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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ La vidéo, tournée en 2016, montrait un camion aux couleurs de l’entreprise déversant un mystérieux liquide jaunâtre dans la campagne mosellane.
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Une vidéo a valu à ArcelorMittal d’être poursuivi pour « gestion irrégulière de ses déchets »

La vidéo, tournée en 2016, montrait un camion aux couleurs de l’entreprise déversant un mystérieux liquide jaunâtre dans la campagne mosellane.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 19h27
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 19h40
   





                        



   


La vidéo, tournée en décembre 2016, montrait un camion aux couleurs d’ArcelorMittal, déversant dans un crassier de la campagne mosellane un mystérieux liquide jaunâtre. Le chauffeur du camion – un intérimaire du géant sidérurgique –, qui filmait la scène, dénonçait des rejets d’acide servant à décaper l’acier, et accusait le groupe de « ne pas faire [son] travail de recyclage de produits chimiques ».
Une enquête préliminaire avait été ouverte à l’été 2017 pour « atteinte à l’environnement ». Plus d’un an plus tard, le parquet de Thionville (Moselle) a annoncé vendredi 7 septembre qu’il allait poursuivre ArcelorMittal pour « gestion irrégulière de ses déchets » pour avoir déversé sans autorisation sur un crassier des eaux usées.

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« Pas d’impact sur l’environnement »
Les investigations, menées par la police judiciaire de Metz et l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique, ont déterminé « que le produit déversé sur le crassier est issu d’une cuve de stockage d’eaux usées relevant de la ligne de décapage et de régénération d’acide », selon Christelle Dumont, procureure à Thionville.
L’une des deux citernes du camion apparaissant sur les images contenait « de l’eau usée avec un faible pourcentage d’acide chlorhydrique ». La seconde citerne renfermait « de l’eau usée avec un faible pourcentage d’acide chlorhydrique et une concentration conséquente de boue d’hydroxyde de fer », précise la procureure.
« Ce déversement, bien que non autorisé dans le cadre de l’arrêté préfectoral, n’apparaît pas avoir eu d’impact sur l’environnement », a précisé la procureure, s’appuyant sur des prélèvements réalisés par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement.
« Tout au plus, il peut être reproché à la société ArcelorMittal une gestion irrégulière de ses déchets, délit puni de deux ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, qui fera l’objet de poursuites par le parquet. »
Le groupe sidérurgique avait nié toute responsabilité dans ces « prétendus versements » et ordonné l’ouverture d’une enquête interne « pour faire toute la lumière sur les faits ». De leurs côtés, les élus locaux s’étaient inquiétés d’une éventuelle pollution des cours d’eau.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Depuis des années, les Cubains ont trouvé de très nombreuses utilisations à la protection en caoutchouc.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Depuis quelques semaines, deux entreprises testent dans la capitale Maseru le tout premier réseau 5G disponible.
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Compte rendu

Le Lesotho, inattendu banc d’essai de la 5G

Depuis quelques semaines, deux entreprises testent dans la capitale Maseru le tout premier réseau 5G disponible.


LE MONDE
              datetime="2018-09-07T18:20:22+02:00"

        Le 07.09.2018 à 18h20






    
Photo d’illustration.
Crédits : ISAAC KASAMANI / AFP


Le petit royaume montagneux du Lesotho a été retenu comme inattendu banc d’essai pour la nouvelle technologie mobile à très haut débit 5G, censée révolutionner les secteurs des télécommunications, du transport et du divertissement. Depuis quelques semaines, deux entreprises testent dans la capitale Maseru le tout premier réseau 5G disponible sur le continent africain, opéré par Vodacom. Il propose un débit maximal de 700 mégabits par seconde qui permet de télécharger un film en une poignée de secondes.
« Pour nous, c’est un peu un test grandeur nature », a expliqué vendredi 7 septembre à l’AFP Andries Delport, responsable des nouvelles technologies chez Vodacom. « Il y a beaucoup d’intox sur les utilisations futures de la 5G. Elle va changer beaucoup de choses (…), on peut commencer à penser sérieusement aux voitures sans conducteur ou aux robots », a-t-il ajouté. « Je peux vous assurer que les habitants du Lesotho sont particulièrement fiers de tout ça ».
Eviter de coûteux investissements
A ce jour, les premiers heureux utilisateurs de la nouvelle technologie se comptent au nombre de 530, salariés du siège de la Banque centrale du Lesotho et de la compagnie minière Lets’eng. Vodacom prévoit d’étendre rapidement son réseau. Le déploiement du réseau 5G permet, entre autres, d’éviter de coûteux investissements en fibre optique.

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Hors de l’Afrique, la course à la 5G s’est accélérée ces derniers mois, notamment en Corée du Sud, au Japon, en Chine et aux Etats-Unis où la commercialisation est attendue rapidement.
Encerclé par l’Afrique du Sud, le petit royaume du Lesotho abrite une population de 2,2 millions d’habitants. Vodacom a indiqué l’avoir retenu pour y déployer sa technologie car il est l’un des seuls pays africains où la fréquence de 3,5 GHz n’a pas encore été attribuée à un opérateur.


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ La justice a interdit la cession du restaurant de Saint-Barthélemy à la société Hali Food, un projet contre lequel les salariés étaient hostiles.
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A Marseille, la justice accorde une victoire partielle aux salariés de six McDonald’s

La justice a interdit la cession du restaurant de Saint-Barthélemy à la société Hali Food, un projet contre lequel les salariés étaient hostiles.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 17h42
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 19h38
   





                        



   


C’est un verdict en demi-teinte pour les salariés de six McDonald’s des quartiers nord de Marseille. La justice a interdit, vendredi 7 septembre, la cession d’un des restaurants à la société Hali Food, un projet contre lequel les salariés étaient vent debout. Néanmoins, le tribunal a validé le changement de franchise de cinq autres « McDo » de l’agglomération marseillaise.

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                Les quartiers nord de Marseille se battent pour garder leur McDo



L’avocat des employés, Ralph Blindauer, a fait savoir qu’il avait l’intention d’agir en justice sur le fond, pour bloquer la cession des cinq autres restaurants, « le dossier de cession ayant toujours été présenté comme un tout par McDonald’s même ».
« Escroquerie »
Reste que la décision de vendredi est un petit succès pour les salariés, car c’est surtout le cas du McDonald’s du quartier Saint-Barthélémy (14e arrondissement) qui avait cristallisé leur colère. Fort de 77 salariés, dont 55 en contrat à durée indéterminée (CDI), il était supposé devenir un restaurant halal asiatique, avec la société Hali Food. Mais ce repreneur a été régulièrement qualifié de « fictif » par Me Blindauer, qui avait même parlé d’une « escroquerie » devant le tribunal.
« C’est une demi-victoire », a concédé vendredi Kamel Guemari, sous-directeur du McDo de Saint-Barthélemy et délégué Force ouvrière.
« Mais nous allons nous battre avec les 300 salariés des cinq autres restaurants promis à la cession, car le but de McDonald’s France est clair : profiter du changement de franchisé pour se débarrasser d’un bastion syndical et pratiquer tranquillement le dumping social. »
Soutiens politiques aux salariés
Après l’énoncé du verdict, Jean-Pierre Brochiero, l’actuel franchisé, a exprimé son « soulagement » pour les équipes des cinq restaurants dont le projet de reprise est « validé » par le juge. Et il annonce son intention de faire « immédiatement » appel sur le cas de Saint-Barthélémy, le juge n’ayant pas tenu compte des « derniers engagements pris par le repreneur ». « Chaque jour qui passe fait peser un risque supplémentaire sur la pérennité du site et de l’emploi », regrette-t-il. McDonald’s France, qui avait dénoncé mercredi « un contexte de tensions, de menaces, parfois même de violences, (…) avec beaucoup de désinformation », n’a pour l’heure pas réagi.
Pour les salariés de Saint-Barthélemy, le combat n’est donc pas terminé, loin de là. Déjà parce qu’il va y avoir un appel. Mais aussi parce que même si le projet Hali Food tombe à l’eau, il restera à trouver un autre repreneur, à moins que McDonald’s France – qui restera quoi qu’il arrive propriétaire des murs et du terrain à 100 % et qui possède aujourd’hui 50 % du fonds de commerce – ne décide finalement de garder cette enseigne.
De nombreuses personnalités politiques se sont mobilisées autour de cette action, de Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, à Samia Ghali, sénatrice socialiste des Bouches-du-Rhône, en passant par Jean-Claude Gaudin, le maire Les Républicains de la ville.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ L’ambition de Google est de faciliter l’accès aux jeux de données, jusqu’ici dispersés sur le Web.
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Google lance un moteur de recherche pour les données scientifiques et publiques

L’ambition de Google est de faciliter l’accès aux jeux de données, jusqu’ici dispersés sur le Web.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 17h32
   





                        



   


Trouver plus facilement des jeux de données : c’est le défi que compte relever Google avec le lancement, annoncé mercredi 5 septembre, d’un moteur de recherche spécialisé. Dataset Search vise à indexer des lots de données issus des scientifiques, des services publics ou des médias éparpillés sur le Web.
En effectuant une recherche par mot-clé sur cette plateforme, plusieurs résultats sont proposés. Pour chacun d’entre eux, l’internaute peut accéder en un coup d’œil à plusieurs informations clés pour qui cherche un jeu de données : sa date de création, son origine, son format, sa licence ou encore sa description.
NASA et données publiques françaises
Dans un premier temps, Google va surtout s’attacher à répertorier les données sur l’environnement, les sciences sociales, et celles issues des services publics. Mais elle invite aussi tous ceux souhaitant voir leurs jeux de données indexées à se conformer à quelques principes détaillés par Google, permettant au moteur de recherche de bien comprendre les pages web et données détectées.
Dès aujourd’hui, des lots de données sont accessibles venant de sources très différentes, comme la NASA par exemple, ou le site français Data.gouv.fr, qui rassemble des données publiques.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ En deux ans, Monique a signé 170 chèques, d’une valeur de 28 000 euros, sans que le Crédit agricole réagisse. A la demande de son fils, un avocat assigne la banque, pour manque de vigilance, mais perd le procès. L’huissier vient réclamer à la vieille dame le paiement des frais de justice.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ L’autoédition représentait 17 % du dépôt légal des titres imprimés, selon la Bibliothèque nationale, contre 10 % en 2010.
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Un livre autoédité dans la première sélection du Prix Renaudot

L’autoédition représentait 17 % du dépôt légal des titres imprimés, selon la Bibliothèque nationale, contre 10 % en 2010.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 16h48
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 18h10
    |

            Nicole Vulser








                        



   


Un mouton noir ou une surprise inévitable dans la galaxie littéraire ? La publication de la première sélection des 17 romans et 7 essais en compétition pour le Prix Renaudot qui sera décerné le 7 novembre, est marquée cette année par la présence d’un roman auto-édité. Récit sur la vie des Juifs français qui ont émigré en Israël, Bande de Français, de Marco Koskas a été publié le 27 avril à compte d’auteur sur la plate-forme d’auto-édition d’Amazon. Cet ouvrage est vendu à un petit prix (9,97 euros).
Sur la quatrième de couverture figure le nom d’un faux éditeur, « Galligrassud », contraction de Gallimard, Grasset et Actes Sud, un mot-valise constitué des éditeurs qui gagnent les prix littéraires et a désormais remplacé l’historique « Galligrasseuil ». Ce « fake » a d’ailleurs été mentionné par le communiqué du jury en lieu et place du nom du géant américain de la distribution. L’auteur de cette histoire d’alyah – l’immigration d’un Juif en Israël – a déjà publié au fil du temps une quinzaine d’ouvrages, parus de façon très éclectique chez de nombreux éditeurs : aussi bien Fayard, JC Lattès, Grasset, Calmann-Lévy, Julliard, Robert Laffont que La Table ronde… Pour son dernier opus, il n’a pas trouvé d’éditeur.

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L’un des jurés du prix Renaudot, Patrick Besson explique dans Le Point du 6 septembre 2018 : « Cela fait des décennies que des livres sont auto-publiés ou publiés à compte d’auteur. Prenez Proust. Du côté de chez Swann a été publié chez Grasset en 1913 à compte d’auteur. Quel agriculteur donnerait son champ à labourer contre un pourcentage de 10 % ? C’est normal que certains auteurs ne soient pas satisfaits des conditions économiques et se rebellent contre les éditeurs. Moi ce qui m’intéresse, c’est le texte, je me fiche du reste. »
Déjà en 2010, Marc-Edourad Nabe…
C’est la deuxième fois qu’un livre auto-édité figure dans la présélection du Prix Renaudot : Marc-Edouard Nabe avait précédé Marco Koskas, en 2010, avec L’homme qui arrêta d’écrire. Dans la foulée d’un mouvement né aux Etats-Unis, l’auto-édition connaît un bond spectaculaire dans l’Hexagone : l’an dernier elle représentait 17 % du dépôt légal des titres imprimés selon la Bibliothèque nationale contre 10 % en 2010. En général, les auteurs qui optent pour ce moyen ont essuyé un refus de leur manuscrit chez les éditeurs traditionnels.
L’auteur ne touche aucun à-valoir mais il est bien mieux rémunéré sur les ventes : jusqu’à 70 % du prix de vente chez Amazon contre 8 à 12 % lorsqu’il est pris en main par un éditeur classique. L’écrivain qui télécharge son texte sur une plate-forme (comme Les Editions du net, KDP chez Amazon, Librinova ou Books on Demand) reste propriétaire des droits. Il doit toutefois tout financer lui-même (maquette, promotion, impression, distribution…). Le lecteur de son côté peut acquérir l’ouvrage en format e-book (à un prix souvent modique) ou parfois aussi en format papier – le livre étant alors imprimé à la demande.
Désormais, les éditeurs traditionnels doivent compter sur cette nouvelle concurrence. Ils scrutent donc les nouveaux talents qui émergent par ce biais, pour leur proposer, une fois qu’ils se sont fait un nom sur Internet, d’intégrer leur écurie.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ L’avocate fiscaliste Manon Laporte s’élève contre les conséquences négatives des réformes en cours pour les revenus des auteurs et artistes.
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édition abonné


« Les auteurs ont besoin d’une réelle avancée qui leur redonne une juste valeur, financière et morale »

L’avocate fiscaliste Manon Laporte s’élève contre les conséquences négatives des réformes en cours pour les revenus des auteurs et artistes.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 16h16
    |

Manon Laporte (Avocate fiscaliste)







                        



                                


                            

Tribune. Tous les auteurs se souviennent du discours d’Emmanuel Macron à la Foire du Livre de Francfort, le 10 octobre 2017, et de sa promesse de peser sur le débat européen quant à la question du droit d’auteur et des droits des auteurs, objets de la directive européenne en cours de discussion au Parlement de Strasbourg.
Or, une réforme du régime social des auteurs, initiée sous François Hollande, entrera en vigueur, en France, le 1er janvier 2019. Permettra-t-elle de récompenser les efforts des écrivains, artistes, compositeurs, photographes, pour « porter par [leurs] imaginaires » l’« Europe de la culture » évoquée par le successeur du président Hollande ?

Les auteurs, comme tous les Français, ont subi la hausse de la CSG au 1er janvier 2018. Une compensation est prévue sous forme d’une déduction, financée par le ministère de la Culture, des cotisations perçues par l’Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs et la Maison des auteurs (Agessa-MDA) égale à 0,95 % des revenus. Mais celle-ci n’est pas encore mise en pratique.
Une nouvelle perte de revenus
De plus, à partir du 1er janvier 2019, la réforme du régime des retraites et, dans leur cas, le prélèvement automatique des cotisations retraite à hauteur de 6,90 % au moment du versement de leurs droits (précompte), leur fera subir une nouvelle perte de revenus alors qu’ils en étaient pour la plupart exonérés du fait de leur appartenance à un régime spécial. Il y a même un risque de « double peine » en 2019 avec le rattrapage des cotisations de 2018 et le prélèvement des cotisations sur les précomptes 2019, voire de « triple peine » pour les auteurs déjà retraités qui cotiseront sans jamais bénéficier de cette retraite – mesure d’ailleurs contraire au droit constitutionnel.
Si l’idée d’un système social plus égalitaire, défendue par le gouvernement, est bonne, il convient de l’adapter au statut particulier qu’est celui d’auteur
A...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Cette mine d’or, qui serait la plus grande jamais construite sur le territoire français, provoque l’hostilité d’une partie de la population.
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Le projet de Montagne d’or en Guyane va être revu pour obtenir le feu vert de l’Etat

Cette mine d’or, qui serait la plus grande jamais construite sur le territoire français, provoque l’hostilité d’une partie de la population.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 18h40
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Beaucoup l’attendaient sur le nucléaire. Mais c’est l’exploitation de l’or en Guyane qui s’annonce comme le premier test de François de Rugy, le nouveau ministre de la transition écologique. Ce « dossier chaud (…) est sur mon bureau comme sur celui de l’ensemble du gouvernement », a-t-il souligné, mercredi 5 septembre, sur France Inter.
C’est une occasion de mesurer la volonté du gouvernement en matière d’environnement après la démission fracassante de Nicolas Hulot, et la capacité de son successeur à imposer l’écologie dans les arbitrages. Pour alimenter sa réflexion, le ministre va disposer du rapport issu de la consultation organisée par la Commission nationale du débat public (CNDP), dévoilé vendredi 7 septembre.
Au cœur du débat : la « Montagne d’or », un projet de gigantesque mine, mené en Guyane par le groupe russe Nordgold, associé au canadien Columbus Gold. C’est la plus grande mine d’or jamais envisagée sur le territoire national. L’investissement de 780 millions d’euros pourrait créer 3 750 emplois. Ce projet « participe pleinement au renouveau minier de la France », avait déclaré Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie, aux Echos, en 2015 :
« Il y a une richesse sous le territoire français, notamment de l’or. (…) Nous ferions une erreur profonde en ne l’exploitant pas. »
« Encouragement »
Problème : l’exploitation de la Montagne d’or nécessiterait de déboiser la jungle amazonienne et de stocker des millions de tonnes de boues contenant du cyanure. Sur place, il suscite une opposition vigoureuse. « Il faut mettre fin à ce projet fou, non-sens économique, catastrophe sociale, horreur environnementale écocide et climaticide, qui pourrait déclencher une guerre civile en Guyane s’il devait être validé », plaide l’un des militants les plus critiques, Harry Hodebourg, du mouvement CAP21 Guyane.
Faut-il lancer le chantier au plus vite pour soutenir la fragile...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ En réponse à la tribune de Sammy Ketz, directeur du bureau de l’AFP à Bagdad, publiée dans « Le Monde » du 28 août, Giuseppe de Martino, responsable d’un média en ligne, s’oppose à la création de cette rémunération des éditeurs de presse.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
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Directive sur les droits d’auteur : « Le “droit voisin” est une hydre à multiples têtes »

En réponse à la tribune de Sammy Ketz, directeur du bureau de l’AFP à Bagdad, publiée dans « Le Monde » du 28 août, Giuseppe de Martino, responsable d’un média en ligne, s’oppose à la création de cette rémunération des éditeurs de presse.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 14h00
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Giuseppe de Martino (Président de l’Association des services Internet communautaires (ASIC) et du média en ligne Loopsider)







                        



                                


                            
Tribune. Avec le vote au Parlement européen le 12 septembre du projet de directive sur les droits d’auteur, l’intense lobbying des industries culturelles revoit le jour. S’inquiétant pour la démocratie, plusieurs médias et journalistes appellent à créer un droit voisin au profit des éditeurs de presse. Et si cela provoquait l’effet inverse ?
Selon ces industries, la démocratie serait en danger. Ainsi, à l’appel de l’AFP, plusieurs journalistes ont demandé aux parlementaires européens d’adopter une proposition de directive relative aux droits d’auteur qui prévoit, entre autres choses, de créer un droit voisin au profit des éditeurs de presse. Ce droit voisin viendrait taxer les divers agrégateurs, moteurs de recherche ou réseaux sociaux, du fait de la seule indexation des contenus publiés par les sites de presse en ligne – et cela malgré l’impact positif que ces intermédiaires ont sur le trafic drainé vers lesdits sites.

A y regarder de plus près, plusieurs questions peuvent légitimement se poser. Tout d’abord au niveau de la méthode. Avant d’être relayée par tous les grands quotidiens nationaux, la tribune signée par plusieurs journalistes fait suite à des discussions entre ces journalistes et la direction de l’AFP, comme l’indiquait la députée européenne Julia Reda [unique députée du Parti pirate, hostile à la proposition de la directive].
Lobbying
Comme toute entreprise, l’AFP demeure libre de faire un lobbying en faveur d’une disposition qui pourrait lui être favorable, de la même manière que certains quotidiens nationaux. A l’heure de la lutte contre la désinformation, cela interroge néanmoins sur la transparence de ces actions. Afin de garantir une démocratie, ces médias ne devraient-ils pas rappeler, lors du traitement journalistique de la question, qu’ils font activement un lobbying en faveur de telle ou telle disposition ?
le droit voisin n’a pas vocation à bénéficier aux journalistes qui sont titulaires...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Le ministère de la culture veut valoriser un secteur qu’il qualifie de « champion français ». Mais les obstacles juridiques, pratiques et commerciaux ne sont pas minces.
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Les zones d’ombre de l’application du Pass culture aux jeux vidéo

Le ministère de la culture veut valoriser un secteur qu’il qualifie de « champion français ». Mais les obstacles juridiques, pratiques et commerciaux ne sont pas minces.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 13h07
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 16h26
    |

            William Audureau et 
Damien Leloup








                        



   


Qu’il est loin, le temps où le jeu vidéo faisait figure de média infréquentable pour le monde de la culture. Au côté de la musique, du cinéma, des arts du spectacle ou du livre, il fera partie du Pass culture qu’étudie actuellement le ministère de Françoise Nyssen, et dont le fonctionnement a été révélé par Le Monde mercredi 5 septembre.
Du côté du Syndicat national du jeu vidéo (SNJV), on se félicite que le jeu vidéo n’ait pas été oublié. « On est très favorable à ce passe, c’est intéressant et c’est une très bonne chose que l’on reconnaisse le jeu vidéo comme un objet culturel », applaudit Lévan Sardjevéladzé, son président. « C’est un secteur que l’on voulait valoriser, parce que c’est un champion français », explique-t-on dans l’entourage de la ministre.

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                Françoise Nyssen : « Le jeu vidéo est un vrai élément de notre culture en France »



Chaque année, environ 800 000 jeunes de 18 ans se verront remettre l’équivalent de 500 euros à dépenser dans différents domaines culturels. Le dispositif sera testé cet automne auprès de 10 000 jeunes, avant d’être étendu à l’intégralité de la classe d’âge dans le courant de 2019.
La tentation de favoriser les jeux français
Les modalités de son application au jeu vidéo restent toutefois encore floues. Quant aux jeux concernés, d’abord. Au début du mois de septembre, le ministère de la culture communiquait sur des productions financées par le fonds d’aide au jeu vidéo (FAJV), un mécanisme de soutien du Centre national du cinéma et de l’image animée à la production française.
Contacté par Le Monde, le SNJV reconnaissait sa surprise, d’autres pistes ayant été évoquées, comme un choix défini par l’Académie des professionnels du jeu vidéo, un projet de Césars vidéoludiques actuellement l’étude. Or, en l’état, cette aide à la culture fondée sur un critère d’éligibilité nationale pourrait être interprétée comme une mesure protectionniste contraire au traité de Rome.
L’article 92 du traité déclare incompatibles avec le marché commun, dans la mesure où elles affectent les échanges entre Etats membres, les aides accordées par les Etats ou au moyen des ressources d’Etat sous quelque forme que ce soit, qui faussent ou menacent de fausser la concurrence, en favorisant certaines entreprises ou certaines productions. Cette notion d’aide requiert donc l’analyse de trois éléments fondamentaux : l’utilisation de ressources d’Etat ; la distorsion de la concurrence ; et l’affectation des échanges.
Du côté du ministère, on reconnaît qu’il existe un « sujet », sur lequel planchent actuellement des juristes. Une des solutions évoquées Rue de Valois pourrait être de se conformer à tous les critères d’attribution du FAJV — comme la création de franchises nouvelles —, en faisant sauter celui de la nationalité. Dans ce cas, n’importe quel jeu pourrait être éligible, pourvu qu’il ne s’agisse pas d’une suite.
De son côté, Julien Villedieu, directeur délégué du syndicat, assure qu’« il n’y a pas d’intention de favoriser les jeux français, la seule contrainte est de s’inscrire et de se référencer sur la plate-forme de test ».
Priorité aux indépendants, mais…
Autre question encore en suspens : la couleur du catalogue. Sera-t-il plutôt orienté vers les blockbusters ou vesr les petites productions indépendantes ? La question est plus complexe qu’il n’y paraît. Rue de Valois, on reconnaît que l’idée de Françoise Nyssen est plutôt de valoriser la « créativité exceptionnelle des indépendants ». Une ligne qui satisfait Lévan Sardjevéladzé, pour qui « le format du passe le rend très compatible avec les jeux indés, qui sont souvent des petits producteurs en besoin de visibilité ».

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                Par petites touches, le jeu vidéo veut devenir moins élitiste



Mais le ministère de la culture sait aussi qu’il aura besoin de têtes d’affiche, qui pourraient non seulement attirer de jeunes joueurs, mais même assurer le succès de ce passe culturel. De la même façon que pour le cinéma, où l’attractivité est du côté de Netflix et la production française du côté de Canal+, des arbitrages seront à rendre, tout en veillant à ne pas éclipser les pratiques culturelles moins prisées des jeunes.
« L’enjeu sera double, d’abord de ne pas cannibaliser les autres secteurs, comme les arts vivants, parce qu’on sait que les jeux vidéo sont très populaires, ensuite d’avoir aussi bien des références très commerciales que des jeux découvertes », confirme Julien Villedieu. Pour cela, il faudra composer avec les contraintes très différentes des majors de l’industrie, qui n’ont pas d’intérêt à confier leurs blockbusters, dont la production coûte aujourd’hui plusieurs dizaines de millions d’euros, à un passe qui pourrait les amener, selon la formule retenue, à le mettre à disposition à prix cassé. Le plafond de dépenses alloué à chaque domaine culturel devrait, en tout cas, limiter les risques de phagocytage.
Composer avec les géants de la tech
Enfin, la manière dont ce passe s’intégrera dans l’écosystème commercial du jeu vidéo reste très floue. Contrairement à un théâtre ou à un cinéma, le monde de la manette ne fonctionne pas par tickets d’entrée, mais souvent par l’achat de jeu ou d’abonnement sur des plates-formes dématérialisées appartenant à des géants comme Apple, Google, Sony ou encore Valve.
Dans l’entourage de Françoise Nyssen, on confirme pourtant que les jeux dématérialisés sont également visés par ce passe. Pour l’instant, l’Etat finance intégralement la phase d’expérimentation. La donne pourrait changer lorsque ce sera aux acteurs de l’industrie eux-mêmes d’être invités à contribuer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Le réseau social a été la dernière des grandes plates-formes à supprimer le compte de cet animateur américain d’extrême droite.
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Pourquoi Twitter a finalement décidé de bannir le complotiste Alex Jones

Le réseau social a été la dernière des grandes plates-formes à supprimer le compte de cet animateur américain d’extrême droite.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 11h49
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 15h27
   





                        



   


Le sursis aura été de courte durée. Dans la nuit du jeudi 6 au vendredi 7 septembre, Twitter a annoncé sa décision de bannir à vie le complotiste américain Alex Jones et son site d’informations « alternatives » Infowars de tous ses services, y compris l’application de diffusion vidéo en direct Periscope.
L’entreprise américaine a justifié sa décision par « de nouveaux Tweet ou vidéos postés hier [le 5 septembre] qui enfreignent nos règles d’usage et de respect, qui s’ajoutent aux infractions déjà commises par ces comptes par le passé ».
Selon les règles d’utilisation de Twitter, citées par le réseau social pour justifier le bannissement du fondateur d’Infowars, il est interdit de « se lancer dans le harcèlement ciblé de quelqu’un, ou d’inciter les autres à le faire. Nous considérons comme un comportement abusif toute tentative de harceler quelqu’un, de l’intimider, ou de l’empêcher de s’exprimer. »
Interventions chaotiques au Congrès
La décision de Twitter intervient après les interventions très remarquées de l’animateur d’extrême droite au Sénat américain mercredi, en marge de l’audition des responsables de Twitter et Facebook.

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                Pour Twitter et Facebook, une audition très convenue devant le Sénat américain



Avant le début de l’audition et pendant une demi-heure, Alex Jones, devenu célèbre et influent après avoir propagé de nombreuses théories conspirationnistes sur le 11-Septembre, une tuerie en milieu scolaire ou encore un supposé réseau de pédophilie dans une pizzeria impliquant, selon lui, Hillary Clinton, y a improvisé une conférence de presse dans les couloirs du Sénat. Il y a évoqué pêle-mêle la théorie du réseau pédophile protégé par le parti démocrate, ou encore un complot des réseaux sociaux, de mèche, selon lui, avec le Parti communiste chinois, l’Union européenne et le New York Times, pour le « réduire au silence ».
« Attendez deux semaines », a dit M. Jones, qui a ensuite assisté – en silence – à l’audition. « Le président Trump va prendre un décret », a-t-il affirmé, refusant de détailler la source de cette affirmation ou le contenu dudit décret. « La gauche a recréé le nazisme aux Etats-Unis… C’est cent fois pire que ce qu’a fait McCarthy », a-t-il lancé.
Durant la pause, M. Jones a, par ailleurs, vivement apostrophé le sénateur républicain Marco Rubio, pourtant peu susceptible d’être un allié des démocrates, l’interrompant à de nombreuses reprises en pleine interview pour une chaîne de télévision américaine. Le ton est monté entre les deux hommes, qui se sont quittés sur des invectives – Marco Rubio a qualifié Alex Jones de « clown », le second a ironisé sur un sénateur « bandit » qui jouait au « gros dur ».

Wow, this video. Alex JONES calls RUBIO a "frat boy" and touches Rubio on the shoulder. Rubio tells Jones not to to… https://t.co/qTgQvILh3b— kyledcheney (@Kyle Cheney)


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Une photographie rapidement devenue virale montre, par ailleurs, Alex Jones en train d’apostropher Jack Dorsey, le cofondateur de Twitter, impassible à l’issue de son intervention au Sénat. Selon le témoignage de David Dayen, contributeur pour le site The Intercept, le présentateur complotiste a exigé le droit de « parler à son accusateur », a accusé Barack Obama d’avoir cherché à censurer l’extrême droite, puis a vociféré en direction des personnes présentes en hurlant à un complot des « Brown KKK » [sic] et des « MS13 », qui seraient, dans sa rhétorique, les pendants noirs et latinos des suprémacistes blancs.

InfoWars’ Alex Jones screaming at Twitter CEO Jack Dorsey as he walks out of Senate hearing. https://t.co/yOd1CtOCG3— Balzarano96 (@Anthony Balzarano)


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Un cas sensible pour Twitter
Twitter est le dernier grand réseau social à fermer ses portes à Alex Jones. Facebook, Spotify, Apple, YouTube et Vimeo avaient décidé début août de supprimer la plupart des vidéos et podcasts de désinformation hébergés sur leurs serveurs, ce à quoi la plate-forme cofondée par Jack Dorsey s’était alors refusée. « Nous n’avons pas suspendu les comptes d’Alex Jones ou d’Infowars. Nous savons que c’est difficile pour beaucoup de gens, mais la raison est simple : il n’a pas violé nos règles », s’était alors justifié ce dernier.
A la suite d’un appel à prendre les armes contre les médias, Twitter avait finalement suspendu Alex Jones une dizaine de jours plus tard, mais seulement temporairement. La mesure avait suscité l’émoi en interne, des cadres et employés de la plate-forme jugeant leur président beaucoup trop arrangeant avec le fondateur d’Infowars.
La question du traitement du complotiste d’extrême droite est épineuse pour le réseau social, dans le collimateur de la justice de plusieurs pays pour son laxisme sur la diffusion d’informations mensongères. Twitter tient, en effet, à afficher un positionnement politique neutre, alors qu’il est régulièrement accusé par les sympathisants républicains de rouler pour les démocrates. L’entreprise de Jack Dorsey ne s’est, par exemple, résolue qu’à l’été 2017 à bannir les comptes suprémacistes et néonazis.
Sur les réseaux sociaux, certains internautes ont manifesté leur inquiétude face à ce qui leur apparaît comme de la censure. Les idées d’Alex Jones restent toutefois très représentées sur Twitter, puisque ses proches collaborateurs ou alliés, comme le jeune et influent vidéaste anglais Paul Joseph Watson ou encore le président américain, Donald Trump, qui s’était engagé en 2016 à soutenir le conspirationniste, continuent d’avoir voix au débat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Le 13 septembre, aux Etats-Unis, sortira en salles « Museo ». Ce film à grand spectacle est produit par YouTube, qui, à la suite de Netflix et Amazon, bouscule l’économie du septième art, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».
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Les géants du Net en passe de réussir le casse du siècle sur le cinéma mondial

Le 13 septembre, aux Etats-Unis, sortira en salles « Museo ». Ce film à grand spectacle est produit par YouTube, qui, à la suite de Netflix et Amazon, bouscule l’économie du septième art, explique Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 11h32
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Réveillon de Noël 1985. Dans tout le Mexique, on chante, on mange, on danse et on laisse la porte ouverte pour les amis ou les passants. Celle du Musée d’anthropologie de Mexico devait également être mal fermée ce soir-là, puisque deux jeunes gars sans histoire s’y sont introduits et ont volé près de 140 objets mayas et aztèques en or et jade d’une valeur inestimable. On ne les retrouvera que quatre ans plus tard.
C’est ce casse spectaculaire que raconte le film Museo du réalisateur mexicain Alonso Ruizpalacios. Il sortira en salle le 13 septembre à New York, puis dans d’autres villes aux Etats-Unis. Ce film raconte, en arrière-plan, une deuxième histoire, celle d’un autre casse du siècle, celui opéré par les géants de l’Internet sur le cinéma mondial. Car Museo a la particularité d’être l’une des premières productions à grand spectacle de YouTube, la filiale de Google.
A Cannes, on a décidé de bannir Netflix
Et nous n’en sommes qu’à la bande-annonce. Le Festival international du film de Toronto, qui se tient jusqu’au 16 septembre, accueillera une nouvelle production de YouTube, Viper Club, un film avec Susan Sarandon. Autre signe des temps, c’est un film très attendu, Outlaw King, le roi hors la loi de David Mackenzie produit par Netflix, qui devait ouvrir la session, ce vendredi 7 septembre.
Netflix inonde désormais tous les festivals mondiaux de ses productions, devançant à peine une autre star du Net, Amazon. Tous, sauf un. Dans un petit coin de la Côte d’Azur, un village résiste encore à l’invasion des geeks américains. A Cannes, on a décidé de bannir Netflix.
On comprend aisément le souci du festival de ne pas faire la promotion d’une œuvre réservée aux seuls abonnés de la plateforme américaine et d’imposer le passage en salle en France comme préalable à sa sélection. Le seul problème est que Netflix et Amazon sont devenus aujourd’hui les plus gros producteurs mondiaux de films et que leur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Une quarantaine de députés LRM, LR, Modem et Constructifs plaident dans une tribune au « Monde » pour l’adoption par le Parlement européen de la directive sur le droit d’auteur, afin de préserver la liberté de création dans le monde numérique.
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Pour « un juste partage des revenus » entre créateurs et géants du Net

Une quarantaine de députés LRM, LR, Modem et Constructifs plaident dans une tribune au « Monde » pour l’adoption par le Parlement européen de la directive sur le droit d’auteur, afin de préserver la liberté de création dans le monde numérique.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 12h53
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Cela fait bien longtemps que l’on ne peut plus considérer le « monde numérique » comme un espace accessoire au « monde physique », tant son emprise sur nos sociétés ne cesse de croître. Chacun le ressent dans tous les aspects de sa vie. L’installation des géants mondiaux du numérique, essentiellement américains et chinois, aux premières places du classement mondial des capitalisations boursières en témoigne.
En tant que citoyens, nous sommes attachés aux opportunités sans égales que cette révolution porte et dont la diffusion des œuvres culturelles, à l’instar d’autres secteurs, a déjà formidablement bénéficié.
Mais nous faisons tous aussi le constat que les fruits de cette économie sont malheureusement injustement répartis. Certaines plates-formes en ligne profitent de leur pouvoir pour s’approprier une part disproportionnée des revenus liés à la diffusion des œuvres, sans juste rétribution de leurs créateurs. Alors que les biens culturels n’ont jamais été aussi présents dans nos vies, le risque plane d’une paupérisation de la création et d’une fragilisation de son écosystème, déjà précaire.

Le projet de directive sur le droit d’auteur dans le monde numérique, qui sera voté le 12 septembre au Parlement européen à Strasbourg, entend associer large diffusion et pérennité financière, opérant de la sorte un net changement de cap. En proposant un mécanisme de juste partage des revenus, plus favorable aux créateurs, il entend stimuler le renouvellement de la production culturelle, qui à défaut ne fera que s’appauvrir et s’uniformiser au fil des années. C’est un tournant déterminant.
Inquiétude légitime
Malheureusement, cette mesure, essentielle, est contestée. La principale critique, véhiculée à travers des campagnes de désinformation abondamment financées par ces plates-formes, porte sur les risques supposés de son application pour la liberté d’expression. Nombre de nos concitoyens sont sensibles à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Malgré des indicateurs économiques encourageants, la question de l’intégration des arrivants sur le marché du travail a agité la campagne électorale, et on attend une poussée de l’extrême droite, le 9 septembre.
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En Suède, la question de l’intégration des réfugiés au cœur des élections législatives

Malgré des indicateurs économiques encourageants, la question de l’intégration des arrivants sur le marché du travail a agité la campagne électorale, et on attend une poussée de l’extrême droite, le 9 septembre.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 11h08
    |

            Anne-Françoise Hivert (envoyée spéciale à Ronneby)








                        



                                


                            

Zacharia Almuberat a 23 ans. Ce jeune Syrien travaille depuis qu’il a quinze ans, parcourant les mers sur des porte-conteneurs. D’abord en cuisine, puis, après une formation de six mois au Panama, comme marin. Il aurait voulu continuer. Mais la guerre est arrivée. Il fuit son pays et atterrit dans le comté du Blekinge, dans le sud de la Suède, en mai 2016. Très vite, il fait un trait sur son rêve. « Entre l’apprentissage du suédois, de l’anglais, et la formation pour me remettre à niveau, j’en avais pour trois ans. » Il veut travailler, gagner de l’argent et payer ses impôts tout de suite. Il ne supporte pas l’idée qu’on puisse le soupçonner de vouloir vivre « aux crochets » des Suédois, précise-t-il.
Alors, après un an passé en centre d’accueil à attendre ses papiers, un an de « perdu », il saute sur tout ce qu’on lui propose : des cours de suédois – « décevants, on était 25 » –, des cours de connaissance de la société suédoise – « beaucoup mieux, on était quatre » –, un boulot dans un restaurant – deux semaines seulement, car le patron voulait le payer au noir –, un stage dans un garage. Et finalement, une formation de manutentionnaire de quatre semaines, qui finit par payer. Vingt-sept mois après son arrivée en Suède, Zacharia a signé un contrat aidé chez Tarkett, spécialiste français du revêtement de sol, dans son usine de Ronneby.
Trop longue ou pas ? La question de l’intégration des étrangers sur le marché du travail suédois n’aura jamais autant été discutée que ces derniers mois, avant les élections législatives du 9 septembre, où l’immigration, l’intégration et l’avenir de l’Etat-providence suédois arrivent en tête des préoccupations des électeurs, dont 20 % seraient prêts à voter pour l’extrême droite (Démocrates de Suède).
Indicateurs économiques au beau fixe
Pourtant, certaines statistiques auraient de quoi réjouir : en 2017, les travailleurs nés à l’étranger ont absorbé 80 % des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Dans cette chronique, l’économiste Gilbert Cette estime que les solutions pour réformer un modèle social français à la peine sont à trouver dans la réduction des inégalités initiales par l’amélioration de l’offre compétitive et le renforcement de la mobilité sociale.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
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« L’emploi est au cœur des inégalités »

Dans cette chronique, l’économiste Gilbert Cette estime que les solutions pour réformer un modèle social français à la peine sont à trouver dans la réduction des inégalités initiales par l’amélioration de l’offre compétitive et le renforcement de la mobilité sociale.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 11h46
    |

Gilbert Cette (Professeur associé à l’université d’Aix-Marseille)







                        



                                


                            
Entreprises. La France est un pays « spontanément » très inégalitaire. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) mesure les inégalités de revenus dans les trente-six pays qui la composent, l’indice synthétique de Gini étant le plus utilisé. Cet indicateur montre que, avant impôts et transferts sociaux, seuls cinq pays sont plus inégalitaires que la France (l’Espagne, la Grèce, l’Irlande, l’Italie et le Portugal), deux sont équivalents (la Lituanie et le Royaume-Uni), les vingt-huit autres sont moins inégalitaires – non seulement les pays nordiques et scandinaves, mais aussi le Canada et les Etats-Unis, ou encore le Mexique et la Turquie.
Les politiques visant à réduire les inégalités peuvent s’inscrire dans deux logiques différentes
En revanche, après impôts et transferts, la situation est différente : seize pays sont plus inégalitaires, six sont équivalents et douze sont moins inégalitaires.
Les politiques visant à réduire les inégalités peuvent s’inscrire dans deux logiques différentes. Elles peuvent corriger les inégalités spontanées en amplifiant la progressivité de l’impôt pour « prendre aux riches » et les transferts sociaux pour redistribuer vers les plus défavorisés. Mais la France est déjà l’un des pays dans lesquels ces politiques sociales sont les plus larges, et le risque est alors de brider la croissance économique par les distorsions inévitablement induites par les impôts et transferts, en particulier sur l’offre de travail.
Renforcer l’offre compétitive
L’autre logique est de favoriser la croissance et la création d’emplois par des politiques d’offre, afin de réduire les inégalités initiales (avant impôts et transferts). Il s’agit alors de réduire ces inégalités initiales par la croissance et l’emploi, afin d’avoir moins à corriger ensuite par des politiques redistributives.
Parmi les trente-six pays de l’OCDE, quatre seulement pâtissent d’un taux de chômage supérieur au nôtre
L’emploi...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ « Il s’agissait d’une attaque très sophistiquée, malveillante, criminelle de notre site Internet », a déclaré Alex Cruz, directeur général de la compagnie aérienne.
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Vol de données à British Airways : la compagnie va indemniser les clients concernés

« Il s’agissait d’une attaque très sophistiquée, malveillante, criminelle de notre site Internet », a déclaré Alex Cruz, directeur général de la compagnie aérienne.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 10h59
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 11h34
   





                        



   


Les clients de British Airways affectés par le vol de leurs données financières vont obtenir une compensation, a promis, vendredi 7 septembre, Alex Cruz, le directeur général de la compagnie aérienne britannique.
« Nous allons les indemniser pour tout dommage financier qu’ils ont pu subir », a déclaré Alex Cruz sur la radio BBC 4. « Nous sommes extrêmement désolés de ce qui s’est passé. Il s’agissait d’une attaque très sophistiquée, malveillante, criminelle de notre site Internet », a expliqué M. Cruz. La compagnie a aussi publié une pleine page d’excuses dans les principaux quotidiens britanniques vendredi.
British Airways a assuré que le fonctionnement de son site Internet et de son application était maintenant « revenu à la normale », et que les clients devant prendre un avion pouvaient s’enregistrer normalement en ligne. Ce vol de données inquiétait les investisseurs et pesait sur le cours en Bourse d’International Consolidated Airlines (IAG), maison mère de British Airways. Son titre perdait 2,76 %, à 662,40 pence, une demi-heure après l’ouverture à la Bourse de Londres.
La compagnie n’en est pas à son premier problème informatique. Elle avait notamment connu en mai 2017 une panne géante, provoquée par un problème d’alimentation électrique, qui l’avait forcée à annuler 726 vols, soit 28 % de ses avions lors des trois jours d’un week-end prolongé. L’incident avait provoqué un immense chaos dans les aéroports londoniens de Heathrow et de Gatwick, affectant 75 000 passagers.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Le succès de l’agriculture biologique ne se dément pas notamment dans les grandes cultures et les céréales. En dépit des retards de paiement des aides.
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Record de conversions dans le bio chez les agriculteurs

Le succès de l’agriculture biologique ne se dément pas notamment dans les grandes cultures et les céréales. En dépit des retards de paiement des aides.



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 12h39
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

L’agriculture biologique continue à susciter des vocations. Jamais les bataillons d’agriculteurs désireux d’opter pour des pratiques plus respectueuses de l’environnement n’ont été aussi nombreux. « Le nombre de nouveaux engagés dans l’agriculture biologique atteint 4 300 fin juillet 2018, à comparer aux 3 700 comptabilisés sur la même période un an plus tôt. Un niveau record », affirme Florent Guhl, directeur général de l’Agence Bio. Sachant que, fin 2017, ils étaient 36 664 à revendiquer le label à la feuille verte.
« Il y a notamment une forte présence des grandes cultures et des céréales », précise M. Guhl. Il est vrai que la demande est forte dans ces filières sensibilisées plus tardivement. Et les conversions s’expliquent par les deux dernières années durant lesquelles les prix ont baissé. Pour M. Guhl, la présence renforcée des céréaliers incite à la prudence pour comptabiliser les surfaces. « Certains agriculteurs – environ 25 % – ne passent pas toute leur surface en bio. Ce phénomène pourrait s’accélérer avec le plafonnement des aides dans certaines régions. »
Le paiement des aides a viré au casse-tête pour les agriculteurs. « C’est un sérieux problème », affirme Philippe Hébert, un céréalier bio installé sur 160 hectares à Saint-Illiers-le-Bois (Yvelines). Il attend toujours 55 000 euros d’aides qui devaient lui être versées afin d’accompagner sa conversion au bio. Un solde des sommes dues au titre des années 2016 et 2017.
« Calcul économique »
Or, lorsque cet agriculteur a fait le choix, en 2015, d’abandonner engrais de synthèse et produits phytosanitaires chimiques, c’était par « calcul économique » et non par conviction. Mais il est depuis confronté à des retards à répétition de versement des aides et a été contraint de faire des crédits de court terme auprès des banques. Avec les frais afférents.
Il subit également les changements de règle du jeu en cours de parcours. En 2018,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Confirmée, la ministre de la culture a désormais une deuxième chance, dit dans sa chronique Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde ».
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« Tout le monde ou presque veut que Françoise Nyssen s’en aille, et elle est toujours là »

Confirmée, la ministre de la culture a désormais une deuxième chance, dit dans sa chronique Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde ».



LE MONDE
 |    07.09.2018 à 10h33
 • Mis à jour le
07.09.2018 à 19h55
    |

            Michel Guerrin








                        



                                


                            

Chronique. Un nombre impressionnant de personnalités de la culture ont posé leur nom sous un manifeste publié dans Le Monde du 4 septembre. Pour parler de création ? De politique culturelle ? De Françoise Nyssen, si décriée et dont on annonçait le départ ? Non. Pour tirer la sonnette d’alarme sur l’avenir de la planète. C’était juste après la démission de Nicolas Hulot. Comme si ces personnalités, si impliquées dans le théâtre, le cinéma ou l’art, voulaient aller à l’essentiel. Comme si elles avaient tiré un trait de désillusion sur la capacité de la ministre à faire bouger les choses.
Tout le monde ou presque veut que M. Hulot reste et il s’en va parce qu’il se dit impuissant. Tout le monde ou presque veut que Françoise Nyssen s’en aille parce qu’elle semble n’avoir prise sur rien, et elle est toujours là, après le mini-remaniement du gouvernement.
C’est le signe d’une pugnacité, à mettre au crédit de la ministre. Elle a désormais une deuxième chance, et peut-être va-t-elle redresser la barre. L’avenir le dira. Mais elle part de loin. Aucun autre ministre issu de la société civile n’a à ce point écorné son image en un peu plus d’un an. C’est ce qui arrive quand on accepte de devenir ministre sans moyens supplémentaires et sans appui présidentiel – comme Nicolas Hulot en somme. En prime, quand on est dans la lumière, on prend des coups. C’est ainsi que la patronne respectée d’une maison d’édition exemplaire (Actes Sud) est désormais moquée, et l’entreprise qu’elle a quittée éclaboussée.
Une obsession légitime
Avant l’été, elle n’était pas au mieux. Son problème est que les coups les plus rudes sont venus après. Ils sont partis en juin quand Le Canard enchaîné a révélé qu’elle avait agrandi les locaux arlésiens d’Actes Sud sans respecter les codes de l’urbanisme. Le journal en a remis une couche en affirmant qu’elle avait agrandi de 150 m² les locaux parisiens de la maison d’édition, provoquant le 23 août,...




                        

                        

