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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Au menu : chasser les éclairs dans un avion, appel pour un réseau mondial de surveillance de la pollution de l’air, la peste porcine touche la Chine, etc.
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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Une étude prétendant que c’est le cas a été très partagée récemment sur les réseaux. Mais ses résultats sont très hypothétiques.
<filname="PROF-env_sciences-2"> ¤                     
                                                

Non, l’huile d’olive n’améliore pas les performances sexuelles masculines

Une étude prétendant que c’est le cas a été très partagée récemment sur les réseaux. Mais ses résultats sont très hypothétiques.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 15h08
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 17h11
    |

            Mathilde Damgé








                        


Une étude réalisée par des chercheurs de l’université d’Athènes et présentée lors du congrès annuel de la Société européenne de cardiologie à Munich, fin août, démontrerait que l’huile d’olive peut être un remède naturel contre l’impuissance sexuelle.
Cette étude a été reprise ces derniers jours par une dizaine de sites (le Décodex alerte sur plusieurs d’entre eux, pour leur approche sensationnaliste) n’hésitant pas à titrer : « Plus efficace que le Viagra », « Dysfonction érectile : l’huile d’olive peut booster vos performances »… Des assertions un peu rapides au regard des conclusions de l’étude en question.
Une étude non publiée entièrement
Cette étude a été menée auprès de 667 hommes d’Ikaria, une île grecque de la mer Egée dont les habitants sont réputés pour leur longévité. Agés d’environ 67 ans, les sujets de l’étude avaient adopté un régime méditerranéen à base de fruits et légumes, de légumineuses, de poissons… et d’huile d’olive. Problème : seul le résumé de ladite étude est disponible sur Internet, l’article n’ayant pas encore été publié. Pour rappel, une étude n’est considérée sérieuse qu’à partir du moment où elle a été revue par des pairs.
Le blog Passeur de sciences décrit ainsi le processus : quand des chercheurs veulent publier le résultat de leurs travaux, ils rédigent tout d’abord leur étude puis l’envoient à une revue. « L’éditeur de celle-ci adresse ensuite le texte à un ou plusieurs spécialistes, les relecteurs, qui, par leur expertise, sont à même de saisir la portée de l’article et censés en effectuer une analyse critique. Souvent anonymes, ils peuvent décider de rejeter ce dernier s’ils ne le jugent pas assez intéressant ou pas au niveau de la revue ; ils peuvent aussi, avant de se prononcer, demander un certain nombre d’éclaircissements voire de nouvelles expériences ; ils peuvent enfin accepter l’étude, en général au prix de corrections et de précisions. Si les experts donnent le feu vert, le texte est publié. » C’est tout ce processus par lequel l’étude reprise ces derniers jours n’est pas passée.

        Notre éditorial sur la fausse science :
         

          il faut une prise de conscience mondiale



Des résultats extrapolés
L’abstract de l’étude résume : « L’adoption à long terme d’un régime méditerranéen et la consommation d’olives semblent augmenter les taux de testostérone et améliorer les propriétés élastiques aortiques [l’artère qui distribue le sang dans tous les organes] », ce qui améliorerait globalement la capacité sexuelle des personnes âgées de l’île d’Ikaria, indépendamment de l’existence de maladies cardiovasculaires et des facteurs de risque.
L’auteure principale de l’étude, Christina Chrysohoou, conseille même une dose de neuf cuillères à soupe d’huile d’olive par semaine, et affirme que « les hommes qui suivent un régime méditerranéen – en particulier ceux qui consomment beaucoup d’huile d’olive – voient leur risque d’impuissance réduit de 40 % ». Des chiffres impossibles à vérifier en l’absence d’étude complète et publiée. La méthodologie, sommaire, précise que les données concernant l’alimentation et l’activité sexuelle sont récoltées grâce à des questionnaires.
Il faut, en outre, rappeler qu’une corrélation n’indique pas forcément une relation de cause à effet et qu’il n’existe pas d’aliment « miracle ». Les célèbres oméga-3, acides gras que l’on retrouve dans certains poissons et huiles végétales, ont par exemple vu leurs prétendus mérites relativisés par plusieurs études critiques.
Il serait donc plus correct de résumer ainsi les premiers résultats de cette étude : un régime alimentaire sain, incluant de l’huile d’olive, pourrait avoir des effets positifs sur la santé, et par extension la santé sexuelle des personnes âgées.

        Notre décryptage santé :
         

          pourquoi il est si difficile de trouver des informations fiables sur Internet




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L’océan, source d’inspiration

Le biomimétisme marin offre de nombreuses opportunités d’innovation.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 10h00
    |

                            Julia Zimmerlich








                        



   


Et si les solutions étaient là, autour de nous, tout « simplement » ? C’est ce que laisse entendre le concept de biomimétisme : s’inspirer de la nature pour innover et construire une économie sans pollution et à très faible impact. « Nous avons tout à apprendre de la nature en matière d’innovation, explique le biologiste Gilles Boeuf, professeur à l’université Pierre-et-Marie-Curie. Elle innove tous les jours, elle le fait avec une grande parcimonie d’énergie, sa principale source étant la lumière. Elle ne produit jamais une molécule qu’elle ne saura pas dégrader, et elle est pourtant capable de produire des poisons. »
Pépites entrepreneuriales
Si le terme de « biomimétisme » a été conceptualisé à la fin des ­années 1990, la démarche connaît une accélération depuis quelques années, avec quelques pépites ­entrepreneuriales. « Le biomimétisme marin est celui qui offre le plus de potentiel, relève Kalina Raskin, directrice du Centre européen d’excellence en biomimétisme de Senlis (Ceebios). Sur 3,8 milliards d’années d’évolution des espèces, nous en avons passé 3 milliards dans l’eau. Les organismes marins ont développé des stratégies extrêmement sophistiquées pour survivre dans le milieu océanique. »
« Sur 3,8 milliards d’années d’évolution des espèces, nous en avons passé 3 milliards dans l’eau. »
Dans l’eau, l’oxygène et les nutriments sont dissous. Les organismes ont ainsi développé des systèmes de respiration performants leur permettant d’extraire l’oxygène de l’eau, ainsi que des molécules de transport du dioxygène particulièrement efficaces. Franck Zal, chercheur au CNRS pendant quinze ans, s’est intéressé aux ­capacités respiratoires des arénicoles, ces vers auxquels on doit les petits tortillons de sable sur les plages. « Dans l’eau, ce ver respire, mais à marée basse il peut rester en apnée pendant six heures, précise le chercheur. Son hémoglobine est capable de stocker suffisamment d’oxygène pour qu’il continue à ­vivre à marée basse, comme s’il ­utilisait une bouteille d’oxygène. Cette hémoglobine est extracellulaire et n’a pas de typage sanguin type ABO ni de rhésus. »

Une sorte d’hémoglobine universelle qui a la particularité d’être 250 fois plus petite qu’un globule rouge humain, tout en transportant quarante fois plus d’oxygène. Depuis 2007, Franck Zal s’emploie à transposer cette découverte à des fins médicales et industrielles. L’un de ses dispositifs, qui devrait bientôt recevoir l’homologation, a été testé sur l’homme pour ­conserver des greffons rénaux en attente de transplantation, afin de passer de six heures à plusieurs jours. Les premières études sont concluantes. « Les patients qui ont bénéficié d’un rein conservé grâce à notre dispositif sont sortis de ­l’hôpital au bout d’une semaine en moyenne contre un mois pour les autres patients », affirme Franck Zal. Le chercheur a aussi développé un pansement oxygénant visant à accélérer la cicatrisation de certaines plaies, ou encore un substitut aux globules rouges testé par la marine américaine pour traiter les traumas crâniens.
« Les patients qui ont bénéficié d’un rein conservé grâce à notre dispositif sont sortis de ­l’hôpital au bout d’une semaine en moyenne contre un mois pour les autres patients. »
Des débouchés inattendus
Le biomimétisme trouve d’autres débouchés plus inattendus. Dans le secteur de l’énergie, les capacités d’ondulation des ­anguilles et des raies pour résister aux courants et turbulences sous l’eau ont inspiré la start-up Eel Energy, qui a développé des hydroliennes d’un nouveau genre. Au lieu d’être équipées d’hélices, ces hydroliennes sont des membranes ondulantes qui imitent les poissons pour produire de l’énergie grâce aux courants marins. La membrane en fibre de verre et renforcée par des fibres de carbone est recouverte d’un caoutchouc résistant aux déchirures et aux abrasions. Les premiers prototypes ont été testés cet été avec des résultats très concluants. Une levée de fonds de plusieurs millions d’euros est en cours.
Ces hydroliennes sont des membranes ondulantes qui imitent les poissons pour produire de l’énergie grâce aux courants marins.
Autre pépite française, la start-up Glowee s’est intéressée aux propriétés bioluminescentes des organismes marins pour développer des systèmes de lumière biologiques et vivants. Dans les eaux profondes, 80 % à 90 % des espèces ont développé la capacité d’émettre de la lumière pour ­assurer des fonctions essentielles, se nourrir, trouver un partenaire pour la reproduction ou se protéger contre des prédateurs. « Nous utilisons un gène responsable de la bioluminescence que nous intégrons ensuite à des bactéries », ­détaille Ludivine Guérineau, business developer chez Glowee. Cultivées dans un milieu adapté, les bactéries se multiplient seules et sont ensuite encapsulées à l’état ­liquide ou de gel dans des coques organiques transparentes et hermétiques. Plus besoin de se raccorder au secteur, les bactéries produisent une lumière douce jusqu’à épuisement du milieu.

        Lire aussi :
         

                Des bactéries lumineuses pour éclairer la ville du futur (4/5)



Pour l’heure, la solution de Glowee est utilisée lors d’événements, et comme lumière apaisante en ­espaces de relaxation. « Sur le long terme, nous voulons amener la technologie en extérieur et proposer des alternatives à l’éclairage public, poursuit Ludivine Guérineau. Les LED sont certes moins consommatrices d’énergie que nos anciennes ampoules, mais elles créent beaucoup de pollution lumineuse et nécessitent des métaux rares. »

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                L’insoutenable légèreté des LED



Puiser des solutions dans le vivant
En France, plus de 175 équipes de recherche ont été identifiées par le Ceebios sur le biomimétisme, et une centaine d’entreprises, grands groupes comme PME, font appel à cette démarche. « Nous avons ­quelques exemples célèbres, mais le biomimétisme n’est pas au cœur des process d’innovation », modère Thomas Binet, directeur du cabinet Vertigo Lab. Aujourd’hui, la plupart des innovations biomimétiques sont le fruit du hasard. « Il faudrait pouvoir systématiser cette capacité des entreprises à ­aller puiser des solutions dans le ­vivant, estime Kalina Raskin. La donnée biologique est abondante, mais on manque d’outils intelligents pour l’explorer. »
« La donnée biologique est abondante, mais on manque d’outils intelligents pour l’explorer. »
Au niveau européen, l’Allemagne est pour l’heure le pays le plus à la pointe sur le biomimétisme, avec plus de cent structures de recherche publiques et deux grands ­réseaux de recherche institutionnels. Depuis 2001, l’Etat y a investi plus de 120 millions d’euros. En France, en région Nouvelle-Aquitaine, cinquante et un acteurs y sont engagés. Le cabinet Vertigo Lab, qui a évalué l’impact économique du développement du biomimétisme dans un rapport publié en avril, considère que celui-ci pourrait être un vecteur de croissance fort pour le territoire. A Biarritz, le maire, Michel Veunac, a annoncé la création d’un pôle d’excellence consacré au biomimétisme marin, sous la houlette du Ceebios. « Nous voulons devenir une référence internationale en matière de matériaux bio-inspirés, en particulier par la mer et les éléments de l’océan », affirme M. Veunac. Reste encore à boucler le budget pour sortir le nouveau bâtiment de terre et lancer ce projet ambitieux.

   


L’océan sera l’une des grandes thématiques abordées lors du Festival de l’innovation Novaq.
Les 13 et 14 septembre, la région Nouvelle-Aquitaine, en partenariat avec Le Monde, organise deux jours de débats, conférences, pitchs et ateliers au Hangar 14, à Bordeaux.
Scientifiques, experts, entrepreneurs échangeront autour de trois grands thèmes : le cerveau, l’espace et l’océan. Fil rouge de cette édition : l’innovation au service de l’humain.
Programme et inscriptions ici



                            


                        

                        


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<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Le futur patron de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer devra notamment batailler avec le gouvernement pour renouveler une partie de la flotte.
<filname="PROF-env_sciences-4"> ¤ 
<article-nb="2018/09/07/20-5">
<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Alors que cette pratique alternative est jugée inefficace par de nombreux médecins, des universités estiment devoir préserver son enseignement.
<filname="PROF-env_sciences-5"> ¤                     
                                                   
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Homéopathie  : les doyens des facultés de médecine veulent calmer le jeu

Alors que cette pratique alternative est jugée inefficace par de nombreux médecins, des universités estiment devoir préserver son enseignement.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 12h56
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 10h10
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
La conférence des doyens des facultés de médecine et de pharmacie et celle des présidents d’université veulent apaiser le débat sur l’homéopathie, après la décision de la faculté de médecine de Lille, le 31 août, de suspendre son diplôme universitaire (DU) d’homéopathie, qui existait depuis une trentaine d’années. Une décision prise dans un débat extrêmement tendu depuis la publication d’une tribune signée par 124 professionnels de santé (3 337 aujourd’hui) dans Le Figaro le 18 mars, jugeant les médecines alternatives, dont l’homéopathie, inefficaces, dangereuses et coûteuses pour la Sécurité sociale.
Ces instances ont indiqué, dans un communiqué commun, jeudi 6 septembre : « l’université doit être le seul garant de la qualité d’une formation qui est indispensable pour comprendre et connaître l’intérêt, mais aussi les limites, de ces approches utilisées par de nombreux praticiens et pour lesquelles leur avis est sollicité par de nombreux patients ». 
« Nous souhaitons souligner le respect que nous avons pour les praticiens homéopathes et les pharmaciens dont la pratique le plus souvent associe une écoute et une disponibilité qui est très appréciée par les patients », souligne ce communiqué. « Néanmoins, nous soutenons une démarche d’évaluation objective ». Pour Jean Sibilia, président de la conférence des doyens des facultés de médecine, « il ne faut pas mélanger l’efficacité et donc le remboursement des médicaments homéopathiques, la pratique, appréciée des patients, et l’enseignement. A charge pour nous de contrôler les contenus. Nous sommes garants de l’enseignement. »
Décision prématurée
M. Sibilia va même plus loin : « Si l’homéopathie n’est pas enseignée dans les universités, elle le sera par des officines moins académiques, voire des industriels »… Yvon Berland, président de la commission Santé à la conférence des présidents d’université, va dans le même sens : « On préfère...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ La nature et ses charmes sont décryptés dans cet ouvrage collectif qui rompt avec les théories profondes habituelles à cette matière.
<filname="PROF-env_sciences-6"> ¤                     
                                                   
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La physique de l’élégance

La nature et ses charmes sont décryptés dans cet ouvrage collectif qui rompt avec les théories profondes habituelles à cette matière.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 14h21
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            

Le livre. Si l’on a coutume de dire que les mathématiques sont belles, il est plus rare d’entendre que la physique est élégante. Après les 300 pages de textes et d’images de Du merveilleux caché dans le quotidien. La physique de l’élégance, c’est pourtant le constat qui s’impose, telle une évidence.
La démonstration est faite par cet ouvrage ­collectif, sans équation complexe, ni théorie profonde ou raisonnement osé, sièges habituels cependant de l’élégance pour les spécialistes. Ici, la beauté vient de la nature elle-même et de tous ses secrets, révélés par la physique, sans que cela brise ses charmes.
Ainsi, plus d’une trentaine de phénomènes ou d’objets du quotidien sont décrits et expliqués apportant leur lot de surprises et de ­connaissances. Le secret de la nacre ? Le même que la recette du mille-feuille, alternant couches dures et molles, empêchant les fissures de se propager. Le secret de la toile d’araignée ? Une composition différente pour les fils radiaux (solides) et en spirale (élastiques). Et ainsi de suite, d’émerveillement en émerveillement pour les bulles, les œufs, les ponts, le sable, le verre, les plantes…
Petites expériences à faire chez soi
Il est beaucoup question de mécanique du ­solide ou des fluides, de tensions, de forces, d’équilibre, de changements d’échelle… Mais tout est expliqué « à la main », stimulant ­l’intuition et le sens physique plutôt que l’adresse technique. En cela, les auteurs sont des héritiers de Pierre-Gilles de Gennes, prix Nobel de physique en 1991 et chantre de la matière molle ou des objets fragiles, dont beaucoup sont décrits dans le livre.
’est en fait ce qui distingue ce dernier d’autres d’un genre proche. Il ne s’intéresse pas à tous les objets ou phénomènes du quotidien comme les classiques « bleu du ciel », « four à micro-ondes »… pour se concentrer sur d’autres plus inattendus comme les cheveux, les pommes de pin, la salade.
Les lecteurs avisés...




                        

                        


<article-nb="2018/09/07/20-7">
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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Un rapport de l’IGAS pointe les carences d’une pratique de plus en plus répandue en France, notamment sur le suivi des patients, avant et après l’opération.
<filname="PROF-env_sciences-7"> ¤                     
                                                

La chirurgie de l’obésité serait mal encadrée

Un rapport de l’IGAS pointe les carences d’une pratique de plus en plus répandue en France, notamment sur le suivi des patients, avant et après l’opération.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 09h58
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 12h25
    |

            Pascale Santi








                        


« Il n’est pas acceptable que la chirurgie bariatrique soit aussi peu encadrée et suivie », souligne un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), piloté par le docteur Julien Emmanuelli, rendu public lors d’un colloque mercredi 5 septembre au ministère de la Santé. Depuis plusieurs années, la chirurgie de l’obésité a le vent en poupe. Le nombre d’interventions a triplé en dix ans, pour atteindre environ 50 000 chaque année, soit environ 500 000 personnes concernées.
Mais cet essor « n’est pas sans poser de sérieuses questions ». « Une part non négligeable des indications est excessive ou mal posée » et les pratiques « faiblement encadrées », pointe l’IGAS.

        Notre enquête sur
         

          les dérives de la chirurgie bariatrique



De quoi s’agit-il ? Il existe trois techniques : l’anneau gastrique autour de la jonction entre l’œsophage et l’estomac, très utilisé il y a dix ans, aujourd’hui devenu marginal ; la gastrectomie longitudinale (appelée « sleeve »), qui réduit l’estomac d’environ deux tiers, continue de progresser ; et le by-pass (court-circuit gastrique). Selon les recommandations de la Haute autorité de santé (HAS), la chirurgie bariatrique, indiquée en deuxième intention, est réservée aux patients dont l’indice de masse corporelle (IMC, poids divisé par la taille au carré) dépasse 40, voire 35 lorsqu’une (ou plusieurs) maladie(s) est (sont) présente(s) (diabète de type 2, maladies cardio-vasculaires, articulaires, etc.) Mais ces recommandations sont loin d’être toujours respectées. Pire, « des personnes obèses qui pourraient utilement bénéficier de la chirurgie bariatrique n’y ont pas accès », pointe ce rapport.
On parle d’obésité lorsque l’IMC dépasse 30. Elle touche en France 17 % environ de la population adulte (7,6 millions de personnes), tandis que la moitié de la population est en surpoids. Paradoxe, si ces taux sont moindres que dans d’autres pays industrialisés, l’Hexagone ­figure parmi les pays qui opèrent le plus de l’obésité dans le monde.

        Les 5 chiffres de
         

          la chirurgie de l’obésité



Disparités selon les régions et les établissements
Certes, le rapport indique que « l’efficacité de la chirurgie de l’obésité est établie », des études montrent en effet sa supériorité par rapport aux autres prises en charge sur la perte de poids d’environ 30 % et la diminution des risques de surmortalité. Mais cette chirurgie n’est pas sans conséquence, « sur le psychisme » et sur la fonction digestive (des carences nutritionnelles peuvent survenir), rappelle l’IGAS. Or, le suivi des patients est défaillant. Le rapport pointe « des lacunes significatives dans la préparation des personnes (bilans, informations des personnes et des médecins traitants…) » et une partie « importante » des opérés « ne bénéficierait pas d’un suivi post-opératoire approprié, voire même de suivi ». Sans parler des « perdus de vue »… Le « parcours de soin » recommandé ne semble que rarement mis en place.

        Notre analyse sur
         

          les répercussions psychologiques de la chirurgie bariatrique



Autre écueil, de fortes disparités de prise en charge selon les régions et les établissements hospitaliers. Le rapport préconise donc un encadrement de ces pratiques, notamment le suivi des patients, une évaluation, de la recherche, « une vigilance clinique et épidémiologique ». Il formule 33 recommandations pour améliorer cette situation et mieux accompagner les patients. Au-delà, prône le rapport, « il est impératif de mieux prendre en compte la prise en charge de l’obésité » dans son ensemble, en termes de repérage, de recherche, de coordination entre les acteurs, en associant plus le médecin traitant…
Autre point, s’agissant des mineurs (plus de cent interventions annuelles), il est selon le rapport impératif de respecter les recommandations, notamment de les limiter à des centres spécialisés. « La pertinence des soins est un enjeu qui me tient à cœur, particulièrement en ce qui concerne la chirurgie bariatrique chez les jeunes », a rappelé la ministre de la Santé Agnès Buzyn mercredi à l’issue du colloque sur l’obésité. « Il est essentiel de lutter contre les préjugés et les risques de stigmatisation qui entourent parfois les personnes souffrant d’obésité », a insisté la ministre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Ce départ survient alors que le groupe traverse une période de turbulences, sur fond de résultats en baisse et de la relance du débat en France sur l’efficacité de l’homéopathie.
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Le directeur général du géant de l’homéopathie Boiron annonce son départ

Ce départ survient alors que le groupe traverse une période de turbulences, sur fond de résultats en baisse et de la relance du débat en France sur l’efficacité de l’homéopathie.



LE MONDE
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Depuis le début de sa carrière, il avait cultivé l’image d’un patron soucieux du bien-être de ses employés. Christian Boiron, emblématique directeur général du géant français de l’homéopathie Boiron, quittera ses fonctions le 1er janvier 2019, a annoncé mercredi 5 septembre le groupe. Valérie Poinsot, directrice générale déléguée du groupe depuis sept ans, « a été désignée pour lui succéder », est-il précisé.
Les raisons de ce départ n’ont pas été rendues publiques. Mais il survient alors que le groupe traverse une période de turbulences, sur fond de résultats en baisse et de la relance du débat en France sur l’efficacité de l’homéopathie. Cette polémique ancienne a ressurgi avec vigueur depuis la publication en mars dans Le Figaro d’une tribune au vitriol d’une centaine de médecins opposés à cette pratique, et réclamant l’arrêt de sa prise en charge partielle par l’Assurance maladie.
Il y a deux semaines, le ministère de la santé a saisi la Haute Autorité de santé (HAS) pour évaluer l’efficacité de l’homéopathie et le « bien-fondé » de son remboursement. L’avis de la HAS, sur lequel se fondera le gouvernement pour trancher, est attendu d’ici à la fin de février.

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                Homéopathie : entre les médecins, la guerre est déclarée



« Ma passion, c’était le social »
Christian Boiron, aujourd’hui âgé de 71 ans, était entré dans la société en 1970, alors qu’il venait à peine d’obtenir son diplôme de pharmacien. A l’époque, il ne pensait « pas y faire long feu », a-t-il confié dans un ouvrage personnel publié en 2016, Recherche en homéopathie.
« Ma passion, c’était le social. Et puis peu à peu, j’ai découvert que le management et la médecine étaient des proches parents (...), dans les deux cas je ressentais un fort besoin de réflexion philosophique et éthique. »
Sous son impulsion, le groupe s’est ainsi doté d’un chief happiness officer (« directeur général du bonheur ») dès... 1984, soit une trentaine d’années avant que cette fonction devienne monnaie courante dans de grandes entreprises. Boiron a aussi innové avec une trentaine d’accords d’entreprise signés dès les années 1980 et toujours en vigueur, offrant par exemple à ses salariés des aides financières pour mener des projets personnels, l’individualisation du temps de travail ou encore une préparation à la retraite.

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                Rembourser ou pas l’homéopathie, un débat récurrent



60 % du chiffre d’affaires en France
Une bienveillance toutefois intéressée : Christian Boiron voyait aussi dans ces mesures un moyen de faire accepter plus de flexibilité et un engagement sans faille de ses salariés. Le groupe est l’un des leadeurs mondiaux de l’homéopathie, avec un chiffre d’affaires annuel de plus de 600 millions d’euros et une présence internationale, en Europe, aux Etats-Unis et dans des marchés émergents, pour un total de plus de 3 700 salariés dans le monde (dont plus de 2 500 en France).
Mais le groupe réalise encore plus de 60 % de son chiffre d’affaires en France, où de nombreux produits homéopathiques sont partiellement remboursés par l’Assurance maladie, ce qui n’est pas le cas dans la plupart des pays, et ce en dépit de l’absence d’une efficacité indiscutablement démontrée scientifiquement.

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                Homéopathie : l’étrange exception française



La récente polémique dans le monde médical sur l’inefficacité des traitements « ne change pas un gramme des granules que nous pouvons vendre ou ne pas vendre », avait tenté de minimiser Christian Boiron en mai dans un entretien au Monde. Cependant, les derniers résultats semestriels de Boiron ne sont pas bons, avec des ventes stagnantes voire en déclin, et notamment en France.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Cette médecine alternative très populaire en France est accusée de n’avoir pas plus d’effet que du sucre.
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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Lionel Naccache, neurologue, chercheur en neurosciences cognitives à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM), parrain de la collection « Les Défis de la science », nous dévoile les secrets de la mémoire.
<filname="PROF-env_sciences-10"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Cette nouvelle discipline sportive fait de plus en plus d’adeptes. Et pour cause : elle fait dépenser environ 400 kcal/h, contre 280 kcal/h pour la marche et son impact sur la santé est plus important, constate dans sa chronique la journaliste du « Monde » Pascale Santi.
<filname="PROF-env_sciences-11"> ¤                     
                                                   
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La marche nordique  : plus loin, plus vite...

Cette nouvelle discipline sportive fait de plus en plus d’adeptes. Et pour cause : elle fait dépenser environ 400 kcal/h, contre 280 kcal/h pour la marche et son impact sur la santé est plus important, constate dans sa chronique la journaliste du « Monde » Pascale Santi.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 17h00
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            Pascale Santi








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Le matin, dans les allées du bois de Vincennes, il n’est pas rare de croiser des groupes de marcheurs qui se propulsent vers l’avant en poussant sur des bâtons. L’histoire a démarré dans les années 1970 en Europe du Nord, où cette marche constituait une façon de s’entraîner l’été pour les skieurs de fond. Elle a depuis franchi les frontières et compte de plus en plus d’adeptes, notamment en France.
Face à cet engouement, le ministère des sports a suggéré en 2006 d’en faire une nouvelle discipline sportive, sous la houlette de la Fédération française d’athlétisme. Pour le docteur Frédéric Depiesse, ­médecin du sport au CHU de Fort-de-France (Martinique) et médecin fédéral de la commission médicale de la Fédération française d’athlétisme, « c’est aujourd’hui devenu un outil de santé publique pour les centres de rééducation cardiaque, pour les ­personnes touchées par des maladies chroniques, le cancer, pour une réadaptation et, bien sûr, en prévention ­primaire ». Ce militant du sport santé est ­premier auteur et coordonnateur de Prescription des activités physiques : en prévention et en thérapeutique ­(Elsevier Masson), dont la prochaine édition doit ­sortir prochainement.
Cette activité permet de « randonner plus vite, et plus loin ». Le haut du corps est plus mobilisé : les muscles de l’épaule, du bras, de l’avant-bras. L’utilisation des bâtons redresse la posture et ouvre la cage thoracique. La marche nordique fait dépenser environ 400 kcal/h, contre 280 kcal/h pour la marche.
Le VO2 max – la quantité maximale d’oxygène (exprimée en millilitre, par minute par kilo) que le corps peut utiliser au niveau musculaire lors d’un effort – est augmenté. « On gagne du temps, car on fait plus d’efforts, et on sollicite plus les muscles, précise le docteur Depiesse. De nombreux bénéfices sont décrits, touchant de nombreux organes et fonctions physiologiques (locomotion, équilibre,...




                        

                        


<article-nb="2018/09/07/20-12">
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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ L’amniocentèse n’augmente pas le risque de fausse couche, et permet, contrairement aux tests sanguins, de dépister d’autres anomalies que la trisomie 21, selon les coordonnateurs d’une étude française, qui s’expriment dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-env_sciences-12"> ¤                     
                                                   
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Le dépistage sanguin prénatal, une avancée en trompe-l’œil

L’amniocentèse n’augmente pas le risque de fausse couche, et permet, contrairement aux tests sanguins, de dépister d’autres anomalies que la trisomie 21, selon les coordonnateurs d’une étude française, qui s’expriment dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 16h00
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                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. La trisomie 21 est une pathologie liée à une anomalie chromosomique parmi d’autres. Son ­dépistage prénatal, le plus ancien, reste emblématique et passionnel. Il évolue depuis vingt-cinq ans et associe une échographie à une prise de sang en début de grossesse. En cas de risque élevé, son diagnostic repose sur une ponction à l’aiguille prélevant du jeune placenta (trophoblaste) au début du troisième mois ou du liquide amniotique dès la fin de celui-ci. Le ­risque de fausse couche lié à ces gestes était évalué à 1 % depuis 1986.
En 1997, la possibilité d’analyser l’ADN du fœtus présent dans le sang de la femme enceinte a été une révolution scientifique. Dix ans plus tard, la trisomie 21 fœtale pouvait être détectée à partir d’une prise de sang chez la femme enceinte : le nombre de ­séquences d’ADN du chromosome 21 est augmenté dans le plasma maternel et comparé à celui d’une femme dont le fœtus est sain.
Par séquençage haut débit, cet excès de séquences d’ADN peut être détecté et quantifié grâce à une analyse bio-informatique avec une performance de 99 % pour la trisomie 21. Cette fiabilité permet de ­réduire le recours aux amniocentèses, mais ces examens, qui étudient l’ensemble des chromosomes (caryotype), restent nécessaires pour confirmer un test sanguin positif.
L’arbre de la trisomie 21 cache une forêt d’anomalies parfois plus graves
La transformation de cette révolution scientifique en révolution sociétale a été très – voire trop – rapide, et s’est focalisée sur la trisomie 21, la plus connue du grand public. Cette précipitation s’explique en partie par le financement privé de cette recherche et l’impatience des investisseurs. Habillé de science, le message commercial est « un diagnostic non invasif » et « la fin du risque de fausse couche ». Une grossesse « sans risque », quintessence des aspirations de la femme enceinte postmoderne ? L’enjeu était aussi de faire passer le prix variant entre 300 et 1 000 euros pour...




                        

                        


<article-nb="2018/09/07/20-13">
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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Des psychiatres  américains rapportent le cas d’une femme ayant la conviction de dégager de mauvaises odeurs et d’incommoder son entourage.
<filname="PROF-env_sciences-13"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Des travaux récents permettent de mieux comprendre les mécanismes cérébraux du comportement addictif vis-à-vis du soleil que l’on nomme « tanorexie ».
<filname="PROF-env_sciences-14"> ¤                     
                                                   
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La bronzette, drogue parfois dure

Des travaux récents permettent de mieux comprendre les mécanismes cérébraux du comportement addictif vis-à-vis du soleil que l’on nomme « tanorexie ».



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 13h50
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                            Sylvie Chokron (Directrice de recherches au CNRS, Laboratoire de psychologie de la perception, université Paris-Descartes et Fondation ophtalmologique Rothschild)








                        



                                


                            
Carte blanche. Nombreux sont ceux qui ont déjà ­repris le chemin du travail et se voient félicités pour leur bonne mine… Que nous ayons choisi de ne pas quitter notre poste de travail ou que nous ayons multiplié les activités en plein air ou les longs bains de soleil à la mer ou à la montagne, l’aspect de notre peau trahit souvent ce à quoi nous avons occupé nos semaines estivales.
Pour certains, qui se transforment en véritables tournesols, l’attrait du soleil peut virer à l’obsession, et entraîner de ­longues heures d’exposition malgré le danger bien connu que cela représente. Cette ­attitude a souvent été expliquée dans un contexte social. La peau hâlée traduisant un idéal en termes de santé, d’élégance, de ­richesse ou d’exotisme…
Néanmoins, il existe également des explications purement physiologiques permettant de rendre compte de notre goût pour le bronzage. Krystal Iacopetta et ses collègues du Centre de recherche de neurosciences d’Adélaïde ont ainsi récemment tenté de mieux comprendre les mécanismes cérébraux de ce comportement addictif que l’on nomme « tanorexie ». L’Australie est concernée en premier lieu par cette problématique du fait de la nocivité de ses rayons ultraviolets et du taux extrêmement élevé de mélanomes dans sa population, qui est malheureusement le plus important au monde.
C’est peut-être pour cette raison que ces auteurs se sont intéressés au lien direct qui pouvait exister entre le fait de bronzer et l’addiction au soleil. Ils ont ainsi proposé une nouvelle hypothèse basée sur des ­mécanismes neuro-immuns. En premier lieu, l’exposition au soleil provoquerait une inflammation cutanée : le bronzage ou, pour les peaux blanches, le coup de soleil.
Cette réaction inflammatoire entraînerait en retour un mécanisme de signalisation au sein du circuit cortico-mésolimbique, via des neurotransmetteurs connus pour leur implication dans les comportements de dépendance. Il existerait donc un lien ­direct...




                        

                        


<article-nb="2018/09/07/20-15">
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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ Dans cet essai à destination des malades en rémission et des professionnels de santé, Géraldine L. Magnier, conseillère en management, analyse les problématiques et les enjeux lors du retour au travail après la guérison.
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Reprendre son activité professionnelle après la maladie

Dans cet essai à destination des malades en rémission et des professionnels de santé, Géraldine L. Magnier, conseillère en management, analyse les problématiques et les enjeux lors du retour au travail après la guérison.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 13h22
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

Livre. Le cancer touche mille personnes par jour, dont quatre cents ont une activité professionnelle. Plus de la moitié des actifs atteints de cette maladie estiment qu’il est difficile d’en parler en entreprise en 2016, selon le baromètre Cancer@work. Deux millions de personnes vivent aujourd’hui après avoir vaincu le « crabe », dont 35 % étaient en activité au moment du diagnostic, soit environ sept cent mille personnes.
Parmi elles, plus de cinq cent mille ont repris le travail, après des traitements plus ou moins lourds. Quelles sont les problématiques et les enjeux pour la reprise et le maintien en emploi après la maladie ? Comment anticiper, préparer et pérenniser une trajectoire professionnelle ?
Après la maladie, le travail, de Géraldine L. Magnier s’adresse à « chaque malade qui se retrouve un jour dans le tourment de la maladie et face à l’épreuve du retour au travail. Il est écrit pour retranscrire au mieux ce que vous, les malades, ressentez et vivez au plus profond de vous-mêmes : le sentiment d’injustice, de culpabilité, l’incompréhension, la solitude, la colère et la tristesse, la souffrance et la douleur ».
L’ouvrage a été écrit après des heures passées au côté des malades du cancer et s’inspire d’échanges avec plus de deux cent cinquante personnes concernées. Il analyse les problématiques, propose des conseils simples pour reprendre une activité professionnelle et explique les apports d’un accompagnement en coaching, lorsqu’il s’impose. Cet essai s’adresse aux malades en rémission mais aussi aux professionnels du monde médical – médecins, infirmiers – ou de l’accompagnement – assistants sociaux, psychologues, coachs.
Sensibilisation
Géraldine L. Magnier a travaillé douze ans en entreprise et en cabinet de conseil et de formation avant de se former au coaching. Elle s’intéresse à l’après-maladie à la suite d’un vécu personnel : le cancer touche plusieurs de ses proches. L’auteure...




                        

                        


<article-nb="2018/09/07/20-16">
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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Tout au long de notre vie, des nouveaux neurones renforcent et équilibrent notre mémoire dans notre cerveau. Un phénomène de neurogenèse qui a récemment fait l’objet de débats scientifiques nourris.
<filname="PROF-env_sciences-16"> ¤                     
                                                   
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De nouveaux neurones pour apprendre et oublier

Tout au long de notre vie, des nouveaux neurones renforcent et équilibrent notre mémoire dans notre cerveau. Un phénomène de neurogenèse qui a récemment fait l’objet de débats scientifiques nourris.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 10h00
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05.09.2018 à 10h06
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                            Marie-Laure Théodule








                        



                                


                            
Comment notre cerveau adulte, avec son 1,4 kg de matière grise et blanche, est-il capable d’enregistrer tous les jours de nouveaux souvenirs sans finir par exploser en vol ? Une partie de la réponse vient d’être apportée par une équipe japonaise de l’Université de Toyama, dans une étude portant sur le rat. Cela tiendrait à la neurogenèse, cette étonnante capacité du cerveau à développer de nouveaux neurones jusqu’à un âge avancé, notamment dans une structure cruciale pour la formation de nouveaux souvenirs, l’hippocampe, qui ­répond à ce doux nom en ­raison de sa ressemblance morphologique avec le ­petit cheval de mer.
Polémique autour de la neurogenèse
« Cette étude montre que la neurogenèse dans le gyrus denté – dans la partie dorsale de l’hippocampe – permet d’éviter les phénomènes de saturation de la mémoire. Elle joue aussi bien un rôle dans la formation des nouveaux souvenirs que dans l’oubli. La formation continue de neurones dans un cerveau adulte peut être comparée à la fois à une craie pour écrire sur l’ardoise et à une éponge pour l’effacer », s’enthousiasme Pierre-Marie Lledo, directeur du département de Neuroscience à l’Institut Pasteur, dont l’équipe a ­démontré, en 2012, chez la souris, que la neurogenèse du bulbe ­olfactif améliore la précision de la ­mémoire olfactive.
Tous ces travaux chez les rongeurs sont-ils transposables à l’être humain ? La question est d’autant plus cruciale qu’une véritable polémique sur l’existence ou non de la neurogenèse chez l’homme adulte a éclaté au début de 2018. Pour en saisir toute l’importance, revenons un peu en arrière.
Jusqu’à la fin du XXe siècle, le dogme ­imposé par Ramon y Cajal, prix Nobel de médecine en 1906, est que le cerveau ­humain est bien trop complexe pour qu’il puisse se régénérer. Mais une première étude post mortem en 1998 trouve que des cellules se sont bien divisées en nouveaux neurones chez des ­patients ­atteints de cancer, et ce jusqu’à l’âge de 83 ans.
En 2013,...




                        

                        


<article-nb="2018/09/07/20-17">
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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Le gendarme de la Bourse américain a infligé une amende au laboratoire français, dont il accusait des filiales d’avoir versé des pots-de-vin au Kazakhstan et au Moyen-Orient.
<filname="PROF-env_sciences-17"> ¤                     
                                                

Etats-Unis : Sanofi paye une amende de 25 millions de dollars pour des faits présumés de corruption

Le gendarme de la Bourse américain a infligé une amende au laboratoire français, dont il accusait des filiales d’avoir versé des pots-de-vin au Kazakhstan et au Moyen-Orient.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 20h43
 • Mis à jour le
04.09.2018 à 21h02
   





                        


Une amende de 25,2 millions de dollars (21,76 millions d’euros) a été versée par le laboratoire français Sanofi à la Securities and Exchange Commission (SEC), a annoncé mardi 4 septembre le gendarme de la Bourse américaine, qui l’accusait du versement de pots-de-vin pour remporter des appels d’offres au Kazakhstan et au Moyen-Orient.
Le laboratoire pharmaceutique français n’a ni reconnu ni rejeté ces accusations, écrit dans un communiqué la SEC, précisant avoir travaillé sur ce dossier avec le département de la justice (DOJ) aux Etats-Unis etavec l’Autorité des marchés financiers (AMF) en France.
Sanofi a déclaré dans un communiqué que le département de la justice américain a également clos son enquête. Le DOJ a également annoncé sa décision de ne pas engager de poursuites.
Dans le détail, le laboratoire a accepté de verser 17,5 millions de dollars de dédommagement, 2,7 millions de dollars d’intérêts avant jugement et 5 millions de dollars d’amende civile.
« La corruption liée aux ventes pharmaceutiques demeure un problème important en dépit des nombreuses mesures réglementaires prises précédemment concernant le secteur et les sciences de la vie plus généralement », a déclaré Charles Cain, chef de la division de la SEC chargée de l’application de la loi anticorruption, le Foreign Corrupt Practices Act (FCPA).

        Lire aussi en 2017 :
         

          Sanofi Pasteur débourse 61,5 millions de dollars



Aucune poursuite engagée
Le groupe pharmaceutique français précise que cet accord concerne, outre le Kazakhstan, des activités en Jordanie, au Liban, à Bahreïn, au Koweït, au Qatar, au Yémen, à Oman, dans les Emirats arabes unis et dans les Territoires palestiniens, entre 2006 et 2015.
« Sanofi exige de tous ses collaborateurs qu’ils agissent avec intégrité et respectent les normes de conduite les plus élevées. Nous avons travaillé diligemment pour renforcer notre programme mondial de conformité et nous notons avec satisfaction que le DOJ et la SEC reconnaissent nos efforts ainsi que notre étroite coopération », a déclaré Olivier Brandicourt, directeur général de Sanofi.
« Nous allons continuer de renforcer nos contrôles internes et nos programmes de lutte contre la corruption, de même que notre vigilance et la formation de nos équipes partout dans le monde. L’éthique dans la conduite de nos activités est un aspect que notre entreprise prend très au sérieux », a-t-il ajouté.

        Lire aussi, en France :
         

          Sanofi dans le viseur du gouvernement pour des rejets toxiques






                            


                        

                        


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Un trou de perceuse à l’origine d’une fuite dans la Station spatiale internationale

Les enquêteurs ont d’abord cru à une micrométéorite. Mais c’est bien une perceuse qui a fait un trou de 2 mm dans un vaisseau Soyouz arrimé à l’ISS.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 19h12
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 09h40
    |

            Hervé Morin








                        



   


Un sabotage à bord de la Station spatiale internationale (ISS) ? Les déclarations de Dmitri Rogozine, patron du consortium spatial public russe Roscosmos, à propos d’une fuite survenue il y a quelques jours dans l’ISS, ont jeté le trouble, lundi 3 septembre. « Il y a eu plusieurs tentatives de percer » un trou dans le Soyouz MS-09 amarré à l’ISS, a indiqué M. Rogozine, ajoutant que ce trou semblait avoir été fait par une « main hésitante ». « De quoi s’agit-il : d’un défaut de fabrication ou d’un acte prémédité ? », s’est-il interrogé, cité par l’agence publique Ria Novosti. « Nous étudions la version [d’un problème causé] sur Terre. Mais il y a aussi une autre version que nous n’excluons pas : une interférence délibérée dans l’espace », a-t-il aussi indiqué, rapporte l’AFP.
Dmitri Rogozine a assuré que le responsable allait être démasqué. Il s’agit d’« une question d’honneur » pour cet ancien vice-premier ministre nationaliste nommé au printemps pour reprendre en main une institution dont la réputation a été récemment ternie par plusieurs scandales financiers et échecs techniques.
Adhésif et résine époxy
L’affaire remonte au 29 ou 30 août, quand une baisse de pression a été enregistrée à bord de la station orbitale. L’équipage s’est aussitôt mis à la recherche de l’origine de la fuite, fermant un à un les différents modules pour remonter à sa source. Cette enquête l’a conduit au vaisseau Soyouz qui, en juin, avait acheminé trois personnes à bord de l’ISS. Derrière une protection de tissu, un trou de 2 millimètres de diamètre a été découvert, bordé de griffures attribuées au dérapage d’un foret sur la surface : le trou n’avait manifestement pas été fait par une micrométéorite, comme l’avait d’abord soupçonné l’équipage.
Un adhésif, puis la pose d’une résine ont permis de colmater la fuite — non sans hésitation du commandant de la mission, l’Américain Drew Feustel. Certains médias américains font ainsi état de sa demande insistante pour obtenir un délai de 24 heures afin de réaliser des tests au sol et s’assurer de la bonne étanchéité de la solution envisagée. Mais le Soyouz étant sous responsabilité russe, la solution à base d’époxy a été mise en œuvre dès le 31 août, ramenant une pression normale à bord.

   


Reste désormais à connaître l’origine de ce trou. Ria Novosti, citant des sources anonymes au sein d’Energia, la société russe chargée de la construction des Soyouz et des vaisseaux de ravitaillement Progress, propose une explication : l’orifice aurait été fait sur Terre par erreur lors de l’assemblage du module. Les ouvriers auraient colmaté le trou avec de la colle, sans en aviser le contrôle qualité. Ce calfeutrage aurait permis au vaisseau de passer les tests d’étanchéité avant le décollage de l’engin, le 6 juin, avec à son bord le Russe Sergueï Prokopyev, l’astronaute allemand de l’Agence spatiale européenne (ESA) Alexander Gerst et leur collègue de la NASA Serena Aunon-Chancellor. Mais la colle aurait séché et lâché une fois en orbite.
Cette thèse - plus crédible que celle d’un sabotage par un occupant de la station - n’a pour l’heure pas été confirmée par Roscosmos, tandis que ses partenaires américains et européens, NASA et ESA, se gardent de tout commentaire. Nul doute cependant que l’affaire suscitera quelques franches explications, notamment sur la question essentielle du contrôle qualité.
Actuellement, seule la Chine dispose de moyens propres pour envoyer ses équipages dans l’espace. Le reste de la communauté internationale dépend des Soyouz russes pour assurer l’occupation humaine de l’ISS : les Européens n’ont pas de vaisseau habitable, les Américains n’en ont à la fois plus (depuis la mise à la retraite des navettes) et pas encore, les « taxis » spatiaux de SpaceX et Boeing n’étant toujours pas disponibles. Leurs vols d’essais habités vers la station sont respectivement prévus en avril et à la mi-2019. Un calendrier qu’il sera critique de respecter pour assurer une occupation continue de l’ISS.

        Lire aussi :
         

                En Russie, un secteur spatial russe corrompu et rattrapé par la justice






                            


                        

                        


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Virus aviaire H7N9  : la Chine jalouse de ses échantillons

Les autorités américaines demandent, depuis plus d’un an, des souches du virus grippal pour anticiper une éventuelle pandémie.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 17h00
    |

            Paul Benkimoun








                        



                                


                            
Depuis plus d’un an, les autorités chinoises ne donnent pas suite aux demandes répétées venues des Etats-Unis, tant de la part d’officiels gouvernementaux que de responsables des Centres pour le contrôle et la prévention des ­maladies (CDC). Ces derniers souhaitent que leurs homologues chinois partagent avec eux les souches de virus de la grippe aviaire H7N9 qui, depuis 2013, a également touché des humains. Une telle requête s’inscrit dans le cadre défini par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la préparation aux pandémies grippales.
Les médias américains, à commencer par le New York Times, dans un article paru le 27 août, ont fustigé l’attitude des instances chinoises, qui font la sourde oreille. Ils soulignaient qu’elles empêchaient de travailler à des candidats vaccins contre un virus qui pourrait muter, devenir transmissible entre humains et potentiellement à l’origine d’une nouvelle pandémie. D’où une ­polémique sur fond de tensions dans les négociations commerciales entre Etats-Unis et Chine. Le quotidien britannique The ­Telegraph a indiqué pour sa part, le 29 août, que, après avoir fourni des souches du H7N9 en 2013 et en 2016, la Chine n’avait pas donné suite à une demande britannique effectuée en 2017.
Surveillance de mutations
En mars 2013, pour la première fois, un cas humain d’infection par un virus aviaire H7N9 a été identifié en Chine chez une personne ­vivant en contact étroit avec des volailles. Depuis, des épidémies périodiques d’infections de personnes par le virus H7N9 surviennent, toutes sur le territoire chinois. La sixième, nettement plus faible que celle qui l’a immédiatement précédée, est en train de s’achever, un seul cas humain ayant été recensé depuis octobre 2017, contre 766 pour l’épidémie de 2016-2017, qui fut la plus importante. Le nombre cumulé d’infections humaines par le H7N9 depuis mars 2013 s’élève à 1 625 cas confirmés, dont 623 mortels, soit un taux de létalité de 38 %, selon le compte...




                        

                        


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La Réunion et l’Auvergne, régions les plus touchées par l’alcoolisation fœtale

EN UN GRAPHIQUE – Le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) a touché au moins 452 bébés entre 2006 et 2013, selon une étude de l’agence sanitaire Santé publique France.



LE MONDE
 |    04.09.2018 à 15h49
    |

            Alexandre Pouchard








                        


Plus de 3 000 bébés nés entre 2006 et 2013 – soit une naissance par jour – ont présenté au moins une conséquence liée à la consommation d’alcool par leur mère quand elle était enceinte, révèle une étude de l’agence sanitaire Santé publique France, publiée mardi 4 septembre.
Le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF), forme la plus grave des troubles que peut entraîner la consommation d’alcool pendant la grossesse, peut causer « des anomalies physiques (retard de croissance, malformations) et neurodéveloppementales (retard mental, déficit de l’attention, problèmes de mémoire, difficultés d’apprentissage…) qui relèvent du handicap ». Il a touché au moins 452 bébés nés entre 2006 et 2013. « Ces chiffres sont très sous-estimés compte tenu de la difficulté à diagnostiquer ces troubles en période néonatale et n’incluent pas les diagnostics posés ultérieurement », prévient l’agence sanitaire.


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La Réunion et l’Auvergne, les deux régions présentant le plus de cas de syndromes d’alcoolisation fœtale (SAF)
Nombre de cas (pour mille naissances) de conséquences liées à l’alcoolisation fœtale.

Source : Santé publique France



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La lutte contre la consommation d’alcool par les femmes enceintes est l’un des chevaux de bataille de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, qui veut promouvoir le slogan « Zéro alcool pendant la grossesse ».

        L’analyse :
         

          L’alcoolisation fœtale toucherait une naissance par jour en France






                            


                        

                        

