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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Le ministre français de l’économie Bruno Le Maire propose d’assortir la disposition d’une clause de limitation dans le temps, qui prévoirait l’abolition du dispositif en cas d’accord international sur la question.
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Comment la France tente de sauver la taxe numérique européenne

Le ministre français de l’économie Bruno Le Maire propose d’assortir la disposition d’une clause de limitation dans le temps, qui prévoirait l’abolition du dispositif en cas d’accord international sur la question.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 19h49
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 21h39
    |

            Cécile Ducourtieux (Envoyée spéciale à Vienne (Autriche)








                        



   


Le projet de taxe numérique européenne, poussé par Emmanuel Macron, pourrait bien avoir été relancé. Avant la réunion mensuelle des ministres européens des finances, qui s’est tenue à Vienne samedi 8 septembre, aucun progrès n’avait été constaté à Bruxelles. Pire : l’Allemagne, réticente, semblait même s’être raidie.
L’hebdomadaire populaire allemand Bild a en effet publié en début de semaine une note confidentielle du ministère des finances du pays jugeant ce nouvel impôt européen « inefficace »… avant que le ministère des finances ne démente vouloir abandonner la taxe. Samedi, à Viennes, Olaf Scholz, le ministre social-démocrate, a tenu des propos rassurants estimant qu’« une solution doit être trouvée avant la fin de cette année ». C’est cet agenda que réclame le président français qui aimerait bien se prévaloir d’un accord pour la campagne des élections européennes de 2019.
Prélevée sur l’exploitation des données
Cet impôt qui, de manière totalement inédite serait basé sur les revenus des plates-formes en ligne (et non sur leur profit), consisterait en un prélèvement de 3 % sur l’exploitation des données et s’appliquerait dans trois cas :
sur les revenus d’intermédiation des plates-formes (du type Airbnb) ;sur les revenus publicitaires ;sur les revenus liés à la revente des données des systèmes embarqués.
Selon les calculs de la Commission européenne, la taxe rapporterait au plus 5 milliards d’euros par an pour toute l’Union.
« Il y a du progrès. A Sofia, lors de la dernière réunion informelle des ministres ayant mis la taxe au menu des discussions, M. Scholz n’était même pas intervenu en réunion. Là, il a parlé. Même s’il a aussi insisté sur la nécessité d’avoir un accord international à l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) à long terme pour une nouvelle fiscalité de l’Internet », assure une source proche des discussions.
Cinq pays contre
Le ministre français de l’économie Bruno Le Maire n’est pas venu les mains vides à Vienne, mais avec une proposition de limitation dans le temps (« sunset clause ») : le nouvel impôt serait caduc dès lors qu’un accord de taxe numérique serait trouvé au niveau international. Les Français et la Commission européenne, qui a mis en musique leur idée de taxe, répètent déjà depuis des mois qu’elle a vocation à « être temporaire ». Mais l’inscrire noir sur blanc dans un texte législatif rassurerait pas mal de capitales.
Les industriels allemands, notamment les constructeurs automobiles, s’inquiètent de voir leur activité naissante de revente de données bientôt taxées. Berlin redoute aussi de provoquer les Etats-Unis avec un impôt visant, sans les nommer, les géants de l’Internet américains.
« Les préoccupations allemandes sont compréhensibles », a jugé Bruno Le Maire samedi. Mais les pays européens doivent tenir compte des attentes des populations qui souhaitent une taxation plus juste a ajouté le ministre, qui a par ailleurs rejeté l’idée avancée par la Commission, pour rassurer Berlin, d’exclure les données embarquées du champ de la taxe.
La « sunset clause » suffira t-elle à calmer les dernières réticences ? L’unanimité étant requise en matière de fiscalité au niveau européen, rares sont ceux qui se risquent au jeu des pronostics. Selon une source proche des discussions, il ne restait plus que cinq pays franchement contre la taxe samedi à l’issue de la réunion viennoise : Malte, la Suède, le Danemark, la Finlande et l’Irlande.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Alors que le mouvement social se poursuit à Bassora, où douze personnes sont mortes la semaine dernière, le premier ministre Haïder Al-Abadi est de plus en plus fragilisé.
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Irak : le gouvernement empêtré dans une crise politique, la contestation se poursuit à Bassora

Alors que le mouvement social se poursuit à Bassora, où douze personnes sont mortes la semaine dernière, le premier ministre Haïder Al-Abadi est de plus en plus fragilisé.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 19h32
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 20h31
   





                        



   


Les manifestations meurtrières qui ont lieu depuis plusieurs jours à Bassora vont-elles entraîner la chute du premier ministre irakien, Haïder Al-Abadi ? Les deux listes parlementaires arrivées en tête aux élections législatives de mai ont réclamé, samedi 8 septembre, la démission du chef du gouvernement.
M. Abadi, qui pouvait jusqu’ici prétendre à conserver son poste grâce à son accord avec la liste du populiste Moqtada Sadr (La Marche pour les réformes), a été lâché samedi par son allié alors que celui-ci a tenté de s’expliquer devant le Parlement sur les événements de ces derniers jours qui se déroulent à Bassora où une contestation prend de plus en plus d’ampleur. Douze manifestants ont été tués et de nombreuses institutions ont été incendiées dans cette ville pétrolière du sud.

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                L’Irak rattrapé par la contestation sociale



Mais les députés de cette liste ont jugé « peu convaincantes » les réponses du premier ministre devant le Parlement et lui ont demandé de « s’excuser auprès du peuple irakien et de démissionner ». Peu après, la liste rivale, l’Alliance de la Conquête, qui rassemble d’anciens combattants antijihadistes, s’est dit « sur la même longueur d’onde que la Marche pour les réformes pour former un nouveau gouvernement », d’après son porte-parole.
« Bassora n’a jamais reçu d’argent »

   


Depuis lundi, les deux partis assuraient avoir la majorité parlementaire nécessaire pour former le futur cabinet gouvernemental, provoquant une paralysie politique, aggravée par la situation tendue à Bassora, où les manifestants dénoncent l’incurie politique face au marasme social. Mais pour Montazer al-Karkouchi, coordinateur du rassemblement des jeunes de Bassora, « ces communiqués et ces réunions ne pourront jamais apaiser les habitants » la deuxième ville d’Irak. Ce qu’il faut aux habitants de Bassora, ce sont « des mesures concrètes à la mesure de la situation », a-t-il expliqué à l’Agence France-Presse.
Aux revendications de départ - la fin des pénuries d’eau et d’électricité, la création d’emplois et le limogeage des politiciens corrompus -, est venue s’ajouter une demande bien plus pressante encore. Depuis la mi-août, la population exige d’obtenir une eau propre à la consommation : celle distribuée par les autorités, polluée par l’eau de mer est devenue salée, causant l’hospitalisation de plus de 30 000 personnes, victimes d’intoxications. Malgré les promesses de plans d’urgence de milliards de dollars et d’investissements massifs faites en juillet, « Bassora n’a jamais reçu d’argent, aucun projet n’a été lancé et l’eau est toujours salée », assure M. Karkouchi.
Depuis le début des troubles en juillet, 27 personnes sont mortes dans le sud de l’Irak, dont 12 manifestants uniquement à Bassora cette semaine. Critiqués par les défenseurs des droits de l’Homme pour leur action lors des manifestations à Bassora, les ministres chargés des forces de l’ordre ont assuré au Parlement avoir procédé à un grand ménage parmi leurs troupes. Samedi soir, pour la première fois depuis le 4 septembre, le couvre-feu annoncé dans la ville pétrolière du Sud, a été respecté. Des militaires et policiers d’élite, postés à des barrages ou en patrouille, quadrillaient la ville, où les manifestants étaient absents.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Le plateau du premier épisode de la nouvelle émission politique de la BBC, était composé exclusivement de femmes. Evoquant un hasard, la chaîne explique avoir recherché « les personnes les plus pertinentes ».
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En Angleterre, un plateau télé composé uniquement de femmes offusque des internautes

Le plateau du premier épisode de la nouvelle émission politique de la BBC, était composé exclusivement de femmes. Evoquant un hasard, la chaîne explique avoir recherché « les personnes les plus pertinentes ».



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 19h11
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 19h33
   





                        



   


Six femmes sur un plateau de télévision. L’événement est si rare qu’il n’est pas passé inaperçu, non pas pour saluer la présence d’expertes habituellement boudées dans les médias, mais au contraire pour dénoncer l’absence de présence masculine.
En effet, en constatant que le plateau du premier épisode de la nouvelle émission politique de la BBC, « Politics Live », diffusé le 3 septembre, était composé uniquement de femmes, de nombreux internautes ont réagi avec véhémence sur les réseaux sociaux cette semaine, dénonçant une forme de sexisme.
« Un hasard ! », a assuré Rob Burley, le responsable du nouveau programme de débat politique sur Twitter dès le soir de la diffusion.

And - genuinely - it didn't even happen by design! https://t.co/0n4t1MQurD— RobBurl (@Rob Burley)


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Et d’ajouter auprès de Franceinfo :
« Ça s’est produit parce qu’on a cherché les personnes les plus pertinentes et qui étaient disponibles pour venir dans l’émission. Nous avons beaucoup de travail en tant que société, si on ne veut plus avoir cette attitude sexiste de dire aux femmes ce qu’elles ont le droit de faire ou ne pas faire. »

        Sur la diversité dans les médias :
         

          « Il faut s’interroger sur la division genrée et raciale du travail journalistique »



Sexisme
Les messages postés sur les réseaux sociaux sont en effet à rebours des changements réclamés, à l’aune du mouvement Metoo, pour plus d’expertes sur les plateaux de télévision. « Un plateau de six femmes est sûrement sexiste contre les hommes. Bien entendu, les femmes sont sous-représentées dans certaines parties des médias, mais pourquoi les hommes et leurs idées devraient-ils être exclus de la conversation ? », a ainsi commenté un internaute sur Twitter.
« C’est une blague ? Que des femmes… », a réagi un autre, tandis que d’autres considéraient que les femmes n’avaient pas le droit de cité sur des sujets politiques, devant être reléguées à des thématiques plus frivoles.
Plusieurs internautes ont toutefois souligné l’absurdité de telles remarques, rappelant qu’il arrive régulièrement que les émissions de télévision soient composées uniquement d’hommes, sans que cela n’offusque la gente masculine. A l’instar du journaliste britannique Adam Bienkov.

Very much enjoying the sheer fury of men suddenly discovering they care about equal gender representation on televi… https://t.co/4EXkJO9NHR— AdamBienkov (@Adam Bienkov)


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« Du calme, demain ça sera un plateau mixte », avait tweeté, non sans ironie, Rob Burley pour annoncer le second épisode de son émission.

#politicslive tomorrow. Relax, it’s ok, it’s a mixed panel including @trussliz @jessphillips Tim Martin and @AndrewMarr9 1215 BBC2— RobBurl (@Rob Burley)


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Dans une centaine de pays, des milliers de personnes se sont rassemblées samedi dans le cadre de l’appel baptisé « Rise for climate » (« Debout pour le climat »).
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Cette recrudescence de violence intervient au lendemain de l’échec d’un sommet à Téhéran qui avait pour objectif de décider du sort de ce dernier fief insurgé.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Syrie : frappes russes contre Idlib, les plus « intenses » depuis un mois

Cette recrudescence de violence intervient au lendemain de l’échec d’un sommet à Téhéran qui avait pour objectif de décider du sort de ce dernier fief insurgé.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 17h00
   





                        


La Russie a mené, samedi 8 septembre, les raids aériens les plus « intenses » depuis un mois contre la province d’Idlib, ultime bastion rebelle dans la Syrie en guerre, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Le régime de Damas a également largué des barils d’explosif sur ce secteur.
Ces bombardements sur cette province, que le président syrien Bachar Al-Assad et la Russie menacent d’un assaut, ont tué au moins quatre civils, dont deux enfants selon l’ONG. Près de 60 frappes aériennes ont été conduites au cours des trois dernières heures sur plusieurs localités du sud et du sud-est d’Idlib, par l’armée russe alliée au régime Assad, toujours d’après l’OSDH.

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                Syrie : après l’échec à Téhéran, compte à rebours pour Idlib



Le directeur de l’ONG, Rami Abdel Rahmane, a fait savoir que l’armée syrienne poursuit ses bombardements à l’artillerie lourde contre plusieurs positions djihadistes et rebelles, dont certaines ont été désertées.
Selon l’OSDH, des frappes aériennes russes avaient déjà fait cinq morts vendredi alors qu’elles visaient des positions de Hayat Tahrir Al-Cham, l’organisation djihadiste créée par l’ex-branche syrienne d’Al Qaida qui contrôle 60 % d’Idlib, ou encore celles d’Ahrar Al-Cham, un puissant groupe rebelle islamiste.
Provocations selon Moscou
De son côté, pour justifier son intervention, la Russie a affirmé samedi avoir des « preuves irréfutables » que les rebelles syriens préparent une « provocation » imminente à Idlib, dernière région échappant au contrôle du régime et sous la menace d’une offensive.
Selon Moscou, des responsables du groupe djihadiste Hayat Tahrir Al-Cham, du Parti islamique du Turkestan et des casques blancs syriens se sont réunis, vendredi, à Idlib pour « se mettre d’accord sur le scénario de la mise en scène et du tournage de faux incidents avec l’utilisation prétendue de substances toxiques par les forces gouvernementales contre les civils ».

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« Ceux qui doivent prendre part à la mise en scène de la provocation doivent être totalement prêts d’ici au soir du 8 septembre », a fait savoir dans un communiqué le porte-parole de l’armée russe, Igor Konachenkov. « Le signal pour le début de la mise en œuvre de la provocation par les terroristes dans la région d’Idlib sera un ordre de certains amis étrangers de la révolution syrienne », a poursuivi Igor Konashenkov.
« Catastrophe humanitaire »
Il s’agit des raids les plus intenses dans le nord syrien depuis l’attaque menée le 10 août contre la localité d’Orum Al-Koubra, ayant fait 53 morts, dont 41 civils, selon l’OSDH.
Cette recrudescence de violence intervient au lendemain de l’échec d’un sommet tripartite à Téhéran ayant réuni les présidents russe, turc et iranien qui avaient pour objectif de décider du sort de ce dernier fief insurgé.

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« Le gouvernement syrien a le droit de prendre sous son contrôle la totalité de son territoire national et doit le faire », a fait valoir, vendredi, Vladimir Poutine, rejetant un appel de son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, à un accord de « cessez-le-feu ».
Quelque trois millions de personnes, dont la moitié sont des déplacés, vivent dans la province d’Idlib et les poches insurgées des provinces voisines de Hama, Alep ou encore Lattaquié, selon l’ONU. Une offensive contre Idlib pourrait faire jusqu’à 800 000 déplacés et provoquer « une catastrophe humanitaire », avertissent les Nations unies.
Dès jeudi, des centaines de civils ont commencé à fuir la zone en prévision d’un assaut des troupes gouvernementales.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Alicia Garcia-Herrero, chef économiste de Natixis à Hongkong, déplore le manque d’investissements de l’UE dans la recherche.
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édition abonné


« L’Europe est incapable de se protéger face à la Chine »

Alicia Garcia-Herrero, chef économiste de Natixis à Hongkong, déplore le manque d’investissements de l’UE dans la recherche.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 12h00
    |

Frédéric Lemaître (Hongkong, envoyé spécial)







                        



                                


                            
Chef économiste de Natixis pour l’Asie-Pacifique, Alicia Garcia-Herrero est installée à Hongkong. Cette ancienne conseillère auprès du directoire de la Banque centrale européenne et économiste au Fonds monétaire international collabore aussi au centre de réflexion européen Bruegel.
La guerre commerciale avec les Etats-Unis a-t-elle un impact économique sur la Chine ?
Pour le moment non, car les premières sanctions annoncées en juillet et en août portaient surtout sur des produits chinois de haute technologie que les Etats-Unis n’importent pas de Chine. Mais il en va autrement avec le deuxième train de mesures qui pourrait entrer en vigueur incessamment sous peu. Celui-ci porte sur 200 milliards de dollars (173 milliards d’euros), soit quatre fois plus que les premières mesures et Donald Trump a même menacé de taxer toutes les importations en provenance de Chine.
Ce deuxième paquet concerne des produits à relativement faible valeur ajoutée et des secteurs pour lesquels les Etats-Unis dépendent de la Chine. Washington veut favoriser d’autres fournisseurs qu’ils contrôleraient davantage, notamment le Mexique et le Vietnam. C’est dans cette optique que les Etats-Unis viennent de signer un nouvel accord de libre-échange avec le Mexique. Dans cette stratégie de contournement de la Chine, le Mexique joue évidemment un rôle plus important que le Canada.
Quant au Vietnam, ses exportations ont, comme par hasard, bondi en juillet. Mais il reste à vérifier si ce ne sont pas des produits chinois qui ne font que transiter par le pays, car il est plus facile pour les Etats-Unis de contrôler l’origine des produits importés du Mexique que du Vietnam. Contrairement à ce que certains affirment, l’administration américaine fait donc preuve, sur ce dossier, d’une vraie stratégie.
Que peut faire la Chine ?
Montrer au reste du monde que la guerre commerciale ne constitue pas un risque pour elle car elle a d’autres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ L’Agence de la protection civile rapporte plusieurs tentatives d’influence, émanant de Russie et d’organisations islamistes, mais aucune campagne d’envergure.
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Cyberattaque, désinformation... Les élections suédoises sous haute surveillance

L’Agence de la protection civile rapporte plusieurs tentatives d’influence, émanant de Russie et d’organisations islamistes, mais aucune campagne d’envergure.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 12h15
    |

            Anne-Françoise Hivert (envoyée spéciale à Stockholm)








                        



                                


                            

Au cœur du dispositif, une petite salle sans fenêtre, dont l’accès est filtré, au sixième étage d’un grand bâtiment administratif du centre de Stockholm. « C’est notre centrale d’alarme », explique Mikael Tofvesson, chargé de l’unité de surveillance des élections à l’Agence de la protection civile suédoise (MSB). C’est ici que convergent les alertes données par les officiers de liaison en poste dans diverses agences publiques.
A quelques jours des législatives de dimanche 9 septembre, alors que la campagne est animée par l’extrême droite, Mikael Tofvesson et ses collègues sont sur le qui-vive, même si à ce stade, assurent-ils, aucune tentative d’influence d’envergure émanant d’une puissance étrangère n’a pu être constatée. « Une action dans les tout derniers instants de la campagne, ou même après le vote, ne peut pas être exclue », dit ce responsable du MSB, mobilisé jusqu’à la formation du prochain gouvernement.
Sur le mur, des écrans diffusent les programmes de plusieurs grandes chaînes de télévision suédoises, un tableau de surveillance des réseaux sociaux, la carte des infrastructures énergétiques, celle de la météo… Car une tentative d’influence peut prendre diverses formes, rappelle l’analyste Frederick Foye : « De la désinformation à des exercices militaires près de nos côtes, en passant par un accord juteux, contre nos intérêts nationaux, proposé par une entreprise étrangère à une commune. »
Reportages truqués
Au MSB, on ne s’en cache pas : dans le cadre des élections, c’est surtout de la Russie qu’on se méfie. Non sans fondement, assure Frederick Foye, qui rappelle la tentative du groupe gazier russe Gazprom de louer un quai dans le port de Slite, sur l’île de Gotland que la Suède remilitarisait, les fausses lettres attribuées au ministre suédois de la défense faisant croire que le royaume armait l’Ukraine, les reportages truqués indiquant que la Suède se préparerait à attaquer la Russie…
S’il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Aucun candidat de l’opposition libérale n’a été autorisé à concourir, le 9 septembre, contre Sergueï Sobianine qui dirige la capitale russe depuis huit ans.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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Proche de Poutine, le maire de Moscou soigne sa réélection

Aucun candidat de l’opposition libérale n’a été autorisé à concourir, le 9 septembre, contre Sergueï Sobianine qui dirige la capitale russe depuis huit ans.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 10h56
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Troisième maire de Moscou depuis la chute de l’URSS en 1991, Sergueï Sobianine, 60 ans, s’apprête à rempiler pour un nouveau mandat de cinq ans sur fond de grogne sociale. Le 9 septembre, les habitants de l’une des plus grandes capitales du globe (12,5 millions de personnes) auront en effet le choix entre élire leur maire ou aller manifester contre la réforme des retraites à l’appel du principal opposant du Kremlin, Alexeï Navalny. Une option en réalité quelque peu restreinte.
Ancien chef de cabinet de Vladimir Poutine, M. Sobianine a mis toutes les chances de son côté : aucune candidature de l’opposition, en dehors du Parti communiste agréé par le pouvoir, n’a été validée, ce qui présage d’une reconduction haut la main. Quant à la manifestation, elle est interdite comme dans la quasi-totalité des 83 villes de Russie où des rassemblements sont également prévus. Les autorités russes ont, en parallèle, accusé Google d’encourager des « comportements anticitoyens » lors de l’élection du maire, couplée le même jour avec celle de 22 gouverneurs dans les régions et de quatre autres scrutins municipaux.
« M. Navalny achète les outils de promotion de cette entreprise [Google] pour publier des informations sur YouTube concernant un événement politique majeur le 9 septembre, jour d’élections », a tempêté Alexandre Klioukine, membre de la Commission électorale, lors d’une réunion au Conseil de la fédération, l’équivalent du Sénat. Quatre organismes officiels, la Commission centrale électorale, le Parquet, Roskomnadzor, l’agence de surveillance des médias, et le service fédéral antimonopole ont ainsi écrit des mises en garde à la direction du géant américain.
L’opposant, lui, a été provisoirement neutralisé. Pour la quatrième fois en 18 mois, Alexeï Navalny purge, depuis le 27 août, une peine de trente jours de prison pour un précédent appel à manifester jugé illicite. Cette fois, c’est contre la réforme des retraites. Annoncée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Editorial. Après l’agression du candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro, la campagne présidentielle risque de se radicaliser dans un pays qui semble avoir perdu le contrôle de son destin.
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Brésil : le naufrage d’une nation

Editorial. Après l’agression du candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro, la campagne présidentielle risque de se radicaliser dans un pays qui semble avoir perdu le contrôle de son destin.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 10h56
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 15h29
   





                        


Editorial du « Monde ». A un mois de l’élection présidentielle, la tentative d’assassinat visant, jeudi 6 septembre, le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro fait peser une nouvelle menace sur la jeune démocratie brésilienne. Immédiatement et unanimement condamnée, cette agression commise par un personnage présenté comme déséquilibré témoigne du climat extrêmement tendu qui prévaut actuellement. Depuis la destitution (impeachment) controversé de la présidente de gauche Dilma Rousseff, en 2016, le pays semble avoir perdu le contrôle de son destin.

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Tout y contribue. Une société qui se sent abandonnée. Les balles perdues qui fauchent les enfants des quartiers populaires aux mains des gangs. Des représentants de la société civile assassinés en plein jour. Une classe politique aussi affligeante que vieillissante, minée par la corruption. Dans ce contexte délétère, l’incendie qui a ravagé le Musée national de Rio, le 2 septembre, est apparu comme le symbole de l’incurie de l’Etat. Certains parlent du suicide d’une nation. Cela en a tout l’air.

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Le pays était au bord de la révolte en juin 2013. Il est aujourd’hui totalement déboussolé. Les Brésiliens se cherchent un chef capable, espèrent-ils, de redonner au pays sa splendeur perdue. Les uns le voient en Jair Bolsonaro, ce militaire de réserve au discours hargneux et provocateur. Les autres continuent à s’en remettre à l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva, emprisonné pour corruption. Tous deux sont en tête des sondages. Aucun d’eux, désormais, ne peut faire campagne.
Il est trop tôt pour évaluer les conséquences politiques de l’agression subie par le candidat d’extrême droite. Mais, à l’instar de la gauche, chérissant un Lula comparé à « un prisonnier politique », l’extrême droite a maintenant son martyr. Et, à en croire le fils de Jair Bolsonaro, Flavio, ce statut serait à même de propulser son père « plus fort que jamais » à la fonction suprême dès le premier tour de l’élection.
Sortir le pays d’une crise politique, morale et institutionnelle
L’hypothèse est sans doute exagérée. Mais la commotion nationale provoquée par cette attaque indigne d’une démocratie devrait porter le candidat dans les sondages. La seule force du drame occulte les débats, les échanges d’idées, les nécessaires propositions pour sortir le pays d’une crise politique, morale et institutionnelle. Un séjour prolongé à l’hôpital épargnerait à Jair Bolsonaro toute confrontation télévisée et lui permettrait de contrôler son message par le biais de ses vidéos de téléphone portable et de ses publications sur les réseaux sociaux.
La campagne présidentielle était déjà violente. On peut craindre qu’elle se radicalise davantage encore. Il y a six mois, la caravane de l’ancien président Lula a été criblée de balles. Après son incarcération, en avril, un militant venu le soutenir a été blessé par des tirs. Puis ce furent les mots incendiaires de Jair Bolsonaro appelant, lors d’un de ses meetings, à fusiller les « petralhas », autre nom donné aux militants du parti des travailleurs (PT, gauche) de Lula. L’agression au couteau contre le candidat d’extrême droite marque une étape supplémentaire dans cette escalade hors de contrôle et fait mentir l’image de ce « pays cordial » que serait le Brésil.
Il reste à espérer que cet épisode dramatique opère comme un électrochoc. Et qu’il incite l’ensemble de la société brésilienne à trouver une solution démocratique à l’ensemble de ses maux. A ce stade, hélas ! cela semble relever du vœu pieux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Le parti d’extrême droite, les Démocrates de Suède, est donné autour de 20 % dans les sondages pour les élections de dimanche.
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En Suède, le parti antimigrants en position de pivot aux législatives

Le parti d’extrême droite, les Démocrates de Suède, est donné autour de 20 % dans les sondages pour les élections de dimanche.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 16h24
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



   


Si les Suédois espéraient un peu de clarté avant d’aller voter dimanche 9 septembre, c’est raté. Les derniers jours de la campagne n’ont fait qu’accentuer le flou qui plane depuis des mois quant à l’issue d’un scrutin qui devrait pourtant bouleverser le paysage politique, avec la percée historique de l’extrême droite donnée autour de 20 % dans les sondages.
Seule certitude : la formation du prochain gouvernement s’annonce très compliquée. Car sauf énorme surprise, le vote devrait entériner la fin de la « politique des blocs » en Suède. A gauche : les sociaux-démocrates, les Verts et la gauche radicale. A droite : les conservateurs, les libéraux, les centristes et chrétiens-démocrates. Traditionnellement, celui qui arrive en tête forme un gouvernement.
L’émergence des Démocrates de Suède (SD), entrés au Parlement en 2010 et doublant depuis leur score à chaque scrutin (12,9 % en 2014), a rebattu les cartes. Non seulement aucun des deux blocs ne devrait disposer de la majorité pour gouverner mais ils sont, pour le moment, donnés dans un mouchoir de poche, avec une très légère avance pour les « Rouges-Verts » (40 %) devant « l’Alliance » de droite (39 %).

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Critique de l’immigration
Alors qui va pouvoir gouverner ? A gauche, l’ancien métallo, patron des sociaux-démocrates, Stefan Löfven, 61 ans, est prêt à rempiler pour quatre ans, après un premier mandat à la tête d’une coalition minoritaire avec le parti des Verts, soutenue par la gauche radicale. Mais ce serait en position de faiblesse : si son parti, crédité de 26 % des voix (contre 31 % en 2014), devrait conserver la première place, il pourrait réaliser le plus mauvais score de son histoire, perdant des électeurs sur ses deux flancs.
D’un côté, ceux qui lui reprochent sa droitisation sur l’asile et l’immigration notamment et optent pour la gauche radicale, qui pointe à environ 10 % dans les sondages, un record depuis 2004. De l’autre, ceux qui se laissent séduire par SD, qui continue de lui siphonner son électorat traditionnel. En juin, un quart des adhérents de la puissante centrale syndicale LO se disaient prêts à voter pour l’extrême droite.
Sa critique de l’immigration, dans un pays qui a reçu plus de 450 000 demandeurs d’asile depuis 2010 et où 18,5 % de la population désormais est née à l’étranger, fait recette. La campagne électorale, dominée par les questions de l’intégration, de l’insécurité et des défaillances de l’Etat-providence, lui a d’ailleurs offert un véritable boulevard.

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Mais pour le politologue Jonas Hinnfors, la percée annoncée de SD est aussi le résultat de clivages droite-gauche qui se troublent : « Les différences entre les deux grandes alternatives ne sont plus aussi claires, depuis les années 1990 et la fin des grandes réformes. Aujourd’hui, il n’est plus question de bâtir l’Etat-providence, mais de l’administrer, le modifier à la marge, ce qui ne parvient pas à rassurer des Suédois inquiets pour l’avenir de leur modèle social qui s’essouffle. »
« Empêcher le chaos »
En face, SD mène une campagne nostalgique, pour un retour à la « folkhemmet » – la « maison du peuple » – d’antan. « Tout ira bien, il suffit de stopper l’immigration et de renvoyer les immigrés chez eux », résume Jonas Hinnfors. Le politologue regrette que, trop longtemps, les autres partis n’aient voulu discuter avec la formation que d’immigration ou de ses origines néonazies, « omettant de cibler le reste de son projet qui est fondamentalement national-conservateur dans une des sociétés les plus libérales du monde. »
A droite, le conservateur Ulf Kristersson, 54 ans, arrivé en sauveur à la tête de son parti fin 2017, est longtemps apparu comme le candidat le plus solide au poste de premier ministre. Mais ces dernières semaines, sa formation n’est plus créditée que de 17 % des voix (contre 26 % en 2014). Un score qui pourrait la placer derrière SD. Les centristes gagneraient, quant à eux, près de trois points, à 9 % des voix.

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« On va se retrouver avec une fragmentation du paysage politique à l’européenne, où les petites formations, aux idées marquées et aux contours clairs, progressent et les grands partis chutent », note Andreas Johansson Heino, politologue du think-tank Timbro.
Faiseur de rois, le chef de file des SD, Jimmie Akesson, 39 ans, se dit prêt à soutenir un gouvernement « composé des conservateurs et des chrétiens-démocrates », assurant qu’il agira en politicien « responsable » pour « empêcher le chaos ».
Aucun des deux blocs ne veut négocier avec lui, même si « nous préférons que SD nous soutienne plutôt que les sociaux-démocrates », constate un député du parti conservateur, dont 40 % des militants se disent prêts à collaborer avec l’extrême droite. Impensable pour les centristes et les libéraux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Moscou lance son plus grand exercice militaire depuis la fin de l’URSS, avec la coopération de Pékin.
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Jeux de guerre russo-chinois de la Sibérie à Vladivostok

Moscou lance son plus grand exercice militaire depuis la fin de l’URSS, avec la coopération de Pékin.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 15h19
    |

            Frédéric Lemaître (Hong-Kong envoyé spécial) et 
Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Ce devrait être la version la plus impressionnante du rituel désormais bien rodé des exercices militaires russes grandeur nature. Du 11 au 15 septembre, l’édition Vostok (« Est ») 2018 impliquera sur le terrain 297 000 militaires, 1 000 avions, hélicoptères et drones, 36 000 chars, blindés et véhicules d’artillerie ainsi que 80 navires, selon Valeri Guerassimov, chef de l’état-major russe, qui présentait à Moscou, jeudi 6 septembre, les grandes lignes de l’opération. De quoi surpasser l’exercice Zapad (« Ouest ») 1981, réalisé à l’époque soviétique par les forces du pacte de Varsovie et resté jusqu’ici inégalé.
« Il y aura comme un air de Zapad 1981, mais en plus imposant, d’une certaine manière, s’est réjoui le 28 août le ministre de la défense Sergueï Choïgou. Imaginez 36 000 engins militaires se déplaçant en même temps, des chars, des blindés, des véhicules d’artillerie, de transport de troupes, et tout cela dans des conditions aussi proches que possible d’une situation de combat ! » Cinq champs de manœuvre ont été définis de la Sibérie à l’Extrême-Orient russe. Prévus en deux étapes, les « jeux de guerre » débuteront près de Tchita, une ville russe située à 200 kilomètres de la frontière chinoise, dans la région de Transbaïkalie, où 3 200 militaires de l’armée populaire de Chine se joindront aux manœuvres.

« 900 unités, 30 avions et hélicoptères ont été transférés en Russie », a précisé l’attaché militaire chinois à Moscou, le général Kui Yanwei, présent, jeudi, à la tribune au côté du chef d’état-major russe, en décrivant une « expérience inestimable (…) qui contribuera certainement à la paix et à la stabilité dans la région ».
« Vérifier le niveau de préparation »
Ce n’est pas la première fois que les deux pays se livrent à des exercices militaires conjoints. Le premier, baptisé « Mission de paix », avait eu lieu en août 2005 dans la baie du Shandong avec des unités terrestres,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Les faits se sont déroulés le 27 août en marge d’une manifestation organisée par l’extrême droite, pour dénoncer la présence de migrants, à la suite du meurtre d’un Allemand de 35 ans que plusieurs demandeurs d’asile sont soupçonnés d’avoir commis.
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Attaque antisémite contre un restaurant en marge d’une manifestation à Chemnitz

Les faits se sont déroulés le 27 août en marge d’une manifestation organisée par l’extrême droite, pour dénoncer la présence de migrants, à la suite du meurtre d’un Allemand de 35 ans que plusieurs demandeurs d’asile sont soupçonnés d’avoir commis.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 09h51
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 10h24
   





                        



   


Un restaurant juif de Chemnitz a été la cible d’une attaque à caractère antisémite, le 27 août, en marge d’une manifestation à l’appel de l’extrême droite dans cette ville allemande sous tension depuis deux semaines.
La police de Saxe a confirmé le dépôt d’une plainte au quotidien Die Welt et un porte-parole du ministère régional de l’intérieur a fait savoir que, « pour le moment, un acte à motivation politique avec un arrière-plan antisémite était le plus plausible ».
Les faits se sont déroulés en marge d’une manifestation organisée par plusieurs mouvements d’extrême droite pour dénoncer la présence de migrants à la suite du meurtre, la veille, d’un Allemand de 35 ans, que plusieurs demandeurs d’asile sont soupçonnés d’avoir commis.

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Déjà pris pour cible
Une dizaine de personnes habillées en noir et le visage masqué ont alors attaqué le restaurant juif Schalom de la ville, jetant des pierres, des bouteilles et un tuyau de métal sur l’établissement, selon les journaux. Le propriétaire du restaurant, Uwe Dziuballa, a été blessé à l’épaule lors de cette attaque. Le propriétaire du restaurant avait ouvert l’établissement en 2000, après avoir quitté les Etats-Unis où il s’était installé auparavant. Le restaurant a déjà été ciblé plusieurs fois par des actes antisémites.
« Cela rappelle les pires souvenirs des années 1930 » en Allemagne, déclare à Die Welt le délégué gouvernemental allemand à l’antisémitisme, Felix Klein. « Si ces informations se vérifient, cela signifierait qu’avec cette attaque contre le restaurant juif de Chemnitz on atteint une nouvelle dimension en matière de criminalité antisémite », ajoute-t-il.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ De Melbourne à Bangkok, des rassemblements citoyens ont débuté en Asie. D’autres sont prévus en Europe, de Paris à Bruxelles, puis aux Etats-Unis.
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Dérèglement climatique : des centaines de villes se mobilisent à travers le monde

De Melbourne à Bangkok, des rassemblements citoyens ont débuté en Asie. D’autres sont prévus en Europe, de Paris à Bruxelles, puis aux Etats-Unis.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 08h32
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08.09.2018 à 20h03
   





                        


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            data-slide-description="Dans le cadre de l’appel baptiste « Rise for climate » (« Debout pour le climat »), des mobilisations ont eu lieu dans une centaine de pays. Ici à Sydney, en Australie."
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            data-slide-description="A Bruxelles, un rassemblement organisé devant le Parlement européen samedi a réuni environ un millier de personnes selon les organisateurs (Greenpeace et la Coalition Climat, collectif d’associations et d’ONG de la société civile belge)."
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            data-slide-description="Des événements avaient lieu dans d’autres villes du pays, notamment à Marseille, où 2 500 personnes ont défilé selon les organisateurs, et 700 selon la police."
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            data-slide-description="A Paris, plusieurs milliers de personnes se sont retrouvés et ont répondu à un appel à la mobilisation lancé sur les réseaux sociaux par un jeune homme de 27 ans, Maxime Lelong."
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            data-slide-description="Des centaines de personnes ont également participé à cette marche mondiale à Nairobi."
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            data-slide-description="En Asie, c’est à Manille que la mobilisation avait été la plus forte, avec 800 manifestants."
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            data-slide-description="Cette journée d’action, ici à Katmandu au Nepal, est censée culminer avec une grande manifestation à San Francisco, où se tiendra à partir du 12 septembre le Sommet mondial des villes et entreprises pour le climat, organisé par le gouverneur de Californie en réponse à la politique anti-écologique de Trump."
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            data-slide-description="A Bangkok, près de 200 manifestants se sont réunis devant le siège régional de l’ONU où est organisée jusqu’à dimanche une réunion de préparation du prochain sommet sur le climat, dit COP24, prévu en Pologne dans trois mois."
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Dans le cadre de l’appel baptiste « Rise for climate » (« Debout pour le climat »), des mobilisations ont eu lieu dans une centaine de pays. Ici à Sydney, en Australie.

HANDOUT / REUTERS
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Des mobilisations sont prévues dans le monde entier. Les militants écologistes ont prévu, samedi 8 septembre, de descendre dans la rue partout dans le monde pour réclamer aux gouvernements de saisir l’urgence à agir contre le dérèglement climatique et la fin des énergies fossiles.
Ce mouvement, baptisé « Rise for Climate » (Debout pour le climat), est organisé dans une centaine de pays et est censé culminer avec une grande manifestation à San Francisco, où se tiendra à partir du 12 septembre le Sommet mondial des villes et entreprises pour le climat, organisé par le gouverneur de Californie en réponse à la politique antiécologique de Donald Trump.
L’Europe mobilisée
A Bruxelles, un rassemblement devant le Parlement européen a réuni 1.300 personnes selon la police, à l’appel de Greenpeace et de la Coalition Climat, collectif d’associations et d’ONG de la société civile.
Entre 10 000 (selon la police) et 15 000 personnes (d’après les organisateurs) ont manifesté à Copenhague. « Nous voulons que le Danemark atteigne la neutralité carbone en CO2 en 2040 », a expliqué à l’agence Ritzau Sarah Hellebek, porte-parole de la manifestation. En Suède plus d’une centaine de personnes, dont la vice premier-ministre, la Verte Isabella Lövin, ont marché à Stockholm.
Près de 100 000 personnes en France
En France, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue, une mobilisation jamais vue pour l’environnement, l’ONG 350.org revendiquant 115 000 participants, dont 50 000 à Paris, où la préfecture de police a comptabilisé 18 500 personnes.

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                Mobilisation citoyenne dans toute la France pour le climat



Ces marches répondaient aussi à un appel lancé sur les réseaux sociaux par un jeune homme de 27 ans, après la démission du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, qui s’était plaint d’un manque de soutien populaire pour l’environnement. « C’est la plus grande journée d’action pour le climat en France, la preuve que les citoyens sont prêts à demander des comptes », a commenté à l’AFP Clémence Dubois, responsable des campagnes de 350.org en France.
Faible mobilisation à Bangkok
A Bangkok, près de 200 manifestants se sont réunis devant le siège régional de l’ONU où est organisée jusqu’à dimanche une réunion de préparation du prochain sommet sur le climat, dit « COP24 », prévu en Pologne dans trois mois. Certains dénonçaient l’arrêt de la contribution des Etats-Unis décidée par Donald Trump.
« Nous condamnons le président Trump qui s’est retiré des accords de Paris », a dénoncé parmi les manifestants à Bangkok Lidy Nacpil, représentante de l’Asian People’s Movement in Debt and Developpement, un mouvement asiatique réclamant plus d’implication des pays riches, notamment de Washington. « Les Etats-Unis représentent une grande part du problème du changement climatique, alors ils doivent faire partie de la solution », a-t-elle réclamé.
D’autres manifestants dénonçaient, quant à eux, la poursuite de l’usage des centrales à charbon, encore très utilisées en Thaïlande, alors que Bangkok a été confronté en début d’année à un pic de pollution du niveau de ceux de New Delhi et Pékin.
Plusieurs dizaines de pêcheurs thaïlandais sont venues dénoncer la menace du réchauffement climatique sur les réserves de poissons, apportant des crabes et crevettes devant le siège de l’ONU. Les manifestants dénoncent plus globalement les lenteurs à Bangkok des négociations sur la mise en œuvre du pacte de 2015.

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Rise for Climate en Australie

   


En Australie, les organisateurs ont fait entrer dans le port de Sydney, face à son emblématique opéra, un bateau portant la bannière Rise for Climate.
Des centaines de manifestants se sont réunies devant les bureaux du premier ministre, Scott Morrison, en l’appelant à « sortir le charbon de la politique ».
800 participants à Manille
C’est à Manille que la mobilisation a été la plus forte, avec 800 manifestants. L’un d’eux, habillé en dinosaure, tenait une pancarte « Go Fossil-free » (Finissons-en avec les énergies fossiles). Les Philippines sont, en effet, très dépendantes des centrales à charbon.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Pékin développe à marche forcée sa flotte militaire, dont les ambitions dépassent largement la défense de ses côtes et le contrôle des mers de Chine.
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Chine : une course à l’armement naval

Pékin développe à marche forcée sa flotte militaire, dont les ambitions dépassent largement la défense de ses côtes et le contrôle des mers de Chine.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 08h00
    |

                            Mathilde Costil, 
Flavie Holzinger, 
                                Xemartin Laborde et 
                            Audrey Lagadec








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ 79 % des jeunes Français âgés de 21 à 30 ans, et 73 % des trentenaires s’affirment désireux de s’expatrier, souligne Annie Kahn dans sa chronique.
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Pourquoi les Français « ont envie d’aller vivre ailleurs »

79 % des jeunes Français âgés de 21 à 30 ans, et 73 % des trentenaires s’affirment désireux de s’expatrier, souligne Annie Kahn dans sa chronique.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 12h22
    |

            Annie Kahn








                        



                                


                            

Ma vie en boîte. Retour de vacances. Certains sont ravis de retrouver leurs pénates, qu’ils soient domestiques, ou professionnels. Retrouver ses habitudes, ses voisins de bureau, reprendre ses marques dans un univers familier. D’autres, au contraire, encore imprégnés du bonheur de découvrir de nouvelles cultures, de nouveaux paysages, d’autres modes de vie, rêvent de ne pas limiter l’expérience aux périodes de congé, mais de l’approfondir en s’expatriant, ne serait-ce que temporairement.
A l’échelle mondiale, tous actifs de tous pays confondus, la période ne leur est pas géopolitiquement favorable. Que l’on pense au Brexit, qui va limiter les possibilités de travailler en Angleterre. Ou à la politique nationaliste des Etats-Unis, hostile aux immigrés et donc à délivrance de visas de travail.
Selon une étude sur les souhaits de mobilité internationale menée auprès de 366 000 personnes en activité dans 197 pays, par le Boston Consulting Group (BCG) et publiée le 25 juin, le Royaume-Uni était ainsi la destination citée en premier par les travailleurs chinois désirant s’expatrier en 2014. Elle n’est plus qu’en septième position en 2018, l’Australie prenant la tête de ce classement. Mais, ceci expliquant peut-être cela, les candidats à l’expatriation sont aussi de moins en moins nombreux.
En France, le taux des candidats au départ reste cependant particulièrement élevé. L’étude du BCG en atteste. 79 % des jeunes Français âgés de 21 à 30 ans, et 73 % des trentenaires s’affirment désireux de s’expatrier. Alors que ces taux atteignent respectivement 61 % et 58 %, tous pays confondus. Deux pays partiellement francophones, la Suisse et le Canada, sont les deux destinations les plus prisées des Français, devant les Etats-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni.
Les Français ne partent pas pour gagner plus
La multiplication d’opportunités d’étudier à l’étranger qui leur ont été offertes durant leur jeunesse a ouvert leur curiosité...




                        

                        


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Au Brésil, une campagne électorale bouleversée par l’agression du candidat d’extrême droite

En tête des sondages pour la présidentielle d’octobre, Jair Bolsonaro, grièvement blessé jeudi à la suite d’une attaque au couteau, fait figure de martyr pour l’extrême droite



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 11h16
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



                                


                            

La campagne brésilienne pour l’élection présidentielle se poursuit malgré le drame, plus agressive et brutale que jamais. Après l’attaque au couteau contre le candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro, jeudi 6 septembre, l’entourage de l’ancien militaire s’est empressé de poster deux vidéos du blessé sur son lit d’hôpital. On y voit le capitaine d’infanterie, la voix chevrotante, remercier Dieu, jurant « n’avoir jamais fait de mal à personne ». Puis assurer « je vais bien », « la mort est passée à 2 millimètres de moi ».
Sans autre précaution médicale, son fils, Flavio Bolsonaro, affirme que son père, « plus fort que jamais », vient d’envoyer un message « à tous ces voyous qui ont tenté de ruiner la vie d’un père de famille qui représente un espoir pour tous les Brésiliens : vous venez d’élire votre président ». Les uns parlent d’une mise en scène indécente, les autres saluent le courage de la victime.
Il est trop tôt pour tirer les conséquences politiques de l’agression qui a failli coûter la vie au candidat du Parti social libéral (PSL). Mais la plupart des analystes, certes plus mesurés que Flavio Bolsonaro, prédisent à l’ex-capitaine une progression dans les sondages.
Omniprésent, même depuis sa chambre d’hôpital
Jair Bolsonaro est jusqu’ici favori du premier tour avec 22 % des intentions de vote, selon un sondage Ibope publié le 5 septembre, devant Marina Silva, du parti écologiste Rede (12 %), Ciro Gomes (12 %), du Parti travailliste brésilien étiqueté centre gauche, Geraldo Alckmin (9 %), candidat pour le Parti de la social-démocratie brésilienne (droite modérée), et Fernando Haddad (6 %), pressenti pour remplacer Luiz Inacio Lula da Silva, emprisonné, afin de représenter le Parti des travailleurs (PT, gauche).
En soins intensifs, Jair Bolsonaro ne pourra pas assurer les meetings de ces prochains jours. Selon les médias brésiliens, au moins dix jours de repos lui seront nécessaires. Et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.
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Remaniement, impôt à la source, Brésil : l’actualité à retenir cette semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 06h34
   





                        



   


François de Rugy à l’environnement et Roxana Maracineanu aux sports : Emmanuel Macron a opté pour un remaniement minimal, cette semaine. L’exécutif a tranché en faveur d’une entrée en vigueur, comme prévu, du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu au 1er janvier 2019. Le favori de la présidentielle au Brésil a été poignardé et l’ONU a mis en garde contre un « bain de sang » à Idlib, dernier bastion rebelle en Syrie que les forces gouvernementales s’apprêtent à attaquer.
De Rugy remplace Hulot comme ministre de l’écologie
Après une semaine d’hésitation, le chef de l’Etat Emmanuel Macron et le premier ministre Edouard Philippe ont choisi François de Rugy pour remplacer Nicolas Hulot comme ministre de la transition écologique et solidaire. Cet écologiste converti au macronisme va donc quitter le « perchoir », c’est à dire la présidence de l’Assemblée nationale, qu’il occupait depuis le début du quinquennat.

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                François de Rugy, un converti au macronisme au ministère de la transition écologique



L’exécutif a profité de l’arrivée de M. de Rugy pour procéder à un autre remaniement : l’ancienne nageuse Roxana Maracineanu est devenue ministre des sports à la place de Laura Flessel. L’ex-escrimeuse avait démissionné peu avant en invoquant des « raisons personnelles », mais on a appris rapidement qu’elle était dans le viseur du fisc, qui a découvert des irrégularités à l’occasion d’un contrôle fiscal récent.

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                Remaniement : âge, parité, expérience… explorez le gouvernement avec Rugy et Maracineanu



Impôt sur le revenu : le prélèvement à la source dès 2019
Après avoir laissé entendre qu’un report était possible, l’exécutif a finalement décidé de poursuivre la réforme du prélèvement de l’impôt sur le revenu à la source, qui entrera en vigueur comme prévu le 1er janvier 2019.
Le gouvernement craignait des « bugs » techniques et un effet psychologique sur les contribuables, dont le salaire va mécaniquement baisser, puisqu’il sera amputé chaque mois de l’impôt sur le revenu. Mais le premier ministre Edouard Philippe a assuré avoir la « conviction que cette réforme sera mise en œuvre dans de bonnes conditions ».
Il a toutefois annoncé quelques ajustements, comme un assouplissement du dispositif de prise en compte des crédits et réductions d’impôts.

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                Prélèvement à la source : comment ça fonctionne et combien vous paierez



Syrie : l’ONU craint un « bain de sang » à Idlib
Les présidents russe, turc et iranien, réunis vendredi à Téhéran, n’ont pu se mettre d’accord sur un cessez-le-feu dans la province d’Idlib, dernier bastion rebelle en Syrie que les forces gouvernementales syriennes s’apprêtent à attaquer. L’Iran, la Russie et la Turquie sont les trois principaux acteurs extérieurs du long conflit syrien. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a proposé une trêve dans cette région du nord-ouest de la Syrie mais son homologue russe Vladimir Poutine s’est déclaré hostile à cette idée et a appelé les rebelles à déposer les armes. Le président iranien Hassan Rohani a estimé que le gouvernement de Damas devait reprendre le contrôle de la totalité du territoire syrien après plus de sept ans de guerre.
Au total, quelque 3 millions d’habitants vivent dans la province d’Idlib et dans les quelques poches insurgées dans les provinces voisines de Hama, d’Alep et de Lattaquié, selon les Nations unies, qui ont mis en garde, mercredi, contre un « bain de sang ». Washington a aussi averti, mardi, Damas et ses alliés russe et iranien contre un recours aux armes chimiques. Vendredi, des avions russes et syriens continuaient à bombarder des positions dans la province rebelle, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
Présidentielle au Brésil : un favori poignardé, l’autre inéligible
A un mois de son élection présidentielle, le Brésil plonge chaque jour un peu plus dans l’incertitude. Le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro, favori du scrutin, a été grièvement blessé jeudi par un homme qui l’a poignardé en plein meeting, en assurant agir « pour raisons personnelles » et « sous l’ordre de Dieu ». Placé en soins intensifs, Jair Bolsonaro pourrait voir sa participation à la présidentielle compromise.
Quelques jours avant, la justice électorale avait écarté de la course l’autre favori du scrutin, l’ancien président Lula. Incarcéré depuis avril pour une affaire de corruption, il a été déclaré inéligible. Si sa formation politique, le Parti des travailleurs, n’a pas encore totalement renoncé à le présenter, il pourrait être contraint de le remplacer par son bras droit, Fernando Haddad, inconnu du grand public.

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                Sans la candidature de Lula, la présidentielle au Brésil plonge dans l’inconnu



Plongée dans les zones les plus contaminées du monde
Le Monde s’est associé au photographe Samuel Bollendorff pour explorer des territoires devenus impropres au développement humain à cause de contaminations aux produits chimiques, aux hydrocarbures, à la radioactivité.
Des Etats-Unis à la Russie, en passant par le Brésil et le Canada, les reportages de la série « Contaminations » donnent à voir ces paysages dévastés et racontent le quotidien toxique des populations rongées par un mal invisible.

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                Editorial. Les irréversibles contaminations de la planète



Et aussi
Justice. Le procès Clément Méric, du nom du militant antifasciste frappé mortellement en 2013, s’est ouvert à Paris.Justice. De la prison avec sursis requise contre les rappeurs Booba et Kaaris après leur rixe à Orly.Affaires. François Fillon entendu par les juges pour les soupçons d’emplois fictifs, et Marine Le Pen à nouveau convoquée dans l’affaire des assistants parlementaires européens.Santé. Nouvelle alerte sur les perturbateurs endocriniens présents dans les aliments.Etudes de médecine. Le gouvernement veut mettre fin au numerus clausus.Migrants. Le campement de Grande-Synthe (Nord), où vivaient 500 personnes, à nouveau évacué.Budget. Le déficit budgétaire risque de repasser au-dessus des 3 % du produit intérieur brut en 2019, à cause de la dette de la SNCF.Parcoursup. La phase principale de la procédure d’orientation dans l’enseignement supérieur se termine.Pouvoir d’achat. Les banques s’engagent à plafonner les frais bancaires pour les clients les plus fragiles.Japon. L’Archipel a été frappé par un typhon et par un violent séisme, qui ont fait plusieurs morts, des centaines de blessés et des dégâts importants.Brésil. Le Musée national de Rio ravagé par un incendie.Etats-Unis. Donald Trump mis en difficulté par un livre incendiaire et une tribune accablante publiée dans le New York Times.Inde. L’homosexualité dépénalisée par la Cour suprême.Piratage. Les Etats-Unis inculpent un Nord-Coréen pour les attaques contre Sony Pictures, le cybercasse à 81 millions de dollars et WannaCry.Royaume-Uni. Londres désigne deux espions russes comme responsables de l’empoisonnement, le 4 mars à Salisbury (Royaume-Uni) de l’ancien agent double Sergueï Skripal et de sa fille.Orthographe. En Belgique, la fédération Wallonie-Bruxelles (francophone) songe à simplifier l’accord du participe passé.
Disparitions

   


Burt Reynolds. L’acteur américain, vedette d’Hollywood dans les années 1970 et 1980, avait incarné le personnage de Lewis Medlock dans Délivrance (1972).Paul Viallaneix. L’historien était un spécialiste de l’œuvre de Jules Michelet.Jalaluddin Haqqani. Le moudjahidin afghan était l’un des plus anciens combattants islamistes de la planète. Il avait été un chef de guerre très actif contre les Soviétiques puis contre les Américains, et ministre sous le règne taliban.Randy Weston. Le pianiste et compositeur afro-américain était un héros du jazz.Robert Bono. Le syndicaliste avait dirigé la CFDT pendant les années 1970 et 1980.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ La Russie achève, samedi, un important exercice naval au large de la Syrie, tandis que les Chinois avancent de plus en plus leurs navires dans l’ancienne zone d’influence de l’OTAN.
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En Méditerranée, le jeu des puissances se densifie

La Russie achève, samedi, un important exercice naval au large de la Syrie, tandis que les Chinois avancent de plus en plus leurs navires dans l’ancienne zone d’influence de l’OTAN.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 16h38
    |

            Nathalie Guibert








                        



                                


                            

Bombardiers et frégates russes ont achevé, samedi 8 septembre, un des plus importants exercices navals organisé par Moscou en Méditerranée orientale, durant une semaine. En déployant 25 navires et 34 aéronefs, une concentration inhabituelle de frégates de premier rang et de bateaux logistiques autour du croiseur lance-missiles Maréchal Oustinov, la Russie a « effectué une belle démonstration de force », remarque l’amiral français Charles-Henri du Ché, qui cumule les fonctions de préfet maritime et de contrôleur opérationnel de la marine nationale en Méditerranée.
« Quand vous mettez un bateau à l’eau, c’est toujours une démonstration politique, rappelle ce haut responsable, selon qui la Méditerranée est devenue le premier théâtre du jeu des Etats puissances. La zone, qu’on pouvait qualifier de lac de l’OTAN jusque dans les années 1990, est devenue un concentré des problèmes géopolitiques mondiaux ; c’est là que les puissances s’évaluent et se jaugent. Les choses vont très vite, il faut être à la mer pour anticiper et comprendre ce qui se passe dans la région. »
Dans le bassin oriental, le conflit syrien a conduit la Russie à consolider méthodiquement sa base de Tartous, jusqu’à y baser deux sous-marins équipés de missiles de croisière Kalibr ; Moscou déploie en permanence une dizaine de bâtiments.
Les Etats-Unis et leur 6e flotte ont conservé une présence stable avec quatre destroyers de défense aérienne basés à Rota en Espagne, un bâtiment de commandement et des avions de patrouille maritime. Mais l’US Navy fait entrer régulièrement un groupe aéronaval dans le bassin. Et le chef d’état-major des armées des Etats-Unis, Joseph Dunford, vient d’annoncer sa volonté de renforcer la présence militaire américaine en Grèce : « Si vous regardez la géographie, les opérations en cours en Libye, en Syrie et les potentielles autres opérations dans l’est de la Méditerranée, les opportunités sont importantes. »
« Eviter...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Pour le prix Nobel et ancien conseiller de Bill Clinton, la politique menée par le locataire de la Maison Blanche est désastreuse pour l’Américain ordinaire.
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Joseph Stiglitz : « La politique économique de Trump est conçue pour les ultra-riches »

Pour le prix Nobel et ancien conseiller de Bill Clinton, la politique menée par le locataire de la Maison Blanche est désastreuse pour l’Américain ordinaire.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 10h50
    |

                            Samuel Fitoussi








                        



                                


                            

Professeur d’économie à l’université Columbia, Joseph Stiglitz a dirigé les conseillers économiques du président Clinton (1995-1997), avant d’être chef économiste de la Banque mondiale (1997-2000). En 2001, il a reçu le prix Nobel d’économie pour ses travaux sur l’asymétrie d’information sur les marchés imparfaits. Il a publié de nombreux ouvrages dont La Grande Désillusion (Fayard, 2002) ou plus récemment, L’Euro : comment la monnaie unique menace l’avenir de l’Europe (éd. Les Liens qui libèrent, 2016).
Depuis l’élection de Donald Trump, le S&P 500, indice basé sur les 500 plus grandes sociétés cotées aux Etats-Unis a augmenté de 33 % pour atteindre son plus haut niveau historique, le taux de chômage est bas, et celui de la croissance, annualisée, atteint plus de 4 %. Finalement, Trump, ça marche ?
La bonne santé de l’économie américaine n’est pas à mettre au crédit de Donald Trump. Premièrement, il bénéficie de la reprise économique qui a débuté sous Barack Obama. Deuxièmement, il a fait exploser le déficit budgétaire en augmentant la dépense publique et en baissant les impôts, ce qui, naturellement, crée de la croissance à court terme. En France, un choc fiscal de cette ampleur, qui a vu le déficit public américain passer de 3 % à presque 6 % du produit intérieur brut (PIB), n’aurait même pas été autorisé par les traités européens.
Troisièmement, si les cours de la Bourse ont tant augmenté, c’est surtout parce que les impôts sur les sociétés ont beaucoup baissé, ce qui a augmenté les valeurs des entreprises. Enfin, si on compare la situation aux Etats-Unis depuis l’élection de Trump avec celle des autres pays de la région, on se rend compte qu’elle n’a rien d’exceptionnel. Par exemple, entre 2016 et 2017, la croissance a davantage augmenté au Canada qu’aux Etats-Unis.

En faisant exploser le déficit public, Trump déplace le fardeau de la charge fiscale sur les générations futures. Sa...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Renvoyés au Guatemala et au Honduras, des parents, craignant pour la vie de leurs enfants dans leurs pays d’origine, préfèrent les savoir à l’abri dans un refuge américain.
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Etats-Unis : pour leur bien, des familles de migrants refusent de récupérer leurs enfants

Renvoyés au Guatemala et au Honduras, des parents, craignant pour la vie de leurs enfants dans leurs pays d’origine, préfèrent les savoir à l’abri dans un refuge américain.



LE MONDE
 |    08.09.2018 à 04h57
 • Mis à jour le
08.09.2018 à 15h23
   





                        



   


Leur pays d’origine est jugé trop dangereux. Des parents de migrants, séparés de leurs enfants par l’administration Trump et renvoyés chez eux, refusent d’être réunis avec leurs enfants, a affirmé vendredi un avocat de l’American Civil Liberties Union (ACLU). « Nous avons eu des conversations très dures avec les parents cette semaine. (…) Bien qu’ils veuillent être avec leurs enfants, et c’est déchirant, ils pensent que c’est trop dangereux », a dit Lee Gelernt au juge fédéral de San Diego.
M. Gelernt a fait savoir qu’il avait passé du temps la semaine dernière au Guatemala pour essayer de localiser les parents de près de 300 enfants qui se trouvent dans des centres aux Etats-Unis. D’après lui, près des deux tiers des parents refusent que leurs enfants les rejoignent.
Les parents qui refusent d’être réunis ont généralement des enfants plus âgés qui pourraient être recrutés par des gangs violents s’ils reviennent. De plus, certains ont des membres de leur famille qui vivent aux Etats-Unis et il est peu probable qu’ils aillent dans des familles d’accueil.
2 600 enfants séparés
Le 26 juin, une juge de San Diego saisie par l’ACLU a donné un mois à l’administration pour réunir les familles séparées dans le cadre de la tolérance zéro à l’égard des migrants clandestins, prônée par Donald Trump, qui consiste à poursuivre systématiquement les adultes entrés clandestinement aux Etats-Unis. Environ 2 600 enfants ont été séparés de leurs parents.

        Lire l’analyse :
         

          Les droits de l’homme à l’épreuve des « hommes forts »







                            


                        

                        

