plus d’ambition électorale… Nationale, bien sûr. Ou européenne ! », a-t-il souri lors de sa conférence de presse. Voilà au moins une chose de claire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Le leader de La France insoumise est intervenu dimanche, à l’université de rentrée de Nos causes communes, le club de l’aile gauche du PS et du MRC, réunie à Marseille.
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Jean-Luc Mélenchon face à l’aile gauche du PS : « Mes amis, vous me manquiez »

Le leader de La France insoumise est intervenu dimanche, à l’université de rentrée de Nos causes communes, le club de l’aile gauche du PS et du MRC, réunie à Marseille.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 14h31
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 07h53
    |

            Abel Mestre (Marseille, envoyé spécial)








                        



   


Même le républicain le plus convaincu peut, parfois, se laisser aller à des accents christiques. C’est le cas de Jean-Luc Mélenchon qui est intervenu, dimanche 9 septembre, à l’université de Nos causes communes, le club lancé par l’aile gauche du Parti socialiste (PS) et le Mouvement républicain et citoyen (MRC).
S’adressant aux militants PS qui devraient, d’ici quelques semaines, rejoindre son mouvement La France insoumise (LFI), il a lancé : « Je ne suis pas venu ni vous courtiser, ni vous admonester, ni vous reprocher vos nombreuses erreurs, car vous pourriez me faire remarquer que j’en ai partagé beaucoup. J’ai le cœur plein d’enthousiasme si vos chemins viennent en jonction avec les nôtres. Que finisse cette longue solitude pour moi d’avoir été séparé de ma famille. »
Et d’ajouter : « Mes amis, vous me manquiez. » Un peu comme dans l’Evangile selon saint Matthieu quand Jésus déclare : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » 
« Il n’y aura pas d’arrangements ratatouille »
Car c’est bien de ça qu’il s’agit : réunir la dernière partie de la famille de la gauche du PS qui n’a pas suivi M. Mélenchon lorsqu’il quitta la « vieille maison » en 2008. Un péché que le leader des « insoumis » est prêt à pardonner. Mais à plusieurs conditions, notamment celle d’une « rupture » avec le PS mais aussi et surtout avec son logiciel de pensée social-démocrate. « Il n’y aura pas d’arrangements ratatouille, [ni de rassemblement] des débris de la vieille gauche », mais une convergence sur le fond des propositions de La France insoumise : la Révolution citoyenne, l’écosocialisme, la stratégie du « plan A/plan B » vis-à-vis de l’Union européenne, soit l’application du programme de LFI, même s’il en coûte de sortir des traités européens.
Il leur propose « le partage d’un effort à accomplir en commun. Ce n’est pas un asile politique mais je vous invite à prendre vaillamment votre place dans un combat à mener. C’est chacun pour soi ou tous ensemble ! »

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Depuis plusieurs mois, Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann (qui a longtemps animé la Gauche socialiste avec M. Mélenchon et Julien Dray dans les années 1990) ont entamé un pas-de-deux avec La France insoumise. Les leaders de l’aile gauche (18,80 % des voix au congrès d’avril) ne cachent plus leur proximité politique avec les « insoumis » ni l’éloignement devenu presque irréversible avec leur parti d’origine. Et même si M. Maurel s’en défend et jure que les choses sont « encore ouvertes au PS », chacun sait qu’à moins d’une énorme surprise, le destin de ces militants devrait s’écrire avec Jean-Luc Mélenchon.
« Socialisme décomplexé »
« Jean-Luc nous a dit qu’il n’était pas là pour séduire, il a tenu parole !, a plaisanté M. Maurel lors de son intervention. On parle d’idée, de convictions, pas de roucoulades. » M. Maurel a d’ailleurs parlé de « blessures », de « faute impardonnable », de « colère », quand il a évoqué l’action du quinquennat de François Hollande. « Je suis pour un socialisme décomplexé, qui assume ses mots, son vocabulaire », a continué le député européen, qui appelle à l’émergence d’un « nouveau front populaire » et d’un candidat unique de la gauche en 2022. « Il faut des âmes fortes, des caractères vigoureux pour ouvrir les chemins », a-t-il encore ajouté à l’attention de M. Mélenchon, mais sans le nommer.
Avant de rejoindre La France insoumise, M. Maurel et Mme Lienemann veulent d’abord créer les conditions de leur départ : mettre Olivier Faure « au pied du mur » en lui présentant un texte pour réorienter la ligne socialiste et sa stratégie d’alliance. Il y a peu de chance que cette démarche aboutisse. Il leur faudra alors créer un parti. « Si on quitte le PS, on crée un parti en alliance avec LFI », résume Mme Lienemann. Puis, viendra le temps de rejoindre la liste LFI pour les élections européennes de mai 2019.
Accueil enthousiaste
Face à un aréopage qui se revendique de « la gauche républicaine », M. Mélenchon − accompagné notamment du député européen Younous Omarjee et de Manuel Bompard, dirigeant de LFI − était, en tout cas, dans son élément. L’accueil qui lui a été réservé était d’ailleurs enthousiaste. Il n’a pas privé de revenir à plusieurs reprises sur l’héritage des combats de la Révolution française, de la Commune de Paris, de Jean Jaurès et du « non » de gauche au référendum constitutionnel européen de 2005.
Pas question non plus pour Jean-Luc Mélenchon, de faire croire aux aspirants insoumis qu’il y aura la possibilité de la moindre contestation interne : « La crise du leadership populaire est réglée : me voici ! », a martelé, dans un sourire, le député des Bouches-du-Rhône.
Dans un dernier rappel, M. Mélenchon avertit les troupes d’Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann : « Je vois que vous vous rapprochez de moi aux insultes que vous recevez. Préparez-vous à un bashing permanent. » Il faut être prêt à avoir des stigmates politiques.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ En poste depuis moins d’une semaine, la nouvelle ministre des sports a hérité d’une situation explosive avec la lettre de cadrage de Matignon, qui prévoit 1 600 suppressions de postes dans son ministère.
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Article sélectionné dans La Matinale du 09/09/2018
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Roxana Maracineanu doit rassurer le sport français

En poste depuis moins d’une semaine, la nouvelle ministre des sports a hérité d’une situation explosive avec la lettre de cadrage de Matignon, qui prévoit 1 600 suppressions de postes dans son ministère.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 12h16
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 12h40
    |

            Cédric Pietralunga, 
                                Alexandre Pedro et 
Adrien Pécout








                        



   


Depuis quelques jours, Roxana Maracineanu découvre le grand bain politique. Et l’eau est plutôt froide pour l’ancienne championne du monde de natation. Lundi 10 septembre au matin, six jours après sa nomination, la nouvelle ministre des sports devait rencontrer le premier ministre, Edouard Philippe, à l’hôtel de Matignon. Dimanche, pour sa première sortie publique, en marge de la course La Parisienne, Mme Maracineanu assurait déjà être « en train de chercher des solutions » pour rassurer le milieu sportif.
Le monde du sport s’inquiète sur son sort. Vendredi, l’Agence France-Presse (AFP) a révélé une lettre de cadrage adressée par Matignon, le 26 juillet, au ministère des sports, que dirigeait alors Laura Flessel. Dans ce document, le gouvernement demande au ministère de procéder à une suppression de postes massive « au cours de la période 2018-2022 ». Il entend « appliquer un schéma d’emplois de moins 1 600 ETP [équivalent temps plein] », ce qui reviendrait à réduire de moitié le nombre d’agents au ministère, estimés à au moins 3 000, selon les calculs de l’AFP.
La lettre prévoit une baisse substantielle du budget du ministère des sports à 450 millions d’euros dans le cadre de la loi de finances pour 2019, soit 30 millions de moins qu’en 2018.
Laisser davantage la main aux acteurs de terrain
Roxana Maracineanu a jugé « cette annonce » des suppressions de postes « vraiment très brutale ». « Ce ne sont pas les bons mots qui ont été employés », a-t-elle estimé au moment d’évoquer pour la première fois en public cette lettre de cadrage, au pied du pont d’Iéna, dans le 16e arrondissement de Paris.
L’ancienne nageuse doit maintenant assumer un budget qu’elle n’a pas préparé. Conscient que la crédibilité de la ministre des sports se joue dès maintenant, l’exécutif n’entend pas en rajouter et assure que la lettre de cadrage reste « un document de travail ». Les choses peuvent encore évoluer d’ici à la présentation de la loi de finances, fin septembre.
« La stratégie [de réduction des dépenses] demeure, et la ministre a elle-même dit qu’elle la faisait sienne, explique-t-on à Matignon. Après, sur tout ce qui est modalités, calendriers, chiffrages précis, Roxana Maracineanu a besoin de temps pour tout définir et mener la concertation. »

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L’entourage du premier ministre précise qu’une réflexion est en cours sur le rôle des conseillers techniques sportifs (CTS) du ministère et sur « leur rattachement », et assure qu’il n’a pas été « question de supprimer 1 600 CTS » en particulier. 
Concrètement, l’exécutif aimerait que ces conseillers ne relèvent plus de l’Etat mais des fédérations sportives. « L’objectif est de laisser davantage la main aux acteurs de terrain. La concertation doit permettre de dire ce qu’on fait exactement et comment on le fait », plaide un conseiller de Matignon.
« Saint-Barthélemy du sport »
Lundi matin, Roxana Maracineanu devait aussi rencontrer l’association des directeurs techniques nationaux (DTN), chacun rattaché à une fédération sportive. Leur président, Philippe Bana, estime que « Roxana Maracineanu a pris le dossier à bras-le-corps. On va échanger avec elle sur les solutions et sauver ce qui est sauvable… » 
Le dirigeant s’inquiète déjà d’une « Saint-Barthélemy du sport » et met en avant un paradoxe : ces arbitrages budgétaires interviennent alors même que Paris organisera les Jeux olympiques et paralympiques 2024. « On nous demande de faire 80 médailles à Paris en 2024 mais en nous enlevant une bonne partie du personnel [du ministère] », estime M. Bana. Cet objectif de médailles françaises avait été avancé par Laura Flessel, dès le 11 septembre 2017, deux jours avant l’attribution officielle de l’édition 2024 à Paris.
Même incompréhension de la part de Denis Masseglia, président du Comité national olympique et sportif français : « Il y a un mécontentement exprimé par toute la base dans un contexte que chacun comprend d’autant moins qu’on pouvait s’attendre à une impulsion, un peu d’optimisme, à la suite de l’obtention des Jeux. »
Le dirigeant n’écarte pas la possibilité de relancer son idée d’une grande pétition dès le 22 septembre, durant la Fête du sport, pour rappeler « que le sport a besoin d’être pris en considération par la nation, ce qu’on estime ne pas être le cas aujourd’hui ».
Ce climat assombrit le chantier sur la réforme du modèle sportif français, qui doit aboutir, en 2019, à la création d’une agence nationale du sport, chargée de piloter le haut niveau et le développement des pratiques sportives. En attendant, Philippe Bana redoute déjà « une délégation sans moyens » du ministère. « Les deux tiers des fédérations vont s’écrouler comme des châteaux de cartes », prévient-il tout en espérant rencontrer prochainement Emmanuel Macron. « Si on continue comme ça, on va retourner aux Jeux de Rome », annonce-t-il déjà.
En 1960, sans soutien significatif de l’Etat, la France avait sombré aux Jeux olympiques de Rome : à peine deux médailles d’argent et trois de bronze.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Remaniement, éducation à la sexualité… la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes est l’invitée de France Inter, France Télévisions et du « Monde ».
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Un rapprochement entre LR et le RN serait une « hérésie, un danger terrible pour notre pays », affirme le président de la région Hauts-de-France, qui se revendique d’une droite gaulliste et sociale.
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L’avertissement de Xavier Bertrand à la droite

Un rapprochement entre LR et le RN serait une « hérésie, un danger terrible pour notre pays », affirme le président de la région Hauts-de-France, qui se revendique d’une droite gaulliste et sociale.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 08h05
 • Mis à jour le
09.09.2018 à 10h29
   





                        


Dans un entretien au Parisien, dimanche 9 septembre, Xavier Bertrand (ex-Les Républicains, LR), le président de la région Hauts-de-France, met en garde contre le « danger des [partis] extrêmes » et fustige le « complexe de supériorité » d’Emmanuel Macron qui ne « comprend pas les territoires ». « Le danger des extrêmes est loin d’être écarté dans notre pays », affirme l’élu, qui a quitté LR au lendemain de l’élection de Laurent Wauquiez à sa présidence en décembre.
Les Hauts-de-France sont un bastion du parti d’extrême droite Rassemblement national (RN, ex-Front national, FN). La liste de Marine Le Pen y avait obtenu 42 % des voix aux régionales de 2015, contre 58 % pour M. Bertrand.
Un rapprochement entre LR et le RN serait une « hérésie, un danger terrible pour notre pays », ajoute Xavier Bertrand, qui se revendique d’une droite gaulliste et sociale et est en désaccord avec la ligne très droitière de Laurent Wauquiez.
Critiques à l’encontre du président Macron
L’élu fustige le « complexe de supériorité » d’Emmanuel Macron qui « peut coûter très cher (au) pays ». Le chef de l’Etat, au plus bas dans les sondages, « ne comprend pas les territoires, ne comprend pas les élus, et ne voit pas que c’est avec du dialogue et du partenariat qu’on pourrait être plus efficace pour les Français », estime M. Bertrand, en l’invitant à « faire confiance aux élus, à des syndicats comme la CFDT, à ses ministres ».
« Le fait qu’il ait le sentiment d’avoir raison sur tout ne peut pas durer, ça ne marche pas. Beaucoup de Français modestes pensent qu’il n’est pas un président pour eux, et les retraités savent désormais qu’il est un président contre eux », développe l’élu.
« Ce pouvoir est technocratique comme jamais, et (…) les choix du président sont totalement déconnectés des réalités quotidiennes de nos concitoyens », dénonce-t-il en plaidant pour « d’autres choix possibles : plus justes, plus équilibrés que ceux qui sont faits depuis près de dix-huit mois ».



                            


                        

                        

