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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Le ministre français de l’économie Bruno Le Maire propose d’assortir la disposition d’une clause de limitation dans le temps, qui prévoirait l’abolition du dispositif en cas d’accord international sur la question.
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Comment la France tente de sauver la taxe numérique européenne

Le ministre français de l’économie Bruno Le Maire propose d’assortir la disposition d’une clause de limitation dans le temps, qui prévoirait l’abolition du dispositif en cas d’accord international sur la question.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 19h49
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 21h39
    |

            Cécile Ducourtieux (Envoyée spéciale à Vienne (Autriche)








                        



   


Le projet de taxe numérique européenne, poussé par Emmanuel Macron, pourrait bien avoir été relancé. Avant la réunion mensuelle des ministres européens des finances, qui s’est tenue à Vienne samedi 8 septembre, aucun progrès n’avait été constaté à Bruxelles. Pire : l’Allemagne, réticente, semblait même s’être raidie.
L’hebdomadaire populaire allemand Bild a en effet publié en début de semaine une note confidentielle du ministère des finances du pays jugeant ce nouvel impôt européen « inefficace »… avant que le ministère des finances ne démente vouloir abandonner la taxe. Samedi, à Viennes, Olaf Scholz, le ministre social-démocrate, a tenu des propos rassurants estimant qu’« une solution doit être trouvée avant la fin de cette année ». C’est cet agenda que réclame le président français qui aimerait bien se prévaloir d’un accord pour la campagne des élections européennes de 2019.
Prélevée sur l’exploitation des données
Cet impôt qui, de manière totalement inédite serait basé sur les revenus des plates-formes en ligne (et non sur leur profit), consisterait en un prélèvement de 3 % sur l’exploitation des données et s’appliquerait dans trois cas :
sur les revenus d’intermédiation des plates-formes (du type Airbnb) ;sur les revenus publicitaires ;sur les revenus liés à la revente des données des systèmes embarqués.
Selon les calculs de la Commission européenne, la taxe rapporterait au plus 5 milliards d’euros par an pour toute l’Union.
« Il y a du progrès. A Sofia, lors de la dernière réunion informelle des ministres ayant mis la taxe au menu des discussions, M. Scholz n’était même pas intervenu en réunion. Là, il a parlé. Même s’il a aussi insisté sur la nécessité d’avoir un accord international à l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) à long terme pour une nouvelle fiscalité de l’Internet », assure une source proche des discussions.
Cinq pays contre
Le ministre français de l’économie Bruno Le Maire n’est pas venu les mains vides à Vienne, mais avec une proposition de limitation dans le temps (« sunset clause ») : le nouvel impôt serait caduc dès lors qu’un accord de taxe numérique serait trouvé au niveau international. Les Français et la Commission européenne, qui a mis en musique leur idée de taxe, répètent déjà depuis des mois qu’elle a vocation à « être temporaire ». Mais l’inscrire noir sur blanc dans un texte législatif rassurerait pas mal de capitales.
Les industriels allemands, notamment les constructeurs automobiles, s’inquiètent de voir leur activité naissante de revente de données bientôt taxées. Berlin redoute aussi de provoquer les Etats-Unis avec un impôt visant, sans les nommer, les géants de l’Internet américains.
« Les préoccupations allemandes sont compréhensibles », a jugé Bruno Le Maire samedi. Mais les pays européens doivent tenir compte des attentes des populations qui souhaitent une taxation plus juste a ajouté le ministre, qui a par ailleurs rejeté l’idée avancée par la Commission, pour rassurer Berlin, d’exclure les données embarquées du champ de la taxe.
La « sunset clause » suffira t-elle à calmer les dernières réticences ? L’unanimité étant requise en matière de fiscalité au niveau européen, rares sont ceux qui se risquent au jeu des pronostics. Selon une source proche des discussions, il ne restait plus que cinq pays franchement contre la taxe samedi à l’issue de la réunion viennoise : Malte, la Suède, le Danemark, la Finlande et l’Irlande.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Le plateau du premier épisode de la nouvelle émission politique de la BBC, était composé exclusivement de femmes. Evoquant un hasard, la chaîne explique avoir recherché « les personnes les plus pertinentes ».
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En Angleterre, un plateau télé composé uniquement de femmes offusque des internautes

Le plateau du premier épisode de la nouvelle émission politique de la BBC, était composé exclusivement de femmes. Evoquant un hasard, la chaîne explique avoir recherché « les personnes les plus pertinentes ».



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 19h11
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 19h33
   





                        



   


Six femmes sur un plateau de télévision. L’événement est si rare qu’il n’est pas passé inaperçu, non pas pour saluer la présence d’expertes habituellement boudées dans les médias, mais au contraire pour dénoncer l’absence de présence masculine.
En effet, en constatant que le plateau du premier épisode de la nouvelle émission politique de la BBC, « Politics Live », diffusé le 3 septembre, était composé uniquement de femmes, de nombreux internautes ont réagi avec véhémence sur les réseaux sociaux cette semaine, dénonçant une forme de sexisme.
« Un hasard ! », a assuré Rob Burley, le responsable du nouveau programme de débat politique sur Twitter dès le soir de la diffusion.

And - genuinely - it didn't even happen by design! https://t.co/0n4t1MQurD— RobBurl (@Rob Burley)


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Et d’ajouter auprès de Franceinfo :
« Ça s’est produit parce qu’on a cherché les personnes les plus pertinentes et qui étaient disponibles pour venir dans l’émission. Nous avons beaucoup de travail en tant que société, si on ne veut plus avoir cette attitude sexiste de dire aux femmes ce qu’elles ont le droit de faire ou ne pas faire. »

        Sur la diversité dans les médias :
         

          « Il faut s’interroger sur la division genrée et raciale du travail journalistique »



Sexisme
Les messages postés sur les réseaux sociaux sont en effet à rebours des changements réclamés, à l’aune du mouvement Metoo, pour plus d’expertes sur les plateaux de télévision. « Un plateau de six femmes est sûrement sexiste contre les hommes. Bien entendu, les femmes sont sous-représentées dans certaines parties des médias, mais pourquoi les hommes et leurs idées devraient-ils être exclus de la conversation ? », a ainsi commenté un internaute sur Twitter.
« C’est une blague ? Que des femmes… », a réagi un autre, tandis que d’autres considéraient que les femmes n’avaient pas le droit de cité sur des sujets politiques, devant être reléguées à des thématiques plus frivoles.
Plusieurs internautes ont toutefois souligné l’absurdité de telles remarques, rappelant qu’il arrive régulièrement que les émissions de télévision soient composées uniquement d’hommes, sans que cela n’offusque la gente masculine. A l’instar du journaliste britannique Adam Bienkov.

Very much enjoying the sheer fury of men suddenly discovering they care about equal gender representation on televi… https://t.co/4EXkJO9NHR— AdamBienkov (@Adam Bienkov)


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« Du calme, demain ça sera un plateau mixte », avait tweeté, non sans ironie, Rob Burley pour annoncer le second épisode de son émission.

#politicslive tomorrow. Relax, it’s ok, it’s a mixed panel including @trussliz @jessphillips Tim Martin and @AndrewMarr9 1215 BBC2— RobBurl (@Rob Burley)


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Cette recrudescence de violence intervient au lendemain de l’échec d’un sommet à Téhéran qui avait pour objectif de décider du sort de ce dernier fief insurgé.
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Syrie : frappes russes contre Idlib, les plus « intenses » depuis un mois

Cette recrudescence de violence intervient au lendemain de l’échec d’un sommet à Téhéran qui avait pour objectif de décider du sort de ce dernier fief insurgé.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 17h00
   





                        


La Russie a mené, samedi 8 septembre, les raids aériens les plus « intenses » depuis un mois contre la province d’Idlib, ultime bastion rebelle dans la Syrie en guerre, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Le régime de Damas a également largué des barils d’explosif sur ce secteur.
Ces bombardements sur cette province, que le président syrien Bachar Al-Assad et la Russie menacent d’un assaut, ont tué au moins quatre civils, dont deux enfants selon l’ONG. Près de 60 frappes aériennes ont été conduites au cours des trois dernières heures sur plusieurs localités du sud et du sud-est d’Idlib, par l’armée russe alliée au régime Assad, toujours d’après l’OSDH.

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                Syrie : après l’échec à Téhéran, compte à rebours pour Idlib



Le directeur de l’ONG, Rami Abdel Rahmane, a fait savoir que l’armée syrienne poursuit ses bombardements à l’artillerie lourde contre plusieurs positions djihadistes et rebelles, dont certaines ont été désertées.
Selon l’OSDH, des frappes aériennes russes avaient déjà fait cinq morts vendredi alors qu’elles visaient des positions de Hayat Tahrir Al-Cham, l’organisation djihadiste créée par l’ex-branche syrienne d’Al Qaida qui contrôle 60 % d’Idlib, ou encore celles d’Ahrar Al-Cham, un puissant groupe rebelle islamiste.
Provocations selon Moscou
De son côté, pour justifier son intervention, la Russie a affirmé samedi avoir des « preuves irréfutables » que les rebelles syriens préparent une « provocation » imminente à Idlib, dernière région échappant au contrôle du régime et sous la menace d’une offensive.
Selon Moscou, des responsables du groupe djihadiste Hayat Tahrir Al-Cham, du Parti islamique du Turkestan et des casques blancs syriens se sont réunis, vendredi, à Idlib pour « se mettre d’accord sur le scénario de la mise en scène et du tournage de faux incidents avec l’utilisation prétendue de substances toxiques par les forces gouvernementales contre les civils ».

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                Syrie : en attendant l’offensive, Idlib vit dans la peur



« Ceux qui doivent prendre part à la mise en scène de la provocation doivent être totalement prêts d’ici au soir du 8 septembre », a fait savoir dans un communiqué le porte-parole de l’armée russe, Igor Konachenkov. « Le signal pour le début de la mise en œuvre de la provocation par les terroristes dans la région d’Idlib sera un ordre de certains amis étrangers de la révolution syrienne », a poursuivi Igor Konashenkov.
« Catastrophe humanitaire »
Il s’agit des raids les plus intenses dans le nord syrien depuis l’attaque menée le 10 août contre la localité d’Orum Al-Koubra, ayant fait 53 morts, dont 41 civils, selon l’OSDH.
Cette recrudescence de violence intervient au lendemain de l’échec d’un sommet tripartite à Téhéran ayant réuni les présidents russe, turc et iranien qui avaient pour objectif de décider du sort de ce dernier fief insurgé.

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« Le gouvernement syrien a le droit de prendre sous son contrôle la totalité de son territoire national et doit le faire », a fait valoir, vendredi, Vladimir Poutine, rejetant un appel de son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, à un accord de « cessez-le-feu ».
Quelque trois millions de personnes, dont la moitié sont des déplacés, vivent dans la province d’Idlib et les poches insurgées des provinces voisines de Hama, Alep ou encore Lattaquié, selon l’ONU. Une offensive contre Idlib pourrait faire jusqu’à 800 000 déplacés et provoquer « une catastrophe humanitaire », avertissent les Nations unies.
Dès jeudi, des centaines de civils ont commencé à fuir la zone en prévision d’un assaut des troupes gouvernementales.

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                Idlib : la Russie prépare son opinion à une nouvelle bataille






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ L’Agence de la protection civile rapporte plusieurs tentatives d’influence, émanant de Russie et d’organisations islamistes, mais aucune campagne d’envergure.
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Cyberattaque, désinformation... Les élections suédoises sous haute surveillance

L’Agence de la protection civile rapporte plusieurs tentatives d’influence, émanant de Russie et d’organisations islamistes, mais aucune campagne d’envergure.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 12h15
    |

            Anne-Françoise Hivert (envoyée spéciale à Stockholm)








                        



                                


                            

Au cœur du dispositif, une petite salle sans fenêtre, dont l’accès est filtré, au sixième étage d’un grand bâtiment administratif du centre de Stockholm. « C’est notre centrale d’alarme », explique Mikael Tofvesson, chargé de l’unité de surveillance des élections à l’Agence de la protection civile suédoise (MSB). C’est ici que convergent les alertes données par les officiers de liaison en poste dans diverses agences publiques.
A quelques jours des législatives de dimanche 9 septembre, alors que la campagne est animée par l’extrême droite, Mikael Tofvesson et ses collègues sont sur le qui-vive, même si à ce stade, assurent-ils, aucune tentative d’influence d’envergure émanant d’une puissance étrangère n’a pu être constatée. « Une action dans les tout derniers instants de la campagne, ou même après le vote, ne peut pas être exclue », dit ce responsable du MSB, mobilisé jusqu’à la formation du prochain gouvernement.
Sur le mur, des écrans diffusent les programmes de plusieurs grandes chaînes de télévision suédoises, un tableau de surveillance des réseaux sociaux, la carte des infrastructures énergétiques, celle de la météo… Car une tentative d’influence peut prendre diverses formes, rappelle l’analyste Frederick Foye : « De la désinformation à des exercices militaires près de nos côtes, en passant par un accord juteux, contre nos intérêts nationaux, proposé par une entreprise étrangère à une commune. »
Reportages truqués
Au MSB, on ne s’en cache pas : dans le cadre des élections, c’est surtout de la Russie qu’on se méfie. Non sans fondement, assure Frederick Foye, qui rappelle la tentative du groupe gazier russe Gazprom de louer un quai dans le port de Slite, sur l’île de Gotland que la Suède remilitarisait, les fausses lettres attribuées au ministre suédois de la défense faisant croire que le royaume armait l’Ukraine, les reportages truqués indiquant que la Suède se préparerait à attaquer la Russie…
S’il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Rome prépare sa programmation budgétaire pluriannuelle et veut éviter un choc frontal avec Bruxelles.
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L’Italie change de ton sur les finances publiques

Rome prépare sa programmation budgétaire pluriannuelle et veut éviter un choc frontal avec Bruxelles.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 11h00
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Rassurer les marchés, laisser les comptes en ordre, éviter le conflit ouvert avec Bruxelles… En à peine quelques jours, le changement de ton du gouvernement italien est spectaculaire. Et il faut bien avouer que le fait d’entendre soudain les deux hommes forts du gouvernement assurer en chœur qu’il s’agit de « respecter les contraintes européennes » (Matteo Salvini, Ligue), pour « ne pas détruire l’Europe » (Luigi Di Maio, Mouvement 5 étoiles) a quelque chose de déconcertant, cent jours après la formation d’un gouvernement qui n’a eu de cesse, jusque-là, de promettre aux Italiens un affrontement direct avec Bruxelles sur les questions budgétaires.
Le Fonds monétaire international n’a pas manqué de saluer immédiatement ce virage, jeudi 6 septembre, en soulignant, par la voie de son porte-parole, Gerry Rice, que « les marchés s’étaient inquiétés de la possibilité, de la part de l’Italie, d’une marche arrière sur les réformes et d’un relâchement de la discipline budgétaire, mais ont été rassurés ».
Un homme n’a pas changé de discours depuis le début. C’est le ministre des finances, Giovanni Tria, partisan assumé de la réduction des déficits et du dialogue avec l’Europe. Cet universitaire modéré et plutôt proeuropéen, n’appartenant à aucune des deux composantes de l’actuelle majorité gouvernementale, la Ligue (extrême droite) et le Mouvement 5 étoiles (antisystème), devra rendre public, dans les prochains jours, la nouvelle version du document pluriannuel de programmation budgétaire.

Dans la dernière mouture de ce texte, délivrée fin juin, le gouvernement italien avait affirmé qu’il maintenait la prévision de retour à l’équilibre en 2020, fixée par ses prédécesseurs. Sans tourner le dos à l’objectif général de réduction des déficits, la nouvelle version devrait délier l’Italie de cet engagement, afin de se redonner un peu de souplesse. Cela sera-t-il suffisant pour s’offrir un peu d’air sans trop effrayer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Aucun candidat de l’opposition libérale n’a été autorisé à concourir, le 9 septembre, contre Sergueï Sobianine qui dirige la capitale russe depuis huit ans.
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Proche de Poutine, le maire de Moscou soigne sa réélection

Aucun candidat de l’opposition libérale n’a été autorisé à concourir, le 9 septembre, contre Sergueï Sobianine qui dirige la capitale russe depuis huit ans.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 10h56
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Troisième maire de Moscou depuis la chute de l’URSS en 1991, Sergueï Sobianine, 60 ans, s’apprête à rempiler pour un nouveau mandat de cinq ans sur fond de grogne sociale. Le 9 septembre, les habitants de l’une des plus grandes capitales du globe (12,5 millions de personnes) auront en effet le choix entre élire leur maire ou aller manifester contre la réforme des retraites à l’appel du principal opposant du Kremlin, Alexeï Navalny. Une option en réalité quelque peu restreinte.
Ancien chef de cabinet de Vladimir Poutine, M. Sobianine a mis toutes les chances de son côté : aucune candidature de l’opposition, en dehors du Parti communiste agréé par le pouvoir, n’a été validée, ce qui présage d’une reconduction haut la main. Quant à la manifestation, elle est interdite comme dans la quasi-totalité des 83 villes de Russie où des rassemblements sont également prévus. Les autorités russes ont, en parallèle, accusé Google d’encourager des « comportements anticitoyens » lors de l’élection du maire, couplée le même jour avec celle de 22 gouverneurs dans les régions et de quatre autres scrutins municipaux.
« M. Navalny achète les outils de promotion de cette entreprise [Google] pour publier des informations sur YouTube concernant un événement politique majeur le 9 septembre, jour d’élections », a tempêté Alexandre Klioukine, membre de la Commission électorale, lors d’une réunion au Conseil de la fédération, l’équivalent du Sénat. Quatre organismes officiels, la Commission centrale électorale, le Parquet, Roskomnadzor, l’agence de surveillance des médias, et le service fédéral antimonopole ont ainsi écrit des mises en garde à la direction du géant américain.
L’opposant, lui, a été provisoirement neutralisé. Pour la quatrième fois en 18 mois, Alexeï Navalny purge, depuis le 27 août, une peine de trente jours de prison pour un précédent appel à manifester jugé illicite. Cette fois, c’est contre la réforme des retraites. Annoncée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Le parti d’extrême droite, les Démocrates de Suède, est donné autour de 20 % dans les sondages pour les élections de dimanche.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

En Suède, le parti antimigrants en position de pivot aux législatives

Le parti d’extrême droite, les Démocrates de Suède, est donné autour de 20 % dans les sondages pour les élections de dimanche.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 16h24
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



   


Si les Suédois espéraient un peu de clarté avant d’aller voter dimanche 9 septembre, c’est raté. Les derniers jours de la campagne n’ont fait qu’accentuer le flou qui plane depuis des mois quant à l’issue d’un scrutin qui devrait pourtant bouleverser le paysage politique, avec la percée historique de l’extrême droite donnée autour de 20 % dans les sondages.
Seule certitude : la formation du prochain gouvernement s’annonce très compliquée. Car sauf énorme surprise, le vote devrait entériner la fin de la « politique des blocs » en Suède. A gauche : les sociaux-démocrates, les Verts et la gauche radicale. A droite : les conservateurs, les libéraux, les centristes et chrétiens-démocrates. Traditionnellement, celui qui arrive en tête forme un gouvernement.
L’émergence des Démocrates de Suède (SD), entrés au Parlement en 2010 et doublant depuis leur score à chaque scrutin (12,9 % en 2014), a rebattu les cartes. Non seulement aucun des deux blocs ne devrait disposer de la majorité pour gouverner mais ils sont, pour le moment, donnés dans un mouchoir de poche, avec une très légère avance pour les « Rouges-Verts » (40 %) devant « l’Alliance » de droite (39 %).

        Lire aussi :
         

                En Suède, la question des réfugiés au cœur des élections législatives



Critique de l’immigration
Alors qui va pouvoir gouverner ? A gauche, l’ancien métallo, patron des sociaux-démocrates, Stefan Löfven, 61 ans, est prêt à rempiler pour quatre ans, après un premier mandat à la tête d’une coalition minoritaire avec le parti des Verts, soutenue par la gauche radicale. Mais ce serait en position de faiblesse : si son parti, crédité de 26 % des voix (contre 31 % en 2014), devrait conserver la première place, il pourrait réaliser le plus mauvais score de son histoire, perdant des électeurs sur ses deux flancs.
D’un côté, ceux qui lui reprochent sa droitisation sur l’asile et l’immigration notamment et optent pour la gauche radicale, qui pointe à environ 10 % dans les sondages, un record depuis 2004. De l’autre, ceux qui se laissent séduire par SD, qui continue de lui siphonner son électorat traditionnel. En juin, un quart des adhérents de la puissante centrale syndicale LO se disaient prêts à voter pour l’extrême droite.
Sa critique de l’immigration, dans un pays qui a reçu plus de 450 000 demandeurs d’asile depuis 2010 et où 18,5 % de la population désormais est née à l’étranger, fait recette. La campagne électorale, dominée par les questions de l’intégration, de l’insécurité et des défaillances de l’Etat-providence, lui a d’ailleurs offert un véritable boulevard.

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Mais pour le politologue Jonas Hinnfors, la percée annoncée de SD est aussi le résultat de clivages droite-gauche qui se troublent : « Les différences entre les deux grandes alternatives ne sont plus aussi claires, depuis les années 1990 et la fin des grandes réformes. Aujourd’hui, il n’est plus question de bâtir l’Etat-providence, mais de l’administrer, le modifier à la marge, ce qui ne parvient pas à rassurer des Suédois inquiets pour l’avenir de leur modèle social qui s’essouffle. »
« Empêcher le chaos »
En face, SD mène une campagne nostalgique, pour un retour à la « folkhemmet » – la « maison du peuple » – d’antan. « Tout ira bien, il suffit de stopper l’immigration et de renvoyer les immigrés chez eux », résume Jonas Hinnfors. Le politologue regrette que, trop longtemps, les autres partis n’aient voulu discuter avec la formation que d’immigration ou de ses origines néonazies, « omettant de cibler le reste de son projet qui est fondamentalement national-conservateur dans une des sociétés les plus libérales du monde. »
A droite, le conservateur Ulf Kristersson, 54 ans, arrivé en sauveur à la tête de son parti fin 2017, est longtemps apparu comme le candidat le plus solide au poste de premier ministre. Mais ces dernières semaines, sa formation n’est plus créditée que de 17 % des voix (contre 26 % en 2014). Un score qui pourrait la placer derrière SD. Les centristes gagneraient, quant à eux, près de trois points, à 9 % des voix.

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« On va se retrouver avec une fragmentation du paysage politique à l’européenne, où les petites formations, aux idées marquées et aux contours clairs, progressent et les grands partis chutent », note Andreas Johansson Heino, politologue du think-tank Timbro.
Faiseur de rois, le chef de file des SD, Jimmie Akesson, 39 ans, se dit prêt à soutenir un gouvernement « composé des conservateurs et des chrétiens-démocrates », assurant qu’il agira en politicien « responsable » pour « empêcher le chaos ».
Aucun des deux blocs ne veut négocier avec lui, même si « nous préférons que SD nous soutienne plutôt que les sociaux-démocrates », constate un député du parti conservateur, dont 40 % des militants se disent prêts à collaborer avec l’extrême droite. Impensable pour les centristes et les libéraux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Moscou lance son plus grand exercice militaire depuis la fin de l’URSS, avec la coopération de Pékin.
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Jeux de guerre russo-chinois de la Sibérie à Vladivostok

Moscou lance son plus grand exercice militaire depuis la fin de l’URSS, avec la coopération de Pékin.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 15h19
    |

            Frédéric Lemaître (Hong-Kong envoyé spécial) et 
Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Ce devrait être la version la plus impressionnante du rituel désormais bien rodé des exercices militaires russes grandeur nature. Du 11 au 15 septembre, l’édition Vostok (« Est ») 2018 impliquera sur le terrain 297 000 militaires, 1 000 avions, hélicoptères et drones, 36 000 chars, blindés et véhicules d’artillerie ainsi que 80 navires, selon Valeri Guerassimov, chef de l’état-major russe, qui présentait à Moscou, jeudi 6 septembre, les grandes lignes de l’opération. De quoi surpasser l’exercice Zapad (« Ouest ») 1981, réalisé à l’époque soviétique par les forces du pacte de Varsovie et resté jusqu’ici inégalé.
« Il y aura comme un air de Zapad 1981, mais en plus imposant, d’une certaine manière, s’est réjoui le 28 août le ministre de la défense Sergueï Choïgou. Imaginez 36 000 engins militaires se déplaçant en même temps, des chars, des blindés, des véhicules d’artillerie, de transport de troupes, et tout cela dans des conditions aussi proches que possible d’une situation de combat ! » Cinq champs de manœuvre ont été définis de la Sibérie à l’Extrême-Orient russe. Prévus en deux étapes, les « jeux de guerre » débuteront près de Tchita, une ville russe située à 200 kilomètres de la frontière chinoise, dans la région de Transbaïkalie, où 3 200 militaires de l’armée populaire de Chine se joindront aux manœuvres.

« 900 unités, 30 avions et hélicoptères ont été transférés en Russie », a précisé l’attaché militaire chinois à Moscou, le général Kui Yanwei, présent, jeudi, à la tribune au côté du chef d’état-major russe, en décrivant une « expérience inestimable (…) qui contribuera certainement à la paix et à la stabilité dans la région ».
« Vérifier le niveau de préparation »
Ce n’est pas la première fois que les deux pays se livrent à des exercices militaires conjoints. Le premier, baptisé « Mission de paix », avait eu lieu en août 2005 dans la baie du Shandong avec des unités terrestres,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Les faits se sont déroulés le 27 août en marge d’une manifestation organisée par l’extrême droite, pour dénoncer la présence de migrants, à la suite du meurtre d’un Allemand de 35 ans que plusieurs demandeurs d’asile sont soupçonnés d’avoir commis.
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Attaque antisémite contre un restaurant en marge d’une manifestation à Chemnitz

Les faits se sont déroulés le 27 août en marge d’une manifestation organisée par l’extrême droite, pour dénoncer la présence de migrants, à la suite du meurtre d’un Allemand de 35 ans que plusieurs demandeurs d’asile sont soupçonnés d’avoir commis.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 09h51
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 10h24
   





                        



   


Un restaurant juif de Chemnitz a été la cible d’une attaque à caractère antisémite, le 27 août, en marge d’une manifestation à l’appel de l’extrême droite dans cette ville allemande sous tension depuis deux semaines.
La police de Saxe a confirmé le dépôt d’une plainte au quotidien Die Welt et un porte-parole du ministère régional de l’intérieur a fait savoir que, « pour le moment, un acte à motivation politique avec un arrière-plan antisémite était le plus plausible ».
Les faits se sont déroulés en marge d’une manifestation organisée par plusieurs mouvements d’extrême droite pour dénoncer la présence de migrants à la suite du meurtre, la veille, d’un Allemand de 35 ans, que plusieurs demandeurs d’asile sont soupçonnés d’avoir commis.

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Déjà pris pour cible
Une dizaine de personnes habillées en noir et le visage masqué ont alors attaqué le restaurant juif Schalom de la ville, jetant des pierres, des bouteilles et un tuyau de métal sur l’établissement, selon les journaux. Le propriétaire du restaurant, Uwe Dziuballa, a été blessé à l’épaule lors de cette attaque. Le propriétaire du restaurant avait ouvert l’établissement en 2000, après avoir quitté les Etats-Unis où il s’était installé auparavant. Le restaurant a déjà été ciblé plusieurs fois par des actes antisémites.
« Cela rappelle les pires souvenirs des années 1930 » en Allemagne, déclare à Die Welt le délégué gouvernemental allemand à l’antisémitisme, Felix Klein. « Si ces informations se vérifient, cela signifierait qu’avec cette attaque contre le restaurant juif de Chemnitz on atteint une nouvelle dimension en matière de criminalité antisémite », ajoute-t-il.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ La Russie achève, samedi, un important exercice naval au large de la Syrie, tandis que les Chinois avancent de plus en plus leurs navires dans l’ancienne zone d’influence de l’OTAN.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/09/2018
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En Méditerranée, le jeu des puissances se densifie

La Russie achève, samedi, un important exercice naval au large de la Syrie, tandis que les Chinois avancent de plus en plus leurs navires dans l’ancienne zone d’influence de l’OTAN.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 16h38
    |

            Nathalie Guibert








                        



                                


                            

Bombardiers et frégates russes ont achevé, samedi 8 septembre, un des plus importants exercices navals organisé par Moscou en Méditerranée orientale, durant une semaine. En déployant 25 navires et 34 aéronefs, une concentration inhabituelle de frégates de premier rang et de bateaux logistiques autour du croiseur lance-missiles Maréchal Oustinov, la Russie a « effectué une belle démonstration de force », remarque l’amiral français Charles-Henri du Ché, qui cumule les fonctions de préfet maritime et de contrôleur opérationnel de la marine nationale en Méditerranée.
« Quand vous mettez un bateau à l’eau, c’est toujours une démonstration politique, rappelle ce haut responsable, selon qui la Méditerranée est devenue le premier théâtre du jeu des Etats puissances. La zone, qu’on pouvait qualifier de lac de l’OTAN jusque dans les années 1990, est devenue un concentré des problèmes géopolitiques mondiaux ; c’est là que les puissances s’évaluent et se jaugent. Les choses vont très vite, il faut être à la mer pour anticiper et comprendre ce qui se passe dans la région. »
Dans le bassin oriental, le conflit syrien a conduit la Russie à consolider méthodiquement sa base de Tartous, jusqu’à y baser deux sous-marins équipés de missiles de croisière Kalibr ; Moscou déploie en permanence une dizaine de bâtiments.
Les Etats-Unis et leur 6e flotte ont conservé une présence stable avec quatre destroyers de défense aérienne basés à Rota en Espagne, un bâtiment de commandement et des avions de patrouille maritime. Mais l’US Navy fait entrer régulièrement un groupe aéronaval dans le bassin. Et le chef d’état-major des armées des Etats-Unis, Joseph Dunford, vient d’annoncer sa volonté de renforcer la présence militaire américaine en Grèce : « Si vous regardez la géographie, les opérations en cours en Libye, en Syrie et les potentielles autres opérations dans l’est de la Méditerranée, les opportunités sont importantes. »
« Eviter...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Dans sa chronique au « Monde », l’économiste met en garde contre le fait que des coalitions similaires à celle au pouvoir en Italie ne se généralisent un jour, y compris en France.
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Thomas Piketty : « Ce qui rend Salvini si dangereux, sa capacité à allier le discours nativiste et social »

Dans sa chronique au « Monde », l’économiste met en garde contre le fait que des coalitions similaires à celle au pouvoir en Italie ne se généralisent un jour, y compris en France.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 11h04
    |

                            Thomas Piketty (Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Ecole d’économie de Paris)








                        



                                


                            
Chronique. Depuis le printemps, l’Italie est gouvernée par une étrange coalition social-nativiste, regroupant le Mouvement 5 étoiles (M5S), parti antisystème et antiélites, inclassable dans les typologies gauche-droite habituelles, mais dont l’un des leitmotivs est la création d’un revenu de base, et la Lega, l’ancienne Ligue du Nord, mouvement régionaliste et anti-impôts, maintenant reconverti en parti nationaliste spécialisé dans la chasse aux étrangers.
On aurait bien tort de mettre cet attelage étonnant sur le compte de l’exotisme italien. En réalité, tous les gouvernements européens partagent une responsabilité dans l’émergence de ce type de coalition, aussi désespérée qu’incohérente. Si l’on n’y prend garde, le cauchemar social-nativiste italien pourrait très vite nous concerner de près, d’abord par ses conséquences européennes, et ensuite parce qu’il n’est pas exclu que des coalitions similaires puissent un jour se généraliser dans d’autres pays, y compris en France.
Résumons. Le M5S fait ses plus gros scores dans les catégories populaires du sud du pays et parmi les déçus de tous les partis, séduits par les promesses sur le social et le développement des régions délaissées. La Lega attire des voix populaires anti-immigrés, surtout dans le nord, où le parti conserve aussi un socle de cadres et d’indépendants antipercepteurs.
Une coalition avait un moment été envisagée entre le M5S et le PD (Parti démocrate, regroupant les anciens partis de gauche, et maintenant situé quelque part entre le centre gauche et le centre droit, on ne sait plus trop), mais ce dernier a finalement refusé, préférant miser sur l’échec des populistes.
Revenu de base et « flat tax »
Le M5S et la Lega se sont alors accordés sur un programme fondé sur la mise en place du revenu de base prôné par le M5S (qui pourrait ressembler au revenu de solidarité active à la française) et de la « flat tax » défendue par la Lega, c’est-à-dire un impôt prélevé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Pêcheurs des deux camps ne sont pas parvenus à finaliser leur accord, « les prétentions des Britanniques étant disproportionnées par rapport aux possibilités françaises », selon Paris.
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« Blocage » des négociations entre Français et Britanniques dans la guerre de la Saint-Jacques

Pêcheurs des deux camps ne sont pas parvenus à finaliser leur accord, « les prétentions des Britanniques étant disproportionnées par rapport aux possibilités françaises », selon Paris.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 22h58
   





                        



Se dirige-t-on vers une impasse dans le conflit franco-britannique sur les zones de pêche de la coquille Saint-Jacques ? Pêcheurs des deux camps ne sont pas parvenus à finaliser, vendredi 7 septembre à Paris, leur accord. Il y a « une situation de blocage », a indiqué le camp français, affirmant toutefois que « les discussions ne sont pas rompues ». 
Mercredi, une première réunion s’était tenue à Londres, qui avait permis de renouveler l’accord de 2017 concernant les bateaux de pêche de plus de quinze mètres. En revanche les deux parties avaient seulement abouti à « un accord de principe » pour ceux de moins de quinze mètres, qui sont concernés par le conflit en cours. Des compensations pour les pêcheurs britanniques restaient notamment encore à définir.

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                Aux origines de la guerre de la coquille Saint-Jacques



« Prétentions britanniques disproportionnées »
« Le constat est qu’il n’y a pas d’accord car les prétentions des Britanniques étaient disproportionnées par rapport aux possibilités françaises. Nous sommes dans une situation de blocage, mais les discussions ne sont pas rompues », a indiqué Hubert Carré dans la soirée, à l’issue d’une réunion qui avait débuté à 15 h. « Les administrations françaises et britanniques sont en train de debriefer entre elles », a-t-il ajouté, soulignant que ce serait à présent « aux deux ministres de s’appeler pour les modalités d’une éventuelle future réunion ».
Fumigènes, injures, bateaux bélier... Des altercations ont éclaté en mer la semaine dernière quand une trentaine de navires français ont essayé d’empêcher cinq navires britanniques de pêcher le précieux mollusque, nouvel épisode d’une guerre au long cours.
Les pêcheurs normands n’ont en effet le droit de pêcher la Saint-Jacques que du 1er octobre au 15 mai pour tenter de préserver la ressource. L’accord de 2017 oblige les Britanniques – pas réglementés dans le temps – à respecter ce calendrier lorsqu’ils pêchent au large des côtes françaises, mais seulement pour les bateaux de plus de 15 mètres.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Le patron de l’extrême droite avait refusé pendant dix jours à plus d’une centaine de migrants de débarquer en Italie.
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En Italie, le ministre de l’intérieur Matteo Salvini poursuivi pour séquestration de migrants

Le patron de l’extrême droite avait refusé pendant dix jours à plus d’une centaine de migrants de débarquer en Italie.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 20h29
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 21h16
   





                        



   


Le parquet de Palerme (Sicile) a confirmé, vendredi 7 septembre, avoir ouvert une enquête pour abus de pouvoir et séquestration de personnes contre le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, au motif qu’il avait refusé durant dix jours à plus d’une centaine de migrants de débarquer en Italie.

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Le parquet a annoncé cette décision dans un courrier à M. Salvini, patron de l’extrême droite italienne, qui l’a ouvert et lu dans une vidéo diffusée en direct sur sa page Facebook. « Un organe de l’Etat enquête sur un autre organe de l’Etat. Avec la toute petite différence que vous avez élu cet organe de l’Etat », a déclaré M. Salvini sur la vidéo.
« C’est vous qui avez demandé à ce ministre de contrôler les frontières, de contrôler les ports, de limiter les débarquements, de limiter les départs des clandestins. C’est vous qui me l’avez demandé, et je vous considère comme mes amis, comme mes soutiens et comme mes complices. Je ne dévierai pas d’un millimètre tant que les Italiens me le demandent. Et si demain devait arriver un autre bateau chargé de migrants, ils ne débarqueraient pas. »
Après ce discours, Matteo Salvini s’est ainsi filmé en train d’afficher la lettre dans son bureau au ministère, comme « une médaille ». 
C’est le 25 août qu’un procureur d’Agrigente avait ouvert une enquête contre M. Salvini, qui refusait le débarquement en Italie de plus de 140 migrants secourus par le Diciotti, un navire des garde-côtes italiens, dans la nuit du 15 au 16 août. Ils avaient finalement pu débarquer le soir même, après un accord avec l’Irlande, l’Albanie et l’Eglise catholique italienne, qui s’étaient engagées à les prendre en charge.
La procédure contre M. Salvini a ensuite été transférée à une juridiction de Palerme habilitée à poursuivre les membres de l’exécutif, qui a retenu le chef de séquestration avec circonstances aggravantes.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Le Parti démocratique des peuples (HDP) a dénoncé la « politique guerrière » de l’exécutif, l’accusant de multiplier les procès pour museler l’opposition.
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En Turquie, le leader kurde Demirtas condamné à quatre ans de prison

Le Parti démocratique des peuples (HDP) a dénoncé la « politique guerrière » de l’exécutif, l’accusant de multiplier les procès pour museler l’opposition.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 16h42
   





                        



   


C’est un nouveau coup dur pour l’opposition politique au président Recep Tayyip Erdogan. Le leader prokurde Selahattin Demirtas, détenu depuis novembre 2016 et candidat malheureux à la présidentielle du 24 juin, a été condamné, vendredi 7 septembre, à quatre ans et huit mois de prison pour « propagande terroriste ». L’ancien député Süreyya Önder a, lui, été condamné à trois ans et six mois de prison.
Sur Twitter, le Parti démocratique des peuples (HDP) a dénoncé la « politique guerrière » du gouvernement. Inlassablement, la formation prokurde dénonce des procès « politiques » visant à réduire au silence un parti farouchement opposé à M. Erdogan. Le HDP, troisième force au Parlement, a ainsi été fortement touché par les purges menées après le putsch manqué de juillet 2016.

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Risque de 142 ans de prison
« Nous ne reculerons pas, nous continuerons à défendre la paix », a déclaré M. Demirtas, qui s’exprimait par vidéoconférence depuis la prison d’Edirne (nord-ouest) où il est détenu, selon des propos rapportés par le HDP. Ecroué depuis novembre 2016 pour des accusations d’activités « terroristes », le leader prokurde est également poursuivi dans de nombreux dossiers et risque au total jusqu’à cent-quarant-deux ans de prison dans le cadre de son principal procès.
Le président Recep Tayyip Erdogan a plusieurs fois accusé le HDP d’être la vitrine politique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe classé terroriste par Ankara et ses alliés occidentaux. M. Demirtas s’est présenté face à M. Erdogan lors de la présidentielle du 24 juin, et a obtenu 8,4 % des voix.

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Coup d’arrêt aux négociations entre le Kosovo et la Serbie

Le président serbe a refusé de rencontrer son homologue kosovar vendredi à Bruxelles.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 15h49
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 00h28
    |

            Jean-Baptiste Chastand et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

La rencontre était particulièrement attendue au Kosovo et en Serbie. Elle n’a pas eu lieu. Vendredi 7 septembre, Aleksandar Vucic, le président serbe, a refusé de rencontrer son homologue kosovar, Hashim Thaci, pour une séance de négociation à Bruxelles. Elle avait pourtant été annoncée comme cruciale pour aboutir à une normalisation des relations entre ces deux pays des Balkans. « Les conditions minimales pour parler aux représentants de Pristina ne sont pas réunies aujourd’hui », a expliqué un des négociateurs serbes, évoquant les récentes « menaces et supercheries » venant selon lui du Kosovo.
Alors que la Serbie ne reconnaît toujours pas l’indépendance de son ancienne région autonome, proclamée en 2008, les deux hommes avaient fait ces dernières semaines des avancées l’un vers l’autre. Elles laissaient supposer qu’un accord était à portée de main. Une idée en particulier avait émergé aussi bien à Belgrade qu’à Pristina : celle d’échanger les municipalités à majorité serbe du nord du Kosovo, au-delà de la ville divisée de Mitrovica, contre celles à majorité albanaise du Sud de la Serbie, autour de la vallée de Presevo.
« Invitation pour de nouvelles tragédies »
Ancien commandant de l’Armée de libération du Kosovo (UCK), M. Thaci avait pris tout le monde par surprise en évoquant, en août, son soutien à une « correction des frontières ». Mais redessiner les frontières en suivant des lignes ethniques est une question très sensible dans les Balkans, qui ont été déchirés par les conflits armés dans les années 1990, et plusieurs ONG, responsables politiques locaux ainsi qu’européens avaient déclaré leur inquiétude face à une telle perspective.

Le premier ministre kosovar, pourtant allié avec le parti du président, avait ainsi dénoncé une idée qui est « une invitation pour de nouvelles tragédies dans les Balkans ». Tout comme Angela Merkel, qui avait affirmé que « l’intégrité territoriale dans les Balkans est...




                        

                        


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En Grèce, les employés du camp migratoire de Lesbos en grève pour dénoncer la surpopulation

Avec 8 388 résidents officiellement recensés pour 3 100 places, le camp est la première porte d’entrée migratoire en Grèce.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 15h12
   





                        



   


Ils veulent dénoncer la surpopulation. Les employés du camp migratoire de Moria à Lesbos, la plus peuplée des îles grecques, ont annoncé vendredi 7 septembre une grève du zèle à partir de samedi, et un arrêt de travail lundi. Ils réclament des mesures pour soulager le camp, et dans l’immédiat y augmenter la surveillance policière pour protéger tant les résidents que le personnel.
Avec 8 388 résidents officiellement recensés pour 3 100 places, le camp, première porte d’entrée migratoire en Grèce, bat des records de densité, selon un communiqué du comité du personnel.
La situation y est « très difficile, voire limite », a reconnu le ministre à la politique migratoire, Dimitris Vitsas, dans une réponse à un appel à l’aide du maire de l’île. Sur l’île même, les migrants et réfugiés sont désormais plus de 10 500, tandis que sur l’ensemble des cinq îles du nord-est de la mer Egée, où l’Union européenne (UE) a décidé en mars 2016 de consigner les arrivants de Turquie, ils frôlent les 20 000 personnes.

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                L’Espagne devient la première porte d’accès des migrants en Europe



« La situation est lourde de dangers »
A Moria, la surpopulation impose aux résidents « des conditions de vie tragiques, indignes d’un pays européen », relève le comité du personnel, en écho aux alertes répétées des ONG et du Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU :
« La situation est lourde de dangers, qu’il s’agisse du risque d’épidémies, de décès en cas de mauvais temps, de suicides ou mutineries. »
Les autorités du camp tentent pour leur part d’accélérer les transferts vers le continent des exilés jugés « vulnérables » et donc éligibles à l’asile dans l’UE, a indiqué le directeur adjoint, Dimitris Vafeas.
Mais la poursuite des arrivées en provenance des côtes turques proches, en dépit du pacte migratoire UE-Turquie censé tarir les flux, bloque toute solution à terme, a-t-il relevé dans une réponse à un appel à l’aide du maire de l’île.
« Du 1er mai au 30 août, 3 950 personnes vulnérables ont été ramenées sur le continent, mais 5 450 autres sont arrivées à Lesbos », a-t-il précisé en réponse au maire, ajoutant que face à cette situation, la Grèce « insiste sur la nécessité d’une répartition » des réfugiés dans toute l’Europe.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Dopée par le succès de la série « Gomorra », la bande-son de Naples s’est mise au rap. Sur scène, de jeunes artistes livrent, au détour de textes crus, une chronique de leur vie marquée par la précarité et l’emprise de la Mafia.
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LE MONDE
 |
                  07.09.2018 à 14h20


Dopée par le succès de la série « Gomorra », la bande-son de Naples s’est mise au rap. Sur scène, de jeunes artistes livrent, au détour de textes crus, une chronique de leur vie marquée par la précarité et l’emprise de la Mafia.

Par                             Thomas Saintourens





                     

On pourrait se croire à New York, Los Angeles ou Chicago, quelque part dans les années 1980, à observer ces danseurs de hip-hop, souples comme des chats, qui tournoient au son des basses profondes de Land of Hunger, hit astro-funk du groupe The Earons, millésimé 1984, en contrebas d’immeubles barbouillés de graffitis. Mais l’enseigne lumineuse de la caffetteria Gioia, tout comme la fresque figurant Diego Maradona et la Vespa noire garée à proximité du cercle de danse trahissent la localisation de cette session nocturne de breaking.
Les édifices fantomatiques en arrière-plan sont les Vele (« voiles ») di Scampia, un quartier déshérité des faubourgs nord de Naples. Théâtre de ce qu’on appelle ici simplement « la guerre » – cette faida meurtrière liée à la succession du clan Di Lauro, qui a éclaté au milieu des années 2000, et dont quelques soubresauts viennent encore alimenter la chronique des faits divers. Deux ou trois fois par semaine, sur cette piazza Papa Giovanni Paolo II, investie par le centre social Mammut, on rappe là où s’entassaient les seringues, on danse là où s’étalaient les mares de sang.
« Dans ma chanson, je raconte que je me sens seul. Tellement d’amis de notre âge sont tombés. » Fresh
Reclus dans un réduit aux murs jaunes aménagé sous la dalle de béton, à peine rafraîchis par un ventilateur posé à même le sol, Antonio – alias « Fresh » – et Giovanni – « Jó » – composent devant un petit clavier blanc et un écran d’ordinateur. Lorsque les deux copains, âgés de 15 et 16 ans, parsèment leur beat de détonations d’armes lourdes (fichier audio « gun » ou « AK47 »), c’est un écho glaçant à leur quotidien qui pulse des enceintes.
« Dans ma chanson, je raconte que je me sens seul. Tellement d’amis de notre âge sont tombés… explique Fresh, avec l’aplomb d’un vétéran. Le rap, c’est une façon de rester dans le droit chemin. Quand on s’installe pour travailler un morceau, on peut y rester la nuit entière. »...





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Des suprémacistes blancs aux terroristes islamistes, une violence de jeunes hommes

Faut-il voir dans les débordements semblables à ceux de Chemnitz de simples dérapages idéologiques ou la manifestation d’expressions agressives propres à certaines sociétés fermées d’hommes jeunes ? C’est l’analyse inédite proposée par de nombreuses études récentes.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 16h39
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            Frédéric Joignot








                        



                                


                            
Rapport d’étonnement. Ce sont dans leur immense majorité des hommes – souvent jeunes. Cela frappe en regardant les photos des manifestants néonazis et d’extrême droite qui ont attaqué la police et les contre-manifestants, les 26 et 27 août, dans la ville saxonne de Chemnitz ­(Allemagne), à la suite du meurtre à coups de couteau d’un Allemand d’origine cubaine pour lequel deux suspects, un Irakien et un Syrien, ont été arrêtés.
Le dimanche, 800 personnes se regroupaient, pour la plupart des hooligans des clubs de football locaux et des militants ultranationalistes, criant « Nous sommes le peuple ! ». Une centaine d’entre eux ont harcelé les policiers, multiplié les saluts nazis, d’autres ont fait la chasse à tous ceux qui pouvaient ressembler à des étrangers. C’était tous des hommes.

Le lendemain, à l’appel du parti d’extrême droite légaliste AfD (Alternative für Deutschland), bien implanté dans l’est du pays et en Saxe, de l’association ultranationaliste Pro Chemnitz, du mouvement Pegida, qui dénonce l’islamisation de l’Allemagne, et des néonazis de Der III. Weg, 6 000 personnes sont descendues dans la rue pour ­conspuer la politique migratoire d’Angela Merkel. ­Rappelons que plusieurs attaques au couteau (à Lübeck, à Wuppertal…) ont été perpétrées ces deux dernières ­années par des demandeurs d’asile.
Chasses collectives
Une fois encore, des bandes de manifestants extrémistes et de hooligans du groupe Kaotic Chemnitz ont affronté la police, criant leur haine de tous les étrangers. Tous des hommes encore. Les images de ces chasses collectives et de ces cortèges furieux ont choqué en Allemagne, où toute résurgence du passé nazi inquiète, mais où l’on ­déteste aussi que l’ordre légitime soit défié.

C’est ainsi que ­Reinhard Müller, éditorialiste au quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine, a pu écrire le 27 août : « La frontière entre la civilisation et la barbarie est mince. (…)...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ L’architecte italien a révélé au « Monde » les plans de la structure imaginée pour remplacer celle qui s’est effondrée en août, qu’il a réalisés gratuitement.
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Pour Gênes, Renzo Piano présente un pont qui « doit durer cinq cents ans »

L’architecte italien a révélé au « Monde » les plans de la structure imaginée pour remplacer celle qui s’est effondrée en août, qu’il a réalisés gratuitement.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 16h39
    |

            Isabelle Regnier (Gênes (Italie), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

« Je n’ai jamais travaillé dans une telle urgence. Heureusement, les désastres de cette ampleur ne sont pas fréquents… » En cette belle journée de septembre, Renzo Piano nous reçoit dans son agence de Punta Nave, à Gênes, sublime bâtisse de verre construite à flanc de colline, surplombant la Méditerranée. A l’étage inférieur, une pièce est consacrée aux plans et aux maquettes du nouveau pont dessiné par l’architecte pour remplacer celui de Riccardo Morandi, qui s’est effondré le 14 août, causant la mort de quarante-trois personnes. Sur un fond bleu océan, de fines lignes blanches révèlent un ruban épuré posé sur une série de piliers qui se prolongent vers le ciel en de longs mats fuselés. Quarante-trois au total, un pour chaque victime. La nuit, ils diffuseront autour d’eux, en un halo « un peu fantomatique », la lumière captée dans la journée par les panneaux solaires qui bordent le tablier.
Pour Renzo Piano, l’édifice « doit rappeler son histoire, terrible – métaboliser le deuil de la ville »
Le pont sera en acier. Les piliers seront espacés de 50 mètres, sauf à deux endroits où le terrain impose une distance de 100 mètres. Ils seront beaucoup plus resserrés que les grands V en béton armé du pont Morandi. Conçu pour être solide et facile d’entretien, l’édifice « doit durer cinq cents ans ! », déclare, bravache, l’architecte. « Mais il doit aussi chanter ! Il doit rappeler son histoire, terrible – métaboliser le deuil de la ville. C’est comme la poésie de la mer qui enregistre les sons, les voix, les parfums, la lumière, et les restitue pour ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour écouter. »

Alors qu’une exposition de son travail débute, le 15 septembre, à la Royal Academy of Arts, à Londres, que ses collaborateurs font avancer les nombreux projets développés par son agence à travers le monde, celui qui a propulsé Paris dans la modernité avec le Centre Pompidou (conçu avec Richard...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Le président français rencontre la chancelière allemande à Marseille vendredi, après avoir vu la veille au Luxembourg les premiers ministres du Benelux, ses alliés potentiels en vue des élections européennes de mai 2019.
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Avant de voir Angela Merkel, Emmanuel Macron travaille à ses futures alliances européennes

Le président français rencontre la chancelière allemande à Marseille vendredi, après avoir vu la veille au Luxembourg les premiers ministres du Benelux, ses alliés potentiels en vue des élections européennes de mai 2019.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 12h11
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 16h29
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Jean-Pierre Stroobants (Luxembourg, Envoyé spécial)








                        



                                


                            

C’était, officiellement, une « réunion de travail » prévue de longue date, et destinée à préparer les prochaines réunions des dirigeants de l’Union européenne. Emmanuel Macron, invité du premier ministre libéral luxembourgeois, Xavier Bettel, et de ses homologues, le Belge Charles Michel et le Néerlandais Mark Rutte, ont parlé migration, Brexit, zone euro et taxation des géants du numérique, jeudi 6 septembre, dans la capitale du Grand-Duché.
Tandis que la « bulle » européenne bruisse de rumeurs quant à une possible alliance des futurs eurodéputés de La République en marche et de l’Alliance des libéraux et démocrates (ALDE) au Parlement de Strasbourg, en vue des élections européennes de 2019, le rendez-vous était attendu, même si aucun accord définitif n’a été annoncé. « Désolé de vous décevoir, mais il n’y aura pas de faire-part de mariage. Ce n’était pas le but de nos discussions », ironisait M. Bettel. « Une coalition transpartis ? Nous n’en sommes pas là aujourd’hui », ajoutait M. Rutte.
Avec son collègue belge, celui-ci a toutefois été mandaté, en juillet, par les dirigeants libéraux européens pour tenter de convaincre le président français. Ce dernier souhaite constituer, selon son entourage, vers la fin de l’année, une « alliance progressiste ». Il s’agit, vu de l’Elysée, de dépasser les clivages actuels du Parlement de Strasbourg, d’incarner la résistance aux forces nationalistes et identitaires qui ont le vent en poupe et qui pourraient bouleverser la composition de l’assemblée, tout en rassemblant le plus possible d’alliés parmi les eurodéputés.
« Le socle de LRM, c’est l’ALDE »
Rallier l’ALDE avant le scrutin est bien le chemin que semble prendre le président français, qui avait pourtant caressé un temps l’idée de lancer son propre mouvement européen. « Aujourd’hui, nous travaillons avec des partis qui se trouvent au sein d’ALDE, mais aussi avec d’autres qui sont en dehors. Notre volonté n’est...




                        

                        

