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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Auteur de plusieurs arrêts décisifs contre l’Allemagne, pour sa première sélection, le gardien des Bleus affronte les Pays-Bas, dimanche, au Stade de France.
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Ligue des nations : le gardien de but Alphonse Areola en pleine lumière

Auteur de plusieurs arrêts décisifs contre l’Allemagne, pour sa première sélection, le gardien des Bleus affronte les Pays-Bas, dimanche, au Stade de France.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 15h56
 • Mis à jour le
09.09.2018 à 16h26
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Alphonse Areola, 25 ans, est-il actuellement le meilleur gardien de but français ? La question revient en boucle depuis que le portier du Paris-Saint-Germain, auteur de plusieurs arrêts spectaculaires pour sa première sélection, a permis aux Bleus de décrocher un nul (0-0) contre l’Allemagne, jeudi 6 septembre, à Munich, en ouverture de la Ligue des nations. Sitôt le match terminé, les journalistes se sont d’ailleurs empressés de sonder les meilleurs spécialistes du poste pour analyser la performance de l’actuel numéro 3 dans la hiérarchie tricolore, sacré champion du monde en Russie et animé par un « sentiment d’invincibilité » en Bavière.

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Interrogé par Le Figaro, l’entraîneur français des gardiens de Chelsea, Christophe Lollichon, s’est montré dithyrambique. « Pour moi, c’est le meilleur gardien français actuel, a-t-il estimé, sans prendre de gants. Il a tous les critères pour être le numéro un de l’équipe de France. La taille, le jeu au pied, l’envergure, la détente, le jeu de jambes, c’est le portier le plus adapté au jeu des Bleus. »
Si la prestation d’Areola a séduit les observateurs, les cartes sont-elles pour autant rebattues dans la cage des Bleus ? Pour le dire autrement, le Parisien peut-il passer devant le numéro 2 Steve Mandanda, 33 ans et actuellement blessé, et s’imposer comme la doublure du gardien et capitaine Hugo Lloris, 31 ans et lui aussi forfait pour ces matchs internationaux de septembre ?

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Questionné par LCI, Bernard Lama est plus prudent. « Premièrement, Mandanda n’est pas sélectionnable en ce moment. Deuxièmement, Areola vient de vivre sa première sélection, relativise l’ex-portier des Bleus et du PSG. Mandanda, il est là depuis dix ans. Ce n’est pas un match qui va bouleverser la hiérarchie, ça ne se passe pas comme ça. Il lui faudra faire plus. Mais voilà, depuis jeudi, on sait que notre gars, il est là ! »
La concurrence avec Buffon au PSG
Sur son nuage, Areola sera de nouveau titularisé par le sélectionneur Didier Deschamps, dimanche 9 septembre, contre les Pays-Bas, au Stade de France. Pour ce deuxième match de la Ligue des nations, le natif de la capitale espère rester sous les feux de la rampe. En cette entame de saison, ce n’est d’ailleurs pas sa situation en équipe de France mais plutôt celle avec le PSG qui pose question.
En s’élevant au niveau de son homologue allemand, Manuel Neuer, à Munich, Areola a pris date et surtout envoyé un signal fort à son entraîneur, l’Allemand Thomas Tuchel. Le moment était idéal. Car les dirigeants parisiens ont donné, cet été, l’impression de fragiliser leur jeune portier d’origine philippine, formé au club, en recrutant la légende italienne Gianluigi Buffon, 40 ans.

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Venu en France pour apporter sa culture de la gagne et son expérience européenne à l’écurie de Qatar Sports Investments (QSI), le champion du monde 2006 a d’ailleurs débuté la saison comme numéro 1. Mais sa suspension pour trois matchs en Ligue des champions permet actuellement à Areola, peu désireux de jouers les doublures, d’enchaîner les matchs.
« Je ne pense pas que Gigi [Buffon] puisse aider Areola en équipe de France, a récemment commenté Didier Deschamps, qui ne tarit pas d’éloges sur son numéro 3, sacré champion du monde avec l’équipe de France des moins de 20 ans, en 2013. Il jouera peut-être moins, mais cela n’enlève rien à ses qualités. Le fait de côtoyer Buffon, un gardien avec une grande expérience, quelqu’un de très généreux, ne posera pas de problème sur le plan humain. »
Le parcours sinueux d’un surdoué
Rompu à la concurrence, Areola avait déjà dû ferrailler avec l’Allemand Kevin Trapp lors de l’exercice 2016-2017. Au sortir d’un parcours éclatant avec l’équipe espagnole de Villareal, avec laquelle il avait atteint les demi-finales de Ligue Europa contre Liverpool, le jeune gardien avait décidé de retrouver son club formateur, alors téléguidé par l’entraîneur espagnol Unai Emery. Ce dernier l’avait définitivement installé au poste de numéro 1, la saison passée, lui donnant les clés tant en Ligue 1 qu’en Ligue des champions.
Depuis son arrivée au centre de formation du club parisien, en 2006, le parcours du gardien au PSG est sinueux. Longtemps, le jeune homme au profil de surdoué a dû faire les cent pas dans l’antichambre avant de garder la cage de l’effectif professionnel.
« Avec Alain Roche [alors responsable du recrutement du PSG], on croyait beaucoup dans les capacités de ce gosse explosif, réactif et doté de qualités au sol et dans les airs. On voulait le garder dans le patrimoine du PSG car il pouvait être l’un des futurs gardiens de l’équipe de France, nous racontait, en 2016, Charles Villeneuve, éphémère (2008-2009) patron du PSG. On a attendu qu’il ait 16 ans pour lui faire signer un contrat professionnel et il est rapidement devenu le gardien numéro 3 du club. »
Surnommé « Superstar » durant ses années d’apprentissage à l’INF Clairefontaine, Areola a attendu patiemment son heure avec l’équipe réserve du PSG. Le 18 mai 2013, à 20 ans, il dispute son premier match en Ligue 1 en remplaçant Salvatore Sirigu lors d’une victoire (3-1) contre Brest, au Parc des Princes. Ce jour-là, sous les yeux de l’entraîneur parisien Carlo Ancelotti, il évolue aux côtés de la « pop star » anglaise David Beckham, qui dispute le dernier match de sa carrière.
En concertation avec Leonardo, le directeur sportif du PSG, et son successeur, Olivier Létang, Areola est ensuite prêté à Lens pour une saison. Cette parenthèse avec les Sang et Or lui est profitable dans la mesure où il est élu, à 21 ans, meilleur gardien de Ligue 2. Les difficultés financières du club artésien le poussent toutefois à s’engager sous la forme d’un prêt à Bastia. Le jeune homme s’aguerrit en Corse tout en enchaînant les matchs parmi l’élite. En avril 2015, il dispute même la finale de la Coupe de la Ligue contre son club formateur, s’inclinant lourdement (4-0).
« J’espère mériter ce que je dois mériter »
Une fois revenu au PSG, Areola donne un nouveau tour à sa carrière en rejoignant l’écurie du fantasque agent italo-néerlandais Mino Raiola. L’impresario gère également les intérêts de l’ex-star suédoise du club parisien (2012-2016), Zlatan Ibrahimovic, de l’ex-arrière gauche brésilien Maxwell (2012-2017), devenu « coordinateur sportif » du PSG, ainsi que de ses partenaires tricolores Blaise Matuidi et Paul Pogba.
Depuis l’arrivée de Buffon, Mino Raiola et Areola n’ont pas souhaité entamer un bras de fer avec les dirigeants parisiens. Mais le jeune gardien, scruté par de grandes équipes européennes, n’entend pas abdiquer face à l’Italien, monument à son poste. Sous contrat jusqu’en juin 2019, Areola traîne d’autant plus des pieds pour le prolonger que cette saison pourrait s’apparenter à une guerre des nerfs avec son expérimenté concurrent
« Des discussions ont été abordées avec le club, j’espère être performant et mériter ce que je dois mériter, a confié Areola sur TF1, ce dimanche. Jouer à la maison, c’est encore mieux. » Ses prouesses avec les Bleus devraient le conforter dans sa stratégie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Les Suédois votent ce dimanche pour renouveler leurs conseils municipaux, régionaux et le Parlement. Le scrutin pourrait déboucher sur une percée de l’extrême droite.
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Elections en Suède : « C’est l’avenir de notre démocratie libérale qui est en jeu »

Les Suédois votent ce dimanche pour renouveler leurs conseils municipaux, régionaux et le Parlement. Le scrutin pourrait déboucher sur une percée de l’extrême droite.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
09.09.2018 à 18h12
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            Anne-Françoise Hivert (Stockholm, envoyée spéciale)








                        



   


Sur la tombe d’Olof Palme, devant l’église Adophe-Frédéric, en plein cœur de Stockholm, quelqu’un a déposé une rose rouge. Le symbole du parti social-démocrate que l’ancien premier ministre a dirigé pendant dix-sept ans, avant d’être assassiné, le 28 février 1986, à la sortie d’un cinéma, dans la capitale suédoise. Un an plus tôt, les sociaux-démocrates avaient remporté 44,7 % des voix aux élections législatives.
A la veille du scrutin du dimanche 9 septembre, ils étaient crédités de 26 % des intentions de vote. Un score qui, s’il se confirmait, serait le plus faible enregistré par la formation depuis plus d’un siècle. Derrière eux, en embuscade, les Démocrates de Suède (SD), le parti d’extrême droite de Jimmie Akesson, déjà annoncé comme le grand gagnant de ces élections, avec 20 % d’intentions de vote.

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Campagne difficile
A quelques dizaines des mètres de la tombe d’Olof Palme, une écharpe verte sur la poitrine, Rune Forsberg, employé de banque à la retraite et militant centriste, accueille les électeurs devant les portes de la salle paroissiale transformée en bureau de vote. Petites lunettes et mine sévère, il confie son inquiétude : « Je vote depuis des années, mais pour la première fois, j’ai l’impression que c’est l’avenir de notre démocratie libérale qui est en jeu », souffle-t-il.
Le retraité décrit une campagne difficile : « On nous a insultés, craché dessus, accusé d’être des traîtres. » En cause : la ligne intransigeante de la cheffe de file des centristes, Annie Lööf, qui ne perd pas une occasion de dénoncer l’idéologie « xénophobe » du parti de Jimmie Akesson et refuse de siéger au sein d’un gouvernement de centre-droite dépendant du soutien des SD.

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Casquette sur la tête, Michel, 35 ans, vient voter en sortant de son quart de nuit. Il travaille pour une société de sécurité à Stockholm. « C’est très dur cette année, dit-il. On ne sait pas ce qui va se passer après les élections, qui va gouverner avec qui et avec quel gouvernement on va se retrouver. » Il a hésité, puis a fini par voter pour le parti conservateur, dont il se réjouit qu’il « se rapproche de la ligne du SD » sur certaines questions :
« On a vraiment besoin d’un gros changement en Suède, une autre façon de penser. On est à la traîne. Notre système de santé se détériore, les résultats scolaires se cassent la figure, l’intégration ne fonctionne pas… Et pendant ce temps-là, tous les partis refusent de parler avec SD. C’est insensé. »
Négocier avec l’extrême droite
Mats, 66 ans, et Christiane Berglund, 59 ans, sont d’accord. Le couple arrive en trottinette électrique. « Aujourd’hui, nous décidons dans quelle direction nous voulons mener la Suède », lance Christiane. La cheffe d’entreprise a l’habitude de voter conservateur, mais s’est laissée séduire par Ebba Busch Thor, la jeune patronne des chrétiens-démocrates, qui promet une reprise en main de la société suédoise : « On a besoin de quelqu’un qui dise les choses et n’ait pas peur de serrer la vis ». Quitte à négocier avec SD :
« Ils représenteront peut-être 20 % de la population ce soir. On ne peut plus continuer à les ignorer. Cela ne serait pas digne de notre démocratie. »
A quelques centaines de mètres, sur la place Hötorget, des Stockholmois vaquent entre les étales du marché aux puces. Derrière ses bibelots en porcelaine, Nils Lagman, 56 ans, fait l’éloge du parti d’extrême droite :
« SD est le seul qui dise tout haut ce que les Suédois pensent depuis 20 ans. On n’en peut plus de payer pour les immigrés à qui on sert tout sur un plateau. Ma mère a 85 ans et elle a à peine de quoi vivre. Pendant ce temps-là, on donne aux réfugiés des logements, ils peuvent aller se faire soigner gratuitement. Cela ne peut plus continuer comme ça ! »
Une cliente se mêle à la conversation. « Il n’y a pas que les Suédois qui pensent ainsi. Nous, les immigrés, on est d’accord ! » Originaire de l’ex-Yougoslavie, Bosana Nikolic est arrivée en Suède en tant que réfugiée, il y a vingt ans. La sexagénaire vomit sa colère contre ceux qui ont obtenu l’asile depuis et « pensent que tout leur est dû. »
« J’ai peur »
Quelques instants plus tard, le premier ministre, Stefan Löfven, accompagné de sa femme, Ulla, quittent leur résidence de Sagerska, à quelques pas du Parlement, pour aller voter. Le chef de file des sociaux-démocrates assure qu’il a « bien dormi ». Pour lui, la campagne n’est pas finie. Après avoir voté, il allait boire un café avec des retraités, puis tenir un dernier meeting dans une banlieue de Stockholm, accompagné de plusieurs de ses ministres, et partager le déjeuner d’une famille suédoise.
Le scrutin, a-t-il affirmé, en sortant du bureau de vote est « un référendum sur l’Etat-providence » et sur la société dont veulent les Suédois : « Seul un gouvernement dirigé par les sociaux-démocrates pourra garantir que SD, un parti raciste, n’est pas d’influence et assurer que la décence l’emporte. »

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Elégante dans sa grande robe à fleurs, Katarina Stjernfelt, 59 ans, est en pleurs. Elle se rendait avec son mari à une exposition d’arts, quand ils ont aperçu Stefan Löfven, à quelques mètres. Elle lui a confié qu’ils étaient « avec lui ». Le patron des sociaux-démocrates a levé le pouce. « J’ai peur, dit l’enseignante. Quand les néofascistes l’emportent, c’est l’avenir de notre belle société ouverte qui est menacé. » 
Le couple vit sur l’île d’Öland. Il a voté il y a quelques jours. Car si les élections ont lieu dimanche, les Suédois peuvent voter depuis le 22 août, en mairie, dans les grandes surfaces ou les bibliothèques du royaume. Ils ont même le droit de changer leur vote, le jour des élections, s’ils regrettent leur choix initial. En 2014, 42 % des électeurs ont voté en avance et 7 352 d’entre eux sont revenus le jour du scrutin pour modifier leur choix.
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            data-slide-description="Sur la place de Ronneby, dans le comté de Blekinge, au sud de la Suède, des femmes mangent des glaces en profitant de la fin de l’été. Depuis 2015, la commune de 28 000 habitants a accueilli 2 400 réfugiés."
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            data-slide-description="Arrivé début 2015 en Suède, Hatem Massijeh, qui travaillait comme cuistot en Syrie, s’est fait embaucher dans des restaurants à Malmö. Dés qu’il a eu assez d’argent, il s’est acheté une caravane, qu’il a installé sur la place centrale de Ronneby, où il vend des falafels."
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            data-slide-description="Des jeunes réfugiés, arrivés en 2015 en Suède, se retrouvent après leurs cours de suédois, sur la place principale de Ronneby. Sans diplôme, ils craignent de ne pas trouver de travail."
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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Hamed a quitté Haïfa, en Israël, quand il avait 14 ans, et il n’a jamais pu terminer ses études. Après avoir décroché un emploi aidé dans une commune suédoise, ce jeune Palestinien enchaîne les petits boulots au noir."
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            data-slide-description="A l’agence de l’emploi à Ronneby, 500 réfugiés sont actuellement inscrits au « programme d’établissement », qui dure deux ans."
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            data-slide-description="Charlie Strandberg, 33 ans, patron de Lackcenter à Ronneby, une petite société de peinture de carosserie, comptant huit salariés. En 2013, il a embauché Imad Habash après une semaine de mise à l’essai. « Je ne cherchais pas à recruter, mais c’est extrêmement difficile de trouver des gens qualifiés et j’ai vu tout de suite qu’Imad savait ce qu’il faisait. »"
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            data-slide-description="Imad Habash, 33 ans, avait travaillé neuf ans Syrie et sept ans en Grèce, dans la peinture de carosserie. Analphabète, ne parlant pas un mot de suédois, il a pourtant été recruté quelques semaines après son arrivée par Charlie Strandberg, impressionné par ses compétences."
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            data-slide-description="Zacharia  Almubarak, 23 ans, arrivé de Syrie en 2015, a participé au « programme d’établissement » géré par l’agence de l’emploi. Le 17 août, il a signé son contrat pour un emploi aidé de manutentionnaire dans l’usine de Ronneby du spécialiste francais du revêtement de sol, Tarkett."
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            data-slide-description="Ronneby, commune de 28 000 habitants, a accueilli 2 400 réfugiés depuis 2015."
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Sur la place de Ronneby, dans le comté de Blekinge, au sud de la Suède, des femmes mangent des glaces en profitant de la fin de l’été. Depuis 2015, la commune de 28 000 habitants a accueilli 2 400 réfugiés.

Loulou d'Aki Pour Le Monde
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Matignon demande au ministère des sports de supprimer 1 600 postes d’ici à 2022. La nouvelle ministre des sports a rendez-vous lundi avec le premier ministre, Edouard Philippe.
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Baisse des effectifs : le sport français s’alarme, Roxana Maracineanu va plaider à Matignon

Matignon demande au ministère des sports de supprimer 1 600 postes d’ici à 2022. La nouvelle ministre des sports a rendez-vous lundi avec le premier ministre, Edouard Philippe.



LE MONDE
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Tout juste nommée la semaine passée à la tête du ministère des sports, après la démission de Laura Flessel, l’ex-championne de natation Roxana Maracineanu se retrouve d’emblée plongée dans le grand bain. Le petit monde du sport français est en feu. L’incendie a, en l’occurrence, été allumé par Matignon, qui, fin juillet, a adressé au ministère des sports - comme aux autres ministères - une lettre de cadrage préparatoire au budget 2019, dans laquelle sont réclamées une baisse du budget et des coupes dans les effectifs - 1 600 équivalents temps plein au cours de la période 2018-2022.
« Je pense que cette annonce est vraiment très brutale et ce ne sont pas les bons mots qui ont été employés », a déclaré la ministre, dimanche 9 septembre, en marge de la course « La Parisienne » qu’elle était venue soutenir pour sa première sortie publique. « Je suis en train de chercher des solutions », a-t-elle ajouté.
« Après c’est un objectif qui vient d’en haut, sans forcément connaître les spécificités vraiment précises du sport, et c’est à moi de les expliquer maintenant », a-t-elle ajouté, tout en rappelant qu’elle faisait partie « d’un gouvernement » dont elle devait suivre « les directives » et en évoquant « les problèmes de réduction de budget » du pays.
L’ancienne championne du monde de natation (1998) a indiqué qu’elle aura un rendez-vous avec le premier ministre, Edouard Philippe, lundi pour « essayer de plaider notre cause et nous en sortir par le haut le mieux possible ». Elle rencontrera le même jour le patron de l’association des directeurs techniques nationaux (DTN), Philippe Bana : « Je vais lui faire part des quelques réflexions qu’on a pour justement que ce mot suppression n’existe plus, que ce ne soit pas ça, ce qu’on veuille faire, mais autre chose ».
« Ces gens visés, c’est tous les formateurs »
« Pourquoi cette disparition au moment où l’on parle du sport santé, au moment où l’on se dirige vers les Jeux olympiques ? Pourquoi on fait ça aux fédérations sportives qui se tapent tout le boulot de formation, d’éducation, d’entraînement de haut niveau, qui en gros font le boulot pour l’Etat ? », a déploré M. Bana (qui est DTN du handball) dans un entretien avec Francetv info, dimanche.
La lettre de cadrage, dévoilée seulement vendredi, a été envoyée le 26 juillet, alors que Laura Flessel était encore ministre des sports. Elle rappelle la promesse présidentielle de supprimer 50 000 postes de fonctionnaire et précise que Matignon compte « sur une transformation du mode de gestion des conseillers techniques sportifs (CTS) et sur la réduction de leur nombre, ainsi que sur une rationalisation des services déconcentrés » pour parvenir à cet objectif. Le courrier fixe en outre à environ 450 millions d’euros le budget du ministère pour la loi de finances 2019, en baisse de 30 millions.

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Rémunérés par l’Etat, les conseillers techniques sportifs, au nombre de 1 600, travaillent auprès des fédérations sportives. Il s’agit, par exemple, des directeurs techniques nationaux (DTN), des entraîneurs nationaux et d’autres conseillers. Leur rôle est d’aider les fédérations pour le haut niveau et le développement des pratiques sportives sur le territoire, selon la politique fixée par l’Etat.
« Ces gens (visés par les suppressions d’emplois), c’est Franck Champigny qui entraîne Teddy Riner, c’est Didier Dinart [entraîneur de l’équipe de France de handball], c’est Olivier Krumbholz [entraîneur de l’équipe de France féminine], c’est tous les formateurs, ne serait-ce qu’au handball, tous ceux qui forment les 20 000 entraîneurs partout en France dans tous les petits clubs », a-t-il détaillé pour expliquer la portée de la mesure envisagée.
Nouvelle gouvernance
Cette publication de la lettre de cadrage survient alors que le contexte est déjà tendu entre le mouvement sportif et l’Etat, le premier s’inquiétant de voir le second se désengager avec un budget du ministère qui s’annonce à la baisse pour la seconde année consécutive. Et une réforme de la gouvernance du sport français.
Une nouvelle agence nationale du sport devrait être créée en 2019 pour piloter le haut niveau et le sport pour tous, avec une gouvernance partagée entre Etat, mouvement sportif et collectivités territoriales.
Pour Matignon, « le modèle » actuel, qui « ne répond plus aux enjeux », est en « transformation » pour « laisser un espace » aux collectivités et au mouvement sportif, à qui l’Etat « souhaite donner davantage la main ». Dans ce contexte, « un repositionnement des personnels est une évidence », ajoute Matignon : « Il ne s’agit pas de remettre en cause l’action des CTS mais de les intégrer davantage à la vie des fédérations. »
« Une base de discussion »
« Je pense que l’objectif », fixé par la lettre de cadrage, « n’a pas été clairement exprimé, (…) c’était uniquement un document de travail interne », a ajouté Roxana Maracineanu, concédant aussi : « Je ne mesure pas le [caractère] définitif de ce document ».

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Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, a affirmé dimanche que le chiffre de 1 600 suppressions de postes au ministère des sports était, à ce stade, « une base de discussion », qui donnera lieu à « un échange », rappelant que le projet de loi de finances « complet » serait présenté « à la fin du mois ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Vous n’avez pas suivi l’actualité pendant le week-end ? Voici les principaux titres à retenir du samedi 8 et dimanche 9 septembre.
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Marches pour le climat, élections en Suède, US Open… Les 5 informations à retenir du week-end

Vous n’avez pas suivi l’actualité pendant le week-end ? Voici les principaux titres à retenir du samedi 8 et dimanche 9 septembre.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 18h25
 • Mis à jour le
09.09.2018 à 18h49
   





                        


En France et dans le monde, des milliers de personnes se mobilisent pour le climat

   


La mobilisation en ligne s’est transformée en mobilisation citoyenne. Plus de 100 000 personnes se sont réunies en France pour participer à la Marche pour le climat, samedi 8 septembre, selon l’association 350.org et les autres ONG qui ont contribué à organiser l’événement.
A Paris, entre 50 000, selon les organisateurs, et 18 500 personnes, selon la police, ont participé cette mobilisation. Tous répondaient à un appel citoyen lancé sur Facebook, pour faire des enjeux climatiques une priorité du gouvernement français, après la démission du ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot.
De Bruxelles à Bangkok en passant par San Francisco, des centaines de rassemblement étaient par ailleurs organisées dans le monde, dans le cadre de l’appel baptisé « Rise for climate » (« Debout pour le climat »).
Tennis : la Japonaise Naomi Osaka remporte l’US Open dans la cacophonie

   


Samedi 8 septembre, sur le podium du court Arthur-Ashe, le visage fermé, Naomi Osaka fait peine à voir aux côtés de Serena Williams, sourire aux lèvres. La vaincue n’est pourtant pas celle que l’on croit. Naomi Osaka a remporté l’US Open, devenant la première Japonaise titrée en simple dans un tournoi du Grand Chelem.
La joueuse de 20 ans a battu Serena Williams en deux sets (6-2, 6-4), à l’issue d’un match marqué par une polémique d’arbitrage, et une piètre qualité de jeu de la part de cette dernière. Consumée par la pression, Serena Williams qui pouvait égaler le record absolu de titres en Majeurs de l’Australienne Margaret Court – vingt-quatre –, la diva américaine, bientôt 37 ans, a arrosé la finale d’un festival de fautes directes, de doubles fautes.

        Lire notre compte rendu :
         

          la Japonaise Naomi Osaka remporte l’US Open dans la cacophonie



En Suède, le parti antimigrants en position de pivot aux législatives

   


Quelque 7,5 millions d’électeurs suédois ont commencé à voter dimanche pour des législatives qui devraient signer la fin de la domination des grands partis traditionnels. A la veille du scrutin, les sociaux-démocrates étaient crédités de 26 % des intentions de vote. Un score qui, s’il se confirmait, serait le plus faible enregistré par la formation depuis plus d’un siècle.
Derrière eux, en embuscade, les Démocrates de Suède (SD), le parti d’extrême droite de Jimmie Akesson, déjà annoncé comme le grand gagnant de ces élections, avec 20 % d’intentions de vote.

        Lire le reportage :
         

          « C’est l’avenir de notre démocratie libérale qui est en jeu »



A Bordeaux, les juppéistes tournent en rond sur la question des européennes

   


Les proches de l’ancien premier ministre Alain Juppé se sont réunis samedi et dimanche, à l’occasion de la deuxième édition des « Vendanges de Bordeaux », cette « rencontre entre amis » — selon son expression — qui vise à entretenir la flamme du juppéisme. Parmi eux, l’ancien premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, ou encore le conseiller politique du premier ministre Edouard Philippe, Gilles Boyer.
Après un jour et demi de débats dans le huis clos d’un hôtel de la cité mondiale de Bordeaux, Alain Juppé et ses amis sont partis comme ils étaient arrivés : en ordre dispersé.

        Lire le reportage :
         

          A Bordeaux, les juppéistes tournent en rond sur la question des européennes



Syrie : le régime et les Russes pilonnent la province d’Idlib

   


Les bombardements du régime, soutenu par la Russie, contre la province d’Idlib, ultime bastion insurgé dans le nord-ouest de la Syrie, ont repris dimanche 9 septembre. Après une pause de quelques heures, « des hélicoptères des forces du régime ont lâché près de 40 barils d’explosifs sur le village de Hbit, dans le sud de la province, tuant au moins un enfant », a fait savoir le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.
La veille, les avions de chasse russes ont mené les frappes les « plus intenses » en un mois, en vue du lancement d’une vaste offensive contre Idlib, attendue depuis des semaines. Cette escalade militaire intervient après l’échec vendredi d’un sommet tripartite à Téhéran ayant réuni les présidents turc, russe et iranien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Le photographe Samuel Bollendorff et des journalistes du « Monde » ont enquêté en sept chapitres sur les ravages irréversibles de l’activité humaine.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ L’ancien ministre estime que le plan de Mme May revient à « passer une ceinture d’explosifs autour de la Constitution britannique et à remettre le détonateur » à l’UE.
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Une tribune de Boris Johnson contre le projet de Brexit de Theresa May provoque un tollé chez les conservateurs

L’ancien ministre estime que le plan de Mme May revient à « passer une ceinture d’explosifs autour de la Constitution britannique et à remettre le détonateur » à l’UE.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 12h48
 • Mis à jour le
09.09.2018 à 15h46
   





                        



   


L’ancien ministre des affaires étrangères Boris Johnson tire à boulets rouges sur le projet de Brexit de la première ministre, Theresa May. Dans une tribune publiée samedi 8 septembre dans le Mail on Sunday, il estime que le plan de Mme May revient à « passer une ceinture d’explosifs autour de la constitution britannique et à remettre le détonateur » à l’Union européenne (UE).
M. Johnson, potentiel challenger de la première ministre conservatrice, avait claqué la porte du gouvernement en juillet pour marquer son désaccord avec le « plan de Chequers » proposé par cette dernière. Le plan prévoit le maintien d’une relation commerciale étroite entre le Royaume-Uni et l’UE après le Brexit, prévu le 29 mars. Avec ces propositions, la cheffe du gouvernement a provoqué la fureur des partisans d’un Brexit « pur et dur », mais aussi le scepticisme des dirigeants de l’UE, qui ont mis en doute la viabilité de ce plan.

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Il regrette que le Royaume-Uni adopte une attitude de « béni-oui-oui » face à l’UE. « Jusqu’ici, à chaque étape des discussions, Bruxelles obtient ce que Bruxelles veut. Nous avons accepté le calendrier de l’UE ; nous avons accepté de remettre 39 milliards de livres, sans rien obtenir en retour », a-t-il regretté, faisant référence à la facture du divorce. « Maintenant, avec la proposition de Chequers, nous sommes prêts à accepter leurs règles – pour toujours – sans avoir un mot à dire sur ces règles, a-t-il poursuivi. C’est une humiliation. »
Boris Johnson dénonce comme « totalement inacceptable » la solution de « backstop » (ou « filet de sécurité ») qui maintiendrait la province britannique d’Irlande du Nord au sein de l’union douanière et du marché unique européens, faute d’autre solution pour empêcher le rétablissement de contrôles frontaliers avec l’Irlande, membre de l’UE, après le Brexit.
Réactions au sein du camp conservateur
Ces propos ont choqué jusqu’au sein de son propre camp conservateur. Le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Alan Duncan, estimant sur Twitter qu’ils constituent « un des moments les plus navrants de la politique moderne britannique » et signent « la fin politique de Boris Johnson ».
Le président de la commission des affaires étrangères de la Chambre des communes, Tom Tugendhat, qui a servi en Afghanistan où il a été confronté à un attentat-suicide, a également tweeté : « Le carnage était répugnant (…) Comparer la première ministre à cela n’est pas drôle ».
Autre signe des profondes divisions agitant le Parti conservateur sur le Brexit, le ministre des affaires étrangères, Jeremy Hunt, a appelé à l’unité derrière Theresa May. « Personne d’autre n’a de plan détaillé permettant à la fois de respecter les instructions du peuple britannique », qui a voté en faveur du Brexit en 2016, « et de réussir les négociations », souligne-t-il dans le Mail on Sunday.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Le pays de Margaret Thatcher, pionnier des privatisations dans les années 1980, vient de reprendre le contrôle d’une prison et d’une ligne ferroviaire.
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Royaume-Uni, le retour des nationalisations

Le pays de Margaret Thatcher, pionnier des privatisations dans les années 1980, vient de reprendre le contrôle d’une prison et d’une ligne ferroviaire.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 17h30
 • Mis à jour le
09.09.2018 à 17h56
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Quand Peter Clarke, le directeur du service d’inspection des prisons britannique, a visité le pénitencier de Birmingham début août, il a trouvé dans les douches des vêtements tachés de sang entourés de nombreuses déjections de rats. Ailleurs, des traces de vomi et de sang étaient visibles. Dans une cellule, il a rencontré un homme visiblement sous le choc, assis sur les ressorts de son lit, répétant : « Ils [d’autres prisonniers] m’ont volé mon matelas. » L’incident s’était passé trois jours plus tôt et personne n’avait réagi. Pendant son inspection, neuf voitures ont été incendiées dans un parking en principe réservé au personnel.
M. Clarke a immédiatement réagi : le 16 août, il a ordonné à l’Etat de reprendre la direction de la prison, qui était dirigée depuis 2011 par l’entreprise privée G4S. Cette nationalisation a relancé la polémique sur les dangers d’avoir des prisons privées. « Cette crise est juste le dernier échec des privatisations dans le secteur de la justice », accuse Richard Burgon, député travailliste.
Une faillite retentissante
L’exemple est loin d’être un cas isolé. Sans vraiment l’assumer, le gouvernement britannique a multiplié les nationalisations ces derniers mois. En mai, la société ferroviaire de l’East Coast Main Line, qui s’occupait des trains roulant sur une ligne reliant notamment Londres à Edimbourg, a été nationalisée. Après avoir perdu de l’argent depuis 2015, Virgin et Stagecoach, les deux entreprises privées qui la dirigeaient, ont jeté l’éponge.

Cinq mois plus tôt, Carillion, parfois surnommée « l’entreprise qui gère le Royaume-Uni », a connu une faillite retentissante. Peu familière du grand public, cette société servait des centaines de cantines scolaires, assurait le nettoyage d’hôpitaux, opérait la maintenance de casernes militaires… Un sauvetage complet par l’Etat, envisagé initialement, a été écarté, mais le gouvernement a dû intervenir pour maintenir ces services.
Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Dans la nuit de samedi à dimanche, un Allemand de 22 ans est mort dans une bagarre. Alors que deux suspects afghans ont été arrêtés, un parti d’extrême droite souhaite organiser une manifestation dans la soirée.
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Allemagne : une manifestation d’extrême droite prévue à Köthen après la mort d’un jeune Allemand

Dans la nuit de samedi à dimanche, un Allemand de 22 ans est mort dans une bagarre. Alors que deux suspects afghans ont été arrêtés, un parti d’extrême droite souhaite organiser une manifestation dans la soirée.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 18h53
   





                        



   


L’Allemagne craint le retour des violences après la mort, dans la nuit de samedi à dimanche 9 septembre, d’un jeune Allemand dans une bagarre à Köthen et l’arrestation de deux suspects afghans.
La police a envoyé des renforts dans cette ville située dans l’Etat régional de Saxe-Anhalt, dans l’ex-RDA, en prévision d’une manifestation non autorisée que veut organiser un parti d’extrême droite vers 19 heures dimanche pour dénoncer les demandeurs d’asile et la politique migratoire du gouvernement. Un contre-rassemblement de la gauche radicale est également annoncé en début de soirée.

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Selon plusieurs médias, notamment le quotidien Die Welt et la chaîne de télévision publique locale MDR, la victime, un Allemand de 22 ans, est décédé d’une hémorragie cérébrale à la suite d’une violente dispute. Elle l’opposait, lui et un deuxième homme qui l’accompagnait, d’une part, et les deux Afghans. Ces derniers, âgés de 18 et 20 ans, ont été interpellés pour « soupçon d’homicide », ont annoncé dans un communiqué commun la police et le parquet locaux. Dimanche, de nombreux habitants sont venus déposer des gerbes de fleurs et allumer des bougies sur les lieux du drame.
La crainte d’un nouveau Chemnitz

   


Les autorités locales craignent désormais que la situation s’envenime à Köthen, à l’image de Chemnitz. Il y a tout juste deux semaines un Allemand de 35 ans avait été tué de plusieurs coups de couteau dans cette ville située également dans l’ex-RDA, un meurtre que la police soupçonne plusieurs demandeurs d’asile irakiens et syrien d’avoir commis.
L’extrême droite allemande s’est alors saisie de cet homicide pour organiser plusieurs manifestations dans la ville visant à dénoncer la hausse de l’insécurité dont seraient responsables les migrants et, au-delà, la politique migratoire de la chancelière Angela Merkel jugée pas assez ferme. Cette mobilisation avait provoqué une nouvelle crise politique au sein du gouvernement allemand sur l’immigration.

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« Au-delà de l’émotion légitime, il convient de rejeter toute tentative de faire de Köthen un deuxième Chemnitz », a mis en garde le chef du gouvernement régional, Reiner Haseloff. Le ministre de l’Intérieur de Saxe-Anhalt, Holger Stahlknecht, a dans ce contexte invité la population locale à rester « pondérée ». Il a promis que l’Etat de droit mettrait tout en œuvre pour faire la lumière sur cette affaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Réunis samedi et dimanche, les proches de l’ancien premier ministre sont divisés sur la stratégie à suivre à l’approche des élections européennes de mai 2019.
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A Bordeaux, les juppéistes tournent en rond sur la question des européennes

Réunis samedi et dimanche, les proches de l’ancien premier ministre sont divisés sur la stratégie à suivre à l’approche des élections européennes de mai 2019.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
09.09.2018 à 18h31
    |

            Olivier Faye (Bordeaux, envoyé spécial)








                        



   


Le temps des vendanges n’est pas arrivé. Après un jour et demi de débats dans le huis clos d’un hôtel de la cité mondiale de Bordeaux, samedi 8 et dimanche 9 septembre, Alain Juppé et ses amis sont partis comme ils étaient arrivés : en ordre dispersé, et faisant le constat que la situation politique n’est à leurs yeux pas assez mûre pour décider de l’attitude à adopter en vue des élections européennes de mai 2019.
« Ce n’est pas l’événement fondateur d’un nouveau parti, ni la commission d’investiture pour une liste aux européennes », a déclaré le maire de Bordeaux, dimanche, à l’occasion d’une conférence de presse clôturant la deuxième édition des « Vendanges de Bordeaux », cette « rencontre entre amis » – selon son expression – qui vise à entretenir la flamme du juppéisme. Le rendez-vous sera d’ailleurs reconduit en 2019.
L’ancien premier ministre a préféré se concentrer sur les détails de la « plate-forme fondamentale » rédigée avec la petite trentaine de participants qui l’entouraient. Parmi eux, l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, ou encore le conseiller politique du premier ministre Edouard Philippe, Gilles Boyer.

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« C’est à la lumière de cette plate-forme que je me déterminerai pour les élections européennes », a prévenu M. Juppé avant d’assurer que lui et les représentants de sa famille de pensée soutiendront la liste qui « porte le mieux les idées que nous avons exprimées ». « Déterminé à [se] battre contre ceux qui veulent démolir l’Europe », l’ancien premier ministre a dressé au passage la liste des politiques communautaires qu’il considère comme prioritaires : « migrations », « défense et sécurité de l’Europe », « convergence fiscale et sociale », « leadership sur le développement durable »... 
Malgré l’unité de façade, les considérations tactiques ont occupé dès lors une grande part des discussions lors de ce week-end bordelais, laissant libre cours aux divisions qui animent une Juppéie éclatée de toutes parts. « Nous nous jaugeons les uns les autres, on est dans le rapport de force », convenait, samedi, un protagoniste des Vendanges.
Trois options à étudier
Trois scénarios restent posés sur la table. Le premier consisterait à soutenir la liste de La République en marche (LRM) – option défendue par le néo-macroniste Gilles Boyer, ancien directeur de campagne de M. Juppé pendant la primaire de la droite, en 2016. « Il y a des moments où il faut se compter et des moments où il faut réfléchir avant de le faire », avance-t-il, préférant « multiplier les chances » de voir la « grande » liste pro-européenne du parti présidentiel « arriver en tête ».
Une liste sur laquelle M. Boyer se verrait bien figurer en position éligible. Mais ce pas vers le macronisme n’est pas encore l’option privilégiée par M. Juppé qui attend des éclaircissements sur le programme de l’exécutif. « Il a annoncé la couleur, M. Macron ? », a fait mine de s’interroger le maire de Bordeaux pour justifier son refus de se prononcer – pour l’heure – sur un éventuel soutien.

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Seconde hypothèse : pratiquer un lobbying intense au sein du parti Les Républicains (LR) pour tenter de modérer les accents eurosceptiques de son président, Laurent Wauquiez. C’est la stratégie retenue notamment par Valérie Pécresse et son bras droit au sein du mouvement Libres !, Maël de Calan. « Face à Emmanuel Macron, qui incarne une gauche pro-européenne, il doit y avoir une droite pro-européenne qui s’affirme », défend Mme Pécresse, qui a répété, samedi : « Je suis LR, je le reste, je le demeure. »
Dernier scénario possible, enfin : celui qui verrait la « deuxième droite », comme l’appellent certains juppéistes, constituer une liste indépendante. « Si j’avais 40 ans, je ferais cette liste », a par exemple lancé Jean-Pierre Raffarin à ses congénères dans le huis clos de la cité mondiale. « Il y a un espace politique important qui est en train de se créer entre Emmanuel Macron et Laurent Wauquiez, qui à mon avis sera comblé », a ensuite assuré devant la presse l’ancien premier ministre, qui s’est toutefois gardé de trancher entre les différents scénarios à disposition.
Juppé veut se concentrer sur Bordeaux
Le parti Agir et ses dirigeants (Franck Riester, Fabienne Keller, Pierre-Yves Bournazel) pourrait représenter la vitrine de cette liste indépendante. M. Juppé participera au congrès fondateur de cette formation, le 16 septembre. Mais comme le reconnaît un participant, cette hypothèse va grandement dépendre de la courbe de popularité du président de la République dans les semaines à venir.
« On ne va pas aux élections pour les perdre », convient cette source. « Pour les supplétifs du macronisme, ce n’est plus le temps des vendanges, c’est déjà celui de la vidange : ils ne servent à rien et n’iront nulle part », cingle Guillaume Larrivé, député LR de l’Yonne et soutien de M. Wauquiez.

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Le président de LR et Alain Juppé ne risquent en tout cas pas de voir leurs positions se rapprocher. Le premier assume ainsi de parler « aussi bien à [la chancelière allemande] Angela Merkel qu’à Viktor Orban », le premier ministre hongrois, un eurosceptique chantre de l’« illibéralisme » et de la lutte contre l’immigration. Le second a quant à lui fustigé M. Orban, « un leader politique qui défend des thèses à l’encontre de tout ce que je défends ». Déclaration qu’Emmanuel Macron pourrait très bien signer des deux mains.
A 73 ans, M. Juppé ne compte néanmoins pas s’investir outre mesure sur la scène politique nationale. Il a de plus en plus de mal, en revanche, à cacher son envie de se représenter aux élections municipales à Bordeaux, en 2020. « Je n’ai plus d’ambition électorale… Nationale, bien sûr. Ou européenne ! », a-t-il souri lors de sa conférence de presse. Voilà au moins une chose de claire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Dimanche, après une pause de quelques heures, les bombardements ont repris, en vue d’une vaste offensive contre l’ultime bastion insurgé situé dans le nord-ouest du pays.
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Syrie : les bombardements syriens et russes reprennent contre la province d’Idlib

Dimanche, après une pause de quelques heures, les bombardements ont repris, en vue d’une vaste offensive contre l’ultime bastion insurgé situé dans le nord-ouest du pays.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 12h55
 • Mis à jour le
09.09.2018 à 15h31
   





                        



   


La pause aura été brève. Les bombardements du régime, soutenu par la Russie, contre la province d’Idlib, ultime bastion insurgé dans le nord-ouest de la Syrie, ont repris dimanche 9 septembre. Après une pause de quelques heures, « des hélicoptères des forces du régime ont lâché près de 40 barils d’explosifs sur le village de Hbit, dans le sud de la province, tuant au moins un enfant », a fait savoir le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. La veille, les avions de chasse russes ont mené les frappes les « plus intenses » en un mois, en vue du lancement d’une vaste offensive contre Idlib, attendue depuis des semaines.
« Plus de dix raids » ont été effectués, en parallèle, par l’aviation russe sur la ville de Latamné, dans le nord-ouest de (la province de) Hama, zone adjacente à Idlib et qui est contrôlée également par des rebelles et des djihadistes, ajoute l’OSDH. « Ces frappes ont visé un hôpital, désormais inopérant, alors qu’une autre infrastructure hospitalière, près de la localité de Hass, située dans le secteur sud d’Idlib, a déjà été sévèrement endommagée samedi par un raid aérien », selon cette même source.
Cette escalade militaire intervient après l’échec vendredi d’un sommet tripartite à Téhéran ayant réuni les présidents turc, russe et iranien.
Civils en fuite
La peur est « immense » parmi les habitants et le personnel médical, a affirmé le chef des services de santé de la province, Munzer Al-Khalil, disant craindre « la crise la plus catastrophique de [la] guerre » en Syrie, où plus de 350 000 personnes ont péri en sept ans de conflit.

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Depuis jeudi, des centaines de familles ont fui leurs localités dans les secteurs visés d’Idlib, dans la ligne de mire du régime et de son allié russe pour leur proximité avec des zones tenues par les forces loyalistes.
Quelque trois millions de personnes, dont la moitié sont des déplacés, vivent dans la province d’Idlib et les poches insurgées des provinces voisines de Hama, Alep ou Lattaquié, selon l’Organisation des Nations unies. L’ONU dit craindre une nouvelle « catastrophe humanitaire » et le déplacement de 800 000 personnes en cas d’assaut.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Le leader de La France insoumise est intervenu dimanche, à l’université de rentrée de Nos causes communes, le club de l’aile gauche du PS et du MRC, réunie à Marseille.
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Jean-Luc Mélenchon face à l’aile gauche du PS : « Mes amis, vous me manquiez »

Le leader de La France insoumise est intervenu dimanche, à l’université de rentrée de Nos causes communes, le club de l’aile gauche du PS et du MRC, réunie à Marseille.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 14h31
 • Mis à jour le
09.09.2018 à 14h53
    |

            Abel Mestre (Marseille, envoyé spécial)








                        



   


Même le républicain le plus convaincu peut, parfois, se laisser aller à des accents christiques. C’est le cas de Jean-Luc Mélenchon qui est intervenu, dimanche 9 septembre, à l’université de Nos causes communes, le club lancé par l’aile gauche du Parti socialiste (PS) et le Mouvement républicain et citoyen (MRC).
S’adressant aux militants PS qui devraient, d’ici quelques semaines, rejoindre son mouvement La France insoumise (LFI), il a lancé : « Je ne suis pas venu ni vous courtiser, ni vous admonester, ni vous reprocher vos nombreuses erreurs, car vous pourriez me faire remarquer que j’en ai partagé beaucoup. J’ai le cœur plein d’enthousiasme si vos chemins viennent en jonction avec les nôtres. Que finisse cette longue solitude pour moi d’avoir été séparé de ma famille. »
Et d’ajouter : « Mes amis, vous me manquiez. » Un peu comme dans l’Evangile selon saint Matthieu quand Jésus déclare : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » 
« Il n’y aura pas d’arrangements ratatouille »
Car c’est bien de ça qu’il s’agit : réunir la dernière partie de la famille de la gauche du PS qui n’a pas suivi M. Mélenchon lorsqu’il quitta la « vieille maison » en 2008. Un péché que le leader des « insoumis » est prêt à pardonner. Mais à plusieurs conditions, notamment celle d’une « rupture » avec le PS mais aussi et surtout avec son logiciel de pensée social-démocrate. « Il n’y aura pas d’arrangements ratatouille, [ni de rassemblement] des débris de la vieille gauche », mais une convergence sur le fond des propositions de La France insoumise : la Révolution citoyenne, l’écosocialisme, la stratégie du « plan A/plan B » vis-à-vis de l’Union européenne, soit l’application du programme de LFI, même s’il en coûte de sortir des traités européens.
Il leur propose « le partage d’un effort à accomplir en commun. Ce n’est pas un asile politique mais je vous invite à prendre vaillamment votre place dans un combat à mener. C’est chacun pour soi ou tous ensemble ! »

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Depuis plusieurs mois, Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann (qui a longtemps animé la Gauche socialiste avec M. Mélenchon et Julien Dray dans les années 1990) ont entamé un pas-de-deux avec La France insoumise. Les leaders de l’aile gauche (18,80 % des voix au congrès d’avril) ne cachent plus leur proximité politique avec les « insoumis » ni l’éloignement devenu presque irréversible avec leur parti d’origine. Et même si M. Maurel s’en défend et jure que les choses sont « encore ouvertes au PS », chacun sait qu’à moins d’une énorme surprise, le destin de ces militants devrait s’écrire avec Jean-Luc Mélenchon.
« Socialisme décomplexé »
« Jean-Luc nous a dit qu’il n’était pas là pour séduire, il a tenu parole !, a plaisanté M. Maurel lors de son intervention. On parle d’idée, de convictions, pas de roucoulades. » M. Maurel a d’ailleurs parlé de « blessures », de « faute impardonnable des gauches irréconciliables », de « colère », quand il a évoqué l’action du quinquennat de François Hollande. « Je suis pour un socialisme décomplexé, qui assume ses mots, son vocabulaire », a continué le député européen, qui appelle à l’émergence d’un « nouveau front populaire » et d’un candidat unique de la gauche en 2022. « Il faut des âmes fortes, des caractères vigoureux pour ouvrir les chemins », a-t-il encore ajouté à l’attention de M. Mélenchon, mais sans le nommer.
Avant de rejoindre La France insoumise, M. Maurel et Mme Lienemann veulent d’abord créer les conditions de leur départ : mettre Olivier Faure « au pied du mur » en lui présentant un texte pour réorienter la ligne socialiste et sa stratégie d’alliance. Il y a peu de chance que cette démarche aboutisse. Il leur faudra alors créer un parti. « Si on quitte le PS, on crée un parti en alliance avec LFI », résume Mme Lienemann. Puis, viendra le temps de rejoindre la liste LFI pour les élections européennes de mai 2019.
Accueil enthousiaste
Face à un aréopage qui se revendique de « la gauche républicaine », M. Mélenchon − accompagné notamment du député européen Younous Omarjee et de Manuel Bompard, dirigeant de LFI − était, en tout cas, dans son élément. L’accueil qui lui a été réservé était d’ailleurs enthousiaste. Il n’a pas privé de revenir à plusieurs reprises sur l’héritage des combats de la Révolution française, de la Commune de Paris, de Jean Jaurès et du « non » de gauche au référendum constitutionnel européen de 2005.
Pas question non plus pour Jean-Luc Mélenchon, de faire croire aux aspirants insoumis qu’il y aura la possibilité de la moindre contestation interne : « La crise du leadership populaire est réglée : me voici ! », a martelé, dans un sourire, le député des Bouches-du-Rhône.
Dans un dernier rappel, M. Mélenchon avertit les troupes d’Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann : « Je vois que vous vous rapprochez de moi aux insultes que vous recevez. Préparez-vous à un bashing permanent. » Il faut être prêt à avoir des stigmates politiques.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Un kamikaze à moto s’est fait exploser près d’un convoi de partisans du commandant connu pour avoir résisté avec acharnement à l’occupant soviétique puis aux talibans.
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Attentat-suicide à Kaboul lors des commémorations de l’assassinat du commandant Massoud

Un kamikaze à moto s’est fait exploser près d’un convoi de partisans du commandant connu pour avoir résisté avec acharnement à l’occupant soviétique puis aux talibans.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 16h00
   





                        



   


Un kamikaze à moto s’est fait exploser dimanche 9 septembre à Kaboul près d’un convoi de partisans du commandant Massoud, connu pour avoir résisté avec acharnement à l’occupant soviétique puis aux talibans à l’époque où ceux-ci dirigeaient l’Afghanistan. L’explosion, qui a fait trembler les immeubles alentour et exploser leurs carreaux, a tué au moins sept personnes.
Le kamikaze, qui visait un groupe de véhicules dans le centre-ville, a fait également 24 blessés, tous des civils, fait savoir un communiqué du ministère afghan de l’intérieur. Hashmat Stanikzai, le porte-parole de la police. Parmi les victimes se trouve le conducteur d’une voiture recouverte de photos de Massoud. Tué dans l’explosion, son véhicule est allé s’encastrer dans la devanture d’un magasin. Deux de ses passagers ont été blessés, ont rapporté des témoins.

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Aucun groupe n’a revendiqué la responsabilité de cet attentat, qui intervient quatre jours à peine après une double attaque contre un club de lutte de Kaboul, qui avait fait 26 morts et 91 blessés.
Commémoration sous tension
Plus tôt dans la journée, les forces de sécurité afghanes avaient annoncé avoir abattu un homme qui voulait se faire exploser près de partisans d’Ahmad Shah Massoud. Des convois d’hommes armés tirant en l’air pour célébrer sa mort il y a 17 ans terrorisaient la capitale depuis le début de la journée, forçant les habitants à rester chez eux.
Massoud, un commandant charismatique d’ethnie tadjike, a mené la résistance contre l’occupant soviétique dans les années 1980, puis contre les talibans durant leur cinq années de règne, de 1996 à 2001. Il a été tué deux jours avant les attaques du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, revendiquées par Al-Qaïda, qui ont amené Washington à lancer une vaste opération militaire en Afghanistan, chassant les talibans du pouvoir.
Des dizaines de berlines et de pick-ups chargés d’hommes armés arpentaient la capitale, brandissant des drapeaux.
Frappes aériennes
Les équipes de l’AFP ont régulièrement entendu des coups de feu dimanche. Au moins 13 personnes ont été blessées par des munitions retombées à terre, avait, avant cela, fait savoir le porte-parole du ministère de la santé.
Face à l’absence de réaction des forces de l’ordre, nombre d’Afghans avaient fait part de leur indignation sur les réseaux sociaux. « Pourquoi devons-nous subir ça chaque 9 septembre ? Pourquoi le gouvernement afghan le permet-il ? », s’indignait l’un d’entre eux.
Dix policiers ont par ailleurs été tués et huit blessés pendant la nuit durant des combats qui ont duré plusieurs heures dans la province du Wardak, proche de Kaboul, a déclaré Abdul Rahman Mangal, un porte-parole du gouvernement provincial. « Des frappes aériennes ont été demandées et cinquante combattants talibans ont été tués », a-t-il précisé.

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De l’autre côté du pays, des talibans ont attaqué la nuit passée un check-point dans le district Obe de la province d’Herat (Ouest), tuant neuf membres des forces de sécurité et en blessant cinq autres, a rapporté le porte-parole du gouverneur provincial Jailani Farhad.
Quinze assaillants ont également péri dans l’assaut, qui s’est terminé après l’arrivée de renforts sur les lieux, selon M. Farhat. Mercredi, une double attaque, revendiquée par le groupe Etat islamique, contre un club de lutte d’un quartier chiite de Kaboul avait fait 26 morts, dont deux journalistes, et 91 blessés.

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En Corée du Nord, la mise en scène du pouvoir par lui-même

La Fête nationale du 9 septembre est l’un des points d’orgue d’un art consommé de la propagande, dont les Nord-Coréens sont à la fois spectateurs et acteurs.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 17h59
 • Mis à jour le
09.09.2018 à 18h22
    |

            Philippe Pons (Tokyo, correspondant)








                        



                                


                            

Peu de régimes totalitaires ont poussé aussi loin que la Corée du Nord, et de manière aussi durable, la théâtralisation politique. L’art de la propagande nord-coréen investit le monumental – comme à Pyongyang, asservie à l’idéologie –, l’iconographie, les arts scéniques, le cinéma ou la littérature. Ses points d’orgue sont les « océaniques » manifestations de masse qui commémorent la geste nationale, tels que le « Jour du Soleil » – le 15 avril, anniversaire de la naissance de Kim Il-sung (1912-1994), père fondateur et « président pour l’éternité » – et la Fête nationale du 9 septembre.
Ces grand-messes donnent l’occasion d’exhiber la force militaire d’un pays construit à la pointe des fusils, et de célèbrer l’unité politique autant que charnelle de la nation. Rituels d’adhésion du peuple au pouvoir, ces parades se veulent l’expression visuelle d’un unanimisme proclamé et d’un patriotisme forcené qui ne sont pas étrangers – avec la coercition – à la résilience du pays aux coups de boutoir de l’histoire : effondrement de l’URSS, évolution de la Chine et dramatique famine dans la seconde partie de des années 1980.
Les parades militaires commencent toujours par le défilé d’un bataillon en uniforme beige des maquisards, qui luttèrent sous le commandement de Kim Il-sung contre le colonisateur japonais (1910-1945). Le pouvoir tire sa légitimité de cet héritage et de sa capacité, aujourd’hui, à défendre un pays qui se veut une citadelle assiégée depuis plus d’un demi-siècle.

Ces parades ne sont pas seulement militaires. La population est à la fois spectatrice et actrice de ces célébrations du pays en marche. Tout Pyongyang est mobilisé : les participants civils ont répété pendant des jours, des semaines, dormant parfois sur place. Face à la tribune d’honneur de la place Kim Il-sung sont rassemblés au carré, depuis l’aube, une dizaine de milliers d’hommes et de femmes en robe traditionnelle chatoyante, sautillant en brandissant des fleurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Le Français s’est imposé en solitaire lors de l’étape reine de cette Vuelta 2018 dont l’arrivée était jugée aux Lacs de Covadonga.
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Tour d’Espagne : Thibaut Pinot remporte la 15e étape

Le Français s’est imposé en solitaire lors de l’étape reine de cette Vuelta 2018 dont l’arrivée était jugée aux Lacs de Covadonga.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 18h16
 • Mis à jour le
09.09.2018 à 18h25
   





                        



   


Pour celui qui apprécie la chaleur avec modération, les conditions étaient parfaites ce dimanche 9 septembre. Dans le froid et le brouillard des Asturies, le Français Thibaut Pinot a remporté la 15e étape du Tour d’Espagne 2018. Une victoire de prestige pour le coureur de la Groupama-FDJ puisque le col des Lacs de Covadonga est souvent considéré comme l’équivalent de l’Alpe d’Huez sur la Vuelta.
Onzième au classement général ce dimanche matin, Pinot a profité du marquage entre les Colombiens Miguel Angel Lopez (Astana) et Nairo Quintana (Movistar) pour porter son attaque à cinq kilomètres du sommet. « C’était le plan que j’avais prévu, confirme le vainqueur du jour. Profiter de ce marquage, j’étais pas un danger immédiat et je savais que si j’attaquais ils iraient pas me chercher, et une fois que j’ai 15 secondes, avec la forme que j’ai, je savais que ça pouvait le faire. » Il s’impose avec 28 secondes d’avance sur Lopez et 30 sur le Britannique Simon Yates (Mitchelton-Scott) qui conserve son maillot rouge de leadeur.

🔥🔥🔥 ¡Y ahora es @ThibautPinot quien quiere la victoria!! | Pinot wants the victory! #LaVuelta18 https://t.co/B2ltWii09M— lavuelta (@La Vuelta)


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Venu sur cette Vuelta pour viser les victoires d’étapes et se préparer au prochain championnat du monde (le 30 septembre à Innsbruck en Autriche), Thibaut Pinot remonte à 7e place à 2mn10 de Yates et dispose d’encore une semaine de course pour peut-être accrocher un podium.
Cette édition de la Vuelta réussit particulièrement aux coureurs français. Tony Gallopin, Nacer Bouhanni et Alexandre Geniez avaient déjà remporté une étape. Rudy Mollard (équipier et voisin de chambre de… Pinot) avait lui porté le maillot rouge. Le cyclisme tricolore se porte bien puisque dans le même temps Julian Alaphilippe s’est adjugé la victoire finale lors du Tour de Grande-Bretagne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Il n’y a jamais eu autant de femmes candidates que pour les élections de mi-mandat aux Etats-Unis. Un phénomène lié à #metoo et à l’arrivée au pouvoir de Trump ?
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ La joueuse de 20 ans a battu Serena Williams en deux sets (6-2, 6-4), samedi, à l’issue d’un match marqué par une polémique d’arbitrage.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/09/2018
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Tennis : la Japonaise Naomi Osaka remporte l’US Open dans la cacophonie

La joueuse de 20 ans a battu Serena Williams en deux sets (6-2, 6-4), samedi, à l’issue d’un match marqué par une polémique d’arbitrage.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 00h03
 • Mis à jour le
09.09.2018 à 09h33
    |

            Elisabeth Pineau (New York, envoyée spéciale)








                        



   


Sur le podium du court Arthur-Ashe, le visage fermé, Naomi Osaka fait peine à voir aux côtés de Serena Williams, sourire aux lèvres. La vaincue n’est pourtant pas celle que l’on croit. Samedi 8 septembre, la jeune femme de 20 ans vient de remporter l’US Open, devenant la première Japonaise titrée en simple dans un tournoi du Grand Chelem. Cela aurait dû être son moment, une célébration de son tennis, si audacieux et flamboyant. Au lieu de quoi, le sacre fut gâché par l’Américaine.

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          Naomi Osaka défie son idole Serena Williams en finale de l’US Open



D’abord par la piètre qualité de tennis qu’elle proposa. Consumée par la pression, elle qui pouvait égaler le record absolu de titres en Majeurs de l’Australienne Margaret Court – vingt-quatre –, Serena Williams, bientôt 37 ans, a arrosé la finale d’un festival de fautes directes, de doubles fautes. Son service, qui lui permettait de faire la différence depuis le début de la quinzaine, a chancelé. Puis la diva américaine a provoqué une de ces tragicomédies dont elle gratifie parfois le circuit.
« Vous êtes un tricheur, un voleur »
Naomi Osaka avait réalisé un début de match parfait, tenant ses nerfs malgré le vertige qui prend généralement aux tripes à l’heure de disputer sa première finale. Impériale sur son engagement, foudroyante en coup droit, et pleine de clairvoyance, elle s’empara deux fois du service de son adversaire pour prendre les devants (6-2). Le psychodrame se noua dans le deuxième set.
A 2-1, alors qu’Osaka est au service, l’arbitre donne un avertissement pour coaching à Serena Williams, son entraîneur, Patrick Mouratoglou, ayant mimé un geste suspect. « Je ne triche pas pour gagner, je préfère perdre que gagner en trichant », dit-elle à Carlos Ramos, avant de réussir le break à 3-1. Mais elle se fait immédiatement débreaker et de rage, en fracasse sa raquette, recevant un point de pénalité.
« Vous plaisantez ? Je ne triche pas, je n’ai jamais triché de ma vie, j’ai une fille et je défends ce qui est juste, vous me devez des excuses », lance-t-elle à l’arbitre portugais.

   


L’échange se poursuit au changement de côté suivant. « Vous attaquez ma personne. C’est vous le menteur. Vous vivant, vous n’arbitrerez plus jamais un de mes matchs. Vous m’avez volé un point, vous êtes un voleur », reprend Serena Williams, index pointé dans sa direction. Un troisième avertissement, et la sanction suivante tombe : à 4-3, Carlos Ramos lui inflige cette fois un jeu de pénalité.
La fin du match se déroula dans une ambiance de jeux du cirque. Les 24 000 spectateurs se mirent à siffler l’arbitre de chaise, le juge-arbitre fit son entrée sur le terrain, puis ce fut au tour de la superviseure. Serena Williams vint plaider sa cause auprès d’eux mais ses larmes n’y changèrent rien. Malgré toute la confusion régnant sur le court, Naomi Osaka ne trembla pas au moment de servir pour le match (6-2, 6-4).

Twenty-year-old Naomi Osaka has won the women's singles at the US Open tennis tournament as her opponent Serena Wil… https://t.co/dPi0E7LspW— TRTWorldNow (@TRT World Now)


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La cérémonie de remise des trophées a ensuite commencé sous les huées des spectateurs. D’ordinaire récompensé, l’arbitre, lui, avait été escorté hors du court sitôt le match fini. Sur le podium, la pauvre Osaka ne savait plus où se mettre : « Je sais que tout le public était pour Serena, je suis désolée que ça se termine comme ça », murmura-t-elle en fondant en larmes.
Serena Williams tenta de sauver ce qui pouvait encore l’être, demandant au public de réserver une ovation à la gagnante et de cesser les sifflets, mais le mal était fait. « J’espère rejouer un jour ici, enfin on verra », dit-elle en partant dans un grand éclat de rire. La sextuple vainqueure de l’US Open a quelques antécédents avec le central new-yorkais. En 2009, déjà, en demi-finale face à Kim Clijsters, elle avait menacé une juge de ligne et récolté un point de pénalité.
« Le tennis, ça reste un jeu »
Au moment de débarquer devant un parterre de journalistes, Naomi Osaka, le regard dans le vide, avait l’air de se demander ce qu’elle faisait là. « J’ai du mal à réaliser là tout de suite, peut-être que dans quelques jours ce sera plus concret pour moi », chuchota la jeune femme, mortifiée. Elle esquiva les questions sur l’incident, mais assura que « ça ne chang[erait] rien, qu’[elle aurait] toujours la même admiration pour Serena ».
Et justifia ses excuses au moment du discours sur le court : « Je savais que Serena voulait tellement ce vingt-quatrième Grand Chelem. Tout le monde le savait. C’est dans la publicité, c’est partout. Quand je vais sur le terrain, je ne suis pas la fan de Serena, je suis juste une joueuse de tennis qui affronte une joueuse de tennis. Mais quand on s’est enlacées lors de la poignée de mains, je me sentais à nouveau comme une petite fille… » Au moment où elle prononça ces mots, les larmes la submergèrent de nouveau.
Il fallut une question absurde d’un journaliste pour qu’elle retrouve le sourire et cette spontanéité qui la caractérisent d’ordinaire. « Votre nom de famille est Osaka, vous êtes née à Osaka, pourquoi ça ? Pourquoi ne portez-vous pas le nom de votre père, haïtien ? »
Ce à quoi elle rétorqua avec aplomb : « Quand on naît à Osaka, on prend comme nom de famille Osaka. » Et, devant le journaliste, crédule, éclata de rire.
Bourrée d’autodérision, la jeune femme de 20 ans est réputée pour être timide, douce et toujours polie. Quand on lui demanda si son titre allait lui donner confiance, elle eut cette réponse : « Disons que ça n’est pas exactement mon caractère. J’essaie simplement de m’amuser à chaque match que je joue parce que le tennis, à la fin, ça reste un jeu. Et parfois, quand on est joueur professionnel, c’est quelque chose qu’on oublie. » 
Sur le terrain et en dehors, la cadette venait de donner une leçon à son aînée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Le 16e arrondissement se débarrasse peu à peu de son image d’enclave huppée. De nouvelles adresses chics et cool tentent de réveiller le quartier.
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Le 16e arrondissement de Paris sort du ghetto


                      Le 16e arrondissement se débarrasse peu à peu de son image d’enclave huppée. De nouvelles adresses chics et cool tentent de réveiller le quartier.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 06h40
    |

            Catherine Rollot








                              

                        

« Le 16e, c’est le nouveau Notting Hill ! » Rien de moins. Il y a trois ans, lorsque Wally Montay a dû partir du quartier des Batignolles (17e arrondissement de Paris) et trouver un nouveau point de chute, elle était loin d’imaginer qu’elle ferait un jour la comparaison flatteuse avec ce quartier chic et tendance de Londres, à l’ouest de Hyde Park, célèbre depuis le succès de Coup de foudre à Notting Hill (1999), avec Julia Roberts et Hugh Grant.
Quitter un quartier vivant pour ce qui lui semblait alors un territoire aussi peu attirant que le loden vert bouteille increvable d’une grand-tante n’enthousiasmait guère la jeune fondatrice de L’Arrière-cuisine, une agence de communication spécialisée dans la gastronomie. « J’y suis allée à reculons, avec en tête tous les clichés accolés au “Auteuil, Neuilly, Passy”. » « Salut, tu… vas… bien ?/Y en a marre du Fauchon, du Hédiard, du saumon, du caviar, se moquaient Les Inconnus au début des années 1990. Auteuil, Neuilly, Passy, c’est pas du gâteau/Auteuil, Neuilly, Passy, tel est notre ghetto. »

Révolution de velours
Trop bourgeois, trop riche, coincé, vieillot, ennuyeux… Le 16e arrondissement de Paris s’est longtemps vu coller une image d’enclave huppée, fuie par les jeunes branchés qui préféraient regarder vers l’est, et s’installer dans les anciens faubourgs populaires. « Tu vis dans le 16e ? Je ne pourrais pas, il n’y a rien », compatissait, il y a peu, ceux qui aujourd’hui participent au renouveau du quartier et au succès des nouvelles adresses chics et cool que répertorie Wally Montay sur son blog (Le16cc.com) et son Instagram (#le16cc) – « cc », comme dans « c’est cool ».
e, qui était toujours vue comme un peu ringarde ou du moins classique. » Julien Ross, propriétaire de la brasserie...



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Ces élections, qui concernent des postes de gouverneurs, de députés locaux et d’autres responsables, sont les premières depuis l’annonce mi-juin d’une réforme impopulaire.
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Les Russes aux urnes, l’opposition dans la rue contre la réforme des retraites

Ces élections, qui concernent des postes de gouverneurs, de députés locaux et d’autres responsables, sont les premières depuis l’annonce mi-juin d’une réforme impopulaire.



LE MONDE
 |    09.09.2018 à 12h36
 • Mis à jour le
09.09.2018 à 17h27
   





                        



   


Les Russes sont appelés aux urnes, dimanche 9 septembre, pour des élections locales et régionales, dont celle du maire de Moscou, tandis que des manifestations contre la réforme des retraites ont été organisées à l’appel de l’opposant emprisonné Alexeï Navalny.
La police a arrêté dans tout le pays plus de 290 prsonnes, notamment à Ekaterinbourg dans l’Oural et à Omsk en Sibérie, lors de ces protestations dont la majorité ont été interdites par les autorités, selon l’organisation OVD-Info, spécialisée dans le suivi des arrestations. A Moscou, au moins 2 000 personnes se sont rassemblées sous haute surveillance policière sur la place Pouchkine, dans le centre de la capitale russe, aux cris de « Poutine est un voleur ! » et « A bas le Tsar ! ». A Saint-Pétersbourg, environ un millier de personnes sont sorties dans les rues, scandant « Honte ! ».
Les autorités russe sont confrontées depuis plusieurs mois à une fronde inhabituele face au projet du gouvernement qui consiste notamment à augmenter l’âge de départ à la retraite, qui était resté inchangé depuis près de 90 ans dans un pays où l’espérance de vie reste à la peine, surtout pour les hommes. Face à cette contestation, le président russe Vladimir Poutine avait annoncé, fin août, un assouplissement de la réforme.
« Pendant dix-huit ans, Poutine et son gouvernement se sont servis dans le budget et l’ont dilapidé pour des projets insensés. Maintenant, il n’y a plus d’argent et on en arrive à racketter les retraités pour joindre les deux bouts », a fait savoir l’équipe de M. Navalny sur les réseaux sociaux en appelant les Russes à manifester.
Moscou, scrutin le plus symbolique
C’est dans ce contexte que se déroule dimanche les élections, qui concernent des postes de gouverneurs, de députés locaux et d’autres responsables dans diverses régions. Le véritable indicateur du scrutin sera la participation.
L’élection à Moscou – le scrutin le plus symbolique – devrait sans surprise voir la réélection du maire Sergueï Sobianine, faute d’opposition réelle et fort du soutien du parti au pouvoir, Russie unie. Les autorités municipales de la capitale russe ont multiplié les mesures pour inciter les habitants à se rendre aux urnes, tels que des jeux et des stands de nourriture installés à la sortie des bureaux de vote. Pour la première fois, les Moscovites seront même autorisés à voter depuis leurs datchas, maisons de campagne prisées en cette saison.

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Sous la pression de Moscou, l’entreprise américaine Google a dû retirer samedi sur YouTube des appels à manifester postés par l’équipe de M. Navalny, au motif, selon les autorités russes, qu’ils enfreignaient le silence électoral obligatoire avant une élection. Lors des dernières municipales il y a cinq ans à Moscou, Alexeï Navalny avait failli contraindre le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, à un second tour. Pour éviter la répétition d’un tel scénario, seuls les membres de l’opposition « tolérée », communistes ou nationalistes, ont cette fois pu déposer leur candidature.
« Moscou est une ville où au moins 30 % des gens partagent nos idées. (...) Mais il y a une absence totale d’opposition réelle », a regretté l’ancien député d’opposition Dmitri Goudkov, dont la candidature à l’élection municipale à Moscou a été invalidée.
Comme lui, le conseiller municipal d’opposition Ilia Iachine, ancien proche de l’opposant assassiné Boris Nemtsov, ou le militant gay Anton Krassovski n’ont pas pu se présenter, faute de respecter des exigences durcies depuis la précédente élection. Comme son mentor Vladimir Poutine avant l’élection présidentielle de mars, Sergueï Sobianine n’a pris part à aucun débat avant cette élection gagnée d’avance.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ A l’été 2019, un permis d’ascension et une brigade blanche pourraient être créés.
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