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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ L’Allemande de 27 ans, détentrice de onze titres mondiaux, était entrée en collision à pleine vitesse avec un autre cycliste.
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Kristina Vogel, double championne olympique de cyclisme, restera paraplégique

L’Allemande de 27 ans, détentrice de onze titres mondiaux, était entrée en collision à pleine vitesse avec un autre cycliste.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 17h28
   





                        



   


« Ça craint, il n’y a pas d’autre façon de le dire ». C’est par ces mots presque légers que la pistarde allemande Kristina Vogel, championne olympique en 2012 et 2016, a annoncé vendredi 7 septembre qu’elle restera paraplégique après un grave accident survenu en juin lors d’un entraînement.
L’Allemande de 27 ans, détentrice de onze titres mondiaux, était entrée en collision à pleine vitesse avec un autre cycliste, néerlandais, qui s’entraînait sur une piste bétonnée du vélodrome de Cottbus. Elle avait été opérée en urgence à Berlin.
« Je suis libre pour la première fois »
Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Der Spiegel, l’athlète se montre philosophe sur sa nouvelle réalité.
« En fait, je me compare à un bébé qui doit apprendre à se tourner et à s’asseoir. (..) Et c’est bien que je puisse prendre mon temps. Pour la première fois de ma vie, je n’ai rien à faire. Je veux profiter de cette situation. En gros, je suis libre pour la première fois. (...)Je pense toujours que plus vite on accepte une nouvelle situation, mieux on peut y faire face ».
Va-t-elle se tourner vers le sport paralympique, l’interroge le quotidien allemand ? « Je ne sais pas si j’ai envie de revenir un jour au sport de compétition et, le cas échéant, dans quelle discipline », répond Vogel, détentrice de plusieurs titres mondiaux en individuel et en équipe.
Déjà championne olympique de vitesse par équipes en 2012, elle a remporté le titre en individuel à Rio en 2016. Elle a également été titrée en équipe aux Mondiaux de 2012, 2013, 2014 et 2018, en individuel en 2014, 2015, 2017 et 2018, et au championnat du monde de keirin en 2014, 2016 et 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ L’ancien entraîneur de Bastia a menacé en août un journaliste de France Bleu Mayenne après un match de championnat.
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Football : l’entraîneur de Laval François Ciccolini suspendu cinq mois, dont trois ferme, pour « comportement menaçant »

L’ancien entraîneur de Bastia a menacé en août un journaliste de France Bleu Mayenne après un match de championnat.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 14h29
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 15h17
   





                        



   


L’entraîneur de Laval (National 1), François Ciccolini, qui a menacé en août un journaliste de France Bleu Mayenne après un match de championnat, a été suspendu cinq mois, dont trois ferme, par la commission de discipline de la Fédération française de football (FFF), a annoncé cette dernière vendredi 7 septembre. La FFF lui reproche un « comportement intimidant et menaçant envers un journaliste », selon son communiqué.
Ouest-France, qui avait révélé la sanction avant la confirmation de la « 3F », précise que le technicien pourra reprendre ses fonctions le 15 novembre. La commission de discipline de la FFF avait suspendu dès le 16 août l’entraîneur à titre conservatoire, dans l’attente de la sanction définitive communiquée ce vendredi.
Le journaliste a retiré sa plainte
Après une défaite à Boulogne-sur-Mer le 10 août, un journaliste de France Bleu Mayenne avait posé une question au coach de Laval sur ses choix tactiques. L’entraîneur, en poste depuis cet été, s’était emporté, en venant à menacer le journaliste de violences physiques. « Peut-être que je vais te frapper la tête par terre (…). J’ai ce qu’il faut, je vais te frapper d’un coup de crosse à la tête », avait-il notamment proféré, selon un enregistrement diffusé par la radio.
Le club, dans un premier communiqué, avait tenté de faire porter en partie la responsabilité de l’incident au journaliste, évoquant une question posée hors du « cadre protocolaire » prévu par la Fédération française de football et qui aurait « été ressentie comme une agression directe et une défiance au professionnalisme de l’ensemble du staff ».
M. Ciccolini avait ensuite présenté ses excuses au journaliste visé, assurant que « ses paroles [avaient] dépassé sa pensée », selon un communiqué de son club. Le journaliste, après ces excuses, avait retiré sa plainte, selon Ouest-France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ En raison de grandes difficultés financières, le club parisien, monument du sport français, est sur le point de disparaître.
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Les dernières heures du Paris volley, au bord du dépôt de bilan

En raison de grandes difficultés financières, le club parisien, monument du sport français, est sur le point de disparaître.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 14h06
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 14h54
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


C’est un monument en péril du sport français. En situation de cessation de paiement, le Paris volley est sur le point de disparaître. En vingt ans, depuis la fusion entre le PUC (Paris université club) et le PSG, le club parisien a remporté la bagatelle de vingt titres, dont neuf championnats de France et quatre coupes d’Europe – notamment la plus prestigieuse, la Ligue des champions, en 2001. Sous peine de dépôt de bilan, le Paris volley doit trouver 300 000 euros d’ici à la fin de semaine. Autant dire que seul un miracle pourrait inverser une situation dramatique.
Les difficultés actuelles proviennent de « deux charges exceptionnelles » qui ont frappé le club, selon Michel Rougeyron, son président. La première remonte à juin 2017 et consiste en un rappel fiscal (depuis 2009) sur la location de la salle Charpy où le club s’entraîne. La deuxième est un redressement de l’Urssaf sur les quinze dernières années.
Première conséquence, en forme d’énorme coup dur, la DNCAG (direction nationale d’aide et de contrôle de gestion) avait déjà rétrogradé au printemps le club parisien de Ligue A en Ligue B.
Président de la Ligue nationale de volley, Alain Griguer confie son impuissance : « C’est une mauvaise nouvelle pour le volley français, qui a besoin d’un grand club à Paris. La DNCAG a soulevé des problèmes lors d’un contrôle. Cela fait un an que le club essaie de redresser la barre, mais il n’y est pas parvenu. »
La mairie de Paris se déclare impuissante
L’un des derniers espoirs du Paris volley s’est envolé lorsque la mairie de Paris, principal partenaire du club, a annoncé qu’elle ne pouvait pas se permettre de jouer les pompiers de service.
« Depuis vingt ans, le club bénéficie du soutien inconditionnel de la ville, qui lui a versé près de vingt millions d’euros, soit près de 80 % de son budget. Simplement, aujourd’hui, la situation budgétaire et comptable est extrêmement délicate, a expliqué, dans un entretien à L’Équipe, l’adjoint aux sports de la ville, Jean-François Martins. La mairie ne peut pas apporter son concours pour éponger les dettes. Politiquement, juridiquement et financièrement, il nous est impossible de verser 300 000 euros d’ici la fin de semaine. »
Une position qu’est bien forcé d’entériner Michel Rougeyron, mais qu’il a du mal à comprendre. « Quand Tours a eu des difficultés, ça s’est plus facilement arrangé avec leurs collectivités locales. L’adjoint dit, et il a raison, que la ville nous a aidés depuis vingt ans, toujours est-il que là, elle ne l’a pas fait, confie-t-il désabusé et las. On a passé des heures de tractations avec tout le monde. Il semble que l’on soit arrivé au bout du bout. Michel Samper, président du PUC omnisports, qui ne peut se résoudre à laisser tomber le volley, a écrit à Anne Hidalgo [la maire de Paris] mais on a peu d’espoir là-dessus. » 
Reste encore la possibilité infime, aggravée par un laps de temps très court, de trouver des partenaires privés à la dernière seconde.
L’économie du volley français est très largement dépendante des collectivités publiques. Malgré la santé florissante de l’équipe de France (championne d’Europe en 2015, vainqueure en 2015 et 2017 de la Ligue mondiale, désormais rebaptisée Ligue des nations), les clubs ont du mal à obtenir leur indépendance.
« C’est difficile pour beaucoup de clubs sportifs mais, c’est certain, le volley a peut-être un peu plus de mal que d’autres. On a du mal à fidéliser le public et les partenaires », livre Alain Griguer.
Un constat que partage Franck Lafitte, international aux plus de cent sélections, qui devait entamer sa troisième saison dans la capitale : « On a la meilleure équipe de France de tous les temps, mais les instances dirigeantes de notre sport n’ont pas réussi à surfer sur la vague des titres et à tirer parti de cette belle vitrine. »

   


« Tous complètement sous le choc »
La situation a été très dure à encaisser pour Lafitte et ses coéquipiers, qui avaient tous accepté le challenge de remonter immédiatement parmi l’élite au terme de cette saison en deuxième division. « On savait que le club était en difficulté mais on ne pensait que ça allait aller jusque-là. On est tous complètement sous le choc depuis que le président est venu mardi nous annoncer la nouvelle. À l’origine, je suis venu ici pour gagner des titres », lâche le central de 2,03 m.
A l’image des autres joueurs sous contrat, son avenir est plus qu’incertain si cette issue se confirme. Franck Lafitte vient d’intégrer l’école de kinésithérapie à Saint-Maurice (Val-de-Marne), un cursus de quatre ans. Il bénéficie d’un logement de fonction, élément prépondérant pour sa reconversion : « Le cadre que j’avais posé pour ma fin de carrière tombe à l’eau, dit-il. Le club coule et on n’a plus de boulot, c’est vraiment dur à avaler. »
En cas de confirmation du dépôt de bilan, le PUC, qui détient les droits sportifs, récupérerait les équipes amateurs de l’entité Paris volley. Et c’est l’équipe réserve, actuellement en élite fédérale, équivalent du troisième échelon national, qui deviendrait l’équipe fanion.
A moyen terme, il y aurait la possibilité de remonter une autre association afin de retrouver le haut niveau. « C’est ce qu’a fait Poitiers en son temps. En tout cas, ça sera sans moi. Je me suis battu de longues années, je suis usé », a confié Michel Rougeyron.
Assister peut-être le même mois à la disparition de son club le plus titré et au premier titre de champion du monde de l’équipe de France — les Bleus figurent parmi les favoris de la compétition qui débute la semaine prochaine — le volley français ne serait pas à un paradoxe près !



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Une lettre de cadrage envoyée le 26 juillet prévoit de parvenir à cet objectif d’ici à 2022.
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Matignon envisage de supprimer 1 600 postes de fonctionnaire au ministère des sports

Une lettre de cadrage envoyée le 26 juillet prévoit de parvenir à cet objectif d’ici à 2022.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 10h22
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 18h15
   





                        


Une lettre de cadrage envoyée par Matignon au ministère des sports, consultée par l’Agence France-Presse (AFP), prévoit la suppression de 1 600 postes de fonctionnaire d’ici à 2022.
« Dans le cadre du processus “Action publique 2022”, vous serez appelés à appliquer un schéma d’emplois de moins 1 600 ETP (équivalent temps plein) au cours de la période 2018-2022. »
La missive, envoyée le 26 juillet, alors que Laura Flessel était encore ministre des sports, rappelle la promesse présidentielle de supprimer 50 000 postes de fonctionnaire. Matignon compte « sur une transformation du mode de gestion des conseillers techniques sportifs (CTS) et sur la réduction de leur nombre, ainsi que sur une rationalisation des services déconcentrés » pour parvenir à cet objectif.
Le courrier fixe en outre à environ 450 millions d’euros le budget du ministère pour la loi de finances 2019, en baisse de 30 millions.

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                Remaniement : Laura Flessel quitte un ministère des sports plus faible qu’à son arrivée



La moitié des effectifs concernée
Rémunérés par l’Etat, les conseillers techniques sportifs, au nombre de 1 600, travaillent auprès des fédérations sportives. Il s’agit, par exemple, des directeurs techniques nationaux (DTN), des entraîneurs nationaux et d’autres conseillers. Leur rôle est d’aider les fédérations pour le haut niveau et le développement des pratiques sportives sur le territoire, selon la politique fixée par l’Etat.
Les agents du ministère travaillent aussi dans les directions régionales ou départementales de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale. Selon plusieurs sources interrogées par l’AFP, le total des agents du ministère se situe entre 3 000 et 3 500.
« C’est un effort démesuré, extravagant et injustifié. La part de ce qui est demandé aux sports ne représente pas du tout sa part réelle. On organise la disparition du ministère des sports », a réagi le député Nouvelle Gauche Régis Juanico, coprésident à l’Assemblée du groupe de travail sur les Jeux olympiques de Paris en 2024.
« C’est un signal clair que l’Etat se désengage clairement du sport en tant que politique publique nationale », a-t-il aussi dénoncé, faisant valoir que le chiffre de 1 600 représentait la moitié des effectifs. Il a aussi souligné « l’importance » des conseillers techniques sportifs dans le système actuel : « Beaucoup de fédérations n’ont pas les moyens de les prendre en charge. »
Dans un communiqué, l’Association des directeurs techniques nationaux s’élève contre une « lettre de cadrage imposant de manière méprisante » de réduire les effectifs. Dénonçant une « volonté de destruction humaine massive, stupéfiante et atterrante », Philippe Bana, DTN du handball français et président de l’association, s’insurge contre une mesure « intimant [à la France du sport] de tuer son encadrement ». Et déplore le mauvais signe envoyé en direction des acteurs, alors que le pays prépare les Jeux olympiques de Paris 2014.
Précisions dans les prochaines semaines
Interrogé par l’AFP, Matignon a répondu que « le modèle », qui « ne répond plus aux enjeux actuels », est en « transformation » pour « laisser un espace » aux collectivités et au mouvement sportif, à qui l’Etat « souhaite donner davantage la main ».
Une partie du mouvement sportif réclame en effet plus d’autonomie. Une nouvelle agence nationale du sport devrait être créée en 2019 pour piloter le haut niveau et le sport pour tous, avec une gouvernance partagée entre Etat, mouvement sportif et collectivités territoriales.
Dans ce contexte, « un repositionnement des personnels est une évidence », ajoute Matignon : « Il ne s’agit pas de remettre en cause l’action des CTS mais de les intégrer davantage à la vie des fédérations. »
Les « orientations », la « méthode » et le « calendrier » seront précisés « dans les prochaines semaines » par le premier ministre et par la nouvelle ministre des sports, Roxana Maracineanu, a conclu Matignon.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Revenu au plus haut niveau après plusieurs blessures, l’Argentin affronte Nadal en demi-finale de l’US Open, ce vendredi 7 septembre
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US Open : Del Potro, le colosse aux poignets de cristal

Revenu au plus haut niveau après plusieurs blessures, l’Argentin affronte Nadal en demi-finale de l’US Open, ce vendredi 7 septembre



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 09h38
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 19h22
    |

            Elisabeth Pineau (New York, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Ce 14 septembre 2009, un grand gamin de 20 ans met fin à cinq ans de règne new-yorkais du Suisse Roger Federer. « Je ne sais pas ce que je fabrique ici. Mais c’est le plus beau jour de ma vie », s’étonne, d’une voix monocorde, le vainqueur de l’US Open, regard bleu-vert et cheveux châtains. Il est argentin, porte un nom à rallonge, et, malgré un physique encombrant (1,98 m, 97 kg), les jambes sont agiles. Le coup droit fait des dégâts, le revers peut-être encore plus. Et depuis sa ligne de fond, il prend la balle tôt.
Ce jour-là, en brisant l’hégémonie des Roger Federer, Rafael Nadal, Novak Djokovic et Andy Murray, Juan Martin Del Potro apparaît à beaucoup d’observateurs, convaincus que ce sacre ne sera pas sans lendemain, comme prétendant à un « Big Five ». Mais celui que l’on ne surnomme pas encore « la Tour de Tandil » (sa ville de naissance, dans le sud-est de la province de Buenos Aires) n’est alors qu’un grand méchant mou. « Froid comme un concombre », aurait dit John McEnroe.
Près de dix ans ont passé. Vendredi 7 septembre, à New York, Del Potro doit affronter en demi-finale l’Espagnol Rafael Nadal, comme en 2017 au même stade, et est à une marche de se retrouver une deuxième fois de sa ­carrière en finale à l’US Open.
Entre-temps, l’histoire et la ­personnalité du grand gaillard ­argentin en ont fait l’un des ­chouchous du public, de New York et d’ailleurs, bluffé par les come-back de ce héros malmené par le destin, aujourd’hui classé au 3e rang mondial.
« C’était trop de souffrance »
Un colosse fait d’argile, aux mains en cristal. Pendant des années, Del Potro a vécu avec le spectre d’une retraite prématurée. Des blessures au poignet sont venues enrayer son ascension : le droit en mai 2010, puis le gauche en 2014, qui subira trois opérations en l’espace de quinze mois. « Là, j’ai dit à mes proches que c’était trop de souffrance, racontait-il dans L’Equipe Magazine, en novembre 2017....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ A 36 ans, l’ex-joueur NBA et capitaine de l’équipe de France a annoncé, jeudi 6 septembre, mettre fin à une riche carrière. Il envisage un tour du monde à la voile.
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Les adieux de Boris Diaw, pilier du basket français, joueur atypique et altruiste

A 36 ans, l’ex-joueur NBA et capitaine de l’équipe de France a annoncé, jeudi 6 septembre, mettre fin à une riche carrière. Il envisage un tour du monde à la voile.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 08h35
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 14h43
    |

            Clément Martel








                        



                                


                            

Il s’en est allé comme il a régné. A sa manière, et selon ses termes. C’est affalé sur un canapé juché sur le pont de son bateau, en marcel et short, lunettes noires vissées sur les yeux, que Boris Diaw a annoncé la fin de sa carrière, jeudi 6 septembre. « C’est officiel les gars. » Et « les gars » de le congratuler.
Les gars ? Deux hommes rencontrés vingt ans plus tôt sur les bancs de l’INSEP. Deux amis, Tony Parker et Ronny Turiaf aux côtés desquels le tout frais retraité a « écrit l’histoire du basket français ».
Dans une longue vidéo, les trois « frères » du basket hexagonal dissertent de la vie future du désormais ex-joueur. Si Parker, seul de la bande à faire encore carrière – il vient de signer pour deux ans aux Charlotte Hornets – évoque la « possible petite mort » que connaît un sportif le jour où il remise les baskets, Diaw l’évacue d’un sourire. Un sourire auquel les supporteurs français se sont accoutumés été après été, quand le capitaine du navire France endossait le maillot bleu.
« Je ne vois pas ça comme une retraite, mais comme une nouvelle vie », assure-t-il. Avant de poursuivre, lui qui a décidé de hisser les voiles pour entamer un tour du monde en bateau : « j’ai tellement de passions qui vont me garder occupé, je me dis que c’est le moment. »
Passionné, l’homme de 36 ans l’est. Outre la balle orange, Diaw croque la vie à pleines dents. Entrée-plat-dessert, et du bon vin pour accompagner. Gourmet et œnologue amateur, il tranche – physiquement, diront les mauvaises langues au fil des ans – avec certains de ses collègues aux rythmes d’ascète.
Féru de voile – il a fait construire son catamaran – et de plongée, il s’est aussi tourné vers la photographie : depuis qu’en 2005 on lui a mis un appareil dans les mains, il consacre une semaine par an à un safari-photo. Il s’améliore, au point, après un stage avec l’un de leurs photographes à shooter des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Les champions du monde ont neutralisé (0-0) l’Allemagne, jeudi 6 septembre, en ouverture de la Ligue des nations.
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Football : rentrée réussie pour des Bleus solides et disciplinés

Les champions du monde ont neutralisé (0-0) l’Allemagne, jeudi 6 septembre, en ouverture de la Ligue des nations.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 02h57
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 10h25
    |

            Rémi Dupré (Munich, Allemagne, envoyé spécial)








                        



   


Assumer pleinement le statut de champion du monde tout en gardant les pieds sur terre. Tel était le défi que s’étaient lancés les Bleus avant d’affronter l’Allemagne, jeudi 6 septembre, à la Fussball Arena de Munich, en ouverture de la Ligue des nations, cette compétition créée par l’Union des associations européennes de football (UEFA) en marge des qualifications à l’Euro 2020.
Près de deux mois après son sacre moscovite, force est de constater que l’équipe de France a réussi sa rentrée. Toujours aussi compacte et disciplinée, elle a ramené de Bavière un nul (0-0) satisfaisant face à une Nationalmannschaft éliminée au premier tour du Mondial russe, et en pleine convalescence.

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                Revivez Allemagne-France : les Bleus tenus en échec (0-0) pour leur rentrée



Malgré des scories dans la transmission du ballon et des états de forme disparates, Didier Deschamps a esquissé un large sourire au coup de sifflet final. « Il y a eu du déchet technique mais le côté positif, c’est qu’on est toujours solides, a estimé le sélectionneur, au terme de cette rencontre équilibrée face aux quadruples champions du monde (1954, 1974, 1990, 2014). On a fini le match à l’énergie. »
Pour les Bleus, ce retour aux affaires courantes s’avérait périlleux. En retrouvant ses protégés, Deschamps les avait alertés quant au risque de « décompression » post-Coupe du monde. Lui-même avait fait les frais de ce relâchement, le 5 septembre 1998, deux mois après avoir soulevé le mythique trophée comme capitaine de l’équipe de France. Ce jour-là, « DD » et ses partenaires avaient ramé pour arracher un nul piteux (1-1) contre la modeste sélection d’Islande, à Reykjavik, dans le cadre des qualifications à l’Euro 2000.
Les mésaventures récentes de l’Allemagne, traumatisée par son fiasco en Russie et la polémique née de la retraite internationale de son milieu d’origine turque, Mesüt Ozil, laissaient présager une réaction d’orgueil. En quête d’un nouveau cycle, les joueurs de la Nationalmannschaft et leur indéboulonnable sélectionneur, Joachim Löw, rêvaient d’offrir à leurs supporteurs le scalp des champions du monde.
Les exploits d’Alphonse Areola
Sous une pluie battante, les joueurs allemands ont bien failli réussir leur coup. A l’agonie en deuxième période, les Bleus ne doivent leur salut qu’à leur gardien Alphonse Areola, 25 ans, auteur de plusieurs arrêts pour sa première sélection.
Troisième dans la hiérarchie en équipe de France, le portier du Paris-Saint-Germain a profité du forfait du capitaine et numéro 1 Hugo Lloris et de sa doublure, Steve Mandanda, pour prendre date. A la Fussball Arena, il n’a rien eu à envier à son homologue allemand Manuel Neuer, vainqueur du Mondial 2014 au Brésil, référence à son poste, et lui aussi décisif sur sa ligne.
« Ce soir, l’opportunité s’est présentée. Il l’a bien saisie avec son calme et sa sérénité habituels », a déclaré, des trémolos dans la voix, Deschamps à propos de son gardien. Lequel a reconnu avoir été animé par un « sentiment d’invincibilité » dans sa cage.
A Munich, Areola était le seul élément titularisé à n’avoir pas disputé la finale de la Coupe du monde contre la Croatie. Pour récompenser son groupe, irréprochable et soudé en Russie, le sélectionneur avait choisi de conserver son équipe type outre-Rhin.
Il a pu constater que ses milieux Paul Pogba et N’Golo Kanté, si précieux et combatifs dans les duels, restaient sur leur lancée du Mondial. Au rayon des satisfactions figurent également l’arrière gauche Lucas Hernandez, tranchant sur son aile, et la charnière centrale composée de Raphaël Varane et de Samuel Umtiti, auteurs d’un sans- faute en Bavière.
Quant au jeune (19 ans) prodige Kylian Mbappé, il a émerveillé le public munichois en multipliant dribbles inventifs et talonnades. L’attaquant du PSG n’est toutefois pas parvenu à perforer le bloc allemand.
En étrennant leur nouveau maillot à deux étoiles, certains Bleus ont déçu comme l’arrière droit Benjamin Pavard, souvent pris de vitesse, ou le milieu Blaise Matuidi, en manque de repères.
Tour d’honneur prévu au Stade de France
« Ce n’est jamais évident, un match de rentrée, la plupart des joueurs ont repris l’entraînement il y a trois semaines seulement », a insisté Deschamps, plutôt rassuré par la performance de sa formation.
Dimanche 9 septembre, contre les Pays-Bas, les Tricolores tenteront de remporter leur première victoire dans cette Ligue des nations. La réception des Oranje, qui ne se sont plus qualifiés pour une grande compétition depuis le Mondial 2014, annonce surtout des retrouvailles festives entre les Bleus et le public du Stade de France. Les champions du monde feront un tour d’honneur après la rencontre.
A l’heure des célébrations, Deschamps donnera-t-il davantage de temps de jeu à ses remplaçants ? « Faire tourner ou pas, tout est possible », a balayé le sélectionneur, enclin à remodeler son groupe lors du prochain rassemblement. Avec en ligne de mire la manche retour contre l’Allemagne, à Saint-Denis, le 16 octobre. Les Bleus devront alors encore assumer leur statut.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Le légendaire joueur américain Bill Walton avait un jour comparé le jeu du géant français à… la musique de Beethoven.
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Le « couteau-suisse » du basket français, Boris Diaw, annonce sa retraite à 36 ans

Le légendaire joueur américain Bill Walton avait un jour comparé le jeu du géant français à… la musique de Beethoven.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 21h28
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 07h30
   





                        



   


Joueur modèle, mais aussi photographe, navigateur et gastronome. Il faudra désormais ajouter « retraité » au long curriculum vitae de Boris Diaw, qui a annoncé sa retraite jeudi 6 septembre à l’âge de 36 ans.
« Ça y est… J’ai passé un bon moment… », a écrit l’ailier fort, qui compte 247 sélections avec l’équipe de France – dont il était encore le capitaine il y a quelques mois. Grand (2,03 m), costaud, technique, adroit, Boris Diaw, capable de jouer à plusieurs autres postes, avait surtout une incomparable science du jeu, qui n’excluait pas l’esthétique. Un jour à la télévision, le légendaire joueur américain Bill Walton avait même comparé son jeu à… la musique de Beethoven.
Trajectoire américaine
Ses qualités de « couteau-suisse » du basket lui ont permis de faire l’une des plus belles carrières d’un Français en NBA, longue de 14 saisons. Seule celle de son grand ami, rencontré à l’Insep, Tony Parker – avec qui il a partagé tant de fois le maillot de l’équipe de France –, la surpasse. C’est d’ailleurs à ses côtés que Boris Diaw a été champion NBA avec les Spurs de San Antonio en 2014.

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Sa trajectoire américaine, commencée en 2003 après sa formation à Pau-Orthez (et un titre de champion de France), l’a conduit des Atlanta Hawks, sa première franchise, au Utah Jazz, sa dernière, en passant par les Phoenix Suns et les Charlotte Bobcats. En dehors des salles de sport, Diaw est un homme à la riche personnalité. Photographe et vidéaste passionné, il est aussi un gastronome doté d’un solide coup de fourchette, à tel point que les San Antonio Spurs avaient inclus dans son contrat une prime… s’il évitait de prendre du poids.
Nombre de sélections égal à sa mère
Capitaine exemplaire des Bleus, Boris Diaw a toujours été d’une fidélité sans faille au maillot. Il n’a jamais décliné une sélection et sa contribution aux cinq médailles françaises, quatre à l’Euro (or en 2013, argent en 2011 et bronze en 2005 et 2015) et une au Mondial (bronze en 2014), a été décisive. C’est avec lui et des camarades de promotion comme Florent Piétrus et Michael Gelabale que la France est devenue une puissance du basket.

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Il a égalé en juin le nombre de sélections de sa mère (247 capes), Elisabeth Riffiod, l’une des meilleures joueuses françaises de l’histoire, mais il ne battra pas le record d’Hervé Dubuisson (259).
Boris Diaw avait créé la sensation l’été dernier en annonçant son arrivée à Levallois, un modeste club de Pro A entraîné par son vieil ami de Pau-Orthez Frédéric Fauthoux. Il a fait une honnête dernière saison mais n’a jamais reçu le coup de fil qu’il attendait d’une franchise de NBA.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Champions du monde en titre, les Français se rendaient à Munich pour disputer leur premier match de Ligue des nations, compétition sans réel enjeu sportif.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ La ligue de football américain entame sa saison jeudi. Plusieurs diffuseurs ne retransmettront pas le protocole d’avant-match pour éviter de montrer des joueurs genou à terre pendant l’hymne américain.
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Football américain : la saison reprend, la question du boycott de l’hymne pèse toujours

La ligue de football américain entame sa saison jeudi. Plusieurs diffuseurs ne retransmettront pas le protocole d’avant-match pour éviter de montrer des joueurs genou à terre pendant l’hymne américain.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 17h33
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 09h47
    |

            Clément Martel








                        



   


Pour éviter les polémiques, dissimulons la question sous le tapis. Alors que la National Football League (NFL), la ligue professionnelle de football américain, entame dans la nuit de jeudi 6 à vendredi 7 septembre la 99e saison de son histoire, la controverse autour de certains joueurs agenouillés lors de l’hymne américain pour protester contre les violences policières, et les meurtres perpétrés par des policiers, dont sont victimes des Noirs, ne désenfle pas.
La situation est telle que plusieurs diffuseurs des rencontres, ESPN et CBS en tête, ont annoncé, au cours de l’été, avoir choisi de ne plus retransmettre le protocole d’avant-match. Cette décision a été vivement critiquée par Donald Trump, le président américain, qui avait déjà dénoncé à plusieurs reprises, ces deux dernières années, l’attitude des joueurs.

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A l’aube de la troisième saison de ce que les historiens nommeront peut-être un jour « l’ère de la controverse autour de l’hymne » — c’est à l’été 2016 que Colin Kaepernick, ancien joueur des San Francisco 49ers avait, le premier, refusé d’écouter debout l’hymne national —, le football américain ne parvient pas à se dépêtrer de cette crise.
Alors que les champions en titre, les Philadelphia Eagles, ouvrent jeudi la saison face aux Atlanta Falcons, le statu quo que les propriétaires de la NFL pensaient avoir atteint a volé en éclats, pulvérisé par les joueurs, par une nouvelle offensive du locataire de la Maison blanche et par la nouvelle campagne publicitaire de Nike, qui a Colin Kaepernick comme tête d’affiche.

Pas de polémique à Philadelphie
Les Eagles de Philadelphie, vainqueurs en février de leur premier Super Bowl, le titre suprême en football américain, ont battu les Falcons d’Atlanta, 18 à 12, jeudi 6 septembre, lors du coup d’envoi de la saison 2018 de la Ligue nationale (NFL). Ce match s’est déroulé sans polémique autour du boycott de l’hymne américain. Le coup d’envoi a été retardé de près d’une heure à cause des fortes pluies, mais l’avant-match s’est déroulé normalement, sans gestes de protestation durant l’hymne américain. Malcolm Jenkins et Michael Bennett, deux joueurs de Philadelphie parmi les plus engagés dans le mouvement de protestation, étaient au bord du terrain et n’ont fait aucun signe de protestation durant le « Star-Spangled Banner » (La Bannière étoilée).


Consensus gelé
En mai, les propriétaires de la NFL, réunis en congrès à Atlanta, pensaient avoir trouvé une solution. Décidés à ne pas revivre la crise de l’automne 2017, où la croisade de Donald Trump contre les « fils de pute » qui s’agenouillent avait enflammé le débat, obligeant la très tiède NFL à prendre la défense de la liberté d’opinion de ses joueurs, les patrons des trente-deux équipes avaient annoncé autoriser les gestes de boycott pendant la Star Spangled Banner… si et seulement si les protestataires restaient au vestiaire.

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Loin de satisfaire les joueurs, dont une minorité avait pris la suite de Colin Kaepernick en s’agenouillant lors des hymnes, cette décision s’est attiré les foudres de la NFLPA (l’association des joueurs NFL), étonnée de ne pas avoir été consultée sur un sujet les concernant. D’autant que les équipes auraient eu libre cours pour sanctionner les éventuels contrevenants.
Résultat, en juillet, les deux parties ont annoncé le gel de la réforme en l’attente d’un accord, pour « permettre la poursuite d’un dialogue constructif ». Mais aucun accord n’a été trouvé avant la reprise de la saison.
Audiences télévisées en baisse
Dans cette affaire, la NFL a tenté de calquer son règlement sur celui de la NBA, la ligue de basket américaine connue pour accompagner les prises de position de ses joueurs. Mais elle a omis de consulter les principaux concernés, là où la NBA avait proposé à ses joueurs de mettre en place un dispositif commun en 2017, aux fins d’éviter des protestations pendant l’hymne.
A la différence de la ligue de basket, considérée comme progressiste depuis les années Obama — voilà deux ans, elle avait déplacé son All-Star Game hors de la Caroline du Nord en raison de l’adoption par cet Etat de lois hostiles aux personnes transsexuelles —, la NFL ne s’est jamais engagée de quelque manière que ce soit.
Le football américain est traditionnellement marqué à droite. Par ailleurs, la ligue craint que les prises de position de joueurs ne heurtent la sensibilité du public et ne nuisent à la bonne marche de ses affaires — elle brasse des millions de dollars. Or, depuis deux ans, les audiences télévisées s’effritent (- 7 % l’an passé), ce que ne manque pas de souligner Donald Trump, qui y voit un lien de cause à effet.

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La non-prise en compte de la mesure du mouvement par la Ligue et par son commissaire, Roger Goodell, a suscité les critiques de nombre d’observateurs. Ainsi Tony Dungy, ancien entraîneur reconverti en consultant télévisuel, a estimé que la NFL « pourrait faire un bien meilleur travail en acceptant les revendications des joueurs et en les accompagnant, sans faire de ce sujet une question d’hymne ».
Ce que le réalisateur Spike Lee avait mis en exergue l’an passé en expliquant que « penser que les joueurs NFL protestent contre le drapeau revient à penser que Rosa Parks protestait contre les transports publics ».
Nike attise les braises
La vindicte présidentielle, et ses rafales de tweets, n’a pas cessé ces derniers mois. Engagé dans un chantage au patriotisme qui flatte sa base électorale (« si vous protestez, c’est que vous n’êtes pas de bons Américains »), Donald Trump s’est érigé en défenseur des militaires américains tombés au combat. Et a annulé en juin la traditionnelle visite à la Maison Blanche des champions de l’année, les Philadelphia Eagles, après que plusieurs joueurs eurent exprimé leur intention de ne pas venir.
Parallèlement, le débat sur le bien-fondé de protester en s’agenouillant lors de l’hymne se poursuit dans la société américaine. Deux jours avant le deuxième anniversaire du premier geste de Colin Kaepernick, à la fin du mois d’août, un candidat démocrate au Sénat — pour les élections de mi-mandat — a estimé qu’il n’y avait « rien de plus américain » que ce geste pacifique.
Au début de cette semaine, une imposante virgule est venue attiser les braises. En choisissant de faire de Colin Kaepernick l’une des têtes d’affiche de sa campagne célébrant les trente ans de son slogan « Just do it », Nike, qui est par ailleurs l’équipementier officiel de la NFL, a réenclenché la machine.
Le joueur, sans club depuis plus d’un an et engagé dans un combat judiciaire contre la NFL, qu’il accuse de s’être liguée pour ne pas le réembaucher, est l’un des trois visages (avec le basketteur LeBron James et la tenniswoman Serena Williams) de la campagne « Croyez en quelque chose. Même si cela signifie tout sacrifier ».
Ce choix a fait chuter l’action de la multinationale de l’Oregon en Bourse, a déclenché une nouvelle colère présidentielle et a suscité des réactions de fans outrés ou enthousiastes. Cette campagne de communication, lancée à deux jours de la reprise de la NFL, est loin d’être anodine. Cette année encore, le sport risque de ne pas avoir la part belle.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Cinq mois après l’enquête pour corruption qui l’a fait imploser, l’IBU élit sa nouvelle direction. La Russie, privée de candidat et de droit de vote, reste très active pour continuer à peser.
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Biathlon : l’influence russe au centre du congrès de la Fédération internationale

Cinq mois après l’enquête pour corruption qui l’a fait imploser, l’IBU élit sa nouvelle direction. La Russie, privée de candidat et de droit de vote, reste très active pour continuer à peser.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 13h20
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 13h58
   





                        



   


Le monde du biathlon est en train d’en faire la délicate expérience : on ne se débarrasse pas si facilement de l’influence russe, surtout lorsque l’on est un sport majeur au pays de Vladimir Poutine. Interdite de se présenter et de prendre part au vote lors du congrès de la Fédération internationale de biathlon (IBU), la Russie n’a pas pour autant renoncé à peser sur un scrutin décisif pour ce sport, aujourd’hui dominé par le Français Martin Fourcade.
L’IBU s’apprête à vivre une expérience inédite vendredi 7 septembre à Porec, en Croatie : élire un président qui ne soit pas le Norvégien Anders Besseberg, unique président depuis sa création, en 1993, et démissionnaire en avril à la suite des perquisitions de la police autrichienne à son domicile et au siège de l’IBU, à Salzbourg.
Le Monde avait révélé, dans la foulée, les témoignages accablants recueillis par les enquêteurs de l’Agence mondiale antidopage, détaillant la façon dont la Russie avait corrompu le septuagénaire norvégien et sa secrétaire générale, l’Allemande Nicole Resch, pour favoriser ses intérêts et dissimuler le dopage de certains biathlètes. Anders Besseberg et Nicole Resch contestent toujours les faits qui leur sont reprochés.

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L’IBU tente depuis de se remettre en ordre de marche avec une direction provisoire et, surtout, de revenir dans les bonnes grâces du Comité international olympique (CIO), qui a provisoirement interrompu le versement de ses subventions. L’IBU pourra récupérer cette manne précieuse lorsqu’elle aura élu un nouveau président, réformé sa stratégie antidopage et traité les cas de dopage dissimulés sous l’ancienne présidence.
Candidatures inattendues
Le congrès qui s’est ouvert jeudi sera consacré à cette tâche délicate, et à une question qui n’est pas sans lien : faut-il redonner à la Russie son statut de membre de plein exercice, qui lui a été retiré immédiatement après le scandale ?
Les biathlètes russes ne sont pas touchés par cette sanction, mais aucune manche de Coupe du monde ne sera organisée en Russie lors de ces deux prochaines années, et le pays roi du biathlon n’accueillera pas les championnats du monde avant, au moins, 2025.
Par ailleurs, les Russes sont interdits de se présenter à l’élection pour un poste au sein de la direction de l’IBU et de voter lors de ce congrès.
En théorie du moins. En pratique, la Russie n’entend pas rester à l’écart d’une élection, fût-elle de biathlon.
Avant l’été, l’IBU a reçu deux candidatures inattendues, pour les postes de président et vice-président. La première est celle d’une ancienne ministre lettonne de la justice, Baiba Broka, à la tête de la fédération locale de biathlon depuis 2016.
Les élections dans les fédérations sportives étant souvent calquées sur les réseaux d’influence diplomatique, la candidate lettonne a été perçue par les observateurs comme étant celle de l’ex-bloc soviétique. Des accusations qu’elle rejette avec force.

   


Soupçons
Dans son pays, Baiba Broka a vu sa carrière politique interrompue par des articles de presse évoquant des relations présumées avec le milieu criminel, accusations qui n’ont jamais débouché sur l’ouverture d’une enquête judiciaire.
Après huit mois passés à la tête du ministère de la justice en 2014, elle a été poussée à la démission après s’être vu refuser son habilitation de sécurité, sans qu’aucune explication soit donnée.
Membre d’un parti de droite nationaliste, eurosceptique et anti-Russe, Baiba Broka est néanmoins très proche du maire de Riga, Nils Usakovs, leader du mouvement politique affilié à Russie unie, le parti de Vladimir Poutine.
Baiba Broka n’a rien fait pour lever les soupçons en affirmant cette semaine que l’ouverture de quatre procédures pour dopage visant des biathlètes russes – d’autres devraient suivre – ne devait pas empêcher la réintégration de la Russie au sein de l’IBU.
Passeport biélorusse bien utile
Les soupçons de tentative d’influence de l’élection par Moscou sont renforcés par la candidature au poste de vice-président d’un Biélorusse, Viktor Maygurov. Dans la précédente mandature, ce dernier battait pavillon russe et était vice-président de l’IBU.
Candidat malheureux à la présidence de la fédération russe au printemps, M. Maygurov s’est donc porté candidat à sa propre succession à ce poste clé de l’IBU en utilisant son autre passeport, lui qui avait skié pour la Biélorussie dans les années 1990.
S’il a été prêté à M. Maygurov une réelle influence quant à la marche de l’IBU sous le mandat d’Anders Besseberg, le Russe n’est pas cité dans le rapport de l’Agence mondiale antidopage sur les pratiques de corruption.
Selon toute vraisemblance, souffle un élu de l’IBU, M. Maygurov sera le vice-président de la candidate lettonne si celle-ci l’emporte. Et permettra ainsi à la Russie de garder la main sur la fédération.
Issue incertaine
L’adversaire de la Lettonne est le Suédois Olle Dahlin, déjà membre du comité directeur de l’IBU durant ces quatre dernières années. Pas exactement un symbole de renouvellement. Raison pour laquelle l’Allemagne, l’autre poids lourd de ce sport, n’a pas encore annoncé à qui sa voix irait. Les 56 fédérations membres de l’IBU disposent d’une voix chacune.
« Il est très difficile de savoir qui va gagner. C’est vraiment partagé », juge le Français Christophe Vassallo, actuel président de la commission technique de l’IBU. « La France, dit-il, soutiendra le bloc qui semble le plus apte à enlever les boulets qui sont en travers de la route du biathlon, un groupe d’élus dans lesquels on peut avoir confiance. »
Quelle que soit l’issue du scrutin, il faudra, comme le prédisait Martin Fourcade en juin, « du temps pour que la fédération retrouve de la crédibilité auprès des différents acteurs, des athlètes et des institutions internationales ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ La WSL se présente comme la première ligue professionnelle établie aux Etats-Unis à promouvoir l’égalité salariale entre ses sportifs et sportives.
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La ligue professionnelle de surf annonce l’égalité des primes entre femmes et hommes

La WSL se présente comme la première ligue professionnelle établie aux Etats-Unis à promouvoir l’égalité salariale entre ses sportifs et sportives.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 10h15
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 10h30
   





                        



   


La World Surf League (WSL), organisatrice du circuit professionnel mondial de surf, a décidé mercredi 5 septembre d’instituer l’égalité des primes de résultats entre femmes et hommes à partir de 2019. « Cette décision est simplement la bonne décision à prendre (…). Nous voulons être en première ligne pour pousser à l’égalité dans tous les domaines de la vie », a expliqué la directrice générale de la WSL, Sophie Goldschmidt.
La WSL se présente comme la première ligue professionnelle établie aux Etats-Unis à promouvoir l’égalité salariale entre ses sportifs et sportives.
Une décision « incroyable »
La décision a été saluée par la star de la discipline, l’Américain Kelly Slater, sacré onze fois champion du monde : « Les surfeuses du circuit mondial méritent cette réforme, je suis si fier que le surf ait choisi de donner l’exemple dans le sport pour l’égalité et la justice ».
L’Australienne Stephanie Gilmore, sextuple championne du monde de la discipline, qui fera ses débuts olympiques en 2020 à Tokyo, a qualifié cette décision d’« incroyable » : « L’argent, c’est fantastique, mais le message véhiculé est encore plus fort (…). J’espère que cela va servir de modèle à d’autres sports, fédérations internationales, et à toute la société. »
En 2018, la dotation globale du circuit masculin de surf (avec 36 surfeurs en lice) était de 607 800 dollars (522 516 euros), et celle du circuit féminin (avec 18 sportives admises), de 303 900 dollars.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ La France découvre ce soir ce tournoi de football au format complexe qui rappelle d’autres, aussi compliqués, en tennis, rugby ou basket.
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La Ligue des nations et ces compétitions dont on n’a pas vraiment compris le mode d’emploi

La France découvre ce soir ce tournoi de football au format complexe qui rappelle d’autres, aussi compliqués, en tennis, rugby ou basket.



LE MONDE
 |    06.09.2018 à 09h46
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 19h36
    |

                            Alexandre Pedro, 
Clément Martel et 
Anthony Hernandez








                        


Cinquante-cinq équipes européennes réparties dans quatre ligues (A, B, C, D), quatre poules de trois dans ces différentes ligues, un système de montée et descente, quatre billets offerts pour l’Euro 2000 via des barrages, à moins d’avoir déjà validé un ticket grâce aux éliminatoires classiques… Voilà les présentations — rapides — avec la Ligue des nations de football, nouvelle création de l’UEFA, qui débute jeudi 6 septembre pour l’équipe de France avec un déplacement en Allemagne.
Vous n’avez pas tout compris ? Ne remettez pas en cause vos capacités cognitives. Le sport a parfois le don d’imaginer des compétitions dont la compréhension reste une énigme, même après lecture du mode d’emploi. Voici quelques exemples. Passés, ou actuels.

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Qui avait vraiment compris la Coupe Intertoto de football ?
Si l’on commence en se replongeant un peu dans les années passées, tout en restant dans l’univers du football, il y a par exemple la Coupe Intertoto. Certes, elle a offert au football français des moments aussi inoubliables que Robert Louis-Dreyfus (propriétaire de l’OM et d’Adidas) dansant en claquettes au milieu de ses joueurs après une victoire contre La Corogne en 2005, ou un 4-4 de légende de Troyes sur la pelouse de Newcastle, en 2001. Mais il faut l’avouer, personne ne comprenait vraiment comment fonctionnait cette épreuve.

En 1995, l’UEFA avait décidé de créer des repêchages pour les clubs restés à la porte de la Coupe de l’UEFA. Il s’agissait de meubler les étés des amateurs de football les plus incurables entre une Coupe du monde ou un Euro et la reprise des championnats.
« Après des premières joutes insipides entre des clubs lettons, moldaves et maltais, les sixièmes, septièmes et huitièmes des championnats plus huppés venaient s’inviter à la fête », résumait bien France Football dans un article publié en 2016, exaltant la nostalgie de cette Coupe d’Europe pour juillettistes et aoûtiens. La compétition était parfois snobée par les Italiens, Espagnols et Anglais et elle donnait trois vainqueurs, ce qui est un concept !
Mais rendons à l’Intertoto d’avoir permis une des plus belles épopées du football français, celle de Bordeaux en 1995-1996. Partis des tréfonds de l’Intertoto et d’une victoire contre les Suédois de Norrköping, les partenaires du duo Zidane-Dugarry s’étaient retrouvés en finale de la Coupe UEFA dix mois et demi plus tard, en mars 1996, avec une victoire de légende face au Milan AC.
En 2007, l’UEFA a décidé de supprimer l’Intertoto pour la remplacer par des tours de qualification. Le charme était rompu.
L’usine à gaz du championnat de rugby de 1987-1988
Si l’on reste dans les histoires passées, le rugby a aussi offert son lot de compétitions alambiquées. A une époque que les moins de 20 ans n’ont pas connue, les formules du championnat de France ont pu varier selon les humeurs (et les intérêts) des dirigeants de la fédération et de leurs équipes fétiches. Les joueurs de l’époque racontent qu’ils commençaient la saison sans toujours connaître le nouveau format pondu pendant l’été.
Dans le genre compliqué, la palme revient à l’exercice 1987-1988 et son championnat à 80 clubs. Dans un premier temps, tout ce petit monde avait été réparti dans 16 groupes de 5. Les deux premiers de chaque groupe formaient le groupe A et disputaient une phase de qualification en étant répartis en quatre poules de huit. Les autres formaient de la même façon le groupe B.
Les quatre premiers de chaque poule du groupe A (soit 16 clubs) se qualifiaient pour disputer les huitièmes de finale et pouvaient rêver du Bouclier de Brennus, symbole du champion de France. Les autres pouvaient viser un autre Bouclier, celui du Groupe B. Un titre qui fait depuis la fierté de Rumilly. Le vrai titre de champion de France était revenu à Agen.
Avec la création de la Ligue professionnelle de rugby (LNR) en 1998 et après quelques tâtonnements, le rugby français s’est doté d’un championnat presque lisible avec le Top 14. Si on ne tient pas compte des histoires de « doublon » avec le Tournoi des nations.
L’illisibilité de la Coupe du Grand Chelem au début des années 1990
Le tennis a, lui aussi, su concocter des épreuves peu lisibles. Bien avant la future nouvelle « Coupe Davis–Gérard-Piqué », la fédération internationale de tennis (ITF) a ainsi tenté d’innover en créant ex nihilo son tournoi au début des années 1990. La Coupe du Grand Chelem devait être une concurrente des Masters (organisés par l’ATP). Finalement, elle n’a pas vraiment marqué l’histoire du tennis.
Avec la pluie de dollars déversée — une défaite au premier tour assurait 100 000 dollars, la victoire finale, 1,5 million — elle a pu motiver les joueurs. Mais elle a n’a pas trouvé son public.
Pour résumer, l’idée était d’organiser à Munich un Masters… des tournois du Grand Chelem. Ainsi, les seize joueurs ayant réalisé les meilleures performances à Melbourne, Roland-Garros, Wimbledon et l’US Open étaient qualifiés pour le tournoi selon le barème ci-dessous.

   


Peu lisible et mal placée dans la saison (d’abord en décembre puis en septembre dans la foulée de l’US Open), la Coupe du Grand Chelem a expiré son dernier souffle dans la plus totale indifférence en 1999 avec une dernière finale remportée par Greg Rusedski contre Tommy Haas.
Un système de qualification au mondial de basket dénué de sens
Aujourd’hui, c’est aussi le basket qui fait dans le compliqué. A l’occasion des qualifications du prochain Mondial (qui se déroulera en Chine en septembre 2019), la fédération internationale a sorti de son panier une réforme du système de qualifications pour le moins sinueux.
En s’inspirant du modèle éprouvé au football, la FIBA a choisi d’organiser les qualifications lors de « fenêtres internationales » en novembre 2018, février et juin 2019. Mais la fédération internationale ne s’est pas coordonnée avec les deux plus grandes compétitions de clubs du monde, la NBA, aux Etats-Unis, et l’Euroleague, en Europe. Or, ces ligues privées n’entendent pas — business is business — interrompre à deux reprises leur saison pour laisser filer leurs internationaux disputer des rencontres en Moldavie (ou ailleurs).
Comme personne n’est parvenu à se mettre d’accord, on se retrouve avec des qualifications pour le Mondial (lui-même qualificatif pour les Jeux olympiques) dénuées de sens — et de justice sportive. En Europe, notamment, dont les meilleurs joueurs évoluent soit en NBA soit en Euroleague, les petites nations (à commencer par la Slovénie, championne d’Europe en titre) paient au prix fort leur vivier moins important.
La Ligue des nations de volley, faux championnat du monde
On peut avoir gagné deux fois la Ligue mondiale et ne pas être en réalité… champion du monde. Victorieuse en 2015 et en 2017 de cette épreuve instaurée en 1990, et rebaptisée Ligue des nations depuis 2018, l’équipe de France est bien placée pour le savoir.
Dans cette compétition, les seize équipes en lice se rencontrent d’abord une fois chacune, réparties par poules de quatre sur cinq week-ends. Puis, un classement général est établi, qui qualifie les six meilleures sélections pour le Final 6.
Cette année, ce Final 6 s’est déroulé à Lille du 4 au 8 juillet, et les Bleus ont terminé à la deuxième place, derrière la Russie. Deux mois plus tard, ils abordent désormais les Mondiaux — les « vrais » — qui commencent le 9 septembre et s’achèveront le 30 septembre.
Sans compter que la Fédération internationale multiplie souvent les tours de qualifications à ces grands tournois. En 2017, le sélectionneur français Laurent Tilie pointait du doigt cette cadence : « A force de mettre des tournois de qualification qui qualifient pour d’autres tournois de qualification, en caricaturant à peine, on met en danger la santé des joueurs. »

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ L’attaquant parisien a été suspendu par la Ligue de football professionnel en raison d’une altercation avec le milieu de terrain nimois Téji Savanier, le 1er septembre.
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Football : Kylian Mbappé suspendu trois matchs pour un carton rouge

L’attaquant parisien a été suspendu par la Ligue de football professionnel en raison d’une altercation avec le milieu de terrain nimois Téji Savanier, le 1er septembre.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 22h09
   





                        



   


Lourde sanction pour Kylian Mbappé : le joueur du PSG, 19 ans, devra purger trois matchs de suspension ferme, infligés mercredi par la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) à la suite de son carton rouge à Nîmes, en Ligue 1, le 1er septembre.
Le joueur, exclu samedi pour s’être fait justice lui-même après un vilain geste d’un adversaire, manquera donc en championnat la réception de Saint-Etienne au Parc des Princes le 14 septembre, le déplacement à Rennes le 23 septembre puis la réception de Reims le 26.
Samedi, alors que le PSG menait 4 à 2, le Nîmois Téji Savanier a eu envers lui, dans les arrêts de jeu, un mauvais geste. Mbappé s’est à ce moment-là relevé, puis a poussé son adversaire dans un geste d’énervement. L’arbitre Jérôme Brisard a donné un carton rouge aux deux joueurs.

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Le milieu de terrain Téji Savanier écope, lui, d’une sanction encore plus pénalisante : cinq matchs de suspension ferme, dont un par révocation du sursis.
Le problème pour Mbappé est qu’il avait déjà reçu un jaune à la 18e minute pour un geste d’antijeu (enlever le ballon donné à l’adversaire sur un coup franc, avant que l’arbitre ne siffle l’engagement).
C’est seulement le second carton rouge de la jeune carrière de Mbappé. Le 8 février 2018, le Parisien avait écopé d’une suspension de deux matchs ferme pour une faute sur Ismaïla Sarr en demi-finale de la Coupe de la Ligue contre Rennes, le 30 janvier.
Pour cette faute en début d’année, le joueur s’était présenté devant l’instance disciplinaire pour se défendre en personne. Cette fois, il n’a pas pu, présent à Munich avec les Bleus champions du monde en titre pour affronter jeudi l’Allemagne en Ligue des nations. Il était représenté par un membre de la direction du PSG.
Kylian Mbappé est cependant assuré de jouer à Liverpool, le 18 septembre, en Ligue des champions, compétition qui relève de l’autorité de l’UEFA et non de la LFP.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le nouvel entraîneur a débarqué de Skopje (Macédoine), avec qui il a remporté la Ligue des champions il y a deux ans. Il débute en championnat mercredi.
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Raul Gonzalez, un « savoir-faire » européen pour le PSG handball

Le nouvel entraîneur a débarqué de Skopje (Macédoine), avec qui il a remporté la Ligue des champions il y a deux ans. Il débute en championnat mercredi.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 19h35
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 22h40
    |

            Clément Martel








                        



   


Parfois, le changement se voit. Au Paris–Saint-Germain handball, il s’entend. Installé depuis un mois aux manettes du triple champion de France en titre, l’entraîneur Raul Gonzalez tranche avec son prédécesseur Zvonimir Serdarusic par son souci de recourir à la langue de Molière. Là où l’ancienne pierre angulaire du THW Kiel (Allemagne) ne s’exprimait qu’en allemand ou en serbo-croate, l’Espagnol a asséné d’emblée, lors de sa prise de fonction au cours de l’été : « Si je dois travailler ici, je sais que je dois parler en français .»
Un choix que l’ancien entraîneur du Vardar Skopje — où il s’exprimait en macédonien — met en pratique depuis, à l’instar de son homologue du PSG football, Thomas Tuchel. Et un effort salué publiquement par Thierry Anti, l’entraîneur du Handball club de Nantes, lors de la conférence de rentrée de la Ligue nationale de handball.
Après avoir confié son destin trois années durant au Germano-Croate Serdarusic — pour trois titres nationaux et autant d’échecs au Final Four de la Ligue des champions —, le club au plus important budget du handball mondial (17 millions d’euros, contre 8 millions à Montpellier) a franchi les Pyrénées. Et a rajeuni ses troupes.
Outre Raul Gonzalez (48 ans), son homonyme Jesus Javier « Jota » Gonzalez (46 ans), qui entraînait La Rioja en première division espagnole, a débarqué pour l’assister. « Ces deux-là forment un duo de coachs très compétents », souligne leur désormais adversaire Thierry Anti.
Réputation flatteuse
Pour qui ne connaît pas Raul Gonzalez, et aux fins d’éviter un réveil pénible alors que le championnat de France de handball reprend, mercredi 5 septembre, le plus simple est de l’écouter.
L’Ibère n’est pas de ces coachs à l’organe de stentor, dont on entend la voix jusqu’au plafond des salles. Fin tacticien, il arrive à Paris auréolé d’une réputation flatteuse. Celle d’avoir porté le club macédonien de Skopje sur le toit de l’Europe en 2017, en dominant… le PSG en finale, 24-23.
Mais il débarque sans bruit, presque timidement. Se félicitant de « rejoindre le meilleur championnat du monde, où la concurrence est incroyable », le nouveau coach du PSG ne se met guère en avant. « Je suis nouveau, je ne vais pas tout chambouler, dit l’ancien demi-centre international. On va avancer petit à petit. »

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Ayant fait ses gammes d’entraîneur à Ciudad Real, comme adjoint du volcanique Talant Dujshebaev, le natif de Valladolid a quitté la péninsule ibérique en 2013, trois Ligues des champions en poche, après le dépôt de bilan de l’ancienne place forte espagnole. Dans la Mancha a évolué sous ses ordres un certain Didier Dinart (de 2003 et 2012). Devenu sélectionneur de l’équipe de France (et sacré champion du monde en 2017), le « Roc » cite toujours le duo d’entraîneurs Dujshebaev et Gonzalez comme son modèle de techniciens.
« J’ai besoin de temps »
Parmi ses pairs, Gonzalez — et pas « Gonzales », comme l’avait par mégarde écrit la feuille de match d’une rencontre PSG-Skopje en 2014, comme le rapporte L’Equipe — est accueilli à bras ouverts. « Je suis ravi qu’il rejoigne le championnat de France, lance Patrice Canayer, l’entraîneur de Montpellier. Parce que le championnat a certes besoin de grands joueurs, mais également de grands entraîneurs. Et il en fait partie. »
Saluant « la grande humilité » du Néo-Parisien, le récent vainqueur de la Ligue des champions avec le club de l’Hérault avoue « beaucoup de respect pour [ce] grand connaisseur du handball. »
Un connaisseur dont le pragmatisme n’est plus à démontrer. Au volant du bolide parisien et de son chapelet de stars — Nikola Karabatic, Mikkel Hansen, Luc Abalo, Sander Sagosen ou encore les recrues Henrik Toft-Hansen et Kim Ekdahl du Rietz —, Raul Gonzalez n’entend pas brusquer la machine. « Changer quelque chose au jeu du PSG ? Je ne sais pas, j’ai besoin de temps », élude-t-il. Et de réaffirmer vouloir « mettre en place [son] système petit à petit ». 
Obligation de résultats
A Paris, l’Ibère est attendu. Malgré la moisson de titres l’an passé (championnat, coupe de France et coupe de la Ligue), le PSG a buté sur la dernière marche de la Ligue des champions. Pis, le club de la capitale a été devancé aux deux premières places européennes par deux de ses adversaires en Starligue, Montpellier et Nantes.
Pour la direction du club, pas question de délaisser les compétitions nationales pour décrocher le titre européen après lequel court le club depuis sa reprise par les investisseurs qataris.
Si Raul Gonzalez devrait avoir du temps pour ajouter sa touche à « son » PSG, il sait qu’il a une obligation de résultats. Lui qui a supervisé le recrutement du PSG à distance — alors qu’il entraînait encore Skopje — ne s’en formalise pas, « satisfait » de son groupe : « J’ai ce que je voulais. »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le club français a annoncé, mercredi, le recrutement de celui qui fut son entraîneur de 2005 à 2007. Mais faute du diplôme requis, Ricardo sera manager et non entraîneur.
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Football : le Brésilien Ricardo revient à Bordeaux comme manager général

Le club français a annoncé, mercredi, le recrutement de celui qui fut son entraîneur de 2005 à 2007. Mais faute du diplôme requis, Ricardo sera manager et non entraîneur.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 17h10
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 17h25
   





                        


Retour à Bordeaux et à la Ligue 1 de football française pour le Brésilien Ricardo. Un peu plus de dix ans après avoir occupé le poste d’entraîneur du club girondin (de 2005 à 2007), il y revient comme manager général. Bordeaux a annoncé officiellement son recrutement mercredi 5 septembre.
Ricardo, 53 ans, était jusqu’alors directeur sportif du club de Santos, au Brésil. La durée de son contrat sera connue jeudi après-midi lors de sa présentation au Château du Haillan, a précisé le club.
Bordeaux a activé la « piste » du technicien brésilien après avoir échoué à faire venir au poste d’entraîneur Thierry Henry. Ce dernier, qui travaille avec l’équipe nationale belge, a décliné la proposition - il a depuis été promu premier adjoint du sélectionneur de la Belgique.
Toléré sur le banc de touche
Si Ricardo va occuper les fonctions de manager général et non d’entraîneur, c’est qu’en dépit des nombreux matches qu’il a déjà dirigés par le passé à la tête d’équipes en France, il ne dispose pas des diplômes requis par la Ligue de football professionnel (LFP). Il sera toutefois toléré sur le banc de touche. Mais sans pouvoir « commander » son équipe. « Ricardo aura le droit de s’asseoir sur le banc en tant que dirigeant. Mais il n’aura pas le droit de se lever, d’avoir le moindre contact avec les arbitres », explique l’ancien sélectionneur interrogé par Sud Ouest.
Il s’appuiera en fait sur Éric Bedouet, qui a assuré l’intérim comme entraîneur depuis l’éviction, mi-août, de l’Uruguayen Gustavo Poyet, et sur l’ancien défenseur Patrick Colleter, qui travaillait déjà avec lui lors de son premier passage au Haillan, ainsi qu’à Monaco jusqu’en 2009.

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Lorsqu’il était joueur - au poste de défenseur - Ricardo, international avec l’équipe du Brésil, avait évolué à Benfica, au Portugal, et au Paris-Saint-Germain. C’est à Paris qu’il avait d’ailleurs débuté sa carrière d’entraîneur, en 1996. Il a ensuite entraîné plusieurs équipes brésiliennes avant de revenir en France, à Bordeaux puis à Monaco (2007-2009).
Avec lui, le club girondin avait fini 2e du championnat derrière Lyon en 2006, et gagné la Coupe de la Ligue en 2007.
Après son passage, Ricardo était reparti au Brésil. Il a été victime de deux accidents vasculaires cérébraux, l’un en 2010, l’autre plus grave en plein match fin août 2011 alors qu’il s’occupait de Vasco de Gama, qui l’avait laissé dix jours dans le coma. Après des mois de convalescence, il avait repris des activités à peu près normales en 2015.
Le retour de Ricardo à Bordeaux survient alors que le club va être vendu par M6 au fonds d’investissement américain GACP (General American Capital Partners).

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Cette nouvelle discipline sportive fait de plus en plus d’adeptes. Et pour cause : elle fait dépenser environ 400 kcal/h, contre 280 kcal/h pour la marche et son impact sur la santé est plus important, constate dans sa chronique la journaliste du « Monde » Pascale Santi.
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La marche nordique  : plus loin, plus vite...

Cette nouvelle discipline sportive fait de plus en plus d’adeptes. Et pour cause : elle fait dépenser environ 400 kcal/h, contre 280 kcal/h pour la marche et son impact sur la santé est plus important, constate dans sa chronique la journaliste du « Monde » Pascale Santi.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 09h33
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Le matin, dans les allées du bois de Vincennes, il n’est pas rare de croiser des groupes de marcheurs qui se propulsent vers l’avant en poussant sur des bâtons. L’histoire a démarré dans les années 1970 en Europe du Nord, où cette marche constituait une façon de s’entraîner l’été pour les skieurs de fond. Elle a depuis franchi les frontières et compte de plus en plus d’adeptes, notamment en France.
Face à cet engouement, le ministère des sports a suggéré en 2006 d’en faire une nouvelle discipline sportive, sous la houlette de la Fédération française d’athlétisme. Pour le docteur Frédéric Depiesse, ­médecin du sport au CHU de Fort-de-France (Martinique) et médecin fédéral de la commission médicale de la Fédération française d’athlétisme, « c’est aujourd’hui devenu un outil de santé publique pour les centres de rééducation cardiaque, pour les ­personnes touchées par des maladies chroniques, le cancer, pour une réadaptation et, bien sûr, en prévention ­primaire ». Ce militant du sport santé est ­premier auteur et coordonnateur de Prescription des activités physiques : en prévention et en thérapeutique ­(Elsevier Masson), dont la prochaine édition doit ­sortir prochainement.
Cette activité permet de « randonner plus vite, et plus loin ». Le haut du corps est plus mobilisé : les muscles de l’épaule, du bras, de l’avant-bras. L’utilisation des bâtons redresse la posture et ouvre la cage thoracique. La marche nordique fait dépenser environ 400 kcal/h, contre 280 kcal/h pour la marche.
Le VO2 max – la quantité maximale d’oxygène (exprimée en millilitre, par minute par kilo) que le corps peut utiliser au niveau musculaire lors d’un effort – est augmenté. « On gagne du temps, car on fait plus d’efforts, et on sollicite plus les muscles, précise le docteur Depiesse. De nombreux bénéfices sont décrits, touchant de nombreux organes et fonctions physiologiques (locomotion, équilibre,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ La Starligue, première division de handball masculin, est le premier championnat européen. La saison reprend mercredi. La Ligue affiche ses ambitions de développement.
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Le championnat de France de handball veut faire « une entrée assumée dans le sport spectacle »

La Starligue, première division de handball masculin, est le premier championnat européen. La saison reprend mercredi. La Ligue affiche ses ambitions de développement.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 15h00
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05.09.2018 à 17h27
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            Clément Martel








                        



   


Olivier Girault a le sourire. Elu depuis huit mois à la tête de la Ligue nationale de handball (LNH), l’ancien ailier international est on ne peut plus satisfait d’être aux commandes du « meilleur championnat du monde ». Alors que la saison de la première division de handball masculin reprend mercredi 5 septembre, jamais le championnat de France n’a autant mérité son nom de Starligue.
Grâce au triplé français en Ligue des champions l’an passé (Montpellier sacré, devant Nantes et Paris), la D1 hexagonale occupe, pour la première fois, la tête des championnats européens, devant ses homologues allemandes et espagnoles, selon le classement annuel de l’EHF (Fédération européenne de handball), établi selon le classement des clubs en coupe d’Europe.
Pas question pour autant de se reposer sur ses lauriers : le championnat de France entend surfer sur l’état de grâce de ses trois locomotives pour poursuivre son développement. Il entend « demeurer le championnat le plus attractif » face à une concurrence accrue, notamment des clubs allemands « qui seront en ordre de marche ». Dans cette optique, Olivier Girault a une ligne directrice : faire en sorte que « les clubs performent encore plus, aussi bien sur le plan sportif qu’en dehors. »

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« Entrée assumée dans le sport spectacle »
Outre d’excellents résultats sportifs – illustrés également par les performances de l’équipe de France (championne du monde en 2017), pour achever sa mue, la Starligue aspire à une plus grande médiatisation. Pour Olivier Girault, celle-ci passe par « une entrée assumée dans le sport spectacle », avec de nouvelles salles, comme à Aix-en-Provence.
« A un moment il faut vendre quelque chose de beau, les gens viennent vivre un moment exceptionnel », constate le président de la LNH, pour qui « le spectacle n’empêche pas d’avoir la performance ». « Et aussi bonne soit l’équipe sur le terrain, si elle joue dans un Cosec [complexe sportif évolutif couvert, les gymnases polyvalents], c’est compliqué. »
Entraîneur de l’ambitieux club nantais, sur le podium national des deux dernières saisons (et vice-champion d’Europe), Thierry Anti abonde. « A Nantes, dans la nouvelle salle [le Palais des sports, refait à neuf], l’idée principale est d’en faire un bien meilleur lieu d’accueil pour les médias, les VIP et les spectateurs. » En avertissant toutefois de « ne pas oublier les joueurs » dans cette révolution que vit le championnat.
Ce développement passe également par l’augmentation des droits télévisés. Actuellement diffusée par BeIN Sports, la Starligue a lancé un appel d’offres pour la période 2019-2023, avec pour objectif d’augmenter à la fois la somme empochée – 4 millions d’euros par an actuellement, contre 10 millions pour le basket – et sa visibilité, qui passerait par des matchs diffusés en clair.
Et la première division ne manque pas d’atours au moment de séduire les diffuseurs. Tous les acteurs du handball hexagonal soulignent la densité qu’a acquise leur championnat. Ainsi, pour l’entraîneur montpelliérain, Patrice Canayer, il est aujourd’hui plus ardu d’être sacré champion de France que de faire un beau parcours en Ligue des champions. S’il estime son équipe « capable de battre n’importe quelle équipe européenne », l’entraîneur du champion d’Europe en titre insiste sur la « régularité au plus haut niveau » nécessaire en championnat national.
« Les meilleures équipes du monde sont ici », approuve le nouvel entraîneur du Paris-Saint-Germain handball, Raul Gonzalez. Auréolé du titre de champion d’Europe avec Skopje (Macédoine) en 2017, l’entraîneur espagnol arrive dans la capitale avec pour mission de poursuivre la mise sur orbite du club aux actionnaires qataris. Et de décrocher la Ligue des champions, qui s’est refusée au PSG lors des trois derniers Final Four de la compétition, tout en maintenant la suprématie domestique du club.
« Une finale de Ligue des champions chaque semaine »
« Le championnat de France est devenu très relevé, très homogène, et avec des équipes très performantes », souligne son joueur, le gardien vétéran Thierry Omeyer. Pour sa dernière année sur le terrain, l’ancien portier de l’équipe de France, époque « les Experts », relève que désormais, « il n’y a plus aucun match où l’on peut se dire “j’ai déjà gagné avant de jouer” ». Et d’insister : « Aujourd’hui être champion de France, c’est vraiment quelque chose ! »
Une densité dont se félicite Olivier Girault. Si le président de la LNH aspire à augmenter la visibilité de sa Starligue, pas question pour autant d’envisager de changer de formule – comme c’est le cas en seconde division cette saison, avec la mise en place d’un Final Four. « Il y a dix ans, on aurait peut-être envisagé un Final Four pour rendre la D1 plus attractive, mais aujourd’hui, chaque semaine, c’est une finale de Ligue des champions qui se joue ! »
Et de prendre pour exemple la rencontre voyant, jeudi, le champion d’Europe Montpellier recevoir l’ambitieux club d’Aix-en-Provence : « La majorité des équipes prennent pour modèle » ce dernier, avance Olivier Girault. S’inspirant du développement montpelliérain, le club entraîné par Jérôme Fernandez a investi une salle flambant neuve à la fin de 2017 et ne cache plus ses visées pour le haut du tableau.
Les clubs – même ceux habitués du haut du classement ces dernières années – « savent que le moindre point perdu dès l’entame de la saison pourra poser problème », conclut Girault. Ce que pondère Thierry Anti. Pour l’entraîneur de Nantes, la densité du championnat pourrait modifier la donne. « Beaucoup d’équipes ont de très beaux effectifs, et peuvent venir troubler certains résultats, affirme le coach nantais. Et il se peut que le futur champion de France ait bien plus de défaites que lors des précédentes saisons. »

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Football : l’équipe nationale du Danemark aligne des amateurs et des joueurs de… futsal

Les internationaux danois boycottent leur sélection à cause d’un conflit de sponsoring avec leur fédération.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 14h39
 • Mis à jour le
05.09.2018 à 16h17
    |

            Maxime Goldbaum








                        



   


Dans un grand moment de solitude, ou par pure passion du football, vous pourriez être tentés de regarder le match amical entre la Slovaquie et le Danemark, mercredi 5 septembre. Mal vous en prendrait.
Eliminés en huitièmes de finale de la dernière Coupe du monde, les Danois se présenteront avec des joueurs évoluant en deuxième et troisième divisions, ainsi qu’avec cinq joueurs… de futsal, selon les informations du quotidien Ekstrabladet.
En conflit avec leur fédération, les joueurs danois – menées par leurs stars Christian Eriksen, Nicklas Bendtner et Kasper Schmeichel – ont décidé de ne pas disputer cette rencontre, ainsi que celle prévue dimanche 9 septembre face au pays de Galles dans le cadre de la Ligue des nations.

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En pleine négociation pour un nouveau contrat de sponsoring, la Fédération danoise de football (DBU) souhaiterait imposer ses conditions aux joueurs, qui n’auraient ainsi pas le droit d’afficher leur propre sponsor sur leurs chaussures. Cette proposition n’a pas été du goût des internationaux, qui ont décidé d’entamer un bras de fer avec l’instance dirigeante.
Risque d’exclusion
Si les joueurs danois se sont présentés au rassemblement de l’équipe nationale, un gage de bonne volonté, selon eux, ils se sont montrés inflexibles sur le fond du dossier, proposant de reconduire l’accord existant pour un mois, le temps de disputer les matchs internationaux puis de reprendre les négociations pour résoudre ce conflit. La proposition a été rejetée par la fédération danoise.
Pour éviter un forfait, et donc une forte amende ainsi qu’une éventuelle suspension de sa sélection, la fédération a donc été dans l’obligation de faire appel à des joueurs amateurs. Même le sélectionneur Age Hareide, solidaire de ses joueurs, restera devant sa télévision pour regarder ces deux rencontres, le champion d’Europe 1992 John Jensen ayant accepté de le suppléer.

Truppen til onsdagens venskabskamp mod Slovakiet: https://t.co/qymvO6YFxU— DBUfodbold (@Dansk Boldspil-Union)


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« Nous devons présenter une équipe lors des deux matchs internationaux pour éviter des millions d’amendes et une éventuelle exclusion de l’équipe nationale pendant plusieurs années », a déclaré Kim Hallberg, dirigeant de la fédération locale, dans un communiqué officiel.
Une grève des joueuses l’année dernière
Le Danemark est en effet sous la menace d’une exclusion par l’UEFA de toutes compétitions, dont l’Euro 2020, à cause d’une grève lancée par l’équipe nationale féminine, en octobre 2017. Un autre désaccord financier opposait alors les footballeuses, vice-championnes d’Europe, à leur fédération. Elles avaient engagé une grève pour protester contre leurs conditions salariales et reprochaient à la fédération de ne pas leur faire d’« offre financière raisonnable » pour couvrir leur engagement en sélection.
Les joueuses avaient déclaré forfait pour le match devant les opposer à la Suède comptant pour les qualifications pour le Mondial 2019 en France et avaient perdu le match sur tapis vert (3-0). En signe de solidarité, l’équipe masculine du Danemark avait proposé de reverser près de 70 000 euros par saison à leurs homologues féminines. Un accord avait finalement été trouvé après que la DBU eut annoncé une augmentation de 180 % de leurs émoluments.
Une issue positive devrait aussi être trouvée avec les hommes. « Il en va de la crédibilité du football danois », a confié l’ancien international Morten Wieghorst à la BBC. L’ex-joueur du Celtic Glasgow redoute que les matchs face à la Slovaquie et au pays de Galles ne s’apparentent à « une vaste blague ». A moins que Christian Offenberg, 30 ans, meilleur buteur du championnat danois de futsal, ne se révèle aux yeux du monde entier. Les passionnés, ou les désœuvrés, n’auraient alors pas totalement perdu leur soirée.

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E-sport : le CIO ne veut pas de « jeux vidéo de tuerie » aux Jeux olympiques

Alors que la Chine a remporté les deux premières médailles d’or d’un tournoi électronique affilié aux JO, le président du CIO, Thomas Bach, a rappelé son hostilité aux jeux violents.



LE MONDE
 |    05.09.2018 à 14h29
 • Mis à jour le
06.09.2018 à 12h01
    |

            William Audureau








                        



   


Après avoir fait les yeux doux au monde des compétitions de jeux vidéo depuis un an, le monde de l’olympisme rappelle qu’il reste maître des cartes. Dans un entretien avec l’agence de presse Associated Press, le président du CIO, Thomas Bach, a exprimé lundi 3 septembre son scepticisme quant à la possible intégration de certaines disciplines e-sportives aux JO :
« Nous ne pouvons avoir au programme olympique un jeu qui promeut la violence ou la discrimination. Ce qu’on appelle les jeux de tuerie [killer games]. De notre point de vue, ils sont contraires aux valeurs olympiques et ne peuvent donc pas être acceptés. »
L’affirmation, relativement vague mais très commentée, a pris de surprise de nombreux observateurs, pour qui l’intégration de l’e-sport était en bonne voie, et le thème de la violence des jeux vidéo une résurgence des fantasmes des années 1990.
Cette prise de distance fait suite à la tuerie de Jacksonville en Floride. Dans la nuit de dimanche 26 à lundi 27 août, un homme a ouvert le feu sur des participants à un tournoi de jeu vidéo de football américain, faisant deux morts et onze blessés, avant de se suicider. L’auteur présumé, David Katz, figurait lui-même parmi les inscrits à ce championnat. Les organisateurs des jeux asiatiques, les premiers de l’histoire où les compétitions de jeux vidéo sont devenus médaillables, ont exprimé à cette occasion leurs condoléances.
Certaines disciplines du monde de l’e-sport tournent autour de jeux de tir compétitifs, comme Counter-Strike, Call of Duty, Rainbow Six Siege, ou dans un registre moins réaliste, Overwatch. Les déclarations de Thomas Bach semblent définitivement leur fermer la porte. La question des jeux de combat à la Street Fighter V avec leur système de jauge de vie reste en suspens. Thomas Bach déclare ainsi :
« Bien sûr, chaque sport de combat a ses origines dans des combats réels entre gens, mais le sport est leur expression civilisée (…) Si vous avez des e-games [sic] où le but est de tuer, alors ils ne sont pas compatibles avec nos valeurs olympiques. » 
Souci de terminologie pour France e-Sport
Interrogé par Le Monde, le président de l’association France e-Sport, Stéphan Euthine, estime que ces déclarations illustrent le travail qui reste à mener pour rapprocher les deux mondes. « On a un petit regret sur les éléments de langage. “E-games” et “killer games” sont des termes qui n’existent pas. Il y a une pédagogie à faire, on sait qu’il faut qu’on apprenne à se connaître, mais ça ne remet pas en question les avancées. » Sur le fond, il n’existe toutefois pas de désaccord majeur, même si Stéphan Euthine aurait aimer davantage de détails :
« La violence, c’est très subjectif. Nous avons un organisme d’autorégulation pour cela. Thomas Bach aurait pu préciser qu’il ne voulait pas de jeux estampillés PEGI 16 ou 18. Ce qui aurait été parfaitement compréhensible, il y a des valeurs à respecter. »
A cet égard, la ligne rouge tracée par Thomas Bach ne choque pas le président de France e-Sport, qu’il s’agisse de l’exclusion des jeux de tir, voire de certains jeux de combat. « Il y aura des complications sur certains jeux comme il y en a pour certains sports de combat, comme le MMA, qui ne sera jamais aux JO », resitue-t-il.
Deux médailles d’or pour la Chine
Les déclarations de Thomas Bach recadrent mais ne contredisent pas les récentes avancées du dossier de l’intégration de l’e-sport aux JO. Dès l’été 2017, le CIO et le comité d’organisation des Jeux olympiques de Paris 2024 avaient entrouvert la porte à une reconnaissance. Les sports électroniques de compétition « pourraient être considérés comme une activité sportive », avait alors déclaré l’institution sise à Lausanne. Leur présence durant l’olympiade parisienne, hors programme, est actuellement à l’étude. Avec, en toile de fond, un objectif : rajeunir l’audience d’un événement sportif au public vieillissant et se développer en Asie.
Cette déclaration survient alors que l’e-sport a figuré pour la première fois comme sport de démonstration aux Jeux asiatiques de 2018, qui se sont déroulés à Djakarta et Palembang, en Indonésie du 25 août au 1er septembre. Six compétitions ont été tenues sur six jeux différents – trois de stratégie-conquête du territoire (League of Legends, Arena of Valor, Starcraft II), deux de cartes (Hearthstone et Clash Royale), et un de football (Pro Evolution Soccer). Aucun de ces jeux ne mettait en scène de violence réaliste. Ces six titres sont aujourd’hui en pole position pour rejoindre le programme officiel des Jeux asiatiques 2022, qui se déroulera en Chine.
La Chine, qui a remporté le tournoi Arena of Valor lors de ces Jeux asiatiques 2018, est devenue officiellement la première nation médaillée de jeux vidéo dans le cadre d’une compétition affiliée au CIO. L’empire du Milieu a par ailleurs terminé premier au classement des médailles avec deux breloques dorées, grâce à sa victoire dans l’épreuve phare, League of Legends. L’Indonésie (Clash Royale), Hongkong (Hearthstone), la Corée du Sud (Star Craft II) et le Japon (Pro Evolution Soccer) ont remporté les autres médailles d’or en jeu.



                            


                        

                        

