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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Auteur de plusieurs arrêts décisifs contre l’Allemagne, pour sa première sélection, le gardien des Bleus affronte les Pays-Bas, dimanche, au Stade de France.
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Ligue des nations : le gardien de but Alphonse Areola en pleine lumière

Auteur de plusieurs arrêts décisifs contre l’Allemagne, pour sa première sélection, le gardien des Bleus affronte les Pays-Bas, dimanche, au Stade de France.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 15h56
 • Mis à jour le
09.09.2018 à 16h26
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Alphonse Areola, 25 ans, est-il actuellement le meilleur gardien de but français ? La question revient en boucle depuis que le portier du Paris-Saint-Germain, auteur de plusieurs arrêts spectaculaires pour sa première sélection, a permis aux Bleus de décrocher un nul (0-0) contre l’Allemagne, jeudi 6 septembre, à Munich, en ouverture de la Ligue des nations. Sitôt le match terminé, les journalistes se sont d’ailleurs empressés de sonder les meilleurs spécialistes du poste pour analyser la performance de l’actuel numéro 3 dans la hiérarchie tricolore, sacré champion du monde en Russie et animé par un « sentiment d’invincibilité » en Bavière.

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Interrogé par Le Figaro, l’entraîneur français des gardiens de Chelsea, Christophe Lollichon, s’est montré dithyrambique. « Pour moi, c’est le meilleur gardien français actuel, a-t-il estimé, sans prendre de gants. Il a tous les critères pour être le numéro un de l’équipe de France. La taille, le jeu au pied, l’envergure, la détente, le jeu de jambes, c’est le portier le plus adapté au jeu des Bleus. »
Si la prestation d’Areola a séduit les observateurs, les cartes sont-elles pour autant rebattues dans la cage des Bleus ? Pour le dire autrement, le Parisien peut-il passer devant le numéro 2 Steve Mandanda, 33 ans et actuellement blessé, et s’imposer comme la doublure du gardien et capitaine Hugo Lloris, 31 ans et lui aussi forfait pour ces matchs internationaux de septembre ?

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Questionné par LCI, Bernard Lama est plus prudent. « Premièrement, Mandanda n’est pas sélectionnable en ce moment. Deuxièmement, Areola vient de vivre sa première sélection, relativise l’ex-portier des Bleus et du PSG. Mandanda, il est là depuis dix ans. Ce n’est pas un match qui va bouleverser la hiérarchie, ça ne se passe pas comme ça. Il lui faudra faire plus. Mais voilà, depuis jeudi, on sait que notre gars, il est là ! »
La concurrence avec Buffon au PSG
Sur son nuage, Areola sera de nouveau titularisé par le sélectionneur Didier Deschamps, dimanche 9 septembre, contre les Pays-Bas, au Stade de France. Pour ce deuxième match de la Ligue des nations, le natif de la capitale espère rester sous les feux de la rampe. En cette entame de saison, ce n’est d’ailleurs pas sa situation en équipe de France mais plutôt celle avec le PSG qui pose question.
En s’élevant au niveau de son homologue allemand, Manuel Neuer, à Munich, Areola a pris date et surtout envoyé un signal fort à son entraîneur, l’Allemand Thomas Tuchel. Le moment était idéal. Car les dirigeants parisiens ont donné, cet été, l’impression de fragiliser leur jeune portier d’origine philippine, formé au club, en recrutant la légende italienne Gianluigi Buffon, 40 ans.

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Venu en France pour apporter sa culture de la gagne et son expérience européenne à l’écurie de Qatar Sports Investments (QSI), le champion du monde 2006 a d’ailleurs débuté la saison comme numéro 1. Mais sa suspension pour trois matchs en Ligue des champions permet actuellement à Areola, peu désireux de jouers les doublures, d’enchaîner les matchs.
« Je ne pense pas que Gigi [Buffon] puisse aider Areola en équipe de France, a récemment commenté Didier Deschamps, qui ne tarit pas d’éloges sur son numéro 3, sacré champion du monde avec l’équipe de France des moins de 20 ans, en 2013. Il jouera peut-être moins, mais cela n’enlève rien à ses qualités. Le fait de côtoyer Buffon, un gardien avec une grande expérience, quelqu’un de très généreux, ne posera pas de problème sur le plan humain. »
Le parcours sinueux d’un surdoué
Rompu à la concurrence, Areola avait déjà dû ferrailler avec l’Allemand Kevin Trapp lors de l’exercice 2016-2017. Au sortir d’un parcours éclatant avec l’équipe espagnole de Villareal, avec laquelle il avait atteint les demi-finales de Ligue Europa contre Liverpool, le jeune gardien avait décidé de retrouver son club formateur, alors téléguidé par l’entraîneur espagnol Unai Emery. Ce dernier l’avait définitivement installé au poste de numéro 1, la saison passée, lui donnant les clés tant en Ligue 1 qu’en Ligue des champions.
Depuis son arrivée au centre de formation du club parisien, en 2006, le parcours du gardien au PSG est sinueux. Longtemps, le jeune homme au profil de surdoué a dû faire les cent pas dans l’antichambre avant de garder la cage de l’effectif professionnel.
« Avec Alain Roche [alors responsable du recrutement du PSG], on croyait beaucoup dans les capacités de ce gosse explosif, réactif et doté de qualités au sol et dans les airs. On voulait le garder dans le patrimoine du PSG car il pouvait être l’un des futurs gardiens de l’équipe de France, nous racontait, en 2016, Charles Villeneuve, éphémère (2008-2009) patron du PSG. On a attendu qu’il ait 16 ans pour lui faire signer un contrat professionnel et il est rapidement devenu le gardien numéro 3 du club. »
Surnommé « Superstar » durant ses années d’apprentissage à l’INF Clairefontaine, Areola a attendu patiemment son heure avec l’équipe réserve du PSG. Le 18 mai 2013, à 20 ans, il dispute son premier match en Ligue 1 en remplaçant Salvatore Sirigu lors d’une victoire (3-1) contre Brest, au Parc des Princes. Ce jour-là, sous les yeux de l’entraîneur parisien Carlo Ancelotti, il évolue aux côtés de la « pop star » anglaise David Beckham, qui dispute le dernier match de sa carrière.
En concertation avec Leonardo, le directeur sportif du PSG, et son successeur, Olivier Létang, Areola est ensuite prêté à Lens pour une saison. Cette parenthèse avec les Sang et Or lui est profitable dans la mesure où il est élu, à 21 ans, meilleur gardien de Ligue 2. Les difficultés financières du club artésien le poussent toutefois à s’engager sous la forme d’un prêt à Bastia. Le jeune homme s’aguerrit en Corse tout en enchaînant les matchs parmi l’élite. En avril 2015, il dispute même la finale de la Coupe de la Ligue contre son club formateur, s’inclinant lourdement (4-0).
« J’espère mériter ce que je dois mériter »
Une fois revenu au PSG, Areola donne un nouveau tour à sa carrière en rejoignant l’écurie du fantasque agent italo-néerlandais Mino Raiola. L’impresario gère également les intérêts de l’ex-star suédoise du club parisien (2012-2016), Zlatan Ibrahimovic, de l’ex-arrière gauche brésilien Maxwell (2012-2017), devenu « coordinateur sportif » du PSG, ainsi que de ses partenaires tricolores Blaise Matuidi et Paul Pogba.
Depuis l’arrivée de Buffon, Mino Raiola et Areola n’ont pas souhaité entamer un bras de fer avec les dirigeants parisiens. Mais le jeune gardien, scruté par de grandes équipes européennes, n’entend pas abdiquer face à l’Italien, monument à son poste. Sous contrat jusqu’en juin 2019, Areola traîne d’autant plus des pieds pour le prolonger que cette saison pourrait s’apparenter à une guerre des nerfs avec son expérimenté concurrent
« Des discussions ont été abordées avec le club, j’espère être performant et mériter ce que je dois mériter, a confié Areola sur TF1, ce dimanche. Jouer à la maison, c’est encore mieux. » Ses prouesses avec les Bleus devraient le conforter dans sa stratégie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Matignon demande au ministère des sports de supprimer 1 600 postes d’ici à 2022. La nouvelle ministre des sports a rendez-vous lundi avec le premier ministre, Edouard Philippe.
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Baisse des effectifs : le sport français s’alarme, Roxana Maracineanu va plaider à Matignon

Matignon demande au ministère des sports de supprimer 1 600 postes d’ici à 2022. La nouvelle ministre des sports a rendez-vous lundi avec le premier ministre, Edouard Philippe.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 12h16
 • Mis à jour le
09.09.2018 à 18h14
   





                        



   


Tout juste nommée la semaine passée à la tête du ministère des sports, après la démission de Laura Flessel, l’ex-championne de natation Roxana Maracineanu se retrouve d’emblée plongée dans le grand bain. Le petit monde du sport français est en feu. L’incendie a, en l’occurrence, été allumé par Matignon, qui, fin juillet, a adressé au ministère des sports - comme aux autres ministères - une lettre de cadrage préparatoire au budget 2019, dans laquelle sont réclamées une baisse du budget et des coupes dans les effectifs - 1 600 équivalents temps plein au cours de la période 2018-2022.
« Je pense que cette annonce est vraiment très brutale et ce ne sont pas les bons mots qui ont été employés », a déclaré la ministre, dimanche 9 septembre, en marge de la course « La Parisienne » qu’elle était venue soutenir pour sa première sortie publique. « Je suis en train de chercher des solutions », a-t-elle ajouté.
« Après c’est un objectif qui vient d’en haut, sans forcément connaître les spécificités vraiment précises du sport, et c’est à moi de les expliquer maintenant », a-t-elle ajouté, tout en rappelant qu’elle faisait partie « d’un gouvernement » dont elle devait suivre « les directives » et en évoquant « les problèmes de réduction de budget » du pays.
L’ancienne championne du monde de natation (1998) a indiqué qu’elle aura un rendez-vous avec le premier ministre, Edouard Philippe, lundi pour « essayer de plaider notre cause et nous en sortir par le haut le mieux possible ». Elle rencontrera le même jour le patron de l’association des directeurs techniques nationaux (DTN), Philippe Bana : « Je vais lui faire part des quelques réflexions qu’on a pour justement que ce mot suppression n’existe plus, que ce ne soit pas ça, ce qu’on veuille faire, mais autre chose ».
« Ces gens visés, c’est tous les formateurs »
« Pourquoi cette disparition au moment où l’on parle du sport santé, au moment où l’on se dirige vers les Jeux olympiques ? Pourquoi on fait ça aux fédérations sportives qui se tapent tout le boulot de formation, d’éducation, d’entraînement de haut niveau, qui en gros font le boulot pour l’Etat ? », a déploré M. Bana (qui est DTN du handball) dans un entretien avec Francetv info, dimanche.
La lettre de cadrage, dévoilée seulement vendredi, a été envoyée le 26 juillet, alors que Laura Flessel était encore ministre des sports. Elle rappelle la promesse présidentielle de supprimer 50 000 postes de fonctionnaire et précise que Matignon compte « sur une transformation du mode de gestion des conseillers techniques sportifs (CTS) et sur la réduction de leur nombre, ainsi que sur une rationalisation des services déconcentrés » pour parvenir à cet objectif. Le courrier fixe en outre à environ 450 millions d’euros le budget du ministère pour la loi de finances 2019, en baisse de 30 millions.

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Rémunérés par l’Etat, les conseillers techniques sportifs, au nombre de 1 600, travaillent auprès des fédérations sportives. Il s’agit, par exemple, des directeurs techniques nationaux (DTN), des entraîneurs nationaux et d’autres conseillers. Leur rôle est d’aider les fédérations pour le haut niveau et le développement des pratiques sportives sur le territoire, selon la politique fixée par l’Etat.
« Ces gens (visés par les suppressions d’emplois), c’est Franck Champigny qui entraîne Teddy Riner, c’est Didier Dinart [entraîneur de l’équipe de France de handball], c’est Olivier Krumbholz [entraîneur de l’équipe de France féminine], c’est tous les formateurs, ne serait-ce qu’au handball, tous ceux qui forment les 20 000 entraîneurs partout en France dans tous les petits clubs », a-t-il détaillé pour expliquer la portée de la mesure envisagée.
Nouvelle gouvernance
Cette publication de la lettre de cadrage survient alors que le contexte est déjà tendu entre le mouvement sportif et l’Etat, le premier s’inquiétant de voir le second se désengager avec un budget du ministère qui s’annonce à la baisse pour la seconde année consécutive. Et une réforme de la gouvernance du sport français.
Une nouvelle agence nationale du sport devrait être créée en 2019 pour piloter le haut niveau et le sport pour tous, avec une gouvernance partagée entre Etat, mouvement sportif et collectivités territoriales.
Pour Matignon, « le modèle » actuel, qui « ne répond plus aux enjeux », est en « transformation » pour « laisser un espace » aux collectivités et au mouvement sportif, à qui l’Etat « souhaite donner davantage la main ». Dans ce contexte, « un repositionnement des personnels est une évidence », ajoute Matignon : « Il ne s’agit pas de remettre en cause l’action des CTS mais de les intégrer davantage à la vie des fédérations. »
« Une base de discussion »
« Je pense que l’objectif », fixé par la lettre de cadrage, « n’a pas été clairement exprimé, (…) c’était uniquement un document de travail interne », a ajouté Roxana Maracineanu, concédant aussi : « Je ne mesure pas le [caractère] définitif de ce document ».

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Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, a affirmé dimanche que le chiffre de 1 600 suppressions de postes au ministère des sports était, à ce stade, « une base de discussion », qui donnera lieu à « un échange », rappelant que le projet de loi de finances « complet » serait présenté « à la fin du mois ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Absente de l’Euro 2016 et de la Coupe du monde 2018, la sélection néerlandaise, opposée aux Bleus ce dimanche, doit s’appuyer sur sa relève.
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Ligue des nations : les Pays-Bas à la recherche d’une nouvelle génération dorée contre la France

Absente de l’Euro 2016 et de la Coupe du monde 2018, la sélection néerlandaise, opposée aux Bleus ce dimanche, doit s’appuyer sur sa relève.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 12h03
 • Mis à jour le
09.09.2018 à 15h19
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Le football est fait de hauts et de bas. Et quand on a tutoyé les sommets, il arrive que le retour sur Terre soit encore plus dur. C’est en tout cas ce que sont en train de redécouvrir les Néerlandais.
Battus en prolongations de la finale de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud par l’Espagne, puis aux tirs au but en demi-finale de la Coupe du monde 2014 par l’Argentine (avant de prendre la troisième place quelques jours plus tard), les Pays-Bas ont regardé devant leur télévision l’Euro 2016 (qui comptait pourtant 24 équipes, comparé aux 16 habituelles) et la Coupe du monde 2018.
Plusieurs raisons peuvent expliquer ce déclassement brutal, dans un pays pourtant habitué à "surperformer" par rapport à sa (petite) taille et sa population modeste (17 millions d’habitants) : « de mauvaises performances, une absence de chance, des problèmes hors du terrain, et le fait qu’il n’y ait pas de successeurs clairs à la génération qui a atteint ces sommets » étaient notamment pointés du doigt par le journaliste Peter Leijsten, dans The Guardian, en novembre 2017.
« Le pire match des Oranje depuis très longtemps »
Les mauvaises performances, ce sont sûrement celles à l’image de cette défaite 2-0 contre « une faible Bulgarie », en éliminatoires de la Coupe du monde 2018 : « Le pire match des Oranje depuis très longtemps. »

Le manque de chance, c’est ce but de la victoire qui semblait pourtant valable, mais finalement refusé à Bas Dost, contre la Suède au début des éliminatoires, c’est cette mauvaise relance de Lloris, qui offre deux points inespérés à la Suède, ou encore cet improbable carton suédois contre le Luxembourg (8-0), quelques jours après un nul miraculeux des Luxembourgeois contre la France (0-0), et qui empêchait tout retour néerlandais dans la course aux barrages.

Une nouvelle génération qui doit s’affirmer
Et puis, vient la question de la génération suivante. Arjen Robben, Rafael Van Der Vaart et plus récemment Wesley Sneijder ont tous dit adieu au maillot orange. Robin Van Persie, lui, n’a plus été appelé depuis un an et la défaite 4-0, contre la France. Mais la relève a beau être talentueuse (De Jong, Van Dijk, Strootman, Wijnaldum, Depay), elle ne semble pas avoir le niveau de la précédente.
« J’ai donné symboliquement mon maillot à Memphis Depay, a expliqué Wesley Sneijder, à l’issue de son dernier match avec les Pays-Bas, contre le Pérou (2-1), jeudi. Il a récupéré mon dernier maillot des Pays-Bas. Il a montré à tout le monde à quel point il est bon en ce moment. J’espère qu’il va continuer sur cette voie. C’est bien de l’avoir dans la sélection néerlandaise. »
Sans le vouloir, Wesley Sneijder a montré symboliquement la différence entre ces deux générations. Sans manquer de respect à l’attaquant lyonnais, auteur d’un doublé contre le Pérou, le niveau n’est pas tout à fait le même entre lui et son aîné. Quasiment au même âge, Sneijder était l’un des éléments clés d’un Inter Milan vainqueur du triplé championnat-coupe nationale-Ligue des champions, avant de s’incliner de justesse en finale de Coupe du monde, et était alors l’un des trois ou quatre meilleurs joueurs du monde.
« Ces joueurs (Arjen Robben, Wesley Sneijder…) que vous avez nommés sont d’un talent exceptionnel, mais les joueurs qu’on a maintenant ont aussi du talent, a essayé de relativiser Ronald Koeman, le sélectionneur néerlandais samedi. Toutefois le talent doit se développer donc on ne peut pas dire, pour l’instant, s’ils peuvent atteindre le même niveau. Mais avec du travail, le talent peut venir. »
Une histoire faite de hauts et de bas
Mais l’histoire de la sélection néerlandaise est faite de ces hauts très hauts, et de ces bas très bas. Jusqu’en 1974 (Coupe du monde à laquelle elle aurait dû ne pas participer), les Oranje n’avait jamais été plus loin qu’un huitième de finale de Coupe du monde. Et puis la génération emmenée par Cruyff et son football total sont arrivés, et les Néerlandais sont repartis de RFA et d’Argentine avec le titre peu envié de plus belle génération jamais récompensée avec la Hongrie de Puskas.
Dix ans plus tard, c’est la génération Gullit-Van Basten qui, après deux Coupes du monde et un Euro manqué, était allée chercher le premier (et seul) titre international néerlandais de l’histoire. La génération suivante aura beau marquer son temps, elle n’ira jamais plus loin que les demi-finales de la Coupe du monde 1998 et des Euro 2000 et 2004. Et puis, il y a eu un nouveau trou de quelques années, avant de retrouver le devant de la scène lors des Coupes du monde 2010 et 2014.
Certes, les Néerlandais n’avaient pas raté deux échéances internationales consécutives depuis le milieu des années 1980. Mais une fois de retour, les Oranje étaient allés chercher l’Euro 1988. Pour les Pays-Bas, qui ont très mal vécu ces absences, et pour la sélection de Ronald Koeman qui est à la recherche d’un nouveau souffle, la rédemption commence ce soir face aux champions du monde.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Au départ, dimanche, du Grand Prix de Saint-Marin, le pilote français de Yamaha Tech 3 vise le Top 5, avant de rejoindre KTM en 2019 avec pour objectif le titre mondial.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Moto : Johann Zarco s’émancipe pour gagner

Au départ, dimanche, du Grand Prix de Saint-Marin, le pilote français de Yamaha Tech 3 vise le Top 5, avant de rejoindre KTM en 2019 avec pour objectif le titre mondial.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 11h35
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Les sommets lui sont promis. Mais quand les atteindra-t-il ? A 28 ans, Johann Zarco, le plus capé des pilotes français dans la catégorie reine, la Moto GP, et seul tricolore à participer à l’intégralité du championnat, se sait sous pression. « Cette année tout le monde l’attend », souligne Philippe Thiebaut, directeur technique national (DTN) à la Fédération française de motocyclisme.
Mais, entre la catégorie inférieure – le championnat du monde de Moto 2 – sur laquelle il a régné deux années de suite (2015 et 2016), et la Moto GP, il y a un pas, tout sauf simple à franchir. « Il y a des marches à gravir dans une vie. Plus c’est haut, plus c’est difficile, rappelle Philippe Thiebaut. Passer en Moto GP est extrêmement compliqué. »
Johann Zarco peut en témoigner depuis dix-huit mois qu’il est entré dans la catégorie reine, au guidon d’une moto de l’écurie privée Yamaha Tech3, dirigée par Hervé Poncharal. La première année n’a pas été si mauvaise. En mai 2017, pour sa 5e course en Moto GP, Johann Zarco avait fini 2e du Grand Prix de France au Mans, devant un public enthousiaste qui n’avait pas vu un Français sur un podium en GP depuis Régis Laconi en… 1999. Sixième du championnat au terme de la saison, il avait décroché le titre de meilleur « rookie » (débutant).
Cette saison, alors qu’il s’aligne, dimanche 9 septembre, au départ du 13e Grand Prix de la saison à Saint Marin - il partira en neuvième position - il est classé au 7e rang mondial. Mais il court toujours après une première victoire, qui tarde à venir.
Au Mans en mai, après avoir réalisé le meilleur temps aux essais, la victoire lui semblait promise, jusqu’à ce qu’il chute. A Silverstone, le 25 août, il a fini 3e des essais avant que le Grand Prix de Grande-Bretagne soit annulé le lendemain pour cause de pluies diluviennes.

Calendrier provisoire MotoGP 2019
Particularité du championnat de MotoGP 2019, dont le calendrier provisoire a été diffusé le 4 septembre : il débute une semaine plus tôt que cette saison pour permettre aux pilotes et aux teams d’avoir une trêve estivale de quatre semaines. Les villes hôtes restent inchangées par rapport à 2018. A noter pour les néophytes : sur 19 Grand Prix, 4 se courent en Espagne, à Jérez, Barcelone, en Aragon et à Valence.
10 mars : Qatar (Losail), en nocturne31 mars : Argentine (Thermes de Rio Hondo)14 avril : Amériques (Austin)5 mai : Espagne (Jérez de la Frontera)19 mai : France (Le Mans)2 juin :Italie (Mugello)16 juin : Catalogne (Barcelone)30 juin : Pays-Bas (Assen)7 juillet : Allemagne (Sachsenring)4 août : République tchèque (Brno)11 août : Autriche (Spielberg)25 août : Grande-Bretagne (Silverstone)15 septembre : Saint-Marin (Misano)22 septembre : Aragon (Motorland Aragon)6 octobre : Thaïlande (Buriram)20 octobre : Japon (Motegi)27 octobre : Australie (Phillip Island)3 novembre : Malaisie (Sepang)17 novembre : Valence (Ricardo Tormo)


« On va gagner des courses ! »
« Il va gagner », assure Philippe Thiebaut. Pour s’en assurer, Johann Zarco a choisi de procéder à de grands changements. De guidon tout d’abord : en 2019, il troquera sa moto Yamaha Tech3 pour une KTM – écurie où il retrouvera Hervé Poncharal. Ce changement n’a toutefois pas été simple à conclure.
En dépit de ses prestations sur les pistes, saluées par nombre d’observateurs, les portes n’étaient pas simples à ouvrir, que ce soit chez Yamaha, Suzuki ou Honda. « Restait KTM. A chaque fois que KTM revient [en moto GP], ils sont champions du monde. J’ai bien choisi. On va gagner des courses ! », explique Laurent Fellon, l’homme qui coache Johann Zarco depuis quinze ans.
L’idée avec ce départ ? Décrocher le titre mondial, ni plus ni moins. « En 2019 ce serait fantastique, en 2020 en étant raisonnable », anticipe Johann Zarco le 6 septembre. Pour ce faire, ce dernier a pris une autre grande décision : celle de s’émanciper de Laurent Fellon, dont les activités sont recentrées sur le coaching sportif, et de reprendre la main sur la gestion de sa carrière.
Un sacré virage ! L’histoire de Johann Zarco c’est aussi l’histoire de Laurent Fellon : « Son père est venu me voir alors que je travaillais pour Polini [comme préparateur chez l’équipementier italien, en 2003]. Je lui ai fait essayer une Pocket Bike, les minimotos, et il a battu le temps de celui qui venait de remporter la compétition ! », rappelle Laurent Fellon.
En 2003, « Johann avait 13 ans et courait la Red Bull Rookie Cup », course pour pilotes de 125 cm3 deux temps, raconte Philippe Thiebaut, qui reste marqué par sa première rencontre avec le pilote à cette époque : « Il s’exprimait comme un adulte. Il était déjà très ouvert sur le monde, avec beaucoup d’intelligence dans ses analyses. »
Johann Zarco avait débuté la moto quelques années plus tôt seulement, à 9 ans, même si son premier contact avec un deux roues motorisé date de bien avant, « avec le facteur ! Je l’attendais pour monter avec lui et tenir le guidon de sa mobylette ! », confie-t-il.
Entré dans la lumière à 25 ans
A compter de 2003, Laurent Fellon n’a plus lâché son protégé, qu’il a expédié d’emblée en Italie, où la discipline est plus développée que dans l’Hexagone. Au contact des meilleurs, Johann Zarco a vite progressé : vainqueur en 2007 de la Red Bull MotoGP roockie Cup, il passe en Grand Prix catégorie 125 cm3 chez WTR dès 2009.
En France, « Zarco est entré dans la lumière à 25 ans », se souvient Philippe Thiebaut. Le 9 octobre 2015, lorsqu’il est devenu champion du monde en Moto2, quinze ans après le Français Olivier Jacque. Du jour au lendemain, les écuries officielles se sont intéressées à lui.

   


Ducati lui aurait proposé un contrat. « Très bien conseillé par Laurent Fellon », Johann Zarco a alors dit non, rappelle Philippe Thiebaut. Ce que personne n’a compris à l’époque. Son entraîneur s’en explique : « Si votre fils est en 6e et n’est pas bon, c’est-à-dire pas dans les trois premiers, vous ne le faites pas passer en 5e. Là c’est pareil, sauf qu’en plus la moto c’est dangereux. » 
Tactique payante, puisque, pour la première fois dans l’histoire de la Moto2, Johann Zarco conserve sa couronne en 2016. De quoi inquiéter la concurrence. Tout nonuple champion du monde en moto GP qu’il est, l’Italien Valentino Rossi s’est par exemple mis à douter pour sa moto chez Yamaha.
Johann Zarco rejoindra finalement Yamaha Tech 3 où il disposera de « presque » la même moto que Rossi. Et ce dernier sait que ce « presque » fait toute la différence lors d’une course qui se dispute au centième de seconde.

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« Je prends de l’autonomie »
« Ce qu’il y a de bon avec Laurent [le coaching], je le garde, même si je prends de l’autonomie sur ma carrière. L’osmose que l’on peut avoir avec une moto sur un circuit demeure », justifie Johann Zarco en parlant des mois à venir. « Il a 28 ans, il a envie de s’émanciper, c’est plutôt une bonne chose », approuve Philippe Thiebaut. 
Laurent Fellon comprend, comme un père. Lorsqu’il a eu son propre fils, Lorenzo, en 2004, Johann est venu un temps habiter chez lui et son épouse, professeur de violon. Ensemble, ils ont fondé leur école de pilotage Z & F Grand Prix School. Désormais, il va se cantonner aux entraînements et « aux bords de piste ». Cela tombe bien, « le business me fait peur ».
Dans l’immédiat, Johann Zarco espère finir dans le Top 5 à Saint Marin ce week-end. Et oublier l’image de l’an dernier : en panne d’essence, il avait dû pousser sa Yamaha jusqu’à la ligne d’arrivée.

What a heroic effort from Zarco as he pushes his bike over the line!💪

— MotoGP (@MotoGP™🇸🇲🏁)


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Laurent Fellon, lui, ne sera pas à Saint Marin. Il se bat aujourd’hui avec l’administration pour faire homologuer une piste à Eyguières (Bouches-du-Rhône), afin que Johann Zarco puisse s’entraîner près de chez lui et se remette dans les conditions de 2015. « Il était bien, en 2015… »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Trois fois vainqueur de l’épreuve, le capitaine de l’équipe de France a souvent pu compter sur la chance. L’absence du numéro 1 espagnol pour la demi-finale le prouve.
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Coupe Davis : Rafael Nadal forfait, Yannick Noah peut encore dire merci à sa bonne étoile

Trois fois vainqueur de l’épreuve, le capitaine de l’équipe de France a souvent pu compter sur la chance. L’absence du numéro 1 espagnol pour la demi-finale le prouve.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 01h20
 • Mis à jour le
09.09.2018 à 09h47
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


C’est sans doute une mauvaise nouvelle pour le tennis, moins pour l’équipe de France de Coupe Davis. Rafael Nadal a annoncé son forfait pour la demi-finale programmée du 14 au 16 septembre au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq, dans le Nord. « Sa blessure au genou subie à l’US Open l’empêche d’être en mesure de jouer », a déclaré le capitaine de l’équipe espagnole, Sergi Bruguera qui a décidé de le remplacer par Albert Ramos, 52e joueur mondial.

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Privé de son numéro 1 blessé au genou, l’Espagne ne devient pas pour autant un tigre de papier (Pablo Carreno Busta et Roberto Bautista Agut pointent quand même à la 12e et 22e place du classement ATP), mais la tâche paraît plus accessible pour des Français pas au mieux cette saison au niveau individuel.

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Surtout si l’on jette un coup d’œil sur la dernière demi-finale entre les deux pays en 2011. Malgré une finale de l’US Open disputée (et perdue) le lundi 12 septembre contre Novak Djokovic, Nadal avait pris le premier avion privé pour Cordoue, en Andalousie, et fait abstraction de la fatigue pour corriger Richard Gasquet et Jo-Wilfried Tsonga. Sur sa chaise, Guy Forget n’avait pu que constater les dégâts.
A croire que la réussite a choisi son capitaine. Yannick Noah paraît accompagné par ce que certains qualifient de chance, d’autres de réussite ou encore de baraka. « Oui, j’ai la chance. Mais ensuite, il faut la saisir », admettait l’intéressé au soir de la demi-finale remportée face à une Serbie privée de Novak Djokovic en septembre 2017.
Guerre de Yougoslavie et conséquences
Son trèfle à quatre feuilles, le tout jeune retraité des courts le trouve dès 1991 pour sa première campagne. S’il faut lui reconnaître des choix audacieux et payants (le tout jeune Fabrice Santoro lancé dans un cinquième match décisif contre l’Australie, le revenant Henri Leconte relancé face aux Etats-Unis en finale), l’histoire a un peu oublié le scénario de la demi-finale. La France affronte la Yougoslavie emmenée par le redoutable Goran Ivanisevic et Goran Prpić (alors membre du Top 20). Mais le pays est en plein démantèlement et les deux Croates déclinent la sélection.
A Pau, Guy Forget et le jeune Arnaud Boetsch déroulent sans problème face aux Serbes Slobodan Zivojinovic (195e), Srdan Muskatirovic (442e).

   


Cinq ans plus tard, capitaine Noah est de retour. Entre-temps, le chanteur a laissé sa place à Georges Goven, dont le nom reste associé à cette improbable défaite contre l’Inde sur la terre battue de Fréjus en 1993. Après un premier tour vite avalé face au Danemark, les Bleus retrouvent l’Allemagne en quart de finale. Un tirage corsé, sauf que Michael Stich n’est pas du déplacement à Limoges et que Boris Becker – à peine remis d’un virus – se contente de disputer (et perdre) le double.
En finale, une autre légende du tennis des années 1980-1990 attend la bande à Noah. Stefan Edberg fait ses adieux à Malmö. Même sur le déclin, le serveur volleyeur reste un client pour Cédric Pioline. Mais le Suédois ressent dès les premiers jeux une blessure à la cheville et baisse pavillon en trois sets. Le Saladier tend les bras aux Français, pourtant lors du 5e match décisif Arnaud Boetsch frôle la catastrophe face au modeste Nicklas Kulti (64e mondial). Le Français sauve trois balles de match avant de l’emporter à 23 h 30 et tomber dans les bras de capitaine Noah.
Festival de forfaits
Pendant presque deux décennies, le vainqueur de Roland-Garros 1983 prend ses distances avec le tennis avant de revenir aux affaires en 2016 au moment où sa carrière musicale bat de l’aile. « Le tennis, Yannick ne veut même pas en entendre parler. On parle de la gagne, de l’approche des matchs, de la tension, du poids du public », résume Lucas Pouille à propos de la méthode de son capitaine.
Si Noah paraît à 58 ans parfois décalé dans un monde du tennis devenu très (trop ?) sérieux pour lui, la réussite le suit toujours. Sa campagne 2017 vire ainsi au jeu de massacre pour ses adversaires. La France domine respectivement le Japon sans Kei Nishikori, la Grande-Bretagne sans Andy Murray et la Serbie privé Novak Djokovic. Le Britannique, Dan Evans, 44e mondial, est le joueur le mieux classé battu par un tricolore (Jérémy Chardy) dans ce parcours victorieux conclu face par Lucas Pouille face au numéro 2 belge, Steve Darcis… diminué par une blessure au bras.
Noah, lui, ne boude pas son plaisir. « Je n’ai jamais chialé autant, je n’ai jamais vu autant de larmes, de douleurs », souffle-t-il au moment de soulever pour la troisième fois le Saladier d’argent. Sa bonne étoile brillait encore. A voir si elle sera encore visible – malgré le toit du stade Pierre-Mauroy – ce week-end face à l’Espagne. D’ailleurs, aux dernières nouvelles Pablo Carreno-Busta est toujours en délicatesse avec sa cuisse gauche depuis son abandon au deuxième tour à l’US Open.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ La joueuse de 20 ans a battu Serena Williams en deux sets (6-2, 6-4), samedi, à l’issue d’un match marqué par une polémique d’arbitrage.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/09/2018
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Tennis : la Japonaise Naomi Osaka remporte l’US Open dans la cacophonie

La joueuse de 20 ans a battu Serena Williams en deux sets (6-2, 6-4), samedi, à l’issue d’un match marqué par une polémique d’arbitrage.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 00h03
 • Mis à jour le
09.09.2018 à 09h33
    |

            Elisabeth Pineau (New York, envoyée spéciale)








                        



   


Sur le podium du court Arthur-Ashe, le visage fermé, Naomi Osaka fait peine à voir aux côtés de Serena Williams, sourire aux lèvres. La vaincue n’est pourtant pas celle que l’on croit. Samedi 8 septembre, la jeune femme de 20 ans vient de remporter l’US Open, devenant la première Japonaise titrée en simple dans un tournoi du Grand Chelem. Cela aurait dû être son moment, une célébration de son tennis, si audacieux et flamboyant. Au lieu de quoi, le sacre fut gâché par l’Américaine.

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D’abord par la piètre qualité de tennis qu’elle proposa. Consumée par la pression, elle qui pouvait égaler le record absolu de titres en Majeurs de l’Australienne Margaret Court – vingt-quatre –, Serena Williams, bientôt 37 ans, a arrosé la finale d’un festival de fautes directes, de doubles fautes. Son service, qui lui permettait de faire la différence depuis le début de la quinzaine, a chancelé. Puis la diva américaine a provoqué une de ces tragicomédies dont elle gratifie parfois le circuit.
« Vous êtes un tricheur, un voleur »
Naomi Osaka avait réalisé un début de match parfait, tenant ses nerfs malgré le vertige qui prend généralement aux tripes à l’heure de disputer sa première finale. Impériale sur son engagement, foudroyante en coup droit, et pleine de clairvoyance, elle s’empara deux fois du service de son adversaire pour prendre les devants (6-2). Le psychodrame se noua dans le deuxième set.
A 2-1, alors qu’Osaka est au service, l’arbitre donne un avertissement pour coaching à Serena Williams, son entraîneur, Patrick Mouratoglou, ayant mimé un geste suspect. « Je ne triche pas pour gagner, je préfère perdre que gagner en trichant », dit-elle à Carlos Ramos, avant de réussir le break à 3-1. Mais elle se fait immédiatement débreaker et de rage, en fracasse sa raquette, recevant un point de pénalité.
« Vous plaisantez ? Je ne triche pas, je n’ai jamais triché de ma vie, j’ai une fille et je défends ce qui est juste, vous me devez des excuses », lance-t-elle à l’arbitre portugais.

   


L’échange se poursuit au changement de côté suivant. « Vous attaquez ma personne. C’est vous le menteur. Vous vivant, vous n’arbitrerez plus jamais un de mes matchs. Vous m’avez volé un point, vous êtes un voleur », reprend Serena Williams, index pointé dans sa direction. Un troisième avertissement, et la sanction suivante tombe : à 4-3, Carlos Ramos lui inflige cette fois un jeu de pénalité.
La fin du match se déroula dans une ambiance de jeux du cirque. Les 24 000 spectateurs se mirent à siffler l’arbitre de chaise, le juge-arbitre fit son entrée sur le terrain, puis ce fut au tour de la superviseure. Serena Williams vint plaider sa cause auprès d’eux mais ses larmes n’y changèrent rien. Malgré toute la confusion régnant sur le court, Naomi Osaka ne trembla pas au moment de servir pour le match (6-2, 6-4).

Twenty-year-old Naomi Osaka has won the women's singles at the US Open tennis tournament as her opponent Serena Wil… https://t.co/dPi0E7LspW— TRTWorldNow (@TRT World Now)


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La cérémonie de remise des trophées a ensuite commencé sous les huées des spectateurs. D’ordinaire récompensé, l’arbitre, lui, avait été escorté hors du court sitôt le match fini. Sur le podium, la pauvre Osaka ne savait plus où se mettre : « Je sais que tout le public était pour Serena, je suis désolée que ça se termine comme ça », murmura-t-elle en fondant en larmes.
Serena Williams tenta de sauver ce qui pouvait encore l’être, demandant au public de réserver une ovation à la gagnante et de cesser les sifflets, mais le mal était fait. « J’espère rejouer un jour ici, enfin on verra », dit-elle en partant dans un grand éclat de rire. La sextuple vainqueure de l’US Open a quelques antécédents avec le central new-yorkais. En 2009, déjà, en demi-finale face à Kim Clijsters, elle avait menacé une juge de ligne et récolté un point de pénalité.
« Le tennis, ça reste un jeu »
Au moment de débarquer devant un parterre de journalistes, Naomi Osaka, le regard dans le vide, avait l’air de se demander ce qu’elle faisait là. « J’ai du mal à réaliser là tout de suite, peut-être que dans quelques jours ce sera plus concret pour moi », chuchota la jeune femme, mortifiée. Elle esquiva les questions sur l’incident, mais assura que « ça ne chang[erait] rien, qu’[elle aurait] toujours la même admiration pour Serena ».
Et justifia ses excuses au moment du discours sur le court : « Je savais que Serena voulait tellement ce vingt-quatrième Grand Chelem. Tout le monde le savait. C’est dans la publicité, c’est partout. Quand je vais sur le terrain, je ne suis pas la fan de Serena, je suis juste une joueuse de tennis qui affronte une joueuse de tennis. Mais quand on s’est enlacées lors de la poignée de mains, je me sentais à nouveau comme une petite fille… » Au moment où elle prononça ces mots, les larmes la submergèrent de nouveau.
Il fallut une question absurde d’un journaliste pour qu’elle retrouve le sourire et cette spontanéité qui la caractérisent d’ordinaire. « Votre nom de famille est Osaka, vous êtes née à Osaka, pourquoi ça ? Pourquoi ne portez-vous pas le nom de votre père, haïtien ? »
Ce à quoi elle rétorqua avec aplomb : « Quand on naît à Osaka, on prend comme nom de famille Osaka. » Et, devant le journaliste, crédule, éclata de rire.
Bourrée d’autodérision, la jeune femme de 20 ans est réputée pour être timide, douce et toujours polie. Quand on lui demanda si son titre allait lui donner confiance, elle eut cette réponse : « Disons que ça n’est pas exactement mon caractère. J’essaie simplement de m’amuser à chaque match que je joue parce que le tennis, à la fin, ça reste un jeu. Et parfois, quand on est joueur professionnel, c’est quelque chose qu’on oublie. » 
Sur le terrain et en dehors, la cadette venait de donner une leçon à son aînée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Le tennisman espagnol avait dû abandonner vendredi au cours de sa demi-finale à l’US Open face à Juan Martin del Potro.
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Coupe Davis : Rafael Nadal forfait contre la France en demi-finale

Le tennisman espagnol avait dû abandonner vendredi au cours de sa demi-finale à l’US Open face à Juan Martin del Potro.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 22h46
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 22h52
   





                        



   


Blessé au genou droit, le tennisman espagnol Rafael Nadal a été contraint de déclarer forfait pour la demi-finale de la Coupe Davis contre la France (14 au 16 septembre à Villeneuve d’Ascq), a annoncé samedi 8 septembre la Fédération espagnole de tennis. Il avait dû abandonner vendredi au cours de sa demi-finale à l’US Open face à Juan Martin del Potro.
« Je ne crois pas que ce soit très grave, c’est toujours la même chose, une tendinite, mais ça m’empêche de jouer », avait précisé le Majorquin de 32 ans, qui avait été contraint à trois combats à rallonge lors du tournoi américain avant de jeter l’éponge, dont un dernier de près de cinq heures face à l’Autrichien Dominic Thiem (9e).
« Sa blessure au genou subie à l’US Open l’empêche d’être en mesure de jouer cette demi-finale », a de son côté expliqué le capitaine de l’équipe espagnole, Sergi Bruguera qui a décidé de le remplacer par Albert Ramos, 52e joueur mondial.
La France avec Pouille et Gasquet
Ce n’est pas la première fois que Nadal connaît des soucis aux genoux. Le droit l’avait régulièrement handicapé entre 2008 et 2010, l’obligeant à s’éloigner plusieurs mois du circuit, mais c’est le gauche qui l’avait forcé à écourter sa saison en 2012, dès Wimbledon, après son élimination au deuxième tour.
Pour cette demi-finale, le capitaine de l’équipe de France, Yannick Noah, a sélectionné Lucas Pouille, Richard Gasquet, Benoît Paire, Nicolas Mahut, Julien Benneteau et Adrian Mannarino en remplaçant. Les Bleus, tenants du titre, devront en revanche se passer de Jo-Wilfried Tsonga, toujours convalescent et qui n’a plus joué depuis le 10 février.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Le Racing et Agen, qui se sont affrontés samedi en championnat de France, ont tous deux décidé de déloger le logo de leurs clubs pour y apposer à la place celui d’une marque.
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Rugby : les sponsors envahissent le cœur des maillots

Le Racing et Agen, qui se sont affrontés samedi en championnat de France, ont tous deux décidé de déloger le logo de leurs clubs pour y apposer à la place celui d’une marque.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 17h52
 • Mis à jour le
09.09.2018 à 11h09
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Suivez bien les joueurs : c’est au niveau de leur flanc gauche, juste au-dessus du short, qu’il faut regarder. Drôle d’endroit sur un maillot de rugby. Les dirigeants du Racing 92 et du Sporting union Agen ont choisi de reléguer aussi bas le logo de leurs clubs respectifs, qui se s’affrontaient samedi 8 septembre dans l’Arena de Nanterre (Hauts-de-Seine), pour la 3e journée du championnat de France.
Cette saison, ces deux clubs historiques ont chacun renoncé à afficher leurs blasons sur leur torse, préférant vendre cet emplacement symbolique à des sponsors. Les Racingmen ont ainsi abandonné leur cœur à Assystem, un groupe international d’ingénierie installé à Paris. Les Agenais en ont fait de même avec les laboratoires de l’UPSA : l’Union de pharmacologie scientifique appliquée, fondée à Agen mais désormais sous le contrôle d’actionnaires américains.
Le Racing et Agen illustrent, à l’extrême, « un mouvement assez général » dans les sports collectifs : la professionnalisation du rugby et sa marchandisation ont transformé les joueurs en « armoires publicitaires », selon l’expression de Christophe Lepetit, responsable des études économiques au Centre de droit et d’économie du sport, à Limoges.
Dans ses statuts et règlements, la Ligue nationale de rugby autorise jusqu’à « un maximum de 9 publicités » sur les équipements de chaque club. Le texte interdit seulement la publicité sur quelques emplacements : le col du maillot ; la manche droite ; le numéro du joueur, au dos ; ainsi que les chaussettes.
« Dommage et triste »
Hormis le Racing et Agen, les douze autres clubs du championnat de première division ont conservé leurs armoiries là où palpite le cœur de leurs joueurs. Mais tous inspirent déjà les sarcasmes de la « Boucherie Ovalie », site Internet satirique, qui trouve les maillots du Top 14 encore « plus laids et remplis de pubs que les maillots des cyclistes au Tour de France. » 

On a donc officiellement passé le stade où les maillots de Top 14 et ProD2 sont plus laids et remplis de pubs que l… https://t.co/EKrGWOIb4r— BoucherieOvalie (@Boucherie Ovalie)


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A terme, la profusion de sponsors et de couleurs différentes sur un même maillot pourrait s’avérer « contre-productive », estime Christophe Lepetit. Pour les sponsors, d’abord : « S’il y a autant de marques sur un maillot, les supporteurs auront plus de mal à toutes les mémoriser. » Pour les clubs, ensuite : « Ces nouveaux maillots peuvent aussi susciter chez les supporteurs un phénomène de rejet, une forme de défiance vis-à-vis des dirigeants. »
Dès le mois de juillet, à l’annonce des nouveaux maillots, les supporteurs d’Agen ont exprimé leur mécontentement sur les réseaux sociaux. En particulier à travers la page Facebook de la « Buvette d’Armandie », qui rassemble plus de 10 000 internautes. Son fondateur, Romain Péroua, invoque l’importance de « la symbolique » et de la lutte contre « le rugby business » :
« Quand on a joué au rugby, on sait que le logo, ça va sur le cœur. Là, on a l’impression que les sponsors ont plus de force que l’histoire du club. Alors qu’on représente un peu le rugby de clocher, le’petit village’du championnat, on se retrouve avec un logo presque au niveau du short. Je trouve ça dommage et triste. »
Ainsi va le rugby professionnel, de plus en plus tributaire des sponsors : ceux-ci représentent encore aujourd’hui la manne principale des clubs, devant les recettes télévisisées et la billetterie. Agen dispose cette saison d’un budget prévisionnel de 13,8 millions d’euros, le plus faible du championnat. Bien moins que le Racing et ses 24 millions d’euros annuels sous la présidence de l’entrepreneur Jacky Lorenzetti, 126e fortune de France. 
« Meilleure visibilité à la télévision »
Les dirigeants du Racing n’ont pas répondu aux sollicitations du Monde. Le Sporting club Agen, lui, a justifié sa démarche. S’il a fallu installer l’insigne des laboratoires de l’UPSA sur le cœur (et sur le short) des joueurs, c’est pour libérer la place qu’ils prenaient auparavant, au dos du maillot. Une place qu’occupe désormais l’un des nouveaux sponsors du club depuis l’été, l’enseigne de grande distribution Gifi, qui vient du même département. « Un nouveau sponsor important », reconnaît Jean-François Fonteneau, président du conseil d’administration du club, sans livrer de chiffres précis.
Par le passé, Agen avait déjà déplacé le sacro-saint logo du club : lors de la saison 2009-2010, l’emblème avait fini sur le plexus des joueurs, coincé entre une marque de voiture et un groupe de construction. Ou bien déjà près de la hanche gauche, en 2015-2016, mais sans pour autant céder place à un sponsor.
Jean-François Fonteneau se dit « sensible » aux doléances des supporteurs : « A l’avenir, on se posera des questions. On pourrait même proposer un sondage auprès de nos partenaires, auprès du public. » Le dirigeant rappelle aussi une donnée du marché. Pour une marque, malgré sa symbolique, le cœur d’un maillot reste en principe moins cher à acquérir que de s’afficher sur le dos et l’abdomen des joueurs. « Ces deux emplacements ont une meilleure visibilité à la télévision », précise le dirigeant. Argument implacable.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ La joueuse de 20 ans, première Japonaise à se hisser en finale d’un Grand Chelem, affronte ce samedi à 22 heures l’Américaine, qu’elle a déjà battue cette année.
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Naomi Osaka défie son idole Serena Williams en finale de l’US Open

La joueuse de 20 ans, première Japonaise à se hisser en finale d’un Grand Chelem, affronte ce samedi à 22 heures l’Américaine, qu’elle a déjà battue cette année.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 12h27
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 21h14
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            Elisabeth Pineau (New York, envoyée spéciale)








                        



   


La première fois qu’il a croisé sa future élève, Sascha Bajin s’est plutôt dit : tout sauf elle. C’était lors d’un entraînement à Roland-Garros avec Caroline Wozniacki, la joueuse qu’il entraînait à l’époque. « J’ai pensé : encore une diva… car elle parlait à peine. Elle avait le regard fuyant, la tête basse. Je culpabilise encore de l’avoir mal jugée quand je l’ai rencontrée », racontait, mercredi 5 septembre, l’Allemand, qui l’entraîne depuis bientôt un an.
Naomi Osaka n’est, en réalité, ni arrogante ni capricieuse. C’est même tout le contraire. La jeune femme de 20 ans est timide, douce, bourrée d’autodérision et toujours polie. A priori, des traits de caractère étonnants chez une championne de tennis. Mais la Japonaise pourrait bien devenir l’une des terreurs du circuit féminin, en mal de nouvelles patronnes. En attendant, elle a fait un grand pas dans cette direction en se hissant en finale de l’US Open face à son idole Serena Williams.
Parcours éclair cette quinzaine
Depuis le début de la quinzaine new-yorkaise, la 19e joueuse mondiale est celle qui fait la plus forte impression, tableaux dames et messieurs confondus. Elle n’a perdu que 28 jeux, et hormis un huitième de finale poussif face à Aryna Sabalenka, à laquelle elle a concédé un set, elle a expédié ses cinq autres matchs (6-3, 6-2 ; 6-2, 6-0 ; 6-0, 6-0 ; 6-1, 6-1 ; 6-2, 6-4), la moitié en moins d’une heure. Des victoires expéditives dignes des Graf et Seles au début des années 1990. Après sa qualification pour les quarts, Osaka a fondu en larmes, elle qui ne comptait jusqu’à cette semaine qu’un huitième de finale en Grand Chelem, à Melbourne en janvier.
« Si je pouvais croire en moi comme les autres croient en moi, ce serait pas mal, mais j’y travaille », dit la jeune femme, première joueuse japonaise de l’ère Open à se hisser en finale d’un Grand Chelem. Quand on lui fit remarquer qu’au vu de son parcours à Flushing Meadows, le Japon n’était pas loin de succomber à une « osakamania », sa réponse a encore une fois été désarmante : « J’en suis très heureuse, mais je crois que c’est à cause de Kei », tout en esquissant un geste avec ses mains pour montrer que son compatriote, Kei Nishikori battu en demi-finales par Novak Djokovic, pourtant plus petit sous la toise (1,78 m contre 1,80 m), fait figure de géant à côté d’elle.
Elle a choisi de représenter le pays de sa mère, mais Naomi Osaka – née à… Osaka, à une heure de Tokyo – aurait pu tout aussi bien opter pour celui de son père, originaire d’Haïti. Ou bien encore les Etats-Unis, où la famille a déménagé quand elle avait trois ans. Probablement parce que les parents ont pensé qu’il serait plus facile d’élever leurs deux filles (elle a une sœur aînée, Mari, 22 ans) dans un environnement cosmopolite comme aux Etats-Unis qu’au sein de la société japonaise, où il est parfois difficile de s’intégrer en tant que métisse.
En 1999, en découvrant le succès des sœurs Williams à Roland-Garros, lauréates du double, le paternel a une illumination. Inspiré de Richard Williams, le père et coach de Venus et Serena, il se persuade que ses deux filles peuvent suivre leurs traces. Jusqu’à l’âge de neuf ans, Naomi grandit à Long Island. « Flushing Meadows est un endroit très spécial pour moi. Je venais jouer sur ces courts quand j’étais petite », répète celle qui s’entraîne désormais en Floride, à Boca Raton, dans l’académie de Chris Evert. Mari, elle, est 367e mondiale.
La cadette est apparue dans les radars médiatiques au printemps, au milieu du désert californien, à Indian Wells. Elle y crée la sensation avec des victoires de prestige contre Maria Sharapova, Karolina Pliskova, Simona Halep et la nouvelle pépite russe Daria Kasatkina pour soulever son premier trophée sur le circuit WTA. Le public découvre alors sa force de frappe, que les observateurs comparent à… Serena Williams.
« Elles sont toutes les deux très puissantes, elles ont un gros service, elles cognent fort, acquiesce Sascha Bajin, qui a lui-même joué les sparring-partners pour l’Américaine pendant huit ans. Mais pour le reste, ce sont vraiment deux personnes différentes. Leur seul point commun, ce sont leurs cheveux ! Sur le court, Serena est très agressive, elle montre que c’est elle la patronne. Naomi, je dois souvent la pousser à se montrer plus démonstrative. » 
« Y a pas moyen, je veux affronter Serena »
En demi-finales, jeudi, la jeune femme a sauvé treize balles de break contre la finaliste sortante, Madison Keys. « Comment avez-vous fait ? », lui demanda le speaker juste après la balle de match. « La réponse va vous paraître idiote, mais je me répétais : “y a pas moyen, je veux affronter Serena.” Pourquoi ? Parce que c’est Serena ! » Ce sera la deuxième fois qu’elle jouera contre son idole, qui fêtera ses 37 ans à la fin du mois. A Miami, en mars, elle l’avait battue 6-3, 6-2. Mais l’Américaine était tout juste de retour de son congé maternité, après quatorze mois sans compétition.
Cette fois, c’est l’aînée qui partira favorite. Avec, s’il en était besoin, un surplus de motivation : en cas de victoire, Serena Williams égalerait le record absolu de titres en Grand Chelem de Margaret Court (24). La pression, Naomi Osaka en fait fi depuis son entrée en lice. A en croire son coach, « Naomi est l’une de ces joueuses qui sont nées pour les grandes scènes. Elle joue toujours dix fois mieux sur un grand court que sur n’importe quel autre. »
Mais ne risque-t-elle pas d’être rattrapée par ses émotions sous le double effet d’une première finale, qui plus est contre son idole ? « Attention, nuance-t-elle, j’ai toujours eu de l’admiration pour elle, mais je veux essayer de tracer mon propre chemin. Samedi, je vais juste essayer de profiter du moment et me dire que c’est un match comme un autre, contre une adversaire comme une autre. » 
« Et quand vous rêviez que vous affrontiez Serena, comment se terminait votre rêve ?, lui demanda un journaliste vendredi après sa victoire en demi-finales.
− Si je fais des rêves, ce n’est pas pour perdre. Je crois que vous avez la réponse à votre question. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Les matchs du championnat de France sont diffusés en intégralité pour la première fois de son histoire. Une bonne nouvelle à un an du Mondial 2019, qui aura lieu en France.
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Football féminin : la Division 1 prend une nouvelle dimension télévisuelle

Les matchs du championnat de France sont diffusés en intégralité pour la première fois de son histoire. Une bonne nouvelle à un an du Mondial 2019, qui aura lieu en France.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 10h56
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            Anthony Hernandez








                        



   


A moins d’un an de la Coupe du monde, qui se tiendra en France (du 7 juin au 7 juillet 2019), le changement a de l’importance. Pour la première fois de son histoire, tous les matchs du championnat de France féminin de football, soit 132 au total, seront diffusés en direct à la télévision. Une telle médiatisation était inespérée il y a encore quelques années. Samedi 8 et dimanche 9 septembre, la deuxième journée de la Division 1 aura ainsi les honneurs du petit écran, sur Canal+.
Longtemps cantonnés aux affiches entre l’Olympique lyonnais, champion de France inamovible depuis 2007, et le PSG, son principal rival, les téléspectateurs peuvent désormais suivre les performances de tous les autres clubs d’une élite, qui en recense douze. Détenus jusqu’alors par France Télévisions et Eurosport pour 200 000 euros par saison, les droits de la D1 ont été achetés par le groupe Canal+, avec au passage une belle revalorisation. On parle de 1,2 million d’euros environ par saison.
Le dispositif est novateur et très complet. Le dimanche, une affiche est diffusée sur Canal+ sport à 15 heures [PSG-Paris FC le 9 septembre]. Le samedi, un match directeur, agrémenté d’un multiplex des buts des quatre autres rencontres, se déroule sur Canal+ sport à partir de 14 h 30. Les quatre matchs sont aussi retransmis en intégralité sur les canaux de Foot + (diffusion à la carte). En prime, la D1 fera des apparitions dans toutes les émissions consacrées au football, du « Canal football club », à J + 1, ou même à la mi-temps des affiches de Ligue 1, diffusées à 17 heures.
« La certitude d’un potentiel »
Jeune retraitée, l’ancienne internationale Jessica Houara-d’Hommeaux sera l’une des consultantes en compagnie notamment de son ex-coéquipière Laure Boulleau. Elle alternera entre des interventions en plateau au sein des émissions et le commentaire en direct des rencontres. « Cette diffusion est une forme de reconnaissance pour toutes les joueuses qui travaillent quotidiennement et qui sont reconnues par ce biais-là », confie l’ex-joueuse de l’Olympique lyonnais.
Lors de la première journée, dimanche 26 août, Lille-Lyon a réuni une audience de 106 000 spectateurs. « Ce sont des chiffres tout à fait corrects. Au début, l’audience n’est pas l’enjeu et nous n’aurons pas les yeux rivés dessus. Ce mode de diffusion est nouveau, il faut qu’on le fasse savoir. Nous avons cinq ans devant nous et nous avons conscience que l’on est sur quelque chose qui se construit », défend Laurent Jaoui, rédacteur en chef de Canal+, chargé de l’éditorial du projet.
En 2017, le groupe avait déjà racheté les droits de la Coupe du monde féminine 2019 à TF1. Depuis quelques années, ses chaînes diffusaient également des matchs de la Ligue des champions féminine et des Bleues.
« Il y a une volonté de médiatiser un championnat qui, jusqu’alors, n’avait pas la place qu’il méritait. Nous avons la certitude d’un potentiel du football féminin qui est moins formaté, où il y a moins de pression et d’argent. On revient un peu au côté originel du foot, explique Laurent Jaoui, On était un peu plus faible sur Canal+ sport. On a perdu la Premier League, on ne va pas refaire l’histoire. La D1 se prête bien à nos débuts d’après-midi. C’est un bon produit d’appel, novateur et porteur d’espoir. »
Adapter les stades
Du côté de la Fédération française de football (FFF), organisatrice de la Division 1 féminine, la vice-présidente, Brigitte Henriques, se félicite de cet accord. Et elle tient à mettre en avant la personnalité du patron des sports de Canal+ : « Thierry Cheleman a été à l’origine de la diffusion des Bleues lors du Mondial 2011 sur C8. C’était le début de la belle histoire avec les records de la TNT explosés à l’époque alors que personne ne voulait du foot féminin. Cette fois-ci encore, il a compris ce que pouvait valoir la D1 avec la perspective, en plus, du Mondial en France. »
Chargée du développement du football féminin depuis de nombreuses années, l’ancienne internationale se réjouit du chemin accompli. « En 2011, au retour du Mondial avec le président Noël Le Graët, quand il avait proposé le premier appel d’offres pour la D1, j’avais dit “oh là là, ça va vite”. Je n’étais pas sûre que l’on soit prêt. En fait, il avait eu raison, se souvient-elle. Pour ce deuxième appel d’offres, il y a eu une vraie bataille entre plusieurs diffuseurs, ce qui n’avait pas été le cas la dernière fois. C’est un gros tournant d’être le premier pays d’Europe à avoir tous les matchs diffusés. »
Derrière le mastodonte lyonnais, triple champion d’Europe en titre, qui dispute parfois des matchs au Parc OL (capacité de 60 000 places), et à un degré moindre après les sections féminines du PSG et de Montpellier, les autres équipes françaises vont connaître une médiatisation toute nouvelle. Depuis un an, la FFF, les clubs et Canal+ se réunissent pour adapter les stades aux exigences minimales d’une diffusion télévisuelle.

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                Soyaux, une certaine idée du football féminin



Attirer de nouveaux partenaires
A Soyaux, club cent pour cent féminin de Charente, ou par exemple à Rodez (Aveyron), dont l’équipe fanion masculine n’évolue qu’au troisième échelon national, on a accueilli avec enthousiasme le diffuseur. Des nacelles et des structures permanentes pour les caméras ont été par exemple installées
Alors que le budget de la majorité des clubs oscille entre 500 000 euros et 1 million d’euros, on a l’espoir d’un réel développement grâce à la perspective d’attirer de nouveaux partenaires. « C’est comme ça que cela a débuté pour l’équipe de France féminine. L’idée est de faire la même chose pour les clubs. L’argent ne tombe pas du ciel. Il n’y a que cette visibilité-là qui peut augmenter leurs moyens et générer une vraie économie », défend Brigitte Henriques.
Une autre bonne nouvelle peut inciter à l’optimisme : le succès de la Coupe du monde des moins de 20 ans en Bretagne au mois d’août. « En moyenne, nous avons eu 350 000 téléspectateurs pour les matchs des Bleues et un pic à 1 million lors de la demi-finale. Ce sont de bons indicateurs pour le foot féminin en France », ajoute la vice-présidente du comité d’organisation du Mondial 2019.
Il ne manque plus qu’un premier titre international des Bleues au mois de juillet 2019 pour que l’avenir du football au féminin en France s’annonce des plus radieux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Il est l’une des attractions de la saison en Ligue 1. Star au Brésil à ses débuts à Santos avec Neymar, Ganso espère retrouver le plaisir de jouer à 28 ans.
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Ami de Neymar et ex-prodige du football brésilien, Ganso veut rebondir à Amiens

Il est l’une des attractions de la saison en Ligue 1. Star au Brésil à ses débuts à Santos avec Neymar, Ganso espère retrouver le plaisir de jouer à 28 ans.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 05h54
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 16h37
    |

                            Alexandre Pedro (Envoyé spécial à Amiens)








                        



   


Ganso ne connaît sans doute pas Goyo Carrizo. Et c’est bien normal. L’homme n’a jamais disputé une Coupe du monde, encore moins gagné sa vie grâce au football. La légende dit pourtant qu’il était presque aussi doué que son voisin de quartier à Villa Florito – bidonville des environs de Buenos Aires –, un certain Diego Armando Maradona. Il n’existe pas d’enregistrement pour prouver le talent prêté à Carrizo. Il faut croire sur parole le principal intéressé et ceux qui prétendent l’avoir vu à l’œuvre sur les potreros (les terrains vagues) de Villa Florito.
Dans le cas de Paulo Henrique Chagas de Lima, dit Ganso, les témoins sont plus nombreux et les preuves stockées sur un fameux site de partage de vidéos. Joueur du Sporting Club d’Amiens depuis le 31 août, le Brésilien est le Goyo Carrizo de Neymar. Mais au départ, les rôles étaient bien différents lorsque les deux gamins enchantent Santos à la fin des années 2000 et réveillent le club mythique de Pelé alors figé dans son glorieux passé. « Si vous aviez demandé en 2010 qui était le meilleur des deux, on vous aurait répondu Ganso », assure même Joao Henrique, correspondant à Paris pour le site brésilien UOL. Mais voilà, l’un a réussi sa mise en orbite, quand l’autre vit encore des promesses d’avant-hier : celles d’un numéro 10 élégant et d’un pied gauche touché par la grâce.

Le talent a cet avantage qu’on a toujours envie de lui faire crédit et à des conditions arrangeantes. Sur le papier, Amiens a recruté un ancien international brésilien (8 sélections entre 2010 et 2012) déjà sur le déclin comme laisserait présager ses deux saisons au FC Séville où il a surtout connu le banc de touche ou les tribunes. A 28 ans, Ganso a envie d’exercer de nouveau sa profession après une dernière saison à sept titularisations seulement. « Ce qui a guidé mon choix en premier, c’était de pouvoir jouer », a expliqué le nouveau venu ce vendredi lors de sa présentation au stade de la Licorne.
Pour l’occasion la moyenne des cinq journalistes pour les points de presse habituels a été multipliée par dix. Trois confrères brésiliens ont même fait le déplacement depuis Paris, où ils suivent depuis un an le moindre battement de cils de Neymar. « Au Brésil, les gens n’ont pas oublié Ganso. Il reste un nom connu, même si sa carrière est une déception », explique Joao Henrique. En se rapprochant à moins de 150 kilomètres de son ancien coéquipier mais toujours ami, Ganso devine bien qu’il s’expose de nouveau à la comparaison, à cette curiosité bien humaine lorsqu’il s’agit de contempler et commenter deux trajectoires opposées.
« Ganso est un crack »
Sans surprise, une question sur deux évoque le nom de la star du Paris-Saint-Germain. Avec le sourire, Ganso répond sans trop donner dans les détails. « J’ai eu l’occasion de parler avec Neymar après ma signature à Amiens. Il m’a souhaité bonne chance, dit-il. J’espère qu’on se verra prochainement avec nos familles sur Paris. » Le Parisien a toujours eu l’éloge facile à propos de son ancien partenaire, classique dans son apparence (cheveux courts et absence de tatouage sur l’épiderme) quand lui fait de l’excentricité son ordinaire. « Ganso est un crack », répète souvent Neymar en interview ou sur les réseaux sociaux.
Au Brésil, cette phrase se conjuguerait plutôt à l’imparfait. Le gaucher a déçu. La faute à un physique fragile et un jeu qui ne colle pas vraiment à l’époque. Si Ganso peut regarder un Neymar droit dans les yeux au niveau technique, il lui manque ce facteur X qui fait toute la différence dans le football moderne : la vitesse. « Malgré tout son talent, Ganso n’est pas taillé pour le football européen, affirme Cosme Rimoli, chroniqueur influent au Brésil pour le site R7. A Séville, il a été considéré comme une des pires recrues de l’ancien entraîneur Jorge Sampaoli qui a essayé d’en faire un meneur de jeu reculé à la Pirlo. Mais sans réussite. » 

VAMOOOOOS !!!
La star brésilienne, Paulo Henrique Ganso, est un joueur de l’@AmiensSC.

— AmiensSC (@Amiens SC)


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Mais peu importe, Amiens s’est fait une spécialité – comme Guy Roux à Auxerre en son temps – de relancer des espoirs déçus. « Amiens est devenu, dans son ADN, un accompagnant pour des joueurs qui sont en difficulté à trouver du temps de jeu, assume son président Bernard Joannin au micro de RMC. On l’a fait avec Kakuta, on essaie de le faire avec pas mal de joueurs. »
Quand on dispose de l’un des budgets les plus réduits de Ligue 1, il faut avoir des idées, de l’audace et un peu de chance. Dans le dossier Ganso, il a fallu un peu des trois pour obtenir le prêt (avec une option d’achat de sept millions d’euros). Dès le mois de mai, la cellule de recrutement dirigée par l’ancien agent John Williams, vient aux renseignements auprès du FC Séville. Mais si le club andalou est prêt à laisser filer son joueur (acheté neuf millions d’euros en 2016), les solutions ne manquent pas, avec des pistes en Chine, au Brésil ou en Grèce. « On l’a contacté très tôt et on a noué une relation de confiance, détaillait John Williams auprès du Courier picard. C’est une question de feeling et il aurait pu partir ailleurs. » 
Priorité du PSG en 2011
Et jusqu’au dernier moment, Amiens va redouter de voir l’ancienne pépite de Santos lui filer entre les doigts. Surtout quand l’AEK Athènes propose à Séville une offre plus généreuse juste avant la fermeture du marché des transferts. Bernard Joannin remercie encore son homologue sévillan, José Castro Carmona : « Les discussions n’ont pas été évidentes au départ, mais une fois qu’il m’a donné son accord, il n’est pas revenu dessus. Je lui en suis reconnaissant. » A tel point qu’une invitation à découvrir Amiens, sa cathédrale et ses canaux est déjà partie vers Andalousie.
Arrivé mercredi avec femme et enfants, Ganso fait connaissance, lui, avec sa nouvelle ville. Il a téléchargé une application sur son téléphone pour apprendre ses premiers mots de français et échange en attendant en espagnol avec son entraîneur, Christophe Pélissier. Conscient de disposer d’un joueur différent, le technicien entend prendre son temps avec lui. « J’aime jouer avec un meneur de jeu et c’est le poste de Ganso, mais pour autant toute l’équipe ne tournera pas autour de lui, prévient celui qui a mené Amiens du National à la Ligue 1 en deux ans. Il ne faut pas attendre trop de lui trop vite. Il doit d’abord retrouver la confiance et le plaisir de jouer. »
Ganso ne dit pas autre chose. « J’étais triste à Séville. Ce qui a guidé mon choix en premier, c’était de pouvoir jouer, de savoir que je pourrais évoluer dans un championnat fort, dans la sérénité. » Un championnat qu’il avait bien failli intégrer en 2011. Cet été-là, le PSG tout juste passé sous pavillon – et financement – qatarien le courtise avec insistance. Et quand on évoque le sujet avec lui, le néo-Picard lâche cette phrase qui résume, finalement, bien sa carrière : « les choses se sont passées comme elles se sont passées. » Aujourd’hui, elles le mènent dans un club dont le Brésil ignorait l’existence il y a encore un an. C’était avant que Neymar ne soit présenté au public du Parc des Princes avant un match face à Amiens.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Le Serbe a éliminé facilement le Japonais 6-3, 6-4, 6-2 et visera dimanche un 14e titre en Grand Chelem, son troisième à New York.
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US Open : Djokovic bat Nishikori et rejoint Del Potro en finale

Le Serbe a éliminé facilement le Japonais 6-3, 6-4, 6-2 et visera dimanche un 14e titre en Grand Chelem, son troisième à New York.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 03h52
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 14h18
   





                        



   


L’ex-numéro un mondial Novak Djokovic a rejoint le numéro trois Juan Martin Del Potro en finale de l’US Open, en écartant le Japonais Kei Nishikori (19e) en trois sets (6-3, 6-4, 6-2), vendredi 7 septembre à New York.

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Le Serbe de 31 ans, sacré il y a moins de deux mois à Wimbledon, tentera de remporter son quatorzième trophée en Grand Chelem dimanche, son troisième à Flushing Meadows, après 2011 et 2015. Dans la première demi-finale, Juan Martin Del Potro avait bénéficié de l’abandon du numéro un mondial et vainqueur sortant, Rafael Nadal, blessé au genou droit, alors qu’il menait deux manches à zéro (7-6, 6-2).

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ L’Argentin s’est qualifié pour la deuxième finale de sa carrière à New York en bénéficiant de l’abandon du numéro un mondial, alors que celui-ci était mené deux sets à zéro.
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US Open : Del Potro en finale après l’abandon de Nadal, touché à un genou

L’Argentin s’est qualifié pour la deuxième finale de sa carrière à New York en bénéficiant de l’abandon du numéro un mondial, alors que celui-ci était mené deux sets à zéro.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 01h02
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 14h17
   





                        



   


Le numéro trois mondial Juan Martin Del Potro s’est qualifié pour la finale de l’US Open en bénéficiant de l’abandon du numéro un mondial Rafael Nadal, blessé au genou droit, alors que l’Argentin menait deux sets à zéro (7-6, 6-2), vendredi 7 septembre à New York.
L’Espagnol, 32 ans, a été strappé à deux reprises, une fois dans le premier set, une autre dans le second, avant de renoncer après deux heures de match. Dès le milieu du premier set, le tenant du titre a montré des signes de gêne dans ses déplacements : imprécis en coup droit et à la volée, il jouait anormalement court et abusait du slice en revers. Après la perte du premier set au tie-break, dans un geste de rage rare chez lui, il en fracassait une bouteille sur sa rotule droite, la même qui le malmène régulièrement depuis le début de sa carrière.

😮 https://t.co/WSTphR5RCd— ryvlin (@Ilya Ryvlin)


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A 1-3 dans le deuxième set, une nouvelle fois pris de vitesse par Del Potro, les deux mains sur les hanches, il lançait un regard d’impuissance vers son clan. Les jeux défilaient en faveur de l’Argentin, son adversaire se montrant incapable de courir après chaque point. Après la perte du deuxième set, Nadal a, finalement, préféré jeter l’éponge. Vainqueur de son onzième Roland-Garros en juin, c’est la deuxième fois de la saison qu’il est contraint à l’abandon en Grand Chelem, après celui en janvier à Melbourne au stade des quarts de finale.
Forfait pour la Coupe Davis ?
L’Espagnol restait sur trois longs combats aux tours précédents, en particulier le dernier, en cinq sets et près de cinq heures face à l’Autrichien Dominic Thiem. Il avait montré des signes de faiblesse au niveau de son articulation dès son troisième tour face au jeune Russe Karen Khachanov.
« J’ai eu des problèmes avec mon genou dans le tournoi. J’ai ressenti une douleur lors de mon troisième match, ensuite j’avais l’impression que ça allait un petit peu mieux. [Face à Del Potro], à 2-2 dans le premier set, j’ai immédiatement dit à mon box que j’avais ressenti quelque chose, a-t-il précisé en conférence de presse juste après la fin du match. Après, j’ai essayé de voir si ça pouvait s’améliorer au fil du match, mais non. A la fin, ce n’était même plus un match de tennis, il n’y avait plus qu’un joueur sur le court. »

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L’Espagnol n’a pas précisé combien de temps il pensait que cette blessure nécessiterait, mais « ce qui est sûr, c’est que ce ne sera pas une absence de six mois » :
« Je ne peux pas comparer avec les autres fois, car c’est toujours à peu près la même douleur. Cette fois, c’était un peu plus agressif, car c’est apparu soudainement et non progressivement. Le seul point positif, c’est que je sais comment la gérer, car mon équipe et moi, on y est habitués. C’est un genre de tendinite. » 
S’il a refusé de l’officialiser, le numéro un mondial devrait être forfait pour la demi-finale de Coupe Davis, face à la France, les 14, 15 et 16 septembre à Lille.
Juan Martin del Potro, de retour en finale à Flushing Meadows, neuf ans après son unique sacre en Grand Chelem, y affrontera le Serbe Novak Djokovic, qui a éliminé le Japonais Kei Nishikori (6-3, 6-4, 6-2).

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Proche du dépôt de bilan, le club parisien pourrait finalement se sauver grâce à l’appui inespéré de la Ville de Paris et de partenaires privés. Une issue définitive interviendra d’ici à mercredi soir.
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Au bord du gouffre, le Paris volley reprend espoir

Proche du dépôt de bilan, le club parisien pourrait finalement se sauver grâce à l’appui inespéré de la Ville de Paris et de partenaires privés. Une issue définitive interviendra d’ici à mercredi soir.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 22h41
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 22h47
    |

            Anthony Hernandez








                        


On espérait un miracle, il est peut-être sur le point de se produire. Dans une situation financière désespérée, à deux doigts du dépôt de bilan, le Paris volley pourrait bien réussir à se tirer d’affaire. Rétrogradée en Ligue B cette saison, le club le plus titré du volley tricolore avait besoin de 300 000 euros afin d’échapper à une triste disparition.
Un temps réticente à jouer les pompiers de service, la Ville de Paris, partenaire principal du club depuis plus de vingt ans, a finalement décidé d’intervenir. « La mairie de Paris va donner la moitié de la somme manquante par l’intermédiaire du PUC (Paris université club qui détient les droits sportifs du Paris volley) », révèle le président du Paris volley, Michel Rougeyron, joint par Le Monde.

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Réponse mercredi
Cette aide, bien que cruciale, n’est pas suffisante et c’est vers des partenaires privés que se tourne désormais le Paris volley. « Des investisseurs, qui ne veulent pas nous voir disparaître, nous ont contactés. On aura une réponse mercredi soir mais les choses se présentent pas mal. On a obtenu un délai auprès de la Ligue nationale de volley », ajoute Michel Rougeyron.
En attendant l’issue définitive, le président a confirmé, vendredi soir par mail, la participation de son club au championnat de Ligue B. Une formalité administrative que l’on espère de bon augure.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ L’Allemande de 27 ans, détentrice de onze titres mondiaux, était entrée en collision à pleine vitesse avec un autre cycliste.
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Kristina Vogel, double championne olympique de cyclisme, restera paraplégique

L’Allemande de 27 ans, détentrice de onze titres mondiaux, était entrée en collision à pleine vitesse avec un autre cycliste.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 17h28
   





                        



   


« Ça craint, il n’y a pas d’autre façon de le dire ». C’est par ces mots presque légers que la pistarde allemande Kristina Vogel, championne olympique en 2012 et 2016, a annoncé vendredi 7 septembre qu’elle restera paraplégique après un grave accident survenu en juin lors d’un entraînement.
L’Allemande de 27 ans, détentrice de onze titres mondiaux, était entrée en collision à pleine vitesse avec un autre cycliste, néerlandais, qui s’entraînait sur une piste bétonnée du vélodrome de Cottbus. Elle avait été opérée en urgence à Berlin.
« Je suis libre pour la première fois »
Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Der Spiegel, l’athlète se montre philosophe sur sa nouvelle réalité.
« En fait, je me compare à un bébé qui doit apprendre à se tourner et à s’asseoir. (..) Et c’est bien que je puisse prendre mon temps. Pour la première fois de ma vie, je n’ai rien à faire. Je veux profiter de cette situation. En gros, je suis libre pour la première fois. (...)Je pense toujours que plus vite on accepte une nouvelle situation, mieux on peut y faire face ».
Va-t-elle se tourner vers le sport paralympique, l’interroge le quotidien allemand ? « Je ne sais pas si j’ai envie de revenir un jour au sport de compétition et, le cas échéant, dans quelle discipline », répond Vogel, détentrice de plusieurs titres mondiaux en individuel et en équipe.
Déjà championne olympique de vitesse par équipes en 2012, elle a remporté le titre en individuel à Rio en 2016. Elle a également été titrée en équipe aux Mondiaux de 2012, 2013, 2014 et 2018, en individuel en 2014, 2015, 2017 et 2018, et au championnat du monde de keirin en 2014, 2016 et 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ L’ancien entraîneur de Bastia a menacé en août un journaliste de France Bleu Mayenne après un match de championnat.
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Football : l’entraîneur de Laval François Ciccolini suspendu cinq mois, dont trois ferme, pour « comportement menaçant »

L’ancien entraîneur de Bastia a menacé en août un journaliste de France Bleu Mayenne après un match de championnat.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 14h29
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 15h17
   





                        



   


L’entraîneur de Laval (National 1), François Ciccolini, qui a menacé en août un journaliste de France Bleu Mayenne après un match de championnat, a été suspendu cinq mois, dont trois ferme, par la commission de discipline de la Fédération française de football (FFF), a annoncé cette dernière vendredi 7 septembre. La FFF lui reproche un « comportement intimidant et menaçant envers un journaliste », selon son communiqué.
Ouest-France, qui avait révélé la sanction avant la confirmation de la « 3F », précise que le technicien pourra reprendre ses fonctions le 15 novembre. La commission de discipline de la FFF avait suspendu dès le 16 août l’entraîneur à titre conservatoire, dans l’attente de la sanction définitive communiquée ce vendredi.
Le journaliste a retiré sa plainte
Après une défaite à Boulogne-sur-Mer le 10 août, un journaliste de France Bleu Mayenne avait posé une question au coach de Laval sur ses choix tactiques. L’entraîneur, en poste depuis cet été, s’était emporté, en venant à menacer le journaliste de violences physiques. « Peut-être que je vais te frapper la tête par terre (…). J’ai ce qu’il faut, je vais te frapper d’un coup de crosse à la tête », avait-il notamment proféré, selon un enregistrement diffusé par la radio.
Le club, dans un premier communiqué, avait tenté de faire porter en partie la responsabilité de l’incident au journaliste, évoquant une question posée hors du « cadre protocolaire » prévu par la Fédération française de football et qui aurait « été ressentie comme une agression directe et une défiance au professionnalisme de l’ensemble du staff ».
M. Ciccolini avait ensuite présenté ses excuses au journaliste visé, assurant que « ses paroles [avaient] dépassé sa pensée », selon un communiqué de son club. Le journaliste, après ces excuses, avait retiré sa plainte, selon Ouest-France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ En raison de grandes difficultés financières, le club parisien, monument du sport français, est sur le point de disparaître.
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Les dernières heures du Paris volley, au bord du dépôt de bilan

En raison de grandes difficultés financières, le club parisien, monument du sport français, est sur le point de disparaître.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 14h06
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 14h54
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


C’est un monument en péril du sport français. En situation de cessation de paiement, le Paris volley est sur le point de disparaître. En vingt ans, depuis la fusion entre le PUC (Paris université club) et le PSG, le club parisien a remporté la bagatelle de vingt titres, dont neuf championnats de France et quatre coupes d’Europe – notamment la plus prestigieuse, la Ligue des champions, en 2001. Sous peine de dépôt de bilan, le Paris volley doit trouver 300 000 euros d’ici à la fin de semaine. Autant dire que seul un miracle pourrait inverser une situation dramatique.
Les difficultés actuelles proviennent de « deux charges exceptionnelles » qui ont frappé le club, selon Michel Rougeyron, son président. La première remonte à juin 2017 et consiste en un rappel fiscal (depuis 2009) sur la location de la salle Charpy où le club s’entraîne. La deuxième est un redressement de l’Urssaf sur les quinze dernières années.
Première conséquence, en forme d’énorme coup dur, la DNCAG (direction nationale d’aide et de contrôle de gestion) avait déjà rétrogradé au printemps le club parisien de Ligue A en Ligue B.
Président de la Ligue nationale de volley, Alain Griguer confie son impuissance : « C’est une mauvaise nouvelle pour le volley français, qui a besoin d’un grand club à Paris. La DNCAG a soulevé des problèmes lors d’un contrôle. Cela fait un an que le club essaie de redresser la barre, mais il n’y est pas parvenu. »
La mairie de Paris se déclare impuissante
L’un des derniers espoirs du Paris volley s’est envolé lorsque la mairie de Paris, principal partenaire du club, a annoncé qu’elle ne pouvait pas se permettre de jouer les pompiers de service.
« Depuis vingt ans, le club bénéficie du soutien inconditionnel de la ville, qui lui a versé près de vingt millions d’euros, soit près de 80 % de son budget. Simplement, aujourd’hui, la situation budgétaire et comptable est extrêmement délicate, a expliqué, dans un entretien à L’Équipe, l’adjoint aux sports de la ville, Jean-François Martins. La mairie ne peut pas apporter son concours pour éponger les dettes. Politiquement, juridiquement et financièrement, il nous est impossible de verser 300 000 euros d’ici la fin de semaine. »
Une position qu’est bien forcé d’entériner Michel Rougeyron, mais qu’il a du mal à comprendre. « Quand Tours a eu des difficultés, ça s’est plus facilement arrangé avec leurs collectivités locales. L’adjoint dit, et il a raison, que la ville nous a aidés depuis vingt ans, toujours est-il que là, elle ne l’a pas fait, confie-t-il désabusé et las. On a passé des heures de tractations avec tout le monde. Il semble que l’on soit arrivé au bout du bout. Michel Samper, président du PUC omnisports, qui ne peut se résoudre à laisser tomber le volley, a écrit à Anne Hidalgo [la maire de Paris] mais on a peu d’espoir là-dessus. » 
Reste encore la possibilité infime, aggravée par un laps de temps très court, de trouver des partenaires privés à la dernière seconde.
L’économie du volley français est très largement dépendante des collectivités publiques. Malgré la santé florissante de l’équipe de France (championne d’Europe en 2015, vainqueure en 2015 et 2017 de la Ligue mondiale, désormais rebaptisée Ligue des nations), les clubs ont du mal à obtenir leur indépendance.
« C’est difficile pour beaucoup de clubs sportifs mais, c’est certain, le volley a peut-être un peu plus de mal que d’autres. On a du mal à fidéliser le public et les partenaires », livre Alain Griguer.
Un constat que partage Franck Lafitte, international aux plus de cent sélections, qui devait entamer sa troisième saison dans la capitale : « On a la meilleure équipe de France de tous les temps, mais les instances dirigeantes de notre sport n’ont pas réussi à surfer sur la vague des titres et à tirer parti de cette belle vitrine. »

   


« Tous complètement sous le choc »
La situation a été très dure à encaisser pour Lafitte et ses coéquipiers, qui avaient tous accepté le challenge de remonter immédiatement parmi l’élite au terme de cette saison en deuxième division. « On savait que le club était en difficulté mais on ne pensait que ça allait aller jusque-là. On est tous complètement sous le choc depuis que le président est venu mardi nous annoncer la nouvelle. À l’origine, je suis venu ici pour gagner des titres », lâche le central de 2,03 m.
A l’image des autres joueurs sous contrat, son avenir est plus qu’incertain si cette issue se confirme. Franck Lafitte vient d’intégrer l’école de kinésithérapie à Saint-Maurice (Val-de-Marne), un cursus de quatre ans. Il bénéficie d’un logement de fonction, élément prépondérant pour sa reconversion : « Le cadre que j’avais posé pour ma fin de carrière tombe à l’eau, dit-il. Le club coule et on n’a plus de boulot, c’est vraiment dur à avaler. »
En cas de confirmation du dépôt de bilan, le PUC, qui détient les droits sportifs, récupérerait les équipes amateurs de l’entité Paris volley. Et c’est l’équipe réserve, actuellement en élite fédérale, équivalent du troisième échelon national, qui deviendrait l’équipe fanion.
A moyen terme, il y aurait la possibilité de remonter une autre association afin de retrouver le haut niveau. « C’est ce qu’a fait Poitiers en son temps. En tout cas, ça sera sans moi. Je me suis battu de longues années, je suis usé », a confié Michel Rougeyron.
Assister peut-être le même mois à la disparition de son club le plus titré et au premier titre de champion du monde de l’équipe de France — les Bleus figurent parmi les favoris de la compétition qui débute la semaine prochaine — le volley français ne serait pas à un paradoxe près !



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Une lettre de cadrage envoyée le 26 juillet prévoit la suppression de 1 600 postes d’ici à 2022.
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Vives réactions aux suppressions d’emplois envisagées par Matignon au ministère des sports

Une lettre de cadrage envoyée le 26 juillet prévoit la suppression de 1 600 postes d’ici à 2022.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 10h22
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 13h12
   





                        


Une lettre de cadrage envoyée par Matignon au ministère des sports, consultée par l’Agence France-Presse (AFP), prévoit la suppression de 1 600 postes de fonctionnaire d’ici à 2022.
« Dans le cadre du processus “Action publique 2022”, vous serez appelés à appliquer un schéma d’emplois de moins 1 600 ETP (équivalent temps plein) au cours de la période 2018-2022. »
La missive, envoyée le 26 juillet, alors que Laura Flessel était encore ministre des sports, rappelle la promesse présidentielle de supprimer 50 000 postes de fonctionnaire. Matignon compte « sur une transformation du mode de gestion des conseillers techniques sportifs (CTS) et sur la réduction de leur nombre, ainsi que sur une rationalisation des services déconcentrés » pour parvenir à cet objectif.
Le courrier fixe en outre à environ 450 millions d’euros le budget du ministère pour la loi de finances 2019, en baisse de 30 millions.

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La moitié des effectifs concernée
Rémunérés par l’Etat, les conseillers techniques sportifs, au nombre de 1 600, travaillent auprès des fédérations sportives. Il s’agit, par exemple, des directeurs techniques nationaux (DTN), des entraîneurs nationaux et d’autres conseillers. Leur rôle est d’aider les fédérations pour le haut niveau et le développement des pratiques sportives sur le territoire, selon la politique fixée par l’Etat.
Les agents du ministère travaillent aussi dans les directions régionales ou départementales de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale. Selon plusieurs sources interrogées par l’AFP, le total des agents du ministère se situe entre 3 000 et 3 500.
« S’il fallait quelque chose de plus pour mettre l’incendie », a déploré le président du Comité olympique français (CNOSF), Denis Masseglia, appelant à ce qu’il y ait « très vite un démenti sur le sujet ». Un an après l’attribution des JO à Paris, le président du CNOSF répète volontiers que cette victoire ne s’est traduite par aucun moyen supplémentaire sur le terrain.
« Il n’y a que très peu de sports, comme le footbal ou le rugby, où les entraîneurs nationaux ne sont pas des cadres d’Etats », a réagi Tony Martin, le secrétaire général du Syndicat national des activités physiques et sportives (Snaps).
« C’est un effort démesuré, extravagant et injustifié. La part de ce qui est demandé aux sports ne représente pas du tout sa part réelle. On organise la disparition du ministère des sports », a dénoncé le député Nouvelle Gauche Régis Juanico, coprésident à l’Assemblée du groupe de travail sur les Jeux olympiques de Paris en 2024.
« C’est un signal clair que l’Etat se désengage clairement du sport en tant que politique publique nationale », a-t-il aussi dénoncé, faisant valoir que le chiffre de 1 600 représentait la moitié des effectifs. Il a aussi souligné « l’importance » des conseillers techniques sportifs dans le système actuel : « Beaucoup de fédérations n’ont pas les moyens de les prendre en charge. »
Dans un communiqué, l’Association des directeurs techniques nationaux s’élève contre une « lettre de cadrage imposant de manière méprisante » de réduire les effectifs. Dénonçant une « volonté de destruction humaine massive, stupéfiante et atterrante », Philippe Bana, DTN du handball français et président de l’association, s’insurge contre une mesure « intimant [à la France du sport] de tuer son encadrement ». Et déplore le mauvais signe envoyé en direction des acteurs, alors que le pays prépare les Jeux olympiques de Paris 2014.
Précisions dans les prochaines semaines
Interrogé par l’AFP, Matignon a répondu que « le modèle », qui « ne répond plus aux enjeux actuels », est en « transformation » pour « laisser un espace » aux collectivités et au mouvement sportif, à qui l’Etat « souhaite donner davantage la main ».
Une partie du mouvement sportif réclame en effet plus d’autonomie. Une nouvelle agence nationale du sport devrait être créée en 2019 pour piloter le haut niveau et le sport pour tous, avec une gouvernance partagée entre Etat, mouvement sportif et collectivités territoriales.
Dans ce contexte, « un repositionnement des personnels est une évidence », ajoute Matignon : « Il ne s’agit pas de remettre en cause l’action des CTS mais de les intégrer davantage à la vie des fédérations. »
Les « orientations », la « méthode » et le « calendrier » seront précisés « dans les prochaines semaines » par le premier ministre et par la nouvelle ministre des sports, Roxana Maracineanu, a conclu Matignon.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Revenu au plus haut niveau après plusieurs blessures, l’Argentin dispute dimanche la deuxième finale de sa carrière à New York, après sa victoire face à Nadal.
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US Open : Del Potro, le colosse aux poignets de cristal

Revenu au plus haut niveau après plusieurs blessures, l’Argentin dispute dimanche la deuxième finale de sa carrière à New York, après sa victoire face à Nadal.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 09h38
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 16h44
    |

            Elisabeth Pineau (New York, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Ce 14 septembre 2009, un grand gamin de 20 ans met fin à cinq ans de règne new-yorkais du Suisse Roger Federer. « Je ne sais pas ce que je fabrique ici. Mais c’est le plus beau jour de ma vie », s’étonne, d’une voix monocorde, le vainqueur de l’US Open, regard bleu-vert et cheveux châtains. Il est argentin, porte un nom à rallonge, et, malgré un physique encombrant (1,98 m, 97 kg), les jambes sont agiles. Le coup droit fait des dégâts, le revers peut-être encore plus. Et depuis sa ligne de fond, il prend la balle tôt.
Ce jour-là, en brisant l’hégémonie des Roger Federer, Rafael Nadal, Novak Djokovic et Andy Murray, Juan Martin Del Potro apparaît à beaucoup d’observateurs, convaincus que ce sacre ne sera pas sans lendemain, comme prétendant à un « Big Five ». Mais celui que l’on ne surnomme pas encore « la Tour de Tandil » (sa ville de naissance, dans le sud-est de la province de Buenos Aires) n’est alors qu’un grand méchant mou. « Froid comme un concombre », aurait dit John McEnroe.
Près de dix ans ont passé. Dimanche 9 septembre, Del Potro doit disputer la deuxième finale de sa carrière à New York face à Djokovic, après avoir bénéficié de l’abandon de Nadal en demi-finale, blessé au genou droit.
Entre-temps, l’histoire et la ­personnalité du grand gaillard ­argentin en ont fait l’un des ­chouchous du public, de New York et d’ailleurs, bluffé par les come-back de ce héros malmené par le destin, aujourd’hui classé au 3e rang mondial.
« C’était trop de souffrance »
Un colosse fait d’argile, aux mains en cristal. Pendant des années, Del Potro a vécu avec le spectre d’une retraite prématurée. Des blessures au poignet sont venues enrayer son ascension : le droit en mai 2010, puis le gauche en 2014, qui subira trois opérations en l’espace de quinze mois. « Là, j’ai dit à mes proches que c’était trop de souffrance, racontait-il dans L’Equipe Magazine, en novembre 2017. Je n’en pouvais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ A 36 ans, l’ex-joueur NBA et capitaine de l’équipe de France a annoncé, jeudi 6 septembre, mettre fin à une riche carrière. Il envisage un tour du monde à la voile.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
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Les adieux de Boris Diaw, pilier du basket français, joueur atypique et altruiste

A 36 ans, l’ex-joueur NBA et capitaine de l’équipe de France a annoncé, jeudi 6 septembre, mettre fin à une riche carrière. Il envisage un tour du monde à la voile.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 08h35
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 14h43
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            Clément Martel








                        



                                


                            

Il s’en est allé comme il a régné. A sa manière, et selon ses termes. C’est affalé sur un canapé juché sur le pont de son bateau, en marcel et short, lunettes noires vissées sur les yeux, que Boris Diaw a annoncé la fin de sa carrière, jeudi 6 septembre. « C’est officiel les gars. » Et « les gars » de le congratuler.
Les gars ? Deux hommes rencontrés vingt ans plus tôt sur les bancs de l’INSEP. Deux amis, Tony Parker et Ronny Turiaf aux côtés desquels le tout frais retraité a « écrit l’histoire du basket français ».
Dans une longue vidéo, les trois « frères » du basket hexagonal dissertent de la vie future du désormais ex-joueur. Si Parker, seul de la bande à faire encore carrière – il vient de signer pour deux ans aux Charlotte Hornets – évoque la « possible petite mort » que connaît un sportif le jour où il remise les baskets, Diaw l’évacue d’un sourire. Un sourire auquel les supporteurs français se sont accoutumés été après été, quand le capitaine du navire France endossait le maillot bleu.
« Je ne vois pas ça comme une retraite, mais comme une nouvelle vie », assure-t-il. Avant de poursuivre, lui qui a décidé de hisser les voiles pour entamer un tour du monde en bateau : « j’ai tellement de passions qui vont me garder occupé, je me dis que c’est le moment. »
Passionné, l’homme de 36 ans l’est. Outre la balle orange, Diaw croque la vie à pleines dents. Entrée-plat-dessert, et du bon vin pour accompagner. Gourmet et œnologue amateur, il tranche – physiquement, diront les mauvaises langues au fil des ans – avec certains de ses collègues aux rythmes d’ascète.
Féru de voile – il a fait construire son catamaran – et de plongée, il s’est aussi tourné vers la photographie : depuis qu’en 2005 on lui a mis un appareil dans les mains, il consacre une semaine par an à un safari-photo. Il s’améliore, au point, après un stage avec l’un de leurs photographes à shooter des...




                        

                        

