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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-1"> ¤ Le TGV va trop vite, les autoroutes vous dépriment ? Vous rêvez de prendre le temps de découvrir les paysages. Voici cinq destinations pour musarder avant la rentrée.
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Tout doucement : cinq idées de voyages sans se presser


                      Le TGV va trop vite, les autoroutes vous dépriment ? Vous rêvez de prendre le temps de découvrir les paysages. Voici cinq destinations pour musarder avant la rentrée.



LE MONDE
 |    01.09.2018 à 08h00
    |

                            Olivier Razemon







En Intercités : Paris-Toulouse en sept heures

   


Pourquoi rallier Toulouse en une heure trente alors que vous pourriez mettre sept heures ? Oubliez la navette aérienne et même le TGV. Le train qui relie Paris à Toulouse via Limoges ne s’appelle plus Capitole depuis un moment, mais le parcours est resté le même. Les voitures, spacieuses, permettent d’emporter beaucoup de bagages et présentent de larges baies vitrées à travers lesquelles défile l’Hexagone. De l’église Saint-Martin d’Etampes (Essonne) aux langueurs du canal du Midi, en passant par les sombres futaies de Sologne, les collines sauvages du Limousin ou le viaduc ferroviaire de Souillac (Lot), le parcours mène lentement vers le Midi. La topographie imprime des mouvements au convoi et marque jusqu’au corps du voyageur. Ahanant, tournicotant dans les vallées et les tunnels entre Brive et Limoges, le train retrouve une bonne allure, et le voyageur sa sérénité, entre Montauban et Toulouse. La voie de chemin de fer traverse la Loire à Orléans, le Cher à Vierzon, la Creuse à Argenton, la Vienne à Limoges, le Lot à Cahors et le Tarn à Montauban. En plus d’une révision des sous-préfectures oubliées, ce voyage offre un cours d’hydrographie.
25 € l’aller sur le site de la SNCF.
Dormir : La Villa du Taur, à Toulouse, entre 89 € et 109 € la double. Villadutaur.com
Manger : Pour se remettre du rudimentaire service à bord, direction le restaurant J’Go, à Toulouse. Menu à partir de 16 €. Lejgo.com
A pied : une grande randonnée en bord de Seine

   


Le dimanche, certains passionnés s’adonnent dès l’aube à un running en forêt de Fontainebleau. Entre Melun et Champagne-sur-Seine, aux confins de la grande banlieue et de la campagne, les berges de la Seine se découvrent aussi en marchant. Sur la rive droite, un sentier de grande randonnée longe le fleuve, le surplombant parfois, s’en éloignant aussi pour musarder au creux d’un bois ou dans les champs de céréales. A Fontaine-le-Port ou à Héricy, à l’heure où, à Paris, une foule résolue de pique-niqueurs envahit les Buttes-Chaumont, on s’étale nonchalamment sur un herbage désert pour piquer un somme, à moins que l’on ne préfère la fraîcheur d’un lavoir. A Samoreau, on admirera l’église Saint-Pierre, du XIIe siècle. On peut aussi traverser le fleuve pour flâner, à Thomery, entre les murs à vigne, où l’on produisait encore, au début du XXe siècle, un célèbre chasselas.
Gratuit avec le Pass Navigo.
Dormir : Château de Rouillon, à Chartrettes, chambres d’hôte dans une demeure du XVIIe siècle. A partir de 108 € la double, petit déjeuner inclus. Tél. : 01-60-66-94-05.
Manger : L’Anneau de Mallarmé, à Vulaines-sur-Seine, menu à partir de 21 €, vue sur la Seine. Anneau-mallarme.fr
En tramway : la tournée des stations balnéaires flamandes

   


Soixante-sept kilomètres en deux heures et demie, assis plus ou moins confortablement sur un siège de tramway… voilà qui change du city break intensif de quarante-huit heures dans une capitale européenne à la mode. Ce tramway, qui longe la côte flamande, reliant les frontières française et néerlandaise, ne ressemble à aucun autre. Dans sa traversée d’Ostende, c’est un classique moyen de transport urbain, emprunté par les salariés qui rentrent du bureau, par les riverains avec leurs sacs de courses, ou les noctambules qui préparent leur soirée. Mais le petit train aux formes rectangulaires sert aussi de moyen de locomotion aux vacanciers, dessert les quartiers de villas comme les campings, ainsi que les ports à voiliers. Il ne faut pas manquer la station de Middelkerke, où la voie est construite sur la digue, longeant la dune et offrant une vue sur la mer du Nord.
6 € le ticket à la journée, à acheter en kiosque. Delijn.be
Dormir : Villa d’Hondt, bed and breakfast situé dans un immeuble Art nouveau, à Blankenberge. A partir de 85 € la double, petit déjeuner inclus. Villadhondt.com
Manger : Catalaya Beach Bar, Le Coq (De Haan), pour des cocktails les pieds dans le sable.
En vélo : une journée en Haute-Marne

   


Entre Chaumont et Saint-Dizier, non loin de sa source, la Marne est encore sauvage. Un TER et une nationale relient les deux villes en un peu moins d’une heure. A vélo, sur le chemin de halage dûment jalonné, on mettra la journée entière. Tantôt en terre battue, tantôt bitumé, l’itinéraire d’environ 70 km, pratiquement plat, longe le canal « Entre Champagne et Bourgogne » au milieu des collines boisées. Dans cette région très rurale, le cyclotouriste ne doit pas s’attendre à croiser la foule. Au pied d’une maison d’éclusier, un jardinier amateur répondra peut-être au salut qu’on lui adresse. Il faut s’arrêter à Joinville, dotée avant la Révolution d’un château où l’on recevait les rois de France, qui fut détruite par un incendie en 1544. Une aubaine pour le promeneur : tous les hôtels particuliers y ont été reconstruits, en pierre de taille. A Saint-Dizier, le Musée Miko raconte l’histoire des crèmes glacées.
Dormir : Le Val du Roy, chambres d’hôte à Joinville, entre 60 € et 120 € la double, petit déjeuner inclus. Tél. : 06-07-55-43-67.
Manger : Le Soleil d’or, à Joinville, vient de rouvrir ses portes. Menu à partir de 40 €. Tél. : 03-25-94-15-66.
En bac : traverser le Saint-Laurent

   


Au Québec, un « traversier », c’est un bac, ce navire technique qui achemine, d’une rive à l’autre d’un cours d’eau, piétons, marchandises et voitures. Mais lorsqu’il s’agit de franchir le fleuve Saint-Laurent, plus de 20 km de large, prendre le traversier, c’est un petit voyage. Il faut une heure trente pour relier Rivière-du-Loup à Saint-Siméon. L’embarcation n’est pas un navire de luxe, mais comporte plusieurs ponts extérieurs. On s’accoudera au bastingage en bois pour observer le paysage qui s’étend à 360 degrés. Au bleu vert du fleuve répondent les teintes sombres des collines et l’azur du ciel. Au beau milieu de la traversée, il n’est pas rare de croiser d’énormes cargos chargés de conteneurs multicolores. Pour conserver un esprit de lenteur, une fois débarqué, on peut poursuivre son trajet en autocar. Mais pour se rendre au Canada, l’avion demeure le moyen le plus pratique. A moins de traverser l’Atlantique en bateau, mais c’est une autre histoire.
19,50 $ canadiens (env. 13 €) la traversée, ajouter 46,30 $ (env. 30 €) pour une voiture, 7 $ (env. 4,50 €) pour un vélo. Traverserdl.com
Dormir : TerreCiel, un gîte rural tenu par David, à Baie-Saint-Paul. Entre 150 $ et 170 $ canadiens (env. 100 €-113 €), copieux petit déjeuner inclus. Giteterreciel.com
Manger : Le Mouton noir, à Baie-Saint-Paul, produits locaux, cuisine fine, menu à 40 $ (env. 26 €). Moutonnoirresto.com



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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-2"> ¤ Dar es-Salaam-Makambako et retour en traversant la réserve de Selous. Durée du voyage, en théorie, moins de trois jours. Au final, douze heures de retard, mais un périple riche en rencontres. Carnet de bord.
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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-3"> ¤ L’impact environnemental, social et sociétal du tourisme est au cœur des Entretiens de Vixouze, consacrés au tourisme du futur, dans le Cantal, les 6 et 7 septembre.
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L’urgence de concilier voyage et développement durable

L’impact environnemental, social et sociétal du tourisme est au cœur des Entretiens de Vixouze, consacrés au tourisme du futur, dans le Cantal, les 6 et 7 septembre.



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
31.08.2018 à 10h19
    |

            Annie Kahn








                        



   


Les messages incitant le voyageur à un comportement vertueux, écologiquement parlant, pullulent désormais dans les établissements touristiques. Dans les salles de bains d’hôtels, des affichettes alertent le voyageur. « Pour ne pas gaspiller l’eau, seules les serviettes déposées dans la douche seront remplacées », avertit l’hôtelier. Tel autre organisateur se vante de « mettre tout en œuvre pour réduire l’impact du client voyageur sur la planète ».
Mais que vaut cet affichage par rapport à l’impact global du tourisme sur l’environnement ? Pas grand-chose. L’opérateur continuera de proposer des vols multipliant par deux le nombre de kilomètres parcourus, et donc les émanations de dioxyde de carbone, pour arriver à destination, parce que, paradoxalement, c’est ainsi qu’il comprime souvent le prix du trajet, et donc du voyage.

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Si « 60 % des consommateurs se considèrent comme engagés dans leur mode de vie et de consommation (…), les offres proposées par les géants du tourisme en ligne ne traduisent que rarement leur quête de sens », estime Laurent Bougras, directeur de la centrale de réservation FairBooking dans Les Grandes Tendances du tourisme d’aujourd’hui et de demain, du Cahier-tendances publié par le Welcome City Lab, plate-forme d’innovation consacrée au tourisme urbain, la Direction générale des entreprises (DGE), Paris & Co et la Mairie de Paris. Les initiatives relevant du « tourisme équitable et responsable » n’ont pas fait tache d’huile. Pour l’instant du moins.
8 % des émissions de gaz à effet de serre
Or, les dégâts provoqués par le tourisme jouent non seulement contre la planète, mais aussi contre ce secteur économique même. Il est donc vital de réconcilier les deux. Raison pour laquelle les Entretiens internationaux du tourisme du futur, qui auront lieu du 5 au 7 septembre, au château de Vixouze (Cantal), et dont Le Monde est partenaire, vont porter prioritairement sur les stratégies à définir et les moyens à mobiliser pour un tourisme plus écologique à horizon 2030-2050.
Il y a urgence. L’empreinte carbone du tourisme a augmenté de 15 % entre 2009 et 2013, pour atteindre 4,5 milliards de tonnes de CO2 émises, soit 8 % des émissions globales de gaz à effet de serre, selon une étude réalisée par des chercheurs de l’université de Sydney (Australie), publiée le 23 mai dans la revue Nature Climate Change. Et les populations des pays les plus visités commencent à se rebeller contre l’afflux de touristes perturbateurs.

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Parallèlement, ce secteur pèse 10 % du PIB mondial et de l’emploi, avec 292 millions de collaborateurs en 2017, selon le Conseil mondial du voyage et du tourisme. Il est donc essentiel à l’économie, et tant les responsables politiques que les entrepreneurs du secteur souhaitent le promouvoir encore davantage. Les voyages internationaux ont dégagé un chiffre d’affaires global de 1 137 milliards d’euros en 2017, selon l’Organisation mondiale du tourisme. Et la France reste le pays le plus visité au monde, avec une arrivée de 87 millions de touristes étrangers dans l’Hexagone en 2017, selon la DGE. A ce chiffre, il faudrait ajouter les 120 millions d’« excursionnistes », c’est-à-dire de personnes qui passent une journée dans le pays, souligne Christian Mantei, directeur général d’Atout France.
« Tourismophobie »
Mais, les nuisances engendrées se retournent contre l’activité elle-même. A terme, le réchauffement climatique ne pourrait-il pas porter un coup fatal aux stations de montagne, tant l’hiver, quand les canons à neige sont un pis-aller fort peu écologique, que l’été, quand le réchauffement provoque chute de séracs et de pierres ? Que deviendront les pays réputés pour leur ensoleillement quand les températures atteindront des niveaux difficiles à supporter ?
Aux atteintes dues au dérèglement climatique s’ajoutent les détériorations de sites et monuments, les déséquilibres sociaux et sociétaux. Les habitants des régions visitées supportent de plus en plus mal ces afflux de touristes pollueurs, bruyants, qui font monter les prix des loyers au point que les résidents à l’année n’arrivent plus à se loger dans la région qui les emploie.
Ce phénomène a désormais un nom : la « tourismophobie ». Un mal qui sévit sur tous les continents : à Venise, à Barcelone, en Grèce, mais aussi sur le site du Machu Picchu (Pérou) ou dans les îles thaïlandaises, rappelle le cabinet de conseil McKinsey dans une étude consacrée à la gestion de la surpopulation dans les destinations touristiques. La tourismophobie a pour l’instant épargné la France, observe M. Mantei. Mais, « d’ici à cinq ans, nous devrons la gérer », ajoute-t-il.
Certains acteurs du secteur ont compris qu’il est nécessaire, voire opportun, d’intégrer les impératifs de développement durable dans leur stratégie. Des hôteliers utilisent les caractéristiques pro-environnementales de leur établissement comme argument de vente.

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Au Mob Hôtel de Saint-Ouen, en banlieue parisienne, le toit est ainsi devenu un jardin potager entretenu par des habitants du quartier. D’autres n’hésitent plus à mettre des dortoirs dans leur offre d’hébergement, ce qui a pour avantage de réduire l’empreinte au sol par lit proposé, tout en mettant sur le marché une offre à bas prix, longtemps l’apanage des auberges de jeunesse. Quelques restaurateurs surfent sur la vague bio, voire locavore. Mais ils restent très minoritaires.
Il ne reste plus qu’à espérer du retour de bâton citoyen une incitation à un développement durable du tourisme dont les acteurs œuvrent à faire mieux connaître la planète Terre de ses habitants, où qu’ils soient.
Ce dossier a été réalisé dans le cadre d’un partenariat avec Les Entretiens internationaux du tourisme du futur



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-4"> ¤ L’explosion du transport aérien entraîne des conséquences catastrophiques pour l’environnement. Certains réfléchissent à des modes de déplacement plus « doux »
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Des transports plus écolos, un défi pour le tourisme

L’explosion du transport aérien entraîne des conséquences catastrophiques pour l’environnement. Certains réfléchissent à des modes de déplacement plus « doux »



LE MONDE
 |    31.08.2018 à 10h00
    |

                            Clémentine Thiberge








                        



   


565 000 tours de la Terre. C’est la distance parcourue, chaque jour, par les touristes du monde entier. Les voyages exotiques, qui riment avec une dépendance accrue à l’égard de l’aviation, ont fait du tourisme une catégorie fortement émétrice de CO2. « Aujourd’hui, 70 % des émissions de gaz à effet de serre du tourisme proviennent du transport, dont plus de la moitié de l’aviation », explique Paul Peeters, chercheur spécialisé en transport touristique durable à l’université de Breda (Pays-Bas).
Dans le même temps, au moins 15 % des émissions mondiales liées au transport touristique ne sont actuellement pas visées par des objectifs de réduction contraignants, les émissions de l’aviation internationale et du transport de soute étant exclues de l’accord de Paris sur le climat, conclu en décembre 2015. « D’ici à la fin du siècle, le nombre de trajets touristiques va être multiplié par 4, alerte Paul Peeters. Il est urgent de développer des moyens de transport plus respectueux de l’environnement. »

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Alors que l’avion ne compte que pour 22 % des trajets touristiques, ce moyen de déplacement est le levier le plus important à actionner pour diminuer les émissions de CO2. Ainsi, plusieurs projets innovants sont à l’étude pour moderniser l’aviation. Tel l’E-Fan X, prototype d’avion à propulsion hybride, développé par Airbus, Rolls-Royce et Siemens. Il devrait voler en démonstration d’ici à 2020. La compagnie aérienne EasyJet a également présenté, en septembre 2017, le prototype du moteur d’un avion électrique. En partenariat avec la start-up américaine Wright Electric, la compagnie britannique prévoit de remplacer tous ses vols courts (Paris-Londres, New-York - Boston…) par des vols zéro émission d’ici à 2037. Malgré ces objectifs ambitieux, Paul Peeters reste pessimiste : « Les motorisations tout-électriques seront prêtes d’ici à 2035 pour des vols de moins de 1 000 km, précise-t-il. Mais les avions, design compris, ne seront pas opérationnels avant 2050. » Les avions électriques utilisés pour des long trajets ne devraient, eux, voler qu’à la fin du siècle.
Nouveau carburant
Des recherches sur le carburant, pouvant plus facilement être à l’origine de développements innovants, prennent donc de l’importance. Un fuel synthétique fait d’eau et de CO2 a été développé pour diminuer la concentration de kérosène dans les moteurs. Petit à petit, les avions pourraient voler uniquement grâce à ce nouveau carburant. « La technologie, nous l’avons, indique Bill Hemmings, directeur du pôle aviation au sein de l’organisation européenne Transport et environnement. En théorie, ces avions pourraient voler demain. »
Seul problème : ce fuel coute six fois plus cher que le kérosène. Pour le spécialiste, la seule solution est donc d’imposer de nouvelles réglementations pour obliger les compagnies à utiliser ce mélange. Entre la contrainte législative et le temps nécessaire à la construction d’usines produisant ce fuel, ces avions ne devraient pas voler avant vingt ans.
Selon Paul Peeters, « ce sera déjà trop tard ». En continuant d’utiliser l’aviation à ce rythme, l’objectif de limiter la hausse des température à 2° de l’accord de Paris ne sera pas atteint. Pour le spécialiste, la solution consiste à améliorer les autres moyens de transport pour dissuader les touristes de prendre l’avion :
« En Chine, par exemple, les chemins de fer s’améliorent très rapidement et les voyages en train augmentent de 10 % à 15 % par an. »
Ainsi des trains à très grande vitesse sont en projet dans beaucoup de start-up. C’est le cas de Spacetrain, un projet 100 % français.
« Slow tourisme »
Semblable au concept d’Hyperloop popularisé par Elon Musk, cette navette a repris le principe de l’aérotrain fonctionnant sur coussin d’air. Alimenté par une pile à hydrogène, ce moyen de transport devrait être zéro émission. Le premier prototype, prévu pour 2022, pourrait se déplacer à 500 km/h de moyenne. « La vitesse est un argument-clé de notre projet, explique Emeuric Gleizes, directeur général de Spacetrain. Nous voulons notamment relier Paris au Havre en 18 minutes. »
Mais en attendant ces innovations technologiques, certains voyageurs ont opté pour le « slow tourisme ». Cette tendance, dérivée du « slow food », par opposition au fast food, privilégie les moyens de transport dits « doux » : voyager à cheval, à vélo, à pieds, en roulotte. Ce besoin de ralentir séduit déjà près de la moitié des Européens, selon une étude Ipsos. Partir moins loin, ne pas prendre l’avion, et prendre le temps de découvrir une région, selon Paul Peeters, c’est pour l’instant « le seul moyen de faire réellement du tourisme responsable ».
Ce dossier a été réalisé dans le cadre d’un partenariat avec Les Entretiens internationaux du tourisme du futur



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-5"> ¤ Moins célèbre, mais tout aussi spectaculaire… Le lac de Bled, en Slovénie, offre une expérience romantique, mais un brin plus sauvage que celui de Côme, en Italie.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

La Slovénie rivalise avec les lacs italiens

Moins célèbre, mais tout aussi spectaculaire… Le lac de Bled, en Slovénie, offre une expérience romantique, mais un brin plus sauvage que celui de Côme, en Italie.



LE MONDE
 |    23.08.2018 à 14h29
   





                        



   


Ici, comme sur les rives des lacs lombards, on sirote son café au petit matin, hypnotisé par les eaux émeraudes aux nuances surnaturelles, apaisé par la force paisible des montagnes. Et l’on se prend à rêver : la vie serait-elle plus douce dans l’un de ces chalets alpins cachés alentour ?
Mais le lac montagnard version slave a sa propre personnalité. Plus nature et moins bling-bling que son cousin italien, Bled se parcourt à pied en une heure trente (une balade de 6 km) et cultive la green attitude sans se forcer.
Le rendez-vous des bourgeois du XIXe siècle
Un exemple ? Sur le lac, les engins à moteur sont tout simplement interdits. Pour se rendre sur l’îlot (pas si) central, on emprunte les pletna, les gondoles locales, fabriquées à la main dans un village voisin. Seuls les habitants du village en question peuvent les conduire, une tradition qui se transmet de père en fils.

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Mais si Bled chérit son authenticité, il a aussi connu sa dose de paillettes quand, à partir de la fin du XIXe siècle, ses rives accueillaient la bourgeoisie austro-hongroise en goguette. Plus tard, le maréchal Tito en fera l’un de ses lieux de villégiature. Son ancienne résidence secondaire y a d’ailleurs été conservée dans son jus, transformée en hôtel au charme fifties (Vila Bled).
Sports de glisse, randonnée et vélo
Aujourd’hui, ce sont plutôt les sportifs et les amateurs de vigoureux bols d’air qui règnent en maîtres sur la région, pratiquant ski, patin et hockey sur glace l’hiver ; paddle, nage et aviron l’été (c’est ici qu’aura lieu en 2020, et pour la cinquième fois, le championnat du monde d’aviron).
Ceux qui préfèrent rester sur la terre ferme grimpent en général jusqu’au château médiéval, afin de découvrir une vue plongeante sur le lac. Du haut de son éperon rocheux, il est le parfait point d’observation pour regarder varier, au gré de la météo, les couleurs de l’eau. Les plus aventureux enfourchent ensuite leur vélo pour découvrir les fermes et villages du coin. À quelques kilomètres de là, ils rejoignent le parc national du Triglav, paradis des randonneurs. Mais ça, c’est une autre histoire…
Carnet pratique
Y aller
Vols directs Paris-Ljubljana avec Adria à partir de 179 €
www.adria.si/fr
Le lac de Bled est à 30 minutes de l’aéroport en voiture. En train, compter 40 minutes depuis la gare de Ljubljana. www. slo-zeleznice.si/en/
Où dormir
Hôtel Triglav, pour sa vue imprenable sur le lac au petit déjeuner. En hauteur et à l’écart du centre-ville, plus touristique. Chambre double à partir de 160 € la nuit. www.hotel triglavbled.si/en
Et aussi
La Slovénie est la terre natale des abeilles dites « carnioliennes ». Découvrir les ruches alentour – dégustation de miel et bee therapy – est une balade en soi, à travers les fermes et villages locaux.
Renseignements auprès de l’office du tourisme de Slovénie. www.slovenia.info
Par Sarah Mitchell



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-6"> ¤ Une cour malaisienne estime que les preuves avancées contre les deux femmes suspectées de l’assassinat du demi-frère de Kim Jong-un sont suffisantes pour soutenir l’accusation.
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Assassinat de Kim Jong-nam en Malaisie : le procès va se poursuivre

Une cour malaisienne estime que les preuves avancées contre les deux femmes suspectées de l’assassinat du demi-frère de Kim Jong-un sont suffisantes pour soutenir l’accusation.



Le Monde
 |    16.08.2018 à 09h44
 • Mis à jour le
16.08.2018 à 10h07
   





                        



   


Le procès des deux femmes accusées de l’assassinat, le 13 février 2017 en Malaisie, du demi-frère en disgrâce du dirigeant de la Corée du Nord va se poursuivre, a fait savoir, jeudi 16 août, une cour malaisienne dans une décision qui va dans le sens de l’accusation.
Après avoir entendu les arguments du parquet, la cour de Shah Alam, près de Kuala Lumpur, a estimé que les preuves avancées contre l’Indonésienne Siti Aisyah et la Vietnamienne Doan Thi Huong étaient suffisantes pour soutenir l’accusation de meurtre avec préméditation, a déclaré le président de la juridiction, Azmi Ariffin.
Lors de la précédente audience en juin, le juge avait déclaré qu’il rendrait une décision, le 16 août, qui pourrait être soit un acquittement, soit la poursuite du procès pour permettre aux accusées de se défendre face aux charges retenues contre elles.

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                L’incroyable scénario du meurtre de Kim Jong-nam



Version hautement mortelle du gaz sarin
Le demi-frère de Kim Jong-un avait été assassiné le 13 février 2017 à l’aéroport de Kuala Lumpur par les deux femmes qui lui avaient projeté au visage une substance qui s’est révélée être du VX, un agent neurotoxique, version hautement mortelle du gaz sarin considérée comme une arme de destruction massive. Kim Jong-nam avait succombé peu après.
Depuis le début de l’affaire, les deux accusées nient toute intention de tuer. Elles affirment avoir été recrutées pour participer à ce qu’elles croyaient être une farce « caméra cachée », mais qui s’est révélée être un complot fomenté par des agents nord-coréens.
Quatre Nord-Coréens mis en cause dans cette affaire avaient fui la Malaisie le jour de l’assassinat. Dès le début de l’affaire, la Corée du Sud a accusé le Nord d’avoir orchestré l’assassinat, ce que Pyongyang a toujours démenti. Kim Jong-nam était un critique du régime nord-coréen qui vivait en exil.
Pour l’accusation, il s’agit d’un « assassinat soigneusement planifié et exécuté » par les deux femmes « entraînées » pour assurer le succès de l’opération. De son côté, la défense dénonce une enquête « bâclée » et demande l’acquittement des accusées.

        Lire aussi :
         

                Assassinat de Kim Jong-nam : les deux accusées plaident non-coupable






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-7"> ¤ Une jolie halte près de l’autoroute, un restaurant adepte des circuits courts, un parcours de running à Vancouver ou une visite arty de Paris… Plusieurs applications utilisent la géolocalisation pour vous guider hors des sentiers balisés.
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                      Une jolie halte près de l’autoroute, un restaurant adepte des circuits courts, un parcours de running à Vancouver ou une visite arty de Paris… Plusieurs applications utilisent la géolocalisation pour vous guider hors des sentiers balisés.



Le Monde
 |    10.08.2018 à 14h46
 • Mis à jour le
11.08.2018 à 06h39
    |

            Marlène Duretz








                              

                        

Pas de répit pour le smartphone. Si trois quarts des Français envisagent de partir cet été en vacances (Ipsos-Europ Assistance, mai 2018), moins d’un sur dix envisage d’éteindre son portable. Qui sert alors à consulter la météo, les heures d’ouverture des parcs d’attractions et musées, les avis sur les restaurants du coin, mais aussi à se géolocaliser (selon Mobile Travel Report, Kayak 2018). Car si le touriste valorise le hasard, il refuse de perdre son temps, avancent Francis Jauréguiberry et Jocelyn Lachance dans Le Voyageur hypermoderne (Erès, 2016). « L’errance doit être provisoire et, surtout, productrice d’événements significatifs, écrivent-ils. A quoi bon un détour inattendu s’il ne permet pas la découverte d’un lieu, la rencontre d’une personne ? »
Sur l’autoroute, par ici la sortie
Plus de 75 % des Français rejoindront leur lieu de villégiature en voiture. Dans l’habitacle, les smartphones et tablettes participent à tuer le temps et à déjouer la monotonie du trajet. « Nous roulons pendant des heures sur l’autoroute, totalement coupés des territoires, sans aucune information », déplore Fabien Apheceix, cofondateur avec sa mère, Nadine Pédemarie, de l’appli autoroutière Waynote, qui « raconte les paysages qui défilent et suggère des lieux tranquilles et faciles d’accès pour faire une pause de type nature, culture ou terroir, à proximité des sorties ».

De Roubaix à Monaco, en passant par Houlgate, Saint-Jean-de-Luz, Perpignan et Avignon, rien n’échappe aux voyageurs lancés à 130 km/heure : un détour par Saint-Guilhem-le-Désert­ (Hérault), à 12 km de la sortie 58 sur l’autoroute A75, est suggéré par cet audioguide, amateur de « longcourcis », sans qui l’ombre du platane planté en 1855 sur la place de la Liberté resterait inconnue au bataillon d’automobilistes. Aux abords de Honfleur (Calvados), on apprend que « le caractère singulier de ce port a inspiré les peintres impressionnistes....




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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-8"> ¤ Cet été, « M » revisite les bâtiments parfois décriés du littoral. Sur la jetée de Blackpool, ancienne station très prisée des Britanniques, casinos et jeux d’arcades peinent à ressusciter l’âge d’or du siècle dernier.
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Au Royaume-Uni, Blackpool tente de se réinventer


                      Cet été, « M » revisite les bâtiments parfois décriés du littoral. Sur la jetée de Blackpool, ancienne station très prisée des Britanniques, casinos et jeux d’arcades peinent à ressusciter l’âge d’or du siècle dernier.



LE MONDE
 |    09.08.2018 à 08h00
    |

                            Anne-Lise Carlo








   


Il y a cette photo mythique de Chris Steele-Perkins, de l’agence Magnum, montrant des familles britanniques en train de goûter, entre un chien et trois ânes, aux joies de la plage à Blackpool. Au milieu de cette agitation, un homme sur un transat lit son journal, imperturbable, chaussettes encore aux pieds. Nous sommes en 1982 et la station vit ses dernières grandes heures.
Pour beaucoup d’Anglais, Blackpool fut longtemps l’archétype de la station balnéaire. Le souvenir de ses plages noires de monde dans les années 1960 est gravé dans l’inconscient national. Sur le front de mer s’emmêlent des jetées à l’architecture victorienne et les stigmates de l’oasis de plaisir que la station est devenue.
Dans les années 1990, Blackpool devient « Darkpool » et devient l’une des dix villes les plus pauvres du pays, là où les médecins prétendent que le « shit life syndrom » est le plus fort.
Le mythique parc d’attractions Pleasure Beach y fut ouvert dès 1896 pour imiter les centres de loisirs américains. Dans l’imagerie, on oscille entre un Coney Island à la sauce anglaise et un Las Vegas de bord de mer. Point culminant, la tour rougeoyante de Blackpool accentue cet horizon de bizarreries. Inauguré en 1894, le monument, œuvre des architectes Maxwell et Tuke, s’inspire de la tour Eiffel.
Dans les années 1990, les vols low cost emportent les classes populaires loin de la station, vers des côtes espagnoles gorgées de soleil. C’est la descente aux enfers : Blackpool devient « Darkpool » et plonge jusqu’à devenir l’une des dix villes les plus pauvres d’Angleterre, où les médecins prétendent que le shit life syndrom (une certaine idée du « désespoir », pour rester poli) est le plus fort.
Mais les jeunes continuent de venir se saouler à Blackpool pour y enterrer leur vie de célibataires face à la mer d’Irlande. Pour les satisfaire, le Golden Mile, longue promenade portuaire, s’est fait bande de béton gavée de casinos et de jeux d’arcades dont les musiques hurlantes couvrent le bruit des vagues.
La Tower of Love, renouveau kitsch
C’est pourtant là qu’a vu le jour, en 2012, un bâtiment architectural remarqué, la Tower of Love du studio d’architectes londonien dRMM. Cette chapelle de mer, scintillante au soleil, ne passe pas inaperçue. Bloc d’acier doré perché sur la jetée, il offre une vue imprenable sur la tour de Blackpool depuis sa salle réservée aux cérémonies de mariage.
Mais ce clin d’œil au kitsch des chapelles de Vegas renforce encore l’impression d’un (trop) grand mélange… « Cela faisait de nombreuses années qu’il n’y avait pas eu de constructions sur le Golden Mile. Notre édifice a été très controversé à ses débuts, puis peu à peu, l’endroit est devenu populaire. Beaucoup de couples rêvent maintenant de s’y marier », assure Alex de Rijke, fondateur du studio dRMM. Il ajoute, optimiste : « La popularité de notre tour prouve ce regain d’intérêt pour Blackpool. La ville a touché le fond mais elle est en train de remonter ! »

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                En Vendée, l’arc-en-ciel destructuré de Saint-Jean-de-Monts



Y aller. En train. Depuis la gare d’Euston à Londres, Virgin Trains à partir de 65 € A/R. www.virgintrains.co.uk



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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-9"> ¤ « La Matinale » vous invite au voyage. Cet été, retrouvez les sept familles de vacanciers : lézards, ours, mille-pattes, cigales, poissons, rats des champs. Cette semaine, les rats des villes, ou ceux qui aiment passer des vacances urbaines, entre culture, festivals et apéros en terrasse.
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Article sélectionné dans La Matinale du 04/08/2018
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Famille rats des villes : c’est bien l’urbain !

« La Matinale » vous invite au voyage. Cet été, retrouvez les sept familles de vacanciers : lézards, ours, mille-pattes, cigales, poissons, rats des champs. Cette semaine, les rats des villes, ou ceux qui aiment passer des vacances urbaines, entre culture, festivals et apéros en terrasse.



LE MONDE
 |    05.08.2018 à 06h27
 • Mis à jour le
22.08.2018 à 17h13
    |

                            Yoanna Sultan-R'bibo, 
François Bostnavaron et 
Thomas Doustaly








                        


LES CHOIX DE LA MATINALE
L’été, les villes se vident et débordent d’activités culturelles ou festives. Le moment idéal pour découvrir le MuCEM à Marseille, le parc de la Tête d’or à Lyon ou la folle Feria de Dax.
À Marseille, hôtel de rêve et croisière chic

   


L’InterContinental Marseille – Hôtel-Dieu a participé depuis un an à relancer la scène gastronomique et nocturne de la cité phocéenne. Cet été, les soirées « Let the Capian Shine », tous les jours de 17 à 23 heures, s’installent sur la terrasse végétalisée par l’artiste Mr Plant. Un boulodrome permet même de pousser le cochonnet en profitant de la vue sur le Vieux-Port. Son emplacement exceptionnel face à Notre-Dame-de-la-Garde, la déco impeccable des chambres – à la fois ultramoderne et super cosy –, ses restaurants, dont l’un est étoilé Michelin : tout concourt à faire de cet ancien hôpital un lieu où l’on rêve de passer la nuit.
Pour profiter de Marseille, sa position centrale est un atout, puisque la Canebière d’un côté et le MuCEM de l’autre sont à deux pas. Désormais doté de chambres famille, d’un service de baby-sitting et d’un potager qui alimente les cuisines du restaurant gastronomique Alcyone, l’hôtel le plus chic de Marseille propose aussi de découvrir la ville par la mer. Des Calanques à l’île du Frioul, la Cité phocéenne se révèle sous un autre jour lors d’une croisière à bord d’un Capelli 700 ou d’un Fjord 36. L’embarquement se fait sur le quai d’honneur, devant la mairie, au pied de l’hôtel. On part pour une longue demi-journée avec un panier pique-nique gourmand concocté par le chef étoilé Lionel Levy. Une échappée dans les eaux turquoise de la Méditerranée, loin de la foule des baigneurs, dans des criques inaccessibles par la terre.
InterContinental Marseille – Hôtel-Dieu, 4 étoiles, chambre double à partir de 269 €. Forfait croisière à partir de 995 euros pour deux personnes, avec une nuit à l’hôtel. Possibilité d’embarquer jusqu’à 12 personnes. Informations et réservations : 04-13-42-42-34 ou marseille.intercontinental.com
À Orléans, soirées guinguettes et vélo en bord de Loire

   


Qu’on descende dans le sud en voiture ou qu’on parte pour une escapade à vélo le long de la Loire, Orléans est une étape qui vaut le détour. Et pas seulement pour rendre hommage à Jeanne d’Arc. Bien sûr, la maison natale de la Pucelle est à visiter. Mais Orléans a, depuis dix ans, changé de visage. Le cœur de la vieille ville, entièrement restauré, promet de chouettes balades dans les ruelles pavées, jusqu’à la belle cathédrale Sainte-Croix, l’une des cinq plus grandes de type gothique en France. La Loire, avec ses rives restées presque sauvages, donne aussi tout son charme à la ville. En été, il faut déjeuner au bord de l’eau, dans de jolies guinguettes festives, comme Le Boui-Boui ou La Sardine.
Côté culture, la ville n’est pas en reste. 2018 fête le récent jumelage d’Orléans avec sa cousine américaine… La Nouvelle-Orléans. À découvrir, entre autres, jusqu’en septembre, une très belle exposition photo de l’agence Magnum sur la ville de Louisiane. Le Frac, lieu d’art et d’architecture contemporaine, propose aussi une riche programmation d’été, tandis que le Parc floral se met en mode nocturne pour quelques soirs, notamment le 8 août et le 11 septembre, avec un grand bal « World » sur la pelouse. Ultime conseil : si vous passez à Orléans le dernier week-end d’août, ne manquez pas les fêtes de la Saint-Fiacre (le patron des jardiniers), qui célèbrent les plantes et transforment la ville en un grand marché fleuri.
www.tourisme-orleansmetropole.com
À Paris, rooftop et brunch au bord de l’eau

   


Au cœur de l’été, Paris se transforme. Vide de ses habitants, mais sans plus de touristes que d’ordinaire, la ville s’aère et s’allège. Ce qui ne change pas, c’est la cohabitation du luxe parisien et des fêtes populaires. Nouvel acteur de l’hébergement dans la capitale, le site sweetinn.com loue des appartements haut de gamme assortis de services hôteliers à la carte. Une centaine d’adresses pour vivre la ville comme un Parisien et n’avoir à s’occuper de rien, comme un touriste. En juillet, un appartement pour huit dans le 2e arrondissement, en plein centre de Paris, est proposé à 500 € la nuit ; plein de charme, un appartement pour quatre rive gauche, juste à côté du Bon Marché, coûte 300 € par nuit.
Excellent festival de la saison en Ile-de-France, l’Été du canal déroule sa 11e édition sur le canal de l’Ourcq et le long de ses berges, chaque week-end, jusqu’au 26 août. Croisière, brunch au bord de l’eau, « apéro perché » sur la terrasse du Centre national de la danse, à Pantin : les tentations ne manquent pas. Nouveauté 2018 : 10 kilomètres d’une exposition d’art urbain à ciel ouvert, en collaboration avec le Studio Harcourt.
Enfin, LE spot de la saison à Paris est un rooftop festif et écolo caché dans le 15e arrondissement. Le Jardin suspendu mélange projections en plein air, cours de pilates au soleil, parties de pétanque, atelier potager et DJ sets le soir, pour boire un verre, dîner ou juste pour danser. Une oasis de fraîcheur à deux pas de la tour Eiffel.
sweetinn.com, tourisme93.com, lejardinsuspendu.paris
À Lyon, déjeuner sur l’herbe et virée au zoo

   


Pour beaucoup, la capitale des Gaules, en été, se résume à son horrible tunnel de Fourvière et aux embouteillages en direction de la Côte d’Azur. Vite, changez l’image que vous avez de Lyon, l’autre Ville Lumière, géniale à découvrir en été. Envie d’une escapade 100 % verte ? Elle commencera au parc de la Tête d’or qui, fort de ses 105 hectares, mérite une journée de visite à lui tout seul. Une balade en barque ou en pédalo sur le lac, un tour en petit train pour appréhender la taille du lieu et ses sept entrées, un tour par le zoo (gratuit !) et sa savane, entre zèbres, girafes, bisons et lions, avant d’aller saluer les singes. Il sera temps d’aller déjeuner sur l’herbe, avant de déambuler entre les superbes rosiers ou d’aller voir un spectacle (authentique) de Guignol.
Depuis le parc, louez un Vélo’v (vélo en libre-service), puis longez les quais aménagés des berges du Rhône, pour dîner sur l’une des nombreuses péniches-restaurants, comme Le 15 ou La Barge. De quoi trouver un peu de fraîcheur au plus chaud de l’été. On traverse ensuite le Rhône, pour aller prendre, sur la Saône au niveau de la place Bellecour, le Vaporetto : un petit bateau qui vous emmène jusqu’au nouveau quartier de Confluence, avec ses terrasses branchées, son centre commercial moderne et surtout son superbe Musée d’histoire naturelle, qui vaut le détour rien que pour son architecture folle.
https ://www.lyon-france.com. Réservez votre vol avec nos offres Easyjet.
À Dax, bains de boue et feria

   


Dax a bâti sa réputation sur la boue… Mais attention, pas n’importe laquelle, la boue curative ! Une réputation qui a fait de cette ville des Landes la première destination thermale en France avec quelque 50 000 curistes annuels. Dax, c’est aussi le rugby, avec Pierre Albaladejo, Laurent Rodriguez, Thierry Lacroix, Raphaël Ibanez, etc. Mais, surtout, à cette période de l’année, Dax, c’est la ville de la Feria, du 11 au 15 août, pendant lesquels la cité landaise se pare de blanc et de rouge.
Cinq jours de fêtes avec un programme riche en concerts, défilés folkloriques, bandas, corridas, spectacles de courses landaises. Bref, un concentré du meilleur du Sud-Ouest. Quinze bandas – soit environ 400 musiciens – défileront dans les rues de la ville. Dax devrait voir sa population multipliée par 40 pendant cette période pour atteindre 800 000 festayres, l’autre nom du fêtard de la Feria. Point d’orgue de la manifestation, le grand feu d’artifice, tiré le 25 août, à 23 heures, des berges de l’Adour.
feria.dax.fr, dax.fr



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-10"> ¤ Mme X achète trois allers-retours Marseille-Amsterdam-Nairobi-Moroni, pour elle-même et ses deux enfants mineurs, auprès de la société Castellane Voyages. Kenya Airways interdit à la famille d’embarquer, du fait que les passeports des deux enfants ne disposent pas d’une durée de validité de six mois à leur retour du Kenya.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-10"> ¤ 
<article-nb="2018/09/07/20-11">
<filnamedate="20180907"><AAMM="201809"><AAMMJJ="20180907"><AAMMJJHH="2018090720">
<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-11"> ¤ Les éditions Taschen publient « Inside North Korea », un ouvrage sur les constructions de la capitale nord-coréenne, démesurées, selon la volonté des dirigeants.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-11"> ¤ 
<article-nb="2018/09/07/20-12">
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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-12"> ¤ Partir à la découverte de l’Europe et de ses trains, à petit budget ? Nombreux sont les jeunes qui ont tenté l’expérience grâce au passe Interrail. Ils racontent.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Voyager avec le passe Interrail, « une fabrique à souvenirs démentielle »

Partir à la découverte de l’Europe et de ses trains, à petit budget ? Nombreux sont les jeunes qui ont tenté l’expérience grâce au passe Interrail. Ils racontent.



LE MONDE
 |    18.07.2018 à 14h36
 • Mis à jour le
18.07.2018 à 16h40
    |

                            Caroline Pain








                        



   


Economiser « plus de 200 euros par rapport à des billets simples qu’on prendrait à l’avance », salue Théo ; « voir le monde réel », raconte Axelle. Etudiants et jeunes diplômés ont répondu en nombre à notre appel à témoignages, sur leur motivation et souvenirs de voyage grâce au passe Interrail. Ce billet permet à tout résident européen de voyager dans la plupart des trains et sur de nombreux ferrys de trente pays, pour une durée donnée, mais c’est sa version « jeune », avec des réductions jusqu’à 25 % pour les moins de 27 ans, qui est particulièrement appréciée. L’Union européenne a d’ailleurs offert en juin 15 000 passes à ses ressortissants âgés de 18 ans.

        Lire aussi :
         

                La fausse bonne idée du passe « Interrail  » gratuit pour les jeunes Européens



Faire naître un esprit européen
Romain, 22 ans, étudiant à Sciences Po Lyon : « Ma première expérience Interrail date de 2014 lorsque avec deux de mes amis, le bac en poche, nous avons décidé de visiter Budapest, Vienne et Prague. Je garde le souvenir de journées passées à déambuler, à visiter les musées et les principales curiosités. Surtout, je garde en mémoire les nombreuses rencontres d’autres « backpackers » faites au gré de nos séjours au sein d’auberges de jeunesse.
Cinq ans plus tard, je profite de ce qui est certainement mon dernier été en tant qu’étudiant pour faire un tour de quinze jours en Europe en solitaire, à l’aide là aussi d’un passe Interrail. De Lyon, je me suis rendu successivement en Italie (Turin, Milan, Côme, Padoue), en Slovénie (Globoko, Ljubljana, Maribor) et à Graz (Autriche), ville d’où j’écris.
Voyager avec un passe Interrail est pratique, économique et permet de faire de nombreuses rencontres avec d’autres « Interrail », facilement reconnaissables par leurs gros sacs à dos. Surtout, le passe Interrail est un moyen facile pour les jeunes de s’aventurer seuls dans les diverses contrées de notre continent. C’est une formidable initiation au voyage et une heureuse manière de façonner chez les jeunes Européens un sentiment d’appartenance à une même communauté, celle de l’Union européenne. »
Voyager sans se ruiner 
Théo, étudiant grenoblois de 20 ans : « Deux étudiants niveau bac +3 issus de familles modestes n’ont pas les moyens de voyager ? FAUX ! Le passe Interrail est une formidable idée. Passer quinze jours à visiter différents pays européens à la carte, voir des endroits vraiment magnifiques, découvrir des lieux impressionnants, c’est ce que m’a permis ce fameux billet universel. Quand ma copine m’a proposé cette aventure, j’ai eu peur de ne pas pouvoir assumer financièrement un tel voyage. Et finalement j’ai embarqué pour des moments géniaux à Zurich (Suisse), Innsbruck, Salzbourg, Vienne (Autriche), Ljubljana (#coupdecœur) et Bled (Slovénie), Venise, Vérone (Italie). […] J’ai fait un petit calcul et on a économisé plus de 200 euros par rapport à des billets simples qu’on prendrait à l’avance pour planifier un tel voyage. Ces économies nous ont permis de nous faire plaisir. Et si c’était à refaire, je recommencerais. J’en parle autour de moi, parce que c’est vraiment une aventure incroyable. »
Partir seul, et revenir accompagné 
Thomas, 25 ans, doctorant à Annecy : « Devant la difficulté à motiver mes amis, j’ai finalement décidé de partir seul pour une boucle partant et revenant à Genève (Suisse) en passant par Florence (Italie), Split (Croatie), Vienne et Innsbruck (Autriche). Un voyage de deux semaines lors de l’été 2016. La solitude aidant sûrement, j’ai fait de nombreuses belles rencontres sur mon chemin, à travers des rendez-vous couchsurfing, les auberges de jeunesse ou de simples rencontres à l’improviste dans la rue.
Je me souviendrai longtemps du lever du jour depuis le ferry sur la côte croate ou du voyage en train dans les campagnes reculées de la Croatie. Cette ambiance si spéciale du voyage seul et un peu à l’improviste, amplifiée par l’écoute de l’album Transsiberian de Thylacine reste comme un de mes meilleurs souvenirs de vacances d’été. Et puis j’ai au passage rencontré ma petite amie lors de mon escale à Florence, quoi de plus romantique ? »
Monde réel et péripéties
Axelle, 21 ans, étudiante parisienne : « C’était il y a trois ans, alors que j’étais en classe préparatoire ECS. J’avais envie de voir autre chose que les cours, les concours, les oraux que nous étions obligées de travailler pour avoir une bonne école de commerce. […] Alors je suis partie avec Angele pour un tour d’Europe : cinq pays en huit jours et nous avons vu ce que nous voulions voir : le monde réel. Les paysages, les gens et les traditions nous montraient bien que nous rencontrions une autre culture. Rien que l’allure des trains nous y préparait ! Cela faisait partie intégrante du voyage…
Simple anecdote : nous avions pris un train couchette, nous étions tellement à bout ce jour-là, rien ne se passait comme on le voulait : après s’être retrouvées dans la chambre d’un couple qui passait son temps à crier, et nous, de l’autre côté, qui essayions de nous faire comprendre pour leur dire d’arrêter, dans cinq mètres carrés c’est compliqué… Ensuite, nous nous sommes pris une amende par un contrôleur italien en colère et qui venait de nous réveiller en sursaut… »
Un peu d’organisation
Juliette, 24 ans, en master de sociologie : « Interrail, c’est une fabrique à souvenirs démentielle ! Les débuts de l’organisation sont un peu impressionnants : on ne sait pas par où commencer, ni forcément où aller en Europe… Mais le site est très intuitif et l’adrénaline du voyage vous envahit rapidement ! Nous sommes parties à deux pour découvrir l’Europe du Nord, et nous avons passé deux semaines magiques ! Nous changions de villes tous les deux jours environ (95 heures de train au total) et le rythme était finalement facile à tenir, et dynamisant. Petits conseils : n’hésitez pas à réserver des trains couchettes très confortables (dans les trains nordiques du moins) qui vous permettront de mieux vivre les grands trajets. Puis faites en sorte d’avoir globalement au minimum quinze minutes entre chaque train, pour ne pas vous laisser surprendre par un retard. »
Un voyage sans chichi 
Hugo, 28 ans, professeur : « Habitués de Ryanair, ma compagne Nina et moi cherchions en 2015 une destination de voyage pour notre premier vrai été de vacances, car nous venions d’être titularisés enseignants. Nous avions entendu parler d’Interrail sans pour autant nous y connaître. Sur un coup de tête, on a acheté deux passes valables pour dix voyages sur vingt-deux jours.
Nous n’avions rien planifié et nous pensions que le rythme des trains devait décider du voyage. De Paris à Cracovie (Pologne) en passant par Cologne (Allemagne), nous avons privilégié comme tous les Interrail les trains de nuit, partageant une certaine proximité avec des inconnus.
D’ailleurs, nous avons rencontré quatre Espagnols ayant à peu près le même trajet que nous dans un train pour Prague. Et nous les avons recroisés à Budapest (Hongrie), puis à Vienne (Autriche). Si bien que nous sommes restés en contact ! Il ne faut pas être trop précieux pour réaliser un voyage en Interrail. C’est ce qui fait le charme du projet et les souvenirs qui en découlent… »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-13"> ¤ Cet été, « M » invite à un repas locavore avec en toile de fond des horizons secrets. Première étape iodée à Carantec, dans le Finistère, où trinquer au cidre sur du sable blanc avec vue sur la mer.
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En Bretagne, un pique-nique sur le sable à Tahiti


                      Cet été, « M » invite à un repas locavore avec en toile de fond des horizons secrets. Première étape iodée à Carantec, dans le Finistère, où trinquer au cidre sur du sable blanc avec vue sur la mer.



Le Monde
 |    13.07.2018 à 14h03
    |

                            Marie Aline








   


Elle s’appelle Tahiti, mais elle n’est pas aux antipodes. Cette plage est en Bretagne, à quinze kilomètres de Morlaix, dernier arrêt avant Brest, sur la ligne de TGV. L’eau y est turquoise quand le ciel vire à l’azur. Le sable est blanc quand les nuages sont absents. Le lieu fait rêver les gens du coin qui le gardent secret. Rares sont les touristes qui descendent de ce côté-ci du chemin de la pointe Penn-al-Lann, à Carantec. Généralement, ils tournent à droite pour admirer la vue sur l’île Louët.
Le sentier qui part sur la gauche descend en escalier jusqu’au grand pin maritime. Les provisions ballottent dans le panier lorsqu’il s’agit de sauter de rocher en rocher vers le sable. Mieux vaut s’arrêter sur ce grand caillou plat, une table naturelle où déployer la nappe. Le cidre est frais. Il vient de la microbrasserie Kerav’ale, l’une des premières à s’être installées dans le coin il y a près de quinze ans : les pommes poussent dans son verger, à côté, tout comme l’orge qui compose les multiples bières primées de la maison.
Un pain en hommage au kig ha farz
On sort les timbales, on trinque à la vue, horizon maritime dont le goût se prolonge dans les rillettes aux ormeaux de la conserverie La Chikolodenn. Intenses, elles se révèlent profondes, tartinées sur le pain au blé noir du Signor, un boulanger bio de Landivisiau dont l’intelligence se ressent jusque dans les alvéoles de la mie. Attaché au patrimoine local, il a inventé un pain en hommage au kig ha farz, une potée bretonne composée de jarret, carottes, oignons, choux, sarrasin et lard qui comble les promeneurs après une tempête. Ici, on est réconforté en une bouchée : ces mêmes ingrédients sont concentrés dans ce pain sans gluten (puisque à base de blé noir).

   


L’aller-retour rillettes d’ormeaux-pain ha farz est un terre-mer parfait que les restaurants les plus fins du coin pourraient jalouser. Entre les deux, on peut introduire une petite subtilité personnelle, à base de fines tranches de courgette, fenouil et radis crus cueillis fraîchement à Carantec, le tout arrosé d’un peu de jus de citron et d’huile de sésame, certes pas du coin…
On se rattrape sur le fromage, incroyable bleu, fabriqué et affiné à quelques kilomètres d’ici, sans parler du fromage blanc (presque faisselle) qui accompagne les fraises, locales, évidemment. Ainsi rassasié par le terroir, on ose à nouveau poser un regard sur le panorama, on hume l’air : iodé, mais aussi torréfié comme le sarrasin. La plage de Tahiti est bretonne, sans conteste.
Panier garni
Pain de sarrasin : Boulangerie Le Signor, 4, impasse des Ecureuils, Landivisiau.Rillettes d’ormeaux : La Chikolodenn, ZA de Kerinec, Carantec.Tomme bleue : Fromagerie de Brengoulou, Saint-Vougay.Légumes : Ferme de Kermen, Carantec. Tél. : 06-37-03-88-13.Fraises : Le pépin et la plume, Penavern, La Roche-Maurice.Cidre et bières : Kerav’ale, Keravel, Roscoff.
Pour y aller  Rouler jusqu’à l’allée des Pins, à Carantec, et marcher sur les petits chemins qui descendent vers la mer.



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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-14"> ¤ L’explosion du tourisme mondial, chinois en particulier, incite les marques de luxe à se doter d’une vitrine dans les terminaux. Sources de revenus non négligeables pour les aéroports, ces centres commerciaux prennent de plus en plus d’importance.
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Les aéroports, le « sixième continent du shopping »

L’explosion du tourisme mondial, chinois en particulier, incite les marques de luxe à se doter d’une vitrine dans les terminaux. Sources de revenus non négligeables pour les aéroports, ces centres commerciaux prennent de plus en plus d’importance.



Le Monde
 |    08.07.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 06h47
    |

                            Nadine Bayle








                        



                                


                            

C’est l’un des plus grands magasins parisiens. Les millions de touristes qui passeront cet été par Roissy-Charles-de-Gaulle (Val-d’Oise) devront slalomer entre boutiques chics, bars et restaurants pour gagner leur porte d’embarquement. Ils pourront se restaurer au Teppan, la dernière adresse du chef Thierry Marx, ouverte entre un Relay et un McDonald’s en zone publique du terminal 1, faire halte chez le barbier au terminal 2 E, ou encore se faire coiffer et maquiller dans le 2 A. Des commerces qui n’ont plus grand-chose à voir avec les anciennes boutiques hors taxes, prisées pour leurs cigarettes, alcools et parfums.
ADP (ex-Aéroports de Paris), prochain exploitant aéroportuaire à être privatisé en France – après ceux de Toulouse, Nice et Lyon –, ne compte pas en rester là. Son objectif : hisser ses espaces, en glamour comme en taille, « au niveau des Galeries Lafayette Haussmann pour la fin 2020 », indique son directeur client, Mathieu Daubert. « La privatisation ne change rien, ces revenus sont devenus vitaux », souligne-t-il. Ces activités ont apporté 459 millions d’euros en 2017, en hausse de 2,2 %. Les mètres carrés qui leur sont dévolus sont passés, entre 2016 et fin 2017, de 35 000 à 58 000. Et 40 000 sont en cours d’ajout ou de rénovation.

Tous les aéroports, publics comme privés, se sont embarqués dans de telles diversifications car elles servent de « matelas de sécurité en cas de retournement économique », explique Stefano Baronci, directeur de l’économie et du développement des programmes à Airports Council International (ACI).
Il précise que ces services non aéronautiques, à l’origine de 39,4 % des revenus des aéroports en moyenne, ont aussi tendance à dégager des marges nettes plus élevées que les activités aéronautiques traditionnelles. Les concessions liées aux commerces ainsi qu’aux bars et aux restaurants se taillent la part du lion dans cet ensemble, loin devant les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-15"> ¤ Musée grandiose, galerie pointue, street art… La métropole sud-africaine se positionne à l’avant-garde de la création artistique du continent.
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Balade au Cap, à la pointe de l’art


                      Musée grandiose, galerie pointue, street art… La métropole sud-africaine se positionne à l’avant-garde de la création artistique du continent.



Le Monde
 |    06.07.2018 à 15h08
    |

                            Adrien Barbier (Johannesburg, correspondance)







Le Cap, qui a inauguré à l’automne 2017 un magnifique musée d’art contemporain, est devenue l’une des destinations touristiques prisées des amateurs d’art.
Grand format au Zeitz Mocaa

   


Jusqu’à l’ouverture, en 2017, de ce musée hors norme, le plus grand établissement du continent consacré à l’art contemporain, il fallait courir les foires internationales pour découvrir les œuvres produites par la scène africaine, en pleine ébullition. Elles ont désormais leur temple au Cap, hissé au rang de capitale artistique d’Afrique. Situé au très couru Victoria & Alfred Waterfront, d’anciens docks reconvertis, le bâtiment lui-même est une prouesse architecturale. A l’intérieur de cet ancien silo à grain, les salles d’exposition s’organisent autour d’un atrium grandiose creusé à même le béton. Les pièces présentées sont issues de la collection personnelle du philanthrope allemand Jochen Zeitz, et sont signées d’artistes africains et afro-descendants du monde entier. Les étages supérieurs accueillent le luxueux Silo Hotel, dont les vitres à facettes géométriques offrent des vues imprenables sur Le Cap – d’un côté, la montagne, et de l’autre, la mer.
Silo District, V&A Waterfront, de 10 heures à 18 heures, fermé le mardi. www.zeitzmocaa.museum. www.theroyalportfolio.com/the-silo

        Lire aussi :
         

                Le Cap s’offre un temple de l’art contemporain



Décor vintage au Cape Heritage Hotel

   


En plein centre-ville, cet hôtel fait partie d’un ensemble de style hollandais et géorgien donnant un aperçu de ce à quoi pouvait ressembler Le Cap vers 1780. Pied-à-terre idéal pour explorer les rues animées du centre, il propose des chambres spacieuses au décor soigné mêlant vintage et modernité. Parmi les immeubles, un patio ombragé accueille plusieurs restaurants, et surtout le plus vieux pied de vigne d’Afrique du Sud, qui produit toujours vingt litres de vin par an.
90 Bree Street. Chambre double à partir de 107 €. www.capeheritage.co.za
Art contemporain au Shortmarket Club

   


On tombe difficilement dessus par hasard. Caché dans une ruelle, au premier étage d’une vieille bâtisse rénovée, ce restaurant prodigue une cuisine sophistiquée qui revisite les saveurs locales, à commencer par la viande cuite au gril, le fameux braai sud-africain. La décoration très contemporaine – cuisine ouverte, tables habillées de cuir, longues banquettes et collection invraisemblable de papillons sous verre – donne l’impression d’un club très sélect. Réserver à l’avance.
20 € environ le plat. 88 Shortmarket Street. www.theshortmarketclub.co.za
Expo arc-en-ciel à la Galerie Stevenson

   


Montée en 2003 par l’historien d’art Michael Stevenson, cette galerie de référence est l’un des symboles du dynamisme sud-africain dans le monde de l’art contemporain. C’est aussi l’une des pierres angulaires du bouillonnant Woodstock, ancien quartier de pêcheurs relativement épargné par les politiques de division raciale du régime de l’apartheid, aujourd’hui en pleine rénovation urbaine.
160 Sir Lowry Road, Woodstock, de 9 heures à 17 heures, du lundi au vendredi, de 10 heures à 13 heures le samedi. www.stevenson.info
Fresques urbaines à Woodstock

   


Woodstock se découvre avant tout à pied. L’artiste Juma Mkwela propose des tours du quartier pour y admirer graffitis, peintures murales et autres œuvres de street art choyées par la communauté. On passe aussi devant des magasins de bric-à-brac proposant des meubles reconditionnés avec créativité. Au point de rendez-vous, le café Superette offre des petits déjeuners rapides, délicieux et bon marché.
22 € le tour de 1 h 30. Départ et retour au Woodstock Exchange, 66 Albert Road, Woodstock. www.townshiparttours.co.za
Y aller
Air France propose des allers-retours directs et quotidiens au départ de Paris-CDG à partir de 564 €. www.airfrance.fr



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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-16"> ¤ Chaque kilomètre aménagé pour les cyclotouristes rapporterait de 17 000 à 30 200  euros par an aux territoires concernés. Commerces et hôteliers s’adaptent à cette nouvelle clientèle
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Le tourisme à bicyclette engendre une activité florissante

Chaque kilomètre aménagé pour les cyclotouristes rapporterait de 17 000 à 30 200  euros par an aux territoires concernés. Commerces et hôteliers s’adaptent à cette nouvelle clientèle



Le Monde
 |    06.07.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
09.07.2018 à 07h48
    |

                            Olivier Razemon








                        



                                


                            

Un défilé incessant. Les dimanches d’été, le long du canal du Loing, dans le sud du département de Seine-et-Marne, les cyclistes se succèdent à un rythme régulier. Voyageurs dont les bagages sont glissés dans des sacoches amovibles, sportifs aux maillots multicolores en quête de performances, familles en promenade, il y en a pour tous les goûts.
Le canal du Loing n’est pas une exception. En 2017, la fréquentation des principaux itinéraires cyclables de France a progressé de 8 % par rapport à 2016, selon les chiffres publiés le 3 juillet par Vélo et territoires, une association d’élus qui rassemble 80 collectivités locales engagées dans la promotion de la bicyclette. Depuis 2013, la hausse atteinT 18 %.
Cet afflux de cyclistes sur les routes de France finit par susciter la convoitise des professionnels du tourisme. Le long des itinéraires, des commerces ouvrent, des loueurs de vélos s’installent, des hôteliers s’adaptent à cette nouvelle clientèle. Sur la ViaRhôna, un itinéraire qui court le long du Rhône entre le lac Léman et la Méditerranée, 65 000 nuitées liées au cyclotourisme ont été enregistrées en 2017, estime le cabinet de conseil Inddigo, qui a publié en mars une étude consacrée à cette voie.
Les touristes à vélo consomment davantage
Le label Accueil vélo, développé par les professionnels du tourisme, est aujourd’hui attribué à 3 400 prestataires, contre 2 600 en mars 2017, des offices de tourisme aux hôtels, en passant par des sites remarquables. Ces opérateurs s’engagent à fournir des services adaptés, tels que des abris sécurisés, le transfert de bagages ou des kits de réparation.
L’économie qui se met doucement en place le long des itinéraires se révèle particulièrement lucrative. Les touristes à vélo sont réputés dépenser davantage que les autres visiteurs. Ainsi, chaque voyageur qui découvre la Loire à vélo, le plus fréquenté des itinéraires de France, avec presque un million de visiteurs par an, consomment en moyenne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-17"> ¤ Elle inspire par ses paysages, ses artistes et son modèle démocratique. Mais l’Islande rêvée correspond-elle à la réalité ? Entretien avec Michel Sallé, auteur d’une « Histoire de l’Islande, des origines à nos jours ».
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                Des sagas médiévales à Björk, pourquoi l’Islande fascine


Elle inspire par ses paysages, ses artistes et son modèle démocratique. Mais l’Islande rêvée correspond-elle à la réalité ? Entretien avec Michel Sallé, auteur d’une « Histoire de l’Islande, des origines à nos jours ».

LE MONDE
                 |                 02.07.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
04.07.2018 à 11h39
                 |

            Marie Charrel

















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Son modèle démocratique et paritaire est une source d’inspiration. Ses paysages et ses artistes fascinent. Pourquoi l’Islande fait-elle rêver ? Quelle est son histoire ? Comment sa littérature s’est-elle développée ? Pour Michel Sallé, docteur en sciences politiques et fin connaisseur du pays, la spécificité de l’île tient à la fois à sa résilience et à son ouverture. Il publie l’ouvrage « Histoire de l’Islande, des origines à nos jours » aux éditions Tallandier (paru le 14 juin 2018), coécrit avec Æsa Sigurjonsdottir, professeure d’histoire de l’art à l’université d’Islande.

        Rendez-vous au Monde Festival 2018 :
         

          Islande, une passion française



Pourquoi l’Islande passionne-t-elle autant les Français ?
Cette fascination n’est pas spécifiquement tricolore. Elle s’inscrit dans un mouvement général d’intérêt pour l’île : depuis quelques années, tout le monde redécouvre l’Islande. Le nombre de touristes a considérablement augmenté. Cet attrait tient autant à la beauté de ses paysages qu’à sa littérature et sa musique, incarnée par Björk, mais pas seulement : de plus en plus de groupes de Reykjavík tournent désormais à l’étranger.
Au regard de la petite taille de sa population (un peu moins de 350 000 habitants), l’île compte un nombre important d’artistes. Comment l’expliquer ?
La culture a toujours tenu une place de premier plan en Islande. Cela a commencé, bien sûr, avec les fameuses sagas médiévales. Au XIXe siècle, les poètes romantiques ont contribué à forger les valeurs islandaises, autour de la nature, et l’identité de l’île, dans le cadre du mouvement d’indépendance face au Danemark.
De plus, les Islandais ont eu très tôt accès à la lecture, notamment sous l’impulsion de l’Eglise protestante : le pasteur désirait que le plus grand nombre puisse lire la bible !
Aujourd’hui encore, les arts tiennent une grande place dans l’éducation scolaire, et la création artistique est très valorisée : cela contribue probablement à expliquer pourquoi le pays compte de nombreux écrivains et musiciens.
L’Islande, dont le Parlement fut fondé en 930 (l’Althing, ou Alþingi en islandais), est souvent citée comme un modèle démocratique. A juste titre ?
Oui, mais ses institutions ont malgré tout des hauts et des bas. Après la crise financière de 2008, un mouvement pour la réécriture de la Constitution par la société civile est né, suscitant l’admiration à l’étranger, qui voyait là une révolution démocratique audacieuse. Il est vrai que cette Constitution est un texte ancien, calqué sur le modèle danois lors de l’indépendance du pays, en 1944. Sa première version date de 1874 ! Hélas, la réécriture de la Constitution, si prometteuse, a fini par échouer dans l’indifférence générale.
Ajoutons qu’en 2016, le premier ministre Sigmundur David Gunnlaugsson fut rattrapé par les Panama Papers, le scandale des sociétés dissimulées dans les paradis fiscaux. Si elle inspire, la démocratie islandaise est donc loin d’être parfaite.
En matière d’égalité hommes-femmes et de parité, l’île est en avance au regard du reste de l’Europe, à l’exemple de l’ensemble des pays nordiques.
C’est vrai, même si là aussi, tout n’est pas parfait. Une anecdote à cet égard : le nouveau conseil municipal de Reykjavík, issu des élections de mai dernier, recense quinze femmes et huit hommes ; il est plus que paritaire !
Si l’on remonte l’histoire, les sagas contenaient déjà des figures féminines puissantes. Au XIXe siècle, la suffragette Briet Bjarnhéðinsdóttir (1856-1940) s’est vaillamment battue pour le droit des femmes. Celles-ci votèrent pour la première fois en 1908, d’abord pour les municipales. En 1975, elles se mirent en grève pour obtenir l’égalité des salaires.
Aujourd’hui, les Islandaises n’ont aucun mal à décrocher des postes élevés dans les entreprises ou conseils d’administration. Cela semble naturel. Le plafond de verre y est beaucoup moins fort qu’en France.
L’ouvrage que vous avez coécrit retrace l’histoire de l’île depuis ses origines. Comment la caractériseriez-vous ?
Deux traits permettent de comprendre les Islandais. Le premier est leur grande résilience. Il ne faut pas oublier que l’île a été pauvre jusqu’au sortir de la Seconde Guerre mondiale, où elle était encore peuplée de pêcheurs et paysans. Son histoire est rythmée par les épidémies, les hivers rigoureux et les éruptions destructrices, mais son peuple s’est toujours relevé.
Le second trait des Islandais est leur grande ouverture. Ils ont toujours été curieux et ouverts au monde, ce qui se traduit notamment par leur appétit pour la culture. A l’époque des sagas, déjà, les échanges entre l’Islande, l’Irlande, les îles Hébrides et le Danemark étaient intenses. Et l’information circulait très vite : presque tout le monde était rapidement au courant des nouvelles sur l’île, notamment grâce aux Scaldes, ces poètes qui chantaient ou récitaient leurs textes.
A quels défis l’île est-elle aujourd’hui confrontée ?
Ces prochaines années, elle va devoir gérer le flux considérable de touristes, qui explose depuis cinq ans. Comment concilier cela avec la protection de la nature ? Une réflexion de long terme sur le sujet est indispensable. D’autant que beaucoup d’Islandais ont investi pour profiter de la hausse du nombre de visiteurs, en achetant des appartements pour les louer sur la plate-forme Airbnb. Pour l’instant, l’économie va bien, mais cette frénésie immobilière peut laisser craindre une surchauffe.
La bonne santé de l’économie a par ailleurs attiré beaucoup de travailleurs étrangers. A cet égard, 2017 a été une année exceptionnelle, tant par les arrivées d’étrangers que par le retour de citoyens islandais. La population frôle désormais les 350 000 personnes, si bien que le pays approche une taille critique, au sens où il ne lui est plus possible de fonctionner comme une grosse communauté, où tout le monde se connaît.
A cette croissance démographique s’ajoute la concentration des habitants dans la capitale, tandis que les campagnes se vident. Que faire ensemble, quel projet commun ? L’Islande est aujourd’hui à un croisement de son histoire.
Le Monde organise dans le cadre du Monde festival une rencontre avec les romanciers islandais Audur Ava Ólafsdottir et Arni Thorarinsson, le traducteur littéraire Eric Boury, et Mathias Malzieu, auteur-compositeur et chanteur du groupe de rock français Dionysos. L’événement se tiendra samedi 6 octobre 2018 de 14h00 à 15h30 à l’Opéra Bastille (studio).

Rendez-vous du 5 au 7 octobre au Monde Festival 2018 !
Aimer ! C’est le thème de la 5e édition du Monde Festival qui s’ouvre le 5 octobre à Paris avec le cinéaste japonais Hirokazu Kore-eda et son dernier film, Une affaire de famille, Palme d’or 2018 à Cannes. Deux autres films seront projetés en avant-première : Un amour impossible, de Catherine Corsini et, pour clôturer le festival, En liberté !, le nouvel opus de Pierre Salvadori.
Les 6 et 7 octobre, place aux débats : sur les nouvelles relations amoureuses (Le big data va-t-il tuer le hasard des rencontres ? Aux origines de #metoo ), les technologies ( Un amour de robot ?  Les technologies doivent-elles faire le bien ? ) l’école (Donner l’envie d’apprendre, un jeu d’enfant ?) l’environnement (Pour l’amour de ma Terre, S’aimer comme des bêtes ), l’économie, les médias (Comment informer sous la présidence d’Emmanuel Macron ?), la politique (Y a-t-il une vie après la politique ? )...
Des rencontres exceptionnelles avec Barbara Hannigan, Juliette Armanet, la tribu Guédiguian, Chimamanda Ngozi Adichie, Mario Vargas Llosa, Charline Vanhoenacker, Pierre de Villiers, Océan, Pierre Hermé, Roberto Saviano, Kamel Daoud et bien d’autres...
Et samedi soir, rendez-vous à La Nuit de l’amour  aux théâtre des Bouffes du Nord, avec André Comte-Sponville, Barbara Cassin, Carolin Emcke...
Retrouvez la programmation du festival et achetez vos billets.
Retrouvez les moments forts et les vidéos des éditions précédentes.




Marie Charrel
    













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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-18"> ¤ Le principal porte-parole du géant du streaming, Jonathan Friedland, a été renvoyé après avoir utilisé le mot « nigger [négro] » une seconde fois à l’encontre d’employés.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Un dirigeant de Netflix limogé pour avoir utilisé une insulte raciste

Le principal porte-parole du géant du streaming, Jonathan Friedland, a été renvoyé après avoir utilisé le mot « nigger [négro] » une seconde fois à l’encontre d’employés.



Le Monde
 |    23.06.2018 à 13h59
 • Mis à jour le
23.06.2018 à 14h55
   





                        



   


Netflix a renvoyé son principal porte-parole Jonathan Friedland pour avoir utilisé une insulte raciste deux fois en quelques jours lors de réunions avec les employés, a fait savoir le géant du streaming.
La direction de la communication a annoncé, vendredi 22 juin, le départ de M. Friedland après qu’il s’est vu adresser des remontrances une seconde fois pour avoir utilisé le mot « nigger [négro] », considéré comme extrêmement insultant et totalement tabou.
« Je quitte Netflix après sept ans. Les dirigeants doivent être au-dessus de tout reproche (…) et, malheureusement, j’y ai failli en manquant de sensibilité lorsque j’ai parlé à mon équipe des mots offensants dans les comédies », a-t-il tweeté.
« Je suis infiniment désolé de la détresse que j’ai causée à des gens dans une entreprise que j’aime et où je veux que tout le monde se sente inclus et apprécié. »
M. Friedland, un ancien journaliste, a aussi travaillé au service communication de Disney et auparavant a passé dix ans au Wall Street Journal.
« Une leçon »
Netflix n’a pas réagi immédiatement, mais le magazine Variety, a reproduit le mémo que le directeur général Reed Hastings a envoyé au personnel vendredi. « Jonathan a grandement contribué [à Netflix] à bien des égards, mais son utilisation du mot qui commence par N [la manière dont il est décrit aux Etats-Unis sans être dit], en au moins deux occasions au travail, a montré un manque d’attention et de sensibilité aux questions raciales qui ne correspond pas aux valeurs de notre entreprise », a-t-il ainsi écrit.
M. Hastings ajoute que le premier incident était survenu « il y a plusieurs mois » dans une réunion sur des mots sensibles puis quelques jours plus tard avec deux employés noirs des ressources humaines, alors même qu’il discutait de l’incident d’origine.
M. Friedland, qui est blanc, s’était immédiatement excusé lorsque des critiques se sont élevées la première fois, mais le fait qu’il a récidivé « montre un manque de compréhension profond qui m’a convaincu qu’il devait partir », a conclu M. Reed.
Le patron de Netflix se lance ensuite dans un historique de ce mot très chargé et admet qu’il aurait dû faire du premier incident « une leçon pour que tout le monde chez Netflix réalise à quelque point c’est un mot douloureux et laid qui ne doit pas être utilisé ».

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Article sélectionné dans La Matinale du 16/06/2018
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Seul au monde : cinq îles de poche pour un voyage « slow »

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Le Monde
 |    17.06.2018 à 06h22
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17.06.2018 à 12h17
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            Thomas Doustaly








                        



                                


                            LES CHOIX DE LA MATINALE
Se prélasser dans la Venus Pool, piscine naturelle de Sercq, perdue dans la Manche, se couper de l’agitation du monde sur Shuna – deux habitants – au nord-ouest de l’Ecosse ou contempler la mer Tyrrhénienne perché sur Montagnole, point culminant d’Alicudi, nos cinq voyages ressourçants.
Alicudi, un havre de sérénité

Autant dire qu’il faut prendre son élan, et son courage à deux mains. Car Alicudi, comme dirait l’autre, ça se mérite. D’abord, il faut y arriver : Alicudi est une petite île volcanique de la mer Tyrrhénienne – tyrrhénien, synonyme grec d’étrusque – à laquelle on accède en bateau depuis les ports de Palerme ou de Milazzo, en Sicile. C’est la plus occidentale des îles Eoliennes, et la plus reculée, dans tous les sens du terme : pas de routes, des chemins de pierre en forme d’escaliers, et la seule force du mollet pour les gravir, avec des mules pour les bagages. Et c’est tout. Ici, ni voiture ni vélo.
Les plages ne sont pas non plus le point fort de l’île (mais on pêche et on plonge), qui exige plutôt à l’inverse qu’on la découvre jusqu’à son point culminant, Montagnole, à 675 mètres au-dessus de l’eau. Les maisons accrochées à la montagne, au sud-est, sont louées pour leur sérénité totale et leur terrasse, avec une vue immense sur la mer. C’est la solution idéale pour séjourner sur Alicudi, et vivre sans télé ni Internet aussi longtemps qu’on veut. La plupart des hôtes proposent une formule Bed & Breakfast. Sinon, l’hôtel Ericusa, le seul de l’île, n’offre qu’une vingtaine de chambres, mais il a son propre restaurant. Il n’y en a qu’un seul autre de toute façon sur l’île, le délicieux Il Club di Lea ! Si vous aimez l’agitation, fuyez ! Mais si vous voulez écrire un roman sans être dérangé, courez-y !
Hôtel Ericusa, chambre double en demi-pension à partir de 75 €. Alicudihotel.it
Sercq, un trésor naturel

L’île de Sercq – Sark, pour les Britanniques –...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-20"> ¤ En 2016, Sophie réserve, sur Tripadvisor, un séjour de trois semaines au Costa Rica, dans la propriété d’un particulier. Quelques jours avant le départ, un cancer du sein à un stade avancé lui est diagnostiqué. Contrainte de suivre une chimiothérapie, elle demande le remboursement du séjour.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-20"> ¤ 