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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Le Racing et Agen, qui se sont affrontés samedi en championnat de France, ont tous deux décidé de déloger le logo de leurs clubs pour y apposer à la place celui d’une marque.
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Rugby : les sponsors envahissent le cœur des maillots

Le Racing et Agen, qui se sont affrontés samedi en championnat de France, ont tous deux décidé de déloger le logo de leurs clubs pour y apposer à la place celui d’une marque.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 17h52
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 21h14
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Suivez bien les joueurs : c’est au niveau de leur flanc gauche, juste au-dessus du short, qu’il faut regarder. Drôle d’endroit sur un maillot de rugby. Les dirigeants du Racing 92 et du Sporting union Agen (SUA) ont choisi de reléguer aussi bas le logo de leurs clubs respectifs, qui se sont opposés samedi 8 septembre dans l’Arena de Nanterre (Hauts-de-Seine), pour la 3e journée du championnat de France. Le club francilien l’a emporté assez largement 59-7.
Cette saison, ces deux clubs historiques ont chacun renoncé à afficher leurs blasons sur leur torse, préférant vendre cet emplacement symbolique à des sponsors. Les Racingmen ont ainsi abandonné leur cœur à Assystem, un groupe international d’ingénierie installé à Paris. Les Agenais en ont fait de même avec les laboratoires de l’UPSA : l’Union de pharmacologie scientifique appliquée, fondée à Agen mais désormais sous le contrôle d’actionnaires américains.
Le Racing et Agen illustrent, à l’extrême, « un mouvement assez général » dans les sports collectifs : la professionnalisation du rugby et sa marchandisation ont transformé les joueurs en « armoires publicitaires », selon l’expression de Christophe Lepetit, responsable des études économiques au Centre de droit et d’économie du sport, à Limoges.
Dans ses statuts et règlements, la Ligue nationale de rugby autorise jusqu’à « un maximum de 9 publicités » sur les équipements de chaque club. Le texte interdit seulement la publicité sur quelques emplacements : le col du maillot ; la manche droite ; le numéro du joueur, au dos ; ainsi que les chaussettes.
« Dommage et triste »
Hormis le Racing et Agen, les douze autres clubs du championnat de première division ont conservé leurs armoiries là où palpite le cœur de leurs joueurs. Mais tous inspirent déjà les sarcasmes de la « Boucherie Ovalie », site Internet satirique, qui trouve les maillots du Top 14 encore « plus laids et remplis de pubs que les maillots des cyclistes au Tour de France. » 

On a donc officiellement passé le stade où les maillots de Top 14 et ProD2 sont plus laids et remplis de pubs que l… https://t.co/EKrGWOIb4r— BoucherieOvalie (@Boucherie Ovalie)


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A terme, la profusion de sponsors et de couleurs différentes sur un même maillot pourrait s’avérer « contre-productive », estime Christophe Lepetit. Pour les sponsors, d’abord : « S’il y a autant de marques sur un maillot, les supporteurs auront plus de mal à toutes les mémoriser. » Pour les clubs, ensuite : « Ces nouveaux maillots peuvent aussi susciter chez les supporteurs un phénomène de rejet, une forme de défiance vis-à-vis des dirigeants. »
Dès le mois de juillet, à l’annonce des nouveaux maillots, les supporteurs d’Agen ont exprimé leur mécontentement sur les réseaux sociaux. En particulier à travers la page Facebook de la « Buvette d’Armandie », qui rassemble plus de 10 000 internautes. Son fondateur, Romain Péroua, invoque l’importance de « la symbolique » et de la lutte contre « le rugby business » :
« Quand on a joué au rugby, on sait que le logo, ça va sur le cœur. Là, on a l’impression que les sponsors ont plus de force que l’histoire du club. Alors qu’on représente un peu le rugby de clocher, le’petit village’du championnat, on se retrouve avec un logo presque au niveau du short. Je trouve ça dommage et triste. »
Ainsi va le rugby professionnel, de plus en plus tributaire des sponsors : ceux-ci représentent encore aujourd’hui la manne principale des clubs, devant les recettes télévisisées et la billetterie. Agen dispose cette saison d’un budget prévisionnel de 13,8 millions d’euros, le plus faible du championnat. Bien moins que le Racing et ses 24 millions d’euros annuels sous la présidence de l’entrepreneur Jacky Lorenzetti, 126e fortune de France. 
« Meilleure visibilité à la télévision »
Les dirigeants du Racing n’ont pas répondu aux sollicitations du Monde. Le Sporting club Agen, lui, a justifié sa démarche. S’il a fallu installer l’insigne des laboratoires de l’UPSA sur le cœur (et sur le short) des joueurs, c’est pour libérer la place qu’ils prenaient auparavant, au dos du maillot. Une place qu’occupe désormais l’un des nouveaux sponsors du club depuis l’été, l’enseigne de grande distribution Gifi (et ses idées de génie), qui vient du même département. « Un nouveau sponsor important », reconnaît Jean-François Fonteneau, président du conseil d’administration du club, sans livrer de chiffres précis.
Par le passé, Agen avait déjà déplacé le sacro-saint logo du club : lors de la saison 2009-2010, l’emblème avait fini sur le plexus des joueurs, coincé entre une marque de voiture et un groupe de construction. Ou bien déjà près de la hanche gauche, en 2015-2016, mais sans pour autant céder place à un sponsor.
Jean-François Fonteneau se dit « sensible » aux doléances des supporteurs : « A l’avenir, on se posera des questions. On pourrait même proposer un sondage auprès de nos partenaires, auprès du public. » Le dirigeant rappelle aussi une donnée du marché. Pour une marque, malgré sa symbolique, le cœur d’un maillot reste en principe moins cher à acquérir que de s’afficher sur le dos et l’abdomen des joueurs. « Ces deux emplacements ont une meilleure visibilité à la télévision », précise le dirigeant. Argument implacable.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ La joueuse de 20 ans, première Japonaise à se hisser en finale d’un Grand Chelem, affronte ce samedi à 22 heures l’Américaine, qu’elle a déjà battue cette année.
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Naomi Osaka défie son idole Serena Williams en finale de l’US Open

La joueuse de 20 ans, première Japonaise à se hisser en finale d’un Grand Chelem, affronte ce samedi à 22 heures l’Américaine, qu’elle a déjà battue cette année.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 12h27
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 21h14
    |

            Elisabeth Pineau (New York, envoyée spéciale)








                        



   


La première fois qu’il a croisé sa future élève, Sascha Bajin s’est plutôt dit : tout sauf elle. C’était lors d’un entraînement à Roland-Garros avec Caroline Wozniacki, la joueuse qu’il entraînait à l’époque. « J’ai pensé : encore une diva… car elle parlait à peine. Elle avait le regard fuyant, la tête basse. Je culpabilise encore de l’avoir mal jugée quand je l’ai rencontrée », racontait, mercredi 5 septembre, l’Allemand, qui l’entraîne depuis bientôt un an.
Naomi Osaka n’est, en réalité, ni arrogante ni capricieuse. C’est même tout le contraire. La jeune femme de 20 ans est timide, douce, bourrée d’autodérision et toujours polie. A priori, des traits de caractère étonnants chez une championne de tennis. Mais la Japonaise pourrait bien devenir l’une des terreurs du circuit féminin, en mal de nouvelles patronnes. En attendant, elle a fait un grand pas dans cette direction en se hissant en finale de l’US Open face à son idole Serena Williams.
Parcours éclair cette quinzaine
Depuis le début de la quinzaine new-yorkaise, la 19e joueuse mondiale est celle qui fait la plus forte impression, tableaux dames et messieurs confondus. Elle n’a perdu que 28 jeux, et hormis un huitième de finale poussif face à Aryna Sabalenka, à laquelle elle a concédé un set, elle a expédié ses cinq autres matchs (6-3, 6-2 ; 6-2, 6-0 ; 6-0, 6-0 ; 6-1, 6-1 ; 6-2, 6-4), la moitié en moins d’une heure. Des victoires expéditives dignes des Graf et Seles au début des années 1990. Après sa qualification pour les quarts, Osaka a fondu en larmes, elle qui ne comptait jusqu’à cette semaine qu’un huitième de finale en Grand Chelem, à Melbourne en janvier.
« Si je pouvais croire en moi comme les autres croient en moi, ce serait pas mal, mais j’y travaille », dit la jeune femme, première joueuse japonaise de l’ère Open à se hisser en finale d’un Grand Chelem. Quand on lui fit remarquer qu’au vu de son parcours à Flushing Meadows, le Japon n’était pas loin de succomber à une « osakamania », sa réponse a encore une fois été désarmante : « J’en suis très heureuse, mais je crois que c’est à cause de Kei », tout en esquissant un geste avec ses mains pour montrer que son compatriote, Kei Nishikori battu en demi-finales par Novak Djokovic, pourtant plus petit sous la toise (1,78 m contre 1,80 m), fait figure de géant à côté d’elle.
Elle a choisi de représenter le pays de sa mère, mais Naomi Osaka – née à… Osaka, à une heure de Tokyo – aurait pu tout aussi bien opter pour celui de son père, originaire d’Haïti. Ou bien encore les Etats-Unis, où la famille a déménagé quand elle avait trois ans. Probablement parce que les parents ont pensé qu’il serait plus facile d’élever leurs deux filles (elle a une sœur aînée, Mari, 22 ans) dans un environnement cosmopolite comme aux Etats-Unis qu’au sein de la société japonaise, où il est parfois difficile de s’intégrer en tant que métisse.
En 1999, en découvrant le succès des sœurs Williams à Roland-Garros, lauréates du double, le paternel a une illumination. Inspiré de Richard Williams, le père et coach de Venus et Serena, il se persuade que ses deux filles peuvent suivre leurs traces. Jusqu’à l’âge de neuf ans, Naomi grandit à Long Island. « Flushing Meadows est un endroit très spécial pour moi. Je venais jouer sur ces courts quand j’étais petite », répète celle qui s’entraîne désormais en Floride, à Boca Raton, dans l’académie de Chris Evert. Mari, elle, est 367e mondiale.
La cadette est apparue dans les radars médiatiques au printemps, au milieu du désert californien, à Indian Wells. Elle y crée la sensation avec des victoires de prestige contre Maria Sharapova, Karolina Pliskova, Simona Halep et la nouvelle pépite russe Daria Kasatkina pour soulever son premier trophée sur le circuit WTA. Le public découvre alors sa force de frappe, que les observateurs comparent à… Serena Williams.
« Elles sont toutes les deux très puissantes, elles ont un gros service, elles cognent fort, acquiesce Sascha Bajin, qui a lui-même joué les sparring-partners pour l’Américaine pendant huit ans. Mais pour le reste, ce sont vraiment deux personnes différentes. Leur seul point commun, ce sont leurs cheveux ! Sur le court, Serena est très agressive, elle montre que c’est elle la patronne. Naomi, je dois souvent la pousser à se montrer plus démonstrative. » 
« Y a pas moyen, je veux affronter Serena »
En demi-finales, jeudi, la jeune femme a sauvé treize balles de break contre la finaliste sortante, Madison Keys. « Comment avez-vous fait ? », lui demanda le speaker juste après la balle de match. « La réponse va vous paraître idiote, mais je me répétais : “y a pas moyen, je veux affronter Serena.” Pourquoi ? Parce que c’est Serena ! » Ce sera la deuxième fois qu’elle jouera contre son idole, qui fêtera ses 37 ans à la fin du mois. A Miami, en mars, elle l’avait battue 6-3, 6-2. Mais l’Américaine était tout juste de retour de son congé maternité, après quatorze mois sans compétition.
Cette fois, c’est l’aînée qui partira favorite. Avec, s’il en était besoin, un surplus de motivation : en cas de victoire, Serena Williams égalerait le record absolu de titres en Grand Chelem de Margaret Court (24). La pression, Naomi Osaka en fait fi depuis son entrée en lice. A en croire son coach, « Naomi est l’une de ces joueuses qui sont nées pour les grandes scènes. Elle joue toujours dix fois mieux sur un grand court que sur n’importe quel autre. »
Mais ne risque-t-elle pas d’être rattrapée par ses émotions sous le double effet d’une première finale, qui plus est contre son idole ? « Attention, nuance-t-elle, j’ai toujours eu de l’admiration pour elle, mais je veux essayer de tracer mon propre chemin. Samedi, je vais juste essayer de profiter du moment et me dire que c’est un match comme un autre, contre une adversaire comme une autre. » 
« Et quand vous rêviez que vous affrontiez Serena, comment se terminait votre rêve ?, lui demanda un journaliste vendredi après sa victoire en demi-finales.
− Si je fais des rêves, ce n’est pas pour perdre. Je crois que vous avez la réponse à votre question. »



                            


                        

                        


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Football féminin : la Division 1 prend une nouvelle dimension télévisuelle

Les matchs du championnat de France sont diffusés en intégralité pour la première fois de son histoire. Une bonne nouvelle à un an du Mondial 2019, qui aura lieu en France.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 10h56
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


A moins d’un an de la Coupe du monde, qui se tiendra en France (du 7 juin au 7 juillet 2019), le changement a de l’importance. Pour la première fois de son histoire, tous les matchs du championnat de France féminin de football, soit 132 au total, seront diffusés en direct à la télévision. Une telle médiatisation était inespérée il y a encore quelques années. Samedi 8 et dimanche 9 septembre, la deuxième journée de la Division 1 aura ainsi les honneurs du petit écran, sur Canal+.
Longtemps cantonnés aux affiches entre l’Olympique lyonnais, champion de France inamovible depuis 2007, et le PSG, son principal rival, les téléspectateurs peuvent désormais suivre les performances de tous les autres clubs d’une élite, qui en recense douze. Détenus jusqu’alors par France Télévisions et Eurosport pour 200 000 euros par saison, les droits de la D1 ont été achetés par le groupe Canal+, avec au passage une belle revalorisation. On parle de 1,2 million d’euros environ par saison.
Le dispositif est novateur et très complet. Le dimanche, une affiche est diffusée sur Canal+ sport à 15 heures [PSG-Paris FC le 9 septembre]. Le samedi, un match directeur, agrémenté d’un multiplex des buts des quatre autres rencontres, se déroule sur Canal+ sport à partir de 14 h 30. Les quatre matchs sont aussi retransmis en intégralité sur les canaux de Foot + (diffusion à la carte). En prime, la D1 fera des apparitions dans toutes les émissions consacrées au football, du « Canal football club », à J + 1, ou même à la mi-temps des affiches de Ligue 1, diffusées à 17 heures.
« La certitude d’un potentiel »
Jeune retraitée, l’ancienne internationale Jessica Houara-d’Hommeaux sera l’une des consultantes en compagnie notamment de son ex-coéquipière Laure Boulleau. Elle alternera entre des interventions en plateau au sein des émissions et le commentaire en direct des rencontres. « Cette diffusion est une forme de reconnaissance pour toutes les joueuses qui travaillent quotidiennement et qui sont reconnues par ce biais-là », confie l’ex-joueuse de l’Olympique lyonnais.
Lors de la première journée, dimanche 26 août, Lille-Lyon a réuni une audience de 106 000 spectateurs. « Ce sont des chiffres tout à fait corrects. Au début, l’audience n’est pas l’enjeu et nous n’aurons pas les yeux rivés dessus. Ce mode de diffusion est nouveau, il faut qu’on le fasse savoir. Nous avons cinq ans devant nous et nous avons conscience que l’on est sur quelque chose qui se construit », défend Laurent Jaoui, rédacteur en chef de Canal+, chargé de l’éditorial du projet.
En 2017, le groupe avait déjà racheté les droits de la Coupe du monde féminine 2019 à TF1. Depuis quelques années, ses chaînes diffusaient également des matchs de la Ligue des champions féminine et des Bleues.
« Il y a une volonté de médiatiser un championnat qui, jusqu’alors, n’avait pas la place qu’il méritait. Nous avons la certitude d’un potentiel du football féminin qui est moins formaté, où il y a moins de pression et d’argent. On revient un peu au côté originel du foot, explique Laurent Jaoui, On était un peu plus faible sur Canal+ sport. On a perdu la Premier League, on ne va pas refaire l’histoire. La D1 se prête bien à nos débuts d’après-midi. C’est un bon produit d’appel, novateur et porteur d’espoir. »
Adapter les stades
Du côté de la Fédération française de football (FFF), organisatrice de la Division 1 féminine, la vice-présidente, Brigitte Henriques, se félicite de cet accord. Et elle tient à mettre en avant la personnalité du patron des sports de Canal+ : « Thierry Cheleman a été à l’origine de la diffusion des Bleues lors du Mondial 2011 sur C8. C’était le début de la belle histoire avec les records de la TNT explosés à l’époque alors que personne ne voulait du foot féminin. Cette fois-ci encore, il a compris ce que pouvait valoir la D1 avec la perspective, en plus, du Mondial en France. »
Chargée du développement du football féminin depuis de nombreuses années, l’ancienne internationale se réjouit du chemin accompli. « En 2011, au retour du Mondial avec le président Noël Le Graët, quand il avait proposé le premier appel d’offres pour la D1, j’avais dit “oh là là, ça va vite”. Je n’étais pas sûre que l’on soit prêt. En fait, il avait eu raison, se souvient-elle. Pour ce deuxième appel d’offres, il y a eu une vraie bataille entre plusieurs diffuseurs, ce qui n’avait pas été le cas la dernière fois. C’est un gros tournant d’être le premier pays d’Europe à avoir tous les matchs diffusés. »
Derrière le mastodonte lyonnais, triple champion d’Europe en titre, qui dispute parfois des matchs au Parc OL (capacité de 60 000 places), et à un degré moindre après les sections féminines du PSG et de Montpellier, les autres équipes françaises vont connaître une médiatisation toute nouvelle. Depuis un an, la FFF, les clubs et Canal+ se réunissent pour adapter les stades aux exigences minimales d’une diffusion télévisuelle.

        Lire aussi :
         

                Soyaux, une certaine idée du football féminin



Attirer de nouveaux partenaires
A Soyaux, club cent pour cent féminin de Charente, ou par exemple à Rodez (Aveyron), dont l’équipe fanion masculine n’évolue qu’au troisième échelon national, on a accueilli avec enthousiasme le diffuseur. Des nacelles et des structures permanentes pour les caméras ont été par exemple installées
Alors que le budget de la majorité des clubs oscille entre 500 000 euros et 1 million d’euros, on a l’espoir d’un réel développement grâce à la perspective d’attirer de nouveaux partenaires. « C’est comme ça que cela a débuté pour l’équipe de France féminine. L’idée est de faire la même chose pour les clubs. L’argent ne tombe pas du ciel. Il n’y a que cette visibilité-là qui peut augmenter leurs moyens et générer une vraie économie », défend Brigitte Henriques.
Une autre bonne nouvelle peut inciter à l’optimisme : le succès de la Coupe du monde des moins de 20 ans en Bretagne au mois d’août. « En moyenne, nous avons eu 350 000 téléspectateurs pour les matchs des Bleues et un pic à 1 million lors de la demi-finale. Ce sont de bons indicateurs pour le foot féminin en France », ajoute la vice-présidente du comité d’organisation du Mondial 2019.
Il ne manque plus qu’un premier titre international des Bleues au mois de juillet 2019 pour que l’avenir du football au féminin en France s’annonce des plus radieux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Il est l’une des attractions de la saison en Ligue 1. Star au Brésil à ses débuts à Santos avec Neymar, Ganso espère retrouver le plaisir de jouer à 28 ans.
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Ami de Neymar et ex-prodige du football brésilien, Ganso veut rebondir à Amiens

Il est l’une des attractions de la saison en Ligue 1. Star au Brésil à ses débuts à Santos avec Neymar, Ganso espère retrouver le plaisir de jouer à 28 ans.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 05h54
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 16h37
    |

                            Alexandre Pedro (Envoyé spécial à Amiens)








                        



   


Ganso ne connaît sans doute pas Goyo Carrizo. Et c’est bien normal. L’homme n’a jamais disputé une Coupe du monde, encore moins gagné sa vie grâce au football. La légende dit pourtant qu’il était presque aussi doué que son voisin de quartier à Villa Florito – bidonville des environs de Buenos Aires –, un certain Diego Armando Maradona. Il n’existe pas d’enregistrement pour prouver le talent prêté à Carrizo. Il faut croire sur parole le principal intéressé et ceux qui prétendent l’avoir vu à l’œuvre sur les potreros (les terrains vagues) de Villa Florito.
Dans le cas de Paulo Henrique Chagas de Lima, dit Ganso, les témoins sont plus nombreux et les preuves stockées sur un fameux site de partage de vidéos. Joueur du Sporting Club d’Amiens depuis le 31 août, le Brésilien est le Goyo Carrizo de Neymar. Mais au départ, les rôles étaient bien différents lorsque les deux gamins enchantent Santos à la fin des années 2000 et réveillent le club mythique de Pelé alors figé dans son glorieux passé. « Si vous aviez demandé en 2010 qui était le meilleur des deux, on vous aurait répondu Ganso », assure même Joao Henrique, correspondant à Paris pour le site brésilien UOL. Mais voilà, l’un a réussi sa mise en orbite, quand l’autre vit encore des promesses d’avant-hier : celles d’un numéro 10 élégant et d’un pied gauche touché par la grâce.

Le talent a cet avantage qu’on a toujours envie de lui faire crédit et à des conditions arrangeantes. Sur le papier, Amiens a recruté un ancien international brésilien (8 sélections entre 2010 et 2012) déjà sur le déclin comme laisserait présager ses deux saisons au FC Séville où il a surtout connu le banc de touche ou les tribunes. A 28 ans, Ganso a envie d’exercer de nouveau sa profession après une dernière saison à sept titularisations seulement. « Ce qui a guidé mon choix en premier, c’était de pouvoir jouer », a expliqué le nouveau venu ce vendredi lors de sa présentation au stade de la Licorne.
Pour l’occasion la moyenne des cinq journalistes pour les points de presse habituels a été multipliée par dix. Trois confrères brésiliens ont même fait le déplacement depuis Paris, où ils suivent depuis un an le moindre battement de cils de Neymar. « Au Brésil, les gens n’ont pas oublié Ganso. Il reste un nom connu, même si sa carrière est une déception », explique Joao Henrique. En se rapprochant à moins de 150 kilomètres de son ancien coéquipier mais toujours ami, Ganso devine bien qu’il s’expose de nouveau à la comparaison, à cette curiosité bien humaine lorsqu’il s’agit de contempler et commenter deux trajectoires opposées.
« Ganso est un crack »
Sans surprise, une question sur deux évoque le nom de la star du Paris-Saint-Germain. Avec le sourire, Ganso répond sans trop donner dans les détails. « J’ai eu l’occasion de parler avec Neymar après ma signature à Amiens. Il m’a souhaité bonne chance, dit-il. J’espère qu’on se verra prochainement avec nos familles sur Paris. » Le Parisien a toujours eu l’éloge facile à propos de son ancien partenaire, classique dans son apparence (cheveux courts et absence de tatouage sur l’épiderme) quand lui fait de l’excentricité son ordinaire. « Ganso est un crack », répète souvent Neymar en interview ou sur les réseaux sociaux.
Au Brésil, cette phrase se conjuguerait plutôt à l’imparfait. Le gaucher a déçu. La faute à un physique fragile et un jeu qui ne colle pas vraiment à l’époque. Si Ganso peut regarder un Neymar droit dans les yeux au niveau technique, il lui manque ce facteur X qui fait toute la différence dans le football moderne : la vitesse. « Malgré tout son talent, Ganso n’est pas taillé pour le football européen, affirme Cosme Rimoli, chroniqueur influent au Brésil pour le site R7. A Séville, il a été considéré comme une des pires recrues de l’ancien entraîneur Jorge Sampaoli qui a essayé d’en faire un meneur de jeu reculé à la Pirlo. Mais sans réussite. » 

VAMOOOOOS !!!
La star brésilienne, Paulo Henrique Ganso, est un joueur de l’@AmiensSC.

— AmiensSC (@Amiens SC)


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Mais peu importe, Amiens s’est fait une spécialité – comme Guy Roux à Auxerre en son temps – de relancer des espoirs déçus. « Amiens est devenu, dans son ADN, un accompagnant pour des joueurs qui sont en difficulté à trouver du temps de jeu, assume son président Bernard Joannin au micro de RMC. On l’a fait avec Kakuta, on essaie de le faire avec pas mal de joueurs. »
Quand on dispose de l’un des budgets les plus réduits de Ligue 1, il faut avoir des idées, de l’audace et un peu de chance. Dans le dossier Ganso, il a fallu un peu des trois pour obtenir le prêt (avec une option d’achat de sept millions d’euros). Dès le mois de mai, la cellule de recrutement dirigée par l’ancien agent John Williams, vient aux renseignements auprès du FC Séville. Mais si le club andalou est prêt à laisser filer son joueur (acheté neuf millions d’euros en 2016), les solutions ne manquent pas, avec des pistes en Chine, au Brésil ou en Grèce. « On l’a contacté très tôt et on a noué une relation de confiance, détaillait John Williams auprès du Courier picard. C’est une question de feeling et il aurait pu partir ailleurs. » 
Priorité du PSG en 2011
Et jusqu’au dernier moment, Amiens va redouter de voir l’ancienne pépite de Santos lui filer entre les doigts. Surtout quand l’AEK Athènes propose à Séville une offre plus généreuse juste avant la fermeture du marché des transferts. Bernard Joannin remercie encore son homologue sévillan, José Castro Carmona : « Les discussions n’ont pas été évidentes au départ, mais une fois qu’il m’a donné son accord, il n’est pas revenu dessus. Je lui en suis reconnaissant. » A tel point qu’une invitation à découvrir Amiens, sa cathédrale et ses canaux est déjà partie vers Andalousie.
Arrivé mercredi avec femme et enfants, Ganso fait connaissance, lui, avec sa nouvelle ville. Il a téléchargé une application sur son téléphone pour apprendre ses premiers mots de français et échange en attendant en espagnol avec son entraîneur, Christophe Pélissier. Conscient de disposer d’un joueur différent, le technicien entend prendre son temps avec lui. « J’aime jouer avec un meneur de jeu et c’est le poste de Ganso, mais pour autant toute l’équipe ne tournera pas autour de lui, prévient celui qui a mené Amiens du National à la Ligue 1 en deux ans. Il ne faut pas attendre trop de lui trop vite. Il doit d’abord retrouver la confiance et le plaisir de jouer. »
Ganso ne dit pas autre chose. « J’étais triste à Séville. Ce qui a guidé mon choix en premier, c’était de pouvoir jouer, de savoir que je pourrais évoluer dans un championnat fort, dans la sérénité. » Un championnat qu’il avait bien failli intégrer en 2011. Cet été-là, le PSG tout juste passé sous pavillon – et financement – qatarien le courtise avec insistance. Et quand on évoque le sujet avec lui, le néo-Picard lâche cette phrase qui résume, finalement, bien sa carrière : « les choses se sont passées comme elles se sont passées. » Aujourd’hui, elles le mènent dans un club dont le Brésil ignorait l’existence il y a encore un an. C’était avant que Neymar ne soit présenté au public du Parc des Princes avant un match face à Amiens.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le Serbe a éliminé facilement le Japonais 6-3, 6-4, 6-2 et visera dimanche un 14e titre en Grand Chelem, son troisième à New York.
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US Open : Djokovic bat Nishikori et rejoint Del Potro en finale

Le Serbe a éliminé facilement le Japonais 6-3, 6-4, 6-2 et visera dimanche un 14e titre en Grand Chelem, son troisième à New York.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 03h52
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 14h18
   





                        



   


L’ex-numéro un mondial Novak Djokovic a rejoint le numéro trois Juan Martin Del Potro en finale de l’US Open, en écartant le Japonais Kei Nishikori (19e) en trois sets (6-3, 6-4, 6-2), vendredi 7 septembre à New York.

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Le Serbe de 31 ans, sacré il y a moins de deux mois à Wimbledon, tentera de remporter son quatorzième trophée en Grand Chelem dimanche, son troisième à Flushing Meadows, après 2011 et 2015. Dans la première demi-finale, Juan Martin Del Potro avait bénéficié de l’abandon du numéro un mondial et vainqueur sortant, Rafael Nadal, blessé au genou droit, alors qu’il menait deux manches à zéro (7-6, 6-2).

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ L’Argentin s’est qualifié pour la deuxième finale de sa carrière à New York en bénéficiant de l’abandon du numéro un mondial, alors que celui-ci était mené deux sets à zéro.
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US Open : Del Potro en finale après l’abandon de Nadal, touché à un genou

L’Argentin s’est qualifié pour la deuxième finale de sa carrière à New York en bénéficiant de l’abandon du numéro un mondial, alors que celui-ci était mené deux sets à zéro.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 01h02
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 14h17
   





                        



   


Le numéro trois mondial Juan Martin Del Potro s’est qualifié pour la finale de l’US Open en bénéficiant de l’abandon du numéro un mondial Rafael Nadal, blessé au genou droit, alors que l’Argentin menait deux sets à zéro (7-6, 6-2), vendredi 7 septembre à New York.
L’Espagnol, 32 ans, a été strappé à deux reprises, une fois dans le premier set, une autre dans le second, avant de renoncer après deux heures de match. Dès le milieu du premier set, le tenant du titre a montré des signes de gêne dans ses déplacements : imprécis en coup droit et à la volée, il jouait anormalement court et abusait du slice en revers. Après la perte du premier set au tie-break, dans un geste de rage rare chez lui, il en fracassait une bouteille sur sa rotule droite, la même qui le malmène régulièrement depuis le début de sa carrière.

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A 1-3 dans le deuxième set, une nouvelle fois pris de vitesse par Del Potro, les deux mains sur les hanches, il lançait un regard d’impuissance vers son clan. Les jeux défilaient en faveur de l’Argentin, son adversaire se montrant incapable de courir après chaque point. Après la perte du deuxième set, Nadal a, finalement, préféré jeter l’éponge. Vainqueur de son onzième Roland-Garros en juin, c’est la deuxième fois de la saison qu’il est contraint à l’abandon en Grand Chelem, après celui en janvier à Melbourne au stade des quarts de finale.
Forfait pour la Coupe Davis ?
L’Espagnol restait sur trois longs combats aux tours précédents, en particulier le dernier, en cinq sets et près de cinq heures face à l’Autrichien Dominic Thiem. Il avait montré des signes de faiblesse au niveau de son articulation dès son troisième tour face au jeune Russe Karen Khachanov.
« J’ai eu des problèmes avec mon genou dans le tournoi. J’ai ressenti une douleur lors de mon troisième match, ensuite j’avais l’impression que ça allait un petit peu mieux. [Face à Del Potro], à 2-2 dans le premier set, j’ai immédiatement dit à mon box que j’avais ressenti quelque chose, a-t-il précisé en conférence de presse juste après la fin du match. Après, j’ai essayé de voir si ça pouvait s’améliorer au fil du match, mais non. A la fin, ce n’était même plus un match de tennis, il n’y avait plus qu’un joueur sur le court. »

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L’Espagnol n’a pas précisé combien de temps il pensait que cette blessure nécessiterait, mais « ce qui est sûr, c’est que ce ne sera pas une absence de six mois » :
« Je ne peux pas comparer avec les autres fois, car c’est toujours à peu près la même douleur. Cette fois, c’était un peu plus agressif, car c’est apparu soudainement et non progressivement. Le seul point positif, c’est que je sais comment la gérer, car mon équipe et moi, on y est habitués. C’est un genre de tendinite. » 
S’il a refusé de l’officialiser, le numéro un mondial devrait être forfait pour la demi-finale de Coupe Davis, face à la France, les 14, 15 et 16 septembre à Lille.
Juan Martin del Potro, de retour en finale à Flushing Meadows, neuf ans après son unique sacre en Grand Chelem, y affrontera le Serbe Novak Djokovic, qui a éliminé le Japonais Kei Nishikori (6-3, 6-4, 6-2).

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Proche du dépôt de bilan, le club parisien pourrait finalement se sauver grâce à l’appui inespéré de la Ville de Paris et de partenaires privés. Une issue définitive interviendra d’ici à mercredi soir.
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Au bord du gouffre, le Paris volley reprend espoir

Proche du dépôt de bilan, le club parisien pourrait finalement se sauver grâce à l’appui inespéré de la Ville de Paris et de partenaires privés. Une issue définitive interviendra d’ici à mercredi soir.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 22h41
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 22h47
    |

            Anthony Hernandez








                        


On espérait un miracle, il est peut-être sur le point de se produire. Dans une situation financière désespérée, à deux doigts du dépôt de bilan, le Paris volley pourrait bien réussir à se tirer d’affaire. Rétrogradée en Ligue B cette saison, le club le plus titré du volley tricolore avait besoin de 300 000 euros afin d’échapper à une triste disparition.
Un temps réticente à jouer les pompiers de service, la Ville de Paris, partenaire principal du club depuis plus de vingt ans, a finalement décidé d’intervenir. « La mairie de Paris va donner la moitié de la somme manquante par l’intermédiaire du PUC (Paris université club qui détient les droits sportifs du Paris volley) », révèle le président du Paris volley, Michel Rougeyron, joint par Le Monde.

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Réponse mercredi
Cette aide, bien que cruciale, n’est pas suffisante et c’est vers des partenaires privés que se tourne désormais le Paris volley. « Des investisseurs, qui ne veulent pas nous voir disparaître, nous ont contactés. On aura une réponse mercredi soir mais les choses se présentent pas mal. On a obtenu un délai auprès de la Ligue nationale de volley », ajoute Michel Rougeyron.
En attendant l’issue définitive, le président a confirmé, vendredi soir par mail, la participation de son club au championnat de Ligue B. Une formalité administrative que l’on espère de bon augure.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ L’Allemande de 27 ans, détentrice de onze titres mondiaux, était entrée en collision à pleine vitesse avec un autre cycliste.
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Kristina Vogel, double championne olympique de cyclisme, restera paraplégique

L’Allemande de 27 ans, détentrice de onze titres mondiaux, était entrée en collision à pleine vitesse avec un autre cycliste.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 17h28
   





                        



   


« Ça craint, il n’y a pas d’autre façon de le dire ». C’est par ces mots presque légers que la pistarde allemande Kristina Vogel, championne olympique en 2012 et 2016, a annoncé vendredi 7 septembre qu’elle restera paraplégique après un grave accident survenu en juin lors d’un entraînement.
L’Allemande de 27 ans, détentrice de onze titres mondiaux, était entrée en collision à pleine vitesse avec un autre cycliste, néerlandais, qui s’entraînait sur une piste bétonnée du vélodrome de Cottbus. Elle avait été opérée en urgence à Berlin.
« Je suis libre pour la première fois »
Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Der Spiegel, l’athlète se montre philosophe sur sa nouvelle réalité.
« En fait, je me compare à un bébé qui doit apprendre à se tourner et à s’asseoir. (..) Et c’est bien que je puisse prendre mon temps. Pour la première fois de ma vie, je n’ai rien à faire. Je veux profiter de cette situation. En gros, je suis libre pour la première fois. (...)Je pense toujours que plus vite on accepte une nouvelle situation, mieux on peut y faire face ».
Va-t-elle se tourner vers le sport paralympique, l’interroge le quotidien allemand ? « Je ne sais pas si j’ai envie de revenir un jour au sport de compétition et, le cas échéant, dans quelle discipline », répond Vogel, détentrice de plusieurs titres mondiaux en individuel et en équipe.
Déjà championne olympique de vitesse par équipes en 2012, elle a remporté le titre en individuel à Rio en 2016. Elle a également été titrée en équipe aux Mondiaux de 2012, 2013, 2014 et 2018, en individuel en 2014, 2015, 2017 et 2018, et au championnat du monde de keirin en 2014, 2016 et 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ L’ancien entraîneur de Bastia a menacé en août un journaliste de France Bleu Mayenne après un match de championnat.
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Football : l’entraîneur de Laval François Ciccolini suspendu cinq mois, dont trois ferme, pour « comportement menaçant »

L’ancien entraîneur de Bastia a menacé en août un journaliste de France Bleu Mayenne après un match de championnat.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 14h29
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 15h17
   





                        



   


L’entraîneur de Laval (National 1), François Ciccolini, qui a menacé en août un journaliste de France Bleu Mayenne après un match de championnat, a été suspendu cinq mois, dont trois ferme, par la commission de discipline de la Fédération française de football (FFF), a annoncé cette dernière vendredi 7 septembre. La FFF lui reproche un « comportement intimidant et menaçant envers un journaliste », selon son communiqué.
Ouest-France, qui avait révélé la sanction avant la confirmation de la « 3F », précise que le technicien pourra reprendre ses fonctions le 15 novembre. La commission de discipline de la FFF avait suspendu dès le 16 août l’entraîneur à titre conservatoire, dans l’attente de la sanction définitive communiquée ce vendredi.
Le journaliste a retiré sa plainte
Après une défaite à Boulogne-sur-Mer le 10 août, un journaliste de France Bleu Mayenne avait posé une question au coach de Laval sur ses choix tactiques. L’entraîneur, en poste depuis cet été, s’était emporté, en venant à menacer le journaliste de violences physiques. « Peut-être que je vais te frapper la tête par terre (…). J’ai ce qu’il faut, je vais te frapper d’un coup de crosse à la tête », avait-il notamment proféré, selon un enregistrement diffusé par la radio.
Le club, dans un premier communiqué, avait tenté de faire porter en partie la responsabilité de l’incident au journaliste, évoquant une question posée hors du « cadre protocolaire » prévu par la Fédération française de football et qui aurait « été ressentie comme une agression directe et une défiance au professionnalisme de l’ensemble du staff ».
M. Ciccolini avait ensuite présenté ses excuses au journaliste visé, assurant que « ses paroles [avaient] dépassé sa pensée », selon un communiqué de son club. Le journaliste, après ces excuses, avait retiré sa plainte, selon Ouest-France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ En raison de grandes difficultés financières, le club parisien, monument du sport français, est sur le point de disparaître.
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Les dernières heures du Paris volley, au bord du dépôt de bilan

En raison de grandes difficultés financières, le club parisien, monument du sport français, est sur le point de disparaître.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 14h06
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 14h54
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


C’est un monument en péril du sport français. En situation de cessation de paiement, le Paris volley est sur le point de disparaître. En vingt ans, depuis la fusion entre le PUC (Paris université club) et le PSG, le club parisien a remporté la bagatelle de vingt titres, dont neuf championnats de France et quatre coupes d’Europe – notamment la plus prestigieuse, la Ligue des champions, en 2001. Sous peine de dépôt de bilan, le Paris volley doit trouver 300 000 euros d’ici à la fin de semaine. Autant dire que seul un miracle pourrait inverser une situation dramatique.
Les difficultés actuelles proviennent de « deux charges exceptionnelles » qui ont frappé le club, selon Michel Rougeyron, son président. La première remonte à juin 2017 et consiste en un rappel fiscal (depuis 2009) sur la location de la salle Charpy où le club s’entraîne. La deuxième est un redressement de l’Urssaf sur les quinze dernières années.
Première conséquence, en forme d’énorme coup dur, la DNCAG (direction nationale d’aide et de contrôle de gestion) avait déjà rétrogradé au printemps le club parisien de Ligue A en Ligue B.
Président de la Ligue nationale de volley, Alain Griguer confie son impuissance : « C’est une mauvaise nouvelle pour le volley français, qui a besoin d’un grand club à Paris. La DNCAG a soulevé des problèmes lors d’un contrôle. Cela fait un an que le club essaie de redresser la barre, mais il n’y est pas parvenu. »
La mairie de Paris se déclare impuissante
L’un des derniers espoirs du Paris volley s’est envolé lorsque la mairie de Paris, principal partenaire du club, a annoncé qu’elle ne pouvait pas se permettre de jouer les pompiers de service.
« Depuis vingt ans, le club bénéficie du soutien inconditionnel de la ville, qui lui a versé près de vingt millions d’euros, soit près de 80 % de son budget. Simplement, aujourd’hui, la situation budgétaire et comptable est extrêmement délicate, a expliqué, dans un entretien à L’Équipe, l’adjoint aux sports de la ville, Jean-François Martins. La mairie ne peut pas apporter son concours pour éponger les dettes. Politiquement, juridiquement et financièrement, il nous est impossible de verser 300 000 euros d’ici la fin de semaine. »
Une position qu’est bien forcé d’entériner Michel Rougeyron, mais qu’il a du mal à comprendre. « Quand Tours a eu des difficultés, ça s’est plus facilement arrangé avec leurs collectivités locales. L’adjoint dit, et il a raison, que la ville nous a aidés depuis vingt ans, toujours est-il que là, elle ne l’a pas fait, confie-t-il désabusé et las. On a passé des heures de tractations avec tout le monde. Il semble que l’on soit arrivé au bout du bout. Michel Samper, président du PUC omnisports, qui ne peut se résoudre à laisser tomber le volley, a écrit à Anne Hidalgo [la maire de Paris] mais on a peu d’espoir là-dessus. » 
Reste encore la possibilité infime, aggravée par un laps de temps très court, de trouver des partenaires privés à la dernière seconde.
L’économie du volley français est très largement dépendante des collectivités publiques. Malgré la santé florissante de l’équipe de France (championne d’Europe en 2015, vainqueure en 2015 et 2017 de la Ligue mondiale, désormais rebaptisée Ligue des nations), les clubs ont du mal à obtenir leur indépendance.
« C’est difficile pour beaucoup de clubs sportifs mais, c’est certain, le volley a peut-être un peu plus de mal que d’autres. On a du mal à fidéliser le public et les partenaires », livre Alain Griguer.
Un constat que partage Franck Lafitte, international aux plus de cent sélections, qui devait entamer sa troisième saison dans la capitale : « On a la meilleure équipe de France de tous les temps, mais les instances dirigeantes de notre sport n’ont pas réussi à surfer sur la vague des titres et à tirer parti de cette belle vitrine. »

   


« Tous complètement sous le choc »
La situation a été très dure à encaisser pour Lafitte et ses coéquipiers, qui avaient tous accepté le challenge de remonter immédiatement parmi l’élite au terme de cette saison en deuxième division. « On savait que le club était en difficulté mais on ne pensait que ça allait aller jusque-là. On est tous complètement sous le choc depuis que le président est venu mardi nous annoncer la nouvelle. À l’origine, je suis venu ici pour gagner des titres », lâche le central de 2,03 m.
A l’image des autres joueurs sous contrat, son avenir est plus qu’incertain si cette issue se confirme. Franck Lafitte vient d’intégrer l’école de kinésithérapie à Saint-Maurice (Val-de-Marne), un cursus de quatre ans. Il bénéficie d’un logement de fonction, élément prépondérant pour sa reconversion : « Le cadre que j’avais posé pour ma fin de carrière tombe à l’eau, dit-il. Le club coule et on n’a plus de boulot, c’est vraiment dur à avaler. »
En cas de confirmation du dépôt de bilan, le PUC, qui détient les droits sportifs, récupérerait les équipes amateurs de l’entité Paris volley. Et c’est l’équipe réserve, actuellement en élite fédérale, équivalent du troisième échelon national, qui deviendrait l’équipe fanion.
A moyen terme, il y aurait la possibilité de remonter une autre association afin de retrouver le haut niveau. « C’est ce qu’a fait Poitiers en son temps. En tout cas, ça sera sans moi. Je me suis battu de longues années, je suis usé », a confié Michel Rougeyron.
Assister peut-être le même mois à la disparition de son club le plus titré et au premier titre de champion du monde de l’équipe de France — les Bleus figurent parmi les favoris de la compétition qui débute la semaine prochaine — le volley français ne serait pas à un paradoxe près !



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Une lettre de cadrage envoyée le 26 juillet prévoit la suppression de 1 600 postes d’ici à 2022.
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Vives réactions aux suppressions d’emplois envisagées par Matignon au ministère des sports

Une lettre de cadrage envoyée le 26 juillet prévoit la suppression de 1 600 postes d’ici à 2022.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 10h22
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 13h12
   





                        


Une lettre de cadrage envoyée par Matignon au ministère des sports, consultée par l’Agence France-Presse (AFP), prévoit la suppression de 1 600 postes de fonctionnaire d’ici à 2022.
« Dans le cadre du processus “Action publique 2022”, vous serez appelés à appliquer un schéma d’emplois de moins 1 600 ETP (équivalent temps plein) au cours de la période 2018-2022. »
La missive, envoyée le 26 juillet, alors que Laura Flessel était encore ministre des sports, rappelle la promesse présidentielle de supprimer 50 000 postes de fonctionnaire. Matignon compte « sur une transformation du mode de gestion des conseillers techniques sportifs (CTS) et sur la réduction de leur nombre, ainsi que sur une rationalisation des services déconcentrés » pour parvenir à cet objectif.
Le courrier fixe en outre à environ 450 millions d’euros le budget du ministère pour la loi de finances 2019, en baisse de 30 millions.

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                Remaniement : Laura Flessel quitte un ministère des sports plus faible qu’à son arrivée



La moitié des effectifs concernée
Rémunérés par l’Etat, les conseillers techniques sportifs, au nombre de 1 600, travaillent auprès des fédérations sportives. Il s’agit, par exemple, des directeurs techniques nationaux (DTN), des entraîneurs nationaux et d’autres conseillers. Leur rôle est d’aider les fédérations pour le haut niveau et le développement des pratiques sportives sur le territoire, selon la politique fixée par l’Etat.
Les agents du ministère travaillent aussi dans les directions régionales ou départementales de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale. Selon plusieurs sources interrogées par l’AFP, le total des agents du ministère se situe entre 3 000 et 3 500.
« S’il fallait quelque chose de plus pour mettre l’incendie », a déploré le président du Comité olympique français (CNOSF), Denis Masseglia, appelant à ce qu’il y ait « très vite un démenti sur le sujet ». Un an après l’attribution des JO à Paris, le président du CNOSF répète volontiers que cette victoire ne s’est traduite par aucun moyen supplémentaire sur le terrain.
« Il n’y a que très peu de sports, comme le footbal ou le rugby, où les entraîneurs nationaux ne sont pas des cadres d’Etats », a réagi Tony Martin, le secrétaire général du Syndicat national des activités physiques et sportives (Snaps).
« C’est un effort démesuré, extravagant et injustifié. La part de ce qui est demandé aux sports ne représente pas du tout sa part réelle. On organise la disparition du ministère des sports », a dénoncé le député Nouvelle Gauche Régis Juanico, coprésident à l’Assemblée du groupe de travail sur les Jeux olympiques de Paris en 2024.
« C’est un signal clair que l’Etat se désengage clairement du sport en tant que politique publique nationale », a-t-il aussi dénoncé, faisant valoir que le chiffre de 1 600 représentait la moitié des effectifs. Il a aussi souligné « l’importance » des conseillers techniques sportifs dans le système actuel : « Beaucoup de fédérations n’ont pas les moyens de les prendre en charge. »
Dans un communiqué, l’Association des directeurs techniques nationaux s’élève contre une « lettre de cadrage imposant de manière méprisante » de réduire les effectifs. Dénonçant une « volonté de destruction humaine massive, stupéfiante et atterrante », Philippe Bana, DTN du handball français et président de l’association, s’insurge contre une mesure « intimant [à la France du sport] de tuer son encadrement ». Et déplore le mauvais signe envoyé en direction des acteurs, alors que le pays prépare les Jeux olympiques de Paris 2014.
Précisions dans les prochaines semaines
Interrogé par l’AFP, Matignon a répondu que « le modèle », qui « ne répond plus aux enjeux actuels », est en « transformation » pour « laisser un espace » aux collectivités et au mouvement sportif, à qui l’Etat « souhaite donner davantage la main ».
Une partie du mouvement sportif réclame en effet plus d’autonomie. Une nouvelle agence nationale du sport devrait être créée en 2019 pour piloter le haut niveau et le sport pour tous, avec une gouvernance partagée entre Etat, mouvement sportif et collectivités territoriales.
Dans ce contexte, « un repositionnement des personnels est une évidence », ajoute Matignon : « Il ne s’agit pas de remettre en cause l’action des CTS mais de les intégrer davantage à la vie des fédérations. »
Les « orientations », la « méthode » et le « calendrier » seront précisés « dans les prochaines semaines » par le premier ministre et par la nouvelle ministre des sports, Roxana Maracineanu, a conclu Matignon.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Revenu au plus haut niveau après plusieurs blessures, l’Argentin dispute dimanche la deuxième finale de sa carrière à New York, après sa victoire face à Nadal.
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US Open : Del Potro, le colosse aux poignets de cristal

Revenu au plus haut niveau après plusieurs blessures, l’Argentin dispute dimanche la deuxième finale de sa carrière à New York, après sa victoire face à Nadal.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 09h38
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 16h44
    |

            Elisabeth Pineau (New York, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Ce 14 septembre 2009, un grand gamin de 20 ans met fin à cinq ans de règne new-yorkais du Suisse Roger Federer. « Je ne sais pas ce que je fabrique ici. Mais c’est le plus beau jour de ma vie », s’étonne, d’une voix monocorde, le vainqueur de l’US Open, regard bleu-vert et cheveux châtains. Il est argentin, porte un nom à rallonge, et, malgré un physique encombrant (1,98 m, 97 kg), les jambes sont agiles. Le coup droit fait des dégâts, le revers peut-être encore plus. Et depuis sa ligne de fond, il prend la balle tôt.
Ce jour-là, en brisant l’hégémonie des Roger Federer, Rafael Nadal, Novak Djokovic et Andy Murray, Juan Martin Del Potro apparaît à beaucoup d’observateurs, convaincus que ce sacre ne sera pas sans lendemain, comme prétendant à un « Big Five ». Mais celui que l’on ne surnomme pas encore « la Tour de Tandil » (sa ville de naissance, dans le sud-est de la province de Buenos Aires) n’est alors qu’un grand méchant mou. « Froid comme un concombre », aurait dit John McEnroe.
Près de dix ans ont passé. Dimanche 9 septembre, Del Potro doit disputer la deuxième finale de sa carrière à New York face à Djokovic, après avoir bénéficié de l’abandon de Nadal en demi-finale, blessé au genou droit.
Entre-temps, l’histoire et la ­personnalité du grand gaillard ­argentin en ont fait l’un des ­chouchous du public, de New York et d’ailleurs, bluffé par les come-back de ce héros malmené par le destin, aujourd’hui classé au 3e rang mondial.
« C’était trop de souffrance »
Un colosse fait d’argile, aux mains en cristal. Pendant des années, Del Potro a vécu avec le spectre d’une retraite prématurée. Des blessures au poignet sont venues enrayer son ascension : le droit en mai 2010, puis le gauche en 2014, qui subira trois opérations en l’espace de quinze mois. « Là, j’ai dit à mes proches que c’était trop de souffrance, racontait-il dans L’Equipe Magazine, en novembre 2017. Je n’en pouvais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ A 36 ans, l’ex-joueur NBA et capitaine de l’équipe de France a annoncé, jeudi 6 septembre, mettre fin à une riche carrière. Il envisage un tour du monde à la voile.
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Les adieux de Boris Diaw, pilier du basket français, joueur atypique et altruiste

A 36 ans, l’ex-joueur NBA et capitaine de l’équipe de France a annoncé, jeudi 6 septembre, mettre fin à une riche carrière. Il envisage un tour du monde à la voile.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 08h35
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 14h43
    |

            Clément Martel








                        



                                


                            

Il s’en est allé comme il a régné. A sa manière, et selon ses termes. C’est affalé sur un canapé juché sur le pont de son bateau, en marcel et short, lunettes noires vissées sur les yeux, que Boris Diaw a annoncé la fin de sa carrière, jeudi 6 septembre. « C’est officiel les gars. » Et « les gars » de le congratuler.
Les gars ? Deux hommes rencontrés vingt ans plus tôt sur les bancs de l’INSEP. Deux amis, Tony Parker et Ronny Turiaf aux côtés desquels le tout frais retraité a « écrit l’histoire du basket français ».
Dans une longue vidéo, les trois « frères » du basket hexagonal dissertent de la vie future du désormais ex-joueur. Si Parker, seul de la bande à faire encore carrière – il vient de signer pour deux ans aux Charlotte Hornets – évoque la « possible petite mort » que connaît un sportif le jour où il remise les baskets, Diaw l’évacue d’un sourire. Un sourire auquel les supporteurs français se sont accoutumés été après été, quand le capitaine du navire France endossait le maillot bleu.
« Je ne vois pas ça comme une retraite, mais comme une nouvelle vie », assure-t-il. Avant de poursuivre, lui qui a décidé de hisser les voiles pour entamer un tour du monde en bateau : « j’ai tellement de passions qui vont me garder occupé, je me dis que c’est le moment. »
Passionné, l’homme de 36 ans l’est. Outre la balle orange, Diaw croque la vie à pleines dents. Entrée-plat-dessert, et du bon vin pour accompagner. Gourmet et œnologue amateur, il tranche – physiquement, diront les mauvaises langues au fil des ans – avec certains de ses collègues aux rythmes d’ascète.
Féru de voile – il a fait construire son catamaran – et de plongée, il s’est aussi tourné vers la photographie : depuis qu’en 2005 on lui a mis un appareil dans les mains, il consacre une semaine par an à un safari-photo. Il s’améliore, au point, après un stage avec l’un de leurs photographes à shooter des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Les champions du monde ont neutralisé (0-0) l’Allemagne, jeudi 6 septembre, en ouverture de la Ligue des nations.
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Football : rentrée réussie pour des Bleus solides et disciplinés

Les champions du monde ont neutralisé (0-0) l’Allemagne, jeudi 6 septembre, en ouverture de la Ligue des nations.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 02h57
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 10h25
    |

            Rémi Dupré (Munich, Allemagne, envoyé spécial)








                        



   


Assumer pleinement le statut de champion du monde tout en gardant les pieds sur terre. Tel était le défi que s’étaient lancés les Bleus avant d’affronter l’Allemagne, jeudi 6 septembre, à la Fussball Arena de Munich, en ouverture de la Ligue des nations, cette compétition créée par l’Union des associations européennes de football (UEFA) en marge des qualifications à l’Euro 2020.
Près de deux mois après son sacre moscovite, force est de constater que l’équipe de France a réussi sa rentrée. Toujours aussi compacte et disciplinée, elle a ramené de Bavière un nul (0-0) satisfaisant face à une Nationalmannschaft éliminée au premier tour du Mondial russe, et en pleine convalescence.

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Malgré des scories dans la transmission du ballon et des états de forme disparates, Didier Deschamps a esquissé un large sourire au coup de sifflet final. « Il y a eu du déchet technique mais le côté positif, c’est qu’on est toujours solides, a estimé le sélectionneur, au terme de cette rencontre équilibrée face aux quadruples champions du monde (1954, 1974, 1990, 2014). On a fini le match à l’énergie. »
Pour les Bleus, ce retour aux affaires courantes s’avérait périlleux. En retrouvant ses protégés, Deschamps les avait alertés quant au risque de « décompression » post-Coupe du monde. Lui-même avait fait les frais de ce relâchement, le 5 septembre 1998, deux mois après avoir soulevé le mythique trophée comme capitaine de l’équipe de France. Ce jour-là, « DD » et ses partenaires avaient ramé pour arracher un nul piteux (1-1) contre la modeste sélection d’Islande, à Reykjavik, dans le cadre des qualifications à l’Euro 2000.
Les mésaventures récentes de l’Allemagne, traumatisée par son fiasco en Russie et la polémique née de la retraite internationale de son milieu d’origine turque, Mesüt Ozil, laissaient présager une réaction d’orgueil. En quête d’un nouveau cycle, les joueurs de la Nationalmannschaft et leur indéboulonnable sélectionneur, Joachim Löw, rêvaient d’offrir à leurs supporteurs le scalp des champions du monde.
Les exploits d’Alphonse Areola
Sous une pluie battante, les joueurs allemands ont bien failli réussir leur coup. A l’agonie en deuxième période, les Bleus ne doivent leur salut qu’à leur gardien Alphonse Areola, 25 ans, auteur de plusieurs arrêts pour sa première sélection.
Troisième dans la hiérarchie en équipe de France, le portier du Paris-Saint-Germain a profité du forfait du capitaine et numéro 1 Hugo Lloris et de sa doublure, Steve Mandanda, pour prendre date. A la Fussball Arena, il n’a rien eu à envier à son homologue allemand Manuel Neuer, vainqueur du Mondial 2014 au Brésil, référence à son poste, et lui aussi décisif sur sa ligne.
« Ce soir, l’opportunité s’est présentée. Il l’a bien saisie avec son calme et sa sérénité habituels », a déclaré, des trémolos dans la voix, Deschamps à propos de son gardien. Lequel a reconnu avoir été animé par un « sentiment d’invincibilité » dans sa cage.
A Munich, Areola était le seul élément titularisé à n’avoir pas disputé la finale de la Coupe du monde contre la Croatie. Pour récompenser son groupe, irréprochable et soudé en Russie, le sélectionneur avait choisi de conserver son équipe type outre-Rhin.
Il a pu constater que ses milieux Paul Pogba et N’Golo Kanté, si précieux et combatifs dans les duels, restaient sur leur lancée du Mondial. Au rayon des satisfactions figurent également l’arrière gauche Lucas Hernandez, tranchant sur son aile, et la charnière centrale composée de Raphaël Varane et de Samuel Umtiti, auteurs d’un sans- faute en Bavière.
Quant au jeune (19 ans) prodige Kylian Mbappé, il a émerveillé le public munichois en multipliant dribbles inventifs et talonnades. L’attaquant du PSG n’est toutefois pas parvenu à perforer le bloc allemand.
En étrennant leur nouveau maillot à deux étoiles, certains Bleus ont déçu comme l’arrière droit Benjamin Pavard, souvent pris de vitesse, ou le milieu Blaise Matuidi, en manque de repères.
Tour d’honneur prévu au Stade de France
« Ce n’est jamais évident, un match de rentrée, la plupart des joueurs ont repris l’entraînement il y a trois semaines seulement », a insisté Deschamps, plutôt rassuré par la performance de sa formation.
Dimanche 9 septembre, contre les Pays-Bas, les Tricolores tenteront de remporter leur première victoire dans cette Ligue des nations. La réception des Oranje, qui ne se sont plus qualifiés pour une grande compétition depuis le Mondial 2014, annonce surtout des retrouvailles festives entre les Bleus et le public du Stade de France. Les champions du monde feront un tour d’honneur après la rencontre.
A l’heure des célébrations, Deschamps donnera-t-il davantage de temps de jeu à ses remplaçants ? « Faire tourner ou pas, tout est possible », a balayé le sélectionneur, enclin à remodeler son groupe lors du prochain rassemblement. Avec en ligne de mire la manche retour contre l’Allemagne, à Saint-Denis, le 16 octobre. Les Bleus devront alors encore assumer leur statut.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le légendaire joueur américain Bill Walton avait un jour comparé le jeu du géant français à… la musique de Beethoven.
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Le « couteau-suisse » du basket français, Boris Diaw, annonce sa retraite à 36 ans

Le légendaire joueur américain Bill Walton avait un jour comparé le jeu du géant français à… la musique de Beethoven.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 21h28
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 07h30
   





                        



   


Joueur modèle, mais aussi photographe, navigateur et gastronome. Il faudra désormais ajouter « retraité » au long curriculum vitae de Boris Diaw, qui a annoncé sa retraite jeudi 6 septembre à l’âge de 36 ans.
« Ça y est… J’ai passé un bon moment… », a écrit l’ailier fort, qui compte 247 sélections avec l’équipe de France – dont il était encore le capitaine il y a quelques mois. Grand (2,03 m), costaud, technique, adroit, Boris Diaw, capable de jouer à plusieurs autres postes, avait surtout une incomparable science du jeu, qui n’excluait pas l’esthétique. Un jour à la télévision, le légendaire joueur américain Bill Walton avait même comparé son jeu à… la musique de Beethoven.
Trajectoire américaine
Ses qualités de « couteau-suisse » du basket lui ont permis de faire l’une des plus belles carrières d’un Français en NBA, longue de 14 saisons. Seule celle de son grand ami, rencontré à l’Insep, Tony Parker – avec qui il a partagé tant de fois le maillot de l’équipe de France –, la surpasse. C’est d’ailleurs à ses côtés que Boris Diaw a été champion NBA avec les Spurs de San Antonio en 2014.

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Sa trajectoire américaine, commencée en 2003 après sa formation à Pau-Orthez (et un titre de champion de France), l’a conduit des Atlanta Hawks, sa première franchise, au Utah Jazz, sa dernière, en passant par les Phoenix Suns et les Charlotte Bobcats. En dehors des salles de sport, Diaw est un homme à la riche personnalité. Photographe et vidéaste passionné, il est aussi un gastronome doté d’un solide coup de fourchette, à tel point que les San Antonio Spurs avaient inclus dans son contrat une prime… s’il évitait de prendre du poids.
Nombre de sélections égal à sa mère
Capitaine exemplaire des Bleus, Boris Diaw a toujours été d’une fidélité sans faille au maillot. Il n’a jamais décliné une sélection et sa contribution aux cinq médailles françaises, quatre à l’Euro (or en 2013, argent en 2011 et bronze en 2005 et 2015) et une au Mondial (bronze en 2014), a été décisive. C’est avec lui et des camarades de promotion comme Florent Piétrus et Michael Gelabale que la France est devenue une puissance du basket.

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Il a égalé en juin le nombre de sélections de sa mère (247 capes), Elisabeth Riffiod, l’une des meilleures joueuses françaises de l’histoire, mais il ne battra pas le record d’Hervé Dubuisson (259).
Boris Diaw avait créé la sensation l’été dernier en annonçant son arrivée à Levallois, un modeste club de Pro A entraîné par son vieil ami de Pau-Orthez Frédéric Fauthoux. Il a fait une honnête dernière saison mais n’a jamais reçu le coup de fil qu’il attendait d’une franchise de NBA.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Champions du monde en titre, les Français se rendaient à Munich pour disputer leur premier match de Ligue des nations, compétition sans réel enjeu sportif.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ La ligue de football américain entame sa saison jeudi. Plusieurs diffuseurs ne retransmettront pas le protocole d’avant-match pour éviter de montrer des joueurs genou à terre pendant l’hymne américain.
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Football américain : la saison reprend, la question du boycott de l’hymne pèse toujours

La ligue de football américain entame sa saison jeudi. Plusieurs diffuseurs ne retransmettront pas le protocole d’avant-match pour éviter de montrer des joueurs genou à terre pendant l’hymne américain.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 17h33
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 09h47
    |

            Clément Martel








                        



   


Pour éviter les polémiques, dissimulons la question sous le tapis. Alors que la National Football League (NFL), la ligue professionnelle de football américain, entame dans la nuit de jeudi 6 à vendredi 7 septembre la 99e saison de son histoire, la controverse autour de certains joueurs agenouillés lors de l’hymne américain pour protester contre les violences policières, et les meurtres perpétrés par des policiers, dont sont victimes des Noirs, ne désenfle pas.
La situation est telle que plusieurs diffuseurs des rencontres, ESPN et CBS en tête, ont annoncé, au cours de l’été, avoir choisi de ne plus retransmettre le protocole d’avant-match. Cette décision a été vivement critiquée par Donald Trump, le président américain, qui avait déjà dénoncé à plusieurs reprises, ces deux dernières années, l’attitude des joueurs.

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A l’aube de la troisième saison de ce que les historiens nommeront peut-être un jour « l’ère de la controverse autour de l’hymne » — c’est à l’été 2016 que Colin Kaepernick, ancien joueur des San Francisco 49ers avait, le premier, refusé d’écouter debout l’hymne national —, le football américain ne parvient pas à se dépêtrer de cette crise.
Alors que les champions en titre, les Philadelphia Eagles, ouvrent jeudi la saison face aux Atlanta Falcons, le statu quo que les propriétaires de la NFL pensaient avoir atteint a volé en éclats, pulvérisé par les joueurs, par une nouvelle offensive du locataire de la Maison blanche et par la nouvelle campagne publicitaire de Nike, qui a Colin Kaepernick comme tête d’affiche.

Pas de polémique à Philadelphie
Les Eagles de Philadelphie, vainqueurs en février de leur premier Super Bowl, le titre suprême en football américain, ont battu les Falcons d’Atlanta, 18 à 12, jeudi 6 septembre, lors du coup d’envoi de la saison 2018 de la Ligue nationale (NFL). Ce match s’est déroulé sans polémique autour du boycott de l’hymne américain. Le coup d’envoi a été retardé de près d’une heure à cause des fortes pluies, mais l’avant-match s’est déroulé normalement, sans gestes de protestation durant l’hymne américain. Malcolm Jenkins et Michael Bennett, deux joueurs de Philadelphie parmi les plus engagés dans le mouvement de protestation, étaient au bord du terrain et n’ont fait aucun signe de protestation durant le « Star-Spangled Banner » (La Bannière étoilée).


Consensus gelé
En mai, les propriétaires de la NFL, réunis en congrès à Atlanta, pensaient avoir trouvé une solution. Décidés à ne pas revivre la crise de l’automne 2017, où la croisade de Donald Trump contre les « fils de pute » qui s’agenouillent avait enflammé le débat, obligeant la très tiède NFL à prendre la défense de la liberté d’opinion de ses joueurs, les patrons des trente-deux équipes avaient annoncé autoriser les gestes de boycott pendant la Star Spangled Banner… si et seulement si les protestataires restaient au vestiaire.

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Loin de satisfaire les joueurs, dont une minorité avait pris la suite de Colin Kaepernick en s’agenouillant lors des hymnes, cette décision s’est attiré les foudres de la NFLPA (l’association des joueurs NFL), étonnée de ne pas avoir été consultée sur un sujet les concernant. D’autant que les équipes auraient eu libre cours pour sanctionner les éventuels contrevenants.
Résultat, en juillet, les deux parties ont annoncé le gel de la réforme en l’attente d’un accord, pour « permettre la poursuite d’un dialogue constructif ». Mais aucun accord n’a été trouvé avant la reprise de la saison.
Audiences télévisées en baisse
Dans cette affaire, la NFL a tenté de calquer son règlement sur celui de la NBA, la ligue de basket américaine connue pour accompagner les prises de position de ses joueurs. Mais elle a omis de consulter les principaux concernés, là où la NBA avait proposé à ses joueurs de mettre en place un dispositif commun en 2017, aux fins d’éviter des protestations pendant l’hymne.
A la différence de la ligue de basket, considérée comme progressiste depuis les années Obama — voilà deux ans, elle avait déplacé son All-Star Game hors de la Caroline du Nord en raison de l’adoption par cet Etat de lois hostiles aux personnes transsexuelles —, la NFL ne s’est jamais engagée de quelque manière que ce soit.
Le football américain est traditionnellement marqué à droite. Par ailleurs, la ligue craint que les prises de position de joueurs ne heurtent la sensibilité du public et ne nuisent à la bonne marche de ses affaires — elle brasse des millions de dollars. Or, depuis deux ans, les audiences télévisées s’effritent (- 7 % l’an passé), ce que ne manque pas de souligner Donald Trump, qui y voit un lien de cause à effet.

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La non-prise en compte de la mesure du mouvement par la Ligue et par son commissaire, Roger Goodell, a suscité les critiques de nombre d’observateurs. Ainsi Tony Dungy, ancien entraîneur reconverti en consultant télévisuel, a estimé que la NFL « pourrait faire un bien meilleur travail en acceptant les revendications des joueurs et en les accompagnant, sans faire de ce sujet une question d’hymne ».
Ce que le réalisateur Spike Lee avait mis en exergue l’an passé en expliquant que « penser que les joueurs NFL protestent contre le drapeau revient à penser que Rosa Parks protestait contre les transports publics ».
Nike attise les braises
La vindicte présidentielle, et ses rafales de tweets, n’a pas cessé ces derniers mois. Engagé dans un chantage au patriotisme qui flatte sa base électorale (« si vous protestez, c’est que vous n’êtes pas de bons Américains »), Donald Trump s’est érigé en défenseur des militaires américains tombés au combat. Et a annulé en juin la traditionnelle visite à la Maison Blanche des champions de l’année, les Philadelphia Eagles, après que plusieurs joueurs eurent exprimé leur intention de ne pas venir.
Parallèlement, le débat sur le bien-fondé de protester en s’agenouillant lors de l’hymne se poursuit dans la société américaine. Deux jours avant le deuxième anniversaire du premier geste de Colin Kaepernick, à la fin du mois d’août, un candidat démocrate au Sénat — pour les élections de mi-mandat — a estimé qu’il n’y avait « rien de plus américain » que ce geste pacifique.
Au début de cette semaine, une imposante virgule est venue attiser les braises. En choisissant de faire de Colin Kaepernick l’une des têtes d’affiche de sa campagne célébrant les trente ans de son slogan « Just do it », Nike, qui est par ailleurs l’équipementier officiel de la NFL, a réenclenché la machine.
Le joueur, sans club depuis plus d’un an et engagé dans un combat judiciaire contre la NFL, qu’il accuse de s’être liguée pour ne pas le réembaucher, est l’un des trois visages (avec le basketteur LeBron James et la tenniswoman Serena Williams) de la campagne « Croyez en quelque chose. Même si cela signifie tout sacrifier ».
Ce choix a fait chuter l’action de la multinationale de l’Oregon en Bourse, a déclenché une nouvelle colère présidentielle et a suscité des réactions de fans outrés ou enthousiastes. Cette campagne de communication, lancée à deux jours de la reprise de la NFL, est loin d’être anodine. Cette année encore, le sport risque de ne pas avoir la part belle.

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Biathlon : l’influence russe au centre du congrès de la Fédération internationale

Cinq mois après l’enquête pour corruption qui l’a fait imploser, l’IBU élit sa nouvelle direction. La Russie, privée de candidat et de droit de vote, reste très active pour continuer à peser.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 13h20
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 13h58
   





                        



   


Le monde du biathlon est en train d’en faire la délicate expérience : on ne se débarrasse pas si facilement de l’influence russe, surtout lorsque l’on est un sport majeur au pays de Vladimir Poutine. Interdite de se présenter et de prendre part au vote lors du congrès de la Fédération internationale de biathlon (IBU), la Russie n’a pas pour autant renoncé à peser sur un scrutin décisif pour ce sport, aujourd’hui dominé par le Français Martin Fourcade.
L’IBU s’apprête à vivre une expérience inédite vendredi 7 septembre à Porec, en Croatie : élire un président qui ne soit pas le Norvégien Anders Besseberg, unique président depuis sa création, en 1993, et démissionnaire en avril à la suite des perquisitions de la police autrichienne à son domicile et au siège de l’IBU, à Salzbourg.
Le Monde avait révélé, dans la foulée, les témoignages accablants recueillis par les enquêteurs de l’Agence mondiale antidopage, détaillant la façon dont la Russie avait corrompu le septuagénaire norvégien et sa secrétaire générale, l’Allemande Nicole Resch, pour favoriser ses intérêts et dissimuler le dopage de certains biathlètes. Anders Besseberg et Nicole Resch contestent toujours les faits qui leur sont reprochés.

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L’IBU tente depuis de se remettre en ordre de marche avec une direction provisoire et, surtout, de revenir dans les bonnes grâces du Comité international olympique (CIO), qui a provisoirement interrompu le versement de ses subventions. L’IBU pourra récupérer cette manne précieuse lorsqu’elle aura élu un nouveau président, réformé sa stratégie antidopage et traité les cas de dopage dissimulés sous l’ancienne présidence.
Candidatures inattendues
Le congrès qui s’est ouvert jeudi sera consacré à cette tâche délicate, et à une question qui n’est pas sans lien : faut-il redonner à la Russie son statut de membre de plein exercice, qui lui a été retiré immédiatement après le scandale ?
Les biathlètes russes ne sont pas touchés par cette sanction, mais aucune manche de Coupe du monde ne sera organisée en Russie lors de ces deux prochaines années, et le pays roi du biathlon n’accueillera pas les championnats du monde avant, au moins, 2025.
Par ailleurs, les Russes sont interdits de se présenter à l’élection pour un poste au sein de la direction de l’IBU et de voter lors de ce congrès.
En théorie du moins. En pratique, la Russie n’entend pas rester à l’écart d’une élection, fût-elle de biathlon.
Avant l’été, l’IBU a reçu deux candidatures inattendues, pour les postes de président et vice-président. La première est celle d’une ancienne ministre lettonne de la justice, Baiba Broka, à la tête de la fédération locale de biathlon depuis 2016.
Les élections dans les fédérations sportives étant souvent calquées sur les réseaux d’influence diplomatique, la candidate lettonne a été perçue par les observateurs comme étant celle de l’ex-bloc soviétique. Des accusations qu’elle rejette avec force.

   


Soupçons
Dans son pays, Baiba Broka a vu sa carrière politique interrompue par des articles de presse évoquant des relations présumées avec le milieu criminel, accusations qui n’ont jamais débouché sur l’ouverture d’une enquête judiciaire.
Après huit mois passés à la tête du ministère de la justice en 2014, elle a été poussée à la démission après s’être vu refuser son habilitation de sécurité, sans qu’aucune explication soit donnée.
Membre d’un parti de droite nationaliste, eurosceptique et anti-Russe, Baiba Broka est néanmoins très proche du maire de Riga, Nils Usakovs, leader du mouvement politique affilié à Russie unie, le parti de Vladimir Poutine.
Baiba Broka n’a rien fait pour lever les soupçons en affirmant cette semaine que l’ouverture de quatre procédures pour dopage visant des biathlètes russes – d’autres devraient suivre – ne devait pas empêcher la réintégration de la Russie au sein de l’IBU.
Passeport biélorusse bien utile
Les soupçons de tentative d’influence de l’élection par Moscou sont renforcés par la candidature au poste de vice-président d’un Biélorusse, Viktor Maygurov. Dans la précédente mandature, ce dernier battait pavillon russe et était vice-président de l’IBU.
Candidat malheureux à la présidence de la fédération russe au printemps, M. Maygurov s’est donc porté candidat à sa propre succession à ce poste clé de l’IBU en utilisant son autre passeport, lui qui avait skié pour la Biélorussie dans les années 1990.
S’il a été prêté à M. Maygurov une réelle influence quant à la marche de l’IBU sous le mandat d’Anders Besseberg, le Russe n’est pas cité dans le rapport de l’Agence mondiale antidopage sur les pratiques de corruption.
Selon toute vraisemblance, souffle un élu de l’IBU, M. Maygurov sera le vice-président de la candidate lettonne si celle-ci l’emporte. Et permettra ainsi à la Russie de garder la main sur la fédération.
Issue incertaine
L’adversaire de la Lettonne est le Suédois Olle Dahlin, déjà membre du comité directeur de l’IBU durant ces quatre dernières années. Pas exactement un symbole de renouvellement. Raison pour laquelle l’Allemagne, l’autre poids lourd de ce sport, n’a pas encore annoncé à qui sa voix irait. Les 56 fédérations membres de l’IBU disposent d’une voix chacune.
« Il est très difficile de savoir qui va gagner. C’est vraiment partagé », juge le Français Christophe Vassallo, actuel président de la commission technique de l’IBU. « La France, dit-il, soutiendra le bloc qui semble le plus apte à enlever les boulets qui sont en travers de la route du biathlon, un groupe d’élus dans lesquels on peut avoir confiance. »
Quelle que soit l’issue du scrutin, il faudra, comme le prédisait Martin Fourcade en juin, « du temps pour que la fédération retrouve de la crédibilité auprès des différents acteurs, des athlètes et des institutions internationales ».



                            


                        

                        


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La ligue professionnelle de surf annonce l’égalité des primes entre femmes et hommes

La WSL se présente comme la première ligue professionnelle établie aux Etats-Unis à promouvoir l’égalité salariale entre ses sportifs et sportives.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 10h15
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 10h30
   





                        



   


La World Surf League (WSL), organisatrice du circuit professionnel mondial de surf, a décidé mercredi 5 septembre d’instituer l’égalité des primes de résultats entre femmes et hommes à partir de 2019. « Cette décision est simplement la bonne décision à prendre (…). Nous voulons être en première ligne pour pousser à l’égalité dans tous les domaines de la vie », a expliqué la directrice générale de la WSL, Sophie Goldschmidt.
La WSL se présente comme la première ligue professionnelle établie aux Etats-Unis à promouvoir l’égalité salariale entre ses sportifs et sportives.
Une décision « incroyable »
La décision a été saluée par la star de la discipline, l’Américain Kelly Slater, sacré onze fois champion du monde : « Les surfeuses du circuit mondial méritent cette réforme, je suis si fier que le surf ait choisi de donner l’exemple dans le sport pour l’égalité et la justice ».
L’Australienne Stephanie Gilmore, sextuple championne du monde de la discipline, qui fera ses débuts olympiques en 2020 à Tokyo, a qualifié cette décision d’« incroyable » : « L’argent, c’est fantastique, mais le message véhiculé est encore plus fort (…). J’espère que cela va servir de modèle à d’autres sports, fédérations internationales, et à toute la société. »
En 2018, la dotation globale du circuit masculin de surf (avec 36 surfeurs en lice) était de 607 800 dollars (522 516 euros), et celle du circuit féminin (avec 18 sportives admises), de 303 900 dollars.



                            


                        

                        


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La Ligue des nations et ces compétitions dont on n’a pas vraiment compris le mode d’emploi

La France découvre ce soir ce tournoi de football au format complexe qui rappelle d’autres, aussi compliqués, en tennis, rugby ou basket.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 09h46
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 19h36
    |

                            Alexandre Pedro, 
Clément Martel et 
Anthony Hernandez








                        


Cinquante-cinq équipes européennes réparties dans quatre ligues (A, B, C, D), quatre poules de trois dans ces différentes ligues, un système de montée et descente, quatre billets offerts pour l’Euro 2000 via des barrages, à moins d’avoir déjà validé un ticket grâce aux éliminatoires classiques… Voilà les présentations — rapides — avec la Ligue des nations de football, nouvelle création de l’UEFA, qui débute jeudi 6 septembre pour l’équipe de France avec un déplacement en Allemagne.
Vous n’avez pas tout compris ? Ne remettez pas en cause vos capacités cognitives. Le sport a parfois le don d’imaginer des compétitions dont la compréhension reste une énigme, même après lecture du mode d’emploi. Voici quelques exemples. Passés, ou actuels.

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Qui avait vraiment compris la Coupe Intertoto de football ?
Si l’on commence en se replongeant un peu dans les années passées, tout en restant dans l’univers du football, il y a par exemple la Coupe Intertoto. Certes, elle a offert au football français des moments aussi inoubliables que Robert Louis-Dreyfus (propriétaire de l’OM et d’Adidas) dansant en claquettes au milieu de ses joueurs après une victoire contre La Corogne en 2005, ou un 4-4 de légende de Troyes sur la pelouse de Newcastle, en 2001. Mais il faut l’avouer, personne ne comprenait vraiment comment fonctionnait cette épreuve.

En 1995, l’UEFA avait décidé de créer des repêchages pour les clubs restés à la porte de la Coupe de l’UEFA. Il s’agissait de meubler les étés des amateurs de football les plus incurables entre une Coupe du monde ou un Euro et la reprise des championnats.
« Après des premières joutes insipides entre des clubs lettons, moldaves et maltais, les sixièmes, septièmes et huitièmes des championnats plus huppés venaient s’inviter à la fête », résumait bien France Football dans un article publié en 2016, exaltant la nostalgie de cette Coupe d’Europe pour juillettistes et aoûtiens. La compétition était parfois snobée par les Italiens, Espagnols et Anglais et elle donnait trois vainqueurs, ce qui est un concept !
Mais rendons à l’Intertoto d’avoir permis une des plus belles épopées du football français, celle de Bordeaux en 1995-1996. Partis des tréfonds de l’Intertoto et d’une victoire contre les Suédois de Norrköping, les partenaires du duo Zidane-Dugarry s’étaient retrouvés en finale de la Coupe UEFA dix mois et demi plus tard, en mars 1996, avec une victoire de légende face au Milan AC.
En 2007, l’UEFA a décidé de supprimer l’Intertoto pour la remplacer par des tours de qualification. Le charme était rompu.
L’usine à gaz du championnat de rugby de 1987-1988
Si l’on reste dans les histoires passées, le rugby a aussi offert son lot de compétitions alambiquées. A une époque que les moins de 20 ans n’ont pas connue, les formules du championnat de France ont pu varier selon les humeurs (et les intérêts) des dirigeants de la fédération et de leurs équipes fétiches. Les joueurs de l’époque racontent qu’ils commençaient la saison sans toujours connaître le nouveau format pondu pendant l’été.
Dans le genre compliqué, la palme revient à l’exercice 1987-1988 et son championnat à 80 clubs. Dans un premier temps, tout ce petit monde avait été réparti dans 16 groupes de 5. Les deux premiers de chaque groupe formaient le groupe A et disputaient une phase de qualification en étant répartis en quatre poules de huit. Les autres formaient de la même façon le groupe B.
Les quatre premiers de chaque poule du groupe A (soit 16 clubs) se qualifiaient pour disputer les huitièmes de finale et pouvaient rêver du Bouclier de Brennus, symbole du champion de France. Les autres pouvaient viser un autre Bouclier, celui du Groupe B. Un titre qui fait depuis la fierté de Rumilly. Le vrai titre de champion de France était revenu à Agen.
Avec la création de la Ligue professionnelle de rugby (LNR) en 1998 et après quelques tâtonnements, le rugby français s’est doté d’un championnat presque lisible avec le Top 14. Si on ne tient pas compte des histoires de « doublon » avec le Tournoi des nations.
L’illisibilité de la Coupe du Grand Chelem au début des années 1990
Le tennis a, lui aussi, su concocter des épreuves peu lisibles. Bien avant la future nouvelle « Coupe Davis–Gérard-Piqué », la fédération internationale de tennis (ITF) a ainsi tenté d’innover en créant ex nihilo son tournoi au début des années 1990. La Coupe du Grand Chelem devait être une concurrente des Masters (organisés par l’ATP). Finalement, elle n’a pas vraiment marqué l’histoire du tennis.
Avec la pluie de dollars déversée — une défaite au premier tour assurait 100 000 dollars, la victoire finale, 1,5 million — elle a pu motiver les joueurs. Mais elle a n’a pas trouvé son public.
Pour résumer, l’idée était d’organiser à Munich un Masters… des tournois du Grand Chelem. Ainsi, les seize joueurs ayant réalisé les meilleures performances à Melbourne, Roland-Garros, Wimbledon et l’US Open étaient qualifiés pour le tournoi selon le barème ci-dessous.

   


Peu lisible et mal placée dans la saison (d’abord en décembre puis en septembre dans la foulée de l’US Open), la Coupe du Grand Chelem a expiré son dernier souffle dans la plus totale indifférence en 1999 avec une dernière finale remportée par Greg Rusedski contre Tommy Haas.
Un système de qualification au mondial de basket dénué de sens
Aujourd’hui, c’est aussi le basket qui fait dans le compliqué. A l’occasion des qualifications du prochain Mondial (qui se déroulera en Chine en septembre 2019), la fédération internationale a sorti de son panier une réforme du système de qualifications pour le moins sinueux.
En s’inspirant du modèle éprouvé au football, la FIBA a choisi d’organiser les qualifications lors de « fenêtres internationales » en novembre 2018, février et juin 2019. Mais la fédération internationale ne s’est pas coordonnée avec les deux plus grandes compétitions de clubs du monde, la NBA, aux Etats-Unis, et l’Euroleague, en Europe. Or, ces ligues privées n’entendent pas — business is business — interrompre à deux reprises leur saison pour laisser filer leurs internationaux disputer des rencontres en Moldavie (ou ailleurs).
Comme personne n’est parvenu à se mettre d’accord, on se retrouve avec des qualifications pour le Mondial (lui-même qualificatif pour les Jeux olympiques) dénuées de sens — et de justice sportive. En Europe, notamment, dont les meilleurs joueurs évoluent soit en NBA soit en Euroleague, les petites nations (à commencer par la Slovénie, championne d’Europe en titre) paient au prix fort leur vivier moins important.
La Ligue des nations de volley, faux championnat du monde
On peut avoir gagné deux fois la Ligue mondiale et ne pas être en réalité… champion du monde. Victorieuse en 2015 et en 2017 de cette épreuve instaurée en 1990, et rebaptisée Ligue des nations depuis 2018, l’équipe de France est bien placée pour le savoir.
Dans cette compétition, les seize équipes en lice se rencontrent d’abord une fois chacune, réparties par poules de quatre sur cinq week-ends. Puis, un classement général est établi, qui qualifie les six meilleures sélections pour le Final 6.
Cette année, ce Final 6 s’est déroulé à Lille du 4 au 8 juillet, et les Bleus ont terminé à la deuxième place, derrière la Russie. Deux mois plus tard, ils abordent désormais les Mondiaux — les « vrais » — qui commencent le 9 septembre et s’achèveront le 30 septembre.
Sans compter que la Fédération internationale multiplie souvent les tours de qualifications à ces grands tournois. En 2017, le sélectionneur français Laurent Tilie pointait du doigt cette cadence : « A force de mettre des tournois de qualification qui qualifient pour d’autres tournois de qualification, en caricaturant à peine, on met en danger la santé des joueurs. »

   





                            


                        

                        

