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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Le fonds activiste américain a répondu, lundi 10 septembre, aux critiques du groupe de Vincent Bolloré qui dénonçait une « gestion désastreuse » de l’opérateur italien.
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Telecom Italia : les deux actionnaires Vivendi et Elliott s’écharpent

Le fonds activiste américain a répondu, lundi 10 septembre, aux critiques du groupe de Vincent Bolloré qui dénonçait une « gestion désastreuse » de l’opérateur italien.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 18h11
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            
Quatre mois après leur union forcée, les noms d’oiseau continuent de fuser entre le fonds américain Elliott et Vivendi, qui siègent au conseil d’administration de Telecom Italia. Le groupe de Vincent Bolloré a publié le 5 septembre dernier un communiqué au vitriol dénonçant la « gestion désastreuse de Telecom Italia » par le fonds américain.
Lundi 10 septembre, Elliott est sorti du bois. « Comment Vivendi peut-il se dédouaner de ses responsabilités alors qu’il a été aussi longtemps aux affaires ? », s’interroge l’Américain, qui rappelle à Vivendi, que c’est le groupe français lui-même qui a nommé l’actuel directeur général, l’israëlo-brésilien, Amos Genish.
Enfin, le fonds rappelle qu’il n’a jamais promis un doublement du cours de Bourse, comme l’affirme Vivendi, mais une augmentation du titre, à condition que ses recommandations soient adoptées. Ce qui n’a pour le moment pas été fait par le conseil. « Nous sommes en train d’exécuter un plan conçu et approuvé par Vivendi », a affirmé, vendredi 7 septembre, son président Fulvio Conti, choisi par Elliott.
Perte de 38% en Bourse
Le 4 mai, Vivendi, premier actionnaire de Telecom Italia avec 24 % du capital, a perdu la majorité au conseil d’administration au profit d’Elliott. Le groupe français n’exclurait pas de convoquer une nouvelle assemblée générale, afin de bouter hors du groupe cet encombrant actionnaire. A ce stade, aucune décision ne semble prise.
Depuis l’arrivée d’Elliott, le titre Telecom Italia a perdu 38 % en Bourse. Plus qu’une mauvaise gestion, cette dégringolade est d’abord à mettre sur le compte de l’arrivée d’Iliad (dont Xavier Niel le fondateur est actionnaire du Monde), sur le marché italien le 29 mai. En quelques mois, la marque française a conquis 2 millions de clients, grâce à des prix cassés sur le mobile. « Jusque-là, Telecom Italia s’est montré assez résilient par rapport à Vodafone et à WindTre. Mais Iliad a détérioré le marché....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Les principaux acteurs de l’économie solidaire, parmi lesquels Frédéric Tiberghien, président de Finansol, et Hugues Sibille, président du Labo de l’ESS, listent dans une tribune au « Monde » les quatre mesures qu’ils attendent du gouvernement pour pouvoir pleinement bénéficier de la loi Pacte.
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Loi Pacte et finance solidaire, « un rendez-vous à ne pas manquer »

Les principaux acteurs de l’économie solidaire, parmi lesquels Frédéric Tiberghien, président de Finansol, et Hugues Sibille, président du Labo de l’ESS, listent dans une tribune au « Monde » les quatre mesures qu’ils attendent du gouvernement pour pouvoir pleinement bénéficier de la loi Pacte.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 15h54
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 16h12
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Le projet de loi Pacte (plan d’action pour la croissance et la trans­formation des entreprises) [actuellement en discussion à l’Assemblée nationale] comporte un nombre très élevé de mesures destinées à renforcer la place de l’entreprise dans la société.
Parmi les plus emblématiques, il faut signaler la simplification des seuils sociaux, l’inscription d’une mission sociale et/ou environnementale dans l’objet social des entreprises désireuses de le faire, la représentation des salariés dans les conseils d’administration, l’extension des dispositifs d’intéressement et de participation pour les PME avec un allégement substantiel du forfait social, le développement de l’actionnariat salarié, l’harmonisation des régimes d’épargne retraite.
Conçu pour le secteur privé lucratif, ce projet de loi ne comporte guère de mesures propres à encourager l’économie sociale et solidaire (ESS). Pourtant, si le gouvernement et le Parlement s’appropriaient cette ambition, ce projet pourrait dynamiser le développement de la finance solidaire à travers quatre séries de dispositions et apporter ainsi à l’ESS des moyens supplémentaires pour changer d’échelle.

Premièrement, l’extension et l’amélioration du régime de l’épargne salariale, qui représente deux tiers de l’encours d’épargne solidaire, permettraient de maintenir la dynamique de cette collecte d’épargne solidaire observée depuis dix ans.
Des sources de financement supplémentaires
Deuxièmement, l’harmonisation des régimes d’épargne retraite fournirait l’occasion de généraliser une offre solidaire à tous ces dispositifs d’épargne, en leur étendant la formule qui a fait le succès de l’épargne salariale solidaire.

Troisièmement, la modification du régime de l’assurance-vie permettrait au président de la République d’honorer sa promesse de campagne de soutenir le développement de la finance solidaire et notamment d’obliger les assureurs à présenter,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Trois écoles de commerce françaises sont dans le top 5 de ce classement qui fait référence. HEC conserve la seconde place, derrière l’université suisse de Saint-Gall.
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Classement 2018 des masters de management du « Financial Times » : la France s’impose à nouveau

Trois écoles de commerce françaises sont dans le top 5 de ce classement qui fait référence. HEC conserve la seconde place, derrière l’université suisse de Saint-Gall.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 14h13
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 18h43
   





                        



   


Trois écoles de commerce françaises sont dans le top 5 de l’édition 2018 du classement des masters de management du Financial Times, et vingt-quatre figurent parmi les cent premiers de ce classement mondial (voir le classement ci-dessous).
Pour la huitième année de suite, c’est le master Strategy and International Management de l’école suisse de Saint-Gall qui se place en tête, suivi par HEC, qui occupe la deuxième place de ce palmarès, très scruté depuis 2014. Le master en management de la London School of Business complète le podium.
Lors de l’édition 2017 de ce classement, plusieurs grandes écoles françaises avaient reculé : l’Essec passait de la 3e à la 5e place ; l’ESCP de la 4e à la 6e ; l’Edhec de la 15e à la 16e ; l’EM Lyon de la 26e à la 27e ; et Audencia Business School de la 24e à la 29e place.

        Lire aussi :
         

                Classement des écoles de commerce européennes : les Françaises brillent moins, selon le « FT »



Plusieurs établissements ont redressé la barre par rapport à 2017, quand un changement de méthodologie avait permis aux établissements britanniques d’améliorer leurs résultats (avaient été ajoutées des informations sur l’évolution de salaire, trois ans après la sortie de l’école, ainsi que sur l’avancement de carrière). Ainsi, l’Essec et l’ESCP ont chacune progressé d’une place et figurent, comme en 2016, dans le top 5. «  Nous nous réjouissons de ce bon résultat : il reflète notre engagement à inspirer et à former les leaders internationaux de demain », se réjouit, dans un communiqué, Frank Bournois, directeur général d’ESCP Europe.
L’Edhec glisse d’un rang pour la deuxième année d’affilée et se classe 17e. Une descente bien plus brutale est enregistrée par le master d’Audencia Business School : rétrogradé de cinq places l’an dernier, il recule de dix rangs dans cette dernière édition et se situe à la 39e place. L’EM Lyon également régresse fortement, passant de la 27e à la 40e place, tandis que Grenoble école de management baisse du 33e au 43e rang. En revanche, Skema Business School gagne dix places, passant de la 35e à la 25e.
Globalement, les établissements français classés dans la seconde partie de tableau sont stables ou décrochent légèrement. Ceux qui progressent sensiblement sont la Burgundy School of Business, qui se positionne à la 77e place (+ 4) et l’EM Strasbourg à la 72e place (+ 8).
Le Financial Times établit son classement sur différents critères parmi lesquels, le salaire des diplômés, l’internationalisation de l’école, la réalisation des objectifs, le retour sur investissement.

        Lire aussi :
         

                Classement 2018 des masters en finance : la France au sommet du classement du « Financial Times »








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Classement des masters de management du Financial Times



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    var dataSet = [[1,1.0,"University of St Gallen","Switzerland","MA in Strategy and International Management"],[2,2.0,"HEC Paris","France","HEC MSc in Management**"],[3,4.0,"London Business School","UK","Masters in Management"],[4,5.0,"Essec Business School","France \/ Singapore","MSc in Management**"],[5,6.0,"ESCP Europe","FR \/ UK \/ DE \/ ES \/ IT","ESCP Europe Master in Management**"],[6,10.0,"Universit\u00e0 Bocconi","Italy","MSc in International Management"],[7,15.0,"University College Dublin: Smurfit","Ireland","MSc in International Management"],[8,11.0,"Rotterdam School of Management, Erasmus University","Netherlands","MSc in International Management"],[9,9.0,"Cems","See table note","Cems Masters in International Management"],[10,3.0,"IE Business School","Spain","Master in Management"],[11,8.0,"Esade Business School","Spain","MSc in International Management"],[12,23.0,"Stockholm School of Economics","Sweden","MSc in International Business"],[13,13.0,"WU (Vienna University of Economics and Business)","Austria","Master in International Management"],[14,12.0,"University of Mannheim","Germany","Mannheim Master in Management"],[15,14.0,"Imperial College Business School","UK","MSc in Management"],[16,7.0,"WHU Beisheim","Germany","MSc in Management"],[17,16.0,"Edhec Business School","France","Edhec Master in Management**"],[18,32.0,"Shanghai Jiao Tong University: Antai","China","Master of Management Science and Engineering"],[19,21.0,"Indian Institute of Management Ahmedabad","India","Post Graduate Programme in Management"],[20,null,"Kozminski University","Poland","Master in Management"],[21,21.0,"Warwick Business School","UK","MSc in Management"],[22,null,"University of Economics, Prague","Czech Republic","International Master in Management"],[23,28.0,"Indian Institute of Management Calcutta","India","Post Graduate Programme in Management"],[23,23.0,"St Petersburg State University Graduate School of Management","Russia","Master in Management"],[25,35.0,"Skema Business School","France \/ US \/ China \/ Brazil","Global MSc in Management**"],[26,26.0,"Indian Institute of Management Bangalore","India","Post Graduate Programme in Management"],[27,25.0,"University of Sydney Business School","Australia","Master of Management"],[28,41.0,"Frankfurt School of Finance and Management","Germany","Master in Management"],[28,19.0,"HEC Lausanne","Switzerland","MSc in Management"],[30,17.0,"Nova School of Business and Economics","Portugal","International Masters in Management"],[30,38.0,"Cat\u00f3lica Lisbon School of Business and Economics","Portugal","International MSc in Management"],[32,31.0,"I\u00e9seg School of Management","France","MSc in Management**"],[33,20.0,"HHL Leipzig Graduate School of Management","Germany","MSc in Management"],[33,18.0,"City University: Cass","UK","MSc in Management"],[35,37.0,"Eada Business School Barcelona","Spain","Master in International Management"],[35,36.0,"Tongji University School of Economics and Management","China","MSc in Enterprise Management"],[37,33.0,"Maastricht University School of Business and Economics","Netherlands","MSc in International Business"],[38,38.0,"Copenhagen Business School","Denmark","MSc in Economics and Business Administration"],[39,29.0,"Audencia Business School","France","MSc in Management-Engineering"],[40,27.0,"EMLyon Business School","France","MSc in Management**"],[41,40.0,"Neoma Business School","France","Master in Management**"],[41,42.0,"Vlerick Business School","Belgium","Masters in General Management"],[43,33.0,"Grenoble Ecole de Management","France \/ UK \/ Singapore","Master in International Business"],[44,43.0,"IQS\/FJU\/USF","Spain \/ Taiwan \/ US","Master in Global Entrepreneurship Management"],[45,30.0,"Antwerp Management School","Belgium","Master of Global Management"],[46,45.0,"Aalto University","Finland","MSc in Economics and Business Administration"],[46,51.0,"Kedge Business School","France","Master in 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Consulter le classement complet du FT, qui précise le salaire moyen des diplômés de chaque programme 



                            


                        

                        


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Spatial : l’Europe face au défi des vols habités

Le président exécutif d’Arianespace, Stéphane Israël, met en garde les Européens contre le risque de marginalisation, au moment où l’Inde projette d’envoyer un homme dans l’espace et où les Etats-Unis renouent avec de tels lancements.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 13h30
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 13h46
    |

            Dominique Gallois








                        



                                


                            

« L’Europe ne peut exclure de ses réflexions les vols habités, au risque d’être isolée plus tard dans l’espace. » Cette mise en garde du patron d’Arianespace, Stéphane Israël, a été lancée, lundi 10 septembre, à l’ouverture de la World Satellite Business Week, une manifestation organisée par Euroconsult et qui réunit à Paris tous les acteurs du spatial.
Cet avertissement a d’autant plus de résonance qu’à la mi-août, lors de la fête de l’Indépendance, le premier ministre indien, Narendra Modi, s’est engagé à ce que son pays envoie « dans l’espace un homme ou une femme en 2022, et même avant si cela est possible ». L’Inde deviendrait alors le quatrième membre d’un club très fermé rassemblant les Etats-Unis, la Russie et la Chine.

Quelques jours auparavant, début août, la Nasa avait révélé la liste des neuf astronautes sélectionnés pour les premiers vols habités dans les capsules de SpaceX et de Boeing. Ces missions, confiées pour la première fois à des entreprises privées, sont prévues l’an prochain. Une manière pour les Américains, de reprendre des vols qu’ils avaient abandonnés en 2011, préférant les fusées russes Soyouz pour rallier la station spatiale internationale (ISS).
Des besoins immenses de connectivité
« Aux Etats-Unis, nous assistons à une mobilisation publique et privée sans précédent pour le spatial », souligne Stéphane Israël. Une frénésie où l’émergence de nouveaux acteurs est stimulée par les milliards de la commande publique ainsi que par les besoins immenses de connectivité liés à l’Internet des objets, dans un contexte de dérégulation massive de l’accès à l’espace. Les perspectives sont considérables. Une étude de Morgan Stanley estime que la valeur totale du marché spatial, des constructeurs de satellites jusqu’aux fournisseurs de services, va plus que tripler, passant de 350 milliards de dollars, en 2017, à 1 100 milliards, en 2040 (302 à 945 milliards d’euros).
« L’un des atouts...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ La ministre des sports a jugé « très brutale » la lettre de cadrage prévoyant la suppression de 1 600 postes dans son ministère.
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Roxana Maracineanu : aucun des 1 600 conseillers techniques sportifs « ne perdra son emploi »

La ministre des sports a jugé « très brutale » la lettre de cadrage prévoyant la suppression de 1 600 postes dans son ministère.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 12h50
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 16h46
   





                        



   


Après un long entretien avec le premier ministre, Edouard Philippe, aucun des 1 600 conseillers techniques sportifs (CTS) visés par un projet d’économies de Matignon « ne perdra son emploi », a affirmé, lundi 10 septembre, la nouvelle ministre des sports, Roxana Maracineanu.
A sa sortie de Matignon, Mme Maracineanu, qui avait jugé « très brutale », vendredi, la publication de la lettre de cadrage fixant un objectif de 1 600 suppressions de poste dans son ministère, a toutefois annoncé l’ouverture d’une « concertation » sur l’« évolution » de la gestion des conseillers techniques sportifs :
« Tout le monde est d’accord pour dire que leur mode de gestion doit évoluer en concertation avec l’ensemble des acteurs et dans le respect du rôle et des prérogatives de chacun. »
La ministre a précisé qu’elle présenterait les résultats de cette concertation « fin octobre ».

        Lire aussi :
         

                Roxana Maracineanu doit rassurer le sport français



Un budget en baisse
Vendredi, l’Agence France-Presse avait révélé que dans une lettre de cadrage envoyée le 26 juillet à sa prédécessrice, Laura Flessel, Matignon demandait au ministère d’« appliquer un schéma d’emplois de moins 1 600 ETP (équivalent temps plein) au cours de la période 2018-2022 ». Dans le courrier, Matignon disait compter « sur une transformation du mode de gestion des conseillers techniques sportifs (CTS) et sur la réduction de leur nombre, ainsi que sur une rationalisation des services déconcentrés ».
La révélation de cette lettre a mis le feu aux poudres dans un mouvement sportif qui s’inquiète déjà de voir l’Etat se désengager, avec un budget du ministère qui s’annonce à la baisse pour la deuxième année de suite. Et ce d’autant que les CTS, rémunérés par l’Etat et au nombre de 1 600 justement, sont essentiels au fonctionnement des fédérations sportives, à la fois pour le haut niveau et pour le développement des pratiques. Il s’agit des directeurs techniques nationaux, des entraîneurs nationaux et des conseillers techniques nationaux ou régionaux.
Le statut des conseillers techniques sportifs « doit être réinterrogé »
Dans un communiqué publié lundi après l’entretien avec Mme Maracineanu, Matignon a également déclaré qu’« il n’[était] pas question de supprimer » les conseillers techniques sportifs, qui « jouent notamment un rôle décisif dans la formation, la préparation et la détection des sportifs de haut niveau au sein des fédérations ».
Le Comité national olympique (CNOSF) a exprimé sa « satisfaction » après ces déclarations du gouvernement, soulignant « en particulier le propos consacré aux 1 600 postes de Conseillers Techniques Sportifs, l’affirmation de non suppression et la volonté de concertation sur leur mode de gestion ».
Dans son communiqué, le premier ministre a toutefois réaffirmé que « le rôle des CTS au sein des fédérations » doit être « retravaillé avec le mouvement sportif » et que « leur statut doit être réinterrogé ». « Nous allons rester très vigilants sur leur statut », a réagi le président de l’Association des directeurs techniques nationaux (AsDTN), Philippe Bana.
Ce dernier, reçu par Mme Maracineanu lundi, a exprimé sa « satisfaction » après cet entretien : « elle a parfaitement compris les enjeux et on est sur une bonne pente, on va pouvoir travailler en concertation ». Mais M. Bana a tenu à souligner qu’il n’était « pas question de décaler ou de déstocker (la) prise en charge » des conseillers techniques sportifs « par les fédérations, qui n’en ont ni les moyens financiers ni l’envie ».
« Leur statut doit rester public. Ils sont la peau sur les os du ministère », a-t-il averti, expliquant également avoir « fait des propositions à la ministre pour moderniser les CTS : on peut mieux les piloter au travers des DTN, il peut y avoir des politiques interfédérales sur le développement des pratiques sportives, des mutualisations. Nous sommes ouverts ».



                            


                        

                        


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« La présidence hors norme de Donald Trump »

La préhistoire n’est-elle pas souvent plus éclairante que l’histoire elle-même ?, s’interroge dans sa chronique l’économiste Paul Jorion, qui analyse les ressorts de la politique économique et commerciale internationale du président américain.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 12h13
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 12h22
    |

                            Paul Jorion (Economiste et anthropologue à l'Université catholique de Lille)








                        



                                


                            

Marchés. Quels sont les ressorts de la politique économique et commerciale internationale de Donald Trump ? Il n’est pas exclu que les analystes se fourvoient quand ils explorent les sources habituelles car tout dans son cas est hautement inhabituel.
Une citation : « Le monde entier se moque de la classe politique américaine alors que nous assurons la protection de navires qui ne sont pas les nôtres, transportant du pétrole dont nous n’avons aucun besoin, destiné à des alliés qui ne nous aideront jamais en retour. Il est temps de mettre fin à nos énormes déficits en forçant le Japon à régler la note, ainsi que les autres nations en ayant les moyens. » Chacun aura reconnu là la politique étrangère de Donald Trump et ses implications économiques.
Or cette proclamation date de plus de trente ans : elle apparaît dans une page payante publiée le 1er septembre 1987 par The Boston Globe, The Washington Post et The New York Times. Le texte était intitulé : « Il n’y a rien dans la politique erronée de défense américaine auquel on ne pourrait remédier par de la force de caractère ». Trump avait acquitté personnellement les 100 000 dollars qu’avait coûtés l’annonce qui paraissait sept semaines après son retour d’un voyage tous frais payés en Union soviétique.
Le 24 juillet, quelques jours après son retour, le magazine spécialisé dans le renseignement Executive Intelligence Review écrivait : « Les Soviétiques, entend-on dire, envisagent désormais avec davantage de sympathie une candidature à la présidentielle de Donald Trump, promoteur new-yorkais ayant amassé une fortune grâce à la spéculation immobilière. »
Dès 1984
Remontons davantage encore dans le temps : dans un entretien qu’il accordait au Washington Post le 15 novembre 1984, Trump expliquait, avec une assurance surprenante pour un néophyte de 38 ans, qu’il aimerait négocier au nom des Etats-Unis...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Pour la géographe Anne Ruas, numériser la ville ne suffit pas à la rendre intelligente. Elle appelle à une réflexion sur les contrôles à mettre en place et les priorités à donner pour le bien collectif.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

« Il faut éveiller les consciences sur l’impact du stockage de ses données par des plates-formes »

Pour la géographe Anne Ruas, numériser la ville ne suffit pas à la rendre intelligente. Elle appelle à une réflexion sur les contrôles à mettre en place et les priorités à donner pour le bien collectif.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 11h59
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 17h39
    |

            Laetitia Van Eeckhout








                        


« Le numérique va continuer à entrer dans la société. Il ne faut pas en avoir peur, mais réfléchir à des garde-fous et aux priorités à donner pour le bien collectif », explique Anne Ruas, géographe, chercheuse à l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (IFSTTAR). Elle coordonne la plate-forme de recherche et développement (R&D) Sense City, une ville miniature équipée de multiples capteurs, capable de simuler divers événements. Spécialiste de la smart city, elle nous invite à réfléchir aux atouts d’une ville bardée de capteurs et d’outils de mesure, et aux dangers intrinsèques que cette ville peut porter.
Faut-il avoir peur de la « smart city » ?
Anne Ruas. Je ne pense pas qu’il faille avoir peur de la ville numérique. Mais celle-ci ne garantit ni une vie ni une ville de qualité. Il n’y a pas en soi de danger à mettre des capteurs. Le fait d’essayer de savoir ce qui se passe, de mieux comprendre les pollutions, le climat qui change, les fuites d’eau ou même de mieux gérer l’administration n’est ni dangereux ni réprimable. Mais mesurer n’est pas suffisant, et n’assure pas le fait que l’on agisse pour le bien collectif. Le numérique n’est qu’un moyen au service d’une politique déterminant les priorités pour la société.

        Lire aussi :
         

                A Champs-sur-Marne, la « smart city » durable testée sur une mini-ville



La multiplication des sources de production de données ne constitue-t-elle pas un risque pour la vie privée des habitants d’une ville ?
D’abord il faut savoir de quelles données il s’agit : de données environnementales, de données décrivant les équipements, de données personnelles. Mesurer une pollution n’est pas équivalent à filmer la population d’une ville. Le gros problème, c’est qui gère et stocke la donnée. Là se pose une question de confiance. On le voit avec Linky. Ce compteur suscite la défiance, voire le rejet de nombreux abonnés. Alors même qu’une analyse de la consommation électrique des ménages permettrait de réguler les consommations, de savoir si des appareils sont déficients. Cette optimisation serait intéressante pour tout le monde, mais les gens ne veulent pas qu’on connaisse leur consommation électrique, car ils ont le sentiment d’une intrusion chez eux et craignent d’être contrôlés.
Comment réussir à entendre ces craintes, et réussir à développer des services dans l’intérêt collectif ? 
Une assurance d’anonymat et des mécanismes de contrôle indépendants sont indispensables. L’Etat, les collectivités doivent jouer un rôle de régulateur. Et s’ils confient la réalisation de services à des opérateurs privés, un contrôle extérieur doit être assuré. Le vrai problème serait d’essayer de faire un seul et même système d’information de tout ce qui est numérisé dans une ville. Un tel système serait d’une fragilité extrême, car il ne serait jamais à l’abri d’intrusions ou de propagation d’erreurs. On peut penser qu’on perd en efficacité quand on a plusieurs systèmes d’information. Mais en même temps, cet éclatement est une garantie de robustesse, de résilience. Et une garantie de liberté. Cela évite le syndrome du Big Brother. Heureusement on est encore très loin d’un tel système.
Faut-il tout numériser dans nos villes ? 
Le numérique va continuer à entrer dans la société. Il ne faut pas en avoir peur. Mais réfléchir à des garde-fous, à la façon d’éviter les monopoles et aux priorités à donner pour le bien collectif. Nombre d’applications sont positives. La numérisation des fonds d’une bibliothèque permet d’en élargir l’accès. Développer un smart grid (« réseau électrique intelligent ») pour réduire la consommation d’électricité, installer des capteurs pour mesurer la pollution afin de la réduire : tout cela est bon pour la planète. Le plus grand danger du numérique, c’est tout ce qui est pris sur soi, sur son comportement, parfois à l’insu de soi, à travers les bases de données en réseaux. Dans ce domaine, il faut redoubler de vigilance. Et éveiller les consciences sur l’impact qu’un tel stockage d’informations personnelles peut avoir. Ces données stockées peuvent être utilisées des années après, éventuellement à mauvais escient.
Anne Ruas participera à un débat sur la smart city lors du Festival de l’innovation Novaq.
Les 13 et 14 septembre, la région Nouvelle Aquitaine, en partenariat avec Le Monde, organise deux jours de débats, conférences, pitchs et ateliers au Hangar 14, à Bordeaux.
Scientifiques, experts, entrepreneurs échangeront autour de trois grands thèmes : le cerveau, l’espace et l’océan. Fil rouge de cette édition : l’innovation au service de l’humain.
Programme et inscriptions ici.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ En partenariat avec la région, la chaîne lance un canal 100 % régional sur les box et le Net.
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En Nouvelle Aquitaine, le pari de France 3

En partenariat avec la région, la chaîne lance un canal 100 % régional sur les box et le Net.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 11h45
    |

            François Bougon (Bordeaux, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Comment inventer une télévision de service public 100 % régionale, au moment où le gouvernement exige de France 3 trois fois plus de programmes locaux et « en même temps » des réductions budgétaires ? L’une des premières réponses s’appelle NoA : comme Nouvelle-Aquitaine, où cette télé, soutenue par le conseil régional, est lancée, mardi 11 septembre, à destination des six millions d’habitants de cette collectivité née en 2016 de la fusion de l’Aquitaine, du Limousin et du Poitou-Charentes.
C’est un serpent de mer de l’audiovisuel français : doter les régions de chaînes dites « de plein exercice ». La dernière tentative avait eu lieu au début des années 2000 avec le projet de transformer France 3 en un réseau de huit chaînes régionales sur la TNT. Seul a émergé un canal en Corse. NoA, c’est donc une première sur le territoire métropolitain. Mais, faute de disposer d’un budget mirobolant, elle sera proposée sur les box des opérateurs et sur le site de France 3 Nouvelle-Aquitaine.
Tout commence au printemps 2017 avec le lancement d’un appel d’offres de la région pour un service public audiovisuel destiné à bâtir l’identité de cette jeune collectivité, que France 3 Nouvelle-Aquitaine a remporté. Un contrat d’objectifs et de moyens (COM), pour la période 2018-2020, est signé en avril, accordant plus d’un million d’euros pour des coproductions avec des sociétés régionales. Pas question cependant, affirme-t-on, d’être une chaîne de promotion du conseil régional. « Ce n’est pas la chaîne Rousset », se défend son président, le socialiste Alain Rousset. Ainsi, l’information, qui sera, bien sûr, présente sur NoA, n’est pas concernée par le COM.
Accord d’expérimentation
Pour France 3, c’est aussi l’opportunité d’essayer de nouveaux modes d’organisation et de production. « Si on veut faire NoA, il faut qu’on change les pratiques professionnelles, les outils », explique Laurence Mayerfeld, directrice de France 3 Nouvelle-Aquitaine....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Le nouveau directeur général d’Albin Michel a pris ses fonctions le 3  septembre, après dix-sept années passées chez Flammarion. Il devrait succéder à Francis Esménard au poste de PDG le 1er  janvier  2019.
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Gilles Haéri, une belle mécanique au service du livre

Le nouveau directeur général d’Albin Michel a pris ses fonctions le 3  septembre, après dix-sept années passées chez Flammarion. Il devrait succéder à Francis Esménard au poste de PDG le 1er  janvier  2019.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 11h26
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

Pour répondre à la question : « Quels sont vos projets en arrivant cette semaine à la direction générale d’Albin Michel après dix-sept ans passés à la tête de Flammarion ? », Gilles Haéri pioche sans hésiter dans le discours d’Albert Camus, lors de sa réception du prix Nobel à Stockholm en 1957. « Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse », cite-t-il. Une résignation ? Une ambition quelque peu rabotée pour éviter à tout jamais d’être pris en défaut ?
Non, il en va certainement d’un pragmatisme inhérent à son caractère. A 46 ans, Gilles Haéri, le PDG de Flammarion arrive en deux temps, sur un tempo qui ressemble à une période d’essai : d’abord directeur général d’Albin Michel, depuis le 3 septembre, pendant quatre mois, il ne succédera officiellement à Francis Esménard, comme PDG de la maison des best-sellers que le 1er janvier 2019. Ce dernier, qui viendra de fêter ses 82 ans, restera à la tête de la société Huyghens de Participation, le holding familial.
Maintes fois évoqué, le passage de témoin de ce patriarche, petit-fils du fondateur, est officialisé, un an après l’évocation de cette hypothèse. L’impétrant vient d’être chaleureusement présenté aux équipes de la maison, qui comme Flammarion (groupe Madrigall) tient farouchement à son indépendance. Numéro sept dans le classement de Livres hebdo, le groupe Albin Michel (en comptant l’édition, le scolaire, la distribution et les librairies) a affiché 192 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017. A lui seul, fort de 76,5 millions de revenus pour 9,3 millions de bénéfices nets, le pôle édition dégage une enviable rentabilité (plus de 12 %), selon les chiffres déposés au greffe.
Fruit d’infinies contradictions
« Albin » aligne en effet des succès en librairies grâce aux romans d’Amélie...




                        

                        


<article-nb="2018/09/10/19-10">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Ils accusent VW et sa société mère, Porsche SE, d’avoir informé trop tard des conséquences probables de la manipulation de millions de moteurs diesel.
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Dieselgate : des milliers d’actionnaires allemands réclament 9 milliards d’euros à Volkswagen

Ils accusent VW et sa société mère, Porsche SE, d’avoir informé trop tard des conséquences probables de la manipulation de millions de moteurs diesel.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 16h12
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



   


Impossible, vu l’intérêt suscité par les audiences, de rester dans les locaux étroits du tribunal de Brunswick (Basse-Saxe). Pour accueillir le premier grand procès d’actionnaires contre le groupe Volkswagen (VW), qui s’ouvre lundi 10 septembre, c’est la salle du congrès de la mairie, bien plus vaste, qui a été choisie. Outre le public curieux, le nombre de plaignants est considérable : près de deux mille actionnaires du groupe accusent VW et sa société mère, Porsche SE, d’avoir informé trop tard des conséquences probables de la manipulation de millions de moteurs diesel, en septembre 2015.
Regroupés dans une plainte collective derrière Deka, le fonds d’investissement des caisses d’épargne allemandes, ces actionnaires réclament à VW 9 milliards d’euros de dommages et intérêts. Il y a tout juste trois ans, ils avaient vu s’effondrer en quelques heures la valeur de leur investissement dans le capital du constructeur : le vendredi 18 septembre 2015, l’agence américaine pour l’environnement (EPA) publiait une déclaration (« notice of violation ») accusant Volkswagen d’avoir enfreint pendant plusieurs années les règlements américains en matière de protection de l’environnement, car ses moteurs diesel étaient équipés d’un logiciel illégal. La déclaration avait provoqué un effondrement de plus de 30 % du cours des actions Volkswagen.
Il a fallu attendre le mardi 22 septembre 2015 pour que le groupe publie une déclaration aux actionnaires, reconnaissant que 11 millions de véhicules diesel équipés du moteur EA189 dans le monde étaient « suspects » et annonçant que 6,5 milliards d’euros étaient mis en réserve en prévision d’éventuelles poursuites judiciaires.

        Sur le volet français du scandale :
         

          ce que dit le rapport d’expertise intermédiaire sur PSA et Renault



Insuffisance technologique et manipulation
Pour les actionnaires floués, cette information est arrivée bien trop tard : la direction de Volkswagen devait savoir depuis bien longtemps que ses moteurs diesel ne répondaient pas aux exigences environnementales définies par l’EPA et à quel risque s’exposait le constructeur. La présence d’une insuffisance sur une technologie-clé aurait suffi à faire descendre le cours de l’action, jugent les actionnaires, qui considèrent avoir payé bien trop cher leur investissement dans le groupe allemand.
L’avocat des plaignants, Andreas Tilp, estime que le groupe était conscient depuis 2008 qu’il n’était pas en mesure de mettre au point des moteurs conformes à la législation américaine. C’est ce constat d’échec, argumente-t-il, qui aurait généré la manipulation des moteurs.
Volkswagen ne pouvait anticiper la sévérité accrue des autorités américaines contre les violations de la loi sur l’air, argumentent les avocats du constructeur.
Selon le document qui sert de base à l’accord de compromis conclu début 2017 entre VW et la justice américaine (« statement of facts »), la fraude a en effet débuté le 6 juin 2008, date à laquelle le constructeur présente pour la première fois aux autorités américaines un véhicule équipé d’un logiciel trompeur. Au plus tard en mars 2014, lorsque l’institut américain ICCT révèle que les émissions réelles de gaz polluants des moteurs Volkswagen sont bien supérieures à celles officiellement annoncées, Volkswagen a commencé à dissimuler la vérité, jugent les plaignants.
Volkswagen, de son côté, voit évidemment les choses d’un autre œil. Le groupe considère que le procès qui s’ouvre à Brunswick n’est pas celui de toute l’affaire « dieselgate » et de ce que savaient ses responsables. La seule question, argumente l’avocat du groupe, Markus Pfüller, est de savoir si le groupe a correctement rempli son obligation d’information vis-à-vis des actionnaires. « Nous sommes convaincus que c’est le cas », estime M. Pfüller.
L’avocat dispose d’un argument qui pourrait jouer un rôle déterminant : le renforcement du régime d’amende des autorités américaines en cas de violation de la loi sur la pollution de l’air. Car, jusqu’à l’affaire Volkswagen, l’amende la plus forte jamais infligée dans le cas d’une violation similaire était relativement modeste – autour de 100 millions d’euros. C’est en tout cas la somme que le groupe sud-coréen Hyundai-Kia avait dû payer en 2014 aux autorités américaines, lorsqu’il fut établi qu’il avait donné de fausses informations sur la consommation de carburant de 1,2 million de ses véhicules, soit 85 euros par voiture. Mais l’affaire Volkswagen marque un changement de paradigme : les autorités américaines décident pour la première fois de punir bien plus lourdement les atteintes à l’environnement – la somme évoquée par l’EPA est alors de 37 500 euros par véhicule.
Un procès prévu pour plusieurs années
Volkswagen, argumentent les juristes du constructeur, n’aurait pas pu anticiper cette nouvelle sévérité. Le risque d’une amende de 100 millions d’euros ne nécessitait pas d’information aux actionnaires au vu du chiffre d’affaires du groupe, qui dépasse les 200 milliards d’euros. « Les juristes de VW ont tablé sur le fait, en août 2015, que les conséquences financières potentielles de la question du diesel seraient de taille raisonnable, puisque seuls 485 000 véhicules diesel aux Etats-Unis étaient concernés, » expliquent les avocats du groupe.
Certes, certains représentants du groupe avaient reconnu des infractions au droit américain dès le 3 septembre 2015, mais « les conséquences financières concrètes étaient encore incertaines ». Ce n’est que le 22 septembre 2015, quand l’ampleur des risques a été connue, que la direction a envoyé une information aux actionnaires.
L’argument sera-t-il entendu par les juges de Brunswick ? S’il est établi que Volkswagen, quelle que soit l’énormité de sa faute sur le fond, n’a pas enfreint délibérément les règles d’informations boursières, les actionnaires pourraient repartir les mains vides. Le procès doit durer plusieurs années.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Dans son dernier livre, « Il faut dire que les temps ont changé », l’économiste Daniel Cohen explique pourquoi la croissance s’est envolée dans nos sociétés avancées et pourquoi elle pourrait revenir dans la civilisation numérique qui s’annonce.
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Cinquante ans d’espoirs et de désillusions

Dans son dernier livre, « Il faut dire que les temps ont changé », l’économiste Daniel Cohen explique pourquoi la croissance s’est envolée dans nos sociétés avancées et pourquoi elle pourrait revenir dans la civilisation numérique qui s’annonce.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 10h51
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 10h52
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Voilà plus de vingt ans que Daniel Cohen, directeur du département d’économie de l’Ecole normale supérieure et membre fondateur de l’Ecole d’économie de Paris, tente de décrypter le grand mystère de ce début de siècle. Nos civilisations avancées n’ont jamais été aussi prospères, alors pourquoi donc semblent elles aussi désemparées ? Avec, en corollaire, la montée un peu partout des populismes. Patiemment, l’économiste a démonté les rouages de notre société, défini les contours de notre ère postindustrielle, fouillé dans les tréfonds de la psychologie humaine et de la philosophie en « prophète égaré des temps nouveaux », titre d’un précédent ouvrage.
Et puis il a trouvé. Dans Il faut dire que les temps ont changé, il se livre à une analyse fine des cinquante dernières années pour comprendre celles qui nous attendent à présent. Tout part donc de mai 1968, cette bruyante et joyeuse révolution qui sonnait le glas des « trente glorieuses » et promettait un monde nouveau « débarrassé de la monotonie du travail à la chaîne et des questions matérielles, fait d’amour, de drogues et de rock’n’roll ». Le déclin brutal de l’industrie dans le courant des années 1970 et 1980 allait briser ce rêve de sortie du capitalisme. Ce fut la première désillusion.
Vint alors le temps de la revanche, celle des Reagan et Thatcher, qui ont promis à leurs électeurs inquiets le retour aux valeurs anciennes. Le capitalisme allait s’autoréguler par la grâce d’une exigence morale retrouvée. La libéralisation de la finance a abouti à l’inverse, au triomphe de la cupidité sans limite et à l’explosion des inégalités. La trahison de la révolution conservatrice sera la deuxième désillusion de ces temps nouveaux. Le schisme qui s’est installé alors entre les gagnants et les perdants a mené au basculement de la classe populaire vers le populisme, révoltée par l’impuissance coupable de la gauche et l’immoralité de la droite. Troisième illusion perdue.
L’homme...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Si François de Rugy, le successeur de Hulot, est réputé plus souple, ses convictions antinucléaires vont à l’encontre de la volonté de Macron de relancer cette filière, explique, dans sa chronique, Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
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« Sur le nucléaire, un profond désaccord subsistera au sommet de l’Etat »

Si François de Rugy, le successeur de Hulot, est réputé plus souple, ses convictions antinucléaires vont à l’encontre de la volonté de Macron de relancer cette filière, explique, dans sa chronique, Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde ».



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 18h48
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Nicolas Hulot soupirait souvent, la mine triste et le verbe las, en déambulant sous les ors de son ministère, l’hôtel de Roquelaure, à Paris. Depuis un an, il sentait bien que le compromis virait à la compromission. Le glyphosate, l’accord de libre-échange UE-Canada, la Montagne d’or en Guyane, le nucléaire, la chasse… Parfois, le ministre de la transition écologique et solidaire se lâchait devant un journaliste. « Je suis dans un putain de dilemme », notamment sur le nucléaire, confiait-il encore le 2 août à une journaliste de Libération, qui publiera ses états d’âme au lendemain de sa démission : « Soit je m’en vais, et ce sera bien pire, il y aura trois EPR de plus dans les prochaines années. Soit je reste, et il n’y aura pas le grand soir. »
Le grand soir attendra. Pour remplacer le saint Sébastien de l’écologie, Emmanuel Macron n’a pas réussi à convaincre un Vert de stricte observance de renier sa foi antinucléaire. Quel trophée – mais quel risque – s’il avait décroché Daniel Cohn-Bendit ! Et quelle cacophonie s’il avait nommé Pascal Canfin, le patron de WWF France pressenti pour le poste, qui dénonce « une énergie du passé », là où le président voit « un choix d’avenir » ! Peu de risque de dissonance avec le successeur de Hulot, François de Rugy, dont l’échine est plus souple et le propos moins apocalyptique.

Ses convictions antinucléaires, l’ex-président de l’Assemblée nationale les affirme pourtant depuis longtemps. Celui que ses détracteurs accusent d’être un défroqué de la vraie écologie s’était prononcé en 2016 pour « la disparition du nucléaire à horizon 2040 », dénonçant le candidat Macron comme un homme du passé sur ce point. A peine nommé, Rugy a admis qu’il n’est « pas simple » de dresser la liste des centrales à fermer. Et prudemment renvoyé à la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui doit être dévoilée fin octobre.
La troisième...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Dans l’Hexagone, sur les douze derniers mois, l’américain devance le français Vente-privée.com et l’allemand Zalando.
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Habillement : Amazon en tête des ventes en ligne en France

Dans l’Hexagone, sur les douze derniers mois, l’américain devance le français Vente-privée.com et l’allemand Zalando.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 10h40
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 12h37
    |

                            Juliette Garnier








                        



                                


                            

C’est fait. Amazon est le premier site d’habillement en France, devant le français Vente-privée.com et l’allemand Zalando, d’après les données de Kantar Worldpanel publiées lundi 10 septembre parla Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad). Sept des 21 millions de clients français du groupe américain disent avoir acheté un article d’habillement sur sa plate-forme au cours des douze derniers mois.

Et grâce à eux, en 2018, Amazon, dont le chiffre d’affaires mondial flirte avec les 150 milliards d’euros sur son dernier exercice clos fin avril, s’est imposé au premier rang du classement des plus gros distributeurs de mode en ligne par le chiffre d’affaires réalisé dans l’Hexagone. L’américain dominait déjà le palmarès des sites par le nombre de ses clients « depuis trois ans sur le marché de la mode », précise Hélène Janicaud, directrice des études sur le secteur chez Kantar Worldpanel.
Le géant du Net dispose d’un réservoir de croissance
« Amazon est déjà le leader sur les trois quarts des catégories de produits vendus en ligne », précise Mme Janicaud. Le site rafle 50,5 % des ventes en ligne de produits multimédias, 49,4 % de l’e-commerce de livres, 42,5 % des ventes de jouets réalisées sur le Net et près d’un tiers des ventes de matériel multimédia, d’après Kantar Worldpanel.
Sur le marché français de l’équipement de la personne, le groupe est encore loin d’être aussi dominant. « Aux côtés de l’alimentaire, l’électroménager et l’animalerie, la mode fait partie des secteurs où sa part de marché est encore faible », observe Mme Janicaud. Elle s’est établie à seulement 7,6 %. Mais, à en croire cette spécialiste de la mode, le réservoir de croissance de l’américain serait énorme. Car 14 de ses 21 millions de clients français ne sont pas encore convertis à l’achat de ses jeans, chaussures et autres chemises, note le cabinet d’études.
« Un Français sur deux a franchi...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Le président des Etats-Unis n’a aucune chance de rendre l’Amérique plus grande en s’aliénant la partie la plus dynamique de son économie, affirme Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
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« Donald Trump n’aime pas les GAFA, leurs idées progressistes, leur liberté de ton, leur goût des immigrés et leurs usines en Chine »

Le président des Etats-Unis n’a aucune chance de rendre l’Amérique plus grande en s’aliénant la partie la plus dynamique de son économie, affirme Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 10h37
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

On n’est jamais si bien trahi que par les siens. Fer de lance de la civilisation numérique, les stars américaines de l’Internet suscitent l’envie du monde entier et la fierté de l’Amérique. A l’exception, toutefois, de son président, Donald Trump. Il n’aime pas ces trublions de la Côte ouest, leurs idées progressistes, leur liberté de ton, leur goût des immigrés et leurs usines en Chine. Il s’était déjà mis à dos Facebook, Google et Twitter, et avait fustigé Amazon. Restait Apple, qui avait ravi le président, en promettant d’investir la somme colossale de 350 milliards de dollars (303 milliards d’euros), sur cinq ans, aux Etats-Unis, en conséquence de la récente réforme fiscale.
Son PDG, Tim Cook, avait pourtant sacrifié l’un de ses week-ends d’août pour rencontrer Donald Trump dans son golf privé de Bedminster (New Jersey). Mais rien n’y a fait. Le « tweetomane » de la Maison Blanche lui a volé dans les plumes, samedi 8 septembre. Répondant au patron, qui s’est plaint, vendredi 7 septembre, de la guerre commerciale entamée contre la Chine, il a écrit sur le réseau : « Il y a une solution facile pour éviter les taxes : fabriquez vos produits aux Etats-Unis au lieu de la Chine. Construisez des nouvelles usines maintenant. Excitant ! »

Répercussions majeures sur l’économie américaine
Le président est totalement insensible au message envoyé sur tous les tons par le milieu américain de la technologie. Pour Tim Cook, l’imposition de taxes douanières aura des répercussions majeures sur l’économie américaine. Dans sa missive, adressée vendredi au représentant du commerce, Robert Lighthizer, Apple assure que cet affrontement commercial conduira à une hausse des tarifs pour le consommateur et à une désorganisation de sa chaîne logistique. Le groupe cite notamment ses montres, ses ordinateurs et ses écouteurs comme premières victimes. Mais, bien sûr, il craint pour son trésor, l’iPhone, qui représente les deux tiers de ses ventes, et pourrait...




                        

                        


<article-nb="2018/09/10/19-15">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le rachat probable d’Editis, numéro deux du secteur, par Vivendi ; l’absorption de La Martinière par Média Participations ; l’existence de France Loisirs menacée… Editeurs et auteurs se sentent malmenés.
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Un automne inquiet dans l’édition

Le rachat probable d’Editis, numéro deux du secteur, par Vivendi ; l’absorption de La Martinière par Média Participations ; l’existence de France Loisirs menacée… Editeurs et auteurs se sentent malmenés.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 18h14
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

« Lors d’une réunion décisive, il nous fut donné de voir quel abîme nous séparait, racontait André Schiffrin dans L’Edition sans éditeurs (La Fabrique, 1999) en parlant du rachat de Pantheon Books par Random House. Alberto Vitale [le nouveau patron] passait en revue les livres que nous allions publier, liste dont j’étais particulièrement fier. “Qui est ce Claude Simon ?”, demanda-t-il avec mépris. (…) Quel était l’intérêt de publier des livres à si petit tirage ? N’avions-nous pas honte ? » Ce scénario désolant inquiète les éditeurs d’Editis, numéro deux du secteur (Plon, Presses de la Renaissance, 10/18, Robert Laffont, La Découverte, Bordas, Le Robert…), qui fait l’objet jusqu’au 30 septembre d’une offre exclusive de rachat qui peut être prorogée par le groupe Vivendi. Les deux parties espèrent boucler cette opération d’ici à la fin de l’année.
La façon dont Canal+ a été malmené par Vivendi agit comme un repoussoir. Vincent Bolloré, alors à la tête du conseil de surveillance de Vivendi et de Canal+, a exigé d’affadir les sketches des Guignols, au point que, faute d’audience, l’émission satirique a été supprimée. Aussi l’arrivée de ce patron et de son fils fait-elle grincer des dents. Mais craignant d’être satellisés sur une liste noire, la plupart des auteurs et des éditeurs parlent sous anonymat.
2017 n’a pas été une bonne année pour Editis
Les plus jeunes romanciers redoutent d’être remerciés parce qu’ils ne vendent pas assez. Une éditrice, embauchée du temps où Vivendi détenait déjà Editis, entre 2000 à 2008, se dit « fataliste » mais appréhende un plan social. Elle craint que le directeur général du groupe, Pierre Conte, venu du Figaro voici un an, ait du mal à défendre ses troupes face aux oukases de Vivendi. L’ancien président historique d’Editis, Alain Kouck, décédé en juillet, n’est plus là pour jouer les tampons.
Ce rachat « n’est pas rassurant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Dans ce premier essai traduit en français, le jeune politologue Yascha Mounk met au jour trois facteurs qui expliqueraient la montée des populismes.
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Menaces sur la démocratie libérale

Dans ce premier essai traduit en français, le jeune politologue Yascha Mounk met au jour trois facteurs qui expliqueraient la montée des populismes.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 09h56
    |

                            Astrid de Villaines








                        



                                


                            

Livre. La démocratie libérale est en danger. Voilà le cri d’alarme que pousse le politologue Yascha Mounk, 35 ans, enseignant à Harvard qui a récemment rejoint le Tony Blair Institute for Global Change.
Dans Le Peuple contre la démocratie – son troisième ouvrage, mais le premier traduit en français –, le chercheur germano-américain s’attelle à un thème récurrent en cette rentrée : le populisme. Enseignant aux Etats-Unis pendant l’élection de Donald Trump en 2016, c’est au cours de la première année de mandat du président américain qu’il écrit cet essai.
« Le libéralisme et la démocratie sont désormais entrés en conflit »
Et son constat est sans appel : « Le libéralisme – au sens de droits individuels, pour Yascha Mounk – et la démocratie, les deux éléments cruciaux de nos systèmes politiques, sont désormais entrés en conflit. » « Les préférences des peuples sont devenues de plus en plus antilibérales », ajoute-t-il, se référant notamment au Brexit et à Viktor Orban en Hongrie.
Soixante-dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, alors que la démocratie et le libéralisme marchaient « main dans la main » sans qu’aucune remise en question ne semble envisageable, les derniers scrutins ont ouvert les yeux des chercheurs, observateurs et citoyens – dont Yascha Mounk, qui en propose un résumé accessible et percutant.
Ponctué d’anecdotes historiques ou mythologiques qui accrochent le lecteur, le texte met au jour trois facteurs qui expliqueraient la montée des populismes : la stagnation économique, les réseaux sociaux et les migrations.
« Les citoyens n’ont jamais beaucoup aimé les politiciens, rappelle-t-il. Pourtant, ils sont toujours restés à peu près confiants dans le fait que leurs élus accompliraient leur part du travail et que la vie continuerait à devenir plus agréable. » Aussi l’un des premiers échecs des démocraties modernes est-il, selon l’auteur,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Pour l’économiste, il est normal qu’une société de services ait du mal à générer de la croissance, faute d’économies d’échelle. La société algorithmique pourrait cependant nous aider à renouer avec elle.
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Daniel Cohen : « S’approprier les technologies nouvelles, mais sans les subir »

Pour l’économiste, il est normal qu’une société de services ait du mal à générer de la croissance, faute d’économies d’échelle. La société algorithmique pourrait cependant nous aider à renouer avec elle.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 12h36
    |

            Elise Barthet et 
Philippe Escande








                        



                                


                            

Daniel Cohen est directeur du département d’économie de l’Ecole normale supérieure et membre fondateur de l’Ecole d’économie de Paris. Il est également membre du conseil de surveillance du Monde. Daniel Cohen vient de publier Il faut dire que les temps ont changé… Chronique (fiévreuse) d’une mutation qui inquiète (Albin Michel, 230 pages, 19 euros). Il explique pourquoi la croissance s’est progressivement envolée dans nos sociétés avancées et pourquoi elle pourrait revenir dans la civilisation numérique qui s’annonce.
Dans votre livre, vous revenez sur les cinquante dernières années en analysant l’évolution des idées, des cultures, des comportements et des technologies qui nous ont fait basculer dans une nouvelle ère. Quelle place l’économie tient-elle dans cette mutation ?
Elle en est le fil conducteur. L’errance politique et sociale des cinquante dernières années tient à un facteur décisif : l’effondrement de la société industrielle, et l’immense difficulté où l’on s’est trouvé de comprendre ce qui était en train de la remplacer. La gauche, dans les années 1960, a rêvé d’une sortie du capitalisme. La droite, avec la révolution conservatrice, prônait un retour aux valeurs morales du travail et de l’effort. Toutes les deux se sont trompées. Le capitalisme n’est pas mort, et il n’est pas devenu moral…
Le titre Il faut dire que les temps ont changé est ironique. Un pacte faustien avait été signé durant la société industrielle qui consistait à faire accepter aux gens, au nom de la croissance, une déshumanisation du travail, illustrée par le taylorisme et la chaîne de production. Or, ce pacte-là, nous sommes en train de le signer à nouveau, dans la société algorithmique qui s’annonce, pour renouer avec la croissance perdue. Au travail à la chaîne et à la consommation de masse, on est en train de substituer un nouveau système tout aussi déshumanisant, celui qui nous installe derrière nos tablettes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Faut-il donc aujourd’hui cesser de participer à l’euphorie du marché américain, parce que ce dernier émettrait son dernier « Hourra! » juste avant son retournement, s’interroge Didier Saint-Georges, membre du comité d’investissement chez Carmignac, dans sa chronique pour « Le Monde ».
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« Dans la dernière phase d’expansion, les marchés ont tendance à commettre leurs plus grands excès »

Faut-il donc aujourd’hui cesser de participer à l’euphorie du marché américain, parce que ce dernier émettrait son dernier « Hourra! » juste avant son retournement, s’interroge Didier Saint-Georges, membre du comité d’investissement chez Carmignac, dans sa chronique pour « Le Monde ».



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 07h52
    |

Didier Saint-Georges (Membre du comité d’investissement chez Carmignac)







                        



   


Depuis le début de l’année, la Bourse américaine est en hausse de 8,5 %, tandis que les Bourses européennes sont en recul de 2 % en moyenne, et que les Bourses émergentes accusent une baisse de 10 %. La surperformance du marché américain, déjà ancienne, devient insolente.
Quand on approche de la fin d’un cycle, ce qui semble être le cas, il devient toujours très délicat de conserver de fortes convictions. Car dans la dernière phase d’expansion, les marchés ont tendance à commettre leurs plus grands excès (enthousiasme général, hausse vertigineuse des marchés actions, remontée de l’inflation), qui produisent mécaniquement leur propre antidote : les banques centrales, soucieuses de calmer le jeu, resserrent leur politique monétaire.
Et l’inflation, l’épouvantail historique de tout banquier central, ayant traditionnellement plus d’inertie que la croissance, les banques centrales sont coutumières de l’erreur consistant à continuer de relever les taux d’intérêt alors que la croissance économique a commencé de ralentir.

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Ce faisant, les banques centrales très souvent contribuent au ralentissement économique et au retournement de marché. On se souvient ainsi de Jean-Claude Trichet, alors président de la Banque centrale européenne (BCE), lorsqu’il décida de relever les taux directeurs en août 2008, parce que les indicateurs d’inflation se tendaient, alors que le retournement économique avait déjà commencé. Cette erreur est restée dans les mémoires, mais à sa décharge, elle n’avait rien d’exceptionnel. Les banquiers centraux ne croient que ce qu’ils voient.
Anticiper les retournements
A l’inverse, il est essentiel pour les investisseurs d’anticiper les retournements, sous peine d’être ruinés, comme le furent beaucoup en 2000-2001 ou en 2008. Faut-il donc aujourd’hui cesser de participer à l’euphorie du marché américain, parce que ce dernier émettrait son dernier « Hourra ! », propulsé vers ses plus hauts niveaux… juste avant son retournement ?

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La mission de répondre à cette question, très classique, revient généralement aux économistes. Ils demeurent pour l’instant relativement optimistes sur la croissance américaine, en vertu d’une politique budgétaire très incitative, qui compense le resserrement monétaire. Mais cette explication ne peut suffire à justifier une telle surperformance du marché américain. 
La rencontre de cette croissance économique avec deux perturbateurs exogènes tout à fait hors normes est beaucoup plus décisive pour comprendre l’exception américaine.
Dégonfler la bulle monétaire
D’abord le cycle monétaire. Les banques centrales ne peuvent cette fois se contenter de relever, fût-ce prudemment, leurs taux d’intérêt. Elles doivent aussi dégonfler la bulle monétaire accumulée au fil des années par le fameux « quantitative easing ».
Mais il n’y a qu’aux Etats-Unis que l’exercice est déjà entamé. La banque de Réserve Fédérale a commencé de détruire les 4 500 milliards de dollars qu’elle avait imprimés entre 2008 et 2014. Cette destruction monétaire constitue un phénomène beaucoup plus puissant que quelques dizaines de points de base de relèvement des taux directeurs.
Mais surtout – et c’est le point essentiel –, il importe bien davantage pour le reste du monde que pour les Etats-Unis. En effet, le dollar est la principale monnaie de financement de l’économie mondiale. Si bien que les pays très dépendants de financements extérieurs en dollars, comme le sont de façon extrême l’Argentine ou la Turquie, vivent cette fermeture de la manne de dollars comme un sevrage extrêmement douloureux. Le cycle monétaire américain fragilise principalement le reste du monde.

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Le second perturbateur est le cycle politique. La mondialisation des vingt dernières années, qui a généreusement servi les marges des entreprises internationales et enrichi leurs actionnaires, rencontre aujourd’hui de puissantes forces de rappel.
Le nationalisme économique s’affirme, et avec lui la tentation du protectionnisme et la rébellion contre l’ordre établi et le libre-échange. Dans cette mutation, qui voit le commerce mondial comme un jeu à somme nulle, où à chaque gagnant doit correspondre un perdant, c’est logiquement la loi du plus fort qui s’applique. Autrement dit, aujourd’hui, celle de l’économie américaine.
Et Donald Trump ne fait pas mystère de son intention d’utiliser sa position de force pour arracher de ses « partenaires » commerciaux des conditions qui soient beaucoup plus favorables à l’économie américaine. La rébellion américaine contre le libre-échange fragilise le reste du monde.

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Ainsi, la politique monétaire et la politique commerciale américaines ont pour effet « d’aspirer » à la fois les liquidités et la croissance du reste du monde. Ajoutez une pincée de risque politique en Europe et en Amérique latine, et la divergence tout à fait singulière entre toutes les Bourses mondiales d’une part, et le marché américain d’autre part s’explique parfaitement.
Prenons conscience que c’est parce que trois cycles majeurs sont en train de rentrer en collision (cycles monétaire, économique, politique) que des choses en apparence étranges commencent à se produire sur les marchés financiers. Et ce télescopage ne fait que commencer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Le groupe irlandais fait étape à Paris dans le cadre de sa tournée européenne, prévue jusqu’en novembre.
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Au concert parisien de U2, les vieux démons de l’Europe côtoient les souvenirs de jeunesse

Le groupe irlandais fait étape à Paris dans le cadre de sa tournée européenne, prévue jusqu’en novembre.



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 05h14
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 07h42
    |

                            Stéphane Davet








                        



   


Un an après avoir fait étape au Stade de France, lors d’une tournée où U2 revisitait l’intégralité de leur album The Joshua Tree (1987), à l’occasion du trentième anniversaire de ce « best-seller » consacré alors à leur vision d’une Amérique réelle et fantasmée, les Irlandais replongent dans leur actualité discographique et l’urgence de notre époque. En écho à Songs of Experience, second chapitre (sorti en décembre 2017) d’un diptyque d’albums aux titres inspirés par un recueil du poète anglais William Blake, Songs of Innocence and Experience, la bande à Bono a repris la route avec un Experience + Innocence Tour, passant par Paris, dans l’arène de l’AccorHotels, les 8, 9, 12 et 13 septembre.
En 2015, le groupe avait déjà mis en scène à Bercy le premier volume de ce projet, Songs of Innocence, dans le cadre d’une tournée Innocence + Experience. Après deux premiers concerts, les 11 et 12 novembre, ceux du 14 et du 15 avaient été annulés à la suite des attentats parisiens du 13 novembre. Après avoir reprogrammé ces spectacles, les 6 et 7 décembre, U2 avait invité, lors du second, le groupe Eagles of Death Metal, qui remontait ainsi sur scène moins d’un mois après s’être produit au Bataclan, le jour des attaques terroristes.
Public à 360°
L’actualité n’a pas laissé depuis beaucoup de répit au monde et à la conscience de Bono. Pour raconter la suite de leur histoire et délivrer leurs nouveaux messages, les Dublinois reprennent, à peu de choses près, le même outil scénographique qu’en 2015. Entouré à 360° par le public, le dispositif scénique se décompose en un grand plateau, prolongé d’une longue promenade, terminée par une petite scène circulaire et surplombée par une sorte de longue cage – baptisée la « Barricage » – dont la trompeuse transparence dissimule sur ses quatre faces un écran LED haute résolution.

   


Ce sont les panneaux de cette cage qui diffusent les images introductives d’un concert placé sous le signe d’une Europe en proie à de vieux démons. Des vidéos d’archives présentent ainsi les ruines de villes européennes à la fin de la seconde guerre mondiale. Par-dessus ces films, résonnent un extrait du discours final du film visionnaire de Charlie Chaplin, Le Dictateur (1940), quand le sosie d’Hitler, joué par Charlot, exhorte à la tolérance et à la paix. Avant que U2 n’attaque son show avec The Blackout, rock anxiogène tiré de son dernier opus, chantant une démocratie menacée par les ténèbres.
Cette métaphore de l’extinction des feux se prolonge dans Lights of Home, en référence cette fois à un accident de vélo dont fut victime le chanteur, passé à deux doigts du trépas. Comme dans leurs deux derniers disques, les Irlandais entremêlent ainsi dans un concert très scénarisé, histoires intimes et enjeux internationaux, contant un parcours – de l’innocence à l’expérience – qui se veut aussi celui d’une prise de conscience.
Années adolescentes
Titres de leur premier album, Boy (1980), le galvanisant I Will Follow et l’atmosphérique The Ocean – rarement joué sur scène – replongent dans la jeunesse du groupe, comme le faisait l’album Songs of Innocence, en souvenir de leurs années d’adolescence.
Tiré de ce dernier, Iris (Hold Me Close) évoque la mère de Bono, morte quand il avait 14 ans (« En me quittant, elle a fait de moi un artiste »), quand Cedarwood Road rappelle le chemin initiatique des jeunes Dublinois. A l’intérieur de la « Barricage », le chanteur semble alors déambuler dans sa rue natale par la grâce d’une projection et d’un fascinant effet de transparence. L’Irlande de l’époque est aussi celle des attentats qui inspirèrent au groupe l’une de ses premières chansons politiques, Sunday Bloody Sunday.
Bizarrement, ce titre, comme les morceaux de cette première partie de concert, préfère une tension froide et métallique à l’habituelle ampleur du son U2. La puissance lyrique de Bono semble elle aussi contrainte. Peut-être parce que le chanteur a récemment été victime, à Berlin, d’une extinction de voix en plein concert.
Paradis artificiels
A mi-temps, le groupe disparaît en coulisses, remplacé par des cases de bandes-dessinées projetées au son de Hold Me, Thrill Me, Kiss Me, Kill Me, composé en 1995 pour la bande originale du film Batman Forever. Dans la chronologie proposée par Bono, la formation au succès naissant se laisse alors enivrer par la starification. Aucun titre de leur premier triomphe international – The Joshua Tree – n’est joué ce soir, mais le quatuor revient sur la petite scène en forme de piste de cirque, pour enchaîner une suite d’hymnes électriques évoquant le vertige de l’ascension rock – Elevation, Vertigo, Even Better The Real Thing… –, sans cette fois retenir ses coups.
Autant narrateur que chanteur, Bono, en chapeau haut de forme de Monsieur Loyal (ou de Chapelier fou, d’Alice aux pays des merveilles) se souvient de leurs dérives mégalos, de leurs excès d’alcool et de paradis artificiels. A l’époque, un de leurs disques – Achtung Baby (1991) – avait mis en abîme ces problèmes et permis au groupe de magnifiquement se réinventer. Sur scène, Bono avait alors créé un double maléfique Mac Phisto, se moquant des égarements du groupe comme de la société du spectacle.
Lors d’une rarissime interprétation d’Acrobat, un des titres d’Achtung Baby (joué une seule fois sur scène avant cette tournée), le chanteur fait réapparaître Mac Phisto grâce à un trucage vidéo appliqué à son visage. Le clown maléfique apostrophe alors ceux qui, dans l’après-midi, ont participé à la marche pour le climat. Dans ses sarcasmes et son apologie des « fake news », il est facile de reconnaître une incarnation de Donald Trump.
Appel à Martin Luther King
Bono décrit ensuite le chemin d’une rédemption, sauvé par l’amour de sa femme, Ali – You’re the Best Thing About Me –, la vie de famille, la Côte d’Azur et, bien sûr, l’engagement caritatif. Pendant Summer of Love – inspiré par l’histoire d’un jardinier d’Alep ayant continué de cultiver ses fleurs par défi, avant d’être tué par un raid aérien –, la contemplation d’une Méditerranée paradisiaque, fait apparaître un paquebot de croisière, avant qu’on ne distingue un Zodiac surpeuplé de réfugiés au bord de la noyade.
S’enchaînent ensuite des images de manifestations d’extrême droite criant en Europe et aux Etats-Unis, leur haine de l’étranger, puis des films de celles organisées en solidarité aux migrants. Bono en appelle à Martin Luther King dans une héroïque version de Pride (in the Name of Love), puis aux valeurs de l’Union européenne dont le drapeau bleu aux étoiles d’or est dressé en fond de scène pendant Get out of Your Own Way, comme un rempart aux nationalismes.
Comme souvent avec U2, aucune cause ne doit être oubliée. Celle des femmes, celle des LGBT (Love is Bigger Than Anything in Its Way). Quitte à surcharger un récit déjà édifiant. Morceau de conclusion, la fragile berceuse 13 (There Is a Light) voit Bono sortir une grosse ampoule lumineuse d’une maquette de sa maison d’enfance, répondant par un ultime symbole – l’espoir et la lumière peuvent naître des endroits les plus inattendus (?) – aux menaçantes ténèbres du début de concert.
U2, à Paris, à l’AccordHotels Arena, les 9, 12 et 13 septembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ L’entreprise a annoncé dimanche soir le départ de Leslie Moonves, accusé par six nouvelles femmes d’agressions sexuelles dans les colonnes du « New Yorker ».
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Accusé d’abus sexuels, le PDG de CBS, la première chaîne américaine, quitte son poste

L’entreprise a annoncé dimanche soir le départ de Leslie Moonves, accusé par six nouvelles femmes d’agressions sexuelles dans les colonnes du « New Yorker ».



LE MONDE
 |    10.09.2018 à 03h15
 • Mis à jour le
10.09.2018 à 09h38
   





                        



   


La chaîne CBS, première chaîne de télévision américaine, a annoncé dimanche 9 septembre au soir le départ de son PDG, Leslie Moonves, « avec effet immédiat », après de nouvelles accusations d’abus sexuels publiées dans le New Yorker.
Le PDG de 68 ans, aux commandes de CBS depuis quinze ans, avait déjà été accusé à la fin de juillet de harcèlement par six femmes. Dans l’article publié dimanche par le New Yorker, six autres femmes accusent désormais le patron de fellations forcées et de violences. Certaines femmes ont aussi accusé M. Moonves d’avoir entravé leur carrière après qu’elles eurent repoussé ses avances.
Accusations « épouvantables »
L’une de ces femmes, Phyllis Golden-Gottlieb, a porté plainte en 2017 auprès de la police de Los Angeles, qui a jugé ses accusations crédibles mais a décidé de ne pas inculper M. Moonves car l’agression supposée était vieille et tombait sous le coup de la prescription, selon Ronan Farrow, auteur de l’article du New Yorker et à la pointe des révélations du mouvement #metoo. M. Moonves avait néanmoins démenti auprès du New Yorker ces accusations « épouvantables ».
Il avait assuré avoir eu des relations consenties avec trois des femmes citées par le magazine, avant son arrivée chez CBS, et dénoncé un « effort concerté » pour « détruire mon nom, ma réputation, ma carrière ».
M. Moonves est remplacé à la tête du premier network américain par son adjoint, Joseph Ianniello, a précisé CBS, en annonçant également le remplacement de cinq des membres de son conseil d’administration.
Indemnités ?
Le départ de M. Moonves, longtemps célébré par Wall Street pour avoir fait de CBS le plus populaire des médias, est venu clore plusieurs jours d’intenses spéculations sur son sort.
CBS a fait savoir dimanche qu’elle ne paierait « aucune indemnité à ce stade », et que l’indemnité éventuelle ne serait déterminée qu’une fois terminée l’enquête indépendante que la chaîne a demandé à des avocats extérieurs sur les accusations à l’encontre de M. Moonves.
Plusieurs médias américains, citant des sources proches du dossier, avaient évoqué avant dimanche un montant d’environ 100 millions de dollars. Une somme qui avait choqué les partisans du mouvement #metoo et certaines de ses accusatrices. « C’est complètement dégoûtant, a ainsi déclaré une des accusatrices, Jessica Pallingston, au New Yorker. Il devrait prendre cet argent et le donner à des associations de victimes d’abus sexuels. »
CBS règle ses litiges
Outre le départ de M. Moonves, la chaîne américaine a annoncé simultanément la fin de son litige avec la famille Redstone, qui contrôle 80 % du capital de CBS, né de leur désaccord sur la volonté de la famille de fusionner CBS avec Viacom, un autre groupe de médias qu’elle possède
La famille Redstone avait assigné CBS en justice, en l’accusant de vouloir diluer ses droits de vote à quelque 20 % seulement, ce qui devait déboucher sur un procès au début d’octobre.
Cette fusion Viacom-CBS semble désormais écartée. Les Redstone ont « confirmé n’avoir aucun plan de proposer une fusion de CBS et Viacom et convenu qu’ils ne feraient aucune proposition de ce genre pendant au moins deux ans à compter de la date de l’accord » à l’amiable annoncé dimanche soir, a précisé le communiqué de CBS dimanche.



                            


                        

                        

