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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Dans une centaine de pays, des milliers de personnes se sont rassemblées samedi dans le cadre de l’appel baptisé « Rise for climate » (« Debout pour le climat »).
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Initiateur de l’avion solaire Solar Impulse, le psychiatre et aventurier suisse veut promouvoir 1 000 innovations écologiques auprès des Etats et industriels.
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Bertrand Piccard : « Il existe des solutions environnementales rentables »

Initiateur de l’avion solaire Solar Impulse, le psychiatre et aventurier suisse veut promouvoir 1 000 innovations écologiques auprès des Etats et industriels.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 15h23
    |

            Jessica Gourdon








                        



   


Apeine a-t-il fini son discours qu’une nuée de fans se pressent à sa ­rencontre. Bertrand Piccard est à son aise. « Il faut que j’aille chez vous en Suisse pour qu’on réussisse à se parler ? », lui lance Eric Léandri, le patron de Qwant.
Ce mardi 28 août, à l’université d’été du Medef, le psychiatre et aventurier helvète, mondialement célèbre grâce à son tour du monde dans son avion solaire Solar Impulse, était en terrain conquis. Un peu plus tôt, il ­déroulait son exposé sur scène façon gourou, avec son allure athlétique, sa chemise cintrée à col mao et son micro serre-tête. Le credo du jeune sexagénaire à l’accent chantant : il est possible de concilier profit et écologie. C’est même la seule manière, ­selon lui, de faire avancer la cause du développement durable. Un message « patron compatible » : pour parler à l’adversaire, il est nécessaire d’adopter son langage, assure-t-il.
Sa nouvelle fondation, qui emploie 40 personnes à Lausanne, se fixe un objectif : labelliser 1 000 innovations écologiques et rentables. Une fois ce travail achevé, Bertrand Piccard fera un tour du monde pour les présenter aux gouvernements et aux entreprises.

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                « Le but de Solar Impulse, c’est de prôner et de développer l’utilisation des technologies propres »



Malgré l’état préoccupant de notre planète, les enjeux écologiques sont loin d’être au cœur de la stratégie des entreprises. Est-il possible de les concilier ?
Il existe un grand malentendu entre les industriels d’un côté, qui mettent en avant l’emploi et la croissance qu’ils créent, et les écologistes de l’autre, qui insistent sur l’urgence de la crise planétaire. Mon message, c’est de montrer que les deux ont raison. Il existe des solutions environnementales rentables, d’autres non. Il existe des solutions industrielles polluantes, et d’autres qui le sont beaucoup moins. Tout l’enjeu est d’agir à l’intersection de deux domaines, grâce à de nouvelles technologies propres qui existent déjà, qui sont rentables, créent des emplois et de la croissance. Et pourtant, ce sont les vieilles méthodes polluantes que l’on continue d’employer.
« Mon message, c’est de montrer que les deux ont raison, les industriels comme les écologistes. »
A quelles technologies ­écologiques pensez-vous ?
Les énergies renouvelables, les transports électriques, les pompes à chaleur, les technologies pour maîtriser la consommation des bâtiments ou des véhicules, éclairer les villes à la demande, les matériaux plus durables et ­requérant moins d’énergie… Une entreprise a inventé un système de climatisation qui utilise la fraîcheur du fond des océans pour ­refroidir des bâtiments. J’ai visité un grand hôtel qui l’utilise : ils ont économisé 85 000 euros par mois en électricité. Autre exemple : Cgon, une start-up anglaise, a conçu un boîtier à connecter à son moteur qui diminue de 80 % les émissions de particules fines et fait baisser la consommation de carburant grâce à un système d’électrolyse.
Si ces solutions sont si ­rentables, comment expliquez-vous qu’elles ne soient pas la norme ?
D’abord, à cause du manque de communication : on ne les connaît pas. Ensuite, par la difficulté à faire changer les mentalités. Un chef d’entreprise a souvent peur de la disruption. Il faut réussir à lui montrer que c’est un avantage pour lui de le faire, mais la force d’inertie est terrible. Enfin, par la réglementation. Il est urgent de créer des lois modernes poussant à l’utilisation de ces technologies propres.
Il est urgent de créer des lois modernes poussant à l’utilisation de ces technologies propres.
Il y a des tas d’innovations qui se trouvent sans débouchés car nos réglementations sont archaïques. Ces règles ne doivent doit pas être considérées comme des freins pour les entreprises, mais comme une opportunité pour faire autrement. Prenez la taxe carbone. La Suède est l’un des pays qui ont les taxes les plus élevées. Cette ­contrainte a poussé les industriels à revoir leurs modes de production, et cela n’a pas affecté leur compétitivité sur le marché mondial, au contraire.
Cela fait beaucoup d’obstacles…
Le changement vient d’individus qui ont le courage d’essayer quelque chose de nouveau. Solar Impulse, c’était ça. Aucun constructeur d’avion n’y croyait. C’est un fabricant de bateaux qui a créé notre modèle. Aujourd’hui, tous les constructeurs aéronautiques réfléchissent à l’aviation électrique. La Norvège veut des vols intérieurs 100 % électriques d’ici à 2040. Tous ceux qui se sont moqués de moi il y a quinze ans travaillent dessus.

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                Des transports plus écolos, un défi pour le tourisme



En fait, je crois que ceux qui vont résister à tous ces changements vont disparaître. D’ici cinq ans, les Chinois vont amener en Europe des véhicules électriques à 15 000 euros. Ceux qui ne se seront pas adaptés seront en difficulté. Nos moteurs à combustion, nos ampoules à incandescence et nos énergies fossiles ont pris leur essor en 1880, ce sont des systèmes ­archaïques. Nous avons les technologies qui permettent de diviser par deux les émissions de carbone. Le tout est qu’elles se diffusent.
« Nous avons les technologies qui permettent de diviser par deux les émissions de carbone. Le tout est qu’elles se diffusent. »
Comment va se dérouler la labellisation des 1 000 innovations écologiques par votre fondation ?
Notre équipe d’évaluateurs va analyser ces innovations et labelliser celles qui répondent à nos grilles, dans les domaines de l’eau, l’énergie, les villes, l’agriculture et les process industriels. Un de nos critères, c’est qu’il faut qu’elles soient rentables en moins de quatre ans. L’année prochaine, je ferai un tour du monde pour les présenter aux gouvernements et aux industriels. Mon but, c’est de tirer ces solutions méconnues vers le marché. Je n’ai aucun intérêt personnel à le faire. Je veux juste profiter de ma notoriété pour montrer que les technologies propres peuvent faire des choses que l’on croit impossible.
Dans son essai sur la « face ­cachée de la transition énergétique », Guillaume Pitron ­montre qu’elle implique de piller toujours plus de ressources minières, notamment pour fabriquer les batteries. Qu’en pensez-vous ?
Ce livre met en évidence la ­nécessité d’encadrer l’exploitation minière. On ne peut pas faire n’importe quoi. Mais cela ne doit pas invalider la nécessité de poursuivre la transition énergétique. La pollution créée par ces mines est localisée, et doit être surveillée. J’aime mieux quelques mines de cobalt de plus que quelques degrés de plus dans l’atmosphère.

   


L’innovation sera l’une des grandes thématiques abordées lors du Festival de l’innovation Novaq.
Les 13 et 14 septembre, la région Nouvelle-Aquitaine, en partenariat avec Le Monde, organise deux jours de débats, conférences, pitchs et ateliers au Hangar 14, à Bordeaux.
Scientifiques, experts, entrepreneurs échangeront autour de trois grands thèmes : le cerveau, l’espace et l’océan. Fil rouge de cette édition : l’innovation au service de l’humain.
Programme et inscriptions ici



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Le gouvernement lance une campagne de communication, mais les budgets sont jugés insuffisants pour tenir les objectifs.
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Rénovation énergétique : Contre les passoires thermiques, des moyens incertains

Le gouvernement lance une campagne de communication, mais les budgets sont jugés insuffisants pour tenir les objectifs.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 11h12
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

Changer ses fenêtres, isoler ses combles, remplacer sa chaudière… une campagne nationale en faveur de la rénovation énergétique des bâtiments, qui doit être lancée lundi 10 septembre, veut convaincre les Français de passer enfin à l’action.
Elle tombe pourtant à un drôle de moment : deux semaines plus tôt, le 28 août, Nicolas Hulot claquait la porte du ministère de la transition écologique, avec notamment ces mots sur l’antenne de France Inter : « On veut rénover 500 000 passoires thermiques [par an]. Or, on a baissé de moitié les moyens pour rénover ces bâtiments. Je sais déjà, au moment d’acter ce plan de rénovation, que l’on ne pourra pas atteindre les objectifs. » Difficile de motiver les foules quand le meneur lui-même n’y croit plus…
L’enjeu ne fait pas débat : sur un parc de 35 millions de logements, la France compte 7,5 millions de « passoires » – étiquetés F ou G, soit les moins bonnes notes du diagnostic énergétique. Or les bâtiments représentent 45 % de la consommation d’énergie et un quart des émissions de gaz à effet de serre dans l’Hexagone. Et les constructions neuves aux dernières normes thermiques ne représentent que 1 % du parc chaque année. Autant dire qu’on n’atteindra pas les objectifs de neutralité carbone en 2050 sans une rénovation massive des bâtiments existants. Il faut qu’à cette échéance l’intégralité du parc immobilier atteigne la norme bâtiment basse consommation (BBC).
« En réalité, c’est un budget en baisse »
C’était bien l’objectif du plan dévoilé le 26 avril, après des mois de concertation, par Nicolas Hulot et Jacques Mézard, ministre de la cohésion des territoires. En 12 actions et 32 mesures, il se donne pour ambition de rénover 500 000 logements chaque année – dont 100 000 logements sociaux – et un quart des bâtiments publics sur le quinquennat. Budget : 14 milliards d’euros sur cinq ans, plus 5 milliards d’euros de certificats d’économies d’énergie.
Insuffisant, pour beaucoup...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Une pétition concernant Le Havre témoigne de la difficulté des collectivités à lutter contre les désherbants de synthèse sans provoquer la grogne d’une frange de la population, explique, dans sa chronique, Frédéric Potet, journaliste au « Monde »
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« La tolérance aux mauvaises herbes rentre dans les mœurs, sauf pour les cimetières »

Une pétition concernant Le Havre témoigne de la difficulté des collectivités à lutter contre les désherbants de synthèse sans provoquer la grogne d’une frange de la population, explique, dans sa chronique, Frédéric Potet, journaliste au « Monde »



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 11h02
    |

            Frédéric Potet








                        



                                


                            

Mauvaises herbes, mauvaise réputation. Celles qu’il faudrait en fait appeler « adventices » sont la cible, dans l’espace public, à la ville comme à la campagne, d’un combat sans cesse renouvelé, auquel la chimie a largement contribué avec ses produits phytosanitaires. Ceci est tout particulièrement vrai dans les cimetières, lieux de recueillement au milieu desquels l’œil supporte difficilement la présence de ces intrus végétaux venant perturber la sobriété apaisante des alignements de sépultures. Le respect des défunts s’accommode mal du chiendent. Lui, en revanche, n’a que faire des tombes, et prolifère à la première occasion climatique.
Au Havre, une poussée exceptionnelle de mauvaises herbes s’est répandue ces derniers mois, conséquence d’un printemps et d’un été où les pluies abondantes ont alterné avec les fortes températures. Avec leurs dallages en béton qui renvoient la chaleur, les sept cimetières de la ville ont été littéralement envahis. Le pissenlit a essaimé, le liseron s’est déployé, le plantain démultiplié, au grand dam des jardiniers de la ville. Des visiteurs également. Une pétition en ligne a été lancée fin août par des visiteurs mécontents pour dénoncer l’impuissance des services municipaux face à cette éruption d’herbacées peu compatible avec la dignité recherchée des lieux. Plus de 1 300 personnes l’ont signée à ce jour.
Atteindre le zéro pesticide
Le sujet n’est pas une « affaire » dans la cité normande, dont Edouard Philippe fut le maire entre 2010 et mai 2017, date de sa nomination à Matignon. Mais elle témoigne de la difficulté des collectivités à lutter contre les désherbants de synthèse sans provoquer la grogne d’une frange de la population attentive à l’entretien des espaces verts. Le Havre n’a pas totalement renoncé au glyphosate et à ses dérivés, mais en a réduit l’usage : deux cimetières de la ville ne sont plus traités ; les autres le sont encore, mais à moindre dose qu’auparavant. La prolifération d’adventices,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ RATP Dev espère rafler 100  millions d’euros de chiffre d’affaires à sa rivale en  2019.
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Transport public : la RATP vient défier Keolis-SNCF sur ses terres du Grand Ouest

RATP Dev espère rafler 100  millions d’euros de chiffre d’affaires à sa rivale en  2019.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 11h00
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Cap à l’ouest ! Après avoir conquis Vannes en 2017, Lorient en 2018, RATP Dev se verrait bien vainqueur à Brest en 2019. La filiale de la célèbre régie du métro parisien remettra début octobre une proposition chiffrée à la métropole de Brest pour être opérateur du réseau Bibus de l’agglomération bretonne, un marché de 40 millions d’euros détenu depuis des décennies par la SNCF, par l’intermédiaire de sa filiale de transport public urbain Keolis.
Un match SNCF-RATP pour savoir qui va faire fonctionner une vingtaine de lignes de bus, une ligne de tramway et un téléphérique urbain dans le Finistère, voilà de quoi surprendre. Rien de plus banal en réalité. Les appels du transport public des villes françaises sont en effet fréquemment le théâtre d’un jeu à trois acteurs : une rude concurrence à laquelle se livrent les deux leaders Keolis et Transdev (filiale de la Caisse des dépôts), et le challenger RATP Dev.
« RATP Dev ? Quand ils vous tiennent, ils ne vous lâchent pas », dit Pierre Le Bodo, président centriste de Golfe du Morbihan-Vannes agglomération, se remémorant sourire aux lèvres les âpres négociations de 2016, lorsque la filiale de la régie parisienne a raflé à Transdev le marché des transports publics de la métropole morbihannaise que l’opérateur sortant gérait pourtant depuis quarante ans.
Une sélection attentive des cibles
C’est que la petite nouvelle a très faim. Créée par sa maison mère ex nihilo il y a quinze ans pour pouvoir se développer hors région parisienne, RATP Dev a une feuille de route ambitieuse. L’entreprise, dirigée par une femme, Laurence Batlle, génère aujourd’hui 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires (contre 6,6 et 5,4 pour Transdev et Keolis) et a pour objectif d’atteindre les 2,2 milliards en 2022.
Dans ce contexte, RATP Dev a décidé de faire du Grand Ouest une terre de conquêtes. Or, l’entreprise parisienne vient planter ses petits drapeaux sur un territoire où Keolis-SNCF est solidement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Marjolaine Meynier-Millefert, députée (LRM) de l’Isère, copréside le comité de pilotage du plan de rénovation énergétique des bâtiments.
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Rénovation énergétique : « Il y a un manque de portage politique sur la rénovation énergétique »

Marjolaine Meynier-Millefert, députée (LRM) de l’Isère, copréside le comité de pilotage du plan de rénovation énergétique des bâtiments.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 10h12
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 11h12
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

Députée (La République en marche) de l’Isère, Marjolaine Meynier-Millefert copréside le comité de pilotage du plan de rénovation énergétique des bâtiments. Elle plaide pour des moyens financiers accrus et un portage politique renforcé.
Avez-vous été surprise par les propos de Nicolas Hulot, qui a estimé en annonçant sa démission qu’on ne tiendrait pas les objectifs du plan de rénovation des bâtiments faute de moyens ?
Non, Nicolas Hulot est plutôt dans le vrai. Je partage sa frustration. Ce n’est pas que rien n’est fait : beaucoup d’argent a été mis sur la table à l’occasion de ce plan, beaucoup d’actions lancées. Mais quand on compare les ambitions et les moyens, on ne peut que constater que nous ne sommes pas cohérents. Les moyens ont été réduits de moitié sur le crédit d’impôt transition énergétique, on n’a aucune idée de comment sera financé le service public de la performance énergétique censé se déployer dans les territoires, il a même été question de revoir la TVA réduite sur la rénovation… Tout cela crée de l’inquiétude et de l’incertitude.

Vous estimez, comme les associations et les professionnels, qu’il faut des budgets démultipliés…
On peut toujours demander beaucoup plus d’argent, mais on sait bien que ce n’est pas à l’ordre du jour. Déjà, si on avait des finances claires et stables, ce serait bien. Aujourd’hui, on ne sait même pas de quels moyens on dispose ! Sur plusieurs sujets, il n’y a pas encore d’arbitrage finalisé mais on entend des rumeurs inquiétantes. Il nous faut des décisions budgétaires rapides et fermes. Cette rénovation énergétique, ça fait plus de dix ans qu’elle est urgente, qu’on dit qu’il faut passer à une échelle industrielle pour tenir nos objectifs et rester dans le cadre européen. Aujourd’hui, on est sur la ligne de crête avant que ces objectifs ne deviennent inatteignables.

Comment expliquer que les arbitrages ne soient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ A partir des données compilées par Météo France et recueillies par « Le Monde », visualisez la hausse de la température moyenne en France métropolitaine et d’outre-mer.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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Le réchauffement climatique au pas de la porte : retrouvez l’évolution des températures dans votre ville

A partir des données compilées par Météo France et recueillies par « Le Monde », visualisez la hausse de la température moyenne en France métropolitaine et d’outre-mer.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 10h11
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 10h13
    |

            Pierre Breteau








                        



                                


                            
Paris, Bastia, Nouméa, Besançon, Le Mans ou Fort-de-France, la température moyenne de plus de 70 villes françaises s’est élevée de 2 °C à 3 °C durant ces dernières décennies, selon les relevés de température de Météo France auxquels Le Monde a eu accès en exclusivité.
Depuis parfois plus d’un siècle, à partir de ces relevés, l’établissement public a pu calculer une moyenne annuelle de température sur tout le territoire. Si elle a le défaut de lisser les relevés quotidiens, l’utilisation de la moyenne permet de faire ressortir des tendances sur le temps long, particulièrement pour les stations météorologiques qui disposent des relevés les plus anciens.

Parmi les stations de Météo France qui disposent des relevés les plus anciens, des villes comme Paris ou Besançon permettent de remonter à 1900. Certaines autres, comme Dunkerque, Marseille, Bordeaux, Clermont-Ferrand ou Lyon, offrent des relevés à partir des années 1920.
Pour visualiser ces hausses, nous avons eu recours à une méthode particulière, celle des « warming stripes », ou « rayures de réchauffement », inventée par le climatologue britannique Ed Hawkins, de l’université de Reading (Angleterre). Ce type de graphiques se base sur l’habitude qu’a notre cerveau d’interpréter la température en fonction de la couleur ; comme pour un robinet d’eau (bleu = froid, rouge = chaud).

Des températures qui montent dans tout l’Hexagone
Parmi les années hors norme, 1956 ressort dans presque tous les graphiques de métropole — comme dans celui qui rassemble les données de toute la métropole ci-dessous — comme une année particulièrement froide.
En février de cette année-là, une vague de froid exceptionnelle toucha l’Europe et le Maghreb. Les températures furent inférieures jusqu’à 10 °C aux normales de saison, atteignant - 20 °C à Aix-en-Provence et - 15 °C à Bordeaux. Depuis que l’on relève les températures dans l’Hexagone, cette période de vingt-sept jours...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Il y a plus de 30 ans, sur la côte sud de la Turquie, la touriste anglaise June Haimoff a trouvé une tortue. Cette rencontre a bouleversé sa vie et le futur de la plage.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ 
<article-nb="2018/09/08/21-9">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Tous les astronautes ayant observé la Terre depuis l’espace le confirment : cette vision les a transformés. Pour tenter de reproduire cette émotion universelle, deux scientifiques français ont mis au point une application, Blueturn.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Un bouleversant « selfie » de la planète

Tous les astronautes ayant observé la Terre depuis l’espace le confirment : cette vision les a transformés. Pour tenter de reproduire cette émotion universelle, deux scientifiques français ont mis au point une application, Blueturn.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 10h34
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            Adrien Naselli








                        



   


La première fois que Jean-Pierre Goux a projeté sur grand écran ses images de la Terre en mouvement, c’était en 2016, lors d’une conférence TEDx au Théâtre Bobino, à Paris. Deux minutes à regarder la Planète bleue, immense, tourner sur une musique apaisante. Et c’est tout. Ces images simples sont suivies d’une standing ovation spontanée. Les projecteurs se rallument dans la salle, plusieurs personnes ont pleuré. Pour Jean-Pierre Goux, c’était bien la confirmation que sa vieille intuition n’était pas qu’une chimère. « Nous sommes dans un monde abreuvé d’images, mais très peu d’entre elles provoquent ce genre de réaction », avance l’ingénieur et écrivain, spécialiste des questions environnementales.

   


« Effet surplombant »
Pour en arriver là, Jean-Pierre Goux et son associé Michaël ­Boccara ont dépensé une énergie considérable dans la recréation de l’overview effect (que l’on peut traduire par « effet surplombant »), théorisé par l’historien des sciences américain Frank White en 1987. ­Il s’agit d’une sensation éprouvée par certains astronautes, que ­l’entrepreneur a découverte avec émerveillement dans le livre Clairs de Terre, de Kevin W. Kelley, paru en 1988.
Avoir vu notre planète en entier, comme suspendue dans le vide au beau milieu d’un noir profond, donne une urgente envie de la protéger
Tous ceux qui sont allés dans ­l’espace font part d’une même sensation : avoir vu notre planète en entier, comme suspendue dans le vide au beau milieu d’un noir profond, donne une urgente envie de la protéger. Au-delà du choc, les témoignages insistent sur le besoin d’unité des êtres ­humains, à la dérive sur leur fragile vaisseau. Certains vont jusqu’à suggérer l’idée que les frontières seraient de trop. « L’effet combiné de la peur, de la distance, de l’apesanteur, du silence crée toutes les conditions pour avoir une expérience extatique, détaille Jean-Pierre Goux. Un peu comme le mythe de la caverne de Platon. Il faut le vivre pour le comprendre : les astronautes ne parviennent pas à communiquer l’expérience à leurs proches. »
Vient alors aux deux associés l’idée de la faire vivre au plus grand nombre. Il faut dire que pendant des années, entre le 7 décembre 1972 et une période récente, les humains n’avaient à leur disposition qu’une seule image intégrale de la « maison mère », reproduite à l’infini dans les livres de sciences et vie de la Terre. Elle avait été capturée par l’équipe d’Apollo 17 qui, en route pour la Lune, avait profité du voyage pour photographier la Terre en entier par un hublot, pour la toute première fois. Le nom de cette célèbre photo : The Blue Marble (« La Bille bleue »). On voit en son centre Madagascar et la pointe du continent africain.
Conte de fées
La suite ressemble à un conte de fées. Pour créer ces vidéos de la Terre en mouvement, Jean-Pierre Goux et Michaël Boccara utilisent les photos du satellite DSCOVR (« discover »), lancé par la NASA en février 2015 sous l’impulsion de l’ancien vice-président des Etats-Unis Al Gore. Quand DSCOVR ­révèle sa première image en juillet 2015, le président Obama la poste sur Twitter pour saluer le succès de la mission.

Le tour de force des deux complices, c’est d’avoir transformé ces images fixes en vidéo. Qu’ils décident ensuite de publier sur Instagram. Surprise : le chef de la mission DSCOVR les contacte, impressionné par leur travail. Les équipes d’Al Gore font de même quelque temps plus tard, et le ­binôme devrait les rencontrer avant la fin de l’année.
L’engouement est tel qu’ils décident de diffuser leurs images sous la forme d’une application gratuite : Blueturn est née. Quand nous rencontrons Jean-Pierre Goux, son smartphone nous montre la Terre telle qu’elle était un jour et demi plus tôt. On peut choisir sa musique, ou préférer le silence, et simplement regarder la Terre tourner. La vitesse de ­rotation est multipliée par 300 pour éviter que les utilisateurs ne s’ennuient, mais on peut aussi choisir de la regarder en vitesse réelle, soit vingt-quatre heures pour un tour du monde…

« L’image qu’on regarde nous ramène vers nous, c’est une image très rassurante, un peu comme si on regardait le ventre de notre mère. »
« Il y a un côté effrayant quand on regarde un ciel totalement ­dégagé la nuit, partage Jean-Pierre Goux. Alors que là, l’image qu’on regarde nous ramène vers nous, c’est une image très rassurante, un peu comme si on regardait le ventre de notre mère. En fait, Blueturn, c’est un selfie de la Terre. » Au-delà de son intérêt scientifique, le projet Blueturn s’accompagne d’un engagement écologiste, voire politique.
En France, des personnalités politiques de premier plan ont pu voir les vidéos de Blueturn : Ségolène Royal, ministre de l’environnement lors de la COP21 en septembre 2016, qui a éprouvé selon Jean-Pierre Goux « une très vive émotion », mais aussi Emmanuel Macron et Nicolas Hulot lors de la COP23, fin 2017. Il reste un rêve à réaliser aux deux créateurs de Blueturn : « Mettons ces images partout, sur les monuments, les immeubles, pour que les gens se rappellent tout le temps où on ­habite. Il faut se déconnecter et prendre le temps de se reconnecter avec ce qui nous dépasse. »
L’espace sera l’une des grandes thématiques abordées lors du Festival de l’innovation Novaq.
Les 13 et 14 septembre, la région Nouvelle-Aquitaine, en partenariat avec Le Monde, organise deux jours de débats, conférences, pitchs et ateliers au Hangar 14, à Bordeaux.
Scientifiques, experts, entrepreneurs échangeront autour de trois grands thèmes : le cerveau, l’espace et l’océan. Fil rouge de cette édition : l’innovation au service de l’humain.
Programme et inscriptions ici



                            


                        

                        


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La réduction de la part du nucléaire pourrait attendre 2035

L’Elysée n’a pas encore rendu tous ses arbitrages, mais la feuille de route énergétique de la France pourrait convenir aux souhaits d’EDF.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 09h55
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                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

C’est le grand dossier qui attend François de Rugy sur son bureau de nouveau ministre de la transition écologique et solidaire : la feuille de route énergétique de la France pour les cinq prochaines années, la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). « Nous serons en mesure de la présenter à la fin du mois d’octobre », a expliqué M. de Rugy sur France Inter, mercredi 5 septembre.
La PPE doit notamment fixer la part de l’atome dans la production d’électricité française et la trajectoire pour descendre à 50 % de nucléaire – contre 75 % aujourd’hui – dans le mix électrique. La loi de transition énergétique, votée sous François Hollande, fixait comme horizon 2025, un objectif auquel Nicolas Hulot et Emmanuel Macron ont rapidement renoncé.

A l’issue du séminaire gouvernemental de rentrée, mercredi, Edouard Philippe a évoqué un « horizon de 2035 » comme nouvel objectif. Si les services de Matignon se sont empressés d’affirmer que rien n’est tranché, plusieurs sources au sein de la majorité ont confirmé au Monde que le texte de la PPE en gestation à l’Elysée pose l’hypothèse d’une baisse de la production nucléaire à 50 % en 2035. Cette date serait satisfaisante pour EDF, qui privilégie un scénario de fermeture de certains réacteurs à partir de 2029. Mais elle sera certainement perçue comme trop lointaine par les écologistes et les associations antinucléaires.
En contrepartie, le texte pourrait donner de manière précise le nombre de réacteurs à fermer – peut-être même en donnant une liste indicative de centrales prioritaires. Mais le sujet fait débat à l’Elysée, car l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ne rendra pas d’avis générique sur l’ensemble des réacteurs avant 2021. Or c’est précisément sur cet avis que l’exécutif compte s’appuyer pour arrêter les réacteurs jugés les moins sûrs. Une exception : les deux réacteurs de la centrale de Fessenheim (Bas-Rhin) que le gouvernement s’est déjà engagé à fermer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ De Melbourne à Bangkok, des rassemblements citoyens ont débuté en Asie. D’autres sont prévus en Europe, de Paris à Bruxelles, puis aux Etats-Unis.
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Dérèglement climatique : des centaines de villes se mobilisent à travers le monde

De Melbourne à Bangkok, des rassemblements citoyens ont débuté en Asie. D’autres sont prévus en Europe, de Paris à Bruxelles, puis aux Etats-Unis.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 08h32
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 20h03
   





                        


                                                                                                                         data-ui="carousel"
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            data-slide-description="Dans le cadre de l’appel baptiste « Rise for climate » (« Debout pour le climat »), des mobilisations ont eu lieu dans une centaine de pays. Ici à Sydney, en Australie."
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            data-slide-description="A Bruxelles, un rassemblement organisé devant le Parlement européen samedi a réuni environ un millier de personnes selon les organisateurs (Greenpeace et la Coalition Climat, collectif d’associations et d’ONG de la société civile belge)."
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            data-slide-description="Des événements avaient lieu dans d’autres villes du pays, notamment à Marseille, où 2 500 personnes ont défilé selon les organisateurs, et 700 selon la police."
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            data-slide-description="A Paris, plusieurs milliers de personnes se sont retrouvés et ont répondu à un appel à la mobilisation lancé sur les réseaux sociaux par un jeune homme de 27 ans, Maxime Lelong."
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            data-slide-description="Des centaines de personnes ont également participé à cette marche mondiale à Nairobi."
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            data-slide-description="Cette journée d’action, ici à Katmandu au Nepal, est censée culminer avec une grande manifestation à San Francisco, où se tiendra à partir du 12 septembre le Sommet mondial des villes et entreprises pour le climat, organisé par le gouverneur de Californie en réponse à la politique anti-écologique de Trump."
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            data-slide-description="A Bangkok, près de 200 manifestants se sont réunis devant le siège régional de l’ONU où est organisée jusqu’à dimanche une réunion de préparation du prochain sommet sur le climat, dit COP24, prévu en Pologne dans trois mois."
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Dans le cadre de l’appel baptiste « Rise for climate » (« Debout pour le climat »), des mobilisations ont eu lieu dans une centaine de pays. Ici à Sydney, en Australie.

HANDOUT / REUTERS
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Des mobilisations sont prévues dans le monde entier. Les militants écologistes ont prévu, samedi 8 septembre, de descendre dans la rue partout dans le monde pour réclamer aux gouvernements de saisir l’urgence à agir contre le dérèglement climatique et la fin des énergies fossiles.
Ce mouvement, baptisé « Rise for Climate » (Debout pour le climat), est organisé dans une centaine de pays et est censé culminer avec une grande manifestation à San Francisco, où se tiendra à partir du 12 septembre le Sommet mondial des villes et entreprises pour le climat, organisé par le gouverneur de Californie en réponse à la politique antiécologique de Donald Trump.
L’Europe mobilisée
A Bruxelles, un rassemblement devant le Parlement européen a réuni 1.300 personnes selon la police, à l’appel de Greenpeace et de la Coalition Climat, collectif d’associations et d’ONG de la société civile.
Entre 10 000 (selon la police) et 15 000 personnes (d’après les organisateurs) ont manifesté à Copenhague. « Nous voulons que le Danemark atteigne la neutralité carbone en CO2 en 2040 », a expliqué à l’agence Ritzau Sarah Hellebek, porte-parole de la manifestation. En Suède plus d’une centaine de personnes, dont la vice premier-ministre, la Verte Isabella Lövin, ont marché à Stockholm.
Près de 100 000 personnes en France
En France, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue, une mobilisation jamais vue pour l’environnement, l’ONG 350.org revendiquant 115 000 participants, dont 50 000 à Paris, où la préfecture de police a comptabilisé 18 500 personnes.

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                Mobilisation citoyenne dans toute la France pour le climat



Ces marches répondaient aussi à un appel lancé sur les réseaux sociaux par un jeune homme de 27 ans, après la démission du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, qui s’était plaint d’un manque de soutien populaire pour l’environnement. « C’est la plus grande journée d’action pour le climat en France, la preuve que les citoyens sont prêts à demander des comptes », a commenté à l’AFP Clémence Dubois, responsable des campagnes de 350.org en France.
Faible mobilisation à Bangkok
A Bangkok, près de 200 manifestants se sont réunis devant le siège régional de l’ONU où est organisée jusqu’à dimanche une réunion de préparation du prochain sommet sur le climat, dit « COP24 », prévu en Pologne dans trois mois. Certains dénonçaient l’arrêt de la contribution des Etats-Unis décidée par Donald Trump.
« Nous condamnons le président Trump qui s’est retiré des accords de Paris », a dénoncé parmi les manifestants à Bangkok Lidy Nacpil, représentante de l’Asian People’s Movement in Debt and Developpement, un mouvement asiatique réclamant plus d’implication des pays riches, notamment de Washington. « Les Etats-Unis représentent une grande part du problème du changement climatique, alors ils doivent faire partie de la solution », a-t-elle réclamé.
D’autres manifestants dénonçaient, quant à eux, la poursuite de l’usage des centrales à charbon, encore très utilisées en Thaïlande, alors que Bangkok a été confronté en début d’année à un pic de pollution du niveau de ceux de New Delhi et Pékin.
Plusieurs dizaines de pêcheurs thaïlandais sont venues dénoncer la menace du réchauffement climatique sur les réserves de poissons, apportant des crabes et crevettes devant le siège de l’ONU. Les manifestants dénoncent plus globalement les lenteurs à Bangkok des négociations sur la mise en œuvre du pacte de 2015.

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                « Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité » : l’appel de 200 personnalités pour sauver la planète



Rise for Climate en Australie

   


En Australie, les organisateurs ont fait entrer dans le port de Sydney, face à son emblématique opéra, un bateau portant la bannière Rise for Climate.
Des centaines de manifestants se sont réunies devant les bureaux du premier ministre, Scott Morrison, en l’appelant à « sortir le charbon de la politique ».
800 participants à Manille
C’est à Manille que la mobilisation a été la plus forte, avec 800 manifestants. L’un d’eux, habillé en dinosaure, tenait une pancarte « Go Fossil-free » (Finissons-en avec les énergies fossiles). Les Philippines sont, en effet, très dépendantes des centrales à charbon.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ A Paris, entre 50 000 personnes, selon les organisateurs, et 18 500, selon la police, ont participé à « la marche pour le climat », samedi.
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Mobilisation citoyenne dans toute la France pour le climat

A Paris, entre 50 000 personnes, selon les organisateurs, et 18 500, selon la police, ont participé à « la marche pour le climat », samedi.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 08h23
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 21h52
   





                        



   


La mobilisation en ligne s’est transformée en mobilisation citoyenne. Plus de 100 000 personnes se sont réunies en France pour participer à « la marche pour le climat », samedi 8 septembre, selon l’association 350.org et les autres ONG qui ont contribué à organiser l’événement.
A Paris, entre 50 000, selon les organisateurs, et 18 500 personnes, selon la police, ont participé cette mobilisation. Tous répondaient à un appel citoyen lancé sur Facebook, pour faire des enjeux climatiques une priorité du gouvernement français, après la démission du ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot.
Ce dernier a d’ailleurs commenté, dans un tweet, l’organisation de cette marche :

S’engager pour le #climat et la #biodiversité est la seule modernité. Les citoyens qui se mobilisent partout en Fra… https://t.co/xSjrop5fma— N_Hulot (@Nicolas Hulot)


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« C’est la plus grande journée d’action pour le climat en France, c’est la preuve que les citoyens sont prêts à demander des comptes et des engagements aux élus qui nous entourent, après un été catastrophique au niveau climatique », a commenté à l’Agence France-Presse Clémence Dubois, responsable des campagnes de 350.org en France.
D’abord prévu pour le dimanche 2 septembre, l’événement a été décalé au 8 septembre pour coïncider avec la mobilisation « #Riseforclimate » organisée dans des centaines de villes dans le monde. Parmi les pancartes brandies place de l’Hôtel de Ville, au centre de la capitale, on pouvait lire des messages tel que « Climat enjeu mondial agissons » ou « La planète s’en remettra pas nous ». Après des discours et un concert, une marche s’est élancée 15 h 30 vers la place de la République.
Nos journalistes Pierre Bouvier et Rémi Barroux étaient sur place :

Sur le parvis de l’Hôtel de Ville, pendant les prises de parole avant le départ de la #MarchePourLeClimat. Point fa… https://t.co/IqyQ0lVgh1— pibzedog (@Pierre Bouvier)


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Marche pour le #climat. Le lobby du vivant est très présent. « Chaud chaud, plus chaud que le climat ! » scandent l… https://t.co/XchaV5jRgo— remibx (@Rémi Barroux)


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« Question de survie »
Cette initiative avait été lancée par Maxime Lelong, 27 ans, journaliste de formation et futur papa, le soir même de la démission de Nicolas Hulot, qui s’était plaint d’un manque de mobilisation populaire autour des enjeux climatiques. « J’ai l’impression qu’il y a un vrai élan qui s’est créé, il faut nous sauver de nous-mêmes, c’est une question de survie », a plaidé le jeune homme lors d’une conférence de presse, entouré de représentants d’ONG qui l’ont aidé à préparer l’événement, dont 350.org.
« Je vais être papa en décembre, je veux qu’il ait une planète vivable, qu’il ait un endroit où habiter, qu’il puisse avoir des petits-enfants. »

        Sur l’organisation de la mobilisation :
         

          Une « marche pour le climat » rencontre un succès inattendu sur Facebook grâce à l’« effet Hulot »



Plus de 116 000 personnes s’étaient dites sur Facebook intéressées par cette « Marche pour le climat », et plus de 30 000 avaient exprimé leur volonté d’y participer. « Si on est à 40 000 personnes, c’est génial », espérait M. Lelong, estimant qu’au-delà de la mobilisation de ce samedi, « l’aboutissement serait que le gouvernement prenne vraiment conscience du fait que la protection de l’environnement est une priorité ».

Marche pour le #climat. Le lobby du vivant est très présent. « Chaud chaud, plus chaud que le climat ! » scandent l… https://t.co/XchaV5jRgo— remibx (@Rémi Barroux)


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Politiques et associations présentes
Des ONG se sont associées à l’événement à Paris, alors que l’association 350.org avait déjà prévu un rassemblement sur la place de l’Hôtel-de-Ville. Attac et Notre affaire à tous ont également soutenu le mouvement à Paris et en province. Parmi les partis politiques, La France insoumise, le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts (EELV) étaient présents dans le cortège.
Cécile Duflot, ex-ministre écologiste et désormais directrice générale d’Oxfam France, a salué une « volonté de la société civile de se réveiller ». « Il y a une prise de conscience, ils ont compris que ce n’est pas les générations futures qui vont être impactées, c’est nous », a-t-elle déclaré à l’AFP.

Florilège des banderoles et pancartes croisées dans le cortège de la #marchepourleclimat https://t.co/XRmyvYuLhX— pibzedog (@Pierre Bouvier)


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« C’est une journée de mobilisation importante, c’est important qu’il y ait une implication des citoyens », a estimé de son côté Audrey Pulvar, qui dirige la Fondation pour la nature et l’homme (ex-Fondation Nicolas Hulot).
« La société va dans le mur »
Mais Maxime Lelong souhaitait surtout fait de ce rassemblement un mouvement citoyen, ce qu’il a été, regroupant un public de tous les âges. Sébastien, musicien dans le Val-de-Marne, participe avec sa femme et ses enfants de trois et huit ans à sa première manifestation : « Ça nous semble important d’être là. Nous en avons assez d’être manipulé par des gens qui se gavent sur le dos des gens et de la planète. »

   


Pierre-Antoine, ingénieur dans la santé, âgé de 30 ans, est présent « parce que la société va dans le mur ». Le jeune homme, dont « la prise de conscience remonte à quelques années », estime que « c’est tout un modèle de société qu’il faut changer » : 
« Il y a une corrélation entre la consommation d’énergie et les émissions de CO2. La conclusion qui s’impose à moi, c’est qu’il faut être décroissant et ne pas courir derrière le progrès scientifique. » 

Une des nombreuses pancartes présentes dans le cortège, critiquant l’action/inaction du gouvernent. Le cortège est… https://t.co/QkamRohtIr— pibzedog (@Pierre Bouvier)


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Venu en famille, Yann Masurel, avec ses trois enfants et sa nièce, est « là pour dire qu’on n’en fait pas assez pour le climat ». « “Make our planet great again” n’était qu’un slogan », regrette-t-il, avant d’être coupé par sa fille de neuf ans, plus alarmiste encore : « C’est la fin du monde. »
Rassemblements dans toute la France
Quinze autres événements en France sont répertoriés sur Facebook, dont :
Parmi les nombreuses autres marches organisées en France, 10 000 personnes environ ont défilé à Lyon. « Urgence climatique, réveillons nous! », ont scandé les manifestants de tous âges, pour certains déguisés en abeilles.A Marseille, environ 2 500 personnes selon les organisateurs, 700 selon la police, ont défilé, en présence notamment de Jean-Luc Mélenchon ;A Bordeaux, un pique-nique a eu lieu à midi avant une marche depuis le Miroir d’eau, à l’initiative d’une particulière, Anne-Charlotte ;Dans l’Ouest, entre 3 000 et 5 000 personnes (selon la police et les organisateurs) se sont rassemblées à Rennes et 1 200 à Nantes. Plusieurs centaines ont défilé dans des villes normandes comme Rouen, Caen et Le Havre ;A Strasbourg, 3 800 personnes, selon la police, ont défilé à partir de 15 heures. Aux côtés de pancartes pour la défense du climat, clamant notamment « Pour une Alsace verte », « Flambez la tarte, pas la terre », « Biodiversité je t’aime », la manifestation était aussi celles des opposants au Grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg, projet de rocade autoroutière auquel la préfecture vient de donner son feu vert ;Enfin à Lille, près de 4 700 personnes se sont rassemblées selon les organisateurs.

À #lille, selon les organisateurs, 4700 personnes étaient à la #marchepourleclimat. Après une minute de silence, l’… https://t.co/iQrG7tT3HU— lmoniez (@Laurie Moniez)


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Parallèlement, la pétition « Non, Monsieur Hulot, vous n’êtes pas seul ! » lancée sur change.org par Mathieu Hestin, consultant en développement durable de 35 ans, comptait plus de 100 000 signatures samedi matin.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Ces derniers mois, la tension était à son comble entre le groupe public et son ministre de tutelle. Au cœur du conflit : le futur de la filière nucléaire française.
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Dans les coulisses de la bataille entre Hulot et EDF sur le nucléaire

Ces derniers mois, la tension était à son comble entre le groupe public et son ministre de tutelle. Au cœur du conflit : le futur de la filière nucléaire française.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 17h14
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

La scène se passe dans le froid de janvier à Juillé, dans la Sarthe. Nicolas Hulot vient de grimper en haut du mât d’une éolienne, harnaché comme il pouvait l’être dans l’émission Ushuaïa, sur TF1. Une première pour un ministre de l’environnement en exercice.
Dans le train du retour, le ministre se satisfait des mesures du gouvernement qui encouragent le développement des énergies renouvelables. Surtout, il se sent d’attaque pour engager la bataille avec EDF sur la baisse du nucléaire. « Depuis que je suis là, ils ont compris qu’il fallait mieux le faire ensemble, ils ont compris que ce n’était pas négociable », explique au Monde le ministre. Arrivé à Paris, sur le quai de la gare Montparnasse, il résume : « Il faut bien comprendre que si je n’étais pas là, on serait repartis pour la construction de deux EPR. » 
Hulot parti, les réacteurs nucléaires auront-ils la voie libre ? C’est en tout cas le premier dossier qui attend sur son bureau François de Rugy, nommé mardi ministre de la transition écologique et solidaire, et connu pour son engagement antinucléaire.
Bataille à bas bruit
C’est une bataille à bas bruit qui s’est déroulée pendant un an entre Nicolas Hulot et EDF, entreprise dont il avait la tutelle. D’un côté, un ministre qui n’a pas toujours été antinucléaire, mais qui a acquis la conviction ces dernières années que cette énergie n’avait pas d’avenir. De l’autre, la direction d’EDF, Bercy et l’ensemble de la filière nucléaire française – ses 220 000 salariés, ses ingénieurs et son poids au cœur même de l’Etat –, persuadés que le nucléaire reste une chance pour la France.

Entre les deux, Emmanuel Macron, partisan de longue date du nucléaire, mais qui maintient sur ce sujet une politique du « en même temps », qui lui a longtemps permis de ménager des soutiens chez les partisans et les opposants à l’atome.
Deux questions sont rapidement au centre de ce pas de deux : comment...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.
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Remaniement, impôt à la source, Brésil : l’actualité à retenir cette semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 06h34
   





                        



   


François de Rugy à l’environnement et Roxana Maracineanu aux sports : Emmanuel Macron a opté pour un remaniement minimal, cette semaine. L’exécutif a tranché en faveur d’une entrée en vigueur, comme prévu, du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu au 1er janvier 2019. Le favori de la présidentielle au Brésil a été poignardé et l’ONU a mis en garde contre un « bain de sang » à Idlib, dernier bastion rebelle en Syrie que les forces gouvernementales s’apprêtent à attaquer.
De Rugy remplace Hulot comme ministre de l’écologie
Après une semaine d’hésitation, le chef de l’Etat Emmanuel Macron et le premier ministre Edouard Philippe ont choisi François de Rugy pour remplacer Nicolas Hulot comme ministre de la transition écologique et solidaire. Cet écologiste converti au macronisme va donc quitter le « perchoir », c’est à dire la présidence de l’Assemblée nationale, qu’il occupait depuis le début du quinquennat.

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                François de Rugy, un converti au macronisme au ministère de la transition écologique



L’exécutif a profité de l’arrivée de M. de Rugy pour procéder à un autre remaniement : l’ancienne nageuse Roxana Maracineanu est devenue ministre des sports à la place de Laura Flessel. L’ex-escrimeuse avait démissionné peu avant en invoquant des « raisons personnelles », mais on a appris rapidement qu’elle était dans le viseur du fisc, qui a découvert des irrégularités à l’occasion d’un contrôle fiscal récent.

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                Remaniement : âge, parité, expérience… explorez le gouvernement avec Rugy et Maracineanu



Impôt sur le revenu : le prélèvement à la source dès 2019
Après avoir laissé entendre qu’un report était possible, l’exécutif a finalement décidé de poursuivre la réforme du prélèvement de l’impôt sur le revenu à la source, qui entrera en vigueur comme prévu le 1er janvier 2019.
Le gouvernement craignait des « bugs » techniques et un effet psychologique sur les contribuables, dont le salaire va mécaniquement baisser, puisqu’il sera amputé chaque mois de l’impôt sur le revenu. Mais le premier ministre Edouard Philippe a assuré avoir la « conviction que cette réforme sera mise en œuvre dans de bonnes conditions ».
Il a toutefois annoncé quelques ajustements, comme un assouplissement du dispositif de prise en compte des crédits et réductions d’impôts.

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                Prélèvement à la source : comment ça fonctionne et combien vous paierez



Syrie : l’ONU craint un « bain de sang » à Idlib
Les présidents russe, turc et iranien, réunis vendredi à Téhéran, n’ont pu se mettre d’accord sur un cessez-le-feu dans la province d’Idlib, dernier bastion rebelle en Syrie que les forces gouvernementales syriennes s’apprêtent à attaquer. L’Iran, la Russie et la Turquie sont les trois principaux acteurs extérieurs du long conflit syrien. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a proposé une trêve dans cette région du nord-ouest de la Syrie mais son homologue russe Vladimir Poutine s’est déclaré hostile à cette idée et a appelé les rebelles à déposer les armes. Le président iranien Hassan Rohani a estimé que le gouvernement de Damas devait reprendre le contrôle de la totalité du territoire syrien après plus de sept ans de guerre.
Au total, quelque 3 millions d’habitants vivent dans la province d’Idlib et dans les quelques poches insurgées dans les provinces voisines de Hama, d’Alep et de Lattaquié, selon les Nations unies, qui ont mis en garde, mercredi, contre un « bain de sang ». Washington a aussi averti, mardi, Damas et ses alliés russe et iranien contre un recours aux armes chimiques. Vendredi, des avions russes et syriens continuaient à bombarder des positions dans la province rebelle, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
Présidentielle au Brésil : un favori poignardé, l’autre inéligible
A un mois de son élection présidentielle, le Brésil plonge chaque jour un peu plus dans l’incertitude. Le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro, favori du scrutin, a été grièvement blessé jeudi par un homme qui l’a poignardé en plein meeting, en assurant agir « pour raisons personnelles » et « sous l’ordre de Dieu ». Placé en soins intensifs, Jair Bolsonaro pourrait voir sa participation à la présidentielle compromise.
Quelques jours avant, la justice électorale avait écarté de la course l’autre favori du scrutin, l’ancien président Lula. Incarcéré depuis avril pour une affaire de corruption, il a été déclaré inéligible. Si sa formation politique, le Parti des travailleurs, n’a pas encore totalement renoncé à le présenter, il pourrait être contraint de le remplacer par son bras droit, Fernando Haddad, inconnu du grand public.

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Plongée dans les zones les plus contaminées du monde
Le Monde s’est associé au photographe Samuel Bollendorff pour explorer des territoires devenus impropres au développement humain à cause de contaminations aux produits chimiques, aux hydrocarbures, à la radioactivité.
Des Etats-Unis à la Russie, en passant par le Brésil et le Canada, les reportages de la série « Contaminations » donnent à voir ces paysages dévastés et racontent le quotidien toxique des populations rongées par un mal invisible.

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                Editorial. Les irréversibles contaminations de la planète



Et aussi
Justice. Le procès Clément Méric, du nom du militant antifasciste frappé mortellement en 2013, s’est ouvert à Paris.Justice. De la prison avec sursis requise contre les rappeurs Booba et Kaaris après leur rixe à Orly.Affaires. François Fillon entendu par les juges pour les soupçons d’emplois fictifs, et Marine Le Pen à nouveau convoquée dans l’affaire des assistants parlementaires européens.Santé. Nouvelle alerte sur les perturbateurs endocriniens présents dans les aliments.Etudes de médecine. Le gouvernement veut mettre fin au numerus clausus.Migrants. Le campement de Grande-Synthe (Nord), où vivaient 500 personnes, à nouveau évacué.Budget. Le déficit budgétaire risque de repasser au-dessus des 3 % du produit intérieur brut en 2019, à cause de la dette de la SNCF.Parcoursup. La phase principale de la procédure d’orientation dans l’enseignement supérieur se termine.Pouvoir d’achat. Les banques s’engagent à plafonner les frais bancaires pour les clients les plus fragiles.Japon. L’Archipel a été frappé par un typhon et par un violent séisme, qui ont fait plusieurs morts, des centaines de blessés et des dégâts importants.Brésil. Le Musée national de Rio ravagé par un incendie.Etats-Unis. Donald Trump mis en difficulté par un livre incendiaire et une tribune accablante publiée dans le New York Times.Inde. L’homosexualité dépénalisée par la Cour suprême.Piratage. Les Etats-Unis inculpent un Nord-Coréen pour les attaques contre Sony Pictures, le cybercasse à 81 millions de dollars et WannaCry.Royaume-Uni. Londres désigne deux espions russes comme responsables de l’empoisonnement, le 4 mars à Salisbury (Royaume-Uni) de l’ancien agent double Sergueï Skripal et de sa fille.Orthographe. En Belgique, la fédération Wallonie-Bruxelles (francophone) songe à simplifier l’accord du participe passé.
Disparitions

   


Burt Reynolds. L’acteur américain, vedette d’Hollywood dans les années 1970 et 1980, avait incarné le personnage de Lewis Medlock dans Délivrance (1972).Paul Viallaneix. L’historien était un spécialiste de l’œuvre de Jules Michelet.Jalaluddin Haqqani. Le moudjahidin afghan était l’un des plus anciens combattants islamistes de la planète. Il avait été un chef de guerre très actif contre les Soviétiques puis contre les Américains, et ministre sous le règne taliban.Randy Weston. Le pianiste et compositeur afro-américain était un héros du jazz.Robert Bono. Le syndicaliste avait dirigé la CFDT pendant les années 1970 et 1980.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Contaminations (7/7). Dans le plus vaste océan du globe, les polluants imprégnés de substances cancérogènes et mutagènes sont absorbés par la faune marine et remontent dans la chaîne alimentaire.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Des chercheurs et professeurs publient, samedi, une tribune dans « Libération » pour demander aux dirigeants politiques de passer à l’acte en matière d’environnement.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/09/2018
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Climat : 700 scientifiques français lancent un appel

Des chercheurs et professeurs publient, samedi, une tribune dans « Libération » pour demander aux dirigeants politiques de passer à l’acte en matière d’environnement.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 01h32
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 11h56
   





                        



   


Sept cents scientifiques français lancent un appel aux dirigeants politiques pour qu’ils passent « de l’incantation aux actes pour enfin se diriger vers une société sans carbone ». « Seuls des changements immédiats et des engagements de court terme, dans le cadre d’objectifs clairs et ambitieux à horizon 2030, peuvent nous permettre de relever le défi climatique », lancent-ils en « une » du journal Libération daté de samedi 8 septembre.
Alors que des marches pour le climat sont organisées, samedi, dans plusieurs villes de France et à travers le monde, les signataires déplorent que nous soyons « d’ores et déjà pleinement entrés dans le “futur climatique”. (…) Hausse du niveau de la mer, désoxygénation et acidification des océans, etc. : les manifestations concrètes du changement climatique ne cessent de s’accumuler. »

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Sortir de l’incantatoire
« Les discours sont insuffisants, comme le montrent les récents chiffres d’émissions de gaz à effet de serre. (…) Il est tout aussi crucial qu’urgent de sortir du champ de l’incantatoire et de traduire concrètement ces discours en choix politiques forts et clairs au service d’une transformation sociétale profonde », poursuivent ces 700 chercheurs et professeurs d’écologie, de physique ou encore d’économie.
« Cette transformation (…) n’est pas une utopie. Elle repose pour beaucoup sur des solutions déjà disponibles : diminution de la consommation d’énergie, recours à des énergies décarbonées, meilleure isolation des bâtiments, mobilité repensée évitant les moteurs thermiques, etc., lancent-ils. Se préoccuper du changement climatique doit réellement devenir un objectif politique de premier ordre. »

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Le départ surprise de Nicolas Hulot du ministère de la transition écologique et solidaire, combiné aux événements climatiques extrêmes de cet été à travers le monde, a poussé de nombreux citoyens à s’engager pour l’environnement, d’abord sur les réseaux sociaux, avant des rassemblements prévus samedi dans la rue, où ils doivent être rejoints par des ONG, syndicats et partis politiques.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Pêcheurs des deux camps ne sont pas parvenus à finaliser leur accord, « les prétentions des Britanniques étant disproportionnées par rapport aux possibilités françaises », selon Paris.
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« Blocage » des négociations entre Français et Britanniques dans la guerre de la Saint-Jacques

Pêcheurs des deux camps ne sont pas parvenus à finaliser leur accord, « les prétentions des Britanniques étant disproportionnées par rapport aux possibilités françaises », selon Paris.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 22h58
   





                        



Se dirige-t-on vers une impasse dans le conflit franco-britannique sur les zones de pêche de la coquille Saint-Jacques ? Pêcheurs des deux camps ne sont pas parvenus à finaliser, vendredi 7 septembre à Paris, leur accord. Il y a « une situation de blocage », a indiqué le camp français, affirmant toutefois que « les discussions ne sont pas rompues ». 
Mercredi, une première réunion s’était tenue à Londres, qui avait permis de renouveler l’accord de 2017 concernant les bateaux de pêche de plus de quinze mètres. En revanche les deux parties avaient seulement abouti à « un accord de principe » pour ceux de moins de quinze mètres, qui sont concernés par le conflit en cours. Des compensations pour les pêcheurs britanniques restaient notamment encore à définir.

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                Aux origines de la guerre de la coquille Saint-Jacques



« Prétentions britanniques disproportionnées »
« Le constat est qu’il n’y a pas d’accord car les prétentions des Britanniques étaient disproportionnées par rapport aux possibilités françaises. Nous sommes dans une situation de blocage, mais les discussions ne sont pas rompues », a indiqué Hubert Carré dans la soirée, à l’issue d’une réunion qui avait débuté à 15 h. « Les administrations françaises et britanniques sont en train de debriefer entre elles », a-t-il ajouté, soulignant que ce serait à présent « aux deux ministres de s’appeler pour les modalités d’une éventuelle future réunion ».
Fumigènes, injures, bateaux bélier... Des altercations ont éclaté en mer la semaine dernière quand une trentaine de navires français ont essayé d’empêcher cinq navires britanniques de pêcher le précieux mollusque, nouvel épisode d’une guerre au long cours.
Les pêcheurs normands n’ont en effet le droit de pêcher la Saint-Jacques que du 1er octobre au 15 mai pour tenter de préserver la ressource. L’accord de 2017 oblige les Britanniques – pas réglementés dans le temps – à respecter ce calendrier lorsqu’ils pêchent au large des côtes françaises, mais seulement pour les bateaux de plus de 15 mètres.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ La vidéo, tournée en 2016, montrait un camion aux couleurs de l’entreprise déversant un mystérieux liquide jaunâtre dans la campagne mosellane.
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ArcelorMittal poursuivi pour « gestion irrégulière de ses déchets » après la diffusion d’une vidéo compromettante

La vidéo, tournée en 2016, montrait un camion aux couleurs de l’entreprise déversant un mystérieux liquide jaunâtre dans la campagne mosellane.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 19h27
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 21h19
   





                        



   


La vidéo, tournée en décembre 2016, montrait un camion aux couleurs d’ArcelorMittal, déversant dans un crassier de la campagne mosellane un mystérieux liquide jaunâtre. Le chauffeur du camion – un intérimaire du géant sidérurgique –, qui filmait la scène, dénonçait des rejets d’acide servant à décaper l’acier, et accusait le groupe de « ne pas faire [son] travail de recyclage de produits chimiques ».
Une enquête préliminaire avait été ouverte à l’été 2017 pour « atteinte à l’environnement ». Plus d’un an plus tard, le parquet de Thionville (Moselle) a annoncé vendredi 7 septembre qu’il allait poursuivre ArcelorMittal pour « gestion irrégulière de ses déchets » pour avoir déversé sans autorisation sur un crassier des eaux usées.

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                Soupçonné de pollution, ArcelorMittal affirme qu’aucun « acide pur » n’a été déversé en Moselle



« Pas d’impact sur l’environnement »
Les investigations, menées par la police judiciaire de Metz et l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique, ont déterminé « que le produit déversé sur le crassier est issu d’une cuve de stockage d’eaux usées relevant de la ligne de décapage et de régénération d’acide », selon Christelle Dumont, procureure à Thionville.
L’une des deux citernes du camion apparaissant sur les images contenait « de l’eau usée avec un faible pourcentage d’acide chlorhydrique ». La seconde citerne renfermait « de l’eau usée avec un faible pourcentage d’acide chlorhydrique et une concentration conséquente de boue d’hydroxyde de fer », précise la procureure.
« Ce déversement, bien que non autorisé dans le cadre de l’arrêté préfectoral, n’apparaît pas avoir eu d’impact sur l’environnement », a précisé la procureure, s’appuyant sur des prélèvements réalisés par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement.
« Tout au plus, il peut être reproché à la société ArcelorMittal une gestion irrégulière de ses déchets, délit puni de deux ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, qui fera l’objet de poursuites par le parquet. »
Le groupe sidérurgique avait nié toute responsabilité dans ces « prétendus versements » et ordonné l’ouverture d’une enquête interne « pour faire toute la lumière sur les faits ». De leurs côtés, les élus locaux s’étaient inquiétés d’une éventuelle pollution des cours d’eau.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – Cet été a connu une activité orageuse particulièrement intense, avec un point d’orgue le 9 août, après un long épisode de canicule.
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2018, année record d’impacts de foudre

EN UN GRAPHIQUE – Cet été a connu une activité orageuse particulièrement intense, avec un point d’orgue le 9 août, après un long épisode de canicule.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 16h25
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 16h37
    |

            Mathilde Damgé








                        


A quatre mois de son terme, 2018 est d’ores et déjà l’année la plus orageuse depuis près de vingt ans. « Après un mois de mai avec une activité orageuse record, où l’on a enregistré plus de trois fois plus d’impacts au sol qu’en moyenne sur les années 2000-2017, l’été a également été plus foudroyé que la normale, particulièrement au mois d’août », décrit Météo France.
Les impacts de foudre, aussi appelés éclairs nuage-sol par opposition aux éclairs intra-nuages, ont déjà atteint le nombre de 681 535, un record depuis le début de la série complète de données homogènes (2000). Selon l’opérateur de détection de la foudre Météorage – dont Météo France est l’actionnaire principal –, l’année 2018 se positionne déjà comme la cinquième année la plus « foudroyée » depuis trente ans.

   


D’après les archives, précise Météo France de son côté, il semblerait que l’activité orageuse ait été également particulièrement marquée dans les années 1990, notamment en 1995 où on estime à quasiment 700 000 le nombre d’impacts de foudre au sol sur l’année.
Cet été a connu une activité orageuse particulièrement intense, avec un point d’orgue la journée du 9 août. « C’est la conjugaison de l’air froid d’altitude lié à la dépression et la remontée de Méditerranée d’un air très chaud et humide, de fin de canicule, qui a engendré cette instabilité très marquée », explique l’institut de météorologie. Ce jour-là, près de 42 000 impacts de foudre ont été enregistrés.

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Le projet de Montagne d’or en Guyane va être revu pour obtenir le feu vert de l’Etat

Cette mine d’or, qui serait la plus grande jamais construite sur le territoire français, provoque l’hostilité d’une partie de la population.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 18h40
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            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Beaucoup l’attendaient sur le nucléaire. Mais c’est l’exploitation de l’or en Guyane qui s’annonce comme le premier test de François de Rugy, le nouveau ministre de la transition écologique. Ce « dossier chaud (…) est sur mon bureau comme sur celui de l’ensemble du gouvernement », a-t-il souligné, mercredi 5 septembre, sur France Inter.
C’est une occasion de mesurer la volonté du gouvernement en matière d’environnement après la démission fracassante de Nicolas Hulot, et la capacité de son successeur à imposer l’écologie dans les arbitrages. Pour alimenter sa réflexion, le ministre va disposer du rapport issu de la consultation organisée par la Commission nationale du débat public (CNDP), dévoilé vendredi 7 septembre.
Au cœur du débat : la « Montagne d’or », un projet de gigantesque mine, mené en Guyane par le groupe russe Nordgold, associé au canadien Columbus Gold. C’est la plus grande mine d’or jamais envisagée sur le territoire national. L’investissement de 780 millions d’euros pourrait créer 3 750 emplois. Ce projet « participe pleinement au renouveau minier de la France », avait déclaré Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie, aux Echos, en 2015 :
« Il y a une richesse sous le territoire français, notamment de l’or. (…) Nous ferions une erreur profonde en ne l’exploitant pas. »
« Encouragement »
Problème : l’exploitation de la Montagne d’or nécessiterait de déboiser la jungle amazonienne et de stocker des millions de tonnes de boues contenant du cyanure. Sur place, il suscite une opposition vigoureuse. « Il faut mettre fin à ce projet fou, non-sens économique, catastrophe sociale, horreur environnementale écocide et climaticide, qui pourrait déclencher une guerre civile en Guyane s’il devait être validé », plaide l’un des militants les plus critiques, Harry Hodebourg, du mouvement CAP21 Guyane.
Faut-il lancer le chantier au plus vite pour soutenir la fragile...




                        

                        

