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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Le Championnat du monde a commencé dimanche et dure trois semaines. Les coéquipiers d’Earvin Ngapeth ont raté leurs deux derniers tournois internationaux, JO 2016 et Euro 2017.
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Volley : l’équipe de France vise un podium au bout d’un Mondial marathon

Le Championnat du monde a commencé dimanche et dure trois semaines. Les coéquipiers d’Earvin Ngapeth ont raté leurs deux derniers tournois internationaux, JO 2016 et Euro 2017.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 14h03
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 16h18
    |

            Clément Guillou








                        


Si vous avez compris le fonctionnement de la Ligue des nations de football, vous comprendrez sans doute celui du Championnat du monde de volley, qui s’est ouvert dimanche 9 septembre : deux pays organisateurs (Italie et Bulgarie) ; trois phases de poules avant les demi-finales ; et des modes de qualification à poser sur un calepin comme une équation à double inconnue.
« Même pour nous, c’est compliqué à lire », convient le libero de l’équipe de France, Jennia Grebennikov, même si Laurent Tillie, le sélectionneur des Bleus, a appris à ne plus s’énerver devant les formules alambiquées concoctées par la Fédération internationale de volley-ball (FIVB) : « L’essentiel, c’est qu’entre volleyeurs, on arrive à se comprendre : on sait que la formule change tout le temps. »

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                La Ligue des nations et ces compétitions dont on n’a pas vraiment compris le mode d’emploi



Les tournois ne sont pas conçus pour être lisibles mais pour multiplier le nombre de rencontres, et ainsi augmenter la valeur des droits de retransmission télévisée. Ainsi le Championnat du monde est-il conçu comme un feuilleton de trois semaines, dont le vainqueur aura disputé pas moins de douze matchs. Douze matchs à enjeu, car tous les résultats sont conservés dans l’optique de la qualification pour le troisième tour.

   


Le champion olympique brésilien au premier tour
Pour les Bleus, le marathon commence mercredi 12 septembre dans la petite ville de Roussé, à la frontière avec la Roumanie. Une salle confidentielle de 5 100 places pour accueillir une poule relevée, avec notamment le champion olympique brésilien, le Canada et la Chine, potentiels trouble-fête.
« Il faut sortir de la poule à la première place au pire à la deuxième si on veut faire un podium, explique Laurent Tillie. On ne peut pas faire de calcul, ni bénéficier d’un match de rodage, dans la mesure où l’on conserve ces résultats dans la deuxième phase. »
« C’est super éprouvant physiquement et mentalement, parce qu’il y a tellement de matchs à jouer, c’est super long, complète Jennia Grebennikov. Si tu lâches un ou deux points sur la première phase, tu te mets déjà dans la difficulté. »
Le podium, objectif annoncé pour l’équipe de France, se jouera à Turin le dernier week-end de septembre. Après un titre européen en 2015, et deux victoires en Ligue mondiale (2015, 2017), la génération du réceptionneur-attaquant vedette Earvin Ngapeth aimerait au moins égaler sa prédécesseure, médaillée de bronze aux Mondiaux en 2002.
Il ne lui est pas interdit de faire mieux, même si les immenses Russes, qui l’ont dominée en finale de la Ligue des nations — nouvelle appellation de la Ligue mondiale — en juillet à Lille, partent favoris.
Repos et préparation physique

   


Au jeu inventif et à la défense acharnée de Ngapeth, de Grebennikov, du passeur Benjamin Toniutti et du central Kevin Le Roux, il faut désormais ajouter l’expérience comme atout des Bleus. S’ils n’ont pas encore 30 ans, ces quatre-là — tous parmi les meilleurs du monde à leur poste — forment l’ossature de l’équipe de France depuis quatre ans.
Et le jeune pointu Stephen Boyer (22 ans) a presque fait oublier Antonin Rouzier, retraité international après les Jeux de Rio. Onze des quatorze joueurs de Laurent Tillie jouent désormais à l’étranger, dans des clubs du plus haut niveau, où ils occupent un rôle important.
Mais si l’on écarte la Ligue mondiale, parfois négligée par les grandes nations, la France a raté ses deux derniers tournois internationaux : les Jeux olympiques 2016 et l’Euro 2017, partiellement en raison de la fatigue accumulée au fil des longues saisons en club et des tournois internationaux.
Cette fois, les hommes de Laurent Tillie ont eu droit à trois semaines de vacances après la Ligue des nations et auront accumulé cinq semaines et demie de préparation avant le Mondial. De quoi, espère leur sélectionneur, tenir la distance des dix-huit jours de compétition.
L’inquiétude née d’une blessure aux abdominaux d’Earvin Ngapeth au début du mois s’est dissipée à la suite de nouveaux examens, même si Laurent Tillie n’est pas certain que la star des Bleus puisse débuter contre la Chine mercredi. En 2017, à l’Euro, la blessure de Ngapeth, absent une bonne partie de la compétition, avait fait dérailler les Bleus (classés au 9e rang final).
Laurent Tillie reste toutefois prudent : « Quand je vois ces blessures [l’autre réceptionneur-attaquant, Trévor Clévenot, est forfait pour la compétition], j’ai l’Euro 2017 dans un coin de ma tête, convient le sélectionneur. Quand on se brûle, on a peur de remettre la main. » Celle de Ngapeth fourmille déjà : « Quand tu es blessé, l’envie de jouer qui sort de toi est incroyable. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ La ministre des sports a jugé « très brutale » la lettre de cadrage prévoyant la suppression de 1 600 postes dans son ministère.
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Roxana Maracineanu : aucun des 1 600 conseillers techniques sportifs « ne perdra son emploi »

La ministre des sports a jugé « très brutale » la lettre de cadrage prévoyant la suppression de 1 600 postes dans son ministère.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 12h50
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 16h46
   





                        



   


Après un long entretien avec le premier ministre, Edouard Philippe, aucun des 1 600 conseillers techniques sportifs (CTS) visés par un projet d’économies de Matignon « ne perdra son emploi », a affirmé, lundi 10 septembre, la nouvelle ministre des sports, Roxana Maracineanu.
A sa sortie de Matignon, Mme Maracineanu, qui avait jugé « très brutale », vendredi, la publication de la lettre de cadrage fixant un objectif de 1 600 suppressions de poste dans son ministère, a toutefois annoncé l’ouverture d’une « concertation » sur l’« évolution » de la gestion des conseillers techniques sportifs :
« Tout le monde est d’accord pour dire que leur mode de gestion doit évoluer en concertation avec l’ensemble des acteurs et dans le respect du rôle et des prérogatives de chacun. »
La ministre a précisé qu’elle présenterait les résultats de cette concertation « fin octobre ».

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                Roxana Maracineanu doit rassurer le sport français



Un budget en baisse
Vendredi, l’Agence France-Presse avait révélé que dans une lettre de cadrage envoyée le 26 juillet à sa prédécessrice, Laura Flessel, Matignon demandait au ministère d’« appliquer un schéma d’emplois de moins 1 600 ETP (équivalent temps plein) au cours de la période 2018-2022 ». Dans le courrier, Matignon disait compter « sur une transformation du mode de gestion des conseillers techniques sportifs (CTS) et sur la réduction de leur nombre, ainsi que sur une rationalisation des services déconcentrés ».
La révélation de cette lettre a mis le feu aux poudres dans un mouvement sportif qui s’inquiète déjà de voir l’Etat se désengager, avec un budget du ministère qui s’annonce à la baisse pour la deuxième année de suite. Et ce d’autant que les CTS, rémunérés par l’Etat et au nombre de 1 600 justement, sont essentiels au fonctionnement des fédérations sportives, à la fois pour le haut niveau et pour le développement des pratiques. Il s’agit des directeurs techniques nationaux, des entraîneurs nationaux et des conseillers techniques nationaux ou régionaux.
Le statut des conseillers techniques sportifs « doit être réinterrogé »
Dans un communiqué publié lundi après l’entretien avec Mme Maracineanu, Matignon a également déclaré qu’« il n’[était] pas question de supprimer » les conseillers techniques sportifs, qui « jouent notamment un rôle décisif dans la formation, la préparation et la détection des sportifs de haut niveau au sein des fédérations ».
Le Comité national olympique (CNOSF) a exprimé sa « satisfaction » après ces déclarations du gouvernement, soulignant « en particulier le propos consacré aux 1 600 postes de Conseillers Techniques Sportifs, l’affirmation de non suppression et la volonté de concertation sur leur mode de gestion ».
Dans son communiqué, le premier ministre a toutefois réaffirmé que « le rôle des CTS au sein des fédérations » doit être « retravaillé avec le mouvement sportif » et que « leur statut doit être réinterrogé ». « Nous allons rester très vigilants sur leur statut », a réagi le président de l’Association des directeurs techniques nationaux (AsDTN), Philippe Bana.
Ce dernier, reçu par Mme Maracineanu lundi, a exprimé sa « satisfaction » après cet entretien : « elle a parfaitement compris les enjeux et on est sur une bonne pente, on va pouvoir travailler en concertation ». Mais M. Bana a tenu à souligner qu’il n’était « pas question de décaler ou de déstocker (la) prise en charge » des conseillers techniques sportifs « par les fédérations, qui n’en ont ni les moyens financiers ni l’envie ».
« Leur statut doit rester public. Ils sont la peau sur les os du ministère », a-t-il averti, expliquant également avoir « fait des propositions à la ministre pour moderniser les CTS : on peut mieux les piloter au travers des DTN, il peut y avoir des politiques interfédérales sur le développement des pratiques sportives, des mutualisations. Nous sommes ouverts ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ L’ancien entraîneur du Real Madrid, sans contrat depuis plus de trois mois, a fait part de son désir de retrouver les terrains de football.
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Zinédine Zidane : « J’entraînerai sans doute de nouveau dans peu de temps »

L’ancien entraîneur du Real Madrid, sans contrat depuis plus de trois mois, a fait part de son désir de retrouver les terrains de football.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 09h11
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 09h45
   





                        



   


C’est une petite phrase qui risque de susciter de grands espoirs. Dimanche 9 septembre, Zinédine Zidane, parti du Real Madrid le 31 mai, se trouvait à Arnedo, en Espagne, où son fils Elyaz disputait un tournoi avec l’équipe Infantil A du Real Madrid.
Interrogé sur son avenir par la chaîne de télévision espagnole TVE, l’ancien joueur a annoncé son envie de retrouver les terrains : « Sans doute que, d’ici peu, je vais entraîner de nouveau, parce que c’est ce que j’aime et c’est ce que j’ai fait toute ma vie. »
Libre de tout contrat
L’ancien numéro 10 des Bleus, parti du Real Madrid après un exceptionnel bilan en tant qu’entraîneur avec trois Ligues des champions remportées d’affilée, est désormais libre de tout contrat. Certains le voyaient déjà, avant la Coupe du monde, en successeur de Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France.

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                Pour Zinédine Zidane, l’horizon des Bleus






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée au match entre la France et les Pays-Bas et à la victoire de Naomi Osaka en finale de l’US Open. La preuve par Le Monde.fr.
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Freinage inattendu, arbitrage contesté et Français à la fête… ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée au match entre la France et les Pays-Bas et à la victoire de Naomi Osaka en finale de l’US Open. La preuve par Le Monde.fr.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 13h43
    |

                            Grégor Brandy








                        


Oui, Olivier Giroud sait encore marquer des buts.

   


Oui, la Japonaise Naomi Osaka a remporté l’US Open dans la cacophonie.

   


Oui, il existe de meilleures conditions pour arriver dans un ministère.

   


Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passés à côté.
Les trois leçons du week-end
L’homophobie dans les stades, tu dénonceras

   


« C’est impossible pour qui que ce soit d’être ouvertement gay dans le football. Certains supporteurs ne sont pas prêts. Quand ça s’est passé en rugby avec le joueur gallois Gareth Thomas, les gens ont respecté cette situation. Les supporteurs ont respecté sa décision. En football, la culture est différente. »
Dans un long entretien avec le Times, le joueur d’Arsenal Héctor Bellerín évoque les insultes qu’il entend régulièrement dans les stades. Il assure que dans le football plus qu’ailleurs, il est difficile d’être différents des stéréotypes attendus, et que tout cela rend « impossible » pour un joueur de faire son coming out actuellement.
« La plupart des insultes viennent d’Internet, mais on en entend dans les stades aussi. On me traite de “lesbienne” parce que je me laisse pousser les cheveux. J’ai appris à ne pas m’en occuper, mais ça peut vous affecter. Le problème est que les gens ont une idée de ce à quoi un footballeur doit ressembler, comment il doit se comporter, de quoi il devrait parler. Si vous agissez différemment, vous devenez une cible. Il existe une pression qui pousse à se conformer. C’est très dangereux. » 
Le frein de ton adversaire, tu ne toucheras pas
Il faut bien revoir la scène plusieurs fois, avant d’être bien sûr que l’on n’est pas pris d’une hallucination. En plein Grand Prix de San Marin, en Moto2, le pilote italien Romano Fenati s’est mis au niveau de son compatriote Stefano Manzi, avant de tendre sa main gauche vers son guidon et d’appuyer sur le frein.

Geste fou et irresponsable de l'Italien Fenati qui, à pleine vitesse, appuie sur le levier de frein d'un autre pilo… https://t.co/tGIltT2sBG— Eurosport_FR (@Eurosport.fr)


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Stefano Manzi a fait une embardée, mais il n’est pas tombé, même s’il a finalement abandonné à sept tours de l’arrivée. Romano Fenati, « dont le caractère irascible est bien connu », a, lui, été disqualifié et « encourt une lourde suspension », rapporte l’Agence France-Presse (AFP).
La France, tu feras briller

   


Le cyclisme n’a pas été tendre avec les Français ces dernières années. Aucun Français n’a remporté le Tour de France depuis Bernard Hinault en 1985, et aucun des trois Grands Tours depuis Laurent Jalabert en 1995. Alors quand deux Français s’illustrent le même week-end, ça vaut le coup de s’arrêter dessus.
À Londres, Julian Alaphilippe a remporté le Tour de Grande-Bretagne, après s’être déjà imposé sur deux étapes du Tour de France. Le Français a fini les huit étapes avec dix-sept secondes d’avance sur Wout Poels de l’équipe Sky.

🔥🔥🔥 ¡Y ahora es @ThibautPinot quien quiere la victoria!! | Pinot wants the victory! #LaVuelta18 https://t.co/B2ltWii09M— lavuelta (@La Vuelta)


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Dans le même temps, Thibaut Pinot a remporté en solitaire la 15e étape du Tour d’Espagne avec une trentaine de secondes d’avance sur les favoris, dont Simon Yates, toujours leader au général. Le coureur français de la Groupama-FDJ profite de l’étape pour prendre une place dans le top 10 du général, et ne compte plus que 2 min et 10 s de retard sur la tête de course et un peu plus d’une minute et trente secondes sur le podium.
L’homme du week-end : Carlos Ramos

   


Naomi Osaka aurait dû être la grande gagnante de ce week-end. A 20 ans, la Japonaise était déjà bien partie pour remporter son premier titre majeur face à son idole à l’US Open. Et puis, il y a eu les sanctions de Carlos Ramos contre Serena Williams, les mots de l’Américaine, de nouvelles sanctions, une victoire finale sans appel pour Osaka et puis des sifflets au moment de recevoir le trophée.
Serena Williams a raison sur un point : les hommes sont souvent mieux traités que les femmes sur les courts. Mais, comme le note le site Larry Brown Sports, ce n’est pas le cas avec Carlos Ramos. L’arbitre portugais est connu pour sanctionner tout le monde, même les hommes et les plus grands, de Novak Djokovic à Rafael Nadal, en passant par Andy Murray, pour pas grand-chose et l’Américaine aurait dû se préparer à lui faire face, assure le site américain.

Carlos Ramos was wrong to make that illegal coaching call in that situation, and I think the rule needs to be chang… https://t.co/iy80kLaUdN— josh_levin (@Josh Levin)


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« Williams n’a pas réussi à passer outre les décisions de Ramos, et au lieu de ça, ça l’a secouée au point où ça lui a coûté sa chance d’aller chercher un 24e titre majeur en simple. Mais elle a également failli dans sa préparation par rapport à l’arbitre. Si elle l’avait fait correctement, elle aurait su que Ramos est connu pour sanctionner promptement les joueurs et les joueuses, et elle aurait dû savoir qu’il fallait être prudente pour éviter d’être pénalisée. »
Le chiffre du week-end : 31 %
Nike a réussi son coup. En affichant le 3 septembre le joueur de football américain Colin Kaepernick dans sa nouvelle campagne publicitaire, la marque américaine a vu ses ventes augmenter de 31 % entre le 2 et le 4 septembre par rapport à l’année dernière, sur la même période.

Believe in something, even if it means sacrificing everything. #JustDoIt https://t.co/SRWkMIDdaO— Kaepernick7 (@Colin Kaepernick)


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Il faut dire que la campagne de la marque américaine a été très commentée et bien reçue (à l’exception de rares cas). Fortune relaie ainsi qu’une entreprise de marketing a calculé que Nike avait reçu l’équivalent de 43 millions de dollars en retombées médiatiques, tout en se plaçant comme une marque qui ose prendre des risques (qu’on imagine très calculés).

(Bloomberg) -- Online sales of Nike apparel and shoes surged in the four days after quarterback-turned-activist Col… https://t.co/JOtGvfgezo— davidjoachim (@David S. Joachim)


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Un retour qui doit faire plaisir aux responsables de Nike, dont l’image a été récemment ternie par un exode de cadres dirigeants, après des soupçons de harcèlement moral et sexuel.
Les wikis du week-end
Facile
Ancienne grande star du football espagnol, je finis ma carrière aux Etats-Unis, où j’ai inscrit le but du nul pour mon équipe, ce week-end.

   


Difficile
Grâce à mon penalty marqué en fin de rencontre, mon pays a pris le large en tête de son groupe de Ligue des nations, avec deux victoires arrachées en deux matchs.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ La joueuse de tennis américaine s’était fortement accrochée avec l’arbitre de la finale dames de l’US Open, qui l’avait sanctionnée.
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Sanction contre Serena Williams : la WTA dénonce un traitement sexiste

La joueuse de tennis américaine s’était fortement accrochée avec l’arbitre de la finale dames de l’US Open, qui l’avait sanctionnée.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 03h44
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 07h38
   





                        



   


L’association des joueuses professionnelles (WTA), principale association sportive organisant les compétitions tennistiques professionnelles des femmes à travers le monde, a estimé que la sanction infligée à Serena Williams au cours de la finale dames de l’US Open, samedi 8 septembre, relevait d’« une différence de degré dans la tolérance face aux émotions exprimées par les hommes et les femmes ».
« La WTA pense qu’il ne devrait pas y avoir de différence de degré dans la tolérance face aux émotions exprimées par les hommes et les femmes et s’engage pour s’assurer que tous les joueurs soient traités de la même façon. Nous ne pensons pas que ça a été le cas hier soir [samedi] », écrit le directeur de l’organisation Steve Simon dans un communiqué.
Arbitre « voleur », selon Serena Williams
La finale dames, remportée par la jeune Japonaise Naomi Osaka (6-2, 6-4), avait été marquée par l’emportement spectaculaire de Serena Williams, qui avait fini par recevoir un jeu de pénalité après avoir qualifié l’arbitre de « voleur ».
Une décision que la star américaine avait jugée « sexiste » un peu plus tard en conférence de presse, avant de recevoir le soutien de plusieurs joueuses, notamment l’emblématique Billie Jean King et l’ex-numéro un mondiale Victoria Azarenka.
Plus tôt dans le match, la cadette des sœurs Williams (36 ans) avait reçu un premier avertissement pour « coaching », puis un deuxième pour « bris de raquette », synonyme lui de point de pénalité.
Après le premier avertissement avait suivi une discussion musclée en plusieurs épisodes entre Serena et l’arbitre de chaise, le Portugais Carlos Ramos, qui s’était envenimée au fur et à mesure de la rencontre.
« Vous me devez des excuses »
« Je ne triche pas pour gagner, je préfère encore perdre », s’était défendue sur-le-champ la cadette des sœurs Williams (36 ans). « C’est incroyable. Je n’ai pas reçu de “coaching”. Je n’ai jamais triché de ma vie. Vous me devez des excuses », avait-elle repris au changement de côté suivant, outrée.
C’est après le deuxième avertissement, reçu pour avoir fracassé sa raquette, que Serena était sortie de ses gonds. « Vous attaquez ma personne. Vous avez tort. Vous n’arbitrerez plus jamais un de mes matchs. Vous me devez des excuses. C’est vous le menteur », avait-elle lancé.
« Vous êtes un voleur. Vous m’avez volé un point », avait-elle accusé. C’est à ce moment-là que l’arbitre portugais lui infligeait un troisième avertissement, synonyme de jeu de pénalité, une sanction rare à ce niveau.
Deux jeux plus tard, Serena s’inclinait et voyait son rêve d’égaler le record absolu de titres en Grand Chelem (24), s’envoler.

        Lire notre billet :
         

          Tennis : Serena Williams mélange sexisme et arbitrage






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Il s’agit de son quatorzième titre en Grand Chelem. Le Serbe a vaincu en trois sets (6-3, 7-6, 6-3) et en 3 h 18, dimanche à New York.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Tennis : le Serbe Novak Djokovic remporte l’US Open pour la troisième fois

Il s’agit de son quatorzième titre en Grand Chelem. Le Serbe a vaincu en trois sets (6-3, 7-6, 6-3) et en 3 h 18, dimanche à New York.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 01h48
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 07h20
    |

            Elisabeth Pineau (New-York, envoyée spéciale)








                        



   


Ce Djokovic là avait réponse à tout. Une fois, deux fois, trois fois, dix fois la balle revint… La onzième fut celle de trop. Le coup droit de Juan Martin del Potro, qui fouette la balle et foudroie d’ordinaire n’importe quel autre adversaire, s’effondra. L’Argentin plia sa grande carcasse en deux, les mains sur les genoux, le souffle court. Novak Djokovic venait de faire le break au début du troisième set, menait déjà deux sets à zéro, et Del Potro n’avait plus une seule solution en réserve.
Cette forteresse-là est imprenable. Même quand on dispose d’une arme de destruction comme l’Argentin en coup droit. Dimanche 9 septembre, en finale de l’US Open, Novak Djokovic venait de redevenir l’homme élastique qui avait assujetti le circuit entre 2011 et 2016, et Juan Martin del Potro, sa dernière victime, vaincue 6-3, 7-6, 6-3.

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Le Serbe a pourtant été testé physiquement depuis son arrivée à New York. La quinzaine avait mis les corps au supplice, les poussant au-delà des limites de l’humain (il a fait jusqu’à 52 °C sur les courts et le taux d’humidité atteignait certains soirs 90 % d’humidité). D’ordinaire l’un des joueurs les moins thermocompatibles, Djokovic avait pratiquement à chaque match donné des signes de surchauffe. Dimanche, spectateurs et joueurs subirent un choc thermique : 16 degrés à peine dehors et une pluie qui n’en finissait pas, forçant les organisateurs à déployer le toit du court Arthur-Ashe.
Record de Sampras égalé
Mais au bout du compte, il est celui qui a le mieux réussi à dompter ce monstre d’énergie et de bruit qu’est le court Arthur-Ashe et ses 24 000 spectateurs. Roger Federer a été le premier à se faire asphyxier dans la nuit new-yorkaise, prenant la porte dès les huitièmes, lundi 3 septembre. Rafael Nadal, lui, a été trahi par son genou droit en demi-finale, face à Del Potro. Le premier avait remporté l’Open d’Australie en janvier, le second son onzième Roland-Garros en mai. Djokovic, déjà sacré à Wimbledon à la mi-juillet, vient donc de s’en adjuger deux en moins de deux mois.
Avec ce 14e titre en Grand Chelem, il égale Pete Sampras et se rapproche dangereusement de ses deux éternels rivaux (20 pour Federer, 17 pour Nadal). A 37, 32 et 31 ans, ces trois-là défient les lois de la nature et font encore la leçon au reste du circuit : lundi, ils occuperont à nouveau les trois premières places du classement.
« Il y a dix ans, je disais que je n’étais pas très heureux de me retrouver dans la même ère que Nadal et Federer, mais aujourd’hui, je le suis. Je crois que l’on a repoussé nos limites en jouant les uns contres les autres : pour moi, jouer contre Federer ou Nadal, ça a toujours été le défi ultime », insista-t-il dimanche soir.
Pourtant, personne n’attendait le retour du Serbe au premier plan aussi tôt, lui qui avait dû raccrocher la raquette à la mi-saison l’an passé pour soigner un coude douloureux. Après avoir longtemps hésité, au début de février, il s’était finalement résolu à l’opération.
En deux ans, l’ex-numéro un mondial avait quasiment tout perdu. Sa couronne, ses titres, son coach, son équilibre personnel, son coude, sa motivation. Un blues quelque part entre la crise existentielle et les tourments d’un champion qui ne sait plus très bien ce qui l’anime au quotidien depuis cette conquête de Roland-Garros en 2016, qui lui avait si longtemps résisté.
« Il y a toujours eu une partie de moi qui était convaincue que je pourrai revenir relativement rapidement à mon niveau d’avant, expliquait-il cette semaine. Mais en même temps, les six mois loin du circuit m’ont permis de me régénérer en termes de motivation, d’inspiration, mais aussi de décider si je devais faire des ajustements dans mon jeu et avec ma raquette. Quand la saison commence, tu te mets en mode machine : tu joues, tu joues, et ça ne s’arrête jamais. »
Le déclic de la montagne Sainte-Victoire
Dimanche sur le court, son adversaire, le « gentle giant », comme il le surnomme, a pu constater que les pièces du robot du quinquennat de gloire (2011-2016) étaient parfaitement réassemblées. Son coach de toujours à nouveau à ses côtés après une coupure d’un an, le Slovaque Marian Vajda, Djokovic a remis son jeu d’attaque à l’endroit, construisant ses points comme une araignée sa toile autour de sa proie.
« J’ai eu mes chances au 2e et au 3e sets, mais je jouais quasiment tout le temps à la limite, à la recherche de points gagnants en coup droit et revers, et si je faisais des fautes, c’était parce qu’il était sur tous les points. Contre lui, il faut jouer le jeu parfait durant plus de deux heures », réagit Juan Martin del Potro, les yeux encore rougis par la défaite.
Le déclic, Djokovic l’a eu juste après sa défaite à Roland-Garros cette année en quarts, contre l’Italien Marco Cecchinato. « On est allé faire de la randonnée avec ma femme dans les Alpes. On a gravi la montagne Sainte-Victoire, on s’est assis tous les deux et puis on a regardé le monde avec une nouvelle perspective. Depuis, mon tennis n’a plus rien à voir. J’ai gagné Wimbledon, Cincinatti et l’US Open. Je crois qu’on va vite repartir en montagne ! »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Au terme de leur victoire (2-1) contre les Pays-Bas, dimanche, en Ligue des nations, les Bleus ont fêté leur sacre russe avec le public de Saint-Denis.
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Article sélectionné dans La Matinale du 09/09/2018
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Football : le Stade de France célèbre les champions du monde

Au terme de leur victoire (2-1) contre les Pays-Bas, dimanche, en Ligue des nations, les Bleus ont fêté leur sacre russe avec le public de Saint-Denis.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 23h52
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 07h27
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Le temps d’une soirée, les supporteurs de l’équipe de France ont eu droit à une session de rattrapage : ils ont pu enfin fêter le titre de champion du monde, décroché le 15 juillet, en Russie, par les joueurs de Didier Deschamps. Huit semaines après ce sacre moscovite, les retrouvailles festives entre le public du Stade de France et les Tricolores ont eu lieu, dimanche 9 septembre, pour la réception des Pays-Bas, dans le cadre de la Ligue des nations. La victoire (2-1) obtenue face à des « Oranje » en pleine reconstruction a presque relevé de l’anecdote tant l’heure était aux célébrations et à la communion.

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                En direct : Les Bleus ne ratent pas leurs retrouvailles avec leur public



Le passage express du bus des Bleus (douze minutes montre en main) sur les Champs-Elysées, le 16 juillet, avait déçu, voire choqué la « France du football ». Le parallèle avec le raz de marée et la longue parade de 1998 était particulièrement cruel. Ce couac avait d’ailleurs scandalisé la plupart des joueurs de l’équipe de France, frustrés de ne pouvoir prolonger le bain de foule. Depuis, les langues se sont déliées.
La première salve est venue d’Antoine Griezmann, dans les colonnes de L’Equipe. « Quand on arrive sur les Champs-Elysées, on voit que c’est le délire et on se dit qu’il doit y avoir une scène qui nous attend au bout [à la place de la Concorde], avec présentation des joueurs et tout. Mais, une fois en bas, on tourne sur la gauche, a rapporté l’attaquant des Bleus. Là, nous les joueurs, on s’est tous demandé : “Mais c’est fini ?” On nous a répondu : “Il faut y aller, le président nous attend.” On était tous déçus. On se disait : “Non mais c’est n’importe quoi, on veut y retourner.” Je pense que cela a été mal géré. »
Un retour symbolique
Puis, le milieu Paul Pogba en a remis une couche dans Le Journal du dimanche : « La parade a été très courte, pour des raisons de sécurité d’après ce que j’ai compris. Ce sont des choses qu’on ne maîtrisait pas nous, les joueurs. On était tous dégoûtés de ne pas avoir savouré ce moment avec les supporteurs. »
Désireuse d’effacer le fiasco des Champs-Elysées, la Fédération française de football (FFF) a ainsi fait du retour des Bleus à Saint-Denis un événement symbolique. Tifos géants avec les deux étoiles représentées, bâche grand format à la gloire des « champions du monde » déployée sur la pelouse, Marseillaise chantée a cappella par le public dyonisien : les protégés de Didier Deschamps ont été accueillis comme des papes.

   


L’indigence du jeu proposé par la sélection néerlandaise, qui n’a plus disputé la moindre phase finale d’une compétition internationale depuis le Mondial brésilien de 2014, a arrangé les affaires des Bleus. Un an après avoir inscrit son premier but en équipe de France contre eux, le phénomène Kylian Mbappé a encore mis au supplice les Bataves. A la réception d’un centre de Blaise Matuidi, l’attaquant du Paris-Saint-Germain a rapidement (14e minute) ouvert la marque.
Queen et Magic System
L’égalisation de Ryan Babel (67e) n’a pas plombé l’ambiance dans la mesure où Olivier Giroud a inscrit le but de la victoire (75e). Muet depuis dix matchs en équipe de France, incapable de faire trembler les filets en Russie, l’attaquant de Chelsea a été longuement ovationné par le public de Saint-Denis.
Contrairement à d’habitude, les spectateurs du Stade de France n’ont pas quitté leur siège au coup de sifflet final. Sous les yeux de Noël Le Graët, le président de la FFF, les festivités pouvaient enfin commencer. Dans la pénombre, Didier Deschamps et son staff ont formé une haie d’honneur. Puis, les 23 champions du monde ont pénétré, un par un, sur la pelouse. « Merci ! », s’égosillaient les membres du groupe de supporteurs des Irrésistibles Français, massés en contrebas de l’enceinte.
Dernier à défiler, le capitaine et gardien Hugo Lloris, forfait pour la rencontre, a soulevé le trophée de la Coupe du monde tandis que ses coéquipiers reprenaient en cœur le refrain de We Are the Champions, de Queen.
Puis, le groupe Magic System a entonné son fameux tube Magic in the Air, devenu un hymne, une chanson porte-bonheur, lors de l’épopée russe des Bleus. Les joueurs pouvaient alors entamer leur tour d’honneur et prolonger, dans la liesse de Saint-Denis, l’état de grâce.
Les choses sérieuses reprendront, le 16 octobre, au Stade de France, avec la réception de l’Allemagne, en Ligue des nations. La parenthèse russe sera alors bel et bien refermée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Les décisions prises à l’encontre de Serena Williams lors de la finale de l’US Open, samedi, n’ont rien à voir avec du sexisme ni de l’abus de pouvoir, écrit notre journaliste, Elisabeth Pineau.
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Tennis : Serena Williams mélange sexisme et arbitrage

Les décisions prises à l’encontre de Serena Williams lors de la finale de l’US Open, samedi, n’ont rien à voir avec du sexisme ni de l’abus de pouvoir, écrit notre journaliste, Elisabeth Pineau.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 19h34
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 08h24
    |

            Elisabeth Pineau (New York, envoyée spéciale)








                        



   


BILLET. C’était la toute fin de sa conférence de presse, samedi 8 septembre, dans la soirée, après sa finale perdue de l’US Open à New York, contre la Japonaise Naomi Osaka, et l’Américaine Serena Williams s’est laissée aller à une longue diatribe envers l’arbitre :
« Moi, je me bats pour les droits des femmes et pour l’égalité hommes-femmes. Et le fait qu’il me donne un jeu de pénalité pour l’avoir traité de “voleur”, je l’ai ressenti comme une remarque sexiste. Il n’aurait jamais retiré un jeu à un homme qui l’aurait traité de voleur. Ça me dépasse. Mais je vais continuer mon combat, comme pour [Alizé] Cornet, qui aurait dû avoir le droit de remettre son tee-shirt à l’endroit sans être menacée d’une amende. C’est scandaleux. »
A ce moment-là, les journalistes américains présents dans la salle l’ont applaudie et la joueuse de tennis de 36 ans a quitté la salle les larmes aux yeux.
Aux Etats-Unis, certains médias n’ont pas tardé à voler au secours de leur championne. « Serena Williams et Naomi Osaka éclipsées par l’abus de pouvoir d’un arbitre », titre ainsi le Washington Post. « Serena Williams a reçu l’une des plus sévères sanctions au tennis après que l’arbitre l’a accusée de triche », écrit encore BuzzFeed News. 
Le règlement enfreint trois fois
Les décisions prises par Carlos Ramos pendant cette finale n’ont toutefois rien à voir avec du sexisme ni un quelconque abus de pouvoir. L’arbitre portugais n’a jamais accusé la joueuse d’avoir triché : il n’a fait qu’appliquer le règlement des Grands Chelems, sans se laisser impressionner par l’Américaine et la bronca des 24 000 spectateurs qui avaient pris fait et cause pour leur championne.

        Sur la finale :
         

          la Japonaise Naomi Osaka remporte l’US Open dans la cacophonie



Durant cette finale, Serena Williams, qui, dimanche, s’est vu infliger 17 000 dollars d’amende, a enfreint par trois fois le règlement et a donc été pénalisée par trois fois (un avertissement, puis un point de pénalité et, enfin, un jeu de pénalité) :
Elle n’a peut-être pas entendu ce que lui disait son coach, mais Patrick Mouratoglou a reconnu sur ESPN qu’il avait bien cherché à lui prodiguer des conseils, ce qui est interdit, que ce soit verbalement ou en mimant des gestes.L’Américaine a cassé sa raquette de rage après s’être fait débreaker au début du deuxième set. Non seulement cette attitude est antisportive, mais elle peut s’avérer dangereuse si un spectateur, un juge de ligne ou un ramasseur de balle est atteint.Excédée, elle a fini par traiter M. Ramos de « menteur » et de « voleur ». Là encore, « tout ce qui s’apparente à des propos désobligeants, insultants ou injurieux est considéré comme une insulte verbale » et donc pénalisé.
Ne pas tout mélanger
Serena Williams ne traînerait pas cette réputation de diva sans ses excès, qu’ils soient pour le meilleur ou pour le pire. Aucun de ses pairs ne conteste qu’elle est l’une des plus grandes joueuses de tennis de tous les temps. Elle a encore raté le coche hier, mais personne ne doute qu’elle rattrapera voire dépassera Margaret Court, qui détient encore le record absolu de titres en Grand Chelem en simple (24, contre 23 pour Williams).
Sa longévité et son retour forcent le respect, qui plus est après une maternité qui a failli lui coûter la vie. Tout le monde salue ses prises de parole engagées, qu’il s’agisse de défendre la cause des femmes noires, de faire avancer celle des femmes en général, ou de lutter pour l’égalité entre les hommes et les femmes. Personne ne nie qu’elle a fait l’objet de commentaires sexistes et a été victime de racisme depuis le début de sa carrière.
Mais il ne faut pas tout mélanger. Oui, les propos du président de la Fédération française de tennis critiquant sa combinaison intégrale lors du dernier Roland-Garros relevaient au mieux de la maladresse, au pire du sexisme. Oui, la Française Alizé Cornet a été victime au premier tour de l’US Open d’un règlement sexiste qui, jusque-là, interdisait aux joueuses de changer de haut sur le court (contrairement aux joueurs).
Mais jamais au cours de la finale, samedi, Serena Williams n’a été victime de sexisme ou de racisme. Ce n’est pas Carlos Ramos qui lui devait des excuses, au contraire, c’est elle qui lui en doit.
Autoriser ou pas le coaching, le seul vrai débat à avoir
Depuis hier, les anciennes gloires du tennis se sont invitées dans le débat. Mais si elles se sont exprimées, c’est surtout pour condamner ce point de règlement qui interdit le coaching depuis le box.
« Plusieurs choses ont mal tourné dans cette finale. Le coaching sur chaque point devrait être autorisé en tennis. Ce n’est pas le cas et, par conséquent, une joueuse a été pénalisée pour une action de son coach. Cela ne doit pas se passer ainsi », a tweeté la légende Billie Jean King, détentrice de 39 titres en Grand Chelem (dont 12 en simple).
« L’avertissement pour coaching était juste, mais tous les coachs donnent des conseils, il faut changer cette règle », a réagi Chris Evert, en écho à Patrick Mouratoglou. « Il faut en finir avec cette hypocrisie », disait hier soir celui qui fut à l’origine du psychodrame.
C’est peut-être le seul débat qu’il fallait avoir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Au Stade de France, les champions du monde se sont imposés 2-1 face aux Pays-Bas grâce à des buts de Mbappé et de Giroud, lors de 2e journée de la Ligue des Nations.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Le Français s’est imposé en solitaire lors de l’étape reine de cette Vuelta 2018 aux lacs de Covadonga.
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Tour d’Espagne : Thibaut Pinot remporte la 15e étape

Le Français s’est imposé en solitaire lors de l’étape reine de cette Vuelta 2018 aux lacs de Covadonga.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 18h16
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 08h32
   





                        



   


Pour celui qui apprécie la chaleur avec modération, les conditions étaient parfaites ce dimanche 9 septembre. Dans le froid et le brouillard des Asturies, le Français Thibaut Pinot a remporté la 15e étape du Tour d’Espagne 2018. Une victoire de prestige pour le coureur de la Groupama-FDJ puisque le col des lacs de Covadonga est souvent considéré comme l’équivalent de L’Alpe-d’Huez sur la Vuelta.
Onzième au classement général ce dimanche matin, Pinot a profité du marquage entre les Colombiens Miguel Angel Lopez (Astana) et Nairo Quintana (Movistar) pour porter son attaque à cinq kilomètres du sommet. « C’était le plan que j’avais prévu, confirme le vainqueur du jour. Profiter de ce marquage, je n’étais pas un danger immédiat et je savais que, si j’attaquais, ils iraient pas me chercher, et une fois que j’ai quinze secondes, avec la forme que j’ai, je savais que ça pouvait le faire. » Il s’impose avec 28 secondes d’avance sur Lopez et 30 sur le Britannique Simon Yates (Mitchelton-Scott) qui conserve son maillot rouge de leadeur.

🔥🔥🔥 ¡Y ahora es @ThibautPinot quien quiere la victoria!! | Pinot wants the victory! #LaVuelta18 https://t.co/B2ltWii09M— lavuelta (@La Vuelta)


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Venu sur cette Vuelta pour viser les victoires d’étapes et se préparer au prochain championnat du monde (le 30 septembre à Innsbruck en Autriche), Thibaut Pinot remonte à 7e place à 2 min 10 de Yates et dispose d’encore une semaine de course pour peut-être accrocher un podium.
Cette édition de la Vuelta réussit particulièrement aux coureurs français. Tony Gallopin, Nacer Bouhanni et Alexandre Geniez avaient déjà remporté une étape. Rudy Mollard (équipier et voisin de chambre de… Pinot) avait, lui, porté le maillot rouge. Le cyclisme tricolore se porte bien puisque, dans le même temps, Julian Alaphilippe s’est adjugé la victoire finale lors du Tour de Grande-Bretagne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Auteur de plusieurs arrêts décisifs contre l’Allemagne, pour sa première sélection, le gardien des Bleus affronte les Pays-Bas, dimanche, au Stade de France.
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Ligue des nations : le gardien de but Alphonse Areola en pleine lumière

Auteur de plusieurs arrêts décisifs contre l’Allemagne, pour sa première sélection, le gardien des Bleus affronte les Pays-Bas, dimanche, au Stade de France.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 15h56
 • Mis à jour le
09.09.2018 à 16h26
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Alphonse Areola, 25 ans, est-il actuellement le meilleur gardien de but français ? La question revient en boucle depuis que le portier du Paris-Saint-Germain, auteur de plusieurs arrêts spectaculaires pour sa première sélection, a permis aux Bleus de décrocher un nul (0-0) contre l’Allemagne, jeudi 6 septembre, à Munich, en ouverture de la Ligue des nations. Sitôt le match terminé, les journalistes se sont d’ailleurs empressés de sonder les meilleurs spécialistes du poste pour analyser la performance de l’actuel numéro 3 dans la hiérarchie tricolore, sacré champion du monde en Russie et animé par un « sentiment d’invincibilité » en Bavière.

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Interrogé par Le Figaro, l’entraîneur français des gardiens de Chelsea, Christophe Lollichon, s’est montré dithyrambique. « Pour moi, c’est le meilleur gardien français actuel, a-t-il estimé, sans prendre de gants. Il a tous les critères pour être le numéro un de l’équipe de France. La taille, le jeu au pied, l’envergure, la détente, le jeu de jambes, c’est le portier le plus adapté au jeu des Bleus. »
Si la prestation d’Areola a séduit les observateurs, les cartes sont-elles pour autant rebattues dans la cage des Bleus ? Pour le dire autrement, le Parisien peut-il passer devant le numéro 2 Steve Mandanda, 33 ans et actuellement blessé, et s’imposer comme la doublure du gardien et capitaine Hugo Lloris, 31 ans et lui aussi forfait pour ces matchs internationaux de septembre ?

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Questionné par LCI, Bernard Lama est plus prudent. « Premièrement, Mandanda n’est pas sélectionnable en ce moment. Deuxièmement, Areola vient de vivre sa première sélection, relativise l’ex-portier des Bleus et du PSG. Mandanda, il est là depuis dix ans. Ce n’est pas un match qui va bouleverser la hiérarchie, ça ne se passe pas comme ça. Il lui faudra faire plus. Mais voilà, depuis jeudi, on sait que notre gars, il est là ! »
La concurrence avec Buffon au PSG
Sur son nuage, Areola sera de nouveau titularisé par le sélectionneur Didier Deschamps, dimanche 9 septembre, contre les Pays-Bas, au Stade de France. Pour ce deuxième match de la Ligue des nations, le natif de la capitale espère rester sous les feux de la rampe. En cette entame de saison, ce n’est d’ailleurs pas sa situation en équipe de France mais plutôt celle avec le PSG qui pose question.
En s’élevant au niveau de son homologue allemand, Manuel Neuer, à Munich, Areola a pris date et surtout envoyé un signal fort à son entraîneur, l’Allemand Thomas Tuchel. Le moment était idéal. Car les dirigeants parisiens ont donné, cet été, l’impression de fragiliser leur jeune portier d’origine philippine, formé au club, en recrutant la légende italienne Gianluigi Buffon, 40 ans.

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Venu en France pour apporter sa culture de la gagne et son expérience européenne à l’écurie de Qatar Sports Investments (QSI), le champion du monde 2006 a d’ailleurs débuté la saison comme numéro 1. Mais sa suspension pour trois matchs en Ligue des champions permet actuellement à Areola, peu désireux de jouers les doublures, d’enchaîner les matchs.
« Je ne pense pas que Gigi [Buffon] puisse aider Areola en équipe de France, a récemment commenté Didier Deschamps, qui ne tarit pas d’éloges sur son numéro 3, sacré champion du monde avec l’équipe de France des moins de 20 ans, en 2013. Il jouera peut-être moins, mais cela n’enlève rien à ses qualités. Le fait de côtoyer Buffon, un gardien avec une grande expérience, quelqu’un de très généreux, ne posera pas de problème sur le plan humain. »
Le parcours sinueux d’un surdoué
Rompu à la concurrence, Areola avait déjà dû ferrailler avec l’Allemand Kevin Trapp lors de l’exercice 2016-2017. Au sortir d’un parcours éclatant avec l’équipe espagnole de Villareal, avec laquelle il avait atteint les demi-finales de Ligue Europa contre Liverpool, le jeune gardien avait décidé de retrouver son club formateur, alors téléguidé par l’entraîneur espagnol Unai Emery. Ce dernier l’avait définitivement installé au poste de numéro 1, la saison passée, lui donnant les clés tant en Ligue 1 qu’en Ligue des champions.
Depuis son arrivée au centre de formation du club parisien, en 2006, le parcours du gardien au PSG est sinueux. Longtemps, le jeune homme au profil de surdoué a dû faire les cent pas dans l’antichambre avant de garder la cage de l’effectif professionnel.
« Avec Alain Roche [alors responsable du recrutement du PSG], on croyait beaucoup dans les capacités de ce gosse explosif, réactif et doté de qualités au sol et dans les airs. On voulait le garder dans le patrimoine du PSG car il pouvait être l’un des futurs gardiens de l’équipe de France, nous racontait, en 2016, Charles Villeneuve, éphémère (2008-2009) patron du PSG. On a attendu qu’il ait 16 ans pour lui faire signer un contrat professionnel et il est rapidement devenu le gardien numéro 3 du club. »
Surnommé « Superstar » durant ses années d’apprentissage à l’INF Clairefontaine, Areola a attendu patiemment son heure avec l’équipe réserve du PSG. Le 18 mai 2013, à 20 ans, il dispute son premier match en Ligue 1 en remplaçant Salvatore Sirigu lors d’une victoire (3-1) contre Brest, au Parc des Princes. Ce jour-là, sous les yeux de l’entraîneur parisien Carlo Ancelotti, il évolue aux côtés de la « pop star » anglaise David Beckham, qui dispute le dernier match de sa carrière.
En concertation avec Leonardo, le directeur sportif du PSG, et son successeur, Olivier Létang, Areola est ensuite prêté à Lens pour une saison. Cette parenthèse avec les Sang et Or lui est profitable dans la mesure où il est élu, à 21 ans, meilleur gardien de Ligue 2. Les difficultés financières du club artésien le poussent toutefois à s’engager sous la forme d’un prêt à Bastia. Le jeune homme s’aguerrit en Corse tout en enchaînant les matchs parmi l’élite. En avril 2015, il dispute même la finale de la Coupe de la Ligue contre son club formateur, s’inclinant lourdement (4-0).
« J’espère mériter ce que je dois mériter »
Une fois revenu au PSG, Areola donne un nouveau tour à sa carrière en rejoignant l’écurie du fantasque agent italo-néerlandais Mino Raiola. L’impresario gère également les intérêts de l’ex-star suédoise du club parisien (2012-2016), Zlatan Ibrahimovic, de l’ex-arrière gauche brésilien Maxwell (2012-2017), devenu « coordinateur sportif » du PSG, ainsi que de ses partenaires tricolores Blaise Matuidi et Paul Pogba.
Depuis l’arrivée de Buffon, Mino Raiola et Areola n’ont pas souhaité entamer un bras de fer avec les dirigeants parisiens. Mais le jeune gardien, scruté par de grandes équipes européennes, n’entend pas abdiquer face à l’Italien, monument à son poste. Sous contrat jusqu’en juin 2019, Areola traîne d’autant plus des pieds pour le prolonger que cette saison pourrait s’apparenter à une guerre des nerfs avec son expérimenté concurrent
« Des discussions ont été abordées avec le club, j’espère être performant et mériter ce que je dois mériter, a confié Areola sur TF1, ce dimanche. Jouer à la maison, c’est encore mieux. » Ses prouesses avec les Bleus devraient le conforter dans sa stratégie.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 09/09/2018
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Roxana Maracineanu doit rassurer le sport français

En poste depuis moins d’une semaine, la nouvelle ministre des sports a hérité d’une situation explosive avec la lettre de cadrage de Matignon, qui prévoit 1 600 suppressions de postes dans son ministère.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 12h16
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 12h40
    |

            Cédric Pietralunga, 
                                Alexandre Pedro et 
Adrien Pécout








                        



   


Depuis quelques jours, Roxana Maracineanu découvre le grand bain politique. Et l’eau est plutôt froide pour l’ancienne championne du monde de natation. Lundi 10 septembre au matin, six jours après sa nomination, la nouvelle ministre des sports devait rencontrer le premier ministre, Edouard Philippe, à l’hôtel de Matignon. Dimanche, pour sa première sortie publique, en marge de la course La Parisienne, Mme Maracineanu assurait déjà être « en train de chercher des solutions » pour rassurer le milieu sportif.
Le monde du sport s’inquiète sur son sort. Vendredi, l’Agence France-Presse (AFP) a révélé une lettre de cadrage adressée par Matignon, le 26 juillet, au ministère des sports, que dirigeait alors Laura Flessel. Dans ce document, le gouvernement demande au ministère de procéder à une suppression de postes massive « au cours de la période 2018-2022 ». Il entend « appliquer un schéma d’emplois de moins 1 600 ETP [équivalent temps plein] », ce qui reviendrait à réduire de moitié le nombre d’agents au ministère, estimés à au moins 3 000, selon les calculs de l’AFP.
La lettre prévoit une baisse substantielle du budget du ministère des sports à 450 millions d’euros dans le cadre de la loi de finances pour 2019, soit 30 millions de moins qu’en 2018.
Laisser davantage la main aux acteurs de terrain
Roxana Maracineanu a jugé « cette annonce » des suppressions de postes « vraiment très brutale ». « Ce ne sont pas les bons mots qui ont été employés », a-t-elle estimé au moment d’évoquer pour la première fois en public cette lettre de cadrage, au pied du pont d’Iéna, dans le 16e arrondissement de Paris.
L’ancienne nageuse doit maintenant assumer un budget qu’elle n’a pas préparé. Conscient que la crédibilité de la ministre des sports se joue dès maintenant, l’exécutif n’entend pas en rajouter et assure que la lettre de cadrage reste « un document de travail ». Les choses peuvent encore évoluer d’ici à la présentation de la loi de finances, fin septembre.
« La stratégie [de réduction des dépenses] demeure, et la ministre a elle-même dit qu’elle la faisait sienne, explique-t-on à Matignon. Après, sur tout ce qui est modalités, calendriers, chiffrages précis, Roxana Maracineanu a besoin de temps pour tout définir et mener la concertation. »

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L’entourage du premier ministre précise qu’une réflexion est en cours sur le rôle des conseillers techniques sportifs (CTS) du ministère et sur « leur rattachement », et assure qu’il n’a pas été « question de supprimer 1 600 CTS » en particulier. 
Concrètement, l’exécutif aimerait que ces conseillers ne relèvent plus de l’Etat mais des fédérations sportives. « L’objectif est de laisser davantage la main aux acteurs de terrain. La concertation doit permettre de dire ce qu’on fait exactement et comment on le fait », plaide un conseiller de Matignon.
« Saint-Barthélemy du sport »
Lundi matin, Roxana Maracineanu devait aussi rencontrer l’association des directeurs techniques nationaux (DTN), chacun rattaché à une fédération sportive. Leur président, Philippe Bana, estime que « Roxana Maracineanu a pris le dossier à bras-le-corps. On va échanger avec elle sur les solutions et sauver ce qui est sauvable… » 
Le dirigeant s’inquiète déjà d’une « Saint-Barthélemy du sport » et met en avant un paradoxe : ces arbitrages budgétaires interviennent alors même que Paris organisera les Jeux olympiques et paralympiques 2024. « On nous demande de faire 80 médailles à Paris en 2024 mais en nous enlevant une bonne partie du personnel [du ministère] », estime M. Bana. Cet objectif de médailles françaises avait été avancé par Laura Flessel, dès le 11 septembre 2017, deux jours avant l’attribution officielle de l’édition 2024 à Paris.
Même incompréhension de la part de Denis Masseglia, président du Comité national olympique et sportif français : « Il y a un mécontentement exprimé par toute la base dans un contexte que chacun comprend d’autant moins qu’on pouvait s’attendre à une impulsion, un peu d’optimisme, à la suite de l’obtention des Jeux. »
Le dirigeant n’écarte pas la possibilité de relancer son idée d’une grande pétition dès le 22 septembre, durant la Fête du sport, pour rappeler « que le sport a besoin d’être pris en considération par la nation, ce qu’on estime ne pas être le cas aujourd’hui ».
Ce climat assombrit le chantier sur la réforme du modèle sportif français, qui doit aboutir, en 2019, à la création d’une agence nationale du sport, chargée de piloter le haut niveau et le développement des pratiques sportives. En attendant, Philippe Bana redoute déjà « une délégation sans moyens » du ministère. « Les deux tiers des fédérations vont s’écrouler comme des châteaux de cartes », prévient-il tout en espérant rencontrer prochainement Emmanuel Macron. « Si on continue comme ça, on va retourner aux Jeux de Rome », annonce-t-il déjà.
En 1960, sans soutien significatif de l’Etat, la France avait sombré aux Jeux olympiques de Rome : à peine deux médailles d’argent et trois de bronze.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Absente de l’Euro 2016 et de la Coupe du monde 2018, la sélection néerlandaise, opposée aux Bleus ce dimanche, doit s’appuyer sur sa relève.
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Ligue des nations : les Pays-Bas à la recherche d’une nouvelle génération dorée contre la France

Absente de l’Euro 2016 et de la Coupe du monde 2018, la sélection néerlandaise, opposée aux Bleus ce dimanche, doit s’appuyer sur sa relève.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 12h03
 • Mis à jour le
09.09.2018 à 15h19
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Le football est fait de hauts et de bas. Et quand on a tutoyé les sommets, il arrive que le retour sur Terre soit encore plus dur. C’est en tout cas ce que sont en train de redécouvrir les Néerlandais.
Battus en prolongations de la finale de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud par l’Espagne, puis aux tirs au but en demi-finale de la Coupe du monde 2014 par l’Argentine (avant de prendre la troisième place quelques jours plus tard), les Pays-Bas ont regardé devant leur télévision l’Euro 2016 (qui comptait pourtant 24 équipes, comparé aux 16 habituelles) et la Coupe du monde 2018.
Plusieurs raisons peuvent expliquer ce déclassement brutal, dans un pays pourtant habitué à "surperformer" par rapport à sa (petite) taille et sa population modeste (17 millions d’habitants) : « de mauvaises performances, une absence de chance, des problèmes hors du terrain, et le fait qu’il n’y ait pas de successeurs clairs à la génération qui a atteint ces sommets » étaient notamment pointés du doigt par le journaliste Peter Leijsten, dans The Guardian, en novembre 2017.
« Le pire match des Oranje depuis très longtemps »
Les mauvaises performances, ce sont sûrement celles à l’image de cette défaite 2-0 contre « une faible Bulgarie », en éliminatoires de la Coupe du monde 2018 : « Le pire match des Oranje depuis très longtemps. »

Le manque de chance, c’est ce but de la victoire qui semblait pourtant valable, mais finalement refusé à Bas Dost, contre la Suède au début des éliminatoires, c’est cette mauvaise relance de Lloris, qui offre deux points inespérés à la Suède, ou encore cet improbable carton suédois contre le Luxembourg (8-0), quelques jours après un nul miraculeux des Luxembourgeois contre la France (0-0), et qui empêchait tout retour néerlandais dans la course aux barrages.

Une nouvelle génération qui doit s’affirmer
Et puis, vient la question de la génération suivante. Arjen Robben, Rafael Van Der Vaart et plus récemment Wesley Sneijder ont tous dit adieu au maillot orange. Robin Van Persie, lui, n’a plus été appelé depuis un an et la défaite 4-0, contre la France. Mais la relève a beau être talentueuse (De Jong, Van Dijk, Strootman, Wijnaldum, Depay), elle ne semble pas avoir le niveau de la précédente.
« J’ai donné symboliquement mon maillot à Memphis Depay, a expliqué Wesley Sneijder, à l’issue de son dernier match avec les Pays-Bas, contre le Pérou (2-1), jeudi. Il a récupéré mon dernier maillot des Pays-Bas. Il a montré à tout le monde à quel point il est bon en ce moment. J’espère qu’il va continuer sur cette voie. C’est bien de l’avoir dans la sélection néerlandaise. »
Sans le vouloir, Wesley Sneijder a montré symboliquement la différence entre ces deux générations. Sans manquer de respect à l’attaquant lyonnais, auteur d’un doublé contre le Pérou, le niveau n’est pas tout à fait le même entre lui et son aîné. Quasiment au même âge, Sneijder était l’un des éléments clés d’un Inter Milan vainqueur du triplé championnat-coupe nationale-Ligue des champions, avant de s’incliner de justesse en finale de Coupe du monde, et était alors l’un des trois ou quatre meilleurs joueurs du monde.
« Ces joueurs (Arjen Robben, Wesley Sneijder…) que vous avez nommés sont d’un talent exceptionnel, mais les joueurs qu’on a maintenant ont aussi du talent, a essayé de relativiser Ronald Koeman, le sélectionneur néerlandais samedi. Toutefois le talent doit se développer donc on ne peut pas dire, pour l’instant, s’ils peuvent atteindre le même niveau. Mais avec du travail, le talent peut venir. »
Une histoire faite de hauts et de bas
Mais l’histoire de la sélection néerlandaise est faite de ces hauts très hauts, et de ces bas très bas. Jusqu’en 1974 (Coupe du monde à laquelle elle aurait dû ne pas participer), les Oranje n’avait jamais été plus loin qu’un huitième de finale de Coupe du monde. Et puis la génération emmenée par Cruyff et son football total sont arrivés, et les Néerlandais sont repartis de RFA et d’Argentine avec le titre peu envié de plus belle génération jamais récompensée avec la Hongrie de Puskas.
Dix ans plus tard, c’est la génération Gullit-Van Basten qui, après deux Coupes du monde et un Euro manqué, était allée chercher le premier (et seul) titre international néerlandais de l’histoire. La génération suivante aura beau marquer son temps, elle n’ira jamais plus loin que les demi-finales de la Coupe du monde 1998 et des Euro 2000 et 2004. Et puis, il y a eu un nouveau trou de quelques années, avant de retrouver le devant de la scène lors des Coupes du monde 2010 et 2014.
Certes, les Néerlandais n’avaient pas raté deux échéances internationales consécutives depuis le milieu des années 1980. Mais une fois de retour, les Oranje étaient allés chercher l’Euro 1988. Pour les Pays-Bas, qui ont très mal vécu ces absences, et pour la sélection de Ronald Koeman qui est à la recherche d’un nouveau souffle, la rédemption commence ce soir face aux champions du monde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Au départ, dimanche, du Grand Prix de Saint-Marin, le pilote français de Yamaha Tech 3 vise le Top 5, avant de rejoindre KTM en 2019 avec pour objectif le titre mondial.
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Moto : Johann Zarco s’émancipe pour gagner

Au départ, dimanche, du Grand Prix de Saint-Marin, le pilote français de Yamaha Tech 3 vise le Top 5, avant de rejoindre KTM en 2019 avec pour objectif le titre mondial.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 12h24
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Les sommets lui sont promis. Mais quand les atteindra-t-il ? A 28 ans, Johann Zarco, le plus capé des pilotes français dans la catégorie reine, la Moto GP, et seul tricolore à participer à l’intégralité du championnat, se sait sous pression. « Cette année tout le monde l’attend », souligne Philippe Thiebaut, directeur technique national (DTN) à la Fédération française de motocyclisme.
Mais, entre la catégorie inférieure – le championnat du monde de Moto 2 – sur laquelle il a régné deux années de suite (2015 et 2016), et la Moto GP, il y a un pas, tout sauf simple à franchir. « Il y a des marches à gravir dans une vie. Plus c’est haut, plus c’est difficile, rappelle Philippe Thiebaut. Passer en Moto GP est extrêmement compliqué. »
Johann Zarco peut en témoigner depuis dix-huit mois qu’il est entré dans la catégorie reine, au guidon d’une moto de l’écurie privée Yamaha Tech3, dirigée par Hervé Poncharal. La première année n’a pas été si mauvaise. En mai 2017, pour sa 5e course en Moto GP, Johann Zarco avait fini 2e du Grand Prix de France au Mans, devant un public enthousiaste qui n’avait pas vu un Français sur un podium en GP depuis Régis Laconi en… 1999. Sixième du championnat au terme de la saison, il avait décroché le titre de meilleur « rookie » (débutant).
Cette saison, alors qu’il s’aligne, dimanche 9 septembre, au départ du 13e Grand Prix de la saison à Saint Marin – il partira en 9e position – il est classé au 7e rang mondial. Mais il court toujours après une première victoire, qui tarde à venir.

Moto GP : Johann Zarco 10e à Saint-Marin
Le Français Johann Zarco visait le Top 5 en catégorie Moto GP, il obtient le Top 10, dimanche 10 septembre au Grand Prix de Saint-Marin. De justesse : à la peine avec sa Yamaha Tech3, il termine 10e, ce qui lui permet tout de même de conserver sa 7e place au classement général. « C’était une course difficile aujourd’hui, j’ai tout donné », a déclaré le Français.
En tête, l’Italien Andrea Doviziozo (Ducati) remporte pour la première fois la course à Misano, suivi par Marc Marquez (Honda). Cette 2e place permet à l’Italien de se rapprocher de son 5e titre avec 67 points d’avance sur son nouveau dauphin « Dovi », à six manches de la fin. La course a en effet été marquée par la chute de l’Espagnol Jorge Lorenzo (Ducati) à deux tours de la fin, et la contre-performance de l’Italien Valentino Rossi (7e), les Yamaha étant toutes en grandes difficultés.


Au Mans en mai, après avoir réalisé le meilleur temps aux essais, la victoire lui semblait promise, jusqu’à ce qu’il chute. A Silverstone, le 25 août, il a fini 3e des essais avant que le Grand Prix de Grande-Bretagne soit annulé le lendemain pour cause de pluies diluviennes.
« On va gagner des courses ! »
« Il va gagner », assure Philippe Thiebaut. Pour s’en assurer, Johann Zarco a choisi de procéder à de grands changements. De guidon tout d’abord : en 2019, il troquera sa moto Yamaha Tech3 pour une KTM – écurie où il retrouvera Hervé Poncharal. Ce changement n’a toutefois pas été simple à conclure.
En dépit de ses prestations sur les pistes, saluées par nombre d’observateurs, les portes n’étaient pas simples à ouvrir, que ce soit chez Yamaha, Suzuki ou Honda. « Restait KTM. A chaque fois que KTM revient [en moto GP], ils sont champions du monde. J’ai bien choisi. On va gagner des courses ! », explique Laurent Fellon, l’homme qui coache Johann Zarco depuis quinze ans.
L’idée avec ce départ ? Décrocher le titre mondial, ni plus ni moins. « En 2019 ce serait fantastique, en 2020 en étant raisonnable », anticipe Johann Zarco le 6 septembre. Pour ce faire, ce dernier a pris une autre grande décision : celle de s’émanciper de Laurent Fellon, dont les activités sont recentrées sur le coaching sportif, et de reprendre la main sur la gestion de sa carrière.
Un sacré virage ! L’histoire de Johann Zarco c’est aussi l’histoire de Laurent Fellon : « Son père est venu me voir alors que je travaillais pour Polini [comme préparateur chez l’équipementier italien, en 2003]. Je lui ai fait essayer une Pocket Bike, les minimotos, et il a battu le temps de celui qui venait de remporter la compétition ! », rappelle Laurent Fellon.
En 2003, « Johann avait 13 ans et courait la Red Bull Rookie Cup », course pour pilotes de 125 cm3 deux temps, raconte Philippe Thiebaut, qui reste marqué par sa première rencontre avec le pilote à cette époque : « Il s’exprimait comme un adulte. Il était déjà très ouvert sur le monde, avec beaucoup d’intelligence dans ses analyses. »
Johann Zarco avait débuté la moto quelques années plus tôt seulement, à 9 ans, même si son premier contact avec un deux roues motorisé date de bien avant, « avec le facteur ! Je l’attendais pour monter avec lui et tenir le guidon de sa mobylette ! », confie-t-il.
Entré dans la lumière à 25 ans
A compter de 2003, Laurent Fellon n’a plus lâché son protégé, qu’il a expédié d’emblée en Italie, où la discipline est plus développée que dans l’Hexagone. Au contact des meilleurs, Johann Zarco a vite progressé : vainqueur en 2007 de la Red Bull MotoGP roockie Cup, il passe en Grand Prix catégorie 125 cm3 chez WTR dès 2009.
En France, « Zarco est entré dans la lumière à 25 ans », se souvient Philippe Thiebaut. Le 9 octobre 2015, lorsqu’il est devenu champion du monde en Moto2, quinze ans après le Français Olivier Jacque. Du jour au lendemain, les écuries officielles se sont intéressées à lui.

   


Ducati lui aurait proposé un contrat. « Très bien conseillé par Laurent Fellon », Johann Zarco a alors dit non, rappelle Philippe Thiebaut. Ce que personne n’a compris à l’époque. Son entraîneur s’en explique : « Si votre fils est en 6e et n’est pas bon, c’est-à-dire pas dans les trois premiers, vous ne le faites pas passer en 5e. Là c’est pareil, sauf qu’en plus la moto c’est dangereux. » 
Tactique payante, puisque, pour la première fois dans l’histoire de la Moto2, Johann Zarco conserve sa couronne en 2016. De quoi inquiéter la concurrence. Tout nonuple champion du monde en moto GP qu’il est, l’Italien Valentino Rossi s’est par exemple mis à douter pour sa moto chez Yamaha.
Johann Zarco rejoindra finalement Yamaha Tech 3 où il disposera de « presque » la même moto que Rossi. Et ce dernier sait que ce « presque » fait toute la différence lors d’une course qui se dispute au centième de seconde.

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                Moto GP : premier podium pour Johann Zarco, qui fait vibrer Le Mans



« Je prends de l’autonomie »
« Ce qu’il y a de bon avec Laurent [le coaching], je le garde, même si je prends de l’autonomie sur ma carrière. L’osmose que l’on peut avoir avec une moto sur un circuit demeure », justifie Johann Zarco en parlant des mois à venir. « Il a 28 ans, il a envie de s’émanciper, c’est plutôt une bonne chose », approuve Philippe Thiebaut. 
Laurent Fellon comprend, comme un père. Lorsqu’il a eu son propre fils, Lorenzo, en 2004, Johann est venu un temps habiter chez lui et son épouse, professeur de violon. Ensemble, ils ont fondé leur école de pilotage Z & F Grand Prix School. Désormais, il va se cantonner aux entraînements et « aux bords de piste ». Cela tombe bien, « le business me fait peur ».
Dans l’immédiat, Johann Zarco espère finir dans le Top 5 à Saint Marin ce week-end. Et oublier l’image de l’an dernier : en panne d’essence, il avait dû pousser sa Yamaha jusqu’à la ligne d’arrivée.

What a heroic effort from Zarco as he pushes his bike over the line!💪

— MotoGP (@MotoGP™🇸🇲🏁)


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Laurent Fellon, lui, ne sera pas à Saint Marin. Il se bat aujourd’hui avec l’administration pour faire homologuer une piste à Eyguières (Bouches-du-Rhône), afin que Johann Zarco puisse s’entraîner près de chez lui et se remette dans les conditions de 2015. « Il était bien, en 2015… »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Trois fois vainqueur de l’épreuve, le capitaine de l’équipe de France a souvent pu compter sur la chance. L’absence du numéro 1 espagnol pour la demi-finale le prouve.
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Coupe Davis : Rafael Nadal forfait, Yannick Noah peut encore dire merci à sa bonne étoile

Trois fois vainqueur de l’épreuve, le capitaine de l’équipe de France a souvent pu compter sur la chance. L’absence du numéro 1 espagnol pour la demi-finale le prouve.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 01h20
 • Mis à jour le
09.09.2018 à 09h47
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


C’est sans doute une mauvaise nouvelle pour le tennis, moins pour l’équipe de France de Coupe Davis. Rafael Nadal a annoncé son forfait pour la demi-finale programmée du 14 au 16 septembre au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq, dans le Nord. « Sa blessure au genou subie à l’US Open l’empêche d’être en mesure de jouer », a déclaré le capitaine de l’équipe espagnole, Sergi Bruguera qui a décidé de le remplacer par Albert Ramos, 52e joueur mondial.

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          Rafael Nadal forfait contre la France en demi-finale



Privé de son numéro 1 blessé au genou, l’Espagne ne devient pas pour autant un tigre de papier (Pablo Carreno Busta et Roberto Bautista Agut pointent quand même à la 12e et 22e place du classement ATP), mais la tâche paraît plus accessible pour des Français pas au mieux cette saison au niveau individuel.

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                Y a-t-il quelqu’un pour sauver le tennis français ?



Surtout si l’on jette un coup d’œil sur la dernière demi-finale entre les deux pays en 2011. Malgré une finale de l’US Open disputée (et perdue) le lundi 12 septembre contre Novak Djokovic, Nadal avait pris le premier avion privé pour Cordoue, en Andalousie, et fait abstraction de la fatigue pour corriger Richard Gasquet et Jo-Wilfried Tsonga. Sur sa chaise, Guy Forget n’avait pu que constater les dégâts.
A croire que la réussite a choisi son capitaine. Yannick Noah paraît accompagné par ce que certains qualifient de chance, d’autres de réussite ou encore de baraka. « Oui, j’ai la chance. Mais ensuite, il faut la saisir », admettait l’intéressé au soir de la demi-finale remportée face à une Serbie privée de Novak Djokovic en septembre 2017.
Guerre de Yougoslavie et conséquences
Son trèfle à quatre feuilles, le tout jeune retraité des courts le trouve dès 1991 pour sa première campagne. S’il faut lui reconnaître des choix audacieux et payants (le tout jeune Fabrice Santoro lancé dans un cinquième match décisif contre l’Australie, le revenant Henri Leconte relancé face aux Etats-Unis en finale), l’histoire a un peu oublié le scénario de la demi-finale. La France affronte la Yougoslavie emmenée par le redoutable Goran Ivanisevic et Goran Prpić (alors membre du Top 20). Mais le pays est en plein démantèlement et les deux Croates déclinent la sélection.
A Pau, Guy Forget et le jeune Arnaud Boetsch déroulent sans problème face aux Serbes Slobodan Zivojinovic (195e), Srdan Muskatirovic (442e).

   


Cinq ans plus tard, capitaine Noah est de retour. Entre-temps, le chanteur a laissé sa place à Georges Goven, dont le nom reste associé à cette improbable défaite contre l’Inde sur la terre battue de Fréjus en 1993. Après un premier tour vite avalé face au Danemark, les Bleus retrouvent l’Allemagne en quart de finale. Un tirage corsé, sauf que Michael Stich n’est pas du déplacement à Limoges et que Boris Becker – à peine remis d’un virus – se contente de disputer (et perdre) le double.
En finale, une autre légende du tennis des années 1980-1990 attend la bande à Noah. Stefan Edberg fait ses adieux à Malmö. Même sur le déclin, le serveur volleyeur reste un client pour Cédric Pioline. Mais le Suédois ressent dès les premiers jeux une blessure à la cheville et baisse pavillon en trois sets. Le Saladier tend les bras aux Français, pourtant lors du 5e match décisif Arnaud Boetsch frôle la catastrophe face au modeste Nicklas Kulti (64e mondial). Le Français sauve trois balles de match avant de l’emporter à 23 h 30 et tomber dans les bras de capitaine Noah.
Festival de forfaits
Pendant presque deux décennies, le vainqueur de Roland-Garros 1983 prend ses distances avec le tennis avant de revenir aux affaires en 2016 au moment où sa carrière musicale bat de l’aile. « Le tennis, Yannick ne veut même pas en entendre parler. On parle de la gagne, de l’approche des matchs, de la tension, du poids du public », résume Lucas Pouille à propos de la méthode de son capitaine.
Si Noah paraît à 58 ans parfois décalé dans un monde du tennis devenu très (trop ?) sérieux pour lui, la réussite le suit toujours. Sa campagne 2017 vire ainsi au jeu de massacre pour ses adversaires. La France domine respectivement le Japon sans Kei Nishikori, la Grande-Bretagne sans Andy Murray et la Serbie privé Novak Djokovic. Le Britannique, Dan Evans, 44e mondial, est le joueur le mieux classé battu par un tricolore (Jérémy Chardy) dans ce parcours victorieux conclu face par Lucas Pouille face au numéro 2 belge, Steve Darcis… diminué par une blessure au bras.
Noah, lui, ne boude pas son plaisir. « Je n’ai jamais chialé autant, je n’ai jamais vu autant de larmes, de douleurs », souffle-t-il au moment de soulever pour la troisième fois le Saladier d’argent. Sa bonne étoile brillait encore. A voir si elle sera encore visible – malgré le toit du stade Pierre-Mauroy – ce week-end face à l’Espagne. D’ailleurs, aux dernières nouvelles Pablo Carreno-Busta est toujours en délicatesse avec sa cuisse gauche depuis son abandon au deuxième tour à l’US Open.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ La joueuse de 20 ans a battu Serena Williams en deux sets (6-2, 6-4), samedi, à l’issue d’un match marqué par une polémique d’arbitrage.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/09/2018
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Tennis : la Japonaise Naomi Osaka remporte l’US Open dans la cacophonie

La joueuse de 20 ans a battu Serena Williams en deux sets (6-2, 6-4), samedi, à l’issue d’un match marqué par une polémique d’arbitrage.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 00h03
 • Mis à jour le
09.09.2018 à 09h33
    |

            Elisabeth Pineau (New York, envoyée spéciale)








                        



   


Sur le podium du court Arthur-Ashe, le visage fermé, Naomi Osaka fait peine à voir aux côtés de Serena Williams, sourire aux lèvres. La vaincue n’est pourtant pas celle que l’on croit. Samedi 8 septembre, la jeune femme de 20 ans vient de remporter l’US Open, devenant la première Japonaise titrée en simple dans un tournoi du Grand Chelem. Cela aurait dû être son moment, une célébration de son tennis, si audacieux et flamboyant. Au lieu de quoi, le sacre fut gâché par l’Américaine.

        Lire aussi le portrait :
         

          Naomi Osaka défie son idole Serena Williams en finale de l’US Open



D’abord par la piètre qualité de tennis qu’elle proposa. Consumée par la pression, elle qui pouvait égaler le record absolu de titres en Majeurs de l’Australienne Margaret Court – vingt-quatre –, Serena Williams, bientôt 37 ans, a arrosé la finale d’un festival de fautes directes, de doubles fautes. Son service, qui lui permettait de faire la différence depuis le début de la quinzaine, a chancelé. Puis la diva américaine a provoqué une de ces tragicomédies dont elle gratifie parfois le circuit.
« Vous êtes un tricheur, un voleur »
Naomi Osaka avait réalisé un début de match parfait, tenant ses nerfs malgré le vertige qui prend généralement aux tripes à l’heure de disputer sa première finale. Impériale sur son engagement, foudroyante en coup droit, et pleine de clairvoyance, elle s’empara deux fois du service de son adversaire pour prendre les devants (6-2). Le psychodrame se noua dans le deuxième set.
A 2-1, alors qu’Osaka est au service, l’arbitre donne un avertissement pour coaching à Serena Williams, son entraîneur, Patrick Mouratoglou, ayant mimé un geste suspect. « Je ne triche pas pour gagner, je préfère perdre que gagner en trichant », dit-elle à Carlos Ramos, avant de réussir le break à 3-1. Mais elle se fait immédiatement débreaker et de rage, en fracasse sa raquette, recevant un point de pénalité.
« Vous plaisantez ? Je ne triche pas, je n’ai jamais triché de ma vie, j’ai une fille et je défends ce qui est juste, vous me devez des excuses », lance-t-elle à l’arbitre portugais.

   


L’échange se poursuit au changement de côté suivant. « Vous attaquez ma personne. C’est vous le menteur. Vous vivant, vous n’arbitrerez plus jamais un de mes matchs. Vous m’avez volé un point, vous êtes un voleur », reprend Serena Williams, index pointé dans sa direction. Un troisième avertissement, et la sanction suivante tombe : à 4-3, Carlos Ramos lui inflige cette fois un jeu de pénalité.
La fin du match se déroula dans une ambiance de jeux du cirque. Les 24 000 spectateurs se mirent à siffler l’arbitre de chaise, le juge-arbitre fit son entrée sur le terrain, puis ce fut au tour de la superviseure. Serena Williams vint plaider sa cause auprès d’eux mais ses larmes n’y changèrent rien. Malgré toute la confusion régnant sur le court, Naomi Osaka ne trembla pas au moment de servir pour le match (6-2, 6-4).

Twenty-year-old Naomi Osaka has won the women's singles at the US Open tennis tournament as her opponent Serena Wil… https://t.co/dPi0E7LspW— TRTWorldNow (@TRT World Now)


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La cérémonie de remise des trophées a ensuite commencé sous les huées des spectateurs. D’ordinaire récompensé, l’arbitre, lui, avait été escorté hors du court sitôt le match fini. Sur le podium, la pauvre Osaka ne savait plus où se mettre : « Je sais que tout le public était pour Serena, je suis désolée que ça se termine comme ça », murmura-t-elle en fondant en larmes.
Serena Williams tenta de sauver ce qui pouvait encore l’être, demandant au public de réserver une ovation à la gagnante et de cesser les sifflets, mais le mal était fait. « J’espère rejouer un jour ici, enfin on verra », dit-elle en partant dans un grand éclat de rire. La sextuple vainqueure de l’US Open a quelques antécédents avec le central new-yorkais. En 2009, déjà, en demi-finale face à Kim Clijsters, elle avait menacé une juge de ligne et récolté un point de pénalité.
« Le tennis, ça reste un jeu »
Au moment de débarquer devant un parterre de journalistes, Naomi Osaka, le regard dans le vide, avait l’air de se demander ce qu’elle faisait là. « J’ai du mal à réaliser là tout de suite, peut-être que dans quelques jours ce sera plus concret pour moi », chuchota la jeune femme, mortifiée. Elle esquiva les questions sur l’incident, mais assura que « ça ne chang[erait] rien, qu’[elle aurait] toujours la même admiration pour Serena ».
Et justifia ses excuses au moment du discours sur le court : « Je savais que Serena voulait tellement ce vingt-quatrième Grand Chelem. Tout le monde le savait. C’est dans la publicité, c’est partout. Quand je vais sur le terrain, je ne suis pas la fan de Serena, je suis juste une joueuse de tennis qui affronte une joueuse de tennis. Mais quand on s’est enlacées lors de la poignée de mains, je me sentais à nouveau comme une petite fille… » Au moment où elle prononça ces mots, les larmes la submergèrent de nouveau.
Il fallut une question absurde d’un journaliste pour qu’elle retrouve le sourire et cette spontanéité qui la caractérisent d’ordinaire. « Votre nom de famille est Osaka, vous êtes née à Osaka, pourquoi ça ? Pourquoi ne portez-vous pas le nom de votre père, haïtien ? »
Ce à quoi elle rétorqua avec aplomb : « Quand on naît à Osaka, on prend comme nom de famille Osaka. » Et, devant le journaliste, crédule, éclata de rire.
Bourrée d’autodérision, la jeune femme de 20 ans est réputée pour être timide, douce et toujours polie. Quand on lui demanda si son titre allait lui donner confiance, elle eut cette réponse : « Disons que ça n’est pas exactement mon caractère. J’essaie simplement de m’amuser à chaque match que je joue parce que le tennis, à la fin, ça reste un jeu. Et parfois, quand on est joueur professionnel, c’est quelque chose qu’on oublie. » 
Sur le terrain et en dehors, la cadette venait de donner une leçon à son aînée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Le tennisman espagnol avait dû abandonner vendredi au cours de sa demi-finale à l’US Open face à Juan Martin del Potro.
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Coupe Davis : Rafael Nadal forfait contre la France en demi-finale

Le tennisman espagnol avait dû abandonner vendredi au cours de sa demi-finale à l’US Open face à Juan Martin del Potro.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 22h46
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 22h52
   





                        



   


Blessé au genou droit, le tennisman espagnol Rafael Nadal a été contraint de déclarer forfait pour la demi-finale de la Coupe Davis contre la France (14 au 16 septembre à Villeneuve d’Ascq), a annoncé samedi 8 septembre la Fédération espagnole de tennis. Il avait dû abandonner vendredi au cours de sa demi-finale à l’US Open face à Juan Martin del Potro.
« Je ne crois pas que ce soit très grave, c’est toujours la même chose, une tendinite, mais ça m’empêche de jouer », avait précisé le Majorquin de 32 ans, qui avait été contraint à trois combats à rallonge lors du tournoi américain avant de jeter l’éponge, dont un dernier de près de cinq heures face à l’Autrichien Dominic Thiem (9e).
« Sa blessure au genou subie à l’US Open l’empêche d’être en mesure de jouer cette demi-finale », a de son côté expliqué le capitaine de l’équipe espagnole, Sergi Bruguera qui a décidé de le remplacer par Albert Ramos, 52e joueur mondial.
La France avec Pouille et Gasquet
Ce n’est pas la première fois que Nadal connaît des soucis aux genoux. Le droit l’avait régulièrement handicapé entre 2008 et 2010, l’obligeant à s’éloigner plusieurs mois du circuit, mais c’est le gauche qui l’avait forcé à écourter sa saison en 2012, dès Wimbledon, après son élimination au deuxième tour.
Pour cette demi-finale, le capitaine de l’équipe de France, Yannick Noah, a sélectionné Lucas Pouille, Richard Gasquet, Benoît Paire, Nicolas Mahut, Julien Benneteau et Adrian Mannarino en remplaçant. Les Bleus, tenants du titre, devront en revanche se passer de Jo-Wilfried Tsonga, toujours convalescent et qui n’a plus joué depuis le 10 février.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Le Racing et Agen, qui se sont affrontés samedi en championnat de France, ont tous deux décidé de déloger le logo de leurs clubs pour y apposer à la place celui d’une marque.
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Rugby : les sponsors envahissent le cœur des maillots

Le Racing et Agen, qui se sont affrontés samedi en championnat de France, ont tous deux décidé de déloger le logo de leurs clubs pour y apposer à la place celui d’une marque.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 17h52
 • Mis à jour le
09.09.2018 à 11h09
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Suivez bien les joueurs : c’est au niveau de leur flanc gauche, juste au-dessus du short, qu’il faut regarder. Drôle d’endroit sur un maillot de rugby. Les dirigeants du Racing 92 et du Sporting union Agen ont choisi de reléguer aussi bas le logo de leurs clubs respectifs, qui se s’affrontaient samedi 8 septembre dans l’Arena de Nanterre (Hauts-de-Seine), pour la 3e journée du championnat de France.
Cette saison, ces deux clubs historiques ont chacun renoncé à afficher leurs blasons sur leur torse, préférant vendre cet emplacement symbolique à des sponsors. Les Racingmen ont ainsi abandonné leur cœur à Assystem, un groupe international d’ingénierie installé à Paris. Les Agenais en ont fait de même avec les laboratoires de l’UPSA : l’Union de pharmacologie scientifique appliquée, fondée à Agen mais désormais sous le contrôle d’actionnaires américains.
Le Racing et Agen illustrent, à l’extrême, « un mouvement assez général » dans les sports collectifs : la professionnalisation du rugby et sa marchandisation ont transformé les joueurs en « armoires publicitaires », selon l’expression de Christophe Lepetit, responsable des études économiques au Centre de droit et d’économie du sport, à Limoges.
Dans ses statuts et règlements, la Ligue nationale de rugby autorise jusqu’à « un maximum de 9 publicités » sur les équipements de chaque club. Le texte interdit seulement la publicité sur quelques emplacements : le col du maillot ; la manche droite ; le numéro du joueur, au dos ; ainsi que les chaussettes.
« Dommage et triste »
Hormis le Racing et Agen, les douze autres clubs du championnat de première division ont conservé leurs armoiries là où palpite le cœur de leurs joueurs. Mais tous inspirent déjà les sarcasmes de la « Boucherie Ovalie », site Internet satirique, qui trouve les maillots du Top 14 encore « plus laids et remplis de pubs que les maillots des cyclistes au Tour de France. » 

On a donc officiellement passé le stade où les maillots de Top 14 et ProD2 sont plus laids et remplis de pubs que l… https://t.co/EKrGWOIb4r— BoucherieOvalie (@Boucherie Ovalie)


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A terme, la profusion de sponsors et de couleurs différentes sur un même maillot pourrait s’avérer « contre-productive », estime Christophe Lepetit. Pour les sponsors, d’abord : « S’il y a autant de marques sur un maillot, les supporteurs auront plus de mal à toutes les mémoriser. » Pour les clubs, ensuite : « Ces nouveaux maillots peuvent aussi susciter chez les supporteurs un phénomène de rejet, une forme de défiance vis-à-vis des dirigeants. »
Dès le mois de juillet, à l’annonce des nouveaux maillots, les supporteurs d’Agen ont exprimé leur mécontentement sur les réseaux sociaux. En particulier à travers la page Facebook de la « Buvette d’Armandie », qui rassemble plus de 10 000 internautes. Son fondateur, Romain Péroua, invoque l’importance de « la symbolique » et de la lutte contre « le rugby business » :
« Quand on a joué au rugby, on sait que le logo, ça va sur le cœur. Là, on a l’impression que les sponsors ont plus de force que l’histoire du club. Alors qu’on représente un peu le rugby de clocher, le’petit village’du championnat, on se retrouve avec un logo presque au niveau du short. Je trouve ça dommage et triste. »
Ainsi va le rugby professionnel, de plus en plus tributaire des sponsors : ceux-ci représentent encore aujourd’hui la manne principale des clubs, devant les recettes télévisisées et la billetterie. Agen dispose cette saison d’un budget prévisionnel de 13,8 millions d’euros, le plus faible du championnat. Bien moins que le Racing et ses 24 millions d’euros annuels sous la présidence de l’entrepreneur Jacky Lorenzetti, 126e fortune de France. 
« Meilleure visibilité à la télévision »
Les dirigeants du Racing n’ont pas répondu aux sollicitations du Monde. Le Sporting club Agen, lui, a justifié sa démarche. S’il a fallu installer l’insigne des laboratoires de l’UPSA sur le cœur (et sur le short) des joueurs, c’est pour libérer la place qu’ils prenaient auparavant, au dos du maillot. Une place qu’occupe désormais l’un des nouveaux sponsors du club depuis l’été, l’enseigne de grande distribution Gifi, qui vient du même département. « Un nouveau sponsor important », reconnaît Jean-François Fonteneau, président du conseil d’administration du club, sans livrer de chiffres précis.
Par le passé, Agen avait déjà déplacé le sacro-saint logo du club : lors de la saison 2009-2010, l’emblème avait fini sur le plexus des joueurs, coincé entre une marque de voiture et un groupe de construction. Ou bien déjà près de la hanche gauche, en 2015-2016, mais sans pour autant céder place à un sponsor.
Jean-François Fonteneau se dit « sensible » aux doléances des supporteurs : « A l’avenir, on se posera des questions. On pourrait même proposer un sondage auprès de nos partenaires, auprès du public. » Le dirigeant rappelle aussi une donnée du marché. Pour une marque, malgré sa symbolique, le cœur d’un maillot reste en principe moins cher à acquérir que de s’afficher sur le dos et l’abdomen des joueurs. « Ces deux emplacements ont une meilleure visibilité à la télévision », précise le dirigeant. Argument implacable.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ La joueuse de 20 ans, première Japonaise à se hisser en finale d’un Grand Chelem, affronte ce samedi à 22 heures l’Américaine, qu’elle a déjà battue cette année.
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Naomi Osaka défie son idole Serena Williams en finale de l’US Open

La joueuse de 20 ans, première Japonaise à se hisser en finale d’un Grand Chelem, affronte ce samedi à 22 heures l’Américaine, qu’elle a déjà battue cette année.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 12h27
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 21h14
    |

            Elisabeth Pineau (New York, envoyée spéciale)








                        



   


La première fois qu’il a croisé sa future élève, Sascha Bajin s’est plutôt dit : tout sauf elle. C’était lors d’un entraînement à Roland-Garros avec Caroline Wozniacki, la joueuse qu’il entraînait à l’époque. « J’ai pensé : encore une diva… car elle parlait à peine. Elle avait le regard fuyant, la tête basse. Je culpabilise encore de l’avoir mal jugée quand je l’ai rencontrée », racontait, mercredi 5 septembre, l’Allemand, qui l’entraîne depuis bientôt un an.
Naomi Osaka n’est, en réalité, ni arrogante ni capricieuse. C’est même tout le contraire. La jeune femme de 20 ans est timide, douce, bourrée d’autodérision et toujours polie. A priori, des traits de caractère étonnants chez une championne de tennis. Mais la Japonaise pourrait bien devenir l’une des terreurs du circuit féminin, en mal de nouvelles patronnes. En attendant, elle a fait un grand pas dans cette direction en se hissant en finale de l’US Open face à son idole Serena Williams.
Parcours éclair cette quinzaine
Depuis le début de la quinzaine new-yorkaise, la 19e joueuse mondiale est celle qui fait la plus forte impression, tableaux dames et messieurs confondus. Elle n’a perdu que 28 jeux, et hormis un huitième de finale poussif face à Aryna Sabalenka, à laquelle elle a concédé un set, elle a expédié ses cinq autres matchs (6-3, 6-2 ; 6-2, 6-0 ; 6-0, 6-0 ; 6-1, 6-1 ; 6-2, 6-4), la moitié en moins d’une heure. Des victoires expéditives dignes des Graf et Seles au début des années 1990. Après sa qualification pour les quarts, Osaka a fondu en larmes, elle qui ne comptait jusqu’à cette semaine qu’un huitième de finale en Grand Chelem, à Melbourne en janvier.
« Si je pouvais croire en moi comme les autres croient en moi, ce serait pas mal, mais j’y travaille », dit la jeune femme, première joueuse japonaise de l’ère Open à se hisser en finale d’un Grand Chelem. Quand on lui fit remarquer qu’au vu de son parcours à Flushing Meadows, le Japon n’était pas loin de succomber à une « osakamania », sa réponse a encore une fois été désarmante : « J’en suis très heureuse, mais je crois que c’est à cause de Kei », tout en esquissant un geste avec ses mains pour montrer que son compatriote, Kei Nishikori battu en demi-finales par Novak Djokovic, pourtant plus petit sous la toise (1,78 m contre 1,80 m), fait figure de géant à côté d’elle.
Elle a choisi de représenter le pays de sa mère, mais Naomi Osaka – née à… Osaka, à une heure de Tokyo – aurait pu tout aussi bien opter pour celui de son père, originaire d’Haïti. Ou bien encore les Etats-Unis, où la famille a déménagé quand elle avait trois ans. Probablement parce que les parents ont pensé qu’il serait plus facile d’élever leurs deux filles (elle a une sœur aînée, Mari, 22 ans) dans un environnement cosmopolite comme aux Etats-Unis qu’au sein de la société japonaise, où il est parfois difficile de s’intégrer en tant que métisse.
En 1999, en découvrant le succès des sœurs Williams à Roland-Garros, lauréates du double, le paternel a une illumination. Inspiré de Richard Williams, le père et coach de Venus et Serena, il se persuade que ses deux filles peuvent suivre leurs traces. Jusqu’à l’âge de neuf ans, Naomi grandit à Long Island. « Flushing Meadows est un endroit très spécial pour moi. Je venais jouer sur ces courts quand j’étais petite », répète celle qui s’entraîne désormais en Floride, à Boca Raton, dans l’académie de Chris Evert. Mari, elle, est 367e mondiale.
La cadette est apparue dans les radars médiatiques au printemps, au milieu du désert californien, à Indian Wells. Elle y crée la sensation avec des victoires de prestige contre Maria Sharapova, Karolina Pliskova, Simona Halep et la nouvelle pépite russe Daria Kasatkina pour soulever son premier trophée sur le circuit WTA. Le public découvre alors sa force de frappe, que les observateurs comparent à… Serena Williams.
« Elles sont toutes les deux très puissantes, elles ont un gros service, elles cognent fort, acquiesce Sascha Bajin, qui a lui-même joué les sparring-partners pour l’Américaine pendant huit ans. Mais pour le reste, ce sont vraiment deux personnes différentes. Leur seul point commun, ce sont leurs cheveux ! Sur le court, Serena est très agressive, elle montre que c’est elle la patronne. Naomi, je dois souvent la pousser à se montrer plus démonstrative. » 
« Y a pas moyen, je veux affronter Serena »
En demi-finales, jeudi, la jeune femme a sauvé treize balles de break contre la finaliste sortante, Madison Keys. « Comment avez-vous fait ? », lui demanda le speaker juste après la balle de match. « La réponse va vous paraître idiote, mais je me répétais : “y a pas moyen, je veux affronter Serena.” Pourquoi ? Parce que c’est Serena ! » Ce sera la deuxième fois qu’elle jouera contre son idole, qui fêtera ses 37 ans à la fin du mois. A Miami, en mars, elle l’avait battue 6-3, 6-2. Mais l’Américaine était tout juste de retour de son congé maternité, après quatorze mois sans compétition.
Cette fois, c’est l’aînée qui partira favorite. Avec, s’il en était besoin, un surplus de motivation : en cas de victoire, Serena Williams égalerait le record absolu de titres en Grand Chelem de Margaret Court (24). La pression, Naomi Osaka en fait fi depuis son entrée en lice. A en croire son coach, « Naomi est l’une de ces joueuses qui sont nées pour les grandes scènes. Elle joue toujours dix fois mieux sur un grand court que sur n’importe quel autre. »
Mais ne risque-t-elle pas d’être rattrapée par ses émotions sous le double effet d’une première finale, qui plus est contre son idole ? « Attention, nuance-t-elle, j’ai toujours eu de l’admiration pour elle, mais je veux essayer de tracer mon propre chemin. Samedi, je vais juste essayer de profiter du moment et me dire que c’est un match comme un autre, contre une adversaire comme une autre. » 
« Et quand vous rêviez que vous affrontiez Serena, comment se terminait votre rêve ?, lui demanda un journaliste vendredi après sa victoire en demi-finales.
− Si je fais des rêves, ce n’est pas pour perdre. Je crois que vous avez la réponse à votre question. »



                            


                        

                        


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Football féminin : la Division 1 prend une nouvelle dimension télévisuelle

Les matchs du championnat de France sont diffusés en intégralité pour la première fois de son histoire. Une bonne nouvelle à un an du Mondial 2019, qui aura lieu en France.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 10h56
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            Anthony Hernandez








                        



   


A moins d’un an de la Coupe du monde, qui se tiendra en France (du 7 juin au 7 juillet 2019), le changement a de l’importance. Pour la première fois de son histoire, tous les matchs du championnat de France féminin de football, soit 132 au total, seront diffusés en direct à la télévision. Une telle médiatisation était inespérée il y a encore quelques années. Samedi 8 et dimanche 9 septembre, la deuxième journée de la Division 1 aura ainsi les honneurs du petit écran, sur Canal+.
Longtemps cantonnés aux affiches entre l’Olympique lyonnais, champion de France inamovible depuis 2007, et le PSG, son principal rival, les téléspectateurs peuvent désormais suivre les performances de tous les autres clubs d’une élite, qui en recense douze. Détenus jusqu’alors par France Télévisions et Eurosport pour 200 000 euros par saison, les droits de la D1 ont été achetés par le groupe Canal+, avec au passage une belle revalorisation. On parle de 1,2 million d’euros environ par saison.
Le dispositif est novateur et très complet. Le dimanche, une affiche est diffusée sur Canal+ sport à 15 heures [PSG-Paris FC le 9 septembre]. Le samedi, un match directeur, agrémenté d’un multiplex des buts des quatre autres rencontres, se déroule sur Canal+ sport à partir de 14 h 30. Les quatre matchs sont aussi retransmis en intégralité sur les canaux de Foot + (diffusion à la carte). En prime, la D1 fera des apparitions dans toutes les émissions consacrées au football, du « Canal football club », à J + 1, ou même à la mi-temps des affiches de Ligue 1, diffusées à 17 heures.
« La certitude d’un potentiel »
Jeune retraitée, l’ancienne internationale Jessica Houara-d’Hommeaux sera l’une des consultantes en compagnie notamment de son ex-coéquipière Laure Boulleau. Elle alternera entre des interventions en plateau au sein des émissions et le commentaire en direct des rencontres. « Cette diffusion est une forme de reconnaissance pour toutes les joueuses qui travaillent quotidiennement et qui sont reconnues par ce biais-là », confie l’ex-joueuse de l’Olympique lyonnais.
Lors de la première journée, dimanche 26 août, Lille-Lyon a réuni une audience de 106 000 spectateurs. « Ce sont des chiffres tout à fait corrects. Au début, l’audience n’est pas l’enjeu et nous n’aurons pas les yeux rivés dessus. Ce mode de diffusion est nouveau, il faut qu’on le fasse savoir. Nous avons cinq ans devant nous et nous avons conscience que l’on est sur quelque chose qui se construit », défend Laurent Jaoui, rédacteur en chef de Canal+, chargé de l’éditorial du projet.
En 2017, le groupe avait déjà racheté les droits de la Coupe du monde féminine 2019 à TF1. Depuis quelques années, ses chaînes diffusaient également des matchs de la Ligue des champions féminine et des Bleues.
« Il y a une volonté de médiatiser un championnat qui, jusqu’alors, n’avait pas la place qu’il méritait. Nous avons la certitude d’un potentiel du football féminin qui est moins formaté, où il y a moins de pression et d’argent. On revient un peu au côté originel du foot, explique Laurent Jaoui, On était un peu plus faible sur Canal+ sport. On a perdu la Premier League, on ne va pas refaire l’histoire. La D1 se prête bien à nos débuts d’après-midi. C’est un bon produit d’appel, novateur et porteur d’espoir. »
Adapter les stades
Du côté de la Fédération française de football (FFF), organisatrice de la Division 1 féminine, la vice-présidente, Brigitte Henriques, se félicite de cet accord. Et elle tient à mettre en avant la personnalité du patron des sports de Canal+ : « Thierry Cheleman a été à l’origine de la diffusion des Bleues lors du Mondial 2011 sur C8. C’était le début de la belle histoire avec les records de la TNT explosés à l’époque alors que personne ne voulait du foot féminin. Cette fois-ci encore, il a compris ce que pouvait valoir la D1 avec la perspective, en plus, du Mondial en France. »
Chargée du développement du football féminin depuis de nombreuses années, l’ancienne internationale se réjouit du chemin accompli. « En 2011, au retour du Mondial avec le président Noël Le Graët, quand il avait proposé le premier appel d’offres pour la D1, j’avais dit “oh là là, ça va vite”. Je n’étais pas sûre que l’on soit prêt. En fait, il avait eu raison, se souvient-elle. Pour ce deuxième appel d’offres, il y a eu une vraie bataille entre plusieurs diffuseurs, ce qui n’avait pas été le cas la dernière fois. C’est un gros tournant d’être le premier pays d’Europe à avoir tous les matchs diffusés. »
Derrière le mastodonte lyonnais, triple champion d’Europe en titre, qui dispute parfois des matchs au Parc OL (capacité de 60 000 places), et à un degré moindre après les sections féminines du PSG et de Montpellier, les autres équipes françaises vont connaître une médiatisation toute nouvelle. Depuis un an, la FFF, les clubs et Canal+ se réunissent pour adapter les stades aux exigences minimales d’une diffusion télévisuelle.

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Attirer de nouveaux partenaires
A Soyaux, club cent pour cent féminin de Charente, ou par exemple à Rodez (Aveyron), dont l’équipe fanion masculine n’évolue qu’au troisième échelon national, on a accueilli avec enthousiasme le diffuseur. Des nacelles et des structures permanentes pour les caméras ont été par exemple installées
Alors que le budget de la majorité des clubs oscille entre 500 000 euros et 1 million d’euros, on a l’espoir d’un réel développement grâce à la perspective d’attirer de nouveaux partenaires. « C’est comme ça que cela a débuté pour l’équipe de France féminine. L’idée est de faire la même chose pour les clubs. L’argent ne tombe pas du ciel. Il n’y a que cette visibilité-là qui peut augmenter leurs moyens et générer une vraie économie », défend Brigitte Henriques.
Une autre bonne nouvelle peut inciter à l’optimisme : le succès de la Coupe du monde des moins de 20 ans en Bretagne au mois d’août. « En moyenne, nous avons eu 350 000 téléspectateurs pour les matchs des Bleues et un pic à 1 million lors de la demi-finale. Ce sont de bons indicateurs pour le foot féminin en France », ajoute la vice-présidente du comité d’organisation du Mondial 2019.
Il ne manque plus qu’un premier titre international des Bleues au mois de juillet 2019 pour que l’avenir du football au féminin en France s’annonce des plus radieux.



                            


                        

                        

