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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ La vidéo, tournée en 2016, montrait un camion aux couleurs de l’entreprise déversant un mystérieux liquide jaunâtre dans la campagne mosellane.
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Une vidéo a valu à ArcelorMittal d’être poursuivi pour « gestion irrégulière de ses déchets »

La vidéo, tournée en 2016, montrait un camion aux couleurs de l’entreprise déversant un mystérieux liquide jaunâtre dans la campagne mosellane.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 19h27
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 19h40
   





                        



   


La vidéo, tournée en décembre 2016, montrait un camion aux couleurs d’ArcelorMittal, déversant dans un crassier de la campagne mosellane un mystérieux liquide jaunâtre. Le chauffeur du camion – un intérimaire du géant sidérurgique –, qui filmait la scène, dénonçait des rejets d’acide servant à décaper l’acier, et accusait le groupe de « ne pas faire [son] travail de recyclage de produits chimiques ».
Une enquête préliminaire avait été ouverte à l’été 2017 pour « atteinte à l’environnement ». Plus d’un an plus tard, le parquet de Thionville (Moselle) a annoncé vendredi 7 septembre qu’il allait poursuivre ArcelorMittal pour « gestion irrégulière de ses déchets » pour avoir déversé sans autorisation sur un crassier des eaux usées.

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                Soupçonné de pollution, ArcelorMittal affirme qu’aucun « acide pur » n’a été déversé en Moselle



« Pas d’impact sur l’environnement »
Les investigations, menées par la police judiciaire de Metz et l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique, ont déterminé « que le produit déversé sur le crassier est issu d’une cuve de stockage d’eaux usées relevant de la ligne de décapage et de régénération d’acide », selon Christelle Dumont, procureure à Thionville.
L’une des deux citernes du camion apparaissant sur les images contenait « de l’eau usée avec un faible pourcentage d’acide chlorhydrique ». La seconde citerne renfermait « de l’eau usée avec un faible pourcentage d’acide chlorhydrique et une concentration conséquente de boue d’hydroxyde de fer », précise la procureure.
« Ce déversement, bien que non autorisé dans le cadre de l’arrêté préfectoral, n’apparaît pas avoir eu d’impact sur l’environnement », a précisé la procureure, s’appuyant sur des prélèvements réalisés par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement.
« Tout au plus, il peut être reproché à la société ArcelorMittal une gestion irrégulière de ses déchets, délit puni de deux ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, qui fera l’objet de poursuites par le parquet. »
Le groupe sidérurgique avait nié toute responsabilité dans ces « prétendus versements » et ordonné l’ouverture d’une enquête interne « pour faire toute la lumière sur les faits ». De leurs côtés, les élus locaux s’étaient inquiétés d’une éventuelle pollution des cours d’eau.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – Cet été a connu une activité orageuse particulièrement intense, avec un point d’orgue le 9 août, après un long épisode de canicule.
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2018, année record d’impacts de foudre

EN UN GRAPHIQUE – Cet été a connu une activité orageuse particulièrement intense, avec un point d’orgue le 9 août, après un long épisode de canicule.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 16h25
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 16h37
    |

            Mathilde Damgé








                        


A quatre mois de son terme, 2018 est d’ores et déjà l’année la plus orageuse depuis près de vingt ans. « Après un mois de mai avec une activité orageuse record, où l’on a enregistré plus de trois fois plus d’impacts au sol qu’en moyenne sur les années 2000-2017, l’été a également été plus foudroyé que la normale, particulièrement au mois d’août », décrit Météo France.
Les impacts de foudre, aussi appelés éclairs nuage-sol par opposition aux éclairs intra-nuages, ont déjà atteint le nombre de 681 535, un record depuis le début de la série complète de données homogènes (2000). Selon l’opérateur de détection de la foudre Météorage – dont Météo France est l’actionnaire principal –, l’année 2018 se positionne déjà comme la cinquième année la plus « foudroyée » depuis trente ans.

   


D’après les archives, précise Météo France de son côté, il semblerait que l’activité orageuse ait été également particulièrement marquée dans les années 1990, notamment en 1995 où on estime à quasiment 700 000 le nombre d’impacts de foudre au sol sur l’année.
Cet été a connu une activité orageuse particulièrement intense, avec un point d’orgue la journée du 9 août. « C’est la conjugaison de l’air froid d’altitude lié à la dépression et la remontée de Méditerranée d’un air très chaud et humide, de fin de canicule, qui a engendré cette instabilité très marquée », explique l’institut de météorologie. Ce jour-là, près de 42 000 impacts de foudre ont été enregistrés.

> Voir la rubrique « En un graphique » des Décodeurs




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Cette mine d’or, qui serait la plus grande jamais construite sur le territoire français, provoque l’hostilité d’une partie de la population.
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Le projet de Montagne d’or en Guyane va être revu pour obtenir le feu vert de l’Etat

Cette mine d’or, qui serait la plus grande jamais construite sur le territoire français, provoque l’hostilité d’une partie de la population.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 18h40
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Beaucoup l’attendaient sur le nucléaire. Mais c’est l’exploitation de l’or en Guyane qui s’annonce comme le premier test de François de Rugy, le nouveau ministre de la transition écologique. Ce « dossier chaud (…) est sur mon bureau comme sur celui de l’ensemble du gouvernement », a-t-il souligné, mercredi 5 septembre, sur France Inter.
C’est une occasion de mesurer la volonté du gouvernement en matière d’environnement après la démission fracassante de Nicolas Hulot, et la capacité de son successeur à imposer l’écologie dans les arbitrages. Pour alimenter sa réflexion, le ministre va disposer du rapport issu de la consultation organisée par la Commission nationale du débat public (CNDP), dévoilé vendredi 7 septembre.
Au cœur du débat : la « Montagne d’or », un projet de gigantesque mine, mené en Guyane par le groupe russe Nordgold, associé au canadien Columbus Gold. C’est la plus grande mine d’or jamais envisagée sur le territoire national. L’investissement de 780 millions d’euros pourrait créer 3 750 emplois. Ce projet « participe pleinement au renouveau minier de la France », avait déclaré Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie, aux Echos, en 2015 :
« Il y a une richesse sous le territoire français, notamment de l’or. (…) Nous ferions une erreur profonde en ne l’exploitant pas. »
« Encouragement »
Problème : l’exploitation de la Montagne d’or nécessiterait de déboiser la jungle amazonienne et de stocker des millions de tonnes de boues contenant du cyanure. Sur place, il suscite une opposition vigoureuse. « Il faut mettre fin à ce projet fou, non-sens économique, catastrophe sociale, horreur environnementale écocide et climaticide, qui pourrait déclencher une guerre civile en Guyane s’il devait être validé », plaide l’un des militants les plus critiques, Harry Hodebourg, du mouvement CAP21 Guyane.
Faut-il lancer le chantier au plus vite pour soutenir la fragile...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Le renoncement du ministre de l’écologie doit provoquer un choc dans les consciences si nous voulons éviter le probable effondrement de nos sociétés, écrit un collectif dans une tribune au « Monde ».
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Démission de Nicolas Hulot : « Preuve est faite que la voie de la négociation et de la réforme est une impasse »

Le renoncement du ministre de l’écologie doit provoquer un choc dans les consciences si nous voulons éviter le probable effondrement de nos sociétés, écrit un collectif dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 15h33
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 15h53
    |

Sarah Kilani (Médecin hospitalier), Nicolas Gonzales (Professeur de sciences économiques et sociales) et Pablo Servigne (Ingénieur agronome et cher...







                        



                                


                            

Tribune. Trop occupés à railler Nicolas Hulot et à psychiatriser son cas, les éditorialistes des chaînes d’information en continu, ceux qui de nos jours font l’opinion, passent à côté de l’essentiel : ils ne semblent pas même entr’apercevoir la gravité extrême de la situation. La démission de Nicolas Hulot est la manifestation d’un constat très grave d’impuissance de la part d’un ministre d’Etat venu pourtant pour négocier et réformer, et non renverser la table.
Un homme et même un gouvernement ne peuvent transformer seuls des structures aussi puissantes, soutenues par des intérêts divergents de ceux de l’humanité, très organisées et omniprésentes dans les sphères du pouvoir
Face aux premiers effets dramatiques du dérèglement climatique, à l’emballement incontrôlable qui s’annonce et qui a déjà commencé, face à l’effondrement de la biodiversité et à la responsabilité humaine quant à l’ensemble de ces processus, la survie de notre espèce d’ici à la fin de siècle, et nos conditions d’existence à court terme, dépendent de notre capacité à refuser l’indifférence, le cynisme, la fatalité, pour enfin penser et agir pour la transition vers un monde résilient. Cette démission doit urgemment amener chacun à s’arracher à ses certitudes, plutôt que d’accepter le défilé des moqueries, des rancœurs, des politicailleries et des haussements d’épaules.
Un homme et même un gouvernement ne peuvent transformer seuls des structures aussi puissantes, soutenues par des intérêts divergents de ceux de l’humanité, très organisées et omniprésentes dans les sphères du pouvoir. Avec la démission de Hulot, preuve est faite que la voie de la négociation et de la réforme est une impasse. Ceux qui sont réellement conscients que la situation écologique est absolument catastrophique en viennent désormais à penser que de ce côté, nous avons tout essayé.
Situation gravissime
Si les populations ne prennent pas la mesure gravissime de la situation dans les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Le succès de l’agriculture biologique ne se dément pas notamment dans les grandes cultures et les céréales. En dépit des retards de paiement des aides.
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Record de conversions dans le bio chez les agriculteurs

Le succès de l’agriculture biologique ne se dément pas notamment dans les grandes cultures et les céréales. En dépit des retards de paiement des aides.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 12h39
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

L’agriculture biologique continue à susciter des vocations. Jamais les bataillons d’agriculteurs désireux d’opter pour des pratiques plus respectueuses de l’environnement n’ont été aussi nombreux. « Le nombre de nouveaux engagés dans l’agriculture biologique atteint 4 300 fin juillet 2018, à comparer aux 3 700 comptabilisés sur la même période un an plus tôt. Un niveau record », affirme Florent Guhl, directeur général de l’Agence Bio. Sachant que, fin 2017, ils étaient 36 664 à revendiquer le label à la feuille verte.
« Il y a notamment une forte présence des grandes cultures et des céréales », précise M. Guhl. Il est vrai que la demande est forte dans ces filières sensibilisées plus tardivement. Et les conversions s’expliquent par les deux dernières années durant lesquelles les prix ont baissé. Pour M. Guhl, la présence renforcée des céréaliers incite à la prudence pour comptabiliser les surfaces. « Certains agriculteurs – environ 25 % – ne passent pas toute leur surface en bio. Ce phénomène pourrait s’accélérer avec le plafonnement des aides dans certaines régions. »
Le paiement des aides a viré au casse-tête pour les agriculteurs. « C’est un sérieux problème », affirme Philippe Hébert, un céréalier bio installé sur 160 hectares à Saint-Illiers-le-Bois (Yvelines). Il attend toujours 55 000 euros d’aides qui devaient lui être versées afin d’accompagner sa conversion au bio. Un solde des sommes dues au titre des années 2016 et 2017.
« Calcul économique »
Or, lorsque cet agriculteur a fait le choix, en 2015, d’abandonner engrais de synthèse et produits phytosanitaires chimiques, c’était par « calcul économique » et non par conviction. Mais il est depuis confronté à des retards à répétition de versement des aides et a été contraint de faire des crédits de court terme auprès des banques. Avec les frais afférents.
Il subit également les changements de règle du jeu en cours de parcours. En 2018,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Le biomimétisme marin offre de nombreuses opportunités d’innovation.
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L’océan, source d’inspiration

Le biomimétisme marin offre de nombreuses opportunités d’innovation.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 10h00
    |

                            Julia Zimmerlich








                        



   


Et si les solutions étaient là, autour de nous, tout « simplement » ? C’est ce que laisse entendre le concept de biomimétisme : s’inspirer de la nature pour innover et construire une économie sans pollution et à très faible impact. « Nous avons tout à apprendre de la nature en matière d’innovation, explique le biologiste Gilles Boeuf, professeur à l’université Pierre-et-Marie-Curie. Elle innove tous les jours, elle le fait avec une grande parcimonie d’énergie, sa principale source étant la lumière. Elle ne produit jamais une molécule qu’elle ne saura pas dégrader, et elle est pourtant capable de produire des poisons. »
Pépites entrepreneuriales
Si le terme de « biomimétisme » a été conceptualisé à la fin des ­années 1990, la démarche connaît une accélération depuis quelques années, avec quelques pépites ­entrepreneuriales. « Le biomimétisme marin est celui qui offre le plus de potentiel, relève Kalina Raskin, directrice du Centre européen d’excellence en biomimétisme de Senlis (Ceebios). Sur 3,8 milliards d’années d’évolution des espèces, nous en avons passé 3 milliards dans l’eau. Les organismes marins ont développé des stratégies extrêmement sophistiquées pour survivre dans le milieu océanique. »
« Sur 3,8 milliards d’années d’évolution des espèces, nous en avons passé 3 milliards dans l’eau. »
Dans l’eau, l’oxygène et les nutriments sont dissous. Les organismes ont ainsi développé des systèmes de respiration performants leur permettant d’extraire l’oxygène de l’eau, ainsi que des molécules de transport du dioxygène particulièrement efficaces. Franck Zal, chercheur au CNRS pendant quinze ans, s’est intéressé aux ­capacités respiratoires des arénicoles, ces vers auxquels on doit les petits tortillons de sable sur les plages. « Dans l’eau, ce ver respire, mais à marée basse il peut rester en apnée pendant six heures, précise le chercheur. Son hémoglobine est capable de stocker suffisamment d’oxygène pour qu’il continue à ­vivre à marée basse, comme s’il ­utilisait une bouteille d’oxygène. Cette hémoglobine est extracellulaire et n’a pas de typage sanguin type ABO ni de rhésus. »

Une sorte d’hémoglobine universelle qui a la particularité d’être 250 fois plus petite qu’un globule rouge humain, tout en transportant quarante fois plus d’oxygène. Depuis 2007, Franck Zal s’emploie à transposer cette découverte à des fins médicales et industrielles. L’un de ses dispositifs, qui devrait bientôt recevoir l’homologation, a été testé sur l’homme pour ­conserver des greffons rénaux en attente de transplantation, afin de passer de six heures à plusieurs jours. Les premières études sont concluantes. « Les patients qui ont bénéficié d’un rein conservé grâce à notre dispositif sont sortis de ­l’hôpital au bout d’une semaine en moyenne contre un mois pour les autres patients », affirme Franck Zal. Le chercheur a aussi développé un pansement oxygénant visant à accélérer la cicatrisation de certaines plaies, ou encore un substitut aux globules rouges testé par la marine américaine pour traiter les traumas crâniens.
« Les patients qui ont bénéficié d’un rein conservé grâce à notre dispositif sont sortis de ­l’hôpital au bout d’une semaine en moyenne contre un mois pour les autres patients. »
Des débouchés inattendus
Le biomimétisme trouve d’autres débouchés plus inattendus. Dans le secteur de l’énergie, les capacités d’ondulation des ­anguilles et des raies pour résister aux courants et turbulences sous l’eau ont inspiré la start-up Eel Energy, qui a développé des hydroliennes d’un nouveau genre. Au lieu d’être équipées d’hélices, ces hydroliennes sont des membranes ondulantes qui imitent les poissons pour produire de l’énergie grâce aux courants marins. La membrane en fibre de verre et renforcée par des fibres de carbone est recouverte d’un caoutchouc résistant aux déchirures et aux abrasions. Les premiers prototypes ont été testés cet été avec des résultats très concluants. Une levée de fonds de plusieurs millions d’euros est en cours.
Ces hydroliennes sont des membranes ondulantes qui imitent les poissons pour produire de l’énergie grâce aux courants marins.
Autre pépite française, la start-up Glowee s’est intéressée aux propriétés bioluminescentes des organismes marins pour développer des systèmes de lumière biologiques et vivants. Dans les eaux profondes, 80 % à 90 % des espèces ont développé la capacité d’émettre de la lumière pour ­assurer des fonctions essentielles, se nourrir, trouver un partenaire pour la reproduction ou se protéger contre des prédateurs. « Nous utilisons un gène responsable de la bioluminescence que nous intégrons ensuite à des bactéries », ­détaille Ludivine Guérineau, business developer chez Glowee. Cultivées dans un milieu adapté, les bactéries se multiplient seules et sont ensuite encapsulées à l’état ­liquide ou de gel dans des coques organiques transparentes et hermétiques. Plus besoin de se raccorder au secteur, les bactéries produisent une lumière douce jusqu’à épuisement du milieu.

        Lire aussi :
         

                Des bactéries lumineuses pour éclairer la ville du futur (4/5)



Pour l’heure, la solution de Glowee est utilisée lors d’événements, et comme lumière apaisante en ­espaces de relaxation. « Sur le long terme, nous voulons amener la technologie en extérieur et proposer des alternatives à l’éclairage public, poursuit Ludivine Guérineau. Les LED sont certes moins consommatrices d’énergie que nos anciennes ampoules, mais elles créent beaucoup de pollution lumineuse et nécessitent des métaux rares. »

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                L’insoutenable légèreté des LED



Puiser des solutions dans le vivant
En France, plus de 175 équipes de recherche ont été identifiées par le Ceebios sur le biomimétisme, et une centaine d’entreprises, grands groupes comme PME, font appel à cette démarche. « Nous avons ­quelques exemples célèbres, mais le biomimétisme n’est pas au cœur des process d’innovation », modère Thomas Binet, directeur du cabinet Vertigo Lab. Aujourd’hui, la plupart des innovations biomimétiques sont le fruit du hasard. « Il faudrait pouvoir systématiser cette capacité des entreprises à ­aller puiser des solutions dans le ­vivant, estime Kalina Raskin. La donnée biologique est abondante, mais on manque d’outils intelligents pour l’explorer. »
« La donnée biologique est abondante, mais on manque d’outils intelligents pour l’explorer. »
Au niveau européen, l’Allemagne est pour l’heure le pays le plus à la pointe sur le biomimétisme, avec plus de cent structures de recherche publiques et deux grands ­réseaux de recherche institutionnels. Depuis 2001, l’Etat y a investi plus de 120 millions d’euros. En France, en région Nouvelle-Aquitaine, cinquante et un acteurs y sont engagés. Le cabinet Vertigo Lab, qui a évalué l’impact économique du développement du biomimétisme dans un rapport publié en avril, considère que celui-ci pourrait être un vecteur de croissance fort pour le territoire. A Biarritz, le maire, Michel Veunac, a annoncé la création d’un pôle d’excellence consacré au biomimétisme marin, sous la houlette du Ceebios. « Nous voulons devenir une référence internationale en matière de matériaux bio-inspirés, en particulier par la mer et les éléments de l’océan », affirme M. Veunac. Reste encore à boucler le budget pour sortir le nouveau bâtiment de terre et lancer ce projet ambitieux.

   


L’océan sera l’une des grandes thématiques abordées lors du Festival de l’innovation Novaq.
Les 13 et 14 septembre, la région Nouvelle-Aquitaine, en partenariat avec Le Monde, organise deux jours de débats, conférences, pitchs et ateliers au Hangar 14, à Bordeaux.
Scientifiques, experts, entrepreneurs échangeront autour de trois grands thèmes : le cerveau, l’espace et l’océan. Fil rouge de cette édition : l’innovation au service de l’humain.
Programme et inscriptions ici



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Environ 22 000 secouristes et 75 hélicoptères sont mobilisés pour participer aux opérations et venir en aide aux sinistrés.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Séisme au Japon : les opérations de sauvetage se poursuivent, le bilan monte à 20 morts

Environ 22 000 secouristes et 75 hélicoptères sont mobilisés pour participer aux opérations et venir en aide aux sinistrés.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 09h32
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 18h30
   





                        



   


Les efforts se poursuivaient à un rythme accéléré, vendredi 7 septembre, pour trouver des survivants parmi les personnes ensevelies sous des glissements de terrain dans le nord du Japon après un puissant séisme. Le bilan provisoire a été revu à la hausse, avec au moins vingt personnes tuées.
C’est le village d’Atsuma, niché au pied de montagnes verdoyantes de l’île de Hokkaido, qui a payé le plus lourd tribut à la catastrophe, avec dix-sept morts et une vingtaine de disparus. Le paysage de carte postale a été ravagé par des éboulements qui ont englouti les maisons construites en contrebas, laissant de profondes cicatrices marron le long des versants des montagnes. Toute la nuit, les secouristes se sont démenés à l’aide de pelleteuses et de chiens en quête de souffles de vie, une tâche compliquée par une série de répliques.
« De nombreuses personnes sont encore ensevelies sous la terre, nous travaillons sans relâche mais les efforts de sauvetage sont difficiles, a commenté un militaire des forces d’autodéfense (SDF), interrogé par la chaîne de télévision NHK, qui a fait état de dix-huit morts et de vingt-deux disparus. Nous faisons tout notre possible pour les trouver rapidement. »

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                Un violent séisme provoque d’importants dégâts à Hokkaido, dans le nord du Japon



Coupures d’eau et d’électricité
Des images de télévision tournées dans la capitale régionale, Sapporo, montraient des maisons vacillantes, des chaussées éventrées, des façades défoncées par ce tremblement de terre de magnitude 6,6, survenu en pleine nuit. Environ 22 000 secouristes et 75 hélicoptères sont mobilisés pour participer aux opérations et venir en aide aux sinistrés, dont de nombreux attendent patiemment devant supermarchés et stations-service pour faire des provisions.
Après une coupure de courant générale en raison de l’arrêt de toutes les centrales de la région, l’électricité avait pu être rétablie vendredi matin pour 1,4 million de foyers et autres clients, soit près de la moitié de la population de l’île, selon la compagnie Hokkaido Electric. Il en restait encore 1,6 million dans le noir, mais « le nombre devrait tomber à 550 000 » en fin de journée. 
« Cela prendra une semaine » avant que la centrale la plus importante puisse redémarrer, a précisé le ministre de l’industrie, Hiroshige Seko. En attendant, il a appelé les habitants et commerçants à réduire leur consommation d’électricité et « les membres d’une même famille à rester ensemble dans une seule pièce ». « Des camions-groupes électrogènes vont aussi être déployés dans les hôpitaux », qui avaient dû refuser des patients jeudi faute d’électricité.
Les secousses, d’une force telle qu’il était impossible de tenir debout, selon l’agence de météo, ont aussi causé des coupures d’eau.
Longue série meurtrière
Les transports revenaient progressivement à la normale vendredi. Les liaisons du Shinkansen, train à grande vitesse, ont repris, et l’aéroport de Sapporo accueillait de nouveau des passagers après l’annulation de l’ensemble des vols jeudi, même si le trafic restait très perturbé.
Shinzo Abe a mis en garde contre « les risques de coulées de boue et d’effondrements de bâtiment », alors que des précipitations étaient attendues dans la région. « Je vous demande d’être vigilant », a-t-il insisté lors d’une réunion consacrée à la catastrophe, dernière en date d’une longue série meurtrière après des inondations du début de juillet, une vague de chaleur et un typhon dans la région d’Osaka en début de semaine.
Le Japon est situé à la jonction de quatre plaques tectoniques et subit chaque année quelque 20 % des séismes les plus forts recensés dans le monde. Tout le monde garde en mémoire le terrible tremblement de terre et le tsunami du 11 mars 2011 qui tuèrent plus de dix-huit mille personnes et provoquèrent la catastrophe nucléaire de Fukushima.

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          Au cœur du chantier titanesque du démantèlement de Fukushima



Le séisme de jeudi s’est produit alors que l’archipel se remet à peine du passage du très puissant typhon Jebi, qui a tué onze personnes dans le Sud-Ouest. Il a laissé dans son sillage des maisons entièrement ou en partie détruites, des poteaux à terre, des arbres arrachés, des toitures envolées (comme à la gare de Kyoto), des grues affaissées ou des véhicules accidentés. Le cyclone a en outre inondé et isolé l’aéroport du Kansai (Kix), situé en mer sur une île artificielle au large d’Osaka, où les vols intérieurs ont repris vendredi.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Ce vendredi 7 septembre démarre en fanfare la 7e édition de la Fête de la vache nantaise, qui se déroule en Loire-Atlantique. 60 000 personnes sont attendues pour célébrer l’agriculture vertueuse, avec paysans militants, cuisiniers engagés et consommateurs avisés.
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Carlo Petrini de Slow Food parraine les vaches nantaises


                      Ce vendredi 7 septembre démarre en fanfare la 7e édition de la Fête de la vache nantaise, qui se déroule en Loire-Atlantique. 60 000 personnes sont attendues pour célébrer l’agriculture vertueuse, avec paysans militants, cuisiniers engagés et consommateurs avisés.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 08h15
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 12h28
    |

                            Camille Labro








   


C’est une petite commune en Loire-Atlantique, non loin de Notre-Dame-des-Landes, qui compte habituellement à peine 5 000 habitants. Mais ce week-end, plus de 60 000 personnes sont attendues à Plessé, pour la septième édition de la Fête de la vache nantaise. Cette manifestation populaire et gratuite, qui a lieu tous les quatre ans, a commencé de manière quasi confidentielle en 1997, à l’initiative de l’éleveur de vaches nantaises Laurent Chalet.
« Nous souhaitons inspirer des vocations, montrer des solutions, sans jamais cesser d’allier le plaisir des bonnes choses, la pleine conscience et le bon sens paysan. »
L’homme a fédéré plusieurs amis éleveurs du coin, pour former l’association « Pas bête la fête » et créer un événement festif afin de « faire connaître et soutenir les races locales » (dont la vache nantaise, qui a frôlé la disparition), et montrer « l’intérêt écologique et économique du maintien de la biodiversité domestique par des systèmes d’élevage autonomes, économes et respectueux de l’environnement ».
Ce grand rassemblement atypique, qui démarre en fanfare vendredi, est une célébration de toutes les races animales rustiques et locales mais aussi de la biodiversité végétale, des modèles agricoles vertueux et durables et plus généralement d’une forme de pensée joyeusement contestataire. S’y croisent paysans, ruraux, citadins, journalistes, militants, familles en goguette, cuisiniers engagés et consommateurs avisés.
Quatre chefs pour un grand repas
« Si l’ampleur de la fête n’a cessé de croître, estime l’éleveur de vache bretonne pie noir (et co-organisateur) Cédric Briand, c’est parce que nous sommes en phase avec les problématiques contemporaines profondes : la transition écologique est une attente, à la fois consciente et inconsciente, de la société d’aujourd’hui. Tout le monde commence à comprendre qu’on ne peut plus continuer cette fuite en avant, qu’il faut changer la donne. »

Parrainée cette année par le grand Carlo Petrini (président et fondateur de l’organisation mondiale Slow Food), la fête accueille également une foule d’activistes comme Maxime de Rostolan (Fermes d’Avenir), Philippe Desbrosses (pionnier de l’agriculture bio), Marie-Monique Robin (réalisatrice) ainsi que quatre des plus grands noms de la gastronomie française : Olivier Roellinger, Pierre Gagnaire, Michel Bras et Michel Troisgros, qui participeront à des tables rondes et à un grand repas à huit mains.

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                Recette : la soupe à l’oignon de Carlo Petrini



Au programme par ailleurs : conférences, débats, ateliers de cuisine, d’artisanat ou de traction animale, concerts, théâtre de saveurs, déambulations, sessions de réflexion de l’Université paysanne, et bien sûr, quantité de bonnes choses à boire et à manger. « Nous ne voulons en aucun cas faire de l’élitisme ou du prosélytisme, assure Cédric Briand : nous souhaitons surtout inspirer des vocations, montrer des solutions, sans jamais cesser d’allier le plaisir des bonnes choses, la pleine conscience et le bon sens paysan. »
Fête de la vache nantaise, du 7 au 9 septembre, à Plessé (44630).



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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste et urbaniste Frédéric Héran estime que chaque mode de déplacement doit être utilisé en profitant au mieux de ses avantages comparatifs.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/09/2018
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« La gratuité des transports publics est une mauvaise idée, qui pénalise d’abord le vélo et la marche »

Dans une tribune au « Monde », l’économiste et urbaniste Frédéric Héran estime que chaque mode de déplacement doit être utilisé en profitant au mieux de ses avantages comparatifs.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 09h51
    |

                            Frédéric Héran (Economiste et urbaniste)








                        



                                


                            

Tribune. La gratuité des transports publics n’est pas un objectif en soi. C’est un moyen qui doit être au service d’une politique de transport articulant de façon cohérente l’ensemble des modes de déplacement. La question clé est donc de se demander quels sont les modes à privilégier par une politique des déplacements et pourquoi.
Dans un objectif de développement urbain durable reposant sur les trois piliers économique, social et environnemental, les modes à privilégier sont ceux qui assurent une mobilité suffisante, tout en étant les plus respectueux de l’environnement, les moins consommateurs de ressources non renouvelables, les moins coûteux pour les ménages comme pour la collectivité, les plus favorables à l’urbanité et les meilleurs pour la santé.
Pour répondre au mieux à ce problème, il convient de privilégier d’abord la marche et le vélo personnel, puis les vélos publics, les transports collectifs et les usages partagés de la voiture, et enfin la voiture en solo et les deux-roues motorisés.
Marche et vélo peuvent assurer à eux seuls les deux tiers des déplacements urbains, selon plusieurs études sur le potentiel d’utilisation de ces modes réalisées dans de grandes agglomérations (Londres, Lille, Copenhague, Innsbruck…). Et ce serait certainement aussi le cas à Dunkerque (Nord). Les transports publics peuvent ensuite prendre le relais pour les déplacements plus longs, et la voiture pour accéder aux zones périphériques difficiles à atteindre autrement.
Cette nouvelle hiérarchie des modes de déplacement est aujourd’hui préconisée ou débattue dans de nombreuses villes du monde et s’oppose au « tout-automobile » comme au « tout-transports publics ». Si elle est adoptée, il faut alors éviter toute mesure de gratuité, qui affecterait la marche et le vélo personnel, tant ces modes sont vertueux à tous points de vue.
Réseau saturé dans le centre
Or la gratuité des transports publics ­pénalise d’abord le vélo,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Contaminations (6/7). La Campanie est devenue une décharge à ciel ouvert, où l’incurie, la corruption et le crime organisé ont concouru à empoisonner le sol.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Après la chaleur de cet été, les coûts de l’alimentation du bétail ont fortement augmenté, alors que les prix de vente restent très bas.
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Des abattages d’animaux à craindre après la sécheresse estivale

Après la chaleur de cet été, les coûts de l’alimentation du bétail ont fortement augmenté, alors que les prix de vente restent très bas.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 19h29
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 20h23
   





                        



   


L’équation est de plus en plus intenable dans les élevages français. En raison de l’importante sécheresse estivale, les coûts de l’alimentation du bétail ont fortement augmenté, alors que les prix de vente restent très bas. Une situation catastrophique pour beaucoup de professionnels, ont averti, jeudi 6 septembre, les deux principales fédérations d’éleveurs.
« Pour les éleveurs de porcs français, c’est la rentrée de tous les dangers », a déclaré Paul Auffray, président de la Fédération nationale porcine (FNP), lors d’une conférence de presse à Paris. Ton plus grave encore chez les éleveurs de vaches, car outre la hausse des prix de l’alimentation, ils doivent aussi faire face à une raréfaction du fourrage.

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                Avec la sécheresse, les éleveurs anticipent une hausse des coûts de production



Vague d’abattages de vaches
Suivant la flambée des cours mondiaux du blé cet été, le prix du blé livré en Bretagne a ainsi dépassé 215 euros la tonne en août, alors qu’il était de 160 euros un an avant. Une augmentation de 34 % qui plombe les coûts de production des éleveurs. Le conseil d’administration de la Fédération nationale bovine (FNB) a dressé un « bilan alarmant » de la situation, dit un communiqué.
Les éleveurs bovins anticipent ainsi une vague d’abattages de vaches. « La gravité » de ces « adaptations » dans les exploitations « dépendra de la météo des semaines à venir ». En clair, des volumes d’herbe qui poussent encore dans les prairies.

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                « Les Français se soucient de plus en plus du bien-être animal »



« Il manque 10 centimes par kilo de cochon »
Côté porcs, les éleveurs ont par ailleurs regretté l’existence « depuis deux ans » d’un décalage entre les prix payés aux éleveurs en France et dans les pays voisins. « En moyenne, les éleveurs français touchent 7 centimes de moins par kilo que les éleveurs espagnols ou allemands », a dit M. Auffray.
« Il manque 10 centimes par kilo de cochon pour compenser nos coûts de production, on est bien loin des intentions vertueuses affichées par les Etats généraux de l’alimentation. »
Côté bovins, la FNB a aussi souligné que les prix « demeurent bas et ne permettent pas aux producteurs de viande de couvrir leurs coûts de production ».

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ A l’été 2019, un permis d’ascension et une brigade blanche pourraient être créés.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Dans les coulisses du cinquième reportage de notre série. L’Alberta est souillée et défigurée par l’exploitation de sables bitumineux, qui empoisonne les fleuves, les lacs et les populations amérindiennes.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Après l’Europe de l’Est et la Russie, 40 000 porcs ont été abattus en Chine. Face au risque de propagation à d’autres pays d’Asie, une réunion d’urgence a eu lieu à Bangkok.
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L’épidémie de peste porcine se propage et touche la Chine

Après l’Europe de l’Est et la Russie, 40 000 porcs ont été abattus en Chine. Face au risque de propagation à d’autres pays d’Asie, une réunion d’urgence a eu lieu à Bangkok.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 11h31
    |

            Laurence Girard








                        


La peste porcine africaine a frappé la Chine début août. Des petits élevages ont été touchés et la propagation est telle que 40 000 porcs ont déjà été abattus dans ce pays. Cette situation a conduit l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à organiser, mercredi 5 septembre, une réunion d’urgence à Bangkok pour faire face au risque de propagation aux autres pays d’Asie. La situation est inédite, car la Chine est le premier pays producteur et consommateur de viande de porc au monde, et n’a jamais été touchée par ce virus. Cette fièvre hémorragique animale ne présente pas de danger pour l’homme mais est mortelle pour le porc contaminé.
La peste porcine africaine a fait son apparition en Europe de l’Est en 2014. Les premiers foyers ont été découverts dans les pays Baltes, en Pologne, et le virus frappe violemment la Roumanie, où près de 110 000 porcs auraient été abattus. « Près de la moitié du cheptel roumain serait décimé », affirme Guillaume Roué, président de l’interprofession du porc, l’Inaporc. La peste a ensuite franchi la frontière russe et, de là, a atteint la Chine.
En France, les autorités ont envoyé cet été un courrier aux éleveurs leur recommandant la vigilance. Mais pour l’heure, tous les élevages sont sains. L’inquiétude est surtout liée à de possibles importations de sangliers des pays de l’Est qui peuvent être des vecteurs contaminants. « Nous ne pouvons pas aujourd’hui estimer les conséquences de cette crise sanitaire, en particulier en Chine », reconnaît M. Roué.
D’autres événements entrent également en jeu sans que les retombées puissent en être évaluées. A l’instar de la décision de Donald Trump de taxer les importations chinoises, qui s’est traduite par une hausse des taxes sur les achats de porc américain par la Chine.
Crainte de voir le cours s’éroder
Dans l’immédiat, les éleveurs de porc français regardent encore l’aiguille du marché du porc breton à Plérin (Côtes-d’Armor). Elle frôle le 1,3 euro le kilo. « Depuis le début de 2018, le prix moyen est de 1,18 euro, à comparer au 1,35 euro en 2017, qui a été une bonne année, comme 2016 », souligne M. Roué, pour qui « la rentabilité des exploitations n’est donc pas extraordinaire ». Juste correcte.

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                Les éleveurs lassés de la guerre des prix



La crainte est de voir le cours continuer à s’éroder. « La production européenne est en progression de 2 %, quand la baisse de consommation se chiffre à 1 %. Sur une production de 22 millions de tonnes, il faut trouver des débouchés pour les 600 000 tonnes supplémentaires, et en principe hors de l’Union européenne », explique M. Roué. Or, c’est justement l’évolution des exportations vers la Chine qui conduit le cours du porc depuis plusieurs années.
Après une crise de l’élevage chinois en 2016, le pays a accru fortement ses importations, faisant monter les prix. Après reconstitution de son cheptel, le flux d’achats a baissé, entraînant un reflux du cours du porc en Europe en général et à Plérin en particulier depuis un an. Une situation qui pourrait changer si la Chine est contrainte, avec la crise sanitaire, à repartir aux achats hors de ses frontières.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Le réseau des 150 ressourceries françaises connaît un engouement croissant des consommateurs.
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Donner une seconde vie aux objets du quotidien

Le réseau des 150 ressourceries françaises connaît un engouement croissant des consommateurs.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 15h13
    |

            Claire Legros (Belle-Ile-en-Mer (Morbihan), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

De Belle-Ile-en-Mer (Morbihan), on connaît les criques de sable fin et la côte sauvage immortalisée par Claude Monet. Mais c’est une attraction d’un autre genre qui attire au centre de l’île une petite foule d’habitants et de touristes. Hiver comme été, la même cohue joyeuse se renouvelle deux fois par semaine. Dès l’ouverture, on se presse devant Le Chtal (l’expression belliloise désigne « le bazar » ou « le travail à faire »), la ressourcerie de l’île.
Au rayon habillement, pris d’assaut, on trouve des tenues propres et repassées pour tous les âges. Comptez 20 centimes d’euros à 2 euros, selon le poids. Un couple de vacanciers choisit une poussette en bon état (5 euros) à la nursery, avant de faire le plein de polars (50 centimes d’euros la pièce) à la librairie voisine. Un retraité bellilois amateur de pêche s’enquiert d’« une bassine à cuire les araignées ». Dehors, la queue s’allonge à la caisse.
Vaisselle, meubles, électroménager, piano, lavabos, matériel de bricolage, jouets, posters, livres, disques… On trouve de tout au Chtal, ou presque. « On pensait qu’avec le temps, les apports et les ventes allaient se tarir, mais il n’en est rien, on reçoit 160 tonnes d’objets par an depuis notre ouverture, en 2013, et on en revend 140 environ », constate Sylvie Mariage, la présidente de l’association Valorise, qui gère la structure de cinq salariés et une cinquantaine de bénévoles.
Autant de déchets qui ne finiront pas dans le centre d’enfouissement – le plus petit de France –, situé de l’autre côté de l’île, au milieu des champs, signalé par une nuée de goélands. « Le Chtal est une chance pour l’île, se félicite Jacky Lemaire, l’élu sans étiquette, chargé de la gestion des déchets à la communauté de communes. Sur une île, tout ce qui n’est pas enfoui doit repartir par bateau sur le continent, ce qui majore les coûts. »
Ras-le-bol du tout-jetable

Collecter, réparer, puis revendre des objets...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Le nombre d’ateliers coopératifs a explosé partout en France en dix ans, passant de cinq en 2006, à plus de 200 aujourd’hui.
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Les ateliers de réparation de vélos en pleine expansion

Le nombre d’ateliers coopératifs a explosé partout en France en dix ans, passant de cinq en 2006, à plus de 200 aujourd’hui.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 11h11
    |

            Claire Legros








                        



   


Leurs noms ne manquent pas d’une certaine poésie : Les Vélos des étangs, à Istres (Bouches-du-Rhône), Guidoline, à Rouen, Le Vieux Biclou, à Montpellier, ou Vélo Sapiens, à Marseille… Le nombre d’ateliers coopératifs de réparation de vélos a explosé partout en France en dix ans, passant de cinq en 2006, à plus de 200 aujourd’hui, selon le réseau L’Heureux Cyclage, qui en fédère la moitié.
L’objectif est d’abord de « favoriser le réemploi des pièces et la réduction des déchets », explique Laura Guitot, membre de la direction collégiale du réseau. Animés par des bénévoles et des salariés, les ateliers vélo récupèrent les bicyclettes abandonnées ou en mauvais état, afin de les transformer et de leur donner une nouvelle vie. Et le travail ne manque pas : selon la Fédération française des usagers de la bicyclette, 9 millions de vélos dorment au fond des caves en France, et 1,5 million sont détruits chaque année.
Le principe du pollueur-payeur
La démarche est avant tout participative. Dans les ateliers vélo, on vient d’abord pour apprendre. Inscrit dans la charte du réseau, le transfert des connaissances vise à transformer les adhérents en « vélonomes », c’est-à-dire en cyclistes capables d’entretenir leur deux-roues. On y trouve donc des pièces d’occasion (gratuites en contrepartie d’un « don »), des outils et, surtout, les conseils qui vont avec.
A l’horizon 2020, les fabricants d’articles de sport devront contribuer au financement du devenir de leurs produits après utilisation. C’est ce que prévoit la feuille de route du gouvernement pour l’économie circulaire, avec la mise en place de plusieurs nouvelles filières de responsabilité élargie des producteurs, s’inspirant du principe pollueur-payeur. Une mesure qui va dans le bon sens pour Marc Bultez, cofondateur de deux recycleries sportives à Massy (Essonne) et à Paris, « à condition que le réemploi soit privilégié au recyclage, qui, pour [eux], ne doit arriver qu’en dernière étape ». 



                            


                        

                        


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Y a-t-il des différences entre un typhon, un cyclone ou un ouragan ?

Les trois mots décrivent le même phénomène, mais chacun est employé dans une zone géographique spécifique.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 10h20
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 10h38
    |

                            Thibaut Faussabry








                        



   


Le typhon Jebi a balayé le Japon le mardi 4 septembre, faisant dix morts et plus de 300 blessés. Un an auparavant, c’est l’ouragan Irma qui dévastait l’île de Saint-Martin entraînant la mort de onze personnes sur la partie française de l’île. En quoi l’ouragan se différencie-t-il du typhon, de la tempête ou encore du cyclone ?
Au commencement, une dépression tropicale
D’après Météo France, chaque année « environ 80 tempêtes tropicales ou cyclones se forment sur le globe au-dessus des eaux tropicales ». Les tempêtes et cyclones tropicaux se forment à partir d’une dépression tropicale. Cette dernière se crée au-dessus des mers chaudes lorsque plusieurs conditions sont réunies :
Une température à la surface de l’eau supérieure à 26,6 °CUne atmosphère chargée en humiditéUne perturbation tropicale amenant des vents violents
La tempête : le stade intermédiaire
La dépression tropicale devient une tempête tropicale quand les vents tourbillonnants en son sein dépassent la vitesse de 63 km/h. Afin de simplifier leur identification dans les messages d’alerte aux populations, les tempêtes tropicales se voient attribuer un prénom, choisi parmi une liste tenue à jour par le comité des ouragans de l’Organisation météorologique mondiale. La tempête tropicale est requalifiée en ouragan à partir du moment où la vitesse des vents tourbillonnants mesurés à l’intérieur de celle-ci grimpe au-delà de 118 km/h. Une tempête qui évolue en ouragan garde toutefois le prénom qui lui a été attribué.

        Un rapport américain sur le climat
         

          confirme que 2017 est l’année de tous les records



Des termes différents selon la zone géographique
Comme l’explique Météo France, le typhon, le cyclone et l’ouragan désignent un seul et même « phénomène tourbillonnaire se produisant dans les régions tropicales, accompagné de vents dont la vitesse est supérieure ou égale à 64 nœuds c’est-à-dire 118 km/h ». La différence de terminologie n’est pas scientifique, mais géographique.
On emploie le mot typhon pour le nord-ouest de l’océan Pacifique (Asie/Asie du Sud-Est)On utilise le terme de cyclone pour l’océan Indien et le sud de l’océan Pacifique (Afrique/Océanie/Amérique du Sud)On parle d’ouragan pour le nord de l’océan Atlantique et le nord-est de l’océan Pacifique (Amérique du Nord/Europe)
Chaque ouragan, cyclone ou typhon est catégorisé selon la vitesse des vents qui le portent. En Europe et en Amérique du Nord, l’échelle de Saffir-Simpson est utilisée pour mesurer la force d’un cyclone.





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Echelle de Saffir-Simpson



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Comme nous l’expliquions dans cet article, les ouragans les plus puissants sont de plus en plus nombreux ces dernières années dans le nord de l’océan Atlantique. Parmi les seuls ouragans de catégorie 5 depuis un siècle, 22 ont eu lieu en soixante-seize ans entre 1924 et 2000, tandis que les onze derniers se sont formés en dix-sept ans, entre 2000 et 2017. Les climatologues s’accordent sur le fait qu’une hausse du nombre de cyclones les plus intenses est à prévoir, notamment à cause de l’augmentation de la température des océans.



                            


                        

                        


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<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 05/09/2018
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La consommation de viande en France recule depuis 10 ans

Selon une étude du Crédoc, la consommation de viande a baissé de 12 % en dix ans, en raison d’une prise de conscience environnementale et d’une hausse des prix.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 06h28
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 15h12
    |

            Cécile Bouanchaud








                        



   


Les viandards impénitents sont-ils une espèce menacée ? Selon une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc), publiée mardi 4 septembre, la consommation de viande a baissé de 12 % en France au cours de la décennie écoulée. Prix, impact sur la santé et considérations environnementales permettent, en partie, d’expliquer ce constat mis en lumière ces dernières années par plusieurs études.
Depuis 2007, le Crédoc mène tous les trois ans une enquête intitulée « Comportements et consommations alimentaires des Français ». En 2016, un échantillon de 1 925 adultes âgés de 15 ans et plus et de 1 164 enfants de 3 à 14 ans a été interrogé, selon une méthode immuable. « Nous demandons de renseigner tout ce qui a été mangé pendant sept jours, lors des repas et hors repas, que ce soit au domicile ou à l’extérieur », détaille Gabriel Tavoularis, directeur d’étude et de recherche au Crédoc.

        Notre entretien avec Serge Hercberg, spécialiste de la nutrition :
         

          « Il n’y a pas de danger pour la santé à réduire la consommation de viande »



La charcuterie particulièrement touchée
« Le constat est sans équivoque : les Français, tous âges et catégories sociales confondus, mangent moins souvent de viande », résume M. Tavoularis. Les « produits carnés » concernés sont les viandes bovine et ovine, la volaille, le gibier ou encore la charcuterie, qu’ils soient bruts, cuisinés ou présents dans un plat transformé, comme les pizzas.
En 2007, les Français mangeaient en moyenne 153 grammes de produits carnés par jour, contre 135 grammes en 2016, soit 18 grammes de moins en dix ans.
Les Français consomment en moyenne 46 grammes de viande de boucherie par jour, soit 12 grammes de moins qu’en 2007. La consommation de charcuterie est passée en dix ans de 35 grammes par jour à 29 grammes par jour. Quant à la volaille, elle a relativement stagné, passant de 34 à 33 grammes par jour.


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La consommation de viande diminue
Quantités moyennes journalières de produits carnés consommés en g/jour.

Source : Credoc



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		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["2007","2010","2013","2016"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
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			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Ingrédients carnés",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        22
      ],
      [
        "",
        19
      ],
      [
        "",
        24
      ],
      [
        "",
        23
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Charcuterie",
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    "data": [
      [
        "",
        35
      ],
      [
        "",
        36
      ],
      [
        "",
        31
      ],
      [
        "",
        29
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
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  {
    "name": "Volaille, gibier",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        "",
        34
      ],
      [
        "",
        36
      ],
      [
        "",
        35
      ],
      [
        "",
        33
      ]
    ],
    "type": "",
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    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
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  {
    "name": "Viande de boucherie",
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      [
        "",
        58
      ],
      [
        "",
        57
      ],
      [
        "",
        53
      ],
      [
        "",
        46
      ]
    ],
    "type": "",
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    "yAxis": 0,
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    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Produits tripiers",
    "color": "#28beaa",
    "data": [
      [
        "",
        4
      ],
      [
        "",
        4
      ],
      [
        "",
        3
      ],
      [
        "",
        3
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
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    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " g/jour",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
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		},
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		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Si cette baisse de la consommation de produits carnés concerne toutes les catégories sociales et toutes les générations, les jeunes de 18-24 ans semblent les moins concernés par cette évolution. « On constate chez cette génération, une consommation importante de produits carnés, par le biais de plats transformés, comme les pizzas, les hamburgers, les sandwichs », rapporte le directeur d’étude du Crédoc, qui évoque des « individus pressés, qui mangent davantage à l’extérieur et prennent moins de temps pour cuisiner ». Cette hausse de la consommation de plats transformés (les « ingrédients carnés » dans les deux graphiques) est d’ailleurs constatée dans l’ensemble de la population.


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		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
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		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
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		font-size: 1.3rem;
}
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	{
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	.tooltiplarge {
		width: 230px;
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	#container_15361633266 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Les 18-24 ans, plus grands consommateurs de produits carnés
Quantités moyennes journalières de produits carnés consommés en g/jour, en 2016

Source : Crédoc



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15361633266",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
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		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
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				allowOverlap: true,
				format: "{y} g/jour",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
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			stacking:"normal",
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
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				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
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		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
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			format: "{value} g/jour",
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		plotLines: [{
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			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
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				x: -3
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		plotBands: [{
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				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
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		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["18-24 ans","25-34 ans","35-44 ans","45-54 ans","55-64 ans","65-74 ans","75 ans et plus"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Ingrédients carnés",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        37
      ],
      [
        "",
        31
      ],
      [
        "",
        29
      ],
      [
        "",
        25
      ],
      [
        "",
        18
      ],
      [
        "",
        12
      ],
      [
        "",
        10
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Charcuterie",
    "color": "#FFc832",
    "data": [
      [
        "",
        25
      ],
      [
        "",
        27
      ],
      [
        "",
        29
      ],
      [
        "",
        31
      ],
      [
        "",
        30
      ],
      [
        "",
        34
      ],
      [
        "",
        27
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
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    }
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  {
    "name": "Volaille, gibier",
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    "data": [
      [
        "",
        39
      ],
      [
        "",
        37
      ],
      [
        "",
        30
      ],
      [
        "",
        32
      ],
      [
        "",
        35
      ],
      [
        "",
        29
      ],
      [
        "",
        28
      ]
    ],
    "type": "",
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    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
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    }
  },
  {
    "name": "Viande de boucherie",
    "color": "#F19300",
    "data": [
      [
        "",
        46
      ],
      [
        "",
        42
      ],
      [
        "",
        48
      ],
      [
        "",
        44
      ],
      [
        "",
        50
      ],
      [
        "",
        47
      ],
      [
        "",
        45
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
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    }
  },
  {
    "name": "Produits tripiers",
    "color": "#28beaa",
    "data": [
      [
        "",
        2
      ],
      [
        "",
        1
      ],
      [
        "",
        2
      ],
      [
        "",
        2
      ],
      [
        "",
        5
      ],
      [
        "",
        5
      ],
      [
        "",
        3
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
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    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " g/jour",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
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		},
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		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


« Un marqueur social fort »
Autre constat, les catégories socioprofessionnelles les plus favorisées restent plus concernées par ce changement d’habitudes alimentaires. Dans le haut de l’échelle sociale, on consommait 140 grammes de viande en moyenne par jour en 2007, contre 113 grammes aujourd’hui, soit une baisse de 19 %. C’est chez les ouvriers que les quantités de viande consommées restent les plus importantes, avec 151 grammes par jour en moyenne. Mais là encore, la baisse est sensible (de 15 %).


	#container_15361632136{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
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	}
	#container_15361632136 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
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		}
	#container_15361632136 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
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}
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	.tooltiplarge {
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	#container_15361632136 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
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	}



En dix ans, forte baisse des produits carnés chez les cadres et les ouvriers
Quantités moyennes journalières de produits carnés consommés par les adultes (18 ans et plus), selon la profession ou catégorie socioprofessionnelle du responsable du ménage (en gramme par jour).

Source : Credoc



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
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			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15361632136",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
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	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
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	title: {
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	},
	subtitle: {
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	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
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				}
			},
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			},
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					lineWidthPlus : 0
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			}
		},
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				softConnector:false
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	yAxis:[{
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		},
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		plotBands: [{
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« La consommation de viande est un marqueur social fort. On remarque chez les ouvriers que cela reste inconcevable, encore aujourd’hui, de faire un repas sans viande », souligne M. Tavoularis. « Signe de prospérité durant les trente glorieuses », l’image de la viande a évolué au cours du siècle passé, rappelle-t-il :
« Il y a quelques décennies, les recommandations étaient de manger de la viande à chaque repas, alors que maintenant on suggère de consommer de la viande, du poisson ou des œufs une fois par jour. »

        Témoignages de consommateurs de viande :
         

          « J’en mange moins, mais mieux. »



Les considérations de santé expliqueraient, en partie, cette baisse de la consommation de produits carnés. Dès les années 1980, le consommateur a commencé à recevoir des « alertes nutritionnelles, sur le cholestérol par exemple », expliquait ainsi Pierre Combris, directeur de recherches honoraire à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), sur Europe 1 en 2017.
En 2015, un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait confirmé ces inquiétudes en établissant un lien entre la consommation abusive de viande rouge et certains cancers. « Ces messages sont entrés progressivement dans les consciences, avant que les modes de consommation commencent à changer, vers un modèle consistant à manger moins de viande, mais mieux », détaille le directeur de recherche.
Hausse des prix
Une raison plus prosaïque permet également de comprendre cette baisse : le prix de la viande a augmenté ces dernières années plus rapidement que l’inflation, comme le confirme un rapport de France AgriMer publié en 2015. « La viande devient peu à peu un produit de luxe, que l’on consomme avec plus de sobriété, un peu comme le vin de table bas de gamme qui a disparu au profit d’une consommation plus festive », analyse M. Tavoularis.
Le rapport du Crédoc souligne d’ailleurs que la patrie de Rabelais entretient « une bonne image de la viande ». Plus de 90 % des personnes interrogées la considèrent comme un aliment « nourrissant », « qui a du goût » et qui « fait partie des aliments qu’on a plaisir à manger ».

        Notre enquête :
         

          Se nourrir sainement quand on est pauvre



Une explication d’ordre moral explique également l’émergence de ce nouveau modèle alimentaire. Le bien-être animal, l’environnement, le coût en émission de CO2 de la production de viande constituent autant d’éléments auxquels les Français sont attentifs. « Aujourd’hui, cela fait bien de ne pas manger trop de viande, certains cadres s’en vantent, alors que c’était l’inverse il y a trente ans », rappelle le directeur de recherche.
En 2018, 35 % des Français, et 43 % des cadres, déclarent en effet avoir réduit leur consommation de viande, vers un modèle « flexitarien », selon une autre enquête du Crédoc sur les comportements alimentaires. L’étude souligne d’ailleurs que le nombre de personnes n’ayant pas consommé de viande durant une semaine, et pouvant être assimilées à des végétariens, a été multiplié par trois, passant de 0,3 % à 1 %. Signe que la consommation de viande est encore loin d’être menacée de disparition dans l’Hexagone.

        Les conclusions de Terra Nova :
         

          le règne de la viande est révolu






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Contaminations (5/7). La province canadienne est souillée et défigurée par l’exploitation des sables bitumineux, qui empoisonne les fleuves, les lacs et les populations amérindiennes.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Un tremblement de terre de magnitude 6,6 a frappé Hokkaido, grande île du nord de l’Archipel, provoquant des glissements de terrain et faisant au moins seize morts.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 05/09/2018
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Un violent séisme provoque d’importants dégâts à Hokkaido, dans le nord du Japon

Un tremblement de terre de magnitude 6,6 a frappé Hokkaido, grande île du nord de l’Archipel, provoquant des glissements de terrain et faisant au moins seize morts.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 03h48
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 03h32
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



   


A peine le typhon Jebi s’était-il éloigné de ses côtes, voici Hokkaido, la grande île du nord du Japon, frappée par un violent séisme. Survenu à 3 h 08 du matin, jeudi 6 septembre, le tremblement de terre de magnitude 6,6 et dont l’hypocentre se trouvait à 37 km de profondeur a été ressenti dans tout l’est du pays, jusqu’au département de Saitama, au nord de Tokyo.
Sur l’échelle japonaise graduée de 0 à 7 et mesurant localement l’intensité des secousses, le plus haut enregistré a été de 6+, ce qui correspond à un état où « il est impossible de rester debout » et où « les murs de béton les moins armés s’écroulent ». C’est la première fois qu’un tremblement de terre atteint à Hokkaido une intensité supérieure à 6 depuis la révision de l’échelle sismique en 1996.
Abe promet de tout faire « pour sauver des vies »
Le premier ministre, Shinzo Abe – invisible pendant le passage du typhon Jebi –, est arrivé à son bureau de Tokyo peu avant 6 heures du matin. Il a déclaré à la presse que son gouvernement avait mis en place un centre de coordination des secours. « Environ 4 000 hommes de troupe ont déjà été déployés et nous prévoyons de porter leur nombre à 25 000. Nous allons faire tous nos efforts pour sauver des vies », a-t-il déclaré.

        Lire aussi :
         

                Le typhon Jebi, nouvel avatar d’un été déréglé au Japon



Le ministre de la santé, Katsunobu Kato, a de son côté promis de « tout faire pour que les services médicaux fonctionnent de nouveau dès que possible au service des victimes de la catastrophe ».
Le séisme a provoqué d’importants dégâts, principalement dans la région appelée Iburi-chiho, le long du littoral sud-ouest d’Hokkaido, à une soixantaine de kilomètres de sa capitale, Sapporo. De spectaculaires glissements de terrain ont enseveli plusieurs maisons des municipalités d’Atsuma et d’Abira.
Le dernier bilan provisoire délivré par les autorités fait état de seize morts. Par ailleurs, vingt-six personnes sont portées disparues à Atsuma, selon le premier ministre Shinzo Abe lors d’une réunion consacrée à la catastrophe. Il y aurait également 167 blessés.
Près de trois millions de foyers se sont retrouvés sans électricité. Les réseaux de téléphonie ont été coupés et la circulation des trains – les Shinkansen à grande vitesse notamment – a été interrompue. La distribution d’eau est également perturbée, notamment à Sapporo.
Centrales à l’arrêt
Ayant subi des dégâts, l’aéroport Shin-Chitose de Sapporo est fermé. Après celui du Kansai (ouest du Japon) endommagé le 4 septembre par des inondations provoquées par Jebi, c’est le deuxième aéroport de l’Archipel rendu inutilisable par des catastrophes naturelles en quelques jours.
Plusieurs incendies notamment dans une usine de Mitsubishi Steel de la ville de Nemuro (est de Hokkaido) et dans une raffinerie de Muroran (sud-ouest d’Hokkaido) ont été maîtrisés. Plusieurs usines, notamment de Toyota, ont cessé leurs activités.
La centrale nucléaire de Tomari installée sur la côte ouest d’Hokkaido et appartenant à la Compagnie d’électricité d’Hokkaido a perdu son alimentation extérieure. Ses circuits de refroidissement fonctionnent sur des systèmes d’alimentation de secours. Aucune anomalie n’a été signalée, a indiqué l’agence de régulation du nucléaire, l’ARN.
De son côté, la Compagnie d’électricité du Tohoku, chargée du nord-est du Japon, a déclaré qu’aucun problème n’avait été observé à la centrale d’Higashidori, située dans le département d’Aomori, non loin de l’épicentre du séisme.
En milieu de matinée, l’agence de météorologie avait enregistré près de cinquante répliques dans la région. « Dans les zones où les secousses ont été les plus fortes, le risque est élevé d’effondrements des maisons et de glissements de terrain. La possibilité de nouveaux séismes d’une intensité maximale d’environ 6 n’est pas exclue au cours de la semaine à venir », a averti Toshiyuki Matsumori, un responsable de la Japan Meteorological Agency.



                            


                        

                        

