<FILE-date="2018/09/07/20">

<article-nb="2018/09/07/20-1">
<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Selon la ministre de la défense Florence Parly, le satellite russe Louch-Olymp s’est approché d’un peu trop près du satellite franco-italien Athena-Fidus en 2017.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤                     
                                                

La France accuse la Russie de tentative d’espionnage par satellite

Selon la ministre de la défense Florence Parly, le satellite russe Louch-Olymp s’est approché d’un peu trop près du satellite franco-italien Athena-Fidus en 2017.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 17h43
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 17h54
   





                        



   


Il s’est approché « d’un peu trop près ». Un satellite russe a tenté, en 2017, d’espionner un satellite franco-italien servant à des communications militaires sécurisées, a révélé vendredi 7 septembre la ministre des armées, Florence Parly, dans un discours consacré à l’espace lors d’un déplacement au Centre national d’études spatiales, à Toulouse.
« Alors qu’Athena-Fidus continuait sa rotation tranquillement au-dessus de la Terre, un satellite s’est approché de lui, de près (…). De tellement près qu’on aurait vraiment pu croire qu’il tentait de capter nos communications », a-t-elle relaté. Et de poursuivre : or, « tenter d’écouter ses voisins, ce n’est pas seulement inamical. Cela s’appelle un acte d’espionnage » :
« Ce satellite aux grandes oreilles s’appelle Louch-Olymp, c’est un satellite russe bien connu mais un peu… indiscret. (…) Nous l’avions vu arriver, et avons pris les mesures qui s’imposaient. Nous le surveillons attentivement, nous avons d’ailleurs observé qu’il continuait de manœuvrer activement les mois suivants auprès d’autres cibles, mais demain, qui dit qu’il ne reviendra pas auprès d’un de nos satellites ? »

        Le portrait de la ministre :
         

          Florence Parly, une ministre discrète et tenace à la manœuvre



« Une stratégie spatiale de défense » en réflexion
La France n’est pas la seule à évoquer de telles tentatives. Les Etats-Unis ont eux aussi récemment dénoncé « le comportement très anormal » d’un « objet spatial » déployé par la Russie en octobre 2017.
« Non, l’espionnage et les actes offensifs, ça n’arrive pas qu’aux autres. Oui, nous sommes en danger, nos communications, nos manœuvres militaires comme nos quotidiens sont en danger si nous ne réagissons pas », a prévenu la ministre, soulignant que « d’autres très grandes puissances spatiales déploient en orbite des objets intrigants, expérimentent des capacités potentiellement offensives, conduisent des manœuvres qui ne laissent guère de doutes sur leur vocation agressive ».
Le président Emmanuel Macron a annoncé son intention de définir l’an prochain pour la France « une stratégie spatiale de défense ». Un groupe de travail du ministère des armées doit rendre des propositions sur le sujet d’ici au mois de novembre.

        Les explications :
         

          L’armée française va établir sa doctrine cyber-offensive






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/07/20-2">
<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Les Parisiens votent jusqu’au 23 septembre pour des projets soumis par les habitants. Une méthode née au Brésil et appliquée dans la capitale depuis 2014.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤                     
                                                

Comment fonctionne le budget participatif, qui atteint 100 millions d’euros à Paris ?

Les Parisiens votent jusqu’au 23 septembre pour des projets soumis par les habitants. Une méthode née au Brésil et appliquée dans la capitale depuis 2014.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 16h47
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 16h52
    |

            Anne-Aël Durand








                        


A partir du vendredi 7 septembre et jusqu’au 23 septembre, les Parisiens peuvent voter en ligne ou par papier, pour des initiatives qui seront intégrées au budget participatif 2018 et réalisées au cours de l’année 2019. L’année précédente, 168 000 habitants qui ont voté pour des projets concernant la propreté de la ville, la végétalisation, l’accès à la musique ou l’accueil des migrants. Depuis 2014, la municipalité s’est engagée à y consacrer 5 % de son budget d’investissement annuel, soit 100 millions d’euros, avec des réalisations à l’échelle de la ville et d’autres au niveau des arrondissements… Mais l’idée n’a pas émergé à Paris.
Une méthode née au Brésil
La ville de Porto Alegre, au Brésil, a été la première, dès 1989, à associer les citoyens aux décisions budgétaires. L’idée s’est ensuite propagée à travers le pays, puis dans toute l’Amérique latine, avant de séduire des villes d’Asie (notamment Chengdu, en Chine), d’Afrique et d’Europe.
Un rapport de l’ONG allemande Engagement Global publié en 2014 estimait que 1 269 à 2 778 villes dans le monde disposaient d’un budget participatif, avec des formes variées.

        Lire aussi :
         

                La démocratie autrement. 1|6 : Le budget participatif



Un essor en France depuis 2014
En France, plusieurs initiatives ont été lancées au début des années 2000, mais l’idée a connu un regain d’intérêt à la suite des élections municipales de 2014. Selon un relevé du site lesbudgetsparticipatifs.fr, seules six villes avaient lancé un tel système auparavant. En 2016, elles étaient vingt-cinq, et leur nombre a presque doublé en 2017 pour atteindre quarante-sept villes.

   


Le mode de décision (réunions et vote physique, plate-forme en ligne), le montant et la nature des projets financés peuvent varier largement d’un projet à l’autre. Quel que soit le mode de fonctionnement, Antoine Bézard, fondateur du site lesbudgetsparticipatifs.fr, insiste sur la dimension concrète de cet outil de démocratie participative : « On a une délibération réelle, qui aboutit à la réalisation de projets, contrairement à beaucoup de consultations de citoyens. » 
Des villes de toute taille
Des budgets participatifs ont été lancés dans une métropole comme Paris, mais aussi dans de toutes petites communes comme Tilloy-lès-Mofflaines (1 450 habitants) ou dans des villes de taille moyenne : Montrouge, Metz, Arras… A Bar-le-Duc, seuls deux quartiers sont concernés.
« Au-delà des chiffres, c’est la diversité des territoires qui frappe. Villages, communes et petites préfectures rurales côtoient les centres ou périphéries d’agglomérations très urbanisées, avec un fort développement des budgets participatifs en petite et grande couronnes parisiennes », explique Antoine Bézard.


	#container_15073011159{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15073011159{
		height:400px;
	}
	#container_15073011159 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15073011159 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15073011159.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15073011159.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15073011159 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Des villes de toutes tailles adoptent un budget participatif


Source : Lesbudgetsparticipatifs.fr



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15073011159",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["moins de 5 000 habitants","de 5 000 à 20 000 habitants","de 20 000 à 30 000 habitants","de 30 000 à 50 000 habitants","de 70 000 à 120 000 habitants","plus de 150 000 habitants","plus de 2 millions d'habitants"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "quantité ",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        7
      ],
      [
        "",
        15
      ],
      [
        "",
        7
      ],
      [
        "",
        6
      ],
      [
        "",
        8
      ],
      [
        "",
        3
      ],
      [
        "",
        1
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 1
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " villes",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Une idée portée par la gauche… mais pas seulement
Lancée par le Parti des travailleurs (PT) brésilien, l’idée de budget participatif a longtemps été promue par des mouvements altermondialistes, et expérimentée en priorité par des municipalités de gauche.
Selon l’enquête réalisée par Antoine Bézard, ce marqueur politique est en train de s’estomper en France. En 2016, 84 % des villes concernées se classaient à gauche (Parti communiste, Parti socialiste, EELV, Parti radical…), mais elles n’étaient plus que 65,5 % en 2017, le reste étant des villes centristes (UDI ou Modem), de droite ou sans étiquette.


	#container_15073018013{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15073018013{
		height:500px;
	}
	#container_15073018013 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15073018013 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15073018013.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15073018013.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15073018013 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Les budgets participatifs séduisent surtout des villes de gauche


Source : Lesbudgetsparticipatifs.fr



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15073018013",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "pie",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#ff3232","#cccccc","#f19300","#0386c3","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y}  %",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value}  %",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Gauche","Sans étiquette","Centre","Droite"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "proportion",
    "showInLegend": true,
    "data": [
      {
        "name": "Gauche",
        "y": 65.5,
        "sliced": false,
        "selected": false
      },
      {
        "name": "Sans étiquette",
        "y": 8.7,
        "sliced": false,
        "selected": false
      },
      {
        "name": "Centre",
        "y": 13.4,
        "sliced": false,
        "selected": false
      },
      {
        "name": "Droite",
        "y": 13.4,
        "sliced": false,
        "selected": false
      }
    ]
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 1,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " %",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Des montants très variés, de 1 à 45 euros par habitant
S’agissant des montants, rien n’est figé non plus. Paris ou Rennes ont choisi de consacrer 5 % du budget d’investissement de la ville, mais d’autres communes ont des objectifs plus modestes, de 1 à 2 %.

   


Le projet parisien est le plus ambitieux, avec une moyenne de 45 euros par habitant. A titre de comparaison, Rennes finance des projets à hauteur de 3,5 millions d’euros, soit 16 euros par habitant. La moyenne n’atteint que 8,90 euros par habitant, et un tiers des villes y consacrent moins de 5 euros par habitant.
Loon-Plage (Pas-de-Calais) a même choisi le système de budget participatif pour faire des économies, c’est-à-dire désigner de manière concertée les projets à abandonner.
Surtout des projets d’aménagement urbain
Sans grande surprise, les habitants qui participent au budget participatif cherchent avant tout à améliorer leur cadre de vie. Ainsi, les projets plébiscités concernent l’aménagement de l’espace urbain, la nature en ville, les modes de circulation douce ou les équipements culturels et sportifs. A noter toutefois que parmi les projets parisiens figurent des équipements pour les personnes sans domicile fixe ou les migrants.
« Aucun des budgets ne porte l’ambition de réorienter les ressources publiques vers les plus démunis ou les quartiers défavorisés. Cet objectif qui a conduit à la création du premier budget participatif à Porto Alegre n’apparaît plus dans les actuels programmes français », déplore Antoine Bézard. La ville de Paris oriente toutefois un tiers de ses projets vers les quartiers populaires.

> Retrouvez tous les articles explicatifs des Décodeurs




                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/07/20-3">
<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le renoncement du ministre de l’écologie doit provoquer un choc dans les consciences si nous voulons éviter le probable effondrement de nos sociétés, écrit un collectif dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Démission de Nicolas Hulot : « Preuve est faite que la voie de la négociation et de la réforme est une impasse »

Le renoncement du ministre de l’écologie doit provoquer un choc dans les consciences si nous voulons éviter le probable effondrement de nos sociétés, écrit un collectif dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 15h33
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 15h53
    |

Sarah Kilani (Médecin hospitalier), Nicolas Gonzales (Professeur de sciences économiques et sociales) et Pablo Servigne (Ingénieur agronome et cher...







                        



                                


                            

Tribune. Trop occupés à railler Nicolas Hulot et à psychiatriser son cas, les éditorialistes des chaînes d’information en continu, ceux qui de nos jours font l’opinion, passent à côté de l’essentiel : ils ne semblent pas même entr’apercevoir la gravité extrême de la situation. La démission de Nicolas Hulot est la manifestation d’un constat très grave d’impuissance de la part d’un ministre d’Etat venu pourtant pour négocier et réformer, et non renverser la table.
Un homme et même un gouvernement ne peuvent transformer seuls des structures aussi puissantes, soutenues par des intérêts divergents de ceux de l’humanité, très organisées et omniprésentes dans les sphères du pouvoir
Face aux premiers effets dramatiques du dérèglement climatique, à l’emballement incontrôlable qui s’annonce et qui a déjà commencé, face à l’effondrement de la biodiversité et à la responsabilité humaine quant à l’ensemble de ces processus, la survie de notre espèce d’ici à la fin de siècle, et nos conditions d’existence à court terme, dépendent de notre capacité à refuser l’indifférence, le cynisme, la fatalité, pour enfin penser et agir pour la transition vers un monde résilient. Cette démission doit urgemment amener chacun à s’arracher à ses certitudes, plutôt que d’accepter le défilé des moqueries, des rancœurs, des politicailleries et des haussements d’épaules.
Un homme et même un gouvernement ne peuvent transformer seuls des structures aussi puissantes, soutenues par des intérêts divergents de ceux de l’humanité, très organisées et omniprésentes dans les sphères du pouvoir. Avec la démission de Hulot, preuve est faite que la voie de la négociation et de la réforme est une impasse. Ceux qui sont réellement conscients que la situation écologique est absolument catastrophique en viennent désormais à penser que de ce côté, nous avons tout essayé.
Situation gravissime
Si les populations ne prennent pas la mesure gravissime de la situation dans les...




                        

                        


<article-nb="2018/09/07/20-4">
<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Dans la famille Gerbaud, la grand-mère Lydie, la fille Frédérique et la petite-fille Sybil ont embrassé la carrière d’attachée de presse. Trois générations à l’ombre des politiques. De Jacques Chirac à François Hollande.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                
                                       
édition abonné


Les Gerbaud, attachées de presse politique de mère en fille


                      Dans la famille Gerbaud, la grand-mère Lydie, la fille Frédérique et la petite-fille Sybil ont embrassé la carrière d’attachée de presse. Trois générations à l’ombre des politiques. De Jacques Chirac à François Hollande.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 14h16
    |

            Vanessa Schneider








                              

                        
Jacques Chirac arbore le sourire des grands jours, celui des victoires et des moments heureux. Ce 22 mars 1996, il vient d’apprendre la naissance de son petit-fils Martin, il est désormais grand-père. Ce même jour, il remet la Légion d’honneur à une femme qui lui est chère, Lydie Gerbaud, qui l’a accompagné dans l’ombre jusqu’au sommet, tricotant ses liens avec la presse pendant plus de vingt ans.
Sur la photo, le président entoure de ses bras immenses Lydie, sa fille Frédérique et son fils Pierre-François. Au premier plan, trois fillettes blondes. Parmi elles, Sybil, 4 ans et demi, vêtue d’une robe à smocks. Tout le clan Gerbaud est réuni pour la cérémonie dans les salons de l’Élysée. Sous les ors de la République, en présence de nombreux journalistes, Chirac remercie celle qui fut la première attachée de presse d’un parti politique, le RPR.

Les clichés de cette journée, Lydie Gerbaud, 89 ans aujourd’hui, les conserve comme des trésors ou des reliques. Ils sont partout dans sa maison de Châteauroux, accrochés aux murs, posés sur les étagères, à l’abri dans des cadres, ou rangés dans des dossiers, parmi les centaines de livres consacrés à son grand homme, Jacques Chirac.
D’autres de ses idoles sourient au visiteur, le général de Gaulle, François Gerbaud, son époux, ancien journaliste devenu député puis sénateur. « C’est toute notre vie, ça, lâche Lydie en balayant la pièce de son bras coquet où les bracelets s’entrechoquent. On vit avec nos souvenirs. »
Avec le présent aussi. Sa fille Frédérique, 59 ans, trente ans de service de presse dans les rangs gaullistes à son actif dont vingt-deux aux côtés de Jean-Louis Debré, vole désormais de ses propres ailes : elle est sénatrice LR de l’Indre depuis 2016.
La petite Sybil à la robe à smocks a aujourd’hui 26 ans : elle est conseillère presse de François Hollande. Un glissement à gauche, reflet d’une chiraquie en perte de repères depuis la présidence de Nicolas...




<article-nb="2018/09/07/20-5">
<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ L’enquête des juges d’instruction du TGI de Paris porte sur les soupçons d’emplois fictifs de Penelope Fillon et des enfants du couple au Parlement.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤                     
                                                

Soupçons d’emplois fictifs : François Fillon de nouveau entendu par les juges

L’enquête des juges d’instruction du TGI de Paris porte sur les soupçons d’emplois fictifs de Penelope Fillon et des enfants du couple au Parlement.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 13h16
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 18h40
   





                        



   


François Fillon était de nouveau entendu, vendredi 7 septembre, au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris sur les soupçons d’emplois fictifs de son épouse et de ses enfants comme assistants parlementaires. Penelope Fillon, la femme de l’ancien premier ministre, a, elle, été entendue jeudi par les juges d’instruction, selon Le Parisien.
Le couple a été mis en examen après les révélations du Canard enchaîné fin janvier 2017, qui ont empoisonné la campagne du candidat de la droite à la présidentielle, jusqu’à son élimination dès le premier tour. Au cœur du dossier, les soupçons d’emplois fictifs de Penelope Fillon et des enfants du couple au Parlement.
Les investigations portent aussi sur les salaires touchés de mai 2012 à décembre 2013 par Mme Fillon pour un emploi dans une revue littéraire, La Revue des deux mondes, propriété d’un homme d’affaires proche de François Fillon, Marc Ladreit de Lacharrière.

        Nos articles et infographies :
         

          Tout comprendre aux affaires Fillon



Quatre personnes mises en examen
Mis en examen le 14 mars 2017, notamment pour « détournement de fonds publics » et « complicité et recel d’abus de bien sociaux », François Fillon avait été entendu sur le fond de l’affaire quelques mois plus tard par les juges.
Lors de cette dernière audition, fin juillet 2017, François Fillon avait défendu la réalité des emplois d’assistants parlementaires de sa femme à l’Assemblée nationale, entre 1986 et 2013, lorsqu’il était député, et de ses enfants Charles et Marie quand il siégeait au Sénat, entre 2005 et 2007.
Quatre personnes sont mises en examen dans cette affaire : les époux Fillon, Marc Joulaud (ancien suppléant de François Fillon à l’Assemblée nationale), et Marc Ladreit de Lacharrière. Les deux enfants du couple Fillon ont été placés sous le statut de témoin assisté.
Désormais retiré de la vie politique, l’ancien premier ministre, âgé de 64 ans, a rejoint il y a un an, en tant qu’associé, la société de gestion d’actifs et d’investissement Tikehau Capital.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/07/20-6">
<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Le ministère de la culture veut valoriser un secteur qu’il qualifie de « champion français ». Mais les obstacles juridiques, pratiques et commerciaux ne sont pas minces.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                

Les zones d’ombre de l’application du Pass culture aux jeux vidéo

Le ministère de la culture veut valoriser un secteur qu’il qualifie de « champion français ». Mais les obstacles juridiques, pratiques et commerciaux ne sont pas minces.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 13h07
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 16h26
    |

            William Audureau et 
Damien Leloup








                        



   


Qu’il est loin, le temps où le jeu vidéo faisait figure de média infréquentable pour le monde de la culture. Au côté de la musique, du cinéma, des arts du spectacle ou du livre, il fera partie du Pass culture qu’étudie actuellement le ministère de Françoise Nyssen, et dont le fonctionnement a été révélé par Le Monde mercredi 5 septembre.
Du côté du Syndicat national du jeu vidéo (SNJV), on se félicite que le jeu vidéo n’ait pas été oublié. « On est très favorable à ce passe, c’est intéressant et c’est une très bonne chose que l’on reconnaisse le jeu vidéo comme un objet culturel », applaudit Lévan Sardjevéladzé, son président. « C’est un secteur que l’on voulait valoriser, parce que c’est un champion français », explique-t-on dans l’entourage de la ministre.

        Lire aussi :
         

                Françoise Nyssen : « Le jeu vidéo est un vrai élément de notre culture en France »



Chaque année, environ 800 000 jeunes de 18 ans se verront remettre l’équivalent de 500 euros à dépenser dans différents domaines culturels. Le dispositif sera testé cet automne auprès de 10 000 jeunes, avant d’être étendu à l’intégralité de la classe d’âge dans le courant de 2019.
La tentation de favoriser les jeux français
Les modalités de son application au jeu vidéo restent toutefois encore floues. Quant aux jeux concernés, d’abord. Au début du mois de septembre, le ministère de la culture communiquait sur des productions financées par le fonds d’aide au jeu vidéo (FAJV), un mécanisme de soutien du Centre national du cinéma et de l’image animée à la production française.
Contacté par Le Monde, le SNJV reconnaissait sa surprise, d’autres pistes ayant été évoquées, comme un choix défini par l’Académie des professionnels du jeu vidéo, un projet de Césars vidéoludiques actuellement l’étude. Or, en l’état, cette aide à la culture fondée sur un critère d’éligibilité nationale pourrait être interprétée comme une mesure protectionniste contraire au traité de Rome.
L’article 92 du traité déclare incompatibles avec le marché commun, dans la mesure où elles affectent les échanges entre Etats membres, les aides accordées par les Etats ou au moyen des ressources d’Etat sous quelque forme que ce soit, qui faussent ou menacent de fausser la concurrence, en favorisant certaines entreprises ou certaines productions. Cette notion d’aide requiert donc l’analyse de trois éléments fondamentaux : l’utilisation de ressources d’Etat ; la distorsion de la concurrence ; et l’affectation des échanges.
Du côté du ministère, on reconnaît qu’il existe un « sujet », sur lequel planchent actuellement des juristes. Une des solutions évoquées Rue de Valois pourrait être de se conformer à tous les critères d’attribution du FAJV — comme la création de franchises nouvelles —, en faisant sauter celui de la nationalité. Dans ce cas, n’importe quel jeu pourrait être éligible, pourvu qu’il ne s’agisse pas d’une suite.
De son côté, Julien Villedieu, directeur délégué du syndicat, assure qu’« il n’y a pas d’intention de favoriser les jeux français, la seule contrainte est de s’inscrire et de se référencer sur la plate-forme de test ».
Priorité aux indépendants, mais…
Autre question encore en suspens : la couleur du catalogue. Sera-t-il plutôt orienté vers les blockbusters ou vesr les petites productions indépendantes ? La question est plus complexe qu’il n’y paraît. Rue de Valois, on reconnaît que l’idée de Françoise Nyssen est plutôt de valoriser la « créativité exceptionnelle des indépendants ». Une ligne qui satisfait Lévan Sardjevéladzé, pour qui « le format du passe le rend très compatible avec les jeux indés, qui sont souvent des petits producteurs en besoin de visibilité ».

        Lire aussi :
         

                Par petites touches, le jeu vidéo veut devenir moins élitiste



Mais le ministère de la culture sait aussi qu’il aura besoin de têtes d’affiche, qui pourraient non seulement attirer de jeunes joueurs, mais même assurer le succès de ce passe culturel. De la même façon que pour le cinéma, où l’attractivité est du côté de Netflix et la production française du côté de Canal+, des arbitrages seront à rendre, tout en veillant à ne pas éclipser les pratiques culturelles moins prisées des jeunes.
« L’enjeu sera double, d’abord de ne pas cannibaliser les autres secteurs, comme les arts vivants, parce qu’on sait que les jeux vidéo sont très populaires, ensuite d’avoir aussi bien des références très commerciales que des jeux découvertes », confirme Julien Villedieu. Pour cela, il faudra composer avec les contraintes très différentes des majors de l’industrie, qui n’ont pas d’intérêt à confier leurs blockbusters, dont la production coûte aujourd’hui plusieurs dizaines de millions d’euros, à un passe qui pourrait les amener, selon la formule retenue, à le mettre à disposition à prix cassé. Le plafond de dépenses alloué à chaque domaine culturel devrait, en tout cas, limiter les risques de phagocytage.
Composer avec les géants de la tech
Enfin, la manière dont ce passe s’intégrera dans l’écosystème commercial du jeu vidéo reste très floue. Contrairement à un théâtre ou à un cinéma, le monde de la manette ne fonctionne pas par tickets d’entrée, mais souvent par l’achat de jeu ou d’abonnement sur des plates-formes dématérialisées appartenant à des géants comme Apple, Google, Sony ou encore Valve.
Dans l’entourage de Françoise Nyssen, on confirme pourtant que les jeux dématérialisés sont également visés par ce passe. Pour l’instant, l’Etat finance intégralement la phase d’expérimentation. La donne pourrait changer lorsque ce sera aux acteurs de l’industrie eux-mêmes d’être invités à contribuer.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/07/20-7">
<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Des anciens collaborateurs aux activistes de l’OAS et à leurs admirateurs d’aujourd’hui, Frédéric Charpier retrace l’histoire de cette mouvance qui, contre la République, a fait le choix de l’action violente.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Aux sources de l’ultradroite adepte de l’action armée

Des anciens collaborateurs aux activistes de l’OAS et à leurs admirateurs d’aujourd’hui, Frédéric Charpier retrace l’histoire de cette mouvance qui, contre la République, a fait le choix de l’action violente.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 17h52
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            

Livre. Y a-t-il, aujourd’hui, un danger terroriste d’extrême droite ? Les récentes arrestations, en juin, de militants du groupe AFO (Action des forces opérationnelles) voulant s’en prendre à des musulmans ont jeté, une nouvelle fois, une lumière crue sur l’ultradroite, ce courant politique qui veut prendre les armes pour renverser la République. Des groupes épars qui s’inscrivent dans une longue lignée d’activistes nationalistes. C’est l’histoire de cette mouvance que Frédéric Charpier raconte dans Les Plastiqueurs.

Selon un déroulé chronologique, l’auteur de l’excellent Génération Occident (Seuil, 2005), qui raconte l’histoire de ce groupuscule étudiant d’extrême droite des années 1960, remonte aux lendemains de la seconde guerre mondiale où certains anciens collaborateurs sont recyclés dans la lutte contre le communisme. Dans cette ambiance de guerre froide, tous les coups sont permis contre l’ennemi soviétique, y compris utiliser les ennemis d’hier, coupables des pires vilenies.
Puis vient le cœur du livre, la matrice de ces radicaux qui veulent construire un « ordre nouveau » : la guerre d’Algérie. Sur une centaine de pages, Frédéric Charpier refait l’histoire de l’Organisation de l’armée secrète (OAS) et de ses multiples ramifications, qui irriguent, encore aujourd’hui, l’ultradroite. Il y a un peu plus d’un an, Logan Nisin, un militant d’extrême droite, voulait ainsi s’en prendre à Christophe Castaner et à Jean-Luc Mélenchon avec un embryon d’organisation baptisé… OAS.
Les assassinats politiques des années Giscard
Charpier retrace donc les parcours de figures principales des ultras de l’Algérie français, comme Jean-Jacques Susini, Pierre Sergent, Dominique Venner, Pierre Sidos mais aussi des moins connus comme Milka Ghenadieff ou Jean Nicolas Marcetteau de Brem. Le livre explore également les militants des années 1960 et 1970 autour d’Ordre nouveau et de leurs amis italiens, acteurs...




                        

                        


<article-nb="2018/09/07/20-8">
<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Une quarantaine de députés LRM, LR, Modem et Constructifs plaident dans une tribune au « Monde » pour l’adoption par le Parlement européen de la directive sur le droit d’auteur, afin de préserver la liberté de création dans le monde numérique.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Pour « un juste partage des revenus » entre créateurs et géants du Net

Une quarantaine de députés LRM, LR, Modem et Constructifs plaident dans une tribune au « Monde » pour l’adoption par le Parlement européen de la directive sur le droit d’auteur, afin de préserver la liberté de création dans le monde numérique.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 12h53
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Cela fait bien longtemps que l’on ne peut plus considérer le « monde numérique » comme un espace accessoire au « monde physique », tant son emprise sur nos sociétés ne cesse de croître. Chacun le ressent dans tous les aspects de sa vie. L’installation des géants mondiaux du numérique, essentiellement américains et chinois, aux premières places du classement mondial des capitalisations boursières en témoigne.
En tant que citoyens, nous sommes attachés aux opportunités sans égales que cette révolution porte et dont la diffusion des œuvres culturelles, à l’instar d’autres secteurs, a déjà formidablement bénéficié.
Mais nous faisons tous aussi le constat que les fruits de cette économie sont malheureusement injustement répartis. Certaines plates-formes en ligne profitent de leur pouvoir pour s’approprier une part disproportionnée des revenus liés à la diffusion des œuvres, sans juste rétribution de leurs créateurs. Alors que les biens culturels n’ont jamais été aussi présents dans nos vies, le risque plane d’une paupérisation de la création et d’une fragilisation de son écosystème, déjà précaire.

Le projet de directive sur le droit d’auteur dans le monde numérique, qui sera voté le 12 septembre au Parlement européen à Strasbourg, entend associer large diffusion et pérennité financière, opérant de la sorte un net changement de cap. En proposant un mécanisme de juste partage des revenus, plus favorable aux créateurs, il entend stimuler le renouvellement de la production culturelle, qui à défaut ne fera que s’appauvrir et s’uniformiser au fil des années. C’est un tournant déterminant.
Inquiétude légitime
Malheureusement, cette mesure, essentielle, est contestée. La principale critique, véhiculée à travers des campagnes de désinformation abondamment financées par ces plates-formes, porte sur les risques supposés de son application pour la liberté d’expression. Nombre de nos concitoyens sont sensibles à...




                        

                        


<article-nb="2018/09/07/20-9">
<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Selon le dernier baromètre Elabe, seulement 31 % des personnes interrogées disent désormais lui faire confiance, le niveau le plus bas depuis le début de son mandat.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤                     
                                                

« Ecouter, ce n’est pas céder à l’esprit du temps » : Macron réplique aux critiques sur son exercice du pouvoir

Selon le dernier baromètre Elabe, seulement 31 % des personnes interrogées disent désormais lui faire confiance, le niveau le plus bas depuis le début de son mandat.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 15h31
    |

            Alexandre Lemarié et 
Cédric Pietralunga








                        



   


Le plaidoyer est inhabituel de la part du chef de l’Etat. En chute libre dans les sondages et dépeint par l’opposition en Jupiter de plus en plus isolé à l’Elysée, Emmanuel Macron a tenté de rassurer, jeudi 6 septembre, assurant qu’il restait « à l’écoute » des Français. « On gagne toujours à écouter, à prendre garde, à entendre », a consenti le président de la République, lors d’une conférence de presse donnée au Luxembourg, où il était venu s’entretenir avec les premiers ministres belge, luxembourgeois et néerlandais. Comme s’il avait subitement intégré la nécessité de faire profil bas.
Interrogé sur sa valse-hésitation concernant le prélèvement à la source, qui a jeté le trouble jusqu’au sein de la majorité, M. Macron a reconnu que, « lorsqu’on est à l’orée de prendre une décision sur des sujets importants, il faut toujours écouter nos concitoyens ».
« Parce que j’ai écouté les craintes (…), parce que j’ai entendu, on a pu corriger des dispositifs qui étaient mal faits. Alors que nous aurions eu trois millions de Français qui allaient perdre de l’argent dans les premiers mois de l’année 2019, il n’y en aura plus », a-t-il plaidé, en référence à la décision de verser dès le mois de janvier un acompte de 60 % de certains crédits d’impôt.

        Lire aussi :
         

                L’Assemblée, victime collatérale du remaniement



Popularité en berne
Ce changement d’attitude du chef de l’Etat, jusqu’ici moins prompt à se justifier, intervient alors que sa cote de popularité dégringole depuis le début de l’été. Selon le baromètre Elabe publié jeudi dans Les Echos et sur Radio Classique, seulement 31 % des personnes interrogées disent désormais faire confiance à M. Macron, le niveau le plus bas depuis le début de son mandat. Les trois quarts des Français (74 %) jugent en outre sa rentrée politique mauvaise, selon un sondage Odoxa Dentsu Consulting rendu public aussi jeudi par franceinfo et Le Figaro. « Les Français sont devenus très sceptiques sur la volonté réformatrice de l’exécutif », estime la directrice générale d’Odoxa, Céline Bracq.
Résultat, la Macronie s’inquiète. Ministre le plus expérimenté du gouvernement et soutien indéfectible de M. Macron, Gérard Collomb a appelé l’exécutif à « un peu d’humilité et plus d’écoute des Français ». « En grec, il y a un mot qui s’appelle “hubris”, c’est la malédiction des dieux, quand à un moment donné, vous devenez trop sûr de vous, que vous pensez que vous allez tout emporter », a mis en garde le ministre de l’intérieur, jeudi sur BFM-TV, rappelant que « dans les palais de la République, on perd la capacité de lien et d’écoute avec la population ».
L’opposition s’est elle aussi engouffrée dans la brèche. Jeudi matin, lors de sa conférence de presse de rentrée, Gérard Larcher a dressé un véritable réquisitoire contre le style de la présidence de M. Macron, axé, selon lui, sur « l’hypercommunication », les « effets d’annonces » et « un exercice solitaire du pouvoir ».

        Lire aussi :
         

                Face à son impopularité croissante, Macron veut « tenir »



Contradictions
Sur un ton plus offensif que jamais, le président du Sénat a fustigé les contradictions d’un président capable de « prôner la République exemplaire et “en même temps” des passe-droits inexplicables et des nominations discutables ». Référence à l’affaire Benalla ou à la récente nomination de l’écrivain Philippe Besson, proche du chef de l’Etat, à la tête du consulat de France à Los Angeles.
Pour cette figure du parti Les Républicains, l’affaire Benalla n’a pas seulement « semé le doute sur la République “exemplaire” » que M. Macron « avait promise », « elle a été l’expression d’une crise plus grave qui tient au mode de fonctionnement de la présidence de la République et à la façon personnelle du chef de l’Etat d’exercer son mandat ». 
Pour autant, pas question pour Emmanuel Macron de se laisser paralyser. « Cet esprit d’écoute, cette considération pour nos concitoyens, leurs inquiétudes légitimes, ne doit en rien entraver le cœur du mandat qui m’a été donné par les Français qui est de transformer en profondeur la France », a-t-il déclaré au Luxembourg. « Ecouter, ce n’est pas céder à l’esprit du temps », a averti le chef de l’Etat, déterminé à « mener des réformes importantes, difficiles, dont les pleins effets parfois – je pense à la réforme des retraites – se verront dans cinq ou dix ans, mais qu’on a toujours différées. »

        Lire aussi :
         

                Emmanuel Macron, le statu quo pour sortir de la crise






                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/07/20-10">
<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ L’ancien premier ministre prépare activement sa candidature à quelques mois des municipales espagnoles de 2019.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Manuel Valls tisse ses réseaux à Barcelone

L’ancien premier ministre prépare activement sa candidature à quelques mois des municipales espagnoles de 2019.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 11h06
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 17h36
    |

            Sandrine Morel (Barcelone, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Manuel Valls a fait salle comble jeudi 6 septembre à Barcelone, dans la librairie où il présentait l’essai Anatomía del procès (Ed. Debate, non traduit), dont il a écrit la préface. Aux côtés de la politologue Astrid Barrio, du journaliste d’El Pais Lluis Bassets et de l’historien Joaquim Coll, coauteurs de cet ouvrage qui décortique la montée de l’indépendantisme en Catalogne, l’ancien premier ministre français a participé à une conférence aux airs de précampagne.
Mais, s’il a profité du micro qui lui était tendu pour défendre une nouvelle fois sa vision de Barcelone comme une ville ouverte et cosmopolite, « qui parle au monde, qui doit être une capitale de l’Europe du Sud », il n’a pas encore voulu confirmer sa candidature aux municipales du 26 mai 2019. « Ce n’est pas le moment, pas l’endroit », a-t-il tranché malgré l’insistance des médias et la curiosité du public, avant de s’éclipser sur les trottoirs de la Rambla de Catalunya, sous une pluie battante.
Manuel Valls, Barcelonais de naissance, devenu un des grands défenseurs de l’unité de l’Espagne après la tentative de sécession du gouvernement catalan, en 2017, fait encore durer le suspense. Mais il a confirmé à la radio RN4 qu’il annoncera sa décision courant septembre.
« Sa candidature semble opportuniste »
Celle-ci ne fait guère de doute, selon son entourage. Et il suffit de lire le prologue du livre dont il était question jeudi pour comprendre le désir qui l’anime de franchir le pas. Il dédie une bonne partie du texte à se replacer dans une longue tradition familiale catalaniste. Il ne tarit pas d’éloges sur les atouts de Barcelone, une « ville ouverte, généreuse, méditerranéenne, espagnole, européenne. Une ville monde ». Très dur avec l’indépendantisme, il insiste enfin sur ses « multiples prises de position, basées sur des convictions fermes, le respect de tout un chacun et la volonté de réconciliation ».
Surtout,...




                        

                        


<article-nb="2018/09/07/20-11">
<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Dans cette chronique, l’économiste Gilbert Cette estime que les solutions pour réformer un modèle social français à la peine sont à trouver dans la réduction des inégalités initiales par l’amélioration de l’offre compétitive et le renforcement de la mobilité sociale.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« L’emploi est au cœur des inégalités »

Dans cette chronique, l’économiste Gilbert Cette estime que les solutions pour réformer un modèle social français à la peine sont à trouver dans la réduction des inégalités initiales par l’amélioration de l’offre compétitive et le renforcement de la mobilité sociale.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 11h46
    |

Gilbert Cette (Professeur associé à l’université d’Aix-Marseille)







                        



                                


                            
Entreprises. La France est un pays « spontanément » très inégalitaire. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) mesure les inégalités de revenus dans les trente-six pays qui la composent, l’indice synthétique de Gini étant le plus utilisé. Cet indicateur montre que, avant impôts et transferts sociaux, seuls cinq pays sont plus inégalitaires que la France (l’Espagne, la Grèce, l’Irlande, l’Italie et le Portugal), deux sont équivalents (la Lituanie et le Royaume-Uni), les vingt-huit autres sont moins inégalitaires – non seulement les pays nordiques et scandinaves, mais aussi le Canada et les Etats-Unis, ou encore le Mexique et la Turquie.
Les politiques visant à réduire les inégalités peuvent s’inscrire dans deux logiques différentes
En revanche, après impôts et transferts, la situation est différente : seize pays sont plus inégalitaires, six sont équivalents et douze sont moins inégalitaires.
Les politiques visant à réduire les inégalités peuvent s’inscrire dans deux logiques différentes. Elles peuvent corriger les inégalités spontanées en amplifiant la progressivité de l’impôt pour « prendre aux riches » et les transferts sociaux pour redistribuer vers les plus défavorisés. Mais la France est déjà l’un des pays dans lesquels ces politiques sociales sont les plus larges, et le risque est alors de brider la croissance économique par les distorsions inévitablement induites par les impôts et transferts, en particulier sur l’offre de travail.
Renforcer l’offre compétitive
L’autre logique est de favoriser la croissance et la création d’emplois par des politiques d’offre, afin de réduire les inégalités initiales (avant impôts et transferts). Il s’agit alors de réduire ces inégalités initiales par la croissance et l’emploi, afin d’avoir moins à corriger ensuite par des politiques redistributives.
Parmi les trente-six pays de l’OCDE, quatre seulement pâtissent d’un taux de chômage supérieur au nôtre
L’emploi...




                        

                        


<article-nb="2018/09/07/20-12">
<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le succès de l’agriculture biologique ne se dément pas notamment dans les grandes cultures et les céréales. En dépit des retards de paiement des aides.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Record de conversions dans le bio chez les agriculteurs

Le succès de l’agriculture biologique ne se dément pas notamment dans les grandes cultures et les céréales. En dépit des retards de paiement des aides.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 12h39
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

L’agriculture biologique continue à susciter des vocations. Jamais les bataillons d’agriculteurs désireux d’opter pour des pratiques plus respectueuses de l’environnement n’ont été aussi nombreux. « Le nombre de nouveaux engagés dans l’agriculture biologique atteint 4 300 fin juillet 2018, à comparer aux 3 700 comptabilisés sur la même période un an plus tôt. Un niveau record », affirme Florent Guhl, directeur général de l’Agence Bio. Sachant que, fin 2017, ils étaient 36 664 à revendiquer le label à la feuille verte.
« Il y a notamment une forte présence des grandes cultures et des céréales », précise M. Guhl. Il est vrai que la demande est forte dans ces filières sensibilisées plus tardivement. Et les conversions s’expliquent par les deux dernières années durant lesquelles les prix ont baissé. Pour M. Guhl, la présence renforcée des céréaliers incite à la prudence pour comptabiliser les surfaces. « Certains agriculteurs – environ 25 % – ne passent pas toute leur surface en bio. Ce phénomène pourrait s’accélérer avec le plafonnement des aides dans certaines régions. »
Le paiement des aides a viré au casse-tête pour les agriculteurs. « C’est un sérieux problème », affirme Philippe Hébert, un céréalier bio installé sur 160 hectares à Saint-Illiers-le-Bois (Yvelines). Il attend toujours 55 000 euros d’aides qui devaient lui être versées afin d’accompagner sa conversion au bio. Un solde des sommes dues au titre des années 2016 et 2017.
« Calcul économique »
Or, lorsque cet agriculteur a fait le choix, en 2015, d’abandonner engrais de synthèse et produits phytosanitaires chimiques, c’était par « calcul économique » et non par conviction. Mais il est depuis confronté à des retards à répétition de versement des aides et a été contraint de faire des crédits de court terme auprès des banques. Avec les frais afférents.
Il subit également les changements de règle du jeu en cours de parcours. En 2018,...




                        

                        


<article-nb="2018/09/07/20-13">
<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Confirmée, la ministre de la culture a désormais une deuxième chance, dit dans sa chronique Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Tout le monde ou presque veut que Françoise Nyssen s’en aille, et elle est toujours là »

Confirmée, la ministre de la culture a désormais une deuxième chance, dit dans sa chronique Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde ».



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 10h33
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 19h55
    |

            Michel Guerrin








                        



                                


                            

Chronique. Un nombre impressionnant de personnalités de la culture ont posé leur nom sous un manifeste publié dans Le Monde du 4 septembre. Pour parler de création ? De politique culturelle ? De Françoise Nyssen, si décriée et dont on annonçait le départ ? Non. Pour tirer la sonnette d’alarme sur l’avenir de la planète. C’était juste après la démission de Nicolas Hulot. Comme si ces personnalités, si impliquées dans le théâtre, le cinéma ou l’art, voulaient aller à l’essentiel. Comme si elles avaient tiré un trait de désillusion sur la capacité de la ministre à faire bouger les choses.
Tout le monde ou presque veut que M. Hulot reste et il s’en va parce qu’il se dit impuissant. Tout le monde ou presque veut que Françoise Nyssen s’en aille parce qu’elle semble n’avoir prise sur rien, et elle est toujours là, après le mini-remaniement du gouvernement.
C’est le signe d’une pugnacité, à mettre au crédit de la ministre. Elle a désormais une deuxième chance, et peut-être va-t-elle redresser la barre. L’avenir le dira. Mais elle part de loin. Aucun autre ministre issu de la société civile n’a à ce point écorné son image en un peu plus d’un an. C’est ce qui arrive quand on accepte de devenir ministre sans moyens supplémentaires et sans appui présidentiel – comme Nicolas Hulot en somme. En prime, quand on est dans la lumière, on prend des coups. C’est ainsi que la patronne respectée d’une maison d’édition exemplaire (Actes Sud) est désormais moquée, et l’entreprise qu’elle a quittée éclaboussée.
Une obsession légitime
Avant l’été, elle n’était pas au mieux. Son problème est que les coups les plus rudes sont venus après. Ils sont partis en juin quand Le Canard enchaîné a révélé qu’elle avait agrandi les locaux arlésiens d’Actes Sud sans respecter les codes de l’urbanisme. Le journal en a remis une couche en affirmant qu’elle avait agrandi de 150 m² les locaux parisiens de la maison d’édition, provoquant le 23 août,...




                        

                        


<article-nb="2018/09/07/20-14">
<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Le démission de Nicolas Hulot a entraîné le départ de François de Rugy, qui a lui-même provoqué des rivalités à LRM pour savoir qui accédera au perchoir.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’Assemblée, victime collatérale du remaniement

Le démission de Nicolas Hulot a entraîné le départ de François de Rugy, qui a lui-même provoqué des rivalités à LRM pour savoir qui accédera au perchoir.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 10h32
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 19h21
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            

En apparence, le remaniement ministériel a réglé le problème de la démission de Nicolas Hulot : mardi 4 septembre, François de Rugy a remplacé l’ancien animateur d’« Ushuaïa » au ministère de l’écologie. Point final d’une séquence chaotique ? Pas tout à fait… Car ce mouvement impulsé par Emmanuel Macron a fait une victime collatérale : l’Assemblée nationale. Avec l’arrivée de l’ancien président du Palais-Bourbon au gouvernement, la majorité a brutalement basculé dans des manœuvres, des jeux d’alliances, des attaques internes ou des retournements de veste. Bref, dans des méthodes héritées de « l’ancien monde », qui tranchent avec la promesse initiale des députés La République en marche (LRM) de rénover les pratiques politiques.
Depuis trois jours, les fils de discussion de la messagerie Telegram des élus macronistes ne sont plus focalisés sur les projets de réforme à venir et les sujets de fond. Les messages sont tous axés sur des rivalités de personne. Avec deux enjeux majeurs : qui va accéder au perchoir ? Et s’il s’agit de Richard Ferrand, jusque-là chef de file des députés LRM, qui lui succédera à la tête du groupe ? Les combinaisons possibles étant multiples, chacun s’y perd en conjectures. Plus grave, la séquence a pour effet d’éveiller des ambitions chez les 312 députés macronistes et, par ricochet, d’exacerber les rivalités entre eux.
« Avec le remaniement, Macron a tenté de régler plusieurs problèmes : il a voulu exfiltrer de Rugy de la tête de l’Assemblée car il ne le jugeait pas au niveau ; mettre fin à la guéguerre Rugy-Ferrand pour le perchoir ; et trouver un point de chute à Ferrand qui ne s’est jamais plu à la présidence du groupe », analyse un député LRM. Avant de lâcher, en grimaçant : « Le hic, c’est qu’il met le feu à l’Assemblée. » « La séquence bordélise totalement notre groupe », s’inquiète un autre.

Volte-face
La première échéance-clé aura lieu lundi 10 septembre....




                        

                        


<article-nb="2018/09/07/20-15">
<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Une lettre de cadrage envoyée le 26 juillet prévoit de parvenir à cet objectif d’ici à 2022.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤                     
                                                

Matignon envisage de supprimer 1 600 postes de fonctionnaire au ministère des sports

Une lettre de cadrage envoyée le 26 juillet prévoit de parvenir à cet objectif d’ici à 2022.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 10h22
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 18h15
   





                        


Une lettre de cadrage envoyée par Matignon au ministère des sports, consultée par l’Agence France-Presse (AFP), prévoit la suppression de 1 600 postes de fonctionnaire d’ici à 2022.
« Dans le cadre du processus “Action publique 2022”, vous serez appelés à appliquer un schéma d’emplois de moins 1 600 ETP (équivalent temps plein) au cours de la période 2018-2022. »
La missive, envoyée le 26 juillet, alors que Laura Flessel était encore ministre des sports, rappelle la promesse présidentielle de supprimer 50 000 postes de fonctionnaire. Matignon compte « sur une transformation du mode de gestion des conseillers techniques sportifs (CTS) et sur la réduction de leur nombre, ainsi que sur une rationalisation des services déconcentrés » pour parvenir à cet objectif.
Le courrier fixe en outre à environ 450 millions d’euros le budget du ministère pour la loi de finances 2019, en baisse de 30 millions.

        Lire aussi :
         

                Remaniement : Laura Flessel quitte un ministère des sports plus faible qu’à son arrivée



La moitié des effectifs concernée
Rémunérés par l’Etat, les conseillers techniques sportifs, au nombre de 1 600, travaillent auprès des fédérations sportives. Il s’agit, par exemple, des directeurs techniques nationaux (DTN), des entraîneurs nationaux et d’autres conseillers. Leur rôle est d’aider les fédérations pour le haut niveau et le développement des pratiques sportives sur le territoire, selon la politique fixée par l’Etat.
Les agents du ministère travaillent aussi dans les directions régionales ou départementales de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale. Selon plusieurs sources interrogées par l’AFP, le total des agents du ministère se situe entre 3 000 et 3 500.
« C’est un effort démesuré, extravagant et injustifié. La part de ce qui est demandé aux sports ne représente pas du tout sa part réelle. On organise la disparition du ministère des sports », a réagi le député Nouvelle Gauche Régis Juanico, coprésident à l’Assemblée du groupe de travail sur les Jeux olympiques de Paris en 2024.
« C’est un signal clair que l’Etat se désengage clairement du sport en tant que politique publique nationale », a-t-il aussi dénoncé, faisant valoir que le chiffre de 1 600 représentait la moitié des effectifs. Il a aussi souligné « l’importance » des conseillers techniques sportifs dans le système actuel : « Beaucoup de fédérations n’ont pas les moyens de les prendre en charge. »
Dans un communiqué, l’Association des directeurs techniques nationaux s’élève contre une « lettre de cadrage imposant de manière méprisante » de réduire les effectifs. Dénonçant une « volonté de destruction humaine massive, stupéfiante et atterrante », Philippe Bana, DTN du handball français et président de l’association, s’insurge contre une mesure « intimant [à la France du sport] de tuer son encadrement ». Et déplore le mauvais signe envoyé en direction des acteurs, alors que le pays prépare les Jeux olympiques de Paris 2014.
Précisions dans les prochaines semaines
Interrogé par l’AFP, Matignon a répondu que « le modèle », qui « ne répond plus aux enjeux actuels », est en « transformation » pour « laisser un espace » aux collectivités et au mouvement sportif, à qui l’Etat « souhaite donner davantage la main ».
Une partie du mouvement sportif réclame en effet plus d’autonomie. Une nouvelle agence nationale du sport devrait être créée en 2019 pour piloter le haut niveau et le sport pour tous, avec une gouvernance partagée entre Etat, mouvement sportif et collectivités territoriales.
Dans ce contexte, « un repositionnement des personnels est une évidence », ajoute Matignon : « Il ne s’agit pas de remettre en cause l’action des CTS mais de les intégrer davantage à la vie des fédérations. »
Les « orientations », la « méthode » et le « calendrier » seront précisés « dans les prochaines semaines » par le premier ministre et par la nouvelle ministre des sports, Roxana Maracineanu, a conclu Matignon.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/07/20-16">
<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Emmanuel Macron a fait de ce nouvel impôt une priorité politique à Bruxelles. Il se heurte à une Allemagne réticente.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’Europe bute sur la taxation des géants du numérique

Emmanuel Macron a fait de ce nouvel impôt une priorité politique à Bruxelles. Il se heurte à une Allemagne réticente.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 10h11
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 11h52
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Les prochains jours seront décisifs pour la taxe numérique voulue par Emmanuel Macron. Le président français et son ministre de l’économie, Bruno Le Maire, vont-ils enfin, après douze mois de lobbying, parvenir à vaincre les réticences de leurs partenaires européens, à commencer par celles de Berlin ?
M. Macron a fait de ce nouvel impôt européen sur l’activité numérique une priorité politique à Bruxelles et compte bien s’en prévaloir pour aborder la dernière ligne droite avant les élections européennes, au printemps 2019.

Mais, en matière fiscale, l’unanimité est requise au Conseil (les Etats membres). Or, à mesure qu’avance la campagne pour le scrutin de mai 2019, les positions des gouvernements autour de la table se radicalisent. M. Macron espère que la chancelière allemande, Angela Merkel, lui donnera quelques assurances, lors de leur rencontre, vendredi 7 septembre, à Marseille.
Il en va de même pour Bruno Le Maire, qui attend un signal positif de son alter ego, le social-démocrate Olaf Scholz, samedi 8 septembre, lors d’une réunion des ministres des finances de l’Union européenne, à Vienne. Surtout, après les révélations, mercredi 5 septembre, de l’hebdomadaire populaire Bild, qui a fait état d’une note confidentielle du ministère des finances allemand dénonçant une taxe « non productive ».
Quelques raisons d’être optimistes
Le ministère a démenti l’abandon du projet de taxe numérique par l’Allemagne, mercredi, sans pour autant rien promettre à Paris. « Aucune décision n’a encore été prise par le ministre ou le ministère », a assuré un porte-parole.
M. Le Maire a bien résumé l’enjeu, le même jour, sur LCI : « Il faut qu’en janvier 2019, nous ayons décidé sur le sujet. Si nous ne sommes pas capables de rétablir l’égalité fiscale et de taxer les géants du numérique, nous le paierons dans les urnes. »
Le ministre a poursuivi son raisonnement le lendemain, jeudi 6 septembre,...




                        

                        


<article-nb="2018/09/07/20-17">
<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Une centaine de citoyens, âgés de 23 ans à 72 ans, étaient invités jeudi 6 septembre à débattre des retraites et à émettre des propositions de réforme. Les inscriptions sont ouvertes pour les sept autres ateliers prévus dans les semaines à venir.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤                     
                                                

Dans les coulisses du premier atelier participatif sur la réforme des retraites

Une centaine de citoyens, âgés de 23 ans à 72 ans, étaient invités jeudi 6 septembre à débattre des retraites et à émettre des propositions de réforme. Les inscriptions sont ouvertes pour les sept autres ateliers prévus dans les semaines à venir.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 07h57
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 08h35
    |

                            Aurélie Blondel








                        



   


« Je suis jeune mais je me pose des questions sur ma retraite. Est-ce que j’en aurai une ? Est-ce que ce sera quelque chose de bien ? », Il est un peu plus de 9 heures jeudi 6 septembre, Coralie, 28 ans, explique aux six personnes assises autour d’elle ce qui l’a motivée à s’inscrire au premier atelier participatif sur la réforme des retraites, organisé à Montreuil, près de Paris. Face à elle, Maurice, 56 ans, ex-indépendant désormais salarié d’un grand groupe, raconte avoir posé un jour de congé et fait une heure et demie de route pour être présent. « J’avais envie d’éclaircir ma vision de la réforme et de venir parler de choses qui me tiennent à cœur dans le système, comme la réversion. »
Lorient, Arras, Strasbourg, etc. : cet atelier francilien sera suivi de sept autres d’ici à fin octobre, dans différentes régions. L’objectif du haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye : faire débattre les participants pour qu’émergent des propositions citoyennes.

        Lire aussi :
         

                Préparation de la retraite : le Perp sera-t-il vraiment plus attractif avec la loi Pacte ?



La journée débute par une présentation du système actuel et, forcément, des raisons qui poussent le gouvernement à vouloir le remplacer. Jean-Paul Delevoye évoquera aussi les grandes lignes de la réforme envisagée, son calendrier, sa méthode. Tout au long de la matinée, la centaine de participants est invités à réagir sur ces éléments en petits groupes. A dire ce que leur inspire la retraite, ce qu’il faudrait conserver ou supprimer du système en vigueur. Puis à poser leurs questions au haut-commissaire.
« Supprimer la gestion paritaire »
Au fond de la salle, à la table numéro trois, celle de Coralie et Maurice, on entre vite dans le vif du sujet. « Il ne faudrait garder qu’un régime de retraite pour mettre fin à la complexité et aux injustices », lance Maurice. « Et supprimer la gestion paritaire », ajoute Sophie, 50 ans, consultante en ressources humaines.
« Il faut penser à donner des droits à la retraite à ceux qui s’engagent, les bénévoles », note son voisin Bertrand, retraité depuis deux mois. Les discussions sont posées et argumentées, le débat constructif. « Et si on liait les pensions non pas aux cotisations mais au niveau de qualification de la personne ? », propose de son côté Martin, un comédien de 30 ans.

        Lire aussi :
         

                Pensions de réversion : dix chiffres à connaître



« Concernant le montant de la retraite, je pense qu’on doit accepter une part d’imprévisibilité, c’est une information qu’on ne peut pas avoir car il dépendra forcément du contexte économique au moment du départ », estime encore le jeune homme. Pour Coralie, qui travaille dans un cabinet d’expert-comptable, il serait pertinent d’étendre la réversion aux pacsés. La jeune femme s’inquiète, par ailleurs, pour les droits à la retraite des jeunes qui sont entrés tardivement sur le marché du travail en raison de longues études.
Flou
« Mettre sur pied un système universel, c’est très bien sur le papier, mais c’est encore flou, et surtout, quand certains descendront dans la rue pour défendre leurs droits actuels, aboutira-t-on vraiment au final à un système universel ? », s’interroge-t-elle encore. « Si un euro cotisé donne les mêmes droits, que se passera-t-il pour les aléas de la vie, comme le chômage ? », interpelle, quant à lui, Martin.

        Lire aussi :
         

                Les futurs retraités s’inquiètent davantage pour leurs finances que pour leur santé



Cette question du poids de la solidarité dans le nouveau système est celle qui revient le plus dans la bouche des participants. Il y aura dans le nouveau système comme deux étages, l’un pour refléter la carrière, l’autre pour la solidarité, répond, face à ces inquiétudes, l’équipe de M. Delevoye.
Au fil de la journée, les débats s’affinent. Les participants abordent une thématique commune qui leur avait été communiquée à l’avance : les droits à la retraite dans le cadre des nouvelles formes de travail. Mais aussi un autre sujet, lui tiré au sort  – notre table numéro trois planchera ainsi sur la retraite des personnes handicapées et des aidants familiaux. Ce thème inspire peu nos participants, qui s’accordent à dire que bien que fondamental, il est très complexe et qu’il est dommage qu’ils n’aient pu se renseigner avant de venir afin de pouvoir formuler des propositions plus pertinentes à ce sujet.
Huit heures de remue-méninges collectif
Jim, le facilitateur de la table, ne perd pas une miette des échanges. Tout au long de ces quasi huit heures de remue-méninges collectif, il a tout résumé par écrit, pour que les débats de la journée puissent être synthétisés et les propositions publiées sur la plateforme de consultation citoyenne sur la réforme, mise en ligne fin mai.
« Tous ces débats sont intéressants », conclut Martin, « mais la limite de ce type d’ateliers, c’est qu’ils sont juste consultatifs, comment se traduiront nos propositions lors de l’élaboration de la loi ? »
« J’ai pris l’engagement que lorsque je ferai mes préconisations au gouvernement, les contributions citoyennes seront précisément citées (…) il nous faut faire confiance à l’intelligence citoyenne », martèle de son côté M. Delevoye. Sur le thème abordé en fin de journée par exemple, celui des droits à la retraite dans le cadre des nouvelles formes de travail, « j’ai noté les trois principales idées des participants : que les cotisations soient modulables, qu’il y ait un niveau de cotisation minimal, et que davantage de sensibilisation et d’éducation soient réalisées », détaille-t-il.

        Lire aussi :
         

                Dix chiffres à connaître sur la retraite



Ce qu’il a retenu de ce premier atelier ? « Je ne m’attendais pas à une telle maîtrise de la question de la part des participants, je suis impressionné par leur investissement. Mais aussi par leur impertinence : ils sont francs, n’ont pas peur de s’exprimer, c’est très bien. »
Les ateliers suivants auront lieu le 18 septembre à Lorient, le 20 à Arras, le 2 octobre à Strasbourg, le 5 à Toulon, le 17 à Angoulême, le 19 à Dijon, le 23 à Toulouse. Vous pouvez vous inscrire sur ce site, jusqu’à une semaine avant chaque date. La consultation citoyenne en ligne est, elle, accessible jusqu’au 25 octobre ; chacun est invité à s’exprimer sur une dizaine de thématiques liées à la réforme.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/09/07/20-18">
<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ La ministre du travail évoque dans un entretien au « Monde » les discussions en cours avec les partenaires sociaux et assure qu’elle n’est « attachée à aucune piste en particulier » pour rééquilibrer les comptes de l’assurance-chômage.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 06/09/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Muriel Pénicaud : « Je fais le pari que la négociation est possible »

La ministre du travail évoque dans un entretien au « Monde » les discussions en cours avec les partenaires sociaux et assure qu’elle n’est « attachée à aucune piste en particulier » pour rééquilibrer les comptes de l’assurance-chômage.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 16h53
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            

Muriel Pénicaud est ministre du travail. Elle revient pour Le Monde sur les réformes sociales qui ont jalonné les seize premiers mois du quinquennat Macron.
Les rencontres bilatérales entre le gouvernement et les partenaires sociaux se sont achevées mercredi. Quel bilan en tirez-vous ?
Trois thématiques ont été abordées : la négociation d’une nouvelle convention Unédic sur les règles de l’assurance-chômage, la santé au travail et les indemnités journalières versées en cas d’arrêt maladie. Nous avons également demandé aux organisations patronales et syndicales quels étaient les autres sujets qui leur paraissaient devoir être inscrits à l’agenda social. Un point émerge : l’impact de la révolution numérique et de la transition écologique sur le contenu des métiers et les formes d’organisation du travail. Il s’agit d’avoir un débat approfondi au plan national. C’est un sujet qui sera aussi à l’agenda international, notamment du G7 en 2019.
Nous poursuivons notre projet de transformation après les ordonnances travail et la loi avenir professionnel. Il s’agit de créer les conditions d’un changement culturel, qui fait confiance au dialogue social sur le terrain, qui croit dans le potentiel de développement de chacune et de chacun, et qui s’appuie sur l’intelligence collective pour un projet de société centré sur le travail, l’éducation et la formation.

Qu’en est-il de l’assurance-chômage ?
L’objectif est clair : mettre en place une assurance-chômage qui n’enferme plus les personnes dans la précarité et incite davantage à la reprise d’un emploi durable. Certaines règles encouragent un recours, que nous jugeons excessif, au contrat à durée déterminée (CDD) et à l’intérim. Il faut régler ça.
Nous engageons une démarche en vue de parvenir à un diagnostic partagé, cela ne veut pas dire pour autant que tout le monde sera d’accord sur les solutions. Les organisations patronales...




                        

                        


<article-nb="2018/09/07/20-19">
<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ L’ancien secrétaire national de la CFDT est décédé le 19 août à Roquecourbe (Tarn), à l’âge de 87 ans.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La mort du syndicaliste Robert Bono

L’ancien secrétaire national de la CFDT est décédé le 19 août à Roquecourbe (Tarn), à l’âge de 87 ans.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 17h38
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 17h42
    |

            Michel Noblecourt








                        



                                


                            

Le 18 octobre 2017, il avait tenu, malgré sa fatigue, à participer à l’hommage que la CFDT rendait à son ancien secrétaire général, Edmond Maire, qui venait de disparaître. Ancien secrétaire national de la CFDT, Robert Bono est mort le 19 août à Roquecourbe (Tarn), des suites d’une longue maladie, à l’âge de 87 ans. Cet humaniste au cœur tendre, qui avait voué sa vie au syndicalisme et au combat pour la justice sociale, a quitté la scène discrètement.
Né le 28 septembre 1930 à Roquecourbe, Robert Bono était le fils d’immigrés italiens très pauvres. Grâce « à une dérogation accordée par le maréchal Pétain », s’amusait-il à raconter, il obtient une dispense pour passer son certificat d’études avec un an d’avance. Ses parents n’ayant pas la nationalité française, il n’obtient pas de bourse et doit travailler dès l’âge de 13 ans. La veille de son premier emploi, comme valet de ferme, il se jette dans l’escalier pour tenter d’y échapper. En vain. Le jeune Robert ne cesse de s’instruire, en lisant de nombreux livres. A 14 ans, il entre dans une filature comme ouvrier. Quand un de ses camarades, délégué syndical, est licencié, il mène une grève pour obtenir sa réintégration.
« La leçon aux ministres »
En 1964, Robert Bono, devenu permanent de la CFDT à l’union départementale (UD) du Tarn, participe au congrès de Roubaix qui acte le regroupement de l’habillement, du cuir et du textile dans une même fédération, Hacuitex. Il y rencontre sa future épouse, Marcelle, avec laquelle il aura trois filles. De 1967 à 1969, il est secrétaire général de l’UD du Tarn. En 1971, Edmond Maire le fait venir au secteur action sociale et cadre de vie de la confédération. Il s’installe alors avec sa famille dans une tour à Sarcelles (Val-d’Oise). En octobre 1973, il devient membre de la commission exécutive – le gouvernement de la CFDT –, où il pilotera, jusqu’en 1985, avec compétence et combativité, le vaste secteur de la protection sociale. En 1977, il va s’établir...




                        

                        


<article-nb="2018/09/07/20-20">
<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Revendiquer des qualités dites féminines se retourne souvent contre les femmes candidates ou élues. Pour la spécialiste de sciences politiques Delphine Dulong, le vrai progrès résiderait dans « l’indifférence au genre ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« L’affirmation d’une identité sexuée se révèle pleine de pièges pour les femmes en politique »

Revendiquer des qualités dites féminines se retourne souvent contre les femmes candidates ou élues. Pour la spécialiste de sciences politiques Delphine Dulong, le vrai progrès résiderait dans « l’indifférence au genre ».



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 17h26
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 10h10
    |

                            Julie Clarini








                        



                                


                            
Delphine Dulong est maîtresse de conférences en sciences politiques à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne. Ses travaux portent sur l’articulation ­entre les institutions politiques et les formes de la domination sociale et masculine.
Aux Etats-Unis, une nouvelle génération de femmes se présente aux élections de mi-mandat, qui auront lieu le 6 novembre. Dans les clips de campagne pour les investitures, elles insistent beaucoup sur le fait qu’elles sont des femmes, certaines en évoquant des agressions sexuelles dont elles ont été victimes, d’autres, comme la candidate au poste de gouverneur du Maryland, en déroulant son programme en même temps qu’elle allaite. Est-ce nouveau ?
Que les femmes essaient de se légitimer en revendiquant leur identité sexuée, ce n’est pas tout à fait nouveau. Il faut se rappeler que ce n’est pas comme citoyennes que les femmes ont accédé historiquement à la représentation politique, mais en tant que mères et épouses. Michelle Bachelet, l’ancienne ­présidente du Chili, se faisait appeler « la mère de tous les Chiliens », et, encore aujourd’hui, Angela Merkel est surnommée « Mutti », alors qu’elle n’a pas d’enfants.
Ce qui est nouveau, en revanche, c’est de ­revendiquer son appartenance au genre féminin sans préciser son état civil. Les tout premiers travaux sur les femmes politiques françaises montrent bien que pour paraître légitimes aux yeux de leurs pairs, jusque dans les années 1970, les élues devaient mimer les comportements masculins.
Ce n’est pas étonnant : les institutions politiques ont été faites par et pour des hommes, à une époque où la question de l’égalité entre les sexes ne se ­posait guère. Le fait que des femmes puissent dire « votez pour moi parce que je suis une femme », c’est donc un changement.
Mais la vraie question est de savoir s’il va dans le sens du progrès. Ce n’est pas évident. Dans le cas américain, la mise en avant des agressions sexuelles est une levée de...




                        

                        

